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Titre :
L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole
Éditeur :
  • Arthabaskaville :Antoine Gagnon,1866-1969
Contenu spécifique :
jeudi 4 avril 1929
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Union (Arthabaska, Québec)
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L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole, 1929-04-04, Collections de BAnQ.

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mon ties mitons Zéph.N AULT, Imprimeur LIBERTÉ SOUS L'ÉGIDE DES LOIS “ REDIGE EN COLLABORATION 63 me ANNEE ARTHABASKA, JEUDI, 4 AVRIL 1929 No.17 HT l JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIE LE JEUDI PAR L’Imprimerie d’Arthabaska, Inc.PROPRIETAIRE ABONNEMENT $1.00 par an—50c.par semestre nécessairement d’avance.ANNONCES Insertions, la ligne .30 centins Insertions subséquentes .20 ” Baptêmes, Mariages, Sépultures 25 ” Gratis pour les abonnés Toute publication, personnelle ou intéressée, rapports d’institutions financières ou autres, seront insérés comme annonces, à 2 centins la ligne.MAGNIFIQUES ELOGES DE SIR LOMER GOUIN Le Premier-ministre Taschereau rend hommage à son illustre prédécesseur.—Des témoignages de MM.Perron, Caron, Mercier, Galipeault, Perrault, Nicol et David.—M.Dandurand.(Par Edmond Chassé) Les hommes politiques sont profondément émus de la mort de Sir Lomer Gouin.Tous reconnaissent en lui un maître.Nous avons recueilli hier les témoignages d’un ministre d’Ottawa, du Premier-Ministre de la province et de la plupart de ses collègues, qui tous s’inclinent profondément devant l’illustre disparu.Nos lecteurs liront avec émotion ces éloges funèbres qui prouvent la haute valeur de celui que tout le Canada pleure en ce moment.L’hon Sénateur Dandurand, ministre d’Etat, revenu de Genève ces jours derniers, a rencontré Sir Lomer à Montréal lundi dernier à la réunion du conseil d’administration de la Banque d’Epargne dont il est le président et dont M.le Gouverneur Gouin était un des directeurs.L’hon.M.Dandurand était, comme l’hon.M.Adélard Turgeon, un ami de Sir Lomer Gouin depuis cinquante ans.Us ont grandi ensemble.Lundi, dernier, après la réunion des direc teurs de la banque, Sir Lomer avoua à son ami M.Dandurand qu’il éprouvait un malaise qui l’inquiétait beaucoup.Quelque moments après cette entrevue, Sir Lomer, en entrant à son bureau, de Montréal, sentit les pre mières atteintes du mal qui devait le terrasser quatre jours plus tard Jeudi après-midi, à 2 hr.le leader du Sénat arrivait à Québec avec l’espoir d’aller rendre visite à M.le Gouverneur, mais à 5 heures et demie, il apprenait la mort dramatique de celui qu’il a toujours considéré comme un des plus grands politiques du Canada.'Hier après-midi, l’hon.M.Dandurand est allé présenter ses condoléances à l’hon.M.Taschereau, en compagnie de son cousin et ancien associé, M.Charles Lanc tôt, et en quittant le Premier Ministre, il nous a tracé en quelques mots la ligure calme et sereine de Sir Lomer, telle qu’elle a toujours apparu à ce ministre plein de verve et de feu, qui est devenu un diplomate d’une re nommée internationale : L’hon.M.Dandurand.—“Ce que j’ai toujours admiré en Sir Lomer Gouin, c’est sa foi en ses propres forces et sa belle ambition.Il y a tant de gens qui ont du talent et n’osent pas faire violence à la fortune.“Il avait pesé les hommes au tour de lui.Il les avait jugés et il se sentait de force à les diriger 11 voyait clair et il marchait droit \ers le but qu’il s’était assigné Il me paraissait comme le lutteur idéal, maître de tous ses moyens et en doutant aucunement de lui même.” L’hon.M.L.-A.Taschereau était trop impressionné jeudi par la disparition de Sir Lomer, qu’il a vu mourir dans ce Parlement où ils ont lutté ensemble pendant si longtemps, pour nous exprimer ses regrets.Le Premier-Ministre était à son bureau, hier, les affaires de la province l’appelant au devoir, et il nous a fait au cours de l’après-midi la déclaration suivante : L’hon.M.Taschereau.—“ Siri Lomer Gouin aurait-il eu à choisir le genre de mort qui devait le frapper qu’il n’aurait pas voulu, me semble-t-il, une autre fin que celle dont nous avons été témoins dans la douloureuse journée d’hier.“ Il est mort en plein labeur, à son poste, revêtu de son costume des grands jours, et l’encre encore humide sur les lois qu’il venait de signer.Il est mort entre les bras de sa famille, entouré de ses anciens ministres, de plusieurs députés qui furent ses lieutenants, et près du prêtre dont il a toujours été l’ami.Je ne connais pas un concours de circonstances plus tragiques, plus poignantes et plus consolantes.Pendant vingt ans, j’ai été le collaborateur intime de Sir Lomer Gouin.Après neuf ans d’absence nous nous faisions fête de le voir evenir parmi nous.Le cercle ’autrefois s’était quelque peu rétréci, mais nous l’avions reconstitué, Quelques minutes ont suffi pour le briser irrémédiablement.Dans l’intimité, Sir Lomer Gouin était l’homme le plus charmant.Bon, affable, sympathique, vous gagnait par sa franche spontanéité et vous attachait à lui.D’une profonde sensibilité qu’il ne réussissait pas toujours à refouler, il partageait les joies de ses amis tout comme leurs peines qu’il fai-ait siennes.Son oeuvre politique appartient à la grande histoire.Elle ’est pas encore complètement connue.Le recul du temps la mettra mieux en lumière.Ceux-à qui ont été très près de Sir Lomer Gouin sont peut-être les seuls pour l’instant à pouvoir apprécier leinement ses claires visions de avenir, ses larges conceptions économiques, les saines directions qu’il a voulu donner à sa province et à son pays, sa prudence, son honnêteté, et l’ascendant qu’il a su exercer sur ses compatriotes pour leur faire comprendre leurs responsabilités et le but auquel devaient tendre leurs efforts.Paix religieuses, harmonie parfaite entre les diverses races qui compo-ent la nation canadienne, développement intensif de l’instruction dans tous les domaines, autant d’idées dominantes qui ont inspiré son orientation politique et qui ont fait l’objet constant de ses préoccupations.