La voix séfarad /, 1 mai 1987, Mai - Juin
m V-23S ¦ ¦ - 3i KJ JLNÜW J'dJLl 1Ü IN3Q uriy ouz.i Canada Ho»i»i Poa! Canada P’ji'âg» d»'0 Po-i o«t* J.lHlUÏB .3 IONUI LOW Bulk En nombre third troisième class classe FM 295 "r L ; c er • ?e • v i ! I e i M ': PUBLICATION DE LA COMMUNAUTE SEPHARADE DU QUEBEC &Ù0 DOSSIER ÉDUCATION mâmmrnm L’ÉTOILE DES CONCESSIONNAIRES TOYOTA 3955 Fleury Est, Montréal-Nord (514) 323-9780 La Camry ’87 de Toyota La Reine des familiales Passez la voir! PIE IX inc.TOYOTA VOUS PLANIFIEZ LE MEILLEUR ACHAT QUALITÉ/PRIX L'EXCEL SEDAN 9390, boul.Pie-IX, Montréal (514) 324-6821 IL Y A DU NOUVEAU DU MEILLEUR DANS L’AUTOMOBILE CHOISISSEZ L’ACCORD 1987.L’ACCORD, LA MEILLEURE NOUVELLE VOITURE IMPORTÉE DE L’ANNÉE, SELON L’ASSOCIATION DES CHRONIQUEURS AUTOMOBILES DU CANADA GARANTIE 80 000 KM LA GARANTIE DE HONDA UN INVESTISSEMENT PRENANT DE LA VALEUR 11911 RUE SHERBROOKE EST (COIN 7e AVENUE) POINTE AUX TREMBLES (514) 645-2791 la voix SEPHARADE, MAI-JUIN 1987 LA VOIX SÉPHARADE est une publication de la COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC 4735 Chemin de la Côte Ste Catherine Montréal, Québec, CANADA - H3W 1M1 Tél.(514) 733-4998 - 733-3945 Président Lucien Benarroch wii sepharade « JH PUBLICATION DE LA COMMUNAUTE SEPHARADE DU QUÉBEC sommaire Mal-Juin 1987 lyar-Sivan 5747 18e année N° 1 Directeur général Isaac Bensoussan Responsable de l’information Albert Bendahan Rédactrice en chef Coty Benchetrit Directeur de la publication Victor Afriat Secrétariat Esther Elkaïm Collaborateurs Michel Afriat, Carol Amar, Perla Bartfeld, Barbara Berger, Juliette Bohbot, Albert Bouhadana, Serge Ouaknine, Amnon Suissa Collaborateurs / Dossier Maimonide Elie Abitbol, Fred Anzarouth, Sidney Benudiz, A.Castiel, Claude Chriqui, Sandra Hagege, Renée Malka, Rabbin Dr Moïse Ohana, Patricia Rimok Production Désimage Enr.Direction artistique: Louise Leclerc-Teboul Services informatiques Arc En Ciel 46 47 49 Nouvelles communautaires Commission des affaires sociales de la Communauté Sépharade du Québec par Carol Amar Entrevue avec Armand Abecassis par Michel Afriat Table ouverte au Congrès Juif Canadien Laissez venir à nous.Le budget de l'AJCS pour 1987-88 par Barbara Berger 50 plus: pour la qualité de vie par Barbara Berger Assemblée générale annuelle à la Communauté Sépharade de Laval Centre Communautaire Juif Carnet Expédition postale Paul A.Joncas inc.50 Courrier des lecteurs La Voix Sépharade, Journal de la Communauté Sépharade du Québec est tirée en 7000 exemplaires et publiée 6 fois par an.6200 des 7000 exemplaires imprimés sont acheminés par voie de poste à Montréal, à Québec, à Toronto et dans le reste du Canada, ainsi qu'aux États-Unis, en Amérique Latine, en Europe de l'Ouest et en Israël.Monde Juif 39 Hillel par Perla Bartfeld N° de l'Organisation Internationale de Normalisation: ISSN 0704-5352 Tout droit de reproduction est interdit, sauf autorisation.Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec, Bibliothèque Nationale du Canada, Courrier de 3e classe, permis n° FM 295 La Voix Sépharade est publiée grâce aux subventions • des Services Communautaires Juifs (AJCS) • du Secrétariat d'État au multiculturalisme • du Ministère des Communautés Culturelles et de l’immigration du Québec La Voix Sépharade est répertoriée dans le Canadian Advertising Rates Data (CARD) et dans le Répertoire des média ethniques du Québec.Le travail des bénévoles est essentiel au fonctionnement de La Voix Sépharade.Vous pouvez y contribuer en écrivant, traduisant, corrigeant, etc.contactez-nous au 733-4998 ou 733-3945.Veuillez également vérifier avec le journal les prochaines dates limites pour la remise des textes à publier.41 Nouvelles publications Dossier - ÉDUCATION 15 Pour une éducation juive et une formation artistique dans la communauté sépharade par Serge Ouaknine 19 L'université Bar-llan et les communautés sépharades et onentales en Israël 34 Le fil magique se dévide.par Juliette Bohbot 21 à 32 Maimonide en campagne.la voix SÉPHARADE, MAI-JUIN 1987 Centre Rockland - suite 162 2305, chemin Rockland Ville Mont-Royal (Québec) H3P 3E9 Dr.Joseph Outmezguine Chirurgien dentiste / Dental Surgeon Tél.: (514) 341-1132 1668 DE MAISONNEUVE O.MONTRÉAL, QUÉ.H3H 1 J7 (Métro Guy, Sortie St-Matthieu) DR CLAUDE COHEN CHIRURGIEN DENTISTE Tél.: 933-3641 DR.MAURICE SUISSR CHIRURGIEN DENTISTE 4150, rue Ste-Catherine ouest (Coin Greene) Suite 370 Westmount, Québec H3Z 2Y5 - (514)935-5211 9 Centre Commercial (Next to Town Hall) (Près de l’Hôtel de Ville) Roxboro, Qué.H8Y 2N9 TÉL.: (514) 684-2060 Dr.MARC WEIZMAN D.u.D.CHIRURGIEN DENTISTE DENTAL SURGEON BUREAUX 5605 CLANRANALD MONTRÉAL, QUÉ.H3X 2S9 Tél.: 738-6341 CLINIQUE DENTAIRE D'Alain AZUELOS, D.M.D.D' Orly LÉVY, D.M.D.484-0665/484-0669 Ouvert de 9h00 à 21 hOO Chirurgiens-Dentistes Sur rendez-vous Service d'urgence 7 jours — 5 soirs Entants et adultes — Accès aux handicapés 6265, rue St-Denis (entre Beaubien et Bellechasse) CENTRE DENTAIRE SCHWARTZ & ASSOCIÉS T J-OUia d£ v (fÿuittsf Cofizn ÉZb't Cj-oël zScfnvaitz 270-1523 RENDEZ-VOUS ET URGENCE APPOINTMENTS AND EMERGENCY CLINIQUE DENTAIRE LAS R Y & LASRY DR.JOËLLE LASRY, D.M.D.André Elkaïm Pharmacien DR.RACHEL LASRY, D.M.D.CHIRURGIENS DENTISTES • DENTAL SURGEDNS 5845 COTE DES NEIGES, SUITE 1 DD MONTRÉAL, QUÉ.H3S 1Z4 TÉL: 731-7721 11857, BOULEVARD PIERREFONDS PIERREFONDS, QUÉBEC H9A1A1 TEL: (514) 685-3182 la voix SEPHARADE, MAI-JUIN 1987 ¦ my' &, Y 4 : rnii La rubrique Commission des Affaires Sociales est devenue une addition permanente à la Voix Sépharade.Cet espace est consacré principalement à la diffusion d'informations concernant les services sociaux communautaires et gouvernementaux auprès de la population sépharade.Si vous avez des suggestions sur le type de renseignements que vous voudriez voir apparaître dans cette rubrique (pension de vieillesse, assurance-chômage, etc.}, veui-lez vous mettre en rapport avec Carol Amar au 733-4998.Tandem, une opération utile et efficace .Au cours de l'année 1986, les intervenants du B.I.C.C., en collaboration avec les membres des différents Comités de Protection des Citoyen(ne)s et les policiers-ressources des différents districts où l'organisme est impliqué, auront rejoint 120,000 Montréalais(es).Dans le secteur Snowdon/Côte-des-Neiges, le nombre de citoyen(ne)s rejoint(e)s est de 19,840.De ce nombre, plus de 14,000 ont été rencontrés individuellement ou en petits groupes.A vrai dire, c'est toute une performance à l'image de la disponibilité, de la motivation et du désir de dépassement des intervenants du milieù.À ce stade-ci de la démarche, il faut se demander si ces différentes rencontres personnalisées auprès d'autant de citoyens ont porté fruit au plan de la sécurité domiciliaire.Le Bureau d'interventions Cliniques et Communautaires s'est intéressé à la question tout au cours de l'année 1986, si bien, qu'il s'est permis, à l'aide d'un questionnaire, d'interviewer 2,110 Montréalais(es) qui ont participé à une activité Tandem comme un atelier de travail, une visite à domicile, une rencontre de bloc, de rue ou de cuisine ou une rencontre à l'étage.Avant d'aborder comme tels les résultats de ce sondage, quelques données de base sur le profil de l'échantillon s'imposent.A 58.1%, les répondants sont de sexe féminin, 41,9% de sexe masculin.Au moment de l'analyse, 62,1 % des répondants ont le statut de locataire, 37,9% le statut de propriétaire.Parmi l'ensemble des répondants, 18,1% habitent un bungalow, 62,2% un multiplex (duplex, triplex, quin-plex, sixplex) et enfin, 19,7% habitent dans un bloc appartement.L'Opération Tandem est-elle utile?La réponse des Montréalais(es) interviewées est sans équivoque.A 99,38%, ils affirment que cette opération doit se poursuivre en 1987 tout en étant favorable à l'élargissement de son orientation première.Les disparitions et les enlèvements d'enfants, selon eux, devraient être la première problématique à envisager dans le cadre de l'élargissement du mandat des organismes responsables de la destinée du programme.L'Opération Tandem est-elle efficace?Tout comme dans le cas précédent, nous devons répondre par l'affirmative.98,6% des citoyen(ne)s interviewées affirment avoir évalué ou réévalué leur sécurité domiciliaire après avoir participé à l'une ou l'autre des activités pré-citées.88,7% d'entre eux affirment avoir modifié l'apparence d'occupation de leur domicile.67,4% des citoyen(ne)s interviewées affirment qu'ils ont modifié les défenses para-physiques de leur unité d'habitation.76,8% des citoyen(ne)s interviewées affirment avoir modifié leur habitudes de co-protection faisant appel davantage à leurs voisins immédiats dans la sécurité de leur unité d'habitation.98,6% des citoyen(ne)s interviewées affirment s'être rapprochées de leur service de police depuis leur participation à l'un ou l'autre des activités ci-haut mentionnées.Les citoyen(ne)s interviewé(es) se disent davantage sécurisés à l'intérieur de leur domicile (89,8%) et dans leur voisinage immédiat (71,7%) depuis qu'ils (elles) ont participé en cours d'année à l'une ou l'autre des activités pré-citées.Reste à savoir si les activités Tandem ont un effet ou non sur l'action des voleurs dans le secteur Snowdon/Côte-des-Neiges.La façon la plus facile mais aussi la moins sûre de mesurer l'impact d'un tel programme, c'est l'analyse des statistiques criminelles et leur taux de variation dans le temps et dans l'espace.Dans l'attente de mesures plus fiables, le B.I.C.C.préfère continuer à appliquer ses stratégies en misant sur le fait que tout au plus un(e) Montréalais^) sur trois (3) est un(e) citoyen(ne) modèle en prévention du crime.Son rôle est justement de faire en sorte qu'il y ait de plus en plus de Montréalaises dans le secteur Snowdon/Côte-des-Neiges à qui on peut attribuer le statut de citoyen(ne) modèle en prévention du crime.Le lecteur intéressé à devenir «citoyen modèle en prévention du crime» est invité à se procurer à son bureau Tandem local, gratuitement et sous forme de prêt, un jeu en relation avec sa sécurité domiciliaire.En vingt (20) minutes, il sera situé quant à ses forces et ses faiblesses au plan de sa sécurité.Contactez Carol Amar au 733-4998.5 la voix SÉPHARADE.MAI-JUIN 1987 Sépharade du Sépharade du Québec Être famille d'accueil: une riche expérience humaine., Ce bref article a pour but de sensibiliser la population sépharade du besoin urgent de familles d'accueil; besoin qui est de plus en plus exprimé au sein des services de protection à l'enfance.En effet, depuis l'implantation de la protection de la jeunesse, les Services sociaux juifs à la famille sont confrontés à un problème qui est celui du décalage entre le nombre de demandes en famille d'accueil et la disponibilité réelle des foyers sépharades.À ce sujet, il serait bon de relever quelques indices qui pourraient A.S.- Voulez-vous me donner la composition de votre famille On est cinq personnes, deux adultes et trois enfants.J'ai une fille de dix-neuf ans, un garçon de dix-sept ans et une fille de treize ans.Comment expliquez-vous le manque de familles d'accueil sépharades à Montréal, dans notre communauté?Il me semble qu'en premier lieu c'est un manque d'information.Les gens ne sont peut-être pas au courant de ce qu'est vraiment une famille d'accueil.Personnellement, je l'ai appris par hasard.Lorsqu'on essaie de comprendre ce manque, je crois qu'il y a des possibilités.Maintenant, il s'agit peut-être de lancer une campagne et de dire aux gens comment ça se passe, leur dire quelles sont les nécessités et je suis sûre que très rapidement les familles sépharades seront à l'écoute puisque chez nous la réputation des familles sépharades est que ce sont des gens chaleureux, des gens accueillants; donc c'est une conséquence normale.Quelles sont, d'après-vous, les conditions exigées par les Services Sociaux Juifs pour avoir des familles d'accueil ou pour être candidates comme familles d'accueil!1 En premier, il faut d'abord être soi-même une famille, c'est peut-être un grand mot, une famille équilibrée,, c'est-à-dire où il y a une présence constante des deux parents, où il y a rencontres régulières parents/enfants, communications normales parents/ enfants, où il n'y a pas de gros problèmes, de problèmes graves ni de la voix SÉPHARADE, MAI-JUIN 1987 informer les familles sépharades intéressées à effectuer cette démarche.Tout d'abord, il est important de souligner que la dimension sépharade au niveau des valeurs socio-culturelles est un atout indispensable dans la stabilité psycho-sociale de l'enfant en question.Par stabilité, il faut entendre que l'entendement et la communication socio-culturels favorisent directement une plus grande efficacité dans la réintégration de l'enfant dans sa famille naturelle.Afin de démystifier ce qu'est une santé, ni d'autres perturbations, où ses propres enfants peuvent évoluer et s'épanouir normalement et, à ce moment-là, faire de la place à d'autres enfants de l'extérieur.Je crois que la première condition c'est l'équilibre donc.La deuxième condition, je pense que c'est la santé.Il ne faudrait pas qu'il y ait de problème grave de santé à l'intérieur d'une famille.C'est la réputation parce que les Services Sociaux exigent des lettres de références d'amis, de connaissances, même autour de la famille pour témoigner que cette famille-là est en mesure de faire place à d'autres personnes ou à d'autres, de donner ses énergies aux exigences demandées par le J.F.S.