La voix séfarad /, 1 novembre 1984, Novembre - Décembre
fËËÉS mSeatamssmts» WM ' - O ' Wr.:bmmmx Wmm wspip Mstiiiffff!!!: Tfsr, ¦ • ' SYNAGOGUE-CENTRE COMMUNAUTAIRE OR SEFARAD 3fiO .l,NuM3>i.ü>l SIN3Q 3ny 00/T 3 3 k/NO I .LU N '10130.13.6SZS —0S0 MONTREAL, 15e ANNEE, N° 4 NOV.-DEC.1984 IA y ]opp DKnm ,nbiK^bt nnnb DK’ynm .DbiPAb non ipun D’bu/rrn îbip obiyn bp by -jpbîp d’DU/pu/ irpbx nbio nyunm D’u/ynn bp •'pKnm pippp .nbpn ]u/yp b'KH ,bKnU/’ iH-bK b‘K ,0’OU/PU/ U’PK T»jab d’kp bpb mnym mbann bppnn .nipnp nmub ,orn dt» bppi nvn kj mpa ipnK dk m’nnnbi nonbi jnbi ,npnpbi bpp D’^pi myyinn mnp ’pma nniran “jmpu/ 'n pun : pinpu/ KPpo onn nnK mn1 dk .D’nyn bpn pppi pun ,"|nnm “l’pbK 'n ppp1 du/d amu/n nypp pnm .“jnp1 DU/J31 Kbi “]QT> Kb ,“ppbK 'n Dinn b-K *>0 nu/K “yrnpK mnp dk npun Kbi ^mnu/1 .Dnb yptw ______________ J \— 14 • LA VOIX SÉPHARADE, NOV.-DÉC.1984 tilt, i êdfasl J fil I» & ketHtf 8uj{ Juifs d \)rt>°n & ::¦¦¦ OtlHUNAU TE SEPHARAOE OSEREZ NOS FRERES FRISO! wmm vmMM S ?Wmm* mmm , L’ÉVÉNEMENT Ralliement en faveur des Juifs soviétiques La Simhat Torah a été l’occasion cette année du ralliement juif le plus impressionnant que Montréal ait jamais connu depuis des années.Le dimanche 14 octobre 1984, à partir de 13 heures, des milliers de personnes s’étaient donné rendez-vous à Dominion Square pour manifester leur solidarité envers leurs frères opprimés en Union Soviétique.Toutes les synagogues, les organisations juives, les écoles, les groupes de jeunes, y étaient représentés.C’était une éclatante démonstration de la vitalité de la communauté juive et de son appui sans réserve à leurs coreligionnaires en Russie.À Dominion Square, au centre-ville, une tribune avait été dressée à partirde laquelle des personnalités éminentes, des rabbins et dirigeants communautaires, s'adressaient à la foule.Le rabbin Zeitz, président de la Jewish Day School, qui dirigeait lui-même ce rassemblement, avait réussi à s’assurer la participation de toutes les écoles juives et avait acquis l’appui de milliers de signataires proclamant leur solidarité avec les Juifs de Russie, dans une déclaration publiée par le journal «The Gazette» du mardi 12 octobre 1982.La foule ensuite forma un immense cortège qui se mit en mouvement, se dirigeant vers le Consulat soviétique, empruntant les rues Peel, Sherbrooke et l’avenue du Musée.Des centaines de bannières, pancartes, banderoles, portant les noms de chaque organisation, des slogans de solidarité, des noms de refusenicks, flottaient partout.Près de l’ambassade, un camion avait été transformé en estrade décorée de drapeaux, à partir de laquelle plusieurs orateurs se sont adressés à la foule.Le rabbin Dr Moïse Ohana, directeur des études juives à l'École Maimonide, fit un discours en français et composa une prière spéciale à l’intention des Juifs de Russie.Le rabbin Salomon Spiro (Young Israel, Chomedey) ne manqua pas d’éloquence non plus, défendant leur cause.Le rabbin Dr David Sabbah a prononcé un discours que nous n’avons malheureusement pu écouter au complet, le système de son étant tombé en panne à ce moment-là.Le professeur [rving Cotler (professeur de droit à l’Université McGill), avocat d’Anatole Scharansky et d’Ida Nudel, fit un discours où l’éloquence rivalisait avec l’émotion, électrisant l’assistance en dénonçant le traitement infligé aux Juifs en URSS.Les discours terminés, des élèves des écoles juives allumèrent des bougies, au milieu des cris de Am Israël Haï, Let my people go.etc.La manifestation se termina par la Tikva, entonnée par les milliers de participants, et la foule se dispersa avec discipline, consciente que son message d’amour et de solidarité rendra confiance aux Juifs de Russie qui vivent des heures noires de leur histoire.Le succès total de ce ralliement est dû aux efforts inlassables de nombreux organisateurs qui veillèrent à son déroulement sans bavures, convaincus que leurs efforts ne manqueront pas de porter fruit un jour, en soulevant l’opinion publique mondiale en faveur des Juifs de Russie.Esther GREEN Alfred NOODELMAN Comité d’organisation du Rallye de Simah Torah LA VOIX SÉPHARADE, NOV.-DÉC.1984 * 15 Echos du Congrès Juif Canadien $ Photo Howard Kay De gauche à droite : Dodo Heppner, Rabbi Jordan Pearlson, Moe Seidman, Frank Schlesinger, B.J.Finestone, Dorothy Reitman, Alan Rose, Dr.Jim Archibald, Anne Gross; Derrière Anne Gross, Rabbi Robert Sternberg.Le Congrès Juif canadien s’entretient avec le Pape Jean-Paul II Le Congrès Juif canadien s’est entretenu avec le Pape Jean-Paul II lundi dernier en soirée.Il y eut une discussion non officielle et privée relativement à des problèmes préoccupant Juifs et Catholiques.La délégation du Congrès, dirigée par Dorothy Reitman, Présidente de l’Exécutif National, et par Alan Rose, Vice-Président Exécutif, accueillit le pape Jean-Paul II lors de sa première visite pontificate au Canada.Prenant la parole, M.Rose, au nom des reDrésentants du Conarès iuif canadien, fit au pape un historique de la communauté juive du Canada depuis l’arrivée des premiers Juifs hispano-portu-gaisàlafindu 16esiècle.Ilfituntableaude la communauté actuelle qui compte un nombre important de survivants de l’Holocauste Nazi qui cherchèrent à se refaire une nouvelle vie au Canada suite à la Seconde Guerre mondiale.Il fit part également de la croissance de la communauté actuelle qui compte des dizaines de milliers de Juifs ayant fui les récentes persécutions des pays arabes.Il déclara que le Congrès félicitait le pape comme être humain qui, ayant aussi vécu les terribles années de l’occupation nazieen Pologne faisant que le pape devait avoir une compréhension toute particulière de l’Holocauste.M.Rose rappela les progrès réalisés dans les rapports judéo-catholiques qui débutèrent sous Vatican II à l’éDoaue où Jean XXIII fut pape.Il mit l’accent sur la dimension exceptionnelle et unique du mouvement inter-confessionnel au Canada.Le Congrès juif canadien a réuni la Conférence des évêques catholiques et le Conseil canadien des églises pour constituer le Comité national de liaison tripartite (CNLT).Par ses travaux au Canada, cet organisme oeuvre conjointement pour atteindre la paix et lutter pour améliorer la condition humaine.Organisme canadien, le CNLT est unique pour ce qui est des rapports judéo-chrétiens dans le monde.M.Rose mit également l’accent sur le fait que le travail du Congrès est conforme à la vision prophétique juive de justice sociale, d’essor des droits des concitoyens, des nations autochtones, des personnes phy-siauement et mentalement handicaoées.des personnes âgées ; par ailleurs, le CJC plaide de façon .soutenue en faveur des droits des femmes au Canada.M.Rose déclara au pape que, en dépit des progrès réalisés dans le monde, la tristesse prévaut encore car il reste des pays qui continuent de persécuter des Juifs ; il mit l’accent sur l’importance d’Israël pour tous les Juifs.«L’Etat d’Israël constitue la centralité de la vie juive, représentant la collectivité du peuple juif.Chaque jour, nous prions pour Jérusalem.Nous aspirons au jour où l’esprit oui envahit les rapports judéo-catholiques permettra au Saint-Siège de reconnaître l’État d’Israël.Un tel geste aurait une portée universelle profonde».M.Rose termina son allucution en présentant les salutations traditionnelles conformément à la tradition hébraïque: «Zet-chem le Shalom Ve Nashia Tova»(«Allez en paix, et nous vous souhaitons un bon voyage»).Dirigée par Alan Rose et Dorothy Reitman, la délégation était composée des représentants suivants : Dr.Jim Archibald, Directeur général du CJC; Bernard J.Finestone, Président du CJC, région du Québec ; Anne Gross, Présidente du Comité Canada-Israël; Dodo Heppner, Présidente des Services communautaires juifs de Montréal; Rabbin Jordan Pearlson, Président des affaires internationales du CJC; Frank Schlesinger Vice-Président National du CJC, région du Québec ; Moe Seidman, Président du Comité national des affaires religieuses du CJC; et le Rabbin Robert Sternberg, Directeur du Département national des affaires religieuses du CJC.Le Congrès qui est l’organisme officiel démocratiquementélu et qui représente la communauté juive à tous les paliers de gouvernements, présenta la délégation au pape Jean-Paul II immédiatement après qu’il ait été officiellement accueilli par l’Église lors de son arrivée à Montréal.L’entretien se tint hors de la propre Eglise.En dépit de sa longue journée, la réponse du pape fut cordiale et chaleureuse.Il s’adressa personnellement à chacun des membres de la délégation et leur manifesta ses sentiments dans un discours bref, général et improvisé.Par ailleurs, le pape Jean-Paul II reçutun dessin de l’artiste Jan Menses de réputation internationale intitulé: Waiting in Babylon» qui dépeint les souffrances du peuple juif au cours de l’Holocauste et exprime les espoirs de la rédemption pour l’humanité.L’entretien avec le pape Jean-Paul II fut l’un des quelques entretiens privés qu’il accorda au cours de sa visite au Canada.Alors que c’est le seul entretien privé tenu avec les leaders de la communauté iuive du Canada, ce genre d’audience n’est pas inhabituel, de déclarer les administrateurs du Congrès juif canadien, car le pape a dit qu’il lui serait agréable de rencontrer les leaders des communautés juives dans chaque pays où il se rend.Du reste, tout récemment, lors de sa dernière visite en Suisse, il s’est entretenu avec les leaders de la commauté juive de ce pays.POUR DE PLUS AMPLES INFORMATIONS: Barry Lazar Directeur des Communications (514) 931-7531 1 6 • LA VOIX SÉPHARADE, NOV.-DÉC.1 984 La Rubrique de A.J.C.S.ii§ i ——m 'À - ' ¦tena-AZà: a mmâ i '“•'•¦ * i 1 »«>** I'-.*.> >.• !••*•• ; Iv.'