“ Paix à ses cendres.“ Je prie ceux qui lui étaient chers de croire combien nous nous associons à leur deuil et à leur chagrin.” La province de Québec n’aurait jamais profité des grandes qualités administratives de l’hon.M.J.-L.Perron sans Sir Lomer Gouin.C’est lui qui décida un jour ce maître du Barreau de Montréal à entrer à la Chambre des Députés.Sir Lomer nomma plus tard Thon.M.Perron au Conseil Législatif où il est devenu le leader du gouvernement.Très affecté de la mort de son ami et souffrant d’une extinction de voix à la suite du surcroît de travai qu’il s’est imposé dans les derniers jours de la session, le ministre de la Voirie nous a tracé ces quelques lignes : L’hon.M.Perron.—“ Je considère Sir Lomer Gouin comme l’un des plus utiles de nos hommes d’Etat, parce qu’il a fait connaî tre la province de Québec et attiré sur elle l’attention pratique du monde.Vers 1900, d’injustes pré jugés, même en Canada et en An gleterre, prévalaient encore contre la nationalité canadienne-françai se.Durant ses quinze années de gouvernement, Sir Lomer a fait ressortir magnifiquement les qua lités sociales, et administratives de sa race.Ses œuvres matérielles sont visibles à tous mais tous n’ap précient pas comme il convient le prestige moral que sa sage politique a valu au gouvernement de Québec.Aujourd’hui, lorsqu’on attend un avis prudent, une initiative, c’est vers notre province que se tourne le pays canadien.Sir Lomer Gouin a mis en valeur le potentiel humain et le sens politique de la province de Québec.Elle lui doit son crédit, gage certain de sa fortune économique.” Le 21 janvier 1909, Sir Lomer invitait l’hon.J.-E.Caron à entrer dans son cabinet comme ministre sans portefeuille et au mois de novembre suivant il le nommait ministre de l’Agriculture et de la Voirie.C’est donc à l’homme d’Etat qui vient de disparaître que les cultivateurs doivent Thon1 neur d’avoir un des leurs—et le plus brillant d’entre eux—dans le gouvernement de notre province où il dirige les destinées de la classe agricole.Aussi, le ministre e l’Agriculture nous a-t-il fait le bel éloge suivant de son ancien chef : L’hon.M.Caron.—“ L’œuvre de Sir Lomer se distingue surtout par le relèvement économique de notre province.Ses qualités de financier prévoyant lui avaient fait percevoir tout l’avantage que nous pourrions tirer d’une augmentation de evenus.Il y est rapidement parvenu en développant nos ressources naturelles.“ Les surplus annuels de son administration lui ont permis d’augmenter toutes nos activités agricoles, industriel-es et commerciales.“ Il a développé l’instruction de toutes ses branches.Il a stimulé les talents de notre jeunesse.Il a encouragé les initiatives hardies, inauguré confiance aux hommes d’affaires.“ En résumé, il s’est montre amateur infatigable, entraînant derrière lui tous ceux qui possédaient les aptitudes et les ressources nécessaires à l’agrandissement e notre domaine et à l’augmentation de notre influence économique.A ces qualités d’administrateur émérite s’ajoutaient une culture approfondie, des connaissances légales qui faisaient autorité, un don de parole qui portait la conviction, et une personnalité qui imposait eh toute occasion.“ En somme Sir Lomer laisse derrière lui un grand nom et une œuvre fructueuse dont toute la province lui est reconnaissante.” L’hon.M.Honoré Mercier était le beau-frère de Sir Lomer Gouin.Il avait été son secrétaire particulier, il avait pratiqué le droit dans son bureau, il avait été son collègue à la Chambre et dans le gouvernement.On comprend l’amitié qui unissait l’ancien Premier Ministre des Terres et Forêts, qui nous a dit hier ce qui suit : L’hon.M.Mercier.—“ D’autres vous diront de Sir Lomer ce qu’il a été pour sa province, ce qu’il a fait pour elle, pour le bonheur de sa population et la grandeur de notre pays.Pour moi, dans sa mort, dans mon chagrin, je ne veux voir que le grand-frère qui disparaît, me laissant un monde de souvenirs qui me sont particulièrement chers et ne sont pas près de s’éteindre.Sous une froideur apparente et un calme qui ne se démentait jamais, qui glaçait même souvent ceux qui ’approchaient, c’était un homme de cœur et de grande sensibilité.Nombreux sont ceux que j’ai vus 'aire appel à ce grand cœur, nombreux sont ceux dont il a soulagé la misère et même sauvés d’un désastre imminent.Dévoué, loyal envers ses amis, père affectueux, adorant ses petits enfants, il fut pour ma mère un véritable fils.Quant à nous, les enfants de Mercier, après la mort de mon père plus particulièrement, il fut bon et fit preuve à notre égard de sentiments d’affection qui ne se sont jamais altérés.C’est le frère aîné qui disparaît, laissant un vide immense parmi nous.Les enfants et les petits-fils de Mercier gardent un souvenir de profonde affection envers celui qui vient de les quitter ef prennent leur large part dans l’affliction de Lady Gouin et des fils de Sir Lomer.” L’hon.M.Antonin Galipeault était encore un jeune député lorsque Sir Lomer le proposa en 1916 comme président de l’Assemblée Législative.Trois ans après il en faisait un de ses collègues dans le cabinet de la province.On va voir que le ministre des Travaux Publics et du Travail connaissait les éminentes qualités de M.Gouin aussi bien que ce dernier avait ap précié celles du jeune député de Bellechasse de 1919, qui nous a parlé en ces termes de l’événement tragique de jeudi après-midi : L’hon.M.Galipeault.