La voix séfarad /, 1 novembre 1988, Novembre - Décembre
PUBLICATION DE LA COMMUNAUTE SEPHARADE DU QUEBEC !?Canada Postes J Post Canada / Postage paid Port payé Bulk En nombre third troisième class classe FM-295 E.T.L.(centre-ville) Mtl.NOV-DÉC.1988 V Is-lsMx I:i'J BLj ùtheüue de QUEBEC L/OO RUE 3 f.DENIS M l L.QUI.H2X 3K6 DOSSIER PRÉJUGÉS ET ANTIS TRES IMPORTANT Ceci est un «message publicitaire» - adressé aux - hommes d’affaires, commerçants, professionnels et hommes de métier sépharades de Montréal.Notre compagnie «Publicaciones Soledad» a déjà fait ses preuves dans l’édition annuelle d’un bottin publicitaire (style pages jaunes) distribué à la communauté hispanique de Montréal.Ce livre est connu sous le nom de «Hispanos en Montreal».Vu le succès remporté par la distribution de ce livre, nous avons pensé à émettre une publication semblable destinée strictement aux membres de la communauté sépharade.Ce nouveau bottin sera connu sous le nom «Sépharades à Montréal» et viendrait s’ajouter aux autres services communautaires.Nous pensons que cette nouvelle publication aiderait conjointement les annonceurs ainsi que toute la population sépharade de Montréal.La Communauté Sépharade du Québec nous appuie dans ce projet et croit que l'émission du livre «Sépharades à Montréal» amènerait les membres de notre communauté à s’entraider commercialement.La distribution du bottin «Sépharades à Montréal» se fera au mois de septembre 1989 (Elul 5749) avant Rosh Hachana.Nous espérons que vous répondrez positivement à cette annonce publicitaire.Pour informations ou abonnements, veuillez s.v.p.nous écrire ou nous téléphoner.Publicaciones Soledad 3620, Côte-Vertu (Centre d’achat Le Bazar) Ville St-Laurent (Québec) H4R 1P8 Nos représentants: M.Léon Bensusan M.Dror Benezra Tél.: 331-4465 745-8300 LA VOIX SEPHARADE est une publication de la COMMUNAUTE SEPHARADE DU QUEBEC 4735 Chemin de la Côte Ste Catherine Montréal, Québec, CANADA -H3W 1M1 Tel.: (514) 733-4998 - 733-3945 Président Salomon Oziel Directeur général Isaac Bensoussan Responsable de l’information et Rédactrice en Chef Coty Benchetrit Adjoint à la rédaction Raymond Eljarrat Directrice de la publication Gisèle Ninio-Grynberg Mise en page par ordinateur Gisèle Chriqui Secrétariat Esther Elkaïm, Yvette Soussana Responsables des rubriques Communauté Sépharade du Québec: Gisèle Ninio Grynberg Nouvelles communautaires: Clémence Lévy Patrimoine Sépharade: Judah Castiel Monde Juif et Société: Sarah Bendayan Séphar-truc: Daniel Tolédano Dossier: Gisèle Ninio-Grynberg Collaborateurs Carol Amar, Henri Acoca, Barbara Berger, Raphael Draï, Gisèle Ninio-Grynberg, Shay Amar, Esther Bénézra, Annie Médalsy, Jean Claude Leon.Correcteur: Daniel Tolédano Services informatiques: Arc En Ciel Imprimerie: Richelieu Rotho-Litho Expédition postale: Paul A.Joncas inc.La Voix Sépharade, Journal de la Communauté Sépharade du Québec est tirée en 7000 exemplaires et publiée 6 fois par an.6200 des 7000 exemplaires imprimés sont acheminés par voie de poste à Montréal, à Québec, à Toronto et dans le reste du Canada, ainsi qu'aux Etats-Unis, en Amérique Latine, en Europe de l'Ouest et en Israël.N° de l'Organisation Internationale de Normalisation: ISSN 0704-5352.Tout droit de reproduction est interdit, sauf autorisation.Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec.Bibliothèque Nationale du Canada.Courrier de 3e classe, permis n° FM 295.La Voix Sépharade est publiée grâce aux subventions • des Services Communautaires Juifs (AJCS) • du Secrétariat d'Etat au multiculturalisme • du Ministère des Communautés Culturelles et de l’Immigration du Québec La Voix Sépharade est répertoriée dans le Canadian Advertising Rates Data (CARD), dans le Répertoire des Médias ethniques du Québec et dans l’Argus des Communications.^ ' ¦: ' .¦ ¦ " ''g ^ y' < ¦ v: — ' V '¦ .: Sommaire .¦¦ ¦- ' \ :.; Novembre Décembre 1988 Kislev 5749 19e année N°4 :¦ ¦ :¦ ¦¦¦ , :' \ : : .:: 5 EDITORIAL .COMMUNAUTE SEPHARADE DU QUEBEC ¦ ‘v :.: ; V.¦ ¦ 1 6 8 Commission des Affaires Sociales Commission des Affaires Religieuses ¦ ; ¦¦¦¦¦¦ ' NOUVELLES COMMUNAUTAIRES 11 12 13 15 Shahrft à l'école Maïmonide.La centre communautaire de Lavai s'agrandit.Nouvelles de Ville St -Laurent.Centre communautaire 18 DOSSIER ' Préjugés et Antisémitisme .24 PATRIMOINE SEPHARADE 29 MONDE JUIF 36 SOCIETE 42 NOUVELLES PUBLICATIONS 44 SEPHAR-TRUC ppp .'.y wà 't -, 45 INFORMATIONS PROCHE ORIENT 50 Carnet Communauté Sépharade du Québec: Organismes Constituants Ecole Maïmonide, Président Claude Chriqui - Centre Communautaire Juif, Président Elie Abitbol - Communauté Sépharade de Laval, Président Albert Bouhadana - Communauté Sépharade de Ville St-Laurent, Président Claude Tapiero - Association Sépharade de la Banlieue Ouest de Montréal, Président Maxime Moyal - Association des Juifs Iraniens du Québec, Président Fereydoun Chafaï -Centre Hillel Francophone, Président Michael Dadoun - Congrégation Or Hahayim, Président Joseph Gabay.La Communauté Sépharade du Québec est une agence constituante des Services Communautaires Juifs de Montréal (AJCS), Président Peter Wolkove. & E R *4 ^ 5T o IMPORT - EXPORT Fax: (514) 682-0709 Téléphone: (514) 682-0840 991 MELVILLE , CHOMEDEY-LAVAL PROVINCE DE QUÉBEC, H7W4E6 IMPORTATIONS de CASSETTES et DISQUES Musique internationale COMPACT DISCS et VIDÉO-CASSETTES par le professionnel MAURICE OHANA T o Nous importons des cassettes, disques, compact dise, vidéo à travers le monde.Nos types de musiques sont le Pop, rock, danse music, hébreux, oriental, arabe, marocaine, égyptienne, etc.Sur le vidéo, vous pouvez retrouver soit un film ou un spectacle d'un artiste.Si vous désirez vous procurer un de ces articles, ils sont disponibles chez les marchands suivants: Rodal's, Archambault Musique, Judaica, Librairie Espagnole, R.P.M., pour le Québec.En Ontario, vous les trouverez chez Topaz Distribution.jk l/^B |\/C A I | Nous venons de recevoir des compact dises et cassettes V C/VU Égyptiennes provenant directement de Paris.Nous sommes à la recherche de vendeurs à travers le Canada et les États-Unis.VIDEO-CINEMATEX Raiding invaders Tex and the ord of the deep Bo nefotsess million Doudou topaz pplitat de Yaacov Shapiro Marroc '87 Avner Dan Reuven Erez Only today Top Mission Mission war flame Nicolas greatest hits Nurit Mike Burstyn/A weeding in shell Mami mickey mouse 1 and 2 Rami Danoch The bull buster Pour de plus amples informations: Canaset International inc.Maurice Ohana, Président Topaz Distribution 56, Bedle avenue Willowdale, Ontario M2H 1K8 TEL.: (416) 498-5694 Rodal's 4689, Van Horne Montréal, Québec H3W 1H8 TEL.: (514) 733-1876 I TT* f\ 8 Jk I mHtr Jj P^li « Jrm IhM Le message était clair.Bravo pour les synagogues, elles sont magnifiques.Il est temps maintenant de s’atteler au travail sérieux.Assez de bâtir l’espace.Investissez dans l’avenir.Créez un centre d’études, c’est indispensable.En formulant ces recommandations, le Grand Rabbin Sirat a exprimé l’inquiétude constante qui plane au-dessus de toute communauté juive : l’assimilation et le manque de connaissances rongent dangereusement notre existence juive.La vigilance est de rigueur.Oui, oui, la proportion d’enfants juifs qui fréquentent l’école juive est honorable.Oui, certainement, la communauté est structurée, une des plus belles au monde.Où est donc le problème?Il se situe pour nous au niveau de la qualité, de l’intensité du judaïsme; c’est un judaïsme, un séphardisme de surface, qui se contente de survivre.Le niveau d’instruction s’est élevé parmi les Sépharades canadiens de la deuxième génération.Nos enfants sont de plus en plus nombreux à devenir médecins, avocats ou ingénieurs, pour ne mentionner que quelques-unes des prestigieuses carrières dans lesquelles ils se sont engagés - à la grande fierté de la communauté - Si le goût et la possibilité d’étudier se sont à tel point développés, pourquoi ne sont-ils pas plus nombreux également à poursuivre leurs études en Judaïsme et comment se fait-il que, dans la presque totalité des cas, à l’exclusion bien entendu des écoles rabbiniques, ces études deviennent un autre sujet d’examen, auquel on ne pense plus une fois le diplôme obtenu?En matière de culture juive encore plus qu’ailleurs, arrêter de progresser signifie reculer et surtout dans un contexte aussi favorable que le nôtre, l’attrait est grand de se laisser glisser “de l’autre côté”.Il y a lieu de se