La voix séfarad /, 1 novembre 1986, Novembre - Décembre
Canada Poatea Poal Canada Posiag* D»‘0 PoM pa»è 'vom Bulk En nombre third troisième class classe FM-295 E.T.L.(centre-ville) Mtl PER V-23S ¦ ' ' .: J:: A wmmrnÊm £r - it ¦¦-mà 7 .*i KCr\ 3no iiw m y oo/.t Odddfir! an dno3H.u:n:ieT.a Fis: i ï H3Q SOS T L’ENSEIGNE DES VOITURES LES MIEUX COTÉES* EN AMÉRIQUE DU NORD ‘Sondage USA Today, 13/08/1986 TOYOTA TOYOTA CAMRY 4 PORTES LE SEDAN 3955 Fleury est Montréal-Nord, Qc Tél.: 323-9780 TOYOTA CELICA VOUS PLANIFIEZ LE MEILLEUR ACHAT QUALITÉ/PRIX ?VOYEZ LES HYUNDAI GAGNANTES: PONY, STELLAR ET EXCEL 1987 tiov ?> V, L’EXCEL SEDAN HD HYUNDAI 9390, boul.Pie-IX, Montréal, Qc.(514) 324-6821 Dspô.la voix SEPHARADE.NOVEMBRE-DECEMBRE 1986 «uùx'-x.ÿ-xo* rnmr/itm tnoNtoX i LA VOIX SÉPHARADE est une publication de la COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC 4735 Chemin de la Côte Ste Catherine Montréal, Québec, CANADA - H2W 1M1 Tél.(514) 733-4998 - 733-3945 Président Lucien Benarroch Directeur général Isaac Bensoussan sommaire Novembre-Décembre 1986 17e année N° 4 Responsable de l’information et rédacteur en chef Raymond Eljarrat Directeur de la publication Victor Afriat Secrétariat Esther Elkaïm Collaborateurs Sylvie Amgar, Janet Bendon, Sidney Benudiz, Barbara Berger, Alain Cohen, James Dahan, Annie Danino, Dr.Jean-Claude Lasry, Clémence Lévy, Jacques Misrachi, Annette Oliel-Amar, A.Rahmanl, Camille Simony, Monique Viranyi.Photographes Eric Choucroun Nouvelles communautaires 4 10ème assemblée générale annuelle du Centre communautaire juif par Clémence Lévy 6 M.Shimon Perez, hôte de la Communauté Sépharade du Québec 10 AJCS: Services communautaires juifs de Montréal 40 Appel juif unifié - Campagne 1986/ La Division Sépharade en action 44 Relations Sépharades - Ashkénazes par Jean-Claude Lasry Les Productions Rimage Inc.Production Désimage Enr.50 Maurice Druon reçu par l'École Maïmonide par Sidney Benudiz Direction artistique: Louise Leclerc-Teboul Services informatiques Arc En Ciel Expédition postale Paul A.Joncas inc.La Voix Sépharade, Journal de la Communauté Sépharade du Québec est tirée en 7000 exemplaires et publiée 6 lois par an.6200 des 7000 exemplaires imprimés sont acheminés par voie de poste à Montréal, à Québec, à Toronto et dans le reste du Canada, ainsi qu 'aux organismes sépharades des États-Unis, d'Amérique Latine, d'Europe de l'Ouest et d'Israël.N° de l'Organisation Internationale de Normalisation: ISSN 0704-5352 Tout droit de reproduction est interdit, sauf autorisation.Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec, Bibliothèque Nationale du Canada, Courrier de 3e classe, permis n° FM 295 La Voix Sépharade est publiée grâce aux subventions • des Services Communautaires Juifs (AJCS) • du Secrétariat d'État au multiculturalisme • du Ministère des Communautés Culturelles et de l'immigration du Québec Le travail des bénévoles est essentiel au fonctionnement de La Voix Sépharade.Vous pouvez y contribuer en écrivant, traduisant, corrigeant, etc.contactez-nous au 733-4998 ou 733-3945.Veuillez également vérifier avec le journal les prochaines dates limites pour la remise des textes à publier.Société 13 Chtcharansky à Paris par Jacques Misrachi 16 La cause fondamentale du terrorisme international - 2e partie 18 Nouvelles publications DOSSIER SOMMAIRE - - Monde juif 35 Aspects de la vie et de la pensée de Maïmonide par A.Rahmani 19 Dossier - ECONOMIE 3 la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 nouvelles communautaires 10ème assemblée général Le «r» manquant Une page a peut-être été tournée au Centre Communautaire Juif après l'élection du nouveau Président et de son équipe.Un changement apparent d'attitude était perceptible dans le court message que nous livra Élie Abitbol, fort du succès, réel et digne de mention, du Cultuel dans le Centre.Un retour à l'Orthodoxie, une priorité aux jeunes cadres qui assurent une relève qui tarde à se pointer, furent les deux lignes de force du programme du nouvel élu.Comment son équipe s'y prendra-t-elle?Nul ne l'a su car les moyens pour atteindre ces deux principaux objectifs ne furent pas explicités.Ayant été quelque peu désinvolte quant aux succès de son prédécesseur, nous nous demandons s'il ne va y appliquer une formule qui s'est avérée excellente pour le Cultuel et envoyer aux Calendes grecques les activités qui connurent auprès du public un grand succès?Osons espérer qu'il saura effectuer un savant dosage et répondre ainsi à toute les sensibilités de la population sépharade.M.Abitbol a fait preuve de respect et d'esprit démocratique à la présidence du Cultuel, il en sera de même pour le Culturel.Dieu, faites que pendant tout le mandat, on ne cherche le «r» partout! Raymond Eljarrat Vous souvient-il d'un pan de mur surgissant sur la route côtière qui mène des plages de Mannesman et Fédala, vers Casablanca?Je revois encore, sur un fond blanc laiteux, trois personnages coiffant bonnet phrygien tricolore, représentant Les Républiques passent.Plus bas: La peinture SADVEL reste.Devant cette assemblée venue assister à la 10ème réunion annuelle du Centre Communautaire Juif, un malin esprit me fait dire: Les Assemblées Générales passent.Plus loin dans ma pensée: Le C.C.J.du YM-YWHA, reste.Ce que les gens ne savent pas, ce sont les efforts que tout un monde de professionnels et de bénévoles, déploie afin que tous les ans, à pareille date, le Centre Communautaire Juif, présente au public, son Assemblée Générale, résumant ainsi la vie active qui s'y est déroulée tout au long de l'année.Très à l'aise dans son rôle de Président de séance, Albert Bendahan présente M.Lyonel Goldman, Vice-Président du YMHA, représentant le président et le directeur de l'association.M.Goldman félicite le C.C.J.pour ses réalisations, lesquelles, ajoute-t-il, pourraient être exemplaires pour d'autres communautés juives ou non-juives.«Les souffrances du peuple juif, dit M.Jaime Benabou dans son Dvar Tora, sont une des singularités du peuple juif».Elles nous rapprochent de Richon Adon Olam.Ainsi devrait se rapprocher du Centre, la population juive de Montréal, là où bénévoles et professionnels, se donnent sans compter pour le bien-être de tous ceux qui nous fréquentent».Voudriez-vous, avec nous, méditer les derniers mots du message de M.Benabou «Aime ton LOINTAIN comme toi-même» Après cette petite cure de spiritualité, Suzanne Danino-Dadoun, la nouvelle directrice du Centre (la première dans les annales de notre organisme), remercie bénévoles et professionnels qui sont la voix SEPHARADE, NOVEMBRE-DECEMBRE 1986 «annuelle Centre communautaire juif !» I toujours derrière toutes les réalisations du Centre.Suzanne informe l'assistance, des changements survenus au niveau professionnel, parmi les responsables de certains départements (Enfants, Jeunes Adultes et Culturel, pour un laps de temps).Elle annonce que Mme Soly Benamron, ancienne enseignante de la Garderie, en est devenue la Directrice, passe en revue les programmes réalisés au cours de l'exercice 85-86 et dévoile ses objectifs pour l'avenir: offrir des programmes de qualité supérieure et donner à la Communauté, une image du C.C.J., de plus en plus attrayante.Toute la population sépharade de Montréal connaît par ouïe dire ou pour y avoir participé, les clubs de nos départements, les camps Igloo d'hiver, Benyamin, Mayanot et le Centre Aéré d'Été de la Garderie, l'École de Ski CHELEG les sorties de fin de semaine, les soirées orientales, les Danses israéliennes, les Bols d'Air, P.A.S.I., (projet en Israël), la célèbre Quinzaine Sépharade qui revient tous les deux ans et qui cet été a connu un succès local et international indiscutable, les offices religieux du Centre qui, à eux seuls, ont totalisé, pendant l'exercice en cours, plus de 20,000 présences, etc.Par les applaudissements de la salle, on sent l'attention favorable, signe de l'intérêt pour la cause communautaire, de nos invités.Elle est d'ailleurs prête, cette assemblée, à démontrer son témoignage d'admiration lorsque des certificats de mérite sont offerts aux bénévoles méritants qui sont les colonnes de soutien de nos vaillants professionnels.Ces jeunes sont manifestement heureux et fiers de se voir intégrés dans le leadership du Centre.La relève tant attendue, pointerait-elle à l'horizon?L'enthousiasme de cette jeunesse vibrante et applaudissante, n'est-elle pas une preuve vivante de son existence?Ce serait d'ailleurs difficile de ne pas suivre l'exemple des aînés, de Dave Dadoun, par exemple, je cite le président qui a veillé aux destinées du Centre ces deux dernières années.Malgré les problèmes rencontrés tout au long de cet exercice, des records ont été battus dans les changements survenus au C.C.J.pendant ce mandat: 3 directeurs exécutifs, modification importante dans le personnel de programme, départ de la directrice de la Garderie, lutte pour maintenir les budgets qui ne cessent de rétrécir alors que les besoins augmentent, et j'en passe.Dave souligne en détail, les belles réalisations de chaque département dont l'image a souvent changé.Tous ont connu des difficultés inattendues, mais tous ont fonctionné sur de meilleures bases et les services à la population ont été améliorés, dit-il.Cependant, ajoute Dave, nous avons oublié de faire mieux connaître le C.C.J., de mieux MARKETER, car très peu savent que nous avons 26 employés, un budget opérationnel dépassant le million de dollars et une fréquence de plus de 80,000 personnes-programmes.Mais Dave est modeste, il ne relève pas que le département Culturel s'est trouvé du jour au lendemain sans président et qu'à la veille de la Qinzaine Sépharade, il a pris les rennes du Culturel afin qu'à tout prix fut réalisée la Quinzaine.C'est bien grâce à ce dévouement sans limites que le département se distingue aujourd'hui en méritant le trophée du C.C.J.De plus, Dave est plein de courage et promet de rester au Centre.Personne n'en aurait douté après l'acclamation, l'ovation que lui ont rendues les 75 personnes réunies dans cette salle.Avant de se retirer, Dave Dadoun présente au public, le nouveau président que tout le monde connaît: Elie Abitbol.Il se dit étonné qu'on ait fait appel à un ancien et, de ce fait, décide par Clémence Lévy comme premier objectif de son mandat: la formation de cadres, préoccupation constante de nos organismes.Elie Abitbol est prêt à se battre pour obtenir des subventions de AJCS pour que nos enfants profitent de bourses pour réaliser les camps.Elie souhaite aussi, de tout coeur, trouver des ressources qui permettront au départment culturel, d'engager un rabbin à plein temps, pour le Centre.Notre nouveau président compte beaucoup sur les membres élus à son Conseil d'Administration.Il aura bien sûr, l'appui de la Communauté Sépharade du Québec qui a à coeur l'efficience du C.C.J.comme le dit son président M.Lucien Benarroch.Dans ses paroles encourageantes, M, Benarroch manifeste une certaine satisfaction à dire que «le C.C.J.est la constituante la plus dynamique de notre communauté, que nous sommes la communauté sépharade la plus fière des 2 Amériques», que certains indices dans la situation actuelle de la Communauté juive de Montréal laissent prévoir la montée des sépharades vers des postes importants (déjà 30 professionnels sépharades travaillent dans les organismes communautaires ashkénazes).«Nous avons donc fait des pas de géants, nous sommes là, nous prenons le défi, nous le relevons et ce, grâce à vous».Merci M.Lucien Benarroch.Espérons que miel que vous avez laissé dans nos bouches et ce murmure de compliments qui a flatté nos oreilles, nous aideront à maintenir haut et fort, le flambeau du C.C.J.P.S.Le prix de la Communauté Sépharade du Québec a été accordé cette année, à deux récipiendaires, Patricia Bengalid et Sidney Benezri, 2 bénévoles parmi les meilleurs.5 la voix SÉPHARADE.NOVEMBRE-DECEMBRE 1986 nouvelles communautaires nouvelles communautaires * : Réception en l'honneur de son excellent le Premier ministre de l'État d'Israël, hôte de la Communauté Sépharade Dorénavant, la Communauté Sépharade du Québec fait partie du Who's who?.Le plus illustre des citoyens de l'État d'Israël a demandé à être reçu par la Communauté Sépharade, et il le fut avec honneur et respect.Si dans son discours de bienvenue, le Président de la Communauté, M.Lucien Benarroch, insista sur les problèmes aigus auxquels fait face la société israélienne, religieux et non-religieux, extrémisme, images négatives des Sépharades, dans sa réponse, le Premier Ministre Peres ne fit que constater ces réalités, les lia à notre qualité de juifs, à l'essence démocratique de la société israélienne.Il reste persuadé que, face à la paix, une unanimité se dégagera, que la sécurité et l'avenir de l'État passeront avant ces querelles intestines.On percevait, du Président de la Communauté à tous les présents, une admiration, une fierté d'appartenance qui ont fait de cette rencontre, une rencontre historique, sans perte d'espoir, ni d'illusions.Dorénavant, nous sommes élevés au rang & interlocuteur valable, nos dires et nos pensées seront perçus comme des conseils, pas comme immixion dans les affaires intérieures du pays.Raymond Eljarrat Discours de A4.Lucien Benarroch, Président de la Communauté Sépharade du Québec: M-m ¦: i .¦ ., Son Excellence le Premier Ministre de l'État d'Israël, Monsieur l'Ambassadeur, Messieurs les Présidents, Mes chers amis, Nous avons ce soir la fierté et le privilège d'avoir parmi nous la première personnalité politique du monde juif, M.Shimon Perez.Au nom de la Communauté Sépharade du Québec et de toutes les institutions qui la composent, je tiens à vous remercier chaleureusement de nous avoir honorés ce soir.Chers amis, Vous présenter Shimon Perez serait malvenu de ma part.Shimon Perez est d'abord le premier citoyen d'Eretz-lsraël, et notre attachement viscéral à la terre, est aussi un amour profond pour tous ses citoyens.Shimon Perez est aussi celui qui a dirigé, pendant ces deux dernières années, le gouvernement d'Israël, et je voudrais en votre nom lui dire la fierté que nous tirons de tous ses accomplissements: Sur le plan économique, tout d'abord: Israël, qui était presqu'acculé à la faillite il y a à peine un an, a su s'imposer un plan d'austérité rigoureux qui a conduit à un redressement, qualifié par tous les experts mondiaux de spectaculaire.Sur le plan militaire: Tsahal, pour la première fois de son existence, était immobilisée dans le bourbier libanais.Vous avez su l'en dégager dans le respect de la sécurité des frontières.Sur le plan diplomatique: Vous avez renoué les relations avec plusieurs pays africains, et surtout commencé le dialogue avec l'État soviétique où nous avons trois millions de nos frères.Et surtout dans le problème crucial de la recherche de la paix: Nous sommes fiers de votre courage politique et de l'ouverture d'esprit que vous manifestez, Excellence.Nous suivons de très près votre recherche inlassable de la paix dans le monde arabe: le sommet d'Alexandrie et la rencontre d'Ifrane avec le Roi Hus-san II du Maroc, en sont les preuves visibles.Cependant, toutes ces réalisations, qui sont nombreuses et de taille, n'ont pas permis de régler des questions encore plus fondamentales pour la survie d'Israël.Nous voulons parler tout d'abord de la question religieuse qui oppose les orthodoxes et les laïcs, et ensuite de la question sociale qui sépare les Achkénazes des Sépharades.Il est clair qu'lsraël ne pourra faire la paix avec les Arabes tant que les Israéliens ne trouveront pas la paix entre eux.Il est difficile pour nous Juifs, qui avons souffert de tous les racismes, de comprendre et encore moins d'accepter l'intolérance chez nous.À cet égard, je tiens à m'élever contre les affirmations tendant à présenter les Sépharades comme étant les plus fanati- la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 Aié V„L %, M.Shimon lu Québec, Peres, 17 septembre 1986 >** 7 ques sur le plan religieux et vis-à-vis des Arabes.C'est une image fausse, et l'on sait que nous avons baigné dans un Judaïsme ouvert et tolérant et une société islamique historiquement plus tolérante que la société chrétienne d'Europe.Le problème Achkénaze-Sépharade semble un peu dépassé encore car la réalité d'aujourd'hui, et celle qui sera encore plus demain, c'est qu'il y a aujourd'hui en Israël des Israéliens, tous fiers de leur passé et de leur héritage, qui luttent pour bâtir une société apte à faire face aux défis de l'avenir.Parce que de plus en plus de nos frères Sépharades, à travers l'accès aux universités, aux institutions politiques, aux cadres supérieurs de l'armée, participent de plus en plus à la prise de décisions et font tout pour faire oublier les sacrifices de la génération précédente.Permettez-moi, Monsieur le Premier Minsitre, de dire que les seules opinions que nous émettons, nous les faisons humblement à titre de Juifs concernés.Il est évident que seuls les Israéliens, par leur droit de vote, peuvent déterminer le devenir d'Israël.Ici, au Canada, nous sommes une communauté de 35,000 âmes environ installée depuis une vingtaine d'années.Avec la collaboration de nos frères Achkénazes, et j'en profite pour rendre hommage ce soir: -Au Président de l'Allied Jewish Community Services, M.Cari Laxer, - Au Président de l'Appel Juif Unifié 86, M.Marvin Corber, -Au Directeur Exécutif de l'Allied Jewish Community Services, M.John Fishel, auprès de qui nous trouvons le meilleur esprit de travail, ici donc, au Canada, nous avons pris nos destinées en mains, en bâtissant des écoles, des centres communautaires, des synagogues.Nous avons établi des structures où les jeunes et les moins jeunes peuvent assurer l'épanouissement de leur Judaïsme, et inculquer à nos enfants les valeurs juives, l'amour et l'attachement pour ce merveilleurx pays qu'est Eretz-lsraël, sans qui le peuple juif aurait été en voie de disparition.Monsieur le Premier Ministre, Permettez-moi de vous remercier encore de nous avoir honorés ce soir, et vous prions d'être notre interprète auprès de nos frères d'Israël pour leur exprimer notre total soutien, et leur expliquer combien nous, en Diaspora, vivons totalement au rythme d'Eretz-lsraël.Merci.la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 nouvelles communautaires nouvelles communautaires ;.