La voix séfarad /, 1 décembre 1999, Décembre 1999 - Janvier 2000
PER BNQ PUBLICATION DE LA CO H * - £ i \ £ j I» I \ëf.% 7 POSTES CANADA CANADA POST PORT PAYÉ POSTAGE PAID Posta Publication Publication Mall 1472224 DÉCEMBRE - JANVIER 2000 TEVET 5760 29 "' année - Volume 2 « c.-, f!y§/.lyl Sk I m «*< aT> I x m v I / ^x0§^'^æ \[X ! A M ?| flfi8g|| yjft! Ilf ll A #A\» Byra VMSb '.t \ \ %\Æv, ) AAv^uan f Jb } 0 ¦ ml \ V IV* Crise dans l’éducation sépharade L’accord de Charm-el-Cheikh r:-.¦¦p* ssemblées générales annuelles Monsieu r Moïse,fl mselem Président de Ici Communauté Sépharade du Québec Monsieur Judah Castiel Président de la •fédération Sépharade du Canada vous prient d’assister ci leurs Assemblées générales annuelles (dimanche 6 février 2000 ci 18h00 au Centre Communautaire Juif 5480 Westbury - Montréal ORDRE DU JOUR • (Japport moral du président • états fin an ci ers • (distinctions communautaires Sourires et surprises pour le Campus communautaire juif de Montréal Des dignitaires et dirigeants politiques inaugurent le Campus juguriîtipjl coaaM camp CA AA P,1 lAUjA j lONtre.’ * «J MX*'! De gauche à droite : Robert Vineberg, président du Projet du Campus, Marilyn Blumer• présidente de la Fédération CJA, Herb Cray-, vice-premier ministre du Canada, Stanley Plotnick, président sortant de la Fédération CJA, Lucien Bouchard, premier ministre du Québec, Pierre Bourque, maire de Montréal et Danyael Cantor, vice-président exécutif de la Fédération CJA SOMMAIRE 3>fe- m pharade PUBLICATION DE LA COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC DÉCEMBRE 1999 - TEVET 5760 29 é™ année - Volume 2 •'*"**•• sstfk 1 s HP i *jfcspi0* K" « Jsfe iN ti "*¦*>*£, î T>'1 ; •.*&$**¦ mm I SSFV«S!sk«:w ÉDITORIAL .4 DOSSIER L'Education sépharade .5 PERSONNALITÉ Jacques Bensimon .10 L'accord de Charm - el - Cheikh .14 PORTRAITS DEJEUNES.20 COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC .22 À la mémoire de Claude Tapiero .24 Lodz, mon inconscient.40 HUMOUR .62 la voix sépharade, décembre - janvier 2000 LA VOIX SÉPHARADE est une publication de la COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC 4735, chemin de la Côte-Sainte-Catherine Montréal (Québec ) Canada.H3W 1M1 Téi.: (514) 733-4998 et 733-8696 Télécopieur : (514) 733-3158 Courrier électronique : info @ csq.qc.ca Internet : http : /Avww.csq.qc.ca Président de la Communauté Moïse Amselem Directeur général James Dahan Responsable de la publication Elie Benchetrit Responsable de la publicité KIO-COM Ont collaboré à ce numéro Gisèle Azoulay.Élie Benchétrit.David Bensoussan, Judah Castiel.Léopold Dana, Anne Elfassy, Joseph Gabay, Clémence Bendélac-Lévy, Bernard Lévy-Soussan, Ella Lewkowicz, Moïse Rotchel.Maurice Sadeh, Révision et correction d'épreuves Dina Azuelos, Robert Bouganim.Vivane Klotz Photos Albert Haziza, James Dalian, Howard Key, José Muyal Couverture Tou bichvat - par Michel Harrouche Conception graphique (www.)Press-X .Corn Impression (www.)Press-X .Com Expédition postale Joncas Postes Expert Organismes constituants de la Communauté sépharade du Québec Ecole Maimonide Président : Raphaël Benatar Centre Communautaire Juif Président : Michel Abitbol Communauté sépharade de Laval Président : Charles Amar Communauté sépharade de Ville St-Laurent Président : Me Bernard Lévy-Soussan Communauté sépharade Hekhal Shalom Président : Dr Jacob Assayag Communauté Banlieue Ouest de Montréal Président : Me Gilbert Brisset Association des Juifs iraniens Président : Zaki Ghavitian Centre Hillel francophone Président : Arié Lévy Congrégation Or Hahayim Président : Joseph Alloul La Communauté Sépharade du Québec est associée à la Fédération Sépharade du Canada Président : Judah Castiel La Communauté sépharade du Québec est une constituante de la Fédération CJA, Présidente : Marylin Blumer La voix sépharade, tirée à 5500 exemplaires, est publiée 5 fois par an.Les exemplaires sont acheminés par voie postale à Montréal, Toronto et dans le reste du Canada, aux Etats-Uphret-à l'étranger.Abonnements (1 an-p numéros): Québec 25S, /.\ Canada et a l'étranger 36S.ISSN : 0704-5352 Dépôt légal aux bi et du Canada.Courrier de 3e cl: 'uébec la voix sépharade.décembre - janvier 2000 EDITORIAL Missions .possibles JZécole Maimonide est de nouveau confrontée à un défi de taille, l’intégration d’une centaine d’étudiants provenant du Collège Jdillel qui a dû fermer ses pones par manque, entre autre, de moyens financiers.Ce risque d’échec d’une intégration, en catastrophe pourrait-on dire compte tenu du peu de temps dont l’école disposait pour la mettre en place, a pu être évité.Aujourd’hui, à part quelques cas isolés, les anciens clu Collège,Jdillel se sentent chez eux à Maimonide.H n’en reste pas moins qu’il faudra un jour se poser la question de la fermeture du collège alors que cle grands effoits et beaucoup d’énergie avaient été déployés pour assurer sa viabilité et continuer ainsi d’offrir des sendees à une clientèle scolaire spécifique.Jfous devons assumer que des responsables communautaires ont, en toute conscience, pris cette décision.'Pour en revenir à Maimonide, ses objectifs éducatifs comme ceux de n’importe quelle autre école juive restent l’excellence de l’instruction académique et l’exigence de la formation humaine.Ralph Penattar et la nouvelle équipe dirigeante de l’école, sont de l’avis de tous, paifaitement conscients de la tâche qui les attend et certainement en mesure de la mener à bien.Ce nouveau Conseil d’administration qui résultera des élections du 28 novembre prochain à la Communauté Sépharade du Qiiébec devra plus que jamais définir sa missionnaire preuve d’imagination, de décision, de confiance en soi, de foi dans l’avenir.Ce