demander pourquoi le nombre des enfants juifs qui ont fréquenté les écoles juives est loin d’être proportionnel au nombre d’adolescents et d’adultes qui cultivent leur Judaïsme, en théorie ou en pratique.A quel moment s’évanouit ce parfum d’infini que fait entrevoir l’éducation juive ?Pourquoi disparaît, chez eux, la soif d’en connaître plus et arrêtent-ils de considérer le Judaïsme comme la partie essentielle de leur être?Bref, à quel moment cessent-ils de s’émerveiller sur notre héritage et acceptent-ils, comme définitives et toute puissantes, les valeurs du monde non juif ?Ce sont les questions que je me pose en écoutant les reproches que l’on fait à notre communauté.Absence de dialogue, manque de communication, vraiment ?Mais.ce n’est pas à nous que s’adressent ces accusations, n’est-ce pas?Personne parmi nous ne dissimule sa judaïcité, et où qu’il se trouve, chacun accueille favorablement toute question concernant nos coutumes ou la signification profonde de nos fêtes, de nos lois.Car, si nous ne le faisons pas, qui le fera?Si nous ne le faisons pas maintenant, alors quand?Et tandis que je m’interroge encore, un doute s’installe: si on n’encourage pas ce dialogue, si on s’abstient ou qu’on évite d’y faire face et d’éclairer ceux qui s’intéressent, serait-ce que ces questions nous embarrassent, que nous ne désirons pas nous sentir différents - début d’assimilation -?Ou pire encore, serait-ce que nous-mêmes ne connaissons pas les réponses?Que nous avons laissé la flamme s’éteindre?Que déjà nous échappe l’essence du Judaïsme - celle qui vise l’autre et forcément l’atteint parce qu’elle véhicule des valeurs universelles?Car ce qui part du coeur, touche le coeur.Un Centre d’Etudes Juives, oui, mais afin qu’il soit toujours rempli.Cultiver dans l’atmosphère familiale dès le berceau et avec constance, la fierté d’être Juif.De même que parmi les Sépharades on trouve actuellement des spécialistes dans les domaines scientifiques de même notre communauté pourrait un jour se féliciter d’avoir favorisé l’émergence de grands sages.Pourquoi pas?Coty Benchetrit PS: L équipe de La Voix Sépharade est heureuse d’accueillir Gisèle Grynberg et Daniel Tolédano.Ce numéro reflète déjà leur généreuse collaboration.LA VOIX SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 Communauté Sépharade du Québec Commission des Affaires Sociales SERVICE DE REFERENCE ET D’ASSISTANCE SÉPHARADE i I À votre écoute Carol Amar DES PROBLÈMES ?733-4998 - DES RÉPONSES Un service offert à tous, quel que soit l’objet de la demande, une orientation adéquate vers les services gouvernementaux et communautaires Immigration Habitation à loyer modique Emploi Revenu, pensions, rentes Ressources financières Santé Adaptation et intégration sociales Adaptation familiale Éducation information aux diplômés Religion Justice Discrimination Bénévolat Activités socio-récréatives Informations gouvernementales Appui moral Consommation etc«*a etc.Le caractère confidentiel de chaque communication est rigoureusement respecté Éducation à la vie familiale _____________________________ Quelque chose d’intéressant pour tous.à un moment donné: Les questions les plus souvent posées concernant l’Education à la vie familiale.1.Qu’est-ce, exactement, que l’Education à la vie familiale?C’est une expérience éducative en groupe.Cela permet aux personnes ayant des préoccupations communes de développer des compétences pour vivre de manière efficace à n’importe quel moment de leur cycle de vie.2.Quel genre de personne participe au groupe de l’Education à la vie familiale?Une personne référée, un parent, une personne célibataire, un jeune adulte, une personne du troisième âge, un couple.Bref, toute personne qui désire mener une vie plus efficace.3.Quelle différence y a-t-il entre l’Education à la vie familiale et le “counselling” ou la thérapie?L’Education à la vie familiale met l’accent sur la prévention, l’éducation et le partage d’expériences quotidiennes communes en vue de venir à bout des problèmes journaliers avec plus de facilité.Le counselling porte généralement sur des problèmes émotifs plus profondément ancrés.4.Quelle est la durée des sessions de groupe?Cela peut aller d’une session d’un soir à des sessions renouvelables de 10 semaines.5.Combien de membres y a-t-il dans un groupe?D’habitude, les groupes sont formés au maximum de 8 à 12 personnes afin que le groupe reste intime et que l’on puisse avoir de bonnes conversations.Nous exigeons des honoraires pour notre service.Toutefois, aucune personne incapable de payer ne se voit refuser l’inscription.LA VOIX SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 Groupes d’éducation à la vie familiale - Automne 1988 L’inscription est ouverte pour les groupes adultes suivants 1.Groupe de nouveaux célibataires (Phase I).2.Elaboration de rapports créatifs (Phase II).3.Célibataires après l’âge de 50 ans.4.Aptitudes sociales des jeunes adultes.5.Gestion du stress.6.Affirmation de soi.7.Enfants mûrs de parents vieillissants.8.Régimes pour femmes.Ateliers éducatifs portant sur des thèmes choisis par le groupe: 1.Epanouissement dans le mariage.2.Ménopause.3.Chômeurs chroniques.4.Groupe d’habileté parentale (pré-scolaire, âge scolaire, adolescents).5.Stress dans la quarantaine.Bénévolat Le vieillissement est un processus normal qui s’inscrit dans la vie de tous les individus.Le fait que cette réalité soit souvent méconnue amène certaines personnes âgées, et la société en général à des comportements qui peuvent contribuer à hâter le processus du vieillissement et à marginaliser davantage ces personnes qui deviennent plus vulnérables .A l’image de l’ensemble de la société, elles se divisent en groupes distincts dotés de caractéristiques propres.Bon nombre d'entre elles semblent bien traverser la période du vieillissement.Pour d’autres, il signifie l’accentuation des mauvaises conditions physiques, sociales et économiques.Pour d’autres personnes enfin, l’entrée dans le troisième âge est lourde de conséquences sur tous les plans.C’est le cas, par exemple, des femmes âgées pauvres qui, à la suite d’un veuvage ou d’une séparation, se retrouvent démunies, isolées et dépendantes.Elles connaissent bien souvent les effets conjugués de l’insuffisance de revenu, de mauvaises conditions de logement, d’une mauvaise alimentation, de l’isolement et de l’augmentation des incapacités physiques.Les besoins des personnes âgées : * Aide minimale pour rester dans leur propre maison.* Transport : pour ceux qui ne peuvent pas utiliser les réseaux publics.* Visites amicales à ceux qui sont isolés et qui n’ont pas de soutien.* Possibilité de faire quelque chose de significatif.Avantages du travail bénévole : * Participer à un programme de formation de 5 semaines et au développement continu du personnel.* Utiliser les compétences existantes et en développer de nouvelles.* Utiliser cette expérience à des buts professionnels et à une carrière (lettres de recommandation).* Etre remboursé de vos frais personnels engagés.Jewish Vocational Service Le Jewish Vocational Service présente aux employeurs intéressés quelques profils d’individus, sans distinction d’origine, à la recherche d’un emploi.Dans le cas où l’un des profils mentionnés retiendrait votre attention, veuillez communiquer avec Carol Amar au 733-4998.E.B.Secrétaire ayant travaillé dans plusieurs entreprises depuis 10 ans.Bonne connaissance de la documentation importation et exportation.A.F.Diplômé de premier cycle en marketing, en informatique et administration.Expérimenté en marketing, informatique, achats et communications.S.B.Propriétaire d’un salon de coiffure pendant 20 ans.Actuellement, à la recherche d’un emploi à temps plein ou à temps partiel comme chauffeur (il possède une voiture) ou dans l’entretien comme nettoyeur ou n’importe quel travail “léger”.Homme pieux, ne pourra pas travailler le Shabbat.F.L.Jeune diplômé d'université qui détient un “Bac” en administration de l'Université du Québec.Parle couramment quatre langues et suit actuellement des cours de traduction à l’Université de Montréal.Est à la recherche d’un poste en traduction ou dans l’industrie du tourisme.R.L.Nouvellement diplômée de l’Université Concordia, “Bac” en psychologie.Parfaitement bilingue.Notre cliente aimerait travailler en tant qu’animatrice communautaire.R.N.Maîtrise en sociologie de l’Université Concordia et expérience dans le domaine des