Êtes-vous satisfaite du support de la part des ressources et des professionnels impliqués dans le cas de votre situation en tant que famille d'accueil?Est-ce que vous avez des commentaires là-dessus?Oui, j'aurais des commentaires, même si mon expérience est une expérience jeune; je considère qu'en un an on ne peut pas porter des jugements sur un organisme qui a fait ses preuves depuis plusieurs années.Compte tenu des cas et des problèmes que rencontre le J.F.S., je trouve quand même qu'on a eu beaucoup d'écoute.Le personnel avec qui j'ai eu affaire jusqu'ici, semble être composé de personnes compétentes et à la hauteur des situations.Je n'ai connu que cinq ou six personnes jusqu'ici et je suis satisfaite.Il y a bien sûr place à l'amélioration.Il y a beaucoup de choses qui pourraient être discutées.En travaillant ensemble, on peut toujours famille d'accueil sépharade, l'interview qui suit nous permettra de jeter un regard plus concret sur les détails humains, familiaux et techniques dans l'installation de celle-ci.leur faire des suggestions, ils sont toujours ouverts.Une autre question.Quels seraient donc actuellement les aspects positifs ou négatifs de se porter candidat?C'est-à-dire quels sont finalement les aspects très satisfaisants ou d'autres qui seraient moins satisfaisants?On va commencer par les aspects positifs.Tout d'abord, ça apprend à toute la famille à prendre conscience d'une réalité parce que souvent on s'enferme autour de son confort et autour de son égoïsme et on ne voit pas ce qui se passe à l'extérieur, donc c'est un apprentissage extraordinaire pour l'ensemble de la famille.On refait les plans et on rebouche tout, on change les choses de place, on distribue des nouvelles fonctions et chacun apprend à vivre avec une nouvelle personne à la maison.On apprend à donner, à donner un peu de son oreille, beaucoup de son coeur et à réaliser qu'il n'y a pas que des enfants heureux sur terre.On apprend à découvrir chez cette personne nouvelle qui entre chez nous, aussi petite soit-elle, des choses qu'elle nous apporte parce que ces personnes-là viennent et nous donnent des leçons souvent.Je peux même parler du cas personnel vécu pendant un an.C'était une personne qui était très démunie, avec des problèmes neurologiques et qui avait une volonté de faire et qui vraiment nous laissait perplexes et nous donnait à réfléchir sur la volonté de vivre et la volonté de réussir de cet enfant-là, alors que nos enfants qui étaient couverts de tous les conforts et de toutes les possibilités physiques I! que la nature leur a données n'étaient pas capables de prouver autant de volonté.Alors, on en tire des satisfactions quand même à plusieurs niveaux, surtout quand on réalise qu'on avance et qu'on peut réussir à gagner du terrain, à faire faire des progrès à cet enfant-là, c'est une satisfaction personnelle très importante.Bref.Bon, peut-être que j'aurai d'autres points positifs à ajouter, mais disons que c'est l'essentiel, apprendre à donner, en un mot.Les points, les aspects, je ne dirais pas négatifs mais les aspects un peu dérangeants, c'est justement cet effort que ça demande d'accepter parce que il y a des enfants qui réagissent, soit parce qu'il y a de la jalousie, parce qu'on sent que la part d'affectivité qui est allouée, est diminuée, soit tout simplement parce qu'il y a de l'air qui bouge dans la maison par une personne étrangère, qui vient et qui prend place et qui fait que cette nouvelle famille qui l'accueille c'est, à partir de maintenant, sa famille; donc elle se sent à l'aise, elle est chez elle.Ça dérange ceux qui sont déjà là.Il faut mettre les choses en place, il faut expliquer aux enfants, il y a évidemment une question d'organisation.On réorganise tout, les repas, les horaires.On essaie de mettre au pas.C'est quand même une forme d'apprentissage que l'on fait à un enfant qui souvent vient d'un milieu où il n'y avait pas d'horaire, il n'y avait pas de discipline en plus.Il y a en tout cas dans cette expérience-là tantôt de la joie, tantôt des surprises, tantôt des choses à mettre au point constamment.C'est un travail, quand il est bien fait, une fois bien démarré, par la suite ne nous donne que des joies, d'après moi.Que conseilleriez-vous à des familles sépharades qui aimeraient tenter l'expérience aujourd'hui?Je leur conseille vivement de faire un essai, ne pas penser au départ qu'ils seraient engagés à vie ou plusieurs années, pas du tout.L'essai, il est de part et d'autre de toutes les façons.On a toujours, en signant un contrat à J.F.S.la possibilité après quelque temps, soit de dire non, ça ne fait pas, soit que l'enfant ne va pas non plus dans la famille où on le place.Il n'y a pas automatiquement un coup de foudre tout le temps mais, donc, un essai c'est vraiment quelque chose que je suggère, soit sous forme de fin de semaine pour commencer parce qu'il y a des familles qui reçoivent des enfants pour une fin de semaine ou quelques jours quitte après ça à faire une expérience prolongée.Ce que je leur conseille, une fois que l'expérience, une fois que la décision est prise, une fois que l'enfant ou que le jeune fait partie de la famille, c'est d'être tout de suite clair en partant avec l'enfant.Ce que j'ai vécu, c'est justement parce que je ne savais pas trop et j'ai préféré prendre la pente douce au début et après ça, faire rentrer l'enfant tranquillement dans les règles, etc.L'idéal, aujourd'hui, si c'était à refaire, je mettrais tout de suite les choses au point, en partant j'adapterais l'enfant aux règles de la maison immédiatement avec des conditions claires et précises.De part et d'autre, chacun saura à quoi s'attendre pour éviter le plus de surprises possibles.Je suis sûre que dans chacun de nous il y a un quelque chose, il y a sûrement un coin de chaleur qui est disponible pour donner à quelqu'un qui en manque.La seule chose que l'on n'a pas, on ne prend pas le temps de fouiller à l'intérieur de nous-même pour découvrir ce quelque chose que chacun de nous a.Lorsque mes amis me rencontrent, j'essaie d'être la plus discrète possible pour protéger l'enfant et ne pas parler de la situation.Mais quand mes amis apprennent que je m'occupe depuis plusieurs mois de tel ou tel enfant, je reçois tout de suite des félicitations et puis de l'admiration mais je retourne ma réponse en disant que je n'ai aucune admiration parce que tout le monde peut agir de la même façon à partir du moment où on lui dit que c'est un enfant qui est démuni ou c'est un enfant qui n'a pas la chance d'avoir les possibilités de base dont il a besoin pour s'épanouir.Donc, chacun de nous a, j'en suis sûre, quelque chose à donner, quelque chose à communiquer.J'encourage vivement les gens désireux de faire cette exérience d'ouvrir leur coeur et de ne pas hésiter.Mme Hazan, merci beaucoup.L'exemple de cette famille nous démontre que le lien entre la tradition passée de nos ancêtres, i.e.les principes de justice (TSEDEK) et de la charité (TSEDAKA) ou redistribution des richesses dans le sens global, et nos familles sépharades aujourd'hui, est un signe bien vivant et latent dans la vie montréalaise.Dans cette logique, on peut également souligner que l'enjeu actuel est et reste le défi de concrétiser ses principes entre nous et nos enfants dans la création de réseaux familiaux pour les jeunes sépharades en état de besoin.Cordial Shalom, Propos recueillis par Amnon Suissa Services sociaux juifs à la famille Les Grandes Soeurs, elles aussi, doivent être à la mesure de la tâche .Récemment, nous avons fait appel aux bénévoles, pour être à la mesure d'un Grand Frère.Nous rappelons à nos lecteurs que nous aimerions également «piendre la mesure» de Grandes Soeurs, prêtes à former des liens d'amitié avec un enfant nécessiteux.Il y en a de toutes les tailles! Nous vous prions de prendre un engagement de quelques heures par semaine pendant au moins un an.Veuillez appeler Carol Amar au 733-4998.7 A Etes-vous à la mesure de cette tâche?.Si vous avez entre 17 et 50 ans, vous êtes assez âgé.Si vous êtes un individu concerné, mûr, prêt à former des liens d'amitié avec un enfant nécessiteux, vous pourrez donner la mesure de votre talent.Si vous êtes à la mesure des tâches susmentionnées et prêt à prendre un engagement hebdomadaire d'au moins une demi-journée par semaine, pendant au moins un an, nous pouvons vous assurer que vous êtes définitivement à la mesure d'un Grand Frère des Services d'aide à la famille juive de l'Institut Baron de Hirsch.Nous serons heureux de «prendre vos mesures» .il suffit d'appeler Carol Amar au 733-4998.la voix SÉPHARADE, MAI-JUIN 1987 Sépharade du Québec Sépharade du Québec Compétences recherchées, 8 Nous avons un besoin urgent de commerçants pour aider le Projet Banque de compétences des Services d'aide à la famille juive de l'Institut Baron de Hirsch.Nombre de nos clients ont besoin de menuisiers, plombiers, réparateurs de T.V.et d'électriciens pour réparer des appareils électriques tels que des fournaux électriques, des réfrigérateurs et des machines à laver.Si vous nous faites don de votre temps et de vos compétences, nous serons heureux de vous rembourser vos menues dépenses.Nous cherchons également quel- qu'un qui puisse faire don d'un petit congélateur en bon état de fonctionnement, pour une famille monoparentale avec quatre petits enfants.Téléphonez à Carol Amar au 733-4998.A vis aux professionnels La Banque de compétences des Services d'aide à la famille juive de l'Institut Baron de Hirsch, recherche les services d'avocats spécialisés en divorce et de périodontistes, pour nos clients désavantagés.Si vous êtes en mesure de faire don de votre temps pour ceux qui sont en Centre d'orientation juif Jewish Vocational Service.David Mendelson, Directeur Général du Centre d'orientation juif, dit que les débuts du Centre d'orientation juif remontent vers la fin des années trente, à un moment où la Communauté juive était très préoccupée par l'effet qu'aurait sur celle-ci, le taux élevé du chômage résultant des années de la Dépression.Le placement et le conseil à l'emploi pour les jeunes gens sans travail ou ceux qui fréquentaient encore l'école, étaient considérés comme étant des priorités pour la Communauté.La création de l'agence fut interrompue par la Deuxième Guerre mondiale, mais immédiatement après la fin de la guerre, le JVS fut finalement établi pour aider les personnes qui avaient des difficultés à trouver du travail et à prendre une décision concernant leur carrière.Vague sur vague d'immigrants déferlaient sur Montréal, et nombre de jeunes qui avaient servi dans les forces armées et dont l'éducation ou la carrière avaient été interrompues par la guerre, revinrent pour « ramasser les morceaux » et se réintégrer dans la vie normale.L'orientation professionnelle n'était offerte nulle part ailleurs au sein de la communauté et le nouveau programme du JVS contribua à mettre ces jeunes gens sur la bonne voie.La philosophie de base du JVS est exprimée de façon excellente dans Maimonide, lorsqu'il parle du 8e échelon sur l'échelle de la charité, soit: « .d'anticiper la charité en évitant la pauvreté — d'enseigner un la voix SÉPHARADE, MAI-JUIN 1987 métier aux gens, ou de les aider à s'établir dans les affaires afin qu'ils puissent gagner leur vie de façon honnête et qu'ils ne soient pas forcés de se tourner vers la Communauté pour demander la charité ».Aujourd'hui, le JVS répond aux besoins des membres de notre Communauté en ce qui touche à la planification et à la réadaptation de leur éducation et de leur carrière par le truchement de nos trois principaux domaines de service.Tous les membres de la communauté sont encouragés à profiter de ces programmes exceptionnels.Téléphonez au 733-4998 à Carol Amar.Service de placement et d'emploi La responsabilité assumée par le Département du conseil à l'emploi du Centre d'orientation juif est d'aider les personnes en quête urgente d'emploi.Les