L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole, 31 décembre 1968, Cahier 1
103e année / /-\ V » , JP » .1 “vif f MEMBRE des HEBDOS r* x'fàèni ».' r dos Ils sont toujours candidats au championnat du Tournoi Bunny Ahearne LES TIGRES DE VICTORIAVILLE ont péché par excès de confiance STOCKHOLM.— Les Tigres de Victoriaville ont subi la défaite dimanche dernier, à Stockholm, lors de leur deuxième match dans le Tournoi Bunny Ahearne, parce qu'ils ont vu jouer et pratiquer tous les autres clubs en lice à ce tournoi.Ils ont péché par excès de confiance dimanche après-midi; avant d'embarquer sur la glace, la majorité des joueurs avaient l'impression qu'ils allaient ne faire qu'une bouchée du Sparta de Prague.Mais cette trop grande confiance a vite disparue chez les hommes de Jean-Guy Charbonneau lorsqu'ils ont commencé à perdre du terrain sur le Sparta, au cours des deux périodes finales.De plus, certains joueurs des Tigres de Victoriaville se sont vu infliger des punitions inutiles lors du premier engagement de dimanche: durant six minutes, du premier engagement les Champions séniors du Canada étaient à court d'un homme sur la glace, ce qui n'a pas aidé leur cause.Finalement, les Tigres ont eu quelque peu de difficultés à s'habituer au jeu de l'adversaire qui profitait pleinement d'une glace de très grande dimension.En effet, L'Union a appris que la glace sur laquelle les Tigres ont fait face au Sparta de Prague avait une dimension de 200 pieds de long par 95 de large.A Victoriaville, la glace du Centre sportif Jean Béliveau n'a que 192.5 pieds de long par 82 pieds de large.La grande différence se situe dans la largeur, soit 17 pieds; à cause de cette différence, les Tigres ont dû modifier leurs pièces dé jeu, particulièrement à la défensive, où ils doivent faire preuve d'une plus grande adresse afin d'amener l'adversaire dans le coin de la patinoire pour lui faire perdre la rondelle.La même situation se retrouve dans l'échec-avant où les ailiers doivent patiner davantage pour serrer l'adversaire avant que celui-ci ne s'échappe vers la cage du Victoriaville.Tous ces détails précis ont été révélés à L'Union lors d'une conversation téléphonique obtenue en fin d'après-midi d'hier avec M.François Bastien, président de l'équipe de Victoriaville, qui était alors à Stockholm, Suède.Selon M.Bastien, les Tigres sont toujours favoris pour l'emporter, particulièrement depuis le jour où, lors de leur premier match dans ce tournoi, ils ont remporté une victoire de 5 à 2 sur le Leksand, de Norvège.D'après les témoignages qu'il a recueillis auprès des connaisseurs et habitués du tournoi, Leksand était considéré comme l'une des meilleures équipes, sinon la meilleure, à participer au Tournoi Bunny Ahearne.Malgré la défaite de 4 à 1 de dimanche, grâce aussi à la victoire de vendredi au compte de 5 à 2, les Tigres de Victoriaville ne se sentent aucunement éliminés de ce tournoi, ils seront en troisième ronde demain, Jour de l'An.Le moral des joueurs de Victoriaville est bon, et ils n'ont pas l'intention de s'en laisser imposer davantage: une seule défaite suffit, selon eux.On sait que les honneurs du tournoi vont à l'équipe qui a remporté le plus grand nombre de victoires; advenant une égalité, c'est l'équipe qui a marqué le plus grand nombre de points contre l'adversaire qui mérite le championnat.Il ne faut pas prendre en considération non plus que la défaite que les Tigres ont subi devant le Sparta de Prague.Parce que les Tigres ont réellement donné l'occasion aux milliers de spectateurs de voir du jeu excellent.M.Bas-tien a révélé à L'Union que très souvent, les hommes de Jean-Guy Charbonneau donnaient des exhibitions de jeu comme ils en ont donné à travers tous les Cantons de l'Est dans leur série de victoires consécutives avant de quitter le Canada.C'est pourquoi ont est porté à penser que SANG NOUVEAU.- Les Tigres de Victoriaville ont peut-être péché par excès de confiance lors du match de dimanche dernier, à Stockholm, mais il n'est pas dit cependant qu'ils ont joué leur dernier atout.Et leur instructeur, Jean-Guy Charbonneau est là pour les resaisir à temps, c'est à espérer.D'ailleurs, Charbonneau a très bien figuré à la barre des Champions séniors du Canada depuis son engagement.Et Charbonneau était vraiment déterminé à faire du bon travail, quelques instants avant d'embarquer pour l'Europe, la journée de Noël, à Dorval.“tant qu'il y aura de la vie, il y aura de l'espoir"! (Photo L'Union) La revue de l’anneé Pages 9-10-11-12 — Cahier 1 ?a Photos exclusives du départ des Tigres pour le tournoi Ahearne Page 7 — Cahier 1 «ST srî - 7 WPH BENEDICTION.— Dans plusieurs paroisses de la région, durant la Messe de Minuit, on a pu assister à une cérémonie de bénédiction de fiançailles.La plus imposante de ces cérémonies a eu lieu au Centre catholique.Lire en page 3, cahier 1.(Photo CIC) fêg% £ Cahier 1 — L'UNION — Mardi, 31 décembre T968 Bien peu de chances de réussite pour les mariages entre mineurs VICTORIAVILLE.(C.I.C.) — Une enquête prouve hors de tout doute que, avant d'avoir atteint l'âge de 20 ans, plus on se marie jeune, moins on a de chance de réussir un mariage.C'est-à-dire qu'avant d'avoir atteint une certaine maturité la réussite d'un mariage devient presqu'impossible.Le Service de Préparation au Mariage du diocèse de Montréal a effectué cette enquête sur les mariages des jeunes et plusieurs constatations importantes ont été révélées.Le bureau régional du Service de preparation au mariage, par la voix de son président M.Guy Allard, endosse parfaitement les conclusions de l'enquête tenue à Montréal.rier avant d'avoir atteint une certaine maturité physique et psychologique.Conscients de leurs responsabilités, des dirigeants conseillent donc fortement aux jeunes de ne pas se présenter devant l'Eglise sans une préparation adéquate.Les responsables souhaitent aussi que l'Etat hausse l'âge minimum auquel les garçons et les filles peuvent se marier.Les responsables de la région de Victoriaville souhaitent enfin que les pasteurs des paroisses soient plus exigeants et plus fermes pour les jeunes qui désirent se marier lorsqu'ils ont moins de 21 ans.Les responsables se mettent â l'entière disposition des couples et les invitent à préparer leur avenir et leur bonheur en suivant les cours de préparation au mariage.Prêts sur HYPOTHÈQUES AUCUNE COMMISSION À PAYER!!! BELMONT FINANCE INC