ne sont pas là des mots creux mais de vertus qu’il faudra savoir exercer à l’heure du déménagement de la Communauté Sépharade du Qiiébec dans le nouveau Campus de la Communauté Juive inauguré le 4 novembre dernier.Mais d’abord, chapeau bas à M.Stanley Plotnick, président sortant et maître d’oeuvre du Campus, à Marylin Plumer, nouvelle présidente de la fédération CJfil et à leurs collaborateurs.Ce 4 novembre, il se dégageait une impression de force, de fierté pour le travail réalisé, de confiance dans l’avenir, un savoir-faire exemplaire et surtout la capacité de mettre ensemble les meilleures volontés, les acteurs de l’histoire de notre communauté.Ca Communauté Sépharade du Qiiébec elle aussi s’enorgueillit de tout ce quelle a aidé à réaliser à travers ses constituantes, ta culture et la liturgie sépharades ont été préservées et mises à l’honneur.Mais aujourd’hui cela ne suffit plus, il faut vitaliser tout ce qui est encore dormant chez nous, faire s’exprimer en actes tout ce qui est en puissance chez nos jeunes, tous et toutes pétris de connaissances et de modernité.II faut apprendre à oser, ci parler politique et « business », à exercer un réel leadership au sein de la communauté juive ; tout cela et bien plus encore est du domaine du possible.8n mission à Montréal, le nouveau Consul Général d’Israël s’est déjà fait bien connaître et apprécier.A Monsieur Shlomo .glvital et à son épouse Pilha nos souhaits les plus sincères de ÊaroukhJdabba Judah Castiel 4 DANS LE SYSTEME D’ÉDUCATION SÉPHARADE ?Dossier Jonathan -Kantor, président de l’Association des écoles juives fermeture du Collège Jiillel a ravivé l'épineux débat sur l’avenir de l’éducation sépharade à Montréal.Afombreux sont ceux qui estiment que les Sections françaises des établissements scolaires juifs anglophones ont grandement con tribué à amoindrir les écoles sépharades.8n effet, un nombre important d’étudiants sépharades francophones poursuivent aujourd’hui leurs études primaires et secondaires dans les Sections françaises des institutions académiques ashkénazes anglophones.Cette allégation est-elle fondée ou émane-t-elle plutôt d’une analyse biaisée et réductrice de la situation qui prévaut actuellement dans l’arène éducative juive montréalaise?« les Sections françaises des écoles juives anglophones n’ont pas été créées pour faire la con-cuirence aux établissements éducatifs sépharades, soutient M.Jonathan JCantor, président de Ijlssociation des écoles juives de Montréal.Ces Sections remplissent un mandat bien spécifique: permettre aux nouveaux immigrants juifs ne pouvant pas obtenir un certificat d’éligibilité pour s’inscrire dans une école anglophone d’étudier dans un cadre éducatif juif, l'es Sections françaises n’accueillent pas que des enfants sépharades ».des pans importants de la clientèle étudiante sépharade.« jfous avons en effet un nombre relativement élevé de parents -de jeunes couples en particulier- qui choisissent de mettre leurs enfants dans les écoles juives anglophones, dans ce qu’on appelle les Sections francophones, artificiellement créées pour peupler ces écoles qui se vidaient et dont le résultat, en bout de ligne, est de nous rafler en douce et sans crier gare notre clientèle naturelle, nos enfants, ce que nous avons de plus précieux,et les familles les mieux nanties de préférence.Opération qui nous prive des forces, ressources, promesses et renouvellements que ces jeunes couples auraient autrement apportés à l’école Maimonide.yf la source se trouvent le problème de l’image de Maimonide et l’idée très fortement ancrée dans notre culture que l’herbe d’en face est plus verte ».Yavenir de Yédueatiôn la philosophie qui régit le réseau des écoles juives montréalaises est basée sur le principe du choix, nous rappelle M.-JCantor.les parents ont la possibilité et le choix d’envoyer leurs enfants à l’école juive dont le modèle éducatif et les programmes pédagogiques répondent le mieux à leurs attentes.« Antre réseau n’impose aucune contrainte au niveau du choix, les études que nous avons menées à ce sujet au cours des dernières années auprès des parents juifs montréalais sont catégoriques : les parents veulent avoir le choix en ce qui a trait à l’éducation de leurs enfants.Abus ne pouvons pas choisir à la place des parents sépharades et ashkénazes le type d’éducation juive qu’ils souhaitent prodiguer à leurs rejetons ».le président de l’école Maimonide, M.ffalph lenatar, ne partage pas le point de vue de M.JCantor.Il estime au contraire que les Sections françaises des écoles juives ashkénazes ont gingé sépharade à Montréal M.Êenatar estime qu’il s’agit là d’une question importante qui « mériterait d’être débattue ouvertement et en toute amitié car une partie non négligeable de la qualité, de l’étendue et de l’authenticité sépharade de notre Judaïsme y est attachée ».le président du défiait Collège rflillel, M.Charles Bénisty, croit pour sa part que les leaders sépharades devraient cesser de blâmer les écoles juives anglophones et inciter plutôt les dirigeants des écoles sépharades à entreprendre des campagnes de relations publiques efficaces afin de réhabiliter l’image ternie de leurs institutions.« les Sépharades ont tendance à oublier que nous vivons en fflmérique du Aford.Un continent où l’éducation comme bien d’autre choses doit se soumettre aux impératifs édictés par les règles incontournables du marketing, lour attirer la clientèle étudiante sépharade, il faudra auparavant que l’école Maimonide, en l’occurrence la seule institution éducative sépharade qui subsiste désormais dans le réseau des écoles juives montréalaises, “présente et vende” aux parents sépharades l’excellence de ses “produits” pédagogiques, les campagnes de marketing rigoureusement élaborées sont nécessaires pour redorer le blason quelque peu flétri du système éducatif sépharade », nous a-t-il confié.5 Y2f Au la voix sépharade.décembre - janvier 2000 Dossier — — ¦ ; .