L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole, 28 avril 1905, vendredi 28 avril 1905
des f r> j.** 1 Ÿ.1 U7 Aï { MB f L.R.MVERGLNE, Dip.-Sérant Zépfy.JJJIÜLT.Imppimeup.LIBERTÉ SOUS L’ÉGIDE DES LOIS ' * Rédacteurs PERRAULT, GUSTAVE PERRAULT 39èmo ANNÉE.ARTHABASKA, 28 AVRIL 1905.No 19 L’Union des Cantons de l’Est JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIÉ LE VENDREDI PAR LA CIE D’IMPRIMERIE D'ARTHABASKAVILLE PROPRIETAIRE.ABONNEMENT 51.00 par an.—0.50 par semestre, nécessairement il’avance.ANNONCES Iro insortion, la ligne.BOccntins insertions subséquentes.20 Uaptûmes.Mariagesct Sépultures 25 Gratis pour les abonnés, • « h Tou to publication personnelle ou intéressée, rapports d’institutions financières ou autrossoronr insérées comme nnnonerg a 10 contins la lirnt Feuilleton du 28 Avilir, 1905 COLLECTIONNEUSE PAR J.-11.ICosny So IT Il cut un meilleur moment après le dessert, au café Ah ! qu’il se figura bien la joie de vivre sans souci ; au delà de tant d’inquiétudes, le monde ouvert à sa fantaisie, les hôtels do province, avec l'omnibus chargé de malles, rembarquement à bord d’un steamer, une route de montague au pied des pies qu’on va gravir, car, pour cet homme d’action, les plus douces minutes étaient celles où les choses commencent, et le voyage adoré se symbolisait dans le départ.Tout demême.il fallut déchanter.Il avait bu sa bénédictine, fumé son cigare.L’atmosphère du‘home avait quelque chose d’apaisant.Il profila vite de cette minute pour appeler un liacro.Et que le fiacre est évocateur des échéances ! Dès qu’une difficulté surjit, vite un fiacre.Celui-ci seutait, comme tous les autres, la vieille fumée de tabac.Ses vitres frémissaient, étourdissant la pensée.Au toi no avait un peu froid.Sa peur de ne pus réussir était moindre que celle de se sentir enlizé dans la crainte parce qu’il n’y a qu’un moyen de méduser le mauvais sort, c’est de le tromper de lui opposer un visage allègre.Alors il tourne dans sa tète, comme nu lion en cage, pour découvrir les grandes espérances qui le soutiendront, et naturellement, c’est l’héritage de la tnnto qui prend la première plaie.Il n’a pas tout à fait tort de oroiro quelle aurait pu lui épargner bien des uffres ; mais, cependant, elle n’aurait pas tort de dire que, si elle fut intervenue, il aurait et ndu son crédit à la mesure de sa fortune et que sa situation, comme la peau de bœuf de la légende, se serait amincie en s’élargissant.11 ne voyait pas cela.Il no voyait que les îcfns de la tante, avec des mots cruels, humiliants pour l’être d’imagination, d’audace et de lutte que lui, Eerronnaye, avait etc/ En regard de sa vio, utile aux lettres, aux arts, à l’industrie, à tout ce qui fait la force et la grandeur des hommes, que peut-elle offrir ?Un effort d*1 collectionneuse ayant du Unir ?Mais, sans argent elle n’eût été là qu’une piètre vieille, réduite aux pincettes et aux boutons de guêtre ! D’ailleurs, tant d’nutres à sa place pourraient courir cette destinée, amasser an petit bonheur et laisser quand même des collections curieuses ! Ce n’est pas le goût qui domine dans la profession, mais une habitude de furetage, une habileté à reconnaître l’objet d’une époque, habileté quepossèdent les moindres broentenrs.Elle u’en jouit pas, et il importe si peu que ce soit elle ou son coucurreut qui trouve le morceau rare ! La carrière est aujourd’hui classé»'.Nous n’eu sommes p!u* à la grande époquo collectionneuse des Chenavard, des Dusoramcrard et des Sauvngeot.La chance, assez restreinte nu début, a tout gagné.Certes,Elisabeth pouvait se préva- “Ah ! la faire enfermer, maintenant que l'héritage «fit à moi !” Cette idée ne le quitta pas de la journée.Elle le suivit chez les banquiers, cites les huissiers, chez les marchands de papier et les imprimeurs.Il ouvrait des portes d’atelier ou claquaient les machines à imprimer, avec l’odeur corrosive des encres, et ‘‘l’idée” se tenait la.ardente et justicière.Tout tremblant d’humiliation dans la petite antichambre do l’huissier où