conseillers de ce département évaluent les compétences et l'expérience du candidat,et en sollicitant de manière assidue des employeurs éventuels, déterminent les possibilités d'emploi pour leur client.Selon M.Leonard Clenman, Superviseur du Département du conseil à l'emploi du Centre d'orientation juif, un grand nombre de postulants sont gênés dans leur recherche d'un emploi par des facteurs sociaux tels que leur âge, ou encore, leur manque d'expérience.Certains ont du mal à trouver un emploi du fait qu'ils sont détresse, nous serons heureux de vous rembourser vos menues dépenses.Contactez Carol Amar au 733-4998.immigrants, et n'ont pas l'expérience des méthodes canadiennes de travail.Au cours des dernières années, d'anciens hommes d'affaires ont pour la première fois été obligés à faire appel au service de conseil à l'emploi.Un groupe toujours croissant de nouveaux postulants est celui des personnes récemment seules, soit par divorce ou veuvage, personnes qui font face à des anxiétés multiples à leur retour sur le marché du travail.Bref, un grand nombre de ces postulants seraient incapables de trouver un emploi sans l'aide du counselling et des efforts de placement sélectifs du JVS.Le Département du conseil à l'emploi dessert un public allant jusqu'au dessus de l'âge de la retraite.Le niveau de compétence des candidats varie, du débutant sans expérience de travail au cadre qui a gagné son poste après des années d'apprentissage et de difficultés.Ce Département a aussi une conseillère à l'emploi d'été pour étudiants qui leur trouve du travail d'été.Il y aussi un programme spécial, Contact Diplômé Universitaire, qui trouve du travail aux gradués d'universités.En outre, il y a un programme spécial qui assiste les jeunes gens à commencer leurs propres entreprises.L'orientation scolaire et professionnelle L'orientation scolaire et professionnelle individuelle est offerte aux jeunes, prêts à entrer à l'école secondaire ou plus âgés ; qu'ils soient élèves d'école secondaire, étudiants au CEGEP, ou à l'université, ou qu'ils aient terminé leurs études.Les jeunes adultes ainsi que les adultes qui ont déjà une carrière, mais qui peut-être pensent à changer leurs carrières, peuvent également bénéficier des services de counselling fournis.Le programme d'orientation professionnelle comporte généralement une moyenne de 6 à 8 sessions y compris des entrevues avec des conseillers professionnels, des tests de compétence, d'intérêts et d'aptitudes.Les conseillers sont conscients de l'importance de l'orientation individuelle et du besoin d'établir un bon rapport avec le client afin de l'aider à se sentir suffisamment à l'aise pour parler de lui-même et de ses projets.Nous avons déjà eu cette expérience que beaucoup de personnes sont indécises ou confuses en ce qui touche à leur choix d'un programme d'étude ou d'une carrière.Ils ont besoin d'aide afin de découvrir leurs points forts et leurs intérêts particuliers, ce qui leur permettra de planifier leur avenir en fonction de leurs meilleures chances de réussite et de satisfaction personnelle.Notre bibliothèque professionnelle qui comprend une section spéciale pour le Québec, comporte des informations très récentes, concernant les possibilités de formation et de carrière.Centre de travail adapté Connu sous le nom de Sheltered Workshop ou Atelier Protégé, il est devenu «Centre Juif de travail J.V.S.Inc.» pour épouser le contexte juridique de la Loi assurant l'exercice des droits des personnes handicapées, sanctionnée en Juin 1978.L'Atelier a été accrédité par l'Office des personnes handicapées du Québec, reconnu comme un Centre de travail adapté au premier décembre 1979.M.Charles Abadi, Superviseur du Centre de travail adapté explique que ce dernier est une entreprise sans but lucratif qui procure des emplois à des personnes handicapées qui ne peuvent pas travailler sur le marché régulier du travail.Ce sont des personnes qui ont des aptitudes réelles au travail et désirent travailler mais leur han- dicap fait en sorte que leur rendement n'est actuellement pas compétitif.Certes c'est une entreprise qui a un rôle social important mais son objectif principal est de produire des biens ou des services.En plus de l'objectif socioéconomique, il est important de souligner que nous nous efforçons à développer l'identité Juive à l'Atelier, en ce sens que dans notre perspective d'intégration au travail, il y a toujours notre désir de réintégrer la personne handicapée au sein de sa Communauté.Il faut qu'elle puisse s'épanouir dans un milieu de plus en plus normalisant.C'est ainsi que toutes les fêtes juives sont célébrées à l'Atelier parce que nous croyons aux valeurs morales qu'elles impliquent, à la portée de leur valeur thérapeutique pour le vécu quotidien.Si vous êtes intéressé par les profils soumis ci-dessous, contactez Carol Amar au 733-4998.Mme S.R.a plusieurs années d'expérience dans le bureau d'une usine de portes et de fenêtres d'aluminium.Elle peut aussi faire de la programmation.Mme E.cherche un poste d'employé de bureau.T.N.a reçu un B.A.en récréation et loisirs.Elle cherche un travail de directrice de programme ou d'animatrice dans un organisme communautaire, un hôpital ou un groupe de jeunesse.Elle est aussi intéressée dans un poste subalterne dans les affaires.Elle parle couramment anglais, français et espagnol.A.B.a un baccalauréat de Communications en marketing.Elle cherche un travail dans les relations publiques.Elle est intéressée par tout ce qui a trait aux médias, y compris les droits d'auteur et la publicité.Elle a une excellente expérience dans les relations publiques, surtout en radio.Elle a aussi travaillé pour un magazine et une station de télévision.J.L.a un baccalauréat en administration des affaires (Option production) des H.E.C.Idéalement, il aimerait travailler pour un manufacturier (dans l'industrie du vêtement, par exemple).Il a fait des études spécialisées dans la planification et le contrôle de la production et de l'inventaire.De plus, il connaît bien les ordinateurs.M.A.C.a 10 années d'expérience comme boucher, cuisinier ainsi que dans la préparation de banquets.Il cherche du travail dans ce domaine.Mlle D.H.une récente immigrante de 22 ans, a déjà terminé deux années d'études au CEGEP de Saint-Laurent et continue sa formation d'enseignante les soirs à l'Université du Québec à Montréal.Ce qui lui conviendrait le mieux serait un poste d'enseignante de garderie, travail dans lequel elle a déjà deux années d'expérience.Mme L.R.a terminé ses études secondaires et est la mère de trois enfants.Elle a travaillé pour la même compagnie pendant près de 8 ans comme inspecteur de la qualité de pièces électroniques jusqu'à son renvoi.Elle cherche un poste semblable.M.S.S.a immigré au Canada il y a 14 ans.Compte tenu de sa formation poussée en management et de son expérience substantielle en comptabilité, un poste de contrôleur, de gérant de bureau ou d'administrateur général lui conviendrait le mieux.M.O.V.est un immigrant récent qui a travaillé toute sa vie comme tapissier.Il cherche à poursuivre ce métier.M.H.S.est un nouvel immigrant.Il a travaillé toute sa vie comme ébéniste-charpentier, et il a 6 mois d'expérience de travail au Canada.M.N.R.est un immigrant récent qui a plusieurs années d'expérience comme serrurier et comme tourneur.Il cherche le même travail ou un travail semblable.la voix SÉPHARADE, MAI-JUIN 1987 Communauté Sépharade du Québec Communauté Sépharade du Québec 10 Nos enfants sépharades Des enfants sépharades, pour toutes sortes de raisons liées à un déséquilibre familial (divorce, maladie, coups et blessures, inceste, etc .) ne s'épanouissent pas dans leur famille naturelle.Cette intervention auprès du Kahal a pour but de sensibiliser la population sépharade au besoin urgent de familles d'accueil TEMPORAIRES.Ce besoin s'exprime chaque jour davantage au sein des services de protection de la jeunesse.Le manque de familles d'accueil sépharades a pour conséquence directe le placement de NOS enfants en milieu non-Juif francophone.L'entendement et la communication socio-culturels du milieu non-Juif ne favorisent pas la réintégration de l'enfant dans sa famille naturelle.Si vous êtes sensibles au mieux-être de nos enfants, renseignez-vous sur le rôle de la famille d'accueil auprès de la Commission des Affaires Sociales de la Communauté Sépharade du Québec, 733-4998.Il est temps que notre communauté s'implique dans la résolution des problèmes qui nous sont propres et .douloureux.David, âgé de treize ans, est un enfant spécial.Malgré son jeune âge, il a déjà beaucoup souffert.Nous recherchons une famille qui lui fasse sentir qu'il est accepté et utile.Patience et sensibilité sont les qualités nécessaires pour assurer une adaptation positive dans les familles d'accueil aux jeunes.• David est limité intellectuellement et fréquente une école spéciale.Il adore les sports et aime beaucoup les activités de plein air.Venant d'un milieu juif traditionnel, il apprécie particulièrement les célébrations des fêtes.Pour se développer et apprendre il a besoin de sécurité, d'attention, de structure et d'encouragement.• Suzanne est une fille de 12 ans qui aime beaucoup jouer avec ses amies.Elle réagit bien aux activités de son âge.Malgré cela, Suzanne se montre un peu hyperactive et nerveuse à l'école et à la maison Une famille ayant des filles plus âgées qu'elle, prête à lui donner de l'affection et de l'attention, sera d'une grande aide pour Suzanne.Avec une vie structurée, de la patience et de la discipline, elle pourra maximiser son développement.Leia, Aaron et Noah (10, 6 et 5 ans) ont besoin d'une ou de familles Cachères et Shomer Shabbat uniquement pour les fins de semaines.Leur mère, séparée de leur père depuis quelques mois, les aime beaucoup mais est débordée par ses tâches et par l'adaptation à sa nouvelle situation.Leia est une enfant tranquille et timide qui obtient de très bonnes notes en classe.Elle adore les sorties.Son frère Aaron travaille également très bien en classe.Il aime les sports et est très sociable et amical.Le plus jeune, Noah, est celui qui a le plus besoin d'attention.Très attirant, il exige quand même de la patience et des soins personnalisés.Ces enfants sont des exemples de ceux qui, dans notre communauté, attendent notre aide.Etre une famille d'accueil n'est pas facile, mais pour ceux qui ouvrent leur coeur et leur porte, l'expérience est aussi enrichissante pour eux que pour l'enfant.Conception graphique et publicitaire • Image globale d'entreprise • Logos, symboles • Manuel des normes • Packaging • Illustrations • Aérographie (Airbrush) • Photographie • Signalisation • Rapports annuels • Brochures • Affiches, calendriers Graphics and Advertising Design • Corporate Image • Logos and Symbols • Standards Manual • Packaging • Illustrations • Airbrush • Photography • Signage • Annual Reports • Brochures • Posters and Calendars Photocomposition Courtier en imprimerie Rédaction, traduction graphika 1 101, 9ème avenue lasalle (québec) canada h8p 2n7 364-1667 Photocomposition Broker in Printing Writing and Translations edmond amar la voix SÉPHARADE, MAI-JUIN 1987 £ T \ ^TERA/^i IMPORT - EXPORT *o 'V Téléphone: (514) 682-0840 750 Curé Labelle, suite 201 (Chomedey) * -Laval (Qué.), Canada H7V 2T9 IMPORTATIONS de CASSETTES et DISQUES Musique d’Israël et bientôt VIDÉO-CASSETTES ^ U par le professionnel MAURICE OHANA > J Nous sommes importateurs de cassettes et disques de musique israélienne, marocaine, égyptienne, russe, turque, grecque, française et espagnole.Après avoir ouvert de nombreuses succursales aux États-Unis, New-York, Miami, Chicago, Los Angeles, Virginia, Philadephia, Colorado, Washington, Texas, et au Canada, Toronto, Montréal et bientôt Mexique et Vénézuela.Nous recherchons maintenant des magasins intéressés à vendre nos produits au Canada, plus particulièrement à Montréal, Chomedey et les banlieues.Pour de nouveaux magasins, nous donnons des facilités de paiement à long terme.Nous avons reçu de nouvelles cassettes de Haiim LUCK et Jaïs COHEN de Jérusalem (Piyoutim, prières, parachiotes et musique andalouse).En vente chez Rodai, 4689 Van Home, Montréal, Tél.733-1876 et à Toronto chez Topaz, Jacob BARRAN, tél.(416) 498-5696 après 18 heures.Pour de plus amples informations, n’hésitez pas à nous contacter au (514) 682-0840.Fermé les samedis et jours de fête.la voix SÉPHARADE, MAI-JUIN I987 nouvelles communautaires 12 Entrevue avec Armand Abecassis V.S.— Vous avez parlé, au cours de vos conférences, d'une part de la synagogue comme lieu de rencontres et, d'autre part, de l'épisode des marchands du Temple.Voulez-vous préciser votre opinion en ce qui concerne la synagogue aujourd'hui et le rôle qu'elle doit remplir dans la communauté.A.A.