¦ ¦ .:Vi^;;,.^:;./'.: ¦ v^v.i -:r.:; Charles Êmistij, ancien président du CollègeJdillel H FALLAIT-IL FERMER LE COLLÈGE HILLEL Èe 11 août dernier, deux semaines avant le début de la nouvelle année scolaire, les dirigeants du Collège.]Iillel ont été contraints de prendre une décision fait éprouvante: recommander la fermeture définitive de cette école sépharade.décision entérinée quelques plus jours plus tard par les parents des élèves de l’école au cours d'unefasseï>iblée générale spéciale.plus tard par 75 parents d’élèves lors d’une falssemblée spéciale, dissociation des écoles juives, le Conseil de l’éducation juive, la fédération CJfil et la Communauté Sépharade du Québec (CSQjse sont ensuite mobilisés rapidement afin de s’assurer que l’intégration des étudiants du CollègeJMlel dans d’autres établissements scolaires juifs se déroule sans problèmes.» « J\ous avons été pris de court car vraiment on ne s’attendait pas à cette nouvelle, surtout à quelques semaines de la rentrée scolaire, fous avons été mis devant un fait accompli car, nous a-t-on dit, cette décision était inéluctable.C’est une grande frustration pour les parents et évidemment pour les enfants qui quoiqu ’on dise tenaient beaucoup à leur école », nous a confié un parent d’élève du défunt CollègeJMlel, Mme Sarah Êenhamou.J'afermeture inopinée du Collège[JMlel, une institution éducative qui avait une vocation pédagogique bien singulière, était-elle inévitable?jurait-on pu envisager la possibilité d’élaborer un plan rigoureux de sauvetage afin de permettre à cette école de continuer à fonctionner?dissociation des écoles juives de Montréal -/fj]t)S-, le Conseil de l’éducation juive JEC- et les instances dirigeantes de la fédération ÇJgl ont-ils été directement impliqués dans la prise de cette décision déroutante?« J'a fermeture du Collège J lillel était inévitable, estime M.Jonathan Kantor, président de Association des écoles juives de Montréal.Jja fédération Çffi et Association des écoles juives n ’ont joué aucun rôle dans la prise de cette décision ardue.Ce sont les membres du Conseil d’administration deJMlel qui ont recommandé la fermeture de l’école, décision avalisée quelques jours î) ’après M.JCantor, une situation financière extrêmement difficile et des campagnes de recrutement de nouveaux élèves infructueuses sont les deux principales raisons qui ont astreint les responsables du Collège JMlel a prendre cette pénible décision.«A11 cours des deux dernières années, la fédération CJfil a alloué 450 000$ au CollègeJMlel pour l’aider à résorber un déficit d’opération élevé qui ne cessait de croître d’année en année.En même temps, le nombre de nouvelles inscriptions diminuait d’une manière drastique.Jfiécole n’avait pas suffisamment d’élèves pour continuer à opérer: seulement 90 étaient officiellement inscrits pour la nouvelle année scolaire 1999-2000.fies dirigeants de l’école espéraient démarrer l’année avec 150 élèves.Malheureusement, leur campagne de recrutement de nouveaux étudiants n’a pa porté les fndts escomptés.Même ia voix sépharade, décembre - janvier 2000 avec 150 élèves une école aux prises avec un déficit accumulé dune telle ampleur aurait eu beaucoup de difficulté à être opérationnelle », croit M.Xantor.Xg direction du CollègeJlillel a reçu en juillet une missive de la fédération ÇJfl l'informant de l’impossibilité de la Communauté juive de lui allouer l’aide financière supplémentaire de 150 000 $ quelle réclamait pour la nouvelle année scolaire.«^u cours des dix dernières années, la Communauté juive a octroyé au CollègeJlillel des subsides de l’ordre de 1.5 million de dollars.Celle-ci est parvenue à la conclusion quelle n’était plus en mesure de continuer à injecter des cen taines de milliers de dollars dans une école sensiblement amoindrie par un déficit d’opération très élevé -environ 400 000$- et un sérieux problème d’image, jfous avions absolument besoin cette année d’une aide financière de l’ordre de 150 000 $.Sans ce subside, nous aurions été obligés de fenner définitivement l’école en janvier 2000.C’est la raison pour laquelle le Conseil d’administration a été obligé de recommander à contrecoeur la fermeture de l’école, jfous n’avions malheureusement pas une autre alternative, jfotre première priorité était de sauver nos élèves et d’assurer leur intégration dans les autres écoles juives.£n janvier 2000 cela aurait été impossible », nous a expliqué le président du Collège, M.Charles Penisty.i«W»l m.H « % ****** £'le ÇPlusieurs facteurs, nous a-t-il précisé, ont accentué la détérioration de la situation financière du CollègeJPillel.- Xfécole devait débourser annuellement 150 000 $ afin de défrayer les coûts relatifs au loyer et aux taxes municipales - environ 18 000 $ par année - .Xe bail de location de la bâtisse abritant le collège était d’une durée de 25 ans.Xficole ne bénéficiait d’aucune exonération fiscale car la bâtiment était la propriété d’une corporation à but lucratif.- Xe coût des rénovations effectuées dans la bâtisse au moment de la relocalisation de l’école ont été de l’ordre de 500 000$.XJn montant exorbitant qui n’a fait qu’aggmver les problèmes de trésorerie.