La voix séfarad /, 1 avril 1982, Avril
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Maternelle : $800 Secondaire : $600 : L’École Maimonide : j’y suis, j’y : i reste, et j’invite d’autre sià y venir.L’école Maimonide a maintenant inclus dans son programme d’ÉTUDES JUIVES, pour ses élèves, la préparation complète et gratuite à une BAR MITSVA DE TOUT PREMIER ORDRE en pleine fidélité à nos rites sépharades.Cette préparation est entamée dès les premiers grades.La performance de votre enfant à la synagogue vous remplira de fierté.Votre enfant, votre famille et vous-même en garderez pendant longtemps un souvenir des plus émouvants.:Maintenant je sais [ J'ai quitté l’École Maimonide l’année; idernière et j’y suis retournée cette année.] : Je me sens tellement plus heureuse.: ¦Chez les autres j'étais anonyme, un peu un \ :numéro.Ici je me sens à nouveau une] \personne, membre d'une famille.L’École'] ¦Maimonide est un milieu chaud, accueil-] \lant.Vous vous sentez chez vous et bien: jdans votre peau.Vous trouverez toujours ; :quelqu’un, un professeur, le directeur, des] : amis, vers qui vous tourner et avec qui \ ;parler de vos difficultés.i Et puis il y a l’atmosphère des fêtes juives \ \ qui me manquait tellement, que je retrouve : |à nouveau avec beaucoup de plaisir ici et] : dont, avec l’étude, je rapporte tout un parfum ] \ à la maison.C’est maintenant que j’apprécie tout cela.] : Il fallait sortir et rester un an dehors, pour ] \ mieux voir et comprendre.Maimonide: home, sweet home, thank ] ] God for it.Une élève du Secondaire \ CLINIQUE DENTAIRE TEL.739-1662 Dr.Alain AZUELOS, d.m.d.Dr.Daniel BUCHBINDER, d.m.d Dr.Daniel AZUELOS, d.m.d.Dr.Claude COHEN, d.m.d.Dr Charles Chocron, m.d., l.m.c.c.MÉDECINE GÉNÉRALE 6164 Côte St-Luc Bd.484-0665 - 484-0669 Ouvert de 9h00 à 21h00 5845 CÔTE-DES-NEIGES SUR rendez-vous SUITE 350, MONTRÉAL QUÉ.H3S 1Z4 DANIEL MEYER OUAKNINE MÉDECINE FAMILIALE FAMILY MEDICINE DR.VICTOR ABIKHZER NOTAIRE M.A.M.D.L.M.C.C.Suite 700 Edifice Drummond 1117 OUEST, RUE STE-CATHERINE 849-5286 MONTREAL H3B 1H9 SUITE 245 SUR RENDEZ-VOUS 6000 CÔTE DES NEIGES RD.BY APPOINTMENT MONTRÉAL H3S 1Z8 733-9192 Téléphone 341-4488 Gottlieb, Kaylor, Swift & Stocks tel.isio 871-8822 AVOCATS, BARRISTERS & SOLICITORS CABLE: “TRADELAW MTL” SUITE 1005, IOIO, OUEST STE CATHERINE TELEX: 05-207600 MONTREAL, CANADA, H3B 3R8 ^William b.sc., d.m.d MÉDECINE DENTAIRE Armand J.Elbaz 3535 QUEEN MARY ROAD, SUITE 317 MONTRÉAL H3V 1H8 TORONTO OFFICE: SUITE 1120.2 FIRST CANADIAN PLACE P O.BOX 403, TORONTO, CANADA M5X 1E3 TEL.(416) 365-1666 BOISJOLI, COURTOIS, SABBAH, SAB BAG, ZIRI, MALKA.COMPTABLES AGRÉÉS L.ALBERT BOISJOLI.B A , CA MICHEL SABBAG, C.A 1440,RUE STE-CATHERINE OUEST.BUREAU 525 PIERRE COURTOIS.B.SC.COM.C.A JOSEPH ZIRI, M.COM, C.A MONTREAL.CANADA.H3G 1R8 MAURICE SABBAH, C.A ÉMILE H.MALKA, B.SC.COM., C A TÉL (514)861-5881 Vous souhaitent tie bonnes fêtes de Pâque 2 • LA VOIX SÉPHARADE, avril 1982 COURRIER Messieurs, J’ai reçu votre dernier exemplaire de LA VOIX SEPHARAD de septembre-octobre 1981.Je l’ai parcouru avec toujours un vif plaisir.J’ai été heureux de retrouver une liste de mes proverbes, extraits de mon REFRANERO.Je vous en remercie vivement.Il me serait cependant très agréable si, à la suite de la reproduction d’une prochaine liste, vous indiquiez les adresses où les personnes intéressées peuvent se procurer cet ouvrage.Vous la trouverez sous ce pli.J’ai lu avec intérêt l’article de M.Salomon BENBARUK «LES DESCENDANTS».C’est une rubrique intéressante, à maintenir, et vous pourriez ainsi avoir l’historique des Juifs du Maroc.Peut-être également, serait-il bon de publierdans cette revue, quelques photos.À vous lire prochainement, je vous prie d’agréer, Messieurs, l’expression de mes distingués sentiments.Raphael Benazeret Neuilly s/Seine Je tiens à vous remercier pour le journal de la communauté que j’ai bien reçu.Je souhaiterais savoir s’il serait possible de correspondre, d’établir des relations avec un couple avec ou sans enfant qui avoisine les 25-30 ans.En quelques mots, nous sommes un couple, ma femme enseignante, moi intendant dans une école privée, et nous avons une petite fille de .11 mois.Enfin dernière chose, quelles sont les possibilités d’emploi au sein du Québec du point de vue enseignement, gestion-restauration ?J’espère que je ne vous ai pas trop ennuyé avec mes questions, et, dans cette attente, je vous prie de recevoir nos meilleurs voeux pour la nouvelle année.J.M.Bartura Paris Je suis professeur au Brooks Composite High School et fais une recherche sur AGADIR (Maroc) avant 1960.J’aimerais rentrer en contact avec toute personne qui a habité à Agadir avant cette date et qui s’en souvient.Je pourrais rencontrer les personnes intéressées jusqu’en 1960.Je voudrais donc vous demander un service dans l’espérance que vous n’aurez pas de difficultés à me le rendre.Pourriez-vous faire connaître cette lettre à vos membres et aux membres d’autres associations que vous connaissiez, et me dire à combien de personnes je pourrais parler?S’il n’y a pas possibilité pour vous de faire passer cette lettre à d’autres associations concernées, pourriez-vous me donner leurs noms que je puisse les contacter?Je vous prie d’agréer, Monsieur, mes sentiments les meilleurs.M.Granger Monsieur le Rédacteur en Chef, Nous recevons régulièrement votre journal et nous vous en remercions.Responsable pour ma part, de la promotion de l’ARCHE, j’ai pensé qu’il serait intéressant pour nos lecteurs de faire connaissance avec la communauté sépharade du Québec en créant une rubrique «échanges» destinée aux familles qui souhaitent envoyer leurs enfants au Canada pendant les vacances et réciproquement.Pensez-vous que cette formule susciterait un intérêt chez vos abonnés?Dans l’affirmative, nous pourrions mettre au point une procédure permettant de connaître les noms et adresses des familles par l’intermédiaire de nos publications.Dans l’attente de vous lire, nous vous prions de croire, Monsieur le Rédacteur en Chef, à l’expression de nos salutations distinguées.Cher Monsieur, Après avoir lu l’articlle «LES DESCENDANTS» signé par Mr BENBARUK, dans votre dernier journal (Sept.Oct.81), j’ai le plaisir de vous adresser ci-inclus un document extrait de la nomenclature bibliographique du British Museum de Londres.Il semble, comme vous pourrez le lire, que la famille ABITROL de SEFROU, ait laissé de considérables manuscrits qui se trouveraient d’une part au British Museum et d’autre part dans la collection privée de Mr BENAYAHOU.Comme vous le constaterez, le document est libellé en Anglais, mais vous pourrez, si vous le désirez, le faire traduire pour le bénéfice de vos lecteurs.Souhaitant quecesrenseignementsqui jettent une lumière sur nos brillants aieux, puissent être utiles et inspirer des recherches plus poussées.Je vous prie d’agréer, cher Monsieur, mes salutations les meilleures.Marc ABITBOL Montréal Ayant eu votre adresse par une amie, j’ai l’honneur de vous écrire pour vous demander si votre jouurnal «SEFARAD» comporte des annonces de «mise en relation pour mariage».Sinon, y-a-t-il un autre journal Juif au Québec qui aurait ce genre d’annonces susceptibles de m’intéresser?Dans ce cas, voulez-vous avoir l’obligeance de me transmettre l’adresse.Avec mes remerciements, je vous transmets un cordial chalom.Madame SMADJA PARIS.Les lecteurs intéressés par ces annonces sont priés d’adresser leurs réponses à la Voix Sépharade qui transmettra.RVICE AVANT D’ÊTRE VOUS-MÊME LA PROCHAINE VICTIME DE VOL OU D’INCENDIE M.D.ALARMES INC.VOUS PROPOSE UN SOMMEIL PROFOND CAR LUI VEILLERA SUR VOUS! INSTALLATION RÉSIDENTIEL - COMMERCIAL - INDUSTRIl TOUS NOS SYSTEMES SONT RELIES A UN CENTRA, APPROUVÉS U.L.C.ET OIES D’ASSURANCES POUR TOUS RENSEIGNEMENTS CONTACTER: GILBERT DERY TEL.: 277-2113 750, RUE LUCERNE, NO 110-T.M.R.SERVICE 24 HRS SERVICE ALARMES LA VOIX SÉPHARADE, avril 1982 • 3 étude LES QUATRE COUPES DU SEDER.ET LA CINQUIÈME par le RABBIN MOÏSE OHANA Le Seder de Pessah est marqué par les quatre coupes de vin.La halakha prescrit que nul ne saurait en être dispensé, pas même le plus pauvre des pauvres et qui vit de la charité publique.Qu’il s’endette, qu’il vende même ses vêtements s’il le faut, les quatre coupes du Seder passent en premier.Ces quatre coupes viennent marquer les quatre étapes qui ont conduit nos ancêtres en Égypte de l’esclavage le plus oppressant à la plus libératrice des libertés.Nos hakhamim rattachent ces quatres coupes aux quatre verbes que PEternel emploie, parlant à Moise de la promesse de libération des enfants d’Israël : Dis aux enfants d’Israël : Je suis i’É-ternel.Je veux vous soustraire (Vé-hotséti) aux tribulations de l’Égypte, et je vous délivrerai (Véhitsalti) de leurs servitudes; et je vous ferai sortir (Végaalti) avec un bras étendu et par de grands jugements.Je vous prendrai pour moi comme peuple (Vélaqahti) et je serai votre Dieu (Chemot 6,6-7).Nous levons la première coupe pour la promesse de Véhotséti.Cette coupe vient célébrer une étape première et spectaculaire.Les enfants d’Israël, asservis pendant des générations, plongés sans un moment de répit dans l’esclavage le plus déshumanisant, sans l’espoir de jamais en échapper, voient enfin le jour où, conformément à la promesse divine, les Égyptiens lâchent un moment leur proie lui donnant enfin du répit.Le Talmud situe ce moment à Rosh Hachana.L’appareil de l’État, en prise avec les dix plaies qui ont commencé à s’abattre sur les Égyptiens, tombe en plein désarroi.Les fonctionnaires, habituellement méthodiques et exigeants, ne trouvent tout simplement plus, ni laforce ni la disponibilité d’esprit, pour réclamer le compte quotidien des briques à livrerau Pharaon.Un coup sérieux au prestige du Grand Empire et une pause temporaire qui permet aux enfants d’Israël de souffler.Un commencement de libération.Le premier rayon de lumière après des générations dans les ténèbres les plus épaisses.Véhotséti, première promesse réalisée.Les plaies iront s’intensifiant et le coup de grâce sera asséné aux Égyptiens avec la dixième.Les premiers nés sont frappés de mort sur le coup de minuit.Pas une maison égyptienne qui ne compte un décès.Une clameur immense s’empare de l’Égypte.Le peuple d’Égypte, Pharaon à leur tête, pressent Moshé et ses troupes vers les portes de la liberté.On ne laisse pas même aux Hébreux le temps de laisser leur pâte lever.Ils l’emportent ainsi, azyme, symbole d’une libération sans précédent.À la synagogue, le passage de Parashat Bo capturant le moment sublime est lu avec une solennité particulière et une can-tillation spéciale, réservée aux grands moments.Jamais auparavant, dans l’histoire de l’Égypte, un esclave n’avait réussi à échapper pour atteindre la liberté nous dit le Midrash.Six cent mille sont maintenant dehors, la bannière haute, et emportant de surcroit avec eux des richesses de l’Égypte, or, argent et considérables troupeaux.Évènement qui s’arrose, et copieusement.Une deuxième coupe pour la deuxième étape.Elle est bue à la fin de la première partie de la Haggada, dans la ferveur qui suit le chant solennel des deux premiers chapitres de Hallel - Alleluia ! Louez, serviteurs de l’Éternel, louez le nom de /’Éternel ! Que le nom de l’Éternel soit béni dès maintenant et à tout jamais.Les enfants d’Israël seront dorénavant les serviteurs de l’Éternel et non plus les esclaves de Pharaon.Ils avancent maintenant vers le pays de Canaan, vers la terre promise.Une colonne de nuées leur servant de bannière le jour une autre de feu la nuit.Derrière, les Egyptiens se réveillent peu à peu de leurchoc et reprennent leurs sens.Leurs forces armées sont encore relativement intactes.Montés sur leurs coursiers rapides ils pourraient bien vite rejoindre les esclaves encore incrédules et les ramener par la force de l’épée au pied des pyramides inachevées.Leur libération n’aura ainsi été que de courte durée.mtm SC'i Dr Moïse Ohana Et voilà, en effet, que le coeur de Pharaon s’affermit à nouveau.Sept jours après avoir .laissé sortir les Hébreux, nous le retrouvons à la tête de son armée, ses cavaliers et ses chars, lancé à la poursuite de ce peuple en route vers le Sinai et déterminé à le ramener à jamais à ses chaînes, à restaurer à la Grande Égypte son honneur et son prestige.Mais le passage de la Mer Rouge aura pour toujours raison de lui et de son armée.La puissance de l’Égypte est pour longtemps brisée et les enfants d’Israël sont enfin et définitivement en liberté.Vayosha hashem bayom hahou.C’est ce jour là que l’Éternel libéra les Hébreux et que Moshé pourra chanter son hymne à l’Éter-nel (Az Yashir Moshé).La coupe de la libération irréversible, la troisième.Le peuple libre est maintenant prêt à pénétrer le désert, à commencer son ascension vers le Mont Sinai, l’étape ultime, celle qui donnera leur sens aux trois autres et au long esclavage en Égypte et er d’autres lieux à venir aussi bien.C’est au cours de cette étape, au pied du Mont Sinai, que le peuple d’Israël viendra à l’être et accédera, après sa libération physique, à la plus réelle des libertés, celle de son élection comme peuple au service de Dieu.Le soir du Seder nous levons cette quatrième coupe de la Torah, nos regards déjà tournés vers Shavouot, vers l’étape ultime de la promesse divine, celle que toutes les autres sont venues préparer et qui ne se réalisent qu’en elle.Vélaqahti.C’est en vue d’une telle étape que nous commen- 4 • LA VOIX SÉPHARADE, avril 1982 etude cerons, le lendemain soir déjà, à compter les 49 jours du Orner, chaque jour nous rapprochant un peu de la révélation sinaï-que.La libération fêtée à Pessah ne se réalise pleinement qu’à Shavouot.Elle prend ainsi une dimension beaucoup plus spirituelle que politique.Et il en est bien ainsi dans la Haggada qui commence par célébrer notre accession à la liberté politique, condition première, (Avadim.) pour conclure sur notre cheminement spirituel, initié par Abraham et culminant au Sinaï, dont la finalité n’était autre que de secouer le joug de toutes les idolâtries (Mithéhilla.Vaé-qah) Il est cependant une cinquième coupe que nous ne buvons pas.Une cinquième étape, la Terre Promise pour le peuple d’Israël, mentionnée dans le même texte de la Torah, cité plus haut à propos des quatre verbes relatifs aux quatre coupes.- Puis je vous introduirai dans le pays que j’ai promis à Abraham, à Isaac et à Jacob ;je vous le donnerai comme possession héréditaire.De fait une opinion dans le Talmud, celle de Rabbi Tarfone, prescrit cette cinquième coupe.La halakha n’en a cependant retenu, comme obligatoires, que quatre, ce qui indiquerait qu’avec la quatrième étape, Sinai, une phase essentielle est achevée et qui se passerait même du support de toute autre.Les enfants d’Israël ont accédé à la dimension de nation (goy kadosh) alors qu’ils étaient dans le désert, sans assise territoriale.Cette assise territoriale continuera à leur faire défaut dans la majeure partie de leur histoire.Mais cette histoire se fera quand même, avec ses hauts et ses bas, ses luttes et ses succès, la dimension spirituelle et non politique étant ici la clé.La promesse de Véhévéti reste quand même là, attendant qu’on la mérite dans sa dimension la plus authentique.Elle viendra alors glorieusement couronner les quatre autres et les parachever à jamais.Ce sera la coupe des temps messianiques, celle de Rabbi Tarfone, que nous boirons tous, inchallah.Maurice Chester Conseiller en Immobilier et Financement OFFRE DE BONNES AFFAIRES BUREAU: 487-1203 Rés.: 733-8829 Le président de la C.S.Q., M.W.Déry, son Conseil d'administration et la Voix Sépharade souhaitent à toute la Communauté Pessah Cacher Ü CCv, V f .-A.,.\ tç Itt’r Si.f % .* yr 7e/: 3 VJ- 3 72 9 Clofi’c/ion cSy/7?onïcci 7/Ce ub/es C x c/usijs Complexe La Cité 3575, ave du Parc Montréal, Québec 7%fe/ia/ie - 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T 6.RO’HTSA : ablution des ïhains.Tous les assistants se lavent les• mains de la manière suivante : après s’être assuré qu’aucune saleté n ’est restée sur les mains, on passe le récipient qui contient l’eau, de la main droite à la main gauche, on verse deux fois consécutives sur toute l’étendue de la main droite jusqu’au poignet, puis passant le récipient à la main droite, on verse de la même façon deux fois consécutives sur la main gauche.Puis on dit la Bénédiction : hjpa ynV~V\ ntio tnp,p jniin / k.r-V_ / f ovn ^ «A nfn 6 • LA VOIX SÉPHARADE, avril 1982 SEDER de PESSAH rite sépharade Avec les compliments de vos en* fants à l’ÉCOLE MAIMONIDE et nos meilleurs voeux de bonne fête à tous.yvî 1 MH vi* 7.MOTSI-MATSA : le chef de famille prend les trois Matsoth dans leur ordre et dit la Bénédiction sur le pain en pensant à la Metsa du dessus : Il remet la Matsa du dessous à sa place sur le plateau et garde en mains celle du dessus avec la moitié restant de celle du milieu ; puis il dit avec l’intention de manger de cette dernière ainsi que de l’afikomène : Après quoi, il rompt ces deux Matsoth, trempe dans le sel les deux morceaux (chacun d’un volume d’une olive: 30 grammes) ainsi détachés et les mange, accoudé sur le côté gauche.Les assistants, auxquels il aura distribué des quantités analogues, font de même.s» uim vriivoa ubhs “irx t • ; t : • : r :| • » v —.: nÿo HT3K 8.MAROR : on prend de la laitue (pas moins de 30 grammes) qu ’on trempe dans le Harosseth et l’on mange, sans s’accouder, après avoir • dit la Bénédiction suivante : J WD nV3X t " • : 9.KOREKH .on prend un morceau de la grandeur d’une olive de la troisième Matsa et autant de Maror et on les réunit.Avant de les manger, accoudé sur le côté gauche, on dit : P*!13 ptn SSn?enpoS -ot ¦wk#' no oîj?