«aSÜ^ THE SHÂAR SINGLES GROUP PRESENTS INNOVATIVE WAY ÜE MEETING A POTENTIAL PARTNER V The video introduction technique allows you to; • TAKE BLIND OUT OF THE BUND DATE • Choose your own date • Have access to people you wouldn't ordinarily meet HOW THE VIDEO INTRODUCTION 4.When you express an interest m meeting WHY REGISTER?TECHNIQUE WORKS someone, that person is asked to review 1, You complete a brief biography.y°ur biography and tape, tf the interest is 2, You are weti prepared tor a RELAXED, mutual, then a meeting takes place, INFORMAL discussion which is videotaped, thus bringing your biography WHO IS ELIGIBLE TO REGISTER7 to life 3, You are then able to read the biographies The Jewish Singles Video Registry is open to and view the taped discussions of potential singles of all ages (20 and over) looking for a partners.We take precautions to ensure serious relationship.We hope to attract sev-your ANONYMITY.eral hundred singles.FOR FURTHER INFORMATION AND AN APPOINTMENT CALL 937-2049 You can avail yourself of a creative and mature option which offers the security of reading about and seeing the person you date BEFORE you meet them.Over 60,000 North Americans belong to.a video introduction service.Our registry is non-profit and guarantees a very Sow registration fee.M.Perez a ensuite répondu aux questions posées par certains invités.Question: Monsieur le Premier Minsitre, Un peu plus tôt, ce soir à la Synagogue, vous avez mentionné les trois items à votre agenda, et effectivement le quatrième, qui a été mentionné par Lucien Benarroch, et qui est la crise qui existe à l'intérieur de la société israélienne, n'a pas été mentionné du tout.J'aimerais savoir ce que vous pensez de l'avenir entre les extrémistes qui existent dans la société israélienne, pas seulement dans le côté religieux?Réponse: Être divisés, c'est presque normal dans notre pays.Mais il faut distinguer entre une division de caractère social et une division de caractère religieux.Ce sont deux choses complètement différentes.J'espère beaucoup que les divisions économiques et sociales sont dans le processus d'être dépassé, je pense que la situation s'est beaucoup améliorée; ce n'est pas la même.Si vous avec voyagé en Israël, il y a quelques temps, je suis sûr que vous aurez remarqué une réduction des traditions sociales en Israël.Le problème religieux est assez compliqué, mais Arthur Miller a dit: «Judaism is made of so many variations that it is almost unjewish to marry one of them».Question: Monsieur le Premier Ministre, Pourriez-vous me dire quelles sont vos impressions personnelles concernant la rencontre d'Ifrane, et quelles devraient être les suites de cette rencontre?Réponse: D'abord, je suis Marocain.J'ai trouvé le Roi, un homme extrêmement intelligent, sérieux, sophistiqué.C'est un leader qui cherche sincèrement la paix, avec une tradition de rapports très «close», très amicaux, avec le monde juif.Il m'a dit que son frère de lait était Juif, Raphaël, et la mère de ce frère de lait s'appelait Simha.Il m'a dit qu'elles étaient les personnes les plus proches de lui.je pense qu'il a pris une décision très courageuse: actuellement, il a donné un léger plébiscite pour des négociations directes avec Israël.Il a dit que les Ligues Arabes n'oseront jamais entreprendre un dialogue direct entre les Israéliens et les Arabes.À mon avis, c'est un développement de premier ordre dans la politique de la paix au Moyen-Orient et dans les rapports entre les Juifs et les Arabes.Aussi, son père, le Roi Sidi Mohammed, était un homme avec un sentiment très profond pour les Juifs qu'il a sauvés au début de la Seconde Guerre Mondiale.Je pense qu'on va nommer un endroit à Ash-kélon du nom de Sidi Mohammed V.Question: Monsieur le Premier Ministre, Que pensez-vous des relations entre l'Etat d'Israël et la République Islamique d'Iran?Réponse: Elles n'existent pas depuis le Ministre Khomeney.Il n'est pas le premier dans l'histoire iranienne, Haman était avant lui, et je ne propose pas de chercher une Esther, il y a d'autres options.Question: Y a-t-il un engagement de la part du Likkoud de continuer la même politique économique que vous avez si bien réussie pendant vos deux premières années?Réponse: En principe, oui.C'est un problème économique et non pas un problème politique, c'est un problème de réalisations.Vous trouverez beaucoup de gens qui vous donneront des conseils, mais c'est toujours l'inflation, la réalisation, la guerre économique, qui demandent beaucoup de courage et causent beaucoup de problèmes.Question: Dans quelques semaines, M.Shamir va prendre votre place.Est-ce qu'il va y avoir une modification dans les ouvertures de paix que vous avez si bien.Réponse: J'espère qu'il sera meilleur que moi.la voix SEPHARADE, NOVEMBRE-DECEMBRE 1986 “LE RÊVE PEUT SE POURSUIVRE.LA RÉALITÉ SE FORTIFIER” Vous pouvez devenir membre en bonne et dûe forme de la Fédération Sioniste Canadienne en vous affiliant à l’une des organisations constituantes suivantes: Achdut Ha’avoda Poale Zion Alliance Ouvrier Sioniste Association Canadienne des Travailleurs d’Israël Femmes Pionnières Na’amat Herut Hatzohar Movement of Canada Herut Women’s Organization of Canada Confédération des Sionistes Unis Fédération Sephardie Canadienne Kadima - Le conseil canadien du sionisme libéral Les Amis des Pionniers d’Israël Les Femmes Emunah du Canada Mizrachi Organization of Canada Organisation Hadassah-WIZO du Canada Organisation Sioniste du Canada Tehiya Canada ou En vous inscrivant à la Fédération Sioniste Canadienne The GanadiaR Zionist Federation LA FEDERATION SIONISTE CANADIENNE mi pu nor^n n^HEn Ainsi, grâce à vous, «le rêve peut se poursuivre.la réalité se fortifier» pour tous ceux qui entrevoient un peuple juif uni et résolu au sein d’une patrie puissante.Nous faisons fortement appel à vous pour l’accomplissement de cette noble tâche, aussi importante et essentielle aujourd’hui qu’elle l’était il y a plus de trois décennies.9 PROGRAMME “JERUSALEM” s objectifs du sionisme sont: /UNITÉ du peuple juif et ’ÉPICENTRALITÉ D’ISRAËL dans ’actualité juive; RASSEMBLEMENT du peuple uif dans sa véritable partrie ERETZ /ISRAEL, par la ALI Y AH des quatre coins du monde; a CONSOLIDATION de l’état l’Israël, basée sur une vision prophétique de justice et de paix; La SAUVEGARDE de l’identité suive, par le développement d’une éducation hébraïque et le renforcement des valeurs spirituelles et culturelles juives.La PROTECTION des droits du peuple juif à travers le monde.LA PAROLE EST À VOUS! DEVENEZ MEMBRE DU MOUVEMENT SIONISTE Veuillez trouver sous pli ma cotisation annuelle de 5.00$ par personne.J’ai plus de 18 ans et désire participer au “Programme Jérusalem”.Nom et Prénom________________________________________Téléphone___________________ (lettres moulées) Adresse__________________________________________________________________________ (rue) (ville, province) (code postal) Signature__________________________________Date__________________________________ Tous les membres de la Fédération Sioniste Canadienne reçoivent à titre gracieux un abonnement au Canadian Zionist.Expédier à: CAMPAGNE DE RECRUTEMENT Fédération Sioniste Canadienne - Région Est 1310 ave.Greene Montréal, Québec H3Z 2B2 TéL: (514) 934 0804 la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 ta rubrique Commission des Affai- Si vous avez des suggestions sur le res Sociales est devenue une addition type de renseignements que vous vou-permanente à la Voix Sépharade.Cet driez voir apparaître dans cette rubri-espace est consacré principalement à que (pension de veiilesse, assurance-la diffusion d'informations concernant chômage, etc.}, veuillez vous mettre les services sociaux communautaires en rapport avec Annie Danino au et gouvernementaux auprès de la 733-4998.mm.Vous travaillez au salaire minimum?Votre salaire sera augmenté de 0.35 $ le 1er octobre après un gel de 5 ans.Chalom! Saviez-vous qu'il y a des enfants juifs qui ont besoin de familles d'accueil?Il y a un besoin pressant dans la communauté juive Montréalaise de familles d'accueil.Depuis la nouvelle loi de la protection de la jeunesse, notre Agence fait face à un problème dû à l'augmentation du nombre d'enfants nécessitant un placement.Le Centre de Services Sociaux Juifs à la Famille est responsable, entre autres, conformément au Chapitre 48 (loi régissant la dispensation de services sociaux) du placement d'enfants dans des familles d'accueil lorsque celui-ci s'avère nécessaire.Le placement dans une famille d'accueil peut être dû à plusieurs raisons: bouleversement dans la vie familiale à la suite d'une maladie grave, désaccord conjugal, abus émotionnel, physique ou sexuel, décès, ou incapacité d'un parent de s'occuper de ses enfants de manière responsable.Pour la plupart des enfants, ce qui s'avère le mieux en dehors de leur propre famille, est l'affection chaleureuse d'une famille d'accueil.La durée d'un placement peut être de quelques semaines, quelques mois, ou plusieurs annés dépendant de la situation particulière de l'enfant et de sa famille.Nous avons besoin de plusieurs sortes de familles: celles qui peuvent prendre soin de bébés, d'enfants en bas âge, et d'adolescents.Etre parent nourricier est à la portée de la plupart des gens, surtout de ceux qui ont la capacité et le désir de partager leur foyer avec un enfant.Les Services Sociaux Juifs à la Famille fournissent une aide sociale pour chaque enfant qui est placé dans une famille d'accueil.Notre personnel est disponible pour aider la famille d'accueil à rendre cette expérience enrichissante et en faire un succès.Nous avons besoin de toutes sortes de foyers: urgence, court terme, visites de fins de semaine et soins à long terme.Une rémunération financière est donnée aux parents nourriciers, qui couvre les frais d'entretien de l'enfant.Nous faisons face quotidiennement à des situations de crise.Il est impératif que nous ayons des familles d'accueil prêts à combler ces besoins.On a un besoin urgent de trouver une famille d'accueil orthodoxe pour deux frères d'origine sépharade, adorables, âgés de vingt mois et trois ans.Ministère de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu Le retour aux études pour les chefs de famille monoparentale Le retour aux études, une chance de plus pour obtenir un emploi Le ministère de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu offre aux chefs de famille monoparentale bénéficiaires de l'aide sociale qui le désirent la possibilité d'améliorer leur formation académique, en augmentant leur chances de décrocher, éventuellement, un emploi.ainsi, par les programmes Rattrapage scolaire et Retour aux études post-secondaires, ces bénéficiaires peuvent terminer leurs études secon- daires ou poursuivre des études collégiales (cégep) ou universitaires, tout en continuant de recevoir leurs prestations d'aide sociale.Mais, en plus de leurs prestations, les bénéficiaires inscrits à ces programmes bénéficient d'une allocation destinée à défrayer les coûts relatifs à un retour aux études.Les enfants ne parlent que le Yiddish, mais ils sont capables d'apprendre facilement d'autres langues.En plus, nous avons besoin d'une famille à long terme pour une petite fille âgée de 2 ans et demi dont le développement mental est déficient.À cause de l'absence de réponse de la part de la communauté, cette enfant finira probablement par vivre dans un foyer non-juif.Nous avons également besoin d'une famille d'accueil pour les fins de semaine pour 3 enfants (2 frères et 1 soeur) âgés respectivemnt de 9, 7 et 5 ans.Ce sont des enfants actifs et sympathiques ayant besoin d'une famille qui aimerait prendre part à des activités avec eux en fin de semaine.L'attention donnée à ces enfants aiderait leur père célibataire à continuer à leur offrir un environnement familial.Votre considération pour cette bonne action, importante et méritoire, serait très appréciée.Pour de plus amples informations, veuillez contacter Annie Danino au 733-4998 ou 733-3945.Quel est le but du programme?Permettre aux chefs de famille monoparentale, bénéficiares de l'aide sociale d'obtenir un diplôme de fin d'études secondaires, au moyen de programmes de formation personnalisés et accélérés, dispensés par les commission scolaires.Quelles sont les personnes admissibles?Les chefs de famille monoparentale la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 bénéficiaires de l'aide sociale.Les candidats ne doivent pas avoir terminé le secondaire V et doivent avoir quitté leurs études régulières à plein temps depuis au moins 9 mois.NOTE: Il faut rappeler que ce programme s'adresse également aux jeunes bénéficiares de l'aide sociale de moins de 30 ans.Quelles sont les allocations accordées?En plus de conserver leurs prestations d'aide sociale, les chefs de famille monoparentale bénéficaires de l'aide sociale reçoivent une allocation mensuelle de 100 $.De plus, les bénéficiares peuvent recevoir le remboursement des frais d'inscription et de fournitures scolaires jusqu'à un maximum de 500 $.Retour aux études postsecondaires Quel est le but du programme?Permettre aux chefs de famille monoparentales bénéficiaires de l'aide sociale de poursuivre des études collégiales universitaires.Quelles sont les personnes admissibles?Les chefs de famille monoparentales qui sont bénéficiaires de l'aide sociale depuis au moins deux années consécutives et qui sont admissibles aux études collégiales ou universitaires, à plein temps.Cependant, les personnes ne doivent pas être inscrites au programmes Prêts et bourses du ministère de l'Éducation, ou, le cas échéant, avoir renoncé à celui-ci si elles étaient déjà inscrites à ce programme.Sont également admissibles les personnes dont la présence à l'aide sociale est chronique mais qui, durant les deux dernières années, ont perdu momentanément leurs prestations d'aide sociale parce qu'elles participaient à un des programmes suivants: • Un programme d'emploi subventionné par le gouvernement du Québec ou celui d'Ottawa (ex: Chantier-Québec, Canada au travail).Service aux personnes atteintes d'un handicap visuel Revenu Canada, Impôt offre un nouveau programme aux personnes atteintes d'un handicap visuel — une version du Guide d'impôt général de 1985 sur cassette.Ces contribuables peuvent maintenant retrouver tous les renseignements fiscaux généraux qui auparavant n'étaient disponibles que sous forme d'imprimés.Ce nouveau guide audio, produit par Revenu Canada, en collaboration avec l'Institut nationale canadien pour les aveugles, est un enregristrement du Guide d'impôt sur le revenu de 1985.La version sur cassette a été faite dans le but d'offrir un meilleur service aux personnes atteintes d'un handicap visuel.La cassette à deux pistes donne, page par page, les renseignements qui figurent dans le Guide de la T1 Générale, à l'exception des informations sur les tables d'impôt et les crédits d'impôt provinciaux, qui sont disponibles dans tous les bureaux de disctrict locaux.On peut faire jouer la cassette sur tout magnétophone à deux ou quatre Les locataires emménagent à la Résidence Pollack.Les camions des déménageurs commencent à stationner devant la Résidence Pollack, le nouvel édifice d'appartements à loyer modique des Résidences Caldwell.Cela signifie que les premiers locataires entrent en possession de leur nouveau logement.La sélection des locataires n'est pourtant pas terminée et les demandes sont toujours acceptées.Ceux qui sont admissibles, mais ne pourront pas obtenir un logement immédiatement, seront placés sur la liste d'attente.Jus- qu'à date environ 600 personnes ont fait une demande pour l'un de 189 appartements à la Résidence Pollack.Rien d'étonnant, que la sélection soit des plus rigoureuses.Les Résidences Caldwell, un organisme membre des Services communautaires juifs, offrent maintenant des logements à près de 800 personnes de 60 ans et plus, dans ses quatre complexes: les Appartements Terraces Caldwell (Côte St-Luc), les CarréHarry Bronfman No 1 et No 2 (av.Westbury • Un programme de retour aux études (ex: retour aux études avec l'aide du programme Prêts et bourses).• Un projet reconnu dans le cadre de l'éducation des adultes (ex: Transition-Travail, Initiation aux métiers non traditionnels).• Des cours de formation dispensés dans le cadre de l'accord Canada-Québec sur la formation professionnelle.Toutefois, les bénéficiaires ayant participé à ces cours doivent avoir épuisé la période maximale de 52 semaines de participation prévue au programme.Quelles sont les allocations accordées?En plus de leur prestation d'aide sociale, les bénéficiaires de l'aide sociale éligibles au programme reçoivent une allocation mensuelle de 100 $.De plus, elles peuvent obtenir le remboursement des frais réels d'inscription et de scolarité, de garde et de déménagement.Pour plus de renseignements, contacter Annie Danino au 733-4998 ou 733-3945.pistes.Les contribuables, qui ont un magnétophone spécial avec l'option «cue/review», ont accès à un index à défilement rapide qui émet un signal sonore à chaque page, leur permettant de retrouver facilement les sections qui les intéressent.Les contribuables peuvent se procurer le guide sur cassette dans tous les bureaux de district d'impôt locaux, les bureaux régionaux et les bureaux de district de l'Institut national canadien pour les aveugles.et av.Lemieux) et la Résidence Pollack (av.Lemieux).Le nouveau complexe qui, au rez-de-chaussée comporte dix appartements pour personnes âgées handicapées, est situé juste en face du Carré Elarry Bronfman No 2.Les loyers, basés sur le revenu des candidats, varient d'une personne à l'autre.Toutes les unités consistent en deux chambres modernes recouvertes de moquette, et sont équipées de nouveaux réfrigérateurs et cuisinières.11 la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 nouvelles communautaires nouvelles communautaires Les futurs locataires sont avisés des procédures à suivre pour terminer leur bail actuel.Les résidents pourront facilement se rendre à pied de leurs appartements à la Résidence Pollack, aux principaux services communautaires tels que l'Hôpital général juif Sir Mortimer B.David, l'Association de l'âge d'or Nathan et Maxwell Cummings, le YM-YWHA, le Centre Saidye Bronfman et la Bibliothèque juive.Les appartements étant destinés à des personnes âgées, ils sont équipés de basses étagères dans les armoires de cuisines, de poignées spéciales dans les salles de bain, de rampes dans les larges corridors ainsi que d'une rampe d'accès spéciale pour fauteuils roulants.Le projet bénéficie d'un soutien financier alloué par les Services communautaires juifs de Montréal par le truchement de l'Appel juif unifié.La plus grande partie des 8 800 000 $ requis pour la construction de la Résidence, a été fournie par la Société canadienne d'hypothèques et de logement.Comité Industriel Consultatif du Centre d'Orientation Juif.Le Comité Industriel Consultatif du Centre d'Orientation Juif demande l'aide d'hommes et de femmes d'affaires et de professionnels Sépharades pour nous aider à trouver de l'emploi pour plusieurs de nos bénéficiaires.Le Comité se réunit une fois par mois pour étudier les profils anonymes de bénéficiaires du Centre d'Orientation Juif qui cherchent de l'emploi, et pour offrir des suggestions à des employeurs potentiels.Qui recherche du travail?Voici quelques exemples: • Des techniciens de laboratoires • Des programmeurs en informatique • Des comptables, des ingénieurs, des mécaniciens, des secrétaires.Cette banque d'emploi change constamment et plusieurs bénéficiai- Ne laissons pas en rade nos personnes âgées "j 2 Les Services d'aide à la famille juive du Service des bénévoles du Baron de Hirsch dépendent de leurs chauffeurs bénévoles pour se rendre aux rendez-vous à ne pas manquer (en général des rendez-vous médicaux) et pour remplir des demandes ponctuelles comme dans les recherches d'ap- Centre de jour à Côte-des - Neiges Mme Lévy a 73 ans, et elle est partiellement paralysée à la suite d'une hémorragie, cérébrale.Son mari a 78 ans, et il n'est plus capable de faire face — physiquement et psychologiquement — à tous les problèmes liés à la maladie de sa femme.Jadis indépendante, Mme Lévy est maintenant apathique et déprimée.Le nouveau Centre de jour, créé et financé par le Ministère de la santé de des services sociaux, et géré par le Centre d'accueil juif, avec le soutien des Services communautaires juifs et de l'Hôpital général juif, aidera les Lévy à mener une vie un peu plus confortable.Ce centre, situé dans un duplex fraîchement rénové, sur la Côte-Sainte-Catherine, près de l'Hôpital général juif, ouvrira ses portes aux clients en novembre.partement.On transporte les clients à leur destination et on les ramène à la maison.Ne laissons pas en rade nos personnes âgées! Sans votre aide ces personnes ne peuvent pas satisfaire les besoins essentiels de la vie quotidienne que beaucoup d'entre nous prenons pour acquis.Un don généreux de la part de la famille Pollack, provenant de leur Fondation, a procuré le fonds