Prêts Hypothécaires — Achat de créances 146, NOTRE-DAME EST VICTORIAVILLE HFL: 752-8231 Voici ces conclusions: la première constatation de l'enquête révèle que le succès du mariage est proportionnel à l'âge de la femme au moment du mariage.Parmi celles qui se sont mariées à 22 ans, 79 pour cent sont heureuses alors que seulement 40 pour cent des femmes mariées à 17 ans et moins le sont C'est aussi dans cette dernière catégorie que nous observons le plus grand nombre de femmes séparées soit 63.6 pour cent Celles qui se marient a 18 ans réussissent leur mariage dans une proportion de 57 pourcent.Une conclusion évidente s'impose: c'est que les chances de réussite sont propro-tionnelles â l'âge de la femme.Et cette conclusion s'impose aussi quand nous considérons l'âge du mari.En effet, lorsque le mari a 19 ans ou moins au moment du mariage, seulement 15 pour cent des couples parviennent à bien s'ajuster et à être heureux.Dès que l'homme se marie à 21 ans, 71 pour cent de succès est obtenu, et une plus forte oroportion est atteinte, c'est-à-dire 77 pourcent, lorsque le mari a 23 ans et plus.Enfin, une autre constatation, lorsque les deux époux ont 19 ans et moins, les mariages sont des échecs dans une proportion de 85 pour cent.La proportion des coupies heureux s'élève à 81 pour cent lorsque les deux conjoints ont 22 ans et plus.Les responsables du Service de Préparation au mariage de la région de Victoriaville déconseillent donc aux jeunes de se ma- Fondation prochaine VICTORIAVILLE.- Les Dames de la Pourpre Royale de Victoriaville projette la fondation d'un club de Mignonettes.C'est ce qu'on apprenait lors d'une conférence de presse tenue au local des Elans la semaine dernière.Selon le porte-parole des Dames de la Pourpre Royale, ce projet demande beaucoup d'organisation et beaucoup de temps.Les enfants qui pourront en faire partie, devront avoir entre 5 et 9 ans.Au début, on accueillera le plus de jeunes possible, en commençant par les enfants des membres de la loge, et à mesure que l'organisation prendra de l'ampleur, on sera en mesure d'accepter tous les enfants qui voudront bien participer à ce nouvel organisme.Ouverture du "Centre Joie " par un GRAND RALLIEMENT D’ORCHESTRES Dimanche le 12 janvier de 1 h.p.m.à minuit (dans l'ancien local du Roulis-Dansant, derrière le Café Luxor, face au Regent) (PLUSIEURS ORCHESTRES REPUTES SERONT AU PROGRAMME) un seul prix populaire Admission Tous les vendredis et dimanches soirs Danseuses à Go-Go Imitateurs - instrumentistes - orchestres • enfin tous les talents de la région intéressés a participer aux concours dés dimanche soir, donnez vos noms à : L'Agence d'Orchestres (Booking) de Mme Robert Lavigne, 136 Ave des Erables, Arthabaska — Tél.357-2578.Première soirée dansante VENDREDI le 3 janvier à 8.00 heures p.m.avec les formidables "NYX".Admission : 75ÿ Autres activités au Centre Joie — Les lundis soirs de 8 à 10.30 h.- KARATE — Les mardis, mercredis, jeudis soirs et samedis après-midis — JUDO — Cours de photographes amateurs bientôt, avec chambre noir Inscription à :• 752-7488 et 758-1060 il y aura Danse avec Orchestres Henri Goudreau 132 rue St-Pierre tyoeux de ôonk A mes clients, A mes Parents, A mes amis, HENRI GOUDREAU DeCourval — Victoriaville — 752-4694 Représentant de la Corporation de PRETS DE QUEBEC Fondée en 1924 Valeur de placement Québec 2 Mardi, 31 décembre 1968 — L'UNION — Cahier 1 Pige 3 Un agent d'information Conseil de développement Décision attendue 1.s longtemps Princeville décide VICTORIAVILLE.- Le Conseil de Développement Régional du Centre du Québec nous apprend que M.Réal Ouellette vient de joindre les cadres de l'organisme.L'expansion des derniers K à croire que d'ici quelques semaines, plusieurs personnes faisant partie d'organismes, seront approchées pour amplifier ce travail d'information-animation.Une des tâches qui attend M.Ouellette c'est la formation d'un centre de documentation-statistique régional qui sera disponible à la population et à ses nombreux organismes.L'équipe actuelle du comité d'information étudie la possibilité de publier un bulletin mensuel qui éventuellement serait l'instrument ca-nalisateur d'idées et de projets.L'on sait que la cohérence, l'esprit de suite et la confiance mutuelle entre tous les agents économiques et sociaux sont indispensables au climat serin dans lequel devront s'opérer les trans- formations inévitables du Centre du Québec.M.Ouellette est originaire de Princeville et il a oeuvré au sein du mouvement des Jeunes Ouvriers Chrétiens (J.O.C.) de la région, de même qu'au comité d'Action Catholique du diocèse de Nicolet Au cours des dernières années il était permanent-animateur pour le diocèse de Val-leyfield, ce qui l'a appelé entre autre à représenter les jeunes travailleurs canadiens-français du comité consultatif du Pavillon de la Jeunesse à Terre des Hommes, et dernièrement à travailler au comité-exécutif de l'opération départ du Ministère de l'éducation de la Régional Sa-laberry.d’adhérer PRINCEVILLE.(G.A.B.) — La Commission municipale des Loisirs de Princeville sera représentée par deux de ses membres à la Commission inter-municipale des Loisirs.Ces délégués sont le président, M.Hervé Lafran-ce, ainsi que M.Jean-Guy Beauvillier, l'un des directeurs.Cette décision a été prise à la suite d'une séance d'étude à laquelle assistait Son Honneur le maire M.Roger Bilodeau.Après avoir lu attentivement la constitution de la C.I.M.L.et fait un sérieux examen de la question, on a conclu qu'il était avantageux pour Princeville de faire partie de la C.I.M.L.CIML La décision d'adhérer à la C.I.M.L.fait suite â de nouvelles invitations faites à Princeville au cours des semaines dernières.La documentation qui accompagnait ces offres a été étudiée avec soin par les directeurs de la C.M.L.de Princeville ont redent, M.Hervé Lafrance, et les directeurs ainsi que le premier magistrat de Princeville ont reconnu que les villes représentées à la C.I.M.L.avaient beaucoup à retirer d'une politique d'échange, de consultation, d'idées et d'opinions.En ce qui concerne le côté "finances", il est clairement indiqué dans un article de la constitution qu'aucun argent n'est administré, sauf pour les menues dépenses du secrétariat de la C.I.M.L.U Cuisants" souvenirs M.REAL OUELLETTE mois et de ses activités débordantes, exigeaient l'engagement d'un permanent au comité d'information-Animation qui a comme rôle et objectifs: -D'informer la population sur la situation socio-économique régionale; .