- Quelques 60 000$ de frais de scolarité non payés étaient inscrits au passif de l’école.Xes frais de scolarité moyens défrayés annuellement par les parents des élèves de,Jlillel étaient approximativement de 900$.Soit la moitié du montant déboursé annuellement par les parents dans la majorité des autres écoles juives.Par ailleurs, l’école octroyait de nombreuses bourses à des fam illes nécessiteuses - Paisse vertigineuse du nombre d’inscriptions: de 170 élèves inscrits lors de l’année scolaire 1998-1999 seulement 98 étaient ojficiellements inscrits pour cette année.- Xjécole avait un sérieux problème d’image et de crédibilité dans la communauté sépharade.«,flu nom de tous les parents et des membres du Conseil d’administration du CollègeJlillel, je tiens à remercier et féliciter les dirigeants de l’école Maimonide pour leur grand dévouement et les efforts incommensurables qu’ils sont en train de déployer pour que l’intégration de 105 de nos anciens élèves se déroule harmonieusement.Ces bénévoles et professionnels admirables viennent de nous donner une grande leçon de solidarité juive, tient à nous rappeler M.Penisty.Jfous regrettons amèrement la bmsque fermeture du CollègeJlillel, une institution qui s’est toujours évertuée à prodiguer une attention particulière aux enfants éprouvant des difficultés d’apprentissage, dorénavant, les parents souhaitant éduquer leurs enfants dans un cadre scolaire sépharade francophone n’auront plus la latitude de choisir.Xe seul choix qui leur reste est Maimonide.XJn excellent choix car il s’agit d’une école qui a toujours tablé sur l’excellence et que nous,Sépharades, devons soutenir inconditionnellement ».la voix sépharade.décembre - janvier 2000 Dossier kalph Tenatar, président de l’école Maimonide LES GRANDS DÉFIS DE L’ÉCOLE MAïMONIDE Intégrer une centaine cle nouveaux élèves non inscrits officiellement une semaine avant le début de la rentrée scolaire automnale c’est un tour de force impressionnant qui a dû requérir bien du cran et de la détermination.C’est le grand défi qu’ont accepté de relever les dirigeants de l’école Maimonide lorsque clans un vigoureux élan de solidarité communautaire ils ont décidé d’accueillir à bras ouverts 105 étudiants sépharades du CollègeJTillel, une institution qui quelques jours auparavant venait de Jenner définitivement ses portes.« Te problème résultant de la fermeture du Collège.Jdillel a été amené à nos portes en état d’urgence à une semaine de Ici rentrée, le 23 août exactement, tient à nous rappeler le président de l’école Maimonide, M.(japh Benatar.Intégrer ainsi cle toute urgence 105 élèves inscrits àJTillel pour la rentrée de septembre s’est avéré difficile à plusieurs niveaux ».Tout d’abord, explique-t-il, il a fallu réaménager avec célérité des classes supplémentaires nécessaires pour accueillir ces nouveaux élèves, «.fl.ce sujet, note M.Benatar, il faut rappeler qu’en juin déjà, avant le départ pour les grandes vacances estivales, l’école Maimonide avait fait presque partout le plein de ses classes ».Ensuite, il a fallu recruter in extremis de nouveaux professeurs qualifiés, évaluer le potentiel académique des étudiants du Collège JTillel, déterminer parmi ces élèves ceux et celles qui avaient clairement besoin de soutien pédagogique.T)'apres M.Benatar, deux éléments importants ont facilité l’intégration des élèves du Collège JTillel: la cohésion du leadership de la Communauté juive de Montréal, dont la détermination et 1’engagement ont été capitaux dans ce processus exigeant, et le dévouement inouï dont ont fait preuve les membres du Conseil d’administration, la Direction et le coips professoral de l’école Maimonide.« Te leadership communautaire a joué un rôle déterminant dans cette complexe et difficile opération, dit-il.flu niveau de la réflexion, de la planification, de la mise en place des mécanismes et de l'injection substantielle de fonds d’urgence, les responsables de la -Fédération CJ/I, encouragés par la Communauté Sépharade du Qitébec et les dirigeants de l’école Maimonide, ont créé un comité Task force” afin de résoudre ce grand problème communautaire.Il était important pour tout ce monde merveilleux d’intelligence, d’engagement communautaire et de générosité de donner à l’école Maimonide les moyens cle faire adéquatement face à la situation pour que nos enfants, aussi bien ceux de JTillel que ceux de Maimonide, ne soient pénalisés ».Tjntégration sans heurts des anciens élèves du Collège JTillel dans le cadre éducatif de l’école Maimonide est une grande priorité pour les instances dirigeantes de la fédération Çffil et du réseau des écoles juives montréalaises.« jTous estimons qu’il est absolument nécessaire qu ’il y ait à Montréal une école sépharade forte, de qualité et dotée d'assises financières solides.C’est une des grandes priorités de la Communauté juive de Montréal, /jl cette fin, la la voix sépharade, décembre - janvier 2000 'Fédération Cfifl a élaboré en collaboration avec l’école Maimonide et la Communauté Sépharade du Québec un plan d’urgence en vue de faciliter l’intégration des 105 élèves du Collège J miel.Jfessor futur de l’école Maimonide nous tient beaucoup à coeur.Une importante aide financière, à court et à plus long tenue, sera allouée à cet établissement scolaire sépharade », nous a précisé le président de Association des écoles juives de Montréal, M.Jonathan JCantor.Fes grandes lignes de ce plan d’urgence ont été dévoilées aux parents des élèves de Maimonide au cours d’une Assemblée spéciale qui a eu lieu le 22 septembre dernier.Ce plan prévoit: - Un programme de support pour les enseignants ayant en charge une classe de plus cle 30 élèves.Ces dentiers seront soutenus dans leur tâche par un enseignant(e) subalterne.- Ùes programmes d’aide psycho-sociale.- ta 'Fédération CJ/1 s’est engagée à allouer 480 000 $ à l’école Maimonide pour l’implantation de ces programmes de soutien et l’embauche de nouveaux professeurs.