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Titre :
La voix séfarad /
Journal francophone d'information sur la vie sociale, culturelle et religieuse de la communauté juive sépharade du Québec.
Éditeur :
  • Montréal, P.Q., Canada :Communauté sépharade du Québec,1977-2006
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Présence
  • Successeur :
  • LVS
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La voix séfarad /, 2002-05, Collections de BAnQ.

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N° 3/Mai 2002/lyar 5762 Une publication de la Communauté sépharade du Québec FUSION I W Wtt Mm A 16 JUIN AU 1ER JUILLET ,/n, 0 Centre Communautaire Juif fJÈltissme, VfeDDoiserie, Etc.jj once séduire invites.ws epau de SPâte Qèt-édue T^>mx dœ HjùMûm rtpw & Thrift.5+4-^555 '^stüMJMb os S3 Ib Aivs ‘péjài.3450, Drummond, Montréal Tél.844-6888 / 844-0203 Fax 844-1 204 www.el-morocco.com ' • T-' £4.iaÉÉ Informations fk Reservations 481 - 4888 .Or Hahayim : 5700, Einstein Côte St-Luc ‘Pour von$ lettre l’em è h bouchs, Visitez notre boutique.ÇOUQMOJ (jiOütjt l'sdjur au 661,0) cl).Côte St-Luc (Prés ôh Boh(.Cavendisfal Tél.: (514) 488-4111 Fax: (514) 488-9698 wmv.lanMrt]Herite.com Prêt a Manger POUR CHABBAT ET TOUT LE RESTE DE LA SEMAINE. sommaire LA VOIX SÉPHARADE est une publication de la COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC 1, Carré Cummings - Suite 216 Montréal (Québec ) Canada H3W 1 M6 Tel: (514) 733-4998 et 733-8696 Télécopieur: (514) 733-3158 Courrier électronique: info@csq.qc.ca Internet: http://www.csq.qc.ca http://www.lavoixsepharade.com Président de la Communauté: Ralph Benatar Directeur intérimaire: Robert Abitbol Directeur adjoint: Elie Benchétrit Responsable de la publication: Jean-Claude Léon Comité de Rédaction Linda Amram, Annette Paquot, Roger Elmozino, Jean-Charles Chebat, Alain Klotz QUINZAINE StteHARADE 3003 • OiSI’rRSIONS \ RASSEMBLEMENT Quinzaine sépharade 2002 Message du comité executif oe la Quinzaine sepharadk - tJm'H jr» eu itnin-xOui pciniiej - i v utpreur), xhonfetet et ïc-uni't rirrunw*, cmuÿrmciéri n «ninov lit omit rmtnxndmor Tribut ridm d'huB cr JrbiiuiAi nit tutu A- lu «mutiin en rtrrc dlwii-l Cm xuuurs rl arritirt n?*»v feront Itur jit tt nout lurom l'r.oiwon il'ippnV-> leur ii*r.pi£0ir j li-ip«-ciSf diro lit Ljrjux Jn YMMA.irjn»îiumf pour Tcuuiaiii nWi Qu'il IM» wùi permr.A irmnt.irr IVnvmblr Al bAs4»nim qui un?conirihx- i la iruiurc !t « us*»a< CY* kieiKg» en [ne.ovjrt 1Ü Jidj ce lort.m.Svrw «5 I ••a>-K.aiv cel un •VVwktl sto pari pan pcxu i turn»**!' « «tout U unir rhelcos d » »s sjg fcw mes» tel êtes Réservez vos Soirées! La billetterie sera ouverte de 9H00 à 17H00 5400 Westbury, 2ème étage *our 300$, le Passeport de la QUINZAINE vous donne droit à TOUTES LES ACTIVITÉS aux premières loges.Pour 30$ le Passeport CULTUREL vous donne droit à TOUTES LES CONFÉRENCES de la QUINZAINE.Faites-nous part de vos commentaires : ymccj@generation.net Visitez notre site web : leccj.com Quinzaine Sépharade 2002 • Dispersions 8t Rassemblement La Reine du Pop Israélien Sarit Hadad est passionnée par sa profession et sait transmettre l'amour de sa passion à son public.Sa voix chaude et allègre, sa virtuosité à jouer tour à tour de la guitare, de l'orgue, de l'accordéon et de la Derboka, et son entrain communicatif, font de ses concerts des événements inoubliables.Élue chanteuse de Vannée en Israël, Sarit Hadad a enregistré de nombreuses chansons en hébreu et en arabe sur une dizaine de disques.Elle chante la joie de vivre avec des accents orientaux et réussit à conquérir les publics de tous bords.Le 26 juin À l’Olympia • 20h00 Une date à retenir pour une soirée inoubliable en compagnie d'une vedette de la chanson exceptionnelle! Entrevue Sarit Haddad Comment qualifieriez-vous votre musique?Ma musique est israélienne.Elle est influencée par la musique orientale et méditerranéenne.Ma famille vient du Caucase et, chez mes parents, j'ai grandi dans une ambiance musicale turque et caucasienne.Avez-vous étudié le chant ou la musique?Non, la chanson est instinctive.J'ai également appris par moi-même à jouer d'une grande variété d'instruments.Parlez-nous de votre carrière musicale Je chante depuis l'âge de 8 ans mais j'ai commencé à donner des concerts à l'âge de 16 1/2 ans.Depuis j'ai produit 10 albums.J'aime chanter la vie, l'amour, la déception, la joie et la tristesse.Il m'arrive même d'exprimer par la chanson des thèmes religieux et je rejoins ainsi le public israélien dans toute sa diversité culturelle.Vous n'avez que 23 ans et vous êtes déjà une star nationale en Israël.À quoi attribuez-vous votre succès?Le succès d'un artiste est le résultat du concours de plusieurs facteurs, à commencer par l'imprésario, les auteurs-compositeurs, les musiciens et le public.Quant à l'artiste, il se doit de persévérer et de s'améliorer sans cesse.Vous avez donné des spectacles à l'étranger?Oui, aux États-Unis, à Toronto et à Montréal.Il y a de cela 5 ans j'ai été chanter en Jordanie et en Égypte sous un nom d'emprunt, déguisée en bédouine.La réponse du public a été au delà de mes espérances.* K’ .' • i ¦¦ - Quels sont vos projets davenir?Pour l'instant, je me prépare pour l'Eurovision le 25 mai où je vais représenter Israël.Comment le public réagit-il en ces temps difficiles?La vie continue et l'on a besoin de se parler, de communiquer, de se distraire en dépit de tout! La chanson est une évasion qui permet de parler aux coeurs et aux âmes et je suis fière de me sentir utile.? Quinzaine Sépharade 2002 • Dispersions & Rassemblement Entrevue Lior Elmaleh Comment à commencé votre carrière musicale?Je chante depuis l'âge de 12 ans, principalement à la Synagogue où je lis les textes de la Paracha et de la Haftara, et où j'ai interprété certains piyoutim.Par la suite, j'ai eu la chance d'avoir comme professeur Nessim Shoushan de Mogador qui fut un élève du célèbre David Bouzaglo.Avez-vous reçu une éducation musicale formelle?J'ai étudié la musique au conservatoire de Ramat Gan.J'y ai étudié la composition musicale et le piano.Durant mon service militaire, j'ai fait partie de la chorale Rabbinique.J'ai également participé à de nombreuses soirées de Bakachot.Lors d'un concert dans l'amphithéâtre de Césarée avec Haïm Look, j'ai eu la chance de rencontrer M.Amzallag de l'Orchestre Andalou d'Israël.Ce fut le début d'une collaboration intense.Je suis devenu, avec Emile Zhrien et Jo Amar, un des solistes attitrés de l'Orchestre Andalou.Chantez-vous seulement de la musique Andalouse?Je chante la musique Andalouse traditionnelle mais il me semble que ce sera très difficile pour cette musique de survivre dans les prochaines générations, si elle ne s'adapte pas à l'époque moderne.C'est ainsi que des compostions plus légères sont interprétées dans les écoles.Par ailleurs, je viens d'enregistrer un nouveau disque " Neshima " dont le style et les thèmes sont plus modernes.Mais il n'en demeure pas moins que l'on y retrouve des modulations andalouses! ?MfK "•‘T SSL.Sirl .•* Jeunes Virtuoses Sous la direction de Sylvie Amzallag, nos jeunes virtuoses nous enchanteront une fois de plus, avec des morceaux choisis à chaque spectacle.UNI JUIVE EN NOUVELLE-FRANCE irotn nv VT-*:'• *'-¦* ; DmoKUin unutnuoct te lll\ de ‘Kkj.uIoi Jacques Attali Les Juifs, le momie et l'argent ANIM SÜUSSAN LE CHANDELIER DU VATICAN LE CAUCHEMAR DU MOSSAD.Animateur : Elias Lévy Journaliste au Canadian Jewish News, Elias Lévy couvre depuis plusieurs années l’actualité littéraire et culturelle.Il présentera de nouveaux ouvrages qui seront lancés à la Quinzaine.'Et 'Maz-amir Quinzaine Sépharade 2002 • Dispersions & Rassemblement Les Nuits de l'Humour Sépharade Entretien avec Ary Qu'est ce qui vous a donné Vidée d'être comique?Ma mère qui me réveille tous les matins à 6 heures du mat avec l'aspirateur et la musique arabe en bruit de fond.C'est un peu pour moi une forme d'exutoire de parler de ma vie.D'ailleurs, j'aimerais m'allonger auprès de vous, mon cher Igal et vous conter mon enfance, entre les boulettes de ma mère et la Dafina du samedi que je n'ai jamais pu digérer ! Enfin ce serait trop long à vous expliquer; merci quand même de m'avoir écouté! D'ou tirez-vous votre inspiration pour écrire vos sketches?De ma belle-mère qui habite juste en face de chez moi, c'est un puits d'inspiration (et en plus, c'est vrai qu'elle habite juste en face).Comment et par quel événement avez-vous connu la célébrité?J'ai eu la chance de faire l'Olympia en vedette le 31.01.2000, où plus de 2000 personnes sont venues m'applaudir.C'est une forme de consécration mais, comme ce ne fut qu'un soir, le lendemain fut vite arrivé et le réveil rude! Mais cela reste un de mes plus beaux souvenirs artistiques.pour le moment, car je compte bien faire le Stade de France après mon passage au Saidye Bronfman.E_ C'est quoi la dernière que l'on raconte à Paris?Quelle est la différence entre une pile et une juive marocaine?C'est que la pile a un coté positif! Euh.Je suis Marocain, hein, au cas où il y aurait une manif de la part de la communauté juive marocaine; en fait, pas tout à fait; bon, je vous expliquerai en arrivant là-bas.?Entretien avec Gad Israel Qu'est-ce qui vous a donné l'idée de devenir comique?Quand j'étais petit, je suis venu du Maroc pour m'installer à Nancy (en Lorraine) et continuer à m'appeler Gad Israël.il fallait avoir beaucoup d'humour! Les Québécois ont un rire plus franc, plus généreux, ils sont plus sonores, environ 82 décibels en moyenne, alors que le Français hautain plafonne à 36 décibels maximum.D'où tirez-vous votre inspiration pour écrire vos sketches?De la littérature indienne.que je n'arrive toujours pas à traduire.Comment et par quel événement avez-vous connu la célébrité?Grâce à une publicité pour le jambon.Dans la rue, et surtout dans le quartier juif, les gens me reconnaissaient et me jetaient des pierres.Quels sont les sketches qui ont le plus de popularité auprès des Québécois?J'ai eu l'occasion de jouer pour la Quinzaine Sépharade et pour le Festival Juste Pour Rire et j'ai remarqué que le public apprécie les comédiens qui improvisent, qui surfent sur l'imprévu.Comment c'est la vie de comédien?La vie de comédien.Pour les autres c'est : Sex, Drogue et Rock and Roll.Pour moi c'est : Téfila, Kiddouch et Piyoutim.Le public judéo-québécois réagit-il de la même façon que le public judéo- français face à vos sketches?Quelle est la dernière que l'on raconte à Paris?Je vous la raconterai sur scène!!! ?i quinzaine sépharade 2002 • Dispersions & rassemblement Entretien avec Marciano Qu'est-ce qui vous a donné l'idée de devenir comique?Les boîtes de nuit, mais y'a du monde et de la concurrence et moi la concurrence, ça m'avantage pas, c'est comme les tee-shirts mouillés ou les slips de bain.Alors, en définitif, faire rire c'est mieux qu'aller chez le coiffeur.Je tire mon inspiration du quotidien, de la bêtise humaine et de la mienne en particulier.Comment et par quel événement avez-vous connu la célébrité?La célébrité, je l'ai connue par un soir d'hiver, sur une route abandonnée, et un homme seul, trop fatigué pour continuer son chemin.Maintenant David Vincent les a vus, il sait qu'ils existent et qu'il devra convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé.Toute ressemblance avec une série américaine du type des envahisseurs serait tout à fait fortuite.Je suis un peu le Spiderman de l'humour.Pour le reste, je l'ai connue en collant moi-même mes affiches; là, j'ai bien su que j'étais célèbre, je me suis même reconnu, c'est pour dire.Connaissez vous des artistes québécois?Oui.Cavanagh est très célèbre ici; quant à Courtemanche, on le voit moins en France depuis quatre ou cinq ans.On le voit dans une publicité pour un saucisson sec pur porc; lorsque je vois sa pub, j'enlève ma Kippa et je mange du fromage; il n'y a pas de rapport mais j'aime bien le fromage.he public judéo-québécois réagit-il de la même façon que le public judéo-français?Gad Israel et Zadoc qui sont déjà venus chez vous m'ont dit que c'était un excellent public, très chaleureux et très ouvert car ils fréquentent le Festival Juste pour rire.Je suis relativement confiant pour ma première venue mais j'ai du Lexomyl avec moi au cas où, et en canette 33cl., y'en a plus.C'est quoi la dernière que l'on raconte à Paris?Ça se passe en banlieue, quartier assez chaud, tout le monde parle en verlan (c'est à dire à l'envers).Mouloud qui consomme du cannabis, appelle David du bas de son immeuble : " Eh! Vidda, Vid da ".(C'est David à l'envers).David ne répondant pas, Mouloud insiste et crie de plus en plus fort : " Vid da, Vid da ".Au bout d'un moment, David apparaît à la fenêtre une Kippa sur la tête, il ouvre la fenêtre et dit : " C'est Kippour ", Mouloud répond " c'est pour oime " (comprenez c'est pour moi); elle est assez laborieuse à écrire mais, elle est très drôle.?Entretien avec Zadoc premieres Qu'est-ce qui vous a donné l'idée de devenir comique?Selon moi, on ne devient pas comique, on naît comique.C'est une faculté qui se transmet je dirais presque héréditairement, de père en fils.Tout au long de ma jeunesse, mon père racontait à la famille au Maroc des centaines et des centaines d'histoires hilarantes qui faisaient la joie non seulement de la famille mais aussi de tout son entourage.Ayant hérité de ce fabuleux patrimoine, je continue donc à perpétuer le rire et la joie parmi le public.Je suis inspiré par les histoires que mon père me racontait mais de bien d'autres encore.La plupart de ces histoires sont encore d'actualité.Comment et par quel événement avez-vous connu la célébrité?Pendant 7 ans, j'ai été animateur à l'émission "Le Rire à l'œil" sur Radio Shalom avec Albert Mamane qui écrivait les textes.C'était l'émission-phare de la radio.Elle était la plus écoutée par la communauté juive de France.Puis, pendant quelques années, je me suis produit dans de spectacles style one man show, en première des spectacles de Michel Boujenah, Enrico Macias au Palais des Congrès de Paris, à l'Olympia et j'en passe.Comment trouvez-vous le public québécois?C'est un public extraordinairement chaleureux, très friand d'histoires drôles, très gentil et qui m'a donné une telle motivation que des fois je restais durant 1h30 sur scène en première d'un spectacle alors que je devais rester 30 minutes, ûuel kif de se produire dans une telle ambiance!!! Quelle est la dernière que l'on raconte à Paris?En arrivant, j'ai rencontré un mendiant qui tendait les deux mains.Je lui ai demandé Yaacov, comment ça se fait que tu mendies des deux mains?" Il m'a répondu Tu sais, en ce moment, grâce à Dieu, les affaires marchent bien, alors j'ai ouvert Quinzaine Sépharade 2002 • Dispersions Qc Rassemblement o €j La soirée fut magique.Elle a permis de réunir les anciens chefs de chorale dont Daniel Benlolo à Ottawa, Solly Lévy à Toronto, Alan Iny à New York et, à Montréal, Dave Dadoun, Dina Sabbah, Ari Sneider, Eyal Bitton et Daniel Lasry.Comment a évolué votre passion pour le chant chorale?S.L.Au Maroc, je faisais partie du mouvement À cœur joie , et on y chantait des chansons qui venaient de partout, mais pas du tout juives.Et c'est comme ça que Kinor a démarré.Nous avons commencé par chanter la première chanson israélienne Iti Lebanon avec un répertoire de chansons scoutes.Nous n'avions pas d'instruments de musique, pas d'accompagnateurs.Par la suite, Dave Dadoun est arrivé avec sa guitare et a introduit des chansons modernes : Let the sun shine in, puis Mamy Blues.Il ne faut pas oublier les chefs de chœur que nous avons eu, Gad Elbaz, et le maître de chorale David Amar, qui venait aussi de À Cœur Joie, [il était chef de chœur de Marrakech) et qui a fait un bref passage de quelques mois à Kinor.D.D.Je suis arrivé au Canada le 5 mars 1969, le soir même, j'étais en réunion avec James Dahan.On a commencé à s'occuper de jeunes, Solly avait déjà sa chorale et on a embarqué tout naturellement.On allait répéter au Y Country Camp.Dans l'autobus, on chantait à pleins poumons.C'était l'époque ou Mammie Blues était sorti et, avec Michel Maman, et sa belle voix de basse.c'est comme ça que c'est parti! Solly faisait un peu plus le côté sérieux de la chorale, et j'avais des chansons un peu plus modernes.Des chansons de Ferland, d'Aznavour, de Vigneault, de Gershwin.