services sociaux ainsi que dans le monde des affaires.Elle aimerait travailler en tant que conseillère en ressources humaines ou comme animatrice dans un organisme communautaire.L.S.Maîtrise en communications de l’Université de Montréal.Elle aimerait trouver un poste en communications, marketing ou dans le domaine de la publicité.A.B.Jeune diplômé, “Bac” en administration de l’Université du Québec.A la recherche d’un poste en marketing, publicité, ou comme conseiller en affaires.A.L.Diplômée en musique de l’Université McGill.Parle cinq langues.Aimerait un emploi dans le monde des affaires ou dans un organisme communautaire.S.F.Bachelier en sciences avec spécialisation en mathématiques et informatique; poursuit actuellement ses études en vue d’obtenir une maîtrise en intelligence artificielle à l’Université Concordia.Il est à la recherche d’un emploi d’analyste en systèmes informatisés ou de représentant.LA VOIX SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 communauté sépharade du québec Communauté Sépharade du Québec Commission des Affaires Religieuses .' ; j WÈÊM Ü §§! Un hôte de marque en visite au Canada : le Rabbin René-Samuel Sirat M.Sirat offre à la Communauté Sépharade du Québec une superbe colombe de la Paix spécialement réalisée par le peintre Moretti A la veille des fêtes de Tichri, le Grand Rabbin du Consistoire Central de France, René-Samuel Sirat, a tenu à venir rencontrer les communautés juives canadiennes et leur apporter un message de Paix et de Fraternité.Les plus importantes communautés juives canadiennes, celles de Montréal et Toronto, ont eu le grand honneur de recevoir, au mois de septembre, la visite d’une personnalité et non des moindres, le Grand Rabbin du Consistoire Central de France, René-Samuel Sirat.C’est sous son impulsion qu’en France les écoles juives et les crèches se sont multipliées car, pour lui, la priorité des priorités est l’enseignement dès le premier âge et l’éducation juive.Pendant vingt ans, il s’est battu pour que son idée triomphe et, à présent, il peut recueillir les fruits de tant d’efforts.La France s’est couverte d’écoles juives, insuffisamment encore à ses yeux, mais quel chemin parcouru! Il dirige l’Ecole des Hautes Etudes du Judaïsme à Paris depuis 1985 où 700 universitaires approfondissent leurs études et leurs recherches sur tous les aspects du Judaïsme.Le Grand Rabbin Sirat profita de sa présence à Montréal pour faire le tour d’un grand nombre d’institutions.Il put ainsi rendre visite à la Communauté Sépharade du Québec, aux Communautés Sépharades de Laval et de Ville St-Laurent, à l’ASBOM où il inaugura la nouvelle synagogue de Dollard des Ormeaux, aux Congrégations Or Hahayim de Côte St-Luc et Beth Yossef, aux Centres Hillel et Habad, à l’Ecole Maimonide, à la synagogue Spanish & Portuguese.Enfin, il fut l’hôte des Présidents de l’AJCS et du Congrès Juif Canadien.Sa visite au Canada a eu pour but de mettre en garde les dirigeants de nos communautés contre certaines fausses orientations et, surtout, de redonner un but à l’enseignement juif.Un enseignement juif, oui bien sûr, mais pour quoi ?Un enseignement juif oui, mais de haute qualité qui s’adresse d’abord aux enfants, aux tout petits des jardins d’enfants, et, parallèlement, aux étudiants.Enseignement de qualité, compétence, et amour d’Israël : trois mots clefs pour que la jeunesse juive reste attachée à ses valeurs et à Israël, centralité de toute la vie juive.Ces trois axes, le Rabbin René-Samuel Sirat les a développés devant tous les responsables communautaires car, sans eux, pense-t-il, les communautés nord-américaines auront tendance à disparaître inexorablement.Gisèle NINIO-GRYNBERG LA VOIX SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 Photo Marc Corcos Photo Marc Corcos Tichri ou le mois de la Techouva L’Espérance est une notion fondamentale dans le Judaïsme.Sans elle, point de vie.ü» \f Monsieur le Grand Rabbin Sirat signe le Livre d’Or de la Communauté Sépharade de Ville-St-Laurent.La présence du Rabbin Sirat coïncidant avec la veille des fêtes de Tichri, il en saisit l’occasion pour centrer certaines de ses conférences sur des thèmes relatifs à leur signification.A Ville St-Laurent, il expliqua à un auditoire nombreux et captivé par le sujet “Les portes de la Téchouva ouvrent les portes du Palais céleste”, le sens de la Téchouva, obligatoire pour chacun d’entre nous en ce mois de Tichri.La notion de Téchouva est à première vue une notion difficile à comprendre.Elle se situe à trois niveaux d’interprétation.Le rapport homme-D.Le premier niveau s’établit entre l’homme et D.Un pénitent lui fait une demande: “Hatati Pachat Habiti” : Seigneur, j’ai commis une faute vis-à-vis de toi.J’en suis conscient et je t’en demande humblement pardon.Le premier niveau d’explication serait que le pénitent s’adresse à D.et lui dise : “Je suis de chair et de sang, je suis poussière et cendre et je te demande humblement pardon”.D., qui est clément et miséricordieux, pardonne au pénitent comme des parents pardonneraient à un enfant qui vient s’excuser d’avoir fait une faute.On lui dit : “N’en parlons plus, c’est effacé, oublié”.Ce premier niveau de la Téchouva ne s’applique que pour les fautes commises vis-à-visde HAKADOCH BARUHU.(Par exemple, n’avoir pas mis les téfilim un matin).C’est un rapport simple : homme-D.Le Juif face à autrui Mais, il y a un deuxième niveau d’interprétation.Il se situe dans la relation entre le Juif et son prochain, c’est-à-dire les fautes commises par un homme contre son prochain.Dans ce cas, même D.ne peut pas intervenir.Si nous offensons un homme publiquement et lui causons de la peine, nous ne pouvons pas nous adresser à une tierce personne comme intermédiaire.C’est la personne qui a offensé son prochain qui doit demander publiquement pardon en disant, par exemple : je me suis emporté, c’est bientôt Roch Hachana, je te demande pardon.Pardonne-moi.Là, la tradition juive est très belle parce qu’elle demande à chaque Juif, publiquement, de demander pardon à tous ceux qui, au cours de l’année, auraient été offensés, de manière à ce que nous puissions demander pardon à D.pour les fautes que nous avons commises.En humiliant autrui, créé à l’image de D., on humilie l’image de D.C’est pourquoi la Torah nous ordonne : “Tu aimeras ton prochain comme toi-même”.De même que toi tu ne voudrais pas être humilié publiquement, de même tu n’as pas le droit d’humilier ton prochain.Demander pardon publiquement n’est pas chose facile, c’est plus aisé de LA VOIX SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 communauté sépharade du québec communauté séphardde du québec 10 L'homme juif doit assumer sa liberté et sa responsabilité.le dire dans le secret de sa conscience.Mais, si on a commis une faute, il faut la réparer.Et réparer, c’est simplement demander pardon.Un Juif à qui on vient publiquement demander pardon ne refuse pas d’accorder son pardon.Le pardon de D.Le troisième niveau, qui est le plus important, c’est le “Pardon de D.”.Le Pardon de D.n’est pas simplement comme dans les relations entre hommes un pardon qui est accordé, c’est-à-dire qu’on efface tout.A ce troisième niveau de Téchouva, il y a un pas supplémentaire à accomplir, et c’est ce pas précis qui caractérise la notion juive de Téchouva.Dans la Téchouva, le crime commis au moment de la faute est transformé en bonne action.Ce n’est pas qu’il soit oublié, mais la Téchouva permet de le transformer en bonne action.La Guémara Yerouchalaïm nous enseigne : D.est celui qui montre le chemin aux pécheurs.D.indique Je chemin qui conduit à la Téchouva.Les Rabbins ont alors posé des questions.Ils ont demandé à l’Intelligence, à la Sagesse : “Quel est le châtiment à appliquer à un criminel ?” La Sagesse répondit : chaque criminel doit payer le prix de sa faute et cette faute le poursuivra.Ils s’adressèrent ensuite à la Prophétie : “Quelle est la loi concernant un pécheur ?” La réponse fut : “Le criminel doit être condamné à mort”.Les rabbins interrogèrent la Torah qui est la Torah d’amour.Sa réponse fut : “Que le pécheur fasse un sacrifice, qu’il demande pardon, qu’il fasse l’expiation de sa faute devant le Cohen et la faute lui sera pardonnée.Pour finir, ils s’adressèrent au Saint Béni soit-il parce que toutes ces réponses n’étaient pas suffisantes.Ils demandèrent à D.: “Que peut-on faire quand on est poursuivi par le sentiment de culpabilité ?” ; “Qu’il