- Un plan d’agrandissement des deux Campus de Maimonide -localisés à Côte St-Fuc et Ville Saint-Faurent-, visant à doter l’école de nouvelles classes, doit être avalisé bientôt par la Fédération CJA- - Ùes programmes de soutien pédagogique (Individual beaming 'Programs) destinés aux élèves éprouvant des difficultés d’apprentissage.Mais, plusieurs parents cl’élèves de Maimonide ne semblent pas partager l’optimisme affiché par les dirigeants de cette école et de la Communauté juive de Mon tréal.« Fes dirigeants de Maimonide sont dépassés par les événements.C’est l’improvisation totale.Jlvant d’intégrer les 105 élèves du Collège Jlillel, il aurait fallu s’assurer préalablement que Maimonide ait les infrastructures et les ressources pédagogiques nécessaires pour mener à bien ce processus d’intégration.Je tiens à rappeler que les membres du Conseil d’administration n’ont même pas été consultés lorsqu’une poignée de leaders de la Communauté juive ont brusquement décidé de fermer définitivement le CollègeJlillel.Fes comités de parents d’élèves sont inexistants à Maimonide.Trois mois plus tard, on n’a toujours pas évalué le potentiel académique des élèves deJlillel ni embauché les professeurs supplémentaires qu’on nous a promis.Quasiment rien n’a été réglé.À won avis, l’année est foutue pour beaucoup d’enfants.Aucune école à Montréal n’aurait accepté de composer avec une situation aussi chaotique.Maimonide risque de payer cher cette initiative peu judicieuse et totalement improvisée », nous a confié un parent d’élève qui a préféré nous livrer ses commentaires sous le couvert de l’anonymat.Au cours de Assemblée spéciale du 22 septembre, M.Benatar a reconnu que l’accueil non prévu de 105 élèves du CollègeJlillel a provoqué des chambardements dans les structures des deux Campus et quelques débordements.Cependant, il assura les parents qu après quelques jours d’inorganisation tout était rentré dans l’ordre.Fjécole Maimonide, insiste M.Êenatar, continuera à dispenser une éducation de grande qualité et à tabler sur l’excellence pédagogique.« Maimonide est une réalité sur le terrain, dit-il.Sa contribution au judaïsme sépharade de cette Communauté tout au long des 30 dernières années est unique et exceptionnelle.Voilà une école qui a aujourd’hui plus de 1500 anciens élèves dont un grand nombre se retrouvent avec des carrières de choix: médecins, avocats, dentistes, enseignants, ingénieurs, gens d’affaires.Une école qui a permis l'insertion de tout ce monde dans la mouvance de notre patrimoine de Judaïsme, de Fora h, dans les plus belles de ses colorations sépharades.Un héritage dont nous sommes à juste titre fiers et qu’il nous faut garder vivant et palpitant dans la mémoire et le coeur de nos enfants.C’est dans une telle voie que nous entendons continuer».la voix sépharade, décembre - janvier 2000 Personnalité Par èlie Benchetrit Monsieur Bensimon puisque c’est la première fois que la Voix Sépharade vous rencontre, parlez-nous un peu de votre parcours.Je suis né à Agadir.Peut-être est-ee à cause de sa position géographique, que je considère le Maroc comme quelque chose de particulièrement à pan et séparé : évidemment Agadir par rapport aux grands centres connue Casablanca, pabat ou ¦Tanger.¦Notre identification par rapport au judaïsme était dirigé vers le sud, c’est-à-dire vers Taroudant et les portes du Sahara.Je me suis senti donc très à part de la grande mouvance du judaïsme marocain.Je suis arrivé au Canada à l’âge de quatorze ans.Nous avons été parmi les cinq premières familles sépharades à s’installer dans ce pay s.J’ai dû être confronté à l’obligation de fréquenter l’école anglaise pour les raisons que vous connaissez bien.J’ai fait le parcours du combattant et cela m’a appris à avoir un sens très profond du visuel.Te mot n’avait pas de valeur peu-opposition au visuel, d'où mon engouement pour le cinéma.Je suis entré à fadio Canada ; très jeune, j’y ai gagné plusieurs concours.J'ai ensuite travaillé dans des compagnies de cinéma tout en poursuivant mes études.Tins tard, je suis parti pour New fork où j’ai entrepris mes études de cinéma.î)e retour à Montréal, j’ai été engagé à JfO.N.N puis aux Nations unies à New fork et par la suite en^Jfrique.J’ai fait en somme un parcours de cinéaste mais ce qui me manquait c’était un Maroc qui demeurait toujours en arrière-pensée, le Maroc de mes parents, le Maroc que l’on a dû quitter pour-diverses raisons.J’ai voulu découvrir ce Maroc en adulte.Comme j’avais épousé une femme qui elle, était restée très ancrée dans la réalité marocaine de l’époque, je suis finalement retourné au Maroc.IIfaut également signaler le traumatisme du tremblement de terre dJTgadir qui m’a marqué et que j’ai dû dépasser en faisant un film : « Il était une fois flgndir ».Me voici clone au Maroc avec faphaël Mergui, alors journaliste à JeuneNfrique.J’avais à ce moment là le choux entre m’installer rentrer définitivement au Maroc et filmer à la sauvette ou alors viser haut et obtenir le droit de filmer en toute liberté, jjprès maintes démarches et péripéties, nous avons eu l’occasion de rencontrer le foi, feuJTassan U, qui nous a ouvert les portes du Maroc et même du Sahara où les troupes marocaines affrontaient le Tolisario.Nous avons été les premiers journalistes à pouvoir filmer avec les troupes marocaines sur le théâtre des opérations.Nous avons également suivi le foi clans ses voyages, notamment lors de sa rencontre avec le Tape, un rendez-vous historique entre IJdmih' eil Mou’minim et le chef de l’église Catholique.