**: ,ï » »4 *-y, S»*» »*; m§ î wf" La Section sépharade dans la Campagne 1984 de l’Appel juif unifié par Barbara Berger La Campagne 1984 de la Section sépharade de l’Appel juif unifié a démarré cet été sous une bonne étoile.Plus de 200 personnes ont assisté à la Soirée de Gala à la Synagogue Shaar Hashomayim, marquant le lancement officiel de la Campagne.Répondant à l’invitation de M.Joseph Ziri, Président de la Section sépharade, et de son épouse, aidés activement par le Comité des Femmes présidé par Mme Aline Malka, les membres de la Communauté sépharade ontainsi manifesté leursupport à l’Appel juif unifié.La soirée a été réhaussée par la présence de M.Yakov Aviad, Consul général d’Israël à Montréal et de M.Yaacov Gilead, Directeur général du Keren Hayessod, qui ont tous deux prononcé des discours, ainsi que de celle de M.Arthur Diamond, Président général de la Campagne 1984, Mme Dodo Heppner, Présidente des Services communautaires juifs (AJCS), M.Ralph Benatar, Président de la Fédération sé-phardie canadienne et M.Henri Elbaz, Président de la Communauté sépharade du Québec (CSQ).L’augmentation de 42,2% des dons pour la Campagne, obtenue lors de cette soirée, prouve l’engagement de plus en plus important des Sépharades et leur préoccupation en ce qui concerne la Communauté juive de Montréal et le bien être du peuple d’Israël.L’enthousiasme de cette soirée ne s’est pas estompé.La preuve: les résultats encourageants du «Super-Dimanche».Une soixantaine de bénévoles sépharades ont réussi à obtenir 21 000 dollars et ce, sur des fiches évaluées à 6 000 dollars en 1983.L’effort de la Section sépharade Arthur Diamond, président général de la Campagne 1984, Aline Malka, présidente du Comité des Femmes sépharades, Joseph Ziri, président de la Section sépharade, pour le «Super-Dimanche» a été coordonné par Mme Peggy Elmaleh.Parallèlement, le Comité des Femmes oeuvre avec acharnement sous la présidence de Mme Aline Malka.À lafin du mois d’août, les femmes responsables des différents quartiers, se sont réunies pour une session de formation au cours de laquelle elle ont eu l’occasion de visionnner un diaporama «À peuple uni - objectif commun», de discuter directement avec les travailleurs sociaux des divers organismes de l’AJCS qui desservent la clientèle sépharade et de s’informer des techniques de sollicitation avec Mme Ninette Rosen.Riches de ce nouveau savoir, les fem- Mme Ziri, Yaacov Gilead, directeur général du Keren Hayesod, Mme Gilead, Bernice Brownstein, présidente de la Division des Femmes et M.Malka (d.à g.) mes se sont mises au travail pour couvrir le maximum de fiches avant les Fêtes.Au cours du mois d’octobre, la Section sépharade a tenu de nombreuses rencontres et réceptions au profit de l’Appel juif unifié.Les résultats sont très encourageants.Au début du mois d’octobre, la Section sépharade s’est placée deuxième parmi toutes les Divisions de l’Appel juif unifié quant au pourcentage d’augmentation des dons.Selon la récapitulation de l’ordinateur, les dons sépharades ont augmenté de 43% par rapport à l’année passée et les dirigeants de la Section sépharade espèrent qu’elle sera capable de se maintenir en tête.Marcel Bendavid, Joseph Ziri, Peggy Elmaleh, Côty Benchetrit et .Youppi lors du “Super - Dimanche".Aline Malka (debout) avec un groupe de femmes venues à la session de formation.LA VOIX SÉPHARADE, NOV.-DÉC.1984 * 17 A.J.C.S.Pour certains, la recherche d’un emploi est tâche plus ardue par Joe King Dix-huit mois s’étaient écoulés, et Esther était toujours sans travail.Sa recherche d’emploi était rendue plus pénible encore, du fait que sa mère venait de mourir.Il fallait au’elle trouve du travail - et qu’elle prenne soin de son père âgé.Grande et mince, Estherqui était dans la trentaine, avait perdu son poste lorsque la firme pour laquelle elle travaillait avait déménagé à Toronto.Quelqu’un lui avait suggéré d’essayer de trouver un emploi par le truchement du Centre d’orientation juif, (SVS), une organisation membre des Services communautaires juifs de Montréal.Le conseiller chevronné qui accueillit Esther à son bureau, se rendit compte immédiatement que sa nouvelle cliente était dans une période de grande tension.Manifestement, elle manquait de confiance et son état nerveux était visible à l'oeil nu.Elle n’était certainement pas en état d’affronter d’éventuels employeurs, sur lesquels elle serait incapable de faire bonne impression.Patiemment, le conseiller, après plusieurs séances, lui fit révéler ses sentiments.Après qu’un climat de confiance mutuelle fut établi, Esther lui parla très franchement de ses sentiments d’insécurité.c’était à elle seule qu’incombait la lourde responsabilité de prendre soin de son père.et le fait d’avoir cherché un emploi depuis dix-huit mois, sans succès, n’était pas fait pour alléger son sentiment de frustration.Une fois qu’Esther en était venue aux prises avec la situation dans laquelle elle se trouvait, et qu’elle s’était ressaisie, le conseillercommença le processusardu de redonner confiance à la jeune femme.Ce n’est qu’alors qu’il se mit à la recherche d’un emploi qui pourrait lui convenir.Après plusieurs entrevues pour des postes éventuels, Esther finit par trouver un travail d’employée de bureau-dactylographe, dans une agence de service social.Le poste que le conseiller avait sélectionné pour elle, mit Esther sur la bonne voie ; le travail ne lui occasionnait aucune difficulté et son chef était une personne cornpréhensive.Toutefois, le fait d’avoir reçu de l’assistance dans sa recherche d’un emploi, n’était pas la fin de l’histoire d’Esther.Le conseillercontinua à surveiller les progrès qu’elle faisait et lui demanda de l’appeler une fois par semaine pour discuter de sa situation.Tous les vendredi, elle composait 735-3541, et passait une partie de son heure du déjeuner à faire un brin de causette avec le professionnel qui s’était occupé de son cas.Après quatre semaines, Esther se sentit en mesure de voler de ses propres ailes et de continuer son travail sans les appels hebdomadaires.Souvent, les conseillers du Centre d’orientation juif sont appelés à faire face à des problèmes insolites - des hommes d’un certain âge qui voient leurs postes disparaître.des cadres qui soudain, se trouvent sans emploi après des années d’expérience sur le marché du travail.des femmes se démenant pour retourner sur le marché du travail après que leurs enfants ont grandi.des célibataires auxquels la vie avait asséné des coups durs.Le personnel du JVS reçoit une formation spéciale lui permettant de solutionner les problèmes particuliers de candidats en difficulté Ce genre de service est d'une envergure considérable, et le JVS s’en est acquitté avec succès depuis déjà trente-neuf ans.Alors que des frais sont imputés pour l’orientation scolaire et professionnelle, la recherche d’emplois se fait gratuitement.Aussi, personne n’est-il renvoyé pour manque d’argent.Les frais sont réduits proportionnellement à la capacité financière de l’individu.La partie principale du budgetannuel du JVS-642 348$, en plusde82 725$ accordés au Projet Encoura-Jeunesse- provient des fonds de l’Appel Juif Unifié des Services communautaires juifs de Montréal.«Rapprochement Jeunesse» prend un nouvel essor Le Projet Action Rapprochement (PAR), dont le programme «Rapprochement Jeunesse» prend un essor très dynamique, a été transféré de l’administration des Services communautaires juifs (AJCS) à l’administration de l’Association des Écoles juives (AJDS).Les objectifs de Rapprochement Jeunesse demeurent fondamentalement les mêmes, à savoir un échange inter-culturel, communication et connaissance concrète entre enfants québécois d'origine juive et canadienne-française.Par le biais d’un programme d’activités jumelées, les enfants apprennent à se découvrir et à respecter les valeurs de leurs cultures respectives.La langue française demeure, comme au cours des années précédentes, le véhicule de communication.Le programme est conçu par sa coordonnatrice, Mme Ariel le Sauves en collaboration avec l’AJDS, la Commission des Écoles catholiques de Montréal et la Commission scolaire Ste-Croix ainsi que la direction des écoles impliquées.Comme par le passé, les activités seront menées par des animatrices spécialement formées, maisavec une participation beaucoupplus importante qu’auparavant de professeurs de français.“Rapprochement Jeunesse”.Le programme «Rapprochement Jeunesse» s’est développé de façon spectaculaire depuis sa création il y a 3 ans.De deux écoles avec une soixantaine d’enfants au départ, «Rapprochement Jeunesse» s’étend maintenant sur 1 6 écoles et 1 192 élèves (33 classes de 4e année et 16 classes de 5e année).Du côté des écoles juives il y a 8 établissements: Solomon Schechter de Côte St-Luc et Westmount ; United Talmud Torah de Ville St-Laurent, Côte St-Luc, Chomedey et Snowdon ; Jewish Peoples’ and Peretz Schools de Van Horne et Côte St-Luc et l’École Akiva.Elles participeront au programme avec quatre écoles de la Commission scolaire Ste- Croix et quatre écoles de la Commission des Écoles catholiques de Montréal.On prévoit sept rencontres pour les enfants de la 4e année et quatre pour les élèves de la 5e qui, l’an dernier, ont déjà participé au programme.Les activités comprennent des rencontres dans des écoles, des visites à des lieux historiques, des visites dans une église et dans une synagogue ainsi qu’une sortie en plein-air pourclore le programme.À la fin du mois d’octobre, il y aura deux sessions de formation pour les animateurs et les professeurs qui participeront cette année au «Rapprochement Jeunesse».18 • LA VOIX SÉPHARADE, NOV.