te griffonnent les exploits parmi l’odeur humaine qui semble apporter des tribunaux, l'idée l’obsédait encore.Et, taudis qu’il parlait avec une fausse certitude do rentrées prochaines à des banquiers au visage de bois, c’était encore l’idée qui le soutenait.Oui, elle lui fut ce jour-là, un viatique.Et quand, vers cinq heures, ayant à peu près tourné cette terrible échange, i) rentra avec J»; désir d’un dîner lin, la chose lui paint trop simple qour ne pas s’accomplir.La vnilie «mêlée souffrirait bien un peu, mais jamais autant qu’ella l’avait lait souffrir, et, d’ailleurs, elle était malade, n’esl-ee-pns ?11 fallait bien la soi-gu«*r.En lui choisissant;»» de ces asiles dorés où les malades jouissent de tout le confortable moderne, elle ne pourrait guère se plaindre que de la perte provisoire de son independence.Et, si elle guérissait, quoique ce fût improbable, sa folie serait établie : même en la laissanr sortir, on la tiendrait sous tutell»*.Vieille âme condamnée à faire le bien, mais à qui on laisserait s«'s hoihets, sa collection.Si elle mourait ?Qui donc pourrait reprocher à Ferronnaye d’avoir vauln qu’elle se soignât et pris pour cela le seul moyen possible : “ (V, enfin, je n’ai nas la berlue, elle est belle »*i bien malade ! ” La hantise fut si forte qu’il courut boulevard La Tour-Maubourg pour demander des nouvelles d’E-lisabcth II trouva une Thalie geignante —El)»* n’a pu scs cinq sens, monsieur Antoine ; elle va, elle vient, ns, monsieur Antoine, je vous réponds que c’est bien gentil n vous de ne pas nu* laisser dans l’eujbarras ! Il peu mi, en s’en allant, que tout marchait bien.Garés suffirait, an besoin, pour la faire enfermer, surtout si l’on usait d’un stratagème.Au cas d’une enquête, lo voisiungo, préparé depuis longtemps, serait certainement antipathique a In vieille folle.Le plus délicat était de trouver quelqu’un qui voulût la mener jusqu’à l’asile, en l’abusant, en lui contant quelque histoire.L’hommo tout indiqué aurait été L»ty, mais Ferronnaye sentait confusément qu»1 Laty n’aimerait pas le servir dans cette affaire.Entro le graveur et la vieille fille était née une complicité curieuse.inexplicable mais certaine Antoine put s’en assurer le jour où.préparant le terrain, il parla à Laty de !a folie d’Elizabeth, de rurçence de soins à lui donner.M«is, dit Laty, elle n’est pas folle, je vous assure.Un manque de mémoire, tout au plus, et sur des points déterminés.La meilleure preuve, n’est-ce pas sa préoccupation de 1 utt»*r contre les effets de son amnésie, de se créer des aido-mémoire ?—Quand cela serait, mon bon soins murmura Ferronnaye.Laty s’étonna d’une pareille sollicitude ; non qu’il la mit en doute, mais il la jugeait en contradiction avec l’espèce de colère manifestée jadis par l’éditeur.Celui-ci se sentit rougir devant lo silence du jeune homme, et il devait lui en garder rancune, car uous exigeons de c«'»x qui nous obligent qu’ils aillent jusqu’au bout, sous peine de perdre tout droit à la gratitude.Il dit lentement, comme un homme qui so scrute pour pnr-ler selon sa conscience : —Jo no suis pa9 une brute et, quoi que la vieille coquine en puisse penser, je ne souhaito pas sa mort.Je m’exprimerais mieux en disant que je ne souhaite pas “ matériellement ” sa mort, car on no peut empêcher l’iinaginaiion de jouer ses tours.Mais, quand j»! n’aurais qu’a presser le bouton, je ne le jut^s-rais pas.mon indignation contre son testament al»-suid»* est tout autre chose que lo désir de sa mort.Il s'arrêta pour juger de f effet.Cet « flot était profoud.Le visage de Laty rayonnait.Ferronnaye se demanda s’il n’y aurait pan lieu de pousser plus loin et d’obtenir uuo aide décisive.Un pressentiment le retint dans des limites prudentes.—Je ne croirais faire aucun ruai en l’obligeant, durant quelques semaines, à des soins sérieux, sou6 le contiôle des médecins.—Il est certain, fit Laty, qu’elle est très malade et qu’elle a tort de ne pas se soigner.Seulement, elle parait tenir à son système et, pour quelques mois de plus ou do moins.Ces .1 *s firent tourire Fer- ronnaye.