¦.Tous avons eu cette occasion unique de voir le foi évoluer, et nous avons découvert un être timide, qui se posait des questions sur lui-même.Il y a eu presque une démystification du Père, clans le sens global du tenue, c’est-à-dire le père de nous tous.Tour moi cette rencontre a constitué des moments tellement marquants que j’ai réalisé cette trilogie du Maroc.C’est dans le cadre de cette production que l’on m’a proposé de travailler à la télévision en Ontario et d’ouvrir cette première chaîne de télé francophone de T.V Ontario.J’ai accepté de relever ce défi et je me suis retrouvé plus tard directeur de cette chaîne.Quelle est la proportion de francophones en Ontario ?Inire francophones et francophiles, il y a 1,2 million.Ceci dit, un de mes grands objectifs a été de diffuser le signal de notre chaîne Jacques Bensimon Cinéaste et Directeur de la télévision francophone de P Ontario ri IV ?ia voix sépharade.décembre - janvier 2000 A télé bi?M ! au-delà de JJOntario.C’est ainsi que nous sommes présents au Jfouveau-Êrunswick et dans tout l’8st du Canada.Jfous sommes diffusés sur douze réseaux câblés du Québec.Xa seule résistance, c’est Vidéotron.C’est une affaire de droits ; une fois cet obstacle levé, nous serons présents à Montréal.Quelle est la durée quotidienne de la programmation ?jsfous avons seize heures par jour de programmation.Ce qu ’il faut souligner c’est que nous n’avons ni commerciaux ni publicité.jfous sommes cl’abord et avant tout une chaîne éducative, proposant des programmes conçus par des pédagogues.Xe fait que nous sommes indépendants par rapport aux commerciaux ou à la publicité nous permet d’offrir une chaîne de télévision unique en son genre.Parlez-nous du mode de financement.Xe gouvernement de l’Ontario subventionne la chaîne, à 80% le reste c’est nous qui allons le chercher, jfous faisons beaucoup de co-productions avec la France et avec d’autres pays.Ceci permet d’ouvrir notre chaîne à la coproduction internationale et de vendre ces programmes.Je tiens à signaler que 95 % de notre grille est constitué de programmes originaux.Quel est la part d’auditeurs sépharades ontariens ?C’est une affaire de générations.£n effet, la tranche des cinquante ans et plus est restée très francophone, ces gens suivent de près les programmes, nous adressent du courrier, etc.8n revanche, je suis navré de vous avoouer que la jeune génération sépharade ontarienne n’a pas gardé cette affiliation.£h effet, ces jeunes ont très vite adopté le modèle de base qui est anglo-saxon, quitte à garder de façon sous-jacente la coloration ethno-culturelle des parents.Jlu Qiiébec, par contre nous avons pu asseoir notre identité culturelle et enrichir en même temps la culture québécoise qui avait en même temps besoin de cette affirmation.(jdentité sépharade des jeunes ontariens est surtout de nature religieuse.Ils ont perdu la continuité de la langue et de la culture française.JJélément positif malgré tout, c’est que la génération des trente - quarante ans, qui sont des parents, et qui ont senti le besoin de transmettre cet héritage culturel.8Ue s’est regroupée autour d’un réseau appelé le Iffseaii Sépharade, le Sephardic network.J’ai senti une énergie positive qui m’a poussé à les aider et à envisager même une collaboration avec Montréal.Quelle serait d’après vous la nature de ces rapports ?Je pense à un éventail d’échanges.Prenez l’exemple de Xa Voix Sépharade, que j’ai fait découvrir à ces jeunes.U s pourraient à leur tour vous faire connaître leur publication « The Sephardic -Network bulletin » créée il y a deux ans.Je pense également à des échanges culturels : il faudrait qu’il y ait des jeunes sépharades ontariens qui viennent à Montréal pour la prochaine Quinzaine Sépharade.Il faut que des activités culturelles présentées à Montréal voyagent à Toronto.C’est faisable, c’est possible et c’est souhaitable.jfoublions pas également la possibilité d’échanges commerciaux.Tone ce serait un enrichissement à plusieurs niveaux.-Torce est de constater qu’à l’heure actuelle Montréal a une longueur d’avance sur Toronto du point de vue communautaire ; il faudrait donc que Montréal serve de modèle aux leaders communautaires de Toronto, l’heure cl’un réseau à deux voies a sonné.Vous avez tout à l’heure parlé d’un sépharadisme qui ne serait que religieux, comment peut-on être sépharade aujourd’hui ?R y a aujourd’hui tout d’abord, une urgence à accomplir un travail d’anthropologue afin de collecter et de répertorier toute cette mémoire que nous ont léguée nos parents et grands-parents et qui constitue l’essence même de cette culture.Il y a ensuite une prise de conscience : le séphardisme est une des branches du judaïsme les plus universelles et les plus ouvertes, et que nos grands-parents, qu ’ils travaillaient de Mogador ou de Tanger, étaient des gens bien avancés.jNous avons des leçons à retenir.Jfous avons également une vision universelle du judaïsme qui colle beaucoup plus au temps moderne dans lequel nous vivons.Il serait donc important que nous essayions collectivement de l’exprimer.Je veux insister sur ce qui à mes yeux reste le plus important et qui est la transmission de la connaissance du bagage, du savoir et de déboucher sur l’universel.Vous avez, je crois, obtenu des distinctions importantes ces dernières années.8 n effet, c’est le gouvernement français qui m’a honoré de l’Ordre de Chevalier des offris et des Xettres, l’Université fork m’a également décerné un (doctorat, le gouvernement du Qitébec m’avait attribué le Prix du 6 juillet 708 .fflpport à la francophonie Tord américaine.Ces distinctions constituent à mon avis une reconnaissance de ma modeste contribution à la francophonie sur le plan international et qui rejaillit sur toute la communauté sépharade canadienne.Comment voyez-vous une éventuelle collaboration entre votre chaîne de T.V et notre communauté.Si notre chaîne arrive à pénétrer le marché québécois une fois l’accord conclu avec Vidéotron, j’essaierai par tous les moyens de mettre en valeur la Communauté par rapport à ses talents et de la présenter comme un modèle.8n attendant je suis toujours prêt à recevoir des gens de notre communauté soit à Ottawa, à Toronto ou à Sudbury lors de notre émission Panorama, qui met en valeur tout ce qui bouge.