À un moment, Solly a arrêté car il voulait faire autre chose, j'ai continué avec la chorale tout seul.J'ai lâché Kinor en 86.Je pense de 70 à 86?Avec Solly on a beaucoup travaillé ensemble.on a eu du fun.D.S.J'ai grandi avec l'amour des piyoutim et me suis lancé dans des études de musique à l'université de Tel Aviv, et ai poursuivi des études d'ethnomusicologie à Paris puis un doctorat en musicologie à l'Université de Montréal.La chorale Kinor et plus tard la chorale Kol zimra m1 ont permis de réaliser des oeuvres musicales juives originales et je me souviens avec nostalgie des exercices d'échauffement de la voix qui précédaient les répétitions.A.S.Quant à moi, je suis fou de musique; les voix humaines sont le cœur de l'ensemble du chant et de la danse.C'était aussi, au début, l'occasion pour moi de connaître une souche du judaïsme qui me manquait, la culture Chorales Entrevue par MadyAnidjar sépharade que je ne connaissais pas.Ça fait 20 ans que je m'occupe de chorales ashkénazes ou sépharades.Je suis également professeur au Cegep Vanier, et on m'a demandé d'y diriger la chorale des professeurs.A.l.J'ai commencé à la Spanish comme assistant d'Eyal.Il m'est arrivé, par la suite d'avoir 10 chorales en même temps.Être chef de chorale est une façon pour moi de partager mon amour de la musique avec les autres, les adolescents, les enfants, les adultes.Eyal et moi sommes des amis aussi.Ça a très, très bien marché.C'était un excellent partenariat, on a fait toutes sortes de choses pour Kinor, des chansons israéliennes, sépharades, en français.Ç'est ça qui intéresse les auditeurs et les choristes.E.B.L'amour du chant choral, c'est quelque chose d'inné, c'est une joie de vivre.On était toujours en chorale avec Ari, moi-même et avant ça, avec Dina Sabbah.En tant que compositeur, je fais rentrer des chansons nouvelles et je procède à tous les arrangements.D.B.Je chante souvent du ladino, de l'espagnol et de la musique sépharade.J'essaie de sensibiliser les Achkénazes à la culture et aux rites Sépharades.C'est important pour moi; car je me retrouve ici à Ottawa un peu isolé.Quand j'ai créé cette chorale, je voulais l'utiliser comme véhicule pour transmettre les rites et la culture sépharade, et ça marche très bien.D.L.En Israël, je chantais mais pas d'une manière professionnelle; en arrivant au Canada, j'ai été Hazan à Petah Tikva, et à ce moment-là, le regretté Claude Tapiero, qui était le président à l'époque m'a demandé si je pouvais créer une chorale comme à la Spanish, et je l'ai fait, pendant 3 ans et demi.De là, je suis passé à l'école Maimonide.Qu'est-ce qu'une bonne chorale?Un bon public?S.L.Le chant choral évolue et chaque directeur de chorale laisse sa marque.Il y a eu Dinah, Ari, Eyal et Alan et c'est devenu plus professionnel.Ils font des harmonies et des contrepoints.C'est devenu plus complexe, car ils ont une formation de compositeurs.D.D.Quand le public répond, on ressent une très grande fierté.D.S.Je me souviens d'une définition dont la justesse m'avait frappé.Une société égale n'existe pas.Par contre, dans une chorale, toutes les voix sont égales en vue de former une harmonie musicale et la symbiose du public à la chorale est à son meilleur lorsque lorsque l'émotion du chant est ressentie par le public.A.S.J'aime demander à mes choristes de s'écouter et d'agir ensemble.La voix est un instrument caché par le I J Quinzaine Sépharade 2002 • Dispersions & Rassemblement corps, il faut se donner : chaque choriste est un membre et la chorale constitue le corps.A.l.Nous avons appris de Ari, que, si les choristes ont du bon temps, le public en a aussi.E.B.Comme Ari nous l'a montré, de sourire toujours sur scène et d'y faire éclater notre joie.C'est important.D.B.Le public répond avec de plus en plus d'enthousiasme, et il y a eu depuis trois personnes qui ont formé des petites chorales.Ma chorale a été fondée il y a 2 et demi.Shira Ottawa Choir, du nom de ma petite fille.Ils apprennent encore à lire le solfège, mais je leur donne des cassettes pour les chants.Je suis très fier de dire que nous étions la seule chorale nord-américaine à faire partie de la Zimria en Israël; Nous avons représenté le Canada et l'Amérique du Nord, à l'été 2001 ; Je suis aussi très fier de dire qu'une des chansons d'Eyal Bitton faisait partie du livret de la Zimria.D.L J'ai en effet fondé deux autres chorales depuis 3 à 4 ans Mizmor Shir, la première avec des jeunes de 12 à 17 ans, avec 18 personnes, l'autre avec des adultes de 18 à 60 ans composée de 20 choristes.Quant à la chorale de l'école Maimonide, elle comprend 100 à 120 enfants.Les enfants acceptent les directives normalement, viennent à l'heure.Les adultes, c'est plus compliqué, ils veulent donner des conseils, arrivent souvent en retard aux répétitions.Je peux dire que je suis très exigeant, et très discipliné.En plus de chanter, je demande aux choristes une tenue parfaite.Pour moi, un emsemble visuel parfait est très important.S.L.Oui, je suis arrivé à Toronto en août, et le 1er juillet 2000, la chorale était formée.C'est une chorale lithurgique qui s'appelle Halel Ben Zimra Le 18 septembre, nous étions sur scène et avons chanté des pyoutim avec beaucoup de succès.Avez-vous des bons souvenirs?Des projets futurs?S.L.Je me souviens d'une fois où Dave était au micro avec sa guitare électrique, le micro s'est collé à la bouche, et on a entendu un grand " M.J ", D.D.Je me rappelle, en 69, nous avons chanté à l'Expo une chanson en russe, et Solly s'est fait engueuler.Il y avait un juif russe dans la foule, qui nous a dit que c'était un chant religieux, que c'était comme chanter le shema devant des Catholiques! Quand on a chanté dans la prison de Cowansville, à cette époque, j'avais 50 choristes.D'entendre les voix monter, c'était magnifique! La première Zimria en Israël, la seule chorale sépharade du Canada.On y a chanté dans des parcs, des kibboutz, une chanson de Guy Béart traduite en hébreu, tout le monde chantait avec nous.C'est inoubliable.D.S.Après mes ouvrages de musique Ne'im zemirot et 'Ét hazamir, je prends un temps de pause avant de m'attaquer à un nouveau projet.Un souvenir drôle?Je me souviens du jour où j'ai failli tomber de l'estrade d'où je conduisais la chorale comme si c'était à l'instant même ! A.S.Je me souviens de la Zimria " Jésusalem 3000 " il y avait des chorales de partout; et tout le monde se réunissait chez nous les Sépharades, et c'était extraordinaire.Je dois dire que chaque jour que je me levais à Jérusalem, pour moi, était splendide.J'espère que nous pourrons refaire tout ça, et que notre énergie positive à tous pourra être envoyée en Israël.A.l.Je pense à de grands concerts de Kinor avec d'autres chorales.Quand on a une salle pleine et que tout le monde applaudit, ça reste en mémoire pour toujours.E.B.Il y a des moments, comme celui de l'oratorio " Jérusalem " à la salle Claude Champagne.Cela fut extraordinaire, avec une salle pleine, ce sont des souvenirs impossibles à oublier.D.B.J'ai fondé cette chorale il y a quelques années.Ma première pensée avait été de réunir des ashkénazes, des sépharades et même des non-juifs.Ensuite, j'ai voulu réunir des religieux orthodoxes, des non-orthodoxes et des réformistes.En fait, ce mélange est très réussi, ce qui a intrigué la communauté d'Ottawa.Le calendrier est plein.On a chanté au Parlement.Nous faisons beaucoup de manifestations avec la communauté, avec le J.N.F.etc.D.L.Une fois, j'avais convoqué les 120 élèves pour une répétition générale, un dimanche, et personne n'est venu.Ils sont arrivés le dimanche d'après.Eyal, que nous réserves-tu pour cette Quinzaine?Le spectacle de chorales de la Quinzaine comportera deux volets : Dans un premier temps, la chorale Chorale Kinor, Chorale des jeunes, Chorale du Golden Age et la Chorale Shira d’Ottawa, interpréteront des airs sépharades et ashkénazes.En second lieu, l'Oratorio du Roi David sera interprété par la Chorale Kinor avec plusieurs musiciens et solistes dont Daniel Benlolo.L’innovation de ce spectacle réside dans le fait qu’il sera accompagné d’une présentation multimédia.C’est toute une expérience! ?Spectacles Quinzaine Sépharade 2002 • Dispersions & Rassemblement Théâtre Une fille ca va, 3 filles, bonjour les dégâts Entretien avec Carlo Bengio par Ygal Amsallem Une fille ça va, trois filles, bonjour les dégâts.Une pièce hilarante qui tourne en dérision l'autorité parentale dans la famille traditionnelle marocaine.À ne pas manquer ! ! ! Parlez-nous du théâtre juiffrancophone Le TJF est plus qu'une troupe de théâtre, c'est un réseau qui essaye de regrouper tout ce qui se fait en théâtre à Montréal dans le milieu sépharade.Le théâtre juif francophone existe officiellement depuis 2 ans, officieusement depuis 5-6 ans à l'époque où Solly Levy fut le fondateur.C'est la succession de l'entreprise amorcée par Serge Ouaknine et Solly Levy.Lorsque j'ai rejoint la Quinzaine en 92, j'ai voulu apporter un coté technique et technologique concernant la scénographie avec l'utilisation du multimédia.Les pièces comiques répondent à la demande du public marocain et également représentent la caricature du Marocain.Elles véhiculent aussi son identité par des clichés historiques mis en valeur dans les scénarios.Au TJF nous avons pour projet de ne présenter que des pièces comiques dans les prochaines années, elles ont l'avantage d'être plus lucratives et de donner un bon coup de punch au TJF, ce qui lui donnera une meilleur aisance financière pour reprendre plus tard les pièces dans la tradition et l'esprit du théâtre.La pièce (qui est tunisienne) est jouée pour un public essentiellement marocain d'origine.Avez-vous adapté la pièce et si oui, comment?Habituellement, dans les pièces que nous interprétons, le texte d'origine est en français et il faut aboutir à un texte en marocain, la transposition étant confiée à Bob Orée (Abitbol).Ici l'originalité est que le texte est originellement écrit en sépharade.Il ne s'agit pas de changer un mot par un autre mais de réécrire le texte avec la mentalité et l'esprit marocain qui s'y prêtent.Le fait que le texte soit écrit en sépharade tunisien en facilite l'adaptation car la différence entre marocain et tunisien n'est pas très grande.Nous avons bien sûr changé des mots ainsi que le cadre.Plutôt que de se dérouler à Paris, la scène se passe à Montréal dans le quartier Côte-des-Neiges.En somme il s'agit plus d'un recadrage que d'une adaptation du texte.Toutes les pièces traduites en judéo-marocain permettent une identification mais aussi la transmission de la langue avec ses changements.Même si la langue se perd, elle est transmise dans cette dégradation parodique.Est-ce que la pièce garde une saveur d'actualité ou se situe-t-elle dans un contexte social révolu?La caricature du couple traditionnel juif marocain est mise en évidence par le caractère de mâle et de macho du chef de famille et de l'autre côté, la femme traditionnelle avec son tablier de cuisine et devant son fourneau vivant aussi bien à Paris qu'a Montréal dans une modernité extraordinaire avec ses 3 filles.A ce niveau, la différence des générations est très significative.Le caractère du macho tyrannique et détestable du mari, l'arriération de la femme, le conflit avec les filles sont les éléments qui vont apporter un dénouement très rapide et qui vont faire que la femme va prendre conscience de sa condition en se révoltant face à cette soumission, je dirais même à cet "esclavagisme domestique" et à sa place dans le noyau familial.Du fait que chacune des trois filles veuille se marier, la première avec un goy, la seconde avec un ashkénaze et la troisième avec un Juif marocain, l'illustration de la pièce apporte un formidable cocktail explosif au sein de la famille.Nous avons donc fait en sorte que la pièce soit d'actualité rythmée par des comportements parentaux et conjugaux qui ne trouvent plus leur place dans le cadre de la famille moderne.Production CCJ Directeur artistique : Larlo £>engio Mise en scène : Eli Abecassis et Carlo Bengio Décors : Eclairage : Decoraph Nathalie Goyer Les acteurs Elie Abecassis Lilianne Abitbol Karine Dhéry Arielle Obadia Nathalie Révah Audrey Berdugo Rôles secondaires Le père La mère Fille no 1 Fille no 2 Fille no 3 Fille musulmane Fiby Benshaya David Dadoun Sylvain Dahan Jonathan Haziza Lilianne Wizeman QUINZAINE SÉPHARADE 2002 • DISPERSIONS & RASSEMBLEMENT Théâtre • Couscous, Tajine & Cie Entretien avec Ariel Ifergan par Ygal Amsallem Parlez-nous de votre expérience dans le monde du théâtre J'ai participé à beaucoup d'activités théâtrales et artistiques pendant tout le secondaire.Après avoir complété un DEC en sciences de la santé, j'ai étudié à l'Université du Québec à Montréal en Arts Dramatiques dans le profil Jeu.J'ai donc une formation d'acteur et c'est après la fin de mes études que j'ai commencé à faire de la mise en scène.J'ai monté deux pièces avec Carlo Goldoni au Collège Marie de France où je m'occupe du théâtre parascolaire.J'ai joué dans un spectacle de la Quinzaine Sépharade 2000.Puis, mon père m'a mis en contact avec David Bensoussan qui m'avait déjà vu jouer.C'est lui qui m'a parlé de la possibilité de monter un projet pour l'édition de cette année.Il m'a d'ailleurs très bien conseillé.J'ai ensuite rencontré Simon Garzon et tout le comité.Après avoir posé les bases du projet, j'ai contacté Arié Levy que j'avais rencontré au cours d'un voyage en Israël.Il m'a beaucoup aidé à recruter les acteurs au Centre Hillel.revendre la marchandise.Un jour, il veut monter une escroquerie plus rémunératrice et décide de fonder un comité de bienfaisance dont il espère faire profiter sa famille.Mais la situation se complique quand le fils d'une donatrice est soupçonné de meurtre.C'est là que cela se corse ! Quels sont vos projets?En ce moment je travaille dans trois milieux différents : • Le milieu professionnel du théâtre et de la télévision constitué en grande majorité de Québécois francophones.