-Et d'amener par le fait même, la population à participer au développement de sa région; L'on se rappelera que I ete dernier une équipe d'étudiants de l'Action Sociale Jeunesse avait bâti un programme d'information économique â partir de données statistiques, et qu'elle avait diffusée à la grandeur de notre territoire, en employant la formule échange avec les participants.L'embryon d'un comité d'information composé de gens du milieu avait vu jour â ce moment là, pour continuer le travail des étudiants stagiaires.Et depuis le comité n'a pas cessé son travail de recherche pour rendre permanent ce contact avec la population et l'on est porté « « Bénédiction de fiançailles de vingt-six futurs maries VICTORIAVILLE, (C.I.C.) -Pendant la messe de Minuit qui eut lieu au Centre Civique à l'occasion de la fête de Noël, une cérémonie spéciale fut réalisée.Il s'agit d'une première expérience dans la région.Pendant la messe, après l'ho- On se souvient que le projet de faire partie de la C.I.M.L.avait déjà été proposé à la direction de la C.M.L.ainsi qu'à M.J.-Maurice Talbot, alors maire.Ces autorités avaient étudié la question lors de la fondation de la C.I.M.L., il y a quelques mois.Ces responsables avaient décidé de ne pas faire partie, pour le moment du moins, de la C.I.M.L.Une telle décision avait alors attiré sur les administrateurs concernés et surtout Princeville même, les "foudres" de la plupart des journalistes de Victoria-ville.C'est à Victoriaville, métropole des Bois-Francs, que se tenaient les principales assemblées préparatoires à la formation de la C.I.M.L.Dès le début de 1967, M.Gaston Provencher de Plessis-ville avait lancé l'idée d'un tel organisme régional.M.Provencher est le président actuel de la C.I.M.L.et président de la C.M.L.de la Ville de l'Erable.141 Est, Notre-Dims Victoriaville RAYMOND HOULE PHARMACIEN - CHIMISTE DEUX PHARMACIENS POUR VOUS SERVIR JacqucH Leahcy — Raymond Houle — Livraison Gratuite — SERVICE À TOUTES HEURES DU JOUR 752-4554 mélie, une cérémonie de bénédiction de fiançailles fut célébrée pour 13 couples en même temps.Cette cérémonie avait pour but de redonner un sens aux fiançailles qui en bien des endroits sont devenues un geste banal, qui se fait beaucoup plus par habitude que par conviction.Les textes à la cérémonie invitaient les jeunes couples à s'engager l'un envers l'autre de façon plus sérieuse, pour se mieux préparer à leur futur mariage.Les textes les engageaient aussi à confier à Dieu le temps de leurs fiançailles, à rendre chaque jour leur amour plus profond, plus loyal et plus pur.Les textes faisaient aussi réfléchir sur le don de la bague qui est un symbole du don du coeur et qui est un rappel de la générosité et de la fidélité que les fiancés doivent se porter l'un envers l'autre.Enfin, une prière de louange pour leur amour et aussi une prière de demande pour qu'il se conserve fut récitée par ies couples de fiancés.Devant le succès de cette initiative, il est possible qu'une telle bénédiction de fiançailles ait lieu régulièrement à chaque année à l'occasion de la fête de Noël.Tl Jacques Berqeron A mes clients, A mes parents et à tous mes amis je suis heureux de vous souhaiter une Bonne et Heureuse Année JûajuesE eraeron O Ltéi Ltée Service complet de décoration de bureau.TOUS POUR LE BUREAU - SERRURIERS 21 Est, Notre-Dame - Victoriaville - 752-2277 5 page 4 Cahier 1 - L'UNION - Mardi, 31 décembre 1968 *5.5E>» ^ * •:-* •%*?%**•* ” *• •*"-*• **X^***£ C.-C-?ï> *5mÇ5»*£; *J5»e!e*fr •r ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• ; r» EDI EDITC EDSTCRI4L •••• ••••••• •••••••• ••• • • • • • O • • • ••••••• ## ; •••• •••••• •••••••••••• • • • • • *1 • • •••• ••••• p,^ri;^:^r «»'Zv*r^rr *.•••>- %- *• ^ * ¦£ Une étude sur la DOCUMENT Les matraqueurs au pouvoir L'année 1968 ne pouvait se terminer sans qu'un conflit patronal-ouvrier ne vienne l'assombrir.Les onze syndicats réunissant les 18,000 employés de la ville de Montréal dressent un front commun afin d'empêcher la ville de retirer sa contribution au fonds de pension de ses employés permanents.On connait les difficultés financières rencontrées en cette fin d'année par la ville de Montréal, et, en toute logique, on ne s'étonne pas de ces problèmes d'équilibre budgétaire.Il est bien normal que les Montréalais aient à payer maintenant la note des manifestations et des réalisations prestigieuses des deux dernières années.Nous comprenons qu'une augmentation de 23 pour cent de la taxe foncière n'est pas de nature à réjouir les Montréalais et à constituer un joli cadeau du nouvel an.Cependant nous ne pouvons qu'exprimer notre grande surprise face à l'attitude des policiers de la métropole qui jugent bon d'appuyer leur position par des déclarations fracassantes et insensées.Comment doit-on envisager la menace le coup d'Etat présentée lundi dernier par un sergent-détective de la police de Montréal, M.Roger Lavigueur, président de l'Association de bienfaisance et de retraite de la police de Montréal?Cette promesse de rébellion n'est-elle un excès de langage?Elle a été répétée plus d'une fois aux journalistes et aux reporters de la presse électronique.Les policiers ont manifesté un certain accord avec les paroles de M.Lavigueur.Lorsque l'on sait que les forces policières delà métropole comptent un certain nombre de personnages déséquilibrés dans leurs rangs, il ne faudrait pas se surprendre qu'une idée aussi saugrenue que celle de s'affirmer par la force fasse son chemin.Citons à l'appui de notre remarque sur le déséquilibre manifesté par certains policiers, les abus incroyables (tellement ils sont inhumains) et violents dont ont fait preuve un grand nombre de policiers le soir de la Saint-Jean, alors qu'une manifestation a tourné à l'émeute et que les policiers se sont senti obligés de frapper sur tous les crânes qui se présentaient devant eux.Le jour où ces matraqueurs voudront s'affirmer politiquement, il faudra espérer que le peuple se rappelle la situation qui prévaut dans certains états militaires de l'Amérique du Sud, là où les forces organisées des troupes armées ont pris la place de la démocratie.Nous ne voulons pas ici nous alarmer outre mesure.Nous savons que sous l'effet d'une colère les paroles peuvent dépasser la pensée.Il demeure toutefois que les policiers sont conscients