fasse Téchouva, c’est tout, et il lui sera pardonné”.C’est pour cela que D.montre le chemin de la Téchouva au pécheur, la manière de faire Téchouva.En d’autres termes, le sentiment juif de la Téchouva c’est très précisément le sentiment de l’Espérance.Les rabbins enseignent que si un homme a le sentiment que sa Téchouva n’a pas encore abouti, qu’il reprenne courage, qu’il reprenne force et vaillance, qu’il fasse encore un pas en direction de la Téchouva, qu’il garde l’Espérance.Espère en D., sois fort, que ton coeur s’affermisse, espère encore en D.: c’est toute la Torah d’Israël .Si on résumait tout ce qui a permis à Israël de rester en vie, c’est l’Espérance.Pourquoi l’Espérance ?Parce qu’il y a toujours possibilité de faire Téchouva.L’histoire d’Israël est pleine de rechutes, de crimes, de veaux d’or, d’Avoda Zara, de luxure, de mariages exogames, mais aussi d’Espérance.L’homme juif est libre donc responsable.Il y a un autre élément qui intervient dans la Téchouva : c’est le degré de sincérité.Aller s’excuser pour montrer aux autres que l’on est modeste, ce n’est pas faire Téchouva et on ne sera pas pardonné.Quelqu’un ne pardonne l’offense qui lui a été faite que s’il a le sentiment que celui qui demande pardon est vraiment sincère.Il en est de même pour D.qu’on ne peut pas tromper.Alors, laTéchouvaest le signe même de la liberté qui est donnée à l’homme.L’homme a été créé libre.D.lui adonné le bien suprême qu’est la liberté.Et la liberté entraîne la responsabilité.Si je suis libre, dit la Guémara, il faut que j’assume ma liberté jusqu’au bout.Si j’ai commis une faute, c’est moi qui l’ai commise, librement et j’en suis responsable.Si j’ai commis une bonne action, c’est moi qui l’ai commise librement, donc je ne mérite aucune récompense.“Il laisse les moqueurs se moquer et il donne la grâce aux hommes humbles”.Puisse en ce mois de Tichri chaque Juif connaître la sincérité de l’âme qui l’amènera sur le chemin de la Téchouva, c’est-à-dire de l’Espérance.Gisèle NINIO-GRYNBERG Que le pécheur fasse Téchouva et il lui sera pardonné.LA VOIX SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 : : lltll! Shahrit à l’Ecole Maïmonide : un gage de notre permanence La nouvelle génération, bien que née dans le pays, loin de ses sources, perpétue fidèlement la spiritualité transmise par nos aînés et assure ainsi la pérennité de notre foi.Sept heures quarante cinq.Les trois écoles Maïmonide ouvrent leurs portes pour l’office religieux du matin.La Téfila est obligatoire au secondaire, facultative à l’élémentaire.Elle attire pourtant un très grand nombre de jeunes fidèles dans chacune des trois écoles.L’école secondaire à Parkhaven a même une salle de classe aménagée de manière permanente en synagogue.La salle est coquette et décorée avec goût.Une belle Tébah au milieu.En face, le Hekhal avec le SeferTorah, emprunté pour le moment à la Congrégation Or Hahayim.Deux autres minyanim fonctionnent dans des classes, chacune équipée de la Tébah, du Hekhal et d’un Sefer Torah.Un total de 200 élèves y entonnent quotidiennement et avec entrain nos belles mélodies sacrées.A Parkhaven, les élèves (entre 12 et 16 ans) conduisent eux-mêmes la prière, chacun à tour de rôle.Ils font eux-mêmes la Guélila et lisent au Sefer Torah les lundis, jeudis et à Rosh Hodesh.La petite synagogue permanente qui abrite chaque matin une soixantaine de grands garçons (15 et 16 ans), a même son Conseil d’administration avec un président, un Parnass, des comités et tout un programme.Dans tous les minyanim, les élèves font preuve d’une maîtrise remarquable du Siddour.Garçons et filles prient avec un naturel qui procède d’une maîtrise remarquable des textes et des cantiques.Tous connaissent le rituel sur le bout des doigts, et quand il arrive qu’on se reporte au livre, c’est d’un mouvement spontané, comme pour rendre plus tangible le lien matriciel avec la prière.Ainsi, garçons et filles boivent à leurs sources et, pour égrener notre liturgie, ils ont retrouvé les airs et les gestes séculaires et jusqu’au balancement même de nos aïeux.Les chants s’élèvent, enflent, s’incurvent avec les cadences et les modulations qui sont la voix de notre peuple.L’atmosphère familiale de nos synagogues s’est recréée entre ces murs où l’espace et le temps ne comptent plus.Les synagogues de Fez et de Meknès, de Rabat et de Marrakech, de Tanger et de Tétouan, renaissent ainsi avec ces jeunes adolescents qui ont recueilli l’héritage ancestral intégralement et fidèlement.Par un nouveau prodige historique, loin des souches originelles, une génération a coulé dans l’autre sa substance spirituelle nourricière, Le miracle de notre permanence, il est là: il est dans ces jeunes hommes ceints de Tefilines, enveloppés du Talith, qui psalmodient avec ferveur leur appartenance à la foi et aux traditions de leurs pères.Il est dans ces jeunes filles recueillies pendant la lecture du Sefer Torah, vibrantes à la prière et parfois aussi, comme dans toute Azara, subrepticement chuchoteuses.La Tefilah à Maïmonide met les larmes aux yeux et la gratitude au coeur.On voudrait étreindre cette assemblée de jeunes fidèles.On voudrait dire, à tous, l’immense reconnaissance qu’ils inspirent aux “anciens” pour cette mission simple mais combien émouvante : Shahrit de tous les matins.A Maïmonide, la relève est assurée ! Camillia Castiel LES TRAITEURS v Ernie et Gilles Cachère Glatt — Toujours disponibles 9775 Rue Tolhurst Tél.385-0000 LES MEILLEURS TRAITEURS A MONTREAL METS ÉLÉGANTS, DIFFÉRENTS, DÉLICIEUX MARIAGES-BAR M1TZVAH TOUTES OCCASIONS kkc, :i is i ),\\s T( )i .'tes i .es synaix h;i ü:n Quand vous faites affaire avec Ernie et Gilles Vous pouvez vous attendre à des Hors d'oeuvres: différents Repas principaux: délicieux Salades: fraîches et croustillantes Desserts: élégants Table de desserts: incroyable Créations originales Service parfait Personnel courtois Prix raisonnables Tél.385-0000 11 LA VOIX SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 Le Centre communautaire de Laval s’agrandit VM g mm ymg n lu* J» Projet d'agrandissement du Centre communautaire Cohen et Rubin, architectes Notre centre communautaire, lors des fêtes de Tichri, s’avéra trop petit pour contenir tous les fidèles qui assistaient aux offices religieux.L’idée d’agrandir notre centre chemine déjà depuis des années.Mais, à présent, le processus est enfin en route.Nous avons signé les contrats d’achat de tous les terrains situés à l’arrière de notre centre jusqu’à la rue Calvet appartenant à la Ville de Laval.En fait, ces terrains nous ont été offerts gratuitement par la Ville puisque le prix que nous avons payé nous sera remboursé par une subvention de la Ville.Les démarches ont duré deux ans et demi.Les difficultés ont été innombrables ainsi que les contraintes politiques et l’opposition inattendue de certains voisins.Parallèlement, nous avons déjà soumis tous les plans architecturaux de l’agrandissement du centre à des entrepreneurs qui évalueront les coûts réels du projet.Les conclusions du conseil d’administration seront soumises à tous les membres de la Communauté pour approbation.Mais, d’ores et déjà, nous savons que, même si nous avons bon espoir d’obtenir une subvention du gouvernement provincial, nous devrons nous aussi faire un effort, et nous souhaitons que vos dons seront à la hauteur de la réalisation que nous voulons offrir à notre Communauté de Laval.Albert Bouhadana Président En Israël et à travers le monde nous sommes la banque à qui parler Succursales et bureaux à l’étranger New York • Los Angeles • San Francisco Chicago • Philadelphie • Boston • Miami Toronto • Montréal • Londres • Manchester Paris • Zurich • Luxembourg • Buenos Aires Sao Paulo • Riode Janeiro • Caracas • Mexico Montevideo • Puntadel Este • Santiago Panama City • Iles Cayman Et 320 succursales du groupe en Israël.Bureaux de représentation au Canada Montréal: 1550 Blvd.de Maisonneuve Ouest, Suite 1030, Montréal, Québec H3G 1N2.Tél.(514)935-1128.Toronto: 2888 Bathurst Street, 3rd Floor Toronto, Ontario M6B 4H6.Tél.