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Titre :
La voix séfarad /
Journal francophone d'information sur la vie sociale, culturelle et religieuse de la communauté juive sépharade du Québec.
Éditeur :
  • Montréal, P.Q., Canada :Communauté sépharade du Québec,1977-2006
Contenu spécifique :
Septembre - Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
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    Prédécesseur :
  • Présence
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  • LVS
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La voix séfarad /, 2001-09, Collections de BAnQ.

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POSTES A CANADA CANADA w POST PORT PAYÉ POSTAGE PAID Poste Publication Publication Mall 1472224 BNQ PUBLICATION DE LA COMMUNAUTE SEPHARADE DU QUEBEC fc-: vMSH SEPTEMBRE - OCTOBRE 2001 Tishri - Chesvan 31*"” année - Volume 1 VOUS APPEL JUIF UNIFIE v*.6latt Kosli ! www.lamarguerite.CQin mm w ¦seas* ipililv; .V.'.V• i‘‘ V1 ¦ SOMMAIBg püSPPjPP PUBLICATION DE LA COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC SEPTEMBRE - OCTOBRE 2001 TISHRI - CHESVAN 5762 31 é™ année - Volume 1 EDITORIAL COMMUNAUTE APPEL JUIF UNIFIÉ : MESSAGE DES PRÉSIDENTS APPEL JUIF ET TSEDAKA.DITES-NOUS MONSIEUR LE PRÉSIDENT .CENTRE COMMUNAUTAIRE JUIF.SOCIETE À LA CROISÉE DES CHEMINS.L'ÉDUCATION JUIVE À L'HEURE DES CHOIX .DOSSIER : LA FUSION MUNICIPALE .ENTREVUE AVEC LE MAIRE PIERRE BOURQUE ENTREVUE AVEC GÉRALD TREMBLAY.COIN JURIDIQUE : LE TESTAMENT.ISRAEL LES DEUX EXTRÊMES.LE CONFLIT ISRAÉLO-ARABE DANS LES MÉDIAS.LA CORRUPTION SOUS ARAFAT .LE DÉLIRE PALESTINIEN ET LA GUERRE AU MOYEN-ORIENT ÉVASION .MONDE JUIF ROSH HASHANA OU LES JOURS INUTILES.INTRODUCTION À L'HISTOIRE DES JUIFS D'ESPAGNE COMMUNITIES IN POLAND .CULTURE DU VILLAGE AU MONDE : À LA RENCONTRE DES CULTURES LES VOYAGES DÉSORIENTÉS.LE DICTIONNAIRE SEPHARADE .RENÉ LEVESQUE ET LA COMMUNAUTÉ JUIVE LES DIX COMMANDEMENTS.WHO IS ANN MURRAY ?.UNE JUIVE EN NOUVELLE-FRANCE .KIPPORAMA EL KSWA JDIDA TOUT SUR LA FUSION COURRIER ET CARNET Les articles publiés n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas forcément la l’opinion du journal La Voix Sépharade, septembre - octobre 2001 Editorial LA VOIX SÉPHARADE est une publication de la COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC 1, Carré Cummings - Suite 216 Montréal (Québec ) Canada.H3W 1M6 Tél.: (514) 733-4998 et 733-8696 Télécopieur : (514) 733-3158 Courrier électronique : info@csq.qc.ca Internet : http://www.csq.qc.ca http://www.lavoixsepharade.com Président de la Communauté: Ralph Benatar Directrice générale: Linda Amram Directeur adjoint: Elie Benchétrit Responsable de la publication: Jean-Claude Léon Comité de Rédaction David Bensoussan - Roger Elmozino Jean-Charles Chebat - Alain Klotz Ont collaboré à ce numéro David Bensoussan, Armand Afilalo, Arlène Abitan, Rabbin Moïse Ohana, Ralph Benatar, Kathy Assayag, Elie Benchétrit, Claude Benarroch, Elias Levy, Edmond Elbaz, Dida Berku, Alain Klotz, Annette Paquot, Max Allegro, Stephen Schecter, Eva Soussana, Haim Sherrf, David Bendayan, Leo Paul Dana, Marc-Alain Wolf,Nelly Roffé, Léa Soussana, Victor Teboul, Solly Levy, Alain Pinto.Traitement de texte: Olga Lecousy Correction: Roger Elmoznino Photos: Albert Haziza et Archives CSQ Conception graphique & Internet: Press-X.Corn Expédition postale: Joncas Postes Expert CH AN A TO VA Au seuil du nouvel an hébraïque, nous transmettons nos meilleurs vœux aux lecteurs de la Voix Sépharade en espérant que ce numéro les incitera à la réflexion sur les principaux sujets d'actualité.Tout d'abord au Québec même, plusieurs lois et plusieurs modifications du système électoral vont y changer le jeu de la démocratie.Il est important que nous en prenions conscience.Aussi proposons-nous aux lecteurs une présentation d'un des grands dossiers de l'heure, soit celui de la fusion municipale à Montréal.Nous pourrons apprécier les arguments respectifs des candidats à la nouvelle mairie de Montréal.Par ailleurs, nous cédons la parole au président de la Communauté sépharade du Québec, M.Ralph Benatar qui nous parle de sa vision et des objectifs qu'il vise à atteindre durant son mandat.Nous aurons aussi l'occasion de discuter de l'Appel Juif Unifié avec des entrevues portant sur la Tsédaka institutionnalisée versus la Tsédaka spontanée traditionnelle.Publicité Todds Communication: Frank Achache 514.928.3520 Organismes constituants de la Communauté sépharade du Québec École Maimonide Président : Michel Chokron Centre Communautaire Juif Président : Joe Amar Communauté sépharade de Laval Président : Armand Nathan Communauté sépharade de Ville St-Laurent Président : JosephPerez Communauté sépharade Hekhal Shalom Président : Nessim Bouzaglo Communauté Banlieue Ouest de Montréal Président : Aimé Bensoussan Association des Juifs iraniens Président : Zaki Ghavitian Centre Hillel francophone Président : Michaël Fhima Congrégation Or Hahayim Président : Joseph Alloul Académie Yéchiva Yavné Président : Sidney Elhadad Fédération Sépharade du Canada Président : Judah Castiel La F.S.C est un organisme affilié à la C.S.Q.La Communauté sépharade du Québec est une constituante de la Fédération CJA, Présidente : Marilyn Blumer Dans le dossier israélien nous présentons certains articles de fonds qui tentent de mettre en perspective tant de réalités que malheureusement beaucoup de médias trop souvent omnubilés par les glorioles de l'infospectacle ignorent.Dans un certain sens notre but est de ramener les pendules à l'heure.Puis enfin nous rendons hommage à un géant de la littérature canadienne récemment disparu, Mordecaï Richler et vous présentons les nouveaux ouvrages qui ont été écrits par des jeunes auteurs de notre communauté.Il y en a beaucoup d'autres et nous aurons l'occasion d'en traiter dans les numéros suivants.Le dynamisme des créateurs au sein de notre communauté est admirable et il revient à nous de mieux l'apprécier, de connaître nos artistes et nos créateurs et de les encourager adéquatement.Finalement nous inaugurons une nouvelle rubrique vernaculaire dans laquelle nous pourrons apprécier quelques lignes, en judéo-espanol, en judéo-arabe et en hébreu.Voilà donc pour ce numéro.Nous vous invitons à nous faire connaître vos suggestions et vous invitons à participer aux débats de réflexion qui s'imposent dans l'ensemble des sujets qui touchent la communauté juive.La voix sépharade, tirée à 5000 exemplaires, est publiée 5 fois par an.Les exemplaires sont acheminés par voie postale à Montréal, Toronto et dans le reste du Canada, aux Etats-Unis et à l'étranger.Abonnements (1an - 5 numéros) : Québec 25 $, Canada et à l’étranger 36 $.ISSN : 0704-5352 Dépôt légal aux bibliothèques nationales du Québec et du Canada.Courrier de 3e classe-Permis 1472224 La Rédaction La Voix Sépharade, septembre - octobre 2001 M.Shlomo Avital À l’occasion de Rosh Hashana 5762, j’ai le plaisir de présenter mes meilleurs vœux de prospérité et de bonne santé à tous les membres de la communauté de Montréal et du Québec, aux dirigeants spirituels et aux présidents de tous les organismes communautaires.Que chacun d’entre vous voie la réalisation de ses aspirations, de ses souhaits et de ses rêves.L'année 5761 qui s’achève a été une année particulièrement difficile et dramatique pour la sécurité d’Israël.Elle a été marquée par certaines fissures entre les Juifs de la diaspora et leurs frères en Israël.En effet, nous avons pris conscience, avec un profond regret, d’une certaine distanciation de la part des membres des communautés juives de la diaspora, marquée par l’annulation massive de leurs visites en Israël.C’est une réalité très pénible à assumer au moment fatidique où l’État d’Israël lutte non seulement contre le terrorisme palestinien mais aussi pour sa légitimité internationale et sa survie en tant qu’entité juive au Moyen-Orient.Aussi, je fais un appel solennel à tous les membres de la communauté pour qu'ils se mobilisent et fassent de leur mieux pour renforcer leur solidarité inconditionnelle avec les Juifs d'Israël.Nous avons besoins de vous en ce moment, de votre fraternité et de votre solidarité.Que D.vous bénisse vous et votre famille.Chana Tova, Tizkou Le haïm Aroukit Veharbe Briout L'Ambassadeur Shlomo Avital Consul général message du Consul Général d’Israël à montréal, bK-\vr> but rxhbs rp’jioro — \t PRIME MINISTER • PREMIER MINISTRE C'est avec grand plaisir que j'adresse mes cordiales salutations aux lecteurs de La Voix Sépharade à l’occasion de Rosh Hashana.Cette fête est une merveilleuse occasion de réjouissances et vous permet de vous retrouver entre parents et amis dans un esprit de partage et de bonne entente.Elle illustre de façon éclatante l'attachement durable de la population juive à ses valeurs et traditions.La communauté sépharade apporte une contribution unique à toutes les sphères d’activité, et elle peut en être très fière.Je souhaite à tous et à toutes santé, bonheur et succès pour ta nouvelle année.