de leur puissance.Ils savent mieux que tous les autres citoyens s'organiser pour agir rapidement.La déclaration de M.Lavigueur est très claire: ''Si les gouvernements de Montréal et de Québec continuent de faire des lois de bandits, nous ferons comme en Amérique du Sud.Nous prendrons nos armes et nous les déposerons'' (les gouvernements).Dimanche dernier, les syndiqués se sont montrés très durs envers les autorités de la ville de Montréal.Ils avaient raison.On ne peut tolérer qu'un gouvernement municipal retire à ses employés certains droits convenus.Mais on ne peut concevoir par ailleurs que les syndiqués usent de menaces dangereuses pour obtenir gain de cause dans ce conflit.Les policiers ont donné à leurs dirigeants un mandat d'utiliser tous les moyens nécessaires pour rendre caduc le bill 295 ayant trait aux caisses de retraite.Comme "moyens d'action", on entrevoit à date des marches de protestation sur l'Hôtel de ville et sur le Parlement du Québec.Une assemblée sera aussi préparée pour réunir au Forum les 18,000 employés de la métropole.Voilà des moyens légaux.Voilà des outils logiques.Les employés de la ville de Montréal peuvent sûrement avec l'aide de la CSN et de la FTQ entraver et retarder la mise en application du bill 295; et s'il y a eu anomalie dans la conduite des autorités municipales, il n'est pas nécessaire pour autant que les policiers usent de terrorisme moral.Remy Pilon >/ Y PREMIER ACCIDENT.- Cette photographie montre le véhicule impliqué dans le premier accident à survenir au tout début de Tannée qui s'achève.Deux personnes y avaient été blessées.En cette veille du Jour de Tan, on peut prévoir qu'il ne sera pas tard dans la journée du 1er janvier, demain, lorsque la première collision surviendra dans le comté d'Arthabaska.Un organisme provincial promouvant la sécurité routière affirme qu'un automobiliste a "une chance sur 13".Espérant que nous n'aurez pas cette chance! (Photo L'Union) contestation dans les CEG EP québécois Cette étude a été rédigée par les directeurs des services pédagogiques des 23 CEGEP du Québec.La révolte des jeunes et particuliérement des étudiants est un phénomène universel.Ce n’est pas notre propos d’en indiquer ici les causes et la signification.II nous revient, cependant, de décrire la forme que la contestation a prise dans les CEGEP, d’indiquer pourquoi elle a eu lieu dans les CEGEP et enfin de formuler notre position à ce sujet.I - LA FORME PRISE PAR LA CONTESTATION Chacun sait déjà que c’est le CEGEP Lionel-Groulx qui a été le premier frappé.Le directeur des services pédagogiques de Lionel-Groulx a public dans le DEVOIR et la PRESSE l’histori-que des événements qui se sont déroulés dans son institution et sa position personnelle à ce sujet.Pour mémoire, rappelons simplement que le 8 octobre, a-près une assemblée tumultueuse de plus de 4 heures, les étudiants du Collège Lionel-Groulx font l’occupation de leur institution.800 étudiants sur un total de 1.100 étaient présents; 500 ont voté pour l’occupât ion et 200 contre.Le 9 octobre, le collège de Valleyfield était également occupé.dans des circonstances à peu près identiques.Durant les jours qui suivirent, le mouvement se répandit rapidement de telle sorte que le 15 octobre, 10 des 23 CEGEP étaient occupés.Les autres subirent, à des degrés différents, la répercussion de ce mouvement.Partout où l’occupation fut décidée, le schéma se répétait: assemblée générale qui s’éternise; explication de la situation; présentation d’une résolution pour l’occupation; vote.Si le vote est négatif, on convoque, pour le lendemain, tine autre réunion a laquelle viennent participer des renforts d’autres CEGEP.L’éclat des caméras et les gTos titres de la presse donnent à ces événements une dimension affriolante.En quelques jours, la population passe de letonnement au désarroi.Brusquement, le Québec est confronté à la contestation étudiante sous une forme imprévisible et brutale.L’on pourrait se demander pourquoi les administrateurs se sont contentés de prendre acte des sommations de quitter les lieux.La réponse est simple: étant donné la façon dont les événements se déroulaient, les administrateurs étaient placés devant l’alternative suivante: quitter les lieux ou bien recourir à la force pour déloger les occupants.Le recours à la force fut écarté pour deux raisons: 1) Les raisons pour lesquelles les étudiants décidaient d’occuper les CEGEP ne mettaient pas ert cause les CEGEP eux-mêmes: il s’agissait de revendiquer la création de l’université du Québec, de manifester une inquiétude généralisée touchant les débouchés de l’université ou du marché du travail, de demander l’amélioration du régime d’aide financière aux étudiants'.2) L’emploi de la force, dans d’autres pays, avait conduit à des affrontements sanglants et il était prévisible que la même* cause produirait, ici, les mêmes résultats.Vers le 20 octobre, l’occupation physique des CEGEP était terminée.L’on peut penser que 4’essoufflcment idéologique chez les étudiants de même que les dissensions internes expliquent la fin des occupations.U est sûr, également, que le danger de compromettre définitivement la 1ère session d’études a contribué à cette décision.Le 28 octobre, tous les CEGEP avaient repris leur fonctionnement.Mais’ la décision d’une minorité agissante de compromettre une masse importante d'étudiants dans une action irréversible avait effectivement atteint sa visée: rien n’était plus pareil dans les CEGEP quj a-vaient été occupés.L’occupation des CEGEP, déclenchée au nom de revendications précises, débouchait sur l’affirmation du pouvoir étudiant.Et le pouvoir étudiant signifie la prise en charge totale de la conception, de l’organisa*ion et de l’administration de renseignement.Dans 4 ou 5 des CEGEP les plus durement frappés, la reprise normale des activités s’avéra impossible, parce que les étudiants avaient décidé qu’ils exerceraient eux-mêmes le pouvoir.Il va de soi que dans ces CEGEP les étudiants refusaient de respecter les conditions que les administrateurs avaient fixées pour la reprise des cours.Il devenait alors nécessaire, pour les administrateurs de ces collèges, de prendre des mesures fermes, ce qui fut fait.Devant l’occupation physique, on s’était contenté de prendre acte; mais devant la menace de l’occupation permanente, les administrateurs eurent la réaction normale de tout corps menace dans son existence mémo il - L-M ijtNtit, LA NAlUKfc ET LE FONCTIONNEMENT DES CEGEP Avant de dégager les raisons de la contestation dans les CEGEP, il est nécessaire de décrire brièvement la genèse, la nature et le fonctionnement de ce nouveau type d’établissements scolaires.On verra, par (Suite à la paye 5) L’UNION fend* en 1866, l Ufi'On det Canton» «la lift eit publc et m (,firn4 p,r I Imprimerie d Ailhiblili Int.170, run Grouarri Artful,a»t a 357 J065 Fd.lwr Pogrr tuilier PM en (bel Rédacteur Marial Rttard Pttti, Filon Ccllabo'afeurt Aloda Fleury Georges Béchard Raymonde Promnditr riian bte noue Rané Houde Puh'.