—“ A Québec et dans toute la province c’est la consternation depuis la mort foudroyante de Sir Lomer Gouin.Il est peu d’exemples d’ailleurs d’une fin aussi pathétique dans des circonstances aussi solennelles.Je suis entré en politique alors que Sir Lomer, Premier-Ministre depuis quelques années seulement, était à l’apogée de tous ses talents.Il a laissé dans le temps aux hommes de ma génération de qu’elle a été une véritable direction de leur carrière Peu d’hommes ont mieux connu l’âme humaine que Sir Lomer Gouin et s’il y eut de plus grands orateurs bien peu ont su mieux que lui parler à une foule, atteindre son cœur et le faire vibrer.Que dire de sa brusquerie de certains jours, toute de commande, la durée d’un instant, inspirée pour masquer sa timidité, son impressionnabilité— il ne pouvait pas dire non longtemps—et pour empêcher d’être lui-même trop vite désarmé.Sous cette façade, nous les jeunes de la phalange liber, de de 1908, nous savions cjhel coeur il cachait.Bien des fois nous l’avons éprouvé quand nous n‘en abusions pas.Je laisse à d’autres le soin de parler de l’ancien Lieutenant-Gouverneur comme homme d’Etat.Qu’il suffise de dire que dans tous les domaines il a été un véritable exemple et un grand orgueil pour ses concitoyens.Et l’histoire de notre province lui consacrera ses plus belles pages.” L’hon.M.Joseph-Èdouard Perrault a été élu député d’Arthabaska en 1916.Avant cela, Sir Wilfrid Laurier avait tenté plusieurs fois de l’attirer à Ottawa.A son entrée à la Législature de Québec, Sir Lomer, qui témoignait au député d’Arthabaska une grande amitié, l’honora tout de suite de sa confiance et, en 1919, l’hon.M.Perrault devenait ministre de la Colonisation, des Mines et Pêcheries.Voici ce que le distingué ministre nous a dit de Sir Lomer Gouin : L’hon.M.Perrault.—“ Quelle douleur profonde m’a causée la mort soudaine de Sir Lomer ! Sa fin tragique, au Parlement de Québec, à la dernière heure de la session, entouré de Lady Gouin, de ses amis, de ses ministres, au moment où il devait donner la.sanction royale aux lois que la Législature avait votées, m’a profondément ému.11 est venu mourir au champ du devoir, là où pendant plus de vingt ans il avait donné à sa province, à son pays, la meilleure part de son intelligence et de son cœur.Ce n’est pas dans ces instants de chagrin qui suivent sa mort que je pourrais apprécier l’œuvre immense qu’il a accomplie.“ Sir Lomer Gouin fut un grand Canadien, un des plus grands, un patriote sincère et éclairé au cœur noble et généreux.Il a aimé son pays ardemment.Il voulait sa province honorée, grande, prospère.Il rêvait que sa race, jouât un premier rôle dans la Confédération.Homme d’initiative et d’action, doué d’une rare énergie, compagne, Lady Gouin et à ses fils ma sympathie la plus vive.” L’ascension de l’hon.M.Atha-nase David a été aussi rapide que celle de Thon.M.Perrault.Député en 1916, il .était ministre trois ans plus tard.Le Secrétaire Provincial, profondément affecté de la soudaine disparition de celui qui l’a nommé membre de son gouvernement à 35 ans, a fait la brève déclaration qui suit : L’hon.M.David.—“ Sir Lomer Gouin a été le plus grand Premier-Ministre de la province de Québec depuis la Confédération.C’était véritablement un homme, un homme de courage.Nous suivons la voie qu’il nous a tracée.” L’honorable M.Jacob Nicol est entré dans le gouvernement après le départ de Sir Lomer Gouin.Mais si l’hon.M.Taschereau avait consulté son prédécesseur sur le choix d’un successeur à l’honorable M.Walter Mitchell, en 1921, il n’aurait pas jeté les yeux sur un autre homme.Le trésorier de la province nous a fait l’éloge qui suit d’un homme qu’il a toujours admiré : L’hon.M.Nicol.—“ J’ai été profondément affecté par la mort de Sir Lomer Gouin.Grand politique et homme d’affaire averti, il a joui de la confiance, du respect et de l’estime de la minorité anglaise de notre province, plus qu’aucun autre Canadien-Français de sa génération.Le succès de son administration avait attiré sur lui l’attention du Canada et lorsqu’il prit la direction du ministère de la Justice, à Ottawa, les Canadiens-Anglais des autres provinces lui accordèrent la même confiance et le même estime.Sorti de la politique active, ceux qui l’avaient admiré comme homme d’Etat voulurent se l’associer et on le vit diriger les plus grandes entreprises du pays.Par.sa science, par sa sagesse de vie, par son caractère, il exerça une influence bienfaisante sur son pays et il sera uni-ersellement regretté.” Voilà ce que nous ont dit des amis et des anciens collègues de Sir Lomer Gouin, sous le coup de ’émotion qu’ils éprouvent devant sa tombe.Que ne dira pas l’histoire de celui qui fut, nous le répétons, un des plus grands hommes de notre province.“ L’EVENEMENT ” d’une belle intelligence et d’un jugement sûr, il possédait toutes les qualités de l’homme d’Etat véritable.“ Son œuvre politique est considérable.Longtemps il a joui de la confiance populaire.C’est en pleine gloire qu’il a quitté le poste de Premier-Ministre de cette province.“ Son activité s’est attachée à tous les domaines.Administrateur habile et prudent, homme de vision, il avait formulé un plan, il l’a exécuté selon son idéal.Il rétablit les finances de sa province sur des bases solides puis il crée des revenus afin de réaliser l’œu vre qu’il veut accomplir.Tout est coordonné.Il tourne d’abord son regard vers l’instruction populaire.Il réalise dans ce champ de vastes progrès.Il attire la fiance, il encourage l’industrie et par sa politique crée des villes nombreuses, centres industriels, qui sont une richesse pour notre province “ II double le territoire de cette province, stimule son développe ment agricole et ouvre à l’œuvre de la colonisation de nouveaux territoires.Il crée cette politique de Voirie qui a changé la face de no tre province.Il a donné à Québec le rang important qu’elle occupe aujourd’hui.Il n’a pas peu contribué à la paix, la concorde et l’harmonie qui régnent ici entre toutes les races.