* Bonne année! Au nom du gouvernement national du Québec, je suis heureux d'offrir mes meilleurs voeux à tous les membres de la communauté sépharade à l’occasion du nouvel an juif, Rosh Hashana.—, Bernand Landry '¦ Premier ministre du Québec QuébecSi 5 La Voix Sépharade, septembre - octobre 2001 En cette fête solennelle du Nouvel an juif, j'offre à la communauté sépharade du Québec tous mes vœux de bonheur et de prospérité.Shana Tova ! Louise Beaudoin Ministre d'Etat aux Relations internationales Relations internationales * i ES ES Québec es es Message du ministre d’État à la Santé et aux Services sociaux À tous nos concitoyens et à toutes nos concitoyennes de la communauté Sépharade du Québec, j’adresse mes plus sincères vœux de bonheur, desanté et de prospérité.Que ce Nouvel An juif puisse être célébré dans l'allégresse, en cette année 5762 du calendrier hébraïque.Mes meilleurs vœux vous accompagnent pour la nouvelle année ! Le ministre, Rémy Trudel d.V A titre de ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration, je suis heureux de souligner le Nouvel an juif 2001, célébré le 18 septembre.Par ses actions, la communauté sépharade contribue au rapprochement entre tous les Québécois et toutes les Québécoises; elle favorise le développement de la connaissance et la compréhension de notre société, le développement du sentiment d'appartenance au Québec et la pleine participation de tous à la vie démocratique.Ensemble, nous forgeons ainsi une société accueillante et égalitaire.:.Joseph Facal Ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration Mes meilleurs vœux en cette journée! Relations avec les citoyens et Immigration Québec»» La Voix Sépharade, septembre - octobre 2001 Quebec ci si Le Nouvel An juif est l'occasion de célébrations religieuses solennelles et de chaleureuses réunions familiales.Je veux offrir mes meilleurs voeux aux Québécois et Québécoises de la communauté sépharade.Comme le veut la tradition, je souhaite que cette nouvelle année soit douce aux membres de la grande communauté juive et plus particulièrement à nos concitoyens et concitoyennes sépha-rades.La ministre déléguée à la Santé, aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse.Agnès MALTAIS I MESSAGE DES APPEL JUIF UNIFIÉ Communauté Alors que nous nous apprêtons à célébrer le Nouvel An juif avec nos familles, nous ne pouvons nous empêcher de penser à ceux qui passeront cette année encore, des fêtes dans la tristesse et, dans la solitude.Nos traditions juives et sépharades nous enseignent l'importance de la Tsédakah, un concept universel qui fait appel à la compassion envers son prochain mais également à la générosité à l'égard de l'autre.Tous les ans, la communauté juive fait appel à la solidarité des ses membres afin de poursuivre ses efforts visant à soulager ceux dans le besoin.Cette année encore l'Appel juif unifié sollicitera votre générosité, votre sens de la solidarité, votre responsabilité envers votre prochain.Ne fermez pas les yeux sur les souffrances de vos frères et sœurs.Votre don à l'Appel juif unifié nous permettra d'offrir des services afin que nos pauvres bénéficient de nourri- ture et de logements appropriés, que nos aînés en perte d'autonomie reçoivent des services essentiels, que nos enfants bénéficient d'une éducation juive, que nos frères et sœurs vivant outre-mer puissent entrevoir un meilleur avenir dans leur pays d'origine ou en Israël.Soutenons Israël en temps de crise La situation actuelle en Israël est sans précédent.Depuis l'année dernière, le pays a beaucoup souffert de violence physique et de conséquences économiques néfastes.Le gouvernement d'Israël a eu besoin de prendre des décisions très difficiles, telles que la coupure budgétaire de 1 milliard de dollars dans les domaines de la santé, l'éducation et les services sociaux pour se permettre d'augmenter le niveau de sécurité au pays.Les conséquences sur la société israélienne ont été profondes.Cette année, notre leadership a rajouté " Soutenons Israël en temps de crise " comme l'un des thèmes des dons dirigés plus.L'argent recueilli sera utilisé au soutien d'une vaste panoplie de programmes sociaux en Israël.De plus, nous financerons des programmes de soutien aux victimes de terrorisme, comme le Centre de traumatologie d'Israël.Le Centre offre de la consultation aux Israéliens qui ont vu leurs vies bouleversées par la violence.Aujourd'hui, Israël a besoin de nous plus que jamais.Le peuple d'Israël nous appelle.Il est temps pour les Juifs de Montréal de répondre à leur appel.Nous vous remercions d'avance pour votre générosité! Nous vous invitons à contacter Kathy Assayag, directrice de la Campagne sépharade.Pour toute information : (514-345-2645 ext.3251).La Voix Sépharade, septembre - octobre 2001 Communauté Appel Juif et Tsédaka Sans les fonds collectés dans le cadre des campagnes de l'Appel juif, la Communauté Juive de Montréal ne pourrait assurer les services qu'elle offre à longueur d'année à ses membres.Sollicités par un grand nombre d'organismes juifs de charité, beaucoup de membres de notre communauté malgré leur générosité ont de la difficulté à donner à l'Appel juif dont ils ne saisissent souvent pas le rôle central en matière de Tsédaka.Différence de culture ?sens des priorité ?ignorance ?ou peut-être les trois à la fois.Afin d'en savoir plus long nous avons posé quelques questions au Rabbin Moïse Ohana, au président de la Communauté Sépharade M.Ralph Benatar, à la directrice de la Campagne sépharade Mme Kathy Assayag.Dans le vieux pays, la Tsédaka se faisait essentiellement de façon spontanée.Comment pensez-vous que notre communauté a vécu la transition de la Tsédaka traditionnelle à la Tsédaka organisée passant par des institutions organisées ?Kathy Assayag : Au Maroc, la Tsédaka était essentiellement dirigée vers nos synagogues, rabbins et d'une manière plus sporadique, directement aux pauvres.Il faut souligner qu'à cette époque nos synagogues s'occupaient non seulement des besoins spirituels et religieux de notre communauté, mais elles subvenaient aussi à plusieurs besoins socio-économiques : assistance aux pauvres, soutien lors de crises familiales, besoin d'éducation.Elles étaient en effet la première porte que venait frapper toute personne en détresse.Aujourd'hui, le rôle de la synagogue a changé, remplissant essentiellement les besoins spirituels, religieux et culturels de notre communauté; un rôle des plus importants.Par ailleurs, une multitude d’organismes et d'agences spécialisées se sont établies pour subvenir aux autres besoins de notre communauté.Il est compréhensible que notre communauté ait éprouvée une réticence à passer de la Tsédaka traditionnelle à celle de la Tsédaka organisée.Question d'habitude, de confiance, mais surtout de manque d'informations pertinentes.Par contre, c'est remarquable que notre communauté, établie ici depuis peu de temps, participe