(416) 783-3362.Bank Hapoalim- LA VOIX SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 Naphtaly Lancry au poste de rabbin de Petah Tikvah à Ville St-Laurent La Communauté Sépharade de Ville St-Laurent vient de nommer le Rabbin Naphtaly Lancry au poste de Rabbin de la Communauté.Le Rabbin Lancry a fait ses études juives dans différentes Yechivot au Maroc et en Israël.Il détient son titre d’ordination rabbinique (Smiha) du Haut Tribunal Rabbinique Hekhal Shlomo de Jérusalem.Le Rabbin Lancry remplit ses fonctions à Petah Tikvah à temps partiel puisqu’il occupe par ailleurs un poste de professeur en Etudes Juives au niveau secondaire à l’Ecole Maïmonide.Il a exposé pour “La Voix Sépharade” les grandes lignes de l’action qu’il compte mener.Tout d’abord, la synagogue a besoin d’assistance pour le déroulement des offices du shabbat et des grandes fêtes, et, bien entendu, des jours de la semaine.Petah Tikvah a un taux de fréquentation des offices qui fait honneur à cette congrégation.Nous avons un officiant dévoué, un officiant-adjoint dynamique, des messadérim à la hauteur, une organisation administrative et un Kahal qui ne demande qu’à coopérer.Les questions de Halakha et de Minhag demeurent cependant, dans toute synagogue, le souci quotidien en ce qui concerne le déroulement des offices, questions sur lesquelles une autorité rabbinique doit continuellement se pencher pour assurer l’harmonie et la discipline, faute de quoi le désordre risque de s’installer et de troubler l’atmosphère de bonne entente.Petah Tikvah avait, à ce titre, besoin d’une telle autorité.Il reste bien sûr les autres fonctions traditionnelles d’un rabbin de synagogue.Comment mener une veillée d’études pour honorer les familles en deuil et rendre hommage à la mémoire des disparus sans des paroles de Torah appropriées?Il y a aussi l’aspect plus heureux des mariages et des naissances.Comme vous le savez, Petah Tikvah a un registre d’Etat Civil.A ce titre, nous y célébrons des mariages dans le meilleur de la tradition sépharade.Mais les chants seuls et une belle lecture de la Kétouba ne suffisent pas.Une autorité rabbinique doit veiller au déroulement des cérémonies conformément aux détails nombreux et multiples de la Halakha qui échappent au commun des fidèles.Une seule défaillance pourrait halakhiquement invalider toute la procédure.C’est une responsabilité très lourde et qu’il faut approcher avec tout le respect dû aux dispositions minutieuses et détaillées du code religieux.Il y a enfin la Pérasha du Shabbat et à l’occasion des grandes fêtes, l’aspect social que personne ne songe à minimiser.On y vient pour retrouver D.et le Judaïsme, mais aussi pour le plaisir de retrouver sa communauté.Les fidèles aiment bien cependant repartir aussi avec un message de Torah pour nourrir la sainteté du Shabbat et donner un contenu de plus en plus significatif à notre piété.Personne ne veut d’une communauté pieuse mais ignorante.Le commandement premier et dernier dans le Judaïsme est celui de l’étude de la Torah en vue de régler sa vie sur ses commandements.La Parasha est là pour amorcer les thèmes et susciter de l’intérêt.Nous avons également la Séouda Shlishit avec un thème de Halakha ou de pensée, selon l’occasion.Nous venons, à la demande du groupe de l’âge d’or, d'inaugurer des cours réguliers en semaine.D’autres suivront en fonction de la demande.Mais la Berakha est là et les choses avancent bien.Mon ambition pour Petah Tikvah est de faire en sorte, avec le concours de tous, que l’atmosphère et le décorum au cours des offices soient toujours de premier ordre.La prière sera ainsi plus sereine et plus agréable, et le plaisir de revenir aux offices et d’y entraîner d’autres fidèles n’en sera que plus grand.Dans cette démarche, le Rabbin joue essentiellement le rôle de catalyseur.Nous réussissons à Petah Tikvah, d’abord parce que tous les membres sont là, prêts à donner le meilleur d’eux-mêmes, à répondre aux appels du président et de son conseil d’administration, et aux attentes du Rabbin.Nous continuerons tous à faire de notre mieux.Et que D.nous aide, amen vé-amen.Naphtaly Lancry.MICHEL et son ORCHESTRE Le seul et unique chanteur international MICHEL vous a fait passer des soirées que vous n’êtes pas prêts d’oublier.Continuez à lui accorder votre confiance.Pour vos mariages, Bar Mitzvas, Parties - israéliennes, hassidiques - Appelez MICHEL au 737-1024 HAPPY HANOUCA 13 LA VOIX SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 nouvelles communautaires PROGRAMME ANNUEL DE LA DIVISION FEMININE DE VILLE ST-LAURENT La Division féminine de Ville St-Laurent a déjà élaboré tout son programme d’activités pour l’année 1988-89.Elle a le grand plaisir de vous le présenter pour que vous puissiez organiser dès à présent votre emploi du temps de l’hiver.C’est un programme qu’elle a voulu ambitieux, éclectique, afin de satisfaire tous les goûts, toutes les attentes de ses membres et sympathisants, et aussi afin de s’adresser à toutes les classes d’âge.Certaines innovations ne manqueront pas de vous combler.Nous pensons ainsi n’avoir oublié personne et avoir répondu aux besoins de chacun et chacune.Alliant les préoccupations matérielles aux besoins spirituels, “mens sana in corpore sano”, nous vous proposons: - Un cours de cuisine casher (mets et pâtisseries), une nouveauté qui vous obligera à fréquenter notre cours de gymnastique! - L’ouverture d’ateliers regroupant tous les jeunes talents de 13 à 16 ans (théâtre, chant, musique, peinture).Une innovation qui, espérons-le, permettra à nos futurs Mozart, Vinci, Callas, et autres, de s’épanouir en pratiquant leur art.- Des cours de gymnastique pour dames : danse aérobique pour les futures candidates aux Jeux de Barcelone, et gymnastique douce pour les autres.- Un cycle de conférences sur des grands thèmes d’actualité.- Des après-midis récréatives avec jeux de société, ouvertes aux hommes et femmes les mercredis de 13 h 30 à 16 h.- Des cours d’hébreu (conversation) donnés par Mme Lancry.- Des cours de Judaïsme dispensés également par Mme Lancry qui se dévoue sans compter pour notre communauté.- La création d’une salle d’études au Centre Communautaire Ville St-Laurent pour surveiller les devoirs de nos chères têtes brunes.Un titulaire sera en charge de cette salle d’études pour les matières suivantes: hébreu, anglais, français et maths.Tous les jours de 16 h 30 à 18 h, sauf le vendredi.Prendre contact avec Danièle Dahan.- Le défilé de mode annuel : samedi 26 novembre à 19 h 30, Congrégation Beth El.Soirée animée par la célèbre chanteuse Véronique Béliveau.> Henri Afilalo n’est plus Monsieur Henri Afilalo: dévouement et générosité C’est un grand ami mais aussi un dirigeant communautaire exemplaire qui vient de nous quitter.Que son action inlassable au service de sa communauté puisse servir de guide à tous ceux qui prendront la relève.Le 10 août 1988, après une courte lutte contre la maladie, Henri Afilalo céda à la mort, laissant sa famille, ses amis et la Communauté Sépharade de Ville St-Laurent dans le deuil et les larmes.Malgré la soudaineté de l’événement, la nouvelle du décès fit le tour de la ville comme une traînée de poudre déplaçant le lendemain plus de 500 personnes aux obsèques chez Paperman, pour rendre un dernier hommage à cet homme estimé de tous, arraché aux siens à l’âge de 64 ans.Né à Marrakech le 22 septembre 1924, fils de Salomon et de Mira, Henri Afilalo passa sa vie adulte à Casablanca où il était notoirement connu, dans les milieux de l’industrie agro-alimentaire, comme une des principales sources d'approvisionnement au service des armées marocaine, française et américaine, et des grands centres hospitaliers.Ses activités nombreuses dans l’industrie ne l’empêchèrent nullement de s’occuper des problèmes sociaux de la communauté juive de Casablanca où notamment la pauvreté et la mendicité étaient criantes.Il répondait toujours positivement et contribuait largement aux besoins des nécessiteux et de la communauté.C'était aussi un fidèle pratiquant à la synagogue Elias Hazan, sous la conduite spirituelle du Rabbin Chalom Messas, Grand Rabbin actuel de Jérusalem.A son arrivée à Montréal en 1970, Henri Afilalo s’installa avec sa famille à St-Laurent et, dès 1973, il fit partie de différents comités en quête d’une organisation communautaire solide qui rendrait aux Marocains les structures religieuses et sociales qui leur manquaient cruellement dans ce pays d’accueil qu’est le Québec.Aussi, à partir de 1979, lorsque la communauté sépharade de Ville St-Laurent prit son envol et connut un développement fulgurant, Henri Afilalo rejoignit ses dirigeants pour occuper le poste de président de la campagne de financement dont le succès allait permettre l’érection du magnifique centre communautaire