“ Je me rappelle avec bonheur et fierté le concert d’éloges que partout j’entendis, en 1921, dans l’Ouest Canadien, sur l’œuvre politique que Sir Lomer avait accomplie en ce pays.“ Il appartient maintenant à l’histoire canadienne où il occupera une grande place.Il .sera parmi ceux qui ont le plus fait pour le progrès matériel, intellectuel et moral de ce pays.Les bons citoyens de toute origine reliront son histoire avec émotion et orgueil.“ Sur la tombe de cet homme éminent, de ce grand Canadien, qui m’a honoré de son estime et de son amitié, je dépose mon hom- Grains et Graines de Semence 2 Avril 1929.| Pour vos achats de Mil et de Trèfle, I demandez toujours les fameuses marques | “ Rosalie ” et “ La Reine.” Notre installation de Cribles et de I Trieurs alvéoles est la seule de ce genre I au Canada, ce qui nous permet d’offrir I une qualité de 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efforts pour l’accomplissement du devoir civil auquel il s’obstinait, il n’a plus pensé qu’à partir en chrétien.Dieu lui a ménagé cette immense consolation d’avoir autour de lui, au moment suprême, avec le prêtre, sa famille, ses amis, et les représentants de l’Etat.Pour un homme de son caractère, de sa valeur et de son activité, c’était le digne couronnement d’une belle et utile carrière.Politique de particulière valeur, il est mort à son poste de chef.J’ai peu fréquenté Sir Lomer Gouin, mais je ne l’ai jamais approché sans être frappé de la délicatesse de sentiments qui se cachait derrière ce masque qui accusait surtout l’intelligence et la volonté.Ces jours derniers, à Spencer Wood, causant de son retour à Québec après huit années d’absence, il me disait, et l’ombre de mélancolie qui passait sur sa figure accentuait étrangement ses paroles : Comme il y èn a de disparus ! On sentait comme il aurait été heureux, en revenant dans la ca- Perrault & Girouard AVOCATS ARTHABASKA, P.Q.Bureau de Perrault & Perrault, Rue de l’Eglise.L’HONORABLE J.-E.PERRAULT, C.R.Ministre de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries.WILFRID GIROUARD, B.A.B.C.L.M.P.Tél.Bell et Local JULES POISSON, C.R.AVOCAT ARTHABASKA, P.Q.Tel.Local Bureau : rue de l’Eglise JOHN F.WALSHc.r.AVOCAT Tél.Harbour 1943.Bureau 97 St-Jacques MONTREAL, P.Q.J.N.MICHAUD INDUSTRIEL ARTHABASKA, P.Q.P.H.COTE, C.R.AVOCAT ARTHABASKA, P.Q.Bureau : en sa maison privée, en face de l’Hôtel-de-Ville, où M.Côté pratique actuellement.WILLIAM PARADIS B.A., LL.L.Avocat et Procureur AMOS, P.Q.Laliberté & Marchand AVOCATS VTCTORIAVILLE, P.Q.WILFRID LALIBERTE, C.R.PHILIPPE MARCHAND Bureaux : Hôtel de Ville Entrepreneur de construction de toute, sortes, Manufacturier de portes et châssis.Bois de construction à vendre.Tournage, découpage, bois préparé.Tourigny & Tourigny MARCHANDS VICTORIAVILLE, P.Q.Meubles—Tapis—Prélarts Le Dr Roch Hébert SPÉCIALISTE Des yeux, des oreilles, du nez et de la gorge 31A Des Forges, TROIS-RIVIERES Le Dr Hébert sera à Victoriaville, à l’Hôtel Tanguay, le derniei mardi de chaque mois, où il verra les clients de 8 hrs a.m.à 1 hre p.m.Tél.1425.Docteur Edgar Larouche DENTISTE Rue Notre-Dame, VICTORIAVILLE Extraction sans douleur— —Méthodes Modernes Docteur L.-A.Trudeau ex-externe des hôpitaux de Paris NOTAIRES Lavergne & Gfarneau NOTAIRES ARTHABASKA, P.Q.L’HON.L.LAVERGNE, C.R.GARNEAU, L.L.L.Spécialités : Yeux, Oreilles, Nez et Gorge.104 rue King Ouest, SHERBROOKE, P.Q.Phone 159 17 déc.1 an."hotel PLAZA Plan Européen $1.50 et plug 446-448 Place Jacques-Cartier MONTREAL, Qué.B.FEENEY, B.A.,LL,B., NOTAIRE Assurances : Vie-Feu.Achat et vente de Debentures Bureaux : PRINCEVILLE et VICTORIAVILLE (Bloc Tourigny) 7 fév.j.n.o.une carrière brillante, de renouer des relations et des amitiés qui lui étaient douces.une impression tellement prof on- ' mage ému et j’offre à sa digne pitale, couronner si dignement Tél.P.: Office, Main 1440 ” Hôtel, Main 5843 Hôtel, Main 5839 Eau chaude et froide dans chaque chambr* 25 chambres avec BAIN.LEONCE APRIL, Prop.W.GERVAIS, Gérant.8 sept.—I an.J.E.HEBERT INDUSTRIEL ET COMMERÇANT DE BOIS VICTORIAVILLE, P.Q.Il a maintenant rejoint les dis- B°is brut et préparé, Moulures, Bois de la Colombie, (B.C.Fir), bois de plancher en merisier, portes assorties en parus.Mais il laisse le souvenir d’une vie remplie à pleins bords.C est un des brillants rejetons du Canada français qui vient de descendre dans la tombe.Il y jouira d’une estime justement conquise.Jules DORION L’Action Catholique ” B.C.F.Gyproc, Bardeaux et Lattes.Prix raisonnables.Cordiale Bienvenue.17 janv.—1 an Vous trouverez à la Librairie de “ L’Union ”, à Arthabaska, des ampoules électriques de 25, 40, 50 et 60 voltes, au prix de 25 sous. PAGE 2 L’UNION DES CANTONS DE L’EST 7 AVRIL 1929 L’UNION DES GANTONS DE L’EST ARTHABASKA, 7 AVRIL 1929 Le Nouveau Lieutenant-Gouverneur Le nouveau lieutenant-gouverneur de la province de Québec qui succédera au regretté sir Lomer Gouin, a été choisi, hier après-midi, par le gouvernement fédéral : ce sera l’hon.juge H.