LVS : la voix sépharade, 1 mars 2009, Mars
voix sépharade »v *< ¦' MJf «ftÿî KNw.v Lvlytyvv A v> T:% Më Tm PER V-^ BAnQ j communauté Le projet Gen J : 9a nouvelle passion [fc f* ^,,de Claudine et Stephen Bronfman EricÂtfïechaly et Alexia tfi, eunes'.passionnés par les j£ ¦^iilaiAITS t: POINTS DE VUE Les médias Québécois et le conflit à Gaza —i**- DOSSIER HABITAT & DÉVELOPPEMENT DURABLE Montréal se mettent au vert La nouvelle tendance dans l'Habitat vise à favoriser les projets respectueux de l'environnement et répondant aux normes de développement durable.La communauté Juive de Montréal fait sa part, dans ce domaine, et ce à plusieurs niveaux.LVS a enquêté pour vous auprès d'architectes, d'urbanistes, de designers d'intérieurs, d'ingénieurs et de.rabbins pour vous proposer un dossier complet, en anglais et en français, de plus de vingt pages.ans ensemble COMMUNAUTÉ SÉPHARADE UNIFIÉE DU QUÉBEC - I, CARRÉ CUMMINGS - BUREAU 216 - MONTRÉAL - QUÉBEC - CANADA H3W IM6 - PP4001 156S MONTREAL-NORD COROLLA 2009 YARIS BERLINE 2009 YARIS HATCHBACK 2009 DU JAMAIS VU ! TOYOTA 6767, Henri-Bourassa Est (près de Langelier) iBÉp 514 329-0909 • toyotamontrealnord.com au service de l'ingénierie Depuis plus de 25 ans le groupe GIE offre ses services d'ingénierie à la communauté de Montréal.Merci de contribuer à notre succès.N'hésitez pas à nous contacter pour tous vos besoins en services d'ingénierie : Le Groupe GIE 150, rue Graveline Montréal (Québec) CANADA H4T1R7 T : 514 284-6085 F : 514 284-5229 1 800 443-7166 Génie du bâtiment Génie de l'environnement Laboratoire géotechnique, sols et matériaux Auscultation et gestion des pavages Chartes Abikhzer, ing.Président et chef de la direction www.giemc.ca !E CHOIX / SERVII ICELLE NCE VIN ET LIQUEURS DE Au service de la communauté depuis 1974 avec élégance et simplicité.MICHEL SABBAH SERVICE DE BAR POUR TOUTES OCCASIONS DINERS DE PRIX COMPÉTITIFS i Tél.: (514) 481-8484 Cell.: (514) 688-2888 SIMONE TOLEDANO A.S.TRAITEUR ® Strictement Orthodoxe Cachere 5475 AVE.ROYALMOUNT, # 104, MONT-ROYAL, QUE.H4P 1J3 Tel.: (514) 341-6026.(514) 341-6902 Fax: (514) 341-0202 VOYAGES GARTH ALLEN MARKSTED TRAVEL MAGUY SUISSA TRAVEL CONSULTANT/CONSEILLÈRE EN VOYAGE 8260 DEVONSHIRE, SUITE 210, MONTÉAL, QUÉBEC, CANADA H4P 2P7 TEL.: (514) 344-8888 EXT.284 FAX: (514) 3445452 CELL: (514) 833-3318 RES.: (514) 481-0250 E-MAIL: maguy@gam.ca WEB: www.gam.ca j 67 Uourkt Drive.D.D.O.C,t)0rA,0nn(ltm # 'veyàtuents, - «s MMünt U SUtVta DU CRAN’D S OCCASION'S .' t vrtice de Sor > carpirt pour des nmiwn'i de 10 O 10000 personnes JM «57 ['/INI COOtDtHATO* Otlehng c (Oirp'ete service loi M*itl 10 IO 10.000 prop1* lokiti roui planifier votre ertntmenl et vena pourrez vont sentir comme un inrlit The one U op event planner where you let1 Hie the guest.Tel.514.684.5017 Cell.514.993.6003 JOE AMAR PARTY CONSULTANT kvww.servicedebor/oeamar.com joeamar&videotron.ca Salle • Bar • Traiteur • Corporatif • Mariages etc.më •&oxis Smiltsm Nouvelle Cofleetiori Robes de Herme Vernie et Locadoxi Molly Sultan (514)738-6517 www.SultanCreations.com molly_sultan@yahoo.com DR.CLAUDE COHEIM DR.JOSEPH OUTMEZGUINE DENTISTES Tél: (514) 933-3641 1801 bout de Maisonneuve Ouest, suite 730 Montréal (Québec).H3H 1J9 © (Métro Guy, sortie St-Mathieu) 4 | MARS 2009 | LVS SOMMAIRE LVS COMMUNAUTE | Ça s'est passé ici LES FEMMES JUIVES FRANCOPHONES CARNET | C'est vous.27 DOSSIER | Habitat 28 OWEN ROSE : ARCHITECTE ET LEADER ÉCOLO PORTRAITS | Visages Sépharades.50 POINTS DE VUE | Débats SALE TEMPS POUR LES JUIFS DE FRANCE CULTURE | Architecture 69 CULTURE | Sortir, découvrir 70 CULTURE | Idées livres 72 CUISINE | Les recettes d'Elie 76 HUMEUR | passagère.78 ¦jrtCOMMUNAUTÉ SÉPHARADE Carré Cummings, bureau 216.unifiée du Québec Montréal, (Québec) Canada H3W 1M6 Tél.: 514-733-4998 Télec.: 514-733-3158 redactionlvs@csuq.org www.csuq.org PRÉSIDENT Marc Kakon CHARGÉ DE PROJE! Henri Abitan DIRECTEUR GÉNÉRAL Robert Abitbol DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Elie Benchetrit CONSEILLER À LA RÉDACTION Philippe Regnoux ONT COLLABORÉ À CE NUMÉRO Emmanuelle Assor.Frédérique Paquin.Joseph Elfassi.Yaniv Benaym.Sylvia Serruya.Victor Malka.Le Rabbin Afilalo, Moses Bcndayan.René Méchaly.Yael Bensoussan.Daphna Leibovitch.Nairn Kattan Arié Lévy.Lise Noël.Yves Chemla.RESPONSABLE DU DOSSIER Emmanuelle Assor RESPONSABLE DU DOSSIER EN ANGLAIS Tod Hoffman PHOTOGRAPHIES Joseph Elfassi.Roland Harari.Edmond Silbcr RÉVISION DE TEXTE Françoise Magne CONCEPTION GRAPHIQUE Mikimya Joanna Luck IMPRESSION MPI impressions Michel Petez 514-236 0526 EXPÉDITION POSTALE Joncas postes Expert Le présent numéro de La Voix Sépharade a été tiré à 7000 exemplaires- Le magazine est public 5 fois par an.Les exemplaires sont acheminés par voie postale à Québec, en Ontano et dans le reste du Canada, aux Etats-Unis et à l'étranger.Abonnements (1 an - 5 numéros): Québec 26$.Canada et USA 36$.Outre-Mer 56$ ISSN 0704-5352 Dépôt légal aux bibliothèques nationales du Québec et du Canada Courrier de 3e dasse-Permis 40011565 Les lettres ou articles doivent être adressés S Elie Benchetri au ebenchetri@csuq.org.La voix sépharade.1 Carré Cummings, bureau 216.Montréal.Québec H3W 1M6 ou par e-mail: redactionlvs@csuq.org Sous peine d'être refusés, les articles ou lettres adressés au journal doivent mentionner le nom de Fauteur, son adresse complète et son numéro de téléphone.Aucun accusé de réception ne sera envoyé et les articles ou lettres non publiés ne seront pas retournés.Pour des raisons d'espace et de clarté, les articles ou lettres pourraient être réduits ou révisés.CONVENTION DE LA POSTE-PUBLICATIONS NO 40011565 RETOURNER TOUTE CORRESPONDANCE NE POUVANT ÊTRE LIVRÉE AU CANADA AU SERVICE DES PUBLICATIONS 123 RUE SAINTE-CATHERINE.MONTRÉAL.QC H3Z 2Y7 € Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le Gouvernement du q Canada pour nos coûts rédactionnels par l'entremise du Fonds du Canada *—/Cil lddcl.pour les magazines.» Éditorial De Gaza à Montréal en passant par Paris et.Caracas PAR ÉLIE BENCHETRIT L'année 2008 s'est achevée malheureusement par un nouvel embrasement à la frontière sud d'Israël.Après une accalmie de quelques mois qui avait apporté un fragile répit aux habitants de Sdérot ainsi qu'à d'autres localités proches de la frontière de Gaza éprouvés par cinq années de tirs incessants de roquettes Qassams.Le Hamas a, encore une fois, choisi de jouer les va-en-guerre avec l'aval de son protecteur iranien.La riposte d'Israël a été celle d'un État digne de ce nom qui a le devoir sacré de protéger la vie et la sécurité de ses citoyens.Nous ne nous attarderons pas à analyser les retombées du conflit, ni les condamnations des opinions publiques, bien pensantes, des pays occidentaux qui restent muettes lorsqu'il s'agit des véritables génocides qui ont cours sur la planète.Les professionnels des manifestations publiques à Montréal n'en sont pas à leur premier essai, Israël a un effet mobilisateur auprès des leaders syndicaux ou de Québec Solidaire, qui ne cessera de nous surprendre.Nous avons voulu cependant dans ce numéro recueillir, à froid, quelques impressions auprès de journalistes montréalais, et non des moindres, comme Bernard Descôteaux, directeur du quotidien le devoir, Pierre Maisonneuve, animateur radio à Radio Canada, sur le traitement médiatique du conflit et son incidence sur les lecteurs.Nous avons publié dans son intégralité un magnifique texte d'une historienne, Mme Lise Noël, paru justement dans le Devoir et qui exprimait un point de vue qui tranchait par son objectivité sur le flot d'articles anti israéliens auxquels nous ne sommes malheureusement que trop habitués.Nous avons demandé aux responsables du comité Québec Israël de nous livrer une analyse sur les actions entreprises au niveau médiatique lors de la crise et nous sommes allés nous enquérir auprès d'un citoyen israélien vivant à Beersheba de la manière dont il avait vécu cette guerre si proche de son foyer.Malheureusement si cette guerre a fait des victimes civiles aussi bien en Israël qu'à Gaza, ses conséquences ont été également dures pour les communautés juives à travers le monde et tout particulièrement en France.Victor Malka, en observateur averti nous rapporte la difficile situation que vivent les juifs en France.Le Venezuela de Chavez, grand ami et admirateur d'Ahmadinejad et également laudateur du Hezbollah et du Hamas, s'est distingué lui aussi en expulsant l'ambassadeur d'Israël à Caracas et, dans la foulée, rompu les relations diplomatiques de son pays avec Israël.La boucle était bouclée et les inscriptions et graffiti antisémites ont fleuri de plus belles dans les rues de la capitale vénézuélienne.Les blogs appelant au boycott des commerces juifs se sont multipliés puis, sur cette toile de fond, survint l'attaque contre la principale synagogue de Caracas.L'ancien président de la Confédération dissociations israélites du Venezuela, a bien voulu nous décrire la situation que vit sa communauté à l'heure actuelle.Voilà pour l'actualité internationale.De notre côté à Montréal, nous avons continué à être actifs tant sur le plan de notre soutien à Israël avec l'envoi de notre mission annuelle, de la participation du Président de la Campagne Sépharade de l'Appel Juif, M.Moise Amselem à une mission de solidarité à Sdérot, qu'à travers nos activités locales.Fidèles à notre tradition de présenter des dossiers d'actualité et profitant de la tenue du salon de l'Habitat de Montréal, nous vous présentons un dossier aussi complet que possible sur ce thème qui nous touche de près.Pessah est à nos portes et nous profitons de cette occasion importante pour vous souhaiter, chers lecteurs et lectrices une fête cachëre vésaméah, tout en vous rappelant que malheureusement au moment ou nous écrivons ces lignes, le soldat Gilad Shalit n'a pas encore été libéré des griffes du Hamas.5 I MARS 2009 I LVS "Hey, j't'ai vu sur internet !" Une nouvelle victime de la web vidéo CotffWe* Galerie Coiffure & 4875 Dufferin.(514) 482 1155 With compliments from: ?BHI Bank Hapoalim - Israel’s Largest Bank and Leading Financial Group Building a professional, personalized Private Banking relationship Canada Representative Offices ^ Montreal 3400 de Maisonneuve Blvd.West, Suite 1470 Montreal, Quebec, H3Z 3B8 Tel: (514) 935-1128 I Fax:(514)935-1129 ^ Toronto 4950 Yonge Street, Suite 2105 Toronto, Ontario, M2N 6K1 Tel: (416) 398-4250 I Fax:(416)398-4246 Mais où cela va-t-il nous mener ?communications 2rcommunications.com Celebrities Hotel Downtown Montreal By Exclusive Hotel Chain(e) 4 Cindy Charles 1095 Rue Saint Denis - South Montreal ( Vieux Montreal- Quatier Latin ) Qc, Canada H2X 333 1 514 965 3842 1 514 673 0016 cindy@celebritieshotelmontreal.com______ Vers valeurs, fKfUSfSFll Invest un investissement BONDS v«l! rentable Brairawnraa van D’ISRAËL CF inYour ues" Les Obligations d’Israël peuvent être achetées au Canada exclusivement auprès de Canada-Israël Valeurs mobilières Limitée r Manifestez votre solidarité avec sraël Faites un placement en obligations d'Israël dès aujourd'hui et rentabilisez vos valeurs Compte d'épargne libre d'impôt* CELI *CELI autogéré Vous avez désormais un moyen de soustraire à l'impôt les intérêts que vous rapportent vos Obligations d'Israël j Investissez dans l'économie d'Israël et affirmez ainsi: I « Je, suis solidaire- dSIsraël » Appelez dès aujourd'hui 514.482.0427 Ora Stolovitz, Co-Présidente des Obligations de l'État d'Israël, Montréal Présidente nationale, Division des femmes Isabelle Lugassy & Liliane Levy, Co-Présidentes, Division des femmes, Montréal Ralph Benatar & Sylvain Abitbol, Co-Présidents, Division des affaires, Montréal Vicky Pardo, Diréctrice générale.Région du Québec ffif'vAt I/f* Tj Les Salons deOrH F ahayim 1 orfaits tout inclus 5700 EINSTEIN À CÔTE ST-LUC 514.999.7136 POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PRIX 6630 CH.CÔTE ST LUC WWW.LAMARGUERITE.COM GABY : 514.488.4111 7 | MARS 2009 I LVS FEMMES JUIVES FRANCOPHONES La soirée s'est conclue sur des échanges conviviaux autour du traditionnel thé à la menthe et de pâtisseries offerts aux participants, tous très heureux d'avoir choisi de braver le froid pour la circonstance.COMMUNAUTE | Ça s'est passé ici Elles ont,ne fois de plus aaané leur pari ! » ^4 , f ^4 Jn public très attentif, le 28 janvier derjpier, au Centre Interculturel de Côte-des-Neiges Comme le rappelle Raymonde Abenaim, présidente actuelle*, les Femmes juives francophones se sont donné pour mission d'instaurer un dialogue avec les diverses composantes de la société québécoise, et d'œuvrer au rapprochement dans le respect et la connaissance mutuelle.C'est ainsi que les FJF ont déjà à leur actif plusieurs événements traitant des problématiques diverses qu'ont en partage les communautés culturelles.Pour mener à bien leurs activités, les FJF bénéficient de l'assistance précieuse d'Annie Myra, responsable du créneau interculturel à la CSUQ.Annie s'implique depuis de longues années dans la dynamique des échanges interculturels, et du respect de l'autre.Aguerrie aux missions impossibles, elle apporte une expertise, un engagement et un dévouement hors pair, tout autant qu'une profonde détermination à faire des événements des FJF de francs succès! Dans une perspective cette fois de renforcement identitaire, les FJF ont le plaisir d'annoncer, le 18 mars prochain, la tenue d'une conférence de la docteure Brigitte Leduc sur la figure biblique d'Esther, précédée d'un propos de Sophie Jama, anthropologue, qui abordera la fête de Pourim du point de vue de son lien avec le carnaval.Cette soirée sera animée en musique par la talentueuse Flelen Engel.Une autre belle soirée en perspective, qui se déroulera dans les locaux de la CSUQ ! Le 28 janvier dernier, tandis que Montréal essuyait la plus violente tempête de l'hiver, les femmes juives francophones ont relevé le défi de réunir, autour d'une table ronde, un auditoire de plus de 150 personnes -constitué de représentants des communautés venus des quatre coins de Montréal - au centre interculturel de Côte-des-Neiges ! Cette table ronde sur le thème « L'engagement communautaire : frein ou tremplin à l'intégration ?» s'est tenue sous la présidence d'honneur de madame Patricia Rimok, présidente du Conseil interculturel du Québec, et a été animée avec brio par madame Stéphanie Kitembo, journaliste à Radio-Canada, dont tout l'auditoire a pu apprécier le charme et la vivacité d'esprit.Les conférencières invitées, mesdames Kathy Assayag, Khadija Darid, Svetlana Lidvine et Julie Rousseau, ont brillamment livré, chacune avec une perspective différente, leurs expériences personnelles à ce chapitre, démontrant que l'intégration à la société d'accueil peut, avec des résultats également convaincants, suivre ou devancer l'engagement communautaire.Elles ont été précédées par madame Rimok, qui, forte de son expérience professionnelle au sein de diverses instances gouvernementales, a brossé un tableau particulièrement intéressant de l'impact économique et social du bénévolat.Le public s'est ensuite exprimé en posant des questions et en dialoguant avec les conférencières.La soirée s'est conclue sur des échanges conviviaux autour du traditionnel thé à la menthe et de pâtisseries offerts aux participants, tous très heureux d'avoir choisi de braver le froid pour la circonstance.*Les membres des FJF, pour la plupart des professionnelles actives menant de front plusieurs choses à la fois, se relaient à la présidence de ce regroupement selon leur disponibilité.C'est ce qui explique que les FJF soient représentées à tour de rôle par l'une ou l'autre de ces femmes énergiques.8 | MARS 2009 | LVS iuuuawî 2009- 2010 QUELQUES PLACES SONT ENCORE DISPONIBLES 2010- 2011 LES INSCRIPTIONS SONT .DÉJÀ OUVERTES .Choisissez Talmud Torahs/Herzliah ^Ce^zlcaA/ Où la diversité fait partie de la culture de l'école Où les élèves qui en sortent maîtrisent le français de façon exceptionnelle ainsi que l’hébreu et l'anglais Où le programme d'études juives, Ivrit b'Ivrit, est des plus stimulants Où études surveillées, prières, activités parascolaires, expo-sciences, chagigot, sports d'équipe interscolaire ont leur place.Où il existe des programmes enrichis à tous les niveaux Où l'encadrement des élèves du Premier cycle du secondaire se fait par un Directeur de cycle et des enseignants-conseillers.Où l'on offre 3 programmes d'études juives reconnus mondialement : Ivrit b’ Ivrit, Da'at et Judaica.Où l’on retrouve d’excellents programmes parascolaires, sports, arts, théâtre, expo-sciences, formation communautaire.HERZUAH SNOWDON Section française et section anglaise MONTRÉAL 514-739-2294 HERZUAH BEUTEL Section anglaise UTT BEUTEL Section française et section anglaise VILLE ST-LAURENT 514-337-4566 UTT SNOWDON Section française VILLE ST-LAURENT 514-336-7490 MONTREAL 514-739-2297 www.utt.qc.ca Les Ecoles Talmud Torahs Unis / Herzliah concilient diversité et unité, inspirent l’excellence, développent l'identité juive dans une école où l'on se sent chez soi.ülïf MlIRl IHlTTuy T(ü»£inni i v r • 1 1 i IrafÆl RBfl ffSlfSn tBTZ 11 • 11 i ] 11 I mi \m\Wj j 1 ! ¦ TJ 1 COMMUNAUTÉ | Ça s'est passé ici Sidney Benudiz portrait d’un directeur engagé En parcourant les corridors du Campus Snowdon des écoles Talmud Torahs Unis et Herzliah, on peut ressentir l'histoire de la première école juive à Montréal' établie en 1894.Le responsable du maintien de cette tradition d'excellence en études juives et générales à Talmud Torahs/Herzliah est son Directeur Général' Sidney Benudiz.Né à Casablanca, Sidney Benudiz a poursuivi ses études en Amérique du Nord à UCLA, puis à McGill.Il s'est entièrement engagé à diriger Talmud Torahs en tant qu'institution du 21e siècle.«Mon parcours dans les écoles juives a débuté en 1981 lorsque je suis devenu directeur de l'école secondaire Maimonide.Cette expérience a été très enrichissante.» Dès son entrée comme directeur de l'école secondaire Herzliah Snowdon en 1997, Sidney Benudiz s'est attelé à faire de cette école, l'une des meilleures de la province en rehaussant le programme pédagogique par des activités parascolaires sportives, récréatives et culturelles."Je suis convaincu que l'approche pédagogique doit aller de pair avec une vie étudiante stimulante c'est la recette pour un équilibre parfait." Ses objectifs ont été atteints Les résultats des élèves aux examens du Ministère ont dépassé les attentes et l'Institut Fraser a classé l'école au premier rang des écoles du Québec.Il faut noter également que Herzliah s'est classé depuis à deux reprises au premier rang.En 2002, il a été promu Directeur général des Écoles Talmud Torahs/Herzliah pour les campus Snowdon et St-Laurent."Mes objectifs étaient de continuer d'offrir l'excellence en éducation tant séculière que juive tout en respectant les cultures Sépharade et Ashkénaze.Nous avons depuis mis en place un encadrement du premier cycle du secondaire, renforcé nos liens avec Israël' introduit plus de programmes sociaux, investi dans le développement professionnel des enseignants et étendu notre programme d'études juives.Du primaire au secondaire, la technologie, les expo-sciences, les pièces de théâtre, les programmes sportifs, le programme de service communautaire et l'aide et le support aux élèves avec des difficultés d'apprentissage font de nos écoles le premier choix à Montréal." En 2006, le gouvernement du Québec a nommé M.Benudiz commissaire à la Commission Consultative de l'enseignement privé dans laquelle il représente toutes les écoles juives.Une de ses plus grandes satisfactions est de revoir ses anciens élèves."Lorsque j'entends mes anciens élèves parler de leur réussite professionnelle et que l'éducation juive est très présente dans leur vie surtout lorsqu'ils inscrivent leurs enfants dans des écoles juives, cela me rend très fier." Ida Ifrah Z’V Hommage à une grande dame r T Cet hommage est avant tout l'hommage de l'amitié, de l'amour, de l'estime à llda Ifrah connue plus intimement sous le nom de MANINE.Qui n'a pas connu Madame Ifrah a Casablanca ?Madame Ifrah a été une grande pédagogue et surtout une grande sportive.Elle a dédié sa vie à l'éducation depuis son tout jeune age à Casablanca où nous avons eu le privilège de l'avoir eu comme Surveillante générale au cours Complémentaire comme collègue, à Charles Netter en basket, à Montréal à L'Ecole Maimonide puis au Collège Français.On peut dire qu'elle a laissé sa marque partout ou elle passait.Manine a su transmettre à plusieurs générations l'amour du sport, des études, le respect d'autrui et surtout les bienfaits de toutes les activités sportives.L'amour que vous portiez pour votre mari Jozl était unique et depuis son décés, il vous a été très difficile de vivre sans lui, sa disparition vous a été très douloureuse.Madame Ifrah, Merci de nous avoir transmis cette envie de se battre chaque jour pour nous mêmes et pour les autres.Madame Ifrah, vous étiez une personne qui utilisait votre force de caractère pour le bien des autres.Un leader idéal.Vous resterez toujours dans nos coeurs, vous qui aviez su allumer notre enfance, vous avez marqué surtout le cours complémentaire de Casablanca malgré tous les directeurs qui vous ont précédé ou succédé, sans rien enlever de leur mérite, vous resterez pour nous la Directrice par excellence.Au nom de l'amitié sincere qui nous unissait depuis des dizaines d'années, très Chere Manine, je vous remercie du fond du coeur pour tout ce que vous nous avez légué.Au nom des anciens Elèves du Cours Complementaire dont Rabbin Chriqui et moi-même, au nom de l'école Maimonide, et du College Français.Je tiens a exprimer aujourd'hui tout le respect et l'admiration que nous avions envers vous, car non seulement vous avez été une excellente éducatrice, une dirigeante hors pair mais avant tout une maman et grand-maman formidable quand on écoute les propos élogieux de vos enfants, petits-enfants et arriéres petits enfants.La Famille tient à remercier tout particulièrement llda qui s'est occupée depuis 12 ans de Madame Ifrah, sans oublier Nora.A toi Léa, tout au long de la maladie de ta chère Maman, tes frères ne pouvaient qu'admirer la manière dont tu sacrifiais entièrement pour te dévouer à elle, la réconforter au-dela de tes propres limites.Tu es une fille exemplaire et tu as accompli la plus grande Mitzvah : Kavod lé Imeha.A present, c'est elle qui veillera sur toi de là-haut.Tous les témoignages et remerciements des anciens élèves que nous lisons sur Internet prouvent que vous serez toujours dans leurs mémoires.Madame Ifrah, vous avez plus qu'accompli votre mission et que votre âme repose en paix.À toute la famille, mes condoléances les plus sincères.René Méchaly 10 | MARS 2009 | LVS PATRICK LÉVY, DIRECTEUF|BE^^K#JA COMMUNAUTÉ | Ça s'est passé ici Patrick le reconnaît lui même, il n'aurait jamais imaginé être un ténor dans l'univers, réputé impitoyable, du showbiz et pourtant .cela fait 5ans qu'il préside aux destinées du théâtre de l'Olympia situé dans l'Est de Montréal Né à Paris, et arrivé à Montréal en 1971, cet ancien de Maimo, il tient à le préciser, Patrick, n'a pas de honte à nous dire qu'il ne s'est jamais senti doué pour les études.Il se définit comme un homme d'action autodidacte qui avoue avoir été toujours fasciné par le showbiz.Promoteur immobilier en association avec Daniel Revah, avec qui il crée en 2006 Les Productions Revel' une entreprise filiale de la salle de spectacle l'Olympia.C'est à travers la rénovation d'immeubles qu'il fait connaissance avec le monde du spectacle.C'est de cette manière qu'il rencontre Gérard Pullicino, l'un der réalisateurs de télévision les plus talentueux de France et qui dispose de nombreux contacts.C'est sur les conseils de Pullicino, que Patrick abandonne l'idée de transformer l'Olympia en condos.Mais c'est surtout la rencontre avec Félix Gray qui, en visitant le monument, tombe littéralement en amour et l'incite à rénover ce bijou du patrimoine culturel québécois qui avait vu le jour en 1926 sous le nom de Théâtre Amherst puis Arlequin.« Si tu gardes ce théâtre, lui dit-il alors, j'y présenterai un spectacle grandiose.» L'investissement pour la rénovation se monte à 3 millions de dollars.Le contact est repris avec l'Olympia de Paris, dont le mythique directeur Bruno Coquatrix, avait en son temps, accepté que le théâtre montréalais puisse s'appeler l'Olympia.Et c'est Lara Fabian qui l'inaugure officiellement en 2006, puis c'est au tour de War et d'Anthony Kavanagh de se produire sur scène.Le théâtre a été visité par des noms célèbres : Michel Boujenah, Gérard Darmon, Gilles Lelouche et l'incontournable Gad Elmaleh qui eut ces mots en foulant la scène : « ce théâtre a une âme », et Patrick d'ajouter avec sérieux.« et même un fantôme d'une ëclairagiste décédée qui vient le hanter de temps à autre.» Et puis vient le temps du spectacle musical Don Juan, signé Félix Gray, à Montréal., il a le scénario de Sherazade en poche et le fait écouter à Patrick et c'est à son tour de triper.Il y voit également un signe du destin étant donné que le numéro de son appartement est le 1001 et fait le rapprochement avec le conte des mille et une nuits de Sherazade.Plus d'hésitation possible et nous voici aux portes de ce grandiose spectacle musical qui a nécessité un budget de cinq millions de dollars et dont la promotion est assurée par le Groupe spectacles Gillett.I MARS 2009 Acheter.attendre .ou vendre?Tout dépend.À quoi ressemble votre portefeuille de placements?Quels objectifs poursuivez-vous?Où se situe votre seuil de tolérance au risque?Pour savoir si vous détenez le portefeuille qui vous aidera le mieux à atteindre vos objectifs, appelez-moi dès aujourd'hui.Ce deuxième avis est gratuit et sans aucune obligation de votre part.Frédéric Bendahan Conseiller en gestion de patrimoine % ScotiaMcLeod 1002 rue Sherbrooke Ouest, 6e étage, Montréal, Quebec 514-287-3679 1-800-361-1858 frederic_bendahan@scotiamcleod.com wc Marque de commerce utilisée sous réserve de l'autorisation et du contrôle de La Banque de Nouvelle-Écosse.ScotiaMcLeod est une division de Scotia Capitaux Inc., membre du FCPE. COMMUNAUTÉ | Ça s'est passé ici .Félix Gray le concepteur et créateur de Sherazade PORTRAIT D'UN POÈTE.De son vrai nom Félix Boutboul il est originaire de Tunisie qu'il quitte pour la France avec ses parents, à l'âge de 4 ans.Dès son plus jeune âge il écrit des poèmes et joue de la guitare, le stéréotype de l'Oriental rêveur surfant sur les blues de l'exil.Cependant Félix ne s'arrête pas à ses rêveries et prend le chemin des affaires à travers des voyages en extrême Orient qui le mèneront â Hong-Kong, Taiwan et la Thaïlande.Il continue néanmoins entre deux avions à écrire de la musique, lui qui n'a pas étudié le solfège, et à jouer de la guitare.En 1988 sa passion le conduit au numéro un du Top 50 grâce à La Gitane.Amoureux de la vie et de l'amour il écrit une deuxième chanson, celle que tous les adolescents ont rêvé d'écrire : À toutes les filles qu'il interprète en duo avec un de ses amis Barbelivien.Gravée en studio elle devient en quelques jours le numéro un des ventes.Dans la foulée deux autres singles vont sortir : Le temps au temps et Vado Via qui atteint également le million en ventes Auteur-compositeur, il l'est dans l'âme et il le reste quand il écrit un album pour son ami David Charvet, star d'Alerte à Malibu, dont le premier single Should I leave s'installe en tête des ventes en France.En 1999, il écrit pour son ami Patrick Bruel Au café des délices l'un des titres phares de l'album Juste avant.Son spectacle musical Don Juan est présenté pour la première fois en 2004 à Montréal au Théâtre Saint Denis.L'œuvre connaft un tel succès que Félix refait l'expérience en 2005 mais cette fois au Théâtre Broadway du Centre Bell.Après des représentations à Paris et de nouveau à Montréal â la demande générale.En décembre 2006, son Don Juan est présenté au public coréen à l'Opéra de Séoul.Le spectacle a été traduit en coréen et il est programmé pour 200 représentations.Le voici de nouveau parmi nous avec les fastes, la musique et les mystères de l'Orient à travers une méga production qui met sur scène les contes des mille et une nuits dans un décor féerique qui nous transportera aux confins du rêve et du dépaysement.Il a pour partenaires dans cette magnifique entreprise Yves Desgagnés à la mise en scène et Guy St -Onge aux arrangements musicaux.Pourquoi Montréal encore une fois ?Lui demande-t-on, un concours de circonstances, qui sont d'après lui les incontournables facteurs dans chaque ouvre qui se crée, comme dans toute aventure de la vie.Et puis.