L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole, 11 mai 1922, jeudi 11 mai 1922
Zéph N AULT, Imprimeur LIBERTÉ SOUS L’ÉGIDE DES LOIS “ REDIGE EN COLLABORATION ” 56me ANNEE ARTHABASKA, JEUDI, 11 MAI 1922 No.23 I,’Union des Cantons de l’Est JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIÉ LE JEUDI PAR l IMPRIMERIE D'ARM BASKA Incorporé! t’ROI’RIETAIRE ABONNEMENT l.«)(J p»r au.—50c.par no mua ire.OrtCoAHHiroitietil «t’uvaiico.ANNONCES I .«rlim.», Ift lis»*».;J" I HortioiiR Mub»6iju«nlüA.-O Hipt Min***» Mariai»i8el Si'puUurea.-fi tiraiin pour Ica abonné* M • < Touto puiilicAtion porAunnolb* ou iiiifatMto rtpjMirtH d'institut ions finni.iiêit-H ou mitn ^.puit innér»'*» coin me annoncoi» A •.ooniin It hif/m La Chambre donne une majorité de 132 contre i’Hon.M.Meighen développement du commerce.C’est le devoir du gouvernement de tenir une enquête aussi approfondie que possible sur toute celle question avant d’annoncer une politique.Comme il s’agit tout simplement de l’entendre du Nid du Corbeau il n’est pas nécessaire d’aller devant la commission des Chemins de For.A la suite «le l’augmentation des salaires aux employés de chemins de fer en 1918 les compagnies ont dû trouver des revenus.C’est pourquoi l'entente «pii devait automatiquement entrer en vigueur a été suspendue.Les conditions n'ont pas sensiblement changé.Depuis 1918.disent les compagnies, et si nous ne maintenons pas cette entente «lu nid du corbeau il en résultera des pertes considérables pour le Grand-Tronc el l cclette avant de le semer en terre canadienne.(Les jnurneaiix) Courcelelle ; simple expression géographique, petite commune picarde, sans histoire, sans fastes.Quelques centaines d’habitants avaient là, leur humble fover, ils » y vivaient paisibles cl heureux.Le blé poussait plein et beau dans la plaine.Les arbres des vergers ployaient sous le poids des pommes.La guerre est venue.Courcelelle a été ravagée.Aujourd'hui le nom de Courcelcttc est célèbre el ses ruines sont un lieu de pèlerinage.Ce fut à Courcelelle (pie, le 15 septembre 1616, le 22e régiment accomplit l'un de ses plus beaux faits d’armes : —Terrible fut l'attaque et rouge la mêlée ; Sur Coureelette enfin notre étendard flot> [tait ! l.e Canada venait, dans sa nulle épopée D'inscrire le feuillet signé : Montréalais !- Le 18 septembre, à la relève, il ne restait, avec le colonel Tremblay, qu’une centaine, d’hommes ; 610 avait pris part à la bataille.De nombreux officiers cl soldats de Montréal étaient tués ou blessés.La victoire, que nos soldats avaient faite si belle et que nos diplomates achèvent de rendre puérile et problématique, esl venue.L’apaisement s’est fait.Le laboureur a repris ses travaux.On a semé, de nouveau du froment local, mais quelle concerne le dans la plaine de Coureelette.pays tout entier.Il ne s’agit pas Laboureur retourne avec respect, seulement de taux de transport, le avec piété cette terre baignée du gouvernement est partie à cette sang des héros, du sang du sacri-entcnlc du Nid de Corbeaux, et fice canudicn-français.Le soirdon comme toi il devra décider si elle travail fini, quand le soleil se coti-doit êlrc maintenue.Dans l’opi- clic, avec des reflets sanglants, sur nion du député d’Ihdifax, le gou- la terre de France, songe à ceux vernement a adopté la meilleure qui sont tombés sur ton champ, ligne de conduite.j Un progressiste, M.John Mor- - risson, demande le retour à l’entente du Nid du Corbeau, parce qu’elle a permis de coloniser l’Ouest rapidement et d’y voir se Quelle pensée vraiment belle, vraiment grande, vraiment patriotique, bien digne du peuple* (pii sait aussi bien porter la croix que l'épée, a présidé à cette désignation sainte.Quelle vision symbolique ! Le Dieu tout puissant, que nous adorons, lorsque le prêtre élève le Saint-Ciboire, le Dieu qui, dans l'ostensoir d'or, rayonne sur le monde et protège l'humanité,s’est penché vers les petits soldais du Canada.Il a vu l'héroïsme, la vaillance.