Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La voix séfarad /
Journal francophone d'information sur la vie sociale, culturelle et religieuse de la communauté juive sépharade du Québec.
Éditeur :
  • Montréal, P.Q., Canada :Communauté sépharade du Québec,1977-2006
Contenu spécifique :
Juin - Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Présence
  • Successeur :
  • LVS
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

La voix séfarad /, 1996-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
la voix Juin / Juillet 1996 Sivan - Tamouz 5725 25è année - Volume 5 PUBLICATION DE LA COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUEBEC IHè Festival Sépharade de Montréal h ^ Canada 1 Mp Post 1 1 Postage paid Postes Canada J Port payé y Bulk En nombre third troisième class classe FM - 295 E.T.L.(centre ville) Mtl.Soir de Rosh Hashana à Jérusalem Ben -David JÉRUSALEM 3000: Mémoire et Espoir 15 au 30 juin 1996 Centre Communautaire Juif 5480 avenue Westbury, Montréal H3W 3G2 Tél.: (514) 735-5565 Raphaël Ohayon VISITEZ-NOUS SUR L’INTERNET m PHOTOGRAPHIE DE MODE > PUBLICITE PORTRAITS - ÉVÉNEMENTS IHFOGRRPHIE B RETOUCHE DIGITRLE 4475, boul.Saint-Laurent, suite 202, Montréal, Québec.H2W 1Z8 Téléphone : (514) 990-1765 - Télécopieur : (514) 982-1850 Internet : www.intertower.com/raphael.html s / R E EDITORIAL COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC COMMISSION DES AFFAIRES SOCIALES ArL 32 ans, mort du Sida COMMISSION DES RESSOURCES HUMAINES Quiz communautaire COMMISSION DES RELATIONS PUBLIQUES Une femme d'action à l'Assemblée nationale Journaliste, écrivain et.DÉPARTEMENT BÉNÉVOLAT Le bénévolat c'est une réalité NOUVELLES COMMUNAUTAIRES Les scouts israélites du Canada ASSOCIATION DES JUIFS IRANIENS Les Juifs de Chine COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DE TORONTO A dream becomes reality CENTRE HILLEL Voyages en Israël ÉCOLE MAIMONIDE Bilan des programmes CENTRE COMMUNAUTAIRE JUIF 16 Programmation du Festival sépharade ISRAEL ET MOYEN-ORIENT 38 Modiin et la fouille des tombes PATRIMOINE SÉPHARADE 42 El Castellano MONDE JUIF ____________________________44 Companeros in Cuba NOUVELLES LITTERAIRES 46 And I shall dwell among them NOUVELLES ARTISTIQUES 48 Priée pour la paix Peintre et sculpteur CARNET 50 La voix sépharade, Juin-Juillet 1996 Contributions de soutien à La voix sépharade Isaac et Marie ABECASSIS (Montréal) $ 25 Loly G.ABENSUR (Montréal) $25 Josette ABEZIS (Montréal) $ 26 Joe et Denise ABIHSIRA (Montréal) $ 20 Camille SANANES-ABITBOL (Montréal) $50 Isaac et Mimi ABITBOL (Ontario) $ 36 Armand AFILALO (Montréal) $ 100 Israel ALMENDRAS (Québec) $ 36 Daniel et Sonia AMAR (Montréal) $ 26 Salomon et Esther AMAR (Montréal) $ 36 Messody AMRAM (Montréal) $ 25 James et Myriam AMZALLAG (Montréal) $ 26 David et Mady ANIDJAR (St-Laurent) $ 26 Prosper ARROBAS (Montréal) $ 25 David ASSERAF (Montréal) $ 26 Alain et Carole ASSOR (St-Hubert) $ 50 Alice ASSOULINE (Montréal) $25 Alia ATTIAS (Ontario) $50 Rose AYACHE (Montréal) $ 25 Elie-Frank AZERAD (Montréal) $ 26 Albert AZOULAY (Brossard) $ 26 Denise AZOULAY (Montréal) $ 26 Henri & Sonia AZOULAY (Etats-Unis) $ 26 Henriette AZUELOS (Montréal) $ 36 Joseph et Nelly BANON (Montréal) $ 36 Nina et David BANON (Casablanca) $ 40 Evelyne BARCHECHAT (Etats-Unis) $ 36 Jacques et Suzanne BEHAR (Montréal) $ 36 Arthur BENARROCH (Ile des Soeurs) $ 25 Hélène LAPOINTE-BENBARUK (Ont.) $ 75 Meyer et Suzy BENCHETRIT (Ontario) $ 18 Jacob et Esther BENCHIMOL (Montréal) $ 26 Raymond BENDAVID (Montréal) $ 25 Alicia et Jaime BENDAYAN (Montréal) $ 25 David et Marcelle BENGUIGUI (Montréal) $ 25 Jacob BENHAIM (Californie) $ 36 Michel Meyer BENICHOU (Montréal) $ 27 Haim BENLOLO (France) $ 60 Loly BENMERGUI (Montréal) $20 Pinhas BENOLIEL (Laval) $25 Simy BENOUAICH (Montréal) $ 25 Michel et Josette BENOUALID (Mtl.) $ 25 Rémy et Flora BENOUALID (Laval) $ 25 Simon et Marie BENSADOUN (Mtl.) $ 25 Albert et Donnie BENSIMON (Montréal) $ 25 Colette BENSIMON (Montréal) $ 26 Jacques et Vera BENSIMON (Toronto) $ 25 Sam BENSIMON (Montréal) $ 25 Jacqueline BENTOLILA (Montréal) $ 25 Jaime BENTOLILA (Montréal) $ 50 Sarah BENUDIZ (Montréal) $ 25 Sam BENZACAR (New Jersey) $ 50 Jack BENZAQUEN (Montréal) $ 100 Menassé et Viviane BENZAQUEN (Montr.) $ 26 Daniel et Alberte BERDUGO (Montréal) $ 25 Yom Tov BERECHITH (mOntréal) $ 25 Réal BERNARD (Montréal) $ 50 Andrée BERNHEIM (Montréal) $ 30 Abraham BETTAN (Montréal) $ 25 Mayer et Solange BITRANA (Montréal) $ 18 Albert et Suzanne BITTON (St-Laurent) $ 25 Albert BITTON (Montréal) $ 61 Albert BOAKNIN (Montréal) $ 100 Jacques BOHBOT (Montréal) $ 52 Joe BOHBOT (Montréal) $ 26 Solange et Simon BOUGANIM (Mtl.) $ 26 Henri et Véronique BOUHADANA (Californie) $ 52 Robert BOUNIC (Montréal) $100 Abner et Hassiba BOUZAGLO (Montréal) $ 20 Suzelle BROSSEAU (Vancouver) $ 50 ElieCHETRIT (Montréal) $52 David CHRIQUI (Montréal) $25 Aaron et Fiby COHEN (Montréal) $ 26 Baruch et Sonia COHEN (Montréal) $ 18 Claude et Ruth COHEN (Montréal) $ 50 Hanna COHEN (Toronto) $ 36 Isaac COHEN (Cote St-Luc) $ 26 Isaac et Anna COHEN (Saint-Laurent) $ 26 Jacques COHEN (Montréal) $ 25 Mery COHEN (Ontario) $ 36 Raphael et Georgette COHEN (Montréal) $ 25 Renée COHEN (Toronto) $ 18 Salomon et Anna COHEN (Montréal) $ 25 Simy COHEN (Montréal) $ 25 Laurence DADOUN (New-Jersey) $ 36 Fortuna DAHAN (Montréal) $25 Sam et Alice DAHAN (Montréal) $ 20 Jacob DANINO (Montréal) $ 26 Sami et Estrella DARMOND (Montréal) $ 25 Reina DAYAN (Toronto) $ 25 Marcelle CHETRIT-DEVICO (Montréal) $ 26 David EDERY (Montréal) $ 20 Albert ELHADAD (Montr.) $100 Georges et Rita ELHARRAR (Outremont) $ 30 Maurice et Claude ELMALEH (St-Laurent) $ 50 Victoria ELMALEH (Montréal) $ 20 Emile et Zari ELMOZNINO (Mtl) $ 26 Violette EPSTEIN (Montréal) $ 25 Maurice GARZON (Montréal) $ 50 Victor et Sheila GOLDBLOOM (Mtl.) $ 54 Jacques HADIDA (Ontario) $ 40 Annette HARRAR (Montréal) $ 25 Charles HARROSCH (Montréal) $ 26 Joseph et Raymonde HASSAN (Montréal) $ 26 Paula EDERY-IBGHY (Montréal) $ 50 Darius et Sima KIAIZADEH (Montréal) $ 36 Fanny et Dan KNAFOU (Montréal) $ 52 Salim Kobrossi (Ontario) $ 36 Carlos et Cecile LAREDO (Ontario) $ 50 James et Sarah LAREDO (Ontario) $ 36 Sergio LARENAS (Montréal) $ 20 Jean-Claude et Arielle LASRY (Mtl.) $ 26 Jacob et Zahra LEB (Montréal) $ 26 Cyrille et Barbara LEVI (St-Lambert) $ 25 Aaron et Victoria LEVY (Montréal) $ 36 Alice LEVY (France) $ 75 Armand LEVY (D.D.O.) $ 25 Max LEVY (Montréal) $ 100 Nessim et Marcelle MARDOCHE (Mtl.) $ 36 Fabienne MARELLI (Montréal) $100 Rahamim et Lucia MISRACHI (Montréal) $ 25 Léon et Denise MOYAL (Ontario) $ 40 Mary MUYAL (Winnipeg) $ 36 Simy OHANA (Montréal) $ 25 Claire et Elie OHAYON (St-Laurent) $ 30 Jacques et Isabel OHAYON (Montréal) $ 50 Joe et Annette OHAYON (Montréal) $ 26 Maurice & Fanny OHAYON (Californie) $ 175 Maurice et Evelyne OHAYON (Ontario) $ 100 Raphael et Vicky OHAYON (Montréal) $ 20 Bob ORÉ (Acapulco, Mex.) $36 Joseph PEREZ (Montréal) $ 26 Sam et Esther PEREZ (Californie) $ 115 Mercedes PIMIENTA (Montréal) $ 20 Nasser RASSEKH (Montréal) $ 18 Sam et Georgette RUIMY (Montréal) $ 36 Simon et Ruth SABBAH (Ontario) $ 36 Haim et Janet SADACCA (Montréal) $ 25 Ruth SALAMA (Montréal) $ 30 Nathan et Nathalie SALEH (Laval) $ 36 Kalman SAMUELS (Montréal) $ 100 Chalom et Marianne SEBAG (Montréal) $ 30 Joseph SEBAG (Ile des Soeurs) $ 30 Perla SERFATY (Montréal) $ 50 Camille SIMONY (Montréal) $ 30 David SUISSA (Texas) $100 Maurice et Suzanne SUISSA (Mtl.) $ 36 Claire TOBALY (Montréal) $ 50 Samy et Alegria TOLEDANO (Ontario) $ 36 Maurice et Marcelle WIZMAN (Mtl.) $ 26 Salomon et Sylvia ZAGURY (Montréal) $ 25 Maurice & Sol ZIRI (Montréal) $ 26 La voix sépharade, Juin-Juillet 1996 4 LA VOIX SÉPHARADE est une publication de la COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC 4735 Chemin de la Côte Ste-Catherine Montréal, Qué.Canada.H3W 1 M1 Tél.: (514) 733-4998 et 733-8696 Télécopieur : (514) 733-3158 Présidente de la Communauté Maryse Ohayon Directeur général James Dahan Rédacteur en chef Judah Castiel Directeur de la publication Jean-Claude Léon Ont collaboré à ce numéro Rabbin Moise Ohana, Elie Benchetrit, Clémence Lévy, Ruth Cohen, Ariel Lasry, Claude Elbaz, N.Rassekh, Serge Bendahan, Maurice Benzacar, Nadhji Arjona, Léo-Paul Dana, Dan Soussana, Perla Serfaty, Gisèle Azoulay Révision des articles Joseph Perez Photographies Eric Choukroun, Marc Acoca, Archives Page couverture Daniel Martel,Centre communautaire juif Impression : Infographie Press-X Expédition postale : joncas postes expert Organismes constituants de la Communauté sépharade du Québec École Maimonide Présidente : Lison Benarroch Centre Communautaire Juif Président : David Sultan Communauté sépharade de Laval Président : Salomon Oziel Communauté sépharade de Ville St-Laurent Président : Jean-lsaie Bouhadana Communauté sépharade Hekhal Shalom Président : Marcel Tordjman Association de la banlieue Ouest de Montréal Président : Joseph Lasry Association des Juifs iraniens Président : N.Rassekh Centre Hillel francophone Président : Aric Wizman Congrégation Or Hahayim Président : Albert Bendahan Collège Hillel Président : Me Armand Elbaz La Communauté sépharade du Québec est une constituante de la Fédération CJA, Président : Yoine Goldstein La voix sépharade est tirée à 5000 exemplaires et publiée 5 fois par an.Les exemplaires sont acheminés par voie de poste à Montréal, à Toronto et dans le reste du Canada, aux Etats-Unis et à l'étranger.Abonnements (1an-5 numéros): Québec 25$, Canada, et à l'étranger 36$.ISSN : 0704-5352 Dépôt légal aux bibliothèques nationales du Québec et du Canada.Courrier de 3e classe permis FM 395 Éditorial Des questions?On ne cesse de s'en poser à la rédaction de La Voix Sépharade.Sommes-nous dans la bonne voie (sans jeu de mots) ?Il est vrai que nous recevons parfois des commentaires élogieux, que des encouragements nous sont prodigués par bon nombre de nos lecteurs, ici et à l'étranger, que des bureaux gouvernementaux, des universités, des représentations diplomatiques connaissent et apprécient notre communauté grâce à notre journal et que La Voix Sépharade a été le récipiendaire d'un prix décerné par l'Association des médias écrits communautaires du Québec.Mais nous sommes exigeants, nous ne voulons pas nous reposer sur nos lauriers.Alors, que faire pour améliorer notre journal ?Les informations véhiculées sont-elle pertinentes ?Le contenu et la variété des articles, satisfaisants ?Le « look » , la mise en page, l'écriture, les illustrations, la qualité du papier.?Les échéances, la publicité, l'impression, la distribrution.?Produire un journal, toute une organisation, toute une gestion! Bientôt, un séminaire d'évalution se tiendra à notre initiative pour débattre de toutes ces questions et nous faire des propositions.Pourtant, les vraies questions, les voici : - Savez-vous que pratiquemment tout est fait par des bénévoles ?Le bénévolat,tout un esprit qu'il faut savoir apprécier, maintenir, cultiver et.renouveler.Quel bel engagement, quelle richesse pour la communauté ; pour celles et ceux qui veulent relever le défi de l'écriture, les pages du journal leur sont largement ouvertes.- Savez-vous que le journal nous coûte cher et que le déficit, même s'il n'est pas prohibitif, ne peut être comblé que par des compressions dans d'autres programmes aussi importants pour ne pas dire essentiels que l'information?- Le social, l'éducatif, la jeunesse.11 en résulte une certaine précarité financière pour quelques uns de ces programmes et nous en sommes tous, chacune et chacun de nous, pénalisés.je sais pourtant que vous êtes nombreux à vouloir envoyer une contribution de soutien à La Voix Sépharade, mais l'oubli, le manque de temps, .votre coup de pouce n'en est pas moins urgent! Bien des questions ont été soulevées par l'intervention intempestive et inopportune de l'Office de la langue française à la veille de Pessah sur l'étiquetage des produits cachers.Nous y avons répondu - la présidente et le vice-président à l'information de la Communauté sépharade du Québec - avec la fermeté et la pondération requises en de telles circonstances.En association avec le Congrès juif canadien nous avons bien fait comprendre aux responsables de l'Office de la langue française lors notre rencontre du 12 avril dernier, la spécificité de la fête de Pessah et nos besoins incontournables.Nous avons aussi exprimé notre indignation auprès de ceux qui avaient essayé de jouer sur une soi-disante opposition sépharade-ashkénaze.L'actualité nous ramène à des questions plus existentielles : le processus de paix au Moyen-Orient prend une allure plus rapide.Aurions-nous vraiment atteint le dernier virage avant la ligne droite vers la paix ?Et à quel prix ?Yaassé Chalom!.AMECQJ MEMBRE DU Distri /bution Asser/mentee |UDAH CASTIEL, RÉDACTEUR EN CHEF COMMUNAUTAIRE La voix sépharade, Juin-Juillet 1996 COMMISSION DES AFFAIRES SOCIALES SERVICE D’ASSISTANCE ET DE RÉFÉRENCE SÉPHARADE ACCUEIL INFORMATION ET ORIENTATION reliés à : L’IMMIGRATION l’intégration l’emploi LA SANTÉ LE LOGEMENT l’éducation l’aide financière l’aide juridique AUTRES Le service