-G.Carroll, une figure des plus distinguées de Québec, un homme affable et qui saura faire honneur à la maison vice-royale de la province.Le nouveau représentant du Roi en cette province est né à Ka-mouraska, il y a soixante-trois ans, et il a fait son cours d’études à Sainte-Anne-de-la-Pocatière et ses études de Droit à l’Université Laval de Québec.Il a représenté le comté de Kamouraska à la Chambre des Communes, fut solliciteur-général du Canada pour monter ensuite sur le banc cotame juge de la Cour Supérieure, puis à la Cour du Banc du Roi.Depuis 1921, il était vice-président de la Commission des liqueurs de Québec, poste pour lequel il était bien qualifié puisqu’en 1912, il présida la commission royale chargée de tenir une enquête sur le trafic des liqueurs dans la province.L’hon.M.Carroll jouit dans la vieille capitale et la province d’une universelle estime.Comme député de Kamouraska, il a représenté ce comté pendant treize ans et fut deux années membre du cabinet avant de devenir juge.Partout, il fit honneur à son mandat et apporta dans toutes ses fonctions les qualités d’un citoyen intègre et dévoué.Nul doute qu’à Spencer Wood, il saura encore représenter avec dignité, tact et courtoisie toute la population de la province.Cette nomination est fort heureuse et elle sera sans doute accueillie avec enthousiasme par tous ceux qui connaissent le nouveau titulaire et connaissent ses hautes vertus civiques et intellectuelles.Nous le félicitons cordialement et lui souhaitons un long et heureux terme comme lieutenant-gouverneur.L’Ogre industriel Comme beaucoup d’autres pays, les Etats-Unis souffrent de la dépopulation rurale.En France, le mouvement migrateur des campagnes vers les villes a pris des proportions alarmantes depuis la grande guerre ; c’est par millions que se chiffrent les déserteurs du sol.Chez nos voisins, l’exode s’est également accentué au cours des vingt dernières années et cause d’autant plus d’anxiété que les centres industriels sont aujourd’hui surpeuplés d’ouvriers.Dans certains Etats d’ailleurs, tels ceux de la Nouvelle-Angleterre, la situation industrielle est loin d’être progressive ; le chômage y est fréquent, jetant le désarroi non seulement au sein des familles des sans-travail, mais aussi dans le grand et le petit commerce.Or, l’exode des campagnes ne contribue pas peu à aggraver les conditions d’existence des populations industrielles.En dévorant l’agriculture, l’industrie se met ainsi dans l’impossibilité de soutenir tous ceux qui se jettent dans ses bras.“ Si encore ”, remarque un confrère, “ la mai-nd’oeuvre dans nos centres industriels était insuffisante, mais au contraire, dans la Nouvelle-Agnleterre du moins, il y a généralement mois d’emplois à offrir que d’ouvriers pour les prendre.D’un autre côté, ces nouveaux arrivés, en acceptant des emplois à salaires réduits, prennent la place des résidants.” On sait les conséquences de cette migration rurale sur la vie économique des centres industriels surpeuplés.Faute de bras, la production des denrées agricoles coûte plus cher, et par répercussion logique le coût de la vie est plus élevé dans les villes.Peu fortunés, vivant le plus souvent au jour le jour, les travailleurs à gages qui constituent la grande majorité des populations urbaines n’ont pas ou n’ont que fort peu d’épargnes ; pour la plupart, le lendemain est toujours gros de menace ; arrive le chômage, c’est la détresse au bout de quelques semaines, parfois de quelques jours.Et quand ainsi des milliers de mercenaires son réduits à la misère, c’est toute la population qui en ressent les rudes contre-coups ; c’est la rupture de l’équilibre économique qui affecte alors les producteurs, les commerçants comme les consommateurs.La désertion rurale n’est donc pas seulement une calamité poulies calmpagnes ; elle est aussi la cause des crises industrielles dans bien des cas.Les Etats-Unis, entre autres pays, en ont fait la triste expérience ; c’est pourquoi ils limitent de plus en plus le quota de l’immigration et s’appliquent si jalousement à refréner l’invasion du travail urbain.Un coup d’œil sur un récent bulletin du bureau fédéral de la statistique, publié à Washington, donne une idée de la progression de Texode rural chez nos voisins.Au 1er janvier 1909, la population agricole était d’environ 32 millions d’âmes, tandis qu’au 1er janvier 1929, elle n’accusait que 27 millions 511 mille âmes, soit une perte de 4 millions 489 mille habitants.Le recul en 1928 s’est traduit par une perte de 189,000 âmes.Il aurait été plus considérable sans l’excédent des naissances sur les décès, se chiffrant par 23 contre 8 par 1000.Il n’est pas sans intérêt de mettre ici en parallèle le mouvement migrateur des campagnes vers les villes et celui des villes vers les campagnes, aux Etats-Unis ; on y voit dans quelle proportion les populations urbaines se sont développées au préjudice des populations rurales.En 1926, les campagnes ont fourni aux villes, 2,155,000 personnes, comparativement à 1,135,000 que les villes leur ont envoyées.Cet échange réciproque s’est traduit en 1927 par 1,978,000 contre 1,374,000, et en 1928 par 1,960,000 contre 1,362,000.La statistique, prise en détail, montre que dans la Nouvelle-Angleterre 65,000 personnes ont quitté, l’an dernier, les campagnes, et que 60,000 sont parties des villes pour s’établir sur des fermes.Dans les Etats méridionaux de l’Atlantique, 119,000 ruraux ont cédé leur place à 93,000 citadnis ; du nord-est central, 299,000 contre 218,000 ; du nord-ouest central, 372,000 contre 232,000 ; de T Atlantique-Sud, 266,000 contre 190,000 ; du sud-est central, 253,000 contre 167,000 : du sud-ouest central, 327,000 contre 204,000 ; dans les Etats montagneux, 135,000 contre 95,000 ; de la côte du Pacifique, 124,000 contre 103,000.Bref, 1,960,000 ruraux ont déserté le sol et 1,362,000 citadins ont émigré à la campagne en 1928.A quoi attribuer ce va-et-vient de la population américaine ?II est certain que