L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole, 8 mai 1929, mercredi 8 mai 1929
mon mitons ZâPH.NAULT, Imprimeur LIBERTÉ SOUS L'ÉGIDE DES LOIS REDIGE EN COLLABORATION 63 me ANNEE ARTHABASKA, JEUDI, 8 MAI 1929 No.22 >< r ) JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIE LE JEUDI PAR L’Imprimerie d’Arthabaska, Inc.PROPRIETAIRE ABONNEMENT $1.00 par an—50c.par semestre nécessairement d’avance.ANNONCES Insertions, la ligne .30 contins Insertions subséquentes .20 ” Baptêmes, Mariages, Sépultures 25 ” Gratis pour les abonnés Toute publication, personnelle ou intéressée, rapports d’institutions financières ou autres, seront insérés comme annonces, à 2 contins la ligne.LES ADIEUX DES EMPLOYES A L’HONORABLE M.J.E.CARON M.Grenier, exprimé les souhaits et les remerciements des officiers du ministère de l’Agriculture, et présente un joli cadeau.Une Horologe Une fête de la reconnaissance s’est déroulée la semaine dernière au café du Parlement lorsque les employés du ministère de l’Agriculture ont reçu officiellement l’honorable Monsieur Caron poulie remercier et l’assurer du bon souvenir de tous.Les employés, tant du service intérieur que du service extérieur, avaient à leur tête le sous-ministre de l’Agriculture, monsieur J.-Antonio Grenier, et Monsieur J.-Arthur Paquet, de la Coopérative Fédérée.Monsieur Grenier, à qui revient l’initiative de cette fêle, présenta à l’bonorable monsieur Caron une magnifique horloge grand’père accompagnant le cadeau de so i-haits et de remerciements.Monsieur Grenier présenta l’adresse suivante à l’honorable M.Caron : “Je suis bien tenté de me présenter encore à vous en disant : monsieur le ministre, c’est que ces trois mots viennent .naturellem ent à mes lèvres ; c’est une habitude qui date de 17 ans.“ Tous ceux qui sont ici éprouveront quelque difficulté à vous reconnaître sous un autre titre et à vous voir sous un autre manteau que celui de l'agriculture.“ La population agricole de la province ne fera pas autrement que nous et elle continuera à dire, en parlant de vous : monsieur le ministre Caron.“ C’est que l’on ne rompt pas 20 ans d’association par un simple acte de volonté ou par une lettre de démission.“Vingt ans, c’est toute une carrière et c’est celle que vous a-’ez donnée à l’agriculture officielle, après avoir donné toutes les autres de votre vie à la terre, à votre ferme de Ste-Louise et à vos coi-citoyens du comté de L‘Islet.“ Aucun ministre au Canada n’a présidé au même ministère pe i-dant une aussi longue période.Vingt ans, c’est le quart de toute la vie et près de la moitié de la vie active d’un homme ; c’est le tiers de l’existence de la Confédération canadienne.“ Il est trop tôt pour essayer d’apprécier la valeur de vos services, mais chose certaine, c’est que l’histoire de l’agriculture dans Québec ne pourra s’écrire sans que l’on s’arrête assez longuement aux initiatives que vous avez prises et aux œuvres que vous avez accomplies.On ue pourra s’empêcher de constater qu’au moment de votre arrivée, il y avait un ministère évidemment, mais que son action était plutôt admi nistrative.“ Vous auriez été trop heureux alors et votre travail d’organisation en aurait été singulièrement facilité si vous aviez pu ouvrir les portes de ce ministère et des écoles d’agriculture aux compé tences agricoles,—il n’y en avait pas ou bien peu.IL a fallu les former.“ Réalisant que vous ne pouviez guère faire venir des professeurs de l’étranger et qu’il importait avant tout de former des hommes de science parmi les nôtres, vous avez distribué d^s bourses à tous ceux qui ont été jugés capables d’en profiter et qui pou-vaient consacrer un an ou deux aux études supplémentaires.“ Tous les professeurs de nos écoles d’agriculture françaises ou à peu près tous, et les principaux techniciens du département ont été vos boursiers.Si les méthodes de l’agriculture se sont modifiées graduellement dans Québec, si les diplômes de nos écoles ont plus de valeur, c’est à la compétence de ces boursiers que nous le devons en grande partie.“Plus de 35 techniciens ont été vos boursiers dans les universités européennes, allemandes et américaines.Un bon nombre d’entre eux sont aujourd’hui docteurs ou maîtres ès-sciences.“ Tous les services, sans en excepter celui de l'industrie laitière, qui était sous l’égide de la Société d’industrie laitière, sont nés saus Notre administration.“ Il y a 20 ans, le département était un tronc sans branche.Vous l’avez cultivé ; il a poussé et a donné naissance à 8 services.“ La population agricole ne croyait guère aux diplômés, aux théoriciens, aux agronomes, aux instructeurs.Vous les avez fait connaître, vous les avez lancés, vous les avez défendus, oui def.u -dus, et fait apprécier.“ Les producteurs n’avaient pas d’organisation pour vendre leurs produits.Vous en avez fond .La Coopérative fédérée, la Société des Planteurs de tabac de la Vallée d’Yamaska, la Société des producteurs de sucre d’érable vivront pour attester votre préVo^n.votre savoir-faire et votre opiniâtreté dans les grandes difficultés.“ Je n’entreprendrai pas de faire, par le menu, le récit de toutes vos œuvres, ni "même d’en énumérer les principales.Elles sont trop nombreuses.Je me contenterai d’ajouter que la Législature, les classes dirigeantes, les cultivateurs et tout le peuple apprécient ce que vous avez fait et que vos employés, presque tous nommé i par vous estiment hautement vos services publics.“Ceux qui vous entourent ont appris à respecter et à aimer chez vous l’homme politique, mais aussi l’homme privé.Ils aiment à rendre hommage à votre droiture, à votre esprit de justice et à votre affabilité- pour les plus humbles, comme les plus importants.“ Ceux qui ont travaillé sous votre direction tiennent à vous souligner que vous ne les avez pas traités comme de simples employés, mais comme des collaborateurs, que vous vous êtes intéressé à leur bien-être matériel et moral, que vous avez fait de votre département une école de formation et d’entraînement.Le personnel du département s’étant presque exclusivement recruté chez les jeunes, c’est ici que se sont entraînées les compétences qui y existent ou que le ministère fédéral de l’agriculture est sou ventes fois venu y chercher.Plusieurs d’entre nous—et je suis du nombre—peuvent dire que s’ils sont quelque chose, il vous le doi vent en grande partie.“ C’est donc avec regret qu’ils acceptent un départ rendu nécessaire par une santé chancelante et qu’ils vous voient (quitter l’agriculture pour une autre sphère ” “ Ils espèrent que la Commis sion des Liqueurs sera un tonique pour vous, que vous vous y plairez, que vos forces s’y referont et que vo”s saurez employer vos loisirs à vous bien reposer.