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Titre :
LVS : la voix sépharade
Éditeur :
  • Montréal :Communauté sépharade unifiée du Québec,2006-
Contenu spécifique :
Juillet - Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
trois fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Voix séfarad
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LVS : la voix sépharade, 2009-07, Collections de BAnQ.

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THPER BAnQ VOIX CONTINUITÉ SÉPHARADE Pour former les leaders de demain PORTRAITS Un hockeyeur Sépharade enchante les Etats-Unis DOSSIER SPÉCIAL : FACE À LA CRISE Comment la communauté se distingue pour aider les plus fragiles d’entre nous / 15 pages pour éclairer Hdition Spéciale 1959-2009 : Un demi-siècle de vie communautaire Sépharade au Québec La Communauté Sépharade du Québec célèbre, cette année, ses cinquante ans d’existence.Retour, dans ce numéro spécial, sur les cinquante dates les plus marquantes d’un demi-siècle de saga Sépharade en Belle Province.Dévoilement des festivités du 50ème avec les entrevues exceptionnelles des artistes qui feront l’événement, l’automne prochain, à Montréal.20 pages pour l’Histoire.ensemble ! COMMUNAUTÉ SÉPHARADE UNIFIÉE DU QUÉBEC - I, CARRÉ CUMMINGS - BUREAU 216 - MONTRÉAL - QUÉBEC - CANADA H3W IM6 - PP4001 1565 MONTREAL-NORD CONCESSIONAIRE AVEC DES VOUS GARANTIT LE ammm 329-0909 MEZUZZAHS MEILLEUR MEILLEUR SERVICE TOYOTA ^MONTRÉAL-NORD] ' au service de l'ingénierie services d'ingénierie à la communauté de Montréal Génie de l’environnement Laboratoire géotechnique sols et matériaux Le Groupe GIE 150, rue Graveline Montréal (Québec) CANADA H4T1R7 Auscultation et gestion des pavages Charles Abikhzer, ing.Président et chef de la direction T: 514 284-6085 F : 514 284-5229 1 800 443-7166 www.giemc.ca u atout now uni ui a os uatnoN POUR VXX>$ OiUmMIU.“.¦.* /', t«F3p Salle • Bar • Traiteur SIMONE TOLEDANO A.S.TRAITEUR ® Strictement Orthodoxe Cachere 5475 AVE.ROYALMOUNT, # 104, MONT-ROYAL, QUE.H4P 1J3 Tél.: (514) 341-6026- (514) 341-6902 Fax: (514) 341-0202 C^OùrdonnntmfÀ Oe en mjn pour tout vu> orrvwrifi U SlWCl Ol5 CRANDS OCCASION! If lerrke .¦ B B 1 JK&hplN 1 WÊ^K > I 11 • i f • : A .W A vjjjiïF ^ f 1 1 * r * i Hn ; S ' j i ü %, s hë m i JJ wr : i J I OOOMOîK tes®® «tes ¦«=,.v Sépharade Francophone La première réunion dé l'Assi (ASF), ancêtre de la CSÙQ 50 COMMUNAUTÉ | Ça s'est passé ici xp:J \mw Ouverture officielle de la Résidence Sépharade Salomon ^ pour aînés 7992 Séfarad 92 commémorant le 400ème anniversaire de l'expulsion des juifs d'Espagne, sous la présidence de M.Salomon Oziel et avec la participation de S.E Abba Eban Z.l ancien ministre des Affaires Étrangères d'Israël.1996 Maryse Ohayon, première femme présidente de la CSQ ignO Inauguration du premier mikvé à Ville Saint-Laurent par la Communauté Sépharade Hekhal Shalom Fondation du premier campus de l'Académie Yeshiva Yavné 2000 *"r®at'on Cercle des Artistes Sépharades, sous la présidence de Meyer Dahan 2001 Fusion de la Communauté Sépharade du Québec avec le Centre communautaire juif sous les présidences de MM Ralph Benatar pour la CSQ et Jo Amar pour le CCJ, en une nouvelle entité : la Communauté Sépharade Unifiée du Québec (CSUQ).2001 1er Colloque international à Montréal Identités Sépharades ^ et modernité organisé par l'Institut de la Culture Sépharade présidé par M.Judah Castiel.Création de l'Association des Juifs originaires d'Égypte.200(1 '_a CSUQ reçoit le Rishon Letsion Rav Shlomo Amar, premier rabbin d'origine marocaine à être nommé à ce poste prestigieux.Premier Festival du film israélien organisé par la CSUQ 2007 Création à Montréal de l'Association des Juifs originaires des Pays arabes.200R Décès à Montréal de Salomon Amzallag plus connu sous son nom artistique de Samy Elmaghribi Décès en Israël de James Dahan Z.l Colloque Fémina organisé par le Comité des femmes juives francophones dans le cadre du Festival Séfarad Création par la CSUQ de Aleph, Centre d'Études juives contemporaines sous la direction de Sonia Lipsyc }' j Juillet - Août 2009 i WMW. ImÊ+iü* iem Une soirée d’envergure se*prépare COMMUNAUTÉ | Ça s'est passé ici 50 Entrevue avec Marc Kakon, président de la CSUQ et du gala du 50' anniversaire de la communauté.LVS : Une soirée grandiose se prépare pour la clôture du festival sépharade en novembre 2009.Pouvez-vous nous en parler?MK : Cette soirée aura lieu le 15 novembre 2009 à l'hôtel Windsor au Centre-Ville.Elle célèbre le 50ième anniversaire de la première association sépharade au Québec devenue la CSUQ (communauté sépharade unifiée du Québec).LVS : Quel est le but de cette soirée?MK : Nous profitons de cette occasion pour dire merci au Québec de nous avoir reçu et de nous avoir permis de nous épanouir avec générosité et simplicité dans cette belle province.Nous tenons aussi à remercier notre pays natal, le Maroc, et à lui rendre hommage en démontrant notre chaleur, notre joie de vivre et notre culture.LVS : Nous avons entendu dire qu'un livre sépharade se prépare actuellement pour célébrer le 50ième de la communauté.De quoi s'agit-il?MK : Ce livre, sorte de «Bible de la communauté et de ses membres», s'intitulera tout simplement «Le livre sépharade».Il consiste en un recueil de 600 pages de biographies relatant l'histoire des nouveaux immigrants à Montréal, on pourra aussi y lire le récit des réussites de notre communauté et puis de ses anecdotes, comme de la première neige.Relié en bleu dans sa boîte, ce sera un bel objet que nous pourrons léguer aux générations futures, ceci leur permettra de ne pas oublier le passé et de se souvenir qui nous sommes et d'où nous venons.C'est grâce à tous les membres de cette communauté que nous avons aujourd'hui une belle vie au Québec.Nous le reconnaissons et nous les en remercions.LVS : Quel sera le programme du gala du 50ième?MK : Cette soirée haute en couleurs et en émotions sera coprésidée par le Maire de Montréal Cérald Tremblay et par le Ministre de l'Économie du Québec Raymond Bachand.Des kiosques de tous les pays du Moyen-Orient habiteront la salle de réception où seront accueillis nos invités d'honneur et les personnalités officielles du Québec et des pays à l'honneur.Un cocktail dînatoire suivra avec des mets des divers pays représentés.Pour continuer en beauté, un spectacle de 2 heures sera animé par des vedettes du milieu artistique telles que Sonya Benezra.Pour clore le tout, du thé et des pâtisseries marocaines seront servies au kiosque du Maroc, notre lieu de rassemblement de choix.LVS : Qui sera en vedette lors de ce spectacle?MK : Une brochette d'artistes de talent ont déjà confirmé leur participation à cet événement excitant.Au nombre de ceux-ci : Linda Thalie, chanteuse québécoise-algérienne, Johana Monty, chanteuse et petite fille de la très connue Lyne Monty, Shlomo Bar, musicien aux multiples talents en provenance d'Israël, Benjamin Bouzaglo jeune chanteur français originaire du Maroc, et le réputé cantor Shimon Siboni.Chacun passera une vingtaine de minutes sur scène en solo, puis en duo pour nous donner le meilleur de leur musique, le temps d'une soirée.LVS : Comment vous sentez-vous en tant que Président de cette soirée exceptionnelle?MK : Je suis ravi d'être au cœur de ces festivités.Quelle merveille d'avoir tous ses pays et tous ses artistes sous un même toit! Et puis nous sommes tellement fiers d'avoir gardé notre culture et de pouvoir ainsi la partager avec le Québec! Nous avons une chance inouïe d'avoir atterri ici et nous espérons que vous serez tous là pour fêter ça avec nous.— Réservez et achetez en avant-première vos billets de la soirée au prix exceptionnel de 100 $ à la billetterie du festival Sefarad : 514-733-4998 poste 3135 Et notez, dès à présent, sur vos agendas : • Lieu : Hôtel Windsor - 1170 rue Peel Lieu : Hôtel Windsor - 1170 Heure :16h00 Contenu : Cocktail dinatoire Sweet table Grand show avec des artistes de Montreal, France, Israël et Maroc.Ambiance orientale et magique ! TRAITLUR POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PRIX 6630 CH.CÔTE ST LUC WWW.LAMARGUER1TE.COM GABY : 514.488.4111 Traiteur La Marguerite ^ -O J U ;.w Lies âalons de Or H F ahayim orfaits tout inclus 5700 EINSTEIN À CÔTE ST-LUC 514.999.7136 •i-.ra /- - 1 % • w&\ i.13 | Juillet - Août 2009 | LV5 COMMUNAUTÉ | Ça s'est passé ici Festivités du 50IEI"E ensemble Windsor - Montréal Dimanche 15 novembre 2009 ensemble Qicsm Les médailles commémoratives du 50ème seront en vente lors du Cala 14 | Juillet- Août 2009 | LVS Numéro Année Le billet du Cala met en avant, par ses couleurs chaudes et lumineuses, l'aspect féérique de l'événement t; ;:i u n AJ&m Le Gala du SO terne soirée féérique | Ça s'est passé UNAUT /Vf.Gerald Tremblay M.Raymond Bach and Maire de Montréal Ministre des Finances Ministre du Développement économique de l'Innovation et de l'exportation L’allée d’honneur, telle que vous la découvrirez le 15 novembre prochain, et telle qu’elle apparaît grâce à une simulation 3D 1 Le Cala événement, qui se tiendra le 15 novembre prochain à l'hôtel Windsor de Montréal, va rassembler sur une même scène et pendant toute une soirée un panel exceptionnel d'artistes de grand renom tels que Johanna Monty, Benjamin Bouzaglo, Linda Thalie, Shlomo Bar et la chorale menée par Michael Abikhzer.Découvrez tous ces artistes en pages 16 et 17. Considéré par certains comme le Pavaroti marocain, Shimon Sibony est un ténor mondialement reconnu pour sa musique variée et inspirante.Chanteur d'Opéra, il a fait preuve d'audace lorsqu'il a inclus des prières juives au sein de pièces d'Opéra classiques.Né à Casbalanca, au Maroc, il a suivi un entrainement musical grâce à l'aide de son père, M.Yekouti Avraham Sibony, ténor lui-même.M.Sibony a participé à de nombreux concerts et événements bénéfiques pour diverses communautés sépharades, et a toujours fait l'unanimité quant à son talent et son humanisme.Il est aussi particulièrement apprécié pour sa polyvalence : il peut chanter de l'opéra et de la musique andalouse ainsi que des chansons populaires israéliennes, et ce, en en hébreu, en espagnol et en arabe.Sa polyvalence, sa diversité musicale, son expérience sépharade et son humanisme sur fond de culture religieuse juive, autant de facteurs qui justifient très bien la présence de Shimon Sibony au Festival Sefarad! Benjamin Bouzaglo On peut dire que la carrière musicale de Benjamin Bouzaglo commence à l'âge de six ans.En fait, Benjamin Bouzaglo hérite d'une tradition familiale fort axée sur la musique, ce qui l'a aidé à stimuler ses propres capacités musicales.Ayant vécu en France, il décide de déménager en Israël ou, finalement, il rejoint l'orchestre Andalou d'Israël, dont les tournées sont mondiales.Le jeune Bouzaglou apprend rapidement à maîtriser le paytan.Il devient Flazan et offre des concerts à Tel Aviv et à Los Angeles.COMMUNAUTE Ça s est passe Shimon Sibony Ayant déjà vécu à Montréal et à Toronto, il a récemment fait son Aaliyah et habite donc Israël présentement.Sa voix, forte et envoûtante, l'a mené partout dans le monde : de la France à l'Espagne, en passant par le Maroc, les Etats-Unis et le Canada, M.Sibony a fait le tour du monde grâce à sa musique.Il est bienvenu autant dans les cercles religieux que dans les milieux plus séculaires.Un point tournant dans sa carrière fut lorsqu'il performa avec l'orchestre philharmonique de Rishon Le Zion à Tel Aviv.Johanna Monty sera des nôtres lors du Festival Sefarad.Le nom vous est peut-être familier.Johanna Monty, c'est la petite fille de Lyne Monty, célèbre chanteuse très connue du milieu sépharade.Cette dernière a transmis sa passion pour la musique à sa petite fille qui, même si elle a adopté le même nom de famille de scène, affirme avoir sa propre voix, sa propre histoire, sa propre musique.Johanna Monty se rappelle lorsqu'elle a découvert la musique, plus particulièrement la musique de sa grand-mère.