— En hébreu: Beth Haknesset, c'est la maison où l'on se rassemble.C'est un lieu de rassemblement.Mais de quoi?De la communauté: La Knesset, c'est la communauté, comme la Knesset en Israël aujourd'hui.Par conséquent, le défaut du Judaïsme occidental, par l'intermédiaire du monde achkénaze, sous l'influence de l'église, est que la synagogue (en grec aussi synagogue veut dire lieu de rassemblement) est devenue le lieu du culte uniquement.Or le Beth Haknesset a toujours été chez les Séphardim un lieu culturel et cultuel.Cela veut dire que le Juif ne va pas à la synagogue que pour prier.Bien sûr, la synagogue c'est aussi pour prier, il n'y a pas de problème puisqu'il n'y a pas de Judaïsme sans prière.Mais, on s'y réunissait pour traiter les affaires de la communauté, pour étudier, pour tout ce qui concerne, de près ou de loin, les problèmes communautaires, puisque tout ce qui concerne les problèmes communautaires se rapporte à la kédoucha, à la sainteté de la communauté: donc tout est saint.Par définition, il n'y a pas un lieu saint et un lieu profane, ça c'est du paganisme.Dans le Talmud, on explique que la grande mitsva est que le Beth Haknesset soit en même temps le Beth, c'est-à-dire que le lieu de rassemblement cultuel, pour la prière, doit être en même temps le lieu d'étude; et le lieu d'étude doit être le lieu de prière.La Guémara va loin en essayant de voir si l'étude n'est pas plus importante que la prière et s'il ne faut pas d'abord construire des écoles et des centres d'études avant de construire des lieux de culte, puisque ce qui est important pour la communauté, c'est d'abord l'étude.la voix SÉPHARADE, MAI-JUIN 1987 La fonction fondamentale de la synagogue c'est donc l'étude; et la prière est seconde par rapport à l'étude.Ce n'est pas la prière qui doit rassembler les Juifs, c'est l'étude.C'est la thèse de la Guémara Bérakhot.Il ne faut donc pas copier les Chrétiens.Il faut redonner à la synagogue le rôle qu'elle a toujours eu dans la communauté juive avant qu'elle ne s'assimile à l'Occident.Ce qui est malheureux, c'est de voir les communautés sépharades aussi, venues en Occident, se mettre à s'occuper d'abord de bâtir la synagogue comme si c'était la chose la plus importante.Bien sûr, la synagogue étant belle, la communauté peut en être fière, mais le problème, ce n'est pas les murs et les fauteuils, la lumière et les tapis, c'est ce qui se fait à l'intérieur.Je le répète, la sainteté d'un lieu lui vient des hommes qui l'habitent, même au Temple de Jérusalem; et c'est dans ce sens-là que Jésus avait eu raison de chasser les marchands du Temple.Nous avons donc encore besoin de ce message juif que Jésus n'a fait que transporter au Temple.Au Temple, les gens allaient sacrifier, mais ils faisaient du commerce.Le Temple n'était pas fait pour le commerce.Je l'applique à aujourd'hui.Quand on entre dans certaines synagogues et que l'on entend en plein Shabbat ou Kippour parler d'argent, et d'argent, et d'argent.Je connais bien l'argument: il n'y a pas d'autre source de revenus.Mais il y a des tas de jeunes et de moins jeunes qui sont stupéfaits, en tous cas découragés et perplexes lorsqu'ils voient qu'en pleine prière on s'arrête tout d'un coup et l'on commence à vendre les mitsvot, et l'on parle d'argent.Même si c'est fait LECHEM SHAMAIM, il reste toujours qu'il est absolument interdit le shabbat et les fêtes de parler d'argent.La synagogue n'est pas faite pour parler d'argent.En parlant du fait que le mot «Dieu» n'existait pas en hébreu, vous avez dit réalisée par Michel Afriat entre autres: les hommes qui ont écrit la Torah.On sait que, du point de vue de la recherche scientifique linguistique, la Torah a été écrite sur une très longue période.Cela est-il compatible avec la tradition juive et en particulier avec l'un des principes fondamentaux de la foi selon lequel la Torah a été entièrement révélée à Moïse?Cela dépend de ce que l'on appelle «Torah».Si c'est toute la Bible, il est clair qu'elle a été écrite sur plusieurs périodes et par différents auteurs.Celui qui a écrit les Psaumes n'a pas écrit le Livre de Job.Parlons du Pentateuque: la Guémara dit que Moïse n'a pas écrit toute la Torah.Par exemple, le dernier chapitre du Deutéronome, Vézot Habe-rakha, qui raconte la mort de Moïse n'a pas pu être écrit par Moïse lui-même.Comment aurait-il pu écrire qu'ils l'ont pleuré 40 jours et 40 nuits.Voilà un chapitre qui fait partie de la Torah et qui n'a pas pu être révélé au Sinaï.La Guémara dit que c'est Josué qui l'a écrit.La Guémara dit également que Ythro, le beau-frère de Moïse, a écrit sa paracha.Il y a des versets dans cette paracha qui se rapportent à la justice qu'on appelle SEPHER YTHRO.Il y a aussi le SEPHER MOSHE; c'est le texte que nous lisons chaque samedi lorsque nous sortons le rouleau de la Torah: Binso'a Ha Aron Vayomer Moshe.ce n'est pas Dieu qui l'a dicté, c'est Moïse qui l'a écrit et il a été ensuite intégré dans la Torah en tant que révélé.Nous croyons fermement qu'il y a une entité entre les cinq livres de la Torah, en dehors des exceptions que j'ai citées.Cette unité est fondée sur la révélation faite à Moïse.C'est le principe fondamental.Le problème de savoir si tel livre a été écrit avant ou après, à tel ou tel moment, si c'est un document élohiste ou yahviste, c'est pour la science et ça ne nous dérange en aucune manière.La Guémara le sait, puisqu'elle dit que les textes qui parlent de Dieu en tant qu'Elohim sont Midat ha din, de justice, et les textes qui par- at fil la ne de ueja| >ngue te h d'un i loi muni pelle est na - et il a niant ilya de la ;(|Ue sur la fi c'est W >sait jrlent Midat ]i par- lent de Dieu en tant que tétragramme — ce qu'on appelle chez les historiens le document Yahviste — sont Midat ha rahamim, c'est-à-dire le rapport à Dieu du point de vue de l'amour.Le Gué-mara connaît donc ces distinctions.Le problème est de savoir, en dehors de l'histoire, ce que signifie concrètement pour les rabbins d'avoir mis les cinq livres de la Torah sous l'invocation de Moïse en tant que révélés, de Dieu à Moïse.Pour cela, il faut étudier.Chez les autres prophètes, comme Ezéchiel, Jérémie, etc., la parole de Dieu est inspirée; mais pour Moïse, c'est la révélation face à face.Il y a une supériorité dans cette révélation faite à Moïse en tant que prophète — Comme Moïse, il n'y en aura pas — On peut le voir par ailleurs: Dieu parle à Abraham et celui-ci se lève tôt le matin.Dieu parle à Abraham dans le rêve, c'est une inspiration, tandis qu'il parle à Moïse face à face, de jour, et lui donne même rendez-vous au Ohel Mo'ed, la tente d'assignation.Il faut donc laisser toute sa place à la révélation qui n'a rien à voir avec l'inspiration.C'est ce qui est important.Nous allons poursuivre avec un autre sujet que vous avez abordé au cours de vos conférences, et vous demander ce que vous pensez des institutions rabbiniques.Il n'y a pas de société sans institutions et il n'y a pas de Judaïsme sans institutions.Enlevez l'institution, le Judaïsme disparaît.Celle-ci ne peut rien faire sans elle, c'est clair.Le danger de l'institution, c'est l'équilibre psychologique et l'envergure spirituelle de ceux qui la dirigent; car très souvent malheureusement, et c'est contre cela que je lutte, ceux qui sont à la tête de l'institution ne sont pas nécessairement à la hauteur psychologique et spirituelle de l'autorité dont ils auraient été chargés.Ils détournent souvent sur eux, sous leur autorité, les rancunes de personnalité et les amour-propres froissés, si bien qu'ils transforment l'institution, aussi bien eux que ceux qui s'opposent à eux pour d'autres raisons que l'institution, comme terrain de bataille pour régler des affaires personnelles.Il faut que les gens qui font partie de l'institution puissent lutter contre ce genre de chose, et savoir placer exactement les hommes convenables à la tête de l'institution.Vous me direz: où les trouver?C'est le grand problème.Mais ce qu'il y a c'est que l'institution est nécessaire et il faut qu'elle puisse laisser respirer les individus qui vivent dans l'institution et les sous-institutions.Malheureusement et jusqu'à présent, chez les Goïm comme chez les Juifs, ceux qui sont à la tête de l'institution, religieux ou pas peu importe, versent dans ce qu'on appelle parfois de près ou de loin stalinisme, khoménisme, ou le culte de la personnalité absolue et surtout arbitraire, alors que l'institution est là pour faciliter l'entrée du Juif dans la communauté.Celui qui vient pour se purifier, on l'aide.Je vais donner un exemple: je vais au magasin, je trouve une boîte de petits pois, je veux savoir si elle est cachère, si je peux la manger.Je n'ai pas besoin d'un rabbin pour dire que je ne peux pas la manger, je le décide moi-même et point à la ligne.J'ai besoin d'un rabbin pour savoir comment les petits pois peuvent être cacher.Il faut donc qu'on m'aide à entrer dans l'institution.Donc l'institution est là pour faciliter, pas pour exaspérer.Une institution orthodoxe dans ce sens-là est une institution contradictoire par rapport à elle-même puisqu'elle est faite pour faciliter l'entrée des Juifs dans l'institution.Cela dit, à l'intérieur de l'institution, il y a des sous-institutions et des groupes qui sont de plus en plus exigents et l'institution doit le permettre aussi.C'est le Judaïsme, cela.L'institution en tant que telle ne peut pas être extrémiste, elle exclut par là-même la grande majorité des juifs.Or, il faut que l'institution soit assez ouverte par rapport aux autres en étant exigente par rapport à elle-même.Je donne mon exemple: je suis très exigent sur le plan personnel mais pas sur le plan de l'accueil de l'autre.Ce n'est pas important que quelqu'un prenne la voiture le shabbat pour venir suivre mon cours de Guémara.Il sait que ça me gêne, mais je l'aide et ne dis rien, l'essentiel est qu'il vienne étudier.Parce qu'il étudie, la partie est gagnée.Un jour il prendra conscience et c'est librement qu'il ne prendra plus la voiture.Ça ne sera pas une condition pour qu'il puisse entrer dans l'institution.C'est cela la psychologie de l'institution.Ceux qui sont responsables de l'institution doivent être infiniment exigeants pour eux-mêmes mais infiniment ouverts par rapport aux autres, parce qu'ils sont là pour permettre aux autres d'entrer.Or c'est exactement le contraire qui se passe.Que pensez-vous de la situation de la religion en Israël, et des problèmes entre religieux et non-religieux?Je pense qu'il y a un immense malentendu entre les deux.Les assimilés, les Khofchiim, comme on les appelle, ont une conception de la religion bien précise et il n'est pas sûr que ce soit la conception juive valable.Il faut dire qu'elle leur a été suggérée par le témoignage que leur donnent les religieux.Et dans ce sens, ils ont raison, les assimilés, de quitter ce type de religion.Car en Israël, les religieux non plus, n'ont pas compris le problème de la Torah.La preuve, c'est que lorsqu'ils arrivent, ils veulent absolument y reconstruire les modalités du Judaïsme de la Gola, de l'exil, alors qu'il faut trouver les modalités du Judaïsme spécifique à Israël.Le Sépharade n'a pas à vouloir, à Beer Sheva comme à Jérusalem, reconstituer exactement ses synagogues et sa liturgie.Bien sûr, sa liturgie doit être préservée, mais elle doit en même temps apporter une richesse supplémentaire à la société israélite, celle-ci représentant le Judaïsme collectivement; ce que nous n'avons jamais fait.Dans l'exil, nous sommes des communautés, nous ne sommes pas un peuple.Or, depuis 1948, notre peuple peut être Juif en entier, et non pas être simplement des communautés sépharade ou achkénaze, algérienne, marocaine, allemande ou roumaine.Donc le problème est mal posé: la preuve, le symptôme le plus grave de cela c'est qu'il s'est constitué des partis politiques religieux, ce qui met en porte-à-faux les Juifs qui n'en font pas partie.