*?nnx n?a fSaixi : inSas* oniiDi nwz by ' • • 10.CHOUL’HANE ’OREKH : on dresse la table et on sert le repas.11.TSAFOUNE : après le repas, on prend un morceau, grand comme une olive, du fragment de la Matsa mise de côté au début du Sédère (afikomène).On le mange accoudé sur le côté gauche.On est tenu de le consommer avant le milieu de la nuit.Auparavant, on dit : > jp'BTi by *?3wn nps nar 12.BAREKH : on procède à l’ablution après les repas (Maïm A’haronim), on remplit la troisième coupe de vin auquel on additionne un peu d’eau.De suite, on récite Birkat Hamazone, durant laquelle on tient en main la coupe de vin.On boit la troisième coupe (au moins la majeure partie), accoudé sur le côté gauche.13.HALLEL : on remplit la quatrième coupe de vin que l’on coupe / d’eau.On ouvre la porte de l’appartement pour dire les versets suivants.(La coupe de vin est tenue en main jusqu’à la fin du Hallel.) 14.NIRTSA : la cérémonie du Sédère, accomplie suivant les règles prescrites, notre action est ainsi agréée.Puissions-nous avoir le mérite de jouir de l’ère messianique ! LA VOIX SÉPHARADE, avril 1982 • 7 étude ENTRE PESSAH ET CHAVOUOTH : LE SEL DU OMER Meavdoute - Leheroute : De l’esclavage è la liberté Nous avons chanté le soir du Séder.Nous avons célébré le passage de l’esclavage à la liberté, mais nous avons quelque peu anticipé, par souci pédagogique sans doute.En fait, nous avons célébré non pas notre liberté, mais notre libération, car si le terme AVDOUTE-esclavage-fait référence à l’oppression en Égypte, l’état de HEROUTE - liberté - n’est pas synonyme de la sortie d’Égypte.La Hagada est plus nuancée, elle par le de «HAYOM BENE HORINE», aujourd’hui enfants de la liberté, ou plus précisément candidats à la liberté.Cette liberté ne sera acquise que sept semaines plus tard, au pied du Mont Sinai d’où émaneront les tables, sur lesquelles seront gravées - HAROUTE - la charte morale du peuple d’Israël, et nos sages sont formels : ne lis pas HAROUTE - gravées - mais lis HEROUTE - libre.La liberté n’est qu’illusoire pour l’être privé de connaissance, pour qui est soumis aux aliénations socio-politiques, pour qui n’est qu’un roseau devant les caprices de la nature.La sortie d’Égypte s’est effectuée en deux temps, le soir du Seder, nous avons été affranchis des contraintes de Pharaon, alors que le septième jour nous avons été libérés du déterminisme naturel: les lois de la nature ont été bouleversées : la mer s’est ouverte.Nous lirons à Chavouoth : «Libérés de l’oppression des peuples et libérés de l’ange de la Mort».De cette mort qui est le visage le plus contraignant et le plus angoissant, des lois de la nature.Joseph GABAY Ainsi donc, nous sommes devenus, le soir du Seder, candidats à la liberté : celle qui procède de la connaissance que la Thora - qui signifie enseignement - nous révèle, celle qui a pour objet la désaliénation face aux contraintes de l’homme, de la nature, et à la limite de la mort: «BILA HAMAVET LANETSAH» : Éloigne la mort à tout jamais (Jos : 25-8).La traversée du désert : De la libération b la liberté , On comprend pourquoi Chavouoth est appelée ATSERETE, qui signifie clôture, achèvement.L’acceptation de la Thora, célébrée ce jour-là, marque l’achèvement du sens de Pessah.C’est pourquoi la date de Chavouoth est la seule que le texte biblique n’indique pas de façon explicite.Nous savons qu’elle est fixée au 6 SIVAN par le biais du compte du OMER: «sept semaines tu compteras .et tu célébreras la fête de Chavouoth» - qui signifie littéralement semaines.Alors que d’ordinaire le temps des fiançailles fait penserà l’insouciance, au bien-être, l’âme juive expérimente pendant ces sept semaines, le sérieux et l’ampleur qui.la sépare de son objectif.Nous avions traversé 49 portes d’impureté en Égypte, le compte du OMER nous fait parcourir ce chemin en sens inverse.Mais tant que la 49ème porte n’est pas franchie, rien n’est gagné.On comprend dès lors pourquoi cette période est considérée comme néfaste, pourquoi elle révêt le caractère d’un semi-deuil.L’âme juive y est aux prises avec deux réalités contra- Le La tradition établit une analogie entre les trois fêtes et les étapes de la vie d’un couple.Pessah, correspond au moment de la rencontre : c’est effectivement en Égypte que Dieu se révèle pour la première fois à Israël, comme peuple.À Chavouoth, on signe le contrat de mariage - ce qui est rendu rituellement par la lecture de la Kétouba, à la synagogue.Souccoth, qui marque le passage des époux sous la Houpa, s’achève par les réjouissances de Simha Thora.La période qui sépare Pessah de Chavouoth constitue donc le temps des fiançailles, un temps d’épreuve et d’appréciation, un temps d’appréhensions, au terme duquel les époux prêteront le serment du mariage.CHAVOUOTH faisait penser à CHEVOUOTH : les serments.Une atmosphère ambivalente dictoires : d’une part un sentiment de progression, de l’autre la sensation de fragilité et l’angoisse de l’échec devant le non accompli.L’Être est replié sur lui-même, il s’abstient de toutes manifestations qui pourraient le disperser ou le distraire de son objectif.C’est le moment où tout se joue, le moment de tous les possibles.L’Être fragile, en progression, est soumis à toutes les tentations, à tout le potentiel de vouloir vivre accumulé pendant l’esclavage, et toute son énergie devra tendre à diriger ce vou- 4 sel du Orner: une tradition sépharade loir vivre, à canaliser ce potentiel afin qu’il n’explose pas à tout vent.Toutefois la tradition nous rassure : c’est de l’intérieur de cette lutte qu’apparaissent les sianes de la rédemotion.Le deuil est suspendu à LAG BAOMER - le 33ème jour - après avoir parcouru les 2/3 du chemin.Ce jour-là, en effet, le massacre des élèves de Rabbi Akiba s’est arrêté, et on y célèbre la mort de Rabbi Chimon Bar Yohaï, le père du Zohar, mort qui n’en est pas une puisqu’elle est appelée HILLOULA qui signifie mariage.Le compte du OMER commence le soir du deuxième Seder, et une tradition sépharade - plus spécifiquement Nord-Africaine - consiste à distribuer aux fidèles une pochette de sel qu’on devra tenir dans la main lors du décompte du OMER.Cer- tains ne voyaient dans cette coutume qu’un aide-mémoire, d’une amulette «porte-bonheur», mais la signification du sel dans la liturgie des sacrifices va au-delà de ces superstitions.Elle s’attache beaucoup plus à l’essence du sel - si j’ose dire- et le choix du sel en relation avec la période du OMER n’est ni arbitraire, ni symbolique.Je proposerai trois significations, à ce choix, dont la complémentarité semble apparente.8 • LA VOIX SÉPHARADE, avril 1982 étude Et tu n'omettras point ce sel de l'alliance avec ton Dieu (Lev.2-13) Le sel, résultant de l’action commune d’éléments disparates- l’eau et le feu-est désigné par la Thora comme BERIT ELOKEHA : l’Alliance de ton Dieu.La garantie de cette alliance repose sur la manifestation harmonieuse des deux attributs opposés: l’Amour (eau) et la Rigueur (le feu).Cette Alliance stipule que la Justice Divine ne sévira pas dans toute sa rigueur, elle sera tempérée par l’Amour.Or, si la sortie d’Égypte est, pour les Hébreux, une manifestation de MIDATE HAHESED-l’attribut d’Amour- la Théophaine du Sinai se déroule sous la solennité imposée par MIDATE HADINE- la Rigueur-de la Révélation.La période du OMER est consacrée à l’édification d’un Israël cohérent avec la w.m Calendrier du Orner originaire de Hollande datant de 1740 et trouvé dans une cave à Montréal définition qu’en donne laThora.Cette consécration du nom ISRAEL a été conférée à JACOB, fils d’ISAAC, fils d’ABRAHAM, «incarnant» respectivement les attributs de Justice et d’Amour.ISRAEL est la résultante de ces deux composantes extrêmes, tout comme le sel qui nous rappelle, dans notre cheminement vers le choix de la Rigueur du Sinai, que celle-ci n’est pas concevable, au niveau du Créateur, si elle n’est pas intimement mêlée d’Amour.C’est l’acte de foi de la proclamation de l’Unité du Créateur, que nous répétons lors du CHEMA: HACHEM - Amour - ELOKE-NOU - Rigueur - EHAD - est un.C’est le même Dieu qui pratique Justice etCharité, les deux étant intimement liées.Mélah = Hamol = Léhèm = Halam On comprend ainsi pourquoi on déposait sous l’oreiller des enfants quelques grains de sel : le garant de l’Alliance, le rappel de l’Amourdans l’exercicede la Justice, en un mot la miséricorde - RAHAMIME.C’est à cette miséricorde que l’on fait appel lors du cheminement difficile de l’époque du OMER: je suis fragile, j’ai besoin d’un surplus de protection, je fais donc appel à la providence miséricordieuse.Il est remarquable de noter que les permutations des voyelles du mot sel, en hébreu Mélah, renvoient à des concepts analogues: Hamol = prends pitié de moi, donc Mahol = pardonne et donne-moi la subsistance matérielle nécessaire, le pain, Lehem, la santé, Halam, afin que je puisse accéder à la propriété, dont le degré le plus bas est signifié par le rêve Halam. toutes tes offrandes tu joindras du sel (Lev.2-13) Enfin, le sel sert à rattacher le KORBANE PESSAH-sacrifice pascal-au KORBANE CHAVOUOTH - le sacrifice de Chavouoth.En effet, la Thora nous prescrit de joindre du sel à toutes nos offrandes.Le sel du Omerest encore là pour nous rappelerque le sacrifice de PESSAH n’a de signification que pourcelui qui a été à même d’apporter le sacrifice de Chavouoth, que pour celui qui, candidat à la Liberté, a su, a pu, aboutir sur le chemin de la Liberté.La plénitude de l'être Ces trois significations: rattacher le KORBANE PESSAH au KORBANE CHAVOUOTH, d’une part, demande d’un surplus de protection en période difficile, d’autre pari, et rappel de l’Alliance contractée avec Israël, rendent compte des trois niveaux de relations auxquels l’être est confronté, à savoir la Relation de l’Homme avec Dieu, de l’Homme avec lui-même et de l’Homme avec Autrui, son prochain.Sans entrer dans les détails d’une analyse exhaustive, on identifiera les sacrifices à la relation Homme-Dieu, la conscience de la fragilité de l’être et la demande du surplus de protection faisant référence à la relation de l’homme avec lui-même et enfin, le rappel de l’Alliance contractée avec Israël re- voyant à la Relation de l’Homme avec Autrui.Ainsi donc, au-delà des superstitions, au-delà des approximations folkloriques ou religieuses, la Tradition sépharade nous plonge au coeur même de la signification du temps, des époques, de la liturgie des minhaguim et du culte.C’est pourquoi, même si par moments notre histoire ressemble plus à celle de Pessah qu’à celle de Chavouoth, nous continuons à chanter avec conviction le CHIR HACHIRIM : «Il m’embrassera des baisers de sa bouche» : c’est une certitude.Joseph GABAY Les Assurances Élie Roffé Agent Lloyds pour assurance-voyage • ASSURANCE VIE • FEU, VOL • COMMERCIAL, RESPONSABILITÉ • AUTOMOBILES • Spéciaux pour conducteurs 35 ans et plus Enrg.LE CENTRE D’INFO MEGA LTÉE.SERVICE DE COMPTABILITÉ PAR ORDINATEUR INCLUANT REGISTRES COMPTABLES ET ÉTATS FINANCIERS MENSUELS Résidentiel 40 ans et plus Bur.- 767-2712 6736 BOUL.MONK MONTRÉAL, QUÉBEC H4E3J1 767-2979 Ré s- 487-1639 393 ouest, rue Laurier, Montréal Tel.: 273-1535 LA VOIX SÉPHARADE.avril 1982 • 9 ¦ ¦¦ ¦ Israel CONGRÈS SIONISTE MONDIAL En décembre 1982, se tiendra à Jérusalem le 30ème congrès de l’Organisation Sioniste Mondiale.Comme pour le 29ème congrès Sioniste de février 1978, nous les Sépharades du Canada devrons nous organiser et nous inscrire à la Fédération Sioniste Canadienne pour être représentés de façon adéquate à ce congrès.C’est notre devoir en tant que Sionistes et en tant que Canadiens ; nous le devons à nos frères en Israël qui savent très bien que sans la forme organisée des Sépharades de la Diaspora, leur situation risque de ne jamais s’améliorer.Une petite rétrospective du passé s’impose : Avec la fondation de l’État d’Israël en 1948, a commencé une émigration massive des Juifs des pays arabes vers les pays d’Europe occidentale, l’Amérique et Israël.En même temps, les Juifs des pays Balkaniques et de Turquie, Sépharades pour la plupart, ontcommencéàémigreren Israël.A la suite de cette émigration, de nouvelles communautés sépharades ont vu le jour dans les pays occidentaux.Ces communautés ont atteint de nos jours des proportions respectables, et leur influence sur la vie juive, sous tous ses aspects, dans les- dits pays, est très étendue.En Israël, au terme de 33 ans d’indépendance, nous nous trouvons en présence, à côté de brillants succès, de données qui doivent inquiéter tous les Juifs.Les membres des communautés orientales constituent 55% à 60% du total de la population, mais la proportion d’étudiants de ces communautés n’est que de 15% seulement.94% des élèves désavantagés sont originaires des pays orientaux.20% seulement des bacheliers appartiennent aux communautés orientales.Outre les données ci-dessus qui se passent de commentaires, il existe parmi les membres des communautés orientales un sentiment de détresse.Ce sentiment provient du manque de considération de la société israélienne pour le bagage de valeurs spirituelles apportées des pays orientaux.Cette culture historique ne trouve pas à s’exprimer de manière satisfaisante dans ces mêmes milieux qui sont sensés communiquer à nos enfants des valeurs du passé.Dans les écoles, Shalom Aleikhem et Bialik sont à l’honneur; pas un mot sur Shalaki et Bou-zaglu et les grands de la culture sépharade, comme Yehuda Helevy et tant d’autres, sont mentionnés en passant.Le rôle de TAMI Afin de parvenir à une société saine et équitable, le parti «TAMI»(mouvement pour la tradition d’Israël) a été fondé.Ce parti, sépharade en majorité tend à l’accroissement et au développement de la connaissance du Judaïsme et du sionisme, et a pour objectif la réduction des disparités sociales en Israël.Comme Aharon Uzan, ancien ministre de l’agriculture et présentement vice-ministre du travail, l’a dit dernièrement dans une interview, TAMI ne lutte pas seulement pour une juste représentativité à la KNESSET, mais à tous les niveaux du pouvoir y compris le Congrès Sioniste Mondial.Voilà pourquoi TAMI a mis sur pied le «BRIT OLAMIT SHEL TAMI» sous la direction du Général de réserve BENYAMIN BEN ELIEZER (FUAD) qui à ouvert un bureau à New-York pour sensibiliser les Juifs d’Amérique du Nord.Le Général Ben Eliézer était à Montréal le mois derm pour un premiercontact et reviendra le mois prochain.Tout cela pour mener la lutte pour représentation sépharade plus juste au sein du pouvoir de la Fédération Sioniste Mondiale, car l’avenir de nos frères défavorisés en Israël dépend au fond de nous tous.Maurice Moshé Sadeh LA FÉDÉRATION SIONISTE CANADIENNE Elle est constituée par 22 organisations, réparties à travers le Canada.Ses objectifs sont de soutenir et de consolider la communauté Juive au Canada.Tout individu devenant membre de la Fédération prend une part active avec tout ce qui a trait à Israël et au peuple Juif.Le rôle de la Fédération Sioniste Canadienne est de promouvoir l’Aliyah, les valeurs juives.Un programme d’activités basé sur l’éducation et la culture juive permet d’atteindre les objectifs fixés.La Fédération Sioniste Canadienne a besoin de vous.Il est important qu’elle ait votre soutien et votre participation.Son but est de préserver l’unité, car notre force en dépend.Notre programme est divisé en plusieurs étapes.L’Aliyah : Les centres d’Aliyah pour Israël apportent toute l’aide et information aux Juifs Canadiens qui ont l’intention de s’établir ou 'd’étudier en Israël.