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Titre :
LVS : la voix sépharade
Éditeur :
  • Montréal :Communauté sépharade unifiée du Québec,2006-
Contenu spécifique :
Mai - Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
trois fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Voix séfarad
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LVS : la voix sépharade, 2006-05, Collections de BAnQ.

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UNE PUBLICATION DE LA COMMUNAUTÉ SÉPHARADE UNIFIÉE DU QUÉBEC 35e année / Volume 4 Mai-Juin 2006 / lyar 5766 5.00$ PER Edition spéciale é enration Méditerranéenne de Montreal ONVIVENCIA du 11 juin au 6 juillet 2006 MT UNE PRODUCTION COMMUNAUTE SEPHARADE UNIFIEE DU QUEBEC MONTREAL - QUEBEC - CANADA H3W 1M6 - PP40011565 1, CARRE CUMMINGS BUREAU 216 Jean Alloul Rachel Alloul Michel Alloul Eliane Alloul Daniel Alloul Gerard Azoulay David Azoulay Didier Ziri Isidore Fhima Gabriel Dadoun Le seul concessionaire Toyota avec des mezuzah à toutes ses portes est maintenant situé au 6767 Henri-Bourassa Est a I NORD/NORTH Boul.Métropolitain SUD/SOUTH Rég.Rabais Votre prix 1 15 725$ 230$ 14 495$ * ECHO 2005 TOYOTA WM Vous êtes peut-être admissible à une allocation jusqu'à 1 000$ TOYOTA WONTREAL-f Neuve, couleur rayon d'argent mica, automatique, 4 cylindres, radio AM/FM CD/MP3, 4 haut-parleurs, pare-chocs et poignées de portières de couleurs assorties, pneus 15 pouces, verrous de portières assistées.*Taxes, trsp et prép.en sus 6767 Henri-Bourassa Est 514-329-0909 - toyotamontrea nord.com i-'iiî'l fill II \ *"* * * Isr-SI tt* fl* r-'» [flf'l r è$s Qlouueawc Sofa® ck Q, r (i WlOlià /i n 5700, Einstein à Côte ét-Luc 999-7136 148-4828 Pour vos voyages d’affaires et de plaisir il K S Si £tg i»' _______t J: ‘tôl,.I mmkii ".parce que vous méritez un traitement de choix." 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Suite 216 Montréal (Québec ) Canada H3W 1 M6 Tél.: (514) 733-4998 Télécopieur: (514) 733-3158 Courriel: redactionlvs@csuq.org Internet: www.csuq.org / www.lavoixsepharade.com David Bensoussan Robert Abitbol Élie Benchetrit Daniel N.Sebban Élie Benchetrit, David Bensoussan, Philippe Beraka, Éloïse Cohen, Brigitte Danino, Sonia Demory, Avraham Elarar, Sabine Malka, Daniel N.Sebban Éloïse Cohen, Daniel N.Sebban Archives CSUQ Daniel N.Sebban 733-4998 ext 3149 Gilda Fayer-Look (514) 235-7991 Katia Ruelle Malka MPI Impressions - Michel Perez (514) 236-0526 Joncas Postes Expert Le présent numéro de La voix sépharade a été tiré à 7000 exemplaires.Le magazine est publié 5 fois par an.Les exemplaires sont acheminés par voie postale à Québec, en Ontario et dans le reste du Canada, aux Etats-Unis et à l'étranger.Abonnements (1 an - 5 numéros): Québec 26$, Canada et U.S.A.36$, Outre-Mer 56$.ISSN: 0704-5352 Dépôt légal aux bibliothèques nationales du Québec et du Canada Courrier de 3e classe-Permis 40011565 Les lettres ou articles doivent être adressés à Daniel N.Sebban, La voix sépharade, 1 Carré Cummings, bureau 216, Montréal, Québec H3W 1M6 ou par e-mail: redactionlvs@csuq.org Sous peine d'être refusés, les articles ou lettres adressés au journal doivent mentionner le nom de l’auteur, son adresse complète et son numéro de téléphone.Aucun accusé de réception ne sera envoyé et les articles ou lettres non publiés ne seront pas retournés.Pour des raisons d'espace et de clarté, les articles ou lettres pourraient être réduits ou révisés.CONVENTION DE LA POSTE-PUBLICATIONS NO 4OOH565 RETOURNER TOUTE CORRESPONDANCE NE POUVANT ÊTRE LIVRÉE AU CANADA AU SERVICE DES PUBLICATIONS 123 RUE SAINTE-CATHERINE, MONTRÉAL, OC H3Z 2Y7 Tir a.$ t certifie « Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le Gouvernement du Canada pour nos coûts rédactionnels par l’entremise du Fonds du Canada pour les magazines.» Canada 6 | juin 2006 | La voix sépharade FESTIVAL SEFARAD 1, Carré Cummings - Suite 216 Montréal (Québec ) Canada H3W 1 M6 Tél.: (514) 733-4998 Télécopieur: (514) 733-3158 Courriel: info@seferad.ca Internet: www.sefarad.ca président festival Avraham Elarar DIRECTEUR général Robert Abitbol PRODUCTRICE Brigitte Danino ASSISTANTE Sabine Malka beaux arts Emile Parienté, Lucien Chelly relations publiques Élie Benchetrit graphisme Jacob Benarroch, Katia Ruelle Philippe Beraka rédaction Éloïse Cohen, David Bensoussan, Daniel N.Sebban, Sonia Demory, Élie Benchetrit RESPONSABLE Bénévoles Dolly Mergui bénévoles Abenaïm Raymonde, Amar Esther, Amiel Esther, Amram Linda, Azuelos Dina, Barchechat Suzanne, Chetrit Gisèle, Chokron Stella, Cohen Yollande, Cohen Camille, Dahan Evelyne, Elmalan Joëlle, Elmaleh Gilda, Garzon Julia, Garzon Laurette, Halfon Linda, Jama Sophie, Lasry Arielle, Levy Rosy, Lugassy Isabelle, Myara Annie, Nahmias Orly, Ohayon Stella, Oiknine Arielle, Oikmne Sylvia, Spiegelman Margot Monsieur Raymond Bachand - Ministre du développement économique, de l’innovation et de l’exportation Je tiens à exprimer ma fierté d'avoir été choisi comme président d'honneur du Festival Sefarad 2006, Célébration Méditerranéenne de Montréal, et de me joindre à vous lors de ces trois semaines de célébration qui nous permettront de mettre en lumière toute la richesse, le dynamisme et la diversité de la culture juive, particulièrement dans sa dimension francophone et sépharade.Sous le thème, on ne peut plus porteur, de « Convivencia », c’est à dire convivialité, divers événements - expositions, spectacles, symposiums, théâtre, cinéma - organisés dans le cadre de ce Festival, nous feront découvrir non seulement l’apport, mais également l'héritage et les traditions de la