l’industrialisation à outrance y est" pour beaucoup ; l’industrie urbaine attire et dévore l’agriculture, mais il est vrai aussi que l’industrie agricole a fait de grands progrès en ces dernières années ; elle a permis aux cultivateurs de maintenir le volume de leur production, de l’accroître même avec une main-d’œuvre plus réduite, ce qui explique la migration de tant de cultivateurs vers les villes.Il ne faut pas cependant attribuer à cette seule cause la désertion rurale—résultante d’une crise qui sévit dans tous les pays agricoles et dont l’origine remonte surtout à la guerre mondiale.Cette crise est en train de disparaître graduellement, grâce aux (méthodes scientifiques et à l’industrialisation de l’agriculture que les cultivateurs s’efforcent de plus en plus d’appliquer à leur exploitation.Jointes à une étude plus approfondie des besoins du marché, ces méthode scontribueront, à n’en pas douter, plus que les mesures tarifaires prohibitives au relèvement des conditions économiques des fermiers américains.Ce sera alors l’âge d’or pour les campagnes.Où fêterons-nous la Saint-Jean-Baptiste ?Notre confrère, “ La Voix des Bois Francs ”, vient de publier, sous cette rubrique, un article, ou mieux un appel qu’il nous fait plaisir de reproduire : “ Un peu partout, dans les grandes villes, on a déjà fixé le programme de notre fête nationale, pour 1929.Il est un devoir des petites villes de s’occuper d’avance, à leur tour, de cette célébration à la fois religieuse et patriotique.Nous nous permettons aujourd’hui d’émettre une idée, un Vœu, qui nous l’espérons, rencontreront de nombreux adeptes.Pour nous, les Bois-Francs, et particulièrement cette année, nous avons un endroit tout trouvé pour réunir, non seulement tous les citoyens de Victoriaville et d’Arthabaska, mais même ceux de toutes les vieilles paroisses des Bois-Francs : C’EST AU PIED DE LA CROIX DU MONT ST-MICHEL.Pour aujourd’hui, arrêtons-nous à cette seule proposition.Que ceux qui ont à cœur les manifestations nationales, se prononcent clairement pour ou contre le choix de l’endroit.Nous publierons, avec plaisir, les aperçus que voudront bien nous communiquer ceux qui sont en faveur du projet, et également les remarques de ceux qui ne partageraient pas la même idée.Fêterons-nous la St-Jean-Baptiste au pied de LA CROIX DU MONT ST-MICHEL, cette année ?Lecteurs, répondez ?” L’idée de M.Camille Duguay de fêter la St-Jean-Baptiste au Mont St-Michel, à Arthabaska, est heureuse.Nous l’en félicitons.Il n’y a aucun doute que toutes les paroisses des Bois-Francs, à savoir des comtés d’Arthabaska et de Mégantic répondront favorablement à ce projet.''Tv*r *n:'i«wîrriT La fête devrait coincider avec l’inauguration du monument élevé à la mémoire des premiers colons et des premiers missionnaires, et avec sa bénédiction.Un comité où des représentants de toutes les paroisses des Bois-Francs seraient nommés, devrait être formé sans délai.La mi-juin serait, il nous semble, une date propice.Cela permettrait aux élèves de nos maisons d’éducation de prendre part à cette fête avant leurs vacances.Un bel Exemple de Franchise CAUSERIE AU RADIO L’Association de la Province de Québec pour la Protection du Poiss.on et Gibier nous a donné sa deuxième causerie au radio et il est à espérer que tous les braconniers de la Province l’ont écoutée avec de grandes oreilles.Ce qui a été dit les fera certainement méditer et comprendre le grand tort qu’ils font à la Communauté en détruisant par leurs méfaits.Il a été xait mention, durant cette causerie, que l’humanité doit beaucoup à ces ressources naturelles, qui ont été les seuls moyens de subsistance de l’homme au début de son existence.La colonisation de notre Province a été beaucoup facilité par elles—les pionniers du Canada lui sont redevables pour leur succès.Ces services qu’elles nous ont rendus, elles peuvent nous les rendre encore si on les préserve de la destruction.Ce serait un désastre que de les laisser aller.Le devoir imposé par la Providence est de garder tous ces moyens de subsistance mis à notre disposition ne nous demande pas grand effort.Le respect des lois est chose facile, mais, le nombre de ceux qui ne le comprennent pas est encore grand, et nous devons tous coopérer pour mener à bonne fin le noble but de cette Association.Il faut savoir quand prendre du poisson et abattre du gibier—et quand il ne faut pas le faire.FRERES DU SACRE-CŒUR AU SOUDAN Aux dernières heures de la session provinciale, M.Taschereau a prononcé des paroles très justes sur la règle de conduite à suivre dans la vie publique.Dans son expérience déjà longue, a-t-il dit, le succès durable d’une carrière politique a toujours été édifié sur le travail, la modération, et la probité.Sans doute, on voit des jeunes arriver à certaines charges enviables avant d’avoir donné des gages de valeur réelle ; mais, en règle générale, le talent ne suffit pas à préparer une carrière, sans le concours d’un jugement sain et d’une âme loyale.Ajoutons que, quand le concours des passions populaires portent un exploiteur de préjugés au pouvoir, son régime est manqué par une diminution d’efficacité administrative, ou par un glissement vers la plus périlleuse démagogie.Que l’on repasse la liste des hommes publics canadiens qui ont rempli une longue carrière ou exercé une grande influence, Cartier, Macdonald, Tupper, Borden, Blake, Laurier, King, pour ne parler que des chefs fédéraux, et Ton verra que, même pour ceux dont on ne partage pas les idées, on est forcé de convenir qu’ils ont généralement su se garder parfaitement des exagérations, dans leurs actes et dans leurs discours.Mais c’est surtout en Angleterre qu’on voit briller cette modération parfaite