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Titre :
L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole
Éditeur :
  • Arthabaskaville :Antoine Gagnon,1866-1969
Contenu spécifique :
samedi 18 décembre 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Union (Arthabaska, Québec)
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L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole, 1886-12-18, Collections de BAnQ.

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L’DNIOI ma sa /sm i Wsai M Clovis "Baril v* «!.> t; vc^.-> •J O DUN A JL PO PUL AIRE iwrim VOL.20 AH Til A BA .SKA V J LL !•'.Samfdi 18 Dicoibrk 1886 No.50 fl* It ITI IjIjIîTON DU J 8 Décembre IRSfi i — LEGENDE FRANÇAISE W Suite cl (in Frère Pacômo so prosterna, en sc uappant hi poitrine, et après avoir •moivie Dieu, qui l’avait préservé do ténia*ion.il reprit son ouvrage et.tourna au couvent, pour y redoubler os austérités.Quinze jours so passèrent, pondant lesquels, tous les matins, le moine se rendait seul à la forêt.Il n’avait pas succombé ; mais un doute nitreux agitait son âme ; il don tait du bonheur île» élus.Les paroles du tentateur résonnaient sans cosse à ses oreilles*: demeurer immobile, les mains jointes, comme un clore tonsuré, à marmotter .les prières; quel bonheur peut-il y avoir à cela ?j II prenait sa diciplinc et .»Vn déduirait, les épaules ; le sang coulait, mais 1 le doute no s’éloignait pas.u Du mutin, plus tourmenté que d’habitude, il se mit à genoux et, levant les mains vers le ciel : \ —Oh ! mon Dieu ! s’écria-t-il, prou- vez moi que l’éternité no sera pas trop .longue pour vos saints, j II se releva, cil rayé de son audace, J et se remit au t ravail.Pendant qu’il abattait Je s branches, pour faire ses fagots, un petit oiseau bleu, pas plus g:os qu’un rossignol, ! vint, se poser sur un buisson et se mit à.j chanter.Sa voix était si douce, si hnrmo nicusc, si suavement attachante que le < bûcheron, interrompant son travail, ne * songea plus qu’à écouter.j Tout en chantant, l’oiseau s’enfonçait I dans le bois ; frère Pacômo l’y suivait • .sons l’empire du môme charme déli-•',/e.ieux.j Arrivé au centre de la forêt, l’oiseau j bleu chanta quelques instants encore, puis disparut.—Ce sera comme cela dans le para- Iti> : T.* A v* -rv*.' dis, murmura le moine ; j’aurais écouté S son chant toute une journée sans me I lasser ; retournons au tnavail.Et comme sa hache était tombée sur l’hei be, à ses pieds, il se baissa pour la ra masser.t Le manche était vermoulu et le fer tout i ou il lé.i Cela l'étonna, car le matin son outil j était neuf, du moins, il le lui semblait, mais prul-êlTc s’était-il t rom hé.Il revint vers l’endroit où il - avait t commencé ses fagots ; la fb;êt avait changé d’aspect, les arbrisseaux étaient devenus de grands arbres.A la lisière du bois, un spectacle inattendu al tendait le bûcheron ; là où il avait laissé un soi à peine défriché en partie, des- moissonneurs achevaient d’enlever les gerbes de blé ; les collines étaient couvertes de vignobles, et les faucheurs entassaient en meules le foin coupé, là où il n’y avait, il y a quelques heures, que des cailloux.—Ou je lève, ou je suis fou, pensa lo frère, en .-e frottant les yeux.Et, ne retrouvant pas ses fagots, il , reprit, confus, 16 chemin ,du monas-t è re.i I Le sentier était devenu route ; le ‘ jeune homme, qui sc sentait singuliè-: renient fatigué, s’appuyait sur son j bâton, eu méditant sur ce qu’il voyait, et t.i ouvait le chemin plus long qu’à 1 l’ordinaire.