communauté juive, d'origine sépharade.Une communauté bien intégrée au Québec et qui excelle dans plusieurs domaines.Je souhaite que cet événement permette de tisser et de développer des liens encore plus étroits entre les Québécoises et les Québécois de toutes origines en plus de contribuer à lutter contre les préjugés et à créer un espace de dialogue pouvant favoriser un « vivre ensemble » de qualité.Bon Festival Sefarad ! Madame Lise Thériault - Ministre de l’Immigration V et des Communautés culturelles Je suis heureuse de souligner la première édition du Festival Sefarad 2006 -[ \ Célébration Méditéranéenne de Montréal qui se déroulera sur le thème de la convivencia, terme espagnol qui signifie convivialité et partage.Sa programmation multidisciplinaire et diversifiée favorisera le rapprochement et le dialogue interculturels par la création de lieux et de moments de partage.Ce dialogue se reflétera dans de nombreuses activités, telles que l’exposition sur le Maroc « Un pays, deux cultures » qui sera présentée au Complexe Desjardins, ou par le Colloque international consacré à la convivencia entre les cultures juive, chrétienne et musulmane à l’époque médiévale qui explorera le passé du dialogue interculturel et son influence sur l’avenir.Ces initiatives sont à l’image du dynamisme et de la créativité de la communauté séfarade du Québec qui, par son engagement constant dans sa communauté et dans notre société, contribue à tisser des liens harmonieux entre les Québécoises et les Québécois de toutes origines.Je salue le travail de ces femmes et de ces hommes qui contribuent à la vitalité de la société et de la culture québécoises.Bon festival! REMERCIEMENTS Québec»” Canada Montréal [HEI issl COMITÉ QUÉBEC-ISRAËL QUEBEC-ISRAEl COMMITTEE Compiim H Desjardins mm RtPUBUûUt FIANÇAIS* Consulat général de France à Québec I David Bensoussan - Président de la CSUQ Le thème du Festival Sefarad est plus que jamais actuel.Beaucoup ont idéalisé l'époque de l’âge d'or sépharade en Espagne.Beaucoup en parlent avec un certain sentiment de nostalgie qu'auront véhiculé les exilés d'Esoagne au fil des siècles.J'ai espoir qu'en H faisant revivre les grands moments de la cohabitation dans l’Espagne des trois religions et en amorçant la réflexion sur cette période mythique, nous contribuerons à mieux connaître le creuset des civilisations dont nous sommes issus et à envisager l’avenir avec plus de clairvoyance.Peut-être favorisons-nous ainsi un dialogue des civilisations devenu plus que jamais nécessaire.Montréal, ville plurielle et réceptacle d’une diversité culturelle en constante mutation, se verra promue tout au long de ce festival au rang de capitale des dialogues et des convergences.Mes félicitations vont aux artistes, aux intervenants, aux institutions, aux parrains, aux bénévoles et aux professionnels qui ont ouvré pour faire du Festival Sefarad 2006 un festival mémorable.^D«-voUS^o;o.GUtBEc l£ PLAISIR O tTSI r MSEWB1.S GC Hydro Québec CIJA Avraham Elarar - Président du Festival Sefarad 2006 « Convivencia », le thème du Festival 2006, représente un jalon de plus tout au long de nombreuses célébrations réalisées avec succès par notre communauté depuis 1972.Avec ses nouvelles couleurs et sa philosophie d’inclusion et d’ouverture, Sefarad 2006 nous promet de réaliser et d'offrir à la société multiculturelle montréalaise, une célébration au goût méditerranéen À travers cet événement unique dans son genre, la communauté juive sépharade montréalaise poursuivra ainsi une longue tradition de bâtisseuse des ponts entre les communautés.Une tradition enracinée dans l’âge d’or andalous, entre 900 et 1200 de notre ère, lorsque les Juifs sépharades étaient les vecteurs privilégiés de la philosophie d'ouverture et de dialogue de la « Convivencia ».Bon Festival La voix sépharade | juin 2006 | 7 ARTS 28 ET 29 JUIN 2006 À 20H30 AU CENTRE SAYDIE BRONFMAN DE GAD ISRAËL À GADY un comique à prendre au sérieux PAR ÉLOÏSE COHEN Gad Israël revient se produire à Montréal.Dans ses bagages, un nouveau spectacle, « Qui est Gady ?», un humour judéo-marocain intelligent et savoureux, une verve déchaînée et un dynamisme effréné.La Voix Sépharade : Votre nouveau spectacle s’intitule « Qui est Gady ?» Alors, justement, qui est Gady ?Gad Israël : C’est l’histoire d’un mec qui se mêle de tout, qui donne systématiquement son avis, qui a tout vu et tout vécu.Il transforme des situations ordinaires, notamment ses cours de yoga ou son mariage, en événements étonnants et hilarants.Le spectateur est comme aspiré par le tourbillon de sa vie.Contrairement à mon précédent spectacle, qui était une galerie de portraits, j’interprète un seul personnage du début à la fin.Il s’agit d’un one-man-show, mais pas d’un stand-up : je ne m’adresse pas au public.L.V.S.: Vous avez commencé votre carrière d’humoriste avec votre vrai nom, Gad Israël.Aujourd’hui, vous adoptez un pseudo : Gady.Pourquoi ?G.I.: Quand on s’appelle Gad Israël, c’est comme porter un drapeau sur la tête, comme être l’ambassadeur d’Israël.Résultat, le public avait tendance à croire qu’il s’agissait d’un spectacle communautaire, que je faisais exclusivement des blagues juives.Ce n’est pas le cas et je m’adresse aussi bien aux Juifs qu’aux non Juifs.Il y avait tromperie sur la marchandise.même si, c est clan qu’on ne balaye pas 5 000 ans d’histoire comme cela : mon show baigne dans l’humour juif, judéo-marocain.Et puis, il ne faut pas oublier que c’est directement du Maroc que j’ai débarqué à Nancy.Avez-vous observé une difference entre les publics français et québécois ?G.I.: La