Ça veut dire qu'il n'y a aujourd'hui officiellement en Israël qu'un seul porte-parole de la Torah: les partis politiques religieux.Quand on voit ce qui se passe à l'intérieur de ces partis, les scandales faits au nom de la religion — et je ne veux citer aucun nom — on se demande parfois s'ils sont bien les porteurs de la Torah, si ce ne sont pas quelquefois les Khofchiim qui seraient, sans le savoir, les porteurs de la Torah.Je crois qu'il faut commencer par dissoudre ces partis, avec le prix que ça coûte et le risque énorme que ça peut entraîner.Que les religieux se dispersent à l'intérieur des différents partis pour y faire un travail de base.Tout est faussé à partir du moment où il y a un parti politique religieux, il n'y a aucun doute là-dessus.Ce qui montre bien que ni les religieux ni les non-religieux 13 la voix SÉPHARADE, MAI-JUIN 1987 nouvelles communautaires nouvelles communautaires n'ont compris le problème.Maintenant, sur le plan pratique, les religieux comme les non-religieux, ceux-là surtout— j'ai discuté avec plusieurs des haverim de la Knesset entre autres qui ne sont pas a-religieux mais anti-religieux — ont compris et admis que tout ce qui est expression collective d'Israël se soumet à la Torah.Si la Knesset se réunit, elle ne le fait pas le Shabbat.Les institutions qui dépendent de l'état se reposent le Shabbat quel qu'en soit le prix, le transport aérien par exemple.En Israël, nous ne sommes pas libres collectivement, nous le sommes individuellement.Tout ce qui est expression de l'identité collective doit obéir à la Torah, parce qu'lsraël ne peut vivre sans la Torah.Individuellement, le travail reste à faire.Que le haver de la Knesset prenne la voiture le samedi pour aller à la plage, ou qu'il mange du porc chez lui, alors que le restaurant de la Knesset est hautement cacher sous l'autorité rabbi-nique, c'est son affaire, c'est sa liberté.Si ça me gêne, je n'ai qu'à discuter avec lui et lui faire découvrir la Torah de telle manière qu'il ne le fasse plus.Ce n'est pas de sa faute c'est de la mienne.Car le problème est dans le rapport person-1 A nel.Il ne dépend que de moi pour l'amener à étudier, et peu à peu, par l'étude, se transformer.C'est ça le véritable travail à faire en Israël.Restons si vous le voulez bien dans ce thème des religieux et parlons de ces mouvements qui fleurissent depuis plus ou moins longtemps à travers le monde juif.Je pense en particulier à celui qui prend aujourd'hui une importance considérable, celui des Loubavitch.Ils se distinguent par leur comportement mais aussi par leur nouveau rituel, le Farbrin-ger, le discours du Maître.Son emprise sur les esprits, son charisme, les miracles qu'il aurait accomplis, l'extraordinaire attraction qu'il exerce, on va du monde entier à New-York pour le voir ou l'apercevoir, tout cela ne ferait-il pas penser à l'avènement d'un nouveau messie?Ne serait-on pas témoin d'un nouveau schisme dans le Judaïsme?C'est un problème qui s'est posé au XVIIIème siècle au Gao de Vilna, c'était un ^rand problème entre les hassidim et les mitnaguedim.Le Gaon de Vilna a eu très peur du monde hassidique et il a été très dur à son égard.Je crois que la richesse du peuple juif c'est la multiplicité des opinions, des ouvertures et des modalités de pen- la voix SÉPHARADE, MAI-JUIN 1987 sée, de tempérament et de pratique.Je crois d'autre part que les hassidim font un travail extraordinaire, qu'ils ont raison dans leur domaine et qu'il faut les aider.Ils permettent de ramener beaucoup de Juifs au Judaïsme, il n'y a aucun doute là-dessus.Mais il ne faut pas tomber dans deux risques: le premier est de croire qu'il n'y a dans le Judaïsme que le hassidisme.Vouloir absolument que tout le Judaïsme soit à l'image du hassidisme ce serait l'appauvrissement du Judaïsme, et le hassidisme rate son but lui-même.Le hassidisme est une modalité d'être et de penser, et de sentir et d'agir qui est née en Pologne au XVIIIème siècle, mais qui avait des racines dans le Talmud.Il y a toujours eu des hassidim: les Pharisiens à l'origine étaient des hassidim; ceux qui ont fait la guerre aux Grecs avec les Maccabées aussi; en Afrique du Nord également.Des hassidim il y en a eu partout.Seulement, le hassidisme polonais est assez particulier: il est né pour répondre à un certain type de civilisation polonaise.Il a fait et il continue de faire son travail; heureusement qu'il était là et qu'il est toujours là pour répondre à cette problématique.Mais le Judaïsme ce n'est pas le hassidisme, c'est autre chose aussi.Le second risque, et c'est ce qui me gêne, c'est qu'en fait de hassidisme, surtout en Europe — je ne sais pas ce qui se passe ici — il n'est pas tellement pur que cela.C'est quand même gênant qu'en Europe 80 à 90% de hassidim soient d'anciens marocains, algériens ou tunisiens, et c'et gênant de les voir, ayant découvert le Judaïsme grâce au hassidisme, et sortant du Mellah de Casablanca ou de Marrakech, s'habiller à la manière polonaise du XVIIIème siècle.Ils ont honte de leur civilisation de sépharade.Ayant découvert le Judaïsme par le hassidisme, pourquoi ne reviennent-ils pas, en tant que Séphara-des, faire un travail à l'intérieur de leur communauté, et pourquoi n'assument-ils pas le Judaïsme sépharade dans ses manières d'être, dans ses tempéraments?Pourquoi cela?Quand ils viennent dans les milieux sépharades, c'est pour hassidiser les Sépharades.Je crois que cela est très mauvais pour le Judaïsme.Quelle serait, selon vous, l'approche idéale pour donner à nos enfants toutes les armes qu'il faut pour vivre en même temps une vie de Juif et une vie conforme à l'environnement dans la société d'aujourd'hui?Ça ne peut se faire que par l'étude.Le principe essentiel d'une communauté ce n'est pas qu'elle se réunisse pour prier ou pour régler des affaires commerciales ou financières, le but de ce pour quoi nous sommes en communauté c'est l'étude, et rien d'autre si je veux transmettre le Judaïsme à mon enfant.Maintenant, si la prière le permet d'accord, mais le projet central d'une communauté c'est l'éducation.C'est pourquoi il faut trouver des gens capables, formés pédagogiquement pour assurer cette éducation.Ça c'est une chose.Deuxièmement, éduquer quelqu'un c'est lui permettre de faire se rencontrer dans son coeur et dans son esprit, la tradition, la créativité, l'ouverture et la fidélité.Par l'étude, j'apprends quelles sont les valeurs essentielles, quelle est ma tradition théorique et pratique.Il faut être fidèle à la théorie et à la pratique, sans cela le Judaïsme disparaît.Mais cette fidélité ne doit pas me fermer à l'autre car le monde avance.Les Goyim ne sont pas des chiens.Ils inventent des tas de choses, des valeurs aussi valables que les nôtres, de nouvelles manières de s'installer dans le monde que nous n'inventons pas, nous Juifs.Chaque peuple, chaque Goy a sa fonction dans le monde.Or le Judaïsme c'est précisément de relever continuellement, par l'étude et la pratique, le défi du nouveau visage humain dans le monde pour montrer que nous avons, face à ce visage aussi, un enseignement et un message.Comment voulez-vous témoigner de ce message si vous ne connaissez pas votre alter ego?Il faut commencer par le connaître, sinon votre message passera à côté.Comme ces rabbins qui racontent que la cache-route c'est de l'hygiène.C'est formidable, mais ils ne savent pas ce que veut dire la recherche diététique.Que la cacheroute soit aussi de l'hygiène, ce n'est pas étonnant mais ça n'a pas été donné pour l'hygiène.C'est pourquoi il faut être à la hauteur de la culture générale ambiante pour pouvoir mieux témoigner efficacement de sa fidélité.Être fidèle et créateur en même temps, c'est ça le Judaïsme. éducation juive et une formation artistique dans la communauté sépharade lettre ouverte de Californie à la Voix Sépharade par Serge üuaknine Metteur en scène, essayiste et critique dramatique, professeur à l'UQAM, docteurs ès-Lettres et sciences humaines de l’Université de Paris Bonjour, Je vous écris de Californie où je poursuis des travaux de recherches et.où Tribune Juive et la Voix Sépharade me suivent.avec une exquise fidélité.Merci.Bravo pour votre dossier économique du No 4 de novembre-décembre 86 et surtout votre magnifique No 5 de janvier-février 1987.Votre dossier social et médical est excellent.Bravo! Toutefois, la place du culturel est encore faible.La raison en est que, vu notre longue histoire en diaspora, nous avons cultivé davantage une expertise transportable en organisation et service communautaire, en réflexion religieuse.Notre artisanat, nos musiques et poésies, nos danses et fêtes, notre littérature rabbinique enfin, furent interdépendamment associés à un seul modèle culturel, répétitif, immuable et cohérent à tous les plans du réel, de la synagogue au foyer, de la Judée biblique, au-delà de l'Indus et jusqu'à l'Atlantique.Celà n'est plus.Nous appartenons à la diaspora des idées, au conglomérat des luttes idéologiques, aux variations des goûts et des modèles planétairement occidentalisés, à la terrible «multiplicité des choix» que relate Anatoly Sharanski, dans une toute récente interview à Jérusalem et parue dans le Los Angeles Times.Nous sommes riches de la diversité et nous nous attachons aux rameaux du passé.C'est bien; mais comment voir clair dans cette mélasse séductive où la publicité a remplacé le rayonnement spirituel du penseur et de l'homme d'action?Le look et le grossissement de la représentation publique, l'emportent sur la sagesse des jugements et l'accomplissement des mizvot.Les médias nous inondent de désirs, d'images et de rythmes qui seraient une opprobre pour les mille générations qui nous ont précédés.Nous avons glissé dans la démocratie occidentale, son matérialisme, sa théâtralité, son vertige technologique, sa 15 la voix SÉPHARADE, MAI-JUIN 1987 course à la consommation, ses drogues et moeurs.Mais tout semble se répéter, souvenez-vous de nos maccabiades contre l'hellénisme, nos estocades désespérées contre les Romains, de Jérusalem à Alexandrie.Nous nous battons encore contre les arabes alors qu'eux résistent davantage que nous à la colonisation de leurs valeurs.Serions-nous les nouveaux pharisiens du Temple, accrochés seulement à la lettre des choses, entre la faillite des idéologies occidentales et la banqueroute de notre archaïsme oriental?Nous sommes devenus des gardiens de l'Occident, à raison ou à tort, sans pouvoir nous identifier totalement à son modèle.Que nous reste-il comme élément de stabilité, à part la plage et la nostalgie?Les lukums, le halva, les merguez et les meringues, le couscous et la daf, la réunionite, Gucci, Cardin et Maïmonide! Entre la kabbalah et le SIDA, notre cabane au Canada! Avez vous pensé à l'art?L'art, au XXe siècle traduit des préoccupations à l'écoute d'une civilisation planétaire.Il transcende le caractère le plus restreint d'une cohésion communautaire.Il est même une infraction à la norme communautaire.C'est le rôle du poète, de l'artiste en général de chanter et de pleurer ce qui est là, ce qui est perdu et d'énoncer ce qu'une société en transformation recelle de contradictions et de promesses.De fait, il ne peut pas y avoir de leadership culturel dans une communauté minoritaire comme la nôtre, seulement des tendances multiples et des ouvertures, car autrement ce serait la mort de la création, qui par essence se reporte toujours aux frontières de la réalité et non dans les pôles de centralisation qui cherchent sa cohérence dans le plus petit dénominateur commun du déjà connu.C'est ce qui explique que la majorité des sujets concernés par les arts, la littérature et les sciences humaines, dans notre communauté ne trouvent plus de critères immédiats d'intégration dans les schémas collectifs d'identification dit communautaires.Savez-vous, par exemple ce que pense l'establishment aszkénaze de Mordechaï Richler (Duddy Krawitz.).Elle le déteste; tout simplement, parce qu'il ne la sécurise pas dans un concert de poncifs, de clichés comme la nostalgie du chte-tel (comme si pour nous sépharades, l'art et la culture devaient se résumer à nous extasier des temps heureux et perdus du mellah et des hiloulot).Pourquoi, encore, la Quinzaine Internationale du Cinéma Juif de Montréal, qui a réuni une des meilleurs programmations au monde (de l'avis des spécialistes) n'arrive pas même à faire bouger 1% de la population juive?Qu'est ce qui intéresse les Juifs sur la plan culturel?Voilà une enquête à mener, si on veut comprendre la diversité de nos mécanismes de fuite et de survie.Mais il faut se souvenir que le goût d'un public est toujours en retard sur les artistes de son temps dont c'est la vocaction de créer les modèles de références, de secouer les pensées et de modifier les mythologies.Ce que les êtres désirent c'est ce qu'ils ont déjà désiré, ce qu'ils ont déjà connu.L'artiste dans nos sociétés est un passeur d'âmes vers l'inconnu.Nous appartenons à une génération de transition (celle qui a un pied dans trois ou quatre pays et zones d'influences culturelles).Mais les enfants juifs nés au Québec, ont des horizons et sources d'identifications plus tranchés qui divergent des parents et les mèneront à créer une société parallèle si nous ne les écoutons pas tout de suite.La nouvelle génération des jeunes sépharades va vivre de manière de plus en plus schizophrénique, les doubles ou tri- ples standards non «crédibles» des parents.Que savons-nous de leurs pôles d'attraction, de la nature de leurs sentiments d'appartenance (entre le hockey et le shab-bat, entre la prière et la télé, entre l'art de masse occidental et l'identité juive, entre le hashish et Michael Jackson, entre Mac Donald et les jouets japonais, la cacherout apprise à l'École Maïmonide et sa transgression au domicile parental, entre les piyutim et le cinéma d'Hollywood, entre l'art post-moderne et la culture-refuge-nostalgie, entre la sexualité ouverte et la fascination des idoles, entre le divorce des parents et la rigidité caduque des modèles ancestraux, entre l'art simulacre, décoratif, et la quête du sacré des artistes d'aujourd'hui, etc).