d'une façon importante à la Tsédaka institutionnalisée et cela marquée d'une augmentation substantielle d'année en année.Ce qui est de plus en plus clair, c'est que lorsqu'un effort adéquat est investi à éduquer et à sensibiliser un donateur aux bienfaits de ces organismes, un don est souvent assuré.Question d'informer et d'avoir une bonne approche.Rabbin Moïse Ohana : Selon la Halakha, on se doit de gérer le budget qu'on a décidé d'allouer à la Tsédaka de manière responsable comme pour ses investissements.On ne va pas mettre son argent dans la première affaire venue.On s'assure que c'est une affaire rentable et si on a plusieurs propositions, on les évalue l'une par rapport à l'autre de manière très approfondie pour ne retenir que les meilleurs.Dans le contexte moderne en Amérique du Nord, en France, et partout ailleurs dans les communautés juives, on a mis en place la Campagne de l'Appel Juif Unifié ou tout autre nom similaire qui permet aux donateurs de mettre leur argent de Tsédaka entre des mains fiables et qui opèrent avec une rigueur professionnelle, pour couvrir le maximum de bonnes causes selon des critères et des échelles de priorités qui sont abondamment débattues.Par le moyen de cette Tsédaka les besoins fondamentaux de l'entraide au sein de la communauté sont couverts à tous les niveaux.Et c'est très certainement un canal privilégié pour une partie importante de notre budget de Tsédaka.On continue à opérer de la manière traditionnelle pour soutenir des institutions de torah ou apporter concrètement de l'aide à des familles dans le besoin, des causes qui nous sont bien connues et qui sont gérées de manière que l'on sait honnête, intelligente et crédible.Ralph Benatar : La Tsédaka a toujours eu pour objectif aussi bien au Maroc que chez nous, de restaurer dans leur dignité ceux qui sont démunis, les sans emploi, les personnes âgées, ceux qui ne peuvent subvenir à leurs besoins vitaux et la pratique de la charité dont la Tsédaka est une des déclinaisons, constitue avec la connaissance de la Thora et la pratique des prières, un des trois piliers du judaïsme.C'est sur ces principes que notre communauté a pratiqué la Tsédaka dans notre pays peut-être de façon désorganisée mais avec beaucoup de cœur.La transition de la Tsédaka spontanée et traditionnelle à celle plus structurée et dirigée vers des institutions philanthropiques, a nécessité de passer par des étapes de sensibilisation et d'information indispensables au succès des campagnes sépharades de l'Appel juif.Notre communauté s'est parfaitement intégrée à ces nouvelles exigences et comprend de plus en plus l'obligation de supporter et d'aider ces institutions.Les premiers appels n'étaient pas représentatifs, aujourd'hui ils sont plus conséquents.Dans notre communauté, les dons se font souvent à des personnes religieuses représentant des institutions à l'étranger.Pourquoi ce type de charité est-il prévalant par rapport à celui qui est destiné à d'autres institutions ?- Cm .¦.SI#.La Voix Sépharade, septembre - octobre 2001 Communauté K.A.: Notre communauté est très généreuse, autant aux organismes locaux qu'à l'étranger.Je ne sais pas si ces dons sont prévalants ou pas.En tout cas, je ne pense pas qu'il y ait cause de faire une comparaison.Oui, c'est vrai que notre communauté appuie des causes religieuses à l'étranger.Ces gestes de charité doivent être applaudis.Chaque individu a le choix d'exprimer l'acte de Tsédaka en fonction de sa pensée et à ce qu'il lui tient à cœur.Il ne faut pas penser que ces dons se font au dépit de la Tsédaka institutionnalisée.D'ailleurs, de plus en plus, nous pouvons constater que des individus appuient les causes des Yéshivas, des synagogues, des institutions en Israël et donnent substantiellement à l'Appel juif unifié.Encore une fois, il est question d'informer l’individu quant aux besoins de notre communauté : les besoins de nos aînés, des pauvres, de l'éducation de nos enfants, des familles en crises, etc.Rabbin M.O : Pour ce qui est des institutions situées à l'étranger, si on s'est bien assuré qu'il revient à telle institution de figurer haut sur notre liste des priorités.La règle demeure néanmoins pour nous de donner la priorité aux causes locales.R.B.: Nos textes Halachiques considèrent qu'il y a lieu de suivre un ordre préférentiel dans la hiérarchie des dons : à savoir les pauvres de sa maison avant ceux de sa ville, ceux de sa ville avant ceux d'une autre ville et ceux de la terre d'Israël avant les autres.Notre communauté est reconnue pour appliquer en bloc ces préceptes et elle aide dans une plus grande proportion les institutions religieuses locales et étrangères.Il y a effectivement un lien identitaire plus fort lorsqu'il s'agit de contribuer pour supporter un Kollel, une Yéchiva, une synagogue ou lors d'une Hilloula et les montants collectés sont révélateurs de cette inclinaison.Ce sont certainement des traits caractéristiques propres à notre communauté qui vont chercher leur source dans l'héritage de sainteté véhiculé dans notre pays d'origine où l'intensité de la vie religieuse, la densité des lieux de prières, l'amour de l'étude, la piété profonde et le culte des Saints faisaient partie intégrante de notre Judaïsme.Devrait-on être plus critique par rapport aux institutions qui recueillent des fonds?K.A.: Critique ?Absolument.mais pas avant d'être bien informé.De préférence, amener ces critiques à travers une implication personnelle.Passer de la parole à l'action.Les institutions organisées doivent leur efficacité en grande partie à l'implication des bénévoles.Non seulement pour ce qui est de la levée de fonds mais aussi pour traiter l'allocation de ces fonds.Par exemple, le processus d'allocation des fonds de l'Appel juif unifié est traité par plus de 120 bénévoles à travers des comités tels que les Services aux aînés, Éducation et culture juives, Services aux familles et enfants, organismes communautaires et bien autres.En s'assurant d'une implication plus importante des membres de la communauté au sein de ces comités, nous pouvons assurer que la spécificité de nos besoins soit respectée et adressée.Une implication personnelle permet aussi de s'éduquer et donc d'être en mesure de propager des faits pertinents.Si un individu ne donne pas à l'Appel juif unifié, il est possible qu'il ignore, par exemple, que les dépenses pour la levée de fonds s'élèvent à seulement 9%; ou que plus de 4 millions de dollars sont alloués à l'éducation, plus de 5 millions de dollars à la population vulnérable, et plus de 2 millions de dollars aux Services aux aînés.Finalement, il est important de diffuser l'information, s'assurer d'une meilleure compréhension de notre organisme et d'amplifier l'implication des membres de notre communauté.Cela est essentiellement notre mandat.Rabbin M.O.: Oui et surtout parce que c'est notre Communauté et la responsabilité de nous en occuper vient en premier.Ensuite parce qu'il y a moins de risques à investir dans des causes qui ne méritent pas de figurer haut dans nos priorités.La clé est donc dans la manière dont on répartira ces fonds de Tsédaka.Qu'il y ait de toutes petites sommes allouées sans trop de recherche, pour ne pas dire non, est aussi louable.L'essentiel est que le gros de notre budget aille à ce que nous savons être des causes depuis longtemps confirmées honnêtes, crédibles et bien intelligemment gérées.R.B.: Nous devons nous assurer que la redistribution des sommes collectées dans un cadre institutionnel doivent être dirigées ou utilisées à bon escient.C'est le cas de l'Appel juif unifié qui soutien un certain nombre d'institutions de l'État d'Israël et qui s'efforce de subvenir en grande partie aux besoins communautaires locaux, suivant des critères de sélection rigoureux.Il faut cependant veiller à ce que ce processus considère les nouveaux besoins et les priorités de tous les segments de notre communauté et reflète l'évolution et le profil de chacun d'entre eux.Je crois qu'il faut continuer d'exiger la transparence à toutes les institutions ou individus qui collectent des fonds pour des besoins religieux, communautaires ou autres, et permettre ainsi aux donateurs de connaître la destination de ces fonds.Kathy Assayag est Directrice de la Campagne de l'Appel Juif Unifié, Division sépharade à la Fédération CJA Le Rabbin Moïse Ohana est Directeur des Etudes juives à l'Ecole Maimonide M.Ralph Benatar est Président de la Communauté Sépharade du Québec La Voix Sépharade, septembre - octobre 2001 Communaut Dites-nous Monsieur le Président.Propos recueillis par Elie Benchetrit.