(i*a.'et Mtchal Gagné Odma Carneau Tuage Jacquet Gagnon Cr»l d'etfl et V t» en page Jacquot Fortier Robert Courtois Co^p'ab î.A Gbiilaine Carignan lyie Sptntrd r»i» a1* •• r*«• MM I an — lidi Atlrn rn.tfi.lt» v.r |« Canada c malt — t too I eo — IV It aeaére ¦lu.fti'lrmli .It.,ai rarpfloM, Il t'f j |«»• •tt.lt rvl'lxtllnn Tout dfoiîi rétervM tur la reproduction det annonçai ou dot nouvelle» de noire journal.WEEKLIES Mardi, 31 décembre 1968 - L'UNION - Cahier 1 Page C Une étude.(Suite de la page 4) exemple, quel sort il faut faire à l’accusation d’improvisation portée contre les CEGEP.G+nèt«: En novembre 1964, la 2e tranche du Rapport Parent recommandait la création de ce nouveau niveau d’enseignement.(Le Rapport Parent parlait d’instituts.Les recommandations du Rapport Parent à ce sujet furent confiées, pour analyse, è un comité provincial.Ce comité s’appelait: "Comité de planification de l’enseignement pré-universitaire et professionnel”.Il comprenait une trentaine de représentants des institutions et des organismes intéressés à ce niveau d’enseignement.Le comité en question a travaillé pendant 1% an à raison de 2 réunions par mois.En avril 1966, ses travaux étaient terminés.A l’automne de la même année, dès qu’il fut sérieusement question de la présentation d’un projet de loi concernant ce niveau d’enseignement, divers groupes de travail furent formés pour étudier l’application concrète des recommandations du Rapport Parent, telles qu’inter- prétées par le comité de planification dont on a parlé plus haut.Ces groupes de travail avaient également la responsabilité de la préparation des programmes.En décembre 1966, le ministère de l’Education constituait 1û mission des collèges, dont le mandat était d’assister les différents comités régionaux qui travaillaient déjà à l’organisation d’un CEGEP dans leur milieu respectif.Nature: Le CEGEP est un établissement scolaire public; l’enseignement collégial est un service public.Faut-il souligner qu’un é-tablissement public se distingue d’un établissement privé et d’un établissement étatique?L’exemple d’un établissement privé, mrsa 23 Ave Dallaire c’est un collège classique; l’exemple d’un établissement é-tatique, c’est un institut technique.En tant qu’établissement •public, le CEGEP appartient à la collectivité régionale où il se trouve; il est, selon l’expression du Rapport Parent, "la chose de la région”.On pourrait dire qu’il est une république scolaire, au sens étymologique, du terme.Dans cette mesure même, il est fonction du sens démocratique de la collectivité régionale ou du milieu où il opère et, plus directement, du sens démocratique des professeurs, des administrateurs et des étudiants jeunes ou adultes.A moins d’entrer dans des dé-*ails techniques, voilà comment l’on peut décrire la nature des CEGEP du point de vue juridique et administratif.Du point de vue proprement pédagogique, la nature du CEGEP se caractérise, comme le niveau secondaire d’ailleurs, par la polyvalence et la promotion par cours.La polyvalence répond, sur le plan de l’organisation pédagogique des programmes, au pluralisme culturel qui est un fait des sociétés contemporaines; la promotion par cours correspond au régime socio-politique de la démocratie.Dans le premier cas, les nouvelles dimensions de la culture contemporaine sont consacrées; dans le second cas, l’égalité des chances, garantie dès l’école, assainit et affermit la démocratie dans la société entière.Précisons que la polyvalence implique l’organisation de programmes préoarant, soit aux é-tudes universitaires, soit aux diverses fonctions du marché du travail qui exigent une formation de niveau collégial.' Précisons aussi aue la promotion par cours signifie la promotion par unités d’enseignement et de formation nettement définies.Un cours de physique, par exemple, c’est une portion du savoir en physique comportant une part d’enseienement magistral, une part d’exercice, une part de re- cherche; bref, un "territoire” de connaissance à occuper et à exploiter.Les modalités d’exploitation de ces territoires varient selon les disciplines et selon les décisions des responsables.Les responsables, ce sont les administrateurs, les professeurs et les étudiants.Aucune de ces catégories ne peut confisquer la responsabilité à l’exclusion des autres parties.Et l’exercice de cette responsabilité entraîne la détermination et le respect de modalités de participation et des niveaux de décision.•Les CEGEP sont des établissements scolaires qui n’utilisent que des critères proprement pédagogiques quant à l’admission des étudiants: ni la classe sociale, ni le lieu géographique, ni la condition financière des parents n’entrent en ligne de compte.Parce qu’ils sont un service public, c’est la seule exigence qu’ils doivent dresser et il-est salutaire qu’ils la dressent.Un service public d’enseignement ne doit pas servir de refuge ni d’assistance sociale glorifiée.Le fonctionnement: Ce que nous avons dit plus haut, sous la rubrique genèse, permet déjà d'affirmer deux faits importants: 1) Même si l’on oubliait que les recommandations du Rapport Parent étaient déjà le résultat d’une consultation approfondie, il faudrait quand même convenir que l’établissement des CEGEP a été précédé d’une large consultation de tous les intéressés.2) Et non seulement faut-il parler de consultation, mais encore d’une véritable participation.Cette participation s’est d’ailleurs articulée et affirmée durant la 1ère année d’opération des 12 premiers CEGEIP.La direction générale de l’enseignement collégial a maintenu des contacts étroits avec les responsables des CEGEP.En ce qui concerne plus directement la pédagogie, l’on peut affirmer que toutes les décisions concrètes qui ont été prises durant l’année 67-68 l’ont été par le di- La dame de la