évidemment la fascination qu'exerce Montréal pour l'artiste, la chaleur et l'hospitalité des Québécois, sa rencontre avec Patrick Lévy à qui il aurait dit, lorsque celui-ci était promoteur immobilier et qu'il s'apprêter à transformer l'Olympia en condos : « c'est péché de casser un théâtre.» Et c'est plus vrai que jamais car si comme le chantait Jean Ferrât, la femme c'est l'avenir de l'homme, le théâtre c'est l'avenir du Showbiz.ËRAMCO Développements Inc.Jacob A.Attias PRÉSIDENT 4333, Ste-Catherine Ouest, Suite 400, Montréal, Québec, Canada H3Z1P9 Tél.: (514) 933-8400» Fax : (514) 933-5743 David Nataf, Directeur Crédit Résidentiel Équipe des ventes hypothécaires Canada TYust TD Canada TYust 5800, boulevard Cavendish Montréal (Québec) H4W 2T5 Cell.: 5X4 806 4014 Téléc.: 514 221 3886 david.nataf@td.com 12 | MARS 2009 | LVS APRES LE SUCCES DE U0NJIHN LE NOUVEAU SPECTACLE MUSICAL DE FÉLIX GRAY MISE EN SCENE YVES DESGAGNES ARRANGEMENTS MUSICAUX GUY ST-ONGE SIRIUS& RADIO SATELLITE PRÉSENTE SHERAZADE LES MILLE ET UNE NUITS AVEC CAROLINE MARCOUX - CASSIOPÉE - DOMINIQUE HUDSON - ELISA LANDRY FRANCK JULIEN - PHILIPPE BERGHELLA - RITA TABBAKH - STÉPHAN CÔTÉ EN ALTERNANCE : AUDREY DE MONTIGNY DÈS LE 11 MARS 2009 À L'Oly.input PROCUREZ-VOUS VOS BILLETS DES MAINTENANT ! BILLETS DISPONIBLES A LA BILLETTERIE DE L’OLYMPIA PAR TELEPHONE AU 514-845-3524 OU PAR LE RÉSEAU ADMISSION 1 800 361-4595/WWW.ADMISSION.CA GROUPE SPECTACLESr GILLETT WWW.SHERAZADE 1001 NUITS.COM RE\IEL COMMUNAUTÉ | Ça s'est passé ici IM H B 1 SI Collaboration entre la Caisse Beth Yossef et la CSUQ Léon Bitton est analyste financier, mais il est également le président de la Caisse Beth Yossef, un organisme indépendant de charité créé il y a cinq ans à la mémoire de son père avec le Rabbin Asher Benoliel de la congrégation Shouvah Israël .Cette caisse est venue en aide depuis sa création à plusieurs centaines de familles juives en crise.Notre caisse fonctionne en quelque sorte comme un service de dépannage afin de soulager les familles qui lui sont référées et qui ne sont pas éligibles pour d'autres organismes pour recevoir de l'aide ou pour renforcer leur action.Pendant les fêtes ce sont près de 200 familles qui reçoivent des paniers de nourriture en collaboration avec d'autres organismes et également tout au long de l'année nous intervenons dans des situation des crise, paiement de factures, besoins monétaires, etc.Le tout se fait dans le respect total de l'anonymat.La caisse a ceci d'original qu'elle fonctionne sur une base strictement bénévole ce qui élimine les frais d'administration permettant ainsi de reverser intégralement les sommes collectées auprès des donateurs aux familles dans le besoin .Léon Bitton insiste également sur la rapidité d'intervention et le sens de la compassion de la Caisse Beth Yossef lorsqu'on fait appel à ses services.Conscient de l'ampleur des besoins et du souci d'unir tous les efforts et bonnes volontés pour faire face, malheureusement à une demande en hausse des familles dans le besoin, Léon, comme d'autres responsables d'organismes juifs de charité a accepté d'unir ses efforts avec ceux de la CSUQ afin d'optimiser l'œuvre de tsédaka qui constitue un des piliers du judaisme.« Nous poursuivons les mêmes objectifs, je vois dans cette collaboration avec la CSUQ, un outil important qui va dans le sens de la complémentarité et la synchronisation dans la gestion et la distribution de l'aide.Nous travaillerons ensemble pour mieux réussir.Nous a-t-il confié lors d'un entretien téléphonique.» .Clinique d’impôt 2009 : Des comptables en or Wcjot J .WÊ £ 2008 1 Jacques Zrihen, ^ ; l'un des deux experts-comptables bénévo La CSUQ organise depuis le 3 mars, comme tous les ans, une clinique d'impôts pour les familles a faible revenu, grâce a la précieuse collaboration de nos dévoués experts comptables : Mr Henri Abikhzer et Mr Jaques Zrihen.De par leur expertise et leur entier dévouement, environ 135 clients a faible revenu ont pu bénéficier, cette année encore, de cette clinique.Si vous êtes vous-même comptable et que vous souhaiteriez donner un peu de votre temps a ceux qui en ont le plus besoin, n'hésitez pas a contacter la personne responsable du département affaires sociales : Mme Sylvia Serruya au (514)733-4998 poste 3150.Votre aide est une force ! Annonce affaires sociales Vieillir ce n'est pas toujours facile.C'est souvent synonyme de difficultés futures ou même actuelles.Perdre son autonomie n'a rien de réjouissant.Mais vient un temps où se déplacer, préparer ses repas ou faire ce que l'on veut devient plus malaisé.On aimerait bien avoir de l'aide, mais on ne sait pas toujours où s'adresser.Souhaiteriez-vous que l'on vous réfère des personnes expérimentées, capables de s'occuper de personnes âgées,ayant besoin d'aide (accompagnement, aide aux repas, service de répit, courses.) Nous avons la solution, contacter Sylvia Serruya a la CSUQ pour plus d'informations : 514 733-4998 poste 3150. É-1 •< W: CROYEZ BIEN QUE VOTRE DON SERA TRÈS APPRÉCIÉ Pour un reçu d'impôt, veuillez remplir le coupon ci-joint .O 18 $ O 36 $ O 52 $ O 126 5 O Autre :____________5 Votre Nom & Prénom : .Votre Téléphone : .Votre Adresse : .A.Par chèque libellé à l'ordre de la CSUQ^ B.Par Carte de crédit O VISA O MASTERCARD N° de Carte : .Exp : Signature Paniers de Fêtes de la CSUQ^ 1 Carré Cummings, bureau 216, Mtl H3W 1M6 INFOS : Veuillez contacter Mme Sylvia Serruya au (514)733-4998 poste 3150 Soutenez notre campagne de paniers de fêtes Aidez-nous à faire grandir l'espoir ALORS QUE LA CRISE ÉCONOMIQUE OCCUPE TOUTES LES TRIBUNES, LES ORGANISMES COMMUNAUTAIRES ET SERVICES SOCIAUX ESTIMENT QUE NOUS DEVONS, COMME SOCIÉTÉ, METTRE EN ŒUVRE TOUS LES MOYENS NÉCESSAIRES POUR MIEUX SOUTENIR NOTRE COMMUNAUTÉ.LA DÉTÉRIORATION DE CETTE SITUATION ÉCONOMIQUE RISQUE D'AGGRAVER LES CONSÉQUENCES DE LA SOUS-ALIMENTATION, DE LOGEMENT, PERTES D’EMPLOI, DE L’ISOLEMENT ET DE LA PAUVRETÉ.POUR FAIRE FACE À CES SITUATIONS,LES ORGANISMES COMMUNAUTAIRES SERONT PLUS QUE JAMAIS SOLLICITÉS.C’EST POUR CELA QUE NOUS VOUS DEMANDONS DE CONTRIBUER GÉNÉREUSEMENT À NOTRE CAMPAGNE DES PANIERS DE FÊTES, ET À CETTE GRANDE MITSVA.Contribuez généreusement à cette grande mitzvah COMMUNAUTÉ | Ça s'est passé ici soirée débutera par un cocktail dinatoire, suivi d'un spectacle et pour clôturer la soirée, un immense salon de thé, le tout dans un décor des mille et une nuits.Mot Président Ce sera l'occasion de remercier les pays où nous avons grandi,et acquis nos valeurs et surtout le Québec, cette province où nous vivons aujourd'hui et qui nous a permis de nous épanouir, de nous avoir si chaleureusement accueilli.Chers Amis, Le thème de l'amitié regroupera sous un même toit les québécois et les immigrants qui sont au Québec depuis plus de 50 ans.Cette année marquera le 50e anniversaire de la création de la première association séfarade au Québec.À cette occasion, la CSUQ vous convie tous à faire la fête.50 ans : un demi-siècle, ceci représente énormément de réalisations pendant ces années par les nombreuses institutions de notre communauté et leurs présidents, afin aboutir à la création de la CSUQ qui, aujourd'hui, offre toute une gamme de services et de programmes pour venir en aide à notre communauté.À cette occasion, la CSUQ lancera le LIVRE D'HISTOIRE, un recueil de 500 pages comprenant une biographie de notre communauté et de ses institutions à travers ces 50 ans, relatant les accomplissements des familles ayant émigré au Québec et leur insertion dans cette nouvelle société.Ce Livre comprendra également des témoignages de personnalités diverses qui relateront leur propre expérience au sein de cette communauté.50 ans, c'est la fête.Le 15 novembre 2009 avec la grâce de D', à l'occasion de la clôture du Festival Séfarade, nous vous convions à un événement spectaculaire sur le thème de l'amitié, qui regroupera des artistes de diverses origines et également du Québec, venus nous faire vibrer au son de mélodies que nous sont familières.La 50 ans, c'est tout un évènement.Fêtons ensemble, le 15 novembre 2009, à la Salle Windsor.Surveillez les programmes venir.Les places seront limitées.Marc Kakon Maimonide a 40 ans L'école Maimonide à 40 ans, et ce n'est qu'un début.La quadragénaire célébrera cet évènement communautaire lors d'un Méga Maimo Show - spectacle culte de l'école.La soirée rassemblera des générations d'étudiants qui ont défilé dans les couloirs de l'école, les professeurs qui y ont laissé un peu de leur histoire, mais elle servira également de tremplin à la nouvelle génération.Au programme : La nostalgie des beaux jours, les talents de la communauté, et la fierté des gradués.Le 27 mai 2009, à l'Olympia de Montréal' l'école Maimonide mettra sa plus belle robe de bal pour donner son plus grand spectacle en 40 ans.Si vous êtes un ancien de Maimonide et que vous avez du talent, des blagues, des moments cocasses ou simplement des photos à partager, contactez nous au plus vite : Eric Mechaly: 514 991.3742 Calia Dahan : 514 591.1481 Eric Benatar: 514 928.6687 Yael Bensoussan : 514 583.9235 Au plaisir de vous revoir le 27 mai prochain ! n J:'1.toi P=ré r - ¦; 4:; 1 )' 3 a T., Vérifiez votre situation www.ramq.gouv.qc.ca 1 866 407-5297 Regie de l'assurance maladie ^ y i EJ EJ Quebec ej ej 16 | MARS 2009 | LVS COMMUNAUTÉ | Ça s'est passé ici :retien avec la Directrice du Centre,Sonia-Sarah Lipsyc Juives Contemporaines Nous avions annoncé votre arrivée dans le dernier LVS pour la création d'ALEPH, le Centre d'Etudes Juives Contemporaines.Comment s'est préparé ce projet ?Je m'y suis attelée depuis mon arrivée vers la mi-janvier avec l'équipe de la CSUQ en particulier son Département Jeunes Adultes.Nous avons préparé notamment la première journée d'études du 15 mars : « Le Talmud, enquête sur un monde secret » avec la venue de France d'un talmudiste, écrivain et cinéaste de talent, Pierre-Henry Salfati et d'autres intervenants de Montréal.Cet évènement sera suivi d'autres journées d'études de qualité, une par mois d'avril en juin, chaque fois sur un thème différent avec des ateliers d'étude, des conférences et des tables rondes.Il y a aussi la mise en place sur le site de la CSUQ de nombreuses pages sur ALEPH et la création d'un groupe à ce sujet sur Facebook.Qu'est ce qui distinguera ALEPH des autres lieux d'études juives à Montréal ?Entre les cours donnés par les rabbins dans leurs différentes synagogues et l'absence d'un département universitaire d'études juives - il y avait la place pour un centre ayant pour vocation d'enseigner les connaissances juives au grand public.Un centre rassembleur, j'inviterai, en effet, des personnalités déjà connues du public et d'autres que j'aimerais leur faire découvrir.Notre programme est centré sur les études de textes (Torah, Bible, Talmud) mais fera appel aussi à des disciplines en sciences humaines comme l'histoire, la sociologie ou les sciences politiques.Nous traiterons toujours de thèmes ayant un rapport avec notre actualité en conviant des personnes représentant les différentes sensibilités du monde juif.Mon but essentiel est de donner le goût de l'étude et de faire en sorte que, chacun et chacune, quel que soit son degré de croyance ou de pratique - ce qui est strictement personnel - trouve sa place au sein de cet apprentissage des connaissances juives.Il m'importe également que l'emphase soit mise sur l'autonomie et la réflexion des participants.Pouvez-nous en dire plus sur cette intention pédagogique ?quelques éclairages.Pour user d'un terme en hébreu, il s'agit finalement d'une heureuse combinaison entre des « havroutot » (binômes en étude juive) et un cours.Il y aura aussi un livret pédagogique que je rédigerai comportant un répertoire des textes, un lexique et une bibliographie pour chaque thématique.A quel public s'adresse ALEPH ?Nous visons en priorité les nouvelles générations c'est-à-dire les étudiants et les jeunes adultes jusqu'à 40 ans pour les journées d'études et les futurs cycles.Toutefois d'autres activités seront ouvertes au grand public en particulier les tables rondes.Nous sommes soucieux de toucher des personnes aussi bien déjà intégrées dans la communauté que d'autres qui ne s'y reconnaissent pas ou n'y sont pas affiliées.ALEPH ne requiert aucune connaissance préalable en hébreu ou en judaïsme c'est pourquoi nous l'avons nommé d'après la première lettre de l'alphabet hébraïque.Mais ALEPH s'adresse aussi aux non débutants à toutes celles et ceux qui veulent découvrir et s'approprier leur tradition et leur histoire dans le dialogue, la mixité et la pluralité.Quels sont les évènements à venir ?Après l'inauguration de la journée d'étude du 15 mars, vous pouvez déjà prendre date pour les dimanche 26 avril, 17 mai et 7 juin 2009.Il y aura également une étude mensuelle que je partagerai avec le groupe des femmes juives francophones, la première aura lieu le 28 mars.Nous envisageons également en fonction des demandes des participants de déjà mettre sur pied quelques cours dans la semaine avant de débuter en septembre notre série de cycles thématiques.Pour vous tenir informés, je vous donne rendez-vous (phrase positive qui incite plus à mon avis) sur les pages d'ALEPH du site de la CSUQ (www.csuq.org).Vous pourrez ainsi poser toutes les questions que vous souhaitez.Vous pouvez également me joindre au 514 733 4998 extension 3160.Oui, ALEPH proposera dans le cadre de sa programmation (journée A bientôt ! d'études et futurs cycles de six semaines) des ateliers d'études juives et pas seulement des cours.La différence ?L'interactivité est requise dans le cadre des ateliers, ainsi l'intervenant présente la thématique et le texte sur lesquels les participants réfléchiront.Ces derniers se mettront par groupe de deux ou de trois et discuteront du texte.L'intervenant récoltera les fruits de ces échanges avant d'apporter son enseignement ou 17 | MARS 2009 | LVS COMMUNAUTE | Ça s'est passé ici + d'infos fOS PtHfORIIHC MTS AT IH£ ! CENTRE DES ARTS DE LA S T surlewww.csuq.org 18 | MARS 2009 | LVS ZM Le « Dibbouk » d'Anski de son vrai nom Salomon Zainwill Rappoport (1863-1920) est considéré comme le chef d'œuvre du théâtre juif.La pièce se déroule dans un bourg juif polono-lithuanien mais elle pourrait tout aussi bien se transposer dans un mellah du Maroc.Elle raconte l'histoire d'une alliance contrariée, la promesse d'un mariage non tenue et se déploie comme un cantique des cantiques théâtral.Mais le « Dibbouk » présente surtout un monde juif à l'imaginaire populaire marqué par les thèmes de la mystique : l'univers de la démonologie, la destinée de l'âme après la mort, la kabbale pratique, l'interprétation des rêves, la possession d'un corps par l'âme d'un autre et son exorcisme.Le Centre Segal fêtera en juin le cinquantenaire de la troupe yiddish Dora Wasserman.Dans cette optique, afin d'œuvrer à un rapprochement entre les communautés ashkénazes et séfarades et à une connaissance mutuelle de leurs cultures - je propose une fois par semaine un atelier de théâtre pratique et théorique sur le théâtre juif du 15 mars au 15 juin.Cet atelier aboutira à une conférence spectacle en juin 2009 au Centre Ségal.Il est ouvert à toutes et â tous, de 7 à 120 ans, le mardi de 19h30 à 21 heures.Début des cours : le mardi 17 mars 2009 Pour plus de renseignements, allez www.csuq.org et www.segalcentre.org SEGALCENTRE Voulez-vous connaître le théâtre Juif P Venez le découvrir dans un atelier théorique et pratique autour du Dibbouk d'Anski Quelques femmes juives remarquables à Montréal La première est Norma Baumel Joseph, une figure charismatique du féminisme juif religieux orthodoxe.Elle est professeur associé au Département des Religions de l'Université Concordia et épouse de Horward Joseph rabbin de la « Spanish Portuguese synagogue », l'une des plus anciennes congrégations de la ville.Norma B.Joseph est connue pour son engagement pour les femmes en attente de leur divorce religieux (« guet »), document qui, dans la loi juive orthodoxe, ne peut être délivré que par les hommes .Cette attente qui peut durer des années voire toute une vie est cause de souffrances et donne parfois lieu à toute sorte d'abus ou d'extorsions financières.Norma Joseph est membre fondatrice de la « Canadian Coalition of Jewish Women for the Guet » qui œuvre sur le plan religieux en incitant les rabbins à trouver des solutions en conformité avec la loi juive et dans le domaine social ou civil.Elle a ainsi été à l'origine en 1990 d'un amendement sur la Loi sur le divorce au Canada (article 21.1) qui permet à une cour civile de ne pas prendre en considération les doléances d'un homme dans le cadre d'un divorce civil s'il se refuse, animé d'une intention de nuire avérée, à accorder le « guet » à sa femme.Toutes ces possibilités sont expliquées dans un guide du divorce religieux qu'elle a rédigé avec Evelyn Beker Brook et Marilyne Bicher .Norma Joseph, cette femme exceptionnelle, est également la fondatrice d'un groupe de prières de femmes qui se réunit tous les débuts du mois (« roch h'odech »).Elles prient ainsi dans la synagogue, sortent et lisent les rouleaux de la Torah en montant sur la « bamah » (autel) et délivrent â cette occasion des explications de la loi (« drachot »).L'une d'entre elles, Barbara Nirenberg a relaté dans un livre la passionnante expérience de ce groupe qui existe depuis 25 ans et qui réunit des femmes de toutes les tendances et sensibilités du judaisme .La communauté juive de Montréal s'est aussi dotée d'un foyer pour femmes battues, l'Auberge Shalom, dirigé en toute discrétion par Diane Sassoun.Des femmes de toutes classes sociales et de tout milieu y compris orthodoxe peuvent s'y rendre; elles sont alors accueillies, aidées, et protégées dans ces moments où leurs vies sont parfois en danger.La communauté juive plus spécifiquement francophone n'est pas en reste puisque « le groupe des femmes juives francophone » s'est donné comme objectif de s'impliquer davantage dans la vie civile et politique du Québec en oeuvrant, en particulier, au rapprochement intercommunautaire et interculturel des femmes.Ce groupe, créé depuis peu, compte des Il y a environ 90 mille Juifs à Montréal dont 60 mille sont ashkénazes et en grande majorité anglophones alors que les 30 mille restant sont séfarades et francophones, principalement d'origine marocaine.De récents séjours dans cette métropole, à dimension humaine, notamment pour la préparation et la réalisation de Fémina, journées de réflexion sur les questions de femmes et judai sme, m'ont donné l'occasion de rencontrer des personnalités en particulier des femmes remarquables.Permettez-moi de n'évoquer ici, pour leur combat, implication et talent, que quelques-unes d'entre elles pour ce tour d'horizon d'une ville où la présence des femmes au sein du leadership communautaire peut être cité en exemple.CSUQ membres actives parmi lesquelles Suzanne Danino, Raymonde Abenaim, Dolhy Cabay, Joëlle Khalfa, directrice de la Résidence Salomon, foyer pour personnes âgées ou l'anthropologue Sophie Jama.Cette dernière est également la responsable de la programmation des conférences en français de l'impressionnante Bibliothèque Publique Juive, dirigée par une autre femme Eva Raby.C'est dans ce cadre que le prix J.I.Segal de la littérature en français sur un thème judaique a été décerné cette année à l'universitaire montréalaise, Anne Elaine Cliche pour son livre Poétiques du Messie : L'origine juive en souffrance (XYZ éditeur, 2007).La communauté juive francophone peut se targuer également d'autres belles plumes au féminin notamment chez des chercheuses de qualité comme Yollande Cohen, historienne, auteur de plusieurs livres sur les femmes dont « Femmes et Contre Pouvoir » ou la psychosociologue Perla Serfaty- Carzon.Cette écrivaine de talent s'illustre par plusieurs ouvrages consacrés à la condition des femmes.Dans son dernier livre, « Marre d'être la fée du logis ?Paradoxes de la femme d'aujourd'hui » (Armand Collin, 2008), elle s'interroge à partir de nombreuses interviews sur le challenge d'aujourd'hui que représente les difficultés à conjuguer l'émancipation des femmes et les exigences du quotidien.Dans, « Enfin chez soi ?récits féminins de vie et de migration », (Bayard, 2006), elle faisait le récit de ces parcours d'exil et parfois de retrouvailles que nombre d'entre nous connaissent.Ses livres de sociologie se lisent comme des romans - ne vous en privez pas ! Enfin et dans un autre domaine, celui du théâtre, comment ne pas citer Bryna Wasserman, cette metteur en scène, scrutatrice des âmes et directrice de l'une des troupes yiddish les plus importantes de notre époque.Fondé dans les années cinquante par sa mère Dora, le Théâtre yiddish du Centre des arts Saidye Bronfman au Centre Ségal est l'un des plus actifs de Montréal .Il possède une académie de théâtre, assure une programmation de qualité et produit chaque année un spectacle grand public en yiddish sur-titré en anglais et en français.Art, émotion et professionnalisme assurés c'est pourquoi ce théâtre qui célébrera cette année son cinquantenaire, projet dirigé par Edith Kuper, mais nous aurons l'occasion d'y revenir, est souvent récompensé par des prix de la scène québécoise.Sonia Sarah Lipsyc Article paru dans l'Arche n°607-608, décembre 2008-janvier2009 ; Fêmina a été organisé en juin 2008 dans ie cadre du dynamique et annuel Festival Séfarade.7 Voir « Comment aider les femmes à obtenir leur divorce religieux ?» Arche.mars 2008, n°598 p 32-33.3 « Untiying the Bonds .» Jewish Divorce, A « guet » Education Video & Guidebook, 1997.Pour la France, voir le « Guide du divorce juif religieux (« guet ») en France » que j'ai rédigé pour la Wizo, avec la collaboration de Annie Dreyfus et Janine Elkouby, avec une préface du Grand Rabbin Gugenheim.Téléchargeable sur www.wizo.asso.fr ou le demander au 0148019770." Once Upon a Chodesh.Tales and More of The Montreal Women's Tefillah Group (1982-2007), édition de l'auteur, Montréal' 2008.Pour les groupes de femmes de prières cf.notre article - Les femmes du Mur.Le commandement de la néoménie et les groupes de prières de femmes.Arche, Décembre 2007-janvier 2008, n°595-596 p 40-41 5 Rappelons en France, la ligne téléphonique mise en place par NOA, tel 01 47 07 39 55 6 Edition du Boréal' Montréal' 1987.7 Voir son site : http : // www.perlaserfaty.net 8 http : // www.saidyebronfman.org VANITY IS NO LONGERA SIN www.ovedecors.com 19 I MARS 2009 I LVS COMMUNAUTÉ I Ça s'est passé ici Connaissez- vous le Talmud en sept questions ?QUIZZ PROPOSÉ PAR SONIA SARAH LIPSYC 1- Combien de Talmud existe-t-il ?4- Qu'est ce que le Chas ?1- L'autre nom du Talmud 2- Le nom d'un traité talmudique 3- Le nom d'un parti politique en Israël 5- Comme nomme-t-on une page recto verso du Talmud ?1- 2- 3- Un Deux Trois 1- 2- 3- Une « sougya » Un « daf » Un « pilpoul » 2- Qui a rédigé le Talmud ?6- Les femmes peuvent-elles étudier le Talmud ?1- Moi'se 1- Oui 2- Ezra 2- Non 3- Rabbi Judah Hanassi 3- Peut-être 3- Combien de traités comporte le Talmud ?7- Le Talmud est-il à l'origine de la loi juive ?1- 12 1- Oui 2- 26 2- Non 3- 63 3- Sans opinion —aL|0UB|d b| jns med no apais awagi.ne oje» iassoA iqqej ap « qonojv ueq>poqo » a| jnoyns }a (f02L-QSLt) ap|uow|E|A| ap « qejoj.auqai|/\| » a| suopo 'aBy uaAoi/y np pjajep pnw|EX np jqjed s aAjnf iû| E| ap suoqBoippoo sajajuiajd saq qno l :asuoday l ¦saAinf sajæioos suoqnpisu! sanbianb suep pniuiej.ns saaqiui iuos saint saunai sag issne |Ea4UO|/\| v '>|joa msm e Eqopa no waiesmap e }Euiqo|M no UEiEiAi anb spi xnay sap suep pnw|EX ai luauBpsua awaw ja tuaipnia samwai sap ‘sjoi smdaa AiisjaApn qeAiqsaA E| ap saïueipnja me pnwiex ap srnoo un HBuuop (£66L-£06t) xpiqouaAops raeg qdasop aurapotu axopoqyo uiqqsj a| 'gz6L ug -saJiEiuouiui iuajnj sana smiu (apap aman) eAjnojg aiduiaxa jEd aruujoo pnwiex np apnia.i susp saasraA sawwai sap sjnofno; e A h ‘sanbipnuiiE} sduiai sai sindao i:asuoday 9 "¦zzmb np jafns a| SEd }sa,u ao sielu passox eipeao uiqqej ai JEd apuop apereias xna|6i|aj qjed np mou ai juawaieBa isa seqg jbo jjoj SEd juo.u g npuodaj iuo mb xnao no sanao sieiai •(sarnd sasoqo) « iojeqex » ‘(saju|BS sasoqo) « wiqoepoy » ‘(sa6Bmmop saa) « wpiizaN » ‘(samuiai) « wiqoeN » ‘(sa)ap « paoiAl » ‘(saauamas) « mmjaz » : sane.il gg sai iueyodwoo pnmiBi np saqued sapuerB g sai aj|p-e qsa.o sarpjo g sai luauiaiejami « wuepas eqoiqo » ap saiBqiui sai juos ao SEqo i : asuoday -auiad Eiüins A apnia.p aw aun lonbrnod puarduioo uo '813| suep « euqoiiAi » ap sapEJi gg e A || g :asuoday g I |onb « SE|q » ‘ajjBnb ua xnaAaqa sai jadnoo ap ‘jaio6ja,p no rauBoiqo ap aiajjB a!i|u6|s « jainodyd » ap ajarne : ams|6o|oaN 'sar -lOioipEjjuoo SEd j|Ei ua juos au pnwiex ai suep saj|Bjjuoo iuawiuajedde siae xnap anb jaAnoJd e puai inb anbuojaqj aun ‘nquiod ;uamauuos|Bj un isa.o g « inodiid » •saSBd sjna|sn|d no aun uns pnwiex a| suep aaipnia anbqBwaq} aun isa « EA6nos » aun 'oioaj gt a6Bd B| }oqoejag apej} ai aipuBis inb ao sgi.ioqoejag Bj|p uo ‘aidmaxa JEd q osjaA a| ia e amuiou as ojoaj a| |su|E osjsa opaj pnm|Bi ap aBed un jsa « iEp » un Z : asuoday 'g ¦pnui|EX ai iuannjsuoo « ejawang » ia « Euqo.i|/\| » « BJEmang » ei susp saimanoaj aia }uo euqon/\i E| jns pejsi.p saBss sap saj|Biuauimoo saq •« EuqoiiAi » B| jsa.o ‘a|EJO qBJOx auao ajuosueji ap ara ajiou ap apap awag ne aAijEiüui.i }ud isseuey qepnp iqqey qaejsi.p safiES sa| JEd sapais sap juejnp aaqajdjaqui ;a asimsuBjj jnp apjo ijbjox eq 'ajjnE.i ap aunj aj|Ei -uauiaidmoo aiejo mbjox aun ja ajuoa yerox aun nàaj e asio|/\| 'aA|n[ uop.ipEj} ei sueq g : asuoday z •zzmb ao susp juawaieBa suojajaiaj snou snou pnbnE gx 31 Isa apsn sn|d aq apais awag nE aAaqos (a x) auo|AqEg ap pniu|Ex ai }a ara 34ou ap apais awat7 ne sop waiesmap ap pnwiex aq Z :asuoday i sasuoday 20 | MARS 2009 1 irinïnp rvro TX *XÏ T?—JL-^jLnur „ ’•'^y^r-ï ~v >S! % 7—^ rfinK^' *7«iriT»JW-3>l r*flr, >**-?=TT:iyj 1 •T*?*'* ¦ WpC.