% * Après une présidence à l'École Maimonide, où vous avez dû gérer problèmes et crises, vous voilà à nouveau président, cette fois-ci, de la Communauté Sépbarade du Québec ce qui n'est pas une sinécure.Quelles sont les raisons de votre choix ?Mon passage à l'École Maimonide a été extrêmement bénéfique, puisque j'ai pris davantage conscience non seulement des enjeux communautaires dans le domaine de l'éducation mais aussi des problèmes que rencontre notre communauté en terme d'orientation stratégique, de vision à moyen et long terme, de structures existantes, de besoins à couvrir et de réalités sur le terrain.J'ai effectivement réalisé le rôle prépondérant que la CSQ doit remplir dans le débat politique qui domine la vie de la communauté juive de Montréal dans tous les dossiers qui touchent nos instances communautaires, à savoir, le partage des responsabilités, l'aide à nos constituantes, à nos écoles, l'assistance aux personnes âgées, à ceux plus démunis, à la transmission de notre richesse culturelle et de nos valeurs, aux questions de représentations des Sépharades dans les structures communautaires et du rôle plus actif qu'ils doivent remplir dans les décisions qui touchent notre futur, à la promotion de nos intérêts socio-politiques.Je suis convaincu que le nouveau profil démographique de la Communauté Sépha-rade du Québec qui préfigure une augmentation substantielle de nos jeunes dans les prochaines années et le poids politique s'y rattachant, sont des facteurs déterminants dans la considération et l'obtention de moyens répondant à nos besoins.Nourrir par notre voix le bien fondé des revendications de la Communauté Sépharade du Québec en exposant les options qui découlent de notre spécificité et de notre identité, est un défi de taille et il est à la hauteur de ma détermination de vouloir tout faire La Voix Sépharade, septembre - octobre 2001 pour que notre Communauté prenne la place qu'elle mérite à l'intérieur de la grande Communauté Juive.Je l'ai dit à plusieurs reprises, j'ai la ferme intention de travailler à renforcer l'unité communautaire en étroite collaboration avec la Fédération CJA.La Communauté Juive de Montréal est unie, elle est soucieuse de sa cohésion, ce n'est plus une question de choix, c'est une nécessité.La C.S.Q, bien qu'étant reconnue et respectée par les divers paliers du gouvernement ainsi que par les organismes publics ou para-publics, souffre d'un problème d'image auprès de la population sépharade.Comment remédier à cette situation ?Toute institution communautaire assure son lien identitaire par son rayonnement, ou par les services qu'elle rend.Une des faiblesses de la CSQ, c'est de n'avoir pas assez mis en évidence son rôle politique qui vise de rassembler et de représenter nos constituantes, d'assurer la continuité de l'identité sépharade au sein de notre communauté et d’oeuvrer à l'amélioration des services que notre population s'attend à recevoir.L'image qui lui est attribuée n'est pas représentative de sa vocation communautaire puisque l'on confère à la CSQ un rôle d'institution qui octroie des services alors que sa raison d'être est de regrouper des instances qui assument des fonctions de services bien définies dans notre communauté.La population sépharade du Québec manifeste en pratique par des degrés très variables son appartenance à notre communauté suivant des intensités qui vont de la simple utilisation d'un service au niveau personnel et familial, aux préoccupations d'ordre: culturel, social, éducatif et politique de notre communauté.L'image et la perception que l'on a de la CSQ doivent être directement liées à la vitalité des institutions qu'elle représente, c'est une perception qu'il faut corriger.Je crois que seuls ceux qui, de près ou de loin, gravitent autour de la CSQ sont Communauté conscients du rôle et de la contribution de notre institution au sein du judaïsme canadien et de la société québécoise.Il est de notre devoir de rapprocher ceux qui sont indifférents à nos structures communautaires, surtout les jeunes qui doivent réaliser que le combat que nous menons pour la survivance de notre sépharadisme est conditionné par un message qui véhicule des valeurs, une histoire, un patrimoine, une identité léguée par nos ancêtres et que nous avons l'obligation de leur transmettre.L'argent étant le nerf de la guerre, la marge de manoeuvre de notre organisme est souvent réduite à cause de son manque d'autonomie financière.Avons-nous les moyens de sortir de cette impasse ?Notre institution est financée en grande partie par la Fédération CJA ainsi que par quelques programmes gouvernementaux.Nous sommes conscients que notre manque d'autonomie financière est un handicap pour lequel il nous faudra trouver des solutions.L'auto-financement des activités de notre communauté pour couvrir certains projets, reste une approche insuffisante qui limite les interventions de la CSQ dans des dossiers de grande envergure.Le défi du conseil d'administration de la CSQ, sera de répondre à l'ensemble des nouvelles exigences de notre communauté en mettant sur pied un comité de financement capable de lancer une campagne d'appel de fonds à l'échelle de la communauté en se fixant des objectifs ambitieux.La Fédération CJA nous a aidés substantiellement dans des dossiers importants et elle continuera à le faire dès l'instant où nous démontrerons que nous faisons notre part.Je suis persuadé que la population Sépharade continuera de nous soutenir par des gestes conséquents.Elle le fait fortement dans le cas de nos institutions religieuses et dans le cas de l'appel juif unifié.Je crois qu'il faut continuer de sensibiliser davantage nos bienfaiteurs sur le bien fondé et l'importance de financer nos instances communautaires.Lors de votre discours inaugural, vous avez évoqué la possibilité d'une prochaine fusion entre la C.S.Q.le C.C.J et le Centre Hillel.Pensez-vous que le temps est mûr pour une telle initiative et quel serait son impact, si elle se concrétisait ?Je souhaiterais porter à la connaissance de notre communauté que ce projet de fusion est un projet tripartite émanant de la CSQ, du C.C.J.et du Centre Hillel et qu'il fait l'objet d'une étude très sérieuse de la part de ces 3 institutions.Un comité de fusion examine avec beaucoup de célérité toutes les questions inhérentes à ce type de projet qui a pour ambition de regrouper sous une même structure des institutions qui ont des mandats différents dans la communauté.C'est un projet d'envergure qui amende le modèle existant et qui pose les bases d'une refonte en profondeur de notre structure légale et opérationnelle.La Communauté Sépharade du Québec avait été bâtie il y a une quarantaine d'années suivant un concept d'affiliation virtuelle de nos constituantes, qui mérite aujourd'hui d'être réexaminé compte tenu du contexte dans lequel nous évoluons, des services que nous offrons et des attentes de notre population.Notre vécu communautaire nous a permis de constater qu'il existe certaines faiblesses dans notre système actuel qui doit être corrigé et laisser la place à une unification de nos objectifs, de nos services et de nos professionnels.Nous croyons que notre nouvelle vision communautaire qui sera articulée autour d'un mandat ventilé par ces objectifs, aura tous les atouts pour réussir dans une structure consolidée, telle que celle qui est posée sur la table aujourd'hui.Je crois qu'il faut laisser ce comité de fusion finaliser sa réflexion et son analyse et nous reviendrons dans un avenir proche, présenter ce projet complet à notre communauté.La Voix Sépharade, septembre - octobre 2001 mm Ralph Benatar Président de la Communauté sépharade du Québec et les membres du Conseil d’Administration, Linda Amram directrice générale et son équipe de professionnel(le)s adressent leurs meilleurs vœux de Chana Tova à l’ensemble de la Communauté Juive montréalaise.