de démarrage qui a permis à Caldwell de demander un octroi de capital à la SCHL.Les bureaux de Résidences Caldwell sont situés à l'Édifice Cummings — 5151, Ch.de la Côte Sainte-Catherine, et de plus amples renseignements peuvent être obtenus en téléphonant à Annie Danino au 733-4998.res sont disponibles dans d'autres professions.Nous sollicitons votre participation à ce Comité afin de nous aider à trouver un emploi à ces bénéficiaires.Pour plus de renseignements, prière de contacter Annie Danino au 733-4998 ou 733-3945.Les bénévoles donnent de leur temps selon l'horaire qui leur convient, et leurs dépenses d'argent de poche sont remboursées.Pour savoir comment vous pouvez rendre service, veuillez téléphoner à Annie Danino au 733-4998 ou 733-3945.Jusqu'à présent il n'y avait pratiquement pas d'autre solution pour Mme Lévy que l'institutionnalisation.Et même dans le meilleur établissement, les personnes âgées, déracinées et dépaysées, perdent rapidement le reste de leur autonomie.Le nouveau Centre de jour sera le premier établissement juif de ce genre.La journée de Mme Lévy sera remplie d'activités.Le matin, un taxi ou un autobus viendra la chercher chez elle.Au besoin, le chauffeur l'aidera à s'habiller et à monter dans le véhicule.Au centre, un membre du personnel l'accueillera à l'entrée.Elle participera aux activités diverses du centre, y compris un déjeuner en commun.La nourriture sera cachère, et le centre aura un caractère distinctement juif.Mme Barbara Sederoff est coordina- trice du centre.Elle travaillera avec un(e) infirmier(e), un(e) ergothérapeute, un(e) préposé(e) aux loisirs et un(e) secrétaire.Tout le personnel constitue une équipe thérapeutique.L'administration du Centre de jour accepte maintenant les candidatures.Pour plus de renseignements, veuillez appeler Annie Danino au 733-4998.Appel Appel à tous les anciens engagés volontaires pour la durée de la guerre 39-45, ainsi que ceux de la Campagne d'Algérie.Des nouveaux droits existent pour eux et pour leur retraite au Canada.Contacter Mme Braca au 482-3939.la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DECEMBRE 1986 Chtcharanski a Paris Par Jacques Misrachi Notre nouveau collaborateur, Jacques Misrachi, revient de Paris où il assistait à une réunion du C.R.I.F.Il nous livre ici quelques notes prises lors de cette réunion: Le 11 septembre dernier, avait lieu au Cirque d'Hiver, à Paris, une réunion publique avec Anatole Chtcharanski, à l'occasion du Conseil International de la Conférence Mondiale pour les Juifs d'U.R.S.S.parainné par: - Le Conseil National Français pour la Protection des Droits des Juifs d'U.R.S.S.; - Le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (C.R.I.F.).C'était déjà après l'attentat à l'Hôtel de Ville.La Métropole avait PàHure d'une ville assiégée par des gendarmes devant les gares et les édifices publics Me voilà donc en route pour le Cirque d'Hiver où devait avoir lieu l'événement.Les lieux étaient cernés de gendarmes et de membres de la sécurité juive.Une petite foule était massée devant l'entrée principale.Il était déjà environ 20 h 30.De loin, on put apercevoir, un instant, le crâne chauve de Chtcharanski qui se dirigeait vers l'entrée secondaire, entouré d'autres personnes.Seuls, journalistes et caméra-men étaient admis devant la plateforme des conférenciers, située au milieu de la salle plongée dans la pénombre.NOVEMBRE-DECEMBRE 986 SEPHARADE société Le premier orateur à prendre la parole fut le Grand Rabbin de France, René Sirat.Il fut suivi d'un bâtonnier, Juge à la Cour Européenne, d'Emmanuelle Riva qui fut appelée pour lire une lettre d'un Refusnik, du Professeur Laurent Schwartz, mathématicien, qui parla en temps que défenseur des droits des mathématiciens, puis de M.Klein, Président du C.R.I.F.L'organisateur de la conférence fit référence au procès pour raisons politiques en Union Soviétique: «En Russie, dit-il, le juge d'instruction est vraiment ce que ce qualificatif veut dire, parce qu'il suit exactement les instructions reçues.Vrai égale Parti, Faux égale Refusnik.Un fonctionnaire est quel- qu'un qui a le rôle de ne pas fonctionner, puisqu'il fonctionne uniquement pour l'idéologie de l'Etat».Le conférencier aborda alors le sujet de la lutte contre le Terrorisme, «sujet dont on ne peut, dit-il, éviter de parler aujourd'hui, en France ou en Europe.Il faut combattre le Terrorisme là où il est organisé».Yves Montand fut applaudi et invité à monter sur l'estrade où il donna l'accolade à Chtcharanski et prit ensuite la parole: «dès qu'on me parle d'un Juif, je me sens menacé dans ma liberté de goy.».Il lut ensuite une liste de gens (plusieurs d'entre eux mathématiciens et ingénieurs), détenus en U.R.S.S.dans les goulags, avec des chefs d'accusation relatifs qui se répétaient les uns les autres: détenteur de drogue, diffamation de l'U.R.S.S., hooliganisme malicieux (de l'anglais «hooliganism»), atteinte à la propriété de l'État.Simultanément, derrière la plateforme où étaient assis les conférenciers, étaient projetées les photos de ces détenus.Le dernier à prendre la parole fut Chtcharanski.Applaudi à plusieurs reprises par la foule enthousiaste (bien que moins nombreuse que prévu), habillé simplement avec pullover bleu ciel et col ouvert.Il prit place au milieu de la plateforme, devant les autres conférenciers, abandonnant le micro situé à l'extrémité de la table des conférenciers où ceux-ci s'étaient succédés.«Devenu nouveau leader en Russie, s'exclama Chtcharanski, Monsieur Gar-batchev dit ne pas y avoir de problème juif en U.R.S.S.Sans doute, ceci était attribuable au fait qu'il était nouveau au pouvoir et pas entièrement au courant de la façon dont allaient les choses dans son pays.» Chtcharanski s'exprimait en un très bon anglais, mais avec un accent des pays de l'Est.Son discours, parsemé d'humour et de sarcasmes envers l'U.R.S.S., était traduit au fur et à mesure en français par un des conférenciers.«Hier, continua Chtcharanski, j'ai reçu un appel de ma femme Avital disant que, dans les journaux à Tel-Aviv, on dit que je me comporte comme une star.À présent, ce soir, je comprends ce que ça veut dire.Avant-hier, j'ai rencontré le Président Mitte-rand et il m'a dit: Vous êtes assis dans le même fauteuil qu'Avital occupait souvent quand elle venait me rendre visite à Paris.Je me rends compte que la lutte menée par votre femme a finalement abouti, j'ai eu tort.(de ne pas croire dans la possibilité de votre libération)».Chtcharanski qualifia alors Mitterand d'homme courageux parce qu'il a admis s'être trompé au sujet de la naïveté de sa femme.«On doit être un peu naïf, plein d'espoir — continua donc Chtcharanski — si notre lutte est fondée sur des principes moraux».Il fit ainsi le lien avec le problème du terrorisme qu'il dit être la question numéro 1 que lui posent maintenant les journalistes: «Le terrorisme qui concerne chaque Français, Juif, homme libre.», «Les terroristes — poursuivit Chtcharanski — font chanter le monde libre, comme le K.G.B.fait chanter les prisonniers de Sion.Mais, il ne faut jamais composer avec le terrorisme, c'est-à-dire le mal, parce qu'alors tous les citoyens du monde peuvent devenir des otages.Il ne faut jamais franchir la barrière entre le bien et le mal.» En se référant à ses geôliers en U.R.S.S., il dit que la peur et l'isolement étaient les principales armes utilisées par ceux-ci avec les prisonniers pour gagner leur confiance et faire naître quelque chose de commun entre eux.«Tu ne seras jamais capable de communiquer avec eux — disaient-ils du reste du monde —, ils ne peuvent rien faire pour toi».Chtcharanski dit avoir pratiqué, chaque jour, des exercices psychologiques pour maintenir ce mur invisible entre lui et le K.G.B., «mais au contraire, affirma-t-il, ce furent ma femme, mon peuple, Israël, et l'opinion publique libre dans le monde entier qui m'aidèrent dans ma lutte».«Les Soviétiques ont refusé aux avocats choisis par moi-même ou ma famille d'entrer au pays, et moi j'ai refusé les leurs parce qu'il y en avait suffisamment.Je me suis défendu tout seul.J'ai assumé ma propre défense en sentant qu'ainsi j'assumais la défense de tous les opprimés».Ensuite, Chtcharanski dit vouloir raconter un épisode survenu pendant l'instruction de son procès et qu'il aime toujours raconter: «Pendant l'instruction, l'accusé est isolé du monde entier, mais il peut lire les chefs d'accusation contre lui».Dans son cas personnel, Chtcharanski feuilleta les documents le concernant.«C'est comme ça, dit-il, qu'en parcourant les quelques 1 5,000 pages de ces documents, j'ai trouvé une référence à une cassette vidéo.J'ai demandé à la voir.Je m'aperçus que c'était un vidéo de la chaîne de télévision anglaise Granada, avant et après mon arrestation, et qui incluait la voix SEPHARADE, NOVEMBRE-DECEMBRE 1986 une manifestation devant l'Ambassade Russe à Londres.C'était drôle de voir ma femme en tête de la démonstration, criant en hébreu, ainsi que des amis à moi et des non-Juifs.Mes geôliers ne voulaient pas me faire voir la fin du film.Mais moi j'ai demandé de voir ce vidéo plusieurs fois pour pouvoir l'étudier plus attentivement.Mon chef, mes gardes, s'exclamèrent: «Qu'est-ce que tu crois que des étudiants et des ménagères peuvent faire pour toi?Ton sort est entre nos mains.» Mais aujourd'hui, je suis parmi vous, le K.G.B.est là où il est, et les étudiants et les ménagères sont où ils sont.Merci à ma femme qui a su convaincre plusieurs présidents.Merci à vous tous, je suis reconnaissant envers vous tous qui avez fini par croire».Chtcharanski ajouta qu'il y avait eu plusieurs périodes dans sa vie de prisonnier, certaines plus dures, d'autres moins.Une des périodes les plus dures était en 1982.Il faisait froid et Chtcharanski était très peu nourri.«Le bruit courait alors, se souvient-il, que j'allais être libéré.Vous devez comprendre que l'opinion publique est la seule raison de notre survivance en U.R.S.S.Il ne faut pas désespérer malgré les pressions.Une fois, un article de la Pravda me fut donné.J'étais épuisé par une grève de la faim (ce qui est punissable en Union Soviétique), à cause d'une lettre que j'avais écrite et qui n'avait jamais été envoyée.Un article portait sur une interview de Gorbatchev à des correspondants français qui posaient des questions sur le sort de Sakharov, moi-même et d'autres.Les réponses ne sont pas importantes, mais ce qui l'est est le fait que les questions aient été posées.Cela me mettait au courant de la lutte menée pour ma cause.Le jour de mon arrestation, une autre personne était libérée.Un Refusnik emprisonné seulement pour être un bon professeur d'hébreu, a écopé sept ans dans la même prison que moi.Gorbatchev, continua Chtcharanski, a déclaré au journal L'Humanité qu'en U.R.S.S., personne n'attend en moyenne plus de cinq à dix ans pour obtenir un visa de sortie.J'ai communiqué au Président Mitterand le nom d'un Refusnik qui avait fais sa demande de visa il y a dix-sept ans.Il y a aussi plusieurs autres personnes qui ont attendu plus de dix ans».Puis Chtcharanski compara Sakharov à Émile Zola, il y a cent ans, qui a su dire «J'accuse» relativement aux prises de position par Sakharov à l'égard du sort des Juifs en U.R.S.S.et des accords de Helsinki.«Naturellement, dit-il, le cas des prisonniers de Sion en U.R.S.S.n'est pas seulement le cas des Juifs, mais le leur est le pire.Ils sont privés de leur culture, de leur langue, ils ne peuvent pas étudier l'hébreu ce qui constitue une activité criminelle en Union Soviétique, où règne un antisémitisme d'état.Tout cela se passe au moment où le nouveau chef d'état Gorbatchev cherche à présenter une image nouvelle de l'U.R.S.S.et de lui-même en tant que Premier, une image plus humaine».Après, Chtcharanski dit vouloir faire un parallèle entre la France et la russie: «Quand j'étais jeune, j'aimais lire Voltaire et Diderot.J'aimais les satires et l'esprit caustique de ces écrivains que rien ne pouvait arrêter.Cependant, ces écrivains trouvaient que, dans le monue entier, à leur époque, un seul pays était le modèle de l'humanité, la Russie, sous le règne de Catherine II.Celle-ci, qui était née en Allemagne et connaissait l'Occident, écrivait en très bon français.Elle acheta même plusieurs livres de Diderot, toute une bibliothèque, et lui se disait content de savoir ses livres entre les mains d'une si bonne élève.Mais, en pratique, le règne de Catherine Il était un des plus opprimants de l'époque: des paysans battus à mort, etc.Un régime autocrate qui, par contre, récoltait des compliments parmi ces deux grands hommes.Ceci est une analogie avec la Russie de Gorbatchev qui s'est montré comme étant un homme qui comprend bien l'Occident, un dirigeant jeune qui a fait du chemin dans le système et qui sait se vendre.Mais, il ne faut pas faire l'erreur de Diderot et de Voltaire, il faut voir les faits.Yves Montand a montré une excellente façon de ne pas refaire la même erreur».Ensuite, Chtcharanski poursuivit: «Pour le Président Mitterand, ma présence est un miracle.Nous pouvons faire d'autres miracles.Cela est possible parce que beaucoup de gens y croient.Il ne faut pas céder.Dans mon enfance, je n'avais pas d'oreille.Ma maîtresse me disait: Toi, Anatoli, après.Tu chanteras après.Le jour où je suis entré au cachot, j'ai pu chanter tout seul.en hébreu.Ceci veut dire que notre monde est un pont très étroit et qu'il ne faut avoir peur de rien.J'ai compris que ce pont était plus tard à Berlin.» (Quand Chtcharanski fut libéré le 11 février 1986).DIFFUSION VOGUE coiffure 381-8386 589 EST, BOUL.HENRI-BOURASSA la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 société La cause fondamentale du terrorisme international (2e partie) S'adressant à la cause fondamentale du terrorisme international, le professeur P.J.Vatikiotis, de l'Université de Londres, qui fait autorité sur les questions du Moyen-Orient, arrive à la conclusion suivante: «11 n'est pas possible de séparer au Moyen-Orient le terrorisme international du terrorisme domestique; il n'est pas possible sur le plan pratique de condamner l'un sans condamner l'autre ou de combattre l'un sans combattre l'autre» {Le terrorisme, comment l'Occident peut gagner ouvrage collectif en anglais publié par Farrar, Strauss, Giroux, New p.831.Cette conclusion peut s'appliquer lorsqu'il s'agit d'expliquer pourquoi Kadhafi encourage le terrorisme dans les territoires français du Pacifique, en Nouvelle Calédonie et en Guadeloupe, et dans les départements de la Réunion, au large de la côte d'Afrique, et de la Martinique dans les Caraïbes.En effet si la France pratique une politique de conciliation vis à vis de l'OLP, elle s'oppose à la Libye sur la question du Tchad et d'autres zones de l'Afrique.Que Kadhafi choisisse de manifester son mécontentement vis à vis de la politique française, américaine ou italienne par le biais du terrorisme (voir l'article de Michael Richardson dans le Herald Tribune du 7 Avril 1986), voilà qui est bien dans son style; après tout n'envoie-t-il pas des équipes d'assassins terroriser les dissidents libyens en Europe?Quant à l'opposition domestique opérant en Libye, Kadhafi la traite de façon expéditive: selon Robert Fisk (London Times, 16 janvier 1986) ainsi que l'hebdomadaire pro-irakien paraissant à Paris Al-Watan Al-Arabi (1.1.86) Kadhafi aurait fait exécuter le colonel Hassan Ishkar, le troisième homme dans la hiérarchie militaire libyenne à la suite d'un désaccord sur la politique à suivre vis à vis de l'Égypte au mois de novembre 1985; en mars de la même année, 65 officiers avaient été pendus à la suite d'une tentative d'assassinat contre Kadhafi.Depuis qu'il a pris le pouvoir — à la suite d'un coup d'état militaire — en 1969, Kadhafi n'a fait qu'observer la règle que suivent de loin ou de près tous les autres dirigeants arabes: ce que l'on ne peut intégrer, on le terrorise, l'élimine, le liquide ou on l'intimide.Michael Leden, professeur au Georgetown Center for Strategie and International Studies, est un expert des questions du terrorisme international.Il écrit: «On savait en Italie que la Libye mettait à la disposition d'organisations de type néo-nazi comme Ordine Nero ainsi que des mouvements séparatistes de la Sardaigne et de la Sicile argent, entraînement et armes, (et ce malgré les relations étroites entre l'OLP et l'Italie, NDLR).Or, en même temps la Libye se rapprochait de l'Union Soviétique.Fallait-il en conclure que la part que prenait la Libye dans le terrorisme italien se situait dans le cadre de la politique soviétique de déstabilisation du pays?.En 1974, les Services de Sécurité Européens provoquent un «accident» impliquant une voiture où se trouvaient deux agents notoires du KGB.Dans la voiture les services de sécurité belges trouvent des documents mentionnant le quartier général d'opérations terroristes se trouvant à Vienne en Autriche (et ce en dépit du fait que ce pays est un des refuges politiques de l'OLP — NDLR).Ce centre était chargé de coordonner les opérations de groupes terroristes divers, allant des Brigades Rouges à l'Armée Rouge du japon.Moins de vingt-quatre heures après «l'accident» le centre de Vienne déménageait pour aller s'installer en Libye (op.cit.p.91-92).Le professeur Fouad Ajamî, un Libanais Chiite qui fait autorité en matière de politique arabe et qui enseigne à l'Université john Hopkins, au département des Relations Internationales, critique aussi les vues trop simplistes sur la cause fondamentale du terrorisme international et met en lumière les complexités du problème.«Selon l'une des interprétations du 'problème du terrorisme', l'Amérique en est arrivée là pour s'être refusée à promouvoir un processus de paix israélo-arabe et doit désormais essayer de résoudre des problèmes politiques par des moyens militaires.En réalité, il faut être bien naïf pour envisager un processus de paix qui mettrait un terme à la vague de terrorisme.S'il y a une chose dont les Américains peuvent être sûrs, c'est que rien n'enragerait davantage les extrémistes de la région qu'une initiative majeure américaine sur le plan diplomatique.«Aucun plan américain ne sauverait l'Amérique de la colère de tous ceux qui cherchent à l'éliminer de la région.C'est bien mal lire la situation de dire que la terreur naît de l'impasse dans laquelle se trouvent Israéliens et Palestiniens.Certes cette impasse joue son rôle, mais il est limité.La terreur est essentiellement issue d'un ensemble de pressions et de tensions au sein de la société du Moyen-Orient, sur le plan social, économique et politique; elle est issue du traumatisme d'une jeunesse déracinée et urbanisée de fraîche date, et du sentiment ressenti par des femmes et des hommes aux prises avec des temps difficiles et qui ont l'impression que leur monde est en train de se déchirer.«.la terreur est issue d'une autre source.I! s'agit d'individus sans pitié pour lesquels le terrorisme est un métier qui paie, qui paie même très bien.Cela n'est pas servir la cause de la paix entre la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 Israël et les Palestiniens que de prétendre qu'elle résoudrait un problème qui dépasse largement ce conflit.(Ainsi lorsque deux Anglais, un Hollandais et vingt six Philippins sont kiknappés sur une île du golfe persique revendiquée par plusieurs États, cet incident, rapporté par l'AFP le 27 avril, n'a rien à voir avec la question palestinienne — NDLR) «Nous tendons à voir en Kadhafi un homme isolé, haï dans sa région, et ce n'est pas faux.Mais les Américains ne se rendent pas suffisamment compte du fait qu'il met en pratique les sentiments anti-occidentaux d'une grande majorité de gens ordinaires.» «Un vent terrible soufflait alors à travers l'Islam.Les Américains s'y trouvaient alors qu'un gigantesque combat se déclenchait: combat pour l'âme de la société, pour fa direction vers laquelle elle allait évoluer.