de référence et d'assistance sépharade s'emploie à : informer la population sépharade des services communautaires et gouvernementaux existants; référer les personnes et les groupes aux organismes capables de répondre à leurs besoins; défendre les intérêts particuliers des Sépharades auprès des agences; recueillir des données sur des besoins exprimés par la population sépharade et les transmettre aux organismes responsables de la coordination et de la planification communautaire.Si vous avez besoin de nos services.Si vous ne savez pas où vous adresser.Contactez Elizabeth Perez au 733-41 36 *Le caractère confidentiel de chaque communication sera rigoureusement respecté.Ari, 32 ans, mort du Sida Il est des femmes qui aiment accoucher; j'en suis.Le jour de la naissance d'Ari je me suis prise pour Dieu.C'était tellement beau, tellement grand, tellement fort de pouvoir mettre au monde un être humain parfait dans les moindres détails, que je me suis prise pour Dieu.C'était mon premier apprentissage de mère.De ses premiers cris et jusqu'à l'adolescence, Ari a été un enfant exceptionnellement facile, heureux de vivre, tendre et aimant, sincère et attachant.Vers l'âge de 16 ans ARI a commencé à changer.Un an plus tard, j'apprenais qu'il fumait du hasch.Ecrasée par l'angoisse de cette découverte j'ai paniqué et tenté dès lors de comprendre pourquoi et surtout comment l'en empêcher.Je pressentais le malheur.C'est alors qu'il a commencé à faire froid dans notre vie.Rien ne pouvait plus l'atteindre, ni les cris, ni les larmes, ni la peine qu'il nous faisait.Il riait de notre angoisse et nous disait alors que ses joints ne pouvaient pas être plus nocifs que notre verre de vin ou notre cigarette.Ari a 18 ans.Terrible échéance qui nous privait de tout pouvoir de contrôle sur sa vie.Lassé de nos heurts trop fréquents, il est parti.Alors j'apprenais la vraie douleur.La descente aux enfers commença par le biais des «champignons magiques», de «l'acide» puis vinrent la cocaïne et l'héroïne.Ari venait de signer son arrêt de mort et avait à jamais caché le soleil de notre vie.Ce qui vous envahit alors c'est la culpabilité : «C'est sûrement de ma faute», «je n'ai pas su», «je n'aurais pas dû», «quand et comment me suis-je trompée dans mon rôle de mère», «comment arrêter ce cauchemar ?».A toutes ces questions, pas de réponses.Ce mélange de stupeur, de douleur et de honte bouleverse toute votre vie.Le jour on pleure, la nuit on veille, et, entre les deux, on le cherche.On ne mange plus, on n'est plus la femme d'un homme, la mère des autres enfants, on est la mère d'Ari, on veut trouver Ari, on veut sauver Ari.La Voix Sépharade, Juin-Juillet 1996 6 On le retrouve et on pactise.On accepte ses co-drogués en espérant ainsi mieux le comprendre et peut-être l'atteindre, le soigner, le nourrir.leurres.Chaque jour apporte avec lui un espoir nouveau : aujourd'hui, peut-être.leurres.Le cauchemar se prolonge.Ari a déjà 21 ans, il est séropositif mais ne le sait pas encore.Il l'apprendra un an plus tard et nous, quatre ans après.Episodiquement il réapparait, en principe de nuit, par un appel téléphonique, vers 3 ou 4 heures du matin parce qu'il a besoin d'argent pour payer ses tickets et sortir de prison.La nuit ne nous sert plus qu'à attendre ses appels qui sont rares.Puis Ari rencontre, une nuit, un responsable de la Protection de la Jeunesse qui l'accueille et le décide à entreprendre une thérapie, la première.Les thérapies se sont suivies, entrecoupées de rechutes, chaque fois plus douloureuses pour nous.Nous n'avions plus d'espoir.Notre amour pour lui était toujours aussi puissant, mais nos interventions s'avéraient inutiles.C'est alors que nous avons appris.Il faut couper les ponts, couper le cordon, lui dire qu'il y a un mur entre vous et le monde qu'il a choisi, qu'il ne peut etre des deux côtes à la fois, il doit choisir, c'est avec vous et sans drogue, ou sans vous, avec sa drogue.Cette thérapie fut la bonne.Ari avait décidé non seulement de ne plus jamais consommer, mais il voulait également offrir son expérience aux autres et il y est parvenu.Seul, sans argent, il a monté sa première maison de thérapie, puis une seconde.Conscient du peu de temps qu'il lui restait à vivre, il brûlait la chandelle par les deux bouts, travaillant 16 heures par jour, heureux, épanoui; il avait choisi d'ignorer sa séropositivité et de vivre comme n'importe qui.Mais la chandelle brûlait.La terrible échéance s'approchait à grands pas et chaque fois vous vous demandez quand ce malheur va vous frapper.Vous cherchez, vous fouillez son regard, vous voulez des réponses : - Tu sais, toi, mon fils, ce qui se passe dans ton corps, - Tu dois bien sentir, toi, une évolution, - Parles-moi Ari, parles-moi, car je n'ose pas formuler ces mots, je ne peux pas.Tu as maigri - Maman, s'il te plaît, je travaille beaucoup, c'est tout - Ari, tu as mauvaise mine - Maman, j'ai veillé tard, des dossiers, des nouveaux à chercher en prison.Juillet 1995, les médecins diagnostiquent une toxoplasmose cérébrale.combattue à grand renfort de corti-costéroïdes qui attaquent le système immunitaire déjà si faible et qui, par surcroît, ont des effets secondaires : atrophie musculaire et atteinte pulmonaire.La toxoplasmose régresse début août et l'atteinte pulmonaire appréhendée apparaît.Les médecins nous parlent déjà de phase terminale.En plein mois d'août, en plein soleil, il fait froid dans notre vie.Je refuse.On va se battre et créer un précédent.Mon fils prouvera qu'il peut, lui, vaincre la maladie.Plus de toxoplasmose, le poumon va mieux.On va peut-être pouvoir rentrer à la maison et poursuivre, en externe, les soins pour le poumon.Tous les deux jours, au Chest, 4 heures de perfusion.Ari est épuisé.Amaigri par les corticostéroïdes.Ses muscles ne le portent plus.Il vomit car le traitement pour le poumon donne la nausée.On lui fait prendre des tonnes de médicaments.Jusqu'à 20 comprimés par jour, plus les 4 heures de perfusion tous les deux jours.Fin septembre Ari est un peu confus.Il nous réclame des médicaments qu'il ne prend plus depuis des semaines, réclame son frère qui vit à Paris.Il a une perte d'équilibre et le monter à sa chambre chaque soir devient périlleux.De plus, il a un bras et une jambe engourdis que nous massons avec amour, Salina, sa conjointe et moi.Sans elle je n'aurais pas pu, je n'aurais pas su.Le 4 octobre 1995, retour à Saint-Luc.Scanner, IRM, on lui demande de rester.La toxoplasmose est réapparue.Ari refuse et il nous faut infiniment de patience pour le convaincre.Il a perdu la coordination de