¦ Nomination Le Président de la Communauté Sépharade du Québec et les membres du Conseil d'Administration ont le plaisir d'annoncer la nomination de Mme Linda Amram au poste de directrice générale de la Communauté sépharade du Québec.Mme Linda Amram est une communautaire de longue date, elle a été présidente de la Campagne sépharade de l’Appel juif unifié division féminine, membre fondatrice du regroupement des femmes francophones, et présidente des Services étudiants juifs de Hillel.Sur le plan professionnel, Linda a exercé pendant de nombreuses années à des postes de cadre supérieur chez Bell Canada et Bell Sygma.Nous adressons à Linda nos meilleurs vœux de succès dans ses nouvelles fonctions.Fédération Sépharade du Canada À l’occasion de Roch Hachana 5762 et des Fêtes de Tichri M.Judah Castiel, président et le Conseil d'Administration adressent leurs meilleurs vœux de bonheur, de santé, De prospérité et de paix à l’ensemble de la communauté juive montréalaise ainsi qu’au gouvernement et au peuple de l'État d'Israël.La Voix Sépharade, septembre - octobre 2001 Communauté " Nous avons un besoin urgent de bénévoles " Claude Guedj, président de la Commission des Ressources humaines : Claude Guedj préside aux destinées de la Commission des Ressources humaines de la Communauté sépha-rade du Québec depuis un peu plus d'un an .Ce psychologue industriel diplômé de la Sorbonne, de l'Université de Montréal et de l'Université du Michigan compte plus d'une vingtaine d'années d'expérience dans le domaine de la psychologie du travail et de la gestion des ressources humaines.Il nous a livré récemment ses réflexions en ce qui concerne le bénévolat au sein de notre organisme.Les bénévoles constituent l'épine dorsale des organ ismes à but non lucratif, or à l'heure actuelle nous constatons au sein même de notre institution qu'il y a un certain essoufflement dans ce domaine, les vétérans tendent à décrocher peu à peu et la relève ne se presse pas au portillon.Quelle analyse faites-vous de cette situation ?Je n'ai pas une longue expérience en ce qui concerne la Communauté, cependant je peux faire quelques commentaires à la lumière des expériences que j'ai vécues en tant que bénévole auprès de l'organisme.L'objectif de la Commission des Ressources humaines est de recruter des bénévoles .Or, nous nous sommes aperçus, en rencontrant les bénévoles qui nous représentent au seinde certains comités ou organismes, que ce soit au niveau de la Communauté juive ou d'autres instances, qu'il n'y avait pas nécessairement de relève et possiblement un certain essoufflement.En effet, ce sont en général toujours les mêmes personnes qui s'impliquent et il me semble que nous ne disposons pas de mécanismes qui permettent d'assurer la relève et ceci malgré la mise en place du programme du Jeune Leadership Sépharade.Nous n'avons pas encore développé une vraie planification qui permettrait, entre autres, de mettre en valeur des profils de compétence pour les différentes activités de bénévolat.Faire du bénévolat dans un hôpital, par exemple, demande un certain type d'expertise et de dévouement qui est différent de celui qu'on demande à un bénévole qui va siéger sur un Conseil d'administration ou participer à un comité, comme celui de l'Association des Ecoles juives de jour.Notre objectif est justement d'essayer de développer des profils de compétence qui vont nous permettre de distinguer qui peut faire quoi et comment.Le bénévole dans la Commu- nauté est en quelque sorte un ambassadeur, notre représentant officiel .Il faudra donc qu'il puisse conjuguer et marier les valeurs de la Communauté afin de nous représenter adéquatement.Ainsi, dans le futur immédiat, il nous faut impérativement du sang nouveau, et je reconnais que ceci n'est pas facile.Nous devons nous efforcer donc de développer des moyens pour intéresser et attirer des nouveaux bénévoles.Lors de la fondation de la Communauté, tous ceux qui voulaient s'impliquer bénévolement étaient les bienvenus, c'est à dire que l'on insistait peu sur les compétences et beaucoup plus sur la motivation.Est-ce que ce type de recrutement serait d'après vous dépassé ?Ce type de bénévolat a bien répondu aux besoins de notre communauté, aujourd'hui on doit se rendre à l'évidence de notre évolution au niveau de la société québécoise, au niveau de la communauté juive et évidemment du développement de la communauté sépharade.Pour être représentés adéquatement, il faut qu'on le soit par des bénévoles qui puissent bien le faire.Il faut plus que la volonté de s'impliquer, plus que du dévouement qui sont bien sûr des prérequis essentiels.Nos bénévoles font un excellent travail mais il faut dès à présent se préoccuper de ceux qui viendront après.Queles seraient donc d'après vous les moyens à mettre en place pour sensibiliser afin de mieux recruter et consolider de cette manière le bon fonctionnement de notre institution.?HTh n> m p’bin bnn ,}vw p *m ,7*iiyn !?vy irn^nn mipyi pit?>rmm .iDtnst?>in wiinnvy nmyn novyn htd ,mupn umnm omvypn o>oPnsi o»3n» o>nvym *ip>yi .uniN mon otnyi UDipni ,mn>n oyn ,wiyii tw*w> mn« >»inm o> piuyi ,oi>n nivnni ’Pn n>rr> mi ,oys >*to .jpwivm mum n>Ni nmo i>on tnN ,nPNi\DpNi mnn 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Ce Gan-Eden RESTAURANT GLATT KOSHER Que ce soit pour votre lunch, repas d’affaire ou d’agrément, venez apprécier notre grand choix de plât frais du jour ou nos spécialités à la carte Spécial du jour, Chaque Jour! Tous les Mercredis de 6 pm à 9 pm Soirée Sushi *Livraison au centre ville pour Votre Hôte GEORGESAMAR commande de plus de 10$ 3429 Rue Peel, Centre Ville, Montréal Tel.: (514) 987-9875 Les Services d’Aide à la Famille Juive de Flnslitut Baron de Hirsch Jewish Family Services of the Baron de Hirschlnstitute 1 Carré Cummings - Montreal (Qc) H3W 1M6 En toute confiance 4 Vivez les transitions 4 Faites face à vos problèmes 4 Gérez le stress 4 Bénéficiez de la thérapie par le jeu pour enfants 4 Et plus encore.Services multilingues - Honoraires abordables 342-0000 Mille et une raisons pour notre existence! La Voix Sépharade, septembre - octobre 2001 Religion Roch Hachana ou les mots inutiles Par Yehouda Vardi Si Roch Hachana n'existait pas, il faudrait l'inventer.Ne suffit-il pas qu'en ce jour, ou pendant la courte période qui le suit, nous examinions l'ensemble des données de notre conduite passée, que nous la rectifiions en conséquence, que nous demandions pardon à ceux auxquels nous avons causé tort, pour être aussi pardonnés par Dieu ?Telle est en effet la puissance de la téchouva, le "retour" sur nous-mêmes, pour qu'à l'instar d'une bande magnétique que nous faisons défiler sur " return ", les péchés commis soient effacés.Trois livres, enseigne le Talmud (Roch Hachana 16b), sont ouverts à Roch Hachana.Les justes absolument parfaits sont inscrits dans le premier ; les crapules dans un autre et le tiers-état, si l'on peut dire, est reporté dans le troisième.Ceux du tiers-état ont jusqu'à Kippour pour faire retour, afin qu'une année de plus leur soit pardonnée, alors que le premier groupe est immédiatement noté dans le Livre de la vie.On devine ce qui advient du groupe restant.Tout cela est bel et bien, sauf que les choses ne fonctionnent pas comme ça.Et les maîtres de la Tradition, qui ont rapporté cet enseignement, le savaient bien.Les justes meurent eux aussi, et les crapules