¦ r— T l.e au lliSllSffif COMMUNAUTÉ | Ça s'est passé ici PAR YAELBENSOUSSAN Dans la foulée, on ne voit que du rouge, du bleu, du vert et du noir.Dans la salle, on entend des chants parfois cacophoniques mais débordants d'énergie.Ce que l'on ressent ?Les murs, les planchers et les tables qui vibrent à l'unisson sous la puissance des voix des enfants qui prennent un malin plaisir à s'égosiller.Celui qui franchit le seuil de la porte se demande inévitablement dans quel monde il vient d'atterrir.Bienvenue au camp Kif Kef.Du coin de l'oeil on aperçoit un animateur qui sacrifie ce qui lui reste de ses cordes vocales pour lancer un chant rassembler, et un autre, qui reste de glace, ému par un petit enfant de douze ans qui chante de tout son cœur, alors que tous l'avaient décrit comme un garçon renfermé et marginal.Aujourd'hui, c'est le jour des Maccabiades, l'apothéose d'un camp, plus communément appelé la guerre des couleurs.Les campeurs se livrent à une compétition féroce pour ultimement remporter le titre légendaire de vainqueurs des Maccabiades 2009.Mais cette année, c'est différent.Alors que chacun devrait être à sa table respective pour participer à l'ascension de son équipe, les couleurs se confondent en plein milieu de la cafétéria et on entend très distinctement : SO-SO-SO-solidarité ! Nous avons réussi.Pour wire future Si ni fui Les Créat ions ions présentent leur Collection de cartes d'invitation exclusives, personnalisées et raffinées \ embossage et estampage feuille d'or \ a pria raisonnable.La Kétonba Traditionnelle réalisée sur authentique parchemin de la Torah enluminée et calligraphiée ci la main Par Henrg Bohaclana Arllsle Petmre — Calllr/raphe Tel¦ 514-744-0281 COMMUNAUTÉ | Ça s'est passé ici Le camp kif Kef c'est 120 jeunes, 26 moniteurs, 7 jours, 20 activités, -20 degrés, et une âme.Nous sommes parvenus à rassembler des petits et des grands, certains plus gênés, d'autres extravertis, des anglophones, francophones et israéliens, pour transformer un groupe hétérogène d'individus en une alliance dont l'harmonie ferait envier le plus talentueux des orchestres.Le camp kif Kef, c'est 120jeunes, 26 moniteurs, 7 jours, 20 activités, -20 degrés, et une âme.Pour certains, le camp est un refuge, une manière de s'échapper du monde cruel de l'adolescence et prendre le temps de profiter de la vie, pour d'autres, c'est un tremplin vers le monde communautaire.Pour certains, le camp représente une première expérience juive, pour d'autre c'est une manière de consolider leurs valeurs et d'apprendre d'avantage sur un judaisme qui se veut généreux et formateur.Prenez maintenant 20 secondes pour lire les 26 noms qui suivent : Sarah Abenhaim, Miriam Amgar, Jessica Benabou, Avi Benchimol, Patrick Bensoussan, Yael Bensoussan, Gabrielle Bibas, Lior Bibas, Noémie Cohen, Léonie Dadoun, Yoel Dahan, Alexia Dayan, Lorenz Cerlicher, Davinia Khanna, Albert Levy, Kelly Malka, Eric Mechaly, Sevrine Mechaly, Emmanuel Mimran, Sarah Mimran, Arielle Oiknine, Natalie Oiknine, Natanyel Oiknine, Audrey Ouaknine, David Ouaknine, David Sasportas.Ces jeunes bénévoles reviennent religieusement au camp Kif Kef, année après année.Ce ne sont pas simplement des moniteurs, mais aussi des grands frères et des grandes sœurs pour leurs campeurs.Ils préparent le camp pendant plus de 3 mois et s'efforcent de trouver les activités qui susciteront le plus grand intérêt des enfants et qui mériteront les plus beaux sourires.Le sommeil n'est pas de la partie, et les émotions coulent à flot.Pourtant, ils n'échangeraient jamais cette semaine de pure folie pour n'importe quel voyage à Cuba ! De tout mon cœur, et de ceux de tous les enfants, merci infiniment ! Nous voilà au dernier jour du camp, puis aux dernières heures, et enfin, aux derniers instants.Le retour à la maison est inimaginable.En descendant de l'autobus; des larmes, des au revoir, des mots d'amour et d'amitié, et des parents, ravis de retrouver leurs enfants débordants d'énergie.À l'année prochaine ?Non, c'est bien trop loin.Heureusement toute l'équipe du département jeunesse, sous la direction d'Eric Choukroun, travaille d'arrache pied pour organiser des activités tout au long de l'année pour transmettre aux enfants ce goût de la communauté qui devient souvent enivrant.Kif Kef, vous êtes mes amis, ma famille, et mes plus beaux hivers.Merci.Qu'il est beau le sourire des campeuses Un petit bisou, ça réchauffe Des campeurs toujours prêts pour l'aventure * Laurence Levy Tour Scotia Directrice de Secteur, Hall Bancaire Développement petites entreprises 1002, rue Sherbrooke Ouest Montréal Centre-ville Montréal, Québec H3A 3L6 Cell: (514)451-0427 Téléc.: (514)499-5476 lau rence.Ievy@ba nq uescotia .corn www.banquescotia.com % Banque Scotia 22 | MARS 2009 | LVS COMMUNAUTÉ | Ça s'est passé ici La mission sépharade M.JÈf W favorise rétablissement ^ de liens solides avec Beersheva En novembre dernier, trente adolescents défavorisés de Beersheva et dix autres provenant de Sderot ont été réunis à la Synagogue Shaarei Rahamim pour une magnifique célébration de bar mitzvah.Chacun d'eux portait fièrement une tenue de circonstance avec tsitsit et tefillim, sans oublier les livres de prière, le tout ayant été orchestré grâce à la générosité de la Communauté sépharade unifiée du Québec (CSUQ).Les Missions de solidarité Montréal-Beersheva de la CSUQ se concentrent chacune sur un projet spécifique.Cette année, il s'agissait des bar mitzvoth.Il y a sept ans, la première mission comptait huit participants.La dernière menée en 2008 en comptait trente-six.Toutefois, les missions mobilisent un bien plus grand nombre de membres de la communauté sépharade tout au long de l'année, notamment pour l'organisation de divers événements de collecte de fonds destinés à financer les projets adoptés.Parmi les projets qui ont bénéficié des Missions par le passé, notons l'attribution de bourses à vingt étudiants inscrits dans une université de la région du Néguev et l'achat d'un camion pour Bet Moria, une organisation qui livre des repas à des familles démunies et des repas de midi chauds à 4 000 élèves des écoles de la région de Beersheva.Toutes les missions comportent une semaine de bénévolat dans différents établissements de Beersheva.Comme le souligne M.Marcel Elbaz, président des Services communautaires de la CSUQ, « Le volet bénévolat est réellement gratifiant.Nous profitons de l'occasion pour établir des liens avec la population de Beersheva.Ces liens se transforment souvent en relations personnelles durables et enrichissent le partenariat de longue date qui unit nos deux villes.» Cette année, quatre organismes ont profité des services des bénévoles : le centre de réadaptation de Ramot, une cuisine communautaire, un centre d'emploi pour personnes handicapées et Bet Moria, oû les bénévoles ont participé à la préparation des repas.Les bénévoles consacrent de longues heures à leurs tâches, soit de 8 h à 14 h.Le reste de la journée, ils visitent des organismes et des établissements de la région de Beersheva-B'nai Shimon qui sont subventionnés par la communauté montréalaise.« Nous avons tous été touchés par le travail que nous avons accompli et nous sommes rentrés pleins d'enthousiasme pour entreprendre d'autres initiatives au profit de notre région partenaire », a affirmé M.Elbaz.Malgré un itinéraire soigneusement planifié, les participants à la mission montréalaise ont vécu une expérience marquante dans la ville assiégée de Sderot.Pendant leur séjour, une alerte Aube rouge a été déclenchée.Elle signalait une attaque de missiles.Tous se sont alors précipités dans des abris en attendant le signal de fin d'alerte.Les Montréalais ont ainsi pu avoir un aperçu concret de la dure réalité que vivent quotidiennement les habitants de Sderot depuis les huit dernières années.La prochaine mission de la CSUQ est prévue pour novembre 2009.Les membres de la mission de solidarité vont organiser 2 grands événements.Le dimanche 22 mars, un défilé de mode avec ventes aux enchères aura lieu à la Congrégation Spanish & Portuguese et le dimanche 17 et lundi 18 mai un grand bazar sera organisé au YM-YWHA.Ces collectes de fonds vont permettre d'aider à réaliser le projet des barmitzvot.Pour cette année, l'objectif visé est de 60 barmitzvot (40 Beersheva et 20 Sderot) au coût de 300$ chacune.Tous ceux qui aimeraient participer à la mission ou contribuer au projet Barmitzvot sont invités à communiquer avec Sidney Benizri, directeur des Services Communautaires ou avec Sabine Malka, coordonatrice du département Adultes au 514 733-4998.Ecrit par Tod Hoffman 23 I MARS 2009 I LVS Armand Afilalo président du Tournoi de golf de la CSUQ COMMUNAUTÉ | Ça s'est passé ici Hommes d'affaires dynamique, Armand Afilalo est également un communautaire qui a à cœur l'avenir de sa communauté et il entend le montrer en prenant la direction d'activités concrètes.C'est ainsi qu'il a accepté de présider le prochain tournoi de golf qu'organisera la CSUQ en juin prochain sur les gazons de Hillsdale.De nature ambitieuse, Armand a placé la barre assez haute.« Ce tournoi devrait nous rapporter au moins cent mille dollars.» Il en explique les raisons : Nous vivons une crise économique sans précédent qui a affecté tous les secteurs de notre économie avec des effets pervers sur les organismes à but non lucratifs.La communauté juive de Montréal, a perdu des sommes importantes de son portefeuille d'investissements.Des sommes qui en temps normal sont affectées à des programmes sociaux mis en place par les agences de Fédération CJA.D'autre part les donateurs et tout particulièrement les plus importants ont perdu des sommes importantes et ne sont plus en mesure de contribuer à hauteur de ce qu'ils donnaient habituellement à la Campagne de l'Appel Juif Unifié.Et enfin, à la base c'est sur les segments les plus vulnérables de notre communauté que les effets dévastateurs de cette crise se feront le plus sentir.« Je me devais de réagir, nous dit-il et c'est à ce titre que j'ai accepté de prendre les rênes de cette campagne pour le tournoi golf 2009 dont les fonds serviront à alimenter notre caisse d'aide aux plus démunis.J'invite dès à présent tous ceux et toutes celles qui ont à cœur la notion de tsédaka de venir vivre avec nous une merveilleuse journée en plein air, où le plaisir de jouer sera doublé par la possibilité de créer également un réseautage d'affaires et pour les non golfeurs, de profiter de toute une série d'activités aussi diverses qu'enrichissantes que nous avons programmées à leur intention.» M.Afilalo souhaite également que ce tournoi soit reconduit sur une base annuelle.Une date à retenir : le 29 juin 2009, Rendez-vous à Hillsdale Nissim Amar Un président visionnaire On ne peut plus rester les bras croisés, la crise qu'a connu l'année dernière l'École Talmud Torah de Ville Saint-Laurent, menacée de fermeture a réveillé les consciences non seulement des parents d'Élèves mais également d'un grand nombre de membres de notre communauté qui se sont sentis interpellés.Marc Kakon, président de la CSUQ a eu l'idée de créer un fonds commun pour les écoles juives sépharades où toutes les synagogues constituantes de la CSUQ, seraient partie prenante.M.Ralph Benatar ancien président de la CSUQ sera en charge du projet.La formule ?Une taxe scolaire annuelle de 25$ payée par chaque membre et qui irait dans un fonds commun qui servirait de caisse d'urgence pour nos écoles sépharades, Maimonide et Yavné.Marc s'est fait le porteur de cette proposition auprès de nos synagogues et la première à réagir positivement a été.Petah Tikvah par la voix de son président qui a fait approuver la proposition par CA presque immédiatement.Cette décision mérite d'être saluée comme un pas historique dans l'engagement de l'ensemble de notre communauté pour la promotion de nos écoles et la sauvegarde de notre identité juive et sépharade Le président de la Communauté Sépharade de Ville-Saint-Laurent,Petah Tikva, monsieur Nissim Amar est convaincu que l'éducation juive et sépharade de nos enfants est une priorité non seulement pour les parents mais également pour nos écoles.Or il est évident que celles-ci connaissent périodiquement des difficultés structurelles de financement.24 | MARS 2009 | LVS COMMUNAUTÉ | Ça s'est passé ici La synagogue *Beth Athram à uh une réalisation de M.Isaac Mimran La résidence Salomon peut s'enorgueillir de disposer d'un lieu de prière à la hauteur des attentes de ses résidents ainsi que d'autres fidèles du voisinage qui l'ont choisi comme leur lieu de prière.Beth Amram, ce petit bijou architectural et endroit de recueillement privilégié, vient de célébrer son premier anniversaire.Monsieur Isaac Mimran, homme d'affaires et philanthrope est le concepteur et financier du projet.Il a voulu, en bâtissant cette synagogue, honorer la mémoire de son père Amram Mimran Z.L.En bon perfectionniste, i I a tenu lui même à veiller au moindre détail dans le processus qui a conduit à sa réalisation.Mais en même temps il a tenu, fidèle à son héritage sépharade, à ce que les résidents de l'immeuble puissent pourvoir à leurs besoins spirituels dans un lieu spécifiquement sé- pharade.Beth Amram offre des offices quotidiens de minha et arvit en plus évidemment de ceux du Chabat dirigés par le hazan Raphael Oiknine, lui même épaulé par une équipe de bénévoles.Ajoutons que la synagogue a une capacité de 100 places et qu'une salle de fêtes pouvant accueillir 50 personnes est en phase d'être finalisée.La CSUQ et la Résidence Salomon, tiennent à travers ces lignes à rendre un hommager mérité â M.Isaac Mimran et à lui souhaiter longue vie.BARON DE HIRSCH INC.Back River Memorial Gardens Inc.2009 Commandes pour les décorations florales postées le 17 janvier 2009 Afin de remplir toutes les demandes, les commandes devront nous être parvenues avant le 30 avril.Si vous n’avez pas reçu votre bon de commande, appelez le bureau du cimetière au 514 735 4696, du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30.25 I MARS 2009 I LV5 COMMUNAUTE | Ça s'est passé ici Gen J (de g.à d.) e sentent profondément juifs, lui par naissance, elle par choix persi tephen et Claudine possèdent les ingrédients nécessaires pour mene cœur et pour lequel ils ont choisi de s'investir en tant que co-présidei Marc Cold, Claudine Bipnfman et Stephen rience juive, souhaitons faire quelque chose dans ce sens pour les jeunes de notre communauté, nous précise avec conviction Claudine qui met en avant son expérience personnelle d'adhésion par choix au judai sme.C'est également un projet qui sera mené à long terme, nous en sommes au stade de divers projets pilotes auxquels participent diverses institutions juives quelles soient affiliées ou non à la Fédération CJA, des jeunes dans la vingtaine également Tout le monde est invité à présenter des projets novateurs pour autant qu'ils aillent dans le sens que nous souhaitons pour l'avenir de nos jeunes et également de nos jeunes familles, comme celles de la Banlieue Ouest de Montréal.Il y a évidemment les écoles juives terreau naturel de l'éducation juive et passage obligé pour nos enfants quel que soit leur situation économique, les camps d'été, les voyages en Israël.« Nous sommes enthousiastes à l'idée de faire démarrer quelque chose qui va dans le sens d'une consolidation de notre communauté pour les décennies à venir.Il est impératif nous précise Stephen qu'il faudra cibler de plus en plus de jeunes, élargir nos assises et surtout être le plus inclusif possible afin de préserver cette richesse que constitue la diversité de notre communauté.» Marc Cold tient à préciser l'intérêt que la CSUQ, par le biais de son président Marc Kakon, a manifesté pour ce projet et son souhait de siéger dans le cabinet qui sera multi-générationnel.L'exemple montréalais à travers Cen J, qui est unique en Amérique du Nord, nous précise Marc Cold, peut servir de laboratoire à de nombreuses communautés dans le continent.Nous allons jouer sur tous les tableaux, renchérit Stephen, car il faut savoir prendre des risques si l'on veut s'attirer le respect des jeunes.Ce sera à nous tous, à travers cette belle aventure, de déterminer ce qui va intéresser les jeunes de notre communauté à adhérer aux valeurs du judaisme et à porter haut la fierté juive.Telle est le pari qu'ont accepté de prendre Stephen et Claudine.« Nous avons été privilégiés de participer à tant de projets communautaires, Cen J est la mesure des défis que nous allons devoir relever », concluent-ils avec cette conviction qui est la marque des gagnants.Le couple nous a reçus dans les bureaux de la célèbre compagnie Claridge, bastion de la famille Bronfman, en compagnie de Marc Gold, Président de Fédération CJA.Ce projet novateur, nous confie Stephen, a été mis en chantier il y a juste un an et il vise à redynamiser le sentiment d'appartenance à la communauté juive tout en renforçant la notion d'unité au sein des diverses composantes de cette communauté plurielle.Avec une mise de fonds initiale d'un million de dollars, les promoteurs du projet visent à réunir au cours de 5 prochaines années des sommes importantes, qu'ils espèrent collecter auprès de donateurs, soucieux comme eux, de donner à la jeunesse juive montréalaise cet élan nouveau dont elle a tant besoin pour que notre communauté reste ce qu'elle a toujours été : une entité vibrante capable d'assumer ses multiples mandats auprès de ses membres.Marc Cold précise à ce sujet qu'aucun dollar provenant de la Campagne de l'Appel Juif ne servira à financer le projet.Il souligne que plusieurs donateurs potentiels auprès des grandes familles traditionnelles voient avec beaucoup de sympathie la mise en chantier de ce projet.Cet engagement pour l'avenir ne relève pas du défi économique, toujours présent, de s'assurer que nos jeunes trouvent des emplois ici à Montréal.Notre but, insistent-ils, c'est de s'assurer que nos jeunes se sentent juifs et qu'ils vivent leur judai sme dans la joie, chacun à sa manière.Nous qui sommes une jeune famille avec trois enfants à qui nous inculquons l'expé- 26 I MARS 2009 | LVS Décès Le Comité de rédaction de La Voix Sépharade, et l'équipe de journalistes et de responsables de la publicité ont l'immense tristesse d'annoncer le décès de M.Roger Madar Z.L.Survenu à Montréal le 1er mars 2009.Nous adressons à son épouse Mme Simone Abehsera-Madar à ses enfants et petits enfants, l'expression de nos sincères condoléances.Nos pensées affectueuses vont particulièrement à sa fille Mme Arlène Abitan, née Madar, communautaire de longue date et ancienne présidente de la campagne des femmes de l'Appel juif Unifiée ainsi qu'à son époux M.Henri Abitan responsable de la Voix Sépharade.Nous avons appris avec tristesse le décès de M.Roger Malka Z.L.Survenu à Montréal le 6 Novembre 2008.Ancien du Cercle Charles Netter et du Club de Basket-ball, l'Alliance Sports de Casablanca dans les années 60, Roger était un charmant compagnon toujours prêt à rendre service.À son épouse Yvonne et ses enfants Michelle, Stéphanie et David, ainsi qu'à tous ceux qui l'ont connu et aimé nous adressons nos sincères condoléances.La Communauté Sépharade Unifiée du Québec a la tristesse d'annoncer le décès de Madame Manine Ifrah Z.L, survenu le 14 janvier 2009 à Montréal.Nous adressons à ses enfants, Charles, Léah et Jacques l'expression de nos sincères condoléances.Armand, Léa, Simon, et Azibuena ont la douleur d'annonce le décès de leur chercher père Jacob Benchimol Z,Lsurvenu le 19janvier2009 à Montréal.Leurs enfants et petits enfants remercient tous ceux et toutes celles qui ont leur ont témoigné affection et soutien lors de cette triste occasion C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Madame Annette Abitbol le 5 février 2009 au CHSLDjuif de Montréal.Les bénévoles et les professionnels(les) de la Communauté Sépharade Unifiée du Québec offrent sincèrement toutes leurs condoléances à toute la famille.Les familles Ohayon, Carzon, Cohen, tiennent à adresser leurs sincères remerciement à tous les amis et proches des familles qui leur ont témoigné affectiuon et réconfort lors du décès de Mme Alice Ohayon Z.L Touchés par le départ de Monsieur Félix Benhacoun au Centre Gériatrique de Maimonide survenu le 18 décembre 2008, les bénévoles et professionnels(les) de la Communauté Sépharade Unifiée du Québec offrent leurs condoléances aux membres de sa famille.C'est avec une grande émotion nous avons appris le décès de Madame Bitton Annette le 28janvier 2009 au Centre Gériatrique de Maimonide.Les bénévoles et professionnels(les) de la Communauté Sépharade Unifiée du Québec offrent sincèrementtoutes leurs condoléances à toute la famille.Avis de faire part et de remerciements Irène Banon, Viviane Dery, Odile Knafo, Maxime Amzallag, Mimy Ruimy, leurs conjoints, enfants, petits-enfants et arrières-petits enfants remercient tous ceux qui se sont associés à leur douleur lors du décès le 12 décembre 2008 à Montréal de leur mère, belle-mère, grand-mère et arrière grand-mère, Mme Annette Amzallag née Elharar, épouse de feu Raphaël Amzallag Décès de l'épouse du chanteur Enrico Macias Comme toutes les communautés juives de par le monde et comme les millions de fans du chanteur, nous avons été peinés par l'annonce du décès après une longue et pénible maladie de Suzy Ghrenassia,Z.L née Leyris, le 23 décembre 2008.CARNET | C'est vous Suzy était la fille du célèbre musicien Raymond Leyris, dit Cheikh Raymond, qui fut assassiné par le FLN algérien en 1961.Elle avait épousé Enrico, de son vrai nom Gaston Ghrenassia, en 1962.Celui-ci vouait une véritable adoration à son épouse avec qui il formait un couple très soudé.Qui ne se souvient pas des chansons qu'il composa pour elle dont évidemment À Suzy, Jamais deux sans toi ou C'est ça l'amour.Le couple a eu deux enfants, Jean-Claude et Jocya et quatre petits enfants, Eliot, Julia, Simon et Ethel La Communauté Sépharade Unifiée du Québec à travers son président M.Marc Kakon adresse à Enrico, son ami de toujours, à ses enfants et petits enfants, l'expression de ses sincères condoléances et de sa profonde sympathie.Puisse Dieu, lui donner la force et le courage nécessaires pour surmonter cette cruelle épreuve.Naissance Mazal Tov! Melissa&Daniel Alloul, Solange Bouganim, Rachel&Jean Alloul, heureux parents et grands parents pour la naissance de leur fils et petit fils Simon Elyahu le 15 novembre 2007.Hannah-Shirel est ravie d'avoir un petit frère.Tatas Laurence, Véronique, Audrey, ,Sophie, tontons Charlie, Peter, Noam et Éric.Cousins et cousines Simon dadoun, David, Yaelle, Rebecca, Yoel, Samuel, Yossef et Sarina sont joyeux d'accueillir SIMON ELYAHU.HEVRA KADISHA de Rabbi Shimon bar Yohay Confrérie du dernier devoir URGENCE ?rürmreTfl-! TnTcji-m.rm-.-i ]ü r>rjrji i krujn ,rjçi - communauté Sépharade UrfttiêFElu Québec possède un cimetière communautaire à Beaconsfield avec des lots à prix très abordables.Pour toute information appelez Élie Benchetrit au 731-3334 27 | MARS 2009 | LVS DOSSIER | Habitat & développement durable DOSSIER | HABITAT & DÉVELOPPEMENT DURABLE L’architecture verte mode ou révolution ?Le monde de l’Habitat vire au Vert, et les professionnels comme les utilisateurs se demandent si ce mouvement s’inscrit sur le long terme ou s’il est un simple phénomène sans lendemain.Découvrez plus de vingt pages consacrées à ractualité de l'Habitat Vert : entre prise de conscience généralisée et effets d'annonces, nous avons tenté de savoir comment la communauté Juive de Montréal se positionnait sur cette question.Comment sensibiliser ?Qui donne le ton en ce domaine ?La religion y a-t-elle sa place ?LVS a enquêté pour vous.i 28 | MARS 2009 | LVS DOSSIER emtfnt durable N ROSEr ¦Architecte et leader e Habitat & dévelo LVS : Quel a été l'effet de LEED sur le milieu de l'architecture ?OR : LEED a forcé l'industrie à respecter l'environnement.Par exemple, nous utilisons maintenant de la peinture sans émanation toxique.Avant, lorsqu'on sentait des odeurs toxiques en entrant dans un nouvel édifice, on trouvait que c'était normal' voir même «sexy».Aujourd'hui, quand ça sent l'air frais, on trouve aussi que c'est normal' nos mentalités ont changé.LEED nous permet de penser que la santé de notre planète est collective et non individuelle.Mais on pourrait en faire plus.LEED ne questionne pas notre façon de fonctionner, cela nous impose seulement une structure.LVS : Pouvez-vous nous donner quelques exemples de critères à respecter pour être LEED ?OR : Oui, par exemple, le transport des matériaux est tenu en compte de ce qui est écologique ou pas.Si les matériaux sont locaux, on évite leur transport et l'utilisation d'essence pour les déplacer.De plus, cela nous permet d'appuyer notre économie locale.Le développement durable se doit d'être inclus dans notre culture.Il faut que la société bouge mais autrement qu'avant.Les villes de demain seront plus Vertes : tout le monde s'accorde à le dire.Cependant, personne n'est encore vraiment en mesure de dire la forme réelle que prendront ces villes écolos d'une nouvelle ère.La balle est désormais dans le camp des citoyens comme des professionnels.PAR JOSEPH ELFASSI LVS : Monsieur Rose, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?OR: J'ai étudié l'architecture à l'Université Mc Gill'je suis architecte LEED depuis 2 ans et Président du comité de Centre d'écologie urbaine de Montréal.LVS : Qu'est-ce que LEED veut dire ?OR : LEED signifie Leadership in Energy and Environmental Design, c'est tout simplement une grille de critères qui évalue le code écologique d'un bâtiment.Ceci dépend évidemment des types de construction : il existe une certification LEED for Homes, LEED for Healthcare et LEED pour bâtiments déjà existants.Un bâtiment peut atteindre quatre niveaux LEED : certifié, argent, or ou platine.LVS : Que faut-ii pour être LEED ?OR : Pour les architectes, il faut suivre des cours spéciaux pour être accrédité LEED.Pour des bâtiments ou maisons, il faut suivre certaines règles qui vous donnent des points en vue de l'obtention de cette certification.LEED vise la diminution des ressources utilisées par le secteur de la construction et a comme objectif de sensibiliser la communauté face à l'environnement.29 | MARS 2009 | LVS DOSSIER | Habitat & développement durable II1IUSÜMS WEB ;o (987 inc.-U Gestion).¦ .Li Groupe Pomerleau • Leig rairie Channpigny • Dmmobilie^Bj e |a Civilisation du Quebec ' .oiganisation des Natl°rV -I Paroisse Sainte-Suzanne ^3 Les Cours Charlevoix *, .Manoir l’Age d’or ’ pjm ntemawn»"» ^»|.Nor*em inc ¦;-v;' ÈËÊk.1 n la o o j= Q_ LVS : Comment avez-vous commencé à vous intéresser à l'environnement ?OR : Je suis né à Vancouver et je pense que cela fait partie de qui je suis comme personne.J'aime la nature et mes parents étaient définitivement «écolos» sans être militants.Ils aimaient la simplicité volontaire et étaient connectés à la terre.Intégrer l'écologie à l'architecture m'est venu naturellement.LVS : Pourquoi cette préoccupation de la terre ?OR : Lorsque j'ai fini mes études, je me suis rendu compte que j'avais besoin de plus de profondeur et je suis une personne qui s'est toujours posé des questions sur l'orientation que prend notre société.L'écologie touche nos relations humaines et notre vie, qu'on le veuille ou pas.^B(/ °ÜNci LVS : Quels bâtiments montréalais respectent les critères de LEED?OR : Il y en a plusieurs mais les plus connus sont la TOHU, Polytechnique (le pavillon Lassonde), le pavillon des sciences de l'université Mc Gill qui est en train de se faire certifier et des projets comme Ecocité à Pointe-St-Charles.Le CHUM (pour qui je travaille actuellement) et le CUSM visent aussi la certification LEED.LVS : Pourquoi, d'après vous, ne voit-on pas plus de projets verts à Montréal ?OR : Comme le mouvement vert est multidisciplinaire, le volume d'information à connaître et à assimiler est impressionnant.Je pense que ceci donne le sentiment à tous que la pente à monter est immense ! Mais tout se complète et s'intégre en architecture comme dans la vie.Il suffit de mettre les choses en perspective.