Éducation et Culture : La Fédération Sioniste Canadienne accorde son assistance à tous les organismes éducatifs Juifs au Canada.Elle permet la formation de cadres, grâce à l’attribution de bourses scolaires, décernées par la Fédération Sioniste Canadienne.La Fédération Sioniste Canadienne a, à son actif, plusieurs réalisations dont l’Institut de Formation des Maîtres de la F.S.C., le Concours National sur la Bible, la Conférence Nationale sur l’Éducation.La Jeunesse et le Chaloutz : À l’aide de mouvements de jeunesse sionistes, ainsi que de programmes destinés aux jeunes en Israël et au Canada, le département organise des activités sionistes.De plus, chaque année des jeunes vont en visite en Israël dans le cadre de programmes d’été et d’hiver.Sans oublier la Maccabiade annuelle qui réunit plusieurs centaines de sportifs Juifs.Information : Le centre d’information, l’un des plus importants dans la Diaspora, émet de l’information sur le Sionisme et Israël par l’intermédiaire de conférences, de réunions et par des programmes d’études.Le centre organise à travers le Canada des tournées (voir suite à la page 11 israël Fédération Sioniste 'suite de conférences et coordonne des programmes pour les professeurs Israéliens de passage au Canada.De plus, il existe une cinémathèque destinée aux écoles, aux campus canadiens, ainsi qu’aux organisations Juives et non-Juives.Le Comité Canada-Israël : La Fédération Sioniste Canadienne parraine le comité Canada-Israël.Le travail d’information et de relations publiquesque poursuit le comité, est orienté vers la communauté non juive, le gouvernement, le clergé et les médias.Pour adhérer à la Fédération Sioniste, il suffit : - D’être âgé de plus de 18 ans ; - De faire une demande à la Fédération ou à l’un des organismes affiliés à la Fédération (organisations sionistes) ; - Pourcela, il faut souscrire au «Programme de Jérusalem» et payer sa cotisation annuelle.Définition du programme de Jérusalem : - Unifier le peuple Juif - Rassembler Je peuple Juif dans sa patrie historique - Consolider l’État d’Israël - Préserver l’identité du peuple Juif - Défendre ies droits des Juifs en tous pays.L’inscription à une Fédération Sioniste Territoriale confère à tout adhérent le droit de vote pour l’élection des délégués au Congrès Sioniste.Le 30ème Congrès so tiendra à Jérusalem en 1 982.Moshé Chalom ISRAËL ENVOIE DEUX JEUNES AMBASSADEURS AU CANADA Depuis 1979, le Ministère Israélien des Affaires Étrangères envoie chaque année 70 jeunes aux États-Unis.Ce programme d’information destiné", tant au milieu Juif qu’au milieu non-Juif, trouve son originalité dans le fait qu’il s’agit de jeunes Israéliens qui représentent Israël.«Quel que soit le pays, la condition sociale, les je unes ont un ensemble de valeurs en commun.Cela permet de nous comprendre» dira Verned à un journaliste du Devoir qui demandait la portée de ce genre de programme.Cette année, le Ministère Israélien des Affaires Étrangères a étendu l’expérience à l’Angleterre, l’Allemagne et le Canada.Vered Avniel, 17 ans, Itaï Levison, 16 ans, étaient parmi nous pour une période de 2 semaines, avant de continuer leur mission àToronto et Ottawa.Leurséjourà Montréal était assuré par la Fédération Sioniste Canadienne, le Israel Youth Program Centre pour ce qui relève du milieu Anglophone, et le Comité Étudiant Québec-Israël (CEQI) pour ce qui est du milieu Francophone.La plupart de leurs rencon- Oui, je tiens à faire ma part et à devenir membre en règle du mouvement sioniste.J'inclus ma cotisation annuelle de $5.00.(Si vous êtes déjà membre d'une organisation constituante sioniste, la cotisation annuelle n'est que de $2.00.) J'ai plus de 18 ans et je donne mon adhésion au Programme de Jérusalem Nom et prénom._ Adresse ____________________ true) (ville, province) (code postal) Téléphone .(maison) (bureau) Affiliation à une organisation sioniste constituante (si tel est le cas) Date: Signature très étaient axées sur les CEGEP, les mouvements de jeunes, les médias, ainsi qu’une conférence à l’Université de Montréal.Comme le faisaient remarquer Itaï et Vered, la perception d’Israël et les types de préoccupations sont différents, que l’on s’adresse à un milieu Juif et à un milieu non-Juif.Pour le jeune Cegepien Juif, il relève que les questions fondamentales tournent autour de la question «Quel est le type de relation existant entre Israël et la Diaspora ?» Dilemne vécu d’une façon particulièrement vive parmi les jeunes Canadiens.Pour les Cegepiens non-Juifs, Vered et Itaï discutaient beaucoup plus du problème palestinien vu par de jeunes Israéliens, le processus de paix avec l’Égypte, et surtout, expliquaient «Israël» tant au plan historique que ce produit Israélien qu’est le Kibboutz.Dégagé de l’artifice du discours officiel, le message d’Itaï et Vered apparaissait simple et tellement vrai.«Nous sommes nés en Israël, c’est là que nous vivons, c’est là que nous désirons rester et vivre comme tout autre jeune de n’importe où ailleurs, en paix».La seule difficulté pour Vered et Itaï était l’acclimatation, ayant quitté Israël par + 15.Montréal les a accueillis avec - 15 ! ! Poster à: Campagne de recrutement Fédération Sioniste Canadienne 1310 Avenue Greene (8e étage) Montréal, (Québec) H3Z 2B2 femo DIRECTEUR EXECUTIF ¦ Moche Chaiom j FEDERATION SEPHARDIE CANADIENNE Vous souhaite de bonnes fêtes de Pâque LA VOIX SÉPHARADE, avril 1982 • 11 israël CENTRE PÉDAGOGIQUE DE L’HÉRITAGE SÉPHARADE ET DES JUIFS ORIENTAUX université hébraïque Faculté des Humanités Ce Centre a été fondé en 1980 dans le but de développer et coordonner l’enseignement de l’héritage et des Juifs du Moyen-Orient dans les divers départements de la Faculté des Humanités et de conseiller les étudiants désireux de se spécialiser dans ce domaine.Depuis la création de ce centre et avec l’appui du Centre pour l’intégration de l’Héritage des Juifs du Moyen-Orient du Ministère de l’Éducation et de la Culture, le nombre des cours a plus que doublé, et comprend le programme suivant: Histoire du peuple juif-Judaïsme contemporain - Pensée Juive - Littérature Juive - Langue Hébraïque - Ladino (Judéo-Espagnol) - Folklore Juif- Langue et littérature arabe - Études Iraniennes -Histoire des pays musulmans - Langue et littérature italienne - Musicologie - Histoire de l’Art - École d’éducation - Près de 50 enseignants y donnent des cours à deux niveaux, 14 départements, très spécialisés et basés sur d’autres cours donnant le fondement historique, linguistique et méthodologique : Histoire des pays musulmans, Histoire des Juifs en pays musulman et Espagne avant l’Exil.Un nombre croissant d’étudiants y prépare des thèses sur des sujets étroitement liés à l’Héritage des Sépharades et des Juifs du Moyen-Orient, et un plus grand nombre de bourses devient nécessaire pour attirer les meilleurs éléments à ce domaine.Deux projets à long terme auront la priorité : le premier consiste à écrire une Histoire des Juifs Sépharades et du Moyen-Orient (du 166e au 20e siècle), le second, une Étude sur les langages Juifs et leur littérature.Le Centre collabore étroitement avec les instituts et les facultés suivants : Misgav Yerushalayim, l’Institut Ben-Zvi, le Centre de Recherches DIMUR, le Projet Traditions de la langue, le Centre de recherche folklorique, le Centre de recherche de musique Juive et le Centre d’Art Juif.Les travaux de ces centres et instituts rempliraient bien des pages et fourniraient assez de matières pour satisfaire les demandes inhérentes exigées par les rapports de recherche de tout enseignant académique.Prof.N.Levitzion Doyen Faculté des Humanités Prof.S.Morag Président Centre Pédagogique de l’Héritage des Juifs Sépharades et Orientaux UNIVERSITÉ Ben Gourion Ben-Gurion University of the Negev is just 10 years old.It is the only University chartered by the government of Israel.Ben-Gurion University was established to lead in the materialization of the Ben-Gurion vision of a well developed, populated Negev, the desert brought to life by the will and skill of a united people.Ben-Gurion University is a house of learning striving for excellence in teaching, learning and research.It is also a national asset applying scientific methods and employing the tools of science to help close the social gap and make the Negev, 60% of the land mass of Israel, an inviting and comfortable human habitat.Ben-Gurion University is a community institution.It lives for and works to solve the real problems of the expanding community within which it exists and operates.Its student body is almost 40% Sephardi.• Teachers and students alike are deeply involved with the community, helping to build and expand its economic base, improving its educational system, safegarding its environment and bettering the quality of its life.It is present and palpable everwhere, in the kibbutzim, the development towns and the army camps.The University is where the people are! Ben-Gurion University is already famous 'w.• .4" • ; ,'.V - 1 y | for its Desert Research Institute, for its unique Medical School and for the many practical discoveries of its Applied Research Institute.It is a virtual absorption center for academic new immigrants coming from all over the world.Caugh up in the spirit of community service the student, more than 1,100 of the University tutor disadvantaged youngsters, act as youth leaders and neighbourhood organizers.Ben-Gurion University is the University of the future of Israel.It coordinated the drawing of the master plan for the development of the Negev of which the projected Med-Dead canal is an integral part.It is pioneering academic and practical developmental relationships with Egypt.It is preparing the Negev for the influx of population coming into the area with the security redeployment and the evolution of the peace process.Ben-Gurion University is the University of all Israel and of the entire Jewish people for on it depends the present and the future of the larger half of the Jewish state.12 • LA VOIX SÉPHARADE, avril 1982 dossier COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC ' — 111 1 1 1 1 ¦ - 1 " ' ¦ ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 14 FÉVRIER 1982 Après avoir souhaité la bienvenue aux membres de la communauté et à Madame Gilberte Landry-Boivin, représentante du Ministère des Communautés Culturelles et de l’Immigration du Québec, Monsieur W.Déry, Président de la Communauté Sépharade du Québec, a présenté son rapport moral et financier.Nous en publions ci-dessous des extraits : Il s’agit aujourd’hui de la première occasion qui m’est offerte depuis l’élection de Décembre 1980 de m’adresser directement à la population sépharade en général autrement que par le biais d’éditoriaux dans la Voix Sépharade, de séances d’information tenues avec différents groupes tout au long de ces quatorze derniers mois, ou de soirées communautaires organisées en diverses occasions par le Centre Communautaire, l’Ecole Maimonide ou les communautés de St-Laurent et Laval.Lors de la dernière assemblée générale, mon prédécesseur, M.Michel Chokron, avait déclaré à la fin de son rapport moral, en s’adressant à son successeur, et je cite : «je lui laisse la maison en bon ordre».En effet, c’est grâce à l’excellence de son travail d’administrateur, de gestionnaire, que l’équipe élue en décembre 1980, a pu, grâce à une situation financière saine, s’atteler à l’élaboration de nouveaux programmes, à l’amélioration des services existants et se pencher sur notre présent et notre futur sans être contrainte de s’attarder à régler les problèmes financiers du passé.Aussi me permettrez-vous de remercier M.Michel Chokron et son équipe pour le travail accompli.Qu’il me soit permis, par la même occasion, de remercier Michel plus personnellement pour l’aide immense qu’il m’apporte tous les jours et son précieux concours au service de la communauté.Avant d’aborder l’analyse des activités communautaires pour l’année 1981, je voudrais vous rappeler un évènement important qui prend place dans notre histoire.En effet, nous fêtons cette année le vingt-cinquième anniversaire de notre présence au Canada et nous sommes, paraît-il, vingt cinq mille Sé-pharades francophones.Vingt-cinq ans, c’est déjà un quart de siècle, un quart de siècle au cours duquel l’idée maîtresse qui a guidé notre action communautaire peut se résumer en une seule phrase: OUI à l’intégration, NON à l’assimilation.Le départ de nos pays d’origine a été dur, pénible, angoissant parfois, car nous craignions alors, à la veille d’aborder un monde inconnu, que nos racines vieilles de plusieurs siècles ne puissent supporter un tel voyage et une telle transplantation.Cependant, la chaleur que nous portions en nous-mêmes et les rêves les plus fous que nous caressions alors se sont concrétisés au contact d’une société hospitalière qui nous a ouvert toutes grandes ses portes, et surtout aussi grâce à l’opulente générosité de cette nouvelle terre d’accueil.Qu’avons-nous fait en vingt-cinq ans ?Nous réalisons aujourd’hui les aspirations entretenues par nos prédécesseurs qui rêvaient, il y a une quinzaine d’années, d’école juive sépharade, de centre communautaire construit par nous-mêmes et pour nous-mêmes, de synagogues autres que des sous-sols de maisons.Nous avons aujourd’hui l’École Maimonide, les projets de construction de centre communautaire-synagogue de Laval, de St-Laurent.De la même façon, nos rêves d’aujourd’hui seront les réalités de demain.Et à ceux qui se posent encore la question : «qu’est-ce que c’est que la Communauté ?», à ceux qui se plaisent à déclarer publiquement et ironiquement: «qu’est-ce qu’elle fait la Communauté ?», à ceux-là je pense que quelques chiffres donneront une réponse bien plus éloquente que de longs discours.C.S.Q.La C.S.Q.et ses constituantes, c’est d’abord deux millions cinq cent mille dollars de budget annuel, dont la moitié consacrée à l’éducation.C’est quatre-vingts professionnels dont quarante enseignants, ce qui représente une masse salariale globale de un million quatre cent mille dollars.Cest encore deux cent cinquante bénévoles, un pour cent de la population, siégeant dans les différents conseils d’administration, commissions, divisions, comités, etc.Ce qui représente des milliers d’heures de travail arrachées à leur vie de famille et à leur vie professionnelle.C’est aussi pour détruire un certain mythe entretenu par différents groupes, huit cent mille dollars de dons recueillis au cours des douze derniers mois chez ces mêmes sépharades, deux cent soixante quinze mille dollars pour l’Appel Juif, deux cent soixante dix mille dollars en argent et promesses de dons pour le projet de construction de St-Laurent, deux cent cinquante mille dollars pour celui de Laval, sans compter les dons faits à nos quinze synagogues tout au long de l’année et à bien d’autres organisations.C’est enfin des milliers de familles qui, par le biais de l’École Maimonide, du Centre Communautaire Juif, des communautés régionales de St-Laurent et de Laval, qui font appel à la communauté et y trouvent les services nécessaires.Tout cela existe.Alors dénigrer tout le travail accompli par des milliers de bonnes volontés en chassant tout cela d’un simple revers de la main, c’est trop facile ! L’ignorance n’exclut pas l’existence.Mais je vais vous rassurer.La communauté a atteint, dans ses structures, un point de non retour.S’y attaquer, vouloir la détruire de l’extérieur comme de l’intérieur, c’est aujourd’hui impossible.On peut ne pas aimer, au cours de son histoire, certains de ses dirigeants, encore que nous ayions prévu les mécanismes démocratiques pour les changer, mais c’est parfois les mécanismes que nous n’avions pas prévus qui nous placent aujourd’hui dans des situations difficiles.Cependant, malgré tout cela, il y a encore beaucoup à faire et nul n’en est plus conscient que ceux qui y travaillent.Nos structures ne sont pas parfaites, mais pour qui connaît les choses de l’intérieur, elles offrent déjà beaucoup et nous avons lieu d’en être fiers.Après ce court bilan je voudrais vous parler à présent de nos problèmes actuels, de nos constituantes et de nos activités.?Ecole Maimonide Notre grande préoccupation va cette année ?