cette courtoisie de bon aloi, cette franchise presque chevaleresque des grands chefs de parti.Gladstone, Roseberry, Asquith, Chamberlain, Bonar Law, Balfour, sans oublier Baldwin et MacDonald, de quelle noblesse de caractère ces hommes d’Etat ont donné l’exemple souvent dans des temps extrêmement difficiles et mouvementés ! Lors de leur récent passage en Canada, les deux derniers nommés, l’un chef du parti travailliste, l’autre chef du parti tory, ont exprimé leur entière confiance en l’idéal patriotique de leurs rivaux.Et, en pleine campagne électorale, ne voyons-nous pas aujourd’hui M.Baldwin proclamer que, advenant un scrutin favorable aux travaillistes ou même aux libéraux anglais, la nation pouvait compter sur une politique de paix intérieure et extérieure.Comment le premier-ministre anglais pourrait-il parler de la sorte si, parmi ses acl versaires politiques, les têtes dirigeantes ne donnaient le gage du civisme, de la prudence, du dévouement aux institutions ?Que nos hommes publics de tout âge et de tout groupe notent bien ces exemples, qu’ils réfléchissent sur l’avis opportun que leur offre M.Taschereau, qu’ils étudient l’histoire parlementaire de tous les pays, et ils verront quelle leçon pratique de sagesse et de prudence comportent ces témoignages irrécusables.Et qu’ils notent aussi que chaque fois qu’un homme public se livre à des écarts de langage, des circonstances prochaines se chargent de Thumilier et de le confondre.Une Taxe nécessaire Quand le gouvernement de Québec, Tan dernier, éleva de trois à cinq sous la taxe sur la gazoline, plusieurs membres de l’opposition lui reprochèrent d’imposer un nouveau fardeau aux contribuables.Mais les raisons impérieuses qui exigeaient cette mesure étaient faciles à discerner.Les chemins coûtant énormément cher, il fallait les faire payer non pas égalelment par tout le monde, mais par ceux-là qui usent ou détruisent la chaussée, et ce sont surtout les automobilistes.' ' ' L’opportunité de cette taxe vient d’être une fois de plus démontrée par la décision récente que vient de prendre le gouvernement d’Ontario.On a pu lire en effet, dans les journaux, cette semaine, la dépêche suivante : “ Une mesure législative proposant d’élever la taxe de la gazoline de trois à cinq sous, en Ontario, a été introduite à la législature de Toronto et a subi ses première et deuxième lectures.” Le programme de voirie, en Ontario comme dans Québec, est onéreux.Déjà, on y a fait contribuer les municipalités dans une large mesure.Mais cela ne suffisait pas.L’automobiliste, en toute justice, est appelé à augmenter sa quote-part.On imite donc, à un an de distance, l’initiative prise par le gouvernement de Québec.Il y a plus.La taxe sur la gazoline offre cet avantage de faire payer une partie de nos routes par la multitude des étrangers qui narcourent notre pays en automobile.Sur un certain nombre de nos bons chemins, il a été constaté que, durant la belle saison, la circulation des véhicules moteurs est faite par les touristes dans la proportion de soixante pour cent.Donc, pendant environ quatre mois de Tannée, quarante à soixante pour cent de cette taxe est fournie par ceux qui nous visitent.En Ontario, cet avantage est plus appréciable, attendu que la belle saison y est beaucoup plus longue qu’ici et que le tourisme peut y durer plus longtemps.A notre sens, la mesure ontarienne justifie pleinement les autorités cruébecoises.Il est vrai que les principaux intéressés, les automobilistes ne se sont pas plaints de la nouvelle taxe ; mais il convient de mettre sous les yeux de l’opposition une preuve nouvelle de son erreur fréquente dans la critique.Le R.F.Anthime, originaire de Sherbrooke, est l’un des quatre religieux qui iront y fonder une école.Saint-Hyacinthe, 3.—L’établissement d’une mission des Frères du Sacré-Cœur Canadiens au Soudan anglo-égyptien, est maintenant chose définitive.On nous apprend en effet, à la maison du Sacré-Cœur, de cette ville, les noms des religieux qui seront les premiers assignés au Soudan, où ils fonderont d’abord une école.Ces religieux sont au nombre de quatre : les RR.Frères Anthime, actuellement directeur de l’école du Sacré-Cœur à Ottawa ; Roméo, professeur au Mont Saint-Charles de Woonsocket, R.-I.; Emilius, professeur à l’école du Sacré-Cœur, d’Ottawa ; Henri, professeur à l’école St-Victor, de Montréal.Ils sont originaires respectivement de Sherbrooke de Granby, de Central Falls, R.-L, et de St-Norbert d’Arthabaska.Ils partiront pour leur nouvelle mission vers juillet prochain.Le Soudan a une superficie égalant une fois et demie celle de la province de Québec.Il compte treize provinces soumises à des gouverneurs anglais.Toute l’administration s’y fait en anglais.Dans la mission de Khrathoum, on compte 2,300 catholiques, avec 20 prêtres, 9 frères et 37 religieuses.La population totale du Soudan est d’environ 3,850,000 âmes, appartenant à des races diverses et répandues sur un territoire d’environ 1,014,400 milles carrés.PAR L’INJURE Est-ce par l’injure et la démagogie que le député de Sainte-Marie entend conquérir le respect et l’estime des honnêtes gens ?On le croirait.La scène regrettable qu’il a provoquée, à la fin de la session, n’honore ni son caractère ni son esprit.C’est la deuxième fois que cet homme se fait nommer, en Chambre, pour les injures grossières à des ministres.Contre toutes les règles parlementaires, il lance un mot insultant, puis refuse de le retirer.Ensuite, il ira devant les foules et posera au martyr.C’est de la comédie de bas étage.Nous regrettons que Ton vienne ainsi introduire dans l’assemblée législative un élément de grossièreté.Longtemps, la Chambre en fut exempte, et les discussions n’en étaient que meilleures.Le plus à plaindre, dans tout cela, est M.Arthur Sauvé, le chef de l’opposition.Il est obligé de porter un pesant fardeau dans la personne de l’homme nommé.Nul doute qu’il déplore amèrement de tels incidents, qui nuisent à son parti et l’empêchent d’obtenir la confiance populaire.NOTES LOCALES Les cérémonies de la fête de Pâques ont été très imposantes dimanche dernier.L’église était revêtue de ses plus beaux ornements.Dvi beau chant fut fait par les élèves des Frères des Ecoles Chrétiennes.L’orgue était sous la direction de M.Charlebois, organiste.Le sermon de circonstance fut donné par M.le Chanoine L.