Pourpre Royale Mme Rolande Houle P et les membres de l'exécutif offrent leurs meilleurs souhaits de Nouvelle Année à toutes les dames de la Pourpre Royale et à la population qui a si bien collaboré dans les activités par le passé, comme elle saura le faire pour la prochaine année.BONNE ANNÉE à tous — Victoriaville — 752-2882 Charles Daigneault et les membres de l'exécutif offrent leurs meilleurs voeux de Bonne et Heureuse Le haut commandeur Année à tous leurs membres ainsi qu'à la population en générale.Nous en profitons à la fois pour vous remercier de la collaboration soutenue que vous nous avez manifestée.14 rue Côté — Victoriaville — 752-4051 recteur du service des programmes, en collégialité avec les directeurs des services pédagogiques.Cette participation s’étendait aux chefs de département des CEGEP et au corps professoral tout entier.En juin dernier, par exemple, plus de 600 professeurs, soit près de la moitié de de tous les professeurs du réseau des CEGEP, ont participé, pendant une semaine, à ce que l’on a appelé "l’Opération Bilan”.Parler de nature, eest parler d’un principe de mouvement.Les CEGEP nen sont qu’à leur 2e année d’existence, pour 12 d’entre eux; et à leur 1ère année, pour les 11 autres.Les CEGEP ne sont pas finis; ils sont à se faire.JJt.f Machine à additionner Mcrlfi(|ur 139’5 garantir % ans sur 1rs pieces capacité 10 culmines totalise 11 colonnes soustraction multiplication halancr au rrrilit 752-2727 Doucet Inc.58-a St-Jean-Baptiste Victoriaville 91 4902 P*8® £ Cahier 1 — L'UNION — Mardi, 31 décembre 1968 t/1 M t/1 MM préambule iJ: Pauvre La semaine dernière,-dans ces mêmes colonnes, nous disions que le déblaiement de la neige n’était pas rapide à Arthabaska, comparativement à Victoriaville.C’est tout le contraire cependant qui s’est produit dimanche dernier.Alors que toutes les rues d’Arthabaska étaient déblayées aux environs de 17 heures, à Victoriaville, il n’v avait que les principales.C’est parce qu’à Victoriaville, il y a le syndicat; et lorsqu’il y a un syndicat, le dimanche, c’est temps et demi ou temps double.Au nombre d’employés affectés, temps double ou temps et demi, “ça égraine vite son budget”.Turbo-train Nous sommes peut-être en retard un tout petit peu pour en dire quelques mots, mais le Canadien National a maintenant son turbo-train en service entre Montréal et Toronto.Pas chanceux, le turbotrain à son voyage inaugural a rentré en plein dedans un camion-remorque qui, faut le dire, se trouvait juste en travers la voie ferrée.Mais ça ne nou3 fait pas peur du tout, puisque nous déléguons justement un journaliste de L’Union à la prochaine Exposition du meuble canadien.1 Et il prendra justement ce train qui, à en croire toute la publicité, peut filer à une vitesse de pointe de 120 milles à l’heure.Une bonne émission C’est bien regrettable, n’est-cc pas?Eadio-Canada a décidé de mettre fin à l’émission radiophonique “Présent-dimanche”, présenté le jour de la farniente à compter de 12 h.30.L’Union des Cantons do l’Est avait souvent l’honneur d’v être % cité sou ventes fois puisque ce programme faisait la revue de la presse régionale francophone.C’est à espérer que le programme qui succédera à “Présent-dimanche” pourra encore se faire le vrai écho de la presse hebdomadaire du Canada-français.Cartes de Noël Enfin, la période des cartes de Noël est terminée.Il y en a qui en ont accumulé des dizaines et des dizaines.Nous n’en avons conservé que quelques-unes, les plus belles.Et parmi elles, se trouve justement celle que nous a fait parvenir la firme Michel Transport, d’Arthabaska.De bon goût, c’était une carte vraiment originale.La taxe du pro.Bonne publicité Il y a de ces gens qui ont vraiment le sens de la publicité.Il est évident qu’un moteur hors-bord ne peut pas “tirer” tout seul un océanique tel que le “Queen Elizabeth”, mais c’est un cliché qui tape vraiment dans l’oeil.Concitoyens et concitoyennes de notre très beau pays qu’est la vaste contrée du Canada, salut! Si vous budgetiez vos revenus de façon à passer une meilleure année 1969, vous aviez raison.Parce que vous allez en avoir besoin! C’est à partir de vendredi prochain, ou peut-être du vendredi suivant, que vous serez taxés par le gouvèrnement fédéral.En effet, pour satisfaire aux grands principes de l’économie, vous verrez maintenant un beau billet de $2 s’envoler hebdomadairement de votre salaire.Ca s’appellera la “taxe de progrès social”.Doit-on vous le répéter: la taxe du pro.Renouveau La fleur de lys figure déjà dans le drapeau officiel que le Québec s’est donné en 1948; désormais, elle servira à identifier tous les organismes gouvernementaux, et on la verra graduellement sur la papeterie, le matériel roulant Vraiment, on perçoit des changements appréciables depuis quelques mois.Le nouveau sigle est d’une sobriété et d’une beauté bien pensée.Outre ce sigle, en parlant des changements appréciables, nous entendions l’Assemblée nationale, la Sûreté du Québec, et autres modifications.Histoire de lune Les trois américains Borman, Lovell et Anders se sont payés une petite ballade autour du satellite de la Terre.Et ils ont pris un paquet de photographies que les savants américains vont étudier et réétudier.Et sur l’une de ces photographies, on peut apercevoir — fait étrange — une rainure qui traverse continuellement le grand cratère Goclenius.A se demander à quoi cette rainure est due.Est-ce la piste d’un autre vaisseau spatial?C’est peut-être dans ce cratère que le Général De Gaulle est disparu l’une de ces journées, durant les troubles de mai dernier.“Non! Tu ne l’as pas, nous a dit un grand collaborateur à nous.Ces pistes ont été faites par les premiers explorateurs lunaires.” Et à notre question à savoir qui, notre fidèle collaborateur nous a dit: “Tintin et Milou, voyons donc!”.Echange de voeux à l'Hôtel de vil h VICTORI AVI LLE.— Comme par les années passées, les autorités municipales de Victoriaville suivront la tradition et accueilleront les citoyens de Victoria-ville dans la salle des délibérations de l'Hôtel de Ville, le matin du Jour de l'an.Les édiles municipaux seront dans la salle des délibérations entre 11 h.30 et 12 h.30, et seront là pour rencontrer les citoyens désireux d'échanger des voeux à l'occasion de l'année nouvelle.Il s'agit d'une coutume bien établie que les autorités municipales n'ont pas l'intention de laisser avant longtemps.Une étude.