• Au Collège Marie de France, mes acteurs sont en général francophones mais d'origines variées (surtout européennes).Parlez-nous de votre pièce "Couscous, Tajine et Cie" est le titre de l'adaptation que j'ai faite de "Caviar ou Lentilles".Cette comédie en trois actes, co-écrite par Giulio Scarnacci et Renzo Tarabusi, a été créée en français en 1965 dans une adaptation de Jean Rougeul.C'est l'histoire d'une famille sépharade de Côte-des-Neiges, dont tous les membres vivent plus ou moins d'expédients.Le père, Léon Abitbol se spécialise dans la profession "d'invité pique-assiette".Il remplit ses poches à toutes les réceptions et charge sa femme Sarah de • Dans "Couscous, Tajine et Cie", les comédiens sont presque tous juifs sépharades.Cela a créé une situation assez comique.Quand je travaille avec Alex Frenette dans le milieu professionnel québécois, je suis "l'exotique".Ici Alex est le seul à avoir l'accent québécois et se retrouve donc à son tour "exotique".J'apprécie au plus haut point de pouvoir ainsi goûter au caractère cosmopolite de Montréal.? Quinzaine Sépharade 2002 • Dispersions & Rassemblement § Théâtre • La Manigance Entretien avec la troupe du Bel Âge Par Ygal Amsallem D'ou tirez-vous l'inspiration du script de la pièce et comment avez vous monté la troupe d'acteurs?Sylvia Assouline : Il y a 2 ans, lors de la dernière Quinzaine Sépharade, nous avions monté une pièce intitulée " En attendant Gilberte La troupe que nous avions formé est sortie très motivée de cette belle i mu ?réussite théâtrale.Cette expérience leur avait tellement plu que deux ans plus tard ils voulaient refaire une expérience du même genre.La présidente du Bel Âge, Simone Banon, m'a demandé à plusieurs reprises de donner une suite à cette expérience.Un des tableaux que nous évoquons dans la pièce relève du fait que je recevais souvent des appels de personnes du Bel Âge qui me racontaient les problèmes entre les parents âgés et leurs enfants.J'ai ainsi créé le personnage de Solange Berdugo qui va rencontrer un monsieur désirant se joindre au Bel Âge et qui va lui exposer ses misères avec son fils et sa belle fille.Lors d'une party au Bel Âge, j'ai entendu qu'un monsieur courtisait une dame.La dame disait a tout le monde " Il me cruise! " Ce mot a été le véritable point de départ de mon imagination.Le plus amusant de cette histoire c'est que le mot " cruiser " est un terme utilisé par les jeunes d'aujourd'hui et que ce soit une dame âgée qui l'utilise au lieu de draguer " prend une tournure comique.Non seulement ce groupe est dynamique mais il utilise un langage moderne.Quel est le message principal que vous voulez faire passer a travers cette pièce?Pour moi, le Bel Âge est un groupe très important dans une communauté qu'elle soit juive ou non car toute personne âgée et seule est la bienvenue pour se joindre au groupe.Plus que tout autre groupe, nous tenons à faire vibrer la vie au sein du Bel Age, que toute personne malgré son âge avancé se sente jeune et puisse profiter de la vie au même titre que la jeunesse.Nous essayons de lutter contre la solitude et l'isolement des personnes âgées et comme nous le montrons bien dans la pièce avec le personnage de Jacques Lancry, nous accueillons le plus chaleureusement les personnes qui viennent de leur propre gré se joindre à nous.Et bien sûr, comme je vous le disais précédemment, le problème des relations entre les parents âgés et leurs enfants.Comment avez-vous sélectionné les acteurs?J'ai pris dans la troupe les personnes qui ont voulu jouer.Celles qui lisaient mon script se sont reconnues dans le personnage de la pièce et c'est ce qui a facilité l'intégration de chaque acteur dans le rôle de son personnage.Des fois, deux personnes voulaient interpréter le même rôle et nous avons dû faire un choix que tout le monde a bien accepté.Avez-vous acquis une certaine popularité?Raymonde : Bien sûr! Tout le monde qui nous connaît et que nous croisons parfois dans la rue nous félicite et nous encourage à continuer à les divertir.Nous sommes devenues de vraies stars locales et cela nous donne encore plus de motivation à faire vivre cette expérience.Marie : Il n'y a pas de doute.Pour l'anecdote, une amie qui jouait dans une pièce précédente s'est rendue un jour au cimetière pour se recueillir sur la tombe d'un proche.Un couple se trouvait non loin dans le cimetière et la dame l'ayant reconnue, s'exclama avec joie à mon amie " Vous êtes la dame qui a joué dans la pièce «En attendant Gilberte»!.Félicitations! " L'endroit ne s'y prêtait pas trop, mais la scène était assez comique.Sylvia Assouline : Nous souhaitons vivement conserver non seulement cette popularité mais surtout ce dynamisme extraordinaire qui anime chacun des membres de notre troupe, mais aussi de groupe du Bel Âge en général.Cette motivation, ajoutée à un état d'esprit jeune, sont les clés de l'épanouissement du Bel Âge.? Théâtre • Hannah et le Roi par Mady Anidjar QUINZAINE SÉPHARADE 2002 • DISPERSIONS 8é RASSEMBLEMENT Une petite partie de " Maïmo-Troup " était là autour de nous ce dimanche 21 janvier; une ribambelle d'enfants de 10 à 25 ans, habillés en magnifiques tenues siamoises, qu'ils porteront le 23 juin pour la pièce " Hannah et le Roi ", sous la direction de Madame Denise Nizri.Cette comédie musicale a été adaptée et mise en scène par Madame Nizri, pour la Quinzaine Sépharade 2002, d'après le roman bien connu, " Le Roi et Moi l'histoire d'une jeune dame anglaise, Hannah Leonomans, invitée en 1862 par le Roi du Siam, afin de faire l'éducation des 107 enfants de la Cour Royale; on assiste au choc des cultures, à l'arrogance du roi.-.ï*# - L w f T s»- •- m l 1 y v'OJJ \ ;;:ï Jr f jr -7 À'JjÊsf 1 g .W J Jgj s- •.'Lff *.> >¦$£ M Le roi est interprété par Daniel Enayatzadeh qui a déjà joué cinq pièces au Saidye Bronfman, pris aussi des cours de théâtre, mais c'est sa première comédie musicale.Claudia Amzallag, joue le rôle d'Hannah.Elle adore le rôle, mais aussi le personnage de Hannah qui dit ce qu'elle pense, et ne se laisse pas faire.“ Ce sont un peu mes propres traits de caractère ”.Elle a participé aussi à des concerts de piano, compose ses propres chansons et a déjà chanté au Métropolis.Parmi les enfants du roi, vous retrouverez Stéphanie Sadoun, Jessica Bitton, Anouk Van Hill, la plus jeune fille et le chouchou du roi, Sara Hazan, Aurélie Benzekri, Jessica Dahan, Rébecca Motada, toutes jolies, sont toutes excitées par leur rôle.Les dames d'honneur sont interprétées par les jumelles de 13 ans Lana et Sopho, Orly Enayatzadeh 15 ans, Melissa Perez, 11 ans.Lana et Sopho ont déjà fait du théâtre dans leur Géorgie natale.Pour elles, il est important de se mettre dans la peau du personnage.Selon les enfants, l'histoire est très intéressante bien que non actuelle : la vente d'esclaves, les dames d'honneurs, ça n'existe plus, c'est loin de la réalité.Mais néanmoins, la pièce les amène à étudier un autre siècle, le 19ème, et une autre culture.Les enfants eux-mêmes font la chorégraphie des danses.Sous la direction de Denise Nezri, elles font de la recherche sur les danses siamoises, avec la collaboration de Maurice Pérez comme personne ressource.Toutes et tous sont d'accord pour dire qu'après leurs performances, il y a cette envie que l'on voudrait que cela continue encore et encore.? Quinzaine Sépharade 2002 • Dispersions & Rassemblement Expositions Kalman Shemi Les formes aux volumes ondulés et les couleurs vives et subtiles sur fond doré se métamorphosent sous nos yeux au gré de l'inspiration de l'artiste nous faisant pénétrer imperceptiblement dans l'univers psychique de l'artiste.Elles se déplacent dans un espace sans pesanteur où les couleurs vives rythment la surface de la toile de lacque d'or.L'œuvre de Kalman Shemi dégage une qualité intemporelle, elle exige du spectateur de participer à la démarche introspective et silencieuse de celui-ci à travers l'espace limité de ses toiles.L'artiste utilise une technique ancienne, employée en Chine et au Japon, où des couches superposées de lacque couvrent les feuilles d'or déposées à même le bois où le métal.Le cadre chez Kalman Shemi fait partie intégrante de l'œuvre, c'est une fenêtre ouverte sur le monde pictural de l'artiste.Max Benchetrit Max Benchetrit est enseignant en multimédias et en arts plastiques à la Commission scolaire de Montréal (l'ancienne CECM).Il a fait des études en arts appliqués au Maroc et en Lrance et il se spécialise dans l'enseignement des arts et l'animation de la vie étudiante.Max Benchetrit touche à tous les médias : peinture acrylique, peinture à l'huile, céramique et sculpture.Il organise de nombreux " happenings " : au Musée des Arts Contemporains, au musée des Beaux Arts, à la salle Gesù et même la préparation de chants allégoriques pour la St-Jean avec ses étudiants de l'école Édouard Monpetit.Les motifs de peinture évoluent, allant des nus au symbolisme, de la poésie à la pensée religieuse, des croquis aux batiks.Ses travaux de céramique réussissent à entrelacer avec grande finesse des anneaux émaillés, des ajourés et des collages.Ses sculptures de bronze moulées par Serge Gérard à la fonderie d'Inverness touchent tant au figuratif qu'au symbolique.L'œuvre de Max Benchétrit est imbue d'une très grande force psychologique où l'intériorité de l'artiste se révèle à travers l'anatomie des formes rudes et torturées de ses bronzes.L'artiste suggère ainsi délibérément l'univers spirituel de la Bible et il excelle dans la représentation de la souffrance et du questionnement de Job, ou la puissance spirituelle d'un Moise.Une œuvre si proche de nous et si lointaine à la fois.-j pO|b;,- Rosenthalis Rosenthalis s’inscrit dans la tradition picturale de la première moitié du 20ème siècle.Ses oeuvres relatent les courants principaux qui ont marqué l’art contemporain dont le cubisme et l’expressionnisme abstrait.Chez l’artiste, la réalité est transcendée au profit d’une expression visuelle et émotionnelle de sa vision du monde.Les formes plastiques modelées dans l’arrondi, massives et presque géométriques, sont simplifiées, suggérées plutôt que réelles.Les sujets qui y figurent, sont caricaturés, déformés et exagérés.L’effet s’intensifie par la texture de la matière et le contraste des couleurs juxtaposées, couleurs intenses et vives que limitent un contour épais et hachuré.Rosenthalis est un grand coloriste dont l’œuvre pleine de vitalité laisse transparaître par son expression une personnalité énergique et d’une grande force. QUINZAINE SÉPHARADE 2002 • DISPERSIONS & RASSEMBLEMENT « V V b 4® A r-'Sfrï Hervé Teboul Hervé Teboul exprime dans un style impressionniste les paysages ensoleillés et lumineux de sa Provence natale, la nature généreuse et flamboyante où l’olivier côtoie le cyprès et la vigne, symboles méditerranéens du soleil, les sentiers poussiéreux, les rues bordées de pierres sobres, les chemins pierreux et solitaires, les champs de lavande, les vibrations des murs ocrés des maisons et des porches et les étangs d’eau.La nature est le thème principal de ses œuvres, la couleur, l’objet de sa peinture, traitée à l’huile et au couteau dans un style brillant composé de taches de couleurs épaisses, juxtaposées, gammes chromatiques de verts, ciel bleu intense, couleur argileuses et dorées.Rien ne vient déranger l’atmosphère sereine et calme dans ce chaud soleil du midi.Le temps semble suspendu, immobile, paresseux.L’œuvre d’Hervé Teboul, c’est une riche symphonie de la couleur, un tribu à la beauté de la nature, une invite à nous évader et à rêver lors de nos hivers qui n’en finissent plus.Gerstein L’œuvre de Gerstein est tout à la fois un clin d’œil souriant, espiègle et candide envers notre subconscient collectif pris dans son quotidien.Son langage personnel et autobiographique célèbre la joie de vivre à travers l’utilisation d’images schématiques et stéréotypées qui réjouissent par leur candeur apparente et leurs couleurs irradiantes : plage et bord de mer, plongée et natation, jeux de ballons, cyclisme, patinage en roller blades, voitures agglutinées les unes sur les autres tel un énorme carambolage, jogging, piétons en marche, danses discos, orchestre de jazz, trottinettes et motocyclettes.Son œuvre est aussi un regard sur notre vie de famille, famille en voiture, vie à la maison, scènes champêtres, scènes de balcons à Tel-Aviv, fleurs sur une table à côté d’une lettre et d’un chat, pot de fleurs à la fenêtre, arbres, fruits et oiseaux.Original dans son approche, Gerstein l’est aussi par sa technique.Enfant du pop art, ses œuvres sont à la frontière entre la sculpture et la peinture, entre la bande dessinée et l’œuvre abstraite.Volumes tridimensionnels des formes découpées dans le métal et superposées, répétition de la forme géométrique pour transmettre le sentiment d’un corps en mouvement qui marche, qui court, et dont l’ombre se reflète contre le mur où l’œuvre a été suspendue.Gerstein, c’est la joie de vivre du peuple israélien dans le brouhaha des ses embouteillages et de la trépidation de la vie quotidienne.Israël vit au rythme du coureur cycliste et du jogger.C’est aussi le regard rafraîchissant d’une enfant qui s’amuse, celui chaleureux, de l’adulte qui ironise et qui juge comme dans la bande dessinée des Simpsons.C’est aussi la description d’une société idéale, insouciante, de l’oubli de la dure réalité israélienne.Un espoir peut-être, d’une paix possible avec ses voisins, un désir d’une société normalisée, évidée de ses problèmes et des ses conflits.C’était, il n’y a pas longtemps avant le 11 septembre 2001.Expositions c/M?.tiT, ** T'-'S® -r-Sl^* ___w asp^isr l-'V Quinzaine Sépharade 2002 • Dispersions & Rassemblement Expositions LE MUSÉE TEMPORAIRE La condition des juifs dans l'Histoire • Simon Garzon Dans la chrétienté Victimes de leur progression socio-économique, les Juifs européens ont été pourchassés depuis le Moyen-Âge jusqu'au XVIIIe siècle sous les accusations de : déicide, complots, meurtres rituels, responsables des calamités survenant dans les pays comme lors de la Peste Noire, concurrence déloyale et usure.Les Juifs subissent alors toutes sortes d'humiliations et sont livrés à la vindicte populaire ou étatisée ce qui se traduit par le : • Saccage de leurs demeures et la confiscation de leurs biens • Autodafé de leurs livres et des lieux du culte • Internements dans des conditions précaires où seules de lourdes rançons les délivrent de leurs fers • Restrictions dans les types de métiers et numerus clausus dans les maisons d'enseignement • Port obligatoire de marques ou de vêtements distinctifs • Droit de cité limité à des ghettos et impôts élevés pour ce droit de cité • Conversion forcée à la pointe de l'épée ou au pied du bûcher • Expulsions, exécutions ou assassinats sommaires Il devient rare au cours de ces périodes pour un Juif de naître et de mourir dans la même cité ou le même pays.Toujours étranger là où il se rend, le mythe du " Juif errant " est né.L'émancipation et la reconnaissance du droit à l'égalité au XIXe siècle, permet aux populations juives de s'installer et de prospérer à travers l'Europe.Ce qui n'enraie pas pour autant l'antisémitisme qui continue à secouer l'Europe : l'Affaire Dreyfuss en France, la vague de pogroms en Russie et en Pologne et comme point culminant l'avènement du nazisme en Allemagne qui conduit à la solution finale d'Hitler soit l'extermination des Juifs d'Europe.Ces vagues antisémites poussent, dès la fin du XIXe siècle un grand nombre de Juifs européens à émigrer vers les nouveaux continents : Amérique, Australie, Nouvelle- Zélande, Afrique du Sud ou Palestine.Dans l'Islam En terre musulmane, les relations entre le pouvoir musulman et " les peuples du livre " sont codifiées par le Pacte d'Omar (717-20).De tolérés, les Juifs deviennent des protégés (Dhimmis) et toute une série de clauses règlent la vie juive et fixent le cadre de l'exercice de leur religion.Ainsi ces mesures qui prohibaient aux Juifs la construction de synagogues en hauteur, l'organisation de cérémonies religieuses en public ou l'étude du Coran et qui s'accompagnaient de prescriptions humiliantes dont le port de vêtements distinctifs ou l'interdiction de monter à cheval., étaient destinées à marquer la supériorité religieuse et sociale de l'Islam.Les Juifs orientaux, sous prétexte de protection, étaient confinés à des quartiers réservés, les Mellahs ou ghettos, souvent adossés aux palais des Sultans ou des Califes.Avec la colonisation, leurs conditions socio-politiques s'améliorent grâce aux puissances étrangères pour lesquelles " la question Juive " sert de moyen de pression pour la prise de contrôle de ces régions.Ceci n'exclura pas des actes de vengeance de la part des populations locales comme l'accusation de meurtre rituel de Damas ou le pogrom de Fez de 1912, dirigés contre les populations juives.L'arrivée en Palestine des survivants de la Shoah va activer le processus de création de l'État d'Israël qui devient une réalité après le vote aux Nations unies sur la partition de la Palestine en 1948.Cette renaissance provoque la guerre avec les pays arabes et pour les populations installées depuis plus de 2000 ans dans ces régions, l'heure du départ est arrivée.Nombreux sont ceux qui quittent pour Israël, les autres vers la France ou les Amériques dont le Canada et les États-Unis. Quinzaine Sépharade 2002 • Dispersions & Rassemblement w ^ J *.