à l’Ecole Maimonide qui représente en quelque sorte le pilier sur lequel repose l’avenir de notre communauté et la qualité de son Judaïsme.Cette année encore, nous avons connu un nombre élevé d’enfants qui ont quitté Pécole.Les parents qui ont pris de telles décisions, sont-ils pleinement conscients des conséquences de tels actes ?Comment continuer à lutter contre l’assimilation et la perte de LA VOIX SÉPHARADE, avril 1982 • 13 dossier C.S.Q.notre identité en retirant nos jeunes d’une école juive faite pour eux pour les replacer dans des institutions telles que le Collège Français, Roberval ou Westminster pour n’en citer aucune ! C’est vrai qu’il y a des problèmes à l’École Maimonide, c’est vrai qu’il y a des améliorations à apporter, et nous en sommes pleinement conscients.Mais si dans la tempête tout le monde quittait le navire, quelle chance aurait-il d’arriver à bon port ?N’oublions pas ce qui a déjà été réalisé.Partie d’un rêve fou il y a treize ans, avec quelques idées et sans grands moyens, l’École Maimonide c’est aujourd’hui deux campus et six cent vingt enfants, un budget de un million trois cent quarante mille dollars dont neuf cent trente deux mille dollars de masse salariale pour 37 professeurs et douze professionnels de soutien.Budget qui provient du gouvernement pour un million trente trois mille dollars, des parents d’élèves pour deux cent quinze mille dollars, de l’Association des Écoles Juives pour trente huit mille dollars, et de sources diverses pour cinquante cinq mille dollars.Maimonide, c’est un conseil d’administration de vingt trois personnes et je vous annonce la nomination toute récente de Maître Armand Elbaz, qui succède à Claude Chriqui comme président de l’École Maimonide.C’est aussi un comité de parents d’élèves d’une vingtaine de bénévoles qui tentent de régler les problèmes de l’intérieur.Pour ceux qui n’ont pas abandonné le navire, et pour encourager les parents, le nouveau conseil d’administration a décidé, pour la prochaine rentrée scolaire, de ne pas augmenter les frais de scolarité, et cela malgré les augmentations de salaires de professeurs à présent syndiqués, des augmentations du coût de la vie, des frais opérationnels, inflation et autres.11 en résultera nécessairement un déficit pour lequel nous aurons à faire appel à la population.Pour la première fois au cours de ses treize années d’existence, l’École devra faire une campagne de financement.C’est pourquoi, à la C.S.Q.il a été décidé de faire de la présente année, l’année de l’École Maimonide, en vue pour chacun de nous de lui apporter tout son soutien moral et financier.Je voudrais pouvoir compter sur les forces vives et éclairées de notre communauté pour nous aider dans cette belle entreprise.Le Centre Communautaire Juif Le Centre Communautaire Juif c’est en quelques chiffres un budget de sept cent quatre vingt quinze mille dollars, dont trois cent dix mille dollars de masse salariale pour vingt quatre professionnels incluant les professeurs de la garderie.Le Centre Communautaire Juif, c’est huit départements : la garderie, une centaine d’enfants ; les départements Enfants, District, Jeunes Adultes, Adultes, Age d’Or, Services Religieux, et le dernier-né, le département culturel responsable de la Quinzaine Sépha-rade.Le Centre, c’est une liste de membres de mille cinq cents familles, et pour l’année 1981, c’est neuf cent quarante cinq activités pour toutes les tranches d’âge, ce qui représente un indice de fréquentation de 42,000.Le Centre, c’est un conseil d’administration de trente personnes, avec à sa tête M.Elie Abitbol.Le Centre, c’est une ruche bourdonnante d’activités dont la programmation se renouvelle constamment et s’adapte aux besoins de ses membres.Communautés régionales Nos communautés régionales à présent : Laval : trois cent cinquante familles, un conseil d’administration de neuf membres avec à sa tête M.Salomon Oziel.Trente bénévoles oeuvrant directement ou indirectement au service de cette communauté.Un budget opérationnel de cinquante mille dollars annuellement, et surtout, surtout, un grand projet de centre communautaire-synagogue de trois cent cinquante mille dollars, auquel toute la population sépharade de la province doit contribuer.Ce projet est en cours de réalisation et les travaux sont bien avancés puisque déjà les Sépharades Lavallois y ont passé les offices des Grandes Fêtes.St-Laurent : Quatre cent cinquante familles desservies, vingt personnes au conseil d’administration, présidé par M.Haim Hazan, et une cinquantaine de bénévoles attachés à différentes commissions : division féminine, comité de construction et autres.Soixante mille dollars de budget annuel, et là aussi un grand projet de centre communautaire-synagogue de cinq cent mille dollars, projet qui soulève l’enthousiasme des Sépharades de St-Laurent quoi qu’on en dise puisqu’en une seule soirée, le lancement de la campagne de financement a rapporté la somme de deux cent soixante dix mille dollars.LA C.S.Q.Enfin, la C.S.Q.proprement dite.Sept professionnels sous la direction du directeur général, M.Jules Elalouf et de sa collaboratrice, Madame Esther Elkaim.Cent cinquante mille dollars, de budget annuel, et un conseil d’adminis tration de quarante personnes, Mais la C.S.Q.c’est surtout six comités : le comité administratif, dont le responsable estM.Salomon Benbaruk, comité chargé de vérifier les dépenses telles qu’elles ont été budgetées, chargé de trouver des politiques de remplacement de programmes dû à des revenus inférieurs par suite de coupures budgétaires tant du côté d’A.J.C.S.ou des subventions gouvernementales.Enfin, comité chargé de préparer les nouveaux budgets.Comité des Relations Extérieures Comité des Relations Extérieures dont le responsable est Jean-Claude Lasry, chargé de développer nos relations avec les différents paliers de gouvernement, fédéral, provincial et municipal, avec les organismes para-gouvernementaux, avec la communauté juive anglophone, avec les différentes constituantes sépharades, et avec les communautés juives sépharades en Israël, en France, aux États-Unis, au Maroc, et dans tous les pays où il s’en trouve.Ce comité est chargé, cette année, de l’organisation d’un grand gala pour le vingt-cinquième anniversaire de notre présence au Canada.La préparation de ce gala a aussi été confiée au dernier-né des comités de la C.S.Q., la nouvelle division féminine de la Communauté, qui est née spontanément de l’action menée par quelques dames au cours de la dernière campagne de l’Appel Juif, division Sépharade.Le travail accompli par ces dames a rapporté la somme de trente mille dollars à la Campagne dirigée par Henri Danan, notre plus belle campagne depuis vingt cinq ans.Division féminine Cette division féminine vient tout juste de s’organiser, de se structurer et se choisir une présidente, nulle autre qu’une très grande dame sépharade de notre communauté, honorée l’année passée par l’organisation des Bons d’Israël pour l’immense travail accompli, j’ai nommé Madame Messody Benarrosh.Cette nouvelle division féminine, en plus de son implication au niveau de la campagne de l’Appel Juif, en plus de se voir confier la préparation et l’organisation du gala «Vingt-cinquième anniversaire de la communauté», s’est fixé d’autres objectifs prioritaires dont celui de sensibiliser notre population aux problèmes de l’École Maimonide et à ses besoins.Nous souhaitons une longue vie à cette division féminine et nous promettons toute l’aide logistique des professionnels et bénévoles de la C.S.Q.14 • LA VOIX SÉPHARADE, avril 1982 dossier C.S.Q.Formation des Cadres Un autre de nos comités, dont l’action est très importante : le comité de Formation des Cadres, dont le responsable est David Ben-soussan.Ce comité a pour but de former et préparer nos jeunes à prendre la relève.Nos structures actuelles deviennent de plus en plus nombreuses et de plus en plus complexes.Aussi est-il de plus en plus nécessaire de passer par un tel programme de formation pour devenir un bon dirigeant communautaire.Nous en sommes à notre troisième promotion, et nous essayons tant bien que mal les vingt à trente finissants de chaque promotion dans les différentes constituantes, commissions ou comités, afin d’y acquérir une formation plus pratique et se familiariser plus concrètement aux problèmes et à la vie communautaire.Comité des Affaires Sociales Une personne qui à elle seule représente un comité, M.Henri Elbaz, plus connu comme directeur administratif de l’Hôpital Juif.Pendant deux années, Henri a préparé des programmes d’aide sociale.Cette année, nos nouveaux budgets lui accordent une subvention de vingt cinq mille dollars et un professionnel attaché à son comité pour mettre en pratique ses nombreuses recommandations.Je suis convaincu qu’à notre prochaine assemblée générale, la commission des Affaires Sociales aura beaucoup de choses à nous dire.L’Appel Juif Un autre comité très actif, six mois dans l’année, celui de l’Appel Juif.J’ai déjà exposé dans ce qui précède l’excellent travail effectué par Henri Danan au cours de la dernière campagne.Je rappelle, deux cent soixante quinze mille dollars recueillis, la naissance d’une section féminine à cette division sépha-rade que nous devons à l’épouse d’Henri Danan, Madame Marcelle Danan.Mais il ne faut pas oublier l’énorme travail de recensement et de restructuration du fichier de l’Appel Juif réalisé par Henri Danan et son professionnel, Marcel Bendavid.Il laisse à son successeur, le président de l’Appel Juif Sé-pharade 1982, M.Dave Malka, la maison en bon ordre.Information Enfin, notre dernier comité de la C.S.Q., mais non le moindre, puisqu’il a la lourde tâche de vous tenir informés tout au long de l’année, celui de l’Information.Et là je tiens à remercier tout particulièrement sa responsable, Madame Esther Benaim-Ouaknine et son professionnel, M.Fred Anzarouth.Peu de gens peuvent imaginer la somme de travail que demandent la préparation et la réalisation de chaque numéro.Pour recevoir chez vous les six numéros de la Voix Sépha-rade édités en 1981, ces deux personnes n’ont ménagé ni leur temps, ni leurs efforts.Malgré cela, et afin de répondre à des voeux exprimés par la nouvelle équipe que je représente, Madame Esther Benaim-Ouaknine et M.Anzarouth ont encore travaillé davantage à la concrétisation d’une nouvelle Voix Sé-pharade dont le premier numéro paraîtra la semaine prochaine.Il s’agit d’un magazine de cinquante deux pages qui sera publié de huit à dix fois par année, grâce à l’obtention d’une subvention de plus de vingt cinq mille dollars du Fédéral sous forme de publicité gouvernementale, et grâce à d’autres contrats publicitaires émanant du secteur privé.Cependant, ce magazine presque mensuel nous coûtera beaucoup plus cher pour sa fabrication, pour son contenu, car nous nous sommes assuré la collaboration de correspondants à l’étranger, notamment en Israël et en France, afin de vous donner une meilleure information sur les communautés sépharades autres que celle de Montréal.Augmentation aussi pour les frais postaux.C’est pourquoi vous recevrez le premier numéro dans les mêmes conditions que les précédents, mais à compter du second numéro, nous devrons diminuer le tirage et l’envoyer seulement à ceux qui auront souscrit un abonnement annuel de soutien de dix dollars et qui en feront la demande.Les colonnes de ce journal vous sont ouvertes.Aussi, n’hésitez pas à nous écrire, à nous faire des suggestions et à contribuer par vos analyses à la solution des problèmes qui nous préoccupent.Car le journal souffre d’un manque aigu de collaborateurs.Tout article sera le bienvenu.Centre d’Accueil En dehors des activités de ces commissions, la C.S.Q.est aussi un Centre d’Accueil, d’information et de Références pour les immigrants et nous y aidons surtout les Israéliens à leur intégration à la vie canadienne et à la société québécoise.La C.S.Q.c’est aussi, depuis quelques mois, une succursale des cours de citoyenneté du Québec.Vous y trouverez là toute l’information relative à l’obtention de la citoyenneté canadienne.Vous y remplirez toutes les formalités auprès d’un officier de la Cour de Citoyenneté, et la cérémonie d’assermentation devant le Juge se fera aussi dans nos locaux.La C.S.Q.c’est encore un projet de rénovation de cent mille dollars pour notre siège social au coin des avenues Victoria et Côte Ste-Catherine.Les travaux de réfection devront débuter sitôt après le départ du Rab-binat Sépharade et son installation dans ses nouveaux locaux.Ce qui nous donnera des bureaux plus nombreux et plus spacieux, un salon d’honneur, une salle de réunion pour le conseil d’administration, une salle de conférences des locaux pour le journal, et nous y ajouterons un système informatisé du fichier central auquel auront accès toutes les constituantes.La C.S.Q.c’est aussi un projet de film pour le vingt cinquième anniversaire de notre présence au Canada, et comme je le disais précédemment, étant un endroit, un centre de réflexion, nous nous remettons en question périodiquement, et c’est pourquoi ce matin j’ai officiellement ouvert le séminaire d’orientation de la Communauté Sépharade du Québec, séminaire qui nous permettra, dans ses différents ateliers, de nous pencher sur nos problèmes d’aujourd’hui, de rêver à nos problèmes de demain, de réactualiser nos structures actuelles et de donner encore de meilleurs services à notre population.C’est à cela que nous avons travaillé durant ies quatorze premiers mois de mon mandat, et c’est à la concrétisation de ces nouveaux projets que nous allons travailler à compter d’aujourd’hui.Pour terminer ce rapport, je voudrais remercier toutes les personnes que j’ai citées, très sincèrement, pour l’aide énorme qu’elles m’apportent dans mes fonctions de président.Pour tous ceux que je n’ai pas cités, et j’ai parlé de deux cent cinquante bénévoles, je les remercie aussi du travail qu’ils accomplissent au sein de la communauté et de ses diverses constituantes.Enfin, pour conclure, je dirai tout simplement : nous avons besoin de plus de ressources, plus d’argent, plus de bénévoles, et moins de juges.Je vous remercie.Dr.William DÉRY Président LA VOIX SÉPHARADE, avril 1982 • 15 dossier CS.Q.ETATS FINANCIERS RAPPORT DU VÉRIFICATEUR J’ai examiné le bilan de la Communauté Sépharade du Québec au 31 Mars 1981, ainsi que l’état du déficit et l’état des revenus et dépenses pour l’année terminée à cette date.Mon examen a comporté une revue générale des procédés comptables ainsi que les sondages des registres comptables et autres preuves à l’appui que j’ai jugés nécessaires dans les circonstances.À mon avis, ces états financiers présentent fidèlement la situation financière de la Communauté Sépharade du Québec ainsi que les résultats de son exploitation pour l’exercice terminé à cette date conformément aux principes comptables généralement reconnus, lesquels ont été appliqués de la même manière qu’au cours de l’exercice précédent.Michel SABBAG, C.A.Montréal, le 2 juin 1981.FONDS CAPITAL - ÉTAT DU CAPITAL POUR L’EXERCICE TERMINÉ LE 31 MARS 1981 Capital au début de l’exercice $11,455 CAPITAL à la fin de l'exercice $11,455 ÉTAT DES REVENUS ET DÉPENSES POUR L’EXERCICE TERMINÉ LE 31 MARS 1981 NOTES AUX ETATS FINANCIERS AU 31 MARS 1981 Le découvert de banque du fonds général est garanti par le dépôt à terme détenu par le «Fonds Capital».FONDS GÉNÉRAL ADMINISTRATION Découvert de banque (note 1) 6,402 Intérêts sur dépôt Emprunt de banque (note 1) 8,000 à terme 921 Comptes et frais courus à payer 5,344 Publicité 8 686 Déficit accumulé (voir état) (8,730) Divers 3,832 $ 1 1,016 13,439 FONDS DES IMMOBILISATIONS $146,328 Capital 5,807 Excédent des revenus sur les dépenses: 4,756 DÉPENSES $ 5,807 Affranchissements 1,790 Appel Juif Unifié 6,031 FONDS «CAPITAL» Amortissement mobilier et équipement 3,194 Capital $ 11,455 Assurances 1,005 Bénéfices marginaux 3,836 FONDS DES IMMOBILISATIONS- ÉTAT DU Campagne et recense.2,645 CAPITAL POUR L’EXERCICE TERMINE LE Chauffage 1,436 31 MARS 1981 Électricité 837 Entretien et répara.2,612 Fournitures de bureau 2,938 Capital au début de Frais élections 2,583 l’exercice $ 8,379 Frais déplacement 2,341 Plus achat de mobilier Frais financiers 2,432 et équipement $ 622 Frais généraux 1,309 Journal (annexe 1) 24,575 Formation de Cadres 8,420 9,001 Mauvaises créances 12,932 Amortissement de Relations Extérieures 4,289 l’exercice (3,194) Rénovations 3,726 Salaires 46,020 CAPITAL à la fin de Semaine Sépharade 9,500 l’exercice 5,807 Taxes foncières et Loyer 4,356 REVENUS Téléphone 2,765 SUBVENTIONS $141,572 Allied Jewish Commu- ANNEXES POUR L’EXERCICE TERMINÉ LE nity Services 95,889 31 MARS 1981 Ministère Immigra- tion du Québec 10,000 JOURNAL Main d’Oeuvre Imm.Centre d’Accueil 9,000 Salaires 9,955 Communication Québec 10,000 Impression 9,445 Semaine Sépharade 8,000 Expédition 4,052 Frais de production 1,1 23 132,889 $24,575 BILAN AU 31 MARS 1981 FONDS GÉNÉRAL Petite caisse 300 Comptes à recevoir 9,622 Intérêts à recevoir 494 Frais payés d’avance 600 $ 11,016 FONDS DES IMMOBILISATIONS Mobilier et équipement 15,970 Moins amortissement accumulé 110,163 $ 5,807 FONDS «CAPITAL» Dépôt à terme (note 1) $ 11,455 ÉTAT DU DÉFICIT POUR L’EXERCICE TERMINE LE 31 MARS 1981 Déficit au début de l’exercice Moins excédent des reve- $ 14,058 nus sur les dépenses Transfert au fonds des $ 4,756 immobilisations $ 2,572 $6,730 Plus ajustement de la subvention reçue du Centre d'Accueil pour 1980 2,000 DÉFICIT à la fin de l’exercice $ 8,730 Rapport financier présenté par Henri ZNATY Marché du travail Vous cherchez un emploi?Vous cherchez un employé?