“ Que l’avenir soit durable, agréable, serein, pour vous et les vôtres.C’est avec ce souhait que je termine, en espérant que vous nous ferez de temps à autre l’hon neur d’une visite, et plus souv ¦ d que vous nous donnerez une pensée.Je puis vous assurer qu’ici personne ne vous oubliera.” “Votre grande famille du .> nistère de l’Agriculture a voulu vous offrir, comme dernier témoignage d’appréciation et d’estime, cette horloge à laquelle nous donnons mission de ne vous cari! on-ner que des heures de bonheur.” M.Arthur Paquet, gérant de la Coopérative Fédérée, présenta ensuite à M.Caron un piédestal en marbre en l’accompagnant des souhaits des employés de la coopérative.Puis l’honorable M.Caron, très ému répondit en ces termes aux bon souhaits de ses anciens employés : “ Quelqu’un a dit un jour ”, commença l’hon.M.J.-E.Caron, “ que les amis, c’était des parents que l’on se faisait soi-même.Si j’en juge par votre assistance et les bonnes paroles que je viens d’entendre, j’ai une grande famille et un grand nombre de parents.Je puis vous assurer que je l’apprécie beaucoup en ce moment.“ C’est un jour solennel q ri nous réunit tous ensemble dans cette salle, probablement pour la dernière fois.Le sort a voulu que je quitte le Département Je l’Agriculture parce que la santé me faisait défaut.Cepend rit, mon cœur reste ici, avec vous n’en doutez pas.Dans vingt ans on contracte des habitudes, des liens, des attaches dont on ne peut pas se défaire même en le voulant.Ces liens qui m’unissent à vous par le cœur, j’en suis heureux, j’en suis fier, j’y tiens et je ne demanderai jamais à les rompre.Si donc les liens qui nous unissaient ensemble se trouvent rompus officiellement, ils ne le sont pas au-dedans de nous-mêmes et j’aurai toujours! pour les officiers de mon ancien Département de l’Agriculture ce souvenir, cette amitié que j’ai toujours ressentis pour tous et pour chacun de vous.“ En jetant im regard en arrière, sur les vingt années qui se sont écoulées, je me rappelle qu’au début de mon arrivée à l’Agriculture, il y avait 42 officiers seulement tandis qu’au jourd’hui le nombre desi employés du Département dépasse 500.Les services nouveaux se sont formés ou sont se sont étendus petit à petit.De nouveaux se sont formés ou sont encore en formation comme par exemple le service féminin qui a vu au confort des familles et auquel on doit pour une bonne partie le bonheur que l’on trouve dans les familles de cultivate irs à la campagne.Ces services ont exigé les meilleurs de vos efforts.On a dit tout à l’heure que c’était sous ma direction que ces services avaient été formés.Soyons justes.C’est sous la direction du sous-ministre et de M.Gibault dont il convient de rappeler la mémoire en cette circonstance, et sous votre direction à vous, les employés du Département de l’Agriculture, les techniciens du Département, que nous avons formé ces services techniques qui fonctionnent, je puis le dire sans vantardise, d’une façon admirable.“ J’aurais une mise au point à faire au sujet de la presse dont je ne me plains pas moi-même car j’ai toujours été trop bien traité par les journalistes qui m’ont fait des compliments que je ne méritais pas.On a dit et répété dans certaines presses, et on était de bonne foi, que le département de l’Agriculture allait être remodelé et que dorénavant ce département allait marcher enfin.Je ne veux pas protester contre cela.C’est dans l’ordre des choses de croire que tout se fera comme sous le coup d’une baguette magique mais je crois que ce n’est pas juste pour ces officiers du Département et pour le Ministre qui me remplacera.L’honorable M.Perron a trop de bon sens et il connaît trop bien les affairés peur prétendre qu’il va remodeler tout ce qui a été fait dans le passé ici et que l’Agriculture va suivre un essor nouveau qui va la rendre parfaie.C’est un mauvais service à rendre au public que d’allv dire que dans six mois il ne restera plus rien à faire dans le département de l’Agriculture.J’ai été le collègue de l’honorable M.Perron durant des années et je crois que c’est un grand honneur qu’un a fait au Ministère de l’Agriculture en mettant à sa tête un homme de l’énergie, du talent de M.Perron, un des hommes les mieux postés dans la politique non seulement de la Province de Québec mais aussi .de tout le Canada.Si on l’a mis là, c’est parce qu’on a compris qu’il y fallait un homme de talent.Ce n’est pas lui rendre justice que de le mettre sous l’impression qu’il va bouleverser tout ce qui existe et qu’avant longtemps il ne restera plus rien à faire dans la Province de Québec.“L’honorable M.Perron connaît trop bien ce qu’il a à faire, pour tout bouleverser comme ça.Il vient ici pour perfectionner.Ses capacités sont nombreuses.Il étendra, fortifiera, agrandira F services mais je sais qu’il va laisser les bases du Département telles qu’elles sont aujourd’hui en s’appliquant à les étendre comme je l’ai dit tantôt.“Nous avons fait quelque chose tous ensemble pour le développement de l’Agriculture dans la province de Québec.Il serait trop long de prendre tous les services les uns après les autres, mais prenons par exemple l’industrie des fabriques de conserves dans la Province de Québec.Deux fabriques sont nées dans le comté de Laval.Au début, le mouvement rencontra une critique acerbe.On disait qu’on n’encourageait pas les fabriques de conserves, et que nous aurions dû prévoir cela.Nous avons poursuivi le mouvement quand même- avec le dévouement de tous les experts du Département de l’Agriculture et des autres officiers du Département, et nous pouvons nous vanter de posséder aujourd’hui 60 fabriques de conserves qui écoulent sur le marché québécois une quantité de produits de premier choix.“ L’Agriculture n’est pas coin me toutes les activités humaines.Ça ne peut pas marcher comme une manivelle, il ne faut pas penser qu’elle doit progresser à F force du poignet qui tourne la manivelle.L’Agriculture a une toute autre fonction et c’est l’éducation du public qui lui permet de se développer.L’éducati >n pénètrent lentement, tranquillement.Il faut du temps pour faire entrer dans les cerveaux les améliorations modernes qu’on cherche à y implanter.M.Rousseau, du service agronomique, le fait de même que M.Savoie.A part cela, il faut une certaine mesure de direction, de savoir et de l’argent.Ah ! oui, il faut de l’argent, j’en suis convaincu.Grâce aux idées nouvelles qui se développent, à la mentalité nouvelle qui se fait jour, on est disposé à donner plus d’argent que jamais pour l’Agriculture.Vous avez eu une augmentation de crédits lors de la dernière session de $50,000.La chose n’était jamais arrivée et l’on se montrera encore plus généreux à l’avenir.