—Vrai! quant vous vous mettez à être féroce.Parleriez-vous autrement si vous étiez son héritier ?Laty rougit comme si son secret avait été découvert.Cependant, il ue se laissa pas démonter et plaida énergiquement en faveur de la collectionneuse.—Je vous en i>ri»\ grand ami, réfléchissez encor»'.P»»ut-étre arrive) ai-je à la persuader.Ferronnaye demeura 6aus souffle.épouvanté de cette proposition.—Que diable ! lit-il enfin, c’est bien du fapntre pour une vieille sotte obstinée.Je la connais mieux que vous.Si vous voulez ne pas vous brouiller avec elle.— et cette brouille peut gâter tu«‘s affaires,—ne lui parlez pas de médecin.Vous avez tort de ne pas me laisser agir.A cet âge, avec la baisse de ses facultés, elle devient nue sorte dVufant.—Non, non, dit Laty, idle n’est pas si enfant que cela.Elle sait très bien ce qu’elle veut ; elle m’a exprimé à moi-même l’horrenr qu’elle ressent pour les asiles ou les hôpitoux.— Il font cependant la soigner! gronda Ferronnaye.Et, quand il leva les yeux, ils étaient pleins de colère.Dès lors, Ferronnaye uo se reposa plus.Dans sa tête bouillante, mille images do débâcle se levaient, lut montrant la tauto occupée de changer son testament.I) allait juspu’à incriminer l'attitude do Charles-Georges, cor il appartenait à cette catégorie d’hommes qui craignent d’autnut moins d’aller an bout do leurs soupçons qu’ils les ahnudounont eusuito avec plus de facilité.D’ailleuri», Laty prêtait un pou aux soupçons.Si sou amitié ne se manifestait pas raoius vite qu’au-trefoie, il ne parlait plus aussi librement d’Elizabeth.Il se bornait à dire que la fameuse enveloppe ne bougeait pas de sa place.C’est tout ce que Ferronnaye désirait.Lejeune homme, très occupé par son art, venait régulièrement le samedi : un pou affaibli par 1»'k veil-1* s, il sentait son amour pour Jacqueline d’une manière plus divc.roux effets du travail pour dis’nirt-d’une passion excessive ; mais on a oublié le ch* mineinent de l’idée fixe dans le clair-obscur de l‘in-conscience.Dès qu’il lâchait son burin, Charles Georges se trouvait saisi par son amour comme par un voleur embusqué.N’ayant pas eu 10 temps cl** se préparer, c’était chaque fois une défaite.Il s’était juré de ne pas accueillir l’espérance, mais elle s'insinuait en lui, daus la brusquerie de ces réveils,et il avait tout le mal du monde à se reprendre.Quand il voyait la jeune fille, il se rappelait tout ce qu’il s’était imaginé d’elle ; ainsi le mal s’aggravait encore.Pou à peu, il souffrit beaucoup, sans savoir pourquoi ; son front soucieux, ses traits légèrement amaigris donnèrent de l’inquiétude n Ferronnaye.Ils en donnèrent à une autre personne, Elizabeth s’intéressa au chagrin secret du pauvre garçon.11 serait difficile de dire si elle le devina, mais la chose est assez probable pour qui cou».ait la naïveté inséparable de 1 amour.Lu vieille fille mit quelquefois la conversation sur Jacqueline et laissa Charles-George parler tant qu’il voulut.Ce simple trait lui ouvrit lo cœur de l’amoureux.A son tour, il écouta avec intérêt l»'s anecdotes d’Elizabeth, entra avec complaisance d’abord, bientôt avec plaisir, dans le secret do ses richesses.Il fut ébloui nn t* surpass» Saull Montnu 1 u.du mandant a toutes les énergies et à toutes les bonnes volontés de prendre paît 1 1 travail qui se piépare.PARLEMENT FEDERAI.Id d- V :ncy, uvoiis d'eau de Jacques-|>ifti*ils de Nouuii.ssion.On devra k* conformer aux renditiuiif* de la spécituait ion.1».l'OTTlNGEK, Gérant Général.Bunau du ( lu min de It, Moudon, N.H., 20 m fil 10(0.Avis aux Entrepreneurs Aw»ar# Ri4»! une terre do 50 arpents * 1 1 * |8 a .„»iaou, grange, retniso ctuntrci de Bâtisses MM.DART1IELKH1 et WILLIAM UAU-THIER, du Warwick, out Phonneur d’informer le public qu’ils ont ouvert un» briqueterie en cette endroit.A compter du mois de juin pro « ) j il-pourront vendre île la belle brique pressé* a bonnes conditions.Prière aux enîiipioneijr* de profiter di l'occasion et de leur iyt rv*.