À travers tout Se monde musulman le centre modéré s'effondrait, pris entre des nantis qui s'affolaient d'un côté et un militantisme furieux de l'autre.Il était inévitable que l'Amérique se retrouve du côté des nantis.Dix années de richesse basée sur le pétrole, et d'espoir s'achevaient dans la défaite, dans l'échec.Lorsque le temps fut venu de trouver un bouc émissaire, conclut le professeur Ajami, ce fut tout naturellement l'Amérique, qui s'était trouvée intégrée dans la région, dans ses luttes et dans les calculs.» (New York Times, 1 7 Avril 1986).Le rôle des régimes arabes dans le réseau du terrorisme international, et dans la sphère des conflits globaux et des calculs, est évoqué par Benjamin Netanyahu, Ambassadeur d'Israël aux Nations-Unies, dans l'ouvrage précité.«Le terrorisme n'aurait jamais atteint ses proportions actuelles, ou son ampleur sur le plan international, sans Je soutien reçu des États et sans la collaboration des groupes terroristes de par le monde.En premier lieu les gouvernements font de leur pays un sanctuaire.Souvent le terroriste réussira à échapper à la capture, au châtiment, en franchissant la frontière; de plus les États qui encouragent le terrorisme mettent souvent à la disposition des terroristes leurs ambassades ou des maisons sûres dans les pays qu'ils attaquent.Ces mêmes États entraînent les terroristes, leur donnent de l'argent, des armes, et des renseignements vitaux.«Au-delà de l'implication des États de nombreux documents prouvent de façon Irréfutable que les différents groupes de terroristes collaborent: l'armée rouge japonaise avec le F PL P, les Brigades Rouges italiennes avec la bande Baader-Melnhof de RFA, la faction Armée Rouge (qui succéda à la bande Baader-Melnhof) avec le groupe français Action Directe.Dans nombre de ces cas c'est l'OLP qui fait office de pivot; l'OLP soutenue par l'Union Soviétique et par le monde arabe, foncièrement anti-occidentale, elle s'applique à aider les mouvements de «libération nationale» de l'Irlande à la Turquie et de l'Amérique Centrale à l'Asie du Sud-Est» Cpp 85-86).«Au Moyen-Orient de véritables États terro-ri s tes sont apparus; dés régi mes q u i emploient le terrorisme comme leur arme essentielle contre leurs adversaires.Ce sont des États qui constituent l'élément indispensable à la croissance du terrorisme.Sans eux le terrorisme serait vite revenu aux dimensions purement domestiques — et donc beaucoup moins dangereuses, qui étaient les siennes auparavant.Car ces régimes peuvent développer, ou obtenir, des moyens de destruction — conventionnels, chimiques ou nucléaires — que l'organisation la plus sophistiquée ne saurait se procurer.Que ces États en viennent à penser qu'ils peuvent frapper leurs ennemis avec impunité pourvu qu'ils se servent de moyens clandestins comme le terrorisme, et les voilà capables d'en arriver à l'escalade dans leurs attaques, ou même à changer radicalement la nature de plus d'un conflit armé.On ne peut pas tout à fait écarter la possibilité que le seuil de la guerre nucléaire soit un jour franchi — à la suite d'une erreur de calcul de la part du dirigeant d'un tel État.Imaginez un Kadhafi ou un Khomeini disposant de l'arme atomique!» (op.cit.p.175-176).« Lorsqu'un État se sert délibérément de terroristes, la question de savoir s'il convient de diriger les représailles contre les terroristes ou contre le gouvernement qui les abrite devient une question pratique et non plus une question de principe.Il n'existe aucune raison morale de limiter les représailles aux seuls attaquants: les terroristes n'ont en effet agi qu'en serviteurs du gouvernement.En temps de guerre, limiter la contre-attaque aux seuls soldats qui vous ont tiré dessus serait le comble de la folie.» (p.220).Netanyahu conclut en se penchant sur la question de la cause fondamentale qui préoccupe tant les intellectuels européens: «Aucun des mouvements de résistance contre l'occupant nazi ne s'est livré, ou n'a couvert, des attaques de terroristes contre des civils allemands.Ce qui était visé, c'était l'objectif militaire, le gouvernement.Mais les terroristes d'aujourd'hui se servent du plus léger prétexte pour perpétuer leurs forfaits, et c'est avec un plaisir tout particulier qu'ils s'en prennent aux innocents.L'argument de la «cause fondamentale» est l'un des arguments favoris pour expliquer le terrorisme de l'OLP et des Arabes.On soutient que c'est le manque de progrès vers un réglement pacifique entre Arabes et Israéliens qui encourage le terrorisme.La vérité est exactement le contraire.Le terrorisme n'est pas la conséquence de l’échec des négociations; il en est avant tout la cause.Tout dirigeant arabe, qui se montre tant soit peu disposé à la coexistence pacifique, risque d'être immédiatement assassiné par les terroristes.» Document du Media Analysis Center Jérusalem COMMUNIQUÉ.En réponse aux acclamations chaleureuses du public et aux demandes répétées des éducateurs, l'exposition Enfants de l'Holocauste: Legs d'une génération disparue sera prolongée jusqu'au moins de juin 1987.L'exposition permanente Vie et destruction des Juifs en Europe sera ouverte au public pendant la même période.Shoah, le film de 9 U heures sur l'Holocauste, sera porté à l'écran en cinq parties et sur une base continue, au Centre commémoratif de l'Holocauste à Montréal.Un film sur Anne Frank est également à l'affiche.Heures d'ouverture du Musée: Mardi à vendredi, et dimanche de 11 h à 17 h.Des visites de groupes sont organisées le jour et le soir sur demande.Information sur les séances des films et sur réservations, veuillez communiquer avec: Ruth Mirsky au 735-2386 L'entrée est gratuite.la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 nouvelles publications 18 d'enfance et d'adolescence que raconte l'auteur avec beaucoup d'émotions et de sensibilité à travers des anecdotes qui ont Robert Benayoun Les dingues du nonsense de Lewis Carroll marqué sa vie dans le quartier de Casa- à Woody Allen -j/SKT blanca où vivaient en majorité des famil- les juives.Le lecteur y retrouvera ses propres sou- venirs.et son propre goût des confitures! Homme d'affaire réputé, BOB ORÉ v nWÊâiX ABITBOL a toujours eu la passion de 7.7 " l'écriture.Il a publié en outre des textes miPHEa comBtures dans les journaux et revues canadiens et a 'TV composé quelques chansons.Actif dans différents mouvements culturels, BOB Citoquta Ce recueil se compose de 17 nouvelles qui se lisent comme un long poème.Un harmonieux mélange de tendresse, fraîcheur, nostalgie et humour dans un sytle d'écriture joyeuse et passionnée.Le lecteur fera un voyage assez surprenant dans les souvenirs marocains PB* CW: vph >th Juif s en errance suivi de [Antéchrist Deux essais contradictoires, en apparence seulement.Le premier, Juifs en errance (1927), paraît couler de la plume d'un humaniste aimablement sceptique, quoique bienveillant et tendre, juif «assimilé» lui-même, entreprenant la défense de ses frères de l'Est et de leur culture.Il s'adresse à «ceux qui ont de l'estime pour la douleur, la grandeur humaine et la saleté qui accompagne partout la souffrance; qui sentent qu'ils ont beaucoup à recevoir de ces régions de l'Est et qui savent peut-être qu'il nous vient de Galicie, de Russie, de Lituanie, de Roumanie, de grands hommes et de grandes idées».L'Antéchrist (1 934) semble, au premier abord, être l'oeuvre d'un illuminé moderne et frappe par sa virulence.En réalité, le thème offre à l'auteur la possibilité commode de mettre en forme un règlement de comptes avec une société ou le fascisme n'est pas la seule des aliénations — pour ne citer que le pouvoir politique, la technique dévoyée, le racisme.— qui pèsent sur l'homme.Car, au nom de la morale et de la religion, c'est l'homme que défend Joseph Roth, et c'est ici aussi un huma- ORÉ ABITBOL a présidé et animé la Quinzaine de la Culture Sépharade qui a eu lieu à Montréal en mai dernier.Avec Le goût des confitures, BOB ORÉ ABITBOL vient de signer son premier ouvrage.Éditions hurtubise hmh, Collection l'Arbre nisme qui se dégage, par antithèse, des condamnations qu'il prononce.En effet, n'est-ce pas la nécessité historique, psychologique, artistique où s'est trouvé Joseph Roth de vivre ces contradictions symbolisées par la réunion de ces deux textes qui lui a permis d'être non seulement le grand prosateur et le poète que nous connaissons par ses romans, mais aussi un analyste politique dont le jugement se révèle riche et durable?Joseph Roth est né en 1896, en Galicie, de parents juifs.Études de philologie à Lemberg et à Vienne.En 1916, il s'engage dans l'armée autrichienne.Après la guerre, il se tourne vers le journalisme et collabore à de nombreux journaux.En 1933, il émigre à Paris où il demeurera jusqu'à sa mort en 1939.Il laisse une oeuvre abondante et variée: treize romans, huit longs récits, trois volumes d'essais et de reportages, un millier d'articles de journaux.Essais traduits de l'allemand par Michel-François Demet.Publié aux Éditions du Seuil coll.le don des Langues.Depuis les origines du nonsens, depuis Rabelais à Raymond Devos ou Bernard Haller, Alphonse Allais, Lewis Caroll, W.C.Fields, Roland Dubillard.tous sont là, qui usent et abusent des ressources de la contradiction, sans oublier les cartons de Tex Avery ou les paradoxes de Snoopy.Robert Benayoun, critique de cinéma, cinéaste, écrivain, a publié notamment /'Érotique du Surréalisme (Pauvert), Alain Resnais, Arpenteur de l'imaginaire (Stock) Éditions du Seuil, Collection Points Virgule.Les Juifs dans le monde contemporain BEATRICE PHILIPPE avec la collaboration Je Nelly Gutman Drancy, pogrom, Auschwitz, mais aussi Humour, État d'Israël.Autant de mots évocateurs et symboliques d'un très ancien peuple, trop souvent martyr mais toujours porteur d'un message universaliste.De l'Émancipation à nos jours, l'auteur retrace l'histoire des Juifs à travers leur implantation géographique, leurs traditions et leur culture.Béatrice Philippe, diplômée de l'Institut d'Études politiques de Paris, docteur en sociologie politique, est spécialiste de l'histoire du peuple juif.Auteur de Être juif dans la société française du Moyen Age à nos jours, elle enseigne actuellement à l'Institut National des Langues et Civilisations orientales à Paris.Publié par les Éditions MA (Paris).la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 depuis] [ ernaid fees de cartons noopy.inéma, liment Alain Stock! nts Vir- ant® yf mais liver#- 'auteur ifsleur ittadi' SOMMAIRE 21 La clé de l'indépendance financière par Alain Cohen 22 Mots croisés 23 L'impact du libre-échange sur le marché du travail par Annette Oliel-Amar 27 Le REEE: un abri fiscal pour promouvoir les études post-secondaires de ses enfants par Monique Viranyi 28 Profil d'un leader 30 Le bail commercial: prudence par Simon Danino Editorial par Raymond Eljarrat Pour atteindre un grand idéal Besoin est de courage, d'abnégation, D'engagement collectif d'envergure.Pour atteindre un idéal «low profile» Besoin est de naïveté, d'illusion, D'engagement personnel.Le premier est difficile Le deuxième est facile Le premier, on croit qu'on pourra l'atteindre une fois, Le deuxième, on est persuadé qu'on l'atteindra toujours.Dans un cas comme dans l'autre, on se Berce d'illusions, conscientes pour les uns, Inconscientes pour les autres.L'un désespère et persévère, L'autre espère.19 Dans un cas comme dans l'autre, Beaucoup d'appelés, peu d'élus.Le royaume des deux n'est point coté en Bourse.Le vendeur n'est jamais là, dans la course Seuls des acheteurs s'offrent des parcelles De ce qu'ils croient être les plus belles Retombées de ce divin bonheur.On paye cher, inflation oblige Des choses, sans prix, appartenant à Une société anonyme dont le seul Actionnaire tarde à se manifester, Entraînant le marché dans des Spéculations les plus vives Où le bonheur des uns Fait le malheur des autres.la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 (514.) 337-4989 CHARLES LUGASSV Télex: 05826852 / code 1126 11015 Cavendish, app.610 Téléfax: (514) 384-3345 St-Laurent, Montréal B.P.981, St-Laurent P.Q.Canada H4R 2H5 P.Q.Canada H4L 4W3 Relations Publiques et Publicité Consultant en Immigration et en Investissements Service de conseillers en fiscalité COMMERCIAL - RÉSIDENTIEL - INDUSTRIEL 8255 MOUNTAIN SIGHTS GILBERT DERY SUITE 501, MONTRÉAL, P.Q.H4P 2B5 ANALYSTE ÉCLAIRAGE D'URGENCE COFFRET DE SÛRETÉ VOL À MAIN ARMÉE VOL—FEU C.C.T.V.Tél.: (514) 738-4877 Centrale/u.l.c.24 Hrs.AVOCATS TOUR ESSO: 1981, Avenue McGill Collège, suite 1720, Montréal, Qué.H3A 3B1 ARMAND J.ELBAZ MTL.: (514) 842-2526 QUÉ.: (418) 681-9671 TÉLEX: RIVARD 051-3322 CONSEILS ET RÉALISATIONS EN INFORMATIQUE 550 Deslauriers Ville St-Laurent, Qc H4N 1V8 TÉL.: (514) 332-6915 Albert LASRY Directeur technique R.LAfoNd & Associés înc Société de courtage en assurance de personnes 425 ouest, boul.de Maisonneuve Bureau 1250, Montréal QC, H3A 3G5 Filiale de Consortium Dimension 4 inc.Alain Cohen, b a a (514) 288-3527 Chargé de compte • Gestion de portefeuille d’assurance de personnes • Gestion professionnelle de portefeuille de placements • Régime d'avantages sociaux ROBERT P.BOISJOLI, B.COM., C.A.BOISJOLI, SABBAH, SABBAG, ZI RI, MALKA.COMPTABLES AGRÉÉS - CHARTERED ACCOUNTANTS MONTRÉAL 1440 STE.CATHERINE OUEST #525, MAURICE SABBAH.C.A.MONTRÉAL, CANADA, H3G 1R8 MICHEL SABBAG, C.A.TEL.: (514) 861-5881 JOSEPH ZIRI.M.COM., C.A.EMILE H.MALKA, B.SC.COM., C.A.TORONTO 372 BAY ST., SUITE 504 ROSS A.WHITESIDE, C.A.TORONTO, CANADA, M5H 2W9 SYLVAIN BROSSARD, B.A.A., C.A.TEL : (416) 363-9679 la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 La clé de (Indépendance financière, l'avez-vous?par Alain Cohen Qu'est-ce que l'indépendance financière?C'est peut-être le voilier au large des Iles ensoleillées, ou arrivé, à un point de sa vie et avoir le libre choix d'arrêter ou de continuer à travailler, ou se permettre d'être généreux de son temps en quantité et en qualité avec ses proches.Ces désirs et bien d'autres concourent vers un même objectifs: «Améliorer sa propre qualité de vie.» La toile de fond du processus qui vous mènera vers l'indépendance financière est le temps.Chaque objectif que vous poursuivrez et mettrez en application dans les divers domaines de votre vie, incluera nécessairement un indicateur de temps.Ainsi certaines actions devront être prises à court, moyen et long terme.Que doit-on faire pour atteindre l'indépendance financière?Comme beaucoup de projets, la qualité de la vie s'organise.Vos goûts et vos préférences: L'atteinte de l'indépendance financière passe par deux grandes étapes.1) La formulation de la stratégie 2) La mise en application de celle-ci Que vous soyez employé, propriétaire d'entreprise, cadre ou professionnel, un temps d'arrêt est nécessaire afin de détecter vos propres goûts et préférences et ainsi circonscrire vos aspirations profondes.Concrètement, l'analyse de certaines informations vous donnera l'avantage de prendre conscience en profondeur de: - Vos réalisations et vos objectifs - Votre budget - Votre politique de placement et votre planification fiscale Un tel dossier constituera un recueil de tout votre patrimoine et en fera ressortir les forces et les faiblesses.Mise en application La gestion de vos actifs: Se subdivise en deux grandes voies, celle de l'autogérance et de la gérance profesionnelle.L'autogérance fait appel à la combinaison de vos talents et de vos expériences en regard du marché financier, en général, votre gérant de banque, votre courtier en valeur mobilières et immobilières vous épauleront en ce sens.Ici, c'est vous qui prenez votre propre décision d'investissement.À l'opposé, la gérance professionnelle ne nécessite qu'une seule décision, celle de confier ses épargnes à une institution solide.La gestion des risques purs: (décès, invalidité, retraite) Il suffit d'avoir la protection suffisante afin de combler les besoins de liquidités en cas de décès et d'avoir un portefeuille d'assurance-vie qui correspond à son groupe d'âge.Les besoins à la retraite devront être comblés par un bon programme d'investissement diversifié; la répartition de votre portefeuille de placement devra être effectuée aussi selon l'âge, les objectifs poursuivis et le degré d'aversion au risque.L'assurance-salaire permet enfin de couvrir le risque de l'invalidité; à ce chapitre, il existe aussi des assurances-salaires qui couvrent des périodes de courtes, moyennes et longues durées.La gestion des risques spéculatifs: Ce sont des risques où l'on peut réaliser soit des gains ou des pertes, contrairement aux risques purs qui ne donnent lieu qu'à des pertes.Il est donc question ici de gestion d'entreprise: diagnostic et stratégie d'entreprise et gestion de la relève, intéressement de cadres, amélioration de la productivité et gestion de la rémunération etc.Certaines statistiques concernant les propriétaires d'entreprises démontrent que 70 % à 90 % des actifs de ces derniers sont investis dans l'entreprise.En cas de mauvaises affaires, c'est donc tout le patrimoine qui est mis en péril.La gestion de la valeur de vos documents: Testament: La Loi concernant les droits successoraux ayant été abolie, il serait opportun de procéder à une révision de votre testament s'il a été fait dans ce sens.L'utilisation de fiducies peut aussi s'avérer pertinente.Convention de rachat d'actions entre actionnaires: Il s'agit dans ce cas de s'assurer que les clauses habituelles y soient inscrites, telles que la clause de retrait des affaires avec les mécanismes de rachat, la clause de décès et d'invalidité.La convention pourra être financée par des contrats d'assurance-vie et d'assurance-salaire adéquats.Chacun des domaines du projet que l'on vient d'énoncer devra inclure des éléments de décision qui devront être en accord avec la stratégie initiale.La stratégie devra être révisée régulièrement dépendamment des goûts et des préférences et de la progression du patrimoine.Comme nous l'avons vu, le relevé complet de ses actifs et de ses passifs, l'analyse de tous ses documents et la projection de sa situation financière dans le temps permettront de connaître la satisfaction de progresser à l'intérieur d'un plan d'action, de découvrir les forces et les faiblesses de sa situation financière personnelle et d'y apporter les correctifs nécessaires.Visualiser ses réalisations et concrétiser ses rêves, tels sont les avantages de cette démarche.La qualité de vie de demain s'organise aujourd'hui.la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE I986 22 Les Productions Rimage Photographie & Vidéo G L'excellence et la satisfaction à votre service f- Mariages - Bar Mitzvah - Sweet Sixteen Portrait (Famille, enfants, hommes d'affaires) Maurice Levy 738-8728 mssm Raphy Ohayon 342-6665 COMMUNIQUÉ- La Communauté Sépharade est en grande partie francophone.Ses membres sont pourtant pour la plupart polyglottes en raison de leurs origines diverses.Les Sépharades représentent un excellent exemple d'un groupe multilingue, vivant dans une société bilingue.Une étudiante du Département de Linguiti-que à l'Université de Montréal écrit sa thèse sur le comportement linguistique des Sépharades.Béatrice Cale veut décrire en détail l'histoire et la composition linguistiques de cette communauté.