vivent bien plus longtemps qu'elles ne devraient.La mort et les épreuves ne sont pas nécessairement une sanction et nous sommes incapables de décoder le plan divin.Le mystère appartient à Dieu et notre destin est fonction de la justice et de la miséricorde divines, l'abscisse et l'ordonnée qui règlent notre vie.Les trois Livres existent, c'est vrai.Dans le Ciel, cependant, la bibliothèque est plus vaste.Tous les ouvrages ne nous sont pas accessibles.On pourrait en terminer là.Mais ce que la Tradition enseigne encore, c'est qu'il est interdit de prier idiot.Je veux dire que nos maîtres ont tenu à ce que nous soyons conscients du mystère qui appartient à Dieu et des difficultés que nous avons à communiquer avec Lui.Pour ce qui concerne notre conduite, tout est parfaitement simple.Il faut abandonner ce qui est mal et mieux faire encore ce qui est bien.La difficulté, répé-tons-le, est au plan de la communication.C'est un vieux problème, en vérité, qui ne concerne pas spécifiquement les journées "redoutables" de Roch Hachana à Kippour.D'un certain point de vue, les choses étaient plus simples à l'époque des sacrifices.Encore que la signification et la scène des sacrifices ne répondent pas à ce qu'on en dit généralement.Mais ils avaient cet avantage d'être prescrits par Dieu.D'après une école, cette prescription fut une grâce divine accordée à Israël après l'échec du Veau d'or.Si ce crime n'avait pas eu lieu, les Hébreux auraient été invités à la pratique d'une méditation métaphysique, sans plus, qui aurait établi une liaison entre le fidèle et Dieu.L'aberration du Veau d'or a montré que les Hébreux étaient incapables de s'en tenir à un exercice mental ; d'où l'institution du culte sacrificiel.Par la suite, l'exercice de ce culte s'avéra pervers.Si bien que déjà à l'époque du deuxième Temple, on institua en plus des prières.Mais à quoi sert une prière ?A louer Dieu ?Quel orgueil d'imaginer que Dieu a besoin de nos louanges ! Alors, la prière servirait à Lui demander un service ?Mais Dieu a-t-il besoin de notre quête pour savoir ce que nous souhaitons et faut-il que nous l'en priions pour qu'il accepte de nous exaucer ?Une histoire hassidique dit qu'un jour, à l'instant le plus solennel de l'office de Kippour, quelqu'un dans l'assistance se mit à siffler.On imagine le scandale.Le rabbi, cependant, fit taire l'assistance." Je sens, prononça-t-il, que les portes du Ciel viennent de s'ouvrir et que notre prière est acceptée.".Une histoire du même genre raconte que grâce à un bonhomme un peu fruste, ne connaissant ni lecture ni prière, qui égrenait les lettres de l'alphabet pendant l'office (si seulement, se disait-il, Dieu pouvait composer avec mes lettres le texte qui lui convient), la prière de la communauté tout entière fut agréée.Le siffleur ne savait pas prier lui non plus.C'était un berger s'adressant à Dieu comme il le faisait pour appeler ses bêtes, parce que c'était là son unique moyen de communication.Ces récits, que rapporte Agnon(l), répondent à un enseignement des Sages qui voient dans le Psaume 81 le message de Roch Hachana.Il y est question , au verset 4, de ce qui est " couvert au jour de notre fête ".Contrairement aux fêtes en général, à Pessah et Soucot qui sont fixés quand la lune est pleine, Roch Hachana a lieu le premier du mois, à un moment où elle semble couverte parce que l'astre est caché.A son instar, le plan de Dieu ainsi que notre destin personnel restent cachés en ce " renouvellement du mois " où, continue le Psalmiste en expliquant qu'il s'agit là d " 'une indéchiffrable, un précepte du Dieu de Jacob ", " vous sonnerez du cho-far ".Ce Psaume, nous le récitons, précisément, avant les sonneries du chofar(2) parce qu'il nous faut retrouver la simplicité du berger.Nous déclarons ne pas savoir, le Mystère reste entier.Nous ne savons quoi dire et nous nous adressons à Dieu, humbles et repentants, nous associant simplement à l'appel du sonneur.Il ne dit rien, il ne prononce pas une lettre, pas un mot.Il souffle dans la corne d'un animal parce que Dieu nous a assurés que de cette manière (Lévitique 23, 23-25 et Nombres 10,10) nous nous rendons présents à sa miséricorde.1 Dans un recueil intitulé Les Jours redoutables et qui servit de livre de chevet à nombre de fidèles pendant le mois de Tichri, bien avant que l'écrivain devienne célèbre grâce au prix Nobel de littérature.Sur la suite de notre texte et la sonnerie du chofar, voir l'auteur du Sefat Emett.2 Corne de bélier dans laquelle on souffle pour émettre les sonneries rituelles.Reproduit avec l’aimable permission du mensuel l'Arch.La Voix Sépharade, septembre - octobre 2001 Monde Juif Introduction à l'histoire des juifs d'Espagne Par David Bendayan II- Les origines historiques uite à la parution du premier article de cette série, l'on m'a suggéré d'apporter, dans les textes, des observations, des commentaires personnels.Or, j'estime que 1 histoire devrait être, avant tout, une science qui repose en une documentation rigoureuse et qui fait abstraction de tout jugement subjectif.Toutefois, c'est de bon gré que j'ajouterai désormais dans cette chronique des interprétations, des réflexions d'ordre personnel et donc forcément discutables.Celles-ci seront insérées entre crochets.L’Espagne romaine [Nous avons vu, dans l'article précédent, qu'en ce qui concerne les origines bibliques de la présence juive en Espagne, les récits qui nous sont parvenus relèvent surtout du mythe.Or, tout mythe, sans vouloir entrer ici dans des considérations de nature psychanalytique, manifeste les désirs, les aspirations, l'imagination de l'homme.J'ai donc le sentiment que ces légendes, ces récits embellis témoignent, peut-être inconsciemment, de l'amour, de l'attachement du juif espagnol envers cette terre hispanique où il devait s'établir, en y transposant son héritage religieux et culturel.Car, ne perdons pas de vue que le sépharade, en dépit des vicissitudes, des persécutions, des conversions forcées et de l'expulsion, n'effacera jamais de sa mémoire cette patrie ibérique, conservant ainsi la langue, les coutumes et les "romances", ce qui est fort significatif.] La présence juive est attestée, le long de la côte méditerranéenne par les fouilles archéologiques.En effet, nous disposons à cet égard de diverses pierres tombales, en particulier celle de la fillette Salomonula à Adra (Andalousie) qui témoignent de l'arrivée des hébreux tout au début de l'ère La Voix Sépharade, septembre - octobre 2001 # , , Stèle du Ve siècle.Branches de ménora décorée de paons chrétienne.Quelle était donc la cause de cette diaspora ?La destruction du second Temple par Titus (70 après J.C.), mais en particulier le dénouement désastreux de la révolte conduite par Bah-Kochbah sous l'empereur Hadrien en 135, expliquent cette fuite massive dans le bassin méditerranéen et en particulier en Espagne.[Pourquoi avoir choisi cette terre d'asile pour s'établir en si grand nombre ?Sans doute à cause du climat et de la terre fertile qui en faisaient le grenier de l'Empire romain.] Ce qui semble certain, c'est que sous la domination romaine, il n'y eut pas d'intolérance religieuse ou politique, les juifs étant considérés comme des citoyens à part entière.Cependant, lorsque l'empereur Constantin embrassa le christianisme (312), la situation commença à se détériorer.En 314, le concile d'Elvira (Grenade) devait dicter une série de canons antijuifs afin d'éviter le contact entre les nouveaux chrétiens et les hébreux, ce qui prouve bien l'importance des communautés juives.En 418, à Magona (Iles Baléares) de violents combats opposèrent juifs et chrétiens " : la synagogue fut brûlée, des femmes moururent héroïquement et la population fut forcée de se convertir.