(Suite de la page 5) pas CEGEP, il y aurait eu contestation quelque part cet automne.Ce que nous connaissons ici est la version québécoise d’un phénomène universel, ainsi que nous le rappelions au début.Nous comptons revenir plus tard sur ce sujet.Ceci dit, il reste que la contestation a eu lieu dans les CEGEP et qu’il nous paraît qu’il y a des causes spécifiques qui s’ajoutent aux causes générales.Nous osons dire que les CEGEP, leur nature môme, sont contestataires.Expliquons-nous.A cause de leur nouveauté comme maisons d’enseignement; à cause de l’originalité de leurs structures juridiques et administratives; bref, à cause de l’audace même de cette formule, les CEGEP sont contestataires.Nous voulons dire par là qu’ils remettent en question, par leur existence même, les habitudes et la mentalité des administrateurs, des professeurs, des étudiants et, par voie de conséquence, de la société tout entière.On pourrait dire sous forme de paradoxe, que pour être pleinement ce qu’ils doivent être, ils supposeraient l’existence de la société même qu’ils se proposent de contribuer à construire.Les CEGEP sont précurseurs; ils représentent la fine pointe du pari démocratique.Il ne faut pas dire que les CEGEP ont été improvisés; il faut dire que le milieu était impréparé à les recevoir.Mais n’est-ce pas là le sort de tout ce qui est précurseur ?Etant ce qu’ls sont, dans le milieu où ils sont, les CEGEP devenaient fatalement le lieu et non pas l’objet de la contestation.Ils sont une contestation du milieu plutôt qu’un milieu de contestation.Ils sont un défi et il est normal que beaucoup administrateurs, professeurs el étudiants, hésitent à le relever.IV - Notre position: Nous croyons aux CEGEP.Nous y croyons à la façon des hommes d’action.Toute action implique des décisions, c'est-à-dire des limites.Il n’y a pas d’action globale; il n’y a pas non plus d’action facile.La contestation globale aboutit à l’anarchie et à la stérilité, et en cela elle est un alibi.C’est parce que nous croyons dans les CEGEP que nous réagissons énergiquement quand nous les voyons ainsi compromis.Nous sommes capables de chevaucher et de dompter la contestation barbare.Par une sorte de lucidité instinctive, ou plutôt, à cause de la clarté même des structures des CEGEP, les étudiants ont rapidement identifié les questions que pose l’existence des CEGEP; à cause de leur ineptie (1), cette prise de conscience les a amenés à un repliement sur eux-mêmes où il entrait plus de panique que de créativité.Ils ont occupé les CEGEP.Nous entendons, à notre façon, occuper nous aussi les CEGEP.Nous avons un programme d’action; nous savons où nous allons.Voici un article du régime pédagogique que nous a- vous nous-mêmes établi, et qui constitue à lui seul un programme de recherche exigeant et qui commande une véritable révolution de la pédagogie: “Les directeurs des services pédagogiques, par l’intermédiaire des chefs de département, ont la responsabilité de faire établir, pour chaque discipline et, le cas échéant, pour chaque cours, un guide pédagogique communément appelé “syllabus”.Ce document doit contenir les objectifs du cours, une analyse du contenu, des instructions méthodologiques, une bibliographie précise et les modalités d’évaluation de l’enseignement du cours ou de la discipline en question.Dans cette perspective, il va de soi que l’examen dit final est une partie intégrante du cours”.Nous sommes sûrs que bien peu de professeurs et, a fortiori, bien peu d’étudiants devinent les exigences d’un tel programme.Elles apparaîtront à mesure que les uns et les autres s’engageront.Que les natures libres se comptent ! La difficulté est en avant.Les dispositions de caractère disciplinaire que.contient notre régime pédagogique sont réalistes: elles sont éducatrices en ce sens qu’elles servent de tuteur à la croissance de la liberté.Nous savons que le CEGEP est une formule d’avant-garde; nous savons que de plus en plus l’apprentissage scolaire exigera le décloisonnement des disciplines, et nous connaissons déjà quelques moyens d’assurer l’interdisciplinarité; nous savons qu’un système scolaire a d’autres responsabilités que celle d’ajuster strictement chaque individu à une fonction de travail et qu’il doit préparer les etudiants à dominer leur travail et leur vie de demain; bref, nous savons qu’il vaut toujours la peine de parier sur les ressources de la liberté, pourvu que l’on se préoccupe d’éduquer la liberté.Nous n’avons pas toutes les certitudes et nous ne sommes pas capables de formuler toutes les significations; mais être à court de certitudes et de significations ce n’est pas être dépourvu de toute certitude ni incapable de donner aucune signi-cation.iLa .difficulté d’être n’est pas l’impossibilité d’être.La condition adulte, c’est cela même; le risque, c’est cela même.Il suffit que le risque soit raisonnable; le nôtre l’est.Entre la témérité suicidaire et la démission panique, il y a la voie du courage.Eh un certain sens, l’aventure des CEGEP, c’est l’aventure québécoise elle-même.C’est parce que nous savons qu’il serait vain de demander à la violence ce qu’on n’aurait pas su obtenir du travail et de la discipline que nous voulons continuer l’aventure où nous nous sommes embarqués.L’homme doit toujours s’embarquer.Il n’y a que les lemmings à préférer, périodiquement, et sans savoir pourquoi, se précipiter joyeusement dans le détroit de Béring.Face à la contestation stérile, les directeurs des services •pédagogiques décident l’attestation féconde.(1) Au sens étymologique du terme. Mardi, 31 décembre 1968 — L'UNION — Cahier 1 Page J Les Tigres confiants ! On semblait bien confiant avant de s'embarquer pour l'Europe; on reconnaît Michel Labrosse, Pierre Pot-vin, Jacques Michel et Richard Charron.Les figures étaient réjouies, le soir de Noël, à l'aéroport international de Dorval, quelques minutes avant que les Tigres de Victoriaville, champions de la Ligue provinciale sé-nior, détenteurs de la Coupe Allan, symbole de la suprématie du hockey sénior au Canada, ne s'embarquent pour l'Europe afin de participer au Tournoi Bunny Ahearne.Longuement on a jasé et fait des blagues; pour la majorité des hommes de l'instructeur Jean-Guy Charbonneau, c'était le premier voyage outre mer, et une première présence à ce tournoi international.L'Oeil de L'Union a assisté à ce départ de Dorval; il livre en vrac les scènes qu'il a captées dans l'atmosphère de confiance qui y régnait.Le joueur local Jacques Michel signe le contrat d'assurance pour le remettre à son épouse avant d'embarquer.