Étant donné le caractère particulier de cette ethnie, elle se propose d'examnier le rapport entre les capacités linguistiques, perçues par les membres de cette communauté et l'usage qu'ils pensent faire de leurs différentes langues, l'alternance de langue dans des situations sociales spécifiques.Les informations seront assemblées à partir de deux questionnaires et d'entrevues avec des membres de la Communauté.Si vous acceptez d'être interviewés, veuillez contacter Béatrice Cale au 272-7612.- COURS PARTICULIERS - ûnfozniatiaua.Mathématiques (pures et appliquées), Physique dispensés en français ou en anglais NIVEAUX secondaires et universitaires DANIEL TOLEDANO Ingénieur de l'École Supérieure d'Électricité de Paris Master of Sciences, U.C.L.A Los Angeles * Programme minimum de 10 leçons * Possibilité de cours à domicile Progrès et résultats assurés 5740, boul.Cavendish, C.S.L.487-3415 Signature JEAN MELANCON ” LA GRIFFE DE LA DISTINCTION POUR LA DECORATION DE VITRINE ” CENTRE DE BEAUTÉ WEISOR INC.Soins complets du corps et du visage selon une nouvelle méthode de Paris.4961 Queen Mary, Suite # 8 Montréal - Plaza Snowdon 733-0208 9h à 21h • Obésité, cellulite • Jambes lourdes, raffermissement • Traitement de l’acné • Cire au miel pour tout le corps • Clinique des ongles, soie acrylique Future • Produits naturels d’Israël en exclusivité $5.00 d’escompte sur tout traitement sur présentation de cette annonce.la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE I986 L'impact du libre-échange sur le marché du travail par Annette Oliel-Amar* La Commission MacDonald qui avait pour mandat de réfléchir sur l'avenir de l'Union économique du Canada, a remis un rapport qui explique les perspectives de 23 développement et les avantages à long terme que le libre-échange avec les USA.apporterait à l'économie canadienne qui pourtant devrait s'adapter a court terme.Ce rapport a fait verser beaucoup d'encre et est encore le sujet de bien des articles dans le monde de l'économie et des affaires.Les économistes s'entendent sur une seule chose: l'économie canadienne serait transformée si le pacte du libre-échange était signé avec les États-Unis.Nos politiciens se font eux aussi entendre.Au Québec, Bourassa se dit contre certains aspects de ce traité; en Ontario> Peterson se dit pour; au Canada, Mulroney ne jure que par cette politique.Quelles sont les conclusions principales du rapport MacDonald?Premièrement, le libre-échange qui renforcerait les liens économiques des deux pays, augmenterait la productivité de nos industries et le dynamisme de nos entrepreneurs.À cela serait attachée une réforme de l'assurance-chômage, des programmes sociaux et des lois sur l'imposition qui réduirait le déficit budgétaire de l'État canadien.L'impact du libre-échange Pour que ce traité rapporte les avantages cités plus haut et qu'il soit aussi profitable d'un côté comme de l'autre de la frontière, il faudrait d'abord et avant tout que la loi du marché libre prime dans l'économie canadienne ce qui n'ect grère le cas actuellement puisque le Canada a un penchant très marqué pour une politique commerciale protectionniste.Il y a aussi la question des barrières non-tarifaires qui ne seront plus des aléas lorsque le pacte sera signé.Comment pourra-t-on lutter contre les pratiques déloyales?Des deux bords de la frontière, des politiques d'achat tel le «Buy American Act» ou des politiques *M.B.A.option ressources humaines et administration internationale (H.E.C.) Responsable des communications à la Fédération des Femmes du Québec.Vice-Présidente à la Fédération des Femmes Juives.régionales de subventions pour venir en aide aux entreprises, sont favorisées par les gouvernements.Que va-t-il advenir des entreprises protégées dans certaines régions, de leurs travailleurs et travailleuses, si elles ne sont pas concurrentielles avec le reste du marché?Mes deux dernières questions sont les suivantes: y a-t-il des secteurs chez nous, qui vont sortir gagnants?Et quel sera l'impact de ce traité sur les travailleuses des industries perdantes?D'après les économistes, ce ne sera certainement pas le secteur des matières premières qui va être gagnant puisqu'on a pu se rendre compte que les prix des matières premières (comme le pétrole par exemple) chutent dans les pays exportateurs et les prix de ces commodités au Canada sont plus élevés qu'aiIleurs.Sept pour cent (7%) de la main d'oeuvre féminine se retrouve dans ce secteur.L'industrie manufacturière a été qua- la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 lifiée: la plus vulnérable (puisque déjà assez faible) dans cet échange.Ici on parle de l'industrie textile, vêtement, petits appareils électriques, articles de sport, etc (l'industrie qu'on appelle légère) dont les deux-tiers (2/3) des travailleurs sont des femmes.Les américains ne choisiront pas de fabriquer leurs produits au Canada.La tendance des compagnies productrices est de déplacer la production vers les pays en voie de développement dont la main d'oeuvre est à si bon marché.Bien sûr, la Commission MacDonald recommande des mesures d'ajustement et de recyclage.Cependant l'ajustement sous-tend parfois une relocalisation de la main d'oeuvre.Les femmes ne sont pas aussi facilement relocalisables.Elles veulent rester proches de leur famille.De plus leur revenu est plus faible que celui de leur époux, donc le choix de rester sur place est fait d'avance.Le secteur des services regroupant 80% des travailleuses les U S.A.insiste pour que ce secteur (en plus de l'échange des biens) soit inclus dans le pacte du libre-écharige.Là non plus, je ne vois pas comment nous pouvons sortir gagnant de cet échange; étant donné que l'économie est de plus en plus orientée vers les services, que les progrès dans la communication se sont développées à un rythme effarant et que les deux-tiers (2/3) du produit national brut des Etats-Unis provient du secteur des services et emploie 70% de leur main d'oeuvre.Ils vont mettre «le paquet» pour nous envahir de leurs services.Nous serons (excusez le terme) «bouffés», à tout le moins submergés par les offres de service des américains.Qu'adviendra-t-il de notre industrie?Une chose est claire, Mulroney veut élaborer des mesures pour portéger le domaine culturel et celui de la Sécurité nationale; mais le reste c'est-à-dire les banques, les compagnies d'assurances etc.?La loi du marché va prévaloir — Le plus fort, le plus offrant va s'installer, les plus petits seront éliminés.Contre les géants américains notre secteur tertiaire va s'affaiblir et notre main d'oeuvre à grande majorité féminine, une fois de plus, va se retrouver sur le pavé.Jusqu'ici, une fois mise à pied, nous avions l'assurance-chômage qui protégeait une partie de notre revenu, mais que nous réserve le réaménagement du régime d'assurance-chômage tel que proposé par la commission?Réforme de l'assurance-chômage Grosso modo, cela comporte la réduction des prestations, la prolongation de la période d'admissibilité pour certains cas et l'élimination des prestations supplémentaires régionales, là où le chômage est particulièrement élevé.Vous vous imaginez un peu ce que la réduction des prestations va engendrer pour les femmes qui forment une partie disproportionnée de la main d'oeuvre à bon marché, puisque cette réduction sera plus grave pour ceux qui sont au bas de l'échelle des revenus.Réforme des programmes sociaux La Commission recommande de remplacer une bonne partie des programmes sociaux actuels par un revenu garanti.Cependant quand ils parlent du niveau de ces revenus, ils admettent selon leurs propres mots: «ne seraient pas forcément suffisants pour subvenir à tous les besoins d'une famille à moins qu'elle ne reçoive une aide supplémentaire».Voici les programmes que la Commission recommande d'éliminer: supplément du revenu garanti, allocations familiales, crédit d'impôt pour enfants, exemption de personne mariée, exemption au titre des enfants pour contributions fédérales au Régime d'Assistance publique, programmes fédéraux de logement social et possiblement exemption personnelle.Le retrait de ces programmes sociaux et l'introduction du Régime universel de sécurité du revenu proposé par le rapport aura à mon avis très peu de chance de se produire parce qu'il y aura une protestation générale de la part des hommes comme des femmes.Conclusion Certaines recommandations du rapport MacDonald seront probablement mises en vigueur surtout celles dont les vues coïncident avec celles de l'actuel gouvernement.La réforme de l'assurance-chôrhage par exemple.Les taux de chômage que l'on connaît présentement sont si élevés et le coût de l'assurance-chômage est tel que les recommandations de la Commission MacDonald seront bien reçues par le gouvernement qui est impatient de diminuer son déficit budgétaire d'une manière ou d'une autre.Le pacte du libre-échange sera peut-être signé surtout quand on pense que l'un des éléments tel que les barrières tarifaires à l'importation seront d'ici 1987, abolies entre plusieurs pays afin de développer le commerce international et régler certains conflits internationaux.Cependant une des questions les plus fondamentales qu'on devrait se poser avant de signer ce pacte, de réformer nos programmes d'assurance-chômage, programmes sociaux et la loi de l'imposition pour se conformer aux lois du marché en concurrence parfaite, est la suivante: «Qu'est-ce que nous, citoyens et citoyennes, voulons-nous donner comme société?» Doit-on modeler notre économie et nos programmes sociaux à l'image de celle des États-Unis?Est-ce que leur société avec tout ce qu'elle comporte comme bons et mauvais aspects est un exemple pour la nôtre?Leur économie n'est-elle pas elle aussi en mauvaise posture budgétaire?Il y a certainement des éléments valables à prendre en considération mais de là à recopier leurs erreurs, il y a un grand pas à franchir.Revenons à ce qui nous concerne de plus près.La tranche de la population canadienne qui sera la plus touchée par le remaniement proposé dans le rapport MacDonald, ce sera celle des femmes, au niveau de l'emploi, dans les trois secteurs: primaire, manufacturier et des services.Perte d'emploi signifie perte de revenu, perte de pouvoir d'achat et perte de qualité de vie pour nous et nos familles.Les petites compagnies souffriront sévèrement de cette transaction.Pour survivre, elles vont devoir se retrousser les manches et se trouver une niche dans leur marché respectif en misant sur leurs avantages compétitifs (tels que la flexibilité, le service à la clientèle etc.) afin de défier la concurrence.la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 «T PARENTS/GRANDS-PARENTS D’ENFANTS DE MOINS DE 10 ANS ÉPARGNEZ POUR LA PREMIÈRE ANNÉE D’UNIVERSITÉ, DE CÉGEP OU DE COLLÈGE COMMUNAUTAIRE ET NOUS PAYONS DES BOURSES POUR LES TROIS ANNÉES SUIVANTES Épargnez aussi peu que $9.00 par mois (enfants moins d'un an) pour accumuler les fonds pour payer l’université, le collège ou l’éducation technique de votre enfant.i ES vA Statut fiscal: en ce qui concerne les impôts; le programme C.S.T.est un régime enregistré d’épargne d’études (R.E.É.É.) numéro d’approbation 010.LE PLAN FIDUCIAIRE CANADIEN DE BOURSES D’ÉTUDES, le plus ancien et le plus important du genre au Canada est une méthode pratique et économique pour alléger le fardeau financier des études post-secondaires.Le Plan est administré par la Fondation C.S.T., un organisme sans but lucratif, créé en 1961.Actuellement 150,000 enfants sont inscrits au Plan C.S.T.En leur nom, plus de 150,000,000$ en capital et intérêt est en vertu de l'administration par la Fondation C.S.T.Depuis sa création, la Fondation C.S.T.a versé plus de 128,000,000$ en bourses d’études aux étudiants de niveau postsecondaire: une contribution à l’éducation dont la Fondation C.S.T.est très fière.Tout enfant de la naissance jusqu’à sont 10e anniversaire peut être inscrit au programme.Plus l’enfant est jeune, moins le dépôt d’épargne sera élevé, i.e.le dépôt mensuel pour un enfant âgé de moins d’un an au moment de l’adhésion est de 9$ seulement.Les économies sont retournées (moins les frais d'inscription et d’administration) pour aider avec les dépenses pour la première année postsecondaire.La Fondation C.S.T.paie à l’étudiant des bourses d’études pour les trois années suivantes en acceptation à toute université ou collège reconnu, école d’arts et métiers, CÉGEP, ou toute autre institution postsecondaire n’importe où dans le monde.Le Plan C.S.T.est un RÉGIME ENREGISTRÉ D’ÉPARGNE-ÉTUDES (R.E.É.É.No.010) approuvé en vertu de la Loi de l’impôt sur le Revenu du Canada.Prospectus disponible sur demande.UNE FORMATION SUPÉRIEURE EST D’UNE IMPORTANCE VITALE POUR RÉUSSIR C’EST, SANS DOUTE, LE CADEAU LE PLUS PRÉCIEUX QUE LES PARENTS PUISSENT OFFRIR À LEURS ENFANTS C’EST POUR LA VIE.POSTEZ CE COUPON AUJOURD’HUI: ou TÉLÉPHONEZ À: Jacques Laredo Gérant de district Tél.: (514) 747-6366 FONDATION FOUNDATION REGISTRAIRE PLAN FIDUCIAIRE CANADIEN DE BOURSES D’ÉTUDES 6851 KORCZAK CR.CÔTE S-LUC (QUÉBEC) H4W 2V3 OUI, dites-moi comment pouvons-nous, mon (mes) enfant(s) et moi, bénéficier de votre Régime enregistré d’épargne-études (R.E.É.É.) NOM RUE_____________________________________________________________________________________APP_______ VILLE_______________________________________________________PROV______________CODE POSTAL ________ TÉL.bur.____________________________________________dom.________________________________________ ÂGE DES ENFANTS___________________________________________________________________________________ de moins de 10 ans la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 MOTS CROISES Les réponses sont publiées à la page 34._____ Banque Israel Discount Israel Discount Bank Horizontal 1.Première section de la déclaration 8 Impôt total (abrév.) 9.Revenu d'emploi 10.Impôt sur le revenu (abrév ) 12 Montant accumulé (abrév ) 13 Revenu imposable (abrév.) 14.Comment faire une déduction 17.Dire (1re pers sing.) 18 Intérêts au_____ prescrit 19 D'origine végétale et constituant une dépense pour une tannerie 21 Pronom personnel de la 2e pers du sing 22 Assurance-chômage (abrév ) 24 Vente d'une société (abrév ) 25 Exemption sur une bourse reçue pour étudier la vitesse de propagation d'une 28 Revenu total (abrév ) 29 Civile ou d'imposition 30 Crédule et innocente 32 Bureau du revenu (abrév ) 33.Célibataire 34 Doivent être conservés pendant six ans 36.Peut-on oublier de declarer les pourboires7 37 Peut produire une commission 38 Régime enregistré d épargne-retraite (abrév ) 42.Gains ._.capital 43.Exemptions manquées (abrév.) 44 Intérêts _ autres revenus de placements 45.Crédit d'impôt pour un 48.Première ligne de l'annexe 10 49.Contribuable sensé, comparé a Salomon 51.Déduction relative aux 54 Régime de placements titres indexés 55.Deux mots indiquant pourquoi il faut remplir une déclaration d'impôt 56 Acompte (abrév ) 57 Entente (abrev ) LA BANQUE DIGNE DE CONFIANCE UN ACTIF CONSOLIDÉ EXCÉDANT 14 MILLIARDS DE DOLLARS CANADIENS PLUS DE 200 SUCCURSALES ET AGENCES EN ISRAËL ET A L’ÉTRANGER FILIALES ET SIÈGES EN AMÉRIQUE DU NORD CANADA Dotée d'une charte, la Banque Israël Discount offre à l'échelle nationale et internationale, une gamme complète de services bancaires commerciaux et personnels, vient d'ouvrir ses portes au grand public.Israël Discount Bank of Canada 150 Bloor Street West Toronto, Ontario M5S 2Y5 (416) 926-7200 ' Membre CDIC Israël Discount Bank Limited Bureaux de représentation 150 Bloor Street West Suite M100 Toronto, Ontario M5S 2Y5 (416) 926-7220 2000 Peel 7e étage Montréal, P.Q.H3A 2W5 (514) 849-1237 ÉTATS-UNIS V Israël Discount Bank of New York 511 Fifth Avenue (Main Branch) New York, N.Y.10017 (212) 551-8500 * Membre FDIC Israël Discount Bank Agencies 420 Lincoln Road Miami Beach, Florida (305) 579-9260 14 N.E.First Avenue Miami Florida (305) 579-9200 206 North Beverly Drive Berverly Hills, CA 90210 Californie (213) 275-1411 / Vertical 1.Calculé sur les acomptes provisionnels en retard 2 On peut demander au moins une des______ 3 ____médicaux 4 d'impôt pour enfants 5 Numéro de la déclaration 6 Bulletin d'interprétation (abrév.) 7.Couleur sur la déclaration 9 Argent reçu mais non imposable 11.Bonne nouvelle fiscale 15 Générosité qui donne une déduction 16.Sujet traité ici 17 Solde______ 20 Quand doit-on payer le solde 23 Époux/épouse 26.Exemption pour une personne_______née avant 1920 27.Ligne de l'annexe 10 où le demandeur rapporte son revenu net 28 Presque tous sont imposables 29 ____ déductions 31.Impatience______à recevoir un remboursement 32.Achat d'une_____ déductible pour un agriculteur 35 Revenu net (abrév.) 39 Table d'un marché public produisant un revenu imposable 40 Regime enregistré depargne-logement (abrév.) 41 Allocations familiales (abrév.) 46 Autres exemptions (abrév.) 47 P p de taire 50 Gains accumulés (abrév.) 52 Déduction pour amortissement (abrév.) 53 Enfant à charge (abrév ) 54 Déduction relative au revenu étalé____ vertu d'un choix la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE I986 ¦ ¦ un a^r' f'sca* Pour Promouvoir les LhIm i\E*C>^mb études post-secondaires de ses enfants Toute personne qui en a la capacité et le désir peut poursuivre ses études post-secondaires sans entrave financière si ses parents ont commencé, dès son plus jeune âge, à épargner pour elle.L'une des façons de ce faire est de contribuer à un Régime d'Épargne-Études (REÉÉ), dont on pourra se prévaloir comme abri fiscal.par Monique Viranyi Journaliste à Finance.On sait le coût élevé d'être aux études en termes de frais de scolarité et de pension en résidence, sans compter le salaire non gagné pendant ce temps.Le gouvernement provincial songe en outre sérieusement à augmenter les cotisations universitaires.D'aucuns ont calculé que les frais de quatre années universitaires (cours, livres, logement) au pays passeraient de $ 18,032 en 1984 à $ 46,000 en 1995 et à $ 85,000 en 2002 (en se basant sur un taux d'inflation annuel de 9 %).Pour éviter que le problème financier empêche effectivement les étudiants de continuer, on a créé les REÉÉ en 1965, que le gouvernement fédéral a approuvé comme abri fiscal en 1972.Un REÉÉ est un plan d'épargne particulier auquel les parents souscrivent pour pourvoir aux nécessités financières de l'instruction de leurs enfants.Il leur permet de se constituer un fonds d'épargne pour un enfant en effectuant de petits versements à intervalles réguliers, ce qui génère des revenus d'intérêts.Son principal avantage est que l'intérêt accumulé dans le compte d'épargne du parent est complètement exonéré d'impôt, le plan étant enregistré par la loi fédérale de l'impôt sur le revenu et la loi sur les impôts du Québec.Lorsque l'enfant fréquentera un établissement post-secondaire, on lui remettra une bourse qui, elle, sera imposable entre ses mains.Cependant, son taux marginal d'imposition sera , généralement bas, sans compter qu'il aura droit à certaines déductions, notamment ses frais de scolarité.Il ne s'agit donc pas d'un régime qui diffère le paiement des impôts, mais qui les réduit.Un inconvénient toutefois au / / REEE: si l'enfant ne poursuit pas ses études post-secondaires, les revenus accumulés sont perdus.Mais dans tous les cas, le capital est remis à celui qui l'a fourni, soit le souscripteur.Il existe deux principaux types de régime.Dans le premier type, qui a de nombreux souscripteurs, l'inscription doit avoir lieu alors que l'enfant est encore très jeune, et le capital requis est modique.Le régime ne verse des «bourses» qu'aux enfants qui poursuivent leurs études à un niveau postsecondaire.Le second type de régime, offert par certaines institutions financières, est une fiducie d'éducation autogérée, qui distribue ses revenus aux enfants désignés par la personne qui l'a créée.C'est le cas par exemple des Fonds Bolton Tremblay.Son avantage est qu'il peut être