-DÉC.1984 A.J.C.S.Manuel Batshaw lauréat de la Médaille Samuel Bronfman M.Manuel G.Batshaw, Vice-président exécutif des Services communautaires juifs de Montréal (AJCS) de 1 968 à 1980, s’est vu décerner la Médaille Samuel Bronf man, la plus haute distinction accordée à un individu par la Communauté juive de Montréal.La présentation a eu lieu au cours de la 67e Assemblée générale annuelle de l’AJCS.M.Batshaw est seulement le deuxième professionnel de la communauté juive à recevoir ce prix octroyé en marque d’appréciation pour services extraordinaires au profit des Juifs canadiens.Le Prix de service communautaire, décerné à un organisme bénévole juif pour la réalisation d’un projet méritoire, a été accordé à la Fédération des Femmes de l’AJCS pour son programme «outreach», qui vise à créer des liens parmi les femmes appartenant à différents groupes au sein de notre communauté ainsi que parmi les femmes d’origine juive et canadienne-française.Mme Elka Wiseman et M.Floward Berger ont reçu le Prix du Jeune Leadership.La 67e Assemblée générale annuelle, intitulée «Une Célébration de l’Histoire», a d’autre part honoré quatre des organismes constituants de l’AJCS qui marquent cette année leur important anniversaire.Il s’agit des Services d’aide à la famille juive de l’Institut Baron de Hirsch qui marquent leur 1 20e anniversaire ; de l’Hôpital Mont Sinaï qui célèbre 75 ans de service à la communauté; de la Bibliothèque publique juive qui fête 70 années d’existence et de l’Hôpital général Juif Sir Mortimer B.Davis qui a été créé il y a 50 ans.Des petites expositions historiques consacrées à chacun des organismes honorés ont été érigées dans le hall d’entrée de l’Édifice Cummings et pendant l’heure précédent l’ouverture de la séance, le public a eu l’occasion de visionner des diaporamas racontant l'histoire des quatre organismes en question.Photo Drummond 1 ''A \ '% '' Manuel Batshaw reçoit la Médaille Samuel Bronfman des mains de Gordon Brown, ancien Président des Services communautaires juifs de Montréal et Président honoraire de l’Appel juif unifié.«La famille juive marocaine» au centre du séminaire de l’AJCS La problématique de la «Famille juive marocaine» a été présentée et discutée en profondeur au cours du deuxième séminaire de développement du personnel pro-fessionel des Services communautaires juifs (AJCS) et de ses organismes constituants.Plus de 1 50 personnes - les travailleurs sociaux, les éducateurs et les administrateurs - ont assisté à ce séminaire d’une journée, dont le but a été d’aider le personnel professionnel des agences juives et des écoles à mieux connaître et à mieux comprendre la spécificité de la culture sépharade et améliorer ainsi la qualité des services offerts par les institutions juives aux Sépharades, qui constituent actuellement un secteur important de notre communauté.Le développement historique et culturel de la communauté juive au Maroc a été introduit au cours du premier séminaire de ce cycle, il y a quelques mois, avec une présentation du film «Odyssée des Juifs du Maroc» par Eugène Rosow.Le deuxième séminaire, qui a été tenu au début du mois de septembre à l’AJCS, a pris le format d’une session plénière au cours de laquelle les experts ont présenté diverses questions reliées à la famille marocaine.La plénière a été suivie d’une discussion par tables rondes qui a permis un échange d’idées et d’expériences.Au cours de la session plénière, les participants ont eu l’occasion d’écouter Mme Esthèr Bénaïm-Ouaknine, qui a présenté un aperçu historique de la communauté juive au Maroc ainsi que de sa structure socio-culturelle ; le Rabbin Moïse Ohana a parlé du rôle de la religion et de l’éducation juive dans la communauté sépharade ; M.Jean-Claude Lasry de la Famille juive marocaine et M.Herb Abrams de l’impact de l’immigration sur la famille; M.Henri Elbaz et Mme Betty Elkaim ont présenté les conclusions de l’étude sur les besoins sociaux de la Communauté sépharade au Québec tandis que M.James Dahan et Mme Marie Hazzan, les cas typiques puisés dans la pratique quotidienne des services sociaux juifs à Montréal.Après une analyse de la session, basée sur l’évaluation de son contenu par les participants, l’AJCS envisage d’organiser d’autres séminaires centrés autour de certains problèmes de la Communauté sépharade à Montréal.JFS offre des groupes-ateliers animés en français Le besoin s’en faisant sentir de plus en plus, le Département de l’Éducation à la vie familiale des Services sociaux juifs à la famille de l’Institut Baron de Hirsch (JFS) offre de nouveau cette année des groupes-ateliers de support et d’échange, animés en’français.Ces groupes, basés sur une approche multidimensionnelle utilisant des éléments d’expérience de vie, ont pour but d’aider les personnes se trouvant à un tournant difficile de leur vie ou traversant une crise.Les ateliers offrent un cadre chaleureux d’apprentissage de moyens adéquats de communication, de solution de problèmes, d’affirmation de soi et d’épanouissement.Les JFS proposent les groupes suivants : séparation, divorce, veuvage ; expérience d’infertilité; parents en difficulté; jeunes entrant dans la vie adulte; nouveau départ : marché du travail ; nouveau départ : relations personnelles ; affirmation de soi.D’autres groupes peuvent être créés sur demande.Chaque programme prévoit six sessions hebdomadaires, de 19 h 30 à 21 h 30, à partir de la mi-octobre.Elles seront tenues au 5253, boul.Décarie, 3e étage.Le coût est de 50$ mais personne ne sera refusé à cause de l’impossibilité de payer.Pour d’autres renseignements et l’inscription, veuillez appeler Mme Libby Labell au 731 -3881, poste 308.Centre des Arts du Dimanche du Ym-YWHA Le Centre des Arts du dimanche du YM-YWHA entre dans sa deuxième année avec un programme encore plus riche et mieux adapté aux besoins de la communauté.Le Centre accueille les gens de tout âge- des enfants aux grands parents - qui désirent s'enrichir par le biais de l’expression artistique et physique.Ce programme unique d’activités culturelles est destiné aux familles et aux individus a revenu moyen ne disposant que d’un temps limité pour leurs loisirs.Il est conçu de façon à permettre la participation de familles toutes entières dont chaque membre peut trouver des activités répondant à ses intérêts.La saison complète dure 30 semaines réparties en 3 sessions de 1 0 semaines.Les participants ont un choix d’activités dans trois catégories de programmes: «musique pour tous»; «art spectrum» et «plaisir et loisir».L’éventail de ces cours est fantastique: apprentissage de différents instruments et du chant, peinture, dessin et sculpture, ballet et danse moderne, art dramatique, travaux d’aiguille, judo, bridge, échecs, danse-exercice, danse folklorique, chorale, musique en groupe, cuisine ca-chère et plusieurs autres.Le Centre propose également les «Drop-in programs»- des activités auxquelles les personnes intéressées peuvent s’intégrer de temps à autre sans obligation de maintenir la continuité.Le programme commence le 1e octobre.Toutes les activités seront bilingues.Pour l’inscription et de plus amples renseignements veuillez appeler au 737-6551 LA VOIX SÉPHARADE, NOV.-DÉC.1984 • 19 SOCIÉTÉ A.J.C.S.Connaissez-vous les C.L.S.C.?(Centre Local de Services Communautaires) Le Conseil de la Santé et des Services Sociaux de la région de Montréal, nous a fait parvenir un document important intitulé «Vos droits et responsabilités en regard des services de santé et des services sociaux».Il s’adresse en premier lieu aux bénéficiaires des services de santé et sociaux en même temps qu’il devient un document d’information et un outil de travail précieux.Les énoncés contenus dans ce guide sont une source d’inspiration pour les intervenants pour effectuer tout traitement ; il répond au mandat de la direction d’informer, de recevoir d’entendre les plaintes des bénéficiaires du réseau.Le Conseil de la Santé et des Services Sociaux a pour but, en tant qu’administra-teur régional des programmes, de contribuer à améliorer l’état de santé de la population, l’état du milieu social et les conditions sociales, et ses préoccupations portent sur les services : - hospitaliers - d’hébergement et de soins prolongés - de réadaptation sociale - de psychiatrie, alcoolisme, toxicomanie, ainsi que les services sociaux et à domicile.Pour ce faire, le Conseil opère dans un environnement composé d’institutions telles que : - Centre Local des Services Communautaires (CLSC) - Centre Hospitalier (C.H.) - Centre de Services Sociaux (CSS) - Centre d’Accueil (C.A.) Le C.L.S.C.est une installation locale publique qui fournit à la communauté des services de prévention et d’action sociale et de santé en recevant ou visitant les personnes ou familles qui en ont besoin.Il leur prodigue ses services soit en les conseillant, soit en les dirigeant vers les établissements appropriés, sous certaines conditions.Le Centre hospitalier reçoit les personnes pour fins de prévention, diagnostics, fourniture de médicaments, prothèses et orthèses, et fait bénéficier ses patients des installations de radio et physio-thérapie.physio-thérapie.Les services post-opératoires à domicile sont dispensés par le C.L.S.C.sous certaines conditions, tandis que les services d’urgence sont les seuls qui soient fournis sans égard aux formalités habituelles lorsqu'il s’agit de besoins sérieux et urgents.Le Centre de Services Sociaux (CSS) fournit des services d’action sociale en recevant ou visitant les personnes etfamil-les qui les requièrent.Il offre aux personnes ayant des difficultéssociales l’aide requise dans les domaines de prévention, de consultation, de traitement psycho-social, d’adoption, de placement d’enfants ou de personnes âgées.Le Centre d’accueil (C.A.) est une installation qui offre des services internes ou externes aux fins de loger, entretenir, garder sous observation.Il s’agit surtout de personnes dont l’état nécessite ces soins en raison de leur âge ou de leurs déficiences physiques ou mentales.Cela consiste àfournirlogements, repas, soins médicaux ou infirmiers, médicaments.La présentation des différents types d’établissements permet au lecteur de constater que les services sont bien organisés et complémentaires les uns des autres.Il existe cependant certains problèmes pour l'accès à ces services, dûs à des contingences (limites des ressources disponibles ou mauvaise utilisation des ressources offertes).Les ressources tant matérielles qu’humaines ne sont pas illimitées et varient d’un établissement à un autre ; ce qu’il faut retenir, c’est qu’un établissement accepte de fournir des services sociaux et de santé et est tenu de par la loi de s’assurer qu’ils soient de haute qualité aussi bien sur les plans humain que matériel et scientifique.Les droits des bénéficiaires sont garantis par