*.>.« r ' À propos des Tribus Perdues De nombreuses populations dans le monde ont conservé des éléments du Judaïsme plus ou moins nombreux et plus ou moins authentiques malgré leur assimilation au monde avoisinant.Parmi ces tribus, les chercheurs ont identifié outre les Falashas, les juifs des montagnes du Daghestan, les Juifs de Cochin, les Bn'ai Israël des Indes, les Karens de Birmanie, les Shinlungs (fils de Ménashé) du Nord-est de l'Inde et de la Chine, les Chiang Min qui reviendront du pays de Sinnîm (Chine) selon la prophétie, plusieurs tribus africaines dont les Lembas, et pour le rabbin Avihail ce texte : " Et le roi d'Assyrie transporta Israël en Assyrie et les établit à Khalkha et sur le Khabour, fleuve du Gozan et dans les villes de Mèdes " du 2e livre des Rois 18/11, désignerait l'Afghanistan et les Pathans.Finalement, certaines coutumes japonaises secrètes Shintoïstes rappellent étrangement le Judaïsme.Des études montrent qu'il est possible d'établir la filiation de différentes populations à un ancêtre commun par analyse d'ADN.Certains gènes dont le gène dit des " Cohanim " se retrouvent parfaitement conservés dans le chromosome Y des populations Ashkénazes ou Sépharades (avec un taux élevé chez les Juifs de Djerba) et on le retrouve même chez les membres du clan Buba de certaines tribus Bantoues d'Afrique du Sud-est : les Lembas.Cette signature est en effet rare ou absente dans les différentes populations non juives testées à ce jour.Ces méthodes ouvrent une nouvelle perspective dans l'identification des descendants des 10 tribus éparpillées par les Assyriens, lesquelles sont inclues dans les prophéties du Rassemblement de l'ère messianique : En ce temps là, la maison d'Israël marchera avec la maison de Juda, elles reviendront ensemble du pays du Nord (Jeremie 3-18).U ancienne entrée du Y sera transformée en espace-café dans un décor de Jérusalem.Clin d'œil sur quelques artistes Sépharades montréalais.Cette exposition multimédia organisée par le Bel Âge permettra de présenter différentes expressions artistiques de notre communauté.Des peintures à l'huile, à l'acrylique, des sculptures en pierre à savon et en glaise, du vitrail, de la bijouterie, du cuivre repoussé, de la porcelaine peinte ainsi que de la poterie d'art y seront exposés.La recherche d'œuvres originales d'artistes adultes sépharades de Montréal a conduit un comité dynamique à sélectionner 18 artistes.C'est ainsi que des artistes déjà établis seront côtoyés par de nouveaux talents.Ce clin d'œil sur nos artistes sera aussi une vitrine pour notre communauté pour lui faire connaitre son formidable potentiel artistique.Le Comité de sélection est formé par Ruby Garzon et Meyer Dahan.Gilberte Cohen Scali agit comme coordonnatrice.Expositions communauté Un Appel du Centre du Mémorial de l’Holocauste Le Centre du Mémorial de l’Holocauste réactualise ses expositions et ses services.La nouvelle conception du Musée tend à informer le public sur les faits saillants de l’histoire de la vie juive en Europe et Afrique du Nord d’avant guerre et, de la destruction de ces communautés.Ce musée de réputation internationale ouvrira ses portes à to nine 2002.au- A mesure que le temps passe, le besoin d’enseigner, d’entreprendre des recherches et de documenter cette histoire devient de plus en plus important.C’est ainsi que, simultanément avec la nouvelle exposition, le Centre prévoit d’accroître sa collection d’archives.Dans cette perspective le Centre souhaite compter sur l’appui du public pour collecter des documents, objets et photographies se rapportant à l’Holocauste et aux communautés juives d’Europe et d’Afrique du nord de l’avant guerre.Nous souhaitons rappeler au public qu’il y a beaucoup d’objets, dans les collections familiales qui peuvent, à première vue, ne pas avoir d’importance, mais qui par contre représentent une valeur historique incalculable.A titre d’exemple, parmi nos objets les plus prisés, nous comptons des vieilles poupées gardées par des enfants qui se cachaient pendant les persécutions, un peigne brisé qu’utilisait une femme pour s’enlever les poux dans un camp de concentration, essayant ainsi de se prévenir, à sa manière, d’une infection mortelle de typhus.Ces objets, quoique sans valeur marchande, ont par contre une valeur historique irremplaçable.Il est important d’inclure dans cette liste des vieilles photographies, des documents écrits dans une langue étrangère, ainsi que des manuscrits.Ce genre d’objets sont des pièces historiques qui aident à bâtir lune banque de données de la mémoire et il est donc vital qu’ils soient conservés pour les générations futures.Récemment le Centre a acquis pour ses archives des objets qui autrement auraient été jetés Tandis qu’un grand nombre de gens, peut-être même une majorité d’entre eux, considère la deuxième guerre mondiale et l’Holocauste comme un phénomène européen, il ignore que les communautés sépharades d’Afrique du Nord furent également touchées par les lois raciales antisémites édictées en Europe.Avec l’occupation des Allemands, des Italiens et du régime français de Vichy dans des pays d’Afrique du Nord tels que le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, et la Libye, les populations juives locales, furent affectées par les lois antijuives, les restrictions et dans certains cas internées dans des camps de concentration.C’est dans cette perspective que l’histoire de ces communautés sera mise en évidence lors de la nouvelle exposition organisée par le Centre du Mémorial de l’Holocauste Nous sommes intéressés à tout objet qui reflète l’histoire de ces communautés, c’est à dire des objets ayant une relation avec la période de l’avant guerre ainsi que de la guerre, les objets d’intérêt incluent tous ceux susceptibles d’apporter une lumière sur les expériences sociales, religieuses, culturelles, communautaires et éducatives des communautés juives d’Afrique du Nord.Les objets, photographies et documents reçus sont méticuleusement documentés et rentrés dans une banque de données et soigneusement entreposés.Ces objets sont disponibles à des fins de bâtir l’histoire à travers la recherche, l’éducation et à ces fins utilisés pour être prêtés à des musées pour accroître leur visibilité.¦ Pour déplus amples renseignements ou des dons, nous vous prions de contacter Steven Lapidus, Assistant curateur au (514) 345-2605 ext.3025 la voix sépharade I n° 3 I mai 2002 I page 42 Le gala du renouveau 2002 de l'École Maimonide LA MITSVAH DE L’ÉDUCATION JUIVE D’UN ENFANT Campagne de financement de l’École Maïmonide La contribution de l’École Maimonide au renforcement du judaïsme de cette Communauté et à la préservation de son vécu sépharade, a été au fil des ans des plus déterminantes.Plus de vingt promotions en ont vigoureusement profité, chaque élève à sa manière et selon son génie propre.Notre objectif demeure d’offrir à tous nos enfants une éducation de qualité dans le respect des Programmes du Ministère de l’Éducation et de notre curriculum en études juives.Toutes les familles ne sont néanmoins pas en mesure de payer la totalité des frais de scolarité dont l’École a besoin pour garantir une telle qualité de l’éducation.L’objet de notre Campagne de financement, la Mitsvah de l’éducation juive d’un enfant, est de s’assurer que chaque enfant de la Communauté reçoit l’éducation juive et sépharade qui lui revient de droit, même si ses parents ne sont pas en mesure d’assumer tout ou en partie des frais de scolarité requis.L’argent recueilli dans cette campagne ira au fonds des bourses, pour couvrir tout ou en partie des frais de scolarité des familles les moins nanties.Nous pourrons de la sorte consacrer une plus grande partie de notre budget aux améliorations à apporter au niveau des programmes, des structures, des besoins en locaux et en matériel, et mettre l’ensemble au service d’une pédagogie revigorée.Par la présente nous invitons tous les membres de la Communauté à nous apporter leurs contributions et à nous honorer de leurs dons généreux.L’École Maimonide c’est notre Mitsvah à toutes et à tous, la plus belle et la plus exaltante.Le Talmud nous parle du mérite immense de toutes celles et de tous ceux qui, de par leur contribution à un titre ou un autre, amènent nos enfants à leur héritage de judaïsme et de Torah.Nous voulons être de ce nombre et apporter à cette oeuvre bénie notre contribution et notre soutien.Avec nos vœux les meilleurs de votre École Maimonide, bien sincèrement reconnaissante.Michel Chokron Président de l’École Maimonide L'École Maïmonide organise un Gala le 10 juin 2002.Cette manifestation communautaire, qui aura lieu à la Synagogue Spanish et Portuguese, est placée cette année sous le signe du Renouveau et du Partenariat communautaire.Une personnalité de marque de la Communauté juive de Montréal, M.Steven Cummings, président de la Fédération CJA, sera le président de ce Gala.« A l’École Maïmonide, l’heure est au Renouveau.Une reprise en main sans précédent des dossiers majeurs, dont ceux de l'amélioration des programmes pédagogiques et du redressement des finances de l'Ecole, nous permettent de mettre derrière nous les difficultés que Maïmonide a connues ces dernières années.Grâce aux efforts conjugués de tous, aussi bien des professionnels que des bénévoles, l'Ecole a retrouvé la confiance et l'élan de ses meilleures années.Ce nouveau départ a été initié sous le signe du Partenariat communautaire que le Conseil d'administration de l'École Maïmonide et la Fédération CJA ont établi récemment.Cette entente s'est traduite par mie implication directe, vigoureuse et sans précédent de la Fédération CJA à nos côtés.Nous sommes ravis et très honorés qu'un leader communautaire réputé, M.Steven Cummings, président de la Fédération CJA, soit le président du Gala 2002 de l'École Maïmonide», a déclaré M.Michel Chokron, président de l'École Maïmonide.M.Steven Cummings a accepté très affablement de présider ce Gala qui sera l'occasion de rendre hommage aux nombreux leaders et membres de notre Communauté qui, depuis de nombreuses années, soutiennent concrètement le remarquable projet éducatif bâti par l'École Maïmonide.«Je suis fier d'accepter la Présidence du Gala de l'École Maïmonide.Cet événement est une excellente occasion pour la Communauté de démontrer son appui à cette école qui a su, au cours de son histoire, offrir à des milliers d'élèves une éducation juive fidèle aux traditions sépha-rades plusieurs fois centenaire.Les élèves de l'École Maïmonide sont les gardiens de ces traditions et de ces valeurs qui enrichissent et renforcent notre Communauté.Je suis ravi de présider ce prestigieux événement, a déclaré le président de la Fédération CJA », M.Steven Cummings.Le Gala 2002 va clore une année académique très prometteuse et une Campagne de financement qui va permettre à l’Ecole Maïmonide de relever les défis de taille qui l'attendent au cours des prochaines aimées.«La Campagne de financement, qui a pour thème La Mitsvah de l'éducation juive d'un enfant, fait appel à la générosité de toutes les familles à qui l’éducation juive de nos enfants et la transmission des plus beaux aspects de notre patrimoine sépharade tiennent à cœur.L'argent recueilli dans le cadre de cette Campagne ira au Fonds des bourses de l'Ecole, pour couvrir tout ou partie des frais de scolarité défrayés par les familles les moins nanties.Nous pourrons ainsi consacrer une plus grande partie de notre budget aux améliorations à apporter au niveau des programmes, des structures, des besoins en locaux et en matériel, et mettre l'ensemble au service d'une pédagogie revigorée.Le Gala du 10 juin est l'aboutissement de cet effort », a précisé M.Michel Chokron.Le Gala 2002 de l'École Maïmonide est coprésidé par deux bénévoles remarquables et très dévouées, Mmes Liliane Abitbol et Esther Amar.« L'École Maïmonide est le joyau de la Communauté sépharade de Montréal.Maïmonide est la seule école juive qui a pour vocation de transmettre sur le plan pédagogique les riches valeurs inhérentes à l'héritage culturel judéo-sépharade.Bien que je n'ai plus d'enfants scolarisés à Maïmonide, l'avenir de cette école me tient beaucoup à cœur.C’est pour cette raison que j'ai accepté la coprésidence de ce Gala.Il y va de l'avenir de nos petits-enfants.Ne laissons jamais tomber une institution qui fait partie intégrante de la destinée des Juifs sépharades de Montréal », nous a confié Liliane Abitbol.Point de vue partagé par l'autre coprésidente de ce Gala, Mme Esther Amar.« L'École Maïmonide vient d'entrer dans une nouvelle ère marquée par le Renouveau et un Partenariat communautaire qui, je suis persuadée, sera très fructueux.Maïmonide a, plus que jamais, besoin du support de tous les membres de la Communauté sépharade », a déclaré Mme Amar.M.Michel Chokron espère que les Sépharades de Montréal témoigneront de leur attachement à l'École Maïmonide en assistant au Gala du 10 juin prochain.