[Ce fait me paraît significatif à maints égards.D'abord, il s'agit là, de toute évidence, du premier "pogrom" en terre sépharade ; de plus nous assistons ici à la naissance du phénomène de crypto-judaïsme qui devait se propager à travers tout le pays ; enfin, il est curieux de constater que cet incident ait lieu aux Baléares, îles tristement célèbres pour ses Chuetas, descendants de ces juifs brûlés ou forcés de se convertir au XVe siècle et qui continuent à faire couler beaucoup d'encre.] L’Espagne wisigothique En 415, les tribus germaniques déferlent sur l'Espagne.Au début de l’invasion, les Wisigoths de religion arienne (l'arianisme était une forme hérétique du christianisme), firent preuve de tolérance ou d'indifférence envers les juifs qui étaient pour la plupart des cultivateurs travaillant la terre seuls ou avec l'aide d'esclaves.[Ceci est assez insolite dans la mesure où les juifs d'Europe auront tendance à négliger l'agriculture au profit des professions libérales.Il est probable qu'en Espagne, à l'encontre de la France ou de l'Italie, l'absence de développement économique en soit la cause ] Or la conversion du roi Récarède au catholicisme (587) allait déclencher une vague de persécutions antijuives que le concile de Tolède (589) devait intensifier par des canons qui brimaient et excluaient les juifs de la société. onde Juif Le roi Sisebut, écoutant les conseils de l'évêque de Séville, Isidore, organise en 633 un nouveau concile à Tolède dont les dispositions furent extrêmement sévères.En insistant sur la répartition entre catholiques et juifs, ces canons ordonnaient aux hébreux de se convertir ou d'abandonner le pays.Ainsi commençait la tragédie de plusieurs générations, celle des conversos obligés de s'appeler Juan sans cesser pour autant d'être Abraham.[Ces mesures préfigurent déjà l'édit d'expulsion de 1492 qui, en fait, reprenait à son compte des dispositions séculaires.Ce qui diffère pourtant c'est que le décret des Rois catholique réussit à atteindre l'objectif poursuivi alors que la législation wisig-othique, pour des raisons multiples et obscures, échoua dans son entreprise.] Les divers conciles qui se succèdent en reprenant la même litanie de restrictions et d'ordonnances, conciles sur lesquels je ne m'attarderai pas, finiront par empirer les conditions de vie au point que les juifs perdront tous leurs droits et seront réduits à l'esclavage.En 694, le roi Egica accuse les juifs d'être en connivence avec les arabes qui viennent d'envahir le Maghreb.Il ordonne la confiscation de tous les biens juifs ainsi que le baptême forcé de tous les nou-veaux-nés.[Il s'agit là, paraît-il, d'une juste accusation.Il est très probable, en effet, que le sort tragique des juifs d'Espagne ait incité ceux-ci à faire appel à l'aide musulmane dans l'espoir de se libérer du joug wisigothique.] Ce décret constitue le dernier témoignage de la lutte séculaire entre juifs et wisigoths.Tous ces événements serviront d'exemple et de justification pour alimenter la haine féroce de l'Église vers la fin du Moyen Age.Toujours est-il que la conquête arabe allait changer la face de l'Espagne.[A la lumière de cet article, il ressort que tant et aussi longtemps que la chrétienté n'était pas la religion officielle, la vie quotidienne se déroulait convenablement.Mais dès que le paganisme et l'arianisme furent supplantés par le culte catholique, le ton se durcit à l'égard des juifs et même des convertis, inaugurant ainsi le cycle infernal des persécutions, des exactions, des souffrances.] dbendayan @ hotmail.com DOUBLE IMPACT SONORISATION VOUS PRÉSENTE EN EXCLUSIVITÉ L’ORCHESTRE yiTELIFE La discothèque mobile Double Impact se donne comme mission de rendre tous vos événements Inoubliables Double Impact & Nitelife “ Le Choix de Chaque Génération ” Samy ou Simon (514) 484-1346 La Voix Sépharade, septembre - octobre 2001 Monde Juif communautés Community in Poland Par Leo Paul Dana The first Jews on Polish soil were international merchants who spoke Arabic, Greek, Persian and Spanish ; Jewish traders are believed to have assisted in the conversion to Judaism, of the Kharzars (a nation who lived in the area corresponding to Poland today).Influenced by these entrepreneurs, the ruler of Khazar (the state that preceded Poland) converted to Judaism.Thus, there have been Jews in Poland for a thousand years, and they have had occasional contacts with Sephardim.A Jewish entrepreneur from Tortosa (on the Iberian Peninsula), namely Ibrahim ibn Jakub, wrote about Krakow, about 1,000 years ago.The late 11th century saw mass migration of Jews from Prague to Poland.In 1264, under the rule of the Polish ruler Boleslaw Pobozny, the Charter of Kalisz guaranteed freedom of religion as well as full security for Jewish communities and for Jewish property.This decree granted Jews free trade and the right to engage in money-lending.Jews were also allowed self-government in La Voix Sépharade, septembre - octobre 2001 their communities, and they were exempt from municipal jurisdiction.While the Jews enjoyed these special privileges, this led to hostile reactions from the Catholic clergy.In 1267, Jews in Wroclaw were required to wear an identification.Furthermore, new regulations officially banned Jews from holding positions making them superior to Chrisitians.But this was not enforced, since the princes prospered from the economic activity of the Jews.The country being underdeveloped at the time, Jewish artisans and entrepreneurs were welcomed to Polish land.By 1304, Krakow had a ul.Zydowska (rue des juifs).In 1334, Casimir the Great exempted the Jews from German law.Polish Jews thrived, trading between Poles, Hungarians, Italians and Ottomans.The international network of Jewish entrepreneurs gave them a competitive advantage over local people.Protests by the Catholic Church led to the Statute of Warka in 1423 ; this document limited the banking activities of Polish Jews.John of Capistrano - Franciscan friar -inspired riots against Jews in 1454.In 1495, Jews were expelled from Krakow and settled in neighbouring Kazimierz.In 1568, Jews banned Christians from settling in Kazimierz.Following the Spanish Inquisition, Jews came to Poland from Spain and Portu- gal.As well, there was migration from Italy and from the Ottoman Empire.The Jews became prominent in Polish society.Families such as the Epsteins, Fajanses, Kronenbergs, Natansons, Reichmans Rotwands, Toeplitzes, and the Wawelbergs, became well-known.Between the two World Wars, Jews accounted for 10% of the population of Poland, and many became very involved in politics.While secular Jews created the Poaleh Zion Party, Orthodox Jews developed the Mizrachi and the Agudas Izrael Parties.During the inter-War years, Poland had an extensive Jewish press, published in Hebrew and in Yiddish, as well as in Polish.The Jewish community had 30 daily newspapers and more than 130 Jewish periodicals.Among the literary figures was Shalom Alechem.In September 1939, 100,000 soldiers of the Polish forces were Jews.During the war, the Jidiszer Wissenszaftlecher Institute (Yiddish Scientific Institute) was transferred from Wilno to New York.Most members of the Jewish community in Poland fell victim to the Holocaust.After the liberation of the concentration camps, few returned home. DECORAPHInc g Sr V:VV:4 5MM& ¦s*/ PNia SÜS ¦ m I- • 6 g||g22gg|g ^S^SSfau rjrzimin\'XB£ Æ>r~‘ TV# ¦V.