sépharade de Ville-St Laurent: Petah-Tikva.Au cours de la période allant de 1979 à l’inauguration de Petah-Tikva en 1983, il ne cessa de manifester un dévouement exemplaire à l’édification de ce temple.Il était d’une générosité à toute épreuve.Son magasin, sa maison étaient toujours ouverts tendant une main chaleureuse et encourageante.Pas une manifestation communautaire où il ne fût associé, très souvent à l’avant-scène, apportant toujours son appui matériel et réconfortant.A l’exemple du prêtre Aaron, il aimait la paix et n’avait de cesse de la voir régner autour de lui.Il s’intéressait aux petites gens envers lesquelles il était plein de compassion et qu’il aimait guider à sa façon.A sa façon aussi, il aimait encourager les enfants à la synagogue pour les attacher à nos traditions.Aussi, dans un hommage unanime, la communauté sut lui exprimer sa reconnaissance en le nommant président d’honneur.Henri Afilalo sut élever avec sa dévouée compagne, Georgette Afilalo, une famille unie et bénie, baignée dans le respect et l’amour.Nul doute que ses enfants sauront maintenir et développer les qualités humaines dont fit preuve leur père et dont ils furent les témoins et les bénéficiaires.Au nom de la Communauté Sépharade de Ville St-Laurent, de son conseil d’administration et de son président, Claude Tapiéro, nous présentons nos sincères condoléances à son épouse, à ses enfants et à leurs familles.Tihyé Nafcho Séroura Bisror Hahaïm Véhachalom.Puisse son âme reposer en paix.Haïm Hazan Président-fondateur de Pétah-Tikva.LA VOIX SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 ACTIVITES DU CCJ Le département District une fois de plus cette année organise un camp Igloo 88-89.Du 25 décembre 1988 au 1er janvier 1989, une semaine épatante organisée et dirigée par des moniteurs fiables et compétents, surveillée par la directrice du département ENFANTS, Carole AZOULAY ainsi que par sa présidente Sophie HAZAN.Viens passer avec nous des vacances d’hiver inoubliables ! Activités : Ski Alpin - Randonnées en raquettes Randonnées en ski de fond - Pêche sur glace Jeux de groupe -Veillées chaleureuses Soirée du jour de l’an - Chabat - Vie juive.Prix: 275.00 : membres du YM-YWHA ou du C.C.J.seulement.demande de réduction avant le 10 déc.seulement.(Obtenez 10% à la journée d’inscriptions avant le 27 novembre 1988 de 12h à 17h au C.C.J.) Départ: dimanche 25 décembre à 9h Retour: dimanche 1er janvier vers 16h Informations: Rebecca ou Elise : 735-5565 HILLOULA MAROC MA11989 Vos accompagnateurs :Renée Cohen Scali et Ralph Sultan N’hésitez pas à faire appel à eux ! Transferts-transport bagages-autobus de luxe-air climatisé.13 nuits dans hôtel cinq étoiles, occupation double.Tours guidés dans la plupart des villes.Visites des lieux saints -Réceptions et soireés orientales - Fantasia .Petit déjeuner continental-Déjeuner ou souper cachers (2 repas de Chabbat compris).Le prix global : 1669.00$, plus taxe et service (275.00$) Dépôt de 500.00$-non remboursable à verser avant le 15 novembre 1988,.solde le 31 décembre 1988.Les places sont limitées.Informez-vous et inscrivez-vous auprès de Ralph Sultan au 735-5565.ITINERAIRE DU GROUPE HILLOULA 1989 Mardi 9 mai : 15h à Mirabel au comptoir Royal Air Maroc pour l’enregistrement de vos bagages, vol AT204 à destination de Casablanca via New-York.Mercredi 10 mai : Arrivée à Casablanca à 7h10, correspondance pour Agadir à8h.Arrivée à Agadir : 8h55.Transfert de l'aéroport à F hotel Atlas Amadil en autobus de luxe avecair climatisé.Petit-déjeuner gratuit.Après-midi libre.Dîner à l’hôtel.Jeudi 11 mai : Petit-déjeuner à l’hôtel.Départ à 8h30 pour une excursion de la journée à Essaouira.Dîner à l’hôtel.Vendredi 12 mai : Petit-déjeuner à l’hôtel.Départ à 9h pour une visite de la ville d’Agadir et un pèlerinage au cimetière pour ceux qui le désirent.Office du Chabbat tenu dans une des salles de l’hôtel.Dîner à l’hôtel.Samedi 13 mai : Petit-déjeuner à l’hôtel.Office religieux facultatif.Déjeuner à l’hôtel.Soirée orientale à l’hôtel à 20hdans le salon “L’Alcazar” de l’hôtel.Dimanche 14 mai : Petit-déjeuner à l’hôtel.Départ pour Marrakech à 9hen autobus de luxe.15h visite de la ville.Dîner à l’hôtel.Lundi 15 mai : Petit-déjeuner à l’hôtel.Départ à 9h, visite de la vallée de l’Ourika et pèlerinage.Déjeuner au Saint.Option : soirée typiquement locale, dîner avec grand spectacle “Fantasia”, le prix vous sera communiqué Mardi 16 mai : Petit-déjeuner à l’hôtel.9h visite des Souks et pèlerinage au cimetière pour les intéressés.Soirée orientale dans les salons de l’hôtel et dîner à 20h.Mercredi 17 mai : Petit-déjeuner à l’hôtel.9h départ pour Casablanca en autobus de luxe.Arrivée à Casablanca et installation à l’hôtel Safir.14h visite de la ville.Dîner à l’hôtel.Jeudi 18 mai : Petit-déjeuner à l’hôtel.Départ pour Azemour à 9h,pèlerinage “Rabbi Braham Mol Niss”.Retour via El Jadida.Dîner à l’hôtel.Vendredi 19 mai : Petit-déjeuner à l’hôtel.9h départ pour pèleriner au cimetière.Office Chabbat prévu à la synagogue.Dîner à l’hôtel.Samedi 20 mai : Petit-déjeuner à l’hôtel.Office religieux à la synagogue.Déjeuner à l’hôtel.Soirée libre ou Disco (option) Dimanche 21 mai : Petit-déjeuner à l’hôtel.9h départ pour Rabat, visite de la ville et du Mausolée Mohamed V, pèlerinage de Rabbi Raphaël Ben Kaoua à Salé et retour à l’hôtel.Soirée orientale dans le salon de l’hôtel et dîner servi à 20h.Lundi 22 mai : Petit-déjeuner à l’hôtel.14h départ pour Ben Ahmed,grande Hilloula “Rabbi Yahia El Kada”.Dîner au sanctuaire.Mardi 23 mai : Petit-déjeuner à l’hôtel.7hdépart pour l’aéroport, départ du vol AT 205, 10h.Arrivée à Montréal /Mirabel via New-York à 14h.ftiô: i iiMitrocrc imimi C»1»CwCr Grande soirée réveillon à la synagogue Beth-EI: 1000 Lucerne, Ville Mont-Royal Soirée animée par Disco-mobile renommée, dans une ambiance incomparable.Nous vous offrons le champagne de bienvenue, un cocktail des plus riches, un souper copieux, vin à table.Bar ouvert toute la soirée, cotillons, lots de présence, bonne humeur et bien d’autres surprises.Les tables sont numérotées et réservées d’avance.Premier venu, premier servi! Réservations : Ralph Sultan au 735-5565 15 LA VOIX SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 nouvelles communautaires Charles International CONSULTANT EN IMMIGRATION ET EN INVESTISSEMENTS RELATIONS PUBLIQUES Jacques Bitton Membre du Corps d'élite London Life • assurance-vie • régimes de retraite • garanties aux employés CHARLES LUGASSY 1010 Ste.Catherine O.Suite 920 9e étage Montréal, Québec Canada H3B 3R7 Tour Ouest|Suite 40011 rue Holiday Pointe-Claire Québec H9R 5N3 Bureau 695-9262I Résidence 620-3057 Tél.: (514) 875-1437/1438 Telex: 05562426 CHARINTER MTL.B.P.981, St.Laurent P.Q., Canada H4L 4W3 AVOC AT .ADVOCATE \ O r A I H F SriTE 3 05 siio non.noiiciiESTEJt ouest Edifice Drummond SUITE 2HNO TEL.(5 14) M7M-1532 I II 7 OUEST.HUE STE CATHERINE .MONTREAL, CANADA H3B 1X9 H 4 1.2 5 (> 3 MONTREAL H3II 1119 CABLE - COURS PARTICULIERS - Mathématiques (pures et appliquées), Physique, Informatique dispensés en français ou en anglais Niveaux secondaire et universitaire MLS DANIEL TOLEDANO Ingénieur de l'École Supérieure d’Électricité de Paris Master of Sciences, U.C.L.A.Los Angeles c3j) * Programme minimum de 10 leçons * Possibilité de cours à domicile Progrès et résultats garantis Les Immeubles Télé-vidéo Ltée Courtier Joel Lallouz 688-1000 2021, rue Union, 8f' etage Montréal (Quebec) H3A 2C1 845-0068 1-800-361-9590 Du nouveau dans I immobilier vendez votre maison en l'annonçant à la télévision 5740, boul.Cavendish, C.S.L.487-3415 (a l/Hc^tVWA de Marrakech 4d\>\ Spécialités marocaines authentiques • Tajines de poisson • Poisson M’chemel • Pastilla, Méchoui, Couscous etc.• Spectacle de danse UÜ :V-r il m tit \ l'( l é Service de traiteur • Salle de réception sur place pour 100 personnes • Kosher sur demande • Pour toutes occasions Réservez vos partys de fin d’année • Parking à V arrière 3464, St-Denis, Montréal, Tél.: (514) 282-0359 LA VOIX SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 731-7721 CLINIQUE DENTAIRE LAS R Y & LASRY DR.JOELLE LASRY / DR.RACHEL LASRY RENDEZ-VOUS: JOUR - SOIR SERVICE D'URGENCE 5845 COTE DES NEIGES, SUITE 100 MONTREAL, QUÉ.H3S 1Z4 TEL.7S®-16«2 DR CHARLES CHOCRON.m.d.l.m.c.c.médecine générale SUM RENDEZVOUS 5885 COTE DES NEIGES Suite 401 SERVICE RAPIDE TEL: 735 2759 735 2750 LABORATOIRE nrMTAO DENTAL DENTAS LABORATORY Clinique Dentaire (514) 845-1595 DENTAIRE Dr Joseph Outmezguine, d.m.d., l.s.d Chirurgien dentiste / Dental Surgeon 4276, rue St-Denis Montréal (Québec) H2J 2K8 MONT-ROYAL MICHEL ATT1AS FABRICATION ET REPARATION DE PROTHESES 3535 Queen Mary Rd., Suite 310 Montreal, Quebec H3V 1H8 CLINIQUE DENTAIRE Dr Alain AZUELOS, D.M.D.Dr Orly LÉVY, D.M.D.6164, Bd Côte St-Luc 484-0665/484-0669 Ouvert de 9h00 à 21 hOO 1 c ENTRE I D E N T A 1 R E C O H E N Dr.Guittel Cohen B.SC., D.D.S.