son bras gauche et son oeil gauche se dérobe quelque peu.Le jeudi 5 au matin, j'arrive, le visage boursouflé, défigurée par la douleur, les larmes, l'insomnie et l'angoisse.Je bafouille.une horrible migraine.toute la nuit.Ari vient de comprendre, il dit simplement : Maman !, détourne la tête et pleure.Je sors de la chambre, je veux hurler.Les médecins nous confirment alors que les lésions sont impossibles à atteindre, logées en plein centre.On ne peut plus se battre.Salina espère toujours et je ne sais comment lui faire comprendre qu'il ne faut plus.Je voudrais tant parler à Ari mais les sons ne sortent pas, je voudrais savoir ce que tu voudrais ou ne voudrais pas que nous fassions pour toi.Je t'aime tant, je veux te garder encore.Je ne veux pas que tu souffres.Dis-moi, dis-nous.Ari est chaque jour plus faible et ne parvient presque plus à s'exprimer.Sa nourriture se limite à quelques cuillerées de yaourts aux fraises pour avaler les médicaments.Il passe peu de temps éveillé, car le plus souvent sous morphine.Samedi, il envoie un baiser de la main à Nelly, ma cousine, mon ange gardien de ces jours de douleur.Dimanche, il dit clairement merci à l'infirmière qui lui masse le dos avec une crème.Ce furent là ses dernières paroles.Nous l'avons regardé dormir paisiblement, beau et rose comme lorsqu'il 7 La voix sépharade, Juin-Juillet 1996 était bébé.La respiration régulière.Nous sommes constamment à son chevet et Salina dort contre lui la nuit.Tout le personnel infirmier de l'étage nous entoure d'affection et se comporte admirablement.Tout nous est permis, repas, visites, nuits.Le va et vient, le monde, beaucoup de monde.Jamais un regard ne nous laisse entendre que nous dépassons les limites du tolérable.Au contraire, tous s'étonnent avec bonheur de voir Ari si aimé, si entouré, sans honte et sans pudeur.On nous confie alors combien de sidéens viennent ici mourir dans l'indifférence de leurs familles et combien le personnel hospitalier regrette de ne pouvoir donner à ces orphelins par la maladie, autre chose que leur affection passagère.On nous conseille de parler à Ari le plus possible, on nous rappelle que son esprit perçoit tout ce qui se passe autour de lui et on nous annonce que les traitements sont maintenant inutiles.Salina ne le quitte plus.On lui fait écouter ses disques préférés et nous parlons, ma fille, mon mari, Salina et moi, des moments marquants de la vie qu'il avait partagée avec nous, entre ses errances.Nous lui lisons des lettres envoyées par des résidants de sa maison de thérapie, de ceux qui l'on connu et des autres qui, sans l'avoir jamais rencontré, lui écrivent : Ari, merci pour ma vie.Nous sommes une famille écrasée, anéantie par la maladie.ennemie sournoise qui nous guettait depuis de si longues années, dont nous avons vu poindre les griffes, puis les doigts, tentacules qui nous enserrent et nous font étouffer.Inutile aujourd'hui de tenter de lutter contre elle, la medecine est encore impuissante et dès les premiers signes d'infection «opportuniste» on vous parle de mort.Les médecins ne luttent pas, ils tâtonnent.Nous avons beaucoup appris sur elle.Chaque jour le rythme respiratoire d'Ari ralentit.Jeudi 19 octobre, midi, je bois chacune de ses inspirations, trop espacées.trop espacées.craignant toujours qu'il ne reprenne pas son prochain souffle.J'ai vu l'avant dernière inspiration et j'ai bondi, puis, lentement il a enfin inspiré.dans un sanglot.puis expiré .dans un sanglot.Midi et quelques minutes, ARI venait de nous quitter.Dans mes sanglots j'ai commencé la prière des morts mais les hurlements de Salina, ma souffrance.je n'ai pas pu finir.J'avais perdu mon enfant.Cela fait 5 mois, nous portons notre souffrance et pour longtemps encore.Nous avons cessé notre activité commerciale et avons décidé de lutter pour que les enfants des autres ne se perdent pas sur la route des drogues.Avec des amis psychologues, eux-mêmes entourés de médecins, nous avons lancé la Fondation Jérémie pour la prévention des jeunes contre l'utilisation abusive d'alcool et la consommation de drogues.Nous partons en guerre, nous avons besoin de soldats.d'argent.d'aide.d'ouverture d'esprit.Fondation Jérémie : 849-6801 Ruth Cohen : 277-5362 Le Conseil national des femmes juives du Canada, section Montréal fonde la Maison CHESED.Cette résidence subviendra aux multiples besoins de personnes atteintes du SIDA ou du VIH qui sont dans l’impossibilité temporaire ou chronique de vivre par elles mêmes.Dans un climat chaleureux et attentif, qui attestera des traditions juives, la résidence offrira une gamme de services en collaboration étroite avec les différentes institutions des secteurs privés et publics.Le programme aidera les résidants à profiter au maximum de leurs capacités et invitera et appréciera la présence et participation des membres de la famille et amis, dans le soutien de l’individu.Il y aura également une aide offerte à l’individu et à sa famille pour affronter la progression du dénouement final.Des programmes communautaires de sensibilisation au SIDA seront aussi élaborés.Pour information veuillez contacter Lillian Shoub ou Sherri Uline au 733-7589 La Communauté sépharade du Québec et les Services d’aide à la famille juive de l’Institut Baron de Hirsch organisent un groupe de soutien pour les familles de personnes confrontées à des problèmes psychiatriques.Pour obtenir de plus amples informations, veuillez contacter en toute confidentialité, Elizabeth Perez au 733-4136 ou Rosanna Magnone au 342-000 La voix sépharade, Juin-Juillet 1996 8 COMMISSION DES RESSOURCES HUMAINES Quiz communautaire PROPOSÉ PAR ARIELLE S.LASRY Amusez-vous à tester vos connaissances communautaires Estimez-vous connaître les services offerts par la communauté juive dans son ensemble?un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout?Amusez-vous donc à tester vos connaissances et courrez la chance, si vous êtes l'un des trois premiers gagnants, de : - recevoir un abonnement gratuit d'un an à La Voix Sépharade (pour vous ou pour l'un de vos proches), ou de : - voir paraître une brève présentation de vous, accompagnée de votre photo, dans un prochain numéro de La Voix Sépharade.Six questions à choix multiples vous sont proposées.Pour chaque question, une seule réponse est requise, à vous de trouver la bonne en encerclant celle de votre choix ! 