« J'étais dans les loges à certains de ses galas, à l'Institut du Monde Arabe, à Lyon.Je l'ai vu sur scène, en répétition.» À 12 et 13 ans, la jeune Johanna découvre sa grand-mère, et apprécie son répertoire, sa voix, sa façon de chanter.Le déclic musical de Johanne se fera plus tard, lors du décès de sa grand-mère, en 2003.La chanteuse se souvient du choc que l'événement lui a procuré.Elle a décidé de débuter sa propre carrière musicale, en adoptant le nom de famille scénique de sa grand-mère comme hommage à cette dernière.« Ceci dit, je ne suis pas le double de Lyne Monty.Mon but n'est pas de refaire ce qu'elle a déjà fait.J'ai conservé quelques titres comme une façon de lui rendre hommage », continue la chanteuse.Elle voit dans les chansons de sa grand-mère des sujets qui sont encore d'actualité et qui se mêlent bien à ce qu'elle même souhaite affirmer, lorsqu'elle écrit ses mélodies et ses paroles.Très jeune, il chante, et son père voit en lui suffisamment de talent pour le faire étudier auprès du grand chanteur paytan marocain Albert Bouhadna.Les paytanim sont des poèmes liturgiques qui doivent être chantés pendant l'office.Selon Bouzaglo les paytanim sont mieux chantés par des Juifs avec un grand dévouement à Dieu.La petite-fille se distingue de la Lyne Monty, autant dans leur parcours que dans leur musique.« Ma grand-mère est née en Algérie.Elle maîtrisait la langue arabe.Elle chantait des chansons arabo-andalouses.Ce gui n'est pas mon cas.» La plus grande similarité se retrouve dans ce même besoin à s'exprimer avec la musique.La chanteuse affirme donc qu'elle emprunte un chemin différent de son prédécesseur musical, même si nombre de ses fans trouvent des similitudes.Le chanteur voyageur va se rendre à Montréal dans le cadre du Festival Sefarad, et risque fort d'ajouter une touche spirituelle à un festival haut en couleurs.Ce jeune hazan va probablement émouvoir les foules sensibles aux chants religieux avec sa voix, professionnelle mais passionnée, qui lui permet de voyager et de partager sa passion religieuse avec des Juifs partout dans le monde entier.« À de nombreux galas, en Belgique, à Grenoble, dans différentes villes, on me fait ce commentaire.On la voit en moi.Je suis flattée que tant de gens croient que j'ai une voix qui ressemble à celle de ma grand-mère.Je le prends avec une certaine humilité, parce qu'elle avait une voix exceptionnelle.Mais je crois que, comme elle, je chante avec mes trippes.Je vis réellement mes chansons.» Une partie de cette réaction, selon Johanna Monty, est du au fait que plusieurs spectateurs tentent de retrouver le son de leur enfance, et que le rapprochement, lorsqu'il y a un lien familial, est plus facile à faire.I y aura un artiste qui se souviendra particulièrement bien de Lyne Monty lors du Festival Sefarad.Enrico Macias a commencé sa carrière tandis que celle de Lyne Monty était déjà établie.Celle-ci a même aidé le géant musical à percer tandis qu'il connaissait encore certaines difficultés.C'est pour cela que M.Macias a rapidement accepté lorsque Johanna Monty a demandé de faire la première partie à son spectacle.« Je l'ai rencontré, je l'ai remercié.C'est un artiste que j'aime et qui a un beau palmarès de chansons », affirme Johanna Monty.Une sorte de boucle artistique qui traverse des décennies et qui prouve, encore, la richesse et la diversité des artistes de la scènes, issus d'un milieu Sépharade.lilta;.tCBürh, toa» % N K lié i 0.1 % „ de b 16 | Juillet - Août 2009 I LVS 'Soiu fill CT riiïï'Jt war®* Miel et sirop d’érable V/a • La musique de Shlomo Bar traverse les continents et les époques.Le cœur battant du groupe de musique Habrera Hativeet (« La sélection Naturelle » ou « Le Rassemblement ») a lui-même dit que sa musique était la tentative de créer un lien entre ses parents et ses enfants.Sur scène, Shlomo Bar exprime son message de la paix et de l'amour autant avec ses paroles et ses thèmes que ses rythmes orientaux empreints de spiritualité et d'Histoire.« Dans ma musique » dit-il, « il y a des éléments de prière, d'extase, de désir et de messianisme.» 50 COMMUNAUTÉ | Ça s'est passé ici Si Linda Thalie ne partage pas l'héritage religieux des sépharades montréalais, elle en partage très certainement une culture.La chanteuse d'origine algérienne affirme que « dès qu'il s'agit d'échange, d'apprentissage, d'appréciations les uns des autres, je suis présente.Nous partageons beaucoup de choses, dans nos racines, dans notre langue, dans la gestuelle.À la fin tout le monde est pareil ».Dans le cadre du Festival Sefarad, Linda Thalie va nous offrir trois chansons lors du gala qui servira de cérémonie de clôture du festival.Enthousiaste par rapport à l'idée de participer à cet événement, elle avoue en riant que « je ne suis pas certaine si je peux dire quelles chansons je vais jouer.Mais probablement que je vais chanter 'Adieu mon pays', surtout si Enrico Macias va être là! » Ce ne sera pas la première rencontre entre les deux musiciens algériens, qui n'ont laissé ni l'âge, ni l'origine religieuse les empêcher de performer ensemble dans le passé.« Quand j'ai ouvert à son spectacle, il m'a accueilli en chantant 'Filles de Mon Pays' et j'étais complètement aux nues.» Ayant été élevée en écoutant la musique d'Enrico Macias, la possibilité de performer avec la légende sépharade fut un moment particulièrement pour Linda Thalie.Linda Thalie affirme vouloir mélanger miel et sirop d'érable dans sa musique.Elle fait le lien entre l'occident moderne et l'orient traditionnel dans sa musique du monde qui tente de traverser les frontières.Il y a certainement, dans sa musique, un rapport au passé.Un rapport qui lui permettra de bien communiquer avec le public sépharade montréalais.«Nous avons les pieds dans le même sol.J'ai cette nostalgie d'un coin du monde et je pense que les sépharades se retrouveront dans ce coté miel de mes chansons.» Linda Thalie est une femme occupée.En plus de performer à de nombreux festivals estivaux, elle sera en tournée pour la promotion de son dernier album, « La rose des sables ».Ce qui l'empêchera d'assister à plusieurs événements du festival.La chanteuse mielleuse fait preuve d'optimisme quant au futur par exemple.« Je suis certaine que cet événement va rester dans ma mémoire Et j'espère pouvoir y participer l'année prochaine.Et l'année d'après.Et celle d'après ».Linda Thalie voit le festival comme un grand moment de rencontre, qu'elle affirme vouloir aborder avec humilité, dans le désir de faire de la bonne musique.« Je compte participer à la célébration de la communauté sépharade dans tous les domaines », avoue-t-elle.« Le 15 novembre [la soirée du gala] va être une grosse soirée.Je suis fière d'en faire partie.» Michael Abikhzer et la chorale lors du Festival Sefarad Né à Rabat, au Maroc, en 1948 Shlomo Bar a émigré en Israël où il a connu une carrière musicale florissante.La paix et l'amitié sont au centre de sa création.En s'inspirant de la Bible et de thèmes israéliens actuels, Shlomo Bar réussit particulièrement bien à lier tradition et modernité, religiosité et rythme entraînant.Il a aidé à forger la Musique du Monde lorsque le concept n'existait même pas encore.Percussionniste, soliste, compositeur et interprète, il partage souvent la scène avec Yéménites, Indiens et Arabes, manifestation physique de son aspiration pour la paix et l'entraide.Idole de jeunesse de Cad Elmaleh, Shlomo Bar a de nombreux albums à son actif, et une carrière qui persiste depuis plusieurs décennies.L'artiste envoûtant sera à Montréal pour une performance toute spéciale qui s'inscrit parfaitement dans le cadre des festivités du Festival Sefarad.Célébration sépharade de la paix et de l'amitié assurée! Michael Abikhzer et sa chorale donneront une performance haute en couleurs lors du gala du Festival Sefarad.Le cantor principal de Petah Tikva dirigera douze musiciens, issus des milieux culturels Juif, musulmans, québécois et israéliens.Outre sa propre performance en tant que soliste, plusieurs autres solistes seront accompagnés par sa chorale, fortement influencée par les enseignements de Sami El Maghribi.Le but de la soirée, avoue Michael Abikhzer, « est de montrer que la communauté juive remercie le Québec pour leur avoir donné une terre d'accueil.».En plus d'être soliste, le cantor de 32 ans, originaire de Montréal, sera aussi directeur artistique de la soirée tant attendue.Attendons nous donc à une soirée de diversité culturelle et musicale signée Michael Abikhzer.17 | Juillet - Août 2009 | LVS COMMUNAUTÉ | Ça s'est passé ici 50 •l h recueil tionne Le livre d’histoire du 50ième Découvrez en exclusivité deux extraits de l'ouvrage 50 ans au Québec, La saga des Juifs sépharades, qui se propose de compulser, sous la direction de David Bensoussan, des témoignages divers afin de retracer l'évolution de la communauté et son épanouissement au Québec depuis un quart de Siècle.Un livre événement déjà en vente dans la communauté.Les extraits : « Je devais voyager à l'école par autobus et le premier jour, mon père m'a accompagné à l'allée et au retour en me disant que dorénavant, je m'y rendrais seul et je devais donc faire bien attention au retour de descendre quand le conducteur annonçait la rue « Guy », ce qu'ils faisaient alors.La première fois que j'ai pris l'autobus seul, je ne suis pas descendu parce que le conducteur n'avait jamais annoncé le nom de la rue « Guy ».Je continuai donc pour ce qui me semble une éternité, jusqu'à je sois rendu au terminus où, me voyant seul et en désespoir, le conducteur apprenne mon histoire et m'installe sur un autobus dans l'autre direction.Il m'expliqua gentiment que je devais descendre quand le conducteur annoncerait la rue « Guy (prononciation française) - Guy (prononciation anglaise) »! I uns e « La vie au Maroc dans les années soixante était pleine de promesse pour un jeune Marrakchi frais arrivé à Casablanca, où il faisait bon vivre.Dans les salles de cinéma, West Side Story faisait un carton, ainsi qu'Orpheo Negro.Les affiches de Farid El-Attrash voisinaient celles de Jean Gabin ou de Tony Curtis sur les murs du quartier "Derrière les Planches".À la radio on pouvait entendre à la fois la voix d'Hugues Aufray, les Platters et Fats Domino.Le twist de Chubby Checker battait son plein et Dalida était très populaire.Dans ce tintamarre, le Marchand d'eau criait à tue-tête entouré d'un groupe de touristes Français.Sur les grands boulevards, des photographes de rue nous guettaient pour prendre sans notre permission nos photos, qu'ils exposaient plus tard sur les murs de leur stand dans l'espoir que nous les aimions.Pour les éviter et les décourager on faisait des grimaces, les photos étaient si drôles qu'on finissait par les acheter.» Jo Assedou - Les pieds au moyen âge et la tête au XXe siècle Imaginez l'anxiété de mes parents avant que je n'arrive finalement chez nous des heures en retard après avoir été perdu dans cette grande ville que nous ne connaissions guère Max Bernard - Au coin de la rue Guy: un arrêt mémorable.Réservez votre annonce dans le Livre du 50ème : Il reste encore des espaces disponibles ! PUBLICITE Pleine-page MESSAGE Pleine-page PUBLICITE Demie-page* 4 x 5.5' photo 5.Z X 3.3' 8 x 5.5* texte 300 mots max.(hommage remerciement,.) taxes inclues taxes inclues Contactez Isabelle Lugassy ou 514 945 635' Irène Marciano 514 816 102 taxes inclues Choix du format Merci de bien vouloir respecter les marges de sécurité d'1/8ème La photo devra être fournie par l'annonceur.Le message doit être rédigé sous la forme d'un hommage ou d'un remerciement rendu à une personnalité, à une famille ou à une institution.Le texte et la photo devront être validés par les responsables éditoriaux de l'ouvrage avant publication COMMUNAUTE | Ça s'est passé ici ¦ï« .’ ¦ " .¦ ' *" .‘g 45 A A Dans le cadre des 50 ans de la CSUQ et des organismes sépharades présents au Québec, la CSUQ organise un festival sépharade d'envergure.Entretien avec George Dayan, qui est le président de l'événement, pour mieux comprendre le festival.LVS : Qu'est-ce qui rend ce festival sépharade si important?George Dayan : C'est le festival qui marque les 50 ans des institutions sépharades au Québec.Il y a une communauté sépharade ici depuis bien plus longtemps, mais cela fait cinquante ans que ces institutions existent.La CSUQ voulait vraiment marquer cet événement, et on va y aller en grand.LVS : Quel sont les grands thèmes du festival?GD : Nous avons basé le festival sur le thème de l'Amitié.Nous voulons manifester notre amitié avec notre terre d'accueil : le Québec, le Canada.Et aussi l'amitié avec nos pays d'origine, tel le Maroc et l'Espagne.Et c'est aussi l'amitié envers nous-mêmes.Nous voulons miser sur la réflexion par rapport à l'avenir de la communauté.Nous misons sur le concept d'hier, aujourd'hui, demain.Nous voulons vraiment englober tout cela.LVS : Quelles sont les grandes lignes du festival sépharade?GD : Il y aura une soirée hommage à Félix Grey, pour souligner son apport au sein de la communauté sépharade globale, autant en France qu'au Québec, où il a créé Don Juan et Shéhérazade.Cela va prendre la forme de deux galas différents.Pour chaque spectacle, nous allons créer une sorte de cocktail dlnatoire typiquement marocain.Il va y avoir une quarantaine de tables qui pourront accueillir une dizaine de personnes, on veut faire un événement d'envergure, on veut faire une soirée fabuleuse, avec de nombreuses surprises.Ça va être le clou du gala! Nous avons aussi comme invité Enrico Macias, qui a accepté avec joie de venir chanter pendant deux soirées à l'Olympia.C'est d'ailleurs à l'Olympia que se tiendront tous les événements, question de centraliser et de faciliter les choses pour les spectateurs.Ils n'auront à s'arrêter qu'à un endroit.On remercie d'ailleurs l'Olympia pour nous permettre de faire cela, ça va être très convivial.Nous sommes aussi très fiers de pouvoir compter Alabina parmi nous.Quand elle est venue ici, elle a fait salle comble.Elle est très populaire et on s'attend encore à ce qu'il y ait beaucoup de gens qui viennent la voir.LVS : Donc on mise beaucoup sur le spectacle lors du festival?GD : Sur le spectacle, et aussi sur la réflexion.Nous allons lancer trois livres qui portent sur la communauté sépharade au Québec.En plus, nous aurons des colloques, des symposiums.On va traiter de nombreux sujets, dont la politique et l'identité sépharade.Nous voulons faire une grande réflexion sur la communauté et son environnement.Oü en sommes-nous aujourd'hui?Où allons-nous demain?Comment inspirer les jeunes?Nous allons faire un bilan.Nous avons maintenant des intellectuels matures, capables de poser ce genre de questions.Et nous voulons aussi permettre de grands débats contradictoires, pour stimuler les différents points de vue.Nous allons aussi réfléchir sur notre relation avec nos frères ashkénazes.Il y a une volonté d'impliquer les membres à l'intérieur et à l'extérieur de la communauté.Tout ceci est en lien avec hier, aujourd'hui, demain.Photo : Joseph Elfassi Musique, Cinéma, Réflexion LVS : Le cinéma et le théâtre vont-festival?Is être présents au GD : En effet, nous avons différents comités élargis pour organiser les événements concernant le théâtre, le cinéma, les arts de la scène.Nous aurons droit à la présence de Claude Léger, un producteur de cinéma québécois spécialisé dans les coproductions avec la France.Nous voulons développer un cinéma différent des festivals du passé.L'accent va être mis sur les producteurs, réalisateurs et artistes sépharades.Nous voulons réellement que le cinéma prenne une place importante.Pour le théâtre, nous allons avoir des représentations de Mèches et Bigoudis, une pièce de théâtre humoristique de Claude Maman.Et, en final, il y aura une soirée avec un défilé de mode.On espère avoir quatre marques de mode pour le réaliser avec panache.Un DJ sera aussi présent pour inciter les jeunes à venir.LVS : C'est donc une programmation complète pour le festival! GD : En effet, les 50 ans des institutions sépharades au Québec sont un événement d'envergure et la CSUQ tient à compléter les festivités avec ce festival en novembre.C'est un moment important où nous voulons faire connaître les sépharades au Québec.Nous voulons aussi remercier nos présidents d'honneur, M.Raymond Bachand, ministre de l'économie du Québec et M.Gérald Tremblay, maire de Montréal.19 | Juillet - Août 2009 | LVS Suite à son immense succès à Montréal il y a deux ans de cela, Ishtar Alabina est de retour dans la métropole dans le contexte du Festival Sefarad.Elle y présentera deux spectacles très attendus à l'Olympia, et il est facile d'imaginer une réaction publique similaire à celle lors de sa dernière visite: salle comble et satisfaction garantie.La musique d'Alabina est une modernisation d'anciens rythmes arabes, un mix cohérent entre le traditionnel et le nouveau.Les deux co-existent parfaitement dans sa musique sans se heurter.Cette double identité traverse la plupart de ses chansons, qu'on peut retrouver dans ses grands succès comme Alabina, Ole y Ola et Habibi de Mis Amores.Charmante et classe, la présence scénique d'Alabina est remarquable et intense.Une musique qui fait raffoler le public, et pas uniquement celui que compose la communauté sépharade.Son héritage est tout à fait sépharade.Ishtar Alabina est née en Israël, d'une mère égyptienne et d'un père marocain.Il est difficile d'hériter d'un parcours qui représente davantage le sépharadisme.Ceci dit, la chanteuse mondialement connue exprime certaines réserves concernant son appartenance sépharade.« Ceux qui représentent vraiment le sépharadisme » dit-elle, « sont ceux qui ont vécu là-bas.Je suis sépharade dans mon style de musique, disons, mais j'adore le rock, le blues, le jazz.C'est le mélange et le métissage qui font avancer les choses, et Israël est un exemple parfait du progrès à travers le métissage.» Un mélange et métissage qu'elle a connu très jeune, lorsque, parlant hébreu et arabe, elle chante avec sa sœur, et donne ses premières performances publiques à l'âge de 14 ans.L'identité, très vite, devient une question musicale plutôt que nationale.Quand on parle d'appartenance nationale, Ishtar Alabina s'identifie comme citoyenne du monde, surtout lors de ses spectacles.« Je me sens à l'aise sur scène, alors je me sens à l'aise sur place.Ma vraie maison », confie-t-elle, « c'est sur scène.» Après un hiatus de deux ans suite à la naissance de ses jumeaux, Ishtar Alabina retourne finalement à la maison, si on peut dire, en présentant à la fois des grands succès et quelques nouvelles chansons sur scène.Malgré son expérience et son succès, l'artiste exprime quand même certaines inquiétudes.« Chaque spectacle est nouveau.On grandit avec le public, on grandit avec le temps.» C'est toutefois ce rapport étroit avec la nouveauté et le public qui stimule Alabina dans sa création.Question création, Alabina veut éviter de réutiliser la même recette dans ses nouvelles chansons.« On ne peut pas savoir comment un tube fait son envol », dit-elle.« Je crois que c'est le mélange de Flamenco et de l'Orient.Ils se rejoignent parce qu'ils se ressemblent énormément.C'est de la musique de fête », affirme-t-elle, qui permet aux gens d'oublier leurs soucis, de « voyager sans bouger.» Les chansons ne sont pas encore déterminées pour ses performances tant attendues à l'Olympia, mais Ishtar Alabina garantit la même chose qu'à tous ses spectacles.« Il va y avoir beaucoup de joie, beaucoup d'énergie.On fait la fête.Les sépharades vont se trouver dans chacune des chansons parce qu'elles représentent l'Orient, leur terre natale.Mais il n'y a pas nécessairement que les Juifs qui se présentent à mes spectacles.Je fais un lien entre l'Espagne et le fil doré qui lie l'Andalousie et l'Orient.».Un lien parfait dan le contexte du Festival Sefarad.Billets en vente maintenant à la CSUQ FESTIVAL SEFARAD 514 733 4998 de Montréal FESTIVAL SÉFARAD DE MONTRÉAL A LABI NA & LES GIPSY’S EN CONCERT LE 12 ET 14 NOVEMBRE 2009 A 20 H Li Olympia 1004 Ste Catherine est BILLETS DISPONIBLES A LA BILLETTERIE DU FESTIVAL: 514 733 4998 LA BILLETTERIE DE L'OLYMPIA: 514 845 3524 LE RÉSEAU ADMISSION: 514 790 1245 FESTIVAL SEFARAD de Montréal UNE PRODUCTION Q nO csuo dllb v—ensemble Enrico l’Olympia Un retour célébré à Mont ré a T COMMUNAUTÉ | Ça s'est passé ici À partir d'un drame politique, Enrico Macias a créé une carrière musicale basée sur l'espoir et la fraternité entre les peuples.Le jeune Macias, alors nommé Caston Chrenassia, se voit déraciné de son Algérie natale lorsque le mouvement de décolonisation utilise la violence pour faire avancer ses idées politiques.Enrico Macias devient Pied Noir, et se retrouve en France où il commence à chanter dans des bistros et des petites salles de spectacle.Dès le départ, ses thèmes musicaux tournent autour de la paix, de l'entraide, de l'amour et de l'humanisme.Ces thèmes, profondément enracinés dans un désir de réconciliation avec sa terre natale, plaisent immédiatement à une communauté qui a vécu le même traumatisme que lui.Il débute sa carrière avec un public fidèle, similaire à lui-même, mais ses admirateurs se multiplient rapidement, et Enrico Macias devient celui qu'on connaît maintenant : une légende dans le monde de la musique, une icône du sépharadisme mondial, un ambassadeur de la paix.Cela fait sept ans qu'Enrico Macias n'est pas venu au Québec, et le voilà de retour pour le Festival Sefarad.Pour Enrico Macias, la communauté sépharade montréalaise « fait partie de mes racines.Je vais revoir ma famille.Parce que fondamentalement c'est ça.Je visite ma famille.» Ces retrouvailles ne risquent pas d'être trop intimes, cependant, puisque le célèbre musicien interprétera plusieurs chansons à l'Olympia, les 7 et 8 novembre 2009.Un spectacle captivant, à l'image de l'artiste.« Ce sera une belle soirée.Je chanterai des nouvelles chansons, certes.Mais surtout mes premières chansons.Il y aura de la musique arabo-andalouse.Et de la guitare.» Il réfléchit un petit peu.« De la guitare.» répète-t-il, comme si le mot était sacré.Aura-t-on droit à Filles de mon pays?À Malheur à celui qui blesse un enfant?Mendiant de l'amour?Adieu mon pays?Tant de titres évocateurs d'une musique pacifique, joyeuse, parfois nostalgique.Comme seul indice, Enrico Macias nous avoue que « ce que je chanterai sera un panorama de tout ce que je représente.» Tout ce qu'il représente.Ce chanteur qui a attiré 20 000 mille personnes en Egypte lorsqu'il a chanté pour le Président Anouar El Sadate.Ce chanteur andalou qui a été nommé ambassadeur itinérant auprès de l'ONU par le secrétaire général à l'époquet Koffi Annan.Ce chanteur qui a été si près d'une performance tant attendue en Algérie, mais dont le climat politique a freiné l'ambition artistique.Ce chanteur, au fond, qui représente la paix.Une paix ancrée dans un amour pour ses racines juives.« Je ne fais pas de différences avec les autres, mais je suis fidèle à mes racines.C'est ma famille et mes amis aussi.Nous sommes unis par les mêmes valeurs de respect de la famille, de l'amitié, de la solidarité, de la tsedaka », avoue le chanteur compositeur interprète.Enrico Macias veut célébrer les 50 ans de la communauté sépharade et sa solidarité avec Israël.La création de l'État, affirme-t-il, a été une continuation de la religion juive dont on retrouve les origines chez Abraham, Isaac et Yakov.Ce qu'il souhaite accomplir lors du Festival Sefarad?