&j3?3£!g§£ (Décor de soirée 94 ehitsa (Brith-94iCafi Location de nappes Centres de ta6Ce "Housses de chaises (Bonbonnières (Rjipfiy JLssayag w w .decorap fi.com Culture notes de lecture Du village au monde : à la rencontre des cultures Par Marc-Alain Wolf J'ai eu l'occasion de rencontrer Jacques Langlais lors d'une conférence prononcée au centre communautaire juif de Montréal.J'ai pu apprécier ce jour-là l'esprit d'ouverture, la curiosité et la simplicité d'un homme qui a consacré une grande partie de sa vie au dialogue interculturel et interreligieux.Jacques Langlais vient de publier une autobiographie écrite en collaboration avec Yossi Lévy.Un gros livre de plus de 400 pages, passionnant à lire, qui retrace l'itinéraire spirituel d'un prêtre québécois qui a sillonné le monde et qui a créé le Centre Mon-chanin devenu aujourd'hui l'Institut interculturel de Montréal.Monsieur Langlais est un vieil ami de la communauté juive.Il nous raconte comment la " question juive " s'est introduite dans son univers familial quand une de ses cousines a épousé un juif américain.Sa rencontre, dans les années 50, avec David Rome, archiviste et historien, va lui permettre d'approfondir ses connaissances sur l'histoire des relations entre Juifs et Québécois.De cette longue, studieuse et fidèle amitié naîtront deux livres : Juifs et Québécois français, 200 ans d'histoire commune (Fides,1986) et Les pierres qui parlent (Septentrion, 1992), deux classiques sur le sujet.Jacques Langlais s'est également impliqué dans les Amitiés Judéo-Chrétiennes, le Dialogue St-Urbain et a participé, toujours avec David Rome, à la création de l'Institut québécois d'études sur la culture juive, un organisme consacré à la transmission et à la diffusion de l'héritage culturel yiddish montréalais.Monsieur Langlais s’est également intéressé à la communauté juive francophone (et sépharade) qui a, selon lui, créé un climat nouveau entre Juifs et Québécois de souche.Si, comme fauteur l'écrit, la découverte de la communauté juive québécoise a été, pour lui, source des plus grandes surprises et des plus belles amitiés " extraculturelles ", son parcours personnel et professionnel va le conduire à fréquenter d'autres univers et d'autres religions : l'Asie et l'Amérique latine, l'Islam et le Bouddhisme sans oublier sa " redécouverte " de l'héritage amérindien.Heureuse vie que celle d'un voyageur passionné par la diversité des peuples, des hommes et des croyances.Jacques Langlais est aussi un érudit et un travailleur infatigable qui a beaucoup publié, beaucoup rencontré, beaucoup dialogué, qui s'est impliqué dans de nombreuses organisations et dans d'innombrables publications comme la revue Orient éditée par les Missions des pères de Ste-Croix.Oserais-je dire que la partie du livre qui m'a le plus touché est la première, celle qui retrace l'enfance, les années de formation et ce que l'auteur appelle l'enracinement dans sa tradition religieuse.Nous découvrons Rivière-Bleue, le village du Bas-Saint-Laurent.Nous faisons connaissance avec la famille Langlais : le père notaire, la mère musicienne, des oncles et des tantes dont plusieurs religieux.Nous assistons au départ de Jacques pour le collège, à onze ans, et à la naissance, discrète et humble, de sa vocation religieuse.Aucune emphase mais beaucoup de chaleur dans les descriptions de personnes ou de situations.Le style est direct et précis.Les questions délicates sont traitées avec franchise et sobriété.Le noviciat et le scolasticat sont des expériences riches mais aussi éprouvantes que l'auteur évoque avec une honnêteté émouvante.Les cent premières pages sont une belle illustration du Québec des années 20 et 30.Le livre de Jacques Langlais est une invitation au voyage, à la tolérance et au dialogue.L'homme qui nous parle sait admirablement communiquer son enthousiasme pour la diversité du monde humain.Il y a, dans les 430 pages du livre, beaucoup de sérénité et d'optimisme.On sort de cette lecture impressionné par tant de rencontres mais surtout rassuré par le message de paix et d'amitié qui y est inscrit à chaque page.Message précieux en ces temps d'inquiétude pour les Juifs du monde entier qui voient déferler sur le Moyen-Orient des torrents de haine.Hommage à Yossi Lévy pour avoir rendu possible la publication de cet ouvrage.Jacques Langlais, Carte Blanche, 2000 JACQUES LANGLAIS Du village au monde : à la rencontre des cultures Avec ta collaboration t/c Joseph Josy Levy CARTE BLANCHE pHTh d 52 La Voix Sépharade, septembre - octobre 2001 Culture notes de lecture Les voyages désorientés Nelly Roffe Peintre, écrivain, metteur en scène et professeur au département de théâtre de l'Uqam, Serge Ouaknine est né à Rabat au Maroc.Il a ensuite vécu en France et en Pologne avant de venir s'installer au Québec en 1977.Café Prague et autres récits de voyages, publié en 2000 chez Humanitas est le premier essai de récits de voyages écrits pour rendre compte, dira l'auteur en entrevue " de ce passage sur l'épiderme de la terre ".A la fin des années 70, Serge Ouaknine se retrouvait avec d'autres immigrants au Café Prague, un bistrot situé dans un sous-sol du centre ville pour se remémorer la vieille Europe et son histoire.Le Café Prague est aujourd'hui disparu ; Serge Ouaknine en constitue sa première nouvelle :Un refuge.Le Café Prague ; avec son bon jazz et quelques groupes hétéroclites " (p21).Souffrance, espoir et cicatrice, c'est ce qui revient dans ces récits nomades qui partent de Montréal pour visiter Auschwitz, Los Angeles, la Vallée de la Mort de l'Ouest américain, la Pologne, Jérusalem, l'Argentine et le Maroc.Pour témoigner d'une double présence : celle de Dieu et celle des hommes.A la question : " Au nom de qui ou de quoi parle l'écrivain juif aujourd’hui ?", Serge Ouaknine répond : " La littérature commence quand le ciel se retire.L'écrivain témoigne en son nom Scribes et prophètes en celui de Dieu.L’exil est la condition manuscrite de l'écrivain.Il est la marque de la liberté de l'écrivain sur le scribe.L'écrivain est le scribe affranchi de l'Éternité.Loin d'être une fatalité, l'exil est un choix, le prix à payer pour témoigner de la Parole et en être les scribes à perpétuité." Café Prague et autres récits de voyages recèle d’ailleurs plusieurs allusions à la Serge Ouaknine Café Prague et autres récits de voyage Serge Ouaknine* Poèmes désorientés Bible, à l'Ancien et au Nouveau Testament.Pour Serge Ouaknine, la Bible est d'une richesse exemplaire car on y retrouve de l'érotisme dans " le Cantiques des Cantiques " des textes sur l’exode, sur la quête de la liberté, sur la révélation de l'Homme à la transcendance.On y retrouve également des règles de voyage et de conduite ainsi que des réflexions sur l’histoire.Dans Café Prague et autres voyages, le poète pose aussi un regard méditatif sur le Maroc : " Au Maroc comme dans l'Orient, les portes sont associées aux sanctuaires de la prière et à l'érotisme de la maison." Cet amoureux du théâtre (" le théâtre est ma prière.Je vais vers les juifs car ils sont mon destin "), avait mis les germes de ses réflexions dans un beau recueil de poèmes édités en 1993 aux Éditions du Noroît.Les " poèmes désorientés " sont traversés d'une mémoire ambulante et d'une écriture d'errance mais la structure est bien définie dans l'avant-propos : " En hébreu le mot signifiant le Un (ehad) et celui de l'Amour (ahava) ont la même valeur numérique 13.Le tétragramme qui désigne Dieu a pour valeur 26, équivalente à leur somme.Les 52 poèmes désorientés sont été composés selon quatre chapitres de 13 poèmes dans la perspective de cette matrice.A chaque chapitre sont insérés des peintures et des dessins réalisés par l'auteur entre 1963 et 1993 à Casablanca, à Paris et à Montréal." Des voyages encore, qui partent de la Palestine, passent par l'Europe et vont vers l'Orient : "O Salonique ! Tes barques goudronnées transhument vers le Nord elles ne reviendront pas." (p.39) Mais ce recueil de poèmes est aussi un hommage au père disparu : Ah ! mon père Toi que je n'ai jamais vu pleurer Je regarde ta peau ton front Souverain intolérant des mouches L'honneur que l'on se fait de toi Tu l'as cultivé en tous ces jardins De notre exil Toi l'exilé de ma mère Poésie qui n'est pas sans rappeler celle d'Edmond Jabès lorsqu'elle parle d'errance et d'ombre disant le destin du sable passager.Elle se termine par une réflexion sur le travail de l'artiste : l'artiste ne travaille pas avec sa mémoire, la mémoire le travaille." La Voix Sépharade, septembre - octobre 2001 eves w 1170 rue Peel, Bureau 100, Montréal, Québec H3B 4P2 Téléphone: (514) 393-3588 • Télécopieur: (514) 393-0159 www.lewindsor.com
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