Évidemment, quand on commence à se conscientiser jeune ou à l'université, c'est plus facile mais il faut du temps, ceci est un investissement à long terme.LVS : Qui suit la démarche écolo, ici et ailleurs ?OR : Nous sommes plusieurs à le faire mais nous ne sommes pas encore assez nombreux.De peur d'avoir l'air d'être hypocrite, de nombreuses personnes choisissent de ne rien faire.D'autres ont simplement peur de se tromper alors qu'ils sont des professionnels chevronnés dans leur domaine.Il faut aussi garder en tête que LEED c'est surtout un beau système nous permettant de regarder un projet dans son environnement global avec d'autres projets.LVS : Pensez-vous que l'architecture verte est une mode ?OR : Plus qu'une mode, c'est l'évolution de notre société dans le bon sens.On comprend enfin comment bien vivre une vie saine.J'aime l'image de la carotte et du bâton pour représenter l'architecture et l'écologie.Le bâton, c'est celui de l'environnement qui menace de nous frapper et la carotte c'est celle de bien vivre.On pourrait aussi faire en sorte que la carotte ce soit l'environnement et qu'il n'y ait plus de bâton, mais là je parle d'un avenir lointain ou même fictif.LVS : Vous considérez-vous comme un idéaliste ou un militant ?OR : Les deux.Je suis un idéaliste car lorsque je vois des projets qui se réalisent comme le projet écologique «Abondance Montréal» à Verdun, cela me permet de rêver.On ne réalise pas qu'on a en abondance le vent, la neige, la pluie et le soleil et que nous devrions en profiter.Je n'aime pas cette vision négative que tout ce qui est vert est compliqué et coûteux; que l'on va devoir se priver pour sauver notre planète.Pour toutes ces raisons, je suis militant car cela fait partie de qui je suis et de mon implication au Centre d'écologie urbaine de Montréal.J'ai aussi beaucoup participé au projet de piétonisation de l'avenue Mont-Royal l'an dernier.Et non, je n'ai pas de voiture, je viens au travail à bicyclette quand je le peux ! LVS : Comment conscientiser la population aux questions environnementales urgentes ?OR : C'est avec le temps que l'on assimile les nouveaux concepts et idées.Je crois aussi qu'il est essentiel de créer de beaux projets écolos.La beauté motive les gens.Pourquoi croyez-vous que l'on voit autant de toits verts ?Plus que le devoir et la bonne parole, la sensibilisation passe par des projets concrets.Notre défi actuel est d'agir.Le but ultime de ma démarche est de toucher les citoyens afin qu'ils prennent part au projet écologique et qu'ils fassent partie de la transition vers un avenir plus radieux.Pour en savoir plus : www.ecologieurbaine.net 30 | MARS 2009 | LVS urn • ïlïïî) 'Amm JTjl'l 3 !i ï F;M www.reportcollectl .¦ r AU CENTRER GASIN ET OBTE MAINTENANT 0 PRÉSENTEZ CETTE ANNONCE I RABAIS DE 10% Rubin + G oldenberg Architect ' "Certainly one of the challenges is to organize a space intelligently, but also to touch the people that come into that space," Rubin explains."Ideally, you provide an environment that people would not want to leave, whether it is their home or a commercial or institutional space." Since the mid-1990s, their company, Rubin-Coldenberg has put a strong emphasis on residential projects.They are often called upon to ensure a balance between an older style that embodies a traditional sense of warmth, comfort, and familiarity with the most advanced technologies in planning, lighting, heating and air conditioning, and entertainment systems.The spiritual dimension of architecture carries greater resonance when the facility they are designing is intended to bring care to its users.Rubin+Coldenberg have designed two, in particular, where the spiritual component is especially relevant.The Hope and Cope Centre, which is dedicated to cancer patients and survivors, opened near the Jewish General Hospital last spring.Despite being associated with a hospital, it was to embody a distinctively personal-home atmosphere that is the opposite of what a large institution often conveys.The Centre is a place of healing, where classes in art and yoga are given, seminars are hosted, and where patients can meet with friends and advisors .The interior conveys calmness, simplicity , and a sense of well-being."It was very satisfying when we heard directly from a cancer survivor during the official opening how much the Centre contributed to his sense of well-being and peace," Rubin relates.DOSSIER Habitat & développement durable Articlie in English Shulim Rubin and Rhona Goldenberg describe architecture as a creative puzzle.There are the physical elements, such as materials, shapes, planning and spatial requirements, and building elements.Then, there are the qualities that are somewhat beyond the puzzle, the less tangible features that give spirit to a place. Articlie in English ^rm : m I £3.EM I a a a j~ âéâc — : m Habitat & développement durable DOSS ER www.decoraph.com DECORAPH RAPHAEL ASSAYAG WEDDING.LOUNGE & THEME DECOR HENNA MARIAGE HENNE BAR MITZVAH DECOR THEMATIQUE BARMITZVAH TABLE CLOTHS CHAIR COVERS LOUNGE LOCATION DE NAPPES HOUSSE DE CHAISES APPELER POUR UN RENDEZ-VOUS (514) 341-3326 They are currently working on the Friendship Circle building, where children with special needs will have the opportunity to learn and develop to their full potential in a safe and nurturing environment.The Friendship Circle encompasses several programs that are supported by FEDERATION CJA, but its essence is to match children with special needs with volunteer members of their peer group who serve as mentors and friends.Located at the corner of Lavoie and Bourret, the first phase of the building involves converting an old synagogue into a gymnasium, activity rooms, several lounges for volunteers and families, offices, and demonstration kitchen.This will be completed before the end of 2009.The second phase involves adding on a brand new structure that contains a full-scale mock village, including theatre, supermarket, Laundromat, pet shop, bank, and fully functioning traffic signals.The point of this is to give the children life experiences where they can learn how to function in the real world.It promises to be a unique facility that will contribute greatly to the children's development and maturity.»Q ii- DOSSIER | Habitat & développement du Raouf Boutros : architecte du quotidien à Montréal’ ville d’accueil PAR EMMANUELLE ASSOR LVS : Comment vivez-vous au quotidien votre passion pour l'architecture?RB : Depuis quelques temps, je me concentre sur ma pratique professionnelle.Bien que j'aime transmettre les théories académiques à des étudiants, je pense qu'il est nécessaire d'avoir d'un côté des gens qui réfléchissent et de l'autre, des praticiens qui appliquent les théories sur le terrain.Je fais partie des rares architectes qui dessinent encore à la main et je le fais plusieurs heures par jour car cela me détend.La main, et non l'ordinateur, est reliée au cœur.Le bras étant l'extension de la tête, ceci donne de très bons résultats! Dans la vie, je dessine d'abord et je m'explique après.LVS : Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier?RB : Ma passion est de créer des espaces pour mes concitoyens.J'aime être un architecte de tous les jours, pour tout le monde.Je n'ai pas besoin de créer des projets grandioses pour me sentir bien dans mon métier, je me sens très épanoui en dessinant des épiceries, des maisons ou des garages.Saviez-vous que 80% de nos vies de tous les jours se passent dans ces lieux-là?J'aime aussi les projets institutionnels mais je pense qu'il est important de rapprocher l'architecte du citoyen.Les architectes sont des rêveurs, pas des stars de cinéma.LVS : Que pensez-vous de l'architecture verte, dite écolo?RB : Je pense que c'est bien d'utiliser des matériaux sains et de concevoir des bâtiments avec nos matières premières.Nous avons enfin conscience que notre planète est en danger.Cela étant dit, beaucoup de contraintes écologiques en architecture étaient déjà dans notre pratique sauf que l'on en parlait moins avant.Ouvrir une maison des deux côtés pour la ventiler ou l'orienter afin qu'elle soit chaude à l'intérieur, cela a toujours été l'une de nos préoccupations.C'est comme avoir du soleil dans nos maisons, cela devrait être normal! Prenons l'exemple des Bédouins : leur maison a souvent une petite cour au centre, ceci tempère les pièces car ils n'ont pas de climatisation dans ces pays-là et leurs gros murs leur permettent d'emmagasiner l'énergie solaire.En tenant compte de leur climat et en construisant en conséquence, ils ont créé, sans le savoir, des maisons écologiques.C'est la même chose en Arabie Saoudite, les maisons sont construites pour rester fraîches à l'intérieur quand il fait chaud dehors.Au Québec, le problème est inverse.LVS : Que pensez-vous plus précisément de la certification LEED comme système de réglementation?RB : LEED c'est un bon baromètre, cela nous donne des critères de nature écologique pour nos projets.C'est intéressant mais un peu technique.A la longue, je pense que nous n'en aurons plus besoin, nous l'aurons intégré dans notre façon de penser.LEED ne fera pas de bons concepteurs car pour qu'on remarque un projet, il faut qu'il soit excitant pour la population, pas juste qu'il soit vert.LVS : Selon vous, d'où vient l'urgence écologique?RB : Je crois que «penser vert» c'est typiquement occidental.Nous avons aujourd'hui un problème avec l'environnement car nos industries se sont développées trop vite et nous avons créé des machines super puissantes pour climatiser nos bâtiments, le tout appuyé par de gros moyens financiers.Les pays plus pauvres ont dû réfléchir avant de construire.Nous, on se pose seulement des questions sur nos façons de faire aujourd'hui.L'occident se conscientise mais c'est lui qui a créé le problème.LVS : Comment devrait-on conscientiser la population?RB : Sauver la planète, recycler, réutiliser, ce sont des mots que l'on entend de plus en plus.Il est vrai que la jeunesse embarque à 100% et qu'ils sont conscients de leur rôle de citoyen.Pour les autres, cela prend plus de temps mais ils vont y arriver.Ceci n'est pas une mode, cette réflexion ne touche pas juste l'architecture, elle est globale.Aujourd'hui, on mange différemment, on bouge vite, on évolue, et ce, surtout au Québec.Les gens ici acceptent facilement le changement, ils vont moins souvent à l'église et ne pensent plus comme avant.LVS : Comment incluez-vous les principes écologiques dans votre métier?RB : Cette facette «verte», je l'inclus dans tous mes projets, surtout grâce aux gens qui m'ont instruit tout au long de mes études et de ma carrière.Pour être architecte, il faut une certaine maturité, voilà ce que j'ignorais lorsque j'ai ouvert mon premier cabinet à 27 ans! Cependant, on ne construit pas pour Montréal comme on construit pour Tokyo.Chaque ville a ses traditions, son histoire, son climat.Mais la modernité peut être exprimée tout en appartenant au passé.C'est dans la continuité et non dans la rupture que les villes sont belles.L'architecture baigne toujours dans un milieu: on ne remarque pas un bâtiment seul mais dans son ensemble, dans son contexte.LVS : De quel projet vert êtes-vous fier?RB : Je suis bien content du projet «la Maison du Prêt d'honneur» de l'UQAM au coin de René-Lévesque et de St-Laurent.Il s'agit d'une résidence étudiante sur douze étages où nous avons installé 5 bacs à recyclage en bas de l'édifice, pour la nourriture, le verre, le plastique, l'acier et le papier.Alors que nous pensions que personne n'embarquerait dans ce projet, les étudiants ont tous suivi le courant et ils ont décomposé leurs poubelles! LVS : Que pensez-vous de l'architecture à Montréal?RB : L'architecture c'est un laboratoire mais toute construction appartient d'abord à un lieu.La ville est ce lieu d'inventivité, d'innovation et de progrès.A Montréal, il y a de la place pour tout et cela me plaît.J'ai donné de nombreuses conférences tout au long de ma carrière et on m'a souvent dit que mes projets étaient très montréalais.Cela veut dire que j'ai compris ma ville et cela me flatte beaucoup.LVS : Qu'est-ce qui rend Montréal unique?RB : L'architecture de Montréal c'est celle des îlots étroits et profonds comme celle que l'on voit sur les rues St Denis et St Hubert.C'est aussi des maisons (et des fenêtres) hautes et étroites, des escaliers extérieurs pour sauver de l'espace, des corniches et une palette de couleurs particulière.Cela ne ressemble pas au Caire, ni à Paris, ce n'est pas toujours beau mais c'est une ville confortable avec une population accueillante.Il y a 30 ans, pratiquer l'architecture au Québec c'était un désastre.Maintenant, la nouvelle génération est encouragée à bien travailler et à trouver des solutions pour aller de l'avant.LVS : Quels projets vous plaisent particulièrement ici?RB : Personnellement, les projets que je trouve les plus intéressants sont le Musée Pointe-à-Callière, les beaux hôtels du Vieux Montréal qui ont permis la revitalisation de ce quartier et le Quartier des spectacles qui, je crois, sera une belle réussite.Le goût des montréalais a évolué et notre ville est à leur image.Pour renseignements : www.boutrospratte.com 34 | MARS 2009 | LVS GROUPE IMMOBILIER MK INC.COURTIER IMMOBILIER AGRÉÉ Achat | Vente | Location | Gestion Immobilière ESTIMATION GRATUITE Une équipe d'agents immobiliers au service de la communauté.1055, Côte du Beaver Hall, Suite 301, Montréal (Québec) H2Z 1S5 TEL: (514) 878-IMMO (4666) FAX: (514) 875-8126 www.groupeimmobiliermk.com DOSSIER | Habitat & développement durable Articlie in English ._ ¦ uIO ÿsQ*1 Avi Cohen | 514 827-1414 | avic@total.net RBQ# 8279-2771-48 Avi Cohen : General Contractor During the nearly ten years since he founded Baderfield Construction, Avi Cohen says business has been good.The general contractor began doing residential projects before focusing on the commercial side.With the economy entering a recession, however, he is witnessing a change."Renovations are one of the first things people cut back on," he acknowledges."It's an investment that some companies categorize as discretionary." However, Cohen argues that this is a misguided approach, "Though it may take a while to realize return on investment, rejuvenating a space can actually serve to generate business, enthusiasm within the work environment, and even improve sales." The 42-year-old graduate of Ecole Maimonide has put his longstanding interest in real estate to good use in his business.His aspiration is to buy properties and use his talents as a contractor to add value by refurbishing them.Cohen handles the complete range of contracting responsibilities.He has experience with very extensive and complex projects, from gutting a large office premise to completely rebuilding it.He has even converted an entire building from office space to apartment units.At this point, he anticipates getting back into the residential field, expecting that proposed government tax incentives will entice people to take the opportunity to improve their homes."Over the past few years, projects have been relatively easy to come by.Now, we're going to have to hustle a little more," he says with confidence.Ea Baderfield construction entrepreneur général | general contractor residential | commercial | industrial Pour tous vos besoins en construction For all your construction needs 36 | MARS 2009 | LVS ifurnishu ove.S:o; a little www.ifurnishu.com DOSSIER Habitat & développement durable Le guide des installés Les rabbins Raphaël Afilalo et Jacob Lévy parlent de la maison juive Nous savons tous qu'il est écrit comme onzième commandement que toute maison juive doit se trouver à Westmount, à Côte-St-Luc, ou bien à Saint-Laurent.Mais outre cet impératif géographique, existe-t-il des règles, des directives, des choses importantes à savoir quant à la pratique religieuse au sein d'une maison ?Rabbis Jacob Levy et Raphael Afilalo vous éclairent sur le sujet.4 rentrée, la mezouza Le rabbin Raphaël Afilalo insiste sur cet élément de la maison.La maison est un microcosme du temple, au centre de la pratique juive.Dans toute maison juive qui se respecte, il faut de quoi faire shabbat, des chandeliers, des livres d'étude, des boftes de tzedaka, et une mezouza.Ceci dit « si tu fais Chabat chez ta mère, ce n'est pas grave que tu n'aies pas le nécessaire pour shabbat à la maison.Et si tu donnes dans la tzedaka à la synagogue, tu n'en as pas besoin d'une chez toi.Mais il te faut une mezouza.» Ainsi, la mezouza devient le premier signe distinctif d'une maison juive, en plus d'être un rappel de la présence divine chez soi.Le rabbin Levy extrapole : « la mezouza est aussi un indicateur de liberté dans un pays.Si moi je peux afficher ma mezouza sur mon seuil sans problème, alors je suis libre dans mon pays.Dans Union soviétique, c'était impossible.Et je suis curieux de voir s'il est toujours aussi facile d'afficher sa mezouza en France, par exemple.» Jacob Levy voit la mezouza comme une force protectrice contre toute « pollution morale».Une fois dans sa demeure, le Juif est à l'abri des influences malsaines qui peuvent se trouver à l'extérieur de la maison.C'est une délimitation claire entre le public et le privé.Il ajoute : « ça ne sert à rien si je suis mafioso ou trompeur ou pécheur, la mezouza me protège tant que je suis dans le droit chemin ».Passé le seuil Une fois à l'intérieur de la maison, ce qui prime, selon Jacob Levy, c'est l'harmonie dans le couple.Ce concept dépasse même le respect de la religion, mais selon le rabbin, « il tiendrait du miracle qu'un couple Juif soit harmonieux en faisant l'économie du religieux.La religion juive, en soi, tend à l'harmonie dans le couple » Raphaël Afilalo abonde dans le sens du respect religieux.« La maison est au centre de la pratique juive, c'est dans la maison qu'il y a sanctification.Le jour du shabbat, il y a observation et rassemblement.C'est au sein de la maison qu'on vit son judaisme.Par exemple, si certains Juifs mangent non cacher à l'extérieur, ils respecteront la cacherout à la maison.» Le rapport au voisinage La mezouza peut être un indice de liberté, certes.Mais elle n'implique pas une liberté totale.Le rapport au voisin, concept maintes fois élaboré dans la religion juive, se rapporte à la maison aussi.Jacob Levy rappelle qu'avant les systèmes de ramassage de déchets, il était proscrit dans la religion juive de jeter des ordures devant sa maison ou dans un endroit qui pourrait nuire au voisin.« Ma maison ne doit aucunement générer de dommages.» Et comme on ne nuit pas au voisinage, notre voisinage doit être sain aussi.Il est écrit qu'il est interdit de construire une usine au milieu d'un centre d'habitation.« La pureté de l'air, de l'eau, la qualité des éléments, tout ceci fait partie d'une hygiène de vie fondamentale pour l'épanouissement de l'être », affirme Jacob Levy.La mezouza est-elle bien installée ?On ne dérange pas le voisin avec ses bacs de recyclage ?Vous avez tout ce qu'il faut pour faire chabat ?Et en plus de tout cela, l'harmonie règne dans le couple ?Félicitations, vous vivez dans une maison juive certifiée ! Reste à payer le loyer, l'épicerie, l'électricité.L’énergie de la matière inanimée Il est dit dans Lévitique, chapitre 14, que si le propriétaire d'une maison constate une tuméfaction sur un de ses murs, il doit faire appel au grand prêtre, qui doit diagnostiquer le mal.Si celui ci n'est pas d'ordre architectural mais bien métaphysique, alors c'est tout le mur qui doit être détruit.Les pierres infectées d'une énergie malsaine doivent être apportées en dehors de la ville.Ce procédé ne s'applique plus depuis bien longtemps, et il est peut-être à déconseiller compte tenu de la période économique (surtout si vous êtes locataires).Jacob Levy offre une alternative à la destruction d'un mur : à l'achat d'une maison, rassembler une dizaine d'hommes et faire une étude de la Torah pour dégager les énergies négatives et inaugurer la maison.38 I MARS 2009 I LVS : ï (BaccateCCi, Ce monde à votre portée IC nous fait pfaisir de vous inviter à venir découvrir notre nouveau magasin de 20,000 pieds carrés où vous serez cf armés par fa pfus 6ede codection de meuôfes Européens.«Iirü.iu.i; ° J3SSI13&SNE&. fevl CJA pas PAR EMMANUELLE ASSOR Moshe Ben Shach : un écologiste bien déterminé & développement durable Moshe Ben-Shach est directeur des opérations pour la Fédération CJA, ceci signifie qu'au quotidien, il est responsable de tous les services, de la salle Gelber, de la technologie, de la maintenance, des rénovations et de la sécurité du bâtiment.Récemment, il est devenu le maître d'œuvre de l'initiative «Passe au vert», projet qu'il mène avec beaucoup d'enthousiasme et dont il nous a parlé.LVS : En quoi consiste l'initiative «Passe au vert» ?MB : Tout a débuté l'an dernier en avril.Des bénévoles avaient fait remarquer qu'ils étaient choqués par le nombre incroyable de tasses en styrofoam (polystyrène) et de bouteilles d'eau en plastique utilisées dans le bâtiment.Quelqu'un a ensuite approché Marc Cold, président de Fédération CJA, pour lui parler de ce problème.La question sur toutes les lèvres était : qu'est-ce qu'il faut faire pour que la Fédération passe au vert ?LVS : Comment cela s'est-il concrétisé ?MB : Nous avons créé un comité de trois bénévoles et de trois professionnels de la Fédération pour faire avancer les choses.Nous avons ensuite fait un bilan de la situation et nous avons conclu que ce qu'on faisait c'était le strict minimum pour se sentir bien, comme par exemple recycler des cartouches d'encre.Ce qui était plus grave encore, c'était de réaliser que la moitié des bureaux n'avaient même pas de bac à recyclage, que lors de meetings dans les bureaux, un sandwich était servi avec trois assiettes différentes de styrofoam, le tout accompagné de plusieurs bouteilles d'eau minérale en plastique ! LVS : Qu'avez-vous fait face à cette montagne de travail à accomplir ?MB : Il est vrai qu'au début il y en avait tellement à faire que l'on ne savait pas par où commencer.Finalement, nous avons décidé de commencer par le lancement officiel de cette initiative le Jour de la Terre, en conjonction avec le quartier Côte-des-Neiges.Nous voulions être les premiers dans le quartier à lancer ce genre de programme et nous voulions que cela se sache.Nous avons invité les médias et les dignitaires de la Ville et nous nous sommes greffés au programme de la Fondation Steven R.Bronfman «C-Vert», programme conjoint avec la Fondation David Suzuki.LVS : Concrétement, quelles actions avez-vous mises en application ?MB : Nous avons changé le système de climatisation de l'immeuble afin de sauver de l'énergie grâce à un système informatisé.Dorénavant, le système de climatisation s'éteint le soir, lors de shabbat et des fêtes.Les ordinateurs sont éteints la nuit et nous fermons l'immeuble plus tôt.La preuve que nous épargnons est dans nos factures d'électricité ! LVS : Quels autres gestes ont été instaurés au quotidien à la Fédération ?MB : Nous avons acheté de la vaisselle pour remplacer les verres, tasses, assiettes en styrofoam que nous utilisions et qui polluaient l'environnement.Lors des rencontres de bureau, de l'eau filtrée, servie en carafe est la norme maintenant.Chaque bureau a un bac à recyclage et nous organisons des séminaires d'information pour éduquer les employés de l'immeuble sur l'environnement et les petits gestes qu'ils peuvent faire au quotidien pour améliorer la situation.Nous avons aussi diminué DOSSIER | Habitat & développement durable l'utilisation de papier par les différentes agences pour annoncer leurs événements.Nous tentons de réduire considérablement les envois postaux de pamphlets et l'impression de gros catalogues.Tout cela peut être remplacé par des communications virtuelles, tout aussi efficaces.LVS : Comment toucher un plus vaste segment de la population que celui de la Fédération ?MB : Nous avons l'intention d'être des leaders pour la communauté at large.Nous voulons être un bel exemple qui incitera les autres à en faire de même.Par ailleurs, j'organise depuis peu des conférences dans des synagogues auprès de rabbins et d'une clientèle plus âgée mais très intéressée par nos projets verts.LVS : Après un an de travail' qu'est-ce qui, selon vous, a marché et qu'est-ce qui laisse encore à désirer ?MB : Nous visons la certification BOMA BESt* (un peu comme LEED, un standard vert pour les petits immeubles commerciaux comme le nôtre) et cela devrait arriver bientôt.Nous n'avons pas encore touché aux questions telles le recyclage des piles, des ordinateurs, de la peinture et de déchets toxiques mais cela pourrait être mis en application plus tôt qu'on ne le croit.Il serait intéressant pour nous de devenir un centre de recyclage pour la communauté entière.LVS : Pourquoi ne pas instaurer ce genre d'initiative dès maintenant ?MB : A cause des coûts élevés.Lors de nos discussions de départ nous avons oublié de mettre en place un comité qui déterminerait les coûts liés à toutes ces initiatives.Maintenant nous réalisons que cela est onéreux mais que cela en vaut la peine.Un autre problème est qu'au départ tout le monde était excité, mais cela a duré 6 à 8 semaines et soudainement il n'y avait presque plus personne sur le terrain pour faire le travail ! Il faut rester motivé, voilà le nerf de la guerre.LVS : Comment ne pas perdre l'enthousiasme du début ?MB : Je crois qu'il est important de montrer des résultats, sur le terrain.Il faut aussi tenir la population au courant de ce que l'on fait.Cela les implique et leur donne le sentiment qu'ils participent à un projet de société, pas seulement à un projet de la Fédération.Nous sommes responsables socialement, voilà le message à retenir.LVS : Quelles sont les prochaines étapes de votre initiative ?MB : Nous voulons débuter le co-voiturage et ce, en partenariat avec l'Hôpital Juif qui est presque notre voisin.Nous aimerions aussi faire du compostage mais on ne fera pas tout en même temps ! Personnellement, j'aimerais que l'immeuble fonctionne à l'énergie solaire, même si ce n'est qu'un rêve.N'oubliez pas que nous faisons tout cela en plus de nos jobs de tous les jours ! Le fait que les gens pensent différemment, que si c'est bon pour l'environnement, c'est bon pour la communauté, est déjà un pas dans la bonne direction.Nous sommes une communauté, pas juste un immeuble ! Et puis il va falloir trouver les ressources financières car des bonnes idées et de beaux projets ce n'est pas ce qui manque.Pour plus de détails : Initiative «Passe au vert/Work Green» : www.federationcja.org/index.php/newsfromhome * BOMA BESt est le programme national canadien de certification environnementale BOMA pour les immeubles commerciaux existants.Il représente la nouvelle génération des programmes Visez vert et Visez vert plus qui évalue la performance et la gestion environnementales des immeubles commerciaux.sgasse For ail information call Pour toutes informations appeler Sarah Malka-Bendayan Tel: 514.489.3841 6519 Baily Rd.Cote-St-Luc QC H4V 1A1 www.tbdj.org * c own* m ji*a înNûn 43 | MARS 2009 | LVS ent durable Tendances et nouvelle conscience au tana Salon national de Vhabitation 2009 MMANUELLE ASSOR LVS : Quelle place faites-vous à l'environnement