1.Votre cousin est à la recherche d'un emploi, vers quelle agence allez-vous le référer?a.JIAS b.Institut Baron de Hirsh c.JVS (Jewish Vocational Services) 2.Quel est le journal de la Communauté Sépharade du Québec?a.L'Arche b.Le Canadian Jewish News c.La Voix Sépharade d.La Voix de la Sagesse 3.Quel est l'organisme mandaté pour représenter la communauté juive auprès des instances gouvernementales (provincial et fédéral) a.Le Congrès juif canadien b.Le CLSC René Cassin c.Le Centre communautaire juif d.Le Golden Age 4.Une étudiante aimerait participer à des activités avec des jeunes étudiants francophones-sépharades de son âge, où doit-elle s'adresser?a.La Fédération des Femmes b.Les Résidences Caldwell c.Le Centre Hillel 5.Quel est l'organisme qui a pour mandat d'aider les nouveaux immigrants juifs à s'établir au Québec?a.LaJIAS b.L'Hôpital juif de l'Espérance c.L'Institut Baron de Hirsh 6.Le Festival Sépharade est un événement culturel d'envergure qui met en exergue la communauté juive sépharade.A quel organisme est rattaché cet événement?a.L'Institut de la culture sépharade b.Le Centre communautaire juif c.Le Centre Hillel d.La Fédération Sépharade du Canada.Dépêchez-vous de participer à ce jeu en nous retournant vos réponses dûment complétées par courrier ou par télécopieur, à l'attention de : Communauté Sépharade du Québec.a/s Commission des ressources humaines «Quiz communautaire», 4735 Côte Ste-Catherine, Montréal, Québec, H3W 1M1.Télécopieur: (514) 733-3158.9 La voix sépharade, Juin-juillet 1996 COMMISSION DES RELATIONS PUBLIQUES Une femme d Mme Fatima Houda-Pépin, députée de La Pinière n'est pas une inconnue de notre communauté.Il y a un an, La Voix Sépharade l'avait rencontrée alors qu'elle venait d'être élue à l'Assemblée nationale où elle a également exercé ses compétences en tant que porte-parole de l'Opposition officielle en matière d'immigration et des Communautés culturelles.«Le travail remarquable de Fatima a mérité le respect, la confiance et l'affection de toutes les communautés culturelles» déclarait Maryse Ohayon, la présidente de la Communauté Sépharade du Québec, qui éprouve beaucoup d'admiration et d'amitié pour cette femme qui «reste un modèle d'intégrité et de dynamisme».Fraîchement nommée porte-parole de l'Opposition officielle en matière de relations internationales et de francophonie, Madame Houda-Pépin tient à nous rassurer quant à son implication future au niveau des communautés culturelles : «J'ai toujours privilégié l'importance des relations intercommunautaires et ce à deux niveaux, vis-à-vis d'abord de la société d'accueil et également des rapports entre les communautés elles-mêmes.En un an et demi, j'ai eu 300 rencontres avec les communautés culturelles».En acceptant ses nouvelles fonctions, la députée de La Pinière entend continuer son action en faveur des commu- 'action à l'Assemblée nationale ENTREVUE RÉALISÉE PAR EUE BENCHETRIT * nautés au niveau des relations internationales : «C'est pour moi une compétence d'ordre méthodologique, un réflexe qui doit être présent dans toute analyse.Il y a chez les communautés culturelles un bassin d'expertise qui ne demande qu'à être utilisé, au niveau des affaires par exemple, la connaissance des marchés internationaux et des circuits économiques est une réalité qui devrait être mise à profit par le Québec, c'est un défi que j'entends relever.Les relations internationales, c'est en quelque sorte le prolongement du Québec dans l'arène internationale, c'est-à-dire sa présence dans des domaines aussi variés que le développement et la coopération, l'éducation, la francophonie, les exportations, les investissements.J'essaie de promouvoir tous ces aspects auprès de nos partenaires potentiels à travers leurs représentants consulaires ou diplomatiques.Je me considère comme une femme de terrain qui traite de dossiers collés à la réalité.Je demeure convaincue que nous avons beaucoup de choses à partager avec le reste du monde.Il faut absolument développer le sentiment de solidarité internationale ainsi qu'une expertise déjà existante dans nos relations avec les organismes non-gouveme-mentaux.À l'heure actuelle, la notion de village global est une réalité, l'Internet également.Il est très important, voire même impératif, de nous positionner sur le plan international.J'ai l'intention d'avoir une maîtrise de ce dossier afin de faire le suivi de ce qui a déjà été entrepris par les Libéraux lorsqu'ils étaient au gouvernement, et également surveiller de près les actions qui sont posées par le gouvernement actuel.Je veux citer à ce propos l'interpellation que j'ai faite à Monsieur Simard, ministre des Relations internationales, qui avait déclaré en France qu'il avait le mandat de promouvoir la souveraineté du Québec alors que la majorité des Québécoises et des Québécois avait voté en octobre dernier pour le maintien de la province au sein du Canada.» Ceci nous amène à interroger Madame Houda-Pépin sur son analyse de la situation actuelle qui prévaut au Québec : morosité, crise économique, déclin de Montréal, exode des jeunes, etc.D'après elle, c'est l'attitude de M.Bouchard et du Parti québécois qui ont décidé «d'ériger» l'ambiguïté en système qui est dangereuse pour l'ensemble du Québec, car elle génère l'anxiété et l'inquiétude dans les familles et surtout chez les jeunes.La déclaration de M.Parizeau le soir du référendum est toujours dans les mémoires et je tiens à souligner que le Parti québécois ne l'a pas répudiée et qu'il ne s'est pas dissocié nettement des propos tenus par l'ancien Premier Ministre qui ont créé une véritable onde de choc à l'échelle internationale.Nous avons constaté après cela un départ de capitaux, peu ou pas La voix sépharade, juin-juillet 1996 d'investissement au Québec, et le gouvernement actuel, force est de le constater, est pris à son propre jeu, ce qui fait que le Québec à l'heure actuelle est en train de payer un prix très élevé.La population, démocratiquement, a parlé le 30 octobre.Il faut respecter le verdict populaire et travailler sur les priorités des gens et non sur les priorités du P.Q.Les Québécoises et Québécois veulent majoritairement relancer l'économie afin d'améliorer l'emploi et le secteur si important de l'éducation.Ce qui me désole c'est que nous nous mobilisons collectivement pour mener un combat du passé et non pas un combat d'avenir tel qu'il est mené à l'échelle mondiale.Comment peut-on se permettre cela dans un monde où la compétition est féroce et où le savoir doit être privilégié afin de rester dans la course?Ne devrait-on pas s'inquiéter des chiffres alarmants, près de 50%, du décrochage scolaire?On nous parle d'un partenariat hypothétique avec le reste du Canada alors que l'on devrait au contraire consolider le partenariat qui existe déjà et dont on connaît les termes.