\c grand sacrifie ede Coureelette ! Tandis que l'histoire plaçait les noms des héros canadiens dans son livre d'épopée, le Christ, Jésus, le Dieu des Francs, donnait aux âmes héroïques de tous ces braves la glorieuse immortalité ! 'l'erre du Canada sois maternelle pour le blé de Courclecltc, rosée du Canada sois douce pour le blé de Courcelelle, brise du Canada, % Canii Millii Agency Farine, Grains et Moulées AVOCATS V StnUltAKIU .V.q.I.K.WALSH, li.A., C.K.JULKS i UlStON, M.L.L., C.K.ISureau : Huv de VEulinr.Lahberlé & MarchatM AVOCATS VICTORIAVILLE IVI LF K II) LALIKKKTK, C.H.Ml 1LJITK MARCHAND bureaux : llêiel de ville NO TAIIRE3 i îivcrgne & Garneau % 01 is 4 trv h V M ru UUKÎU, »*.«è- i/l ION.L.LA V K RO N K, C.R.OAKNKAC !.L IL BUREAU 0 St-LO U IS.J.-C, HEON, Agent, VICTOIIIA VILLE • • Qué Tourigny & Touriguy MARCHANDS VICTORIAVILLE, P.Q MKI’IU.EM—TAI’IH —l'KKIiAUTN GRAND TRUNK BISK?Chemin de fer du Grand Trono A méfiée Landry, AKl’KNTKUU, BKCANCOUR, Comté dk Nicolkt très, subir la dépression économique.L’hon.A.-K.MacLean dit que cette question n’est pas d’intérêt Le Dr Koch Hébert Spécialiste sois caressante pour ce froment De*» yeux, oreille.*, nez et gorge A In (|lli vient de la terre où sont loin- clinique du Dr Darche, A Sherbrooke, bés les liens, soleil du Canada (pic sera U VicUriavilie h l'hôtel Bernier, tes rayons les plus beaux, les plus tous les quatrième mardis de chaque ardents nimbent d’apothéose, le mois* blé d’or de Coureelette, le blé de | Bureau à Sherbrooke 92 King l’héroïsme, du sacrifice, de l’im- M.Landry unt un arpontotir d'oxpérîonc B FlïlîN K Y, B.A.NOTAIRE AS' URA CES : VIE ET FEU Aclmt unici|uk o» ACfiIftire.ou nuire*.PRINCEVILLE, P.Q.Dr Edgar Larouche L.C.D.D.D.S.CH IUUHI5IKN-DENTISTE VICTORIAVILLE.- • P.Q.llourc» du bureau : 9-12.2-0 et 7-9.Voici Ies Imuios des trains h Victo* rinvillo : Au.A NT VERS I.’ËST Pour Québec.3.58 hrs a.tu.Quotidien Pour Québec.12.48 lira p.m.Kxcupté lu dimnncho Pour Lyster.8.37 hrs p.m.Kxcrpté lu dironncho Allant veils l’Ouest Pour Montréal.2.24 hrs a m.Quotidian Pour Montréal.7.30 lira a.m.Kxcopté lu diinnnuhu Pour Montréal.2 39 lire p.ra.Kxct pté lu dimanche Allant vers le Nord Pour TmiH*Rivièrus.,.7 35 lira a.ta.Po u* Tioi*.RivièreH.,.1.45 lira p.ni.Excepté le dimanche Pour informutiouH, p adrcaaor A Victoriuvillc à l*Agt du Qrnod Tronc M.A.PELLETIER * * * Congrès Eucharistique de Rome, Mai 1922.Pèlerinage, avec guide spécial Pour plus d’informations, s'adresser aux agents du Grand Tronc mortalité.A Messieurs les Commissaire LÜM MJh w»rf * BANQUE D’HOGHELAGA n d « d'Ecoles Capital autorisé Capital Versé ot réserve Total do l’actif $10,000,000 8,000,000 75,700,000 L»s enfants pleurant pour svoir io C A 3 T O R ! A DE FLETCHÊR Voici le temps d’acheter vos li-1 ^ vrcs de récompenses pour la dis- yf tribution des prix dans les écoles, /t Nous venons de recevoir un très bel assortiment de livres de prié res et autres volumes d’une im portante maison de Belgique que nous vendrons à bon marché au ï! prix des maisons de Montréal, de I Québec et vous économiserez leshfÇj frais de transport.Nous pouvons aussi vous pro-| ^ curer le tome III de l’Histoire des “ Bois-Francs ”, par M.l’abbé Chs.EcL MailhoL Venez nous voir, ou écrivez nous, vous aurez complète satis faction." LA LIBRAIRIE DE L’UNION ”j Arthabaska, 173 Succursales et lf>5 agence* au Canada.Intérêt alloué au plu* haut taux courant sur tous 1er DEPOTS