Ça voudra dire quoi être sépharade, dans cette salade, d'ici vingt ans?Étant professionnellement concerné par ces questions, je perçois que ces contradictions vont aller grandissantes et engendreront des pratiques juives de pacotilles et une confusion dans les valeurs culturelles et le sens des symboles.Avez-vous le courage de transgresser le silence monumental qui est posé sur toutes ces questions dans notre communauté?Voir le désert culturel et les doubles ou triples standards, diversement et non clairement assumés, après les lendemains qui chantent de la Quinzaine sépharade.Il faut comprendre que l'art est une des formes de relations au sacré.Il me semble vital de créer un centre de création, de formation et de réflexion pour la génération des jeunes sépharades.Car là, peut se faire une réinterprétation des valeurs contradictoires de l'Orient et de l'Occident, entre le profane, le technologique et le religieux.La question est très sérieuse.Elle semble moins évidente que l'urgence louable et nécessaire donnée aux personnes âgées, aux mésadaptés sociaux-affectifs, aux chômeurs, etc.Mais il faut savoir, que l'éducation artistique, la pratique physique et spirituelle des arts sont les plus exceptionnels exercices d'intégration à soi-même et au groupe.Plus efficace que les thérapeutiques classiques, avec une ouverture à des valeurs qui dépassent le champ fermé des histoires intimes.L'art fait vibrer en chaque être un sentiment d'appartenance qui intègre et transcende le particulier vers le commun et l'universel, donne une oreille à ce qui est plus grand que chacun de nous, embrasse tous nos conflits, nos crises existentielles et nos deuils.L'art est une relation équilibrée entre le physique et ce qui ne l'est pas.Il est un rite de passage, aussi beau qu'une Pâque juive! Une diversité ininterrompue d'artistes réunit toute la terre, toutes les divergences économiques, idéologiques et religieuses.Elle est l'une des voix d'accès au divin, tout en palpant le ici et maintenant de l'écorce terrestre.L'histoire de l'art et ses techniques sont associées à toute la chaîne vivante de l'humanité, sur tous les replis de la planète, depuis des milliers d'années ininterrompues de questionnements, de métamorphoses et de transmission fidèle; bien avant Abraham et Moïse — bénis soient-ils — ! Nous cultivons le savoir des anciens, sans aucune stratégie d'avenir! Il est urgent d'ouvrir dans toutes les Écoles Juives, à commencer par l'École Maïmonide, une section Beaux-Arts, Musique et Danse, Poésie, Arts du Spectacle et Nouvelles Technologies, du type de l'École FACE de la Commission Scolaire Protestante de Montréal, dont le modèle est à améliorer.L'éducation juive, la connaissance de l'hébreu, la formation académique de base et une solide formation artistique créront des miracles dans les futures générations.J'insiste bien, il ne s'agit pas d'un petit cours par-ci ni d'une week-end par là, mais d'une éducation complète, pratique et théorique, avec une culture artistique générale et des champs disciplinaires la voix SEPHARADE, MAI-JUIN I987 spécialisés.J'aimerais savoir combien de parents seraient intéressés par un tel projet — qu'ils vous écrivent leurs opinions et suggestions.C'est le travail d'une génération entière qu'il faut commencer maintenant! Nous serons surpris des rapprochements que les gamins et adolescents feront entre la mystique Juive et les quêtes de la splendeur.Plus tard nous associerons ces classes à l'École Bezalel de Jérusalem pour des échanges qui se feront d'âme à âme, par-delà la disparité qui va croissante entre les schismes d'Israël et ceux de la diaspora.Pouvez-vous entendre que les artistes sont entre les communautés et les pays, les meilleurs ambassadeurs de la paix, les traits d'unions les plus crédibles pour accéder au génie particulier à chaque peuple, à chaque zone d'influence culturelle?Dans une société ouverte comme la nôtre, on peut, par l'art, mieux comprendre le judaïsme et sa relation au divin qu'à travers ce folklorisme à bon marché que nous prenons pour l'expression de notre authenticité, qui est une forme, certes, mais qui a perdu son sens et son souffle pour témoigner de notre demain et aujourd'hui.Un effort sérieux doit être accompli pour toucher les jeunes, à la réalité de l'art, avant que pris entre le chômage et leur identité instable, ils soient perdus dans des accès de fuite, de rejet, de révolte et de totale assimilation.Il y a un dialogue lucide à avoir sur le plan du sens des productions et pratiques culturelles, comme vous venez de le faire sur le plan médical et économico-social.Dieu n'est pas seulement une présence, il n'est pas une chose mais une pratique concrète comme nous l'enseigne la tradition orthodoxe du judaïsme.Une fois perdu ce rapport actif, joyeux à son entité, c'est la porte ouverte (déjà grande) à l'impossible identification à une «identité juive», car nous sommes, hier comme aujourd'hui, dans la pluralité des influences culturelles.Par l'art on rejoint la compréhension de la rigueur et de l'allégresse, le bonheur des rites et des gestes comme le judaïsme a su en être un des foyers.L'art est la plus universelle des médiations entre les routes divergentes des êtres humains.Il permet de devenir soi-même et non de le rester, d'advenir aux changements en intégrant la mémoire collective: s'inscrire dans la pluralité mouvante de la société sans perdre son cap intime dans le respect des autres différences.La religion, originellement n'a servi qu'à cela.Ce n'est pas un objet de culte, ni un défoulement, ni une panacée de psychiatre, ni un ramassis de superstitions et de fanatismes.La forme sans l'esprit n'est que papier mâché.Et l'esprit aime le vent et les eaux vives! L'art est l'un des moyens — pas le seul — pour entretenir le sens d'une vision transcendée de la vie.Il nous parle comme la religion de ce qui change tout en restant immuable.Les formes changent, en traduisant l'histoire dont elles témoignent, mais ce qui est dit ne varie pas.C'est pour celà que nous pouvons frémir devant des oeuvres du passé ou qui nous viennent de civilisations parfois éteintes.Comme les contes que nous racontons le soir aux enfants, elles sont inlassables.L'art est une incarnation dans l'histoire et un dépassement de l'histoire.C'est par une reconnaissance de son langage, de ses techniques, de ses rites que se fait le miracle de ses formes: le surgissement de l'humain au-delà et à travers le bestial, aussi riche de subtilités et d'acrobaties linguistiques que l'hébreu.Demandez-vous pourquoi le XXe siècle a tant d'artistes et d'interprètes juifs?C'est le frémissement du vent sur un océan limpide d'éter- nité, le passage à la beauté qui a victoire sur la violence, le portrait de l'horreur qui est voilée derrière notre cupidité.Aussi je joins ma voix, à ce virage positif que vous semblez amorcer dans la Voix Sépharade pour vous dire qu'il faudrait développer une recherche artistique: mettre en place un programme à long terme de formation, d'instruction, et de diffusion.Ici, en Californie où je séjourne temporairement, par la force de mon environnement, je suis confronté à réfléchir à l'échelle du continent, avec Israël d'un côté et l'Asie de l'autre, qui est juste en face, sur l'autre bord de l'océan Pacifique.Je mesure notre provincialisme montréalais, notre microcosme protégé.D'une certaine façon, notre situation d'isolement relatif, y est un bien car il donne à notre judaïsme les moyens de ne pas voir se dissoudre complètement, les aspects intangibles de sa tradition, Nous sommes un dynamisme dans la survie, par congélation.Notre isolement, notre longue hibernation nous offrent quelques privilèges, à mi-chemin entre l'Europe et le Nouveau Monde, sans les vicissitudes d'Israël, entouré d'une francophonie accueillante et modérée.Ni deuxième, ni tiers, ni quart monde: une île.Ici, en Californie, je vois la déroute spirituelle du judaïsme américain, pris dans un environnement où le goût du spectaculaire et de l'extravagance doit tourner à de plus en plus de distorsion, d'artificialité, de pacotilles, de pressions et de violence des effets, d'un extrémisme voire dogmatisme des gestes et des idées, parce qu'il a perdu le sens de la fête et de la lumière.Il a perdu le sens de la discipline joyeuse.Il s'est pétrifié dans des formes et croit qu'en les adaptant à la vie moderne il rachètera le passé! Le judaïsme est devenu une cerise sur un Sunday! Tout ce qui se passe aux USA gagne en moins de dix ans le reste de la planète à savoir: un besoin constant de nouveautés formelles de sorte que chaque groupe ethnique ne conserve que les aspects extérieurs de sa mémoire, l'écorce de son folklore, pas la sève de son arbre, une façade noyée dans un gigantisme matérialiste, la consommation et la compétition sauvage, l'étiolement du sacré et du génie pertinent à chaque minorité, la création des sectes et théâtralisation des apparences, comme simulacre de la religion.Et nous sommes juste à la périphérie de cet Empire.Savez vous que c'est à travers l'art du tapis, de la damasqui-nerie, de la bijouterie, de l'enluminure, des danses rituelles et de la musique, que les peuples de l'Orient, Juifs, Musulmans et Chrétiens ont pu entretenir, respectivement leur sens de la continuité historique, aussi fondamentalemnt qu'à travers la copie et l'étude des textes sacrés?Les peuples qui n'entretiennent pas leurs arts et leurs poètes disparaissent dans l'assimilation ou la barbarie.Je ne dramatise pas, je vous dis ce dont nous instruit l'histoire.Au Québec plus qu'en France ou qu'aux USA, l'identité des Sépharades est renvoyée à elle-même, comme toutes les autres d'ailleurs, entre un passé soudain plus glorieux que de coutume, hispano-marocain et une opprobe israélienne; on y a une tendance à se raconter des histoires et à s'aveugler sur la réalité et le reste de la planète, à se sur-congratuler, ce qui est un comportement temporairement thérapeutique mais stérile à long terme.Le melting-pot universaliste et auto-centralisateur américain gagnera tôt ou tard le judaïsme au Québec, à moins d'une fièvre antisémite.Peut-être réussirons-nous à éviter ce qui s'est produit chez nos frères de lait juifs américains (Synagogues Réformées et Conservatives), qui à plus d'un égard, pratiquent une farce thâ-trale sur le plan rituel, clairement démarquée du judaïsme la voix SÉPHARADE, MAI-JUIN 1987 sépharade (explicable, compréhensible dans son contexte mais pathétique à côté de la complexité de notre orthodoxie).Alors que nous manque-t-il au Québec?Avoir la force de nous élever à une vision spirituelle, politique et poétique du monde, tout en cultivant notre différence de minorité active.Etre traditionnel, par notre pratique et vision métaphysique, et contemporain par notre ouverture à l'art et son pouvoir de définition des rêves et aspirations socio-historiques.Je n'ai pas compétence pour parler d'éducation religieuse, je laisse cela aux sages; je me limite à ce que je connais le mieux: l'éducation esthétique est pour notre temps une des voies de l'intercession de l'innommable et de l'invisible.Ne pas comprendre cela maintenant et agir en conséquence serait à moyen et long terme, une tragédie pour notre vivante communauté.Notre relation à Israël ne peut plus créer de consensus sur sa politique, bien que nous soyons unanimes à reconnaître sa centralité dans notre vie, son existence, ainsi que la nécessité de son épanouissement économique, social et culturel.Il nous faut organiser au Québec et en Israël simultanément une éducation artistique d'avant-garde, des animations et échanges, à cheval sur toutes les communautés juives, parallèlement avec le monde arabe, si nous ne voulons pas tout voir exploser.Aussi par la présente lettre, je vous invite à cette réflexion, en espérant que cette bouteille à la mer trouvera une bonne plage ou son port d'attache pour voguer.Bien amicalement, Serge Ouaknme LES IMMEUBLES EXCELLENCE INC.300 Laurentien Blvd., Suite 110 St-Laurent, Québec H4M 2L4 Bur.