*r quchpic boum commando.Warwick, B mat: P.KUL—3m.sur antres dé- emluutei.Le moulin est au complet, comprenant une oniitnge A gnmlriolle.U est situé sur le rndu que trou* venons do désigner, A 2 mille* ’ l'église de Sainte-Anne du Sailli, ('elle propriété appartenait nutrefoUè M B.I*lourde, maintenant aux Etats-Unis.Ceux qui l'achèteront feront un excellent **arclié ; l'i ml roll est des mieux clioMs.Le soufiignè est disposé A vendre le tort A irixrèdtî t.Ses nombreuses occupations le ’oreent A es défaire de ce moulin, Los conditions potées seront faciles.Pour ai res informations, prière do s'adn s- •n; 4x ADOLPHE DAVRliUV, Daveluyville P.Q.À V i4] N S3 R13 ’ Propriété a vendre CANADA Province de Quélrec District d'ArtlmlNtska 103 IN UE : COUR SUPERIEURE En cette paroisse le 23, Mme Désiré Poirier, un fils.Parrain, M.Joseph SpénarJ, Marraine, Délie Emma|Cnri-gnan.En cette ville le 25 Mme Alfred Filteau, un fils, Parrain et Marraine, M.et Mde Benjamin Filteau.nrotivo ApKLARI) FU A DETTE, de Sto ÀnasUsio do Nelson, Requérant-Cession, vs.JOHNNY ST HILAIRE, commerçant du même lieu, Débiteur-Criant.Ledit Johnny St Hilairo ayant fait cession do ses biens |»our le bénéfice do ses créanciers, le vingt'deuxième jour d'avril 1905, avis est par les présentes donné à ses créanciers, d’être présents au bureau du protountniro soussigné, A Arthabaska, lo einquiémo jour do mai 1005, À dix boutes du l'avant-midi, ]>our donner leur avis sur la nomination d’un curateur et des inspecteurs.Daté A ArthaLaska, ce 27 avril 1005.(«Signé) HENRI LAURIER, P.C.»S.Vrnio copie, ADELARD PICIIER, I)ép.P.C.S.CANADA A Province de Qu4)*t [COUR SUPERIEURE District d'Artlmbaska' 101 IN RE : THE OGILVIE FLOUR MILLS Co., Lintd Requérante-Cossion, V8, \ CLÉOPHAS dit ALEXIS PROVENCHER, commerçant, do Daveluyville, Débitour-Cédant.Le dit Aloxis I*n*vcnehcr ayant fait cession de h«?s biens invur le V-néfien ce ses créanciers, lo vingt-sixième jour d'avril 1005, avis est Ventes par le Shérif C.S.A.No.290.—1^.P.Crépcau éer.et al vs.Jos.Bergeron.La junte moitié du lot cadastnil 41-81 de Billet rode avec bâtisses.Vente, Sto Anne du Soult, 1m 0 mai 1005, A 10 hrs n.ni.A la iiorto de l'église.C.C.A.No.424—J.B.Lo tel lier vs.Louis Uîfobvre, défendeur.Partie du lot cadastral No.325 de Bulstrode, coin nord et ouest du lot 22 du Ümo rang, avec bâtisses.Vente, Ste Anno du Sanlt, 0 niai 1005, A 10 hrs a.ni.A la jwirto de l’église.C.S.Richelieu No 4538.-IN RE Onésime Lahrancho, failli, et Théo.Touzin,curateur.lo.I» no.1209 du cadastre pour Grantham, 12ine rang, avec une grange# 2o.I«e no.1179 du cadastre jiour Grantham, lime rang, «ans bâtisses.Vente à St Eugène de Grantham, lo 10 mai 1005, A 10 hrs.a.m.à la porte de l'église.P.L.TOUSIONANT, Shérif.27 avril 1905.AVIS Le public est prié de prendre avis que je suis acquéreur d’un droit do pêche, sur le lot No 3 du 4ième rang de Warwick, appartenant & M.Octave Hébert; c’est.Mire k l'endroil communément nommé 44 CAMP nEBBRT " • Une Amende de vingt-cinq piastrru sera Imposée à quiconque sera surpris pêchant dans eette réserve sans une autorisation*écrite de ma part.j ARTHUR GU11MKT.sMsims»- Contrat de la Malle.DES SOUMISSIONS CACHETÉES, mires-fiées au Ministre des Postes seront reçues â Ottawa jusqu'à midi le vendredi, *2 juin, 1905, |K»ur le transiKirt des Malles do Sa .Majesté, sous les Conditions d’un Contrat pour un terme de quatre années, six fois par semaine, aller et revenir, entre Plossisvillo et- St-Ferdinand, â commencer le 1er juillet prochain.Des avis imprimés contenant (l«*s renseigne* incuts j»lus détaillés au Hiijet dès conditions du Contrat projeté |KJUvent être vus aux Bureaux de Poste de PlcAsisville, St-Fcrdinand, Sto-Sophie de Mégantic, Valenciennes otWoodsidè et au bureau île ITiispectour des JWcs à Qué* par les présentes donné à sas cré-uiciors d Vitre j ,h;C«,,u 111 lMMUT'1 114 rt,} pn^’uror dut for présents au bureau du protonotaire soussigné, à ninlen de soninifision.Arthabaska, le cinquième jour de mai 100\ à: L\ ANDERSON, SuriiiUuidunt Une terre «le 10 arpents de largeur, le lot n * 19 tbi Jeu tirme rang J'IlidiîAX, paroi.ne Je S*.Sophie, avec tout le reniant d'ngricultntc U J'aiiitnaux, 1‘ionpreiinnt 12 rallies ù luit, jeumm animaux, 2 chevaux, faucheusè rnieam % fdes, charrue, inouliu ù lihtire, etc , etc.P ri;.y.