M'EPARGNE Le cultivaient qui a un compte de Banque béniticio des conseil** dévintércWvM de von Gérant pour ses pincements ; des rennei» gm merits utiles sur les conditions du marché, ou de l'opportunité d’améliorer la culture ou lelevago sur »es terres.C’est le rôle de lu Banque de vous prêter son concoure.Vous recevrez toujours l’attention et les services courtois du personnel et nous vous invitons cordialeuisnt i\ recourir à l’occasion aux bons offices de LA BANQUE D HOCHELAGA, Succursale YJiotoriauiUe H.BARIL, Gérant.Sous-Ag«nc«s I è Str-Clotlld», Tlngwlok, Notre-Dame 4a Hi St-Wenoealaa, Klngaoy Falla, St-Norbort, Notre-Dame- du Bon Conaoll, Lyotor.» 20 ans de service A colul qui •t bon off roi —Vingt en# nrWtt du —Im mmilU pour flcAaf mt tm§ vmUart; —ChmiM fmbtigm mt fmeilmm é n drm nmtionmi mm -Jfncc/iiflmmfi « dmcmuponm, aa au# Etatê-Ùnitj —£«n##/f nement# Rmmum mmnmmmüm 4 mhL £nmmi grmtki mmndm.CORRESPONDANTS DARI TOUTE U PROtWC* RENET.IECURC IANQUV MONTREAL—l«l Mi QUEBEC—74, ne fl aiaÉ i ; i/ÜN10N DES CANTONS DE L’EST JEUDI 11 MAI 1922 PAGE 1 .v» L’UNION DES CANTONS DE L’EST ÀUTUABA8KA.Il MAI 1922 combutlrc ce terrible fléau.Nos employés civils iu* peuvent manquer d’applaudir au généreux système de pensions et à Passu rance ((lie nous leur avons donnés.Hulin nous avons su conserver parmi les différentes classes de la société le meilleur esprit de tolérance.de bon vouloir et d’harmo-nic.Cette revue rétrospective serait incomplète et infidèle si elle ne mentionnait les noms des grands chefs tpii ont été les artisans de ce merveilleux progrès : MM.Marchand, Parent et tiouin.Sir Lomer (îotiin a laissé dans sa province, qu'il a dirigée pendant quinze ans, une réputation impérissable d’homme d’Htat et de patriote.Tout a progressé au sein de notre province durant ce brillant quart de siècle, sauf une seule institution (pii n’a plus que h' mérite de l'antiquité : je veux dire le parti conservateur.Son recul est aussi accentué que la marche progressive de la province a été vigoureuse.Kn 1897, les conservateurs élisaient 23 des leurs au parlement provincial.Ce chiffre tombe a 1 I en 1908, à 15 en 1912, à 5 en 1910, et à 5 en 1919.Les prochaines élections pourraient entraîner une réduction encore plus forte si nous en jugeon par les élections fédérales de dé ccmhrc 1921, (pii ont inscrit dans la colonne des conservateurs représentant notre province à Ottawa un calamiteux O.Le parti libéral peut attendri l’avenir en toute confiance : il a pour lui rendre témoignage un quart de siècle de progrès sans précédent dans les annales de noire province.L.-A.TASCHEREAU.LE DEVELOPPEMENT DE QUEBEC Vingt-cinq ânnéCS *tl c'm1^ Pur l'Assistance publi- /|a rpmmp lihpral Nous entreprenons de résoudre Uv le problème de la tuberculose par - nos grands hôpitaux antitubereu- Il y a aujourd’hui, U moi, vingt- [eux «le Slc-Aguthc, Layul el du cinq ans que le parÜ libéral you- Lac-k'buan1, celui de a moi taverne et administre la province de bte infantile pai les ocltois uks-Ouébec, et sens conteste, c’est l’èrc pries que le service de 1 Assistance Ui plus heureuse que notre popu- publique verse aux religieuses cl lation oit connue.