—Frère, dit-il, à un paysan, qui ] s’était arrêté, avec étonnement, pour le ; laisser pas-or, le monastère de Vallis-| Clara) est-il encore loin ?i — An tournant de.la colline vous le 1 verrez, mou père, répondit celui-ci, en saluant avec respect.—Mon ami, je ne suis encore que frère, remarqua modestement le moine ; je n’ai pas encore prononcé mes vœux, n’ayant pas l’âge requis.Le paysan se mit à rire do cette plaisanterie du voyageur, qui continua son chemin.Le soleil allait disparaître derrière l’horizon.Quand le frère arriva enfin là la colline, au flanc de laquelle s’élo- • vait l’humble maison dans laquelle il ! était venu chercher mi refuge contre les tentations du siècle, il la chercha ' • s.- ^ r ¦.'¦ vainement des }Teux.A la place qu’elle occupait, d’immenses bâtiments, en pierres de taille, formaient un vaste carré entouré de cloîtres superbes, et, au fond de la cour, une mervcillcusoéglise gothique, dont la flèche ciselée s’élançait hardiment vers le ciel, avait remplacé la petite chapelle de briques, dans lo sanctuaire du laquelle le baron avait suspendu son épée.Au fronton du grand portail, fermé par une grille, un maître mosaïste avait écrit, on lettres composées de marbres de couleur: MOX ASTER IU M Y AL LIS CLARÆ.t 4 Anno domini 1350.—Soigneur ! Seigneur ! que signifie tout cela ?murmura le frèro.Et il sonna à la porto principale, qui s’ouvrit aussitôt.—Que le saint nom do Dieu soit béni ! dit le moine, en s’adressant au religieux qui vint lui ouvrir.—A tout jamais ! répondit celui-ci, en s’inclinant ; que désirez-vous, mon Père ?—Je reviens du travail, où n’avait envoyé, ce matin, le Père abbé.—Le, Père vous: avait envojfc quelque part ?lit le religieux stupéfait.—Oui, mon 6ère, couper des fagots, an bois des Faysses.—Pardonnez-moi, mais je crains quo vous ne vous trompiez.Notre maison est celle de Yauelairo.—Certainement, mon frère ; mais vous ôtes nouveau ici, je vois, et vous ne me connaissez pas; veuillez donc, ou me laisser aller à ma cellule ou prévenir le Père abbé, dom Hugo de Mont-moyiaeis.—Ce serait difficile, mon Père, l’abbé dom Hugo, notre fondateur, est mort, il y a de cola quelques siècle,*, et notre abbé actuel esi.- dom Bernard de Cres-myoracis.Mais vous, mon Père, quel est votre nom ?—Je no suis encore que frère, j’aurai trente-neuf ans à la fin du momie, et je me nomme Pacômo ", —Très-bien, mon Père ; veuillez vous asseoir, je vais prévenir l’abbé, dit lo religieux, qui se retira aussitôt, pour avertir l'abbé do la venue d’un étran-, pour le salut do son âme.” gor,'* qui paraissait avoir perdu la ! et, jusqu’à l’époque do la Révolution raise n.< mui Dnm Bernard était un vieillard aussi resté absent si longtemps.-Pardonnez-moi, mon Père, mur- les visiteurs du célèbre monastère de •a le vieillard ; je ne croyais pas Vauclairo ont pu lire, dans les Archives yeux vers le ciel, puis il reprit : prudent qu’instruit, il écouta le rapport du religieux et lui dit : —Ce Père a-t-il l’air en effet très-âgé ?V 1 ]l prétend qu’il n’aura que trente- ploi do votre journée, neuf ans à la fin du monde, répondit le f.è e portier en riant, etqu’il était prof'ès semblée, au temps de dom Hugo de Montmoy- Le vieillard dit : racis ; ses cheveux sont blancs connue de la communauté, le touchant lécil L'abbé sourit doucement, en levant les que les vandales de la République bid- > « ^ AA ^ F A t • • a a a I A a a a 1 a ¦ ^ m I \ a .a4 Æ » « a am * - a I ^ a a-a a.A I II % » 16rent, en vociférant des blasphèmes, —Frère Paterne, racontcz-nous l’ern- aux pieds de leur déesse Raison, une patriote en bonnet rouge qui, après I Un silence profond régnait dans l’as- avoir applaudi aux exécutions des nobles et des prêtres, monta à son tour sur la guillotine nationale.