les lois sur les services de santé et sociaux, sur l’assurance hospitalisation, l’assurance maladie, la protection du malade mental, la protection de la santé publique.En vertu de ces lois, les bénéficiaires ont des droits et des obligations notamment sur la discrimination (race, couleur, sexe, religion, langue, ascendance nationale et origine sociale, moeurs ou convictions politiques).En résumé, toute personne qui utilise les services de santé et les services sociaux, bénéficie également des droits fondamentaux définis par la charte des droits et libertés de la personne, c’est-à-dire à la vie, à l’intégrité physique, au recours en cas de péril, à la sauvegarde de sa dignité, au secret professionnel, ainsi que le droit d’être protégé contre toute forme d’explÔi-tation.Pour toute information, contactez le C.L.S.C.de votre quartier.CENTRE DE SER VICES SOCIAUX JUIFS À LA FAMILLE Ressources alternatives pour patients psychiatriques Les Services sociaux juifs à la Famille de l’Institut Baron de Hirsch (JFS) viennent de lancer deux nouveaux programmes gouvernementaux de ressources alternatives pour patients psychiatriques et handicapés mentaux.Le premier programme consiste à trouver des familles d’accueil pour les personnes handicapées mentales mais fonctionnelles, qui résident présentement au Centre d’Accueil Miriam.Ces familles d’accueil constitueront pour les handicapés mentaux une étape transitoire entre l’institution et la vie plus autonome.Le JFS cherche présentement des personnes intéressées à assurer ces foyers d’accueil aux handicapés mentaux, moyennant une récompense financière qui peut constituer un excellent revenu d’appoint pour une famille.Le deuxième projet vise surtout les patients psychiatriques de l’Hôpital général juif qui y retournent régulièrement pour des périodes plus ou moins prolongées.Une vingtaine de patients, sélectionnés par l’Hôpital se verront offrir une possibilité d’habiter dans des appartements supervisés.Le JFS envisage de réserver 20 petites unités, situées dans le même bâtiment ou dans les bâtiments avoisinants, qui seront ensuite loués par les patients.Un logement plus grand servira d’appartement communautaire pour toutes les personnes impliquées dans ce projet et de «quartier général» pour un animateur.La tâche de ce dernier consistera à aider les locataires du réseau à résoudre leurs problèmes quotidiens et à faciliter leur intégration à la vie normale.L’existence de cet appartement communautaire, qui fonctionnera comme club social et lieu de rencontre, aura aussi une valeur thérapeutique, car les patients auront la possibilité, en période de crise, de sortir de chez eux et de se rendre immédiatement dans cet endroit accueillant et familier.M.Moïse Hazzan.chargé des projets, prévoit que les quatre à six premières unités supervisées seront occupées dès le mois de novembre.En effet, les subventions gouvernementales étant arrivées, le projet pourra atteindre sa pleine expansion dans les trois mois qui suivent.Si vous êtes intéressés à devenir une famille d’accueil veuillezappelerle JFSau731 -3882, poste 316.20 • LA VOIX SÉPHARADE, NOV.-DÉC.1984 A.J.C.S.Hôpital Juif de Convalescence UN NOM Jewish Convalescent Hospital QUI PARLE.En changeant de nom, projet longtemps envisagé et maintenant réalisé, notre établissement proclame, à la communauté que nous servons, l’importance que nous avons toujours donnée dans notre programme au processus de réadaptation qui est au coeur de toute bonne organisation hospitalière de convalescence.Pour trop de gens, l’hôpital de convalescence peut sembler une simple étape entre l’hôpital général et le retour chez soi.En réalité, notre hôpital est un milieu actif dans lequel le traitement constant et le suivi thérapeutique ont pour but de rendre le patient à la vie normale - retour à la maison, à la famille et au travail - après avoir réalisé au maximum possible le rétablissement de ses capacités.Pour mettre en valeur le plein potentiel de chaque patient, nous offrons un programme diversifié qui fait appel à la compétence de professionnels dévoués et aux meilleures installations matérielles que nous puissions mettre en place.A notre avis, “convalescence” a semblé trop passif comme expression de notre fonction; le terme semble Vaccin contre la grippe gratuit pour les personnes âgées Le ministère des Affaires sociales annonce que la vaccination gratuite contre la grippe est encore disponible cette année et il invite les personnes âgées de 65 ans et plus et les maladeschroniquesà profiter de ce programme qui se poursuivra jusqu’à la fin de novembre.Les malades chroniques regroupent toute personne souffrant d’affection cardiaque, de maladies pulmonaires (bronchite chronique, asthme, emphysème, etc.), de maladies métaboliques (diabète) ou encore de maladies chroniques des reins ou d’anémie grave.Les personnes âgées de 65 ans et plus et les malades chroniques sont donc invités à consulter leur médecin au centre local de services communautaires (C.L.S.C.) ou en cabinet privé.Le vaccin est gratuit.sous-évaluer la plénitude du rôle que nous tenons parmi l’ensemble des ressources curatives.Puisque “réadaptation” s’adresse de beaucoup plus près à notre raison d’être - à ce qui nous caractérise - nous nous nommons maintenant L’HÔPITAL JUIF 'DE RÉADAPTATION.Life-* Il n’y a que le nom qui change! Le programme et le personnel demeurent, tout comme l’objectif de nous vouer comme auparavant à la réadaptation.ARNOLD SHOSTAK Président ¦Ui .,Z*ar4 \*?:*sm* ?NOUS REMERCIONS NOS CLIENTS D'AVOIR CONTRIBUÉ À NOTRE SUCCÈS PAR LEURS MARQUES DE CONFIANCE ET LES NOMBREUX TÉMOIGNAGES DE SATISFACTION.DAVID TOLEDANO LA.S.TRAITEUR Strictement Orthodoxe Cachere 226, rue Fairmount Montréal, Qué.H2T 2M7 n'hésitez àas nous contacter : 274-7376 jour • 731-2883 soir Réceptions de tous genres.Cuisine Française et Marocaine Nous pouvons vous offrir une gamme de produits strictement Cachere sous la supervision du Vaad-Ha’ir tels que : Pastelles • Cigares • Rate Farcie Pastilla • etc.Plats prêts à emporter sur commande.?LA VOIX SÉPHARADE, NOV.-DÉC.1 984 • 21 SOCIÉTÉ Les communautés culturelles au Québec.Limité dans la diversité D’OÙ VIENNENT-ILS ?DE L’EUROPE.Extraits d’un article de Yvan Turcotte paru dans la revue «Les Diplômés» N° 346, Été 1984.Près de quarante pour cent de tous les Québécois qui ne sont pas d’origine française ou britannique ont leurs racines dans les pays du bassin méditerranéen.Le Québec compte en effet plus de cent soixante mille personnes d’origine italienne et environ cinquante mille personnes d’origine grecque, tandis que les communautés d’origine portugaise et espagnole comportent respectivement plus de vingt-huit mille et six mille individus.La communauté juive du Québec compte au-delà de quatre-vingt-dix mille membres.Une forte proportion de ceux-ci ont leur origine dans les pays d’Europe de l’Est, mais la communauté a également été alimentée, ces dernières années, par l’arrivée de Juifs sépharades d’Afrique du Nord.Par ailleurs, la communauté polonaise compte au-delà de vingt mille membres, la communauté ukrainienne en compte près de quinze mille, et la communauté hongroise dix mille environ.Enfin, plus de vingt mille Québécois ont leur origine dans d’autres pays d’Europe de l’Est, notamment en Yougoslavie, en Tchécoslovaquie, en Roumanie, en Russie et dans les pays baltes.La communauté allemande du Québec est pour sa part constituée de près de trente-quatre mille individus.Les communautés hollandaise et belge comptent respectivement huit mille et près de sept mille membres.Et il faut souligner l’existence d’une importante communauté française : en 1981, plus de trente-sept mille personnes résidant au Québec étaient nées en France.Enfin, des communautés suisse, autrichienne et Scandinave, quelques milliers de membres vivent également ici.et du reste du monde Reste un peu plus de six pour cent de la population québécoise qui se répartit entre des communautés d’origine asiatique, latino-américaine, antillaise et africaine.La communauté noire compte plus de quatre-vingt mille membres et sa composition est très diversifiée.Le noyau original est ancien, remontant à l’époque où l’esclavage existait en Nouvelle-France et à l’immigration américaine de la fin du dix-neuvième et du début du vingtième siècle.Quelque vingt-cinq mille immigrants des Antilles britanniques se sont ajoutés à partir du milieu des années soixante.Et plus récemment, une communauté haïtienne de plus de trente-cinq mille membres s'est constituée.La communauté arabophone regroupe plus de vingt-sept mille personnes, notamment d’origine libanaise, égyptienne et nord-africaine.La communauté chinoise compte pour sa part plus de vingt mille membres, ce qui correspond également à l’envergure des communautés latino-américaine et indochinoise.Enfin, il y a au Québec une communauté indo-pakistanaise de plus de quatorze mille personnes dont les membres se répartissent cependant selon l’usage de plusieurs langues, une communauté arménienne de plus de dix mille individus, et diverses autres communautés d’origine asiatique ou africaine.Ces Québécois venus de partout Les Haïtiens chauffeurs de taxi, les Grecs dans les pizzerias, les jeunes Italiens dans les écoles anglaises ; ces «boat people» du Sud-Est asiatique venus en avion ; les Portugais de Saint-Louis-du-Parc, les Arméniens de Cartierville, les Chinois de la rue Lagauchetière ; les Juifs Hassidim et leur drôle de chapeau, leur drôle de manteau et le drôle de regard que nous posons sur eux; les Irlandais du 1 7 mars, sur la rue Sainte-Catherine, une fois par année; ces femmes en noir, sans âge et presque sans parole, derrière des machines à coudre ; les Noirs des West Indies qui dansent si bien, les Français de France qui parlent si bien, les Allemands qui fêtent si bien ; les Hongrois, Tchécoslovaques et Polonais qui ont fui, les Chiliens et Salvadoriens qui ont fui, les Libanais qui ont fui.Et tant d’autres.Comment en parler sans les trahir, sans les enfermer dans le pittoresque ou le pathétique, sans les réduire à quelques traits sommaires, à quelques statistiques, voire à quelques préjugés ?Yvan Turcotte Gracieuseté de la revue «Les Diplômés» Les diplômés de l’Unversité de Montréal.N° 346, Été 1984.