-A.Côté, curé.L’honorable M.J.-E.Perrault est allé à Québec lundi assister aux funérailles de Sir Lomer Gouin.Mme J.-E.Perrault est revenue hier d’un voyage à Montréal.M.Adélard Picher, protonotaire, est allé à Drummondville, cette semaine, pour affaires professionnelles.M.Wilfrid Girouard, avocat, est allé plaider en cour d’appel à Québec, mercredi.M.C.-A.Hudon de Notre-Dame de Ham, étaient le jour de Pâques chez M.et Mme J.-E.Hudon.M.et Mme Maurice Girouard, de Nicolet, passent quelques jours chez M.Philippe Girouard.M.et Mme M.Girouard vont demeurer à Victoriaville à l’avenir.M.Hercule Laroche est de revenu d’une promenade à Montréal.M.Laroche a visité ses enfants, Emile, Alice et Evélina et d’autres parents.Il était accompagné de sa petite fille, Laurette.M.et Mme William Mercier et leur bébé, Jeannine, sont en visite chez M.Joseph Croteau, père de Mme Mercier.M.Armand Labbé, de Plessis-ville, était chez son père, M.F.-X.Labbé, dimanche.Mme J.-E.Hudon, ainsi que M.et Mme E.Lafontaine, de St-Paul, sont allés à Nicolet, lundi, rendre visite à leurs enfants, étudiants au Séminaire et à l’Ecole Normale.L’honorable M.J.E.Perrault qui a passé quelques jours à Québec assistera cet après-midi à l’assermentation du nouveau lieutenant-gouverneur et reviendra ici ce soir.L’ouverture des Quarante-Heu-res au couvent des Dames de la Congrégation a eu lieu ce matin.M.Honoré Girouard, ingénieur, de Drummondville, était en visite dimanche chez son père, M.J.E.Girouard.Mlle Claire Garneau est en promenade à Québec chez sa sœur, Mme C.H.Boisvert.Mlles Manseau, de Wotton, étaient en visite dimanche chez Mme Honoré Boucher.M.Alexis Pepin, avocat, est retourné à Montréal après avoir passé quelques jours en visite chez sa mère, Mme L.O.Pepin.MM.René Boucher, notaire, à Wotton, et Raymond Boucher, chimiste, de Hawkesbury, étaient en visite chez leur mère, Madame H.Boucher, dimanche.M.Clément Pepin, employé civil, de Montréal, a passé quelques jours dans sa famille.M.et Mme Wilfrid Girouard sont retournés à Ottawa après avoir passé quelques jours chez M.et Mme J.E.Girouard.Mlle Raymonde Tourigny, du couvent d’Outremont, a passé quelques jours en visite chez ses parents, M.et Mme L.A.Tourigny.Il nous fait plaisir d’apprendre que M.Henri Pepin, régistrateur, va mieux de l’indisposition qui Ta obligé de garder sa chambre pendant quelques jours.M.le comte V.de Restaldi, consul d’Italie, à Montréal, était de passage ici samedi dernier.Le terme de la cour supérieure pour le mois d’avril est fixé au 9 avril et sera présidé par l’honorable juge Stein.—PROPRIETE A VENDRE.— Bonne propriété, bien entretenue, terrain de 72 pds de front par 200 pds de profondeur, dans le quartier résidentiel à Arthabaska, P.Q., à proximité de l’Eglise, du Couvent et du Collège.Conditions faciles.Pour plus d’informations s’adresser à ADELARD MAHEU, Arthabaska, P.Q.7 avril—1 mois.FEU MONSIEUR PHILIPPE LEMAY Nous avons appris avec regret le décès de M.Philippe Lemay, rentier, de cette ville, survenu à la suite de plusieurs semaines de maladie.Ses funérailles et sa sépulture ont eu lieu lundi au milieu d’un concours nombreux de parents et d’amis.Il laisse pour pleurer sa perte son épouse née Rosilda Lamontagne.“ L’Union des Cantons de l’Est” offre à la famille ses sincères sympathies.REMERCIEMENTS AU PUBLIC Messieurs, La saison du “ Sport ” étant terminée, les membres du Club de Hockey d’Arthabaska désirent remercier, par l’entremise du sympathique journal “L’Union des Cantons de l’Est ”, tous ceux qui ont bien voulu se dévouer, nous venir en aide par leurs contributions et nous encourager de leur présence et leurs applaudissements à nos joutes au cours de l’hiver qui vient de finir.Nous croyons avoir fait notre possible dans nos exhibitions, pour mériter l’accueil bienveillant que vous avez voulu nous donner.Nous réitérons à tous nos remerciements, et demandons de nouveau votre patronage pour l’avenir.Les Membres du Club de Hockey d’Arthabaska, MAURICE HUDON, Gérant Arthabaska, 1 avril 1929.Mme Honoré Boucher est revenue d’un voyage à Drummondville.M.Adrien Désautels, de Québec, a passé quelques jours en notre ville.M.Victor Marceau, protonotaire, et Madame Marceau sont attendus cette semaine.Mme C.-E.Gaudet a passé la fête de Pâques à Nicolet, rendant visite à son fils, Raymond, au Pensionnat- Saint-Jean l’Evangéliste, Ecole Normale., MM.Napol Blanchet et Wilfrid | Blanchet étaient chez leur père, M.Albert Blanchet, à Pâques.M.Thomas Roy, de la Banque de Montréal, à Beauharnois, a passé ses vacances de Pâques chez sa mère, Mme Alfred Roy.ON DEMANDE une servante générale sachant faire la cuisine.S’adresser à Mme THEODORE ROY, Victoriaville.M.Cyrille Hudon, de Québec, et Maddington Falls —MM.Evariste Gagnon et Conrad Cormier sont revenus chez leurs parents, après un assez long voyage dans les chantiers.—M.et Mme Lucien Bazin, de Trois-Rivières, étaient de passage chez leurs parents, M.et Mme Narcisse Bazin, la semaine dernière.CONTRAT DE LA MALLE mm inoq ’ •)us
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