“ J’avais, depuis quelques jours, des la neige, son visage parcheminé, mais doutes sur le bonheur parlait que les une grande noblesse et ses élus goûtent au ciel ; je craignais ses traits ont _ yeux une douceur céleste.• qu’une éternité de bonheur, que je ne —Borniez moi le tome premier de nos pouvais comprend".*.ne tr.i! n:r me 1/ M É R IT A GF U U N E MÈRE Annales, lit le religieux, o: dites au paraître trop monoioie, j • pciai Dieu I fièro sacristain de sonner la « loche, «le me prouver que saint.' ne -‘.aper-pour une léunion extrao.dimii'e à la çoivent pas de ! i lougur ir «Pi lumps.^ • I • ¦ • I.• • • • || LE MANUSCRIT salle capitulaire.Les petits enfants étaient joyeux tliique.oii ils attendaient, en silence, l’arrivée de l’abbé.* • I < ment et de gni nd cœur h.iii tiaicm Pendant que je priais, un oiseau bleu t'n instant après, tous les moines vint se poser près de moi, en chantant La grande sœur, h'onde |euue fi de, étaient iéunis dans une vaste salle go- d’une manié e si délicieuse que je le dont les cheveux flores couronnaié',t suivis dans l’intérieur do lu forêt, où je un front plus lespleiidissanl enroro l’écoutai avec ravissement, à peine quel- d innocence que de beauté, et dont Bientôt la porte s’ouvrit etdom Ber- ques instants, puis il s’envola, et je re- U" yeux avaient un de ces regauls nard parut, conduisant un vieillard en vins aussitôt.Je n'aurais pas cru que calmes qui ne p-*uvent venii* qun habit de frère, qu’il lit asseoir, malgré mon absence eut p i se prolonger einq d une urne candide, partageait naïve-sou humble îéaistance dans la stalle jours.’’ abbatiale.L’abbé prit place à la droite de l’étranger et, ap'ès la prière faite pour invoquer les lumières du Saint-Esprit, trois cent, cinquante-cinq ans.Votre paient point à la contagion de la il se leva et dit.: • extase, que vous jugez n’avoir été que joie.La physionomie de celle der —Frère Pacômo, au nom do la sainte de quelques minutes, a duré trois siècles ni ère, où l’Age avait creusé plus obéisj-aueo que vous avez jurée à vos et demi, et Bien a permis que vous re- d’une ride, sans eu altéier toutefois supérieurs, je vous ordonne de répondre vinssiez parmi nous pour prouvera nos *a sereine tranquillité, s’illuminait du frères que dans le ciel les élus n’épron- plqs gracieux sourire.C’était un veront jamais la satiété d’un éternel soir d’une journée de printemps L«> —Fi ère, s’écria l’abbé en levant les qmî'q,,*J peu bruyante.L; pèiv, la mains au ciel, ce n’est pas cinq jours mère, l’.iïmle elle-même, malgré ses que vous avez été absent, mais plus de quatre-vingts ans cornâtes, u'e.d»:ip supérieurs, je vous oruonneue répondre aux questions que je vais vous adresser.Le vieillard s’inclina respectueusement.—Quel est votre nom ?demanda l’abbé.— En religion, frère Paeôme.—Et dans le siècle ?•Eginhard de la Roqne-de-Viou.bonheur.Si, après tout ce que vous lenrieiniti.devait éclore ce beau mois avez vu d’incompréhensible depuis d-t mai, tant caiessé par les poêles, votre retour de la toi et, vous doutez parce qu’il nous apporte une amp'e encore, parcourez nos Annale-, où e-t moisson de roses et de parfums, des inscrite, jour par jour, l’histoire de notre brises iiè veux sur tant chéris par les âmes chrétiennes.le —Depuis quel temps êtes-vous dans vous-même, qui vous croyez encore parce qu il répand »i;•* elles d’inef 3 monastère do Val H.s-C lu rtc ?trop jeune pour prononcer vos derniers fables trésors (le g.'Ace, et parce qu’il Depuis cinq ans.vœux.Les religieux se regardèrent avec Et, prenant le vieillard par h main, douces senteurs, plus rayonnant (pie il le conduisit devant un miroir de nié- h-s pins beaux soleils, le nom dé étonnement.