îüOO Psyiible $1200.00 comptant, terni*) .*100.(10 par nnui a, sans intérêt.S'uJrcsfer i FRANÇOIS MURASSE, Ste Sophie d'Iiulifav, I*.Q Terre a Vendre Le ïoiHtigaé offre en v < lato nue terre Je r# , urptutfi iitrgtMir, dans le iiuitièûio rang d’Ar* thaimsku.pnmiKsede Sl-Xorlxirl.à t toi h milles de l’éghke, prea du Grand Chemin Provincial.Col to terre est bâtie d’une ixmue maiiuu et d’une grange do.103x35 piedn.loi roulant d’a-griculturo o«t auhni â vendre, «oit avec ia terre, soit séparément.Itonnea conditifuis et vitro de enveloppes propriété Jiarfait., «S’aonr les pays d’En Haut.Aussitôt que l'on était sur un lac ou tout autre endroit où l'eau était calme, il devait commencer à chanter, ayant à la main un aviron, avec lequel il battait la mesure, en simulant l’action de ramer.Le chanteur occupait la seconde place ù bord du canot, et tous les occupants so réglaient sur ses mouvements.Oh ! que ça allait vite quand il chantait des chansons au goût de ses compagnons! T’était lorsque l.\s chants étaient gais que la vitesse était la plus grande et ht plus soutenue.On aimait à s'entraider, Avait-on besoin de construire une bâtisse quelconque, on so portait en foule pour prêter le secours de son savoir faire ; ou était fier et content (K* pouvoir donner un coup de main.Un ami subissait-il un accident, soit par le veut, soit par le feu, que tout de suite on ap|>orfait du bois de charpente, du bois de sciage, du bardeau.On apportait ses outils ri on travaillait â la reconstruction de la bâtisse détruite avec tant d’ardeur, quo huit jours n’étaient pas écoulés, qu’elle était terminée plus vaste, plus belle qu’avant l’accident.Pendant que les hommes s'occupaient h la reconstruction, si c’était une maison qui avait été détruite et que lo mobilier avait soullerl des dommages, alors les femmes de leur côté passaient dans les rangs de la paroisse, |xmr collecter soit du linge de maison, des hardes, des provisions, de l’argent, des meuldcs en telle quantité, que quinze jours après l’accident, on avait remis le pauvre ami en état de pouvoir continuer son train de vio ordinaire.C’était, il faut l’avouer, la meilleure assurance contre le feu et |(»s accidents et dont tousles citovensd’unc munie ]croisse étaient inoniliics actifs.On s’aidait aussi, lorsi|ue par accident ou par maladie un concitoyen faisait une perte, soil d un cheval ou d’autre animal qui fût sa seule propriété./ • >n faisait une tournée dans la paroisse cl on iapportait Rien souvent plus ipie pour la valeur du l'objet perdu.Il était convenu d’avance (pic sur le montant collecté on prélevait une somme suffi-saute pour faire chanter une messe d'actions de grâce.11 fallait voir le plaisir (pi’éproiivaient en mémo temps les collecteurs et le receveur lorsque l’on remettait le produit de la tournée.Amis lecteurs, nos pères ont toujours été charitables : nous devons en être fiers et contents.LE CAPITAINE DE MILICE Le capitaine de milice a toujours été un citoyen marquant, entre tous les habitants de nos vieilles paroisses cnniulicnncs-françaisra.C’était le capitaine de milice qui présidait aux enquêtes en l'absence de coroners.C’était le capitaine de milice qui était chargé de faire conduire sous escorte les prisonniers arretés par ordre du jugo de paix.Ces pauvres prisuiniors, on les transportait d'un capitaine â l'autre, et, d'étappe en étappo, on les rendait soit â Montréal ou â Québec.C’était le capitaine de milice qui, le jour de la fôto do Saint Pierre, le vingt-neuf juin de chaque année, faisait le fameux appel de tous les miliciens do sa paroisse.Je me souviens fort bien de cette réunion du vingt-neuf juin.Il fallait voir la transformation qui s’opérait dans l’apparence de ce commandant