« Je veux réunir un maximum de gens de plusieurs communautés.Je veux retrouver l'Andalousie des Juifs, des Chrétiens, des Musulmans, et ce, en pleine harmonie.Parce qu'au fond mon message n'est pas un message de ghetto.C'est un message universel.» En effet, quand Enrico Macias tend la main vers les musulmans et chrétiens, il fait appel à ce qu'il y a de mieux dans chaque culture, et dans chaque être humain : la capacité d'aimer l'autre, d'apprendre à le connaître.Ceci dit, le Festival Sefarad sera autant une opportunité d'aimer son prochain que de se célébrer soi-même.Ainsi Enrico Macias vient célébrer sa famille : juive, marocaine, sépharade, mélomane.En sachant très bien qu'il peut aussi fêter avec sa famille élargie aussi.Billets en vente maintenant à la CSUQ 514 733 4998 FESTIVAL SEFARAD de Montréal 22 | Juillet - Août 2009 | LVS FESTIVAL SEFARAD DE MONTREAL ennco TOURNEE 2009 EN CONCERTEE 7 ET 8 NOVEMBRE 2009 A 20 H L Olympia BILLETS DISPONIBLES À LA BILLETTERIE DU FESTIVAL: 514 733 4998 LA BILLETTERIE DE L'OLYMPIA: 514 845 3524 LE RÉSEAU ADMISSION: 514 790 1245 FESTIVAL SEFARAD de Montréal UNE PRODUCTION ensemble GRAPHISME: PHILIP FAITH S MILLE ET UNE NUITS 2 WIFit LUfME V\P\\lc UN SPECTACLE MUSICAL DE FELIX GRAY Evénement exceptionnel |e SOIREE HOMMAGE 4 24 i Juillet - Août 2009 | UN SPECTACLE MUSICAL DE FELIX/GRAY MISE EN SCÈNE DE GILLES MAHEU / j Xÿ ii iXiLXÿ/ JUZlfZt Z) j SJiy LLlJ^U^À COMMUNAUTÉ | Ça s'est passé ici 50 L’humour au rendez-vous du Festival Sefarad! Mèches Folles et Bigoudis raconte l'histoire hilarante d'un couple homosexuel Juif confronté au mariage de la fille d'un des deux amoureux.Si la prémisse vous semble familière, elle vous rappelle probablement l'intrigue de « La Cage aux folles ».Une influence assumée de la part du metteur en scène, Albert Maman, qui affirme que s'il y a influence, il n'y a pas copiage.« Si on dit que nous nous sommes inspirés de La Cage aux Folles, rappelons-nous que La Cage aux Folles s'est inspiré de l'Escalier.Et que l'Escalier s'est inspiré d'autre chose.Les idées n'appartiennent à personne », affirme le metteur en scène, en ajoutant un bémol.« Cependant, si le succès de la Cage aux Folles peut inspirer des gens à venir voir notre pièce, tant mieux.» Mis en scène par Albert Maman et, dans le rôle des deux homosexuels, Élie Abecassis et Karim Belhadj.La pièce de théâtre met en scène deux comédiens, séparés par un océan pendant plusieurs mois de répétition, unis par un scénario drôle et efficace.Élie Abecassis est un homme plutôt calme, mais un comédien passionné.Un bénévole de longue date.Karim Belhadj est un comique lyonnais.Flabitué aux personnages extravagants, il est bavard et enthousiaste.Les comédiens vont jouer des homosexuels sépharades.Le personnage de Karim, déjà exubérant, devra assumer le rôle de la mère de la mariée dans une performance qui assurera le fou rire à tous les spectateurs! Les deux ne vont avoir la chance de répéter ensemble qu'un mois et quelque avant leur performance publique.Les répétitions, et l'apprentissage du texte, se font séparément, géographie oblige.« Ça m'est déjà arrivé, de répéter sans collègue de travail, pour un film ou autre chose.Ce que je fais, c'est que j'apprends mon personnage, j'apprends le texte, et après je téléphone l'autre personne » avoue Karim.Le temps passé en solitaire permet à l'humoriste d'incarner son personnage, de développer ses manières, de le rendre plus réel et comique, de telle sorte que Albert Maman n'ait plus grand chose à dire lors du moment de la mise en scène.« Oh, Il contrôle quand même, il fait de la mise en scène, mais j'improvise un peu parce que je connais bien la gestuelle de mes personnages.» 26 | Juillet - Août 2009 | LVS 3»wt: Élie Benchetrit Muriel Alloune 50 COMMUNAUTÉ | Ça s'est passé ici Albert Maman est un peu radical concernant son métier.« Metteur en scène, ça n'existe pas.Un auteur peut être metteur en scène.Un comédien aussi, s'il le sent.Mais je ne crois pas en ce metteur en scène tyrannique qui souhaite tout contrôler.Je laisse une liberté aux comédiens ».Ayant écrit la pièce en question, le metteur en scène affirme connaître chaque respiration de personnage, mais préfère quand même laisser une liberté créatrice aux comédiens.Une liberté qui a été particulièrement appréciée par Élie Abecassis.« De tous les metteurs en scène, Albert Maman est un peu l'exception », tranche Elie Abecassis.« Il laisse le choix au comédien.Il est d'excellent conseil, il est très gentil, pas du tout stressé ».Élie parle d'un metteur en scène à l'écoute des idées de ses comédiens, mais capable de déterminer lorsqu'il faut cesser de se poser des questions et continuer à aller de l'avant.Comme pour de nombreuses autres pièces impliquant Elie Abecassis, la présentation de Mèches Folles et Bigoudis au sein du Festival Sefarad se fait à titre bénévole.« On ne demande rien, » dit Mr.Abecassis.« On le fait pour le plaisir.Pour moi en tous cas, le bonheur vient lorsque les gens se lèvent et applaudissent à la fin.Et c'est pour cela qu'on le fait tous, je crois.» Pour l'applaudissement, mais aussi pour le rire.Avec une telle distribution, et un scénario déjà assez comique, les spectateurs vont certainement être pliées en deux devant l'humour décapant de cette pièce de théâtre unique en son genre! PUBLI-REPORTAGE Logo du 50 e Quand la passion rencontre la création C’est toute une équipe qui s’est mobilisée pendant plusieurs semaines pour donner naissance à une identité visuelle des festivités du 50e festival sépharade.Plongée au coeur du processus de création.Pour les 50 ans du sépharadisme au Québec, la Communauté Sépharade Unifiée du Québec a voulu se doter d’un nouveau logotype, à la fois moderne, chaleureux et symbolique.L'année du 50e c'est l’occasion de se souvenir, de rendre hommage et également d’assumer fièrement son identité pour toute une communauté.Une image vaut mille mots, dit le célèbre dicton de Confucius.Un bon logotype également.À la base du processus de reconnaissance visuelle et identitaire, un bon logotype se doit de condenser et d’exprimer au plus juste l’authenticité d’une organisation.Fière de pouvoir s’associer au 50e, l'équipe de 5 sur 5 Communication Marketing s’est appliquée à la création d’un design unique reflétant les précieuses valeurs de la CSUQ, et en ligne avec ses missions actuelles, autant de moyens de perpétuer le chemin accompli jusqu’alors.En somme, un logotype à la fois actuel, expressif, et distingué était de mise.Structuré de forme carrée, le logotype créé pour le 50e fait référence à la stabilité et à la robustesse de l’organisation.L’élégance des formes arrondies qui relèvent le cœur du logotype transmettent une image de sécurité et de douceur, laissant apparaître en leur centre le signe de l’infini, tout en transparence.LES DETMUANTS JA Ces formes de base véhiculent ainsi des notions qu’un simple nom ne pourrait parfois suffire à transmettre.La couleur jaune-orangé, teinte de lumière céleste évoquant l’énergie, le renouveau et le dynamisme, a été désignée pour exprimer toute la ferveur et la passion qui anime la communauté depuis un demi-siècle.Enfin, un bon logotype doit également s’accorder avec les autres entités graphiques d’une organisation.C’est donc en parfaite harmonie avec la célébration du 50e qu’est né le logotype pour l’événement annuel Festival Sefarad de Montréal.Dans l’esprit de continuité et de passion de la CSUQ, on y reconnaît le signe de l’infini en son milieu et l’incarnation de l’optimisme et de la vie en sa couleur rouge vif.Et c’est finalement dans l’optique de poursuivre ces 50 ans parcourus ENSEMBLE, et pour le simple plaisir de tous, que la CSUQ déploie là une nouvelle identité visuelle en adéquation avec l’humeur particulièrement festive de la communauté cette année ! ans ensemble FESTIVAL SEFARAD de Montréal WWW.5SUR5.CA 5/5 COMMUNICATION MARKETING Les logotypes du 50‘ et du Festival Sefarad, conçus par l'équipe de 5 sur 5 et dessinés par sa designer graphique, Karine Charlebois (tout à droite sur la photo). Nos clients en témoignent./.Durant les 5 dernières années, 5/5 a fait ses preuves en tant qu’agence exceptionnellemeni'compétente et talentueuse.Son équipe produit systématiquement un travail de qualité supérieure, respectant les contraintes de temps comme de budget.Je suis particulièrement impressionné par sa capacité à livrer l’ensemble du travail dans les temps, même lorsqu’il s’agit de travailler sur plusieurs projets majeurs en parallèle.Les recherches effectuées chez 5/5 sont invariablement exhaustives et complètes et les concepts sont systématiquement créatifs etavant-gardistes.5/5 a développé sa propre signature et est rapidement devenue notre agence de communication et de graphisme.C’est toujours un plaisir de travailler avec cette équipe et j’espère entretenir une relation d’affaire à très long terme entre nos entreprises respectives.Peter W.Hart Président-directeur général Rideau solutions de reconnaissance Créativité, Harmonie Qualité La mise en commun de nos différents talents mène quotidiennement à une réflexion stratégique qui donne vie à des univers novateurs de narration visuelle et écrite.Créativité, harmonie et qualité sont les maîtres mots de notre travail.740, Rue Saint-Maurice, Bureau 207 Montréal (QC) H3C 1L5 T 514 879.9099 I info@5sur5.ca WWW.5SUR5.CA 5/5 COMMUNICATION MARKETING COMMUNAUTE | Ça s'est passé ici k.0* V ltt£É& En juillet, participez à l'Université d'été ! Thématique 2009 : "Les figures de l'autre dans la pensée juive 13 AU 17 JUILL aleph dr Montréal Centre d Etudes Juives Contemporaines BWIHfcn Sonia Sarah Lipsyc est la directrice de Aleph-Centre d'études juives contemporaines.Elle dresse ici un premier bilan de Aleph et présente l'université d'été du 13 au 17 juillet qui portera sur « Les figures de l'autre dans la pensée juive » en partenariat avec la Faculté de théologie et de sciences des religions de 'Université de Montréal.Aleph-Centre d'études juives contemporaines a été créé cette année, quel bilan tirez vous des ces trois mois d'existence ?En effet, Aleph a été inauguré le 15 mars 2009 - mais nous travaillions sur le projet avec Robert Abitbol et David Bensoussan, le président d'alors, depuis l'année dernière - et d'emblée le public a été au rendez-vous ! En trois mois, nous avons eu trois journées thématiques, le dimanche, sur des sujets divers, avec une dizaine d'intervenants : « Le Talmud, enquête dans un monde très secret », « Fallait-il être juif pour inventer la psychanalyse?», « Des chiffres et des lettres dans la kabbale».La formule à plu ce qui n'était pas gagné d'avance, entre trente à cinquante personnes ont assisté à ces conférences, cours ou causeries de 10h30 à 14h et plus d'une centaine le soir pour les tables rondes.A Aleph, l'accent est mis sur la diversité des intervenants à savoir des universitaires, des rabbins, des artistes, des hommes et des femmes ainsi que sur la variété des disciplines et des angles d'approche.Ainsi se côtoient l'étude talmudique grand public et les sciences humaines ou l'histoire dans une atmosphère studieuse et conviviale.Aleph c'est aussi un partenariat régulier avec les Femmes Juives Francophones centré sur des questions de femmes et judaïsme.J'ai ainsi mené avec elles deux études portant sur : « Les femmes ont-elles droit à un héritage dans la loi juive?» et « Des femmes et de la lune dans la pensée juive ».Enfin, il y a le « Beth Flamidrach », un lieu d'études ouvert, qui fonctionne une fois par semaine avec des petits groupes d'études sur textes comme le Livre de Ruth ou le traité Berachot du Talmud.Toutes ces activités se déroulent pour l'instant au 1 carré Cummings, à Montréal, bien sur ! Quel est le public de Aleph ?Bien que le public soit mixte, les femmes, jusqu'à présent, viennent plus nombreuses à Aleph.Elles