—En quelle année êtes-vous venu tal, enchâssé dans la boiserie de la salle Mari**, ici ?' capitulaire.C’« st à ce dernier motifque nous de- —En 990, à l’âge de vingt-huit ans.’ —Béni .-oit le Soigneur pour les vous rapporter l’allégresse de la pieuse -Eu quelle année croyez-vous être grandes choses qu’il a.voulu faire, dam lamiHe.aujourd’hui ?lu personne de sou serviteur, murmura Sur la cheminée du salon, d’mi lu —Ce matin, quand l’abbé dom Hugo le religieux eu se prosternant.clnde’.ir printan ière a e.\i;e l(is tisons m’a envoyé '.il bois quérir des fagots, < Fuis, se relevant, il dit: nous étions le 12juillet995.Le lecteur prit le livre et lut: ; au pied de ses autel< “ 8 inai ÎJ90.A été reçu aujourd’hui, i Et, entonnant le Te Deum.il alia quels de fleurs odorantes cueillies de comme novice, un inconnu, âgé do droit à l’église, dont pourtant il ne cou- tours mains, et dont, les liges pl on - vingt-huit ans, sous le nom de frère 1 naissait pas le chemin, suivi «Je tous les gcaieiit dans de gracieuses potiches, Pacômo.” ' religieux, qui unissaient leurs voix à ht où l’art de la jeune fille avait disposé.Un profond Bilouce régnait dans l’as- \ sienne.qui lançaient naguère des éliure!|r< Frères, allons tous remercier Dieu si réjouissantes, les « ufauts de la grande sœur avaient entassé des bo«< avec un goût exquis, la douce figure Puis, quand les chants furent lermi- de la Vserg-*, escortée d’anges, cmi* semblée.—Pa-sez à l’année 995.: nés, il s’agenouilla sur le marchepied tonné'* •! étoiles, et bénissant des “ 12 juillet 995.Le frère Pacômc, de l’autel, se prosterna, eu étendant les petits enfants ageiionil'é» à ses pieds envoyé, ce matin, à la forêt desFaysses pour y couper des fagots, n’a pas reparu ce toir.“ 15 juillet 995.Les recherches faites pour retrouver frère Paeôme sont testées il»fructueuses ; on croit qu’il auia été dévot é par quelque bête fé- avant-goût sur la terre.occupait la place de la pend nie, el trô* voce ; demain, la communauté priera On lui fit de magnifiques funérailles nait en ce lieu comme une teiiie ae i auie i, se prosterna, en étendant les peins e ma rus agmionuies a ses pieu» bras en croix, et sa dernière parole fut : Aux deux extrémités de la cheminée, “ Et maintenant., Seigneur, renvoyez 1,11 candélabre à cinq branches Ixil-en paix votre serviteur ! ” .lait de tout l'éclat de ses bougies, et Frère Paeôme ne se releva pas; il illuminait de ses vifs rayons la statue goûtait au ciel, pour l’éternité, le bon- de la Madone, qui posée sur un socle heur sans mélange, dont il avait eu un de velours brodé de riches pailielb'S, porte un nom plus doux que les ; lus .i t V__ pleine de grâce ol de douceur.On ;iliaiI bientôt inaugurer en fa (nilie, aux pieds d«; cette image sainte consacrée à Sa mère de Je-us.ce mois si beau dédié à Marie ; n, pour couronner la fêle, la bonne aïeule avait, réservé la lecture d'une histone ma-nnsuiile qu’elle avait reçue la veille avec nue lettre de rainé de ses petits fils, jeune officier plein d’espérance de notre armée de Crimée.La fa mille ue connaissait encore de l’hi-*-loire