\ A la suite de la décision de SM.le Roi de l’élever au rang d’officier de l’Ordre du Trône M.DAVID AMAR OFFRE UNE BRILLANTE RÉCEPTION À la suite de la décision de SM.le Roi d’élever M.David Amar au rang d’officier de l’Ordre du Trône, M.Amar a offert jeudi en sa résidence à Casablanca une brillante réception à laquelle ont pris part de très nombreuses personnalités.Par ailleurs, la communauté juive marocaine a appris avec joie que Sa Majesté le Roi a bien voulu élever au rang d’officier dans l’Ordre du Trône, M.David Amar, Secrétaire Général du Conseil des Communautés Israélites du Maroc et Président de la Communauté Israélite de Casablanca.•y/,\ — En cette heureuse circonstance, le Conseil des Communautés se joint à toute la population juive du Maroc pour exprimer à M.David Amar ses félicitations et sa fierté pour cette marque de considération et de confiance qui rejaillit sur l’ensemble de la Communauté juive.En 1945, M.David Amar était président de l’Association des Anciens Élèves de l’Alliance de Kénitra, membre du Comité de la Communauté Israélite de Kénitra et en 1948, président de la Fédération des Anciens Élèves de l’Alliance, président de la Communauté de Kénitra.Depuis 1957, Secrétaire Général du Conseil des Communautés Israélites du Maroc, M.David Amar a été élu président de la Communauté Israélite de Casablanca.Il fut président pendant cinq années de l’ORT Maroc.Au plan communautaire, M.David Amar est depuis 1945, sans discontinuité au sein des Organisations et Instances Internationales.En outre M.David Amar est chevalier de la Légion d’honneur.22 • LA VOIX SÉPHARADE, NOV.-DÉC.1984 nan^a 1984 VPU1N3 15-25 FESTIVITES ESTIVALES A OFAKIM DE TOUT COEUR P.A.S.I.A OFAKIM ROBERT :T*> GRACIA BRIGITTE CLAUDE NATHALIE mps manna mwn" | "nau> :my" "ivpavn mnan" npnb BERNARD "n»-nr" "rtyay onipn" nr" "*ra ïv nr" "1984 *NHîP""1!>nn ÏM) D’WJ" £rbn?i v'1?! "ohW nran" MICHELLE 'mvN’ni vra ,nru> air' ?*pnû naiap na ns nns n*vann KATHY CABRI DODI PHILIPPE FEDERATION SEPHARDIE CANADIENNE CENTRE COMMUN AUTAIRE JUIF 24 • LA VOIX SÉPHARADE, NOV.-DÉC.1984 : "mfr .* ; rK^ >BD| ¦ fpmggi pw - ,./.: ____*.>.Les fameux T-shirts rouges du groupe 1 P.A.S.I ^^v6*®*** '*L**>, OÛ| mssmmm T CENTRE COMMUNAUTAIRE JUIF P.A.S.I. ISRAËL FÉDÉRATION SÉPHARDIE CANADIENNE ISRAËL - ÉLECTIONS 1984 LA REPRÉSENTATIVITÉ SÉPHARADE La question de la représentativité Sé-pharade au Parlement Israélien, la Knesset, provoque toujours une tension dans la société israélienne.Cette question influence d’une façon décisive le résultat de toute consultation du peuple.Étant donné la composition de la société israélienne 55 pour cent de Sé-pharades contre 45% de la population juive, la tension ne fait que grandir.Le processus déclenché par Tami en 1981 a été repris et continué par Shas.La Knesset comprend maintenant 2 partis qui reposent sur une base ethnique de 5 députés.Ce fait change fondamentalement la représentativité ethnique à la Knesset.Une fois de plus, le recrutement politique principal des Sépharades d’origine orientale et nord-africaine se fait à travers les grands partis et spécifiquement par le Parti travailliste et par le Hérout- parti de Menahem Bégin.La 11 ème Knesset ouvrira ses portes à 32 Sépharades, 81 Ashkénazes et 7 arabes (Druzes, Musulmans, Chrétiens).La Poussée sépharade se poursuit avec vigueur si l’on compare la représentativité sépharade de 22 députés à la 9ème Knesset et 27 députés en 1 981.Une autre caractéristique de 1984 est l’importance de l’emplacement des numéros 2 d’origine sépharade dans les deux grands Partis, David Lévy et Itzhak Navon.Il va de soi que lorsque les portefeuilles ministériels seront distribués le nombre des ministres sépharades grandira.Parmi les sépharades on remarque le nombre de Nord-Africains et spécifiquement des originaires du Maroc.Des 32 députés sépharades, 17 sont d’origine marocaine.Dans les premières Knesset les originaires du Yémen étaient majoritaires, puis c'était le tour des Irakiens, et maintenant des Nord-Africains.American Sephardi Federation New York The American Sephardi Federation is pleased to announce the appointment of Dr.Joshua Toledano as the new Executive Vice-President.?Rabbi Joshua Toledano, spiritual leader of Congregation Mikveh Israel, the only Sephardic synagogue in Philadelphia, was born in Morocco and comes from an unbroken line of forty-five generations of rabbis, dating back to pre-inquisition Spain.Mikveh Israel is the oldest continuous Jewish congregation in the United States after Shearith Israel, and is known as the “Synagogue of the American Revolution.” In addition, Rabbi Toledano serves as Visiting Professor in Sephardic Studies at Yeshiva University in New York and is Visiting Professor in the Master of Education Program at Gratz College in Philadelphia.Educated in France and England, Rabbi Toledano was ordained by the renowned Gateshead Talmudical College.He also studied in Yeshivot in Israel and is a graduate of Jew’s College, London University.He attended Cambridge University where he earned his certificate in English.Rabbi Toledano received his master’s degree in Semitic Languages from Glasgow University, Scotland, where he earned additional master’s degrees in Political Science and Psychology.He holds a doctoral degree in Comparative Religion from the University of Alberta in Edmonton, Canada.Prior to coming to Philadelphia, Rabbi Toledano was head of the Department of Jewish Studies at the Rocky Mountain Hebrew Academy in Denver, Colorado.Previously he held the post of Vice-Principal and head of the Department of Jewish Studies of the Joseph Wolinsky Collegiate in Winnipeg, Canada, where he was a founder of the Beth Israel Synagogue and Community Center.He also served as Principal of a Jewish day school in Edmonton.A member of the Board of Trustees and the Executive Committee of the National Museum of American Jewish History, Rabbi Toledano also serves on the Board of Trustees of Gratz College, the oldest Jewish teachers training college in the United States, and as chairman of the Commission of Inter-religious Relations and Church-State Separation for the Jewish Community Relations Council of Greater Philadelphia.An internationally recognized authority on Sephardic Judaism, he is a founder and Lecturer of the newly established Sephardic Studies program of Gratz College and Mikveh Israel in Philadelphia and has been lecturing extensively on Sephardic Judaism in the U.S., Canada and Israel.COMPOSITION ETHNIQUE DE LA 11 ième KNESSET PARTI Ashkénazes Sépharades Non-Juifs Travailliste 30 11 2 Likoud 30 10 1 Tehiya 4 1 - Parti National 2 2 - Religieux - - - Shas - 4 - Hadash (Communistes) 1 1 2 Yahad (Weizman) 1 2 - Ratz (Shoulamit Aloni) 2 1 - Shinouy 2 - 1 Parti Progressiste 1 - 1 Tami - 1 - Morasha (Drukman) 2 - - Yesh (Horowitz) 1 - - Kahana 1 - - Agoudat Israël 9 - - Total 80 33 7 LA VOIX SÉPHARADE, NOV.-DÉC.1984 • 25 FÉDÉRATION SÉPHARDIE CANADIENNE Magen David Sephardic Congregation, Toron August 8, 1984 Av 1 0, 5744 Dear Sir: Please be advised that elections were held recently at the Magen David Sephardic Congregation and we are enclosing a list of the newly elected Executive and Board of Governors for the 1984-86 term.Please amend your records accordingly.Sincerely, Dr.Martin Dobkin, Secretary EXECUTIVE COMMITTEE OFFICERS Immediate Past-President: Maurice Benzacar 83 Wild Ginger Way Downsview, Ont.M3H 5W9 630-6481 (B.), 638-5337 (R.) Président : Maurice Moryoussef 25 Harrington Cres.Willowdale, Ont.M2W 2Y6 630-1926 (B.), 223-6280 (R.) 1 st Vice-President : Daniel Amar 1 Canyon Ave., Apt.307 Downsview, Ont.M3H 4X8 789-4122 (B.), 636-7883 (R.) 2nd Vice-President : Albert Zrihen 5 Fisherville Rd., Apt.709 Willowdale, Ont.M2R 3B6 663-6740 (R.) Secretary : Dr.Martin Dobkin 27 Purdon Drive Downsview, Ont.M3H 4W9 270-0415 (B.), 633-2425 (R.) Treasurer : Felix Abikzir 3575 Bathurst St., Apt.702 Toronto, Ont.M6A 2C8 361-6334 (B.), 782-4698 (R.) Petah Tikva Anshe Castilla Congregation DOWNSVIEW, ONTARIO M3H 2J3 6 septembre 1984 Cher Monsieur, J’ai l’honneur de vous communiquer ci-après la composition du Comité de Petah Tikva, élu pour le mandat 1984/1986 : Max Benaim, Président Isaac Bendelec, Vice-Président Miguel Salama, Imm.Past-Président Eli Benatar,Trésorier Joe Elmaleh, Secrétaire Moses Oziel, Parnass Abraham Oziel, Parnass adjoint Frank Levy, Shaliah BOARD OF GOVERNORS Amram Benarroch Isaac Benatar Albert Bendahan Isaac Melul Isaac Pinto Raquel Benhaim, Présidente de la Sisterhood Meir Benmergui, Président de la Brotherhood Edith Oziel, Président du P.T.Y.O.Past-Présidents : David Benatar Moses Benmergui David Hazan Meyer Keslassy Leon Oziel Avec nos meilleurs voeux de santé et de paix pour ce nouveau Rosh Hachana, veuillez agréer, cher Monsieur, nos salutations les plus distinguées.MAX BENAIM, Président Toronto Jewish Congress Dear sir: We are writing to inform you of the 1 984-85 leadership development program of Toronto Jewish Congress.Continuing a tradition of preparing the future leaders for the Toronto Jewish community, we are alerting you to the availability and natue of alerting you to the availability and nature of the program.A two-year venture for participants, the program offers an introduction to the community to include its structure, composition and network of organizations and services.The program explores the variety of challenging issues facing the community, develops a perspective for understanding them and the skills to respond to the leadership demands.The size of the program is limited and the goal is to attract and develop the best possible people.The ideal candidate is between the ages of 28 and 40, committed to the concept of community building, and has manifested leadership ability.Toronto Jewish Congress, as the central communal agency, acknowledges the vitality of the growing Sephardic community.We are committed to providing access to leadership to members of all Jewish constituencies.No development would be more appropriate than the encouragement of young people with leadership potential to participate in this leadership development program.With this in mind, we are requesting that you, as an acknowledged community leader, recommend two candidatesforthe program.Due to time constraints, we are asking that you respond to Gerry Fisher at 635-2883, ext.114, with the name, address and telephone number of the candidate.Sincerely, Sharon Sadowski, Gerry Richler, Co-Chairmen Leadership Development Committee Dahan, Illouz, Tolédano & Benchaya, c.a.Comptables agréés - Chartered Accountants ca RAPHAEL DAHAN, C.A.RAYMOND ILLOUZ, B.A.A., C.A.DANIEL TOLEDANO, C.A.ALBERT BENCHAYA, C.A.6767 Côte des Neiges, suite 510 Montréal, P.Q.H3S 2T6 Tél : 738-4990 26 • LA VOIX SÉPHARADE, NOV.