différence est incroyable, surtout si on le compare aux spectateurs parisiens, prétentieux et hautains.Le public québécois a envie de rire, donc est plus à l’écoute, il a plus d’empathie.Et puis j’ai un tellement bon souvenir de mon dernier passage.Je me sentais tellement bien sur scène que j’y suis resté deux heures, au heu de l’heure et quart prévue.J’improvisais et les spectateurs aimaient ça, en redemandaient.Il y a eu une véritable interaction, presque magique entre nous.Un souvenir inoubliable.Et puis, ça m’a porté chance, puisqu’à la suite de cette représentation, j’ai été produit par le Festival Juste pour rire.L.V.S.: Alors, heureux de le retrouver?G.I.:Je suis ravi et en même temps, j’ai le trac, je ne veux pas décevoir.Ce qui me rassure, ce sont les premiers échos sur mon nouveau spectacle.Je l’ai produit au théâtre du Temple et ça a bien marché.et puis, moi en tant que Juif, j’aimais bien aller au Temple tous les soirs.L.V.S.: Votre devise ?G.I.: Si le rire est le propre de l’homme, je voudrais être une savonnette.L.V.S.: En 2002, vous vous étiez déjà produit au Festival Sefarad de Montréal 8 | juin 2006 I La voix sépharade 20, 21 ET 22 JUIN 2006 A 20H30 AU THÉÂTRE OUTREMONT HUMOUR RACHIDA KHALIL Belle et drôle à la fois ! PAR DANIEL N.SEBBAN wr+f v * t %?» * Rachida Khalil a un sport favori : mettre une loupe sur les absurdités des gens de sa communauté d’origine, mais aussi sur ceux de son pays d’accueil, la France, voire l’humanité en général.Elle est donc naturellement la fille spirituelle de Guy Bedos, qu’elle admire depuis toujours et qu’elle finit par rencontrer.Le courant passe immédiatement entre eux : « on s’est reconnus », commente-t-elle.Bedos s’offre pour co-écrire les textes de la talentueuse jeune femme.Son spectacle, La vie rêvée de Fatna, vous ballotera constamment du rire aux larmes et inversement.Vous n’aurez jamais le temps de vous ennuyer : tous les clichés de la condition de femme arabo-musulmane sont revisités avec une originalité enthousiasmante.L’hilarant décalage entre elle-même, élevée en France et sa tante Fatna, qui a le même âge qu’elle et qui a grandi dans un coin perdu du Rif marocain, le défilé de mode des tchadors dernière tendance, les heurts entre la tentation de la liberté et le poids des traditions ; autant de brefs et incisifs coups d'une peinture au couteau qui aboutit à un tableau désopilant aux couleurs vives.Vous en sortirez partagé entre le rafraîchissement et la réflexion.Car Rachida a un talent rare : celui d’aborder des sujets graves de la manière la plus rigolote.Chez les Arabo-musulmans, être une femme est souvent lourd à vivre, et elle en fait quelque chose de léger.Mais contrairement à son complice Guy Bedos dont on peut penser qu’il fait tout pour s’attirer des baffes, elle arrive à mettre le doigt sur les choses les plus énormes sans déclencher la foudre.Mieux : elle désamorce tout embryon d’agressivité par une virtuosité à tordre les gens de rire.Son secret ?Elle est belle et a conservé l’expression auréolée d’innocence d’une petite fille « Ufaut être une femme pour réussir ça », dit-elle joyeusement.Cela dit, ne la qualifiez surtout pas de « comique musulmane », parce que là, elle sort son bazooka ! Mais qui dit « humour » ne dit pas forcément « futilité » : du côté citoyen, elle s’active aussi ; sans être militante, elle soutient la cause du mouvement « Ni putes ni soumises », des femmes qui refusent leur domination par les hommes.Logique, puisque le contenu hilarant de ses spectacles va dans le même sens.On devine chez elle une hypersensibilité et un besoin d’absolu qui font tourner le moteur de sa créativité.Revers de la médaille : sa vie affective en pâtit : « mon indépendance fait peur aux hommes.Et comme en plus je suis très exigeante ai matière d’affection, vous imaginez le résultat ».Mais, intelligente, elle transforme cette difficulté en matière à rigoler dans ses spectacles.La joie de ses spectateurs la porte et vaut tout l’amour du monde.Ne la ratez pas : cette perle est un cadeau du ciel ; vous sortirez de son show les poumons gonflés de joie ! Les textes du spectacle de Rachida Khalil ont été co-signés par Guy Bedos La voix sépharade | juin 2006 | 9 24 JUIN 2006 A 22H30 25, 27 JUIN 2006 À 20H30 AU THÉÂTRE OUTREMONT Zadoc en première partie PAR DANIEL N.SEBBAN Zadoc, vous connaissez sûrement déjà.Un roi du comic stand-up, déjà venu deux fois à Montréal, et qui chaque fois a joué à guichets fermés.Eh bien, croyez-le, il y a toutes les raisons du monde pour que son nouveau spectacle provoque un tsunami de rires.Vous l’aviez connu épinglant avec une acuité frisant la précision entomologique les travers des différentes mentalités rencontrées au Maroc (qui a oublié ses hilarantes piques sur les Fassis, les R’batis, et autres Meknassis ?).Cette fois-ci, le bougre s’attaque à nos coutumes les plus chères : les mariages, les rabbins, les rites ; tout y passe.Pour ceux dont la rate souffrirait de quelque ratatinement : vous repartirez avec une rate carrément hypertrophiée, tant les rires et les fous rires déclenchés par Zadoc vous emporteront sur son passage.D'APRÈS LA BANDE DESSINÉE DE JOANN SFAR, ÉDITIONS DARGAUD PAR DANIEL N.SEBBAN À la veille de l’indépendance de l’Algérie encore française, un rabbin a une fille -Zlabya un chat et un perroquet.La fille est belle, le chat est sournoisement intelligent, mais ne parle pas, et le perroquet, complètement stupide, parle tout le temps, mais pour ne rien dire, comme tous les perroquets.Le chat adore la fille du rabbin, et déteste le perroquet dont il ferait volontiers un bref