que sou litre ; K celui ri—uni n’était autre que celui que vous avez vu, cher lecteur, eu lùle de noire nouvelle—était bien propre, vo is eu conviendrez, à éveiller sa curiosité.Aussi constatons, par amour pour la vérité que l’impatience se mêlait à in joie, mais seulement pour ta rendre plus vive et non pour la troubler.Or, quand les prières furent terminées, l’aïeule livra à la grande sœur le piéce-mx manuscrit.Tout le monde se lu!, et la jeune fille lut ce qui suit : 11 LA CLEF DU PARADIS.Dans l'hiver qui suivit la révolution de 1830.A 1 ans, à l’étage d’une maison située dans nudes qnailieis les pins reines do 'a vas>e capit.le, mie pauvre femme se mourait.I.c délabrement dus murs de l’élroîlu mansarde, qu’elle occupa;t.l’absence presque complète de mobilier, le grabat sur lequel elle'gisnil, à peine garantie des rigueurs de la saison par quelques débris de vêtements, all.es taienl.la profonde mi-ère de l’infoi-timée.Un jeune homme qui paraissait avoir dit huit ans, grelottait de froid et pleurait assis à son chevet.Le spectacle de celle détresse était (ramaut plus douloureux à comlem-pier que les habitants de ut mansarde avaient connu des jours me:Heurs.Mais, lié la > ! la prospéiité ici bas tient à peu de chose, et le moindre orage suffit pour ivnver.*er et détruire colt** séduisante illusion qu’on appelle la foi tu ne.Il y avait quelques mois seulement, ces malheureux, maintennul privés de lout, jouissaient de cette aisance qui n’a point l’éclat éblouissant du luxe et de '’opulence, mais qui embellit la vie connue un soleil tiède embellit une belle journée d'automne.L’o rage de 1S30 avail souillé, et ce bonheur s’était évanoui comme un rêve.Le chef de la famille, attaché au gouvernement déchu.*-1 tedoutaut plus la déloyauté que la misère, avait dû, pour rester fidèle à sa conscience, abandonner l’emploi lucratif qui constituait toute.sa fortune.I.’éduca lion honorable donnée, à sou fils, et les dépenses exigées par sa /position, ayant absorbé jusque, là sed revenus, De lui avaient pas permis^ y» réaliser des économies.Le serviteur de la royauté exilée, condamné à passer ainsi, sans transition, d’un bien-être enviable à nue misère voisine du dé-nfiment, brisé par les chagrins et les privations d-* tous genres, avait quitté la v;e peu do temps après sa disgrâce, laissant à sa femme et à son jeune fils une tradition d’honneur et une mi-sèie croissante.Le mobilier et Iss hardes de la famille, durant la maladie du père, étaient allés .s'engouffrer pièce à pièce, sans espérance d ux qui meurent en Dieu ; de ce ' côté, elle voyait son (ils livré à toutes les rigueur* de la misère, exposé par sa mort, si jeun** et seul, à toutes les tentations d’une existence tourmentée de tous les be soins, prive de tous les secours humains .4 continuer.REVETEMENT INCOMBUSTIBLES On se loue beaucoup, parait-il, aux Etats-Unis, de IVmploi de briques spéciales, ;i la fois légères et incombustibles, dont on fait d>-iné-r-l?.-^^lfl|iJ.JtlliLUgndeiit nas ton | Sir Ambrose Shea insist** au près, du .gouvernement anglais pour qu’il j sanctinnn-* le bill adopté uar la legis-i latine de T-rreneuve defendant l’vx-.pmlaijon dui’amoice (bouelte).Le - liuuteuaul gouverneur Vœux avise X «• • aussi le gouvernement de .-auclioimer ce bill.Le gouvernement ne veut pas donner sa auction avant qu’il soit prouvé que cdla ne préjudice pas a"X justes de«\ndçs des pécheurs amérî cams el I# nais.