-m,x *«»stil«lions qui s cniploic.il u Ce quart de siècle de régime libéral a été marqué par la stabilité ministérielle, par le progrès et par la prospérité, et il n'est pas exagéré de dire qu’après vingt-cinq ans de politique libérale Québec, le vieux Québec n’est plus seulement le premier en date, mais le premier de tous dans le domaine matériel et spirituel.Aujourd’hui Québec est cité en exemple au point de vue administratif, aussi bien qu’au point de vue social ou moral.Et la province réputée la plus pauvre de la Confédération en 1897 est devenue la plus prospère et lu plus riche ; c’est elle qui a vu grossir le plus sa population sans l’aide de l’immigration ; c’est elle qui a fait les progrès les plus conslants dans le développement intellectuel et duns l’expansion économique.Et ce n’est pas exagéré de proclamer que c’est au parti libéral que notre province est redevable de cet avancement prodigieux, que nous avons essayé de démontrer dans le numéro-souvenir du jubilé d’argent du parti libéral.A l’occasion de cet anniversaire Phon.M.Taschereau écrit les lignes suivantes : “Le parti libéral est nu pouvoir, u Québec depuis vingt-cinq uns.S’il célèbre scs noces d’argent la province de son côté a vécu son ûgc d’or et un coup d’œil rétrospectif fait voir ses progrès merveilleux.Vingt-cinq ans ! c’est beaucoup dans la vie d’un homme ; c’est peu dans celle d’un peuple.Mais ce court espace de temps suffit pour transformer la province et lui donner, parmi les province-sœurs, le rang que lui méritent le bon sens et l’esprit de labeur de sa population, son respect de l’ordre de la propriété et des convictions de chacun, ses ressourcés naturelles, la belle confiance qui y règne, et une sage administration.Québec est libéral et tradition-nalistc.Il en cède pas à tous les vents de folie qui soufflent sur le monde.11 n’est pas disposé à faire, à ses dépens, l’expérience de certains systèmes ou de certaines idées soi-disant modernes ; il laisse a d’autres d’expérimenter.11 sait très bien ce qui a assuré sa survivance et son développement nu milieu des éléments qui l’entourent : il veut garder tout cela et il saura le garder jalousement.L’heure est propice pour faire un court inventaire des progrès que Québec a réalisés au cours du dernier quart de siècle., En 1897 le budget de la province était de moins de $25,000,000 ; il est aujourd’hui de $10,000,000.Nous l’avons multiplié par (*>.Le budget de la justice a été porté de $160,000 à $1,500,000.0-lui de l’Instruction Publique de $363,000 à $2,000,000, sans compter les $3,000,000 donnés aux universités.Celui de l’agriculture de $127,000 à $930,000.Celui du travail de rien à $61,600.Celui des ponts en fer—nous en avons construit au-delà de 600—de rien à $300,000, sans inclure le coût de grands ponts comme ceux de Hu-tiscan et des îles Perrot.Celui de l’hygiène de $10,500 à $190,000.Celui de la colonisation de $106,-000 à $8000,000, à part les $5,000,-000 qui ont été volés comme aide spéciale.Celui de la voirie de $L-000 à $1,5000,000, pour lins générales a part $1,000,000 mis à la disposition des municipalités.Celui de l’assistance publique de $40,000 à $1,000,000.En janvier 1897, la Chambre votait un budget total de $2,199,-088.69 ; nous venons d'en voter un de $15,336,917.Prenons maintenant une vue d’ensemble de tous les domaines de l’administration.Pendant ces 25 ans nous avons : doublé le territoire de Québec ; porté ses revenus de $2,500,000 à $16,000,000 et plus ; doté la province de nos belles el grandes écoles techniques, et d’écoles de hautes études ; semé partout les écoles normales ; assuré les progrès et la permanence de nos collèges classiques , .«?.«.donné une nouvelle vie à nos universités ; octroyé aux ouvriers la loi des accidents du travail ; construit au coût de $35,000,000 les meilleures routes du Canada ; aboli les ponts et les barrières de péage ; amendé chez nous, grâce à une politique prohibant l’exportation de notre bois, les grandes pulperies et les moulins à papier qui font de Québec, dans cette ] sphère* le centre industriel du Canada.Nous avons résolu le grave problème da l’alcool par le contrôle da l’Etat, celui de l’hygiène et de qui est forcé à l’oisiveté dans les villes et qui sait manier la terre retourne sans tarder à ses anciennes occupations : il y trouvera l’aisance et la prospérité cl aidera puissamment à solutionner le problème du chômage.