repas.Justement, dès qu’il en a la chance, le chat passe à l’acte et le malheureux perroquet se retrouve dans l’estomac du félin en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.Rien que du banal jusque là, me direz-vous.Attendez, ça devient intéressant: après avoir avalé le perroquet, le chat se met à parler! Devant ce miracle, l’émerveillement du rabbin est de très courte durée : son chat parle, mais il ment comme il respire, ce qui n’est pas tolérable pour un bon juif, et encore moins dans la maison d’un rabbin.Il faut immédiatement éloigner la perversion de l’innocence, et le rabbin interdit à sa fille et au chat de se revoir.Le chat aime sa maîtresse, il se met donc en tête de devenir un bon juif.Pour commencer, il doit faire sa bar-mitzvah.Tenter d’adapter une bande dessinée au théâtre est un art souvent suicidaire : j’avais apprécié la bande dessinée, et je me méfiais un peu.À tort : de sa virevoltante baguette magique, Camille Nahum a réussi l’exploit avec l’apparente facilité des grands professionnels.Cette toute jeune comédienne, pétillante comme une bulle de boisson gazeuse, a plein de ressources, comme un couteau suisse : elle sait tout faire : écrire, jouer, mettre en scène, chanter, composer des musiques, etc., etc.Et elle a un don rare : elle vous contamine de son enthousiasme.Tout est hors norme dans « La bar-mitzvah du chat du rabbin » : pièce française juive, elle est mise en scène par une australienne bouddhiste (Elise Mc Leod) un japonais catholique (Sei Shiomi) ! Et le rabbin est joué par un non juif ! (mais on lui pardonne : Rémy Darcy est un grand acteur et il est tellement convaincant).La fille du rabbin est merveilleusement incarnée par Shiran Azoulay.Camille Nahum, quant à elle, ne joue pas le chat: elle est le chat, et tant pis pour ceux qui, comme moi, ont des allergies ! Autre originalité : pas de réelle frontière entre la scène et les spectateurs : le chat ne s’encombre pas de codes tout juste bons pour les humains, et bondit souvent de la scène à la salle et inversement.Quand on lui demande ce qui l’a poussée à adapter la célèbre BD, Camille Nahum, juive d’origine tunisienne, répond que les tensions que subissaient les juifs en France entre 2002 et 2004 étaient telles qu’elle se devait de réagir, en offrant ce spectacle dont le sujet est un bijou de tolérance, d’ouverture et de réflexion.Mission accomplie : le succès de la pièce, immédiat, a largement dépassé le cadre de la Communauté juive.Bravo le chat, tu as mérité ton pâté (cacher, bien sûr).LA BAR MITZVAH DU CHAT DU RABBIN Quand un chat félin.téressant 10 | juin 2006 | La voix sépharade 2, 3 ET 4 JUILLET A 20H30 AU CENTRE SAYDIE BRONFMAN RAÏS DE Lft 5CÈN THÉÂTRE BOB ORE ABITBOL Portrait d’un homme pressé Anny Serfaty -Medaly Nicole Elarar > > Sylvie Amor Fiby Autmezguine-Benchaya > Anny Serfaty -Medalssy Héritière d’une culture ancestrale, ses racines apparaissent sur chacune de ses œuvres, de ses personnages fragiles et majestueux à ses paysages sculptés au couteau.Femme lumineuse et artiste inspirée, Anny Serfaty -Medaly laisse livre cours à son intuition et à sa sensibilité, entre commémoration du passé et affirmation du présent, entre abstraction et figuratif.Nicole Elarar Autodidacte et instinctive, Nicole Elarar se distingue par son habileté à marier les formes et les couleurs.Formée sous la houlette de grands maîtres, tels que Alberto Replanski, elle est aujourd’hui une artiste de renom.Elle expose dans des galeries prestigieuses, comme l’Open Art Galery de Vancouver.Sylvie Amor Des couleurs vives et vibrantes.Des scènes folkloriques, témoins d'une histoire séculaire.Les toiles de Sylvie Amor sont autant d’invitation au voyage et à la découverte de l’autre.Depuis 1990, l’artiste a participe à plusieurs expositions, non seulement à Montréal, mais également à Casablanca.Fiby Autmezguine-Benchaya Elle a commencé avec des portraits et des natures mortes.Elle a évolué avec des huiles et acryliques, consacrées à l’imaginaire, au folklore et à l’héritage juifs.Ses toiles sont le résultat du fragile, mais fertile équilibre entre intuition et rigueur, entre spontanéité et structuration.Un travail récemment salué par l’association des artistes canadiens.18 JUIN AU 6 JUILLET HALL CUMMINGS —ne- fe WyL Livres anciens à livre ouvert P 0 tolo6 -3193 Jc7U.’*6 6rpp«pi'7*S'lS Bgo p 06'JEi’6io»'Tv’:',3pyT'>3: r U tx?J?pjo '3» c*e’?'m ht?[nir> psisipa» j3| ï 61: p 7 7*7 6 i 0 r 16 973 hrp'o jnin p sb- 6i6 ïxi)nl wppaoo® i.*p - - =^iji ¦“**^®^“®^^^®6n7p*i>roi>6liD7c6c?3l3B'p?3 ptpnofc >tî mil) 9330 p 7nf>' D','3 Si '01 TOI 7*rfcpj^ 93*6 -j-wnit m3 p/wjnïjâ foi pjo oioil •! p6t |i,i)9DTl'pîjr ICO P003 6l?l 500 pSnO.OI 03 S'i>S p sb> pcs *3 6*?i cio "3 6*?root spyTrPpDrDSW wrE'r 3i3'p-" pTO» p3 oJ> r>>D' p pT3 cii'i 6.9 •3 i j loi hiri 1?cp p *5 T3f’i cfc'|nld m'i -pu io sut* j*'DP 06 Ss6 pol?pi psnj 7\3ü3 'PD6pin 7t)>6 Ptpnp070)35 -3O’a?Sfcoptp 373^1 pasi (n3r»p paonij^ TPh ¦paicpphip'pimrhbc'i’fitr TP ppnp a t «6‘pii f)ii ni fcl T*àJ® P7ir6 p7îopjni^^ fp 'Copn ofî) 'P36 Î3 il >073 3’ 36) pilop*» * up ! 0 t o& p 6f» n p p ?’P 6l sb a ot» tp.6 67p 6i pa 6ip iÿptmp7r6 v>9r3f^m ?33PP3 li’p'l) pinP3 77ir»G ’17 DTom* Il P7i> ti'63 p?» 6! 6 iCt33 0’6 Tip •O *2 1 7333 P077 c^pppsrovpBomoooJ Llblb p6g3 6lp c^P’iim pp*pc 70r39! 