“ Mais tout cela ne veut pas dire qu’on ira bouleveiser l'Agriculture.Il faut aussi former des compétences.Nous avons eu trente agronomes diplômés qui sont venus demander des positions au Département et comme nous ne pouvions pas augmenter le service des agronomes à cause du manque d’argent, il nous a mallu refuser leurs offres de services.Ces hommes se sont dispersés et ils ont embrasé d’autre professions.Nous avons à l’heure actuelle ces agronomes sur lesquels nous pouvons compter et l’honorable M.Perron en commençant son travail à l’Agriculture devra former I de nouvelles compétences pour les j ajouter à celles qui lui sont déjà acquises.Les nouveaux agrono mes qualifiés iront aider aux cultivateurs mais ils auront moins de misère que les pionniers.Les choses ont changé depuis autrefois.Aurait-on pu les faire changer d’un seul mouvement ?Cela aurait été tout à fait impossible, n’est-ce pas M.Magnan ?M.Savoie aussi vous le dira.M.Mafieux, qui est à la tête du semee d’enthomologie, pourrait-il d’un seul coup faire disparaître les mauvaises herbes de la Province ! 11 n’oserait pas dire que oui.Il j ne pourrait pas et pour l’efficacité | de son service devrait procéder étape par étape de façon à obtenir la coopération des gens.Il en est de même pour tous les services.Grains et Graines de Semence Prenons encore le service laitier.Ce fut une grande misère pour établir la loi du gras.Il fallut l’abandonner presque après sa mise en force parce que les gens disaient que c’était brusquer leur volonté et ce ne fut qu’après de vives difficultés que l’on réussit à faire accepter la loi qui rend de grands services aujourd'hui.Te pourrais dire la même chose pour l’élevage.“ Je tenais à faire cette mise au point pour la presse dont j’ai parlé non pas pour récriminer ni pour me défendre moi-même , car ce n’est pas ce que l’on dit de moi qui importe ; mais j’ai voulu corriger la fausse impression qui peut se répandre dans le public pour ceux qui ont fait la première tâche péniblement, qui ont fait entrer dans la classe agricole des données et des idées nouvelles.C’est uniquement pour cette fin là que j’ai fait allusion aux journaux et l’honorable M.Perron le comprendra.“ Vous n’avez pas voulu me donner une preuve tangible de votre amitié et vous avez cru bon de m’offrir quelque chose pour me rappeler les beaux jours pcv sés ensemble.Vingt ans, c’est beaucoup.Je n’avais pas besoin de quoi que ce soit pour me rappeler constamment mon département de l’Agriculture.Vous a"ez été généreux au-delà de toute expression et je vous en remercie.J’accepte avec plaisir cette urne qui honore le talent artistique de celui qui l’a choisie.Elle sera dans ma maison comme un témoignage de tous ceux qui n’ont pas voulus m’oublier au département de l’Agriculture.Vous m’offrez une horloge magnifique, trop dispendieuse.J’aurais voulu l’avoir moins belle et je ne l’aurais pas moins aimée venant de vous tous.Cette horloge est un objet animé ; elle a de la vie.Ce n’est pas un objet inepte.Elle sonne et parle au cœur et ces sons m’iront droit au cœur, je puis vous l’assurer.Elle me rappellera le temps que que j’ai passé à l’Agriculture, les beaux jours que j’ai ai passés, le plaisir que j’avais à présider les assemblées d’officiers aussi com- I ' tents, loyaux et qualifiés que vo.us êtes tous.Et quand l’horloge que vous m’avez donnée aura sonné ma dernière heure, elle ira à mes enfants et leur rappellera à eux ausi que j’ai toujours eu pour mes employés du département de l’Agriculture de l’admiration et de l’amitié.“ Vous savez que je ne sors pas avec plaisir de la vie publique.J’en sors avec une peine profonde et je le regrette de tout mon cœur.II fallait que j’en sorte, mon médecin m’y obligeait à cause de ma santé.Le Premier Ministre aurait voulu que je reste à mon poste et j’y serais encore si la Providence l’avait voulu.Pour ma i part, je ne vous oublierai nas et je i continuerai à m’intéresser à vos I travaux.Je serai là-bas, mais I mon cœur restera ici, il y reste, et jy restera toujours.Je vous demande de me garder avec j vous à titre honorifique (longs i applaudissements).Je veux être 'membre honoraire du département de l’Agriculture.Et si vous avez des fêtes agricoles, pensez à moi.J’y viendrai quand il me sera possible de le faire.J’ap- (A suivre à la 8 page) 2 Avril 1929.Pour vos achats de Mil et de Trèfle, | I demandez toujours les fameuses marques i | “ Rosalie ” et “ La Reine.” Notre installation de Cribles et de I i Trieurs alvéoles est la seule de ce geDre | | au Canada, ce qui nous permet d’offrir | I une qualité de semence exceptionnelle et 1 I insurpassable.I | Les avoines Bannière enregistrée et I | no.8, que nous vous offrons, vous assurent | I 1 plus haut 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DE L’EST ARTHABASKA, 8 MAI 1929 M.Caron, la Politique et F Agriculture L’ancien ministre nous parle des oeuvres qui lui ont été le plus chères, durant ses vingt années de gouvernement.—La fondation du corps des agronomes et la création de la coopérative des cultivateurs.—La valeur et la qualité de nos produits agricoles ont augmenté de 40 pour cent en 15 ans.—Des faits ou des tableaux.—Le problème de la représentation des agriculteurs à la Législature pourrait être réglé par les agronomes.—Les avocats sont les meilleurs législateurs et rarement trop nombreux dans les Parlements.—L’avenir des partis.—Les conseils d’un homme de talent et d’expérience.UNE BELLE CARRIERE (Par Edmond Chassé) L’honorable M.J.-E.Caron nous a reçu hier après-midi à son bureau de vice-président de la Commission des Liqueurs, rue Dal-housie, mais, on le devine, nous ne l’avons pas interviewé sur la régie des alcools.La conversation a roulé pendant une heure sur la politique et l’agriculture.Avant de dire ce dont nous avons parlé, rappelons un peu la carrière de cet homme actif, si plein de talent, qui a toujours conservé la ténacité du laboureur et que nous avons vu avec tant de regret quitter la vie publique.Joseph-Edouard Caron est né le 10 janvier 1866, à Ste-Louise, comté de l’Islet, fils d’Edouard Caron et de Désanges Cloutier.Après avoir fréquenté l’école élémentaire de son village, il entrait au Collège de Ste-Anne de la Pocatière pour y faire un cours classique.Il se révéla tout de suite.Dans tous les concours de sa classe, il n’avait qu’à le vouloir pour battre tous ses camarades.Ses professeurs saluaient dans ce (ls du sol un des plus brillants élèves de leur institution.Il avait 14 ans quand son père mourut et il dût dire adieu au collège pour aller cultiver les champs paternels.Cultivateur, le jeune Caron, qui avait du goût, de la passion pour l’étude, continua son éducation seul, chez lui, et il nous semble, le voir, après ses rudes travaux agricoles, chaque soir, penché sur ses livres.A vingt et un ans, il était devenu le plus instruit des citoyens de Ste-Louise et, peu de temps après, on le nommait secrétaire-trésorier de sa municipalité.Il avait 34 ans lorsqu’en 