* «s L'tJNION DES CANTONS DE L’EST.ARTHABASKA VILLE, 18 DEO.188G 1 Pns un seul canadien français ! ipour ceux qui savent quel emploi Il y a un juif—Mi Ilêlbrônher—: le gouvernement de Sir John fait et des oran«’isles, mais pas l'ombre des deniers publics d’un canadien français.Mais à tonies les extravagances AÏ/l’OJS Telle était là devise de l’Institut Ca- 1 nadiéii de Montréal.Aussi cet institut avait-il été cnn- damné amant m.nr caua devise, nno ':st le **' pour les mauvais livres de sa biblio- ! binet du vieil or-ut«aste.I poui thèque.Mgr.Bourget disiiit un jour que, Val tins tendinius de l'Institut était le cri de révolte de Lucifer qui, dans son audace, croyait gravir les bailleurs de Dieu même.Mgr.Bourget avait, raison.C’est O o pour être lidèle à sa devise que l’Institut a fait la guerre :l son évêque èro, que par amour île la vérité et de a justice.Pourquoi se tient-il absolument à co.s mots par sa propre force, et no dis-cule-il pas le reste de nos citations comme nous l’avons fait ?Un écrivain impartial n’agit pas comme cela ! M.Lange vin disait : « Si cela eût été fait dans votre province par le lieutenant gouverneur Crawford .eoinbieti de temps l'eussicz-vous souffert T Lu »ruade cité de Toronto aurait un les habitants îles camu-ignes et d iléfcndro si fortement •le dro 1 d'tpplnudn- le tout par que vous le laito.?; exemple!!! Par quel procédé arrivez-vous à con- ; ——- “ cilié** votre po-ition d’alors avec celle Désaveux Sity pecritcN.d’aujourd’hui et depuis ?; ______ Si, nu c mtniite.H.itoss n'était pus! u Cm„,lieH „ré|(,n,, l’avez vous ainsi massacré, lui, votre , "L 1 ^'np^n a desavoue le Mail cqKq y dans les termes suivants : Dans ce cas, pourquoi ne lui avez-; “Je réprouve iiua un mu* ului 1 uu aveu 1 w u>i une hicuno ou il (tint combler .nawm.,»l«v lw„y 1 i „„ ,,I,IS181.,r1'"1' 'ln{'lu, - iiiimnijiic.\*oi'à eu nii'im 50 demande depuis 1 Si la cor|w>mlion ne veut |>asflo char- ;.! a.'Il,s loujflvu.ps.1 , «or d'y voir.qu'elle lediso.Noua con- a e 1 a «.».(pu j*cu\eu no, \I,,u la r.I AI.j Sir Joint n'en-! nuiasona un ciloyou qui l’entreprendra, a.^ 1 .a il» S I >%¦ n Los partis dans la nouvelle chambre arrêté cos jours derniers pour viol sur •\ ?• ?m,o lillo do-seize una.lestent doue CO qu'lia étaiOM.On parlo encoro du M.Angers comme » T ° __________________________ ___________________ .7.^-l—*— % 8 LES FRÈ RES DU SACRÉ-CŒUR.Un correspondant do Montmngny écrit, an Canadien que lo 6 du courant, une adresse très flatteuse et bien mérita*, a“d!é présentée an cher frère Théophile directeur do l’Académie,en même temps qu’un présent.Le correspondant donne ensuito quelques renseignements sur la maison de ces bons f.ères—que nous avons déjà donnée du reste—mais qui peuvent intéresser nos lecteurs.La date, de la fondation de cet ordre remonte vers 1S21.Son fondateur fut ]c Rev.P.Poindre, missionnaire de la villo’de [jyon.Aidé de son frère, il dirigea l’ordre pendant les premières années de son exbtcnce.Quoique cet ordre no compte guère plus que soixante années d’existence, ses membres sont comparativement nombreux : Kn France.1,500 Aux Etats-Uni.s.290 Kn Canada.110 En tout, environ dix-neuf cents mem bres, tant en Franeo qu’au Canada et aux Etais-Unis, soit une moyenne de trente membres par année.Les Fi ères dit Sacré-Cœur ont déjà plusieurs maisons en Canada, quoiqu’il n’y ait que tiès peu de temps qu’ils sont on ce pays.A An lia hnslcaville : Une Académie et un noviciat.Cette maison est la maison-mè n pour le Canada.Une Académie dans les villes suivantes : Sherbrooke, St.Hyacintho, Richmond, Sto Anné de la Pérndoet Montinagny.I.a mai.