ont indéniablement une soif d'apprendre et surtout elles savent qu'à Aleph leur accès à l'étude des textes de la tradition juive est sans restriction.Il y a aussi un pourcentage non négligeable d'anglophones qui viennent suivre en français les cours ou les rencontres de Aleph.Enfin, des personnes non affiliées aux institutions communautaires commencent à s'intéresser à Aleph et je m'en réjouis car c'est là l'un des objectifs de mon mandat.Sur quoi mettez-vous l'accent à Aleph ?Ce qui m'importe c'est que les personnes sortent plus riches qu'elles ne sont entrées.et qu'elles puissent au fil des séances retrouver par elles-mêmes les sources ou les raisonnements des enseignements aux quels elles auront assistés.Aleph n'est pas un centre d'études religieuses - le degré de croyance ou de pratique des participants ne nous regarde pas.Ce qui compte c'est le désir de connaissance et de transmission du judaïsme, sous ses nombreux aspects.C'est pourquoi même si l'étude des textes reste centrale, nous convoquons aussi d'autres disciplines.Une autre des caractéristiques de Aleph outre la pluridisciplinarité, la pluralité des enseignements et la mixité, c'est l'étude ou la réflexion à deux, en « havroutah » au cours d'une séance d'étude collective.Ainsi si j'interviens dans ce cadre, je présente la problématique et le passage que nous allons étudier, puis je demande aux gens de se mettre à deux et de réfléchir sur la problématique du texte.Nous écoutons ensuite tout ce que chaque « havroutah » à a exprimer d'essentiel.Enfin, et seulement alors, j'apporte quelques commentaires, le plus souvent tiré de la vaste littérature rabbinique ou d'autres sources.Une grande première aussi cette année c'est l'université d'été en partenariat avec une université francophone de Montréal, en l'occurrence la faculté de théologie et de sciences des religions de l'Université de Montréal ?Depuis longtemps la CSUQ cherchait un terrain d'entente avec l'une des universités francophones de la ville ou de la province et il nous semblait important que d'emblée Aleph présente également un versant académique.La rencontre a eu lieu avec Jean Duhaime, le doyen de la Faculté de théologie et de sciences des religions de l'Université de Montréal et de façon très positive un partenariat s'est mis en place.L'université d'été se déroulera du 13 au 17 juillet 2009.Elle portera sur « Les figures de l'autre dans la pensée juive ».Les cours auront lieu tous les matins de 9h à midi.Je vous laisse découvrir le programme et ses six intervenants ci-dessous.Un point important : l'université d'été est ouverte à tout le monde que ce soit pour un cours ou l'ensemble de la semaine.Une attestation pourra être délivrée mais surtout pour celles ou ceux qui le souhaitent, il est possible d'obtenir un crédit universitaire en se conformant aux modalités d'examens.Nous espérons, bien sur, poursuivre, sous une forme ou une autre, ce partenariat avec l'UDM.Et quel est le programme de Aleph pour l'année prochaine ?Maintenir une programmation régulière et variée, avec notamment les journées thématique- je suis déjà en train de travailler sur la prochaine saison.Multiplier les groupes d'études ou des séries de cours en semaine avec d'autres intervenants francophones comme par exemple un cours de grammaire hébraïque.Améliorer le livret pédagogique des rencontres, travailler à la mise en ligne sur internet avec Akadem ou sur notre site de certaines conférences de Aleph,.Envisager des publications et d'autres bonne surprises encore.Au niveau du public, toucher un public de plus en plus vaste, toutes celles et ceux qui ont envie d'apprendre parmi les personnes qui connaissent déjà la CSUQ ou d'autres non affiliées.Nous tenons également à davantage toucher les jeunes adultes et nous oeuvrerons dans ce sens l'année prochaine.En tout cas, pour vous tenir informé des activités de Aleph, notre site internet reste l'outil d'information le plus fiable.N'hésitez pas à aller le consulter, il est régulièrement actualisé (http://www.csuq.org).30 | Juillet - Août 2009 | LVS ioto : Joseph Elfassi Université d'été de Aleph- Centre d'études juives contemporaines en partenariat avec la Faculté de théologie et de sciences des religions de l'Université de Montréal du 13 au 17 juillet 2009 Présentation Quelle, éthique de l'altérité le judaïsme a-t-il développé au travers de l'interprétation de certains récits bibliques ?Quelles sont les conséquences dans la loi juive de cette appréhension de l'autre qui peut avoir le visage de l'étranger, du non juif, du converti ou du groupe minoritaire ?Quelles sont les répercussions actuelles de ces représentations de l'autre dans le dialogue du judaïsme avec les monothéismes chrétien et musulman ?Et quelle est son influence sur les principaux aspects touchant à la rencontre du monde juif, séfarade ou ashkénaze, et la société québécoise dans laquelle il s'insère ?Ces séances de trois heures, chaque matin de 9h à midi, durant 5 jours aborderont aussi bien les aspects théologiques que socio-historique-! des figures de l'autre dans la pensée et la vie juives.£ COMMUNAUTÉ | Ça s'est passé ici Le programme de l’université d’été Programme 1 : « Souviens toi que tu as été étranger en Egypte » : les commandements de l'éthique dans la loi juive.Dr Sonia Sarah Lipsyc, lundi 13 juillet, 9h-12h 2 : Le livre de Ruth ou la thématique de la conversion dans la tradition juive.Dr Sonia Sarah Lipsyc, mardi 14 juillet, 9h-12h 3 : L'autre : le frère, la femme-sœur et les descendants d'Abraham.Etude biblique sur Cain et Abel, Eve, Ismaël et Esaü.Jo Cabay, Mercredi 15 juillet, 9h-12h 4 : Monde juif au Québec -Rencontre du monde juif ashkénaze et québécois : Dr Pierre Anctil Jeudi 16 juillet, 9h-10h30 -Rencontre monde juif sépharade et québécois : Dr Yossi Lévy Jeudi 16 juillet, 10h30-12h 5 : Perspectives juives sur le dialogue judéo-chrétien et le dialogue judéo-musulman -Perspectives juives sur le dialogue judéo-chrétien : Dr.Sharon Gubbay-Helfer Vendredi juillet, 9h-10h30 -Perspectives juives sur le dialogue judéo-musulman : Dr.David Bensoussan Vendredi juillet, 10h30-12h Modalités : Ce programme donnera lieu à un crédit universitaire et/ou une attestation de présence.Il sera ouvert aussi bien aux étudiant(e)s qu'au grand public.L'université d'été aura lieu au campus principal : pavillon Paul-G-Desmarais, 2960, chemin de la Tour, salle 1120, Montréal Il est possible de choisir un ou plusieurs cours ou de suivre l'intégralité des séances proposées.Coût d'inscription : 105$ pour tous les cours ou 25$ par matinée.L'inscription se fait directement auprès de l'université, téléphone 514-343.7521.Pour avoir d'autres informations vous pouvez envoyer un mail à slipsyc@csuq.org ou téléphonez au 514- 733.4998 poste 3160 Faculté de tj de sciences^ s religions COMMUNAUTE | Ça s'est passé ici Photo : Josepl Dibbouk « qui c'est celui là » ?! Spectacle en français, original et humoristique, écrit et mis en scène par Sonia Sarah Lipsyc pour l'Atelier de Théâtre Juif Francophone Avec Chanier Martine, Chétrit Cuila, Elfassy Engel Hélène, Calanti Mireille, Jama Koukou Sandra, Mardoche Adèle, Misrahi Myara Annie et Perez Carole Assistant à la mise en scène : Joseph Elfassi.Accessoires : Sandra Koukou Direction musicale : Hélène Engel Denise, Les tableaux de l'artiste Ludmila Fishman qui a peint durant les séances de Sophie, l'atelier les participantes en train de répéter seront exposés et mis en vente durant Dorith, le festival.Le dvd récapitulatif de ce travail réalisé par Abigail Hirsch sera disponible dans les mois à venir Dimanche 21 juin à 12h30 au Centre Ségal des arts de la scène, 5170, Chemin de la Côte-St-Catherine à Montréal dans le cadre du Festival International de théâtre yiddish de Montréal.Comment est née l'idée de ce spectacle « Dibbouk Skoun Ada ?! » (Dibbouk qui c'est celui là ?!) J'ai été présentée à Bryna Wasserman, directrice de la troupe Dora Wasserman au Centre Ségal des arts et de la scène, en juin dernier alors que je jouais là bas l'une de mes pièces : « Eve des limbes revenue ou l'interview exclusive de la première femme ou presque de l'humanité » dans le cadre du Festival Séfarade.Je savais que la troupe Dora Wasserman allait célébrer en 2009 son cinquantenaire en organisant un Festival International de Théâtre Yiddish et que Bryna avait le désir dans cette perspective de continuer à créer des passerelles avec le monde séfarade.Lorsqu'il a été question que je vienne à Montréal pour créer le Centre Aleph, j'ai proposé un projet d'atelier de théâtre juif, en français, dans lequel les participants découvriraient la riche histoire du théâtre juif dont le théâtre yiddish au travers du « Dibbouk » d'An Ski.Cette pièce considérée comme l'un des chefs d'œuvre du théâtre juif fut écrite en 1924 presque simultanément en yiddish et en russe avant d'être très vite traduite en hébreu par le poète Haim Nahman Bialik.32 | Juillet - Août 2009 I LVS Est-ce que les participants avaient déjà entendu parlé de cette pièce d'Anski ?Non, justement, c'est pourquoi j'ai écrit au fur et à mesure de nos séances, depuis le mois de mars, un texte plutôt humoristique « Dibbouk Skoun Ada » qui raconte la découverte de cette pièce par les femmes de l'atelier.Je dis les femmes car à l'exception de votre collaborateur à La Voix Sépharade Joseph Elfassi qui était assistant sur ce spectacle, il s'agit d'un « Dibbouk » au féminin.avec des chants dirigés par Hélène Engel, des danses et du rire.Il y aussi les très beaux tableaux de Ludmilla Fischman qui nous peignait pendant que nous répétions.Est-ce que le théâtre yiddish intéresse tout le monde ?Il est même traduit en japonais.Alors i Quant au « Dibbouk » d'An Ski, une traduction française existe depuis longtemps.Beaucoup de parallèles existent entre le « Dibbouk » pièce à dimension mystique puisqu'elle parle des chemins des âmes et la vie juive sépharade.On peut comparer le monde du schtetl (bourgade juive d'Europe centrale) et le mellah, la présence prépondérante des rabbins dans les deux sociétés, la place des femmes, l'amour, etc.Il s'agit en fait d'une découverte mutuelle.Est-ce difficile de conjuguer théâtre et études juives ?Dramaturge est mon premier métier et j'ai toujours été passionnée d'études juives.Montréal me permet de réunir ces deux passions ! « Pendant plusieurs mois, les comédiennes non professionnelles ont donné vie avec enthousiasme et passion au texte original écrit par la dramaturge Sonia Sarah Lipsyc.» COMMUNAUTÉ | Ça s'est passé ici Connaissez-vous bien ies femmes de ia Bible ?QUIZZ PROPOSÉ PAR SONIA SARAH LIPSYC 1- Parmi ces femmes quelle était celle qui était une prophétesse ?1- Tsipora, la femme de Moïse 2- Myriam, la sœur de Moïse 3- Chiffra, la mère de Moïse 2- Quelle femme fut immortelle et entra vivante au jardin d'Eden ?1- Eve 2- Rachel 3- Serah 3- Lilith est le nom ?1- D'un démon 2- D'une des femmes de Salomon 3- De la première femme de l'humanité ZOO2 ‘sued ‘ssajd u| uoqipa ‘gy 0u sapjBd ‘oAsdp mbjes Bmos ja Aqno>|i3 aumBr ap uoiqoajip B| snos aiqig ei quasn sawuiap sa| pusno ‘aj|| zaAnod snoA ‘sn|d jioabs ua jnod BUBqoEH qooy ap jnof japuajd np (saqaqdojd sap ajq aÊBSSBd) qejeqpBq B| susp quaiuaspajd sn|d BUBqoEH qooy ap a|6jnp|| B| suep ajaud auao Bjasu! qa (e p£ qa e 62 qoqoBjag aqpjq a| jjoa) lEJauaB ua jaud ap uoôbj e| jns squawau6|0sua sap Bjq pnui|Eia| oh t (L) laniues suep euueh ap ajaud B| aa Z ¦ asuoday y.