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TBOD 903 I • pp3 lilpi Tlip 077 p 7P01 C*70 1 • oiPTa rc6*ipill5p a J ça 967367632 a pi 3-0)61?Sb 'W855 h3” ^ c6,îo6jiipD77 6ipolin*l,|'7l7ii)pJ6'P 0 *',î3 ri6i 7060 933 p oi p»p 077r9jiini'a r*p,6o OO Tt'O 7*1 -,rhr, n -,___________.1_________________i_____ p09 M U' ?B3P 0J 0309117*1 T71970 6-l6 9*33 6rp^ H 'ios 96736763! ni* j>6 p7ft ni-rb aax mi» Leurs pages sont jaunies par le temps, leurs couvertures polies par ces dizaines de mains qui les ont ouverts, feuilletés, manipulés.avant de les transmettre à leurs enfants et petits-enfants.Au total, seront exposés près de 160 livres et manuscrits religieux, témoins du foisonnement cultuel ancestral du judaïsme marocain.Oeuvres clefs de cette collection unique à la richesse inestimable : un targoun vieux de sept siècles ou encore des parchemins du XVe siècle signés par les plus prestigieux kabbalistes.La voix sépharade | juin 2006 | 17 25 JUIN AU 6 JUILLET GRANDE GALERIE DU CENTRE SAYDIE BRONFMAN e ARTS VIS U E EXPOS CIEN LS 1110 N CHELLY Rencontre avec un artiste troublant et percutant, à l'œuvre rocheuse mais fluide PAR ÉLOÏSE COHEN ïr-iSfe Poésie muette, sa peinture fait obstacle à la vision pour mieux capter l’invisible.Cacher et révéler : ce paradoxe guide le travail de Lucien Chelly, à la fois chercheur, voyeur et messager.Un artiste qui aime autant le noir que les couleurs : il les associe comme il les oppose.Il érige des pans de ténèbres pour les éclabousser de tramées saturées de couleurs, comme autant de poussières d’étoiles.Sous les masses de matières, épaisses, enchevêtrées, et entassées émerge un message, celui que la vie est un voyage à la fois hardi et mystérieux, plein d’embûches et de découvertes.Ses toiles, presque rocheuses, mais aux mouvements fluides, ne sont que les témoins du monde selon Chelly, un monde d’apparence mues par des forces inconscientes.suivre le tableau, ce dernier peut ainsi s’exprimer.L.V.S.: Vous étés né à Montréal, mais vos parents sont Tunisiens.Vos origines transparaissent-elles sur vos toiles ?L.C.: C'est possible, surtout s'agissant des couleurs.Il s'agit toujours de pigments plutôt couleur terre et toujours primaires.Mes œuvres comportent une prédominance de bleu, qui n'est pas sans rappeler la Méditerranée.Mes débuts de carrière sont marqués par une très forte influence orientale, surtout au niveau des thèmes.En effet, j'insérais des arches, une certaine architecture, venue de ce pays qui est un peu le mien, de ce pays dont mes parents m'ont transmis des images, des couleurs.En plus de l'excellente cuisine, bien sûr ! L.V.S.: Vous retrouvez votre ami de jeunesse, David Schluss, pour une exposition dans le cadre du Festival Sefarad.Le reste du temps, où peut-on voir vos tableaux ?L.C.: J'expose, de manière permanente, à la Galerie Klimantiris, dans la ville de Saint-Laurent (742, Bd Décarie, à Montréal), en plus d'exhibitions temporaires un peu partout dans le Canada, ainsi qu'en Europe.En tous cas, je suis ravi de retrouver David.ça va être une belle retrouvaille ! Voulez-vous tout de même essayer ?L .C.:J'ai commencé ma carrière dans les années 1980.Je me cantonnais alors à l'abstraction expressionniste, c'est-à-dire un style reposant sur des mouvements très rythmés, se rapprochant de l’automatisme, mais un peu plus contrôlé.Et après un passage au figuratif, je suis retourné à mes premières amours.Sur mes toiles, sont étalées jusqu'à trente, voire quarante couches de couleurs : cette méthode d'empâtement me permet de ne pas les mélanger.Ces masses de couleurs, pures et primaires, accumulées les unes pardessus les autres, créent une texture profonde.H s'agit du langage plastique par lequel j'exprime un maximum de sensations Je n’ai pas de plan au départ : c’est la peinture qui me guide dans l’élaboration de la composition.Je me laisse aller pour La Voix Sépharade : Est-ce que l'on naît peintre ou est-ce qu'on le devient ?Lucien Chelly : Moi, j’ai toujours baigné dans un milieu d'artistes et ensuite j'en suis devenu un.Lorsque j’avais 12 ans, j'ai rencontré Salvador Dali, qui exposait à Montréal.Une rencontre furtive, brève, mais dont, quarante ans plus tard, je me souviens avec détails et précision.Mais, j'ai réellement choisi de faire de la peinture mon métier en rencontrant, à peine sorti de l'adolescence, un ami de mon frère, David Schluss.Il était plus âgé et déjà bien décidé à se consacrer à son art.Ensemble, nous avons monté une galerie.Ensuite, de mes années aux Beaux-Arts, je me souviens de l'un de mes maîtres, Guido Molinari, qui a eu une influence considérable sur la suite de mon travail.Lui était très connu pour son abstraction géométrique.L.V.S.: L'écrivain français Léon Daudet disait : « Les peintres ne connaissent rien à la peinture et plus encore à leur peinture.Il faut toujours quelqu 'un pour la leur expliquer ».18 | juin 2006 | La voix sépharade DU 25 JUIN AU 6 JUILLET GRANDE GALERIE DU CENTRE SAYDIE BRONFMAN David Schluss Sculpteur de toiles, peintre d’idées PAR ÉLOÏSE COHEN Une peinture à fleur de toile pour un peintre à fleur de peau.David Schluss est un artiste à la fois complet et complexe, qui sculpte ses toiles tout comme il façonne ses bronzes.Ni spatule, ni pinceau dans l’atelier de l’artiste.C’est de ses mains qu’émergent, de l’abstrait, des visages, des figures.C’est de ses paumes que naissent et fusionnent les couleurs chaudes et contrastées.Et son inspiration naît des contradictions de deux cultures qui se chevauchent, l’Orient et l’Occident, de la tradition et de la modernité, de l’ancestral et du fugitif, de l’abstrait et du figuratif.Une inspiration antinomique qui remonte à Jaffa quand, enfant, il s’est imprégné du mysticisme de cette ville israélienne chargée d’histoire.La Voix Sépharade : Galienni, petit génie de la peinture française contemporaine, considère que « Lorsque les poüs du pinceau