d’occasion lorsque, après avoir fait l’appel des noms, il faisait mettre en rang son bataillon improvisé et commandait certaines évolutions.N étant pas toujours réussies, ces évolutions exilaient quelquefois des rcmatqnes (pii n’étnient pas exprimées en termes des plus choisis II parait (pie jtour se faire craindcet respecter, il ne fallait pas parler uses soldats cotnmo on aurait fait à des jeunes filles.Aussi, nos lions capitaines se .servaient-ils d'un langage tout â fait martial.Le capitaine de milice avait une éjtoquo de l’année qui quelquefois lui ménageait d'agréables surprises ; c’était le premier jour de mai.Dès les premiers jours de l’année, un citoyen en vue (c’était ordinairement ie lieutenant de la milice) sc mettait â la tète d’un mouvement dans le lait d’élever un mai au capitaine un iel, en ; récompense de ses services.Mais, ce mouvement devait s'organiser dans le secret le plus absolu, afin de causer une surprise au brave militaire.On avait la précaution de faire part du projet A une femme intelligente, avec injonction de ne pas en parler â âme qui vive de la maisonnée de celui que l’on voulait fêter ; on voulait le surprendre, c’était tout ; mais pourtant, on aurait bien voulu faire une petite fête.On n’avait pas sitôt fait part du projet â la femme chargée du message, que, comprenant le but de la grande confiance qu'on avait en elle, tout de suite elle cherchait un moyen de remplir sa mission: prenant son tricotage, elle se rendait chez son amie la femme du futur héros du premier de mai, et là, après mille détours, elle faisait part à son amie du projet que l’on avait on vue ; mais, grand Dieu ! quo de recommandations ne faisait, elle pas a son amie de no parler à personne de ce qu’elle venait de lui dire ! Quel bon après-midi l'on passait ensemble ! on sc remerciait réciproquement de la confiance qu’on avait l’une en l’autrc.En sc séparant le soir, madam la capitaine disait ù son amie: “Tu viendras m’aider à faire les préparatifs de la fétc ; tu sais, ça ne sein pas grand chose, mais tout do même, il faudra bien donner une petite collation de pain et beurre, rien de plus, mais de grâce, n’en parlo pas un mot, un seul mot à personne ; je veux que monsieur le capitaine, mon bon mari, soit surpris, voilà tout ce que jo désire." Le premier jour do mai, toute lu population était sur pied ; dès la première heure du jour, on apportait le fameux mai.Le mai était un mât d’à peu près cinquante ou soixante pieds de hauteur, garni de hune ou plateforme sur laquelle on plaçait des fusils en l>ois comme ornement ; on plaçait au liant du mât une poulie pour hisser le pavillon en certaines circonstances.Il y avait de ces mais, qui étaient très beaux et coûtaient liés cher ; quelques uns valaient au-delà do cent piastres.On Ica peinturait en blanc, avec quelques décorations dorées.Chaque paroisse avait ses capitaines de milice et chacun aimait avoir devant sa porte cette liante marque de distinction.Le premier de mai, comme je le dis plus liant, toute la population était sur pied à lionne heure.On apportait le mai; tous las organisateurs de la fête suivaient en procession, donnant force signe de joie, signes avant-coureurs du plaisir qu'on allai! avoir; ou arrivait enfin chez le héros du jour, monsieur le capitaine.il fallait voir l’élonuement que manifestait ce brave militaire, lui qui so trouvait pris à l’impro-viste.Il était néanmoins très flatté de cette marque (l'estime, jamais il ne pourrait trop rcmorcior ses amis de l'honneur qu'ils lui faisaient ; il était vraiment confus do no pouvoir leur donner un acompte r.’faa id ;; n * in fi i ht s, •*.!*.?! H' V\t \ < .’ y* - s » ai.•q/f • ~ .