•(e gi.eluex Eqsg saqiejq sa| jns jojessox ap.Bg sap aJiBquawiuoo ai quawiuBjou jioa) pains ao e snsuasuoo un pieae A || ‘saqoo sas e suiaip aouasajd ei e aosjB je3 jaBnf }|EAnod qEJoqao anb no ' " s|0| sai qæuBiasua s|ew ssd psaBnl au Ejoqao anb aouEAB quo saj|Bpuawwoo surepjao ‘aBnf ajpa assmd awruap aun.nb ssd ueppawpB.u anb|pniu|Ei ajnpBjappii E| aiuuroo quepuadag qaEJspp aidnad a| ajip-B-qsap |3EJS|,p spuspua sai p|Ba6n[ sjoqaa anb puawaJiBp apdqs psa n ‘g-t?: y saBnp apxap ai sueo E:asuoday -g '(Z- 2 Jsqisg) Jaqjsg ap siuou sap un,| prepa BSSEpBy.nb sjo|e (q: gz asauag jns g : qg sqqEy asauag qoBjpiui ai j|oa) qBJES ap pjow B| sajdE Bsnoda weqBjqv.nb jeBv ap tuou ajins.i prepa Bjnopay « (•¦ ) x|oa es aqnooa 'qEJES ejip aq anb ao qnoq ("') » : 21; L2 asauag apqasjaA ao ap jqjBd e gx np eh B|in6a|/q apiBjpai auBiinos ai aiuiuoo wEqEjqv.P |n|ao e jnauadns atuaui papa aqaqdojd ap aj6ap uos anb ssd suo||qno,N ‘anbqaqdojd pudsa jEd « heAoa apa » puawwEjou aqmBis mb ao ‘exsia l:asuoday g 4- Parmi ces femmes quelle est celle qui enseignait la Torah aussi bien aux femmes qu'aux hommes ?1- Sarah 2- Houlda 3- Esther 5- Quel était l'autre nom de Sarah ?1- Yiska 2- Hadassa 3- Ketoura 6- Débora jugeait-elle ou enseignait-elle les lois ?1- Ellejugeait 2- Elle enseignait les lois 3- Elle faisait les deux 7- Hanna est à l'origine d'une prière pour la fête de 1- «Chavouot» 2- « Rosh Hashana » 3- « Chabbat » (8:22 (2) sioy j|oa) SB|sop ap sdwap xne ajiBidwaxa un jaAnojpaj ap HEuaA uo juop ( « luuEAao ») awouojapnaa np sjah ai opqnd ua pEnbpdxa ap3 (pasjaA ao jns iqoey anb isuæ h: 22 (2) s|oy jns ueqpBuop ap iuno6jBjJ puawau6 -lasua.p uosjBW aun Busdino qpaq un » susp qsjox E| ‘snop s pmsuadsip ‘sjnap -epuaumioo smepjao uops ‘mb apuajap ap ap|UJEpB| ap ‘assapaqdojd B| ‘Bpinopi Z :asuoday ç •ajpq aujujoo ujou uos sud e appEnb ap umouauiB sauEEBEUi sjnai ap un,| pa anojd ap ajn6q auiiuoo aaqdope puo,| saAml sapsiuiwap saq 'uoruap un • no aoupEpuaq aun aujuioo ajuasajd ei gx np q ooL u|Anojg apejp ai a|dujaxa JEd auiujoo pnuj|Ex aq ' • uiepv e puaiuwajBddE pn|dap apuEumq.i ap awuiaq ajaiwajd E| JEd aauojd ap|BBa,| s|B|/\| (q £218 e zz saBEd) ibjis uoq 8P paqBqdivj ap pipjep qoBjpiiu ai uoias wbpv awuioo ajjap B| ap aaajo pnp mb qqpn E:asuoday £ (q 60L JBqoEAy japas 8| pa a i np B£L Epos aq|BJp a| puawwEpou jioa) uap3,p uipjs[ a| suep sjueaia sajqua quos mb (saiumoq qa sawiuaq) saqsnf sa| iiujsd jaqdujoo ap aquauj ai qna qa lasjsi.p aidnad np aifiapAud umuraq un sapais sap puBpuad ;su|B puurap ap3 -apaujaqa sia aun qusqqaujojd m| ua qpaq B| qooEp ‘adJBq es ap quEpæ.s ua jnaonop obae qiq ai ap3 (gz '¦ St esauag) pueaia ajooua qmqa ‘saauuB.p qusq sajdE 'qdasop spq uos anb qooBr e jaououuE.p aquauj ai 'qaqqa ua ‘qna ap3 qoaBp ap spq sap unp qmqa mb jaqoy ap qa ejopeh ap apiq B| ‘qBjas £ :asuoday z •suoiqEjauaB sa| saqnoq B sapqn samujoq sap qa saujiuap sap saqaqdojd sa| anb sanuaqaj aqa quo.u 'pnui|EX ap atiBjq amauj ao susp (gou-otOL) iqoey aspajd ai aujujoo jeo qqsnEqxa ssd qsa.u ajqqiqo ao S|E|A| ¦jaqqsy qa Eppoy ‘|.i.EB|qv ‘euueh ‘BJoqaa ‘qEJES 03ae (g x) auoiAqsg ap pnui|EX np eh EpnBaiM aqmjq ai suep saaqp sassaqaqdojd qdas sap aun,| isu|e qsa apg « (¦ ‘ •) u|Biu es suep uunoqujeq un 'uojev.P Jnæs E| ‘assaqaqdojd E| ujeuA^i qud a||3 » - 02 - SL apoxgj ap aqxaq ai susp apaq anb qusq ua quaujajisp aatuiuou 'ujeijAiai Z ¦ asuoday q 33 | Juillet - Août 2009 | LVS COMMUNAUTE sse ici MhC sépha Former des leade PAR JOSEPH ELFASSI Salomon Oziel préside le comité de Continuité Sépharade, un projet au sein de la CSUQ qui pense au futur de la communauté sépharade.« Nous voulons que cette communauté existe encore dans trois générations, nous voulons qu'elle soit toujours aussi vibrante », affirme M.Oziel, « et pour ça, il y a du travail à faire ».Le comité de Continuité Sépharade est composé de Arielle Lasry et Anette Amar, co-présidents du programme de leadership.Siègent aussi sur le comité Joseph Gabé, Karen Affilalo, Sidney Benisri, David Bensoussan, Galia Dahan et Salomon Oziel, président du comité.Marc Kakon, président de la CSUQ, a donné l'aval à ce comité parce qu'il est « indispensable ».Selon Salomon Oziel, Montréal est une plaque tournante du sépharadisme dans le monde.On y compte à peu près 25 000 sépharades, qui composent la plus grande communauté sépharade d'un point de vue de dynamisme et d'activisme.Cependant, M.Oziel affirme que « si on ne fait rien pour préserver cette communauté, elle va se dissiper lentement.» De plus en plus de sépharades ne s'identifient que comme étant des Juifs, et n'affirment pas d'appartenance particulière au sépharadisme.Ce n'est la faute de personne, mais il y a un détachement graduel envers la communauté.Il faut changer cela.Pour ceci, le Comité de Continuité Sépharade a créé quatre programmes qui visent à attirer les Juifs sépharades au sépharadisme.Le premier est un programme de leadership communautaire.Depuis déjà quelques mois, le comité a mis en place des formations de leadership pour vingt-cinq jeunes professionnels.Celles-ci aident les jeunes à apprécier l'importance des réunions et des comités au sein d'une vie communautaire active.Les ateliers se veulent interactifs.Après quelques mois de préparation à la vie communautaire, les jeunes professionnels font un voyage « retour au source ».Ils visitent ainsi, pendant un bref séjour, le Maroc, l'Espagne et Israël.Ils y rencontrent des leaders communautaires.Ce programme est particulièrement dirigé vers la jeunesse et a lieu tous les deux ans.« Le but est de former des leaders aujourd'hui » continue M.Oziel.« On ne peut pas attendre demain.Pour que les jeunes s'impliquent dans leur communauté, il faut les intéresser à leur héritage ».Ce qui est le but manifeste du Comité Continuité Sépharade.Le deuxième programme s'intitule JASCafé, un café pour des Jeunes Adultes Sépharades, autant professionnels qu'étudiants.« C'est un peu comme un post-Hillel », affirme Salomon Oziel.« Ça permet à des jeunes sépharades d'avoir un endroit où ils peuvent de réunir et parler de tous les sujets qui les intéressent.» Le but de JASCafé est qu'il soit contrôlé par les jeunes mêmes, qui déterminent les activités qui auront lieu dans la salle.Le troisième programme est un autre voyage Retour aux Sources destiné aux étudiants des cégeps et des universités.Une fois par an, plusieurs étudiants profiteront d'un voyage au Maroc, en Espagne et en Israël.« C'est un peu comme une march of the living sépharade », affirme le président de Continuité Sépharade.Le quatrième programme est encore à déterminer, mais il va viser tous les professionnels sépaharades à Montréal.Avocats, médecins, ingénieurs, architectes, tous seront appelés à se rapprocher d'une communauté avec laquelle ils ont un peu perdu contact.Tout ceci pour s'assurer que 'héritage culturel sépharade puisse se manifester avec force dans les générations à venir.Salomon Oziel, Président de Continuité Sépharade 34 | Juillet - Août 2009 | LVS COMMUN TE | Ça s'est Sîsas ' TjI.V?-' \.;VS Le camp Yaldei Le premier et seul camp d’été au Québec pour les enfants Shomerai Chabbat avec des besoins spéciaux.Parmi les arbres au coeur des Laurentides, à 45 minutes de Montréal, est située la seule colonie de vacances au Québec pour les enfants Shomerai Chabbat avec des besoins spéciaux.Camp Yaldei est une réalisation, parmi tant d'autres, de M.Menachem Leifer.Le centre de développement Donald Berman YALDEI a été fondé par Menachem Leifer et sa femme Dvora.Il y a douze ans, après la naissance de leur deuxième enfant.Deux de leurs enfants sont nés avec des difficultés de développement extrêmes, nécessitant des interventions intensives.La famille Leifer a appris très vite que ces services et ressources, essentiels à l'avancement et au bien-être de leurs enfants, n'existaient pas à Montréal.Le couple est retourné d'un voyage à New York, impressionné par la gamme des thérapies disponibles là-bas.Ils ont décidé que ces mêmes services seraient accessibles aux Montréalais.Peu à peu, le rêve est devenu réalité : Le centre de développement Donald Berman YALDEI était né.Douze ans plus tard, Yaldei est un centre à la pointe du progrès, en matière d'intervention précoce.Yaldei se consacre à l'avancement des enfants avec des besoins spéciaux, ou selon les mots de l'équipe Yaldei, « aux enfants exceptionnels ».Leur but est d'aider « ses » enfants à réaliser au maximum possible, leurs potentiels.Il y a deux philosophies qui caractérisent ce que Yaldei accomplit.À savoir : • Exiger le plus possible de chaque enfant, en lui offrant une grande gamme des thérapies intensives de développement, conçues spécifiquement pour lui, en fonction de ses habilités, de ses défis, et de son caractère.• Soutenir les parents, car, sans leur contribution ciblée, le succès est carrément impossible.Au sujet de la genèse du « Camp Yaldei », Menachem Leifer a avoué que « la période de vacances d'été était toujours difficile pour les parents et leurs enfants, car, à part les cas les plus extrêmes, les services n'étaient pas disponibles en juillet et août.» « En raison des défis auxquels ils font face, les enfants exceptionnels sont rarement accueillis par les colonies de vacances.Par conséquent, ils ne profitent pas et ne s'amusent pas pendant l'été autant que leurs pairs.Dès le lancement de « Yaldei », nous avons voulu leur offrir cette possibilité.Nous avons également souhaité donner à leurs parents une occasion de se détendre, un répit essentiel au bien-être de ces enfants autant qu'à leurs parents.» « Yaldei » et « Camp Yaldei » sont financés à même les frais payés par les parents, mais, étant donné le genre de service dont les enfants ont besoin, ces frais sont tellement élevés que « Yaldei », comme organisation à but non lucratif, sollicite également des dons rendre les coûts plus abordables.Nous avons un bassin de donateurs qui ont été tellement émus par ce qu'ils ont vu qu'ils ont voulu que le « Camp Yaldei » puisse continuer à aider les enfants sur une base annuelle.« Selon moi, c'était l'intervention divine et la bonne volonté de nos bienfaiteurs qui ont rendu possible l'achat de 200 arpents, de 'La Mission Old Brewery' aux Laurentides.Dès l'instant que la MOB s'est rendue compte de qui nous étions et de nos besoins, ils ont fait de leur mieux pour nous aider à réaliser notre projet.» « Regardez autour de vous.Nous avons deux grands lacs, une piscine, une grande salle de récréation pour les activités internes ou quand il pleut.Nous avons une grande cuisine et une salle à mangerstrictement kasher dans un milieu Shomer Chabbat.Nous avons une infrastructure en très bon état et des nombreuses pistes de randonnées.Ici, les enfants avec besoins spéciaux peuvent participer aux mêmes activités que leurs pairs ont toujours connues.Nous travaillons très fort afin de s'assurer que toutes les activités comme la natation, la navigation, l'artisanat, les sports, etc., soient modifiés afin de les adapter aux besoins et défis spécifiques de chaque enfant.» Madame Esther Moskowitz de Montréal a écrit « Jusqu'au moment oü notre fils est allé à Camp Yaldei, nous n'étions pas sensibles à notre niveau élevé d'anxiété au sujet de son bien-être.Merci, Yaldei, de nous avoir donné, à lui et à nous, l'occasion de reconstituer nos energies.Et sans Camp Yaldei, on aurait toujours pensé que le possible resterait toujours impossible.» Pour plus d'information au sujet de Yaldei ou Camp Yaldei, veuillez contacter (514) 279.3666 ou visiter leur site à www.yaldei.org 35 I Juillet - Août 2009 | LVS COMMUNAUTÉ | Ça s'est passé ici Le Maimoshow Des esprits chagrins prétendent qu'à Montréal, les jeunes de la Le spectacle de cette soirée a suscité tout mon plaisir, mon intérêt et communauté ont des préoccupations moins dignes que celles de leurs mon admiration et m'a rempli d'humilité face à tous ces talents.Les parents, qu'il n'y a pas de relève dans le leadership communautaire, que 1400 spectateurs de la salle ont remercié ces « artistes » d'un soir en les les jeunes sont bien rares aux événements organisés tels la Ouin7aine ovationnant comme il se devait.sépharade, les conférences, les activités culturelles ou