constitué en faveur d'un enfant plus âgé et que le capital peut être plus considérable.De plus, le contribuable peut investir les fonds du régime comme il l'entend.Parlons donc du premier type de REÉÉ.Le plan Fiduciaire Canadien de Bourses d'Études, les Bourses Universitaires du Canada et la Fondation Uni-versitas du Canada accordent un programme d'épargne et de bourses d'études.Le REÉÉ de Bourses Universitaires du Canada est administré par la Fondation Internationale des Bourses d'Études, un organisme à but non lucratif créé en 1965.Le dépositaire est le Montréal Trust et le fiduciaire le National Trust.Tout enfant de moins de 13 ans peut y être inscrit et les parents ont le choix entre trois modes de paiement: des versements mensuels, annuels ou en une seule fois.Plus tôt on commence le plan, plus bas sont les versements dont les sommes sont notamment investies dans des certificats de placements garantis (le dépôt mensuel pour un enfant âgé de moins d'un an est de $9.05 actuellement).D'ailleurs, les versements sont protégés par la Régie de l'assurance-dépôt du Canada.Dès que l'enfant est diplômé du secondaire, tous les dépôts de son souscripteur (déduction faite des frais d'inscription de $ 200 par unité et les frais bancaires) lui sont remboursés sans aucune imposition.C'est lorsque l'enfant entrera dans ses deuxième, troisième et quatrième années d'études post-secondaires que les paiements lui seront faits directement, représentant le rendement total réalisé.Il n'y a pas de limite au nombre d'unités qu'un souscripteur peut prendre.Signalons de plus que les études peuvent être entreprises dans n'importe quelle institution d'enseignement dans le monde, université, collège communautaire, école technique, CÉGEP.Le plan Fiduciaire Canadien de Bourses d'Études, le dépositaire est la Banque Canadienne Impériale de Commerce et le fiduciaire Guaranty Trust.Le Plan est administré par la Fondation C.S.T., un organisme sans but lucratif, créé en 1961.Actuellement, 1 50,000 enfants sont inscrits au Plan C.S.T.En leur nom, plus de $ 150,000,000 en capital et intérêt sont administrés par la Fondation C.S.T.Depuis sa création, la Fondation C.S.T.a versé plus de $ 128,000,000 en bourses d'études aux étudiants de niveau post-secondaire; une contribution à l'éducation dont la Fondation C.S.T.est très fière.Tout enfant, de la naissance jusqu'à son 10e anniversaire, peut être inscrit au programme.Plus l'enfant est jeune, moins le dépôt d'épargne sera élevé, i.e.le dépôt mensuel pour un enfant âgé de moins d'un an au moment de l'adhésion, est de $ 9 seulement.Les économies sont retournées (moins les frais d'inscription et administration) pour soulager les dépenses de la première année post-secondaire.La Fondation C.S.T.paie à l'étudiant des bourses d'études pour les trois années suivantes s'il est accepté dans une université ou un collège reconnus, une école d'arts et métiers, un CÉGEP, ou toute autre institution post-secondaire n'importe où dans le monde.la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 Profil d'un leader 28 David Amar, un des leaders de notre communauté Sépharade, est le premier Juif à être élu Président de l'Institut des Conseillers en Administration du Canada (1986-1987).Depuis son arrivée au Canada le 3 octobre 1964, David a également été la première personne Juive à accéder aux postes suivants: • Fellow de l'Institut des Conseillers en Administration du Québec.• Président de l'Institut des Conseillers en Administration du Québec.• Président de l'Association des étudiants comptables Agréés du Québec.Pour compléter ce profil communautaire prestigieux, nous reproduisons ci-bas un communiqué publié dans le journal de l'Institut des Conseillers en Administration du Québec, lors de l'accession de David au titre de Fellow qui lui fut décerné pour services exceptionnels à la Profession ainsi qu'à ses clients: 1 • M.David Amar, f.m.c.(Fellow Management Consultant) a rendu d'innombrables services à l'Institut des Conseillers en Administration du Québec dont il est membre depuis 1979.De 1980 à 1981, il a agi en tant qu'administrateur et membre du comité des examens pour l'Institut.En 1981, il a été nommé vice-président-développement du membership et en 1983, il est devenu président de l'Institut et membre du comité des affaires professionnelles.Finalement, en 1984, il a agi à titre de membre du comité des «sages» de l'Institut pour la sélection et la correction des examens des associés seniors des firmes d'experts conseils du Québec.j • David a également servi auprès de l'Institut des Conseillers en Administration du Canada.De 1982 à 1983, il a agi à titre d'administrateur représentant le Québec.Entre 1982 et 1 984, il a été président national du comité des normes professionnelles.Durant l'année 1983, il a occupé le poste de secrétaire de l'Institut des Conseillers en Administration du Canada.Depuis 1984, il est vice-président de l'Institut Canadien et il accède à la présidence en 1986.p, M.Amar est président-fondateur de sa propre compagnie.• David est très connu dans le domaine de la planification stratégique ainsi que dans celui des acquisitions d'entreprises.Il a ^ été président de l'Association Nord-Américaine de Planification d'Entreprise, chapitre de Montréal et administrateur du North American Society for Corporate Planning (NASCP) International.David est un conférencier international recherché.2' Le seul conseiller canadien à la Conférence Internationale du Strategie Management Society à Paris, France.M.Amar a également présidé un comité spécial du secteur privé canadien sur la bio-technologie.,, • Dernièrement, David Amar a aussi été nommé Président du Comité organisateur de la Conférence Internationale 1986 du Planning Forum, la plus prestigieuse association mondiale représentant plus de 7000 cadres supérieurs en planification et i développement, répartis dans 59 chapitres en Amérique du Nord.• Au niveau communautaire, il a été un des anciens membres du conseil de l'Association Sépharade Francophone et responsable de son journal, et plus récemment délégué du Jewish General Hospitl au PRE-CLSC Hampstead/Côte St-Luc, membre du Conseil Consultatif de Jewish Family Services, et de celui de l'École BETH ISRAEL ainsi que Chairman d'un sous-comité du S.A.R.C.sur le rapprochement entre les populations Sépharade et Askenaze.j i Nous sommes fiers d’être votre banque! Tous les services qu’une banque offre, nous les offrons: prêts et comptes commerciaux, comptes d’épargne à intérêt quotidien, comptes de chèques, dépôts à terme, etc.Le tout avec un service personnalisé, unique à la seule succursale bancaire israélienne de Montréal.SHALOM! ® banque leumi (Canada) 5178 Chemin de la Reine Marie, Montréal, Québec H3W 1X5 Tél.: (514) 483-4660 Membre, Société d'assurance-dépôts du Canada, » i i t la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 Parents et grands-parents vous êtes invités à en apprendre plus sur un REÉÉ ;,v K'.i msf (Régime Enregistré d’Épargne-Études) UN ABRI FISCAL TOUT À FAIT EXCEPTIONNEL % "L’instruction permet à l’enfant d’atteindre son potentiel”.Ench Fromm ï Chers parents et grands-parents, L’instruction collégiale ou universitaire devient de plus en plus décisive pour assurer le succès futur de votre enfant.À l’avenir, il faudra une instruction post-secondaire toujours plus avancée pour ouvrir les portes des carrières de premier plan.Le coût de l’instruction post-secondaire augmente chaque année et des parents inquiets se demandent : “Où allons-nous trouver cet argent ?” La solution réside en une saine planification financière, grâce à un programme d’épargne-études exonéré d’impôt et homologué par le gouvernement.Voici quelques éléments d’importance concernant le R.E.É.É.: • Le REÉÉ de Bourses Universitaires du Canada est administré par la Fondation Internationale des Bourses d’Études (créée en 1965).Cette honorable Fondation sans but lucratif se consacre uniquement à l’aide aux familles souhaitant planifier l’aspect financier de l’instruction future de leur enfant.• Au cours des sept dernières années, la Fondation a déjà versé plus de 69 millions de dollars à des étudiants répartis dans tout le Canada.• Actuellement, les Plans de Bourses d’études en cours auprès de la Fondation totalisent plus de 65 millions de dollars.• Vos épargnes bénéficient du plus haut taux d’intérêt disponible sur le marché.• L’intérêt rapporté par votre épargne (et il sera considérable) s’additionne, exonéré d’impôt, dans un abri fiscal homologué par le gouvernement.COÛT pour une année d’études post-secondaires au Canada NJ 1965 1975 1985 2002 1,350$ 1,895$ 5,300$ 22,935$ ‘coût projeté Pour apprendre comment la Fondation peut vous aider à planifier le futur de votre enfant, en utilisant des dollars exonérés d’impôt, remplissez et retournez le coupon ci-joint, sans aucune obligation de votre part.___________________________ Bourses Universitaires du Canada 100, boul.Alexis Nihon, suite 593, Dép.32970 ST-LAURENT, Québec H4M 9Z9 DEMANDE D’INFORMATION 29 ?oui Je voudrais avoir d’autres renseignements sur le Régime Enregistré d’Épargne-Études et sur la façon de planifier l’instruction future de mon enfant, grâce à un compte d’épargne exonéré d’impôt.PRIÈRE DÉCRIRE EN LETTRES MAJUSCULES Nom Adresse Ville App- • La Fondation, elle-même, contribue au régime d’épargne de votre enfant, sous forme directe et par un montant significatif.Ces | contributions ne sont comparables à aucun des autres types d’investissement que vous pourriez envisager de faire.I • C’est au cours de la première année d’enseignement post-secondaire I de votre enfant que le montant de votre épargne vous sera .remboursé, sans aucune imposition.Ensuite, lors des 2ème, 3ème et 4ème années d’études, c’est l’étudiant lui-même qui recevra | directement de la Fondation les paiements en espèces.• Votre enfant peut fréquenter n’importe quelle institution reconnue ^ d’enseignement post-secondaire, partout dans le monde (incluant | les collèges rabbiniques).^ • Seuls lès enfants de moins de 13 ans peuvent être inscrits.Province Code Postal Téléphone: Résidence ( Bureau ( ) ) Occupation NOM DES ENFANTS DATE DE NAISSANCE J M A I la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 « LE BAIL COMMERCIAL: PRUDENCE par Simon Danino, avocat Genre et nature des baux commerciaux On retrouve sur le marché deux catégories principales de baux, soit ceux préparés pour des centres d'achat et ceux utilisés usuellement dans le commerce.Les premiers sont en général beaucoup plus étoffés, comportant un maximum de clauses favorisant les locateurs; les seconds permettent une plus grande marge de manoeuvre au locataire.À l'intérieur de ces catégories on retrouvera donc des baux bruts (gross) ou nets.C'est la première distinction importante à Laquelle tout entrepreneur avisé devra S'attacher plus particulièrement.En effet, le bail brut prévoit le paiement d'un loyer de base ainsi que l'augmentation des taxes et frais d'opération de la totalité de l'immeuble en pourcentage de la superficie des lieux occupés par le locataire par rapport à la totalité de la superficie de l'immeuble.L'élément le plus important sera le fait qu'il s'agit d'augmentation de frais et non pas des frais en question, calculée par rapport à une année de base, en général la première année du bail.L'augmentation est cumulative puisque l'année de base reste la même.La signature d'un bail commercial est un acte des plus communs considérant l'ampleur de l'implication des membres de la communauté dans le monde économique.Cependant; nombreux sont ceux qui signent dans une langue qu'ils ne comprennent pas (souvent l'anglais) et sans avoir une connaissance des plus minimale de leurs obligations et droits découlant du bail).Nous nous proposons donc de faire une nomenclature des dispositions les plus importantes d'un bail commercial dont le texte finalsuite à une négociation, aura des implications des plus importantes Pour ce qui est du bail net (appelé net, net, net souvent), il y a des degrés d'obligations du locataire envers le locateur mais, à l'extrême, le locataire a l'obligation de payer, en plus d'un loyer de base stipulé, sa proportion des taxes et frais d'opération de la totalité de l'immeuble, incluant les parties communes.Il s'agit dans ce cas-ci des frais réellement encourus et non pas de l'augmentation seulement.La différence entre le bail brut et le bail net peut constituer un montant mensuel très substantiel allant, quelques fois, jusqu'à 50 % du loyer de base.Loyer: Le loyer payable par le locataire consistera d'abord en un loyer de base étant une somme spécifique calculée par pied carré d'espace locatif, incluant l'espace allant jusqu'à l'extérieur des murs et la moitié des murs mitoyens.En second lieu, le locataire paiera, en général d'avance, des mensualité^- représentant l'estimé des frais d'opération et taxes ou de l'augmentation des frais d'opération et taxes selon le cas et selon la nature du bail, sous réserve des ajustements éventuels en fin d'année fiscale.Il est essentiel que le locataire fasse bien sur l'avenir d'un commerce ou entreprise.attention, puisqu'il arrive souvent que ces ajustements ne sont jamais faits particulièrement quand ils favorisent le locataire.En troisième lieu et ceci se retrouve plus particulièrement dans les baux de centres d'achat, le locataire paiera un loyer supplémentaire représentant l'excédant d'un certain pourcentage de son chiffre d'affaires par rapport au loyer de base.En d'autres mots, le locataire acquittera le plus élevé de son loyer de base ou du pourcentage spécifié de son chiffre d'affaires.Une attention particulière doit être portée à la définition, s'il en existe, des frais d'opération lesquels peuvent comporter de nombreuses dépenses qui, en général, ne doivent pas être assumées par le locataire.C'est ainsi qu'il est d'usage courant que les réparations de la structure de l'édifice et/ou les agrandissements à l'édifice ne doivent pas être assumés par le locataire.De plus, les dépenses en capital, dûment amorties par le locateur, ne doivent pas être considérées comme des dépenses courantes et refilées au locataire.Par exemple, l'addition d'un ascenseur entrerait dans cette catégorie.Destination des lieux: La destination des lieux, soit l'usage qu'on en fera, est capitale.En effet, si l'uti- ot aca d'a noi ver let api la jlol sur; k fpin élec les! tout la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 lisation des lieux est trop limitée, à la signature du bail, aucune correction due à des facteurs économiques ne pourra être faite, à moins d'entente spécifique avec le locateur pour modifier la destination des lieux.Il faut également s'assurer qu'aucun autre locataire de l'édifice n'a une exclusivité d'utilisation d'un espace quelconque pour des fins connexes à ce que vous entendez développer.Par exemple, il vous serait peut-être impossible de vendre des sandwiches dans une épicerie si un restaurant voisin a une exclusivité à cet effet.Le même principe peut s'appliquer pour des produits alcooliques.Assurances: La plupart des baux comportent une obligation du locataire de s'assurer et d'assurer le locateur, sans droit de subrogation.Cela veut dire que si le locateur est responsable des causes qui ont donné lieu à une perte assurée, votre assureur ne pourra point exercer contre votre locateur les droits qu'il aura hérités de vous, en vous payant.Si votre bail spécifie une telle condition d'assurance, vous devez en aviser votre assureur et, en général, les frais d'assurance sont plus élevés.Une très grande attention doit être accordée aux couvertures de la police d'assurance.En effet, que de fois voyons-nous des locataires qui ne sont pas couverts pour des inondations ou introductions d'eau, en particulier dans des centres d'achat ou autres centres de cette nature.Ils se pensaient assurés mais ils ne l'étaient pas ce que, malheureusement, ils apprennent seulement après un sinistre.La couverture d'assurance doit donc être globale à cet effet.En général, une copie des polices d'assurance doit être envoyée au locateur et s'il y a augmentation des risques d'assurance en fonction de la nature de l'entreprise exercée par le locataire, la surprime sera payable par le locataire.Non-responsabilité du locateur: Tous les baux prévoient que le locateur ne sera responsable d'aucun dommage subi par le locataire ou toute autre personne en raison d'un vice de construction, d'un défaut d'entretien de la propriété ou pour toute autre cause, incluant l'introduction d'eau, les arrêts dans l'alimentation en chaleur, en éclairage, en électricité et particulièrement, pour tous les problèmes de plomberie, égoût, etc.Il s'agit d'une clause d'exénoration de la responsabilité du propriétaire qui est tout à fait légale.Cette clause bénéficie également aux assureurs du propriétaire qui, en général, refusent de payer les dommages découlant de tout sinistre couvert par cette disposition.Une attention particulière doit être portée à la négociation de cette clause de façon à tenter de faire assumer au locateur les conséquences de sa faute.Cependant, malgré l'existence d'une telle clause dans un bail, le propriétaire ne pourra se dégager de sa responsabilité découlant d'une faute lourde.Ainsi, par exemple, une négligence répétée dans l'entretien de son édifice, malgré les demandes du ou des locataires, pourra être considérée comme une faute lourde ayant effet de mettre de côté l'application de cette clause d'exénoration et permettre ainsi au locataire de se faire indemniser.Plus la clause d'exénoration est rigide et claire et moins le locataire pourra bénéficier d'une interprétation de cette clause qui pourrait lui être favorable.Entretien et modifications: L'obligation d'entretien des lieux loués relève en général du locataire.Cependant, une attention très particulière doit être portée à l'étendue de cette obligation.Ainsi, doit-on se méfier des réparations du système de chauffage, de ventilation et climatisation, ainsi que de toute réparation de nature structurale ou grosse réparation.De plus, les problèmes de plomberie ou d'électricité peuvent parfois s'avérer graves et des plus coûteux.Il ne faut jamais hésiter à aviser le plus rapidement possible et par écrit le propriétaire de quelque problème que ce soit dans les lieux loués, même si vous en avez la responsabilité d'entretien.Ceci vous permettra éventuellement, si la réparation relève du propriétaire, de prouver sa négligence dans l'entretien de l'édifice, en autant qu'aucune suite ne fut donnée à vos demandes.Une grossière négligence peut parfois en découler vous permettant ainsi de mettre de côté la clause d'exénoration de responsabilité du locateur.Les améliorations ou réparations locatives faites par le locataire au début du bail et par la suite demeureront en général la propriété du locateur.Il y a lieu donc de penser en fonction d'un bail à moyen et long terme lorsque l'investissement de base est plus important.Toute amélioration ou réparation nécessitera le plus souvent l'accord du propriétaire de façon à lui permettre d'user de son droit d'inspection.particulières du bail permettront au locateur de choisir, à sa discrétion, de reconstruire ou non l'édifice.Il faut s'assurer que le locateur vous avisera à cet effet par écrit et dans un délai plutôt court, soit en général soixante jours.Il faut faire exclure toute clause n'obligeant pas le locateur à reconstruire et/ou lui donnant le loisir d'annuler votre bail et, après une certaine période de temps, de reconstruire et relouer à des tierces parties, généralement à des loyers bien plus élevés.Cession et sous-location: La valeur de votre commerce et des efforts que vous y avez fournis dépend souvent de cette clause et de la longueur du terme du bail.En effet, de nombreux baux prévoient le droit arbitraire du locateur de refuser tout sous-locataire.Il est essentiel de négocier cette clause de façon à rendre raisonnable à tout le moins le droit du locateur de refuser tout cessionnaire ou sous-locataire.Le locataire demeurera responsable de tous les termes du bail avec le sous-locataire ou cessionnaire éventuel.C'est pourquoi il est nécessaire de choisir attentivement la personne à qui un commerce est vendu et auquel le bail est cédé ou transféré, avec l'accord du locateur.La plupart des baux et en particulier ceux des centres d'achat prévoient également le droit et l'option du locateur, en cas de demande par le locataire de céder ou sous-louer les lieux, de résilier le bail et libérer le locataire de quelque obligation découlant des terme du bail.Il s'agit d'une clause extrêmement dangereuse à laquelle une attention très particulière doit être portée.En effet, il se pourrait que le locateur, devant la valeur évidente de votre commerce pour lequel vous avez trouvé un acheteur pour bonne valeur, décidera de résilier le bail suite à votre demande de cession ou sous-location et, par la suite, de céder ledit bail à une tierce partie ou même à la personne intéressée à acheter votre commerce et ce, à des conditions avantageuses pour le locateur.En d'autres mots, celui-ci bénéficiera indirectement de tout le travail qui a donné lieu à l'augmentation de votre clientèle.Il faut donc s'assurer que cette clause comporte le droit du locataire de demeurer dans les lieux, à ce titre, dans l'éventualité où le locateur refuse la cession ou sous-, location, indépendamment de la demande faite par le locataire.Dommage ou destruction: En cas de destruction partielle ou totale de l'immeuble par suite d'un feu ou autre événement de ce genre, des dispositions Chauffage, climatisation et électricité: Si l'un quelconque et/ou tous ces services doivent être fournis par le locateur, il la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 32 ne faut aucunement hésiter à le faire inscrire dans le bail.En effet, la fourniture de ces services par le locateur ne va pas de soi.En général,les frais de chauffage et de climatisation des lieux communs de l'édifice font partie des frais d'opération payés par le locataire, selon sa proportion, dans le cas d'un bail net et, dans le cas d'un bail brut, pour ce qui est des augmentations desdits frais par rapport à une année de base.Celle-ci sera en général l'année de signature du bail.Les frais d'électricité des lieux loués, tout autant que les taxes d'affaires et autres frais découlant de l'entreprise exercée par le locataire, seront à la charge de ce dernier.Option de renouvellement: Le bail peut comporter un renouvellement automatique à un prix convenu ou une option de renouvellement à être exercée par le locataire.La deuxième éventualité est la plus courante.Dès la signature du bail, le locataire devrait inscrire lui-même dans un agenda la date ou période à laquelle il devra exercer son option.Nombreux sont les locataires qui perdent tous leurs droits à la fin du terme initial du bail en oubliant tout simplement d'exercer leur option par avis écrit au locateur dans la période stipulée au bail.Ceci peut représenter des sommes très substantielles, considérant l'augmentation des frais de location des dernières années.L'option de renouvellement est en général sous réserve que le locataire ne soit point en défaut à l'une quelconque des dispositions du bail et à l'exécution de toutes et chacune de ces obligations en découlant.Il y aurait lieu de limiter cette clause à la dernière année du terme initial du bail et/ou l'avant dernière année.En d'autres mots, en autant que le locataire ne soit point en défaut dans la dernière anné du bail, son droit d'exercice de l'option demeurera indépendamment de défauts mineurs antérieurs à cette période en question.Lorsque l'option est dûment exercée à temps, le bail est renouvelé en général aux mêmes termes et conditions sauf quant au loyer de base qui sera augmenté selon la formule spécifique prévue dans l'option et/ou les autres clauses relatives à cette option.Il est préférable, le plus souvent, de fixer un loyer spécifique de base pour le terme de l'option si elle est exer- cée, de façon à ce que vous puissiez évaluer beaucoup plus clairement vos coûts de location, avant d'exercer ladite option.On remarquera le plus souvent que cette clause comportera la fixation du loyer pour la période et le terme de l'option de renouvellement, sur la base de l'augmentation du coût de la vie de Statistiques Canada pour une région en particulier par rapport à une année de base spécifique.Il s'agit d'une augmentation cumulative des années subséquentes au début du terme du bail.Cette forme d'augmentation peut être acceptable en autant que votre loyer de base pour les années du terme initial du bail ne soit pas déjà calculé sur la base d'une augmentation annuelle.En d'autres mots, il ne faut pas payer deux fois l'augmentation du coût de la vie, soit annuellement dans votre loyer de base et par la suite, lors de votre renouvellement, si le calcul de l'augmentation de l'indice est fait par rapport au début du bail.Il est essentiel, dans une entreprise que l'on espère exercer à moyen ou long terme, de négocier une bonne option de renouvellement de façon à s'assurer d'un avenir serein, dans l'éventualité où le commerce fonctionne bien.En effet, la localisation de votre commerce est essen- Simon Dan 1 NO SEAL & AS S OC 1 ÉS 2015 RUE DRUMMOND AVOCATS SUITE 1010 MONTRÉAL H3G 1W7 AGENTS DE MARQUES DE COMMERCE (514) 842-8861 70 NOTRE-DAME O SUITE 500?MTL.P Q.H2Y 1S6 SERVICE LUMIERES D'URGENCE INTERCOM FEU — VOL 24 HRS.COFFRET ALARMES MM MIRAGE dNC.1 COMMERCIAL RÉSIDENTIEL INDUSTRIEL David Mergui TEL.: 284-2222 Télex: 05-827525 - SAM SAB MTL.Dahan, Illouz, Tolédano & Benchaya, c.a.Comptables agréés - Chartered Accountants 6767 Côte des Neiges, suite 510 ca RAPHAEL DAHAN, C.A.RAYMOND ILLOUZ, B.A.A., C.A.DANIEL TOLEDANO, C.A.Montréal, P.Q.H3S 2T6 ALBERT BENCHAYA, C.A.MARIO PROULX, B.A.A., C.A.Tél 738-4990 la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 tielle au chiffre d'affaires exercé par l'entreprise et la valeur de vente du fonds de commerce dépendra, en grande partie, du terme à courir au bail et de l'option de renouvellement qui peut y être contenue.Il y aura toujours moyen qu'un acheteur éventuel s'entende sur les termes d'un nouveau bail avec le locateur mais, à l'expérience, on peut convenir que ceci lui coûtera certainement beaucoup plus cher que d'assumer le bail tel qu'il existe avec pour conséquence que le prix qu'il sera disposé à payer pour le commerce sera diminué d'autant.Droits du locateur en cas de défaut: Il faut s'assurer que les droits du locateur en cas de défaut de paiement et/ou de défaut d'exécution d'une obligation quelconque du bail ne sont pas exhorbitants.Il faut limiter ces droits en obligeant le locateur à donner des avis écrits de défaut et permettre que le tout soit curé dans une période de temps relativement longue.De plus, il faut s'assurer que tout tel défaut ainsi curé ne pourra être considéré lors de l'exercice du droit d'option du locataire.Les baux comportent également le droit du locateur d'annuler le bail en cas de défaut de paiement et/ou en cas de défaut de donner suite à un avis.Ce droit doit être définitivement mitigé de façon à s'assurer qu'il ne sera exercé qu'après un deuxième avis et à tout événement, tout locataire doit conserver à l'esprit bien clairement que le locateur ne peut pas se faire justice lui-même et qu'il doit procéder devant les tribunaux.Terminaison du bail: Le bail prend fin à la date spécifique prévue dans la clause à cet effet du bail.Il n'y a pas de renouvellement automatique (tel que spécifié en général dans le bail) et le locataire doit quitter les lieux à la fin du terme du bail.Ces baux ne sont pas régis par aucune régie spécifique mais bien par les tribunaux de droit commun.Cependant, dans l'éventualité où le locateur ne s'oppose pas à l'occupation des lieux par le locataire, pendant les huit jours suivant immédiatement l'expiration du bail, alors celui-ci sera reconduit ou prolongé tacitement, par la loi, pour un an ou pour la même période du bail si celle-ci était originellement inférieure à un an.Garanties personnelles: De nombreux locataires signent des garanties personnelles pour les sociétés qu'ils ont incorporées pour exercer une entreprise.Ceci est à éviter dans la mesure du possible.En effet, certains centres d'achat refusent strictement de louer sans la garantie personnelle des actionnaires et administrateurs principaux d'une entreprise.Il est préférable de déposer auprès du locateur ou d'une tierce partie une somme en garantie de quelques mois des obligations du locataire en vertu du bail plutôt que de signer une garantie personnelle.Il est également possible de fournir une garantie bancaire et/ou d'assurance qui coûtera en réalité beaucoup moins, mensuellement, que la somme elle-même.Cependant, il ne faut pas oublier le droit de ces garants de vous réclamer la somme en question, une fois qu'ils auront été dans l'obligation de l'acquitter.Il est souhaitable, à la limite, de n'accorder cette garantie personnelle que pour une période initiale au début du terme du bail, d'un an par exemple.Ceci peut sécuriser le locateur face à un locataire qui commence une entreprise tout à fait nouvelle et également permettre au locataire d'éliminer toute responsabilité HYUDDFU ICI AN I HYUnOPlI VICTOR MYARA VOTRE AMI VOTRE CONSEILLER 4040 ouest, Jean-Talon, Montréal Tél.: (514) 340-1344 LE MEILLEUR ACHAT EN VILLE VOUS LE FEREZ CHEZ NOUS VENEZ NOUS VOIR! la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 personnelle de ses actionnaires et/ou administrateurs une fois la période initiale passée.Il faut garder à l'esprit qu'un bail est valable et en force pour la période totale de son terme.Il ne peut être annulé ou résilié en quittant les lieux tout simplement.Le locateur aura le loisir d'instituer des procédures en réclamation de tout loyer dû et de répéter telles procédures au fur et à mesure jusqu'à ce qu'il reloue les lieux.Dans de telles circonstances, il peut en coûter extrêmement cher d'avoir accordé une garantie personnelle.De nombreux cas ont abouti à des faillites personnelles.Le locateur peut également réclamer d'une façon alternative dans son action que le bail soit résilié à toutes fins que de droit et que des dommages de relocation lui soient accordés.En général, il s'agira d'une période représentant six mois de loyer en plus des loyers dûs à date.Enregistrement du bail: Le bail doit être signé devant deux témoins pour en permettre l'enregistrement.Ceci est essentiel car un bail non enregistré peut être résilié par un acquéreur subséquent de l'immeuble en donnant un avis de 3, 6 ou 12 mois à cet effet, selon la nature de l'entreprise exercée.C'est quelquefois la perte de tout le travail et des efforts de plusieurs années.Conclusion: La signature d'un bail par un locataire est en général l'acte le plus important posé au début de l'entreprise et quelques fois par la suite, malgré l'ampleur du commerce du locataire.De nombreuses personnes signent de tels baux à la légère, sans en connaître les conséquences et nous ne pouvons qu'insister pour qu'une attention très particulière soit accordée à tout le moins aux dispositions importantes d'un bail commercial, tel que nous avons tenté d'en simplifier les termes.La nomenclature que nous avons donnée ici n'est pas exhaustive et les termes des baux peuvent varier de l'un à l'autre quoiqu'ils comportent en général la plupart des clauses que nous avons mentionnées.Le terme qui pourrait caractériser le plus la signature d'un bail est certes: PRUDENCE! Solution aux mots croisés C A ! T d'en t ION P A I D E "b U R E M A D IS • ™ TAN TAU X T O I V S A j C R ! T ONDE B R I V E ANN E E N | A IVRES S E U L VENTE NON E M E N R E ! E I R E ! N F 1 A N T U N E T U D ES SAGE E N A C E N T L A L O GRACIEUSETÉ DE A Place 9 Bonaventure CD CD l-) donc HABITATIONS PIERRE VILLAGE JackyWerta 671-7213 ESPACES INDUSTRIELS ET MANUFACTURIERS NEUFS DISPONIBLES 3 000 À 40 000 P.CARRÉS — Sprinkler Quai de déchargement 18' de hauteur Parc industriel de Brossard Boul.Taschereau Près autoroutes: 10 minutes du Centre-Ville Accessible par autobus Bureaux selon spécifications la voix SEPHARADE, NOVEMBRE-DECEMBRE 1986 Aspects de la vie et de la pensée de Maïmonide Rabbi Moshé Ben-Maïmon est né à Cordoue, le 14 Nissan 4895 de l'année religieuse, correspondant au 30 mars 1135 du calendrier grégorien.À cette époque, l'empire islamique connaît une civilisation florissante.L'universié de Cordoue fondée au Xe siècle par le célèbre Calife Abd-el-Rahman III était considérée comme un grand temple de la connaissance et de la culture.* Ancien professeur et directeur de l'Alliance Israélite à Damas (Syrie), puis directeur de l'Alliance à Téhéran (Iran).Il a été également directeur de l'O.R.T.à Téhéran.Aujourd'hui, il vit à Cagnes-Sur-Mer (France) Malgré la convention du Calife Omar 1er, qui soumettait les gens du livre juifs et chrétiens, en tant que dhim-mis ou protégés, à la taxe de capitation pour la protection de leur vie, de leurs biens et la libre pratique de leur religion, les Juifs jouissaient d'une tolérance qui leur était, pendant des siècles, refusée en pays chrétiens.En Andalousie, les Omeyades, puis les Almoravides protégaient toutes les branches de la culture, ce qui avait permis à l'Espagne arabe de devenir l'un des sommets de l'histoire de la civilisation, entraînant dans son essor l'éclosion du génie du Judaïsme sépharade.Or, en 1148, les Almohades, se croyant encore au temps des conquêtes par l'union du glaive et de la foi prirent le pouvoir à Cordoue, après avoir dévasté la ville.Ne retenant que l'interprétation la plus rigoureuse du Coran, notamment des versets 39 et 40 de la 2ème sourate, et du verset 79 de la 3ème sourate, selon lesquels les Juifs avaient altéré le sens de l'écriture et que leur culte ne serait pas agréée par Allah, ils prêchaient, comme le nom arabe de leur secte l'indique — Almouwahidi-nes, c'est-à-dire les Unitaristes — l'unification religieuse, ne laissant aux Juifs que le choix entre la conversion ou la fuite.La famille de Rabbi Maïmon n'avait pas d'autre solution que de fuir et de mener, de 1149 à 1160, une vie errante, allant de Castille en Catalogne, pour échouer paradoxalement à Fez, au Maroc, sous le même régime politique abhorré.par A.Rahmani* D'après l'historien Abram Léon Sar-char, ces nombreux déplacements forcés, loin de nuire au jeune Moshé, avaient au contraire fortifié son application au travail.Le fléau almohade continuait à sévir, et des milliers de Juifs se virent contraints de se soumettre nominalement à l'Islam.Maïmonide et son père luttaient pour affermir ceux qui vacillaient.Dans son Épître sur la persécution, composée en arabe en 1163, il écrit: «A celui qui vient vous interroger pour savoir s'il doit se faire tuer, ou reconnaître (la mission prophétique de Mahomet) nous lui répondons: qu'il reconnaisse et ne se fasse pas tuer.» Le Miséricordieux absout l'homme contraint et, il n'est qualifié, ni de criminel, ni d'impie, ni d'inapte au témoignage».«On ne vous force pas à accomplir des actes, mais seulement à prononcer des paroles.» «Le conseil que je donne à moi-même et l'avis que je veux donner à mes amis, et à ceux qui me demandent un conseil, est qu'il faut quitter ces lieux, et aller à un autre endroit où Ton puisse pratiquer sa religion et appliquer la Thora sans contrainte ni peur; qu'on abandonne tout, sa maison, ses enfants et tout ce qu'on possède, car la religion que Dieu nous a légués a une valeur immense et ses obligations passent toutes les contingences méprisables.Les contingences sont passagères, tandis que la crainte de Dieu est permanente.» «Dans le Talmud, on dit que toute 35 la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 monde juif monde juif 36 persécution est appelée à s'annuler.» On trouve là, analysée, toute la psychologie des Marranes en pays islamiques, et des futurs Marranes dans les pays chrétiens, sous l'empire de l'Inquisition.Il me paraît intéresant d'apprendre à ceux qui l'ignorent qu'à la fin du XIXe siècle, les habitants juifs de Mashad en Iran, 4ème ville sainte pour les Musulmans chiites, après avoir subi plusieurs progromes se virent obligés de se convertir à l'Islam, mais n'oublièrent pas d'appliquer rigoureusement les conseils de Maimonide.Une quarantaine d'années plus tard, sous un régime plus libéral, ils affluèrent à Téhéran, pour pratiquer librement et non plus en cachette la religion qui leur collait à la peau.Revenons à l'année 1165.Le Grand Rabbin de Fez préféra subir le martyre plutôt que de se convertir, même en apparence à l'Islam.Après de nouvelles épreuves, toute la famille de Rabbi Maï-mon se dirige vers Aqqo en Palestine, visite Jérusalem et finit par s'installer d'abord à Alexandrie, puis à Fustat en Egypte.Le vieux rabbin meurt.Et après la disparition dans l'Océan Indien de son frère David, et la perte de la maigre fortune familiale, Maïmonide se tourne vers la pratique, pour lui harassante, de la médecine.En 11 69, il réussit à obtenir d'importants sacrifices de ses coréli-gionnaires, pour le rachat des Juifs prisonniers d'Amaury roi chrétien de Jérusalem.En 11 77, il est nommé Naguid de la communauté juive du Caire, et se trouve inévitablement en querelle avec les Caraïtes.Signalons qu'il fut l'ami et le médecin de Al-Qadi Al-Fadil Al-Baisani, Vizir de Saladin, le monarque le plus généreux et le plus tolérant de l'histoire arabe, et le médecin personnel du fils de ce dernier, Nur-ul-Dine Ali.En 1185, il fut attaché à la Cour en qualité de médecin.D'après l'historien Will Durant, lorsque Saladin conquit la Palestine, Maïmonide le persuada de laisser les Juifs s'y réinstaller; et d'après Le Porrier, l'auteur du livre Le médecin de Cor-doue: «Il est à peu près certain que Saladin avait le projet de rétablir le royaume de Judée».Ce qui, à l'heure actuelle, mérite d'être signalé.Dans son Epître aux Juifs de Yémen, Maïmonide met en garde les diverses communautés contre les faux Messies et exalte les juifs persécutés à l'observance fidèle «de la Thora qui existe pour toujours».C'est donc au Caire que Maïmonide passa la plus grande partie de sa vie.IL mourut en 1204, laissant une oeuvre monumentale par sa diversité et sa profondeur, ses restes furent transférés à Tibériade.N'empêche qu'à proximité de la Vieille Synagogue du Ghetto du Caire, s'élève le Mausolée de Rabbi Moshé Ben-Maïmon, qui devint un lieu de pèlerinage et de guérisons miraculeuses.Les historiens ont l'habitude de situer Maïmonide dans son propre milieu intellectuel au centre même de la civilisation qui avait fleuri en Andalousie arabe jusqu'au XIIe siècle.Il importe de savoir que la science arabe repose sur le principe grec selon lequel, sous l'apparent chaos de l'univers, existe un ordre profond, régi par des lois universelles, accessibles à la raison humaine.Les savants cherchaient à avoir des connaissances universelles.Le savant philosophe qu'ils plaçaient au sommet des connaissances humaines était Aristote.Ils lurent Y Or-ganon avec ivresse et découvrirent avec la logique grecque, le loisir de penser tout en sauvegardant leur libre arbitre.Maïmonide étudia avec ferveur la littérature biblique et rabbinique, la médecine, les mathématiques, l'astronomie, la philosophie et devint à l'égal d'Averroès, le fameux commentateur d'Aristote, l'homme le plus savant de son siècle.La pensée grecque, dont il avait commencé, par avoir une connaissance critique par le Talmud, il la retrouvait tant dans les livres traduits en arabe, et par les nombreuses spéculations des philosophes arabes et juifs.