« Que faut-il penser de l'opération de charme menée par M.Lucien Bouchard envers les anglophones et les milieux d'affaires?» Il faut surtout s'attacher à travailler pour créer une économie forte, créatrice d'emplois, ce gouvernement a été élu pour gouverner et non pour « référender ».Pour ce qui est de l'avenir, Fatima Houda-Pépin croit au bon sens des Canadiens et des Québécois pour éviter qu'il y ait un nouveau référendum dont les conséquences seraient incalculables.Pour revenir sur le plan international, Fatima, qui est une avocate infatigable de la paix et de la tolérance, souhaite que le processus de paix enclenché au Proche-Orient aboutisse à une réconciliation des peuples de la région.Optimiste invétérée, elle est convaincue que la cause de la paix finira par triompher.ETIQUETAGE DES PRODUITS CACHERS Certains médias ont prétendu que l'Office de la langue française est intervenu dans le dossier de l'étiquetage à la suite de plaintes formulées par des membres de la Communauté sépharade du Québec.Lors de notre réunion du 12 avril avec les responsables de l'Office de la langue française, nous leur avons signifié notre déplaisir quant à cette démarche et demandé que des corrections soient officiellement apportées.Nous publions ci-après la mise au point faite par l'Office de la langue française.0 Gouvernement du Québec Office de la langue française Montréal, le 22 avril 1996 Mme Maryse Ohayon Présidente Communauté Sépharade du Québec 4735, chemin de la Côte Ste-Catherine Montréal (Québec) H3W 1M1 Madame la Présidente, Pour faire suite à la rencontre que nous avons eue avec vous et d'autres membres du Congrès juif canadien, le 12 avril dernier, j'ai plaisir à vous confirmer que je participerai au groupe de travail qu'il a été convenu de former pour résoudre le dossier de l'étiquetage des produits cachers vendus sur le marché québécois.Par ailleurs, je tiens à vous confirmer ce que nous avons dit à l'occasion de cette rencontre.L'Office de la langue française est, depuis le 22 décembre 1993, responsable de voir au respect de la loi.Pour ce faire, il reçoit des plaintes de citoyens qui estiment que leurs droits linguistiques ne sont pas respectés et l'Office a le devoir d'intervenir pour obtenir correction.L'objectif de l'action de l'Office est de faire corriger la situation dérogatoire qui fait l'objet de la plainte et d'éviter qu'elle ne se reproduise.Nous n'étudions que les plaintes qui sont transmises par écrit et qui sont signées par un ou des citoyens.En vertu de la Loi d'accès aux documents des organismes publics et la protection des renseignements nominatifs, il ne nous est pas permis de fournir des renseignements permettant d'identifier les plaignants.De plus, nos dossiers n'indiquent que le nom du plaignant, son adresse personnelle et son numéro de téléphone.Nous n'avons aucun moyen de connaître - et cela nous intéresse pas - la langue maternelle, l'origine ethnique ou la religion des personnes qui portent plainte auprès de l'Office de la langue française.Par conséquent, il es impossible pour un représentant de l'Office de dire qu'une ou que des plaintes auraient pu être portées par un membre ou par des membres d'une communauté quelle qu'elle soit.Ce n'est ni la première fois ni la dernière fois que certains médias interprètent de façon particulière les propos tenus par le personnel affecté aux organismes responsables de l'application de la Charte de la langue française.Je vous prie d'agréer, Madame la Présidente, l'expression de mes sentiments distingués.Le secretaire etdirecteur du secrétariat etdes communications Gilles-Louis Racine La voix sépharade, Juin-juillet 1996 COMMISSION DES RELATIONS PUBLIQUES Journaliste, écrivain et.Shlomo Malka a choisi Montréal pour venir parler de son maître Emmanuel Levinas et également de son dernier livre « Shalom Rabin, chronique d'une mort annoncée » qu'il a écrit conjointement avec son frère Victor.Invité par l'Alliance Israélite Universelle, l'Association des Ecoles Juives de jour, il a été l'hôte de la Communauté sépha-rade du Québec pendant quelques jours où il a successivement donné une conférence au Centre Hillel francophone sur Ytzhak Rabin (z.l.), rencontré les professionnels de la Communauté juive, animé une soirée sur Emmanuel Levinas (z.l.) au Centre Communautaire Juif et finalement rencontré les élèves des écoles juives Bialik, Maimonide et Hillel.Il a également participé à l'émission «Rédacteur en Chef» sur le réseau RDI et une émission radiophonique à Radio Canada.Malgré ce programme mené à une cadence d'enfer, Shlomo, mon ami de longue date, a accepté de donner une intervieuw à La Voix Sépharade.Après ces quelques jours passés à Montréal au coeur de la Communauté Sépharade, que peux-tu nous dire ?Je suis tout d'abord impressionné par la vitalité de cette communauté.Concernant ses institutions j'ai pu constater le haut niveau de ses professionnels, ainsi que la qualité de l'engagement des bénévoles ce qui rend admirable le travail qui s'accomplit avec dévouement et, avec une dose non négligeable d'humour qui selon moi est nécessaire afin de ne pas tomber dans les travers du fonctionariat.J'ai pu voir une Je suis impressionné par ** - ! g i A - if gps ¦ la vitalité de cette communauté et j'ai pu constater le haut niveau de ses professionnels et la qualité de l'engagement des bénévoles très bonne relation entre les professionnels et les bénévoles qui même si, elle relève parfois d'une certaine complexité, ne cesse d'être enrichissante car il y a une émulation saine et positive.Est-ce que tu as décelé des différences si tu te référés au modèle français 1 Je dois signaler qu'il y a une crise au niveau des structures communautaires en France et il y a à l'heure actuelle une grande réflexion concernant le bénévolat qui, force est de le constater, ne suscite pas un enthousiasme particulier.En d'autres termes on ne se presse pas au portillon, et l'on s'interroge sur les moyens de relancer le bénévolat afin de le rendre plus attrayant.Il y a un problème de structures communautaires que je considère très développées à Montréal, et je dois encore te dire que je suis surpris et admi-ratif devant ce que vous avez ici.Il y a en France une complète atomisation, c'est-à-dire qu'on ne retrouve pas ce regroupement que vous connaissez à Montréal, qui fait que la Communauté représente un élément important de la vie quotidienne, de la vie politique.En France le concept d'adhésion est plus individuel.Je suis émerveillé de voir ici toutes ces affiches annonçant la