1900 il décida de faire de la politique.A cette époque la famille Miville Déchêne était toute puissante dans l’Islet et c’est en vain qu’il essaya, par deux lois, d’être élu député du comté à Ottawa.En 1900, il fut défait par M.Arthur Déchêne aux élections générales.Ce dernier fut nommé sénateur en 1902 et dans l’élection partielle qui suivit, pour élire un député fédéral, il ne fut pas plus heureux.M.le Sénateur Déchêne mourut cette même année-et, dix jours après, son frère, l’honorable M.Gilbert-Miville Déchêne, qui était ministre de l’Agriculture dans le cabinet Parent, le suivit dans la tombe.Le siège de l’Islet était devenu vacant à la Législature Provinciale, M.Caron fut élu député à l’Assemblée législative.En 1905, il occupait à la Chambre un des fauteuils de travers, qui font face au président.Un jour, entre deux séances, nous causions amicalement : “ Quand siégerez-vous aux banquettes ministerielles ?” lui demandai-je—“ Oh ! j’ai bien peur de ne jamais me rendre jusque-là ”, répondit en souriant.Quatre ans plus tard, ce modeste était appelé à faire partie du gouvernement Gouin.Au mois de janvier 1909, il fut ministre sans-portefeuille et au mois de novembre de la même année il était ministre de l’Agriculture et de la Voirie.,T ., -,ni .L’honorable M.Caron a été ministre de la \01ne jusqu en 1914 et ministre de l’Agriculture pendant vingt ans.Elu dans 1 Islet de 1902 à 1912, son comté lui fut infidèle (et le regretta amèrement) il y a dix-sept ans.Comme Sir Lomer Gouin ne voulait pas se priver d’un homme aussi précieux, M.Caron fut tout de suite élu dans es Iles de la Madeleine, où l’électorat n’a pas oublié ses bienfaits car, en 1927, lorsqu’il fut nommé Conseiller Législatif, c’est son fils Ame-dée que l’on choisit à sa place comme député des Iles de la “le1^ Voilà les principaux faits de la carrière politique de lhonoiable M.Caron, que tout le monde connaît.Au-dessus de tout cela il taut signaler qu’il fut le premier cultivateur pratique a occupa• e p - de ministre de l’Agriculture dans notre province.L honorable Louis Beaubien un de ses prédécesseurs, était plutôt un gentleman- farmer^onorabie M.Caron a fait beaucoup pour la classe accole.Une des plus belles choses qu’il a accomplies cependant, c est d avoir empêché nos cultivateurs d’emboîter le pas dans ce fameux mouvt nmnt qui a donné un cabinet d’agriculteurs à l’Ontario mais qui a bien mal servi la classe agricole, car ce ministère ephemere démontra l’erreur des gouvernements de classe.C’est la un des succès de vie politique de l’ancien ministre et il faillit lui assurer la succession de Sir Lomer Gouin, il y a onze ans.Vers 1918, en effet, lorsqu fut question de l’entrée de Sir Lomer dans l’arene federale, a la tete d’un cabinet d’union nationale, on parla de l’honorable M.Caron comme futur Premier-Ministre de la Province de Quebec.Mais il n avait pas cette ambition, il ne recherchait pas tant d’honneur et lorsque l’honorable M.Taschereau prit les rênes du pouvoir il fut son devout, fidèle et zélé premier lieutenant._______“ Quelles sont les oeuvres dont vous êtes le plus lier .demandions-nous hier à l’honorable M.Caron.Toujours modeste, il nous répondit : “ Ce que nous avons accompli de mieux, durant les vingt années que j’ai passées au ministère de l’Agriculture, c’est la fondation du corps des agronomes et la création de la coopérative des cultivateurs.” ^ Et, après cette maîtrise, que son mauvais état de santé n’a nullement altérée, l’honorable M.Caron évoqua des souvenirs de ses vingt ans de gouvernement.Avec un talent de véritable artiste, il nous brossa des tableaux que nous voudrions encadrer, comme les chefs-d’œuvre d’un peintre, pour les accrocher aux murs de son bureau de vice-président de la Commission des Liqueurs.__“ En 1910 ”, nous dit d’abord l’ancien ministre de l’Agriculture, “ lorsque je fondai avec M.Gibault, mon sous-ministre, la première coopérative (celle des fromagers), il n’y avait pas de coopéiative agricole au Canada, ni dans notre province ni ailleurs.Voyez ce qui qui a été accompli depuis.” Les tableaux se déroulèrent alors sous nos yeux.—“Nous avions, dans ce temps-là 8 fabriques de conserves , dit l’honorable M.Caron.“ Le trust, la Dominion Canners, en acheta six et il ne nous en reste plus que deux.Il fallut se mettre à la tâche pour relever cette industrie.Nos agronomes enseignèrent aux cultivateurs la culture des fruits, des petits fruits, des légumes, et, aujourd’hui, nous avons 56 fabriques de conserves dans la province.” Un souvenir de 4923 nous revint à la mémoire : —“ Je vois la fumée blanche de ces 56 petites cheminées monter vers le Ciel ”, dirait l’éloquent M.Patenaude.—“ Peut-être ”, fit en souriant l’honorable M.Caron.Il poursuivit : —“ Avec le concours de nos agronomes et de la coopérative, nous avons réorganisé l’industrie du sucre d’érable.41 y a quinze ans, le sucre se vendait 7 sous la livre.Nous avons fondé une coopérative des producteurs et nous leur avons donné un bel établissement à Plessisville.L’an dernier, l’Imperial Tobacco, une des grandes industries de l’Amérique, a acheté à Plessisville 500,000 livres de sucre d’érable de notre coopérative, à 15 sous la livre.Cette année, l’Im-perial Tobacco est revenue et nous a demandé 1,500,000 livres, offrant (A suivre à la 7ème page) Des Hôtes distingués « Il faut louer la Chambre de Commerce de l’excellente idée qu’elle a euf-d’inviter à son prochain banquet annuel, trois membres très influents et distingués du cabinet provincial : les honorables J.-L.Perron, ministre de l’Agriculture, J.-E.Perrault, ministre de la Voirie, et Jacob Ni:ol, trésorier provincial.Nous espérons que ces trois personnages se feront un plaisir de se rendre à l’invitation cordiale qui leur est faite, et qu’ils voudront bien profiter de la circonsta nce pour mettre en lumière quelques-uns des aspects actuels de la pofi-tique bienfaisante du gouvernement de cette province.Les trois ministres nommés tout à l’heure connaissent à fond le rouage politique et économique de notre province.Nulle part, si ce n’est dans quelques cercles restreints et prévenus, on ne met en doute le dévouement qui les anime, leur esprit de travail et leur scrupuleuse honnêteté.Dans leur sphère respective, chaque œuvre dans l’intérêt de tous, et le peuple doit à tous trois une énorme dette de reconnaissance.Dans lè domaine de la voirie, nous le disions il y a quelques jours encore, Thon.M.Perron a accompli une œuvre colossale et admirée de toutes les provinces.Il nous a donné le plus beau réseau de routes au Canada.Et voilà qu’après avoir accompli ce travail de géant, il consent aujourd’hui à mettre ses talents et ses forces au service de l’Agriculture.Comment ne pas admirer un homme aussi vaillant que M.Perron ?M.Perrault, lui, a magistralement servi la Colonisation et le Service des Mines et Pêcheries durant bon nombre d’années.Il succède à M.Perron à la Voirie, et nous serons heureux de l’entendre nous dire quel programme il s’est tracé pour l’avenir.Quant à notre concitoyen, 1’hon.M.Nicol, il serait superflu de souligner ici ses mérites.L’état actuel des finances provinciales indique suffisamment ses qualités de financier et d’administrateur.Si la province de Québec est présentement la province la mieux côté du Dominion, c est a M.Nicol qu’elle le doit en grande partie.Sans insister davantage sur les mérites et qualités de ceux qui seront bientôt les hôtes de la Chambre de Commerce, nous pouvons d’avance promettre une belle et instructive soirée à ceux qui assisteront à la fête annuelle de cette organisation, le soir du dix-huit mai.