-on-mèro en France se trouve à Parai lis, prè -> Lo Pay et renferme ptè< île neuf cents religieux, tant frères que novices.La maison-mère des Etats-Unis est à Indiana polis, dans ITndiana.L’ordre compte vingt-cinq Canadiens Français parmi ses membres.Il m’est toot-à-fait inutile de louer 1-s Fiè.os du Sacré-Cœur, pareeque d’autres plus qualifiés que moi l’ont fait.Je puis bien noter, toutefois, que plusieurs localités importantes sont un .instance pour obtenir uno succursale ; ot ce fait prouve on quel estime ils sont tenus.Mom m igny a l’honnour.de compter, parmi ces bons Frères deux do ses enfants .que vous me permettrez do ne pus nommer Les Fi ères du Sacré-Cœur sont sortis dos sentiers «le la routine en co sens, qu’ils n’abrutissent pas les enfants en leur faisant apprendre lo mot-à-mot du livre, mais qu’ils leur font comprendre et raisonner, par dès exemples et des citations, le sens de la leçon.Que nous sort-il do savoir, sur le bout du doigt, deux ou trois grammaires sans pouvoir en expliquer ou en appliquer la moindre des petites règles ?Que nous sert-il d’etre capable de lire couramment dans ur Third Reader, si l’on ne comprend pas ce qu’on y lit.Leur motto pédagogique peut se définir comme suit; vulgariser l’enseignement scolaire par des exemples à la portée de toutes les intelligences.Pour les cours commerciaux, les Frères du Sacré-Cœur marchent les égaux des premiers établissements du genre en ce pays.Us ont publié, en Canada, «les livres «renseignement qui ont reçu (’approbation «lo.la presque totalité de?» instituteurs et pédagogues.Courrier.LE BUDGET DU VATICAN Une dépêche transmise «le Rome porte à 240.000 louis le reveau du l)udg«-*t du Vatican pont l’année fistule.Le denier de Saint Pierre n’a donné pour l’aimée 18S5 qu’une somme de soixante miile louis Les prévisions pour l’an prochain sont peu :-ali'flisantes.Ou croit que ie budget, «le 1837 accusera un déficit de £60,000.Pour faire face à cet étal, de choses, le Saint Père—disent les dépêchés— •¦*st déterminé à faire de nouvelles réductions dan s le.-» dépenses.M.Sanford Fleming, dans une entrevue avec l’un des lédacteins du Free Press a donné îles délaüs intéressants sur l«*s intentions de la compagnie qui a résolu d'établir des communications télégraphiques entre l’Australie, la Nouvelle Zélande, le Canada et la Grande-Bretagne Cette ligne télégraphique, entièrement construite sur m territoire britannique, partirait de Bisbai reou Sydney pour se rendre au nord de.la ’ .Nouvelle-Zélande, de là par voie des îles Fiji et Sainvich à Barclay Sound, île de Vancouver, puis aboutirait, sur la terre ferme à la ville de Vancouver, terminus du Pacifique Canadien.Puis la ligne suivrait le Pacifique dans tout son parcours el serait probablement construite jusqu’à Gaspé ; de Gaspé un nouveau cable serait jeté à travers le détroit de Be le Isle et l’océan jusqu à un point dans la Grande Bretagne, à moins qu’il ne fill possible de s’assurer le oonirôle de i’un des cables existants.La longueur totale de la ligne sérail d’environ quinze mille milles, dont cinq mille milles à travers les océans Atlantique et Pacifique.L’Angleterre serait par ce cable, pu communication directe avec les Indes.—Le choléra fait beaucoup de ravages à Calcul la el on craint qu’il devienne à l’état d’épidémie.Sa Grandeur Mgr des Trois Ri-viêicss’esl fortement éievé, dimanche dernier, à la cat 11 éd raie, contre les lhéâi«v% les g’issoiies publiques, les « 1 ibs où i’ou joue à l’aigem, etc.Ijvs Huions de Loielle sc prétendent propriétaires de la seigneurie de Sii-u*ry y compris Spencer-Wood, et do-cul avoir on mains tous les titres necessaires.