-DÉC.1984 FÉDÉRATION SÉPHARDIE CANADIENNE ISRAËL Le sport juif au Maroc pendant le Protectorat Français (1912-1956).¦ 1 — ¦¦ ' ¦' ¦ ¦¦ ¦ " ——— Conférence dans le cadre du Séminaire International sur le sport juif.Institut Wingate - Israël.Bien que le Judaïsme Marocain représentait la plus grande Communauté en Afrique du Nord, peu d’ouvrages existent sur le sport au Maroc.Le but de ce travail est précisément d’in former sur les activités sportives dans cette Communauté pendant le protectorat Français (1912-1956).Jusqu’au 20e siècle, le dénombrement de cette Communauté n’était pas précis.Un recensement effectué en 1904.rannnrte que 103,712 Juifs vivaient au Maroc parmi 2,200,000 Musulmans.Des recensements ultérieurs indiquent qu’il y avait 204,000 Juifs en 1947 et 230,000 en 1953.Il est impossible de comprendre le sort du sport et des Mouvements de Jeunesse Juive au Maroc, sans savoir qu’en 1862 a été créée à Tétouan, la première école Juive au Maroc par la Société Juive Française de l’Alliance Israélite Universelle, puis graduellement dans toutes les autres villes, action qui a influencé le système Ces activités menées avec le concours du gouvernement Français de plusen plus impliqué dans les affaires Marocaines, contribuent sans doute à l’influence croissante de la culture Française sur le Judaïsme Marocain.Jusqu’en 1912, les activités sportives dans les écoles de l’Alliance sont méconnues bien qu’une certaine attention ait été prêtée à cette matière.En 1912, le Maroc se soumet au Protectorat Français et dans la même année est signé un accord selon lequel le territoire Marocain dans sa totalité serait divisé en trois parties : Le Maroc Français, le Maroc Espagnol et la ville internationale de Tanger.Avec la création en 1921 d’un service d’éducation publique, leschosesévoluent.Un autre facteur qui a certainement influencé le développement des sports au Maroc est sans doute l’armée Française qui possédait à l’époque un riche programme sportif.Ainsi un rapport publié en 1923 précise le développement significatif de l’éducation physique dans les écoles Marocaines à un rythme inconnu jusqu’à l’époque du Protectorat Français.Ce rapport met en valeur les activités du Colonel SEE, responsable des activités sportives, et souligne le fait que des filles accèdent aux compétitions sportives.par Shimon Skira éducationnel en général et le sport en particulier.L’histoire du développement d’un système d’éducation moderne incluant le sport, commence à la fin du 19e siècle et se développe particulièrement pendant les années du Protectorat Français.Ce retour à la culture physique est signalé dans un grand nombre de Communautés Juives.Mais il n’en est pas beaucoup où il soit aussi nécessaire que dans la communauté marocaine, habituées à vivre enfermés depuis des siècles dans des Mellahs isolées du grand air aussi bien que de toute grande activité physique, les générations Juives du Maroc se sont étiolées.Au début de la seconde moitié du 19e siècle, l’Association Franco-Anglaise ainsi que l’Alliance Israélite Universelle, commencent à prodiguer leur aide et apporter leur soutien au Judaïsme Marocain.En 1927, le journal Juif de Casablanca «L’Avenir Illustré» dans un éditorial, critique le développement de l’éducation physique dans les écoles Juives, en faisant appel à ceux qui sont chargés de cette éducation : «Que faites-vous pour la culture physique de ces enfants ?Oubliez-vous à quelle infériorité ils resteront astreints si leur formation musculaire est négligée?Les Français ont donc créé des oeuvres laïques.Ces oeuvres comprendront entre autres une éducation professionnelle, des conservatoires, etc.et.puis une inspection générale de l’éducation physique et des sports.Les Français n’ont pas espéré que des équipes Juives se forment et pour cause «très vite freinés par l’administration qui était avant tout soucieuse de ne pas créer de précédent à l’usage des nationalistes musulmans, ilsontvu rejeterpratiquement toutes les demandes de reconnaissance présentées par les groupements Juifs de cette nature» On apprend ainsi, les refus des responsables Français, de permettre la création du club sportif Juif en 1 927 et 1928 à Rabat et en 1 931 et 1 936 à Mek-nes.Malgré cela, un club Juif clandestin se crée à Marrakech.En 1931, l’Association des anciens élèves des écoles de l’Alliance Israélite Universelle, est autorisée à pratiquer des sports à condition que ces compétitions soient internes aux écoles de l’Alliance même.Il est évident que l’entrée des Français au Maroc en 1 91 2 a fait que : «Les Juifs qui avaient un statut de minorité, ont vu dans leur nouvelle société un groupe positif auquel ils ont voulu se joindre afin d’avancer vers de nouveaux horizons.» À une certaine période, l’équipe de football U.S.M.(Union Sportive Marocaine) de Casablanca, comptait dans ses rangs 7 joueurs Juifs.Sur les relations amicales entre les joueurs qui étaient Français, Juifs et Arabes, il est possible de lire dans l’une des allocutions de Monsieur BENATAR, Directeur Général de l’Association des Anciens élèves de l’Alliance en 1932 : «Le caractère spécial du sport est de s’exercer dans la plus parfaite égalité.Or, nous ne saurions trouver un meilleur exemple d’égalité sportive que celui fourni par les équipes Marocaines de Foot-Ball et plus particulièrement par l’U.S.M.où les éléments les plus différents se conjugent harmonieusement pour cristalliser leurs efforts en résultats des plus remarquables».Ainsi toute l’équipe de réserve du Racing Clubdu Maroc était composée de Juifs.Un footbaleur Juif, CHARBIT, a même joué avec l’équipe de POlympique de Marseille, ainsi que dans l’équipe Nationale Française en 1 934 et 1 935.Les Juifs s'introduisent dans les équipes Marocaines et y excellent.En tennis, à l’U.S.M.En Natation: au Club Neptune et Amphitrite (MYARA, PINTO et NAHON) et au racing Club du Maroc avec Théodore HAYAT.En Water Polo: les frères ASSABAN, etc.Un grand sportif dans divers domaines, fut Charles BENITAH.En 1930, il remporta le grand prix de l’automobile Club Marocain avec une Amilcar.En escrime en 1 926, il décrochait le titre de champion scolaire d'Épée et en 1928 il était champion du Maroc d’Épée toutes catégories.En 1926 en athlétisme, BENITAH fut champion du Maroc des 400 mètres et recordman des 300 mètres avec 37 secondes.La Racing Hockey Club avait en Charles BENITAH de 1923 à 1 930, un des meilleurs joueurs de sa première équipe.Concernant l’éducation physique dans les écoles Juives, un rapport positif apparaît dans le journal «Paix et droit» en 1 923.Ce rapport fait l’éloge de lacontribution du sport au développement physique de la jeunesse Juive.Après la seconde guerre mondiale, un autre facteur acquiert une grande importance dans le développement du sport parmi les Juifs Marocains: Le Mouvement Sioniste.En 1946, Étienne COIDAN, Contrôleur Civil au Maroc, déclare dans son ouvrage sur le Sionisme au Maroc: «Une nette reprise du sport indépendant se fait toutefois sentir à l’heure actuelle sous l’influence sioniste».Il ajoute: «Le Sionisme qui croit au développement physique, moral et LA VOIX SÉPHARADE, NOV.-DÉC.1984 • 27 ISRAËL FÉDÉRATION SÉPHARDIE CANADIENNE culturel du peuple, pour rendre au Judaïsme sa grandeur et sa croyance dans l’avenir, afin qu’il soit possible que ses représentants au Maroc s’occupent au plus tôt du sport et des groupements de jeunesse».L’attitude des dirigeants Français demeure cependant négative vis-à-vis de la création de clubs sportifs Juifs même après la seconde guerre modiale, alors que dans un même temps la Communauté Juive maintientsesefforts incessants pour en créer.Un réseau de Clubs sportifs de l’Alliance Israélite Universelle s’étend à travers tout le Maroc et organise des compétitions entre ses membres.Enfin, en 1948, le Club Alliance Sport est légalement reconnu à condition de supprimer le thème Israélite de son label.Pendant ces années l’Alliance et active en Basket-Ball, Volley-Ball, Ping Pong, Natation, Water Polo, Boxe, Judo et Lutte, remportant un certain nombre de cham-pionats nationaux dans ces différents domaines.À l’époque un autre club est, lui aussi, actif en sport: le club Charles «Netter.Fondé en 1 928 comme club de Jeunesse, il développa des activités intellectuelles d’agriculture, de judaïsme, d’arts, de musique: chorale, et de scoutisme.Il englobe dès 1 945 des activités de Basket Bail et de Volley-Ball.Les équipes de ce Club font également partie de la Ligue Nationale Marocaine jusqu’aux années 1960.Participation aux Maccabiades En 1932, lorsque les premières Maccabiades se déroulèrent en Eretz Israël, des touristes Juifs du Maroc y assistèrent et leurs impressions encouragent la Communauté Juive Marocaine à préparer une Centre D’Aliyah pour Israël 1310 Greene Avenue Montreal, Quebec Canada H3Z 2B2 Laniado Hospital in Netanya isa 1 50 bed general hospital servicing the 120,000 residents of the area.It is a community hospital with close ties to the larger hospitals in the neighbouring towns.The hospital is locatedin the Kiryat Sanz section of Netanya, a religious chassidic neighbourhood and it was founded by the Chassidic Rebbe of Sanz.The hospital iscurrently actively seeking qualified religious doctors in several disciplines : 1.Cardiology 6.Gastroenterology 2.Internal Medicine 7.Anesthesiology 3.Emergency Room 8.Radiology 4.Nephrology- 9.Psychiatry Dialysis 5.Pediatrics They also seek nurses and respiratory therapists.délégation pour les seconds jeux de 1 935.