«LA VOIX SÉPHARADE» peut vous aider et vous ouvre gratuitement cette Envoyez-nous vos annonces.rubrique.Une rencontre Utilisez gratuitement et en toute confiance les colonnes de «LA VOIX SÉPHARADE».La citoyenneté L’obtention de la citoyenneté canadienne à votre portée.16 • LA VOIX SÉPHARADE, avril 1982 enquete LA COMMUNAUTE SEPHARADE : 33** ; [.] Ceux parmi nos lecteurs qui, pendant leur enfance ou leur adolescence, n’ont pas vécu cette vie moyenâgeuse dans laquelle était encore plongé le Maroc au début du XXe siècle, ne peuvent pas rendre compte des changements incroyables qui se sont opérés, en si peu de temps, dans ce beau pays.Avoir franchi en quelques décades, sans transition presque, une évolution qui a nécessité des siècles pour s’opérer partout ailleurs, paraît inconcevable et, pourtant, c’est une réalité que nous avons vécue et qui a laissé à notre génération l’empreinte d’un contraste énorme: la rencontre subite, sans aucune préparation, de la civilisation moderne avec un passé qui s’était replié et attardé dans un mode et un rythme de vie archaïques.Dans un si court laps de temps, que de choses et de concepts n’avons-nous pas vu s’effriter devant la marée montante de l’évolution pour céder la place à un nouveau genre de vie.Malgré une rapide adaptation aux conditions de la vie moderne, nous avons pu, tout de même, conserver la riche QUE SIGNIFIE-T-ELLE POUR NOS JEUNES ?expérience que nous ont légué tant de curieux souvenirs et de douces réminescences d’un passé fort lointain et pourtant si récemment vécu.Le Judaïsme Marocain, qu’une soif de progrès avait précipité à l’avant-garde dans cette croisée des chemins, a vu sa vie se transformer si rapidement qu’il n’est pas difficile de constater l’abîme qui existe déjà entre les vieilles et les nouvelles générations vivant encore sous les mêmes toits.[.] Il existe parmi nous un nombre considérable de personnes qui demeurent encore fermement liées à de nombreuses coutumes sans trop chercher à en approfondir ni en goûter le sens et la beauté qui les entourent.Elles ne jouissent plus de cette vie intérieure pleine de sérénité et de contentement que vivaient nos aïeux grâce à leur fidèle attachement à la chaîne dorée de la tradition de leurs ancêtres.En se limitant à épouser des formes extérieures ou superficielles d’un tel patrimoine spirituel, nombreux sont ceux qui deviennent les esclaves des superstitions que l’ignorance a pu subsister au sens des valeurs oubliées.[.] Extrait de l’ouvrage de M.Abraham I.LAREDO : Les noms des Juifs du Maroc ^ * V Fendant plus de 2 mille ans de diaspora, nos ancêtres ont forgé une tradition juive qu’ils nous ont transmise de génération en génération, souvent par des moyens très rudimentaires et à travers les barrières des frontières et des langues.Nous avons séjourné dans plusieurs pays et nous avons vécu au contact de plusieurs civilisations.Four la plupart d’entre nous, la civilisation arabe a été celle qui a le plus marqué notre culture.Mais un héritage s’est constitué et nos aïeux ont fait de leur mieux pour le garder intact.Il a fallu le temps d’une génération pout qu’au contact de la civilisation française nous changions et de langue et de moeurs.Ce changement a-t-il été pour le meilleur ou pour le pire ?Nous ne le savons pas encore ; il semble que notre héritage soit resté sensiblement le même.•Abraham I.Laredo : «Les noms des Juifs du Maroc», Instituto Arias Montano, Madrid 1978.Sépharades d’Amérique du Nord aujourd’hui, nous représentons un petit ilôt dans l’immensité américaine.Vingt-cinq ans de vie québécoise ont-ils à leur tour altéré nos traditions ?Parmi toutes les questions que nous nous posons, une seule émerge, et elle est l’expression de notre inquiétude légitime : avons-nous su transmettre à nos enfants ce qu’Abraham I.Larido* appelle «cette vie intérieure pleine de sérénité et de contentement que vivaient nos aïeux grâce à leur fidèle attachement à la chaîne dorée de la tradition de leurs ancêtres».Pour ne pas apporter de réponse vague, nous avons voulu consacrer dans ce numéro quelques pages à notre jeunesse, génération née ici ou immigrée très jeune, génération qui est notre communauté de demain, génération qui ne sait rien ou presque du pays d’origine des parents.(voir suite à la page 20) LA VOIX SÉPHARADE, avril 1982 • 17 enquête LA COMMUNAUTÉ SÉPHARADE Une enquête de Patricia Rimok Dans la dernière livraison de la VOIX SÉPHARADE, dont le thème était la MOSAÏQUE SÉPHARADE, le but principal était de démontrer à ses lecteurs les difficultés rencontrées quant à l’établissement d’une telle mosaïque, étant donné la diversité des groupes tombant sous l’ombrelle d’une communauté sépharade canadienne La structure même de la Communauté Sépharade est telle qu’elle offre à toute personne qui en fait partie, sans limite d’âge ou d’occupation, la possibilité de participer activement à tout champ d’activité et d’exprimer ainsi librement son opinion dans les divers moyens de communications offerts.On ne saurait assez insister sur l’importance de cette possibilité pour la population.L’accessibilité des services communautaires est plus facile à atteindre que les services régionaux ou nationaux et ce qui est plus important encore, c’est la contribution de chaque membre de la communauté qui apporte les changements et améliorations au sein de la communauté.Ainsi, pour qu’une action positive et une meilleure représentation puissent se réaliser, les administrateurs communautaires ont besoin de l’appui total des membres.Ils ont aussi besoin de savoir ce qu’ils désirent et spécialement, qui ils sont.S’il apparaît que les leaders communautaires ne semblent pas remplir pleinement les objectifs posés, cela est dû principalement au manque d’intérêt et de participation manifesté par les membres.Si cet article résonne comme un cri d’angoisse, il est, en grande partie dû ET NOS JEUNES aux résultats d’une enquête menée tout récemment auprès de jeunes sé-pharades âgés de 14 à 30 ans.Il s’agit d’un questionnaire donné à des jeunes allant de l’école secondaire aux carrières libérales, passant par l’Université et le Cegep.Les réponses obtenues démontrent en partie qu’en dépit des efforts prodigués par les diverses activités de la communauté pour regrouper et représenter tous ses membres, il se produit néanmoins une certaine désaffection et indifférence croissante qui se manifeste parmi les jeunes à l’égard de l’importance et du sens même des efforts que l’on fait pour eux.Sur les 70 personnes questionnées.28% éprouvent une solidarité envers la communauté sépharade, 67% sont complètement indifférents et ne semblent même pas comprendre ni le but ni l’importance de la question.Questionnés sur le maintien des traditions ancestrales, 35% ont affirmé maintenir ces traditions pour conserver leur identité future, 21% les rejettent entièrement affirmant ne plus vivre au 18ème siècle et tendant à suivre le progrès du temps présent ; 42% des personnes questionnées manifestent leur indifférence, ne voulant même pas répondre à ces «questions futiles».Dans le but d’évaluer le degré «d’appartenance sépharade» à l’intérieur de la communauté, les échantillons ont été questionnés sur le groupe auquel ils s’identifient : 30% ont choisi l’identification sépharade, spécialement les personnes ayant fréquenté l’école sépharade (Maimonide), 32% s’identifient avec la communauté achkénaze, « m plus spécialement les échantillons nés au Canada, les sépharades de la 3ème génération, ceux arrivés ici très jeunes et ayant tous fréquenté l’école anglaise.Une tranche de 16% affirme qu’à la suite de leur exposition à d’autres groupes ethniques (Italiens, Français, Chinois, Arabes, Anglais et Haitiens) ils préféraient rester «ouverts à tous», tandis que les 20% restants affirment avoir plus d’affinités avec des groupes non-Juifs pour les raisons suivantes : 1) Isolement géographique 2) Ignorent l’existence d’activités sé-phades 3) Ne sont pas exposés à la culture sépharade.En dépit du climat négatif alarmant qui règne chez nos jeunes, il existe néanmoins des perspectives prometteuses.Sur les 70 personnes questionnées, 65% sont fières d’être Juives et croient qu’en dépit de la diversité et des différences dans la communauté Juive, en dépit des conflits et de l’aliénation croissante dûs au contact avec le reste de la société, le lien qui nous unit et nous préserve, est le sentiment d’être Juifs et qu’en tant que Juifs, nous surmonterons toutes les difficultés.18 • LA VOIX SÉPHARADE, avril 1982 enquête ________________témoignages La lettre et l’esprit Solly Lévy Mon cher Fred, Je crois que je vous en voudrai longtemps-amicalement, bien sûr - de m’avoir mis dans .l’embarras en me demandant d’écrire un article sur le sujet suivant : avons-nous transmis notre héritage sépharade à nos enfants ?Et pourquoi moi ?Pourquoi m’avoir choisi alors que tant de plumes brillantes crissent savamment sur les papiers communautaires ?Je ne suis pas.qualifié pour une telle tâche et je le dis sans fausse ni vraie modestie.Comment m’y prendre ?Je ne sais pas parler de .dimension ethnico-religieuse, d’allégeance socio-politique, de conjoncture opérationnelle, d’instances supra-nationales, de problématique existentielle collectivisée, de balkanisation des conflits périodiques, de judaïcité marginalisante pseudo-folklorique, de pérennité des valeurs véhiculées dans l’accomplissement simultané et harmonieux du moi et du sur-moi, ni, enfin et surtout, de la nécessité d’une réévaluation cyclique de notre vécu culturel au sein d’une mosaïque dont l’hétérogénéité intrinsèque varie en fonction de motivations plus ou moins conscientisées.Alors, si je suis incapable de naviguer au milieu de ces OFNI (F, pour flottant) comment pourrais-je disserter sur la transmission de notre héritage sépharade à nos enfants ?J’en étais là de mes réflexions perplexes, assis devant le Steinberg de la Plaza Côte-des-Neiges, quand, tout à coup, mes yeux s’arrêtèrent sur une enveloppe cachetée ne portant aucune adresse et qui traînait dans la sloshe généreusement répandue par les pieds multi-ethniques des consommateurs affairés.Je ramassai l’épave mystérieuse, l’ouvris sans scrupules puisqu’il n’y avait pas d’adresse, et me mis à lire la lettre qui s’y trouvait.Certains passages en étaient illisibles, tout brouillés de sloshe, mais j’ai pu prendre con-.naissance de l’essentiel du texte que je retranscris tel quel : à mon sens, cela se rapporte - plus ou moins - au sujet que vous m’avez demandé, mon cher Fred, de traiter dans ce numéro de La Voix Sépharade.Si, en lisant ce journal, l’auteur de la lettre reconnaît son texte, j’espère qu’il ou elle ne m’en voudra pas de mon indiscrétion et surtout ne réclamera pas de droits d’auteur à la direction du journal.Ce n’est pas le moment.et quand on était tous au Maroc on n’a jamais eu d’«historiens spécialisés».Et même les dames du Club elles m’ont dit que chez elles non plus y en avait pas au Liban, en Egypte, en Syrie, en Irak, en Algérie et tout, il y en avait pas des historiens spécialisés dans les questions sépharades.En tout cas nous à Ksar-es-Souk jamais on en avait entendu parler.Pourquoi ?Mon oncle Issakhar-Allah i rh’mo - il disait quelque chose que moi j’ai jamais compris, même maintenant je sais pas très bien si je comprends.11 disait : «On a pas d’historien spécialisé dans les questions sé-pharades parce que les peuples heureux ils ne font pas d’histoires».En tout les cas ici, à Montréal, au moins ça fait plaisir : il y a déjà 5000 pages d’histoires qu’on a écrites sur nous, les Sépharades.Et c’est pas fini.Voilà vraiment de quoi laisser à nos enfants pour préméditer à l’avenir.Parce que nous, avant, là-bas, on savait même pas qu’on était Sépharades, comme a dit notre comédien Paul Meurisse Elmaheh.Mais ici, au moins, on le sait.Solly Lévy On devient de plus en plus officiels, reconnus par toutes les insistances gouvernementales.Grâce au Ministre des Groupes Soucieux Culturels qui nous protège, on est plus menacés de récrimination raciale ni d insimination a la masse et on peut organiser nous-mêmes nos propres insistances communautaires en long et at large.Nous sommes tous de vrais démocrasses.Tout le monde il a le droit à la parole si on la passe.Tu veux parler, tu vas à l’Assemblée Générale.Là tous les Généraux ils sont assis sur les strates et ils se coupent la parole et des fois ils en donnent quelques morceaux aux autres et ils donnent aussi les ordres frais du jour.Toi tu as le droit de présenter des émotions mais à condition qu elles soient dûment secondaires, si non on leur met une amende et même si elles se sont bien démattues, on les couche sur le procès-verbal, avec les autres amendes.Ça peut durer des heures, mais dans les papiers on les met en minutes pour faire plus court.Tous ces procès-suces peuvent te sembler difficiles à comprendre, mais quand tu arriveras, dès que tu auras l’expérience canadienne, tout deviendra transparent comme le gouvernement.C’est ça notre nouvelle société.Vous, vous êtes restés là-bas pour jouer à la carte marocaine, française, tunisienne et tout, mais nous autres on a maintenant une carte toute neuve : la dernière carte d’id-antiquité sépharade, à la fois i-dantique et différente.Parce qu’ici, vois-tu, on n’a évolué.On évolue et révolu.Là-bas, avant, ça manquait un peu de classe, faut pas se le cacher.Les fêtes, par exemple, c’était trop familial.Pour les t’fillim, par exemple, comment ça se passait ?On était 63 debout dans la salle à manger, par exemple, 24 dans l’escalier de l’immeuble, 39 dans la chambre à coucher et on passait les plats, rien qu’on passait les plats.Tout le monde il criait la bouche pleine, tout le monde il riait, ça faisait pas sérieux, aucune classe, aucune planification.Et le garçon il se retrouvait le lendemain avec 17 stylos Parker tous les mêmes (il pourra en faire, des cadeaux, à son tour), 5 caméras Agfa Box, 14 portefeuilles et 3 livres de Jules Verne offerts par les instituteurs de l’Alliance.Ça fait pas sérieux tout ça, c’est pas planifié.Ici, à Montréal, au moins, ça fait plaisir.Tout est amplifié et planifié d’avance.Regarde les mariages par exemple.Deux ans et demi avant, on a retenu une salle dans un des luxurieux complexes synagogos des beaux quartiers.Là au moins !on peut faire les choses en grand.Pas question de demander à la tante ni à la grand-mère de préparer les petits plats, les fijuelas, les maqrots.Non et non ! ! ! Pourquoi ?Parce que PAS CACH, MAKACHE, alors PAY CASH ! ! Si on parle de cuisine familiale démodée et malsaine, on se fait traiter d’impie par les complexes synagogos.Pour ne pas se faire traiter d’impie, il faut un traiteur pie.Un traiteur agrégé.Il t’organise tout et tu t’arranges pour que ta fête soit plus belle que celle de ta voisine qui a choisi rien que le menu «C» à 47 et 99, alors que pour 3 et 99 de plus tu as les serviettes de table gold qui vont avec les robes des demoiselles d’honneur et les cartes d’invitation à caractères gothiques en relief et cinémascope.Il t’organise tout, le traiteur, surtout ceux qui ont l’expérience canadienne depuis plusieurs générations : vol-au-vent maraîchère parvé, brocolis vinaigrette sucrés, crêpe salée ou sucrée-tu sais pas- à la sole persillade, tout (voir suite à la page22') LA VOIX SÉPHARADE, avril 1982 • 19 catégories (to personnes interrogées) Jeunes professionnels * Etudiants de Cegep et d’Université anglophones ?Etudiants de Cegep et d’Université francophones Écoles privées anglophones ?Ecoles Protestantes (anglophones) Écoles Catholiques (francophones) * Ecole privée francophone Maimonide LANGUE PARLÉE À LA MAISON LIEU DE NAISSANCE ATTITUDE À L’ÉGJtl TRADITIONS SÉPHI |!l ÂGE FRANÇAIS ANGLAIS AUTRE CANADA AILLEURS JE LES ADOPTE JE LES REJETTE Lu 1 2 8 5 2 3 1 9 2 4 •J::-' - ÏiSSîIÜ [ s BUMi 2 0 5 3 2 1 2 1 ' 8 2 4 ! •XvXlXvXvXxXvXvX^XvXvXvXvXvXvXvXvXiXvXvXvXvXxXxv ^vX;XvXxX>X’xtvX*XvX;XvXvXxXxX;’XvX*;vXvXvX»X-XvXv>X*Xv X*X\*XvX*!*X"X*XvX*X"X*X*X"X*XvX"XvX*XvX’X*S 2 0 7 1 2 3 | 7 1 4.i ’ ! i ! v>>X\\vXvX\\vX\vX\vXvXvX;XvX\vXvXvXvXvXx*xX;XxX;XxX •X'X’XwX^X'X^vXvXvX'X'XvXvX’XvXvXvXv X.xxXvXXXXXXXXXXXXXXXXXXX ;XvX;XvXvXvIvXvX;XvXvXxXxI;Xx-XvX*xX>S 1 4 2 ( 5*2 1 7 1 3 4 ! 1 ; ;XvX;XvXvXvX;X*X%vXvXvXv^X%sv!vX*XvXÿ vXvXvXvX-XvXvXvXvXvXvXvXvXvXvXvX X\vXvX\vXvX\vXvXvXvXvXvX\\vXvXvXx| 1 6 ! I 1 3 j 4 3 7 ._1_ .* 3 2 3 i| “ 1 î "V.: 1 5 8 11 3 7 i î i 1 ! -1 1 15 _i_ 7„ i 0 3 6 4 f 9 ! 