* O *.1 rq.r*: fe « jfcî : \.sm fumées universellement ûn Cil 81 Le 2i du courant est dicédé, i Montréal, le chevalier Iarocque, zouave pontifical et comm uniant de l'Ordre de Pie IX, â l'Age de (>o ans.INTERCOLONIAL RAILWAY Le tit ujirt'd Dimanche, le 20 novembre 1004 lea trains circuleront toud les jours (dimanche excepté), comme suit : LEVIS -.DEPARTS No 34—EXPRESS:—Pour St-Jean, Halifax et Sydney tous les jours excepté le samedi.5.35 p.rn.No 33—Express : —Montreal Tous les jours excepté lundi.;.12.10 p.m.No 48—Pour Uivière-du-Loup.4.10 p.m.No 153—Pour Montréal.4.20 p.m.,Vo i ci—Mixed '• .7.30 I*.SI- LEVIS: ARRIVÉE No 152—EXPRESS:—De Mou tri») (Tous les jours excepté le dimanche).1.15 p.10.No 150—EXPRESS:—De Montréal (Tousled jours excepté lundi), b.50 a.tn« No 33—Express:— 1mlifax .Sydney et St-Jean, tous lec jours, lundi excepté.11.55 p.tu.No 31—Express excepté le samedi *.—Montréal.5.20p.m, No 153—de (Litnpbcllton.4.10 p.m.MIXED : No 47—De Rivière du Loup, tous lesjou s Lundi Excepté.5.30 a.m.No 45—Express de Rivière au Loup et Cuuipbt'UtOH.10.l5u.rn.Tous les trains circulent d'après le “ Eastern Standard Time, 24 heures étant minuit.Mouflon, N.•*>.18 novembre 1904 .11 A.BEAUCHESNE FKHU1.A vil i:it-n.on iüuch MARCHAND - DE - FER ¦ ARTHABASKA Vu l'augmentation considérable de mes affaires, et pour rencontrer les demandes de lotis les jouis, jui beaucoup agrandi mon établissement, pour me permettre de donner satisfaction au public.Je désire en même temps faire connaître au public que j’ai ouvert un .M1 1 V ilt EN DETAIL Le public trouvera A mon magasin tentes les Feu omit ries de tablettes, et tous les autres articles qui entrent dans la ligne de Ferronnerie, tel que Peintures, Vernis, Huiles, Mastic, etc.Je continuerai tomme par le passé le commerce de ! erbianterie il Plomberie, et vous trouverez toujour s mon STOCK AU COMPLKT.• ?* ÉtoTln asfortiniUit, c< n side u Lie cl \ui os j dans tous les gc f;t>.5 W'VtiU’t voir, ça vau la ] tire.Ine'vlsile es( Mdiieiléc.10 nov.1904 — la.VOITURES iéi'six Ion* Miipplmiti»* sur cette dette de reconnnissmiec, en leur procurant une bonne fête |>our rappeler ce mémorable évène-l Le HAUME KHUMAL par.son effi-ment ; il regrettait beatteoup de ne pas avoir été Uatité, a supplanté tous 'es remèdes prévenu car il sc serait préparé pour répondre I préconisés jusqu a ce jour pour le trai dignement ù cette marque d'estime de la part de ses f‘,ni nl ^ * îl ccl'0 ls 11 n01»* r{ {}:s .1 .4 uoumons Dans tout:s les pharmacies, nombreux amis ; mais tout de mémo, il se faisait .l ,H! • vii ts ta t’iiosi; Le* retour .û-( Votait, je crois, on mil huit cent soixantoOmit, (lato , lic 1 * ^us gnez purim le:* près do la i(•organisation do notre système militmn-.Vous I hiverdans les am.es creux Cos mais ctaiont trô.s jolis ot portaient en eux un I m miUeu des nymphes des montagnes : cachet do respect ot d’honneur pour le brave homme iu printemps, vous picorez les tendres en favour do (pli il avait été édifié.|uourgeons et les baies blanches des myiles dans les jardins consacres aux CEREMONIES ULLK.ILUSlv'S I 1/autre soir, a la tombée du crépuscule, j’entendais des rouges gorges g.izouillei \i , .i i- , .• .i Lus les hêtres et je songeais, avec une Anus ectours, beaucoup d entre vous ignoront I , .°, • ., .' 1 .^ iuiicc émotion, quns chantaient de la plusictirs vioilhM coutumes qui furent on usage lliemc flÇün quc ccu< ,,.JC j-CCouiui.jH'ndant do longues années ot qui depuis plus do dans utun cniuice, a la liuére des trente ans sont tombées on désuétude.Plu siours doLaillis de ma inovmce.l.cs oiseaux ces coutumes portaient ou (‘Iles un cachet d(* grau 0,11 cc'a de bon, qu'ds semblent toujours dour qui inspiiait le inspect, et rehaussait l’éclat des lcs “mûmes”.D^s années sc cérémonies où elles étaient suivies.p issent, on devient vieux.On voit ^es Uuel est homme age de quarante ans qui no L.* ^ i t .* .• , , c ,, ,, .1 Ua f-tec îles i.lioses, les illusions lumber so rappollo I («litrcc II I église pniOKSial.J, a I Ollico L-,mc apièi l’duin:, et cependant, panm divin ledimanclio matin, du iirètrcofliciant, précédé tc$ arbics des vergers ou des bon», lus du bedeau p elant son uniforme composé d'un habit nstaux qu’un a connus des I enfance long appelé oit» pie.Cet Imbit était en drap bleu, ^pét -nt ics mûmes appels familiers, noir, avec < -diet large en drap rouge écarlate, avec al0^u^cnl m^inos phrases musicales nervures noires ; le bedonu portait fi la main un IVCC ,a ,n^uu* vo,x baMu.l.c temps 1 .