¦y&yui iî-.! —?la voix sépharade, décembre - janvier 2000 ISRAËL Cabinet/Sécurité Te gouvernement d’Ehoud Barak établit en son sein un « cabinet politique et de sécurité » de 16 participants, chargés de discuter des affaires de sécurité et du processus de paix en cadre restreint.Technion/avion lies étudiants de la section aéronautique du Teclinion de Jlaïfa ont développé un avion sans pilote susceptible de passer le mur clu soir.Jfappareil, appelé Objilet, pouira ainsi échapper à des tentatives d’interception ou de destruction.(Pile/fer Ùes chercheurs du Technion ont mis au point un nouveau type de pile au fer, dont la durée de vie est allongée de 50% par rapport aux piles alcalines les plus performantes.Ùe plus, elle est moins chère à fabriquer et n’a pas d’impact sur l’environnement.cTurquieZséisme flprès le séisme qui a frappé la Turquie, Israël a envoyé trois avions de typeJTercules transportant au total cent quatre vingt soldats et du matériel.Shass/leader Te rabbin Ovadia fpossef dirigeant spirituel du Shass (ultra-orthodoxe sépharade), a fait savoir que la direction politique du parti est désormais assurée par le ministre du travail et des affaires sociales Eli Ishaï.C'e dernier remplace jlrié Ùéri, qui avait démissionné de ses fonctions après avoir été condamné pour corruption mais qu’au Shass on considère toujours comme innocent.la voix sépharade.décembre - janvier 2000 6 tats-dJn is/Jérusalem Jfe premier ministre israélien Ehoud Êarak a accepté la décision américaine de reporter le transfert de l’ambassade des États-Unis de Tel-flviv àjérusalem, afin de permettre au processus de paix d’avancer sans heurts.éfiatah/libération Israël libère le plus vieux prisonnier palestinien du -Talah, principale composante de l’O.TjP.Celui-ci, condamné à la prison à perpétuité en 1974 pour avoir tué un officier israélien, a purgé vingt cinq ans de prison.(Paix/Mossad Israël nomme à la tête du comité de suivi de la paix avec la Jordanie l’ex-chef du Mossad, barmy y atom.Ce général avait dû démissionner de la direction du Mossad en février 1998, après une tentative ratée d’assassiner le chef du bureau politique duJTamas, JChaled Mechaal, en septembre 1997 àflmman.Corée/missiles Tjirmée de l’air sud-coréenne passe commande d’une centaine de missiles air-air israéliens de type Pop eye.Torah/turbine Te parti ultra-orthodoxe jfahadout Jlatorah a quitté la coalition gouvernementale, en raison du transfert d’une turbine électrique sur les routes d’Israël pendant le shabbat.Ce départ réduit la majorité parlementaire de Ehoud Êarak de 73 à 68 députés, sur les 120 députés de la JCnesset.TJflrche JVo 500 - Octobre 1999 La Communauté Sépharade du Québec souhaite la ISRAEL m m *i | Vv .,.„ I I WM —- jgfffii ¦ LE CURE NAZARETH Emile Shoufani, Arabe israélien homme de parole en Galilée 4.i -v’4 ALBIN MICHEL Israélien, arabe et chrétien, le curé de Nazareth parle : « Nous avons besoin aujourd’hui d’un compromis historique si nous voulons mener à son terme le processus de paix ».«Je n’accepte pas personnellement que soit menée une quelconque action contre la sécurité d’Israël ».«Je suis intimement convaincu que ce qui a été accompli jusque-là - singulièrement par le regretté Jpitzhak ficthin - comtitue un long chemin dans la compréhension réciproque ».« Ce que je souhaite pour l’état d’Israël c’est qu’il puisse continuer à assumer cette liberté qui est la sienne tout en préservant des références spirituelles et religieuses » « On ne peut pas parler du judaïsme au passé.Il y a aujourd’hui une réalité du judaïsme extrêmement dynamique, vivante, à laquelle il faut s’habituer » « Tous ces courants qui existent dans le judaïsme, moi, je les vois comme une richesse » !a voix sépharade.décembre - janvier 2000 wa;s mm.1; .^, f"*"5 vv.ÉÉ vka En Association avec Le Groupe Événements Crystal cWind&m/ Pour réservations Tél.: (514) 393-3588 Téléc.: (514) 393-0159 1170, rue Peel, suite 100 Montréal (Québec) H3B 4P2 WWW.lewindsor.com__________________________ Cantor d)aniel fienlolo CEREMONIE DE MARIAGE KETUBA FAITE À LA MAIN (613) 820-4065 SANTÉ DENTAIRE ET ESTHÉTIQUE DR.CLAUDE COHEN DR.JOSEPH OUTMEZGUINE 1668 de Maisonneuve Ouest, Montréal Qué, H3H 1J7 (Métro Guy, sortie St-Mathieu) Service de bar / Bar service Conseiller pour tous genres deréceptions Consultant for ail occasions Tel.: 514-684-5017 Fax: 514-684-0803 Cell: 514-993-6003 67 Manuel Drive, D.D.O., Qc H9A 2M1 Joe Amar RABBIN YEH0UBA ABITTAN Cantor de la (Synagogue Spanish & Portuguese MOHEL Certifié par l'Hôpital Général Juif de Montréal « Pour une circoncision à la perfection Contacteæ-nous sans hésitation » Bur.: 737-3695 Dom.: 737-1903 CANNES CÔTED’AZUR A 2mn à pied de la Croisette et de la plage, superbe condo à louer, 2-4 personnes; tout équipé, à la semaine ou au mois, toutes saisons.Proximité de la synagogue.Tél.: (514) 366-9253 Multicultural by fyo-'Patil Dana i ¦ .i ¦ ¦ ., .>- -'Vi-;.«1 Beth Israel Synagogue y ;f:|i ?sli 1 :.A* 723V\.' V.' cr?i4 ‘Si#».¦; s»** ?If' ,.v' •¦ ____________i_______ ?