0 1 1 V suite de la page 17 Sans donner à ce dossier l’allure d’une recherche scientifique, nous avons voulu, par le biais d’un très court questionnaire, et sur un échantillon-pilote (70 jeunes), savoir ce que la communauté et les traditions sé-pharades représentaient pour eux.L’enquête menée par Patricia Rimock ne traduit pas cette «sérénité» dont parle M.Larédo, mais les chiffres sont intéressants et ils demeurent significatifs, surtout en ce qui concerne les élèves de l’École Maimonide.Nous ne pensons aucunement que les réponses obtenues soient concluantes, mais nous sommes persuadés qu’elles nous permettront de voir plus clair et qu’elles nous obligeront à être plus vigilants., Par ailleurs il ressort de l’enquête que par-delà les différences ashkénazes et sé-pharades, par-delà les indifférences aux activités communautaires, nos jeunes s’identifient fortement à l’être juif.Et c’est sans doute une des raisons d’être de notre communauté, comme le souligne le texte consacré dans ce même numéro aux activités de la Communauté sépharade du Québec (voir page 14 ).\ 20 • LA VOIX SÉPHARADE, avril 1982 SÉPHARADES fASHKENAZES LES DEUX AUTRES ASHKENAZES SEPHARADES AUTRES HOSTILE INDIFFERENT DIFFERENT SOLIDAIRE ' -;bxx orn Eliom aandi oughedda aandek Aujourd’hui c’est moi, demain c’est toi.(Chacun aura son tour ici-bas).baa Ti nma bax’ xa xa ryinn xbx nab baix îrx Ma ka iakel bohdo ghir etbel.Seul le tambourin mange seul.(Allusion aux coups reçus et que l’on supporte seul).Gam-zo letovah.No hay mal para que bien no venga.w t LA CUISINE ORIENTALE PAR EXCELLENCE STRICTEMENT KACHER OUVERT TOUS LES SAMEDIS SOIRS RÉCEPTIONS PRIVÉES - CADRE INTIME - AMBIANCE CHALEUREUSE - PREMIÈRE HEURE DE STATIONNEMENT GRATUITE - À PARTIR DE 18h.Bonne fête de Pâque 3450 DRUMMOND MONTRÉAL AU NORD DE SHERBROOKE 844-6888 4 Si vous ou vos amis ne recevez pas «La Voix Séfarad contactez-nous immédiatement au 733-4998.Nous nous ferons un plaisir d’inclure votre adresse à notre liste d’envol Si vous changez d’adresse, veuillez remplir et nous,expédier le coupon ci-bas à : LA VOIX SÉFARAD 4735 Ch.Côte Ste-Catherine Montréal, Qué.H2W 1M1 30 • LA VOIX SÉPHARADE, avril 1982 culture CENTRE HILLEL QUINZAINE DE LA CULTURE JUIVE Une «Quinzaine de culture juive» a eu lieu essentiellement sur les campus de l’Université de Montréal et de l’Université du Québec.Elle s’est achevée lundi 15 mars au Théâtre Marie Gérin-Lajoie.Au terme de ces journées, quel bilan retenir?Il convient de souligner d’abord l’affluence particulière.Un public très nombreux et diversifié a pressenti qu’il y avait là un rendez-vous à ne pas manquer, un lieu de rencontre pour tous ceux que titillent la nostalgie des origines, la quête d’une identité, le besoin de récupérer sa mémoire, mais surtout l’envie de renouer les fils incertains entre hier et aujourd’hui.Au programme, une exposition intitulée «Les Juifs du Québec : petite histoire d’autres gens d’ici» illustrée à partir de photos, de livres et d’objets, quelques facettes de l’histoire des Juifs du Québec.Une conférence avec M.Denis Vaugeois, écrivain, historien, député à l’Assemblée nationale, auteur de l’étude sur «Les Juifs et la Nouvelle-France», lia parlé de l’histoire des premiers Juifs du Québec.À l’amphithéâtre de l’Université de Montréal, un invité d’honneur, le Consul général d’Israël, Itzhak Mayer, en collaboration de deux mini-ambassadeurs pour la première fois de passage à Montréal, Itaï Levison et Vered Avniel, âgés de 16 ans, ont présenté très brillamment la question de la «Centralité d’Israël».Il est clair que la centralité d’Israël est le fondement de l’unité du peuple juif.Un autre invité spécial, Jacques HAS-SOUN, écrivain, auteur des «Juifs du Nil» et du «Fragment de la langue maternelle», a répondu à la question suivante : «L’identité de l’exilé se réduit-elle aux langues des pays qu’il a traversés?» Pour clôturer la Quinzaine de la culture juive, Gad Cohen, jeune metteuren scène, nous a présenté «Dieu» de Woody Allen, une pièce dans une pièce où s’entremêlent les thèmes qui sont chers à l’auteur: la liberté, l’amour et évidemment Dieu.Au demeurant, ce que les participants à la Quinzaine sont venus chercher, c’est la récupération d’une mémoire certes, mais d’une mémoire pour l’avenir.Ghila Benesty-Sroka DU NOUVEAU SUR COTE ST-LUC ! Elie et Max vous invitent à découvrir en grand nombre leur nouvelle Boulangerie, pâtisserie et charcuterie fine MAX ÉLIE Petits pains, croissants et brioches sont cuits dans nos fours.Aussi disponible une grande variété de pains du jour.Fromages importés - café en grain moulu sur place Épicerie fine, fruits, légumes - bière et vins Pour bien vous servir Van Horne Bagel livre aussi gratuitement et nous sommes ouverts de 8h a.m.à lOh p.m.À bientôt 5434, boul.Côte St-Luc Tél.486-9688 MuM rrrrrr.Trr"" i ! 11111 ! 1111111111111111111 rm LA MAISON DE VOS REVES dans la nouvelle VILLE ST-LAURENT - Réservez au plus tôt votre meilleur emplacement "’Alabec Construction Ltd.vous offre i : 6 modèles de maisons (split levels, bungalows, cottages}} Un architecte, un ingénieur en pour vous conseiller Concorde À L’OUEST DE LA RUE ST-LOUIS (vers Bertrand) AUTOUR DE LA FUTURE SYNAGOGUE SÉPHARADE PETAH TIKVA Prenez rendez-vous au chantier : 748-8336 483-1470 PHOTOGRAPHIE Mariage Portrait Passeport Bar 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sociaux.Salaire : concurrentiel \ Les candidatures doivent être adressées à 4735, Côte Ste-Catherine MONTRÉAL, Qué.H3W 1 M1 l DAHAN & ILLOUZ, C.A.COMPTABLES AGRÉÉS - CHARTERED ACCOUNTANTS un mariage QUEBEC Agence: 286-1276 RAPHAËL DAHAN, C.A RAYMOND ILLOUZ, B.A A., C.A une bar milzvah 070 CHEMIN DE LA CÔTE DES NEIGES MONTRÉAL, QUÉ.H3R 2L9 (514) 731-3264 Lhctcsraphie VICTOR AfCIAT Michel Bensmihen Division Industrielle Commerciale Investissement ROGER SASSON & HENRI SONEGO VOYAGES CLUB EXPRESS 1117 STE-CATHERINE O.#417, MONTRÉAL, QUË.H3B 1 H9 Industriel Commercial Investissement 2340 Chemin Lucerne Ville Mont-Royal Montréal, Québec H3R 2J8 Bur: 735-2501 Res: 341-1138 a § « P.IMMEUBLE 32 • LA VOIX SÉPHARADE, avril 1982 ______________________agenda CHRONIQUE LÉGALE par Me Léonard WISSE notalre Associé à l’étude Wisse, ShillerA Julien, 4950 Queen Mary, Montréal.Ancien président de l’Association des Jeunes Notaires de Montréal, membre du comité des formules et comité de discipline, Chambre des Notaires du Québec, ancien président de l'École Akiva, Montréal, ancien président et toujours membre, Comité Post-Secondaire, Conseil d’Éducation Juive de Montréal, ancien membre du «Board of Trustees», AJCS, membre du bureau de direction, Les Résidences Caldwell.Cette chronique a pour but de traiter des sujets légaux d’actualité d’intérêt des lecteurs.On invite vos questions, qui devraient être adressées à LA VOIX SÉPHARADE.Évidemment, à cause des limitations de l’espace, les textes ne pourront pas traiter des questions soulevées de façon exhaustive, comme les lecteurs comprendront très bien.Étant donné qu’on approche du 30 avril, date limite pour la production de la déclaration d’impôt sur le revenu fédéral et provincial des particuliers pour l’année 1981, on essayera maintenant de souligner certains points saillants des dites lois.Évidemment tel que souligné, ce qui suit n’est qu’un aperçu général couvrant certains points saillants des lois, et pour de plus amples renseignements, les lecteurs devraient consulter soit les guides publiés par les gouvernements fédéral et provincial, leur notaire, comptable ou avocat.D’abord il faut noter qu’en principe le contribuable est tenu d’inclure dans sa déclaration les revenus provenant de toute source, contre lesquels on a droit à certaines exemptions et déductions incluant les dépenses faites en vue de produire ces revenus.Ce qui est très important à retenir, c’est que notre système d’impôt sur le revenu est basé sur la déclaration volontaire, et le défaut de déclarer le revenu est très sévèrement puni.La liste des revenus qui doivent être déclarés inclut toutes les prestations de pension reçues durant l’année, y compris la pension de vieillesse (mais non pas le «supplément»), revenus de location, allocations familiales, dividendes et intérêts, et autres revenus de placements, prestations reçues d’assurance-chômage (mais non pas les prestations du bien-être social), les gains en capital (contre lesquels il y a certaines déductions permises pour pertes).En regardant les exemptions, il y a par exemple l’exemption de base de $3,170.00 au fédéral et $4,350.00 au provincial.De plus, le contribuable né en 1916 ou avant a droit à une exemption en raison d’âge de $1,980.00 au fédéral, et $1,810.00 au provincial, quel que soit son revenu.Il y a l’exemption de marié(e) de $2,780.00 au fédéral et de $3,270.00 au provincial, pourvu que le revenu du conjoint durant l’année 1981 n’ait pas excédé $490.00 (fédéral) et $1,180.00 (provincial).Il est intéressant de noter que quelqu’un qui était marié, même pour une partie de l’année 1981 (même une journée) bénéficie de cette exemption.Si par exemple un couple s’est marié le 15 décembre 1981, chacun a droit à l’exemption en question, et on tient compte du revenu de chacun durant la période du mariage.Il faut noter cependant que l’exemption est réduite si le revenu excède une certaine limite prévue.En pensant aux déductions, on tentera de souligner certaines d’entre elles.Il y a, par exemple, la déduction pour des dépenses relatives à un emploi, dont la plupart des salariés peuvent bénéficier, et ainsi déduire 3% de leur revenu d’emploi, jusqu’à concurrence de $500.00.Un contribuable a droit à certaines déductions pour des contributions faites à un régime enregistré d’épargne-retraite (R.E.E.R.) entre le 1 er janvier 1981 et le 1 er mars 1982.Il y a déduction maximale pour le contribuable qui n’a pas participé à un régime de pension (par exemple, à son travail) de 20% du revenu gagné ou $5,500.00, selon celui des deux montants qui est le moins élevé.Si on était employé et on participait à un régime de pension, le maximum déductible est de 20% du revenu gagné, ou $3,500.00 également selon celui des deux montants qui est le moins élevé.On peut aussi transporter le revenu des pensions à un R.E.E.R.Quant à la déduction ou les contributions à un régime enregistré d’épargne-logement (R.E.E.L.), on peut déduire jusqu’à concurrence de $1,000.00 des sommes versées à un R.E.E.L.en 1981.La déduction maximale est de $1,000.00 l’année, jusqu’à concurrence de $10,000.00 au total la vie durant du contribuable.On ne peut demander la déduction si le contribuable ou son conjoint avec lequel il vivait, possédait en 1980 et 1981 un bien immobilier qui était habité pendant ces deux années.Pour les contribuables québécois, il y a aussi déduction pour les montants déboursés pour l’achat des actions dans un régime d’épargne-actions, jusqu’à concurrence de $15,000.00 ou 20% du revenu gagné selon celui de ces deux montants le moins élevé, et la déduction est réduite par le montant des contributions à un R.E.E.R.L’avantage fiscal de ce régime d’épargne-actions donne au bénéficiaire le droit de se départir de ses actions, après les avoir détenues pendant au moins deux ans, sans payer de gain en capital qui serait autrement exigible.Il y a déduction pour les frais de garde d’enfants, au bénéfice de la mère et en certaines circonstances du père (par exemple père célibataire, veuf ou divorcé).La déduction est basée sur le revenu du contribuable.Intéressant à noter: inclus dans ces frais sont les paiements faits pour permettre à l’enfant de fréquenter un camp d’été ou «day camp».Ces déductions, limitées aux enfants nés après 1967 (ou enfants infirmes), se plafonnent à $30.00 par semaine de fréquentation, au fédéral, et $45.00 au provincial.Le contribuable a droit de déduire aussi le premier $1,000.00 des intérêts de dividendes et gains de capital des sources canadiennes.Quant à la déduction pour les enfants, ça dépend de leur âge.Au fédéral la déduction maximale pour un enfant entièrement à charge né en 1964 ou après est de $590.00.Si l’enfant a touché un revenu net entre $2090.00 et $3270.00, la déduction est réduite.Quant à l’enfant né en 1963 ou avant, la déduction maximale est de $1090.00, réduite si l’enfant a touché un revenu net entre $2180.00 et $3270.00.Pour déclarer à charge une personne née avant 1960, il faut que cette personne soit infirme ou fréquente une école.On peut aussi demander une déduction pour une nièce ou neveu entièrement à charge qui réside au Canada à certaines conditions réglées par la loi.La déduction pour frais de garde d’enfants au provincial s’applique aux enfants âgés de 6 ans et moins de 14 ans (ou âgés de 14 ans et plus si l’enfant était à charge du contribuable en raison d’une infirmité mentale ou physique), le tout basé sur une formule dépendant du revenu gagné du contribuable.Il y a au provincial aussi exemption pourenfants, petits-enfants, neveux et nièces entièrement à charge.(voir suite à la page 39) LA VOIX SÉPHARADE, avril 1982 33 vin/ *«ww cm ns n&m, nm % -4 0 * ; ssssss - iHS W * .v SsKKsr „ agenda POURIM AU CENTRE COMMUNAUTAIRE La célébration de Pourim s’est effectuée cette année dans chaque département avec plus d’emphase que par le passé.De la Garderie à l’Âge d’Or, la fête a été marquée et réussie.Les tous petits de la garderie ont ouvert la fête par un minidéfilé costumé à travers les couloirs du Centre.Cresseles et timbales sont venues égayer cette ouverture de Pourim.Le District a rassemblé plus de cent jeunes durant la soirée du 26 en un carnaval costumé et de joyeuses farandoles.Les Jeunes Adultes eux, ont organisés un Foyer-Café-Rencontre, et, au son d’une musique appropriée, servi pâtisseries et boissons, et joué aux jeux traditionnels de Pourim.L’Office de Pourim a vu un Kahal nombreux de jeunes et moins jeunes, chaque enfant présent a eu droit à un cadeau.La lecture de la Méguila s’est déroulée avec la mitraille traditionnelle.Au niveau du Personnel du Centre, un repas a été préparé pour l’ensemble des Cadres et employés des Agences du Y ; repas bien de chez nous et bien prisé par nos collègues ashkénazes.Les Adultes, ont comme chaque année organisé la soirée de jeux.OR-TAMID, a eu aussi, sa matinée de Pourim animée par un orchestre oriental.- jeux concours, thé et pâtisseries.Le couronnement de nos manifestations à l’occasion de Pourim, a été bien entendu la Grande Parade d’Esther qui s’est déroulée à l’Auditorium Samuel Grover.Parade de près de 150 enfants déguisés.Une féerie pour les yeux, la journée a débuté par une Kermesse qui a ouvert ses stands de jeux et de dégustation aux parents et aux enfants.La Grande Parade a été précédée par des attractions sur scène, riche spectacle où l’on a vu défiler une petite pièce montée par les enfants du Centre, une danse par des enfants Russes, ainsi qu’une pièce musicale montée de mains de maître par le Groupe Russe du Snowdon.Un magicien de renom a fait ses tours de passe-passe devant un public qu’il a été difficile de dénombrer.La partie liturgique n’a pas été délaissée.Un bref exposé de Rabbi Silberstein du Centre Hillel a été le message de Pourim aux grands et aux petits.Après la distribution des HAMENTA-SHEN, le défilé des tous petits a été un spectacle inoubliable.Il y a eu des prix pour tous, et pour les petits et pour les grands.Un POURIM dont on se souviendra.34 • LA VOIX SÉPHARADE, avril 1982 agenda LE CENTRE COMMUNAUTAIRE JUIF PROGRAMMES D’ÉTÉ 1982 Dénomination A Ages Périodes Prix Avantages CENTRE AERE GARDERIE 3/6 ans 5-30 Juillet $230 2 snacks 2 - 27 Août la période de 8h à 13h CENTRE AERE 7/13 ans 5-30 Juillet $195 2 snacks BENYAMIN 3 - 27 Août la période Bus - Visites - Accès CAMPS D’ÉTÉ MAYANOT (A) 9/12 ans 4-25 Juillet $475 Transport-Hébergement MAYANOT (B) 13/16 ans Nourriture-Activités EXPLO-VERMONT 16/20 ans 26 - 30 Juin $75 US Parc National du Vermont ISRAEL 16/20 ans 19 Juillet au $1,395 Transport-Hébergement 22 Août (5 sem.) Nourriture-Activités WEEK-END (A) LAURENTIDES 19-20-21 Août $60 Hébergement-Repas WEEK-END (B) JEUNES du 25/27 Juin $60 $30 Transport-Hébergement CAMPING-ONTARIO FLORIDA ADULTES 9-10-îl Juillet Fort Lauderdale du 1/15 Août $450 Transport et Hébergement 2 par unité-Motel Air cond.BOLS D’AIR ADULTES Tous les dimanches Bord de mer - TV - Kichnette OR-TAMID du 18 Avril/31 Août Massena-Lac Carmi Départ de Montréal : 8h30 Centre Wilderton 8h45 Centre V.Horne et Victoria Retour : vers 19h.Burlington-Plattsb.Lac George-Ottawa LogSault-Québec St Albans-Mille Iles TOUTE LA FAMILLE 11 lieu Coach de Luxe EXTRA BOLS D’AIR TORONTO-NIAGARA Juillet $130 Transport-Hébergement NEW YORK WASHINGTON Juillet $203 Transport-Motel WILDWOOD- ATLANTIC-CITY Août $250 Transport-Motel Pour tous détails complémentaires s’adresser au 735-5565 et demander : Dora Benedik (Garderie) - Daniel Malca (Centre Benyamin) Mayanot (D.Malca) Explo-Vermont (Claude Elbaz) - Israël (C.Elbaz) - Jeunes Adultes (Muguette Luck) Bols d’Air et Extra Bols d’Air (Albert Benchetrit) U.I.S.F.BON DE COMMANDE POUR CENTRE D’ÉTUDES MOSAÏQUES DE NOTRE MÉMOIRE DON ISAAC ABRAVANEL 12, rue Puvis de Chavannes * 75017 Paris Veuillez m’envoyer„.exemplaire(s) du livre "iu prix de souscription de 70 Francs Franco.Le Centre Don Isaac Abravanel a le plaisir de vous annoncer la Ci-joint un chèque de F.publication prochaine de : Nom, prénom MOSAÏQUES DE NOTRE MEMOIRE Af)roççc LES JUDÉO-ESPAGNOLS DU MAROC Maresse.ouvrage collectif publié sous la direction de SARAH LEIBOVICI, .Agrégée de l’Université.