^ .i.-4, hie semble pan motdre sur eux et,com- buon de .l.icob, comme s gne d autorité.% m , ’ Le piotie othciant sui\ait le bedeau et faisait I jous n'assistons jamais a leur agonie, I aspersion de loan botiiteon passant dans les allées I nous pouvons nous figurer presque que de l’église ; il retournait ù l’autel faire les prières, mus avotu toajours devant les yeux, terminer le citant de l’asperges, avant de passer ii Jcux (liU onl enchante notre première la sacristie, revêtit les ornements saccrdoteaux |)ourpCllucss,r,•• revenir chanter la messe.Le prêtre olîiciant présentait l'oncens et l'eau bénite an soigneur de la paroisse et aux marguil liera do l'œuvre.Cette présentation d’eau bénite et d'encens se faisait au commencement de la grande masse et lorsque l'un entonnait le chant du Magnificat.Une autre bonne vieille coutume disparue est celle do la présentation du pain bénit.Le pain bénit était donné par chacun des citoyens d'une paroisse ù tour de rôle.Le paroissien, (pii devait donner le pain b’mit en était prévenu par le dépôt que l’on faisait entre ses mains, à son banc à l’église, d’un morceau du pain bénit, que l'on distribuait le dimanche et qui avait été donné par son voisin.On appelait ce morceau de |wtiu bénit, “chnutcnu",et aucun ne donnait le pain bénit s’il n’était prévenu par la mise eu main de ce chanteau; c'était la manière oflicielle d’avertir, et on avait garde d'y manque!.On accompagnait le pain bénit d’une offrande de douze sous.A part le pain bénit de rigueur, on donnait aussi das pains bénits dits de dévotion aux fùtc> patronales de la paroisse, de monsieur le Seigneur, de monsieur le Colonel ou le Capitaine de milice, au jour de l’An, au jour dos Rois, ù la fête de Saint Lierre, à la Fête-Dieu; plusieurs de ces pains b uiits étaient très gros et coûtaient très citer.A l’occasion de ces grand \s fêtes, il so faisaii toujours des quêtes dans l’église pour d\s buts particuliers par d-»s premiers citoyens accompagne* de leurs é|X)uses; ces messieurs et ces dames ail.tien.A lotira iule du pain Irait avant de cornai meer leur quête.Les pains bénits de dévotion étaient quelquefois très hauts, â plusieurs étages, garnis «le morceaux appelés cousins et étoiles ; on distribuait un cousin n chacun des bancs, ainsi que dos étoiles ; on trait chait par morceau le pain que l’on distribuait au peuple.La croix on la couronne du pain 1 > • 11 i t était toujours destinée ù monsieur le curé.A VENDRE J m : ANDRE THRU RI ET.de l’.'Vcadcinic française.Z, DUCHARME MARBRIER VICTORI>1 VIL L E rJ|s (A Suivre) Ouvrage!» jn marbre et en granit, Monuments, Epitaphes et Poteaux pour l’entou rage des lois, etc.U ne visite est solli* citée.31 j u illot ,1805.— 1 Mi Meubles M.PAUL T0UR1CNY .'ll urciiuiMl i>u VICTORIAVILLE A l’honneur d’informer ses nom* brouscspratiques ot le public en général qu’il » fait d’importantes imélio niions dans son [JB MEUBLES A .) 3 I Assortiment pour salle à dtner mm (MI(lc*lloar,ln) Sets pour chambres à coucher Springs et matolas.Chaises, Chaises, etc.Kn raison do l’ôtablisscmcut d’une Manufacture do meubles à Viotoriavillo.les prix sout excessivement bas et peuvent rivaliser avec los prix des magasins de gros.((^•Uno visiteost rospoetnouso-mont sollicitée.8 soptombro 96.—1 a.M Aittuiuc Cuiaiiis, churion bit*i» cuuitti, de PledjiBville.SomerÉft, comté île Mè^Hiittr, a à w u tire dans le moiuent 800 VOITURES Tété Je toutes sorles, A tf Cl CÎ «ici»\ sièges, Concords, \ oil u res de ï’n m i llt‘s* de.Touiescet* voiturcf sont bien lutie-ar 1,08Miployésexcepté par notre agon i autorité, M.S.C.1V,‘OUl(!S dctftu Ju|jg Uédoein Vélériimirc TBOIS-RIVIWSS, V.Q.II.M.PRICE & Co.nmlnéoDIMailIMo l.'Univcr.il6: t.189J.Laval do Montréal r,*n Blancs de listes électorales et de rôles d evaluation en vente à ce bureau.GEORGES SPENARD -
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