\ivy S 3IÆ f ^ S- % 7 Ett&jcJSÏ Gérald Garneau, le premier à droite, en est à sa première année avec les Tigres, et il peut profiter d'un voyage en Europe.Sk.’ •tvi rJZ * H r i j.il ||1 De gauche à droite: Jacques Morin, Michel Mongeau, Clément Boudreau, Jocelyn Hardy et Guy Black.Le plus comique de l'équipe, André Bessette, était bien ner- M.François Bastien, le président des Tigres, photographié ici entre un photographe d'Air veux; il a une peur bleue de l'avion; ce n'est pas sans raison Canada et André Bessette, a eu beaucoup à faire pour les préparatifs de ce voyage on Eu-qu'on le retrouve en face du box des assurances.rope. 7*0* 3 Cahier 1 — L'UNION — Mardi, 31 décembre 1968 *7 wma « t • i •••; •• .• et Prospère Année! 4 A tous nos amis, clients et à tous nos employés ( ,*i*sl • i \ iv rrlr»* «jm* II,II!" |MMil’ lr l»i*l rvistaui duranl ri* Iimiiiis «1rs mni" \«»iis iiMM^mrllons nos mumIIimiis sou* IrNOl \ KL A N Hôtel Mont St-Michel Aimé Beaulieu, prop."Un chez-vous, loin de chez-vous 88 Beauchesne — Arthabaska — 357-2371 S V* rf W .r -a DONS GENEREUX.— L'Association sportive de Victoriaville a tenu, avec la fin de l'année, à faire des dons à différents organismes sportives d'hiver.Tout près de $1,000 ont été ainsi remis à quatre organismes.Photo du haut: de gauche à droite: M.Gilles Boutin, vice-président de la Ligue de ballon sur glace, reçoit un chèque de M.Edouard Desrochers, président de l'Association sportive, alors que M.Jean-Claude Deschambeault, secrétaire-trésorier de cette même association, remet un autre chèque à M.Fernand Monfette, président de la Ligue Commerciale.Photo du bas: M.Guy Morisseau, vice-président des Olympiques Junior "B”, reçoit un chèque de M.Gérard Déguisé, vice-président de l'Association sportive, et M.Desrochers remet un autre chèque à M.Gilles Bergeron, directeur des Tigres de Victoriaville.(Photos L'Union) Vente sensationnelle après inventaire ROBES EN SPECIAL A 15.00 20.00 25.00 PYJAMAS D'INTERIEUR S9.95 ROBES DE CHAMBRE A 1/2 PRIX ENSEMBLE DE NUIT $15.95 PYJAMAS A 1/2 PRIX BLOUSES A 1/2 PRIX GILETS A 1/2 PRIX 33 1/3 pour cent DE REDUCTION SUR ROBES DE “PETIT SALON" 33 1/3 pour cent SUR COSTUMES DE TRICOT 25 pour cent SUR JUPES, SLAX, ENSEMBLE PANTALONS, BLOUSES.LA LINGERIE LARUE ENR.Mme Georgette M.Igartua, prop.98 Est, Notre-Dame — Victoriaville Centre de Main-iroetivre du Canada Emplois disponibles HOMMES Des mouleurs sur plancher et des core makers préposés à la préparation des moules coulage de la fonte; Préposé à l'inventaire perpétuel (exp.kardex); Surintendant de production.Connaissances techniques débitage du bois, fonctionnement des machines, séchage du bois; Chimistes en chimie organique — spécialité "polymère"; Couturier usine de meuble; Représentant pour promotion vente - produits domestiques; Tailleur de cuir - expérience avec couteau à la main; FEMMES Coiffeuse et apprenti-coiffeuse; Sténographe ou secrétaire bilingue; Couturières - usine de rembourrage; rv ^ ci curs voeux de bonheur I % a occasion du ouve — n à nos employés et à leur famille à nos clients à nos amis à toute la population des Bois-Francs Gérard Ouellet Inc.MANUFACTURIERS DE MEUBLES Gérard Ouellet WARWICK - 358-2400 DAVELUYVIllE - 367-220] Mardi, 31 décembre 1968 — L'UNION — Cahier 1 P»ga 3 La revue de l’année 1968 N.D.L.R.: Mettre uniermé à une année est difficile sans en faire une revision complète de tout ce qui a pu se passer.Les événements se sont succédés à un rythme affolant.Bons, mauvais, importants, légers, ils ont rempli le quotidien qui intéresse l’homme d’aujourd’hui.Aussi, ce dernier aime-l-il en connaître davantage en lisant son journal.Voici donc, pour d’agréables souvenirs, les événements qui ont marqué 1968 dans les Bois-Francs.Cette semaine, nous publions la revue des six premiers mois de l’année» la revue de l'autre partie, à compter de juillet, sera publiée la semaine prochaine.Par un froid sibérien, les flammes obligent à Arthabaska.une famille à quitter rapidement son logis f ' «?.«"cV* *»**\*c***tt\a *\W ^n»°n'.u,or* .fK p*''.Ao^' V» „«*« ^nV9«“ ^ ô*°*n« l°V -r.-; ¦ nfV* • { SSsr _t4^' ' Vkau*- M ¦• * **«•% *** •*# * M • %•• ï^»* -* *L* V *• ¦.Fort de son expérience, le vieillard est mieux disposé à la bienveillance, à la compréhension, à l'indulgence parce que pendant sa vie, il a fait l'expérience de faiblesse, de l'échec, de la pauvreté.LA SEMAINE PROCHAINE TOUJOURS LA FEMME" La Bible se plaît à souligner le grand âge des Patriarches.Elle dit d’eux qu’ils moururent ’‘dans une heureuse vieillesse et rassasiés de jours.” Plus uni à Dieu, pacifié, libéré, l’homme qui a su vieillir peut refléter sur son entourage quelque chose de la bonté et de la tendresse de Dieu, Combien de vieux se diront à l’occasion du Nouvel An : “Ah ! ce sera ma dernière année, je crois bien.On est à la veille de partir pour de bon.La Bonne Année, c’est pas pour moi, moi je me sens partir.” Ils n’ont aucun espoir.Ils ne voient que la mort devant eux.Leur vie c’est le passé.Ils ne vivent plus.Attention 1 peut-être sont-ils plus près de la Vie que nous ?Compréhension.(Photos JociFoucault) Cette nouvelle année devrait donner aux vieillards la joie d'être parmi nous, et l'espoir d'une joie encore plus grande.Elle devrait aussi leur apporter l'amour des jeunes pour leur faire oublier leur tristesse.Force et Espoir 1 Page Cahier 1 — L'UNION — Mardi, 31 décembre 1968 III m mM'A m m, \S\ i\.P SERAI PEUT-ETRE r\ï •Wù $ À Ri 1 SS .hW [YilViwtt* ¦v .•• •• / J/yl Ci "-'•VA' AÂl-V PREMIER BÉBÉ 1969 ArAAV.W AU NOM DU PREMIER-NE 1969 Nous remercions les généreux donateurs et nous leurs formulons nos meilleurs voeux pour la prochaine annee lA m m .jv ¦ ' mm '•V n iUî** *- "• BR • Bu tV.- rv Bm SB S3 MM » : m •' ‘.'.'-V** E — .• t¦Srx.^'jX W&±.' 1 Co^ute t\HG^ |\ Jv)\ \C O Coo‘ 10 j » Rcp 3^ TOf'‘ -‘•V:.": ,0t* O Üi'c c° rbc' \j\c\o' \\c la''' \\c ra9c _ *\él 7S^ a94A place S\ .0°°" 0*9 oc i-:2ggfS&* \\\ \ÉV Bon r r CREATION ¦O, / L/_ ^ P • * / '-'O 7'.' OV 9^r, / THERESE .,,és .Chapeau* - G-* ’ F°Ula'd'' Spécialités .cadeau, une ECHAP.rt _ Victoriavi'le - tél.: 752-2856 0/> - ^ Place Demers •?«?.N, Cw °°s / °" * e*Ü.*4 % °* / ®A»a °C, 'o//,.3 a Co^ %* ' Ofe «r °*.« e.*/ L 7*S C
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