touchent la toüe vierge, c’est comme le battement du cü de l’æd qui s’ouvre sur un nouveau monde ».Quel est votre sentiment devant une toile blanche ?Marchez-vous à l’instinct ou, à l’instar de Nicolas Poussin, vous pensez que « De la main du peintre ne doit sortir aucune ligne qui n 'ait été formée auparavant dans son esprit » ?David Schluss : Tout dépend du moment, de mes envies et de mes humeurs.La plupart de oeuvres sortent de mon esprit de manière très spontanée.D’autres fois, je m’astreins à une analyse, à une pensée de mes toiles avant de commencer à peindre.A dire vrai, c’est le cas pour le travail que j’expose à Montréal dans le cadre du Festival Séfarad 2006 : douze petites peintures, chacune représentant une tribu d’Israël.Le Livre de la Genèse rapporte comment lorsqu'une famine frappa le pays de Canaan, Jacob, ses douze fils et leurs familles s'établirent en Egypte où leurs descendants furent réduits à l’esclavage.Après leur sortie d'Egypte, chaque tribu reçut une partie du territoire du pays de Canaan.Les Lévi, chargés du culte, ne prirent pas de terre, mais les deux fils de Joseph, Ephraïm et Manassé, reçurent chacun une parcelle.Voilà le thème de mon travail, qui a nécessité recherche et réflexion.Je dois bien ça à Montréal, ville de mes débuts, où le public, notamment les membres de la Communauté juive, m’ont apporté soutien, aide et encouragements.Ce sont eux qui m’ont donné la première impulsion, ce premier élan qui m’a permis d’arriver là où j’en suis.L.V.S.: Selon le comédien fiançais Philippe Caubère, « L'artiste ne saura jamais assez combien de richesses gisent dans les terrains abandonnés de son enfance ».Dans quelle mesure votre enfance, à Casablanca puis à Jaffe en Israël, vous inspire-t-elle aujourd’hui ?D.S.:Je n’ai aucun souvenir de Casablanca dans la mesure où j’ai quitté le Maroc âgé d’un an.En revanche, Jaffe, son mysticisme, son histoire, sa spiritualité ont eu un impact considérable sur ma peinture, sur la vision de mon art.Ses pierres chargées d’histoire et ses maisons pittoresques aussi ; bref, tout ce style authentique et religieux.Lorsque je vivais au kibboutz, je passais le plus clair de mon temps libre dans les champs.Ces moments-là, ces paysages, ce folklore marquent aujourd’hui mes toiles.Pour autant, je ne considère pas mon art comme religieux, même si je me sens très inspiré par l’oeuvre de Marc Chagall.J’ai quitté ces symboliques, je fais maintenant dans l’abstrait réaliste, le semi-réalisme.L.V.S.: « L'écrivain rêve d'être le sctdpteur des mots et le peintre des idées »; cette définition de l’écrivain et éditeur belge Paul Carvel, vous sied parfaitement, vous qui êtes à la fois sculpteur, peintre et intégrez une certaine forme d écriture sur vos toiles.Pourquoi ce triptyque ?D.S.: À l’origine, je me consacrais exclusivement à la peinture traditionnelle : avec des pinceaux.Et un jour, je n’ai plus eu assez d argent pour m’en acheter, alors j’ai décidé d’utiliser mes doigts [rires].Non, en fait, un join, alors que je peignais, j’ai effacé l’un des dessins dont je n’étais pas très fier avec un torchon, et j’ai donné corps, sans le vouloir, à une femme à la silhouette arrondie.Cela m’a plu et j’ai décidé qu’il s’agirait de mon style.Finalement, j’ai trouvé mon style par hasard ! La voix sépharade | juin 2006 | 19 18 JUIN A 20H30 THÉÂTRE OUTREMONT s * *.j n'iNiui'n PAR ÉLOÏSE COHEN ET DANIEL N.SEBBAN méditerranéennes, celle du pont musical dressé entre les cultures arabe, juive et chrétienne de l’Andalousie médiévale.Comme un chant à l’humanité, au dialogue et au respect des différences.Bien évidemment, l’Etat d’Israël ne pouvait rester les bras ballants devant cette perle artistique, et a honoré l’Orchestre d’un prix prestigieux remis par le ministre israélien de l’Éducation et de la Culture.Crevant les parois des synagogues dans lesquelles ce type de musique était jusque-là confinée, elle a déployé, grâce à l’Orchestre andalou d’Israël, ses ailes pour les étendre sur le reste du monde, comme pour à la fois le protéger et l’animer.Ambassadeur de la musique sépharade, l’Orchestre andalou d’Israël sillonne le monde.Après New York, Jérusalem, c’est à Montréal que ses 32 musiciens livreront la savante fusion des héritages séculaires andalous et berbères, le bouillonnant mélange des rythmes africains et européens, l’émouvant brassage de l’hébreu et de l’arabe.Au sein de cette formation, dirigée par le jeune et charismatique Schmouel Elbaz, les violons et contrebasses côtoient les plus folkloriques luths, mandolines ou autres percussions.Une soirée placée sous le signe de la tradition liturgique du judaïsme méditerranéen, portée par la voix chaude et envoûtante du soliste Emile Zrihen.L’orchestre, c’est tout à la fois l’expression poétique du Moyen-Age et le futur méditerranéen en devenir.Une polyphonie de laquelle naît une harmonie, celle des volutes Vous serez emporté, envoûté, par des sons qui iront chercher jusque dans vos entrailles les résonances gravées dans le marbre des siècles, réveillant et réactivant la mémoire parfois inconsciente de ceux qui, dans vos origines, vous ont précédés pour que vous puissiez naître et vivre aujourd’hui.Mais si les siècles passés ont été la matrice de cette culture, cette matrice n’est toutefois pas désamorcée.Suivant résolument la flèche du temps, elle continue son travail évolutif, qui, soyez en assuré, durera encore des siècles.Emile Zrihen la voix de l’Orchestre andalou d’Israël Armé de sa voix splendide et curieuse, Emile Zrihen s'adresse en même temps à Dieu, à Allah et aux hommes.Il s'engage pour le