(Le Canada).LES COLONS ARRIVENT EN GRAND NOMBRE Importantes déclarations de l’hon.J.-E.Perrault, concernant La Colonisation.La Colonisation subit un essor extraordinaire un peu partout dans la province, déclarait l’hon.J.-E.Perrault.“ Le rapatriement des nôtres, aussi, s’effectue avec satisfaction H la nomination de M.Edmond Hubert, député de Rouville, a la succession de feu M.Carufel nous donne de belles espérances.“ M.J.-K.Hubert remplira les deux fonctions d’agent de colonisation el d'immigration, après h départ de M.Marquette.L’hon.M.I.-K.Perrault dit qui dans les cantons de colonisation il se fait beaucoup de défrichement, surtout dans la vallée de la Matapédia, dans Langis et Hîais.Les travaux avancent rapidement.Il est aussi une autre homu constatation à signaler, c’est (pu dans Himotiski el Matane on voit surgir de nombreuses paroisses nouvelles.Téiuiscouala est dans le menu* cas, dit le ministre : Enfin, rarement a-t-on éprouvé plus dt satisfaction et de plus sûres espérances.Le minisire termine en disait ipie bientôt une grande tournée d'inspection sera faite dans les cantons de colonisation et touti la presse d«* la province v sera invitée afin que l’on se rendre* compte de la situation réelle el que loti-le la population soit bien renseignée.L’hon.ministre part ce soir pour Ouéhec cl reviendra à Montréal, la semaine prochaine.LE RETOUR A LA TERRE tance que l’ordre règne partout.Et pour qu’un peuple jouisse de l’ordre, de la tranquillité, il faut que les personnes, les diverses sociétés et compagnies privées qui le composent, fonctionnent harmonieusement.Ce qui n’est pas possible sans que la forme productive du pays annule d’abord la force destructive de la consommation et la dépasse ensuite.Car les peuples comme les individus ne peuvent se contenter de vivre au jour le jour.S’ils manquent de prévoyance dans leur vie matérielle, ils sont incapables de lut- orateurs qui m’ont précédé, et qui 1er avec succès contre le premier vantent chacun leur région.J’nn- crois qu’il n’y a pas de tâche plus importante pour le moment que d’aller au fond de lu question et de connaître au juste la cause de la désertion de nos campagnes dans lu Province de Québec.On parle un peu partout d’abandonner la terre.Cela prend l’allure d’une déroute.Le mouvement s’accentue.II est accru par la guerre.La recherche des moyens à cm-ployer pour enrayer le départ des nôtres doit être poursuivie avec soin.’’ “Je n’ai rien à dire contre les Au cours de son passage à Montréal.l’honorable J.-E.Perruult.ini nistre de la Colonisation provin cial, a parlé avec beaucoup d’optimisme des perspectives de colonisation dans la province.Le ministre est en effet en mesure d (‘donner des détails très intéressants sur les progrès accomplis dans nos vastes régions de colonisation ou l’avenir s'annonce d eplus (*n plus souriant.On note assurément un développement considérable, surprenant si l’on peut ainsi dire, de ces régions inhabitées, il y a quelques années, cl (pii.aujourd'hui, se sont transformées en centres im portants où l’agriculture et le commerce se pratiquent sur mu* échelle très prospère.Nous avons déjà signalé ici les nombreux avantages qu'oITre la province de Québec au colon en quote d’une terre à défricher ;nous possédons un grand nombre de régions (pii u'attcudent que des bras pour devenir des centres agricoles d’une grande richesse.L’honorable M.Perrault, qui poursuit une vigoureuse campagne de colonisation depuis qu'il a été appelé au ministère, est heureux