dans votre Salon ?ML : Tout est recyclé à l'intérieur du Salon et l'un de nos invités principaux est COT-JUNK ?, une compagnie spécialisée en récupération de vieux objets ou meubles.Le Salon offre des solutions vertes à tous les niveaux (lumière, matériaux, jardins, électricité, etc) et certains conférenciers parleront de la variété d'actes verts que l'on peut faire tous les jours.Cette année, l'automobile sera aussi au rendez-vous avec Toyota Canada qui présentera sa gamme de véhicules éconergétiques innovateurs.LVS : Sentez-vous que votre clientèle a évolué ?ML : On voit de plus en plus qu'une conscience émerge par rapport à l'environnement et au choix de l'habitation.Notre clientèle semble être plus encline à acheter, retaper et rénover sa maison.On se dirige tranquillement vers la décoration intelligente, ponctuée parson époque.On voit de plus en plus de bois, de teintes et de textures naturelles.La pureté et la sobriété sont de rigueur, les gens choisissent de plus en plus des meubles design.Une autre tendance est de personnaliser son intérieur, les gens aiment que leur maison leur ressemble et non qu'elle s'apparente à n'importe quelle page de magazine branché.LVS : Est-ce que le Salon a été affecté par la crise économique ?ML : Non, tous nos exposants ont réservé leur kiosque bien à l'avance et au contraire, on sent une énergie du survivant ! Tous ont l'air très motivés.De plus, le gouvernement a offert un crédit d'impôts pour les rénovations.Rénover étant moins cher que tout reconstruire, les gens optent pour les rénovations.LVS : Quelle tendance observe-t-on le plus ces temps-ci ?ML : Les gens ont chacun leur style mais ce qu'on remarque c'est qu'ils restent beaucoup plus souvent chez eux.Avant on appelait ça du «cocooning» mais maintenant la tendance n'est plus de se replier sur soi, on fait référence au «hiving», comme les abeilles autour de leur ruche, les gens reçoivent chez eux, dans leur cuisine.La maison est devenue un lieu convivial où l'on reçoit bien, comme au restaurant.De là, tout le mouvement design, les flots dans les cuisines, les grands comptoirs, les matériaux chauds et invitants.Manon Leblanc, spécialiste de la décoration, porte-parole du Salon national de l'habitation depuis deux ans, animatrice et productrice de l'émission de télé «Ma Maison signée Manon Leblanc», a rencontré La Voix Sëpharade pour parler de ce prochain Salon.LVS : En quoi consiste le Salon national de l'habitation ?ML : Notre Salon réunit tout sous un même toit : trucs décos et nouveautés, technologie verte et conseils pratiques.Notre événement est le plus important en taille, il est numéro 1 au Québec avec plus de 170 000 visiteurs par année.On peut y visiter des maisons de prestige dont la Maison Dominus avec ses 3 500 pieds carrés, décorée par la designer Francine Ethier, et la maison en bois torréfié Servicom.La visite du Salon se veut très divertissante, même pour ceux qui sont déjà propriétaires.Sur place, une cuisine en plein air et une terrasse BBQ ont été créées pour y déguster des petits plats du chef Nicolas Moreau.LVS : A qui s'adresse ce Salon ?l'info-centre Co nous espérons répondre à toutes les questions de futurs acheteurs d'un logement.ML : Notre Salon est pour tous ceux qui veulent décorer, rénover ou construire une maison.Du plancher au plafond, de l'extérieur à l'inté- LVS : Quel avenir pour votre Salon et pour I habitation au rieur, tout ce qui touche l'habitation est là, sur place, en un même lieu.De Québec ?nombreux conférenciers, experts de l'industrie, présenteront des conférences sur des sujets aussi pointus que l'utilisation du bambou comme matériau écologique ou ce que l'on doit faire en cas de vice caché.LVS : En quoi ce Salon se distingue des précédents ?ML : Cette année, nous avons une vingtaine de nouveautés regroupant toutes les dernières tendances et idées inspirantes de la saison.Nous avons fait tout notre possible pour rendre le Salon accessible à tous, avec des solutions à prix abordables.Entre le carrefour CAA-Québec Habitation (l'équivalent de CAA Automobile mais pour l'habitation) et ML : Je prédis un renouveau avec une conscience.La mentalité actuelle des gens que je côtoie au quotidien est que l'on va devoir faire avec ce que l'on a et trouver des solutions intelligentes pour contrer le manque de ressources, tant financières qu'écologiques.J'espère bien que cette nouvelle conscience se reflète dans notre Salon.Le Salon national de l'habitation aura lieu du 14 au 23 mars 2009 à la Place Bonaventure.Pour en savoir plus : www.salonnationalhabitation.com 44 | MARS 2009 I LVS Doublez votre taux d’adrénaline avec les Cayman et Boxster 2009 ©2009 Automobiles Porsche Canada, Ltée.Porsche vous recommande de boucler votre ceinture de sécurité et d'observer le code de la route en tout temps.Cayman Vivez deux fois plus de sensations ce printemps.Les nouvelles Cayman et Boxster 2009 vous offrent une évolution constante et une performance toujours inégalée.Maintenant disponible avec la superbe transmission Porsche Doppelkupplung (PDK), une transmission à double embrayage et 7 rapports qui permet des passages de vitesse rapides et fluides.Pour accéder à ce qui vous semblait inaccessible, passez à votre Centre Porsche.Porsche Prestige.Rien ne peut s’y comparer.Porsche Prestige, votre concessionnaire Porsche à Montréal.Porsche Prestige 1514) 356-7777 230, Michel-Jasmin, Dorval, QC H9P 2N5 www.porscheprestige.com Aéroport Sortie 1, Sortie 58^ Sortie 56 PDR! DOSSIER | Habitat & développement durable Depuis deux décennies, une réflexion a été amorcée au niveau mondial sur les avantages de l'écoconstruction et la nécessité de préserver nos espaces verts au moment où la majorité de la population vit dans des centres urbains.Plus que jamais, les gens réclament des solutions durables pour l'habitation et le secteur du bâtiment.Face à la demande et à ce mouvement global' une variété de superbes livres ont été publiés sur l'architecture verte et sur ce qui se fait de mieux dans le domaine.Ces livres aux couvertures vertes évocatrices et aux images de rêve sont assez dispendieux et il faut compter que leur prix double lorsqu'ils sont traduits en français (probablement car le marché du livre francophone est moins important que celui du livre anglophone).Tous ces ouvrages mettent en vedette des maisons écologiques construites un peu partout à travers le monde et dont les similarités sont frappantes : utilisation des matériaux écologiques, des espaces naturels, de l'énergie solaire, etc.Ci-dessous, une sélection des meilleurs ouvrages trouvés chez Renaud Bray : Maisons ëcolos, éditions du Chêne - Hachette-Livre, par Sergi Costa Duran, 2008, 66.95$ Rédigé par Sergi Costa Duran, ingénieur agronome spécialisé dans la protection de l'environnement, ce livre imposant explique avec images, plans d'architectes et textes les fondements de l'architecture durable et du design écologique, considérés comme fondamentaux dans le monde actuel.En moins de 200 pages, l'ouvrage répond aux quatre questions : comment construit-on de façon écologique, quel est le rendement de ces projets, quelle est leur image et quel est leur rapport avec leur environnement naturel ?Techniques, systèmes, esthétique et contexte sont pris en considération afin de nous montrer les projets les plus intéressants au monde.Ce guide du «Savoir quoi construire et comment, en tenant compte de l'environnement» brille par sa simplicité, accessible à tous, sans être tape-à-l'œil' il démontre l'utilité des matériaux durables, de l'éclairage solaire, des isolants naturels tels les toits verts et des systèmes de climatisation écologique.Eco Architecture : Urban Style - Maisons de ville, éditions Evergreen, par Richard Münster, traduit en français par Marcel Sachë, 2008, 19.95$ Ce livre à joli petit prix, écrit en français, anglais et allemand, présente un rapide tour du monde avec 27 projets écologiques (dont plusieurs en France, Espagne, Allemagne et Etats-Unis) construits dans l'espace urbain.Avec plus de 270 illustrations et graphiques, il explique au novice les propriétés écologiques de chaque maison et offre un glossaire des mots-clés qui sont essentiels pour bien comprendre la démarche verte.Livre bien structuré et facile d'approche, avec de courts textes et de belles images.XS : Small Structures - Green architecture, éditions Universe, par Phyllis Richardson, 2007, 37.95$ Ce petit livre qui se dénote des autres par sa couverture brune (et non verte), explique comment conserver de l'espace tout en préservant l'environnement.En analysant une quarantaine de petites structures inusitées (en verre, sable, bois ou autre) et en parfaite harmonie avec leur milieu, il démontre la variété d'options qui s'offrent à celui qui désire faire une place à l'écologie lors de la création de son habitat.Ce recueil surprenant démontre que l'esthétique peut aussi être au rendez-vous écolo, joignant l'utile à l'agréable.Un intéressant mélange de créativité, de sensibilité écologique et de fonctionnalité qui devrait être une source d'inspiration pour les architectes et tous ceux qui aiment les belles choses.46 | MARS 2009 | LVS DOSSIER | Habitat & développement durable The Sustainable Home : The Essential Guide to Eco Building, Renovation and Decoration, éditions Merrell' par Cathy Strongman, 38.95$ Voici un livre qui englobe non seulement l'architecture mais aussi le design et la décoration écolo.En différents chapitres, les matériaux et techniques sont présentés suivi d'une sélection de «Sustainable Homes» (30 exactement).Grâce à une variété de petites photos et de textes expliquant les méthodes utilisées, le lecteur est aussi invité à connaftre les avantages et les inconvénients de chaque choix qu'il aura à faire.Rien n'a été laissé pour compte, en partant de la cuisine à la salle de bain, sans oublier le choix de l'éclairage, des meubles, des planchers et du revêtement des murs.La deuxième partie du livre, plus commune mais tout aussi intéressante, fait le tour des résidences écolos exceptionnelles : Etats-Unis, Angleterre, Australie, Allemagne, France, Suisse, Espagne sont au rendez-vous, même le Canada s'y est taillé une place avec sa «Sunset Cabin» en Ontario.Bon investissement de départ pour celui qui débute une réflexion sur l'architecture verte.Maisons écologiques, éditions LINKS, par Jacobo Krauel' 2009, 69.95$ Ouvrage haut de gamme, magnifiques photos sur papier glacé pour mieux rêver, courts textes explicatifs et détails constructifs fournis par les architectes eux-mêmes.Ce précieux volume fait état de l'architecture écologique actuelle, démontrant que l'écologie s'allie très bien au progrès.Livre idéal à laisser trafner sur sa table â café pour faire parler ses invités.o "oublions p Cuilad Shalit: enlevé le 25 juin 2006 par des groupes armés palestiniens est détenu dans la bande de Gaza, territoire entièrement contrôlé par le Hamas.Il n'a pas été libéré à ce jour et aucune organisation humanitaire n'a pu s'assurer de sa santé ni de ses conditions de détention, en violation des régies internationales applicables.House of Travel Céline Moskovitz Conseillère en voyages Maison de Voyages 1170, Place du Frère-André (Carré Phillips) Montréal, Québec Canada H3B 3C6 T: (514) 842-8000, ext 245 celine@hot.ca www.hot.ca Ce magazine LVS a été réalisé par : mikimro AGENCE DE COMMUNICATION ecrire@mikimya.com 47 | MARS 2009 | LVS iXDATION' ala Coo Director of BY ALEXIS HEPPNER PORTRAITS | Visages Sépha ra FEDERATION CJA West Island Maia Cooper, the new director of the FEDERATION CJA West Island office is exited and optimistic about the challenges that lie ahead.No stranger to the Montreal Jewish Community with eights years under her belt at federation's planning and campaign departments, Maia feels that she was born to be in her current position, and is excited about being a part of the growing West Island Jewish community.Born in Israel and raised in Chomedey, Maia grew up well accustomed to the suburban mentality.In fact, Cooper draws many similarities between the Chomedey of her childhood, and today's vibrant, young West Island community.She understands very well the value to the West Island community of a strong federation presence.But how to reach out to the members of the Jewish community ?Maia believes that the answer lies in making the connection with people who are less classically Jewish and attached to traditional roots."If we allow ourselves to keep on the way we are now," she says, "there will' eventually, be no significant ties to the Jewish community." Maia, herself, claims that she became actively Jewish by virtue of becoming involved in community - volunteering at the Caldwell Residence in her teens, as well as her more recent work in Yiddish Theatre at the Segal Center for Performing Arts at the Saidye.Maia and her team are planning all kinds of different outreach events this year in an attempt to engage the members of the community.Some of the programming for 2009 has already included a Mix'n Mingle Shabbat dinner for young adults aged eighteen to twenty-five, and an eco-friendly afternoon for families celebrating Tu B'Shvat.Events like these have brought new and old faces together and have been a big success.As the geographic centre of Jewish life shifts, and the West Island Jewish population continues to grow, it is increasingly important to find innovative ways to unite the community of Greater Montreal.One way is through increased collaboration between Jewish institutions.For example, the primary Sephardic synagogue in the West Island, Or Shalom, is expanding its sanctuary and celebration hall.While the renovations are taking place, the congregation is sharing the offices of the West Island Federation."Talk about extreme collaboration !" Maia laughs."This is certainly a step in the right direction; partnerships within the community can only help to strengthen it." - C v: -'V''vX& Aides Financières disponibles avec ses nouveaux services nersonnalisés et allantes aux sénharades elle est vraiment à l'image de notre communauté Services Cachère (KSR1 Synagogue I offices réguliers 1 Activités récréatives CONTACTEZ-NOUS DÈS MAINTENANT AU 514 735-8276 RÉSIDENCE SALOMON CSUQ Elle nous ressemble ne lechaly eune passionné par les jeunes Face à l'exode des jeunes ashkénazes vers Toronto et les Etats-Unis, « nous sommes, nous jeunes sépharades, devenus les garants de l'avenir de la communauté juive montréalaise » Et, comme s'il n'avait pas assez de pain sur la planche, Éric me parle de son dernier dada, il a accepté de prendre en charge de l'organisation des 20 ans du Maimo Show qui mettra en vedette 40 promotions de l'école et qui aura lieu le 27 mai prochain à l'Olympia.Objectif de la campagne de financement : 40,000$ mais avant tout « Il devient urgent de ranimer l'esprit de famille au sein des anciens de cette école communautaire » Bonne chance Éric et bravo ! PORTRAITS | Visages Sépharades Éric Mechaly : 30 ans, scolarité primaire à Talmud Tora, secondaire à Maimonide, cegep Saint Laurent, détenteur d'un baccalauréat en informatique de l'Université Concordia.Profession : Chargé de projets de la centrale thermique de l'Hôpital Général juif.Projets en cours : préparation d'une maîtrise en éducation, oui vous bien lu en éducation car le rêve d'Éric c'est de devenir directeur d'une école juive.La passion d'Éric pour les jeunes naît et grandit avec les nombreux camps organisés par le Centre communautaire juif d'abord puis ensuite par les services communautaires de la Communauté Sépharade Unifiée du Québec.Dès l'âge de 10 ans , Éric a poursuivi pendant 20 ans la saga des camps, Kif Kef, Igloo.De campeur il devient animateur, puis directeur depuis 6ans de Kif Kef.Il est également président du département jeunesse de la CSUQ et cela fait 4 ans qu'il travaille avec les jeunes de l'École Maimonide.Il avoue, avec une lueur d'enthousiasme dans les yeux, qu'il est accro des jeunes, un virus qu'il a hérité de son père René, ancien basketteur de l'Alliance Sports à Casablanca, et qui a un sens inné pour organiser des événements et également pour faire rire ses amis.«je mène,nous dit-il d'un ton goguenard, une double vie, de 9 à 5 c'est le boulot au Jewish et puis de 5 à 11 c'est ma vraie vie, c'est à dire les activités avec les enfants et les jeunes.Je tiens cependant à préciser que je suis épaulé en cela par une équipe d'animateurs de folie, sans qui rien ne pourrait se faire.Pour lui les camps sont sans aucoun doute la complémentarité de l'école.« Je n'aime pas ressortir les vieux clichés, mais pour moi dire haut et fort que les enfants et les jeunes représentent l'avenir de notre communauté, à une période cruciale de son histoire, est une nécessité.Il est temps de passer le flambeau et de partager le leadership, déclare-t-il sans ambages et sans états d'âme » Constatant, à l'instar d'Alexia Dayan, qu'il y a un désintéressement suivi d'un désengagement des jeunes pour tout ce qui touche au communautaire, Éric préconise la mise en place d'une vraie structure afin de ranimer la flamme .Il pense que l'avènement de Face book a informatisé le caractère social des rencontres, les jeunes n'éprouvent plus le besoin de se parler physiquement, de se rencontrer.L'influence de l'Internet a joué également un rôle majeur dans le changement des habitudes de nos jeunes.Il évoque également la place de plus en plus importante prise par la religion, une tendance très forte parmi nos jeunes sépharades qui se tournent de plus en plus vers les cercles d'études religieuses, il y voit la recherche d'une certaine forme de bonheur que ces mêmes jeunes sont incapables de trouver dans les modèles fortement matérialistes auxquels il étaient habitués auparavant. L’ÉCOLE MAIMONIDE a 40âns! 40 ans d'Enseignement, d'Histoire et de souvenirs Maimonide d'Hier, d'Aujourd'hui et de Demain" La seule école juive francophone sépharade ouverte à tous! VIAIMO UN JOUR, MAIMO TOUJOURS CAMPUS JACOB SAFRA 1900, rue Bourdon /ille Saint-Laurent Qc 14M 2X7 514) 744-5300 CAMPUS PARKHAVEN 5615, rue Parkhaven Côte St-Luc Qc H4W1X3 (514) 488-9224 i/vww.maimonide.ca INSCRIPTIONS 2009 / 2010 EN COURS PORTRAITS | Visages Sépharaas?•Jli •teuiLM U1Ü %'S-yârjrïÜlzHlto Alexia Dayan, 20 ans, étudiante en 2ême année de management à l'Université Concordia, devrait en toute logique, comme la plupart des jeunes filles de son âge, partager sa vie entre ses études et les divers loisirs qu'offre une ville comme Montréal.Elle a choisi cependant, depuis son jeune âge d'être une bénévole active au sein de la communauté sépharade Alexia a le goût du défi, car elle constate le phénomène du manque d'intérêt des jeunes pour l'engagement communautaire, et le bénévolat, ce qui inévitablement entrafne une désaffiliation envers les institutions.Quelle serait, selon elle, la solution?Il n'y apas de recette miracle mais il est urgent et nécessaire de mettre en place des programmes novateurs qui motivent et qui aillent surtout dans le sens de ceux que les jeunes de notre communauté recherchent.L'attrait de nombreux jeunes séphara-des pour la dimension religieuse correspond d'après elle à un vide que nos institutions n'ont pas su combler.Elle nous fait part cependant de son optimisme quand elle constate qu'au Centre Hillel, les activités reprennent leur élan initial.Elle évoque avec fierté la mission humanitaire au Brésil Tsédek organisée par Hillel et qui aura lieu prochainement.Les vieux locaux ont été rénovés .la collaboration avec les services communautaires de la CSUQ est constante et il faut souligner l'apport humain des étudiants juifs français qui ont choisi Montréal pour leurs études ou pour s'y installer.De quoi être optimiste par les temps qui courent.Ajoutons à cela le dynamisme et le savoir faire d'Alexia et nous avons la formule gagnante.Ce n'est point un hasard, nous avoue-t-elle avec le sourire, car elle a sûrement de qui tenir étant la fille cadette d'Aimé Dayan bénévole exemplaire à l'École Maimonide.Le virus communautaire ayant été transmis génétiquement, le reste coule comme de l'eau de source.Une scolarité dans le primaire et le secondaire à l'École Maimonide, évidemment, le Cegep Dawson et puis l'université avec, dans son parcours, des intermèdes communautaires depuis l'âge de 12 ans : dans les camps organisés par les services communautaires,, campeuse tout d'abord puis animatrice pendant trois ans, organisatrice de fashion shows pour des levées de fonds, et last but not least la co-présidence du Centre Hillel. POINTS DE VUE | Débats Sale temps pour les juifs de France La mise au point de ce comédien ne fait que rappeler à tout un chacun l'ambiance exécrable et délétère à laquelle sont désormais confrontés les juifs de France.Rarement leur situation n'avait été aussi sujette à interrogations et à inquiétude.« D'où vient cette haine des incendiaires des âmes ?C'est comme si ceux qui n'avaient jamais pu exprimer leur fiel à mon encontre pouvaient enfin se lâcher au grand jour ».C'est l'animateur de télévision Arthur qui s'exprime ainsi dans une tribune qu'il a confiée au journal Le Monde en date du lundi 9 février.C'est que depuis quelques semaines maintenant, chaque fois qu'un spectacle du fantaisiste est annoncé quelque part, des manifestants propalestiniens font tout pour empêcher le comédien de se produire.Des banderoles sont brandies : « Arthur, sioniste », « Arthur Essebag finance la colonisation ».Des spectacles ont ainsi été annulés à la dernière minute à Valls les Bains, à Lille et à Belfort.Arthur écrit qu'il aurait aimé que les maires de ces villes réagissent.Ils n'ont rien fait et « le réveil est douloureux » ajoute l'animateur.Arthur rappelle dans cette amère confession qu'il s'appelle Jacques Essebag : « Je suis né le 10 mars 1966 à Casablanca.Durant la guerre des Six Jours, ma famille a quitté le Maroc pour s'installer dans la patrie des droits de l'homme.Je suis français » De nombreuses manifestations propalestiniennes se sont déroulées dans la plupart des grandes villes du pays.Outre le fait qu'on y a observé des banderoles anti-juives, les manifestants se sont souvent attaqués à des bâtiments de la communauté juive.Ainsi, à Metz 200 propalestiniens se sont dirigés vers la synagogue avant d'être repoussés par la police.A Bordeaux on a brisé les vitrines de deux magasins cach.ers.A Toulouse, c'est une voiture bélier qui a fracassé le portail de la synagogue.La police retrouve dans une voiture garée non loin du lieu de culte des cocktails Molotov.Les responsables de la police ont noté également des agressions contre des personnes.A Villiers-le-Bel' une adolescente juive a été agressée et traitée « de sale juive » par une bande d'une dizaine de collégiens.A Paris trois jeunes mineurs juifs ont été roués de coups par un groupe de vingt personnes.A Nice, face au possible dérapage de la manifestation, la police a été bien inspirée de fermer une rue conduisant à la synagogue de la ville. e ¦W&- Un professeur de philosophie Robert Redeker n'a pas manqué de souligner la responsabilité des médias dans la dramatique situation qui prévaut : « Cette rencontre explosive entre la télévision et la mosquée est-elle l'acte de naissance d'une constellation destinée à durer, à peser dans l'avenir sur la vie politique française ».Cet enseignant note par ailleurs : « Ces défilés se sont produits comme une tromperie sur la marchandise.Comme à chaque fois le pacifisme tel qu'il s'exprime dans la rue témoigne moins d'une volonté de paix que du désir de triomphe de l'un des camps, ici celui du Hamas De nombreuses mesures de sécurité ont été prises par les responsables politiques pour renforcer la sécurité des institutions juives.Le président Nicolas Sarkozy a souligné à cette occasion que « la France ne saurait tolérer que la tension internationale se traduise par des violences communautaires ».La deuxième chafne de télévision française ( qui a beaucoup à se faire pardonner, ayant à deux reprises à propos d'Israël' totalement dérapé j a eu beau rappeler début février, en ouverture de l'un de ses journaux, que contrairement à ce que prétendait le Hamas, un lieu attaqué par les forces israéliennes n'était pas habité par des civils mais bien par des combattants palestiniens, le mal était fait.Cela fonctionne comme les démentis : il arrive que les lecteurs - ou les auditeurs - ne retiennent en fin de parcours que l'information démentie.Pour la première fois au cours d'une manifestation arabe en France, on a pu voir une banderole ainsi libellée : « Prenez garde à vous, juifs de Khaybar, l'armée de Mahomet est de retour » Rappelons que la référence est faite ici à une bataille du temps du prophète.Il y a désormais - comme cela fut le cas en d'autres circonstances -une convergence d'intérêt entre les milieux islamistes en France et ceux de l'extrême gauche et spécialement de l'ex Ligue communiste révolutionnaire, convertie cette semaine en Nouveau parti anticapitaliste.Ni Olivier Besancenot, son porte-parole, ni Alain Krivine son prophète et son idéologue ne passent pour être favorables à Israël.L'un et l'autre sont, au contraire, les premiers à animer ces manifestations sans jamais dénoncer les slogans antisémites que l'on y profère, de temps à autre.On peut au contraire observer que l'un et l'autre réveillent les vieilles haines.Ils parlent à propos des opérations israéliennes de « nettoyage ethnique ».Ils ne disent mot quand dans leurs manifestations les dévots du Hezbollah ou du Hamas crient à haute et intelligible voix « Tremblez juifs de France ! » Nombre d'observateurs spécialisés dans ces questions notent qu'on n'est là qu'au début d'un processus de radicalisation des milieux islamiques en France.Et nul ne sait pour l'heure sur quoi - sur quelle explosion ou quel tsunami politique - il pourrait déboucher.Ces observateurs suivent à la loupe ce qui s'écrit jour après dans la toile.