Marche de Jérusalem, le drapeau israélien flottant devant les institutions juives au côtés des drapeaux du Québec et du Canada, ceci est quelque chose d'impensable en France, donc en fin de compte la structure est très différente.Si l'on abordait la question de l'identité sépharade ?Ici j'ai été surpris par la manière dont les juifs du Maroc ont gardé le séphardisme.Je dois avouer que j'avais un à priori à ce sujet, je pensais à un côté folklorique, or je me rends compte que ce n'est pas du tout ça, car il y a non seulement une volonté de préservation du pratimoine, mais aussi une manière de le rendre vivant en l'inscrivant dans des structures vivantes telles que les synagogues, les écoles, les institutions culturelles, etc.Le contexte que vous connaissez est favorable à l'épanouissement de ce pratimoine : je veux parler ici des politiques La voix sépharade, juin-juillet 1996 12 commnautaire convaincu mises en place aussi bien par le Canada que par le Québec en matière de multiculturalisme et de communautés culturelles : des concepts qui sont inexistants en France qui est dotée elle, d'une tradition jacobine donc centralisatrice et qui mise plus sur les droits des individus plutôt que sur ceux des communautés.Je pense que face à une majorité juive ashkénaze et anglophone, il y a eu un désir d'affirmation des traditions sépharades et de l'aspect francophone.Ce sentiment est plus atténué en France où il n'y a pas eu, il est vrai, cette volonté de s'affirmer, le modèle intégrateur français y est pour quelque chose.J'ai aussi l'impression qu'aujourd'hui le séphardisme montréalais se fait « avec » les autres au sein de la communauté juive, et sans animosité.Tu as eu l'occasion d'assister à la rencontre entre le Ministre des Relations avec les citoyens M.André Boisclair et les jeunes de la Communauté sépha-rade.Quels sont tes commentaires à ce sujet 1 Tout d'abord il faut souligner la bonne qualité de la réunion, les choses étaient dites avec franchise de part et d'autre et de façon directe.Je suis frappé par cette capacité de la communauté juive d'établir des rapports directs avec les pouvoirs publics.Les problèmes sont abordés de façon positive.Le discours de M.Boisclair était articulé, j'étais touché par les efforts sincères qu'il a fait pour convaincre son auditoire de jeunes juifs sépharades de rester au Québec.Je tiens à relever un point important et c'est celui de la liberté dont jouit la Communauté juive ici à Montréal et ce sur tous les plans.En France nous souffrons des problèmes de sécurité alors qu'ici je constate l'absence Je pense que face à une majorité juive ashkénaze et anglophone, il y a un désir d'affirmation des traditions sépharades et de l'aspect francophone.presque totale de cette même sécurité quand il s'agit de se rendre à des événements communautaires, pas de gardiens, pas de fouilles, je trouve cela un bonheur, quand on sait à quelles règles il faut obéir avant de pénétrer dans les locaux d'une institution juive en France, ce qui a pour conséquence l'isolement sur le plan national, des institutions juives.Tu viens de publier avec ton frère Victor un très beau livre : « Shalom Rabin», quelles sont tes prévisions quant au processus de paix au Proche-Orient à la veille des élections israéliennes ?A l'heure actuelle il n'y a rien de sûr, car en Israël tout change en l'espace de quelques semaines voire de quelques jours, rien n'est acquis ni pour Shimon Peres ou Benjamin Natanyanou.Je ne dirais pas, en parlant du processus, qu'il est irreversible, mais qu'à terme il est irreversible car quelque soit le vainqueur des élections, il sera très difficile de revenir dessus.Même le Likud ne dénoncera pas les accords passés, il pourra tout au plus les retarder de quelques années.M.Natanyanou s'est même félicité de la décision du Conseil palestinien d'abolir l'article de sa charte prévoyant la destruction de l'Etat d'Israël à la grande satisfaction d'ailleurs de Yasser Arafat satisfait de cette prise de position du leader du Likoud.Ceci dit je ne vois pas Natanyanou serrer la main de Yasser Arafat dans un proche avenir, ni demander à l'armée israélienne de se réinstaller à Gaza ou à Jéricho.Je veux souligner le rôle pervers de la Syrie plus intéressée à se gagner les bonnes graces des Etats-Unis qu'à négocier avec Israël et qui maintient sa pression par Hezbollah interposé.Donc je prévois qu'elle va souffler le chaud et le froid afin de servir ses intérêts.C'est quand même une politique qui se révèle payante pour Hafed el Assad qui devient ainsi le partenaire obligé dans toute négociation.Israël se doit donc d'être vigilant.Merci Shlomo et bon retour en France.PROPOS RECEUILLIS PAR EUE BENCHETRIT 13 La voix sépharade, Juin-Juillet 1996 DEPARTEMENT BENEVOLAT Le bénévolat c'est une réalité TÉMOIGNAGE Depuis 1992, le département bénévolat répond constamment à mes demandes qui sont de plus en plus importantes, que cela soit lorsque j'avais besoin de quelqu'un pour me tenir compagnie suite à mes problèmes de santé, pour m'accompagner à la régie des loyers pour une audience concernant des dégâts causés par l'humidité, pour m'aider à remplir des formulaires parce que mon état de santé ne me permet pas d'écrire comme j'aimerai, pour une visite chez le médecin qui devait me donner un certificat d'invalidité pour mes impôts ou pour, il n'y a pas longtemps, m'aider à préparer mon déménagement.Claude a pu m'envoyer cinq étudiants du Collège Hillel qui m'ont aidé pendant deux jours à remplir des boîtes et vider des étagères, ce que je n'aurai jamais pu faire toute seule.Aussi, depuis quelques semaines j'ai une dame qui m'a été envoyé par le Département bénévolat qui vient me voir régulièrement, qui m'aide à faire des courses et qui est toujours prête à me donner un coup de main.Je dois dire que grâce à ce service qu'offre la Communauté je ne me sens pas seule, je trouve toujours du support, je retrouve le sourire et je peux mieux fonctionner même avec ma maladie.Ma profonde gratitude à Claude et à son équipe de Bénévoles, et à Maria et Rachel qui se sont si bien occupés de moi, sans eux je crois que.Jacqueline Serfati.4.-t-.v-.W v , C-v mm A Défilé de caftans pour les résidents de l'Hopitall Maimonide Quelques pas de danse pendant le BBQ organisé pour les résidents de l'Hôpital Maimonide La fière et dévouée équipe des bénévoles de la CAS au Centre d'Accueil juif ’*f m ,4 Mk.