//?1873, a village half a mile north of-fort Gany was incorporated.Its name would be Winnipeg, derived from the Cree Indian word « win » (muddy).glnd « nipee » (water).Commerce thrived at this national crossroad, and by the time the Canadian Pacific (Railway linked Canada from coast to coast in 1885, merchandise was going through Winnipeg in all directions.This attractedJewish merchants from around the word.In terms of Jewish history, Winnipeg, the capital of Manitoba, is among the most interesting cities in Canada.Jfathan Shuckett, B/fl., JCJJB., remembers his arrival from the Ukraine in 1912 when he was five years old.Ox-cans had not yet been replaced by horse-drawn wagons,JTis father was a peddlar, selling wares from door to door until he bought a general store in the nearby town of- fork River.¦Travel time used to be an entire day by ox ; even by horse, the journey took half a day.Thus, the family moved to -Jork River where the only Jewish lad in town was known as « Cowboy Jfat ».yds theJewish community of Winnipeg established itself, social services slowly came into being.On ylugust 10, 1919.Ckiel Bronfman laid the cornerstone of theJewish Orphanage and Children ’s.flicl of Western Canada.By the time the Tudor-style building, it opened in 1920, it had cost S125,000.In 1921, Ckiel’s son,jIllan (daughter of Minnie), was elected its president.The orphanage, surrounded by a two-acre garden and a grove of oak trees, housed 150 children at any one time.The institution was closed in 1947 and the building demolished in the early 1960s.Its cornerstone was found in a field north of Winnipeg in 1989, and it was rededicated on July 12, 1992.Today, where the grove of oak trees used to stand, is the Rosh Bina Synagogue, built in 1951 (photo 1).Xocated at 123 Cast Matheson, it houses the./Ileph Bet Daycare jfursery Inc.During the festival ofSuccoth, an elaborate succah with severed windows is erected.-Wot far, at 427 Matheson is the Talmud Torah Bethjacob Synagogue.la voix sépharade.décembre - janvier 2000 52 IliiilllSsii gsm m mm WËÈÊ : ___ •r^TP’ ?ss ^ ¦'"Cr;f: psi : .-H ^*séiè»»sAss-s .iïfcâ*®*- .'v.f; ¦ Xv ' Shaarey ¦- .' 8efe»tiBf Un article écrit en anglais dans la Revue Shofar de -.New fork, revue écrite surtout en persan me frappa l’esprit.Cet article rédigé par jff rash Iglézary etjîouman Moussighi JCashani (Jfo 222) donnait une vision claire à mes observations et constatations lors de différents voyages à Igsflngeles.Ig préface commençait ainsi : « ïVe wrote the following article not because ofany acrimony towards the denominations specially of Orthodoxy, but rather because of our lore for our Tradional Sepharadic Judaism and our concernfor great divisions in the future.Indeed, we hope to promote unity within our Persian Jewish Community » Cet article est fait dans l’intention d’empêcher que la Communauté Juive persane se divise et se désagrège.Donc deux choses sont en vue : I - Rattachement aiex traditions strictement persanes.II - Jfunité de la communauté.glprès la Révolution islamique en 1979, des milliers de juifs persans ont été déracinés et obligés de s’installer en Europe, en Israël et surtout aux états Unis, fl leur arrivée dans le nouveau continent ils ont eu à faire face aux influences des institutions orthodoxes et ultra-orthodoxes alors que la Communauté se sentait plus rapprochée des sépharades modérés.Jfa Communauté persane n’a jamais mis le pied en Espagne, mais ramenée par force de Jérusalem en Mésopotamie et puis dispersée dans les grandes villes de la Perse (depuis 2700 ans), elle s’est considérée péremptoirement sépharade, au voisinage des pays arabes ; pourtant elle s’est fait distinguer comme une entité à part lors des grandes fêtes et du Shabbat.Il est facile à croire que la richesse culturelle de chaque communauté en est la raison, pour cette distinction et différence.Vouloir hausser ou abaisser la valeur des traditions de chaque communauté n’est que s’éloigner des facteurs historique et géographique.D’ailleurs les traditions de chaque région ont des charmes particuliers, car elles révèlent la longue histoire d’une communauté ou d’un peuple.Miniature persane - Pourim (Pendaison deJiaman et de ses fils) - livre deflrdashir Pour donner une idée claire sur les dénominations et la Réforme chez les flshkénazes et pour que notre communauté juive persane ne tombe pas dans l’erreur et le piège historique comme eux, les auteurs de l’article ont fait un bref historique des communautés ashkénazes au 19ièrne siècle oii le rabbin Moses Mendelsohn a laissé enflllemagne un mouvement de Réforme.Il a institué des révisions radicales dans les pratiques et croyances juives.Pour ne citer que deux cas graves, cette Réforme allait remplacer le shabbat par le dimanche et supprimer la circoncision « comme un acte barbare ».En un mot ces changements s’apparentaient plus à une branche de christianisme, effaçant toute mention du message messianique des a U écritures juives.Cependant, malgré les contrastes, ce mouvement prit de l’ampleur parmi les juifs allemands émigrés aux Etats-Unis, car la Réforme donna à ces derniers plus d’autonomie personnelle puisque la base d’autorité religieuse disparaissait, flinsi ils acceptèrent les mariages \ mixtes, également l’assimilation et le mouvement féministe qui permettait l’accès des femmes au rabbinat.I Ig traditionnelle ascendance juive par la mère s’étendit et se développa : l’ascendance juive par le père fut acceptée.11 ("4/1! I K la voix sépharade, décembre - janvier 2000 56 Sayeh », Association des Juifs Iraniens au Quebec J SS, jçeJudaïsme réjormiste résulta apparemment du siècle des -lumières où les concepts de Adieu, nature et raison sont réunis.Je mouvement orthodoxe fut créé en réaction à cette V J* : Mb ¦ ’ , jf ¦ .¦ « .«¦Mil O- - • _-i* i ;'isÉË ', : #;w! & 2BS! : » m m w?ïé\ ¦ !â voix séphar«$e.décërrsbre - janvier 2p0oulau Isidore J hi nia
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