rapprochement des peuples et leur pacification à travers la musique.Benyamin Bouzaglo, étoile montante dans le firmament de la musique judéo-andalouse.C’est la meilleure définition que l'on pourrait donner de ce virtuose de 19 ans.Ce spécialiste du répertoire de la musique des noubas apportera avec l'éclat limpide de sa voix une touche supplémentaire de magie à un spectacle que nous vous promettons inoubliable.Le jeune et charismatique Schmouel Elbaz, le chef d’orchestre, fera naître de la polyphonie, l'harmonie.20 | juin 2006 | La voix sépharade 21 JUIN A 20H30 AU SPECTRUM SHLOMO BAR Musicien et poète d’Israël PAR ÉLIE BENCHETRIT Né au Maroc, Slilomo Bar arrive avec sa famille en Israël un an après la déclaration d’indépendance et il grandit à Be’er Yaacov.Il découvre sa vocation musicale en 1978, année au cours de laquelle il monte son groupe, qui opère une fusion entre les musiques traditionnelles de l’Orient et de l’Occident, une musique du monde avant la lettre, ce qu’il appelle lui-même en hébreu une « moussica etnika ».Cinq autres musiciens sabré (natifs d’Israël), l’accompagnant, Shlomo Bar s’arme également d’instruments de musique traditionnels comme le sentour,, ancêtre persan du piano et que l’on retrouve, nous dit-il, dans la Bible, de guitares acoustiques, d’un luth et, évidemment, de la traditionnelle derbouka, dolkique joue sa femme, d’une guitare basse ainsi que d’un violon.Ses chansons sont de beaux poèmes de source israélienne et biblique, des thèmes de l’Âge d’or espagnol immortalisés par Judah Halévi.Son groupe est connu et reconnu hors de frontières d’Israël, particulièrement grâce à des tournées qui ont sillonné les États-Unis, où il s’est produit, entre autres, à la Maison Blanche, et en Europe (France, Pologne, Scandinavie).Son dernier disque, sorti il y a juste deux mois, a connu un accueil très enthousiaste en Russie.Shlomo Bar affirme judicieusement que la langue hébraïque, avec ses sonorités musicales, reste la plus belle du monde.Sa musique est une émanation d’Israël, une réflexion de ce fantastique melting pot, où se retrouvent la mémoire du passé, les réalités du présent et les rêves d’avenir de tout un peuple plurimillénaire.Sa musique envoûtante de troubadour de la paix et de la fraternité donne envie de danser.Shlomo Bar projette l’image d’un autre Israël que celui auquel les médias nous ont habitués avec les images de guerre reproduites ad nauséam : c’est l’Israël multiethnique aux mille et une cultures, l’Israël d’hommes et de femmes de toutes origines qui partagent des rêves et un même destin.Lors de festivités du cinquantième anniversaire, le gouvernement d’Israël fit même de ce groupe son ambassadeur musical à travers le monde.La voix sépharade | juin 2006 | 21 5 ET 6 JUILLET A 20H30 THÉÂTRE OUTREMONT Ishtar Alabina étoile d’Orient et rythmes gitans PAR ELOISE COHEN La jeune fille, à la sensualité troublante et au charisme presque déroutant, rejoint donc la banlieue parisienne, à Villejuif.« Je pensais que c’était une ville uniquement habitée par des Juifs, s’amuse-t-elle aujourd’hui, y.?devais rester une semaine.Je n'avais aucune raison d'y rester, ni argent, ni famille, ni ami, rien, pas même un lit.Rien.Et pourtant, je n’en suis jamais partie ».Quelques mois plus tard, après avoir écumé les scènes des bars et des clubs de la capitale, elle rencontre les quatre cousins de Los Ninos de Sarah.Quatre guitaristes qui, aux quatre coins de la planète, ont Émissaire de paix sensuelle et romantique, Ishtar, sur fond de musique gitane, livre des mélodies au carrefour des civilisations orientale et occidentale, arabe et juive, française et israélienne, nomade et populaire.Si Ishtar porte le nom d’une déesse de Babylone, c’est qu’en dansant, elle 22 | juin 2006 | La voix sépharade Ishtar quitte famille et patrie (elle est née à Haïfa en Israël) après son service militaire.Elle a tout juste vingt ans et décide de bourlinguer plusieurs mois en Océanie.« Je suis partie en Australie, l'endroit le plus loin ! J'y suis restée neuf mois, une période de grossesse comme par hasard.Puis, alors que j'étais prête à rentrer, j'ai dû faire une escale en Europe, en Italie exactement.Et une amie australienne m 'a proposé de venir à Paris un mois avec elle ».semble s’envoler vers le ciel.L’étoile reste cependant sur scène, l’illumine de sa présence, et de sa voix chaude et langoureuse.Éclaire.Éblouit, presque, quatre musiciens gitans des guitares desquels sortent des notes enivrées, des rythmes effrénés.Ensemble, ils sont Ishtar Alabina, la rencontre entre l’étoile d’Orient et le folklore gitan, entre deux destins nomades et vagabonds.Des destins que le producteur Charles Ibgui a décidé de croiser il y a de cela dix ans. donné la réplique à Manitas de Platas, Paco de Lucia ou encore les Gypsy King.« J’ai eu l’impression de trouver une nouvelle famille.De retrouver mes racines également puisque mon grand-père était Espagnol ».L’alchimie est immédiate, la magie enivrante, le public conquis.Un premier album sort en 1996, qui annonce par son titre, « The Album », une carrière programmée pour l'international.Puis les cinq comparses sortent « Sahara », suivi d’une tournée mondiale qui les mènent du Japon à l’Inde en passant par le Brésil.