de* dire aujourd’hui que jamais la province n’a fait tant de progrès.On remarque surtout avec plaisir des nôtres émigrés aux Etats Unis et epii nous reviennent en grand nombre charpie année pour aller fonder des paroisses importantes dans ces régions.Le ministre de* la Colonisation leur réitère sa très cordiale invitation et leur assure qu'ils m* peuvent chercher de meilleur coin de terre pour s’établir que ces régions fertiles el ensoleillées, traversées par de multiples rivières et parsemées de nombreux lacs.D'année en année, le nombre de Franco-Américains qui \ienneul ici augmente constamment ; nul doute qu'il continuera de s’accroître.En dirigeant ses efforts de ce côté, le gouvernement provincial n epeut mieux faire,—ccttc immi-v gralion est certainement la plus désirable ; c’en est une qui est d'avance assimilée avec nos lois et nos coutumes, parle notre langue et professe notre foi.JEUNES («ENS ET VIEUX S'INTERESSENT A LA COLONISATION La paroisse est une force.—ï.'agriculture comme solution économique.'— L’aide à donner au Colon.‘ EM^AKONS-NOHS DU SOL” Nous avons déjà cité les éloquentes paroles dt* 1*1 louorahle J.-E.Perrault, Ministre de la Co-'oiiisatiou adressées aux classes dirigeantes, leur demandant leur entier concours en faveur d’u-ne campagne de “ Helour à la 1 erre .Aujourd’hui, qu'il nous soit permis de rappeler que nos jeunes gens, sons l'habile et patriotique direction du clergé catholique, s’intéressent vivement à celle meme question el qu’au Congrès d»* Chicoutimi, notamment, ils ont étudié ce problème el apporté d'ex* cellulites suggestions.Les Membres de IW.C.J.C,, qui y ont pris part méritent de sincères félicitations pour l'esprit patriotique qu'ils ont apporté à l'étude dt* ces problèmes si ((illicites d'application qu’est ” îa terre', libre au colon libre." La colonisation doit si«trict «rAnh.ibuHkaJ dans la côte de l’église, qu'elles au- JJ”.17® rnnt à les enlever et font défense , 1 , IV,|,,Ta •>?.?,“**.commerçante, «lu vil.lOni «I HS cnitxtr li loin uuiiiai URÜ do iUvoluyvillu.ol y faisant itfltiimi >min a qui que ce soit de ne rien mettre l» » nom h rainonde “Uuzopiu* Nnuit Knr*- sur ce terrain, sans permission.çh»trV K .r m ,()()(> par année, se- Deux représentants de la niai-doni $2,000,000 seront émis i ni- ron| disponililes pour rintérél des s» Versaillcs-Vidi ieaire-Doidais ¦diatement, en plus d'un émis- ,)ldii vendent pour guère va il malgré In désorganisation des Cooperative desJVoducteurs de ,(IS (|c „,)is „iaslrcs.marchés par le bill i'ordney (qui >,"ne.oubi.enl-ds «|uc sans celte: 1)olu.,es Vl,|is pairi.de.s doivent taxe notre laine de 1f> sous par li- Cooperative le marche des lames S(.rt>|1(hv (i(, r0I>,u>rtunilô vre à son entrée aux hitats-Unis) «'«JH l,OMllé.— - — - .^nmpagne, ne celte coope- et malgré la eoncurreiice des au- ;r.r V- .o ."'A.I.V.:,iI!7 «'«live étroite entre producteurs.très mations sur le marché an- dié nouveau, a fait augmenter ln inilIH1,iU.turiers et consommateurs’ • v*- ~ • j « • « umimuiv iui iv i » i v wiiiKmiiiikiu ui a» glais et le marché canadien.consommation des lames du pays V|)Uft ^ S()inmairoineill> l>n M.Obrien, le gérant général sou- ( t 1,!U ,a inoduil un icleu-ment :I|tt-ndunt de revenir oins lard sur cnn par un exéeul.f central qui «>«* ‘"lus.ht Ion donnera.! crédit R.m0nie slljoU |cs‘ ,„.i,lc|WilIX tenu par un cxecuiii miu.n qui .;.le meme su ici, les pnncil) a a sa tète M.llobt.Melùven.un «.« pwmiç»; venu pour 1 avantage oints (|lli milil(M)l ./faveur de S I k r* »¦» Il r .r •- .v^é ^ -i j , v* l 11 L*Cp-*- , / ?.^ (0 O U Ut V SJ U* a Cu.2 O U 0 O a 2 D o J a.H rv- tn u 3 ci d) —.ci
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