(514) 744-0826 Rés.514 687-1961 Chaque franchisé est indépendant et autonome ® Marque déposée les Services Immobiliers Century 21 Canada Limitée DANIEL EDERY Conseiller en Immobilier - COURS PARTICULIERS - Mathématiques (pures et appliquées), Physique, Informatique dispensés en français ou en anglais Niveaux secondaires et universitaires Progrès et résultats assurés 487-3415 5740, boul.Cavendish, C.S.L.DANIEL TOLEDANO Ingénieur de l’École Supérieure d’Électricité de Paris Master of Sciences, U.C.L.A Los Angeles * Programme minimum de 10 leçons / * Possibilité de cours à domicile KKL • KKL • KKL • KKL • KKL • KKL • KKL • KKL • • WÊ^Ê^mÊÊ^ÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊm^m^^mimam^miÊ^ bd * bd bd bd * bd bd bd bd bd bd * bd bd bd bd Fonds National Juif nn*ïi Pïi »U*0 of CAHAOA Les arbres, vos porte-paroles De tradition, les arbres sont offerts pour : marquer un mariage, un Bar Mitzvah un anniversaire marquer la naissance d’un enfant célébrer un jour de fête exprimer votre sympathie à une famille dans le deuil.bd bd Pour de plus amples renseignements, composez : 934-0313 7; 7; 7 7: 7 7 r~ 7 7 7 7 7 7 r~ 7 7 r* 7 7 7 7 7 7 KKL • KKL • KKL • KKL • KKL • KKL • KKL • KKL • ^\CES SOCIAUX JUIFS À LA FAMILLE 'fift?) SERVICES SOCIAL SERVICE CENTRE U ^ Une expérience utile et enrichissante Foyer d’adolescents Juifs recherche parents Le Centre de Services Sociaux Juifs à la famille a créé un foyer de groupe (famille d’accueil).Actuellement, ces adolescents ne peuvent pas vivre dans leur propre famille.Ces jeunes ont besoin de recréer un milieu familial favorisant l’encouragement, la chaleur et la compréhension.Si vous êtes adulte, célibataire ou marié(e) et sans enfants, si vous aimez et comprenez les adolescents, pourquoi ne pas vous proposer maintenant.Vous bénéficierez d’un logement confortable et gratuit, dime rémunération financière spéciale, d’un support professionnel ainsi que d’autres services et avantages.Une connaissance des traditions juives, le maintien de la cachroute ainsi que le bilinguisme (Anglais/Français) seraient préférables.Communiquez avec: Rachel Rayf (514) 731-3881 5151 Côte Ste-Catherine Montréal, Québec H3W1M6 v_____________________________________________________y la voix SÉPHARADE, MAI-JUIN I987 Pro L’Université Bar-1 Ian et les communautés sépharades et orientales en Israël Depuis des années, l'Université Bar Man joue un rôle actif dans l'aide aux communautés sépharades et orientales en Israël.Partant du principe que ces communautés doivent servir de catalyseur pour leur propre avancement, et que la richesse de leur culture doit être utilisée pour le mieux-être de leur condition sociale, l'Université a fait des efforts tout particuliers pour former des cadres professionnels qualifiés qui auront par la suite suffisamment de capacités et d'expérience pour aider leurs différentes communautés ethniques.Le vaste programme inter-disciplinaire mis en place à l'Université Bar Han vise à résoudre les problèmes sociaux des juifs sépharades et orientaux, et ce, de plusieurs façons: En encourageant la jeunesse défavorisée des régions urbaines, et surtout des villes de développement, à obtenir des diplômes académiques, l'Université ouvre les portes à ces jeunes femmes et jeunes gens pour leur permettre de s'impliquer activement à tous les secteurs de l'économie israélienne.En 1980, environ 33% des 8.400 étudiants de Bar Han étaient d'origine orientale ou sépharade.Ces étudiants, qui seraient restés en dehors du milieu universitaire, privés d'un plus haut niveau d'éducation, sont aujourd'hui recherchés et encouragés à entrer à l'Université.Étant donné le coût élevé des frais de scolarité et d'hébergement, Bar llan essaie par tous les moyens de trouver des fonds pour subventionner les études académiques.De plus, Bar llan s'est chargé d'offrir ses services aux communautés orientales et sépharades, en dehors de l'université même.Par conséquent, au cours des dernières annés, l'institution a établi un important réseau de services communautaires qui opèrent dans les villes de développement et les quartiers défavorisés, à travers tout Israël, tout spécialement dans la région Dan (à Tel-Aviv), qui comprend 46 quartiers pauvres.Le premier parmi ces projets, c'est Le Programme de Travailleurs Communautaires qui a été mis sur pied en 1975 avec 37 étudiants et qui a atteint avec fierté, le chiffre de 424 étudiants en 1980.Sous l'égide du Département des Communautés Sépharades de l'Organisation Sioniste Mondiale, la Fédération Séphar-die Mondiale, et le Projet Renouveau de l'Agence Juive, le Programme des Travailleurs Communautaires s'efforce de former des étudiants sépharades en vue de pourvoir à un leadership dynamique qui aidera à améliorer la condition sociale de leurs frères, vivant dans des régions pauvres à travers tout le pays.Les étudiants admis au programme, en majorité des religieux, provenant de familles nombreuses et défavorisées économiquement, s'engagent à travailler pour la communauté dans des villes de développement.Représentant en grande partie les cultures sépharades et orientales — Maroc, Irak, Yemen, Tunisie, Égypte, etc., ces étudiants doivent rembourser chaque année d'étude par une année de travail communautaire et résider dans une ville de développement.Pour tous ces 425 étudiants, cela signifie retourner dans leurs villes d'origine et leurs propres villages, afin d'y appliquer tout ce qu'ils auront appris.Plus spécifiquement, les étudiants se doivent de donner 4 heures par semaine de travail bénévole dans le cadre du programme.Depuis son projet original d'enseignement privé (PERACH), le Programme des Travailleurs Communautaires s'est étendu jusqu'à Or Yehuda, Pardeas Katz, Yaveneh, Quartier Hatikvah (Tel-Aviv), Richon Letsion, Amishav et Josephtal à Petah Tikvah, et Roch Ha'ayin.Le programme fonctionne avec succès et comprend: Brother to-Brother — Grand Frère: Programme d'intervention individuelle visant à former un membre de la famille capable de guider ses frères et soeurs sur une voie sociale constructive.la voix SÉPHARADE, MAI-JUIN 1987 20 Bridge to University Program: Programme de recrutement destiné à identifier des candidats universitaires éventuels, les encourager à obtenir des diplômes, les orienter psychologiquement et logistiquement vers le processus d'engagement et d'inscription.Open House: Programme visant à identifier, former et recruter des jeunes membres communautaires, susceptibles «d'adopter» un enfant défavorisé, lui apporter une aide psychologique, affective et l'orienter sur une bonne voie.Activités Socio-Culturelles et Éducatives: Programme varié permettant aux étudiants d'organiser de nombreuses activités communautaires.Les projets qui existent jusqu'à présent sont: sports, cercles de lecture pour jeunes gens et adultes, équipes de jeux, groupes rencontre, etc.En dehors des travaux sur le terrain, pour lesquels les étudiants reçoivent une formation intensive, les Travailleurs Communautaires doivent enrichir leurs connaissances de la culture sépharade orientale à travers des cours académiques pertinents, qui sont offerts dans toutes les disciplines à l'Université.La multitude de programmes offerts dans les différents départements prouve l'intérêt que porte l'université sur la recherche et la documentation de cet héritage culturel unique sépharade et oriental.L'Institut d'Histoire des Juifs Orientaux créé en 1 968, entreprend de nombreuses recherches sur la culture sépharade, tout en formant simultanément des jeunes recherchâtes en méthodes scientifiques pour remonter aux toutes premières sources, expliquant les traditions et les modes de vies orientaux.Le Projet Responsa, qui met en pratique la littérature Res-ponsa au moyen de systèmes électroniques uniques, compte à présent, dans sa bibliothèques informatisée, quelques 85 livres d'érudits juifs sépharades et orientaux.L'Institut pour l'Étude des Groupes Ethniques et Religieux étudie les implications sociales des coutumes et traditions sépharades, et l'impact de cette diversité ethnique et religieuse sur la société israélienne en général.Le Département de Sociologie et Anthropologie de Bar Man parraine également de nombreux séminaires, cours et projets de recherche sur les problèmes qui confrontent les communautés sépharades et orientales en Israël.Des études sur les mariages inter-ethnies, Bien-Être social et pauvreté, et leur influence sur la qualité de vie de la communauté: les villes de développement — le 3ème Israël: Immigration et Absorption des immigrants occidentaux et orientaux en Israël — entre autres — tout cela permet une vision profonde des cultures sépharades, au sein du contexte israélien contemporain.Une crise sociale similaire peut être mise en évidence dans le projet inter-disciplinaire Séminaires en Intégration Scolaire qui parraine une série de séminaires traitant des problèmes de fond provenant de la ségrégation scolaire.Les Juifs Sépharades et Orientaux en Israël doivent à tout prix avoir à leur tête des leaders dynamiques en mesure d'aider les différentes communautés à chercher à l'intérieur d'eux-mêmes, des solutions positives aux problèmes sociaux.En comblant la lacune qui existe entre les besoins académiques et communautaires, l'Université Bar Man espère apporter une contribution solide et durable à la communauté juive sépharade et orientale.ISRAEL Au cours des trente dernières années, Israël a cherché à partager avec d’autres pays en voie de développement les * leçons tirées de sa fructueuse expérience de développement.De tous les nouveaux pays oeuvrant dans ce domaine, Israël est celui dont les programmes d’aide et d’assistance aux pays en voie de développement constituent l’effort le plus considérable et le plus diversifié jamais accompli.Quelque 55 000 stagiaires venant de 112 pays ont étudié l’approche d’Israël en matière de développement dans les domaines suivants: l’agriculture et la gestion de l’environnement, le développement rural et l’aménagement régional, les études sur les relations de travail et les coopératives, le développement de la vie communautaire et du système d’éducation, les soins médicaux.Dans tous ces domaines, l’Afrique, l’Asie, l’Amérique latine et l’Amérique du Sud ont grandement bénéficié des innovations et de la compétence d’Israël.L’origine et les objectifs du programme d’Israël en matière de développement sont à la fois idéalistes et pragmatiques.Les Israéliens tirent leur motivation non seulement de leur sens de la justice sociale mais aussi de leur propre intérêt national.Le but premier des programmes israéliens est le développement des ressources humaines et des aptitudes professionnelles par le biais du perfectionnement.Les efforts entrepris par Israël font de plus en plus partie de projets tripartites d’aide au développement auxquels collaborent plusieurs pays donateurs.Un grand nombre d’organismes nationaux et multinationaux ont apporté leur soutien aux efforts de perfectionnement en Israël et aux projets israéliens à l’étranger.Une publication du Comité Canada-Israël, 70 pages, $5.00 1310 ave.Greene, bureau 710, Westmount, (Qc) H3Z 2B2 la voix SEPHARADE, MAI-JUIN 1987 MAÏMOnide en campagne ¦ ¦ ¦ L'école MAIMONIDE .Vyrv foj nui 50 déroule durant LA CAMPAGNE MAIM°0u[ecqtjf financier la tout le printemps, a pou ^ dnq ans pour |e développement eU^amélioration des projets suivants: L'accessibilité de l'École à un plus grand nombre d'enfants; Le renforcement des apports pédagogiques; La centralisation et la construction additionnelle des campus actuels.L'École compte sur le support de la Communauté SS^aSœSèm^ldiffusion: iL'école MAIMONIDE, PARCE QUE l'Y CROIS.- "“"ssre Côte St-lue.H4W 1X3 préscolaire ET ELVSISpAuede Londres ville St-Lourent, Ouebec H4L SA6 7.SO Chemin de la Côte St lue èôte St-lue, ouebec H4W 1B1 ¦ ¦ ¦ 22 N : L’École Maïmonide.C’est vrai que j’y crois! par le Rabbin Dr.Moïse Ohana “ - v-.- » ÏÏM-1 En guise d’introduction: Où en est la Communauté?, c H'pyistence la Communauté Dans ses 25 années d®x's5cène publique, bien dans un .a, d'épuisement._nt les effets de tels épisodes Mis en perspective cep ^ les controverses ont auront été bien marginaux.Les jebat^ ^ ^ n,Qnt bien sûr ralenti I avanceJ; irréversibles et n'ont pas laisse heureusement pas eu d effe constjtuantes ont continue a darerSdqeUf"evanTreTta Communauté elle-même, a assez v,«e rePASso°n actif, la Communauté bien eT place et réalisations qui constituent au a I toutes du d'atouts importants.Coalisations de con- désir implicitement ai,tlrn .en pleine fidélité au style tinuer à s'accrocher a son |uda,sm .P(ajre par de5 moyen5 « ”"th" - * l'authentique et al essentiel.