« L’École Maïmonide c'est notre Mitsvah à toutes et à tous, la plus belle et la plus exaltante.Le Talmud nous parle du mérite immense de toutes celles et de tous ceux qui, de par leur contribution à un titre ou à un autre, amènent nos enfants à leur héritage de judaïsme et de Torah.Nous voulons être de ce nombre et apporter à cette oeuvre bénie notre contribution et notre soutien.Cette soirée Gala sera pour nous l'occasion de vous témoigner à toutes et à tous, bénévoles et professionnels, notre appréciation, notre reconnaissance et notre gratitude.» ¦ la voix sépharade I n° 3 I mai 2002 I page 43 communauté Tournoi Tennis-Squash Star Electronique 2002 Le Centre Communautaire Juif (C.C.J.) a organisé avec succès un grand événement sportif qui comprenait la 2ème édition du Tournoi de Tennis 2002 et la première édition de Squash le 10 mars dernier.i-m m-’.IhL-'T De gauche à droite : Eric Baloul Jacques Benzaquen Marco Moyal, Commanditaire officiel Star Electronique et Ralph Rimokh 42 joueurs dont 30 pour le tennis et 12 participants pour le squash sont venus s’affronter sur les courts du Club Grand Chelem Côte-de-Liesse.L’événement a débuté par un brunch de bienvenue dans une très bonne ambiance sportive et familiale.Le tournoi a commencé à midi et les courts de tennis et squash ont accueilli tous les joueurs prêts pour ce grand challenge sportif.En fin d'après-midi les matches de demi-finale et de finale ont débuté sous une pluie d’applaudissements de sup- porters et proches venus nombreux pour les encourager.Parallèlement aux finales, les participants éliminés pouvaient se joindre à des jeux animés par des professionnels.Le tournoi s'est terminé par la remise de trophées agrémentée d'un cocktail somptueux.Divers prix de présence gracieusement offerts par les commanditaires ont fait la joie des participants et pour couronner le tout, Star Electronique a offert les premiers prix lors de la tombola.Félicitons les grands vainqueurs de ce jour : Jacques Benzaquen et Eric Chétrit dans la catégorie Experts tennis, Armand Quitta et Jacques Lévy chez les Intermédiaires-Tennis, enfin Georges Benatar et Alain Elmaleh, les champions du squash.La réussite de ce tournoi rassemblant plus de 75 personnes a été le fruit du dévouement des bénévoles actifs et de la générosité des commanditaires.Le comité organisateur composé de messieurs Ralph Rimokh, et Jacques Benzaquen, co-prési-dents du comité du Tournoi de Tennis et d'Ariel Cohen, Président du Tournoi de Squash et d'Eric Baloul, sans oublier Edith Fitoussi, coordonnatrice au CCJ, tiennent à remercier tous les commanditaires pour leur généreuse contribution dans les catégories suivantes.¦ la voix sépharade I n° 3 I mai 2002 I page 44 anditaire Or Star Electronique Commanditaires Consenso itaires Bronze Ace Technology Inc.Banque Scotia McLeod Clinique Dentaire Lasry & Lasry Eclairage Bazz ESSAIM G.I.E.Technologies Inc.Greiche et Scaff IGA JYC Auto Inc, Kaytel Vidéo Laboratoires CDL Le Groupe Boisjoli Le Groupe Résistance Orly Int’l S.M.D.Inc.T.Shirt Connection Autres commanditaires Académie Menard Girardin AU Services 2001 American Apparel Apinex.com Axara Axxys Construction Chris & Eddie Cohoes Coretti Accessoires Création Le Grenier Cuir Fiori Dalfen’s Limited Dalia Elie Sabbah, chirurgien dentiste Famille Bendahan FILA Finds Inc.Foxy’s Kosher Pizza Henri Cohen, Opticien J.Ifrah Ltée Jacques Znaty, notaire .Joe Amar La Maritime Les Aliments Coconut Montres Orlean Nautilus Cote-de-Liesse Pharmaprix Pizza Pita Prime Freights Private Member Prodijeux Programme Privé Restaurant Exodus Restaurant Jérusalem Restaurant Mitchell’s Restaurant Tatti Salon P.S Sébastien Lareau Strict Texan Eyeweare Trans Cargo Wilson Sport YM-YWHA Suite au succès de ce tournoi, plusieurs joueurs se sont portés volontaires pour l'organisation de la prochaine édition.Les nouveaux présidents seront Lionel Alcoloumbre pour le squash, Sam Rouas et Charles Amar pour le tennis.Solange Oliel représentera et aura la responsabilité de la division féminine.Cette journée sportive mémorable n'aurait pas connu une si grande réussite sans la participation de tous les joueurs qui ont amené bonne humeur et enthousiasme sportif.Nous espérons compter sur votre participation l’année prochaine et nous vous attendons pour une prochaine édition tout aussi extraordinaire.Remise des trophées la voix sépharade I n° 3 I mai 2002 I page 45 M SOUFFIR DECORS de &//< tieror d/d'cor tie em/e Sdiar esd/itzvah Sddritli tsdida 9{a ha lath (£Panim Showroom: 4983 Rue Paré, Montréal www.souffir.com • E-mail: info@souffir.com 3/\af)/>e,s yfomses De chaises {dentres de tallies dad cnrs naturelles I am r^l-tu to usines Quni’itat/o/is onùounières et /dus encore mus KT y - ¦ Volontaires à la distribution des paniers de Pessah « Si une simple bonne action fait bénéficier le monde en faveur du bien-être de l'humanité, imaginez une bonne action qui aide 475 familles » Grâce à l’immense générosité d’un de nos donateurs, le dimanche 24 mars, 475 familles ont reçu une aide nécessaire sous forme d'un panier contenant de nombreux aliments casher pour célébrer les fêtes de Pessah.Au nom des récipiendaires, de tous les bénévoles, des membres du comité orga- nisateur et de leurs enfants qui ont participé à la préparation et à la livraison de ces paniers, nous voulons vous remercier très sincèrement.Nous invitons tous les donateurs potentiels à imiter ces gestes de générosité; c'est de telles actions qui nous aideront à vaincre la pauvreté dans notre communauté.Pour de plus amples informations, veuillez contacter Elizabeth Perez à la Communauté séoharade du Ouébec au 733-4136.Paniers de fêtes 2002 : un partenariat entre la CSQ et le CCJ, avec le soutien des comités Séphar'aide et Golf Swing 2002 et avec la collaboration du B'nai B'rith, Chabad, JIAS, JFS, Mada, Otzarenou et La Relance.¦ Kêsitemc® fmt mmé& -TOV IJne uouued tôou y uiue auec un t?on coeur La Résidence pour aînés LEV-TOV est le nouveau foyer cacher à Montréal pour personnes âgées et autonomes qui exigent une surveillance quotidienne et des soins légers.Dirigée par la famille Azoulay, la Résidence bénéficie de plus de 15 ans d'expérience au service des personnes âgées de la communauté juive de Montréal.Notre mission est d'accorder une attention affectueuse aux besoins personnels des résidents dans un milieu conçu pour assurer la chaleur d'une famille et les commodités d'un foyer cacher, confortable et sécuritaire.Chambres et suites avec salles de bains privées Un foyer à chaque étage avec salon central, coin bibliothèque, aires de lecture et cuisinette commune Soins personnels et visites médicales régulières Activités, divertissement et services de prière réguliers Repas cochers, cuisine méditerranéenne et européenne Services de ménage et de buanderie Gicleurs, détecteurs de fumée et cordons de secours Pour de l'information ou une brochure: Tel : (514) 489-4448 Fax : (514) 489-0021 6900, rue Sherbrooke Ouest Montréal, Québec H4B 1P9 la voix sépharade I n° 3 I mai 2002 I page 47 Paniers de Pessah 2002 Médias la voix sépharade I n° 3 I mai 2002 I page 4 P ierre Maisonneuve, un nom, une référence, un visage.Ce journaliste du Réseau de l’information à Radio Canada, que nous retrouvons quotidiennement lors de son émission, fait ce passionnant métier depuis 30 ans.Il a accepté aimablement de nous rencontrer afin de répondre à des questions qui, dans ta situation qui prévaut aujourd’hui en Israël, préoccupent l’ensemble de la communauté juive.La population juive montréalaiseet son segment francophone en particulier, perçoit un certain malaise face à la couverture médiatique de Radio Canada sur le conflit israélo-palestinien.On lui reproche souvent le manque d'objectivité et le pani pris systématique en faveur des palestiniens.Rensez-vous cette approche fausse ou du moins exagérée ?Ne croyez-vous pas que parfois la bonne foi d'un journaliste peut être prise en défaut par une information biaisée fournie par des sources partisanes.Je voudrais commenter tout d’abord le concept de « sources partisanes », en insistant que l’un des problèmes actuels de l’information découle du fait que très peu de gens travaillent société Ma sonneuve a l’écoute.de la Elie Benchetrit Communauté juive .8 sur le terrain et que l’information qu’ils transmettent est souvent de «seconde main» Ceci concerne tous les conflits internationaux.Les évènements se produisent loin de chez nous, l’information récupérée passe souvent par plusieurs mains avant de nous arriver.D’autre part je ne parlerai pas d’une information biaisée et je vous renverrai à vous la question : de tous les dossiers que j’ai eu à couvrir depuis que je suis journaliste, jamais je n’ai eu autant de réactions ou de commentaires provenant d’une communauté en particulier que de la communauté juive lorsque je traite de ces questions.Et si mon comportement est toujours le même lorsque je parle d’autres dossiers, les réactions sont beaucoup plus vives et plus immédiates.La sensibilité de la communauté est là, elle est évidente, et ce malaise je le ressens certainement comme journaliste.Est-ce que vous recevez de tels commentaires de la pan de la communauté arabe ?C’est évident que si je fais une entrevue avec un membre de la communauté juive et qu’il n’y a pas un membre de la communauté arabe, je reçois le même type de commentaires.Cependant ces commentaires ne sont jamais pareils à ceux que je reçois de la communauté juive.C’est la communauté qui réagit le plus et qui le fait savoir le plus vivement.Au lendemain des attentats du 11 septembre, des courants de pensée d'une certaine gauche progressiste, repris par les médias à travers le monde, ont prétendu que cette attaque était reliée au non-règlement du problème palestinien et aux frustrations du monde arabe face à l'appui des Etats Unis à Israël.Indirectement, Israël devenait pour certains, le responsable de cette tragédie.Ne pensez-vous pas que l'existence au Québec d'un fort courant anti-américain et anti-mondialisation a favorisé la diffusion de ce type de messages ?Le fort courant anti-américain que vous soulignez n’est pas propre au Québec, c’est un sentiment répandu dans un ensemble de sociétés qui dans un certain sens peut admirer les Etats Unis.Ceux que l’on admire parfois on voudrait qu’ils n’existent pas, car on se sent faible par rapport à eux.La puis- sance, le discours, l’arrogance américaine inquiètent d’une certaine façon.D’autre part, il est évident que les Etats-Unis sont les plus fidèles alliés d’Israël.Il y a à l’heure actuelle une situation en Israël entre Israéliens et Palestiniens et l’on a l’impression qu’il n’y a plus personne pour tenir un discours de paix.L’appui de Bush à Israël qui peut contraster avec certaines nuances qu’il pourrait y avoir, a peut être, accentué cette perception des médias.Je pense personnellement que ce n’est pas à cause d’Israël qu’il y a un certain anti-américanisme, celui-ci existe en Europe et dans d’autres pays pour les mêmes raisons que je viens de vous décrire et qui découlent de la toute puissance américaine.Il faut bien voir que dans le dossier de Ben Laden, ce dernier avait bien intégré dans son discours la dimension du conflit israélo-palestinien : cela a fait l’objet d’analyses, de contestations etc.Mais on peut isoler le conflit du Proche-Orient de la mouvance islamique ou de ce qui a pu se passer ailleurs.Je suis bien conscient que ce conflit devient une arme de propagande entre les mains de ceux qui combattent Israël.Le discours terroriste a introduit la dimension du conflit dans la problématique.Malheureusement il en est ainsi et c’est peut-être cela qui empêche que la situation se règle comme il se devrait entre Israéliens et Palestiniens.Il y a quelques mois de cela, lors d'une émission du Point à Radio Canada, l'accent était mis sur une rumeur émanant du monde arabe, laissant entendre que les attaques du 11 sep- COnFIRflRTIOli.llïFORlWTlOIIDËFORfléE tembre étaient l'œuvre du Mossad.N'est-ce pas là une information susceptible de jeter le doute dans les esprits, celle qui consiste à dire qu'il n'y a pas de fimée sans feu ?Vous savez qu’historiquement, nous subissons beaucoup la désinformation.Je me souviens de l’assassinat de Kennedy et de toute une dimension qui a été occultée avec la dièse du complot soviétique.L’histoire révèle avec le temps que les choses soient tout à fait différentes.Nous avons été beaucoup de journalistes, dont moi-même, à avoir reçu cette information à propos de ce que vous venez de dire.Je n’ai pas fait état de cette information, car c’était pour moi une information de seconde main.Dans une situation de crise toute information mérite d’être vérifiée sinon, elle ne mérite pas d’être véhiculée.Je n’ai jamais cru à la thèse du Mossad.Je considère que nous sommes vraiment incompétents pour traiter de ces graves questions, mais nous devons le faire.Parfois à travers des voyages nous recevons des flashs qui malheureusement ne nous aident pas à saisir la complexité de certaines situations.C’est ainsi qu’à travers notre série Bulletin de guerre », je me suis posé la question de savoir ce que j’avais appris de nouveau sur la réalité bien compliquée du conflit en Afghanistan, à travers les différentes ethnies qui composent ce pays, du phénomène de la mouvance islamique etc.Comment partager cela avec mes auditeurs sans avoir la prétention d’aller au-delà.Je reste en définitive extrêmement prudent et également humble face à l’information que je reçois et que je transmets.J’essaie de faire dire à chacun sa vérité afin de laisser à l’auditeur la possibilité de se faire une idée sur la question.« la voix sépharade I n° 3 I mai 2002 I page 49 Lors des frappes américaines en Afghanistan, nous avons été surpris de voir que jour après jour, vos invités sur le plateau étaient quasiment les mêmes.L'absence d'un vrai débat était flagrante puisque les intervenants partageaient la même opinion ou presque.Il nous paraît difficile de croire qu 'au Québec, les universités ne comptent pas des spécialistes capables d'apporter des analyses différentes.Je dois, pour vous répondre, insister sur le fait qu’il y a une question de mise en marché et une question d’efficacité de l’émission.Les gens ont besoin d’une explication et également d’une permanence de l’information qui leur est transmise.Quand nous avons choisi MM.Charles Philippe David et Morteda Zabouri pour faire l’analyse de l’événement quotidien, nous avons opté pour la permanence de personnes tout en sachant que nous prenions le risque qu’elles pourraient se tromper et que leurs analyses risquaient d’être partielles et partiales.Avec Monsieur Zabouri nous avons voulu couvrir l’aspect de la mouvance islamiste, alors qu’avec Monsieur David Bensoussan c’était le côté stratégique du conflit que nous cherchions à mettre en évidence.Il ne faut pas oublier que nous avons eu un grand nombre d’invités venus de tous les horizons.Nous avons procédé de la même manière que CNN qui invitait aussi les mêmes experts militaires pour commenter et analyser le déroulement des opérations sur le terrain.En information nous sommes en quelque sorte une caisse de résonance, nous répercutons l’écho.Vous avez raison de dire que nous avons beaucoup de gens très compétents dans nos universités, mais il faut dire aussi que beaucoup de gens très compétents sont incapables ou refusent de livrer le message.Beaucoup d’entre eux refusent de devenir des vulgarisateurs de l’information.Sur le conflit israélo-palestinien, ne pensez-vous pas que les médias pourraient, en plus de leur mission d'informer.; contribuer à favoriser un dialogue entre les modérés des deux camps et laisser les voix de la paix s'exprimer de manière constructive ?La voix de la paix, où est-elle ?Je me souviens d’avoir lu dans votre magazine, une question qui m’avait frappé: « Qui a tué Sadate ?Qui a tué Rabin ?» C’est comme si personne n’entendait les voix de la paix.Les images de ce conflit que nous recevons sont très fortes.Ce sont des images qui nous disent : « Comment la paix ?Qui parle au nom de la paix ?» Vous avez d’un côté une société israélienne qui est forte avec des tanks et des avions, de l’autre vous avez l’image du terrorisme, d’une personne qui se fait sauter au cœur de populations civiles.L’action du terroriste n’est pas vue, par contre la réaction est montrée.Cette réaction est puissante, vous revoyez ces mêmes images à la télévision, vous entendez les mêmes choses.Pour qui rêve de paix, cette situation est très difficile à saisir.Quand j’ai visité Israël il y a quelques années, j’avais remarqué un grand courant de paix, j’avais été frappé, lors de la lecture d’un livre de Shimon Peres, comment celui-ci voyait le rôle d’Israël : un pôle de développement du monde arabe.On n’entend plus ce discours du côté israélien de même qu’on n’entend plus de discours de paix du côté palestinien.Si nous, nous n’entendons pas à distance ces voix de la paix c’est qu’il y a un problème.Ce que nous entendons à l’heure actuelle ce sont les voix des soldats israéliens qui refusent de servir dans les territoires occupés.Je me dis que si ces soldats s’expriment de la sorte ce sont là des voix de paix, ce sont des voix qu’il faut entendre plus intimement pour essayer de comprendre.Je suis convaincu de la diversité d’opinions qui existe dans la société israélienne, comme il doit en exister dans la société palestinienne même si elles ne sont pas non plus facilement exprimées.Ce que je constate à Montréal c’est de ne point retrouver au sein de la communauté juive organisée cette pluralité d’opinions que l’on retrouve en Israël.C’est comme si le désir de présenter un front uni, que je peux comprendre, l’emporte sur la possibilité de critiquer.Dans le conflit du Proche-Orient, il y a peu de gens prêts se mettre dans la peau de l’autre, et c’est cela la grande difficulté.