È22 3565, rue Berri, suite 250 Montréal, Qué.H2L 4C5 TéL: (514) 844-4883 SALOMON AZOULAY Estimation gratuite 3930, de Courtrai, (angle Légaré) Montréal, Qué.H3S 1C1 ARMAND DADOUN ARCHITECTE 75 AVE LOCKHART.VILLE MONT ROYAL, QUEBEC H3P 1X7 342 2667 DECOR STEVEN ENR.Upholstering — Rembourrage — Vernissage Décapage — Restauration de meubles Style moderne — Rideaux Bur.733-4789 Dom.731-6670 LA VOIX SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 no Q Q I P R u \j o o I u n PEUT-ON PARLER D’UNE CAMPAGNE ANTISÉMITE DANS LES MEDIA?Le Canada aurait-il connu, avec l’affaire des Hassidim d’Outremont, un réveil d’antisémitisme?On est en droit de se poser la question car jusqu’ici, le Canada semblait à l’abri de telles manifestations racistes.Pays d’immigration, le Canada s’enorgueillit de former une société multiraciale et multiculturelle où chaque ethnie a le droit et les possibilités de s’épanouir cultuellement et culturellement.Le gouvernement semble tenir très fermement à ce visage tolérant que donne le Canada à l’extérieur.Si nous reprenons le Rapport annuel sur l’antisémitisme au Canada qu’a publié en Février 1988 B’nai Brith pour l’année 1987, on note que pour la 3e année consécutive, le nombre d'incidents antisémites à travers le pays a diminué - 42 % de diminution entre 1985 et 1986.Ce sont les provinces de l’Ontario et du Québec qui détiennent la quasi-totalité de ces incidents (90 %).Normal puisqu’à elles deux, elles totalisent 80 % de la population juive du pays.Pour 1986, 55 incidents, seulement, serais-je tentée d’écrire, furent dénombrés pour un pays plus vaste que les Etats-Unis et pour une population de 25 millions d’habitants.Ce qui reviendrait à dire qu’il y a un acte d’antisémitisme pour 454 000 habitants ! Ce chiffre paraît “dérisoire” comparé à d’autres pays européens par exemple, qui vivent presque journellement des manifestations de racisme et d’antisémitisme.S’il ne fallait relever que les graffiti injurieux pour les Juifs, les Arabes et les Noirs, écrits sur les murs du métro parisien, on dépasserait en un jour la moyenne annuelle canadienne.Plus près de chez nous, aux Etats-Unis, une baisse de 5 % seulement en un an a été enregistrée dans 33 Etats (ceux qui tiennent des statistiques).Mais, parallèlement, on a constaté pour 1986 une hausse sensible d’incidents sérieux sur les campus universitaires à travers tout le pays.Heureuses constatations donc qui ne pouvaient que réconforter les Juifs canadiens car, dans la conjoncture actuelle, quel autre pays peut se targuer d’obtenir des résultats aussi encourageants dans un domaine où, hélas!., l’histoire nous a appris que le virus de la maladie est deux fois millénaire et qu’il est partout endémique, prêt à sévir.Il ne suffit que d’une étincelle pour que les vieux démons se réveillent.Et c’est effectivement ce qui s’est passé avec l’affaire d’Outremont.Au départ, un “vulgaire” problème de zonage pour l’implantation d’une nouvelle synagogue dans ce quartier où vit une importante communauté de Hassidim.L’implantation de ce lieu de culte a déclenché une campagne antisémite et haineuse, d’abord dans le journal d’Outremont, puis dans d’autres journaux.Ceux-ci se sont emparés de “l’affaire” et en ont fait leurs manchettes, leurs dossiers, leurs éditoriaux.Le public s’y est mêlé et, depuis août, il n’y a pas eu une semaine où “l’affaire d’Outremont”, avec ses retombées antisémites, ses partisans et ses détracteurs, ne s’invectivent par colonnes de journaux interposées.Ainsi nous, Juifs canadiens, avons découvert avec un certain étonnement, voire une certaine inquiétude, que le bon vieil antisémitisme chrétien n’était pas mort, que les schémas réducteurs, les images d’Epinal, les poncifs sortis tout droit des “Protocoles des Sages de Sion”, étaient toujours vivaces dans l’esprit de certains citoyens.Le Juif “différent”, le Juif “riche”, le Juif “arrogant”, le Juif “prolifique”, le Juif “arriviste”, le Juif “envahisseur”, le Juif “non intégré et non intégrable”, le Juif “dominateur et sûr de lui”.Nous avons eu droit à tous les clichés, toutes les vieilles recettes pour ranimer les sentiments de xénophobie chez nos voisins québécois.La vigilance doit, dans de pareilles circonstances, être de mise et, surtout, active.Les réactions au niveau de nos institutions ne se sont pas fait attendre.Dès la parution des premières lettres à caractère raciste, antisémite et haineux, le B’nai Brith, par l’entremise de La Ligue des Droits de la Personne, a réagi ainsi que le Congrès Juif Canadien, au nom de toute la communauté juive du pays.Des démarches officielles ont été entreprises auprès des journaux responsables et de leurs journalistes irresponsables, ainsi qu’auprès des autorités administratives compétentes.Il faut que la population non juive sache que l’on ne s’attaque pas impunément à une de ses composantes, aussi “folklorique” et aussi “étrange” soit-elle.Car il ne faut pas s’y tromper: la communauté hassidique n’a servi que de détonateur.La polémique a vite débordé le cadre d’Outremont et de ses Hassidim pour se porter sur “les Juifs” en tant que groupe ethnique et culturel.Il faut rappeler à ces antisémites de tout crin qui osent encore, plus de 40 ans après l’Holocauste nazi, reprendre de vieux thèmes éculés mais gardant toujours leur pouvoir évocateur, qui n’hésitent pas à étaler un antisémitisme primaire et viscéral transmis par une Eglise qui n’a pas été innocente dans son éducation, que l’antisémitisme ne passera pas dans notre pays qui se veut terre d’accueil pour toutes les ethnies, pour toutes les races, pour toutes les religions.A chacun de savoir accepter “l’autre” avec ses différences linguistiques, vestimentaires, culinaires, religieuses, culturelles.C’est ce qui s’appelle l’amour du prochain.Et pour nous, Juifs, nous avons le devoir de rappeler aux autres qu’un de nos commandements est “Tu aimeras ton prochain comme toi-même”.Gisèle NINIO-GRYNBERG LA VOIX SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 L’ANTISÉMITISME: UN BREF RAPPEL HISTORIQUE formes d’hostilité envers les Juifs, en raison de leur judéité.Bien que les dirigeants juifs entretiennent un dialogue sur les origines de l’antisémitisme religieux avec les représentants des églises catholique et protestante, ils n’ont jamais oublié les possibilités sinistres de l’antisémitisme racial, et sa part décisive dans l’Holocauste.Au Canada, un certain courant encourage encore le reniement de l’Holocauste tel le professeur Macolm Ross, enseignant dans une école de Moncton (Nouveau- Brunswick) qui conteste l’existence même du génocide nazi, affirme qu’il existe une conspiration juive et incite les chrétiens à réagir à la menace juive.Cet enseignant put en 1986 et 87 publier et distribuer ses Le terme “antisémitisme” fut adoptéécrits violemment antisémites sans que Photo prise à Montréal sur un édifice juif -juin 1988.Un virus endémique.en 1879 par Wilhelm Marr, fondateur de la Ligue antisémite allemande.Le choix de ce terme reposait sur l’idée, inédite pour l’époque, que les Juifs formaient une RACE et que celle-ci visait la destruction de l’Allemagne.D’un seul coup, Marr et ses disciples ont débordé le cadre traditionnel de l’antisémitisme chrétien, fondé essentiellement sur le religieux pour l’élargir et lui donner des bases raciales.Ils ont ainsi élaboré l’idée que la perversion des Juifs existait non seulement dans leur religion, mais aussi dans leurs gènes.Le triomphe de ce mythe parmi les Allemands racistes incita ces derniers à interpréter l’histoire entière de l’humanité comme une lutte vicieuse entre la spiritualité, identifiée à la race allemande, et le matérialisme, identifié à la race juive.Ils représentèrent les Juifs comme le symbole du capitalisme moderne et leur imputèrent tous les malaises socioéconomiques aussi bien passés que présents.Les théories mystiques de Marr et de ses disciples influencèrent ainsi l’attitude d’un