À cet effet, est créé un Comité pour la participation aux jeux olympiques Juifs de Tel-Aviv, et de sous comité dans diverses villes de l’intérieur.Dans le journal Juif Marocain «l’Avenir Illustré» de Février 1935, Maître Léon SULTAN, Président du Comité pour la participation Marocaine aux Maccabiades, lance un aDDel au Judaïsme marocain dans lequel il déclare «Des sous-comités créés dans les diverses villes de l’intérieur ont manifesté leur enthousiasme en faveur de ce mouvement.Il est, en effet, très important que le sport marocain ne soit pas absent en Eretz-lsraël, alors que les groupements sportifs de tous les pays offrent par leur participation massive un spectacle à la fois réjouissant et réconfortant».Une importante délégation participa en Water-Polo Natation, Boxe, Tennis et Escrime.Quelques résultats trouvés dans les archives du Maccabi Mondial à Ramat-Gan : - Tchécoslovaquie-Maroc 8-1 - Maroc-Lybie 10-3 - Maroc-Pologne 3-0 - Finale 100 mètres libres hommes: 2e NAKACHE- 1/ 03.2 En 1950, pour les 3e Maccabiades, il y eut une délégation de 50 personnes.Après la création de l’État d’Israël et le renouvellement des Maccabiades, le judaïsme Marocain tente de poursuivre ses relations sportives avec Israël.Cette participation est faite sous le drapeau Français aussi bien en 1950 qu’en 1953.Des athlètes Juifs Marocains tels que Raoul SALOMON, Lauréat de la médaille d'argent aux Maccabiades, de 1965 et 1969 continuent à représenter la France.NETANYA HOSPITAL SEEKS DOCTORS Candidates must be willing to work hard to achieve the satisfaction of treating a fellow Jew in Israel.Occasional night duty is important in order to supplement one’s basic salary in Israel.Persons interested in working at Laniado may call A.Korzen, Israel Aliyah Centre, 1310 Greene Ave, Montreal, Que.H3Z 2B2, tel.(514) 934-0804.Mr.Aharon Korzen, Director of the Israel Aliyah Centre, announced today that the Centre for Retraining of Professionals of the Israeli Ministry of Labour, haved planned a new series of courses for the coming academic year.These courses include : Computer Operators, Office Procedures, Accounting, Computer Accounting, Accounting & Salaries, and Programming.Lorsque le Maroc acquiert son indépendance, des efforts sont déployés en 1957 pour envoyer aux Maccabiades une délégation de Tanger, ville de statut international.Ces efforts restèrent vains, malgré la création d’un Club Maccabi à Tanger.Conclusion Dans cet article, j’ai essayé de découvrir les origines du sport Juif au Maroc et ses caractéristiques, l’entrée des Juifs dans les Clubs Français, la fondation des groupements de jeunes et des Clubs Juifs de sport.L’enthousiasme, la volonté de sortir du train de vie qui les a dominés pendant des générations de travail dans les ateliers, le commerce ou les banques, vers les équipes de sport, les scouts, qui ont rapproché les couches extrêmes de la Communauté juives, et dont le but était: «Le redressement physique, moral et intellectuel de la jeunesse Juive».À mon avis, les évènements des années 1945-56, la fondation de l’État d’Israël, la sortie en masse des Juifs du Maroc, vers de nouveaux horizons, ont interrompu l’entrée du sport et de l’éducation à des couches sociales plus grandes, chose qui n'a pas facilité l’absorption de la grande montée des Juifs du Maroc dans les premières années de l’État d’Israël.En reconsidérant le Mouvement sportif Juif Marocain sous le Protectorat Français, on peut donc croire qu’il contribue aussi bien au développement physique de la jeunesse Juive qu’à celui de ses sentiments nationaux.En d’autre termes, le sport prouve son efficacité dans le renouveau du nationalisme Juif.These courses are designed for university graduates or in some cases for postsecondary graduates (CEGEP, Technical College, etc.).Thecoursesare designed to have a working knowledge of Hebrew and are designed for new immigrants and Israelis.The length of the courses vary from 6-8 months.During the period of the course, students may receive grants to help cover their expenses from the Ministry of Labour.For further information on these courses, please call or write to Aharon Korzen, Israel Aliyah Centre, 1310 Greene Ave, Montreal, Que.H3Z 2B2, tel.(514) 934-0804.28 • LA VOIX SÉPHARADE, NOV.-DÉC.1984 P.A.S.I.CENT1 Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur P.A.S.I.et n’avez jamais osé demander ÎE COMMUNAUTAIRE JUIF **§Sa*i*!r «Tzipit Chavit» : spectacle pour enfants Il n’est pas aisé de parler de P.A.S.I.Il n’est pas facile de retracer à travers les mots, l’envergure d’un tel projet ; le travail que cela a nécessité et l’impact auprès de la population que nous avons rejointe.Le concept même de P.A.S.I.est révolutionnaire, jamais vu et profondément innovateur dans la relation que peut apporter la Diaspora à Israël.S’il fallait remonter la petite histoire, nous sommes en Septembre 1983 et un groupe de jeunes adultes, sous la direction de James Dahan (Cabri), directeur du Centre Communautaire Juif, décide de se lancer dans une «aventure en Israël».Et c’est souvent d’une plaisanterie, d’une illumination, que naissent les idées les plus folles, les plus farfelues qui semblent dénuées de tout sens et peuvent apparaître irréalisables.Nous avons par la suite, considéré ce Projet comme étant une chose importante, une implication de la communauté juive de Montréal, par rapporté une réalité israéliennequotidienneà laquelle nous ne voulions pas rester indifférents.Faut-il l’avouer maintenant : d’une part le projet P.A.S.I.à ce moment-là, n’était pas encore très clair, d’autre part, qui aurait jamais pensé à la somme de travail qu’il a fallu déployer pour voir cette ACTION se réaliser?Il est difficile de faire passer l’émotion qui nous a saisis au fur et à mesure que nous sentions que le Projet prenait forme.Celui-ci nous a pris «aux tripes» et sans notre foi, ténacité, naïveté, et réalisme, il n’en serait resté qu’au stade d’embryon.Trois axes de travail se sont immédiatement imposés : - organisation et coordination du pro- gramme en Israël, - très forte implication de tous les membres, dans une campagne de collecte de fonds pour cette réalisation, - action parallèle de cours et conférences sur Israël.Mais il a fallu d’abord, finaliser le Projet.Au départ, il est question d’une Kermesse géante dans une petite ville en voie de développement.Très vite, ce projet de base se révèle insuffisant et l’on décide de le corser, d’en diversifier les activités.Après avoir travaillé intensément et être passé 3 fois au crible par l’Exécutif du Centre, le programme au comDlet.aDDuvé de son budget, arrive dans sa forme définitive au Conseil d’Administration et est accepté.Les premières réactions de l’intérieur sont paradoxales à savoir qu’une partie de l’opinion pense le Projet irréalisable, et l’autre partie n’est pas convaincue que nous en aurions laforce physique.Mais il faut avouer que de part et d’autre, les encouragements sont unanimes.La lourde machine démarre.il faut maintenantfaire la preuve de notre volonté de réussir.Avant d’aller plus loin et pour répondre à la question souvent entendue à Montréal et en Israël : MAZÉ P.A.S.I.?P.A.S.I.est : la volonté déterminée d’un groupe de jeunes adultes, de réaliser un PROJET D’ACTION SOCIALE EN ISRAËL, qui se déroulerait selon certains critères : ssiillÉt 88ï k:?Sï!I SUiîbUÜ! îilîJ-.ïîîîtîîîtî itHHîî5tn«tr?’s‘ H» «HUI .i 1\ UsUï ***** Spectacle «Izipit Chavit»: les enfants à l’entrée.Camionnette publicitaire LA VOIX SÉPHARADE.NOV.-DÉC.1984 • 29 CENTRE COMMUNAUTAIRE JUIF P.A.S.I.1.dans une petite ville en voie de développement de 10/15 000 habitants, 2.dans une ville en majorité sépharade, 3.dans une ville un peu «oubliée» par la Diaspora.Le programme finalisé, s’établit comme suit : - Spectacle avec Tzipi Chavit, pour enfants - Soirée Orientale avec la troupe Tsfon Maarav de Haifa pour adultes et Âge d’Or - Yom Kef à Ashkélon avec toute la famille (5 bus) - Grand film pour enfants et adolescents - Oneg Chabbat, pour enfants - Soirée de Variétés avec Doudou Dotan, pour adultes et Âge d’Or - Marche d’Ofakim, pour enfants - Grand Film pour enfants et adolescents - Cérémonie de 20 barmizvot au Kotel - Spectacle avec Dalik & Toulip, pour enfants - Journée Olympique, pour enfants - Yom Kef à Ashkélon pourtoute la famille (7 bus) - Soirée Disco avec lllan Benchahar et sa troupe, pour tous - Spectacle de clôture avec Shlomo Bar et la Habrera Hativit pour adultes et Âge d’Or.Sans vouloir entrer dans les mille et un détails qu’il a fallu résorber un par un tout au long de l’année, il faut quand même souligner, ne serait-ce qu’à titre d’exemple : 1.En conjonction avec Ytzhak EIDan, Consul d’Israël et David Abisror, de l'Agence Juive, la longue étude des différents profils démographiques, pour en arriver, finalement, à la sélection d’Ofakim.2.La difficulté de mettre sur pied, à 10,000 kilomètres de distance, une action orchestrée de 14 programmes de type culturel, artistique, sportif et religieux, nécessitant une longue et pénible correspondance avec David Avayou, Directeur du département des communautés sépha-rades en Israël, et Yéhiel Bentov, Maire d’Ofakim.3.La volonté, pour des jeunes, étrangers à une campagne de fonds, de mettre sur pied et réaliser 9 activités de “fundraising” : bazar, vente aux enchères de tableaux d’art (2 fois), vente de gâteaux, vente de garage, soirée de jeux de Pou-rim, soirée casino, loterie, défilé de mode, l’ensemble de ces activités allant chercher $25,000.4.Mener une action parallèle de collecte de jouets, jeux éducatifs, logistique à lecte de jouets, jeux éducatifs, articles scolaires, T-shirts, devantservirde support