¦ JACQUES ZNATY I.L.L., D.E.S.S.Fisc.Notaire • Notary 5000, RUE JEAN-TALON OUEST, SUITE 226 MONTRÉAL (QUÉBEC! H4P W9 TÉLÉPHONE: (514! 739-0659 TÉLÉCOPIEUR: (514! 739-5792 T VICKY 0 DAVID TOIEDANO Chu© BRIT Ml LA - BAC MITSVA - MARIAGE* RÉCEPTION* DE TOU* GENRE* SERVICE PERSONNALISÉ TRAITEUQ ® TAKE OUT ® 484-9727 • FAX 731-2883 5281 Décarie (coin Isabella) Montréal, Qc H3W 3C2 ¦AU SERVICE DE LA COMMUNAUTE DEPUIS 1977" la voix sépharade I n ° 3 I mai 2002 I page 50 Joignez-vous à nous pour démontrer votre soutien à Israël.Maintenant plus que jamais! ,—'cà il rk 8e* Weider /M-yWHA *î*“ = :MiL« isÊSÊm- itSBBSS Avec votre famille Pour notre communauté Pour Israël DIMANCHE MAI o CJA /UAL |SR^V / ! m « Info: 345-2645, poste 3091 www.mtj.org 1, Carré Cummings Montréal, QC, H3W 1 M6 Les fonds recueillis sont au profit du Centre Bronfman des expériences en Israë politique : éloge de la es conséquences du 11 septembre 2001 sur le conflit Israélo-palestinien Comme tous et chacun le savent bien, les actes odieux du 11 septembre ont enclenché des nouvelles dynamiques dans le système international.L’ordre mondial en gestation depuis la chute du Mur de Berlin en 1989 lance encore une fois des nouveaux défis à l’hyperpuissance américaine et influence largement ses priorités sur l’échiquier stratégique et les critères de ses alliances notamment au Moyen-Orient.Les réflexions qui suivent se veulent en faveur de l’installation d’une atmosphère de paix entre Arabes et Israéliens et surtout elles se veulent critiques et autocritiques à l’égard des tendances et des obstacles inhibiteurs de la conclusion d’une paix non pas seulement interétatique ou une paix entre de braves dirigeants mais plutôt une paix entre les peuples et les communautés de l’espace moyen-oriental.La violence qui s’acharne et qui sème la haine et la terreur a pour but justement de minimiser, même de dissiper, les espoirs de la paix et de rendre les défenseurs de la paix des simples naïfs et utopiques rêveurs.C’est une guerre millénaire que les purs et durs cherchent, une guerre ethnique et religieuse qui entretient l’illusion de l’anéantissement de l’ennemi ! Ces lignes se proposent de débrousser quelques obstacles culturels et géoculturels qui font achopper la paix au Proche-Orient.Les chances de paix après le 11 septembre.Les actes terroristes du 11 septembre viennent aggraver la situation au Proche-Orient déjà ébranlée par l’effondrement des efforts de paix de Camp David et la chute du gouvernement israélien travailliste de M.Ehud Barak sous le poids du rejet des négociateurs palestiniens de son offre de paix et l’installation de la coalition de M.Ariel Sharon avec une détermination bien affichée de faire étouffer l’Intifada palestinienne par la force des armes sans offrir une solution Au-delà du jeu paix au Proche-Orient Sami Aoun la voix sépharade In” 3 I mai 2002 I page 52 ¦¦III!!! iRIIIfllillli 111(1!!! politique acceptable.Du «Quick Fix» à la matraque la paix n’a pas été servie ! De la quête de la paix par une démarche graduelle à la paix totale, tout de suite la violence a eu raison de la diplomatie! Du côté israélien, il est bien manifeste que le malaise, avant et après le 11 septembre, était et reste toujours profond : la classe politique israélienne dégageait une image d’impuissance , elle n’arrivait pas à atteindre un consensus sur le prix à payer pour la paix, avec les Palestiniens surtout, en ce qui concerne l’étendue du retrait des territoires occupés en 1967.Mais les Israéliens, sans un effet de surprise, ont pu décoder au plus vite l’ampleur du terrorisme du 11 septembre.Le discours de M.Sharon s’est greffé sur le discours américain antiterroriste avec un succès relatif quoique pour une courte durée.Cela était bénéfique pour alléger l’isolement de l’Etat israélien et faire baisser d’un cran les critiques contre ses politiques à l’égard des Palestiniens.Le niveau élevé de la violence a rendu cette avance israélienne peu efficace et la faillite de la politique sécuritaire, sans qu’elle soit accompa- gnée par une diplomatie vigilante, se fait sentir douloureusement par le nombre de plus en plus élevé de victimes parmi des civils et des innocents.Mais les Arabes en revanche se montraient incapables de réagir aussi vite que les Israéliens et n’arrivaient pas à prendre note du changement majeur sur la scène internationale que représente la réaction américaine après le 11 septembre.Il fallait attendre l’initiative de paix du prince héritier saoudien Abdullah pour voir une réaction majeure des Arabes qui devrait les faire sortir de leur léthargie et adopter une offensive de charme à l’égard de la paix afin d’en finir avec cet immobilisme et cette prise d’otage du discours politique arabe par les ultra de tout bord ! Qu’est ce qui fait que les Arabes, régimes et élites politiques et culturelles ont tardé à se repositionner sur l’échiquier mondial au lendemain du 11 septembre et quels sont les facteurs qui entraineraient l’absence d’une culture de paix, absence responsable des occasions manquées et du délai dramatique pour conclure une paix?Il y a plusieurs facteurs et réalités qui expliqueraient, partiellement ou totalement, l’avortement des tentatives de paix du côté arabe : En premier lieu, le déficit démocratique criant dans les forums politiques arabes.A vrai dire les sociétés arabes sont partiellement ou totalement verrouillées.La libre expression est fortement limitée.Cela rend la concertation populaire ainsi que le débat social dominés dans la majorité des cas, par le discours unique, par les surenchères, par le recul de l’autocritique en faveur du discours apologétique, narcissique et complaisant à l’égard des pouvoirs établis.L’intellectuel critique ne jouit que d’un espace rétréci et minuscule qui le rend marginal et inefficace.De cette réalité en découle une autre : faute d’une individualisation avancée, le citoyen n’est pas sujet de considération de la part des gouvernements en place.Cette omniprésence de l’Etat est de nature à étouffer les voix libres des citoyens et leur interdire de participer à un débat sain et serein sur le coût de la paix et de la guerre pour l’ensemble de la société.L’affaire de la négociation serait l’apanage d’une élite de décideurs et d’idéologues qui monopolisent le droit de parler au nom de l’Etat et du peuple! Cette marginalisation du citoyen des affaires cruciales est tributaire d’un phénomène d’instrumentalisation à outrance de la cause palestinienne.La sacralité de cette cause ne fait pas de doute dans les convictions des Arabes et des Musulmans sauf que les régimes arabes l’utilisent comme échappatoire et exutoire pour assurer plutôt leur propre survie que pour promouvoir les droits des Palestiniens déjà reconnus par la WÊm la voix sépharade I n° 3 I mai 2002 I page 53 israël communauté internationale.Les Palestiniens ont longtemps souffert des tentatives sanguinaires de quelques régimes arabes pour les monnayer dans des marchandages qui les éloignent de récupérer leurs droits nationaux.Cette instrumentalisation à outrance de la cause palestinienne s’accompagne dans la culture politique arabe de discours peu sensibles aux doléances des groupes marginalisés de la société, entre autres les minorités ethniques et religieuses.En ce sens, les discours panarabismes et panislamiques et les discours-nationalistes de tout acabit se montrent peu émus par les injustices commises à l’égard des minorités au sein de leurs sociétés respectives : Les Juifs ne font pas exception.Le déni pour ces derniers des liens historiques, culturels et cultuels avec la terre de la Palestine est une négation d’une évidence qui démontre l’hégémonie du discours idéologique majoritaire et unique sur la culture arabe.Donc victimes d’un forum politique verrouillé, les Arabes dans le monde éprouvent un grave manque de compréhension face à une scène internationale plus ou moins anarchique et des conflits contemporains complexes.Le problème de la liberté d'expression, où les médias ne sont souvent que des moyens de propagande au service des dirigeants, ne fait qu’éloigner les populations des enjeux réels.La résignation de ces populations soumises à la dictature ne permet pas une vision consensuelle de l’après 11 septembre.Ce qui nous mène à dire que l’absence de démocratie dans ces pays a favorisé la montée du terrorisme islamiste.Les Islamistes sont à la fois des victimes des pouvoirs et des bourreaux des civils.Le phénomène islamiste est un symptôme de la misère de la culture arabe incapable de se moderniser et s’ouvrir sur les valeurs universelles.C’est le produit d’une culture qui cherche des réponses simples à des réalités complexes.Cet échec dans la modernisation sociale et culturelle prend sa forme la plus horrifiante dans la sacralisation de la mort au heu de la sacralisation de la vie.C’est une régression malheureuse de l’humanisme inhérent au monothéisme islamique ! Et un manque flagrant de la démarcation qui s’impose entre terrorisme et résistance politique dans la culture politique islamique et arabe.Cela est contre les propres intérêts des Musulmans eux-mêmes qui subiront les horreurs de la violence des pouvoirs en place et les contre-pouvoirs ! Déséquilibre civilisateur et la paix Il reste une dernière réalité de ce monde arabe qui influe et de beaucoup sur le rejet des compromis pour une paix : ce sentiment partagé dans l’ensemble du monde de l’Islam que cette grande civilisation a été déclassée et démantelée par les interventions externes surtout celles de l’Europe triomphante.L’hégémonie de cette civilisation occidentale même inacceptable pourrait être compréhensible.Mais pas celle des Juifs et des Israéliens.Ce serait être vaincu par une minorité qui n’a jamais eu le pouvoir politique depuis l’apparition de la civilisation de l’Islam, au sein de Dar Al Islam (le domaine de l’islam)! D’où ce rejet de sceller une paix globale mais se contenter seulement d’une trêve ( sur le modèle du Solh al Hudeibiya entre le Prophète et ses ennemis de La Mecque).En bref, la prépondérance des discours idéologiques maximalistes, séculiers ou religieux dans la sphère arabe, comme c’est le cas dans la sphère israélienne faut-il le dire, n’est pas de bon augure pour la paix.La paix est le produit des volontés qui cherchent non pas l’anéantissement de l’ennemi ou son humiliation et sa déshumanisation, mais plutôt son acceptation en tant que partenaire de stabilité et de prospérité et reconnaître ses droits de citoyen dans un espace civilisé démocratique.Un examen de conscience s’impose à ceux et celles qui ont à cœur un meilleur avenir au Moyen-Orient pour tous les fils d’Abraham ! ¦ Sami Aoun est responsable du programme politique à ^Université de Sherbrooke.Directeur du Groupe de recherche sur la sécurité au Moyen-Orient (Chaire Raoul Dandurand)UQAM.Service d'assistance et de Référence Sépharade Quel que soit votre problème • Information • Orientation • Intervention Chaque dossier est traité CONFIDENTIELLEMENT 733-4136 Elizabeth Perez la voix sépharade I n° 3 I mai 2002 I page 54 CAMPAGNE D'URGENCE POUR ISRAËL ENSEMBLE POUR ISRAËL MONTRONS NOTRE SOLIDARITÉ avec le peuple et l'État d'Israël.Pour montrer notre soutien ferme et irrévocable à l'État d'Israël en cette période de crise, la communauté juive de Montréal s'est associée à toutes les communautés juives d'Amérique du Nord pour lancer une Campagne d'urgence pour Israël.Les besoins n'ont jamais été si pressants.Ambulances et véhicules blindés : pour le transport sécuritaire des civils.Centres de traumatologie : pour les soins d'urgence aux victimes d'attaques terroristes qui ne cessent de croître.Intervention en temps de crise : pour répondre immédiatement afin d'aider les individus traumatisés et leurs familles.Fonds pour les victimes de terreur : pour une aide financière aux survivants d'actes terroristes et leurs familles.Représentation : pour contrecarrer la menace de gestes de haine antisémite.Solidarité: pour renforcer la présence et les liens des Montréalais en Israël.S'IL VOUS PLAÎT, DONNEZ GÉNÉREUSEMENT Les chèques sont payables à l'ordre de : La Campagne d'urgence pour Israël, 1, Carré Cummings Square, Montréal, Québec.H3W 1 M6.Pour de plus amples informations, veuillez appeler le 345-2645, poste 2600 MAINTENANT ET POUR TOUJOURS ¦ ¦ ¦ monde juif VICTOR TEBOUL La lente découverte de l’étrangeté Ci 9 ROMAN « La lente découverte de l’étrangeté », le nouveau roman de Victor Teboul, a pour cadre l’expulsion des Juifs d’Egypte à la suite de la guerre de Suez Le roman est construit à partir du récit d’un enfant, Maurice, qui se confie à son journal.L’histoire baigne dans l’ambiance cosmopolite d’Alexandrie, avant que ne survienne le moment de la rupture; elle se poursuit avec la sortie d’Egypte et l’établissement des réfugiés en France.Quelque quarante ans plus tard, Maurice retrouve son journal.L’adulte qu’il est devenu renoue avec son enfance.Des blessures anciennes se ravivent, des ressentiments qu’il croyait enfouis s’exacerbent.On se souviendra que Maurice était le personnage central du précédent roman de Teboul, Que Dieu vous garde de l’homme silencieux quand il se met soudain à parler.Lors de la parution de cet ouvrage, une interview avec l’auteur, réalisée par Nelly Roffé, avait été publiée dans le numéro d’avril - mai 2000 de la Voix sépharade.Dans l’article qui suit, Victor Teboul explique les raisons qui l’ont motivé à évoquer cette page d’histoire des Juifs d’Egypte.La lente découverte de l’étrangeté, publié aux Editions Les Intouchables, est disponible en librairie.No ISBN 2-89549-058-9.Le départ Victor Teboul.Ph.D.