£ envoyer a : 270 pages de textes, de cartes, de documents.Centre d Etudes Don Isaac Abravanel 12, rue Puvis de Chavanne PRIX DE SOUSCRIPTION : 70 F franco.75017 PARIS LA VOIX SÉPHARADE, avril 1982 • 35 David Malka COMITE ETUDIANT QUÉBEC-ISRAËL ¦¦Hfl mMI smm Le C.E.Q.I.(Comité Étudiant Québec Israël) s'est créé en septembre 1980 à l'Université de Montréal pour corriger une situation existante alarmante.M.David Malka, président de la Division Sépharade de l’Appel Juif Unifié 1982.M.David Malka a été nommé président de la Division Sépharade de l’Appel Juif Unifié 1982 par le président général de la Campagne de cette année, M.Ike Wenger.Né à Casablanca au Maroc, M.Malka est venu au Canada en 1956.Dès son arrivée, il s’est activement engagé dans la vie communautaire.Déjà en 1957 il a été choisi comme président de l’Association Sépharade Francophone de Toronto, où il s’est d’abord établi.En déménageant à Montréal, il a tout de suite repris son activité au sein de la communauté juive.En 1977 il est devenu vice-président de la Campagne de l’Appel Juif Unifié, présidée alors par M.Albert Kakon.M.David Malka, président de la société «Valiant Shoes», père de famille, est particulièrement préoccupé par les problèmes des nouveaux immigrants.11 siège aux conseils d’administration de JIAS - de l’Association Hébraïque de Prêt sans Intérêt.1) Propagande anti-sioniste et anti-sémite diffusée par un ensemble d’organisations estudiantines orchestrées par des personnalités palestiniennes.2) Développer une meilleure information en milieu universitaire sur Israël, le Moyen-Orient et le Judaïsme d’une façon générale.3) Établir des liens par une meilleure connaissance entre la communauté estudiantine Juive et le milieu québécois.*Le C.E.Q.I.développe une approche originale par ses stands d’information permanents sur le campus de l’Université de Montréal et de l’UQAM, ainsi qu’un cycle d’activités à l’année longue (conférences, films, panels, soirées folkloriques, etc.).D'autre part, un groupe d’étudiantsquébé-cois se réunit de façon régulière, en atelier de travail et de formation sur la problématique «Israël et le Moyen-Orient», une des actions de ce groupe étant de répondre dans les journaux québécois, à une certaine image déformée projetée d’Israël.Ce travail d’information et de formation se synthétise par un séjour de 6 semai nés en Israël (Kibboutz, Oulpan, circuits touristiques, rencontres avec des personnalités de la scène politique, écrivains, profs, etc.).Le C.E.Q.I.de par son approche, essaie de répondre à une situation dangereuse, tant pour la Communauté Juive anglophone ou francophone ici à Montréal, que pour Israël.*Pour l’année universitaire 82-83, le C.E.Q.I.s'est fixé comme objectif de s'implanter aussi sur les campus anglophones, où là aussi, la propagande anti-sioniste va «bon train».Car de la même façon que sur les campus francophones, aucune présence militante Juive n'est signalée ; de la même façon sur les campus anglophones, les organisations juives sont perçues comme «organes de la propagande sioniste» tant par les militants arabes que par les étudiants non Juifs, et qu’une infime minorité d’étudiants Juifs sont actifs au sein de ces organisations qui, de plus, sont surtout tournées vers l’intérieur.*Le point fort/faible du C.E.Q.I.est le fait qu’il n’est pas rattaché à un organisme communautaire fortement établi, ce qui a pour conséquence : 1) Il est indépendant au niveau des méthodes et des moyens d'information utilisés tant au niveau du contenu que de la forme.2) Il est appelé à disparaître par manque de soutien financier et par manque de structures administratives, professionnelles.Pour essayer de répondre à cette double préoccupation, leC.E.Q.I.entameunecampagnede sensibilisation, d’information et de financement auprès de certaines «personnalités communautaires».* De par la structure communautaire existante à Montréal, de qui relève l’information sur Israël en milieu universitaire ?Information surtout destinée au public non Juif.Comité Étudiant Québec Israël 934-0773 COmiTÉ ÉTUDIFIDT QUÉBEC ISRAËL VOYAGE CULTUREL EN ISRAËL 17 mai - 28 juin 82 • Le Comité Étudiant Québec-Israël: le C.E.Q.I.organise ce printemps un voyage culturel en Israël de 40 jours.• Vol direct Montréal - Tel Aviv - Montréal: hôtel 3 étoiles, en demi-pension • Billet d’avion valable 60 jours • Circuit touristique en bus climatisé CIRCUIT TOURISTIQUE • QUINZE JOURS DE VISITE GUIDÉE À TRAVERS LE PAYS (JÉRUSALEM, MASSADA, EIN GUEDI, JERICHO, LA MER MORTE, TEL AVIV, HAÏFA, BEERSHEVA, YAFFO ETC.) CONFERENCES-RENCONTRES • RENCONTRES AVEC DES PERSONNALITÉS DE LA SCÈNE ISRAÉLIENNE (Journalistes, politiciens, écrivains, professeurs d’universités).$1500.tout compris SEJOUR AU KIBBOUTZ VINGT-CINQ JOURS DE VIE ET DE TRAVAIL AU KIBBOUTZ IMMERSION DANS DES FAMILLES AU KIBBOUTZ N ° de permis: J4678080-0259 36 • LA VOIX SEPHARADE, avril 1982 Réservez tôt: nombre limité de places Dépôt de $100.requis Solde â verser 3 semaines avant le départ.Avant le départ, les participants pourront compter sur une soirée d'inforkiation: - documentation - diapositives Pour plus d’informations communiquer avec: Œ.Q.I.Tél.: 934-0773 Adresse: 1310, avenue Greene suite 710 Montréal, Qué.H3Z 2B2 VOYAGES EL0F-AIR 9 Les coopératives et l’économie ouvrière en Israël Rapport de mission.Gouvernement du Québec Ministère des Institutions financières et Coopératives Direction des associations coopératives LA MISSION La visite effectuée par un groupe de Québécois en Israël, du 3 au 17 octobre 1980, tire son origine lointaine de la publication d’un dossier sur l'économie ouvrière israélienne au début de l'automne 1979, parle journal «Ensemble», sous la signature de Monsieur Marcel Laflam-me, directeur de l'Institut de recherche et d'enseignement pour les coopératives de l'Université de Sherbrooke (IRECUS).Plusieurs personnalités importantes de la communauté juive du Québec prirent connaissance du document.Le vice-consul d'Israël à Montréal, Monsieur Golan, organisa même une rencontre avec Monsieur Laflamme qui devait aboutir à la proposition d’une mission québécoise en Israël.De plus, la conférence socio-économique sur la coopération de février 1980, convoquée dans le triple but de dresser le bilan de la coopération au Québec, d'inventorier les problèmes de ce secteur et d’envisager des voies et moyens susceptibles de lui assurer une meilleure contribution à l'économie québécoise, a fourni un terrain propice à la germination de l’idée d'une mission en Israël.En effet, Israël est un pays où coopératisme et syndicalisme, via la Histadrout, ont évolué la main dans la main avec l'Etat, toujours représenté parle Parti travailliste, jusqu’à l’avènement de Begin au pouvoir en 1977.La recherche par le gouvernement du Québec d’une meilleure concertation entre les différents partenaires socio-économiques, conjugéeàla volonté de mieux faire participer les coopératives au développement du Québec, a fait naître cette idée d’une mission en Israël et largement constitué sa raison immédiate, le catalyseur direct de cette idée d'une mission en Israël.La sélection des membres de cette mission, aussi bien que l'organisation du programme en Israël, reflètent clairement cette double préoccupation de concertation et de participation des coopératives à la vie économique québécoise.RECOMMANDATIONS Après avoir passé en revue l’économie ouvrière et ses institutions, il s’agit maintenant de dégager, sous forme de recommandations, quelques avenues à explorer en vue d’amorcer une certaine coopération entre Québec et Israël.?Etude du fonctionnement des Kibboutzim et des Moshavim L’organisation, le fonctionnement et la philosophie qui encadrent et animent ces modèles de coopératives de base devraient être étudiées en profondeur.A cet effet, nous suggérons que des missions de deux ou trois praticipants pour des stages de moyenne durée, trois à six mois, soient organisées avec des personnes intéressées à un nouveau type de développement rural.La grande industrialisation de l’agriculture, la centralisation industrielle dans des pôles de développement urbain vident de façon épidémique le milieu rural du Québec.La population rurale conteste de plus en plus cet état de fait et réclame un développement régional à caractère rural.Les trois types de coopératives agricoles de base d’Israël, Kibboutz, Moshav et Mo-shav shitufi ne sont peut-être pas la solution.Cependant, leur vigueur, leur enracinement sont porteurs de valeurs morales qui font la force des nations.Le Québec aurait, à notre avis, intérêt à approfondir ce phénomène par un vécu sur place de personnes impliquées dans le développement rural.Étude du fonctionnement de la Histadrout et de l’Hevrat Ovdim Ce mode d’organisation particulier à Israël comporte des éléments dynamiques qui méritent d’être approfondis : 90% des travailleurs sont syndiqués, quasi-absence de grèves, haute productivité, concertation avec le coopératisme et autres formes d’organisation des entreprises, coopératives d’entreprises, concertation avec l’Etat.Tous ces facteurs d’équilibre et de développement nécessitent une recherche et une analyse approfondies des structures, du fonctionnement et de la philosophie de ce système qui nous semble unique au monde.Ainsi, des échanges entre le Secrétariat d’Etat au développement social, le Ministère des Affaires intergouvemementales du Québec et le Consultât d’Israël à Montréal ont débouché sur la mise sur pied d’un comité constitué de M.Adrien Rioux, sous-ministre associé aux coopératives au Ministère des Institutions financières et Coopératives, de M.Martin Roy, de la Direction Afrique et Moyen-Orient du Ministère des Affaires intergouvemementales du Québec, et de M.Louis-Georges Gervais, directeur du Conseil de la coopération du Québec, qui a été chargé d’organiser cette mission.Après avoir effectué sa visite en Israël, le groupe produisit le document suivant qu’est un rapport et une série et recommendations.Toutefois les opinions exprimées dans ce document demeurent la responsabilité du groupe.Les trois organismes québécois qui s’intéressent au développement du Tiers monde : le Service international du Conseil de la coopération du Québec, l’Université de Sherbrooke, la Société de développement international Desjardins devraient, à notre avis, se concerter et faire une étude en profondeur de l’Institut international d’étude du développement de la coopération, cette étude étant centrée surtout sur un type de développement propre à la culture des peuples auxquels on donne de l’assistance; en d’autres termes, éviter d’exporter nos formules pour s’adapter aux réalités des pays sous-développés.Cette approche de l’Institut a particulièrement frappé les membres de la mission.En terminant, les membres de la mission se considèrent privilégiés d’avoir fait ce voyage d’étude qui leur a fait acquérir des connaissances nouvelles, dont certaines, à notre avis, pourraient être profitables pour le Québec.C’est à ce titre que nous avons fait les présentes suggestions, afin que le fruit de notre mission ait un suivi dans 1 avenir.(voir suite |a page 39 LAVOIXSÉPHARADE, avril 1982 • 37 r agen da La Fédération des Jeunes Adultes lauréate du Prix Shroder Le Prix Shroder, octroyé pour programmation remarquable et immaginative, fut présenté cette année lors de l’Assemblée Générale du Conseil des Fédérations Juives, à la Fédération des Jeunes Adultes des Services Communautaires Juifs de Montréal.Ce prix représente le point culminant de la croissance continue de la Division des Jeunes Adultes de ACJS et de leur Appel Juif Unifié.La YPF vit ses débuts en tant qu’opéra-tion satellite de la Fédération des Femmes, en 1973 - s’occupant presque exclusivement de la Campagne de souscription annuelle.Au cours des années qui suivirent, le leadership de la YPF - bénévole autant que professionnel - a su renforcer l’engagement de ses jeunes gens dans l’oeuvre de la Fédération ainsi que de la Campagne.Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Il y a à peu près 15,000 jeunes gens juifs âgés de 18 à 25 ans dans le grand Montréal.Parmi ceux-ci, il y en a environ 1,000 qui sont activement engagés dans les activités de AJCS et près de 6000 font une contribution annuelle à l’Appel Juif Unifié.Le YPF a considérablement élargi ses objectifs originaux - soit la collection de fonds- pour mettre en oeuvre une gamme variée de programmes, allant d’activités éducatives et culturelles jusqu’aux activités sociales.Il va sans dire que le caractère Les jeunes participant de la Marche vers Jérusalem 1981 vérifient leurs «passeports» et comparent le trajet déjà parcouru.le groupe de dirigeant de la Fédération des Jeunes Adultes.judaïque est toujours fortement souligné.La Fédération cherche sans cesse à découvrir de nouveaux jeunes talents, et elle les présente au public pour les faire connaître.En outre, la Fédération offre des programmes de Formation de Cadres et parti-cipe de manière active dans maints aspects de la Communauté juive en général.Que se passe-t-il lorsqu’un jeune de la YPF atteint l’âge de 25 ans?Quoiqu’il n’existe pas de règlement rigide pour «l’âge de retraite», le jeune membre quitte généralement la Fédération, parfois à contre coeur, pour se diriger vers d’autres possibilités : soit vers la Division Professionnelle et d’Affaires ou bien vers les activités multiples de AJCS et de l’Appel Juif Unifié, auxquelles participent les membres de la communauté de tout âge.MARCHE VERS JERUSALEM Les organisateurs de la 10e «Marche vers Jérusalem», qui aura lieu le dimanche 2 mai, s’attendent à une participation record pour cet événement annuel, à condition que les météorologues nous promettent du beau temps.Près de 20,000 personnes — de tout âge -ont participé à la Marche de 1981.L’enthousiasme pour la Marche de cette année, marquant le 10e anniversaire de cet événement, se fait déjà sentir et ne cesse d’augmenter.Près de 800 personnes ont offert leurs services bénévoles à Mort Bessner, président de la Marche 1982.La Marche, qui a débuté en 1968 en célébration du 25e anniversaire de la fondation de l’État d’Israël, est organisée par l’Association Culturelle Juive et souscrit la plupart des activités de l’Association.Herb Paperman, Président de l’Association, remarque que les fonds recueillis par la Marche depuis sa création, ont été utilisés pour la construction de deux Centres de Jeunesse en Israël, ainsi que d’un Centre de Musique à Beit Shean; ils ont également contribué au financement d’une gamme d’autres projets.La Marche a lieu le premier dimanche de mai, à 8 h, débutant avec une courte cérémonie devant l’Édifice Cummings, au 5151, chemin de la Côte Ste-Catherine.Les participants suivent ensuite un trajet sinueux de 25 km à travers Montréal, Côte St-Luc et Hampstead.La Marche se termine au terrain de stationnement de l’Édifice Cummings, qui, ce jour là, sera décoré sur le thème de «Jerusalem».Les «marcheurs» sont de tout âge - allant de bébés dans leurs poussettes jusqu’au docteur Joseph Joffre, âgé de 106 ans, qui participe traditionnellement au début de cet événement annuel (ce marcheur intrépide prend part à la Marche depuis ses 98 printemps.) La majorité des marcheurs ont plus d’un parrain, qui leur donnent leur appui selon le segment de la Marche qu’ils ont réussi à compléter- - et cette distance est vérifiée par un «passeport» distribué à tous les participants.Pour de plus amples renseignements, veuillez composer 735-3541, et demander la «Marche vers Jérusalem».38 • LA VOIX SÉPHARADE, avril 1982 agenda YERUHAM «Tout va bien à Yeruham», déclare Emmanuel Weiner, directeur exécutif des Services Communautaires de Montréal, au Comité du Projet Yeruham, à son retour d’une brève visite dans la petite localité en plein développement, située dans le désert du Néguev.Montréal a «adopté» cette petite ville de 6 500 habitants en 1979, et depuis lors, la communauté montréalaise n’a cessé d’oeuvrer à l’amélioration des conditions de vie dans cette communauté isolée.Selon M.Weiner l’on peut se rendre compte du «réel progrès accompli à Yeruham».