« C'est un antisémitisme haineux et violent.Dieu seul sait comment il peut évoluer dans l'avenir » observe l'un de ces experts.Décidément, le sale temps continue pour les juifs de France ! Leur réveil est douloureux Victor Malka 54 | MARS 2009 | LVS r: r ' ¦J*F T-r- _• Photo par thomas k 55 | MARS 2009 I LVS Retour de Fès ENTREVUE AVEC DAVID BENSOUSSAN Vous revenez de deux congrès au Maroc.Que retirez-vous de votre expérience ?Que le dialogue est essentiel.Il va sans dire que la question du Proche Orient revint à l'ordre du jour très souvent.J'ai eu des échanges francs et directs qui se sont tenus de façon courtoise.Ces échanges avec différentes personnalités m'ont permis de leur faire prendre conscience qu'à toute chose il y a l'envers de la médaille.Comment vos interventions furent-elles accueillies ?Avec un certain étonnement.Ainsi, lorsqu'un intervenant libyen vanta son amour pour le judaisme et les Juifs, je lui ai demandé où était son humanisme lorsqu'il s'agissait des Juifs de Libye qui furent l'objet de massacres en 1943 et en 1948 et qui sont aujourd'hui réfugiés en Israël.Lorsqu'un délégué égyptien relata à l'assistance que ses voisins juifs vivaient dans la fraternité la plus totale, je l'ai prié de me dire où étaient sa compassion et son humanité lorsque des Juifs égyptiens sautaient dans des bus en Israël.Lorsqu'un délégué marocain parla de la coexistence idyllique des Juifs et des Arabes au Maroc et exprima sa solidarité avec les frères palestiniens, je lui demandai où était sa compassion alors que la ville de Sederot, avec près de 60% de ressortissants du Maroc, a reçu plus de 5000 roquettes tirées à partir de Gaza.Quand je fis ma présentation sur l'expérience judéo-maghrébine, je soumis à l'auditoire qu'il y avait lieu de se pencher sur le contexte historique pris dans son ensemble, les bons moments comme les moments difficiles, quitte à y relever des témoignages pénibles, pour mieux comprendre la dynamique historique et pour pouvoir entamer des échanges libres de toute arrière pensée.Mon témoignage fut bien reçu.Qu'en fut-il lors du second voyage ?Le second voyage au Maroc se tint durant les évènements à Gaza.J'eus l'occasion d'écouter les nouvelles en arabe où il semblait n'y avoir seulement que des victimes palestiniennes, les autres étant pour ainsi dire inexistantes.La mise en contexte des événements était totalement absente.Lorsqu'un intervenant soutint que les Palestiniens étaient les seules victimes du conflit et que cela créait des dissensions avec l'Occident et un retour à la religion musulmane, je fis le point en me permettant d'ajouter pourquoi la situation tragique qui a résulté dans la perte de plus de 200 000 Tchétchènes, des Ouigours, de près de 100 000 Kurdes, d'un à deux millions de Chrétiens du Soudan, de 100 000 Libanais durant la guerre civile, de plus de 300 000 Darfouriens, de feu les 25 000 résidents de Hama en Syrie, des 20 000 Palestiniens de Jordanie durant Septembre noir, de près de 200 000 victimes de la guerre civile en Algérie, des assassinats-suicides entre chiites et sunnites en Irak etc.ne suscitent-ils pas également des réactions.J'ai pris conscience de ce que les couvertures unilatérales du conflit ne font que consolider des préjugés en plus d'acculer les protagonistes dans des situations impossibles, engendrant de plus grandes souffrances.Aussi, et je reviens là-dessus, il est indispensable d'entamer un échange véritable avec les modérés d'où qu'ils soient.Ceci dit, comment voyez-vous la situation en Israël ?Le Hamas est intéressé par une victoire médiatique au détriment de tout respect de la vie humaine.Or, le racisme des médias occidentaux est tel que jamais l'on ne critique les excès et les tueries provenant des Arabo-Musulmans, ce qui les exempte de toute critique.Par ailleurs, les moindres actions d'Israël sont passées à la loupe.A-t-on jamais parlé avec autant de souci du détail des bévues de l'OTAN en Afghanistan ou ailleurs, que ce soit par des pertes causées par des tirs alliés ou encore par des pertes dites collatérales ?En outre, les récents évènements à Gaza ont permis de mettre à l'ordre du jour cette indignation sélective qui camoufle les vrais criminels derrière l'instabilité actuelle : les dirigeants iraniens.Plus que jamais, les mots suivants de Golda Méi r prennent leur sens : « Nous pourrons pardonner aux Arabes de tuer nos enfants.Nous ne pouvons leur pardonner de nous forcer à tuer les leurs.Nous n'aurons la paix avec les Arabes que quand ils aimeront leurs enfants plus qu'ils nous haissent.» POINTS DE VUE | Débats Délai une mesure dïscriminatoire PAR DAPHNA LEIBOVICI Nous souhaitons tous ce qui se fait de mieux pour nos enfants, nos parents, ceux qu'on aime.Le Québec est une terre d'accueil qui garantit les droits individuels et offre la possibilité de concrétiser les espoirs d'une vie.L Après avoir investi des années dans un long et coûteux processus de demande d'immigration, Annie et sa famille sont acceptées au Québec.Cependant, peu de temps après leur arrivée à Montréal, on découvre qu'Annie est atteinte de cancer.La situation se complique quand elle apprend qu'elle doit attendre trois mois avant de pouvoir bénéficier du système public d'assurance maladie du Québec.En raison de changements survenus dans la politique d'immigration en 2001, le Québec n'offre plus de protection en matière de santé aux immigrants, pendant les trois premiers mois de résidence.Cette politique porte le nom de délai de carence.Selon Rachel Heap-Lalonde, une organisatrice communautaire du Projet Genèse, chaque année au Québec, environ 50 000 nouveaux arrivants sont soumis au délai de carence.Or, un grand nombre d'entre eux ne sont informés de ce délai qu'une fois au Québec.« Parfois ils n'ont jamais été informés de cette mesure; il se peut aussi qu'ils ne la comprenaient pas.Dans certains cas, c'est la Régie de l'Assurance maladie du Québec (RAMQ) qui le leur apprend avant de les encourager à se procurer une assurance privée.Le coût de ces assurances est souvent très élevé.S'ils ne peuvent se payer l'assurance privée, on leur conseille simplement de ne pas être malades.» Annie s'est trouvée devant un choix déchirant.Devait-elle retourner au Venezuela pour obtenir rapidement des soins et perdre son statut d'immigrante ?Devait-eile rester au Québec au risque que sa santé ne se détériore en attendant d'avoir accès au système d'assurance maladie ?Le gouvernement du Québec a imposé le délai de carence à l'instar de l'Ontario et du Nouveau-Brunswick.Selon les fonctionnaires, le délai de carence vise à décourager les immigrants de s'installer temporairement au Québec dans le seul but de profiter de la gratuité du système de santé.Mme Heap-Lalonde réfute ce raisonnement, car selon elle, «il est improbable qu'une personne se soumette aux formalités de l'immigration uniquement pour bénéficier de la gratuité des soins.Ces formalités sont longues et coûteuses.De plus, les candidats sont soumis à de rigoureux tests de dépistage avant d'être admis au Canada.» Miriam a traversé les océans pour venir travailler à Montréal comme aide domestique.Elle ne possède qu'un permis de travail temporaire.Quelques semaines après être entrée en fonction, elle ressent des douleurs chroniques au dos et au cou.Sachant que son employeur ne lui accorderait pas de congé et, en dépit de la douleur, elle continue à travailler.Cependant, vingt-et-un mois plus tard, elle découvre une masse dans le cou.Les médecins lui annoncent alors qu'elle devra séjourner à l'hôpital pour y subir des biopsies.Elle informe immédiatement son employeur qui rompt sur-le-champ son contrat.La couverture des soins de santé de Miriam arrive à échéance en même temps que son permis de travail.Quelques mois plus tard, Miriam trouve un nouvel emploi.Elle doit cependant attendre trois longs mois avant de bénéficier de l'assurance maladie.Bien qu'elle ait travaillé pendant près de trois ans et payé des impôts, elle apprend qu'elle devra assumer seule les soins médicaux qu'elle a reçus.Avec un salaire minimum et devant subvenir aux besoins de sa famille aux Philippines, Miriam se retrouve lourdement endettée.Nous pouvons rarement prédire maladies ou blessures.Les exemples mentionnés par Mme Heap-Lalonde sont ceux de personnes en difficulté financière qui négligent de se faire soigner faute de ressources.L'ouverture d'un dossier médical et la consultation d'un médecin coûtent en moyenne 600$.De nombreux groupes communautaires québécois font pression sur le gouvernement pour que le délai de carence soit révoqué.Ils allèguent que la plupart des nouveaux arrivants ne peuvent payer les frais élevés des assurances privées, dont l'accès est parfois limité.De leur point de vue, ce système met en danger la santé des familles et les dirige éventuellement vers la pauvreté.DesurcroTt,ilsprétendentqueledélaidecarenceestunemesurerépressiveet discriminatoire, car, comme l'explique Mme Heap-Lalonde, «il favorise une citoyenneté à deux niveaux où certains individus valent plus que d'autres.» *** Le Comité de défense des droits sociaux de la FCJA, qui représente un réseau d'agences de la communauté juive, appuie la campagne québécoise visant l'abolition du délai de carence de trois mois à la RAMQ.Si cette cause vous intéresse et que vous désirez y apporter votre soutien, communiquez avec Sylvia Serruya, coordonnatrice des bénévoles en action sociale à la CSUQ : 514 733-4998, poste 3150.56 | MARS 2009 | LV5 POINTS DE VUE | Débats KH® a ü.d d t D Q ?O ?O Le Devoir et l’intervention israélienne à Gaza, Les impressions de Bernard Descôteaux, directeur du quotidien PAR ÉLIE BENCHETRIT Contrairement à d'autre organes de presse, il ressort qu'au Devoir nous avons noté une réaction plus pondérée à égard de l'intervention israélienne.Bernard Descôteaux insiste à ce sujet, sur le fait qu'il a toujours préconisé à ses journalistes une attitude équilibrée dans la couverture du conflit.Il admet que ce ne fut pas toujours facile car il est évident que dans ce conflit il y a autant d'émotions que de frustrations, évoque sous forme de blague la question qu'il a posé en réunion à son équipe éditoriale : « Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui avec Gaza, les palestiniens et Israël' ?ce à quoi un journaliste a répondu à la cantonade : on s'installe, on arrose et puis on continue.» suite p.58 Bernard Descôteaux, un regard humain sur l'information K 57 I MARS 2009 | LVS Photo : Hélène Tremblay POINTS DE VUE | Débats II ne faut pas craindre le débat », souligne Bernard Descôteaux suite de la p.57 Tour cela pour dire que l'on ne voit pas de solution poindre à l'horizon, il y a eu quelques espoirs en fin de mandat de la présidence de Bill Clinton et puis l'on revient malheureusement à la case départ.La complexité de la situation reflète la difficulté pour les journalistes qu'ils soient d'ici ou d'ailleurs à bien comprendre les enjeux de la situation dans cette région du monde.Il est nécessaire, souligne M.Descôteaux de se détacher des facteurs frustration et émotion pour pouvoir jeter un regard plus clair sur la situation.La ligne éditoriale du Devoir, s'efforce de faire comprendre la situation.Il cite l'exemple de Serge Truffaut, chroniqueur de politique internationale du Devoir, qui mise avant tout dans ses éditoriaux sur une explication de la situation sur le terrain et des enjeux qui s'y rattachent tout en évitant de prendre position sur les belligérants .Ce qui fut le cas lors du conflit entre la Russie et l'Ukraine sur les livraisons de gaz et bien entendu sur l'intervention israélienne à Gaza.Nous avons toujours posé comme prémisse dans nos articles le droit d'Israël à exister avec comme parallèle celui des palestiniens à un État viable.Le cas de Gaza a bien entendu provoqué toute une série de réactions émotives, car ce territoire est devenu d'après lui une prison à ciel ouvert et que dans le conflit il y a eu une disproportion évidente sur le nombre des victimes.Ceci a entrafné une abondance de courrier à la rédaction.Nous avons constaté que c'était des réactions émotionnelles très primaires de la part du lectorat ce qui nous a poussés à nous efforcer de mieux expliquer l'histoire, la nature et les enjeux de ce conflit.En somme il s'agit pour nous de présenter des opinions diverses, de les confronter afin de donner un meilleur aperçu sur la situation.Bernard Descôteaux cite à ce sujet le texte de l'historienne Lyse Noël qui a touché beaucoup de personnes, un texte qui a fait réfléchir énormément car il mettait l'accent justement sur la disproportion dans l'attention portée par l'opinion publique au conflit de Gaza par rapport à d'autres conflits non moins meurtriers se déroulant dans le monde.Nous lui faisons remarquer le nombre extrêmement plus élevé qu'à Gaza, de victimes civiles, comme c'est le cas au Darfour ou au Congo et que l'opinion publique québécoise si prompte à défendre les faible, ne s'émeut point ou si peu de ce qui se passe dans ces contrées.Bernard Descôteaux, me fait remarquer à ce sujet qu'il y avait, lorsque l'invasion de Gaza s'est produite, une disette de nouvelles propres à faire les manchettes et que l'intervention israélienne est venue à point nommé.L'absence donc de ces fameuses manchettes aurait d'après lui, créé cette disproportion que nous avons remarqué.Quant à l'attitude de l'opinion publique québécoise, majoritairement favorable à la cause palestinienne, il convient qu'en régie générale, les québécois se posent comme « les défenseurs de la veuve et de l'orphelin », une sensibilité plus grande envers les perdants, ceux qui ont en général de la difficulté.Cependant il y a un autre élément qui va dans ce sens et qui se situe dans le contexte du débat sur le souveraineté nationale qui traverse le Québec et qui fait que les souverainistes vont avoir un regard plus sympathique sur les mouvements ou les peuples en quête justement de souveraineté.C'est le cas des palestiniens, ce fut également le cas de la Tchétchénie dans sa lutte avec la Russie.Ces paramètres aboutissent invariablement à ce que l'on condamne Israël sans nuances.Il ajoute un autre fait intéressant et qui mérite d'être signalé : en règle générale, les journalistes ne sont pas des spécialistes de la question, mais plutôt des généralistes, ils connaissent, dit-il' peu de chose sur beaucoup de choses et pas l'inverse.Nous avons la chance d'avoir au Devoir, des journalistes qui sont allés en Israël tels que Serge Truffaut, Guy Taillefer, Claude Lévesque ou Christian Rioux.Ceci n'empêche pas toutefois des dérapages.Pour ce qui est de l'objectivité journalistique, M.Descôteaux préfère parler d'honnêteté ce qui revient à bien informer.Le journaliste est loin d'être parfait, il est parfois loin de la vérité du fait qu'il travaille souvent loin de la réalité, il faut être conscient de travailler souvent dans l'imparfait et se souvenir du vieil adage : « tomorrow is another day ».Solidarité with Israël Le 29 avril 2009, Israël fêtera le 61ême anniversaire de son indépendance.La Coalition pour l'unité juive/ COJO commence dés maintenant à mobiliser la communauté juive de Montréal pour fêter cet événement.Comme les autres années, nous nous rassemblerons au Carré Phillips et nous marcherons jusqu'à la place du Canada où nous célébrerons cette date mémorable pour tous les Juifs.Il est important que la communauté juive de Montréal et du monde entier témoigne son support et sa solidarité envers l'État d'Israël.En 2009, Israël fera face à de formidable défis de la part du Hamas, du Hezbollah et de l'Iran.Le développement des armes nucléaires par l'Iran rend la situation intolérable pour le Moyen-Orient et le reste du monde.Joignez-vous à nous pour assurer le succès de cet événement et démontrer aux citoyens d'Israël qu'ils ne seront jamais tous seuls et que notre cœur est avec eux.Pour plus de renseignements ou pour vous inscrire comme bénévole, appelez le 514 905-5055 Solidarity with Israel Celebrating Israel’s Birthday On April 29th, Israel will be celebrating its 61st independence day.Jewish Unity Partnership/COJO is starting to mobilize and organize the Jewish community of Montreal.As in the past we will gather at Phillip's Square and march to Place du Canada for a celebration to mark this important day in the lives of all Jews.It is important for the Jewish community in Montreal and around the world to show our support and solidarity to the state of Israel and our people.In 2009 Israel will face tremendous challenges from Hamas, Hezbollah and Iran.Iran support for and its continued development of nuclear weapon makes the situation in the Middle East and world wide intolerable.Join us in supporting and showing the citizens of Israel they will never stand alone.For more information and to volunteer please call 514 905.5055 58 I MARS 2009 I LV5 POINTS DE VUE | Débats Quand l’homme prend le pas sur le journaliste Conversation à bâtons rompus avec Pierre Maisonneuve, /7/ PAR EUE BENCHETRIT Je m'enorgueillis de l'amitié qui m'unit à Pierre Maisonneuve depuis six ans.Échanger avec Pierre reste pour moi, que ce soit dans les studios de Radio Canada, dans un café ou après une conférence organisée par notre communauté, un moment privilégié.Sur le conflit du Proche-Orient, il nous arrive assez souvent de ne pas être d'accord, mais, et c'est là la beauté de la chose, Pierre, de par sa capacité d'écoute, a le souci permanent de s'informer afin de mieux comprendre.Quand j'ai pris contact avec lui pour avoir ses impressions sur l'intervention israélienne à Gaza et comment il avait vécu les réactions du public québécois lors son programme de lignes ouvertes, il m'a avoué qu'il avait beaucoup pensé à moi et qu'il souhaitait également savoir comment moi, je me sentais par rapport aux événements.Ma réponse fut simple : comme être humain, comme juif, la mort d'un enfant quelle que soit sa nationalité, me révoltait et que ce sentiment était partagé par la majorité des membres de la communauté juive montréalaise.Mais j'ai insisté également sur le fait qu'il fallait compatir au sort des habitants des villes israéliennes soumises aux tirs incessants des roquettes du Hamas et aux traumatismes que ces populations subissaient depuis cinq ans et que par conséquent je comprenais la réaction du gouvernement israélien, sans pour autant me réjouir de la mort des civils palestiniens.J'ai évoqué ce mot de Camus qui répondant à ceux qui le question- naient sur ses sentiments vis à vis des nationalistes algériens, disait qu'entre l'Algérie et sa mère il choisissait sa mère.Je me sentirai toujours solidaire de ma famille naturelle, ma communauté.Ceci ne veut point dire que j'approuverai sans sourciller les politiques du gouvernement israélien que celui-ci soit de droite ou de gauche, la seule différence c'est que contrairement à d'autres juifs, je n'irais pas me faire flageller sur la place publique pour mieux paraftre aux yeux de ceux qui se disent progressistes.Lors de notre rencontre, nous avons repris la conversation sur le thème de Gaza.Pierre souhaitait comprendre si cette intervention ne répondait pas avant tout à des intérêts politiques et à des considérations électoralistes.Est-ce que la décision de frapper un grand coup une fois pour toutes ne correspondait pas au désir des dirigeants israéliens Tzipi Livni, la ministre des Affaires étrangères d'Israël' et Ehud Barak, le ministre de la défense de couper l'herbe sous les pieds à Benjamin Nethanyaou grand favori dans les sondages ?En un mot est-ce que l'intervention à Gaza n'était pas en fin de compte une manœuvre pour sauver la peau de ces politiciens ?59 I MARS 2009 | LvS POINTS DE VUE | Débats N'étant pas dans le secret des politiciens en question, j'ai répondu que, si en effet il y a des considérations politico politiciennes dans toute prise de décision des princes qui nous gouvernent, il y avait aussi un sentiment de ras-le-bol et d'exaspération chez les habitants de Sdérot et que quel que fut le gouvernement en place à Jérusalem, une riposte s'imposait.D'ailleurs le consensus en Israël par rapport à l'opération se situait aux alentours de 80%.À propos justement de ce consensus que l'on a constaté en Israël' Pierre Maisonneuve s'étonnait de la même réaction de la communauté juive montréalaise qui, malgré sa diversité, s'est gardée d'émettre des critiques, mis à part certains groupes minoritaires qui eux avaient choisi de manifester aux côtés des palestiniens.HMft Je lui ai fait part de ce sentiment du deux poids, deux mesures que nous ressentions en tant que juifs québécois face à la colère et l'indignation de l'opinion publique lors de l'intervention israélienne à Gaza., de la couverture médiatique que nous trouvions biaisée, alors que sur la planète d'autres conflits plus sanglants entrafnaient des centaines de milliers de victimes.D'après Pierre ceci tient au fait que peu de gens s'intéressent à ce qui se passe au Darfour ou au Congo des pays que l'on ne connaft pas, alors que le Proche-Orient.Mais et les exécutions en masse des militants du Fatah par les dirigeants du Plamas ?Et les massacres commis sur leurs populations par des dirigeants arabes comme Hafez el Assad ou Saddam Hussein ?La différence dans le traitement de ces nouvelles tient au fait, dit-il' qu'à la différence de ces pays, Israël est un État de Droit, doté d'un régime démocratique alors que la Syrie et L'Irak sont des États autoritaires et que le Hamas n'est pas à proprement parler un gouvernement, encore moins un État qui représenterait les palestiniens.En un mot on est en droit d'attendre plus d'Israël que des régimes dictatoriaux.Quant aux réactions de la majorité de l'opinion publique québécoise, Pierre est d'accord avec moi pour dire que la question nationale n'est pas étrangère à cette sympathie pro palestinienne à laquelle on assiste depuis la deuxième intifada.N'oublions pas non plus un trait particulier propre aux Québécois de prendre parti pour les faibles contre les forts.Mon ami Pierre illustre fort bien avec une image cette tendance, le tank israélien, dont on ne voit pas le visage du tankiste, pointant son canon sur un adolescent palestinien muni d'une fronde, le David palestinien face au Goliath israélien.Puissance de l'image quand tu nous tiens ! Israël ou le concept de démesure PAR LISE NOËL' (HISTORIENNE] Cet article a paru dans le Devoir, édition du 13 janvier 2009, nous le reproduisons avec l'aimable autorisation de l'auteure ainsi que de la Direction du Devoir.Comme pour le conflit qui a opposé le Hezbollah libanais et Israël à l'été 2006, les critiques internationales reprennent aujourd'hui l'accusation de riposte démesurée de la part de ce dernier contre le Hamas à Gaza.Sans nuances, on compare le nombre de morts des deux côtés et les moyens militaires dont chacun dispose.Et l'on s'indigne.Deux formes de disproportion sont cependant passées sous silence.La première a trait elle-même à une question de nombre.Il y a dans le monde T5 milliard de chrétiens et T3 milliard de musulmans.De juifs il ne reste que 13 millions, 13 millions dont environ la moitié vit en Israël et l'autre, dans la diaspora.6 autres millions ont déjà été victimes d'un génocide, soit 78% des juifs d'Europe.Aujourd'hui, les islamistes reprennent le flambeau de l'antisémitisme, qu'ils soient chiites, comme les dirigeants iraniens et le Hezbollah, ou sunnites, comme le Hamas dont la charte réclame non seulement la destruction d'Israël mais la mort de chaque juif de la planète.L'indignation sélective La seconde manifestation de démesure tient à l'ampleur de la couverture médiatique dont les Israéliens font l'objet et au caractère éminemment sélectif de l'indignation que les mondes chrétien et musulman expriment à leur endroit.Un exemple : alors que Le Devoir du 30 décembre dernier prenait plus de la moitié de l'espace de la une pour couvrir le conflit israélo-palestinien avec le titre « Israël est déterminé à écraser le Hamas », une nouvelle rapportant un « Massacre à la machette » de femmes et d'enfants, dans le nord de la République démocratique du Congo (RDC), était reléguée en page A5.Car ce n'est que de façon ponctuelle qu'on rapporte les tueries, les amputations massives, les viols systématiques et les rapts d'enfants qu'on drogue pour en faire des soldats, toutes atrocités qui constituent le lot de la RDC depuis plus de deux décennies, particulièrement dans le Nord-Kivu.Partout, en Afrique, les femmes et les enfants sont ciblés.Comme 60 | MARS 2009 | LVS POINTS DE VUE | Débats ^4* Le Hamas : avant,l'attaque.Sderot : après l'attaque en Somalie, État dysfonctionnel qui génère les pirates de la mer.Comme au Darfour, dont personne n'a cure, malgré un génocide caractérisé.Et que dire du Zimbabwe, fief de Mugabe (« Je suis le Zimbabwe »), qui nie les ravages du choléra ?Qui songe aujourd'hui à l'étau que continue de serrer la junte birmane autour de son peuple, junte qui vient de condamner à 45 ans de prison une vedette populaire locale pour avoir aidé des victimes de l'ouragan qui a dévasté le pays ?Et aux Coréens du Nord, sans cesse menacés de famine ?Et aux Tibétains, qui ne font plus les manchettes ?Les bourreaux des musulmans Comme d'autres groupes ethniques, nationaux ou religieux, les musulmans sont victimes de despotes locaux, d'États voisins ou d'autres groupes ethniques et religieux.Leurs oppresseurs sont laiques, telle la Chine communiste qui persécute les Ouighours, ou l'ex-dirigeant soviétique Islam Karimov dont la répression en Ouzbékistan est si féroce qu'un diplomate britannique a cru, en vain, devoir la dénoncer.Quant aux chrétiens.Outre un Pierre Vallières qui s'est rendu sur place, qui, au Québec, est descendu dans la rue pour protester contre le massacre des Bosniaques par des catholiques croates et des Serbes orthodoxes ?Qui s'est indigné par la suite de l'exode des Kosovars provoqué par ces derniers ?Aujourd'hui même, quelle gauche juge bon de manifester pour attirer l'attention de la « communauté internationale » sur le lent génocide des Tchétchènes perpétré par d'ex-soviétiques devenus chrétiens orthodoxes, génocide dont la Russe Anna Politkovskaia a témoigné, en y laissant sa vie, « pour qu'on ne puisse pas dire qu'on ne savait pas » ?Et qu'en est-il des musulmans qui oppriment d'autres musulmans ?Comment oublier l'Algérie, ses centaines de milliers de morts, ses familles entières décapitées, enfants y compris, ses femmes enlevées et réduites à l'esclavage sexuel' sa population coincée pendant des années entre des militaires sans scrupules et des fanatiques islamistes qu'elle qualifiait de « forces de la tristesse » ?Qui dénonce aujourd'hui la barbarie médiévale des talibans, la dictature de potentats arabes richissimes et corrompus ou la répression exercée par le pouvoir iranien qui a torturé à mort la Québécoise Zahra Kazemi (se souvient-on seulement d'elle) ?On sait encore le sort des Kurdes musulmans sur lesquels les Turcs sunnites s'acharnent, comme le faisaient les baasistes iraquiens de Saddam Hussein.Et le Darfour toujours.Bien que musulmanes et sunnites, deux millions de personnes n'ont-elles pas été déplacées, des centaines de milliers d'autres tuées, et ses femmes délibérément violées par des forces soudanaises elles-mêmes musulmanes ?Où est l'intervention de la « communauté internationale », où sont les protestations de la gauche occidentale ?Ainsi donc, des musulmans exterminent des musulmans, des athées persécutent des musulmans, des chrétiens massacrent des musulmans, et tout cela ne suscite que de l'indifférence ou des sursauts de révolte sans lendemain.La paille et la poutre Mais arrive-t-il que des juifs entrent en conflit avec des musulmans, alors là il n'y a pas de mots assez durs pour les pourfendre.Jour après jour, les journaux en font leur une, la gauche descend dans la rue, la « communauté internationale » s'indigne.En 2006, des syndicats canadiens et québécois, ainsi que des universités américaines ont même appelé au boycott commercial contre Israël.Une association sportive internationale souhaitait bannir ses athlètes et des chercheurs britanniques, ses intellectuels.Aujourd'hui, la branche ontarienne du plus grand syndicat au pays, le Syndicat canadien de la fonction publique, songe à un « boycottage académique » d'Israël par tout le Canada.Le caractère fort sélectif de cette indignation, la variation du degré de sympathie accordé aux victimes musulmanes en fonction de l'identité de leur oppresseur, l'application de la loi des deux poids, deux mesures dans le refus obstiné d'écouter les justifications d'Israël par rapport au souci marqué d'excuser les jihadistes qui font sauter des trains à Madrid, des métros à Londres, des avions à New York, et qui ciblent délibérément des civils en Israël' tout cela ne manque pas d'être troublant.Il ne s'agit pas de prétendre que le comportement d'Israël est toujours impeccable et il est parfaitement légitime d'en faire la critique.Mais, s'il y a démesure dans cette histoire, elle n'est pas là où l'on croit.Un sérieux examen de conscience s'impose à gauche.Les juifs ne constituent que 0,0024% de la population mondiale.Leur histoire leur a appris à ne compter que sur eux-mêmes.Dix tribus sur douze ont disparu lors de l'exil à Babylone.Sous les Romains, leur pays a été détruit et une grande partie de la population, dispersée dans l'empire.Au Moyen Âge, cette diaspora a connu des persécutions fréquentes, persécutions qu'accentuèrent les Croisades et l'Inquisition espagnole.Puis vint le 20e siècle.et l'Holocauste.Où était alors la communauté internationale ?Les Israéliens ont tiré la leçon de son silence, d'autant plus que des voix s'élèvent à nouveau, en Occident et chez les islamistes, pour réclamer l'annihilation des juifs.Qu'on ne s'étonne pas qu'lsraël se défende avec l'énergie du désespoir ! 