« Il s’agit de moments inoubliables, s’émerveille l’artiste.Moi qui suis très timide et réservée dans la vie, je me permets tout sur scène, je brise mes propres barrières.C’est un moyen de m’évader ! ».Un répertoire universel et multiculturel Et si partout, le succès est fulgurant, c’est que leur répertoire est universel et multiculturel.» Mon identité est un mélange.Un mélange de l’amour duquel je suis née : ma mère est Egyptienne et mon père Marocain.J'ai été élevée eu Israël, baignée par ma culture maternelle, mais j’ai été adoptée par la France.Je suis Juive, j'ai lu le Coran et je me suis intéressée au bouddhisme, expose naturellement Ishtar.Plus un artiste a conscience de l’immensité du monde, plus il est capable de parler, de toucher le plus grand nombre ».Pour autant, Ishtar Alabina est encore peu connue en Israël, son pays d’origine et si l’un de ses tubes s’intitule « Je sais d’où je viens », nombreux sont ceux qui l’ignorent.« L’une de mes chansons passait sur les ondes d’une radio israélienne.Et aucun des animateurs n’était capable de me présenter.Chanteuse libanaise, arabe .ils ne savaient pas trop.C’est ma soeur qui a du téléphoner pour leur expliquer !, s’étonne-t-elle.Quand je retourne en Israël, c’est pour me ressourcer auprès des miens et non pas pour travailler.Depuis des années, je n ’arrête pas de voyager, de faire des concerts.Alors, j’ai aussi besoin de souffler ».Preuve que la musique d’Ishtar Alabina renverse les frontières et brise les intolérances : elle connaît un triomphe dans les pays arabes.A ce titre, Ishtar a été conviée à chanter lors du Grand pèlerinage du Millenium à Djerba, avant d’être invitée à un concert privé devant la famille royale du Maroc.Une Israélienne qui chante en arabe le mélange, là encore, lui semble naturel : « L'arabe, pour moi, c 'est presque inné.C’est comme si j’avais eu deux langues maternelles.Avant de le chanter, je le lisais et l'écrivais.Quand je me suis lancée, j’ai été étonnée des réactions, qu ’on me classifie comme l’Israélienne qui chantait l'arabe.Cela montre bien la fausse image que les gens ont de mon pays.Ce que la télévision montre, ce n 'est qu’une partie de notre quotidien : il n’y a pas que Gaza en Israël.La vie quotidienne est très mélangée.On vit très bien ensemble, dans un même immeuble, entre Musulmans et Juifs », explique la chanteuse, qui se veut ambassadrice de paix.« La paix, je la connais et j’ai envie de la transmettre.C’est ce que fais à travers mes chansons ou en me produisant avec Idir ou Cheb Mami.» La musique, chant universel des hommes.Cela est d'autant plus vrai dans la bouche d’Ishtar.La voix sépharade | juin 2006 | 23 24 | juin 2006 | La voix sépharade .11 ET 12 JUIN A LA SALLE GELBER Rendre la géopolitique abordable, le défi de Frédéric Encel PAR EUE BENCHETRIT Assister à une conférence ou à une causerie de Frédéric Encel constitue toujours une caresse pour l’intellect.Cet universitaire, docteur en géopolitique de l’Université Paris VIII, diplômé de Sciences-Po, professeur de Relations internationales à l’ESG-Paris et Maître de séminaires à l’Institut d’Etudes Politiques de Rennes, a le don de captiver ses auditoires autant par la rigueur que par la finesse de ses analyses.Israël face à la menace nucléaire iranienne et une nouvelle donne politique Observateur privilégié de la scène proche-orientale, il sait nous transporter à travers son discours dans les méandres d’un Orient compliqué où les modèles les plus sophistiqués utilisés dans l’analyse des relations internationales se révèlent souvent dérisoires dans un univers où l’irrationnel et la passion restent souvent des paramètres incontournables.De « Géopolitique de Jérusalem » à « Comprendre le Proche-Orient, une nécessité pour la République » en passant par « Géopolitique de l’Apocalypse » et « Géopolitique d’Israël, Dictionnaire pour sortir des fantasmes », on retrouve ce fil conducteur qui caractérise la démarche de l’auteur, tournée entièrement vers la recherche d’une vérité qui éclaire, et qui démystifie aussi bien les idées reçues que les formules toutes faites qui continuent d’être l’apanage de ce que l’on nomme pompeusement les spécialistes.De retour à Montréal, Frédéric Encel intéressera encore une fois son auditoire par ses analyses sur les derniers développements de la politique israélienne avec l’arrivée d’Ehud Olmert et ses nouveaux alliés, de la menace nucléaire que représente l’Iran, et qui vise l’Occident en général, et Israël en particulier.Un rendez-vous à ne pas manquer pour tous ceux que l’état du monde intéresse. 11 ET 12 JUIN A LA SALLE GELBER SHARON ¦INDOMPTABLE Daniel Haïk t P 0 L ! T10 U E DANIEL HAIK témoin privilégié de l’actualité israélienne S \\ r f « Sharon l’indomptable », Éditions de l’Archipel : un livre particulièrement intéressant, que Daniel Haïk nous présentera lui-même à Montréal le 11 juin 2006.Daniel Haïk est de cette catégorie de journalistes indépendants qui savent apporter une note de fraîcheur enrobée d’un non conformisme décapant, dans l’analyse de l’actualité proche-orientale.Diplômé en Sciences politiques et relations internationales de l’Université hébraïque de Jérusalem, Haïk est journaliste depuis une vingtaine d’années.Depuis dix-sept ans, il est correspondant de l’agence parisienne, Fréquence juive, ainsi que d’autres publications comme Actualité juive et Tribune juive.Il collabore également au site internet Info-Proche-Orient.Haïk est aussi Secrétaire général de la Fédération sépharade mondiale dont le siège est à Jérusalem.Dernièrement il a pubbé « Sharon l’indomptable », une biographie de 500 pages sur Ariel Sharon, qui lui a PAR EUE BENCHETRIT valu les éloges du Figaro-Magazine.Interrogé sur ce qui l’a poussé à écrire cet ouvrage, le premier dans son genre, Haïk confie que l’idée lui est venue lors de la deuxième Intifada alors qu’un peu partout dans le monde les presses
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