bon nombre de fanatiques parmi les futurs dirigeants nazis, dont Adolf Hitler lui-même.Par conséquent, ce fut au nom de cette conception raciste allemande du monde, qu’Hitler entreprit le génocide des Juifs d’Europe.De nos jours, on emploie le terme “antisémitisme” pour indiquer toutes les les autorités locales ni provinciales n’agissent ou ne réagissent.L’influence d’un tel propagandiste raciste ne doit pas être négligée car elle déteint sur certains milieux prompts à épouser ses thèses et à reprendre le thème du complot juif menaçant la société canadienne et de la responsabilité des Juifs dans les problèmes socio-économiques actuels.Un Rapport sur l’antisémitisme au Canada est publié chaque année par la Ligue des Droits de la Personne de B’nai Brith.Il étudie les causes et la fréquence des cas d’antisémitisme au Canada.Cet ouvrage est publié grâce à l’appui du R.Lou Ronson Research Institute.Créé par B’nai Brith Canada en 1980, en hommage à la lutte que mena R.Lou Ronson contre toutes les formes de haine.C’est en 1982 que la Ligue des Droits de la Personne de B’nai Brith Canada publiait pour la première fois une analyse des manifestations d’antisémitisme recueillies dans tout le pays.La collecte et l’analyse de ces informations avaient pour but d’établir une base comparative qui permette la compréhension du phénomène de l’antisémitisme au Canada.L’Institut en est à sa cinquième année d’enquête.Il est important de rappeler que, en raison de la nature même de l’information à analyser, il est difficile de produire une enquête scientifique car il n’est pas toujours aisé d’évaluer la représentativité des incidents relevés, ni Il n’y a pas si longtemps.Dans les années 1930, Province du Québec.S’adresser à Û//S- / CHPjST/A /VI Apply to r de différencier un incident à caractère général, comme une série de svastikas dans le même quartier, d’un incident à caractère isolé.Partant de l’hypothèse que l’antisémitisme et le racisme ont des origines communes, les premiers indices d’un sondage entrepris en 1986 sur les attitudes des Canadiens face aux minorités, confirment cette hypothèse: ceux qui entretiennent des préjugés envers les Juifs en ont généralement à l’égard des Noirs et des autres minorités.Deuxième constatation, il existe un lien pertinent entre les niveaux peu élevés d’éducation et l’antisémitisme.Presque toutes les études faites dans les démocraties libérales sur la question des préjugés démontrent que ces derniers varient en fonction inverse du niveau d’éducation.C’est un phénomène de vases communicants ! Et la liaison entre une meilleure éducation et une réduction des préjugés racistes et antisémites ressort nettement des analyses.Les plus hauts niveaux de préjugés se manifestent parmi les personnes qui, selon certains critères, sont classées comme analphabètes.Eliminer l’analphabétisme, pense le professeur H.Taylor Buckner (1 ), serait ce qui, à la longue, réduirait le plus efficacement l’antisémitisme au Canada.Gisèle NINIO-GRYNBERG D'après le Rapport sur l'Antisémitisme au Canada, 1987.Edité par la Ligue des Droits de la Personne de B'nai Brith Canada.(1) Professeur-adjoint de sociologie à l’Université Concordia LA VOIX SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 dossier dossier 20 Point de vue M.Jean-Marie Gélinas est Président des Amitiés Québec-Israël depuis 1985.Il a bien voulu exposer, à l’intention des lecteurs de La Voix Sépharade, son point de vue sur le récent débat concernant les Juifs d’Outremont.Il «S o .„ tv.«a ¦ m » ni i M M v i ' \ i ?i Ml People of the book.Jossi Stern LVS : Les journaux d’Outremont, “The Gazette” et “La Presse” ont fait état des relations parfois tendues qui existent entre les Juifs hassidiques d’Outremont et la communauté francophone québécoise.Le débat qui s’est développé vous semble-t-il salutaire ou ne fait-il qu’aggraver une situation déjà existante ?JMG : Toute la question semble liée à des circonstances locales propres à la seule municipalité d’Outremont et non à l’ensemble de la communauté francophone du Québec.Tout a commencé en effet par le refus d’autoriser l’érection d’un lieu de culte à une communauté religieuse pour des considérations de zonage, motif qui me semble inacceptable dans une société libre et démocratique.Depuis quand un lieu de culte dévalue-t-il un quartier, un voisinage, une municipalité ?Il y a très certainement moyen de s’entendre ! Ce débat, à mon sens, doit nous conduire à réfléchir sur la liberté des lieux de culte.LVS : Peut-on envisager des mécanismes et des modes de communication qui viseraient à résoudre ce type de conflit ?JMG : Je suis convaincu que l’on doit multiplier les contacts sociaux avec les Québécois francophones, essayer de se faire comprendre d’eux.Il appartient aux Juifs d’Outremont, aux Juifs du Québec, de participer davantage à tous les aspects de la vie de la communauté francophone du Québec, en particulier à sa dimension politique.Inversement, la communauté non juive doit plus et mieux s’informer de la spécificité et de l’histoire des Hassidim.LVS : La gestion de ce conflit par les médias a-t-elle augmenté les risques de provoquer un jour un courant antisémite au sein des Québécois ?LA VOIX SÉPHARADE, NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1988 JMG : Je ne le crois pas du tout.Les Québécois ont su, dans le passé, et sauront à l’avenir, manifester leur compréhension et leur sympathie à l’égard de ceux qui s’intéressent à eux aux niveaux politique, culturel, linguistique, etc.LVS : Cette controverse, selon vous, est-elle donc un simple débat d’idées ou autre chose ?JMG : Oui, toute cette affaire me paraît intéresser surtout certains intellectuels tant du côté juif que de l’autre côté.Il est possible que les accusations d’antisémitisme portées envers les Québécois francophones soient une sorte de message, adressé par des “manipulateurs”, aux groupes ethniques, les incitant à s’intégrer à la minorité anglaise plutôt qu’à la majorité francophone, le message manipulateur se lisant ainsi : “Les Québécois francophones peuvent être et sont racistes; communautés ethniques, intégrez-vous donc, non pas à la majorité francophone, mais à la minorité anglophone tolérante”.Interview réalisée par Daniel Tolédano ENFANCE HEUREUSE BOUTIQUE POUR LES MAMANS QUI SAVENT OU ALLER ACHETER Une boutique qui comble tous les besoins de vos enfants en mobilier, jouets et accessoires! Mobilier de qualité supérieure, jouets, cadeaux pour nouveaux-nés, poussettes, ensembles dechambres à coucher pour enfants, chaises hautes, matelas.OUVERT LES DIMANCHES (fermé les samedis) EXCELLENTE QUALITE!! EXCELLENTS PRIX!! SERVICE IMBATTABLE!! 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Malheureusement, c’est une perspective qui va à l’encontre de la psychologie humaine.Nous savons très bien que les individus ne peuvent pas se transformer à volonté.Un latin ne deviendra pas un nordique et un non-religieux, un religieux.L’assimilation en soi viole la psychologie humaine car s’assimiler, c’est finalement demander aux gens de renoncer à leurs racines, fait qui est très malsain et irréalisable.Le deuxième modèle proposé par le multiculturalisme est l’intégration.L’intégration est psychologiquement valable car elle implique que chacun garde ses racines, ses origines mais qu’il s’adapte.L’individu s’adapte à l’extérieur, apprend une nouvelle langue, d’autres moeurs.Ses connaissances s’élargissent en se conjuguant.C’est un échange de cultures, un échange de comportements entre les minorités et la population majoritaire, entre des gens qui cohabitent, qui coexistent.L’intégration est donc un modèle souhaitable.La crainte de certains québécois qui pensent que c’est en supprimant ou en minimisant l’impact des minorités ethniques qu’ils vont sauvegarder la langue et la culture françaises, est non fondée.C’est une notion erronée: on ne sauvegarde par une langue ou une culture en écrasant celle d’autrui.Bien au contraire on la sauvegarde en favorisant son épanouissement social, éducationnel, culturel, économique et politique, c’est-à-dire en la renforçant de l’intérieur.Dans ces conditions, la crainte d’être envahie que ressent une fraction de la population québécoise envers les Hassidim (“ils ont trop d’enfants” ) et d’être supplantés économiquement (“ils achètent nos maisons”) est un prétexte à la discrimination.
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