¦ 14 La voix sépharade, juin-juillet 1996 Ma zé?Une page blanche! Quelle tentation pour ma petite plume désoeuvrée ces jours-ci! Et quelle démangeaison cérébrale! Excusez-moi de vous soumettre à ma minutieuse décortication.Une page blanche! Serait-ce une innovation de La Voix Sépharade pour suggérer au lecteur d'y mettre ses impressions quel que soit, son intérêt pour ce journal communautaire tant attendu?Merci et bravo! Une page blanche! Pour ne pas faillir à la tradition et distribuer La Voix Sépharade à la veille des fêtes! Bibhilou! Yasanou.Vite, vite sans laisser au pain le temps de lever! On retrouve alors l'habituelle et généreuse intention de répondre aux besoins culturels du consommateur! Ma profonde gratitude! Une page blanche! À propos, Léa Soussana ne serait-elle pas arrivée à temps pour vous remettre son habituelle rubrique?(L'une Léa, et l'autre, la rubrique, me manquent!) Une page blanche! La banque des articles aurait-elle fait faillite (mot fatidique dans toutes les bouches, de nos jours).Aurais-je tapé dans le mille?Une page blanche! Mais elle doit coûter quelques «piastres», cette page blanche! Tout se paye aujourd'hui, n'est-ce pas?Chers amis, si ma plume avait abusé de ses prérogatives, le lui pardonnera-t-on?En m'adressant à toi, cher Judah, compréhensif et ouvert à tout ce qui touche La Voix Sépharade, je suis convaincue d'avoir trouvé l'oeil et l'oreille attentifs (les 2) qui ne condamneront pas ma «décortication» De plus, je profite de cet espace pour te dire que les lignes concernant M.Isaac Abitbol (n.39) ont fait frémir mes fibres sépharades.Mais quel est le rapport entre Shaar Hashamayim Synagogue et le nouveau président de la communauté juive de Sudbury en Ontario?De qui est l'article?Hatati abiti pacha'ti! Si j'ai mal rempli ma feuille blanche! Amicalement Clémence Bendelac-Lévy AVEC TRADITION VOS INVITÉS SERONT TRAITÉS ROYALEMENT TRAITEUR - GOURMET Pour toutes occasions Service de Bar Livraison et à emporter Nos prix sont très compétitifs ?NOS SPÉCIALITÉS Saumon fumé frais de l’Atlantique Les cigares et les pastelles Les bonbons Mao, la pastilla ?«$* Shbakia et toutes autres pâtisseries marocaines 5427 ROBERTS BURNS, CÔTE ST-LUC Tel.: 484-8855.Contactez M.Giorgi Vous déménagez?N’oubliez pas de nous communiquer VOTRE NOUVELLE ADRESSE 15 La voix sépharade, Juin-juillet 1996 LES SCOUTS ISRAÉLITES DU CANADA : UN DÉFI POUR L'AN 2000 Une aventure qui nécessite Timplication des parents Le scoutisme juif à Montréal a atteint sa vitesse de croisière.Qui aurait prédit il y a huit mois que cette aventure connaitrait le succès que l'on sait ?3 meutes de louveteaux, une troupe d'éclaireurs, c'est à dire 140 participants, 15 cadres et .une liste d'attente qui ne cesse de croître.James Dahan, alias Cabri, l'initiateur de ce remarquable projet, à la demande pressante de David Sultan, le dynamique président du Centre communautaire juif, est littéralement débordé et on le serait à moins.Bien que le programme se fasse sous l'égide du Centre communautaire juif, il faut signaler que des professionnels de la Communauté Sépharade du Québec, conscients de l'avenir des enfants de notre communauté et donc de leurs propres enfants, se sont eux aussi impliqués dans ce merveilleux projet en donnant de leur temps libre et ce, au détriment de leur vie familiale.L'encadrement du mouvement est, qu'on se le dise, de très haut niveau et les activités répondent aux besoins des enfants.L'affluence des jeunes est le meilleur indicateur du succès que nous rencontrons.Malgré cela, le pari que nous avons pris est loin d'être gagné car si l'on veut réussir, c'est à dire garantir le futur du mouvement, il est impératif que les parents s'impliquent à divers niveaux.C'est dans ce partenariat que se trouve la recette du succès.Dans ces pages nous voulons livrer les réflexions des jeunes louveteaux et éclaireurs, des chefs et cheftaines, et également des parents.Avec des mots simples mais directs ils ont exprimés leurs sentiments, écoutez-les.« On s'amuse, on rigole et l'on apprend beaucoup de choses au cours des activités, je me suis fait également de nouveaux amis » Avi Dahan, éclaireur, Troupe Gamzon.« Il y a les jeux, les chants, les amis, les activités, c'est une belle aventure » Claudia Amzallag, éclaireuse, Troupe Gamzon.« Mon implication dans le mouvement scout répond au besoin de me rendre utile à ma communauté en participant à la formation de ses enfants ».Sabrina Mattéi.« Je tiens à dire tout simplement que c'est une mission exaltante et enrichissante, l'énergie et le temps que l'on investit ne sont rien par rapport au plaisir que l'on retire au contact de nos enfants ».Laurent Ziri.« C'est un mouvement qui sera garant de l'avenir de nos jeunes, je m'implique avec enthousiasme ».Claude Elbaz, animateur.« En tant qu'ancienne éclaireuse israélite, je me réjouis de ce qui s'est fait, c'était nécessaire que mes enfants vivent les merveilleux moments que j'ai vécus».Evelyne Azerrad (parent).« La création du mouvement scout répond à une nécessité réelle, je suis émerveillée de voir mes enfants s'imprégner de l'esprit d'équipe que Ton y développe » Charles Benchimol (parent).« L'instauration du mouvement scout juif à Montréal est en quelque sorte le prolongement de ce que nous avons connu au Maroc, c'était nécessaire et essentiel pour nos enfants et par là même pour notre communauté » Alain Amzallag (parent).« Je suis rassurée de savoir que mes enfants participent à une aventure aussi exaltante et qu'ils développent leur identité juive et sépharade » Cathy Oiknine (parent).« C'est un mouvement nécessaire pour les jeunes et qui va dans le sens du renforcement de nos structures communautaires » David Sultan(président du CCJ).Le mot de la fin est pour James Dahan, Cabri : « J'ai la conviction profonde que les graines plantées aujourd'hui donneront des fruits merveilleux dans un proche avenir ».La voix sépharade, juin-juillet 1996 16 « Les activités sont extraordinaires, je me suis fait de très bons amis » José Benchétrit, Meute Baghera.« C'est avec impatience que j'attends les camps.c'est cool » Jonathan Benchétrit, Meute Baghera.«J'attends toujours avec impatience le dimanche pour participer aux activités des louveteaux, je m'amuse, j'ai beaucoup d'amis et je suis contente.» Cynthia Dahan Meute Akela y eu « Je suis fier de faire partie des scouts juifs de Montréal » Alexandre Abitbol, Meute Baghera.« C'est formidable, j'adore le camp Igloo » Sheena Levy, Meute Baghera.«Grâce aux louveteaux, je me suis faite beaucoup d'amis et j'ai adoré le camp Igloo, les activités sont toujours intére-santes.Je suis contente d'être chez les scouts.» Florelle Del Burgo Meute Akela
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.