“ LA TRIBUNE ” Un Juge vengé, un Insulteur confondu Lors d’un banquet donné chez Dupuis, à Montréal, il y a quelques mois, banquet auquel étaient conviés un grand nombre d’amis et partisans du maire de la métropole.M.Camilien Houde, excité par un accès de fureur démagogique, se mit à accabler d’injures l’honorable juge Lacroix.Il le montra comme un juge prévaricateur, faisant passer ses sentiments personnels avant la justice et servant une cause politique avant de servir la loi.Jamais, croyons-nous, attaque aussi grossière et injuste n’avait été faite contre un président de tribunal.Il fallait un individu sans respect pour l’une des institutions sociales les plus sacrées, pour proférer de telles insultes devant une foule qu’il tentait de fanatisr-i.L’incident fit du bruit dans le temps.Tous ceux des partisans de M.Houde qui n’avaient pas perdu la tête regrettèrent vivement ces pitoyables excès de langage et rougirent même de s’être trouvés à côtés de lui ce soir-là.Ce n’était d’ailleurs ni la première fois ni la dernière fois que le maire de Montréal faisait honte à ses associés politiques.On se rappelle sans doute pourquoi M.Houde faisait tant de bruit et proférait tant d’insultes contre un homme qui valait cent fois .mieux que lui.M.le juge Lacroix présidait au procès Rossi et Polisano, arrêtés tous deux sous l’accusation d’avoir participé à un “ hold-up ” au comité Langlais, le matin même de l’élection partielle de Sainte-Marie.Le matin du 6 décembre, alors que le juge était sur le banc et que le procès était en voie, un ordre de la Cour Supérieure lui était servi, par suite d’une pétition de la défense pour prétendues illégalités.Mais considérant que le bref n’était pas présenté dans les formes, M.le juge Lacroix passa outre et continua à procéder.De là l’incident.Sous prétexte que le président du tribunal aurait méprisé un ordre de la Cour Supérieure, l’acte du juge Lacroix, dont la légalité était contestée, par la défense, fut porté devant l’honorable juge Panneton, qui, dans son jugement rendu public depuis, donnait pleine et entière raison à M.le juge Lacroix.Non conteut de cela, on alla en Cour d’Appel.Et c’est devant ce tribunal que l’incident, après avoir été examiné sous tous ses aspects, vient de finir par une justification pleine et entière de M.le juge Lacroix et par la confusion complète de son insulteur.En effet, l’appel des requérants a été rejeté unanimement par les quatre juges qui présidaient.Parmi eux se trouvaient les honorables juges Rivard et Tellier.Donc, en Cour d’Appel comme en Cour Supérieure, M.le juge Lacroix a eu raison.On a déclaré formellement qu’il avait agi strictement dans les bornes de la loi et que son attitude était par conséquent inattaquable.Pourtant, c’est pour avoir agi légalement et dans son plein droit que ce président de tribunal a été montré à une foule considérable comme prévaricateur.L’insulteur n’est pas seulement M.Camilie 1 Houde, citoyen de Montréal, mais c’est le maire de la plus grande cité du Canada et le député d’une grande division électorale.Si cet homme a le sens de l’honneur et de la justice, il ne lui reste maintenant plus qu’une chose à faire : présenter des excuses publiques au juge qu’il a indignement injurié.Il y a plus.L’exemple donné par le démagogue de Montréal est des plus déplorables.En s’attaquant à l’exercice d’une fonction sacrée dans nos institutions sociales, il a posé un acte de nature à diminuer le respect pour la justice et à encourager le mépris de la loi et de l’autorité.Il faut une réparation.Le maire de Montréal et député de Sainte-Marie aura-t-il la loyauté de faire cette réparation ?Nous en doutons.En attendant, les gens bien pensants regretteront que Montréal soit représenté de la sorte.M.Camilien Houde a tenu, à la fin de la dernière session, une conduite indigne.Partout où il passe, il semble vouloir faire du bruit par n’importe quel moyen, fut-il le plus disgracieux et le moins honorable.LES DEPENSES DE L'ADMINISTRATION SOUS LES LIEE-RAUX Les conservateurs ont la 'prétention de croire que leur critique du parti libéral est un haut enseignement politique dont ils gratifient le peuple pour son édification et son éducation.De leurs critiques, ces braves tories veulent tirer des conclusions générales, des déclarations! de principes et des leçons économiques.C’est pourquoi nous qualifions leurs prétentions critiques de sophisme, mot quelque peu sonore, il est vrai, mais qui est justifié par le fait que l’opposition conservatrice-tory se pose comme une école d’économie politique et professe de grands principes exea-thedra.Continuons d’examiner les différents aspects de la critique tory, telle que formulée à la Chambre des députés, d’abord, puis ailleurs, par leurs orateurs et leurs journaux.! Tout bon tory se croit obligé de reprocher au gouvernement King d’être extravagant et de dire que le coût de l’administration a considérablement augmenté depuis que les libéraux sont au pouvoir.Sur ce point comme sur celui des impôts, le parti tory raisonne faussement et en arrive à une con- clusion que les faits contredisent d’une manière éclatante.Non seulement les libéraux ne dépensent pas plus que les conservateurs alors qu’ils détenaient le pouvoir, mais ils ont réussi à diminuer notablement l’énorme dette que les tories ont léguée à leurs successeurs en 1921.Il nous sera facile d’en faire la preuve.La comparaison juste qui s’impose est celle du coût du gouvernement entre 1914 et maintenant.Cette comparaison nous fera voir ce qu’ont fait les deux partis politiques et comment le coût de l’administration a augmenté sous le régime libéral, en regard de ce qu’il était à la veille de la guerre sous le régime conservateur.Dans une telle comparaison, ou conviendra qu’il est juste d’exclure tout ce que la présente administration a à payer du fait de la guerre, comme les pensions, et qui ne paraît pas dans les comptes de 1914.En 1914, les conservateurs étant au pouvoir, juste à la