61 I MARS 2009 | LVS POINTS DE VUE | Débats ^ïki U m Æ [¦¦Ul PAR YANIV BENAYM Wti Qui de mieux que le directeur général du Comité Québec-Israël' Luciano Del Negro, et son directeur des communications, David Ouellette, pour nous parler des relations entre le Québec et Israël.Le comité Québec-Israël est mandaté par la Fédération CJA afin d'expliquer les positions d'Israël à la société québécoise à travers les médias.Le comité est donc une entité incontournable pour exprimer les préoccupations de la communauté et ses prises de position à tous les segments de la société; il a pour objectif principal d'améliorer le niveau de compréhension des problématiques en cours et le soutien à Israël du Québec.L'un des enjeux majeurs dans le conflit israélo-palestinien réside dans sa couverture médiatique, car ce sont les médias qui retransmettent ce qui se fait et ce qui se dit et qui façonnent l'opinion publique.C'est dans ce sens que le Comité Québec-Israël a bâti depuis le conflit au Liban en 2006, de meilleures relations avec l'ensemble des médias québécois.Luciano Del Negro le conçoit ainsi pour que les opinions changent et évoluent.Pour cela, il intervient dans de nombreuses émissions, télévisées ou radiophoniques, pour montrer à la société québécoise qu'lsraël n'est pas ce que la plupart des médias ou certains groupes décrivent.En plus de ce type d'interventions, le comité organise des voyages avec les journalistes pour leurs montrer la réalité israélienne sur place.Tout ceci, bien sûr, n'est pas seulement, pour faire plaisir aux journalistes mais bel et bien pour créer un climat de confiance entre les deux parties.Nous le savons tous que depuis la guerre du Liban de 2006, l'image de l'État hébreu s'est détériorée, et c'est pour cela que le comité œuvre depuis 2 ans.Le résultat de ce travail s'est traduit par une reconnaissance médiatique du Comité comme interlocuteur valable.Il y a deux ans ce dernier devait obligatoirement démarcher les différents médias pour appuyer ou contredire un propos, aujourd'hui le schéma s'est inversé, ce sont les journalistes qui appellent le Comité, et on dénombre plus de deux cents citations du comité Québec-Israël dans la presse écrite.On le retrouve également dans d'autres région du Canada, en France ou encore sur internet où des interviews de M Del Negro circulent ; le Comité est devenu une entité incontournable pour les sujets traitant d'Israël.Pour réussir, il a fallu que Québec-Israël et son directeur général s'engagent à fond, mais ils ont su jouer avec les faiblesses des adversaires pour « surfer » sur la déficience de leurs messages et dénoncer ainsi la manipulation mise en place à partir d'un bon sentiment en faveur de la paix, qui se traduisait en fait par un soutien à l'organisation terroriste Hamas et la condamnation sans appel d'Israël.Ils n'ont pas voulu rentrer dans un jeu où celui qui se ferait le plus voir serait le vainqueur.Au contraire la stratégie adoptée est tout autre; ne pas se montrer en spectacle devant les médias en scandant des slogans qui n'auraient pas fait progresser la cause défendue, le Comité a préféré faire évoluer les mentalités par le biais de communiqués, conférences de presse etc.Un sondage a montré d'ailleurs que contrairement aux idées reçues, la majorité des québécois n'avaient pas de sympathie avouée ni pour les israéliens ni pour les palestiniens.Leur seule souci étant que l'on n'importe pas au Québec un conflit étranger.En ce sens des manifestations de rue en faveur d'Israël n'auraient fait que détruire un travail de longue haleine.Sans nullement être sollicité, le comité Québec-Israël s'est retrouvé cité dans un article du Devoir où le journaliste faisait un parallèle constant entre la manifestation pro palestinienne et l'attitude du Comité.Ceci nous montre encore une fois qu'il est devenu un réel point de référence dans l'opinion publique.Auparavant les dirigeants du Comité cherchaient à cibler l'intelligentsia, mais M Del Negro a pris la décision de cibler le plus grand nombre de personnes et notamment les jeunes, qui sont une catégorie que l'on néglige souvent alors que ce sont eux les acteurs de demain.Le directeur général du comité Québec-Israël a quelque part réussi son pari, qui était de faire évoluer de manière sensible, les mentalités des québécois et notamment des journalistes pour réviser l'image d'Israël auprès de l'opinion.Ce pari réussi se traduit, entre autre, par de meilleurs relations avec les médias, une mise en accusation des ennemis d'Israël et peut-être le début d'une meilleure connaissance des vrais enjeux du conflit.62 | MARS 2009 | LVS POINTS DE VUE | Débats En temps normal, dès sept heures du matin, nous préparons nos deux filles pour aller à l'école.Seulement ce n'est pas un matin normal.Hier soir, vers 20 heures, 5 jours après le début de l'opération « plomb durci » visant à mettre fin aux attaques constantes du Hamas sur les villes de Sderot et ses environs, et pour la première fois de son histoire, Beer Sheva est attaquée.Deux missiles « grad » tombent sur la capitale du Néguev.Depuis le début de l'opération, on nous avertit que cela pourrait arriver- mais en entendant la première sirène ce soir-la, cela devient une réalité.Du coup, la guerre n'est plus sur l'écran de télévision ; elle va nous affecter directement, nos enfants et nos voisins.Le maire de Beer Sheva, élu seulement depuis deux semaines, décide d'annuler les cours des le lendemain.Donc voila, ce matin pas de maternelle pour nos enfants.Ainsi, ma femme reste à la maison avec nos filles, et de temps en temps, au son d'une sirène, elle les dirige vers notre chambre « abri ».Moi, je regagne le bureau, quand vers 8 heures du matin, sirène.Je sors de mon véhicule rapidement (il faut dire que l'armée nous a bien préparé à comment réagir dans ces circonstances), recherche un abri.60 secondes plus tard, « BOUM ! ».200 mètres a cote de moi, un missile tombe.Il a atterri sur une école secondaire, où en temps normal 1400 élèves étudient, et fracasse une classe.En début d'après midi, conversation avec le Maire de Beer Sheva et le Maire de Bnei Shimon- régions partenaires de la communauté juive de Montréal (Fédération CJA) depuis 20 ans, pour essayer d'aider en ces temps troubles.Ordinateurs pour enfants démunis (pour pouvoir étudier à distance), autobus pour permettre aux enfants de « respirer » loin des missiles pour quelques heures, équiper les abris de la région avec le nécessaire (jeux, radiateurs, etc.) En 24 heures, Marc Gold, Président de la Fédération CJA donne le feu vert pour venir en aide à nos Partenaires.Tard en après midi- je reçois un appel de l'armée.Servant en tant que soldat en réserve on me demande d'être prêt pour être éventuellement recrute.Mes deux copains de Montréal qui ont fait Aliyah avec moi (Franck Azoulay et Abeer Cohen), sont déjà en route- ils servent tout au long de l'opération).Ma femme resté avec les enfants, je reçois la liste des achats.Les centres d'achats sont vides, je n'ai jamais stationné si près du super marche.Au comptoir des viandes, on entend une sirène- les quelques clients courent ensemble vers l'abri.Chacun a son mot à dire : « nous sommes prêts a endurer ceci, afin que cette fois-ci, l'armée mette fin aux missiles définitivement » Certains se contentent de leur sort « Vous imaginez qu'à Sdérot c'est comme ca depuis 8 ans ! » En route vers la maison, on m'annonce que la mission de solidarité du leadership de Montréal viendra la semaine prochaine.Cela fait chaud au cœur à nous tous.Les juifs de par le monde sont concernés et sont même prêts a venir en plein conflit.Une fois à la maison, ma fille Ayelet se prépare à aller dormir.Elle qui aime tant dormir d'habitude, est vraisemblablement affectée par les sirènes et n'arrive pas à s'endormir.Apres réassurances et négociations, elle finit par accepter de dormir.Une heure plus tard, de nouveau une sirène- qui la réveille.Cela prendra bien longtemps avant de la rendormir.Tard en soirée, commencent les appels à Montréal.Nos parents et famille inquiets, quelques amis et membres de la communauté.Enfin, entrevue une station de télévision québécoise qui veut entendre (grâce au travail du Comité Québec Israël) une voix en français au coeur du conflit.Enfin, nous allons au lit- et voilà, de nouveau une sirène- berceuse.Fin d'une journée intense et typique de ce conflit.Plu de 60 missiles tirés su Beer-Sheva.Un enfant de 7 ans, blessé au crâne par un fragment de missile est encore hospitalise.Des centaines de soldats à L'hôpital Soroka de Beer Sheva.Mais une organisation civile spectaculaire.Ca n'a rien à voir avec la guerre du Liban.Le front était prêt cette fois, les agences gouvernementales réagissent vite.L'écrasante majorité de la population appuie l'offensive et envoie leur soutien aux résidents du Sud.63 I MARS 2009 i LVS 24 heures à Beer Sheva pendant la guerre 31 décembre 2008 PAR ARIE LEVY Représentant de la Fédération CJA en Israël Aujourd'hui Beer Sheva vit dans une relative quiétude Rarement avons-nous été témoins d’une telle unité dans le peuple. httiijjffiiiffiJi-.«jamais dans l'histoire de la communauté juive du Venezuela nous n'avions ét.La cible d'une agression semblable.Le climat est brûlant autour de nous.Nous nous sentons menacés, intimidés, attaqués » Elias Farache, président de l'Association israélite du Venezuela.La communauté juive du Venezuela qui compte actuellement 15,000, membre regroupés principalement dans la capitale Caracas, est en état de choc après l'attaque menée par une quinzaine d'hommes non identifiés qui s'est produite dans la nuit du 29 au 30 janvier contre la principale synagogue de la ville, Tifereth Israël.Nous avons joint par téléphone, M.Moise Carzon-Serfaty, communautaire de longue date et frère de notre ami le Rabbin Baruj Carzon.M Carzon-Serfaty est littéralement sidéré par cet acte de vandalisme qui ne reflète en aucun cas les sentiments de l'ensemble de la population vénézuélienne envers leurs compatriotes juifs installés depuis longue date dans ce pays.« notre communauté est parfaitement intégrée dans le tissus social vénézuélien, nous sommes en effets actifs dans tous les secteurs de la vie sociale, économique, scientifique et culturelle de ce pays.Notre communauté est, meurtrie, triste et préoccupée par ce qui vient, de se produire.» M.Carzon-Serfaty est catégorique depuis l'avènement à la présidence du pays de Hugo Chavez et de ses prises de position pro palestiniennes et son alliance avec l'Iran d'Ahmadinejad, le tout dans un contexte de mesures pour socialiser l'économie du pays, il s'est créé un climat tendu avec la communauté juive.Celle-ci, comme toutes les communautés de la diaspora, a toujours manifesté un soutien indéfectible à L'État d'Israël, proclame avec fierté M.Carzon-Serfaty Les prises de position pro Hezbollah de Chavez lors de la guerre du Liban en 2006, et puis l'expulsion de l'ambassadeur d'Israël à Caracas suivie de la rupture de relations diplomatiques avec Jérusalem, ont contribué à la détérioration des relations entre la communauté et le pouvoir place à Caracas, mais également à raviver les tensions avec les franges extrémistes des partisans de Chavez.Ceux-ci se sont crus tout permis et l'on a constaté de plus en plus l'augmentation de graffitis à caractère antisémite, sous prétexte de soutien aux palestiniens, de même que des déclarations incendiaires.Des messages ont également circulé sur le réseau de l'Internet pour appeler au boycott des commerces tenus par des juifs.Il a cité également la distribution d'ouvrages à caractère franchement antijuifs comme « les Protocoles des sages de Sion » .Il convient de souligner les réactions de la majorité de la population non juive qui a exprimé leur indignation devant cet acte odieux à travers des lignes ouvertes dans les journaux.La conférence des évêques du Venezuela a exprimé sa solidarité avec la communauté juive, et un grand nombre d'ambassadeurs en poste à Caracas se sont rendus à un acte solennel organisé à la synagogue en signe également de solidarité.Quand nous lui avons posé la lancinante question que se posent toutes les communauté juives de la diaspora, à savoir quel était l'avenir pour ses enfants, la réponse a été on ne peut plus claire : « Nous sommes déterminés à continuer notre lutte afin de faire valoir nos droits pour l'égalité, pour notre droit à la liberté d'expression, pour le triomphe des causes justes ce qui inclut notre solidarité avec l'État d'Israël.» Il concède cependant que la communauté a perdu environ entre trois et cinq mille membres qui ont quitté le pays depuis la mise en place des nouvelles politiques du président Chavez pour s'installer sous des cieux plus cléments aux États-Unis, en Espagne, au Panama et évidemment en .Israël.POINTS DE VUE | Débats Violente attaque raciste et profanation Les réactions de M.Moises Carzon Serfaty, ancien président de la Confédération des associations israéli-tes du Venezuela et ancien président de la Fédération sépharade latino-américaine.64 | MARS 2009 | LVS - POINTS DE VUE I Débats VOS FINANCES Vendre son entreprise avec succès PAR MOSES BENDAYAN, CFA La population du Québec vieillit, et le temps est venu pour nombre de baby-boomers de planifier le transfert de leur entreprise.Pour l'entrepreneur, cette étape peut présager une retraite dorée ou une histoire d'horreur qui émoussera la valeur de son entreprise.Voilà pourquoi il est impératif que cet exercice soit fait selon les règles de l'art.Le transfert d'une entreprise à des membres de la famille, des connaissances, des employés ou des concurrents peut s'avérer complexe.L'entrepreneur qui a à cœur son entreprise fera appel à des professionnels pour qu'à terme, le prix négocié, au même titre que la périodicité et la structure des remboursements, soit équitable.Souvent, le transfert d'une entreprise implique le versement au vendeur de paiements répartis sur une période prédéterminée.Dans pareil cas, le vendeur finance l'acquéreur qui, profitant des bénéfices générés par l'entreprise, rembourse son acquisition.Mais cette façon de faire peut s'avérer décevante pour le vendeur, notamment si l'acquéreur est incapable de gérer avantageusement l'entreprise.Après le transfert, le fondateur peut être contraint de travailler plus fort que jamais simplement pour assurer le bon fonctionnement de l'entreprise et recouvrer les sommes qui lui sont dues.Pour un entrepreneur, parvenir à identifier le bon acheteur peut faire la différence entre vendre son entreprise à prix d'or ou d'aubaine.Pour ce faire, il doit identifier les sociétés les plus susceptibles de profiter de l'acquisition de son entreprise.Les principales raisons qui justifient le paiement d'une prime sont : l'ajout de circuits commerciaux, les économies d'échelle et/ou la possibilité de ventes croisées.Par ailleurs, la capacité de rembourser de l'acquéreur constitue de nos jours un autre critère de sélection fort important pour le vendeur.Pour un entrepreneur, il est crucial d'établir le meilleur moment pour vendre son entreprise.Règle générale, il devrait envisager de vendre son entreprise lorsque les évaluations sont favorables à son industrie et que son entreprise est en croissance.En termes de valeur, il est plus avantageux pour l'entrepreneur de vendre son entreprise lorsque ses ventes sont en hausse et qu'elle est rentable plutôt que d'attendre un sommet du marché.Un entrepreneur qui estime avoir fait du bon travail et qui n'entrevoit pas comment il pourrait accroTtre davantage la valeur de son entreprise devrait s'en départir.Enfin, le bourreau de travail ne devrait jamais attendre d'être malade ou que son entreprise périclite pour la vendre.Personne ne veut payer le gros prix pour une entreprise dirigée par un entrepreneur à bout de souffle qui pourrait se révéler inapte à assurer sa transition.Pour un entrepreneur, une approche sensée consisterait plutôt à amorcer le processus de transfert cinq ans avant de prendre sa retraite, particuliérement si son entreprise se porte bien.L'évaluation figure en tête de liste des questions que se pose tout vendeur potentiel.L'évaluation d'une entreprise n'est pas une science exacte, mais un art qui repose sur des informations concrètes.Dans un premier temps, le propriétaire d'une entreprise devrait identifier des sociétés comparables à la sienne ayant récemment fait l'objet d'une vente A ' ou dont les actions sont négociées en Bourse.Mais il peut se révéler malaisé de recourir à des comparaisons du fait qu'il n'existe pas deux entreprises identiques.De plus, une société inscrite en Bourse affiche une plus grande liquidité, ce qui contribue à rehausser son évaluation.L'évaluation est un processus complexe qui requiert de solides connaissances en finance et en comptabilité.Néanmoins, l'étude de sociétés comparables constitue un bon point de départ.Aussi fastidieux que le processus de vente puisse être, il demeure avantageux pour le vendeur de s'y résoudre.La vente d'une entreprise ne devrait pas se faire en solitaire, mais avec l'aide de professionnels.Le recours à un comptable-fiscaliste pour préparer la structure fiscale plusieurs années à l'avance permettra de réaliser des économies d'impôt substantielles à la vente.De plus, le processus de vente requiert la préparation de nombreux documents juridiques, notamment des conventions d'achat et d'emploi.Un avocat spécialisé en fusions et acquisitions est le mieux placé pour rédiger et réviser de tels documents.Les entrepreneurs bâtissent des entreprises, et les intermédiaires spécialisés en extraient de la valeur.Il s'agit là de compétences bien différentes.Voilà pourquoi tout dirigeant d'entreprise inscrite en Bourse ne peut envisager de se lancer dans une opération de fusion ou d'acquisition sans recourir aux services d'un spécialiste en la matière.Les enjeux sont trop importants pour laisser au hasard une place démesurée.Pour plus d'information sur la vente, l'achat et le financement d'entreprises : moses@intelhub.com 65 I MARS 2009 I LV5 PUBLI REPORTAGE Robert Kleinman FCA Vie et héritage En ce début d’année, je suis déterminé à voir le bon côté des choses.Il faut avouer que ce n’est pas facile.A la suite de l’effondrement des marchés financiers en 2008, la collecte de fonds pour 2009 soulève de sérieuses inquiétudes dans le secteur à but non lucratif.Que dire de mars et de l’hiver?Traditionnellement, les dons reculent en période d’instabilité financière.L’éclatement de la bulle de la haute technologie a entraîné une baisse de 3 % des dons au secteur caritatif.Le même phénomène s’est produit lors du krach boursier de 1987, avec un déclin de 4,5 %.Cependant, dès que les marchés ont présenté des signes de reprise, le secteur caritatif a rapidement rebondi et dépassé ses résultats antérieurs à la crise.Ce qui compte en vigueur.Et le secteur caritatif devra faire face à de sérieux défis.Voyons le bon côté des choses.Nous sommes en mars.Grâce à la confiance de ses familles de donateurs, la FCJ offre aux étudiants et aux organismes qui se préoccupent du sort des enfants défavorisés la possibilité d’obtenir un soutien financier.C’est une empathie sincère pour les enfants défavorisés qui a conduit Sam Solomon à établir une fiducie testamentaire avant de nous quitter.Son objectif était de financer des programmes visant à améliorer leur qualité de vie.Chaque année, sa famille examine les candidatures et choisit Alors que dire de mars et l’hiver?Eh bien, c’est avant tout un temps .¦ ^ pyfrsord i ns i rp riche en possibilités.Conseillez à un étudiant de votre entourage de consulter notre liste de bourses d’étude.Si vous ou quelqu’un que vous connaissez êtes engagés dans des programmes d’aide aux enfants défavorisés, il est temps de découvrir le Fonds Sam Solomon.C’est aussi la saison du Livre de la Vie.Faites une promesse - un legs- pour le futur et soyez une de plus de 200 familles qui sont déjà inscrites dans cette histoire de notre communauté, écrite par nos donateurs.Un dernier point : Étant donné les conditions économiques actuelles, si vous envisagez vous-même un don de possibilités pour les générations futures, sachez qu’outre les dons viagers et les legs, il existe de nombreux autres mécanismes de don différé, comme la fiducie de bienfaisance ou le don d’assurance vie.Pour en savoir plus, n’hésitez pas à me contacter.réalité, c’est l’indice de confiance.Les dons resteront en baisse tant que les marchés n’auront pas retrouvé leur les organismes bénéficiaires.C’est aussi la saison du Livre de Ca Vie.Cette histoire de notre communauté, écrite par nos donateurs, reflet un portrait vivant des familles qui ont construit notre communauté Quant aux bourses d’étude, je pense au regretté Irving Levitt qui s’est inspiré de l’Association hébraïque des prêts bénévoles pour accorder, durant des décennies, des prêts et bourses sans intérêts à nos avocats, médecins et enseignants.Sa famille perpétue son héritage aujourd’hui et encourage d’autres philanthropes à créer des programmes pérennes de bourses d’études.tu Robert A.Kleinman FCA est le directeur général de la Fondation communautaire juive de Montréal et l’auteur du Guide de la FCJ sur le don planifié au Canada.Pour le joindre, composez le 5 14- 735-3541. PUBLI REPORTAGE PripQMKS notre atyenir.ocfourd '(uu La Fondation communautaire juive de Montreal I, Carré Cummings l Montréal I Québec I H3W IM6 I Tél.: 514.735.3541 ! info@jcfmontreal.org 1 www.jcfmontreal.org L’histoire continue.« Voilà qui je suis et ce qui me tient à cœur.Voici mes rêves pour ma famille et ma communauté.Voici mon histoire.» Faites une promesse - un legs caritatif - pour le futur et rejoignez les quelque 200 familles déjà inscrites dans le Livre de la vie, cette histoire de notre communauté écrite par nos donateurs.Le Livre de La Vie Le pouvoir tfune promesse Prochaine soirée de signature familiale : Mercredi 16 juin 2009 Pour lire des extraits du Livre de la vie ou savoir comment y participer allez à: www.jcfmontreal.org POINTS DE VUE | Débats PAR RABBIN RAPHAËL AFILALO Pessah, ou l’occasion de surmonter ses propres limites Durant les deux premiers soirs de Pessah, les familles juives commémorent l'exode d'Égypte autour du Seder, avec un repas festif et accompagné de la lecture de la Haggada.Dans l'un de ses passages, la Haggada enseigne que toutes personnes, à toutes les générations, doivent se percevoir comme des esclaves qui viennent tout juste d'être libérés.Mais est-ce possible d'y parvenir alors que les participants revêtent des habits de fête et dégustent des mets fins avec leur famille et leurs amis ?Comment une histoire ancienne peut-elle se transformer en expérience personnelle ?Une réponse réside dans le mot hébreu Mitzraim, signifiant Égypte.Selon le Zohar, Mitzraim est dérivé de metzarim, qui signifie littéralement « étroitesse ».Quand Dieu a libéré le peuple juif de Mitzraim, il les a libérés de toutes limites d'oportunités, et leur a donné une complète liberté.Chaque personne vit dans son propre Mitzraim, qui est constitué de contraintes extérieures ou physiques liées à des problèmes personnels, économiques ou de santé.L'être humain peut devenir esclave en s'imposant ces contraintes, et ces dernières deviennent alors ses oppresseurs quotidiens.Ceci devrait nous amener à remettre en question nos valeurs et nos attitudes, ainsi que l'importance de la liberté.Bien que subtile, cette réflexion est essentielle : pour exister pleinement, la liberté doit également résulter d'un voyage intérieur.Une autre réponse réside dans le Hametz, levain, notamment la levure qui fait lever la pâte dont la consommation est interdite à Pessah,.Le Hametz symbolise la surestimation de soi, qui obscurcit notre véritable personnalité.Il nuit à notre élévation spirituelle et à l'atteinte de la sincérité.De même que le Hametz peut faire lever le pain, il peut également rendre le pain trop fermenté et le gâcher.Toutefois, en recherchant et éliminant ce Hametz physique et spirituel' nous pouvons atteindre cette véritable liberté.La recherche rituelle du levain a lieu à la lueur d'une chandelle; parallèlement, chacun doit interroger son cœur à la lueur de son âme, pour ainsi éliminer les éléments négatifs qui y résident.Qui sait ce que révélera d'autre cette lueur ?Les Israélites ont quitté l'Égypte, croyant qu'ailleurs une vie meilleure les attendait.Le rabbin Nachman de Brestlev, leader hassidique de la fin du 18e siècle, disait que lorsqu'un individu est sur le point de quitter son Mitzraim, il ne devrait pas se soucier de ce qui se passera « ailleurs ».Celui qui se fait trop de souci, ou tente d'organiser un voyage dans ses moindres détails, ne partira jamais.L'un des enseignements de Pessah est qu'il est possible de surmonter toute limitation et de réaliser son plein potentiel.Cette année, surtout à l'occasion de la soirée du Seder, tâchons de penser autrement, de réfléchir à notre propre liberté physique et spirituelle et de comprendre comment cette fête peut nous aider à enrichir notre relation avec notre famille et notre communauté.68 | MARS 2009 | LVS ihernatin © CCA, MONTREAL mm SUUBONDANCE itXCESS |*k- ¦ ¦ oJH qBlJRF 11 Architecture La ville à wm*n l’échelle humaine Actions : comment s’approprier la ville9 au CCA PAR FRÉDÉRIQUE PAQUIN s* » Comment s'approprier la ville ?La question n'est pas banale.