^ récole iuive est crucial et Dans cet ensemble, relever quelques unes ^^^^uLte^lam^.^ * *erram qU'" n°US reSœ encore à conquérir.Une école de qualité à prix d aubaine Le chemin parcouru par l’École ^ n'est pas 18 années de son existence, * d qfaut Comme elle est, et encore la perfection meme, i s fections dont nous malgré toutes les '.““"“^^^ide reste cependant sommes tous conscients, Eco en ^ dtessentiel aUx une école de qualité et q différence cependant écoles juives Ashkénazes.Avec cettea ^ é|evfe aue l'École Maimonide, avec des t une école de et un fonds de bourses y mettre son enfant est qualité à la portée de o orc|re à un prix d'aubaine, un investissement de ou P t et s'en réjouissent.Les Un grand nombre de parents le savent sco|arité à élèvges qui on.fa,, tou , P^'^^hui plus de 150 Maimonide le savent au ¦ pourcentage non dans les CEGEP et Umve^es ayecu.auxquels leur négligeable dans des pr § is auss; |es bonnes bases reçues intelligence et leurs efforts, ég de l'École Maïmonide à l'École, les ont amenés.La au sein du monde est ainsi depuis long'emp ^ Ce5t |e témoignage qui «-s la bouche de "°5 anc,ens élèves.L’École Maïmonide est-elle une ecole pour la seule élite?Et pourtant l'École *nide ^ reproches qu'on lul t ^ tous riches ou pauvres.Un fonds de d'élite.Elle est ouverte a to , " g apnée qui permet a bourses très substantiel es eqfant pour la seule raison l'administration de ne retus de r Certains parents que ses parents n ont pas y honnêtement leur qne se sont pas encore att^ I de d as moyens rée,s, et ^evrions'encourager^des^attltudes plus positives, un meilleur .y'* >i/t /\ ¦ , : .: te a, - a, a ^ a a c X , .r.'-.®S l mmàmÈm ', / /f'/t' m * a s X?> % 181 financement ne pouvant qu'améliorer la qualitedes^serv^^ ^ f' Sur le Plan académique, in'sfflution qui attend de ses naturellement les «'Ken efforts, un travail et des élèves une bonne d'scld ' ®amme est chargé, il n'y a pas a le résultats à la hauteur Le program ^ régulie, et soutenu cacher.Il demande des aptitude ^ la part des parents, de la part des élèves et un suivi s du Ministère et Les matières générales s^‘®sP^e dépasser, le trouvant visent même, en Plus,e^ Moyenne de nos élèves.L anglais insuffisant pour la caPaC^ Ye matemelle, et non de langue est enseigné au niveau de la g scolarité secondaire, seconde, si bien qu a, la.f'"An de continuer leurs etudes nombre de nos étudiants choisissen programme dans un CEGEP anglophone.; Un t0P,al donc de d envergure en hébreu et er| E>"nd 'couvrir de façon “d^qu^etTuTni'veTu satisfaisant, ce qui nous donne, pour f e2nt, un ensemble plutôt contraignant.Des enfants qui se trouvent dépassés sorte5 de raison Il est ainsi des enf ^Æj'iier'ici, n'arrivent pas, maigre qu'il serait trop long de det 11 ion normale de la leurs efforts, à suivre le De tels enfants on classe et qui se trouver,.trèsv te û F^ er plus lentement besoin d'un cadre ou ils pourm m(Pn58chargé.Pour avancer et avec un programme beaucoup moi ^ ' dan5 |e adre ils ont également besoin d u rammes intensifs, le normal de nos classe s Psans entraver la marche professeur ne saurait leur do de l'ensemble des normale de la classe, • sement 1a réalisation du proélèves et compromettre serieu cependant que des résultats assez souvent honorables.re r assimilation.études juives offertes à — ont sur les élèves, segments de la Communauté familles et dans les d ®a;eur dans notre lutte contre f^mSnUet pour la préservation et l'ennch.ssemen notre héritage juif et sepharade.Une approche authentiquement sépharade.dont la ^ de Par delà les acquisitions cfa q d,un nombre jmpor.l'hébreu et la conna.ssance appmf e_ ce programme tant des textes fondamentaux au J mier ordre a la anoorte une contribution __ de jci et maintenant, préservation de notre héritage combien ils aiment Nombreux sont les parents q touche au |udaïsme et aux et apprécient, dans tout d ouement sépharade pronee Études Juives,''approche au ^ l'enseignement juif dont par Maïmomde.Ils aimen ^ harmonie avec ce qu i on imprègne l'enfant a ' grands parents, les oncles et va retrouver chez les parent , 8 ( valorise ainsi les fes tantes; que Renseignement aj^^ ,e5 renforce et traditions suivies dans ' uement, la pratique a la rnal^° ipc enrichisse; que, réciproque njcnensé à l'Ecole.Ces "et soutienne Renseignement dispense^ dont ,,Éc0,e parents valorisent, davantag ' gogal de chez nous, de no,re 5éphard,sme e‘5 ^^EhÉdes oble^tdsessemlefa du fKOgmntme^des études juo'es à l'École Maimonide est en ef^ , d cet ensemble de pneres, diversité, la richesse et la beau* de cet ^ synagogal et de de textes et de chants qu l'esprit, l'amener à s'y attacher par le coeu^.^ qu0 |a préservation Tout le monde s accor ade repose sur ces trois de notre bel héritage lu‘f VécSue juive et la synagogue, et oiliers que sont la maison, yout au |ong de ses dont l'action et Rinfluenoe vor d du curriculum études, et à havers les mu P cette richesse et a en appréciera perdnenœet fa profondeur.Des trois programmes «lui d«f^" ^^rrqSÆ^raison d'étre de l'Ecole Maimonide.rlairement définis dans le Document L'École a des object! plusieurs fois publie et d'Orientation, connu Dharade Concernant les Etudes commenté dans la Voix SeP y£co\e leur attache autant luives, le Document precise que robjectif étant de tout d'importance qu'aux études ge fanfSexce//enf dans les deux mettre en hanZieusemen, dans fe SSïïÇ* «-—amisen place programme est "»«^||«nent ne sont plus à démontrer, et ^S^r,table bénédiction po-l;^mentconsensus q cest aujourd'hui une opinion qu.t ^ les milieux dans la Communauté Sephan>d j ^ ^ diversité de5 ashkénazes avertis, que 1a qualité, I À l'aise avec leur judaïsme et dans la tradition sépharade.„ nous semble qu'un fidèles, pour les congregations e p pos enfants puisse nombre le plus «ra"dP°cequitoucheaurituel,àlasyna- fonctionner à l'aise dans tout ceji^rouver daps |es livres de gogue comme a la maiso .chanter ou lire leur prières, participer pleinementa, \ oft, , .^ ,a voix et le morceau, faire une haphtara, ?a Torah et, dans la mesure du talent) conduire des office ' .jer tout ou au moins partie de possible, comprendre et appâ te qui se lit, se cantile ou se chante, ^ |'encouragement Notre espoir est qu ainsi P'P des parents, nos enfants et la participation active et 8 1 |a synagogue et de prendront assez tôt l'hab tude de t eq^ .avec leurs prendre beaucoup de plaisi ° cadre essentiel pour un b S 3S£ ces'synagogues, notre action éducative resterait, 23 '."f I 1111111 1987 24 llllllll! iiüiiü .pour les enfants, un peu théorique et désincarnée, sans prise réelle sur le quotidien ta.et dans chacune de Aussi sommes-nous fie entants viennent tôt le nos trois écoles, une synagog organisée, vibrante et matin pour une prière dnui ont eu î'occasion d'assister le chaleureuse.Les Parent ^ f dans |'une des synagogues ^^ntlÆr r Ko.synagogues e, » notre Communauté.Hors des sentiers battus: la tradition française à 1 honneur.,• jp l'enseignement en Études Au secondaire une Part'e d une appr0che des textes Juives se donne en .rança' à l'École Maïmonide.Dans bibliques et midrash.ques propre J dg ja tradition ses grandes lignes, ce PP de textes et exige, de la part française de I etude J culture générale solide, du professeur en Etudes Juives, beaucoup d'aptitude une préparation de tout premi ' sentiers battus, en ce et devaient.Une telle approchert des classiques de aspectsles pllus'varié's'et attUndre^e^enseignemenfs multiples qui s'en dégagent.suranné, dont on rabache H ne s'agit plus alors d , s majs d'une véritable mécaniquement les mos ^ et'de joie qui parle au source de découverte, 'étudiant.Il faudra assister à de coeur autant qu a espri professeur et élèves pour tels échanges vifs et spontan P riche d'inn0vations •S2& srss»s*?« “* “ religieux dont on voudrait I impregn .Un tour en profondeur des themes essentiels.- } 1 C'est au CEGEP et a I Études )uives, leur rendent compte a quel po ^ ,.ana|yse des textes et des culture s'est élargie et eu ^ , quel pojn, ,ls sont idées s'est aiguisée, "s rea'is 8duire un raisonnement de habiles à manier les idees et j communs et des manière sûre qui va au delà des platitudes.^flexion sont ainsi dégagés et de De nombreux themes de red ex.on w ^ |a discussion se nombreux textes étudiés - P rétudiant de s'exprimer fait en français, ce qui perrn^ , nuances.Il rentre "i nŒS clansle monde fascinant des Etudes ,UiAubout de cinq aussi ^ et aussi bien organisée de nos te nombre dq quest,0ns se trouve avoir fait le tour d un g essentie|s à toute dont ces textes traitent fît q ^ éc|airée du judaïsme, compréhension mteiligente 8 à coeur, à un tournant ÉeuX'uneaXede°saS'X d approPtond,r à un niveau plus mur e, encore plus fécond.Le programme deuxième chance et pourquoi il réussit si bien.Cette approche est une des raisons P^AUemeni à Programme D^Xadre de ce'programme, l'École admet en Maimonide.Dans le c falt d-ddbreu au primaire, Secondaire I les élevés qui ^ |es rattrape en hébreu et mais qui ont un bon dossier g^r!0Lme d'Études Juives.^XeŒrgéSes, ils sont naturellement intégrés au motivés et travailleurs inscrits ,jntègrent et commencent programme, accrochent assez vite au8ssitôt |es premiers à fonctionner b,arm0";fu^™fmé s.leur niveau général de rudiments de I hebreu a q > communication en maîtrise de l'hébreu demeure fa^e- ^ ^ ^ français leur permet de pem* dopt ,a maîtrise de d'intérêt, au meme titre q mQnde dgs textes explores, l'hébreu est très bonne da > ation s'annonce, leur Leur intérêt grandit, ^u ff> t |es voilà embarques dans confiance en eux-meme s affirme q d.augmenter la belle aventure.On s occup |euf |ecture et leur leur vocabulaire, de Perda éliorer l'ensemble chaque compréhension des textes e- ÿ sco|arjté au Secondaire année un peu plus si bien q ,ntelligemment et terminée, ces etudiants qui ^ arriveront au se,n courageusement attrap superbe, au niveau de la langue du Klal Israël avec un bagage super et dè l'initiation au judaïsme.Se mobiliser pour la promotion de Maïmonide.td,attendre beaucoup La Communauté a tout lieu 8 ^ |0in, ('institution de l'École Maïmonide Q^dem ^ dq proje( fiable, scolaire sépharade qui comf* ent aux besoins d un solide et à même de repondre aoequ en vue de l'aider a très large éventail de notre c h rade En autant cependant préserver son identité i^ e communauté se mobilisent tnte cette institution, de beaucoup le plus précieux de nos atouts communau réaffjrmé voudra dire, En termes concrets, un tel contt ^ ^ mettre en oeuvre côté Ecole Maimonide, I engag V a°s: c\^e' ci-.* ifi/a/i/eA fiejard «Vieux».Ayant complété cette riche moisson par de nombreuses conversations avec les compagnons (et les adversaires) de ce dernier et par une impressionnante liste de travaux d'histoire, il donne de son héros le premir portrait véridique.Né en 1938, Michel Bar-Zohar a fait ses études à Jérusalem (Université hébraïque) et à Paris (Sciences-Po).Sergent parachutiste dans l'armée israélienne et plus tard collaborateur de Moshé Dayan, professeur de science politique à l'université de Haïfa puis membre de la Knesset, il a mené parallèlement une carrière d'historien et de journaliste.Il a ainsi publié chez Fayard, entre autres livres, l'Espion juif de Hitler et l'Histoire secrète de la guerre des Six Jours.Publié aux Éditions Fayard Cette oeuvre vibrante se présente sous forme de récit familial; le cadre historique a été respecté.Ce roman, où se conjuguent humour et émotion, raconte les péripéties d'une famille juive vivant en France lors de la deuxième guerre mondiale.Le ton est agréable; le style, vivant et imagé.Certains passages sont dignes d'un roman d'aventures et les amateurs de suspense ne seront pas déçus.Il ne s'agit pas ici d'un simple témoignage mais de la narration de faits véridiques présentés sous forme de roman: déroulement de scènes lyriques, dramatiques, humoristiques et pathétiques .Le lecteur est entraîné dans une passionnante aventure racontée avec originalité.Né à Paris, dans le quartier situé entre l'Opéra et Pigalle.Teddy Kutscher, résidant au Québec depuis 1966, est plus connu des lecteurs de revues spécialisées en mécanique que des amateurs de littérature.Il est cependant bien apprécié des membres de la Société Littéraire de Laval pour son talent de conteur et d'animateur.Certains Parisiens se souviennent également qu'il a été compositeur-interprète et président du « Groupe Variétés ».Les enfants de Sophie.Le mur à l'ombre est son premier roman, le premier d'une trilogie; le second roman devrait paraître en 1 987.Un talent naturel, un auteur à découvrir.Publié aux Éditions Naaman I E* C* ***** KUTSCHEft ¦ |H «n :co)fo‘:o
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