À l'époque de sa célébrité, les émules de ce cartésien avant la la lettre, admiraient en lui, la compétence du médecin, la logique du philosophe, la tolérance et la sagesse de l'homme.Il fut l'auteur de dix ouvrages médicaux, transmettant en langue arabe, avec des commentaires pertinents, les idées d'Hippocrate, Galien, Dikosco-ride, Al-Razzi et Avicenne.Dans Pirqué Moshé il expose les aphorismes médicaux de Galien, tout en les réduisant à 1 500 courtes propositions, couvant toutes les branches de la médecine.Il compose de nombreuses monographies sur les poisons et leur antidote, l'asthme, les hémorroïdes, l'hygiène sexuelle, l'impuissance, les aphrodisiaques et, élargissant les vues d'Avicenne, sur l'hypocondrie.On lui doit aussi un glossaire de quelques centaines de médicaments grecs, arabes, syriens, berbères et espagnols, lequel constitue un précis de pharmacologie que l'Europe et le Proche-Orient utiliseront pendant plusieurs siècles.Il dénonce les dangers de la suralimentation disant «Que l'estomac n'est pas fait pour enfler comme une tumeur».Il recommande la lecture des penseurs, comme un moyen de parvenir à un équilibre mental et moral.Son traité sur le régime alimentaire était une nouveauté pour l'époque.Dans ses prescriptions, il inclut l'exercice et le repos, le grand air, les promenades et les bains, la diète quand elle peut remplacer l'emploi d'un médicament, le vin pris modérément, de bonnes conditions d'hygiène physique et morale, ainsi que la modération sexuelle.A 23 ans, il avait composé son Traité du Calendrier et préparait déjà la rédaction de son ouvrage Khitab Al-Siraj, le premier d'une trilogie, commentaire magistral de la Michna.Henri Corbin signale qu'il avait révélé la substance du traité d'astronomie d'Ibn-Bâjja, dénommé Avenpace par les scolastiques.Cette information est manifestement insuffante, car les spécialistes reconnaissent en Maïmonide le providentiel trait d'union entre la science arabe et l'espace culturel européen, mais aussi, entre le savoir juif rationnellement commenté, et la théologie chrétienne du Moyen-Age.Il est certes malaisé, pour un simple amateur de belles lettres, d'évoquer en quelques pages, la physionomie de celui qui fut le plus beau fleuron du judaïsme espagnol.Aussi je m'empresse de me référer à quelques spécialistes de l'histoire et de l'érudition juives.Graetz voit en Maïmonide un esprit habitué à penser clairement et avec méthode et rempli du génie de l'ordre.D'après le professeur Vajda: «La philosophie de Maïmonide est un pur produit de l'intellectualité hispano-arabe; son esprit encyclopédique lui permit d'aborder les sujets les plus variés et de fournir à la pensée juive, un édifice doctrinal remarquablement charpenté, fruit subtil d'une synthèse de l'esprit scientifique grec et de l'esprit judaïque rabbinique».Le grand philosophe Lévinas, qui est la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DECEMBRE 1986 aussi l'un des meilleurs connaisseurs du Judaïsme, écrit: «Ce n'est pas l'effet d'un simple hasard que la voie vers la synthèse, entre la révélation juive et la pensée grecque, fut magistralement tracée par Maimonide, dont les philosophes juifs et arabes se réclament; qu'un profond respect pour la sagesse grecque emplit déjà le Talmud; que l'éducation pour un Juif se confond avec l'instruction et que l'ignorant ne saurait être pieux».L'historien Léon Sarchar, déjà nommé, note avec une louable précision son appréciation sur deux ouvrages, les plus importants de Maïmonide: «La Michnen-Thora, dit-il, est une codification en 14 livres de toute la loi biblique et rabbinique.Il lui avait fallu pour cela, plus de dix ans de travail assidu, mais c'était une réussite étonnante.Maimonide avait parcouru l'étendue entière du savoir juif et l'avait imprégnée de l'esprit d'Aristote.Il devint l'arbitre intellectuel du monde juif, un Érasme du XIIe siècle.Le Guide des égarés (écrit en arabe, avec des caractères hébreux) fut composé à l'intention d'hommes qui souhaitaient placer leur foi sur une base rationnelle, qui cherchaient à réconcilier la révélation avec les vérités de la science.À travers toute l'oeuvre, courait le thème que la foi et la raison menaient également à la vérité, que Dieu devrait être adoré, à l'aide de la raison aussi, que la religion n'était pas seulement un phénomène émotionnel, mais aussi une réponse aux quêtes de l'esprit.» D'après l'historien Will Durant, Spinoza qui emprunta à Maïmonide certaines idées sur la prophétie, les miracles et les attributs de Dieu, salua en lui: «Le premier à avoir nettement proclamé qu'il faut accomoder les Ecritures à la Raison.» Pour Maïmonide, comme pour les théologiens du Moyen-Age, la méditation sur Dieu, constitue le point de départ de toute philosophie, de toute science, de toute religion.Pour démontrer l'existence de Dieu, il épouse l'argumentation des péripatéticiens, qu'un auteur résume comme suit: «Dieu est la cause première.C'est par la considération du mouvement sans commencement ni fin, des sphères célestes, que Maïmonide conclut à l'existence d'un moteur infini qui est Dieu.» Dans plusieurs passages du Cuide des Égarés, Maïmonide revient sur la connaissance que nous pouvons avoir de l'existence de Dieu: «Le fondement de la Couronne des sciences est de savoir qu'il existe UN ÊTRE PREMIER.Sa connaissance consiste à le connaître tel qu'il est, dans son essence, sa science, sa puissance, sa volonté, et tous ses attributs sublimes.Or, la spéculation en vue de connaître la science de Dieu, est pure folie.Tout ce que nous savons c'est qu'il sait, comme nous savons qu'il existe.» «Si l'on pouvait supposer qu'il n'existe pas, il s'en suivrait que rien d'autre ne pourrait exister».Ces propositions sont une nette affirmation de la croyance en Dieu qui parle à l'imagination et à l'esprit, Dieu sensible au coeur comme dira Pascal, infiniment plus convaincante aux yeux des croyants que toute démonstration philosophique.Le Dieu de Maïmonide n'est plus le Dieu des philosophes païens, qui n'intervient jamais dans les affaires humaines, mais le Dieu qui s'est révélé à Abraham, à Moïse et aux prophètes; c'est le Dieu défini par ses attributs positifs et négatis dans le magnifique poème des treize articles de foi, que les croyants psalmodient tous les vendredis soirs; c'est le Dieu qui a donné à son peuple une loi de vérité, qu'il ne changera jamais, ni ne donnera à un autre peuple; c'est le Dieu de justice qui donne au juste selon ses oeuvres, et au méchant le fruit de sa méchanceté.Sur plusieurs points, Maïmonide se sépare d'Aristote.Admettre selon ce philosophe qu'on ne saurait imaginer un commencement pour le temps, conduirait un Juif à une absurdité.«Car le temps est lui-même une chose créée.» En ce qui concerne l'éternité du monde, il préfère adopter l'affirmation de Platon, pour qui même le ciel est périssable.Ce qui lui permt de conclure que «le monde n'est pas éternel, mais permanent et il peut donc sortir de son cours habituel», et par conséquent d'affirmer la véracité de la croyance aux miracles, ceux réalisés par Moïse, surtout.Le Passage de la Mer Rouge entrepris pour sauver le peuple d'Israël de l'esclavage d'Égypte constitue un phénomène miraculeux, que la foi nous invite formellement à accepter, dans son contexte historique, tel qu'il a été raconté dans le Livre Saint.S'il heurte nos conceptions scientifiques, c'est que, explique Maïmonide: «la religion nous a fait connaître une chose que nous sommes incapables de concevoir.» Mais il ne faudrait pas pour autant s'écarter de la logique: «Tout ce qui est rapporté dans le Pentateuque ne doit pas être pris dans son sens littéral, comme se l'imagine le vulgaire.» «Il faudrait s'appliquer à expliquer les obscurités de la Loi, et démontrer le vrai sens des allégories dont la Révélation est pleine.» L'emploi du langage allégorique est aussi habituel que naturel, car: «La Bible parle le langage des hommes» Nos sages ont dit, affirme Maïmonide: «Il est impossible de fournir à l'homme une description intégrale de la création.Elle a été traitée par des métaphores, afin que les incultes puissent la comprendre dans la mesure de leurs facultés et de la faiblesse de leur esprit, tandis que des gens instruits peuvent la prendre dans un sens différent.» «Le miracle de Josué au sujet du soleil qui s'arrêta peut signifier que cette journée du Gabaon fut ressentie comme le jour le plus long d'été dans ces contrées.» «Rien de nouveau sous le soleil, signifie tout simplement que tout suit son cours normal.» En ce qui concerne les commandements: «Ils ont réellement un but utile: la santé du corps et de l'esprit» «La loi ne nous a communiqué que les points les plus importants en nous invitant à y croire» «Elle comprend 14 classes de commandement» parmi lesquelles: «Les règles d'éthique, la charité, la justice, le châtiment des crimes, le respect de l'équité, le respect du sabbat et des fêtes et des lois alimentaires, l'interdiction des unions illicites, le respect des pratiques comme la prière, et Tambur et la crainte de Dieu qui les comprend toutes» Lévinas, qui a fait redécouvrir à des milliers de personnes leur judaïté oubliée par manque de suffisante culture juive, attire notre attention par la remarque suivante: «Mendelsohn a suggéré aux modernes, une vue que Spinoza avait empruntée à Maïmonide: le plus ancien des monothéismes ne serait pas une religion révélée, mais une loi révélée.Sa vérité serait universelle, comme la raison» «Le vrai d'après le judaïsme ne trouve de symbolisme que dans les atti- 37 la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 monde juif monde juif 38 tudes pratiques.Les grands textes du judaïsme rabbinique exposent cette loi, et reflètent tout un monde où il faut pénétrer, comme on pénètre dans le monde grec, au prix d'une discipline, de labeur, de méthode, avec l'intrépidité d'un esprit interrogateur» «En un mot, le judaïsme est une littérature et une civilisation.Il se situe toujours au carrefour de la foi et de la logique» Ce texte explique, tout en la justifiant, la thèse de Maimonide, fondée sur la concordance entre les exigences de la Raison et la Foi révélée! Glanons quelques observations du Guide des Égarés, au sujet des qualités que doit posséder tout homme pour être objectivement qualifié de prophète: «Il doit avoir une intelligence humaine parfaite, des moeurs pures et légales.de la science et de la sagesse.Il faut aussi que sa pensée soit dégagée des ambitions vaines, du désir d'être exalté par les gens du peuple.des sottes et pernicieuses grandeurs.et des choses animales, telles que la recherche des jouissances sexuelles, dont Aristote a dit qu'elles sont la honte de l'homme.Il ne doit être ni ignorant, ni illettré.» Cette allusion dont on comprend aisément le sens témoigne de la liberté d'esprit et du courage de Maïmonide.Néanmoins, il paraît évident que le théologien qui professait la plus sincère admiration pour le rôle missionnaire du christianisme au service du monothéisme dans le monde, ne pouvait avoir à l'égard de l'Islam, à l'exemple du poète Yéhoudah Halévy et des sentiments traditionnels du judaïsme espagnol, que respect et considération, et ce d'autant plus que les conquêtes arabes s'étaient faites sous le signe de la propagation de la nouvelle religion fondée, laquelle quoique simplifiée, conserve un accent de pur monothéisme.Relativement à la prophétie, Émile Bréhier cite cet important passage de Maïmonide: «La prophétie est une émanation de Dieu, qui se répand par l'intermédiaire de la raison, sur la faculté rationnelle d'abord et, ensuite, sur la faculté imaginative; répandue sur la faculté rationnelle seule, elle fait les savants; sur la raison et l'imagination, elle fait les prophètes, indispensables pour régler les conflits possibles entre les hommes, dépassant tout ce qu'on voit dans les autres espèces».Émile Bréhier estime que «cette position donne à la pensée de Maïmonide quelque ambiguïté, ou du moins une diversité d'aspects qui se concilient mal.» Y aurait-il contradiction entre l'esprit philosophique et les révélations prophétiques?Leurs vérités ne sont certes pas du même ordre.Pour Maïmonide, sur le plan éthique, il n'y a qu'une vérité concevable, c'est celle qui se confond avec la loi morale de Dieu.Cette loi n'a jamais été niée par aucun penseur, ni par la saine conscience de tout homme raisonnable.Elle demeure donc le fondement de toute spéculation sur le problème moral.Si pour Platon et Aristote, la justice et le sentiment moral, n'étaient que d'appréciables vertus, pour Maïmonide ils sont l'essence même de la Thora.Le nouveau discours d'origine divine apporté aux enfants d'Israël et au monde, la défense de la veuve, de l'orphelin, du pauvre et de l'étranger préconisée par les prophètes avaient frappé l'esprit de Rambam et séduit son imagination.Loin d'être des idéalistes aux idées abstraites, les prophètes voyaient concrètement la réalité des misères engendrées par toutes sortes d'injustices.Confiants dans leurs misi-sons, mais toujours indépendants du pouvoir, ils adressaient leurs virulentes critiques aux puissants et aux rois convaincus d'iniquités et de péchés.Leur accord sur l'évidente nécessité du respect et de la justice, faisait d'eux, pensait-il, les égaux des philosophes sur le plan élevé de l'éthique.Il considérait la Révélation comme compatible avec la pensée philosophique, car la raison elle-même est une sorte de révélation continue, pas différente essentiellement de l'intuition prophétique.Les deux Talmuds Babli et Yéroushalmi, d'une lecture difficile, c'était un monde vivant et bariolé, d'une richesse éblouissante, sur mille sujets des plus variés, dont il avait réussi, en déployant uen activité surhumaine, à tirer la subs-tantifique moëlle pour présenter dans son Michneh-Thora une somme logique de lois et de connaissances religieuses et morales accessibles à toute bonne volonté.Mais il ne faut pas oublier que Maïmonide avait une égale admiration pour la lumineuse et froide logique des grands philosophes grecs, dont il avait médité la pensée métaphysique, scientifique et morale.Étant lui-même foncièrement préoccupé de religion, il ne pouvait que réaliser la synthèse de ces deux disciplines, en essayant d'établir la conjonction la plus étroite entre la Foi et la Raison.Et précisément, les commentateurs voient là, une des positions inexpugnables de Maïmonide.Pour révolutionnaires qu'elles aient paru, les idées de ce philosophe de la religion, avaient soulevé des tempêtes au XIIIe siècle.Mais elles finirent par s'imposer pour le plus grand bien de la littérature religieuse et des conceptions morales juives.Comme tous les novateurs de génie, Maïmonide eut des opposants particulièrement méfiants à l'égard des justifications intellectuelles dans le domaine de la foi, comme Nah-manide, Hasdai Crescas et l'irascible Moshé Astruc de Lunnel, mais aussi de nombreux admirateurs comme Saint-Thomas d'Aquin, Maître Eckart, Bacon, Leibnitz Mendelsshon et beaucoup d'autres.Une de ses idées maîtresses consistait à professer que seule la connaissance pouvait rendre l'homme meilleur, et non la foi aveugle comme l'enseignaient certains clercs irresponsables.Face aux folies de son époque, (n'oublions pas que de 1189 à 1192 se déroulait la 3e croisade, l'une des plus meurtrières) il avait gardé sa souveraine sagesse, prêchant par la plume et la parole, le respect de la justice et de la loi.Voyant en Maïmonide un homme de foi, de coeur et de raison, en ce grand humaniste ami de la science, l'âme d'un prophète, la postérité prononça à son endroit, un verdict on ne peut plus élogieux MÉ — MOSHÉ AD — MOSHÉ LO — KAM KÉMOSHÉ «De Moïse jusqu'à Moïse Personne ne s'est levé de comparable à Moïse» De son piédestal d'airan, l'Aigle de la Synagogue, indique aux passants, que les deux voies dans lesquelles ils sont engagés, celles de la Foi et de la Raison,qu'ils pouvaient croire divergentes, s'unissent au contraire au Carrefour de la Bible, éclairé par les flammes incandescentes des prophètes.la voix SEPHARADE, NOVEMBRE-DECEMBRE 1986 I Rachel Lasry, D.M.D.Clinique dentaire Lasry et Lasry (Chirurgiens-dentistes) 5845 Côte des Neiges, #100 Montréal, Québec H3S 1Z4 Tél.: 731-7721 Rendez-vous et urgence Joelle Lasry, D.M.D.5845 CÔTE DES NEIGES, SUITE 270 Tél.: 735-6639 MONTRÉAL, QUÉBEC H3S 1Z4 Lundi au vendredi 8h à 18h Soyez avisés que tous les dossiers médicaux de feu Dr.Mark De Médina ont été transférés au Dr.Gaby Zagury, médecin de famille.AVIS DE TRANSFERT DES DOSSIERS DE FEU DR.MARK DE MÉDINA.CLINIQUE DENTAIRE Dr Alain AZUELOS, D.M.D.Dr Orly LÉVY, D.M.D.484-0665/484-0669 Ouvert de 9h00 à 21 hOO MÉDECINE GÉNÉRALE 5885 CÔTE DES NEIGES Suite 401 Centre Rockland - suite 162 2305, chemin Rockland Ville Mont-Royal (Québec) H3P 3E9 Dr.Joseph Outmezguine Chirurgien dentiste / Dental Surgeon Tél.: (514) 341-1132 Téléphone 341-4488 tj^octau.% ^William T> MÉDECINE DENTAIRE 3535 QUEEN MARY ROAD.SUITE 317 MONTRÉAL H 3V 1H8 9 Centre Commercial (Next to Town Hall) (Près de l’Hôtel de Ville) Roxboro, Qué.H8Y 2N9 TEL.: (514) 684-2060 Dr.MARC WEIZMAN D.M.D.CHIRURGIEN DENTISTE DENTAL SURGEON BUREAUX 5605 CLANRANALD MONTRÉAL, QUÉ.H3X 2S9 Tél.: 738-6341 1668 DE MAISONNEUVE O.MONTRÉAL, QUÉ.H3H1J7 (Métro Guy, Sortie St-Matthieu) DR CLAUDE COHEN CHIRURGIEN DENTISTE Tél.: 933-3641 39 la voix SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1986 .••••••• • : : \ s Hé Ill J ¦ I • • ./-g : I wmmsmm ¦mrnmimm i K:K:SSW:i ! : I Si 1 ,.Jlllllllllll |ifiSSiiiii»S6li I 1 iiSiSSlilSSiiSSii I I .v ; Iwllllll ' > x>.?h-.W-'" ¦/ j lHf.4 •%' l THlfl X S, C , ^ a :!, Un groupe de bénévoles sépharades en compagnie du Président de la Division, M.Émile Malka (2e à partir de la dr.) au cours d'une session de formation et de sensibilisation pour les travailleurs de la Campagne.: V.-.'• ' w I II.«f I ¦" il: : 1:1 lilSiiiïiïi iÜÉ §1111 M.Albert Kakon et Mme Lola Kakon ont reçu chez eux des professionnels de la santé, des avocats et des comptables pour une soirée de levée de fonds.Nous les voyons ici en compagnie de MM.Émile Malka et Lucien Benarrosh.s^fc I iliffff ^ v.A MR I I ¦ I 1 % : I • v x ; ' - X Vi f**J M i ; ' «Super Dimanche/Super Sept» - huit journées de campagne téléphonique intense.Tous les bénévoles de la Division sépharade étaient au rendez-vous, même le Youppi.Cette entreprise considérable a été coordonée par Mme Annette Oliel-Amar (1ere à dr.), qu'on voit ici avec Mmes Messody Benarrosh, Simonne Banon, Rachel Lévy et Coty Benchétrit, Présidente de la Section des femmes sépharades.I §f|if: .Vice-Première Ministre et Ministre des Affaires culturelles du Québec, Mme Lise Bacon reçoit un coup de peigne au cours du «Coiff-o-thon II» organisé par la Section des femmes sépharades au profit de l'Appel juif unifié.Étaient présentes plusieurs personnalités du monde politique, telles que Mme Sheila Finestone, Députée fédérale de Mont-Royal, MM.Gerry Weiner, Secrétaire d'État à l'immigration, Bernard Lang, Maire de Côte-Saint-Luc, et Moshe Kimchi, Vice-Consul d'Israël.Le «Coiff-o-thon II» s'est déroulé dans cinq salons différents, et Mme Louise Arzoine en était la coordinatrice.ÿ y X y" "¦ titlii: WmÊmmÈm ttHii I /' jË2m»mmÆk ¦¦-¦ -• :>?.:; *Jgjjg|g:S3£; wm rags ÿrixSg: Éfc "té!! «wpfeill JSig ¦ fltiflf ; X- vSsV.'S\&/' " ' &/
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