^ Victor Teboul, Ph Je ne sais pas ce qu’est l’exil, je n’ai aucune idée du déracinement.Malgré mon accent à la Youssef Chahine qui me trahit, je ne me suis jamais senti égyptien, ni au Québec ni en Egypte, où pourtant je suis né.Je n’ai vécu que les onze premières années de ma vie à Alexandrie, et pourtant, pour quiconque me pose des questions sur mes origines, je suis et demeure égyptien.C’est là sans doute le paradoxe de plusieurs d’entre nous qui avons quitté très jeunes notre pays natal.Lorsque je me rappelle qu’en plus mon père et ma sœur furent emprisonnés par les autorités égyptiennes, lors de la crise de Suez, et que nous fûmes ensuite expulsés et «rapatriés» en France, je me dis que j’ai de bonnes raisons de ne pas me sentir égyptien.J’ai toujours le même souvenir de notre départ qui me revient.Je suis assis avec mes parents dans un taxi qui file à toute allure vers le port.Mon père et ma sœur (mon aînée de dix ans) viennent d’être libérés de prison et un bateau déjà bondé nous attend au bout d'un quai.Je me souviens d'avoir hâte de retrouver mon journal.J’ai commencé sa rédaction au moment où la guerre a éclaté.Je tiens à raconter ce qui nous arrive.Cela me semble tellement singulier.Curieusement, malgré ce que nous avons vécu, je n’ai jamais cessé de porter en moi cette Egypte que j’ai si peu connue.Et puis il y a Alexandrie, ma ville natale, que je n’ai revue qu’une seule fois après notre départ précipité en décembre 1956.C’est en 1988 que je saisirai l’occasion d’y retourner, alors que je préparais une série d’émissions sur les quarante ans de l’Etat Israël, pour la chaîne culturelle de Radio-Canada. A mon arrivée à l’aéroport d’Alexandrie, je suis étonné qu’on m’adresse spontanément la parole en arabe, moi qui l’ai si peu appris.Et je me surprends à employer des mots que je pensais enfouis dans mon enfance pour répondre à mes interlocuteurs- agents de bord, chauffeurs de taxi, réceptionnistes.Il y a comme ça des paroles d’autres langues -j’allais dire d’outre-tombe-qu’on porte en soi et qu’on se surprend à prononcer à des moments inattendus.A la synagogue Eliahou Hannabi, je pense à ces jours de fête où le «Temple», comme on l’appelait, était rempli de monde jusque dans ses jardins.Un soldat à l’uniforme trop grand est posté devant la porte d’entrée; il me semble tenir un vieux fusil datant de l’époque du roi Farouk.La synagogue est maintenant déserte, mais bien conservée car, m’explique le président de la commu- Je reconnais les rues et je retrouve même notre appartement.Les nouveaux occupants, d’anciens voisins, me reconnaissent.Nous versons beaucoup de larmes.Je m’assieds, on va me préparer du thé et, tranquillement, pendant que nous nous remettons de nos émotions, je me rends compte que je suis assis dans le salon de mes parents, sur leur divan, en face de l’argenterie que ma mère aimait tant.Nos anciens voisins se sont installés chez nous et ils se servent de nos effets personnels! Ils ont tout simplement pris possession de ces lieux que nous avions quittés en toute hâte, avec vingt livres égyptiennes en poche et cent kilos de vêtements dans nos valises! Les occupants des lieux sont tout fiers de me montrer des photos de ma sœur et de moi-même en compagnie de nos parents.Je n’ose pas les leur réclamer.Ces images leur appartiennent, elles leur d’Egypte nauté, on attend le prochain car de touristes, qui arrivent de France.Dans la rue, je cherche ces odeurs d’autrefois, comme celle du maïs grillé sur la corniche ou bien celle des grillades sur la place Saad-Zaghlul.Je m’attends à retrouver la musique de toutes ces langues qu’on entendait dans les pâtisseries, au marché.Mais cela a évidemment disparu.Exception faite de cette ambiance cosmopolite inexistante, je ne décèle aucun changement réel en marchant dans les rues.Les façades des bâtiments, quoiqu’elles aient perdu de leur éclat, me paraissent intactes.Comme si on avait simplement vidé la ville d’une partie de sa population, sans changer quoi que ce soit à sa physionomie.rappellent ces êtres d’une autre époque que nous fûmes et dont ils ont hérité des biens.Je suis figé sur mon siège, un goût amer dans la bouche.Je ne suis pas sûr que je veuille goûter au thé.Je croyais que ce voyage en Égypte m’avait guéri du besoin de revivre cet épisode de mon histoire.Et puis, soudain, le passé surgit, vous rattrape.Vous regardez une émission à la télévision sur les réfugiés palestiniens, et après avoir écouté la conversation qu’a eue l’animateur avec son invité, au moment où les auditeurs vont téléphoner pour discuter avec les participants, vous avez l’impression qu’on a sauté pardessus une page importante de votre histoire.La crise de Suez, les expulsions, les réfugiés juifs d’Égypte.Sûrement qu’ils en ont entendu parler.Vous vous décidez à appeler.Savait-on que des milliers de Juifs avaient été jetés en prison en Egypte, en 1956, avant d’être brutalement expulsés, sans compter le sort des réfugiés juifs des autres pays de la région?Vous sentez l’effet de surprise.N’est-ce pas étrange aussi de découvrir, dans tous ces livres qui s’écrivent sur cette période cosmopolite de l’histoire égyptienne, comment on s’attarde si peu sur cet épisode dramatique qui marquera la fin de la communauté juive d’Egypte?Je comprends qu’on veuille oublier ces moments douloureux.Quant à moi, j’éprouve une certaine ambivalence lorsque je pense aux Juifs d’Egypte : je suis tiraillé entre l’admiration et la colère.Comment, en effet, ne pas les admirer, alors que l’Egypte a pu bénéficier de toutes ces industries développées grâce à eux -celle du coton, du papier, du sucre-, ou de ces réseaux d’affaires internationaux qu’ils ont mis en place pour les classes nanties égyptiennes?Quant à la colère, elle est provoquée par leur silence.J’ai l’impression que les Juifs d’Egypte sont demeurés plutôt discrets sur ce qu’ils ont subi.Ils étaient 80 000 en 1948, 50 000 en 1952, 7 000 en 1967.Que s’est-il passé entre ces trois dates?Ils se sont identifiés à l’Europe et aux colonisateurs, s’entend-on dire.Remontons à 1945, si vous le voulez bien, et écoutons le regretté Jacques Hassoun : «(.) l’Egypte, écrit-il, fut le seul pays arabe qui refusa, à partir de 1945, à ses Juifs les plus autochtones, dont l’implantation remontait à plusieurs siècles sinon à plus d’un millénaire, la nationalité égyptienne.Ainsi, les Juifs d’Egypte s’entendirent-ils dire qu’ils étaient des «étrangers».Comment ne pouvaient-ils pas à la longue s’identifier à ce rêve européen?»(I) Quant à l’accusation portée contre eux à l’effet qu’ils étaient sionistes, ici aussi il est intéressant d’écouter Hassoun.Celui-ci évoque l’existence à Alexandrie, entre 1946 et 1948, d’une ('SJ'OJ'Jbe.27 %ir.200! monde juif Ligue juive anti-sioniste (c’est moi qui souligne) dont les membres furent internés au camp d’Aboukir en mai 1948, pour être par la suite expulsés d’Égypte ! (2) En 1956, à la suite de la crise de Suez, trente mille juifs ont vu leurs biens confisqués par les autorités égyptiennes et ont été forcés de quitter le pays.Un tiers d’entre eux se sont installés en Israël.Les biens laissés en Egypte par ces derniers sont évalués aujourd’hui à plus de deux milliards et demi de dollars US.Or, on sait que les accords de Camp David n’ont pas prévu de dédommagements.Les deux autres tiers de la communauté, également dépossédés, partiront pour la France, l’iVngleterre, l’Aiuérique latine et même pour le Canada.Détenteurs de passeports étrangers, la citoyenneté égyptienne, comme on l’a vu, leur ayant été refusée, ils subiront humiliations et internements.Certains d’entre eux, ceux qui avaient malgré tout réussi à obtenir la naturalisation égyptienne, virent leurs passeports confisqués et durent trouver un pays qui accepterait de les recevoir.en tant qu’apatrides.Tandis que tant de groupes à travers le monde -et jusqu’au Canada- exigent dédommagements, excuses officielles et solennelles pour des injustices commises à leur égard ou à l’endroit de leurs ancêtres, les Juifs d’Egypte et leurs descendants demeurent bien silencieux quand il s’agit de rappeler à la mémoire du monde ce qu’ils ont vécu.J’ai le vague soupçon, pour l’avoir vécu dans ma famille, que les Juifs d’Egypte, malgré les torts subis, ont continué d’aimer ce pays.Je suis toujours fasciné par l’affection qu’ils éprouvent pour les coutumes et la culture égyptiennes, comme si celles-ci étaient partie intégrante de leur identité juive.Cet attachement n’a pas été diminué par leur appartenance à l’Occident, bien au contraire.Lorsque je fouille dans cette page de mon histoire, je suis surpris de découvrir, ayant surtout connu le triste épisode des expulsions, ce rapport symbiotique qui a existé entre la communauté juive et le monde égyptien.Et je me rends compte que ce sont les écoles juives d’Egypte qui ont réussi à cultiver auprès de leurs élèves ces sentiments de profonde affection pour le pays.Les «Juifs d’Egypte n’ont fabriqué aucune judéo-langue, contrairement aux Maghrébins, aux est-européens ou aux hispano-balkaniques, note encore Jacques Hassoun.Ils ont parlé en arabe, et c’est en arabe que le Séder El-Tawhid ou la (Q)esset Hanna sont lus.Exemple unique dans le monde islamique, c’est en graphie arabe que la traduction de leurs livres de prières est retranscrite, et ce, jusque dans les dernières éditions (1947) du Siddour Farhi ou des Hagadoth.» (3) Imaginez ce que vous ressentez lorsque vous découvrez qu’il existait, jusqu’à la fin des années 1930, des Juifs tout à la fois nationalistes égyptiens et militants sionistes, et que cela constituait, pour eux, deux composantes tout à fait naturelles et complémentaires de leurs allégeances politiques! C’était le cas de Léon Castro qui dirigeait en même temps le journal nationaliste de langue française «Liberté» et.l’Organisation sioniste du Caire, comme aussi celui de Félix Benzakein, député du parti Wafd et président de l’Organisation sioniste d’Alexandrie.On croit rêver.¦ Notes.1.Jacques Hassoun, «Les Juifs une communauté contrastée», dans Alexandrie 1860 -1960, Autrement, p.66.2.Ibid., p.65, note 21.3.Jacques Hassoun, «Chroniques de la vie quotidienne», dans Juifs du Nil, Le Sycomore, 1981, p- 166.© Victor Teboid, 2002.www.victorteboul.com E-mail : victorteboul@videotron.ca Tous droits réservés pour tous pays.la voix sépharade 1 n° 3 I mai 2002 I page 58 Design Eric Cohen (514) 745-4884 WSmi WMn m MMBt liiH11**' ' • cdieuMeA de cAaiàeb * * ^a'm * 9SeM t, • § dtfeà d - dnaüatw nA • &** • ^mv de Sfâouéotk 183, Rue Bates, Ville Mont Royal, Suite 101, Québec H3S 1A1 t K.oy TéL.: (514) 484-9368 ou le (514) 865-6609 Fax: (514) 484-4516 .?-***$ culture r Le fils de Mogador Dav id Bi 'ensoussan Les Éditions Du Lys y Le fils de Mogador Asher Knafo Quand les juifs quittèrent définitivement Mogador après y avoir connu pendant trois siècles des hauts et des bas, ce fut comme si, encore une fois, ils partaient en exil.Mais à l’encontre de l’autre exil, le grand exil d’Israël, celui là n’avait rien de mortifiant ou de tragique.Au contraire, c’était un exil où on se plaisait, je dirais même un exil où 1' on se vautrait avec délice.Le Mogadorien se bâtit un petit monde, un îlot de tranquillité qui le distrait des ennuis de la vie courante.Il entoure cet îlot d’une mer bleue lénifiante, c’est la mer de ses souvenirs, et quand il a un moment libre, il se hisse sur le plongeoir (le fameux plongeoir de Taghart -plage de Mogador) pique une tête dans l’océan qui le reçoit à bras ouverts et qui l’aide à se retrouver dans le labyrinthe de ses souvenirs.Quand nous étions jeunes à Mogador, nous entendions souvent ces propos décrétés avec véhémence : « A’mitlo sheur! » « Tkhél féh sé Dzen » Le premier se disait quand, par exemple, un mari quittait sa femme pour se prélasser dans les bras d’une autre et refusait obstinément d’écouter les suppliques de ses amis qui lui enjoignaient de regagner son foyer.Le deuxième se disait pour le même genre de cas par ceux qui ne croyaient pas aux sortilèges mais affirmaient avec passion qu’il existait en dessous de nous un autre monde, le monde des Zneun c’est à dire des djinns qui n’attendaient que l’occasion de venir la nuit nous pincer (Ça, c'était dans le moindre des cas) ou d’investir notre personne pour agire en notre place et lieu (Ça, c’était nettement plus grave! ) Quel Sheur, quel djinn est entré dans le corps des Mogadoriens pour qu’ils refusent si obstinément de délaisser les chimères de leurs souvenirs mogadoriens et reviennent à la réalité?Ne serait-ce pas par le fait de quelque élixir que nos mères nous ont mis dans notre soupe en nous enjoignant vivement : « Kel soppa » - mange ta soupe?Dans cet ouvrage, les souvenirs rappliquent! Ils se précipitent, se mettent à la queue leu leu derrière sa plume en clamant : Moi aussi! Moi aussi je suis là! Et alors, ils apparaissent tous avec une précision hallucinante.Demandez-lui (à Bensoussan) de parler l’arabe de son enfance, il le fera peut-être, mais d’une manière gauche et hésitante, et pourtant quand il écrit un de ses contes (j’ai failli dire « drolatiques ») en judéo-arabe il retrouve un langage enrichi de dictons et d’expressions mogado-riennes qu’on croyait à tout jamais perdus.Le Fils de Mogador qui n’est autre que l’auteur, vous prend par la main (des fois à la gorge) pour vous emmener dans une promenade virtuelle mais fascinante à travers ce Mogador qui, cinquante ans après, hante toujours ses ressortissants.Vous voilà dans le Souk Jdid, buvant avidement les paroles des anciens et prenant parti pour telle ou telle position sur l’étymologie d’un mot dont on n’avait plus depuis longtemps souvenir ou bien, subitement devenus enfants, vous écoutez, sagement assis sur les bancs du Talmud Thora, les cours donnés par Rabbi Ms’eud Elkabas ou par Rabbi Yitshaq Haroche.Vous visitez tour à tour le Fort portugais, les remparts de la Scala, la Place Publique, la Attara, vous passez par la rue du Consul Koury et vous vous recueillez avec le souvenir de Rbi Ms’eud Tamsot.Et, si vous êtes fatigués, asseyez-vous gentiment devant l’oncle Meyer qui vous donnera une belle leçon d’histoire ou, si vous n’aimez pas l’histoire, allez donc au chapitre La Ala pour écouter avec ravissement cette belle musique qui prenait ses racines dans l’Andalousie.¦ Le fils de Mogador, David Bensoussan Aux Editions du Lys DECORAPHInc 1 H .¦MCTG §fe il.' |w (Décor de soirée Mehitsa (Brith-9A_iCah Location de nappes Centres de ta6Ce Jfousses de chaises (Bonôonnières .(Rapây JLssayag ne (514)341-(D w .