veille de 'a guerre, les dépenses atteignaient un total de $186,241,048.En 1928, d’après les rapports présentés au Parlement, elles étaient de $362,827,742, soit à peu près le double de ce qu’elles étaient en 1914.Cependant, on doit tenir compte des frais imputables à la guerre, dont le montant, d’après le ministre des Finances s’élève à $165,307,649.Si nous déduisons la somme de $165,307,049 du total des dépenses de 1928, nous n’avons plus que $197,520,693, soit une augmentation de 5.71 p.100 dans le total des dépenses, non compris les frais dus à la guerre, entre 1911 et 1928.Ne perdons pas de vue que la puissance d’achat du dollar n’est plus que les deux tiers de ce qu’elle était en 1914.Si l’on tient compte de cette réalité, le gouvernement actuel est dans une posture plus favorable que ne l’indiquent les chiffres mentionnés.En outre, on doit se rappeler que les frais de l’administration ne sont pas tous acquittés à même le produit des impôts.Par exemple, on peut difficilement considérer les recettes des postes comme étant un revenu ordinaire, parce que, là, le public paie moins une taxe que le prix de la transmission des lettres.Nous prétendons qu’en toute justice, on devrait déduire les chiffres relatifs aux postes aussi bien de la statistique de 1914 que de celle de 1928.On arrive alors à la conclusion suivante : Dépenses de l’administration, sous les conservateurs, en 1914 : $173,418,900.Sous les libéraux, en 1928 : $165,737,725.De sorte que le coût réel de l’administration de la chose publique est aujourd’hui moindre qu’en 1919 sans qu’il soit tenu compte ni du relèvement de la population depuis cette date ni du fait qu’à cette heure $1.50 n’a pas plus de valeur que n’avait $1.00 en 1914.AU BARREAU D'ARTHABASKA L’assemblée générale annuelle du barreau, pour la section d’Ar-thabaska, a eu lieu au palais de justice samedi, le 4 mai courant, à Arthabaska.Les officiers suivants ont été élus : M.Joseph Marier, avocat, de Drummondville, bâtonnier.M.Wilfrid Laliberté, avocat, de Victoriaville, syndic ; M.Philippe Marchand, avocat, de Victoriaville, trésorier ; M.Wilfrid Girouard, avocat, d’Arthabaska, secrétaire ; MM.Napol Laliberté, avocat, de Victoriaville, Jules Poisson, avocat, d’Arthabaska, et L.J.Houde, avocat, de Plessisville, conseillers.M.Arthur Girouard, avocat, de Thetford Mines, a été nommé examinateur.Nos félicitations aux nouveaux officiers.PERDU Un rouleau d’argent neuf, contenant 5 billets de $10.00 a été perdu, dimanche, 5 mai, à partir de chez M.Philippe Bergeron à aller à l’église.Une récompense généreuse est offerte à la personne qui le rapportera à son propriétaire, M.Philippe Bergeron, Arthabaska.Nous venons de recevoir des meilleures manufactures de Montréal, Toronto et des Etats-Unis, un bel assortiment de Tapisserie, dans des différents patrons, que nous vendons à notre Librairie, à des prix défiant toute compétition.Venez nous voir.NOTES LOCALES Demain, fête de l’Ascension, est un jour do fête d’obligation.L’Honorable M.j.-E.Perrault, ministre de la voirie et des mines, est revenu de Québec où il a assisté à une séance du cabinet mercredi.Mmes J.-E.Perrault et Alfred Paradis sont revenues d’un voyage à New-York.M.Wilfrid Girouard, M.P., est retourné à Ottawa lundi après avoir passé le dimanche en visite chez son père, M.J.-E.Girouard, shérif.M.Alfred Mai’childon, magistrat de district, des Trois-Rivières, a présidé mardi le terme de la cour du magistrat.Plusieurs causes y ont été entendues.Mlle Laura Provencher passe quelque temps en promenade à Montréal.M.Honoré Girouard, ingénieur, de Drummondville, et sa fillette, étaient en visite dimanche chez M.J.E.Girouard.Samedi, le 18 mai courant, l’honorable M.J.-E.Perrault, ministre de la voirie sera l’hôte d’honneur de la Chambre de Commerce, de Sherbrooke, et assistera au grand banquet annuel de celle-ci.Les Honorables J.L.Perron et Jacob Nicol seront aussi présents.Les ministres profiteront de leur séjour à Sherbrooke pour faire la visite des principales institutions et industries afin de se renseigner de visu §ur la situation économique du centre des Cantons de l’Est.M.Camille Duguay, de Victoriaville, était de passage en notre ville lundi.M.Alfred Paradis est en voyage d’affaires à Montréal cette semaine.M.Gustave Picher, de Québec, est venu passer le dimanche dans sa famille.Le terme de la cour supérieure pour le mois de mai s’ouvrira lundi le 13 sous la présidence de l’honorable juge A.Stein.Nous regrettons d’apprendre que M.Ephrem Lambert, de Victoriaville et autrefois de cette paroisse, est dangereusement malade à l’Hôtel-Dieu de cette ville.Nous faisons des vœux pour son prompt rétablissement.M.A.Baribeau, agronome, de Gentilly, était de passage en notre ville, la semaine dernière.A VENDRE.—Une bibliothèque tournante pour bureau Pour plus d’informations s’informer à notre bureau.M.Ovide Lemieux, Mlles Gil-berte, Béatrice, Maurice, André et Carmen sont allés à Nicolet, vendredi dernier, visiter Sœur Lemieux, à l’Hôtel-Dieu des Sœurs Grises.Mlles Laurianne et Marie-Jeanne Rhault et leur frère, Léo, sont sont revenus enchantés d’une promenade à Ham Nord, dimanche.M.et Mme Joseph Laroche sont allés, vendredi dernier, assister à prise d’Habit de leur fille, Sœur Marie de Bethsémanie, à l’Hôtel-Dieu des Sœurs Grises, de Nicolet.PERDUE.—Une couverte à cheval, toute grise, a été perdue d’Arthabaska à Victoriaville.Prière de la remetter à “ L’Union ”.M.Germain et Mlle Bernadette Houle, de Daveluyville, passent quelques jours en visite chez M.Eugène Gendreau.1 Mlle Mathilde Gendreau est allée à Québec, en visite chez son oncle, M.Albert Daveluy.Noaus achèterons votre tapis crocheté vieux ou neuf, ou nous changerons pour de rug de pre-lart.Ecrire E.GARBER, 6150 Sherbrooke St.West, Montréal.A VENDRE.—Plusieurs pieds de broche à poulailler.Pour plus d’informations s’adresser à ce bureau.COLLEGE D’ARTHABASKA SEANCE 15 mai 1929 La grande séance annuelle du Collège d’Arthabaska sera donnée le mercredi, 15 mai, à 8 heures, au jour même de la fête de S.J.-Bte de la Salle.On y jouera : 1.—Un beau drame romain en un acte (et non en trois comme nous le disions la semaine dernière) : “ La Goutte de Sang ” excellente pièce due à la plume de H.Baju, auteur de drames bien conçus et dont l’exécution remporte toujours grand succès.2.