autres.Bref ! Qu'il faut agir, et vite pour que les efforts fournis tout au long des années, afin de constituer une communauté juive structurée et consciente de sa mission, n'aient pas été vains.Tout cela est faux ! Moi qui suis encore relativement nouvelle à Montréal, je doutais de ces rumeurs et y résistais autant que je le pouvais, mais j'avoue m'être laissé aller à y croire, aussi, parfois.On ne dira jamais assez la force de l'ignorance et de la médisance, hélas ! En ce qui me concerne, tout cela est du passé : je ne me laisserai plus jamais intoxiquer par ces prophètes de mauvais augure qui ne croient pas au génie de la jeunesse de la communauté juive de Montréal.J'ai vu cette jeunesse juive à l'œuvre.Devant un public de 1400 personnes, dans un théâtre de l'Olympia bondé, le Maimo Show célébrant le 40e anniversaire de l'École Maimonide était époustouflant ! Tous ces jeunes ont eu le projet de célébrer leur école en grand pour ce 40e anniversaire.Ils ont souhaité rejoindre les anciennes promotions de Maimonide ; ceux et celles qui, sortis de cette école, se sont épanouis dans leurs études et dans leurs vies professionnelles ; ceux et celles qui s'étant rencontré à l'école, ont fondé une famille.L'ensemble des élèves de secondaire 5 ont été enthousiastes à participer activement au projet, en dépit du travail et des efforts que cela entraînait en plus de leurs activités régulières.Et tout ce beau monde s'est mis à chanter, à danser du Hip Hop, de la Salsa ou des chorégraphies bien réglées, à témoigner ainsi en faveur de leur école et de l'ensemble de la communauté juive de Montréal rassemblée comme une belle famille à laquelle ils ont voulu prouver leur attachement.On ne peut que constater que le défi a été relevé et réalisé sans la moindre fausse note.À qui doit-on la réussite de l'événement et du spectacle proposé à cette occasion ?Uniquement aux élèves et aux anciens élèves qui se sont chargé de tout, dans les moindres détails de leur réalisation : des thèmes choisis à la programmation, des spectacles à leur publicité.Ils ont été organisateurs, concepteurs, artistes ; ils ont dansé, chanté, joué ; ils nous ont fait rire et sourire, ils nous ont ému.Ils nous ont offert un show impeccable, digne de grands professionnels et réunissant tous les arts du spectacle, des chorégraphies au cinéma (avec montages parfaits), en passant par la chanson et les sketches juste pour rire, les « publicités » récapitulant ce qui fait l'essence de l'École Maimonide comme l'esprit d'équipe, les activités ou l'amitié, des clips vidéo émouvants et sincères rendant hommage à leurs professeurs, leurs directeurs et leurs secrétaires ., avec des enchaînements musicaux bien réglés, des effets d'éclairages comme on en voit dans les meilleurs music-halls et des décors astucieux et spectaculaires au logo de Maimo.36 | Juillet - Août 2009 | LV5 Citons le travail extraordinaire accompli par Eric Mechaly directeur d'une équipe dynamique de bénévoles extraordinaires parmi lesquels Yael Bensoussan, Calia Dahan, Maya Lallouz, Albert Levy, Sevrine Mechaly, Jessica Neuman, David Ouaknine, Éric Bénatar, Yoel Dahan et son bras cassé.mais aussi Patrick Bensoussan, Laura Cassetta, Tanya Cohen, Kelly Malka, Orit Misrachi, Arielle Oiknine, Manny Para, Patricia Salama, Moran Solomon et tous ceux et celles que je ne peux pas citer ici par manque de place mais qui contribuent désormais à rassurer les anciens sur l'avenir de la communauté et de l'École Maimonide.À tous, la mission que vous vous étiez donnée pour le 40e anniversaire de Maimo a été totalement réussie.Vous méritez et vous avez toute notre admiration.I : PRIVILÉGIEZ UNE ÉDUCATION JUIVE ET PRIVÉE ALLIANT TRADITION ET MODERNITÉ I s le cadre du 40e anniversaire de l’École Maimonide bénéficiez du il iramme « Retour aux sources1 » qui permettra à votre enfant de 3i idir et d'étudier dans un environnement juif francophone I imique et moderne.passé est notre héritage, le présent notre responsabilité, II itur notre défi.» ii iription 2009 / 2010 en cours ^ ez notre site web au www.maimonide.ca pour plus d’information - “Nouvelles inscriptions A seulement" FRAIS DE SCOLARITE de 1800$ pour le primaire et le SECONDAIRE en 2009/2010 et 2010/2011 SELON LES DISPONIBILITÉS - PLACES LIMITÉES PAR NIVEAU2 FRAIS de SCOLARITÉ de 2950$ pour la maternelle3 en 2009/2010 et FRAIS de SCOLARITÉ de 3950$ pour la 1e ANNÉE en 2010/2011 1.Programme offert exclusivement cette année - Veuillez communiquer avec nous pour plus d’information.2.Entrevue et examens d’admission obligatoires.3.Priorité accordée aux enfants qui fréquentent les CPE des campus de Maimonide et du Centre communautaire juif (CCJ).intérêtst (ptS-1® iations: Alliance israélite universelle - Association des écoles juives (AJDS/AEJ) - Communauté sépharade unifiée du Québec (CSUQ) - Fédération CJA QUE SONT-ILS DEVENUS DEPUIS MAI'MO?i# M» t)( I1 pcUt^ moi# i seule école juive francophone ipharade au Québec! igogue, Grande cour extérieure, Cafétéria sur place, Études supervisées, gie sépharade, Bibliothèque et laboratoire, Sorties éducatives, i d'informatique, Gymnase équipé, Club sportif, Activités parascolaires, fités culturelles, Concours de Maths, Programme HOPS, iramme « Guecher Hay », La Marche des vivants.|.# i si services de: Travailleuse sociale, Orthopédagogue, Orientation scolaire jri*1 ofessionnelle 87% de nos finissants poursuivent leurs études post-secondaire en anglais et 3% en Israël - CPE juive francophone sur chaque campus - Maternelle offrant 33 heures d’enseignement par semaine et ouverte jusqu’à 17h30! - Programme «d’intégration» 2e chance, en Anglais et en Hébreu, au primaire et au secondaire.- Service de garde offert lors des journées pédagogiques.- Possibilité de service de transport subventionné.CAMPUS JACOB SAFRA 1900, rue Bourdon, ville St-Laurent Qc H4M 2X7 (514) 744-5300 CAMPUS PARKHAVEN 5615, rue Parkhaven, Côte St-Luc Qc H4W 1X3 (514) 488-9224 37 | Juillet - Août 2009 | LVS i COMMUNAUTE Ça est passe ICI oJj ûi p^^- el*ù*AC* ' A>~ âtijfe,,.s“" Jiu.itU çfaj *n v ’"S 52 | Juillet - Août 2009 | LVS DOSSIER | Crise La CSUQ au service des plus vulnérables de notre communauté PAR FLOR BARBARA CELIS Sylvia Serruya est Coordonnatrice bénévolat en action sociale de la Communauté Sépharade unifiée du Québec.Elle met en avant la collaboration étroite de ses services avec l'Agence OMETZ qui intervient dans les dossiers de l'Emploi, de l'immigration et des services sociaux.Sylvia a bien voulu répondre à nos questions : Pouvez-nous me décrire la nature de votre mandat au département des Affaires sociales de la Communauté Sépharade unifiée du Québec?Mon mandat est de répondre aux besoins de la population sépharade, toutes tranches d'âge confondues qui fait appel à nos services.Pour ce qui est du bénévolat, je coordonne le service appel écoute pour les personnes isolées, la visite amicale, le service 'aide aux courses, le service d'accompagnement et le service de répit.Ces services sont rendus possibles grâce à l'engagement inconditionnel d'une équipe de bénévoles motivés et surtout fidèles.Des nouveaux projets ont été mis en chantier en partenariat avec la Fédération CJA : la Boîte Bonne Bouffe, (fruits et légumes à prix de grosj Kosher meat program, interventions auprès des boucheries cachères pour qu'elles accordent des réductions à des familles nécessiteuses sélectionnées et évidemment le projet Café qui offre deux fois par semaine les mardis et jeudis, des repas chauds aux familles nécessiteuses En ce moment la CSUQ et la Popote roulante du Centre Cummings travaillent ensemble afin d'augmenter l'offre de mets préparés selon des recettes sépharades pour les membres les plus vulnérables de la communauté.Pensez-vous que la crise économique a entraîné une nette augmentation des demandes d'aide et de services de la part de certains segments de la population sépharade?En raison de la crise économique il y a eu une nette augmentation des demandes de la part des membres de la communauté qui ont perdu leurs emplois, ce qui crée une nouvelle situation pour ces personnes.Pouvez-vous me décrire les différents types de clientèles qui font appel à vos services?I ' En ce qui concerne l'action sociale, la CSUQ offre les activités suivantes aux aînés sépharades : •Une à deux fois par mois la communauté offre des activités socioré-créatives gratuites au C.H.S.L.D juif de Montréal (Centre d'hébergement de soins de longue durée) et au Centre gériatrique Maïmonides.•Coordonne et contribue à la planification des campagnes de panier des fêtes (Rosh Hashana, Hannoucca et Pessah).Cette année la Caisse Beth Yossef a collaboré avec notre communauté et d'autres organismes juifs de charité, les congrégations Petah Tikva, Beth Rambam, Beth Chabad (Rabbin Chalom Chrigui), Doudou Dahan, pour la distribution des paniers des fêtes.La collaboration de donateurs anonymes ainsi gue celle de bénévoles comme Mme Rachel Elbaz et M.Serge Elbaz est un atout considérable lors de cette action.Ce sont des personnes vieillissantes, des personnes isolées, des cas psychologiques et, des femmes victimes de harcèlement physique et verbal et des familles monoparentales, des personnes prestataires du bien-être social.On essaie de faire le maximum pour ces personnes pour qui nous sommes des travailleurs sociaux, des psychologues ou tout simplement une oreille réceptive en un mot les gens qui font appel à nos services le font parce qu'ils se sentent chez eux.Quand nous ne pouvons répondre à tous leurs besoins on les réfère aux organismes qui peuvent les aider comme l'Auberge Chalom qui vient en aide aux femmes battues, et l'agence OMETZ.Qui résulte de la fusion d'Emploi juif Montréal (JEM), des services d'assistance aux immigrantsjuifs Montréal (JIAS) et des services à la famille juive (JFS).Pour les personnes ayant des besoins alimentaires on les réfère au CAFÉ et à Mada.•Le projet rassembleur Tsédaka qui se résume à une caisse de charité commune a réussi à unifier et à rationnaliser la distribution des paniers des fêtes des différents organismes.De cette façon, nous avons filtré les listes et évité les duplications.Les paniers des fêtes ont été distribués sur une base géographique, et les bénéficiaires ont reçu un panier selon leurs besoins, Grâce à ses donateurs anonymes, la CSUQ a collecté $60 000 lors de la campagne de Pessah pour un total de 101 000$ Comment réagissez-vous dans les cas d'urgence?Quand on reçoit un appel d'urgence on réfère les personnes ayant des besoins physiques au CLSC, au Centre Cummings pour les Aînés et les personnes ayant des problèmes psychologiques et aide financière à l'Agence OMETZ Pouvez-vous nous fournir quelques chiffres sur le nombre de cas que vous traitez à l'année longue?•Coordonne la clinique d'impôts gratuite pour les familles qui ont des revenus de 16 000$ ou moins par année.Ceci se fait grâce à la collaboration de nos deux experts comptables : M.Henri Abikhzer et M.Jacques Zrihen.130 familles ont bénéficié cette année de ce programme.