—Vendredi après-midi, Mme Marie Desaulniers, femme de M.Octave Trudel, cnllivaleur, du Château Richer, est tombée morte prés de s.i demeure, eu revenant de puiser de l’i-au à un ruisseau voisin.Elle était âgée de 5G ans.Le Slar suggère au parlement federal d’adopter une loi onligeaui les compagnies de chemin-; t!«^ fur «j u oui leçu des subventions du parlement à «l’employer pour b*s lins du service de leurs chemins «|«ie des matériaux do provenance canadienne.M.Eugène Fournier de Moulina-gny, un plongeur bien connu, a plongé- le 7 dôceinbn*, dans .«: bas.-mi Louise, pour élauchei le vapeur Lu; Huron.C’est une chose plus que rare et nous croyons qu’il n’y a pas d’au-técédanis.On nous informe qu’une.manufacture de cuir va bientôt s’ouvii'* au village du Cap-Sauté, pré- du quai.Celte sociéie serait formée par actions au montant de $10.000, divisés en cent actions de $100 chaceue.Déjà plusieurs parts ont été prises.L’église Saint-Jacques, rue Saint-Denis, à Montréal, a été de nouveau visitée par des voleurs dorant la nuit de vendredi à samedi.Il y a à peine quinze jours le tronc des aumônes du jubilé était emporté tout rond, avec ic guéridon auquel il était attaché, ?S* 3 * c - cn“; 8.2.3T3 ^ -1 O C -J 7?.JL n ï:rjj < zr ~ °' rr\ rt* n çæ it z.P° r.~ ci O o i •J EN PORTANT LES LUNETTES ET LES LORiiNONS DE FRANK LAZARUS (Ci-devant Lazarus & Morris) i C.S.A.N *.59 —DAME OLIVE , I.EMIKIJX.IVitiauderesse ; contre : JOSEPH BILODEAU.i * é l.i !,;• moitié ouest do no cadastral | 42 .•OiiiiMiaut environ 50 acr»j$ dp ; tHi ip.dan* l li“ ii'lilWMO cadastral -to, coule* ! meilleures »Iu momie.Elles ne fatiguent ju- • ^ liant environ 99 acres dans lp lo! pri- ; mais et durent nlnsieurs années sans nécessi-Iliii f no 11) du susdit 2èrn« rang de i ter un Changement.I’Angniccl.il ion de Somerset,—cir- ; En vente à ta pharmacie .lu Dr.GniVft, constances *»l dépendanc»?s Pour èlrc vendus au bureau d’en-rpgisir-uipui du comté de Mégantic, à | ivvrne*’*.le 8 de FEVRIER pro chain, à l 11.P.ni.AUGUSTE QUESNEL, Je., Bureau H g.* ft ^2 G O .# ; co C 50 « *3 t* H Bijoutier, Victoriaville, Que.j FRANK LAZARUS, Fabricant, 28 Maryland Road, Harrow Road, Londres, Angleterre,—246, Rue St.Jacques, Montréal.(Autrefois Lazarus & Morr’19, Hartford, Conn.) • * • '• Aucun rapport avec toute autre société dans la Pnia»aiic* du GaoAria.) •0^ *f ** 73 M »n .• .m* • uu X f'» •>3 # •» C 10 H « • K.Uu > ».T «•« O K O rî r» ce «« m* P 00 H O* » cu 7?P A O d O • Si H a P O g < 8 B’.• O* •« H 2 » a* t 6 • • n 1 a o o H F7 G 50 W 73 r - 73 o y o 2 F 8 b tSJ S Co I Ce ^3 • v fcc O P> m ui P P CD CD n o P e-» J CD >, CD P3 H-J CD H 0 O Cl s._ a )IWÏIIH1 AVOCATS.CREPE,VU & COTE, Ai IhabaskaviDe Bureau Rue de la Cou r.EUGENE CREP EAU, C P.H.COTÉ , , ) E L PAC AUD C.R.Ai ihabaskuville Bureau Rue de l’EgiLe.L.J.CANNON, LL.L.Bureau : Rue du Palais de Justice vis-à-vis le Collège».Ai thabaskaville.I» Dr.GRAVEL ARTIIABASKA VILLE.Spécialité en inédocine.Traitement des maladies des yeux.N.B.—Venant de recevoir deux séries CERCUEILS DE TOUTE GRANDEUR ET DE TOUS LES PRIX.G RA N DE RÊD ÜCTION ! ! ! Le sousigné désire annoncer au publie qu’il lient muinlenunt un asso."- , , , ,., n -r, .liment considérable de cercueil* dans de verres a lunette, !c Dr.l3*:rueron est, .„ A„.• • tous
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