(fecorapU.co m culture r-a «V i «* H** : Jf n r*Z.Souvenirs et réflexions anciens de l’Alliance israélite universelle la voix sépharade Edmond Elbaz et David Bensoussan Les Éditions Du Lys Bientôt un siècle et demi d’activités qui ont fait rayonner la langue française de par le monde.Le mandat de l’Alliance israélite universelle (AIU) a donné aux Juifs de la diaspora l’occasion d’avoir une ouverture sur le monde moderne depuis la seconde moitié du XIXe siècle.Pour la plupart, les Juifs des pays musulmans étaient prisonniers d’un statut de dhimmi (toléré) dans des pays islamiques, et leurs droits y étaient inférieurs par rapport à ceux de la population islamique majoritaire.L’Alliance n’a pas seulement apporté une nouvelle dimension culturelle, mais elle a aussi contribué à faire connaître au monde le sort difficile des Israélites et d’insuffler à ces derniers un goût de liberté et d’affranchissement.En rapportant les excès envers les Israélites, l’Alliance a contribué au fait que les oppresseurs durent rendre des comptes parce que l’opinion internationale en fut saisie.L’on a souvent tendance à oublier cette contribution de l’AIU, car les puissances coloniales ont fini par faire régner l’ordre et la paix, mettant fin à une insécurité séculaire.L’Alliance est plus qu’une institution de scolarisation.Tout celui qui est passé par son moule a pu bénéficier de l’apport du corps enseignant tout dévoué à sa tâche.Les professeurs ne voulaient pas seulement que diffuser un enseignement, mais visaient l’excellence.Ils avaient pour leurs étudiants les ambitions les plus nobles.Ils tenaient tellement à ce qu’ils réussissent que cela transparaissait au quotidien.C’est dans une atmosphère familiale et privilégiée que les élèves reçurent une éducation et des enseignements de la vie.Doit-on rappeler la réussite des finissants de l’Alliance ?L’Alliance a permis d’ouvrir tout grand la voie vers des carrières professionnelles tant dans la science que dans les arts.L’énumération non seulement des cas de réussite mais aussi des statistiques portant sur les dizaines de milliers d’autres élèves qui sont passés par ses établissements serait fastidieuse.Mais il y a plus encore : Où que l’on soit sur le continent, l’on rencontre des anciens amoureux et nostalgiques qui ont conservé un merveilleux souvenir de leur séjour, de leurs professeurs et des copains farceurs.Avec le recul du temps, on commence à réaliser la dimension du défi titanesque relevé par l’Alliance tant su le plan des efforts pédagogiques et organisationnels que sur le plan financier.L’AIU nous donne ici une leçon d’histoire exemplaire qui aura marqué l’histoire du peuple juif en diaspora.Fasse que l’œuvre passée de l’Alliance puisse nous inspirer pour pouvoir continuer et persévérer dans la foulée de son idéal.¦ I n° 3 I mai 2002 I La vie et t’œuvre de R.Joseph Ouvrage Collectif, Éditions Or Brit Kodesh David Bensoussan Yossef Knafo vécut à Mogador au XIXé siècle.Il a marqué sa génération et continue d’émerveiller les générations suivantes car les nombreux livres qu’il écrivit sont imprégnés d’érudition et de sagesse.Ses livres sont réimprimés et étudiés aujourd’hui en Israël.L’ouvrage bilingue hébreu français publié par Or Brit Kodesh a réuni un grand nombre de chercheurs qui relatent chacun un aspect particulier de l’œuvre du Rabbin Joseph Knafo.L’érudition de R.Yossef Knafo est impressionnante et les auteurs et ouvrages auxquels il se réfère témoignent d’une connaissance profonde de la philosophie et de la mystique juive.Il cite souvent R.Ari, le Hida, Hayim Vital, Shalom Shérabi et Hayim Benattar auteur du commentaire Or Hahayim.R.Yossef Knafo a visé à populariser la mystique juive, qu’il considérait intégrale à la foi et la pratique religieuse.Il fut le premier traducteur des contes hassidiques du Baal Chemtov en Occident, contes qu’il rendit en judéo-arabe.Ancré dans la tradition sépharade, R.Yossef Knafo a su assumer les écoles de pensée sépharade et ashkénaze.En outre, il fut ouvert aux influences européennes qui se sont faites ressentir à Mogador au XIXé siècle.L’œuvre de R.Yossef Knafo est avant tout pédagogique.A preuve, ses synthèses en judéo-arabe en fins de chapitres.L'écriture des livres de judaïsme est une mitsva d’actualité car les livres imprimés ont une longue vie et leur popularité les rend plus accessibles qu'un rouleau de la Thora manuscrit.L’auditoire qu’il vise n’est pas celui des érudits mais bien plutôt un auditoire populaire.Son penchant pour le hassidisme pourrait s’expliquer du fait que ce mouvement cible les gens du peuple et non les érudits.La crainte de l'Éternel doit constituer l'alpha et l'oméga de l'étude.Pour ce qui est de l'étude, le terme hébraïque labeur dans le nsD dw arn 4 ns» 1DKJ3 f]DV p’D • rvrnnm mSp • riDsn noSn • nntt’aan -œix jr* : (Inins’! vm • niian xSi ncain xV ma px ’a ¦ nooto ’njn’l • D'ï'Xi O’ms xSx • cwn xSi rsi’ïnp xVi Dna arufitf» • D»n ns l'ajn S»oi£” -pnS : mnxS mspSs ru'DK ¦ «pap povi San -qi îyD •bp • 'B’nS nbrunxi • «aip'S ma 'aipS • sa o'j’jrni • D’a’Dj mv * D’mnn p \«aoa ’:np “ho O'ixpm • c'anpi chid • o’awoj w • D'ansan : nrwp nam nvra myi • D’ans w noa ’rapsw • vocd '"•va Sx npai • ’tnoK p pavai • mpiSn bp nnn • nnintî nnox nnaa • nvbvi nitrp o'J’jï?isDoa vj>jp 'npbni • nino® nvnb ’ n’nsaa Van 'nciani ¦ nanx NnVna îxVi 'Va pin Van nïb'i • n’j< -mp vVpi xnipn • n'a»D : nnj" «jitsm’i • nj?»n pnn xVai 1 nsn’i bnp 3irun mon ’biyoI • rrspn ->« Sxa n-unn 'itri’û f^rp”aa dmdik ncaa 'i;i ymi ianp vo : nniaji tip 'ra Vai pnt îV ’a n”V’Vpn an x”non rxy ’ )r»vb ns p'Yi *rin ram wis^a o’iDo naiDi D’D’sna verset: l'homme est né pour le labeur (Job 2-7) est l'acrostiche de “étudier en vue d'enseigner”, l'enseignement constituant une valeur suprême.Le but même de la Thora est d'influencer les autres par la compréhension et par la propagation de ses valeurs.La motivation de R.Yossef Knafo reposait sur les besoins de clarifier ses connaissances et de se perfectionner d’une part, et sur la volonté de faire de même à l’endroit de la communauté en visant une audience populaire de l’autre.Son style simple et humble ne vise pas la prétention.Il cite couramment le Shoulhane Aroukh, la Mishna, le Talmud, le Midrash, Maimonide, le cabaliste R.Ari et ses disciples.Lorsqu’il Knafo innove, il le précise avec grande humilité.Il commente un verset de la Torah, le relie à d’autres passages de la Bible, analyse la structure du mot pour en expliciter le sens.Ses commentaires des Ecritures sont tout à fait originaux et viennent étayer son discours.R.Yossef Knafo a également composé des poésies liturgiques (Piyoutim).L'hébreu de R.Yossef Knafo est la langue sacrée, la langue traditionnelle qui a prévalu avant la renaissance de l'hébreu moderne.Toutefois, son style tranche par rapport à celui des écrits de son temps qui s’inscrivent dans le giron de l’hébreu biblique.Tout comme R.David Elkayam, R.Yossef Knafo innove sur le plan de la langue qui, sous sa plume, prend des accents de modernité.Il se présente toujours avec des expressions de profonde humilité et a recours à des expressions en propre.Il se plaît à analyser la syntaxe des textes sacrés, à en décortiquer les mots et y trouver des acrostiches, à faire des permutations de lettres, voire même à procéder à des ajouts de lettres.L’étude de la Torah, la charité et l’humilité sont des valeurs soulignées par R.Yossef Knafo.Elles se rapportent à la relation de l’homme envers la Providence, autrui et soi-même.Ces valeurs ne sont pas dissociées.L’enseignement de la Torah est également une forme de charité.Quant à la qualité d’humilité, elle renfermerait toutes les autres.Il n’y a aucun mal à ce que l’érudit soit également commerçant de son état.Il est important que l’érudit « sorte et voit » (Maxime des pères, 32) la réalité qui l’entoure plutôt que de se cloîtrer dans l’étude.¦ L'ouvrage La vie et l'oeuvre du rabbin Yosseph Knafo est le fruit des réflexions d'une vingtaine d'universitaires qui se sont penchés sur différentes facettes de son oeuvre.la voix sépharade carnet Naissances Félicitations C’est avec plaisir que nous vous faisons part de la naissance le 19 mars 2002 à Montréal de : Ella-Abigait.Un grand Mazaltov aux heureux parents Laurence Rubio et Simon Bensimon, aux grands-parents Juliette et Pierre Rubio, Ninette et Sam Bensimon ainsi qu’à son arrière-grand-mère Aida Znaty è*' Toutes nos félicitationsà Muriel et Claude Sasportas pour la naissance de leur fds, né le 8 avril 2002 à l’hôpital Royal Victoria, nommé Moshé à la chère mémoire de son grand-père Maurice Sasportas.Mazal Tov aux heureux parents et à la famille.Remerciements spéciaux au Dr Morin et à ses infirmières pour leurs soins exceptionnels.Les grands-parents David et Lucie Sabbah, Armand et Lidia Bensimon, les parents Michaël et Merav Sabbah ont la grande joie de vous faire part de la naissance de leur petite fille et fille Romy-Gabrielle, née à Montréal le 17 janvier 2002.Elinor a le plaisir d’annoncer la naissance de son petit-frère David Elie né le 26 décembre 2001 à Boca Raton (Floride).Fils de : Arielle et Shlomi Lugassi, petit-fils d’Eliane et Gabriel Bittoun.Mariage Sonia et Charles Chocron, Lison et Jean-Claude Benarroch, Liliane et Elie Abitbol ont la grande joie de vous annoncer le mariage de leurs enfants Liana et Cari qui a eu beu le 28 octobre 2001 à la synagogue Tifereth Beth David Jerusalem à Côte St-Luc.Nous présentons nos plus sincères félicitations et Mazal Tov aux familles Chocron, Benarroch et Abitbol, membres actifs de longue date dans notre communauté.Nous tenons à féliciter chaleureusement notre fils Eric Elbaz pour sa réussite au Baccalauréat en Pharmacie et pour son admission à l'Ordre des Pharmaciens du Québec.Nous lui exprimons nos vœux les plus encourageants de succès dans toutes ses décisions futures.Son frère Serge, ses grands-parents, et toute sa famille sont heureux de lui exprimer leur fierté et lui souhaitent leurs meilleurs vœux de bonheur et de réussite.Annie et Marcel Elbaz.Distinction communautaire M.Driss Benhima, Wali du Grand K Casablanca, a remis, jeudi 7 mars 2002, une H distinction royale à M.Charles Tordjman.9 Le Wissam du Mérite national de classe W exceptionnelle est la plus Haute sollicitude et l’expression de la satisfaction et de la bénédiction de S.M.le Roi envers les personnalités les plus méritantes de la nation.M.Serge Berdugo a souligné la joie et la fierté de la communauté juive du Maroc et de Casablanca d’être honorée en la personne de M.Tordjman.Le grand Rabbin du Maroc M.Aaron Monsonego était présent lors de la cérémonie.Soulignons que M.Albert Tordjman de Montréal est le frère du récipiendaire.Nominations La Communauté Sépharade du Québec, Le Centre Communautaire juif, Le Centre Hillel, ont le plaisir d’annoncer la nomination de Robert Abitbol Directeur en exercice du Centre Communautaire juif, comme directeur exécutif par intérim des trois organismes en cours de fusion.Nous adressons à notre ami Robert nos meilleurs vœux de succès.la voix sépharade I n° 3 I mai 2002 I page 64 Nominations (suite) C’est avec une grande fierté et un grand plaisir que l’Association des Ecoles Juives annonce la nomination de Madame Lucienne Azoulay, Directrice de l’Ecole Maimonide, comme Présidente de la Commission consultative de l’enseignement privé.La C.S.Q.et La voix sépharade souhaitent Mazal Tov et beaucoup de succès à notre amie Mme Azoulay.Décès Dans l’impossibilité de répondre individuellement à toutes les marques de sympathie et d’affection qui nous ont été témoignées, sa famille, sa femme Esther et ses enfants Avraham, Michaël et Raphaël remercient bien sincèrement toutes les personnes qui nous ont assistés et qui se sont associées à notre deuil, lors du décès de notre cher Nessim Méguira Que son âme repose en paix ! Nous avons la tristesse d’annoncer le décès de Mme Esther Leiberman (z.l.), survenu à Montréal le 24 mars 2002 après une longue maladie.A son époux Mitchell, à ses enfants Adélia et Harold; A son gendre David Bensoussan et sa bru Linda Leiberman; A ses petits enfants, Eytan Salomon, Talia, Liora, Brian, Elissa; La Voix Sépharade adresse ses sincères condoléances à la famille.Tammy Elizov (z.l) décédée le 12 octobre 2001 à l’age de 34 ans.Elle laisse dans le deuil son fils Machael 14 ans et sa fille Jessica 12 ans.Ses parents Daniel et Henriette Elizov, sa sœur le Dr Michelle Elizov, sa tante Alice Osiel, son époux et ses deux cousins ainsi que sa grand-mère Louise Abenmoha.Toute la famille exprime ses remerciements émus à tous les parents et amis qui l’ont soutenue dans cette cruelle épreuve.Zi* A mon frère A mon grand frère Armand vénéré révéré idéalisé A mon frère aîné à qui j’ai oublié de dire que je l’aimais distance divergence négligence ou rîtes de l’enfance?L 1 Au Dieu que tu représentais je n’osais exprimer les sentiments humains qui l’honoraient : enfant tu m’as supportée étudiante tu m’as aidée adulte, tu m’as visitée A mon frère qui a pris sur ses frêles épaules le poids d’une dysfonctionnelle famille et plus tard de sa belle-famille je dis bravo! pour l’humain c’était normal pour toi c’était banal! C’est pourquoi tu es vénéré révéré idéalisé mais jamais assez aimé inaccessible étoile, d’abnégation et bonté À mon frère, si le cours de l’histoire je changeais Je dirais : plus d’une vie tu as illuminé Plus d’une vie tu as guidé Plus d’une vie tu as « mentoré » Plus grande encore est ma douleur de te savoir malade et sans ardeur Tu m’as refusée comme « visiteuse » preuve de ta grandeur Et même si ma fille, tu ne connais Mon cœur ne connaît point de rancœur Armand Acoca (z.l.) (1943-2002) Eliane Acoca le 20 février 2002 Ses parents, Raymond et Emma Elbaz; ses frères, Charlie et Meyer; ses sœurs, Martine, Hélène et Déborah; ses enfants, Melissa, Michael, et Jason; son époux, Albert Malka; ses beaux-parents, Joseph et Zari Malka; ses beaux-frères et belles-sœurs, Eddy, Henri, Laurence, Lior, Rona, et Daniella, ont l’immense douleur de vous faire part du décès de : Rosine Elbaz-Malka survenu le 11 avril 2002 (29 Nissan 5762) en Floride.Ses parents, Raymond et Emma Elbaz; ses frères, Charlie et Meyer; ses sœurs, Martine, Hélène et Déborah; son fils, Haim Nathan; ses beaux-frères et belles-sœurs, Pinhas, Raphy, Reuven, Joelle et Vtlérie ainsi que ses neveux et nièces ont l’immense douleur de vous faire part du décès de : Yolande Elbaz survenu le 19 avril 2002 (7 Iyar 5762) à Montréal.Les familles Elbaz et Malka remercient tous ceux et celles qui les ont soutenus lors de ces difficiles et douloureuses épreuves que furent les décès survenus à quelques jours d’intervalle de Rosine et Yolande.La voix sépharade souhaite aux familles en deuil leurs sincères condoléances.la voix sépharade I n° 3 I mai 2002 I page 65 PROBLEMES AUDITIFS?J'entends mais je ne comprends pas toujours Le son de la télévision me paraît trop faible je fais souvent répéter mon entourage Prothèses auditives invisibles ! Minuscules, elles s'insèrent à l'intérieur du conduit auditif.Ajustement automatique du volume Légèreté et discrétion incomparables ) Ajustements internes par ordinateur___J Un son naturel pour toutes situations )| ' Les prothèses auditives invisibles ne sont pas payées par la RAMQ.Certaines prothèses auditives sont couvertes par : l'assurance maladie, la CSST, les vétérans et les assurances privées.Autres modèles disponibles r * -1 LES CENTRES MASLTAH Audioprothésistes 5845 Côte-des-Neiges, #475 Tel.: (514) 344-8554 1-800-550-8554 Parce que la vie mérite d'être entendue.MÉDIATION Afin d’éviter un litige qui pourrait être coûteux, stressant et risqué LA SOLUTION “GA GNANTE- GA GNANTE ” pourrait être la MÉDIATION Maurice Lasry, LL.L.Avocat Médiateur Accrédité Droit civil et commercial KOUNADIS PERREAULT C.P.989, Suce.Place du Parc 300, Léo Pariseau, suite 2000 Montréal, Québec H2W 2N1 Tél.: 514-844-8631 Fax: 514-844-6691 HlIlTs JOE AMAR SERVICE DE BAR Faite de votre réception un événement inoubliable ! 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