À une époque oü les très pratiques et économiques tours d'habitation sont reines et où le luxe prend la forme de quartiers artificiellement implantés en bordure des centres démographiques et de maisons en préfini, toutes semblables et agglutinées les unes aux autres, l'appropriation de l'environnement urbain et sa personnalisation peuvent sembler, disons, difficiles.Vivrions-nous tels des poissons rouges domestiqués qui s'adaptent à la grosseur de leur bocal plutôt que d'en exiger un plus convenable ?Aurions-nous la forme de ces melons d'eau chinois qu'on fait pousser dans des bates carrées parce que ça prend moins de place ?Vivons nous en prenant notre place dans la ville ou prenons-nous la place qu'on nous a donnée pour vivre ?Bon, j'arrête car si je continue, je le sens, j'en serai bientôt à un scénario digne des meilleurs films de dystopie; Métropolis et ses hordes d'automates avec le Dix30 pour dortoire.N'empêche qu'en prenant le temps de s'y arrêter, on réalise que notre environnement reflète peut-être davantage les valeurs et préoccupations des ingénieurs, promoteurs et autres décideurs que celles des citoyens.Un environnement efficace désigné par les lois du marché.Quel dommage ! C'est contre cette efficience qui tend à oublier l'homme que se sont levés les 99 artistes, architectes, citoyens et simples rêveurs dont les actions sont présentées au Centre Canadien d'Architecture jusqu'au 19 avril.Ce que proposent ces activistes, c'est de transformer les quatre grandes lois de l'urbanisme moderne que sont Habiter, travailler, se divertir et circuler (un peu technique et froid, on en conviendra) pour les ramener à hauteur d'homme.Par leurs actions, ils redéfinissent la routine en un Jardiner, recycler, jouer et marcher beaucoup plus ludique et vivant et redonnent sa place à I' « inutile ».Leurs outils sont nombreux.Certains redécouvrent la nature au milieu de la ville et se font glaneurs, d'autres lui donne un coup de pousse avec des bombes agricoles et de la plantation sauvage.Certains dénoncent tous les dispositifs qui empêchent l'homme de flâner en ville et de prendre ses aises dans des lieux publics alors que d'autres, comme les groupes de parkour, ne se gênent pas pour utiliser les espaces interdits.Mais qu'on soit un spécialiste qui s'ingénie à transformer l'énergie corporelle en source d'électricité pour les lieux publics ou un simple citoyen qui convertit un espace abandonné en aire de jeu, chaque action compte.Et si chacun s'y mettait, qu'elle vie nous pourrions nous faire ! On sort de cette exposition la tête pleine d'idées et le sourire aux lèvres.Tout semble possible.Comment n'y avait-on pas pensé avant ?Et comment faisions-nous pour vivre dans cette ville si triste ?La réalité nous rattrape bien vite il est vrai, mais j'en garde quand même un nouvel espoir, une connaissance précieuse et réconfortante qui me donne envie de ne pas manquer ce bateau-là.De savoir qu'à Turin des troupeaux de moutons ont remplacé les tondeuses et les engrais chimiques dans les parcs municipaux ça me réjouit étrangement.Et de savoir que des hommes travaillent à donner une deuxième vie aux édifices abandonnés, à habiter les lieux de passage et à repenser notre manière d'utiliser l'espace, ça me donne tous les espoirs.Interviewé par l'équipe de la Librairie Francophone, l'architecte Paul Andreu avait ces mots magnifiques en parlant des nouvelles constructions : « Cette absence de gaspillage est terrible car c'est dans les intervalles, dans les non-lieux que finalement on apprend des choses.» S'approprier la ville et prendre le temps de vivre dans les interstices du système urbain voilà un beau programme.Pour tout savoir sur les 99 actions présentées au CCA ou pour inscrire votre action, visitez le http : // cca-actions.org/fr.© CCA, MONTRÉAL CULTURE | Sortir, découvrir De redoux pluvieux en tempêtes du siècle, la pire chose à faire au Québec entre février et avril est certainement de rester assis chez-soi à suivre la météo.Même si c’est chez-nous un de sports les plus pratiqués et certainement le sujet de conversation numéro un, à la fin de l’hiver c’est aussi le meilleur moyen de déprimer: Plutôt que de se morfondre en attendant l’été, voici quelques suggestions pour tenir jusqu’à la fin de l’hiver ! Pour des petits lundis moins gris.les Francouvertes Grand concours-événement, les Francouvertes, présentent à chaque année une vingtaine d'artistes québécois émergents à se produire au Lion d'Or.Le principe est simple : chaque groupe à 30 minutes pour se faire valoir en interprétant son répertoire, jury et public passent ensuite au vote, donnant ainsi la chance aux artistes de figurer au palmarès et de continuer en demi-finale puis en finale.Le concours qui en est à sa 13e éditions a vu défiler les Karkwa, Alfa Rocco et autres Cow boys Fringuants aujourd'hui bien établis dans l'univers musical québécois.Les préliminaires ont commencé le 9 février avec une soirée mélangeant rap et ragamuffin et se poursuivront jusqu'à la fin mars à tous les lundis soirs, 20h.Le mois de mars nous promet un éventail musical varié.Musique indie rock aux accents folk et country (Lila dit ça et Le mieux de la mort) ou plus pop et agressifs (Ariel) le 9 mars.Une étrange soirée lyrique où la poésie, parfois dite, parfois chantée se marie à différentes musiques (Dialecte, Hôtel Morphée et Edenl06) le 16 mars et une balade dans cet univers parallèle, mais de plus en plus populaire, qu'est le country avec Mimi et Ben, Chantal Archambault et Les Swompards de l'est, le 23 mars.Pour ma part je dois confesser un petit faible pour Lila dit ça et Le mieux de la mort, mais la beauté de la chose c'est que c'est à vous d'élire les stars de demain et l'aventure est offerte à seulement 6$ par soir ! Pour plus d'information consultez le site des Francouvertes (http : // www.francouvertes.com/).Vous pouvez également vous faire l'oreille en visitant MySpace Music où la plupart des groupes ont des extraits disponibles.Pour ceux qui oseraient encore mettre le nez dehors.une promenade électrique Arpenter Montréal avec dans les oreilles la trame sonore d'un film de science-fiction des années 50, c'est un peu l'effet que nous fait la promenade électrique de Christina Kubisch.Cette artiste sonore d'origine allemande a développé un dispositif fascinant : un casque d'écoute spécialement conçu pour amplifier les champs électromagnétiques et les rendre audibles.C'est plutôt étrange et vaguement inquiétant d'être submergé dans ces sons électriques, comme si tout à coup une nouvelle dimension était tangible ou qu'on passait de l'autre côté du silence.L'expérience n'est pas reposante, mais a quelque chose d'envoûtant.On prend plaisir à découvrir ce monde sonore habituellement inaccessible et à découvrir la ville avec un nouveau regard.ou devrais-je dire de nouvelles oreilles ! Une balade indescriptible et inoubliable.Les casques d'écoute peuvent être empruntés gratuitement à l'Institut Goethe de Montréal.Pour plus d'information et pour télécharger l'itinéraire de la promenade suggérée par l'artiste visitez le site web de l'Institut (http ://www.goethe.de/INS/CA/MON/deindex.htm).Pour doubler le plaisir.Sophie Cadieux à l'Espace Go La lumineuse Sophie Cadieux montera sur la scène de l'Espace Go non pas une, mais deux fois cette saison.Tout d'abord dans La grande machinerie du monde, une pièce écrite et mise en scène par Patrice Dubois (Everybody's Welles pour tous), puis dans Les pieds des anges, dernière œuvre d'Évelyne de la Chenelière (Des fraises en janvier et Bashir Lazar).Deux pièces à surveiller, pour le plaisir de retrouver deux jeunes auteurs dont le talent n'est plus à prouver ou pour le plaisir de se laisser éblouir par cette jeune actrice.La grande machinerie du monde du 24 février au 21 mars Les pieds des anges du 31 mars au 25 avril www.espacego.com pour plus d'information et pour réserver 70 | MARS 2009 | LVS I s CULTURE | Sortir, découvrir Et pour les casaniers.À louer Vicky Cristina Barcelona Un Woody Allen comme on les aime, avec des personnages tordus et légèrement psychosés et des dialogues cyniques habilement tournés, avec en prime la chaleur et la passion de Barcelone.Que demander de plus ?Un film parfait pour oublier l'hiver.dommage que ça ne dure qu'une heure et demie.À voir aussi si vous avez aimé : Scoop, Tout sur ma mère, Eternal Sunshine of the Spotless Mind Javier Bardcm Patricia Clarkson Penelope Cruz Kevin Dunn Rebecca Hall Scarlett Johansson Chris Messina Vicky Cristina Barcelona Fiery, Crazy and Sexy” “Seductive and Funny!” -Rirhini Rocper.A/rie Vo««r.mu A Lhrtt X -Dltid KdclMrin.V» lari Vafazin, Slumdog Millionnaire (sortie dvd prévue pour le 31 mars) Si quelques cinéphiles psychotroniques se délectent de Bollywood depuis des lunes, en occident, le très kitsch cinéma populaire indien connaft depuis quelques années une hausse de popularité impressionnante.Il est de plus en plus accessible sur les rayons de nos vidéothèques et les amateurs peuvent pratiquement s'offrir un programme Bollywood à l'année longue dans une salle commerciale montréalaise.Slumdog Millionnaire, le dernier film de Danny Boyle, ne manquera pas d'attiser la flamme.Un film dépaysant et enchanteur, malgré la dureté de son sujet.Un scénario dynamique et captivant admirablement bien filmé.Boyle n'a gardé que le meilleur du Bollywood avec ses couleurs vives et sa musique entravante.On lui pardonnera la facilité dans laquelle il tombe vers la fin avec son histoire d'amour un peu englué dans la guimauve.après tout comment faire un hommage au Bollywood sans quelques regards de biches enamourées ! À voir aussi si vous avez aimé : Bollywood / Hollywood, Millions, City of Cod V A.MONEY B.LUCK ^ C.SMARTS D.DESTINY WINNER People s Choice Avv.ifd TORONTO TIME "A BUOYANT HYMN TO LIFE.AND A MOVIE TO CELEBRATE WHAT DOES IT TAKE TO FIND A LOST LOVE?a DANNY BOYLE FILM slumdog millionaire www.foxsearchlight.com 71 | MARS 2009 I LVS CULTURE | Idées livres COUP DE PROJECTEUR IDÉES LIVRES Juifs du Maroc à travers le monde Émigration et identité retrouvée PAR ROBERT ASSARAF* iÜ|8§ u - .'y .- ÆSrJ-M: Originaire de Rabat, Robert Assaraf a occupé d'importantes fonctions publiques et privées au Maroc.Auteur de plusieurs ouvrages dont Mohammed V et les juifs (1977) et Une certaine histoire des juifs du Maroc (2005), il a fondé en 1996 le Centre international de recherche sur les juifs du Maroc.Au nombre des fondateurs de l'Union mondiale du judaisme marocain, il est aussi le président du Comité de coordination des associations d'originaires du Maroc.Très actif dans le monde des médias il a été vice-président de Marianne et il est président de radio Shalom.Ce livre préfacé par Shimon Peres, président de l'État d'Israël' est consacré à la formidable saga des juifs originaires du Maroc II retrace les circonstances dans lesquelles se déroula le grand exode des juifs du Maroc, au nombre de 300 000 au lendemain de la deuxième guerre mondiale, et les conditions de leur installation en Israël où ils jouent désormais un rôle déterminant dans la vie politique du pays.L'ouvrage évoque également l'installation de plusieurs milliers de juifs marocains en France, en Espagne, en Grande Bretagne, au Canada, aux États-Unis et en Amérique latine où ils ont recréé des institutions spécifiques tout en s'insérant avec succès dans la société d'accueil.Ce livre constitue un outil précieux et incontournable pour ceux qui veulent comprendre l'ouverture d'une nouvelle page de l'histoire multi-séculaire du judai sme marocain.Plus que jamais l'adage : pour savoir où tu vas il faut connaftre d'où tu viens, revient comme un rappel lancinant à tous les juifs marocains qui, éparpillés à travers le monde restent fidèles à l'idée du Zakhor (Souviens-toi).Ce concept clé de l'Historiographie juive, nous rappelle l'historien Patrick Girard, correspond à l'ardente obligation de faire mémoire des jours passés, dont une prière émouvante, psalmodiée par les fidèles, demande le retour : Tébadesh yamenou kékedem (renouvelle la splendeur d'antan !) Dans ce droit fil, Robert Assaraf reste avant tout un passeur de mémoire.-Robert Assaraf-i- Juifs du Maroc à travers le monde Émigration et identité retrouvée * Éditions Suger 72 | MARS 2009 | LVS CULTURE | Idées livres IDEES LIVRES Albert Cohen, par Franck Modiano, Editions Gallimard, collection biographie, Paris, 340 pages, Une biographie à Gallimard vingt ans auparavant.Version monumentale.Le jugement de l'éditeur : trop long.Il le reconnaît.Il fait des coupures et quand le livre sort enfin, on assiste à la redécouverte d'un écrivain au sommet de son art.Du coup, ses romans Solal' Mangeclous ressortent de l'ombre et du quasi oubli.Il est au pic de sa renommée.Une lettre collective de plusieurs écrivains le propose au prix Nobel.Il ne l'obtient pas mais cela n'entame nullement la forte réputation qu'il venait d'acquérir.Belle du Seigneur est un immense roman, volumineux certes, mais qui se lit sans interruption, porté par le souffle qui déborde à chaque page.Toute une vie, toute la vie de Cohen y est dévoilée : synthèse de ses pérégrinations, de son assiduité de fonctionnaire, du monde sépharade de Corfou, et d'abord et surtout, les portraits des femmes qu'il a aimées.Il en parle avec un lyrisme effervescent, depuis longtemps disparu dans la littérature.Cependant, l'explosion des sentiments n'est pas désordonnée mais, au contraire, maPtrisée, rigoureusement construite.Ce qui fait la force de Cohen c'est sa capacité d'aller au-delà du raisonnement rationnel sans tomber dans le délire ou l'incohérence.L'émotion qu'il déploie atteint le lecteur par son incandescence, une réalité vécue, pensée et exprimée par un artiste.La beauté de l'expression, loin d'être un vain décor, apporte une efficacité supplémentaire, en dépit des contradictions apparentes de la passion, de l'ingrédient intrinsèque de souffrance et de désarroi au cœur des moments privilégiés et de l'évidence du bonheur.A côté de son héros autoritaire s'alignent des hommes incongrus, désopilants, mal adaptés à une réalité d'apparence, masquée par la rigidité des stéréotypes.Cohen ne cherche pas à susciter l'émotion mais rejoint le lecteur en l'éveillant aux sources de son être.Après Belle du Seigneur, Cohen a publié Les valeureux, des pages qui faisaient initialement partie de ce roman.Il y met en scène des Juifs, ceux qui appartiennent à sa communauté d'origine qu'il intègre par un imaginaire à une écriture qui l'implique si profondément qu'elle semble gouverner son existence.En dépit de ses dénégations d'être de prime abord un écrivain, on pourrait avancer que Cohen vivait sa vie pour l'écrire.Il respirait chacun de ses textes, le dictait, le relisait à haute voix.Les femmes y apparaissent comme des conquêtes du seigneur, de l'oriental.En réalité, chacune d'elles surgissait de sa propre substance, et transformée en écriture, il s'en instituait comme le seigneur.Se battant contre un réel dur, cruel' surmonté par des sacrifices et des reniements mineurs sans jamais s'écarter de l'essentiel' Albert Cohen a persisté a poursuivre son projet de vie, aussi fort que la vie : être l'écrivain de sa vie.On peut se demander s'il n'a pas vécu sa vie pour l'écrire, éprouvant le grand bonheur de la lire, un bonheur qu'il a partagé avec ses millions de lecteurs.Grand écrivain, le plus illustre des écrivains sépharades, Albert Cohen ne fut véritablement reconnu qu'à un âge avancé.La biographie que vient de lui consacrer Franck Médioni est une excellente introduction à ses écrits.Mot essentiel' car pour l'auteur de cet ouvrage, il importe de ne pas chercher à explorer l'œuvre de Cohen à partir de sa vie mais de faire le récit de sa vie en s'appuyant sur ses romans et ses récits.Eminemment contradictoire, Cohen a vécu la réalité comme une création, une invention dont la narration se situe dans un espace et un temps indéfinis et résiste à l'oubli.Né à Corfou en 1895, Albert Cohen a quitté avec ses parents, à cinq ans, sa ville natale, pour s'installer à Marseille.Il y a fait ses études scolaires puis est parti à Genève où il a obtenu son diplôme d'avocat.Il a vécu à Londres et à Paris avant de retourner à Genève.Il évoque dans ses romans ses rencontres féminines, son engagement juif et sioniste, ses interrogations sur sa place dans le monde.Même s'il n'y a passé que peu d'années, Corfou demeure pour lui le lieu privilégié.Les personnages de ses premiers romans Solal et Mangeclous appartiennent à un judaisme oriental qui imprégnait cette ville.Ils sont hors de commun, drôles, souvent grossiers ne reconnaissant qu'une culture, la leur.Nomade, mais foncièrement enraciné, Cohen est un fidèle.Marcel Pagnol' son camarade de classe à Marseille, demeure son ami tout au long de sa vie.Il célèbre sa mère, une femme simple et d'une immense sensibilité pour laquelle il demeurera le prince d'Orient, même s'il peut ressentir à son endroit des impatiences et avoir honte de son accent.Il lui consacre, après sa mort, un témoignage d'amour.Le livre de ma mère qui est sans doute l'un de ses plus émouvants ouvrages.Il regrette ses absences, exprime son remord de l'avoir délaissée car elle est la femme qu'il a le plus aimée.Sa vie littéraire débute par l'affirmation de son judaisme.Il dirige en 1925 la Revue juive, se lie à l'écrivain et poète André Spire et, cinq ans plus tard, fait para'tre sa pièce Ezéchiel.Sa vie professionnelle prend alors le dessus.A Paris il représente Chaim Weizmann, en ces années le dirigeant juif de Londres et en 1946, il retourne à Genève et assume la fonction de directeur adjoint de l'Organisation internationale pour les réfugiés.Il prend sa retraite en 1951.Son œuvre littéraire traverse des éclipses, est interrompu par de longs silence même si, dès la publication de Solal en 1930, il connait la faveur des critiques et des lecteurs.Il attend huit ans pour publier Mangeclous.Son récit Le livre de ma mère parait six ans plus tard et ce n'est qu'après douze ans, en 1968, que son grand roman Belle du Seigneur est offert au public.Succès immense.La critique salue la naissance qui, en fait est une renaissance, d'un grand écrivain.Cohen avait soumis ce roman 73 I MARS 2009 I CULTURE | Idées livres La bar-mitsva de Samuel Jeune Juif chialeur déménage au Québec J'avais initialement balayé du revers de la main La bar-mitsva de Samuel' le premier livre de David Fitoussi.Son début m'avait charmé, me rappelant vaguement l'incontournable La vie devant soi, d'Émile Ajar/Romain Cary.Mais ce charme a vite laissé place à une lassitude de ma part devant le pessimisme sans fond du personnage principal Samuel.La comparaison avec La vie devant soi est sans doute trop facile et injuste.Le jeune Samuel vit dans un appartement crade dans une cité de Paris dans les années 70.L'environnement composé de marginaux maghrébins m'a mené à faire le parallèle avec le classique d'Émile Ajar.Mais ce livre se tient debout tout seul.Le début est situé dans la cité, certes.Mais l'enfant quitte la France avec sa famille, moins le père, plus le beau-père pour vivre à Montréal.Il y a chez Samuel un manque total de volonté d'intégration.Dans ce Québec encore francophone et catholique, Samuel y voit une raison d'exprimer son appartenance juive le plus possible, au détriment de sa mère, d'origine algérienne, qui veut absolument se faire passer pour une française typique.Dans sa quête identitaire, il y a rejet de la mère et du Québec, et recherche du père absent et d'Israël.Le roman suinte le pathétisme.La mère est une écervelée qui apprend la température par cœur pour faire la conversation avec des gens qui, somme toute, ne veulent pas lui parler.La première expérience érotique de Samuel tient plus de l'agression sexuelle que du plaisir partagé.Sa sœur, d'une intelligence limitée aussi, s'enlaidit de plus en plus au fur et à mesure que le livre avance.IDÉES LIVRES Et ainsi de suite.Le seul élément positif de l'environnement de Samuel' c'est son rabbin, qui le prépare pour sa bar mitsva.À part ce rabbin qui habite avec une femme qui peut être son épouse ou sa mère, les gens autour de Samuel sont stupides, alcooliques, ignares, antisémites, etc.D'ailleurs Samuel ne se considère pas comme l'exception à la règle au sein de cet environnement, mais il souhaite en sortir.La quête du père atteint une apogée digne du pathétisme constant du roman.Le livre illustre aussi le manque de communication entre Juifs et Québécois.Basé largement sur l'ignorance, les rapports sont teintés de xénophobie, de mépris.Simple observation ?Justification de la froideur des rapports ?Critique de ceux-ci ?Face à mon ambigüité devant l'interprétation du roman, j'en suis venu à la conclusion que ce livre était méprisant pour tous les Québécois.Jusqu'à ce que les Québécois le lisent et que les critiques encensent ce premier livre de David Fitoussi.Moi qui voulais les avertir du contenu anti québécois de ce roman, ils furent charmés par le ton irrévérencieux de Samuel.Moi qui n'aimais pas le ton du narrateur, trop adulte et pas assez crédible pour un enfant de treize ans, la critique a loué le constant chialage du personnage principal.Le livre mérite donc lecture, considération, critique, pondération.Pas que ce soit l'œuvre du siècle, ou même de l'année, pour moi.Mais il a effectivement quelque chose à dire sur le mythe de la mère juive, sur l'adolescence, sur le rapport du Québec avec ses immigrants et sur la quête identitaire adolescente.Face à ces questions universelles, David Fitoussi nous offre une vision acerbe d'une réalité peut-être moins révolue qu'on ne voudrait le croire.Fitoussi, David, La bar-mitsva de Samuel' Éditions Marchand de Feuilles, 2008, 303 pages DAVID FITOUSSI La bar-mitsva de Samuel Armando Elbaz F'3 V’="TB 1 ÜK?recette/ d pour un souper exotique Hors d’œuvre : acras antillais au simili crabe (Pour 6 personnes) Ingrédients : 1 tasse et demie de farine blanche ) gros oignon finement haché 4 gousses d'ail finement hachés 1 cuillère à thé de curcuma 1 cuillère à soupe de gingembre frais finement haché 2 cuillères à soupe de coriandre frafche hachée 1 à 2 cuillères à thé de Tabasco ou de harissa selon le goût ) cuillère à caféde levure ( baking powder) ) cuillère à café de sel 200g de simili crabe en bâtonnets grossièrement coupés ou un filet de poisson à chair blanche ( daurade, tilapia, vivaneau etc, préalablement cuit à la vapeur ou blanchi ) 1 tasse de bière.Mode d'emploi : Dans un bol mélanger la farine avec le reste des ingrédients Ajouter la biéreen mélangeant doucement avec une fourchette afin d'éviter de faire des grumeaux.Il s'agit d'obtenir une pâte lisse, ni trop liquide ni trop épaisse, aussi dans les deux cas rajouter s'il le faut, soit de la farine soit de la bière.Laisser reposer le mélange à la température ambiante pendant une demi heure environ Dans un grand poêle â frire verser à hauteur deux à trois doigts d'huile de canola et la faire chauffer On trempera une cuillère en métal dans la pâte et avec l'aide d'une autre cuillère on la fera tomber dans la friture, procéder de la même façon pour faire d'autres acras, la pâte va gonfler comme un beignet, laisser les dorer et retournez les à l'aide d'une écumoire jusqu'à ce que les beignets aient une belle couleur, retirer les acras et les déposer sur un plat couvert de papier absorbant.Servez les tout chauds accompagnés de quartiers de citron vert dont le jus relèvera la saveur exquise de ce hors d'œuvre aux saveurs tropicales.Vous pouvez également les préparer en avance et les réchauffer au four quelques minutes avant de les servir.K 76 | MARS 2009 | LVS à T-*» V.„ Poulet à l’africaine (Ingrédients pour 8 personnes, 2 beaux poulets coupés en 4) I- La marinade Le jus de 5 citrons verts 1 demi verre d'huile d'olive 'A verre de jus d'ananas 1 gros oignon rouge coupés en tranches 6 gousses d'ail finement hachées 1 cuillère à soupe de gingembre frais finement haché 1 branche de citronnelle coupée en fines lamelles ( disponible dans les magasins asiatiques) 2 cuillères à soupe de beurre d'arachides 1 cuillère à soupe de piment rouge doux 1 cuillère à thé de cumin 1 cuillère à thé de graines coriandre moulue 1 cuillère à thé de cardamome moulue 2 cuillères à café de sel 1 cuillère à thé de piment de Cayenne ( harissa ou tabasco Cuisine | Les recettes d'Elie 2-La préparation a- Mélanger tous les ingrédients dans un grand récipient creux et placer les morceaux de poulet en prenant soin qu'ils soient bien imprégnés du liquide de la marinade.Couvrir et placer au réfrigérateur pendant 4 heures.b- sortir les morceaux de poulet de la marinade que l'on gardera pour la suite, les égoutter et les placer sur une plaque de métal allant au four qui sera allumé en position broil' (élément grill du haut), griller les morceaux de poulet en les retournant environ 5 minutes de chaque côté.c-Remettre les morceaux de poulet dans une casserole, verser le jus de la marinade dessus en y ajoutant un verre de bouillon de poulet, ou couvrir.Chauffer le four à 350 degrés et laisser mijoter pendant 35 minutes, dont les 10 dernères à découvert afin de laisser réduire le liquide.Ce poulet s'accompagne très bien d'un couscous aux légumes ou tout simplement d'un riz blanc agrémenté de raisons secs.Si vous êtes amateur de cuisine fusion, (et j'en suis !) vous pouvez accompagner le plat de légumes sautés sur le wok : oignons, champignons, paprikas, pois mange tout, courgettes, etc.Ceci ajoute une note colorée à votre plat.Bon appétit 77 | MARS 2009 | LVS HUMEUR passagère Le billet d’humeur PAR AL FAZI Les entreprises ÉcoloJuifs vous offrent une gamme de produits éthiques et équitables dans le but de vous permettre une pratique juive à la fois rigoureuse et écologiquement responsable.Vous pouvez commander ces produits magnifiques : La mezzouza biodégradable : Fini la mezouza qui reste sur le cadre de votre porte au fil des années, sans changer.Les plus grandes marques comme Cucci, Prada et Aldo sont présentement en train de confectionner des mezouzot biodégradables saisonnières ! Vous l'embrassez à chaque fois que vous entrez dans ¦'éS'm 78 | MARS 2009 | LVS une salle et la salive et la graisse des doigts aident à la décomposition chimique de cet objet sacré.Permettez-vous ce petit luxe pendant la crise économique; achetez une mezouza par saison et stimulez l'économie régionale comme seuls les Juifs peuvent le faire ! La méguilah sur parchemin recyclé : Quel bon Juif n'a pas un exemple de la méguilah d'Esther dans sa maison ?Maintenant, vous pouvez acheter des mé-guilot qui respectent les impératifs religieux en ce qui est du parchemin tout en étant 95% recyclés.Ne soyez plus la risée du quartier avec une méguilah écologiquement irresponsable, vous pouvez maintenant l'exhiber avec fierté ! Pensez Kyo-méguilah ! La kippa solaire : captez l'énergie des rayons solaires avec cet élément essentiel à tout homme juif.Pendant la journée, marchez dans la rue avec la kippa sur la tête et le soir venu, approchez là d'un outil qui demande une batterie : eh oui, votre kippa aura capté assez d'énergie solaire pour vous permettre d'utiliser une calculatrice pendant une vingtaine de secondes.Assez pour calculer le taux d'intérêt et dire à Moshe « mais tu veux que je nourrisse mes enfants comment, au juste ?» La version perruque bientôt disponible pour les dames ! Couscous équitable : après nous être inquiétés sur le sort des éleveurs de cafés sud-américains, nous vous offrons maintenant une gamme de produits équitables : humous, farine, couscous, harissa, etc.Les prix exorbitants de la viande cachère sont maintenant au même niveau que les prix de tous les aliments qui composent une cuisine sépharade.Certes, votre budget pour la nourriture va doubler, voire tripler, mais vous avez la conscience tranquille ! Les affaires de votre cousin Hamil et de ses douze enfants vont s'épanouir ! À venir : talits, menoras, colliers « Cha'i », et beaucoup d'autres produits écolo-chic ! N'attendez pas la venue du Messie ! L'impératif écologique est arrivé, et il faut agir vite ! Vous pouvez avoir maintenant la conscience tranquille tout en pratiquant la foi réelle ! Les services ÉcoloJuifs : parce qu'on ne peut pas dire « Eretz Israël » sans dire Eretz ! xV' ŒT' Tradition familiale a.v -•-d - V c '3 1 t?8 Au service de la communauté montréalaise depuis 90 ans, la famille Paperman vous garantit des services funéraires empreints de dignité et conformes à la tradition.PapErman & ^ons (514) 733-7101 3888 Jean Talon West • Montréal, QC H3R 2G8 • www.paperman.com SPECIAL DU BISTRO Jj K-Jte au FROMAGE EST À *«*«*£&» 7h50AW TO 9H00aM.THE T.H ^IMT TRADITION TRAITEUR CATERING 5427 Robert Burns.Côte St Luc.QC H4W 2B4 r- .^OUNT STEPHEN ClAJB €0^ a ¦ ¦ a-i
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