«Je suis vraiment fier du rôle que nous jouons là-bas».Parmi toutes les collectivités qui ont été jumelées à des communautés de la Diaspora, «Yeruham est probablement l’endroit qui en a le mieux profité.» Au cours de son exposé détaillé sur sa visite, M.Weiner nota que le gouvernement israélien a été fort impressionné par la bonne volonté des résidents à participer à toute planification concernant la ville.En plus de l’engagement local très considérable, dans la planification de formation de cadres, l’on peut se rendre compte de «l’amélioration prononcée dans l’apparence physique de la petite ville.» Chaque quartier de Yeruham a maintenant son propre comité, qui le représente auprès du comité central de direction.Le directeur exécutif de AJCS souligna l’importance de l’intérêt et de l’enthousiasme local — racontant que 80 habitants de la ville avaient offert un jour de leurs vacances pour se réunir au kibbouts avoisinant de Sdé Boker, afin de mettre en oeuvre un «programme détaillé de renouvellement et de développement», devant s’étendre sur la période allant de 1979 à 1986.Trois mois plus tard, le même groupe de 80 personnes se réunit à Ashkelon pour soumettre les recommandations de leur sous-comité, devant être incorporés dans un plan à longue échéance.(suite de la page 37) Étude sur la haute technologie agricole Certains aspects technologiques, tels l’irrigation goutte à goutte, l’irrigation contrôlée par ordinateur, la culture maraîchère et florale nous sont apparus très avancés.Nous sommes d’avis que nos opinions devraient être vérifiées par des spécialistes dans ce domaine.Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec pourrait prendre des dispositions pour vérifier sur place ce que nous avançons.Aide au Tiers monde L’Institut international d’étude du développement de la coopération et du travail de Tel-Aviv nous est apparu comme un En somme, les perspectives d’avenir s’annoncent bonnes pour Yeruham.Certaines nouvelles industries sont venues s’installer dans la ville — il y a cependant, un urgent besoin d’usines pouvant offrir des emplois aux femmes.La construction de la «route du pétrole», longuement espérée, est arrivée à deux kilomètres de la ville, et la chaussée qui rendra les communications entre Yeruham et Beershe-va plus accessibles, promet d’être achevée pour l’année prochaine.Il n’y a pas de chômage à Yeruham.Cependant il y a des personnes inemployables, et d’autres qui ne sont pas employées à plein temps.Le personnel aérien et les soldats, qui viennent s’installer à Yeruham avec leurs familles pour travailler dans les nouvelles installations militaires construites en remplacement de celles abandonnées par le retrait du Sinaï, grossissent le rang des habitants de Yeruham.Après des années pendant lesquelles la population diminuait sans cesse, le nombre de personnes venant s’installer à Yeruham dépasse enfin celui des gens qui quittent la ville.Le comité du Projet Yeruham, présidé par Gordon Brown, ex-président de AJCS, a approuvé un budget de $595 000 pour l’année 1982-83.1982-1983.La totalité des fonds de la Fondation Communautaire Juive de Montréal, a dépassé $2.3 millions de dollars.Barry Clamen, C.A., trésorier de la Fondation, rapporte que le capital du fonds de dotation, de legs et de fiducie, s’élève présentement à $2 322 018 - soit, une augmentation de $129 171 sur l’année 1980.Pour la première fois, le revenu disponible pour l’année dernière, était en excès de $300 000 — atteignant $301 072, comparé à la somme de $245 777 atteinte en 1980.mode efficace pour aider au développement des pays du Tiers monde.Le Québec gagnerait à s’inspirer de l’expérience de l’Institut.C’est selon nous l’une des voies de coopération les plus prometteuses entre le Québec et Israël.Fortement inspiré par les coopératives de base, Kibboutz et Moshav, l’Institut nous a semblé dispenser un enseignement selon une pédagogie qui colle aux réalités des pays en développement.La connaissance des pays africains et de l’Amérique Latine par la plupart des membres de la mission permet d’affirmer avec autorité que le développement du Tiers monde conçu par les technocrates du développement industriel a été un échec.On a tué le développement par une approche trop technique et le gigantisme.EST-TU âgé de 18 ANS ou plus?AS-TU l’intention d’aller au camp cet été ?AS-TU une connaissance, même sommaire, de l’hébreu ?AS-TU une certaine expérience comme moniteur de camp de jour?AS-TU des aptitudes artistiques, musicales, ou athlétique ?ES-TU intéressé à passer un mois dans la ville désertique de Yeruham, dans le Néguev?AS-TU envie de faire une visite touristique de deux semaines en Israël et de participer aux séminaires et aux discussions sur des thèmes d’actualité concernant Israël?ES-TU prêt à assumer une partie de frais pour cette merveilleuse expérience?Si tu veux répondre OUI à toutes ces questions, TU AS toutes les raisons de participer au PROGRAMME DE CAMP DE JOUR à YERUHAM.et de poser au plus vite ta candidature par écrit, envoyée à E.WEINER (File 101 N) Programme Camp Yeruham Services Communautaires Juifs de Montréal 5151, chemin de la Côte Ste Catherine Montréal, Québec, H3W 1 M6 Pourde plus amples renseignements composer 735-3541, poste 238.CHRONIQUE LÉGALE su.Quant aux déductions pour frais médicaux et dentaire, il y a déduction pour le total des frais médicaux entièrement payés par le contribuable au cours d’une période de 12 mois se terminant en 1981, et qui excède 3% du revenu net.C’est-à-dire les frais remboursés par un assureur ou un plan privé (tel que Croix-bleue) ne sont pas déductibles mais on peut inclure dans ce total les contributions faites audit plan privé.À noter qu’il faut produire les reçus des médecins, ainsi que pour les médicaments.Passant aux déductions pour dons de charité, en règle générale le contribuable peut déduire les donations ne dépassant pas 20% du -«revenu net».En raison de cette restriction, les dons qui ne peuvent être déduits cette année-là peuvent être reportés à l’année suivante.Si le contribuable a résidé au Canada pendant toute l’année 1981, il peut demander la déduction forfaitaire de $100.00 ou déduire le total de ses dons de charité et le montant déductible de ses frais médicaux.Si on réclame la déduction forfaitaire, aucun reçu n’est nécessaire.Il y a déduction pour cotisations syndicales professionnelles ou semblables.Quant aux frais de scolarité d’un étudiant, ils sont déductibles uniquement par Pétudiant-contribuable, et non pas parson père ou sa mère.LAVOIXSÉPHARADE, avril 1982 • 39 Mission d’étude de l’Appel Juif Unifié en Israël et en Égypte Une réception chez le président de l’État d’Israël, Itzhak Navon et Mme Navon, à leur résidence officielle à Jérusalem; un dîner avec le premier ministre Menachem Begin et Mme Begin; un voyage à travers le pays entrecoupé par une escapade de trois jours en Égypte, voici seulement quelques-uns de points saillants du programme de la Mission d’étude de l’Appel Juif Unifié 1982 en Israël et en Égypte.L’invitation a été envoyée directement par le président de l’État d’Israël et Mme Itzhak Navon, au président de l’Appel Juif Unifié 1982, M.Ike Wegner.Les membres de cette Mission, qui aura lieu du 12 au 26 mai, seront le premier groupe officiel de la Diaspora à visiter les nouvelles installations civiles et militaires dans le désert du Néguev, qui remplaceront celles du Sinaï, remises aux Égyptiens le 25 avril 1982.Les rencontres avec le président Itzhak Navon et le premier ministre Menachem Begin constitueront une merveilleuse occasion d’apprendre de la bouche-même de deux plus hauts dirigeants du pays, quelles sont les principaux problèmes et préoccupations d’Israël, problèmes et préoccupations qui sont aussi les nôtres, Juifs de la Diaspora.Les Montréalais visiteront en outre une base aérienne, dans le sud du pays et une base navale à Haïfa; ils déjeuneront à la «bonne frontière» israélo-libanaise avec le chef de la milice chrétienne du sud-liban, le major Sa’ad Haddad; ils visiteront ensuite le Musée de la Diaspora à Tel Aviv et ils se rendront à la petite ville désertique de Yeru-ham, dans le Néguev, parrainée par la communauté juive de Montréal.En plus de tout cela, le programme prévoit nombre d’attractions purement touristiques, comme des emplettes dans le village druze près de Haïfa, dans les bazars de la vieille ville de Jérusalem et dans des boutiques «chics» de Tel Aviv; des soirées dans des boîtes de nuit et enfin des baignades sur la plage.En partant d’Israël, le groupe fera un saut de trois jours en Égypte pour jeter un coup d’oeil sur les Pyramides et le Sphinx, visiter le fabuleux musée archéologique du Caire et le splendide palais du roi Farouk; jamais achevé, se promener dans des ruelles étroites de la vieille ville et de faire des trouvailles inespérées dans le souk oriental du Caire.A part le programme touristique, les membres de la Mission déjeuneront en compagnie de l’Ambassadeur d’Israël en Égypte, l’un des diplomates le mieux informé sur la situation au Moyen-Orient.Les personnes intéressées à participer à cette Mission d’étude sont cordialement invitées à un cocktail ou elles pourront obtenir toute l’information requise concernant ce voyage.Le cocktail se tiendra dans les salles de conseil de AJCS au 4e étage de l’Édifice Cummings, 5151 chemin de la Côte Ste-Catherine.Pour de plus amples renseignements veuillez appeler 735-3541 poste 236, M.Mark Samoil.«Les femmes cinéastes au Québec» - c’est un sujet de conférence-rencontre, organisée conjointement par la Fédération des Femmes des Services Communautaires Juifs et le Conseil Régional de Montréal de la Fédération des Femmes du Québec.Cette seconde rencontre dans un cycle intitulé le «Contact Contemporain», se tiendra le mercredi 21 avril dans l’auditorium de la Bibliothèque Publique Juive, situé au rez-de-chaussée de l’Edifice Cummings, 5151, chemin de la Côte Ste-Catherine.La conférence sera donnée en français et elle sera suivie d’une discussion amicale autour d’une tasse de café.Greenspoon et Barbara Key, ont toutes été d’accord pour inviter, en tant que conférencière, une réalisatrice québécoise, bien connue pour ses films documentaires sur les femmes, Anne-Claire Poirier, de l’Office National du Film du Canada.Anne-Claire Poirier, productrice et réalisatrice de films «Les filles du roi», «Mourir à tue-tête», «Le temps de l’avant», «De mère en fille», «Je me marie, je me marie pas» - pour n’en nommer que quelques-uns — n’hésite pas à parler dans ses oeuvres de sujets difficiles et même de s’aventurer dans des domaines «tabous» pour explorer différents aspects de la condition féminine.Comme le soulignent les organisatrices du cycle, le «Contact contemporain» est une nouvelle forme de rapprochement entre deux groupes parallèles de femmes québécoises : juives et canadiennes-françaises.Le cycle actuel de présentations culturelles est centré autour du thème : le rôle des femmes du Québec dans l’art.La première rencontre, très réussie d’ailleurs, s’est tenue au mois de décembre, au Musée des Arts Décoratifs de Montréal, avec la célèbre artiste québécoise-peintre, sculpteur et architecte - Marcelle Feron.La participation de nombreuses femmes des deux communautés indique que cette forme de contact est très en demande et très appréciée, non seulement comme occasion de rencontrer des personnalités célèbres et d’apprendre des choses nouvelles, mais aussi - et surtout - comme posssibilité de nouer des relations directes avec les membres d’un autre groupe ethno-culturel.Les contacts entre la Fédération des Femmes des Services Communautaires Juifs et le Conseil Régional de Montréal de la Fédération des Femmes du Québec ont débuté il y a quatre, cinq ans et à partir de ce moment plusieurs rencontres consacrées aux coutumes, aux traditions et aux religions ont été organisées.Toutes les femmes intéressées à participer au programme du «Contact Contemporain» sont cordialement invitées à assister à la rencontre du 21 avril.Pour de plus amples renseignements veuillez contacter Quennie Grosz à 735-3541, poste 209.K ¦Pie .Marcelle Feron, peintre, sculpteur etl S architecte québécoise (au centre) avec Ruth I Ballon, Denise Marquez, Estelle Thibaudeau, S curatrice du- Musée des Arts Décoratifs et 1 Sonia Greenspoon (de droite à gauche).40 • LA VOIX SÉPHARADE, avril 1982 CENTRE COMMUNAUTAIRE JUIF DÉPARTEMENT CULTUREL Le département Culturel du Centre Communautaire Juif organise cette année La Quinzaine Sépharade du 2 au 15 juin 1982 au Centre Saidye Bronfman, sous le thème : Les Sépharades : “IDENTITÉ & MODERNITÉ” La Quinzaine Sépharade est un évènement culturel d'importance essentielle dans la promotion de notre richesse culturelle, et un moyen de la diffuser au sein de notre communauté ainsi qu’à l'extérieur, contribuant ainsi à notre rayonnement.Cette année le programme comprend les évènements suivants : - Exposition de photos et d'aquarelles portant sur le Costume sépharade à travers les âges.- Exposition de Bijoux - Exposition de l'oeuvre d'un peintre sépharade de renommée internationale.- Chabbaton avec le Rabbin A.Benhaim de New York - Concert de l’ensemble KINOR.- Journée de LA FEMME."Emancipation et Fidélité”.Conférencières invitées : Vicky Shiran (Israel) Fanny Mergui (France), Lilian Winn (U.S.A.) Esther Benaim-Ouaknine (Montréal) - Soirée Cinéma avec M.H.Shiran, Cinéaste israélien de réputation internationale qui présentera son film la "Statue de Sel” d'après le roman de Albert Memmi.- Théâtre Judéo-Arabe avec un groupe du Maroc et un de Montréal.- Concert Judéo-Espagnol.- Spectacle de Danses Folkloriques Séphardies avec l'ensemble de Danses Sépharades dirigé par Maurice Perez.- "1492, les Voiles de L’Espoir”.Pièce de théâtre montée par le Théâtre Sépharade de Montréal du Centre Communautaire Juif, sous la direction de M.Serge Ouaknine et reconstituant les évènements entourant l'expulsion des Juifs d'Espagne et la découverte de l'Amérique par Colomb.- RECITAL Shlomo Bar et Habrira Hativit L’un des groupes les plus réputés d'Israël et dont la musique est une synthèse originale de la musique orientale et indienne.CAMPAGNE DE PARRAINAGE LES AVANTAGES ACCORDÉS .Afin de réaliser ce projet, le comité responsable de la Quinzaine Sépharade a besoin de votre aide financière afin de combler une partie des coûts du programme.Aussi, nous vous proposons de patronner, par votre contribution, une ou plusieurs activités.Coût des activités : Exposition Photos $ 2,000 Exposition Bijoux $ 1,500 Exposition Peinture $4,000 Danses Séphardies du Monde $2,000 Journée de la Femme $ 2,500 Concert de Kinor $ 1,000 Cinéma $ 2,000 Théâtre Judéo-Arabe $ 2,500 Concert Judéo-Espagnol $ 1,000 Théâtre Sépharade de Montréal $4,000 Concert Shlomo Bar $ 12,000 Les catégories de parrainage sont les suivants: 1 $25 à $100 : don de participation 2.$101 à $1,000 : don de soutien 3.$1,000 et plus : don de patronage Le Comité du département Culturel du Centre Communautaire Juif a créé pour tous les donateurs, un ensemble d’avantages particuliers en reconnaissance de leur généreux appui.$25 à $100 : Don de participation 2 billets pour la soirée patronnée.$101,à $1,000 : Don de soutien 2 billets seront à votre disposition pour 2 évènements de la Quinzaine Sépharade (Récital Shlomo Bar non inclus).$1,000 et plus : Don de patronage Une carte d'invitation pour toute la Quinzaine Sépharade Toute personne désireuse de couvrir les frais d'un évènement complet, se verra offrir la présidence de cette soirée Les noms des donateurs seront publiés dans les feuillets publicitaires accompagnant chaque activité.Des reçus pour fins d'impôts seront remis à chaque parrain.CENTRE COMMUNAUTAIRE JUIF CAMPAGNE DE PARRAINAGE QUINZAINE SEPHARADE DU 2 AU 15 JUIN 1982 -, • ’y*,\ r» î * & & .¦ -T*! % ¦¦ ¦ ' • m.wm *./* -.-I Nom : Adresse : Cccîü Postal____________________ Tél.TOUTES LES SOMMES VERSÉES SONT DÉDUCTIBLES DU REVENU IMPOSABLE.EMETTRE LES CHÈQUES À L’ORDRE DU: C.6.J.QUINZAINE SÉPHARADE 5480 Westbury, Montréal, Qué.H3W 3G2 __ Montant ci-joint : __ Paiements Subséquents : __ Date________________________Montant: __ Date _________________________________ Contribution Totale Signature du donateur ___________ Date_____________________________ ylOSHf fs/Sr/// //' fil OPlGiNf (:•' NCCXX 111 ?Contests i i »»EW YORK STATE 0 *»»uOuCT ROfM.!» ronn .LLY FEKS’t »- KOSHER R\SSOVERWINES Le VIN MOUSSEUX KEDEM en vente maintenant à la Société des Alcools sous le No de référence 754-A kedem; un délice pour le palais Pour informations : ELVINCO INTERNATIONAL 866-6119 933-6677
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