logistique à tout le projet.La liste serait longue, mais les membres du groupe ont été d’une telle assiduité dans leurs réunions, comités ad hoc, activités et démarches, qu’en février, tous les espoirs sont permis.Courant mars, nous avons la chance de recevoir la visite à Montréal, de David Avayou qui accepte très gentiment de par- Bar Mitzvah au Kotel avec le rabbin d’Ofakim leurs responsabilités jusqu’au départ de leurs camarades.Aujourd’hui, nous pouvons le dire, il a fallu négocier, concéder, remonter le moral par-ci, par-là, patienter, supporter, mais le Projet avançait, avançait toujours.La pression augmentait car il ne faut surtout pas oublier que tout le Projet P.A.S.I.s’est ajouté à l’énorme programmation du Centre, régulière et d’été, sans oublier la Quinzaine Sépharade, et celui-ci représentait malgré tout, une surcharge de travail considérable.Il est évident que chacun peut s’enthousiasmer pour une initiative pareille, et nous avons été nombreux au départ.Puis le temps passant, les difficultés s’accumulant, le nombre s’estfait plus restreint, plus intime.Et c'est un groupe homogène, consolidé, varié, enrichi de personnalités diverses, qui a voyagé à Ofakim.Il serait bon et important de souligner que tous les membres de P.A.S.I.ont payé leur voyage.ne savait pas que 14 programmes lui étaient réservés.Ofakim n’était pas au courant.Il a fallu donc faire en sorte, qu’«Ofakim sache».Et Ofakim a su.Vite, car notre temps était compté, et là encore, il a fallu, le jour-même de notre arrivée, mener de front plusieurs actions parallèles : - Sensibilisation de la population au Projet P.A.S.I.- Tirage des 1,000 circulaires tous les jours, annonçant le programme du lendemain - Tirage d’affiches annonçant les programmes de la semaine - Distribution d’une brochure générale du Projet - Convaincre les gens de venir assister à des programmes de haute qualité, pour un prix ridicule mais symbolique ($0.50 les adultes, $0.25 les enfants, pour chacun des 8 programmes payants et 6 programmes entièrement gratuits).ticiper à 3 réunions de travail avec le groupe P.A.S.I.etqui invite James Dahanà aller en Israël, finaliser les millions de détails du Projet.À partir de cet instant, les membres du groupe sont convaincus aue cette grande aventure va se réaliser.Fin mars, James Dahan et David Abisror se déplacent pour 5 jours à Ofakim et arrivent, dans ce très court laps de temps, à solutionner les points majeurs de cette extraordinaire initiative.Pendant ce séjour il a fallu régler l’importante décision du changement de date du voyage à cause des élections en Israël.Cette décision nous a coûté malheureusement, le désistement de 6 participants à ce voyage, très impliqués, et qui ont quand même, assumé Et puis le jour J est arrivé et puisqu’il le faut, parlons de l’aspect physique du programme, de notre arrivée à Lod, où l’autobus prévu était parti sans nous attendre.de notre arrivée à Ofakim en «Sherout» avec nos trois tonnes de matériel.de notre installation dans les quatre classes d’une école et pourvues uniquement de lits de camp, et avec, comme comité d’accueil, de gros cafards.Oui, il faut le dire, en cet instant il nous a fallu un moral d’acier.Cela dit, nos préoccupations et nos priorités étaient tout autres à savoir: informer la population de notre arrivée.Malgré des négociations établies avec les autorités en place depuis 6 mois, Ofakim ne savait pas que P.A.S.I.arrivait.Ofakim 30 • LA VOIX SÉPHARADE, NOV.-DÉC.1984 P.A.S.I.CENTRE COMMUNAUTAIRE JUIF 4 4, Rencontre avec les Fallashas - Assumer les multiples détails et problèmes logistiques de la journée.Conséquemment, notre camionnette décorée d’affiches et de drapeaux, sillonnait jour et nuit les rues tranquilles d’Ofa-kim ; avec notre musique, nos slogans publicitaires et nos fameux T-shirts rouges créant une animation spectaculaire.De plus, nous avions installé devant la Mairie, et ceci durant tout notre séjour, une table de vente et d’information - point de rallie- dans nos différentes activités et nous avons eu la chance d’avoir une centaine de jeunes de Netivot à notre premier programme.Au fil des jours, de plus en plus de participation des Mochavim des environs d’Ofakim s’ajoutait à la population de cette petite ville.Après la première semaine et grâce à nos efforts nous avons réussi à créer un groupe d’appui à P.A.S.I., de 50 Madrihs d’Ofakim et de Beer-Sheva.En matière de publicité, indépendam- ment de nos circulaires et de nos brochures, l’un des nôtres est passé à la station de Radio «Rechet Gimel» dans un programme à haute écoute, animé par Doudou Dotan.Plusieurs journaux locaux et régionaux ont fait des articles sur P.A.S.I.La Télévision a filmé la Journée Olympique - Programme qui a été diffusé un Samedi soir aux Nouvelles Nationales, et dont l’impact s’est vite fait ressentir.La télévision n’a pas manqué de nous questionner sur ce qui a motivé ce groupe à concevoir un tel Projet - quel message portions-nous?À leur grand regret, peut-être, nous les avons informés que nous n’avions aucun message politique à faire passer, aucune prétention de changer quoi que ce soit, ni d’éduquer personne.Mais que notre message était un message d’amitié, de fraternité et que notre but était d'avoir du «kef» ensemble.Que dire de l’Oneg Chabbat pour lequel on nous avait prédit un maximum de 100 jeunes et qui s’est déroulé magistralement avec.425 personnes.Que dire de la-Marche d’Ofakim impliquant 500 jeunes affublés de «pomponim» style science-fiction et tenant fièrement en main leur passeport individuel, manifestation encadrée par les services de Sécurité, d’ambulanciers et d’approvisionnement d’eau.Que dire des tirages de prix de pré-de l’ambiance inouïe qui régnait.de l’ambiance inouie qui y régnait.Que dire des Jeux Olympiques avec la remise des 1,000 T-shirts imprimés aux noms de la Fédération Séphardie Canadienne, du Centre Communautaire Juif et de P.A.S.I.et de l’intensité du moment, lors de la distribution des trophées et des médailles d’or, d’argent et de bronze, aux ment de la population locale et d’un lot d’enfants venus nous encourager et nous aider.Parlons également, d’une évidence dont le groupe ne s’est pas encore remis: la fatigue due à la somme d’énergies colossale qu’il afallu déployer.Une moyenne de trois heures de sommeil par jour, a été le lot de la plupart des participants.Bien sûr, nous étions préparés à cela, mais quand même.Évidemment, devant ce déferlement de tâches, chacun avait sa responsabilité, mais il a fallu qu’il en fasse plus et plus encore.Le repas du soir, pour ne pas dire le repas de nuit, (entre 11 heures et une heure du matin) est vite devenu un repas de travail pour une évaluation sommaire de la journée passée et surtout pour mettre sur pied la journée du lendemain.Ce n’est pas un secret que la tension était très forte, et les instants de détente, très rares.Mais il faut dire que P.A.S.I.est un groupe spécial d’un niveau d’implication remarquable qui force l’admiration.Immédiatement nous avons fait participer un maximum de monde de tous les âges, Journée Olympique: le jury.SUM*; LA VOIX SÉPHARADE, NOV.-DÉC.1984 • 31 CENTRE COMMUNAUTAIRE JUIF P.A.S.I.25 participants des 3 équipes gagnantes, sous l’oeil fouineur de la télévision israélienne.Que dire de notre système d’inscriptions fait la veille pour chaque programme.Que dire de nos multiples réunions avec les Madrih pour la DréDaration des Jeux Olympiques et de la chaude amitié qui y régnait.Que dire de ces deux «Yom Kef» (déplacement-une fois 5 bus, une autrefois?bus- au bord de la mer) pour la famille, de la surprise de beaucoup d’entre eux de voir la mer pour la première fois, de notre étonnement lorsqu’une femme toute habillée, est entrée dans l’eau.Que dire de la joie de ces mères de famille nombreuse, délaissant pour une fois, leur cuisine, leurs problèmes, pour aller se délasser au bord de la mer, emportant avec elles de la nourriture pour un bataillon, la darbouka, et n’oublions pas le thé (BERAD D’ATEI) servi durant le trajet (à l’ahurissement de certains d’entre nous).Qui pourra décrire leur ioie, leur sentiment de liberté?Plaisir simple, direz-vous, mais combien intense et vrai pour elles.Que dire de tous ces programmes au Cinéma Melhavim (850 places) avec des artistes de renommée nationale et notre joie de voir l’exubérance et l’enthousiasme des personnes présentes.Que dire de notre premier spectacle avec Tzipi Chavit où 1,200 enfants se sont «battus» pour entrer.Il yen avait jusqu’au plafond !.Que dire.Que dire.Que dire.Que dire, enfin de l’émotion constante de cette journée au Kotel où 20 enfants d’Ofakim ont célébré leur Bar-Mitzva, célébration suivie d’une réception dans un grand restaurant.Parler de ce voyage, de ce projet, sans parler des choses qui nous ont émus, dérangés aussi, équivaudrait à dire que nous sommes passés à côté de l’essentiel.Passerions-nous sous silence, les Falachas, nos frères juifs, isolés, mis à l’écart.Une fois P.A.S.I.rentré à Montréal et réinséré dans son «confort canadien», pourrions-nous aussi oublier ces enfants d’Ofakim?En fait, comment traduire les sentiments de tous les instants, l’intensité de la relation établie, l’affection démonstrative de nombreux enfants, l’enthousiasme de bien des jeunes à «faire quelque chose», l’amitié affectueuse des «Madrih», la gratitude sincère des adultes et gens âgés.Les mots restent encore trop faibles.et aussi, pourquoi ne pas en parler, l’émotion profonde du dernier soir, lors du spectacle de Shlomo Bar, lorsque «l'homme de la rue» a voulu dire «Merci» à P.A.S.I.Dans des instants pareils, la tension et l’énervement de toute l’année étaient loin, bien loin, oubliés, effacés.Encore aujourd’hui les membres du groupe P.A.S.I.restent marqués intensément par ce «message-chalom-amour» qu’un individu n’a pas toujours la chance de VIVRE.mmm sms vv-iVs.\i * j, * * * i i * ,*V *« » »4 L’ACHAT D’UN VIDÉO VOUS D&fÊNEZl / 3 CLUBS DE VIDEO GRATUITEMENT £' A CACHÂT DE VIDEO CASSETTE AU PRIX^OÛTAir^ LE
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.