—Une jolie opérette en un acte “ Les Mousses ” qui sera exécutée, comme d’habitude, avec brio et entrain, par de vrais “ moussaillons ” dégourdis et bien entraînés.Comme toujours les décors seront soignés, et d’un effet féérique agréable.Billets en vente à “ L’Union ” dès lundi, le 6 mai.Prix d’entrée : 50 cents.SL FAUT MAINTENANT ARRETER AUX PASSAGES A NIVEAU A la dernière session de la Législature provinciale, on a fait adopter un projet de loi obligeant tous les automobilistes à arrêter leur voiture aux traverses à niveau.Cette nouvelle loi est maintenant en vigueur mais personne ne semble s’en soucier le moins du monde.Comme auparavant, tous les conducteurs de véhicules-moteurs passent sur les voies de chemin de fer sans avoir arrêté au préalable.D’ailleurs, il n’y a aucun signal d’arrêt pointeur indiquer qu’ils doivent observer la nouvelle loi.Seuls les automobilistes avertis, et ils sont en très petit nombre, se conforment au nouveau règlement.Il ne serait pas surprenant de voir le département de la Voirie sévir, et avec raison, contre ceux qui n’obéissent pas à la nouvelle loi.11 ne faut pas attendre d’avoir payé une amende de dix dollars et plus pour se conformer à cette loi.Mieux vaudrait commencer dès maintenant à prendre l’habitude d’arrêter et de regarder aux traverses à niveau.Cette loi a été adoptée par nos législateurs afin de faire disparaître en autant que faire se peut les accidents presque toujours mortels qui se produisent presque continuellement à ces endroits dangereux.Depuis le début de la saison, deux de ces accidents se sont produits dans les enviions immédiats de Montréal qui ont coûté la vie à trois personnes.On ne peut qu’approuver cette nouvelle loi qui forcera en quelque sorte les automobilistes à se protéger contre eux-mêmes.Les accidents aux traverses à niveau se produisent dans la plupart des cas lorsque les autos cherchent à l’emporter sur les trains par la vitesse.Pour gagner quelques secondes, certains conducteurs n’hésitent pas à jouer leur vie et celle de leurs passagers en se lançant en avant d’une locomotive lancée à toute vitesse.Ce qui est fatal se produit infailliblement et les imprudents sont projetés hors de leur voiture par le puissant coup de bélier de la locomotive qui vient en contact avec l’auto.La nouvelle loi donnera le temps aux chauffeurs de réfléchir et de mieux calculer s’ils ont le temps de passer.Espérons cependant que les chauffeurs novices ne prendront pas de chance et perdront plusieurs minutes plutôt que de risquer une panne sur une voie en essayant, après avoir arrêté, de repartir pour passer en avant du train qu’ils voient venir.Il est excusable de dépasser en vitesse une autre voiture, bien que ce soit très dangereux, mais ce qui ne l’est pas, c’est d’essayer de passer juste en avant des trains.Ces exploits-là sont bons pour les représentation de cinéma où des trucs au ralenti permettent de les réaliser sans danger aucun.Dans la vie réelle on ne doit pas agir ainsi.Tôt ou tard, on a à s’en repentir.Jean-Louis DUSSAULT, —“ Le Devoir ”. L’UNION DES CANTONS DE L’EST JEUDI 8 MAI 1929 PAGE 3 ¦EU Choisi par .ceuxii§iili§ payaient de gros prix mÊ&ËfHmÊÊM performance ¦m DES centaines d’automobilistes qui payaient de gros prix pour la performance de Gros Six dans le passé, se tournent maintenant vers le Pontiac.Regardez-le et vous verrez que c’est un Gros Six .avec de grosses, belles, luxueuses Carrosseries Fisher.Conduisez-le et vous saurez que c’est un Gros Six.Examinez-le de près et vous trouverez toutes les caractéristiques desirables d’un Gros Six .comprenant nouveaux gros freins sur quatre roues, à l’épreuve de la poussière et des intempéries, Amortisseurs Hydrauliques Lovejoy, Enveloppes de ressorts, et des douzaines d’autres caractéristiques.PONTIAC SIX hIm-^uicIc Les adieux des employés à l’Hon.M.J.-E.Caion Les TaMettM^MWA^mT ’’M01}0’ I,Î0SES ct ROUGES.3 boites $1.25 T te r>nMASCOT contre la constipation.50c la bout, de 100 S DMes Eerniguieuses Rouges “MASCOT” reconnues excellentes pour Café nppfFnIIleS 6t leS Jeunes fiRfs Pâtes.75c.la bout, de 100 ^T°flf,VcACA0£Wd.!'A,.,b'.s!’c T“.0PEK0.; ; ; ; ; » g; VENEZ8iVOIRIa'Sir d annoncer un tr®s bel assortiment de cadeaux pour les Fêtes.The itmcaJUL Sfoœ J.-P.-H.iASSIGOTTE, VICTORIAVILLE.PROP.r”™ LES BONS IMPRIMÉS VOUS DONNENT SATISFACTION C Lorsnne vous avez besoin d’imprimés, ¦* vous trouverez que cela paie toujours d’avoir le meilleur, bien entendu, si vous êtes particulier pour avoir des résultats satisfaisants.|JT NOUS sommes qualifiés et outillés pour vous donner un service excep-tionnel.que vous désiriez un eatalo-ab 8imk gt-ie.une carte d’affaires, un pamphlet .809: q OU n’importe quel genre d’imprimés ob suit rV” demandent un travail soigné, .89f>-i.:i i.;S?B?ultez notre imprimeur.Iff nü®; ‘Hous ferons un plaisir de vous ?I coter nos prix pour vos imprimés, bâ: îhik! v¦ tu et j s ; i,./m:qnîoI) j nam e > s UWÛmEME.Q'ARTHABASKA, Inc.,^mPRIML URS-LIBR A 1RES Wftgfig Bc&vf&âÈI B*,’! t: v> g* Vé*N t ¦RH HK M U ' • | : PROPRIETAIRES-DU JOURNAL A'WMMfPES CANTONS DE L'EST ' La fèule Inïprimerie-Librairie à Artkabaska mm: b RUE DE LA COUR :J Eû face du Juvénat des Frères du Sacré-Cœur.ARTHABASKA.(Suite de la 1ère page) porte le meilleur souvenir de vous parce que vous avez été loyaux, sincères et que vous avez travaillé avec talent aux services différents que vous remplissez.L’honorable M.Perron trouvera chez vous un département organisé d’une manière quasi parfaite et il travaillera avec des collaborateurs capables d’accomplir n’imporie quelle besogne destinée à l’avancement de l’Agriculture.Le nouveau ministre vous a demandé d’être loyaux.Soyez-le, comme vous l’avez été pour moi.Il n’y a rien de fort comme une famille qui s’entend bien.Notre département forme une famille et durant ces vingt années, nous n’avons eu aucune difficulté.I! n’y a pas eu de jalousie s’il y a eu des aspirations modérées dans la mesure du raisonnable.Toute famille divisée périra et toute famille unie marchera de l’avant.Mettez donc tous ensemble l’épaule à la roue parce que le département de l’Agriculture est plus important que tous les autres et que la réussite est à ce prix.C’est une vérité qui s’affirmera davantage dans la suite des années.Nous ne pouvons rien fonder sans l’Agriculture.C’est pour cela qu’on a mis à la tête de département un homme supérieur et si je puis l’aider de quelques conseils, je le ferai avec le plus grand plaisir.” L’honorable M.J.-E.Caro i remercia encore avec chaleur ses anciens employés pour les superbes cadeaux qui lui avaient été donnés et tous, après avoir serré la main de leur ancien chef, allèrent sabler le champagne et vider une coupe à la santé du héros de la fête.L’honorable Monsieur Caron était accompagné de sa jeune fille mademoiselle Jeanne Caron, de son fils, M.Paul Caron, et de Madame Caron, de ses beaux-frères, messieurs les abbés Des Trois-maisons, de Ste-Croix de Lotbi-nière.Monsieur Grenier a certainement le droit d’être fier du succès remporté par cette fête organisée en l’honneur de l’honorable M.Caron.Iss enfants pleurent peur aveu ia O A 3 T O R 1 4 n ÎFUTCHfcR SOUHAITS A L’HONORABLE M.PERRAULT Le nouveau ministre de la Yorie a pris contact avec son personnel.Vivement intéressé l’honorable M.Aurèle Lacombe, chef du service de la circulation, M.Jos.-A.Lefebvre, ingénieur de district, M.A.Paradis, ingénieur de district, M.Charles Dumas, M.J.-O.Martineau, M.J.-H.Duguay, M.Louis Laferrière, M.Roméo Savary, M.Gustave Talbot, M.Félix Remy, M.Ludger Payer, M.Jos.Matte, M.J.-E.Laroche, M.Charles Lamarche, M.Jules Bru-neau, M.J.-A.Drolet, M.J.-E.Labrecque, M.G.-H.Morency, M.Lucien Gagnon, M.Jean-B.Gar-neau, M.J.-E.Trépanier, M.D.Dessane et un grand nombre d’autres.ATMOSPHERE FRANÇAISE AU GRAND BANQUET DES PUBLICISTES CANADIENS L’honorable M.J.-E.Perrault, le nouveau ministre de la Voirie, a commencé, mercredi de la semaine dernière, l’exercice de ses importantes fonctions et au cours de l’après-midi les employés par la voix autorisée de Monsieur Jos.- L.Boulanger, l’actif sous-ministre du département, lui ont présenté leurs souhaits et leurs promesses.Monsieur Boulanger a promis à l’honorable M .Perrault la coopération de tous les employés et exprimé, le regret que le départ de l’honorable M.Perrona causé parmi les employés qu’il avait formés et marqués de sa forte personnalité.Monsieur Boulanger exprime ensuite la joie ressentie par tous les employés lorsqu’ils ont appris la nomination de l’honorable M.Perrault au ministère de la Voirie et il promet de nouveau au nouveau ministre que les employés continueront de travailler comme ils y ont été habitués.L’honorable M.Perrault remercie ensuite monsieur Boulanger de ses bonnes paroles et il ajoute : “ Vous avez eu sous les yeux l’exemple d’un ministre qui a beaucoup travaillé et celui d’un sous-ministre qui a aussi beaucoup travaillé ”, a déclaré le ministre actuel de la Voirie.“ Si vous me continuez votre entier dévouement pour l’accomplissement de cette œuvre si importante de la Voirie, nous réussirons à maintenir les routes de la Province de Québec sur le haut ;itd d’efficacité qui fait l’admirai i >n de tout le Dominion.” L’honorable M.Perrault a visité ensuite chaque bureau de son ministère, il s’est fait préseiter chaque employé par le sous ministre, monsieur Boulanger.Le ministre a été vivement intéressé de voir fonctionner de plus près, une organisation qu’il connaissait déjà pour avoir défendu les affaires de la Voirie en Parlement pendant les dernières années.On remarquait parmi les principaux employés présents : M.Arthur Bergeron, secrétaire du département, M.Antoine Rochette, secrétaire du ministre, M.Arthur Pigeon, officier en loi, M.A.Déchênes, contrôleur financier, j M.J.-G.Lachance, comptable,! Toronto.—L’atmosphère qui a régné au dîner annuel de la “ Canadian Daily Newspaper Association ”a été distinctement cana-dienne-française en hommage au chevalier Henri Gagnon, directeur-gérant du “ Soleil ”, de Québec qui est le président sortant de charge de l’Association et qui est le premier Canadien-français à qui cet honneur est conféré.A ce dîner présidé par M.Gagnon lui-même, M.Edouard Montpetit, secrétaire de l’Université de Montréal, littérateur de renom a déjà donné des cours à la Sorbonne, a prononcé le discours principal en décrivant l’idéal de la province de Québec et en terminant par un appel aux Canadiens-français et aux Canadiens-anglais pour “qu’ils aient le courage de rester eux-mêmes.” “ Je ne vous demande pas de l’être pour des considérations égoïstes, étroites, remplies de préjugés, même d’antagonisme pour les autres.Je vous demande de rester vous-mêmes pour voir clair autour de vous et pouvoir comprendre le point de vue des autres.Voyons donc à ce que nos enfants bénéficient de l’héritage complet de tous les bons éléments canadiens, que ceux-ci soient du type canadien-français ou canadien-anglais.“ Dans un pays comme le nôtre, la presse joue un rôle important.Sa fonction est de façonner cet excellent esprit public dont les destinées nationales éprouvent un si grand besoin.Il faut que ce! esprit soit indépendant et c’est la presse qui peut le rendre ainsi.Le journal pénètre dans tous les foyers.Je ne demande pas à la pression d’être unanime sur les questions nationales.Au contraire, souhaitons qu’elle continue de les discuter pour jeter de la lumière dans l’esprit de la population.Mais j’insiste sur la nécessité que cette discussion soit exempte d’esprit de caste, de préjugés, de rancunes politiques.“ Si c’est un .devoir pour la presse de chercher à apprécier équitablement toutes les parties du Canada, c’est donc son devoir d’apprécier la province de Québec en la connaissant mieux.” Et l’orateur pour aider à cette compréhension qu’il conseillait, a fait ensuite l’histoire de la contribution apportée par le Québec au développement intellectuel canadien, a décrit comment l’éducation a surtout progressé depuis 1846, comment les universités Laval et de Montréal sont venues prêter main forte à l’enseignement secondaire en enseignant d’abord dans le sens des professions libérales proprement dites pour se tourner ensuite depuis quel q ms années vers l’enseignement technique, industriel.Il a signalé le fait que la province envoie iliaque année des élèves se spécialiser en Europe lout en appelant ici des professeurs d’Europe qui mettent le complément au facteur ûhi rationnel québécois.Parlant de la contribution du Québec sur le terrain économique, M.Montpetit a déclaré que le progrès canadien-français sur ce rapport depuis 1880 était trop peu connu, qu’il avait brillé surtout dans le domaine de l’agriculture.Dans la sphère de l’industrie, la province de Québec ne le cède qu’à Ontario et se trouve au cinquième rang quant à la production minière.Elle produit la plus grande quantité d’amiante du monde et la première usine à papier canadienne fut construite en 1870 à Windsor Mills.La province, dit-il, est celle qui produit aujourd’hui la plus grande quantité de pulpe tandis que le développement de ses pouvoirs hydro-électriques étonne tout un continent.L’ASSURANCE est votre meilleure protection Auguste Bourbeau ASSUREUR Assurances de toutes sortes Règlement des réclamations avec une libéralité qui n’a jamais été surpassée.84 eue Notre-Dame VICTORIAVILLE Téléphone 157 *+ FONDEE EN 1866 ^ L’Imprimerie d’Arthabaska inc.PROPRIETAIRE DE LA LIBRAIRIE de "L’UNION" -ooo ARTHABASKA ooo— Cadres, Miroirs.Etc.Moulures, Vitres, Etc.SPÉCIALITÉ Cadres faits sur commande au plus bas prix du marché.LA PLUS GRANDE VARIETE DE MOULURES A CADRES.HÊS^Demandez nos prix pour VITRES ET IMAGES DE X TOUTES GRANDEURS $ 3-FLOS FE3T DETATL AR B— ARTHABASKA.8 Hj| 4*4t4< A» A* 4* I - P- q.l LE NOUVEAU GYPROG PERFECTIONNÉ Résistance Plus Grande Se prête à tout traitement décoratif INCOM- BUSTIBLE ouveau Bord Perfectionné GYPROC cloison murale incombustible 218-f T'1'—Cf En Vente Chez J.E.C.Giroux - - - - Victoriaville, Que.AVIS AUX CULTIVATEURS ! 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