•Diffuse l'information concernant les activités du Cercle Sépharade francophone 50 plus du Centre Cummings pour Aînés.Pour l'année 2008 on a reçu 1200 appels, il y eut 830 déplacements, 75 bénévoles.En comparaison avec l'année 2007 il y eut 800 appels, 680 déplacements et 70 bénévoles.Pour plus d'informations : www.csuq.org www.ometz.ca Le café : 514-342-1234 •Coordonne des séances de développement professionnel dans le domaine paramédical pour les bénévoles. DOSSIER I Crise Le Café -1 Needed relief in difficult times When it opened in March, offering free meals twice a week to anyone in need, Le Café anticipated serving between 100 and 150 per seating.Within a month, more than 600 meals were being served each week.This demonstrates the growing needs within our Jewish community and the impact of the economic crisis, which struck suddenly toward the end of last summer.Diners begin lining up a few minutes before opening time at 5:00 p.m.on Tuesdays and Thursdays.They wait patiently until they are led to tables by helpful volunteers acting as hosts and hostesses.It's a nice touch that makes the dining room more like a restaurant than a cafeteria.Once seated, there is no standing in line for food.Instead, volunteers wait on tables, bringing soup or salad, offering a choice of entrées, beverage, and desert.Diners are treated like guests and the atmosphere makes it a comfortable place for individuals and families, alike.The large tables encourage diners to talk and get to know one another, which has contributed to making a meal at Le Café a social event.This helps to alleviate the loneliness and isolation that too often accompanies financial hardship.Unable to afford to go out to socialize, or feeling embarrassed to be short of money, people in distress lose touch with others, which makes the burdens they carry all the more difficult to bear.^^5 w fi * For further information about Le Café, or to volunteer, please contact Lynn Cordon of the Cummings Centre, at 514-342-1234.54 | Juillet - Août 2009 | LVS C* *- 55 I Juillet - Août 2009 I LVS DOSSIER Crise ¦>r" At Le Café, there is no stigma to needing help, just the understanding that everybody can use a hand from time to time.As the community deals with rising unemployment, depleted savings, and the possibility of a lengthy recession, it is important that people are aware that such resources as Le Café exist to provide peace of mind and ensure that hot, nutritious, kosher meals are available.It is important that, during difficult times, people not become overwhelmed by a sense of despair.Le Café is open every Tuesday and Thursday, between 5:00 p.m.and 6:30 p.m.at the Cummings Centre cafeteria, 5700 Westbury Avenue.Service is provided by volunteers.The atmosphere is supportive and dignified.Everybody is welcome.The initiative is being presented by FEDERATION CJA in association with the Communauté Sépharade unifiée du Québec, Agence Ometz, and the Cummings Jewish Centre for Seniors.A commitment has been made to keep Le Café in operation for at least a year, as the full impact of the economic situation is measured. DOSSIER Crise U Les deux piliers de la Campagne Sépharade de l’Appel Juif Unifié PAR VALERIE SOUSSAN Nous avons eu le privilège de nous entretenir avec les présidents de la Campagne Sépharade de l’Appel Juif Unifié, deux personnalités communautaires qui accomplissent un travail remarquable au sein de notre communauté.Moise Amselem, pharmacien de métier, est un bénévole de longue date, en fait depuis qu'il résidait au Maroc.Il a été Président de la Communauté Sépharade du Québec de 1997 à 2001.Il préside actuellement la Fédération Sépharade du Canada, et il est aussi « pakid » de la « Chevrah Kadisha » On le surnomme affectueusement la « Tsédaka ambulante ».C'est à lui qu'on a confié la présidence de la Campagne Sépharade de l'AJU.Calit Suissa Antebi, d'origine marocaine et israélienne, a grandi en France.Elle et son mari, ont toujours participé aux œuvres charitables de la communauté tout en s'impliquant dans certains programmes spécifiques.En septembre 2007, suite à la soirée « Mécènes » de la Campagne, elle décide de se dédier davantage à la cause de la Fédération en laquelle elle y met tout son cœur.C'est ainsi qu'elle copréside en 2008 l'événement « what's cooking?», puis devient Présidente de la Campagne Sépharade des femmes de l'AJU en 2009.agence etd'at LVS; sont p % no pense autan 91 lï LVS : Qu'est-ce qui vous a incité, tous les deux, à accepter de présider la Campagne Sépharade de l'AJU?G.S.A : Ce fut tout d'abord pour aider mon pays, Israël.J'ai toujours insisté sur le fait qu'il faut aider l'État d'Israël et les familles dans le besoin, d'ici ou là-bas, et contribuer autant qu'on le peut.Il faut également prêter main forte aux Juifs d'ici en étant bénévole et en contribuant, chacun à sa façon bien entendu.Il m'est très gratifiant d'être bénévole et de travailler au sein de la communauté juive de Montréal.À mes yeux, c'est un privilège.M.A : L'Appel Juif est mal connu de la communauté et la Fédération est mal aimée.C'est malheureux.Car quand on voit de ses propres yeux, les actions réalisées par la Fédération, on en reste bouche bée! J'ai visité plusieurs autres communautés dans le monde et je peux vous dire que nous sommes uniques pour ce qui est de la générosité! Nous avons eu un énorme impact dans le développement du Sud d'Israël suite aux attaques que cette région a subies lors de la dernière guerre à Gaza.J'ai voyagé à Beer Sheva et j'ai visité une salle d'hôpital pour bébé prématurés qui a été entièrement financée par Montréal! Nous avons aussi offert 500 ordinateurs et avons financé, par le biais de la Fédération Sépharade Canadienne, 10 000 petits-déjeuners pour les enfants défavorisés de Beer Sheva.C'est tout simplement incroyable les choses que nous avons accomplies là-bas.56 | Juillet - Août 2009 [ LVS G.A : Avec la récession qui n'a épargné personne et qui a aussi touché la communauté juive, les besoins n'ont fait que croître et le nombre de personnes qui cherchent du travail s'est accru.Les besoins principaux se trouvent chez les ainés et les familles qui ont besoin de subventions pour pouvoir envoyer leurs enfants dans les écoles juives.Nous avons aussi ouvert « Le Café » qui sert des soupers cachers les mardis et jeudis.Nous avons besoin de dons et de bénévoles pour continuer à accomplir cette grande Mitzva ainsi que pour répondre aux défis auxquels nous faisons face.M.A : J'ai assisté à une scène choquante lors de mon bénévolat au « Café ».J'ai aperçu une dame qui était une grande donatrice à la Fédération et qui, ce soir là, prenait un repas avec d'autres familles défavorisées car elle avait tout perdu suite au dernier crash boursier.C'était émouvant de voir cela.Nous ne savons pas ce que la vie nous réserve.Nous devons aider les gens à garder leur dignité! LVS : Quels sont les défis actuels et quelles seront vos stratégies pour sensibiliser la communauté?Nous devons augmenter le nombre de donateurs et faire le maximum pour attirer les gens afin qu'ils s'impliquent.J'interviens dans les différentes Synagogues de Montréal et j'essaie de passer le message de la Campagne afin de les sensibiliser et de les inciter à aider la Fédération.Nous avons besoin de toute l'aide possible.Nous avons beaucoup de nouveaux donateurs que nous devons contacter. • V,' Photos: Daniel Vadim 57 | Juillet - Août 2009 I LVS llume Desipn Qraphigue Tél.: 514.318.5698 www.AllumeDesign.com les présidents avec Alicia Salama, directrice de la campagne sëpharade LVS : Avez-vous fixé un objectif au niveau des chiffres?M.A : Nous avons atteint 3 millions l'année dernière pour la Campagne Sépharade.Nous espérons réussir cette année à collecter la même somme, car nous tenons compte de l'impact de la crise économique au niveau de l'ensemble des donateurs.G.S.A : Nous restons optimistes et espérons, si possible, augmenter cette somme.Nous avons organisé un Symposium le 16 juin dernier et nous avons attiré beaucoup de monde auquel nous avons communiqué le message de la Campagne.A.S : Nous avons également organisé des visites de nos différentes agences et des « Parlour meetings », le tout dans le but de sensibiliser et d'attirer de nouvelles personnes.LVS : On entend dire parfois que les besoins de la communauté sont plus grands à Montréal et qu'il faudrait se concentrer plus sur notre communauté et donner un peu moins à Israël.Que pensez-vous de ces remarques?G.S.A : Qu'il faut absolument aider Israël et que l'on doit essayer, autant que possible, d'être équitable.Les démunis, qu'ils soient ici ou en Israël, ont besoin de notre soutien et il ne faut pas les négliger.DOSSIER | Crise A.S : La Fédération a un grand engagement envers Israël et ce, depuis toujours.Elle contribuera toujours à son essor et continuera à lui prêter main forte.E.B-C : Avez-vous établi des priorités dans la répartition des fonds collectés lors de la sensibilisation des donateurs?M.A : Oui, j'en ai personnellement rencontré et nous en avons aidé beaucoup.J'ai visité également l'atelier pour handicapés qui fait un travail incroyable.C'est une expérience touchante qui m'a profondément marqué.G.A : J'ai rencontré et entendu des gens qui ont fait la différence au sein de la communauté,» et c'est pour cela entre autres, que je me suis engagée avec foi et conviction.LVS : Les femmes ont toujours joué un rôle crucial dans la communauté et elles contribuent énormément à son développement.Que pensez-vous de ce phénomène?M.A : Le rôle des femmes a toujours été primordial au sein de la tradition juive; elles ont toujours été importantes.On le mentionne d'ailleurs dans la Torah.« S'il n'y a pas de farine, il n'y a pas de Torah.» Le premier geste de Tsédakah fut la Torah.Les femmes ont contribué à la Tsédakah depuis toujours.M.A : Quand on m'a approché pour devenir Président de la Campagne Sépharade, j'ai immédiatement fait part de mon souhait : celui de garder inchangé le budget attribué aux personnes âgées et à l'éducation juive.Ce sont des priorités fondamentales que nous ne pouvons ignorer.A.S : Suite à la crise économique, nous avons dû réévaluer nos programmes et faire des coupures budgétaires.Cependant, nous n'avons pas touché nos programmes sociaux ni ceux destinés à préserver l'identité juive, une de nos principales priorités.G.S.A : Nous devons veiller à ce que nos enfants soient éduqués dans le judaïsme depuis leur jeune âge.Ils représentent la génération qui prendra la relève à Montréal! LVS : Avez-vous, tous les deux, déjà rencontré des familles dans le besoin? DOSSIER | Crise PAR LE RABBIN AFILALO ——ii i ill II Tsedakah Bien que le mot Tsedakah soit couramment traduit par «charité», le mot signifie en réalité «droiture» ou «justice».Cependant, la nature de la Tsedakah est très différente de l'idée de charité.Le mot «charité» suggère bienveillance et générosité, alors que dans le judaïsme, donner aux pauvres n'est pas seulement considéré comme un acte généreux ou magnanime, mais plutôt un acte de justice et de droiture, l'exécution d'un devoir, donner aux pauvres ce qui leur est dû.D'ailleurs donner aux pauvres est une obligation dans le judaïsme, un droit qui ne peut être abandonné, même par ceux qui sont eux-mêmes dans le besoin.Certains sages ont dit que la Tsedakah est de tous les commandements, un des plus élevés.La Tsedakah est plus qu'aider quelqu'un financièrement, c'est aussi procurer un sentiment de bien-être.Si une personne qui a faim demande de la nourriture, et quelle lui est donnée avec un grognement ou ressentiment, la Mitsva de la Tsedakah n'est pas réalisée.Certains disent que le profit spirituel de donner aux pauvres est si grand qu'un mendiant qui reçoit, fait une faveur en donnant à une personne la possibilité de réaliser cette Mitsva.L'origine dans la Torah de la Mitsva de la Tsedakah se trouve dans Deut.15:7-8: «S'il ya chez toi quelque indigent d'entre tes frères, dans l'une de tes portes, au pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne, tu n'endurciras point ton cœur et tu ne fermeras point ta main devant ton frère indigent.Mais tu lui ouvriras ta main, et tu lui prêteras de quoi pourvoir à ses besoins.» 8.Le plus haut niveau - La charité préventive: donner du travail à une personne pauvre (ou lui avancer les fonds pour démarrer une affaire) de façon à ce qu'il ne dépende pas de la charité, étant donné qu'on est soi-même indépendant d'elle.Ce niveau est divisé en quatre sous-degrés: 1.Donner du travail à une personne pauvre.2.Etablir un partenariat avec lui 3.Faire un prêt.4.Faire un don.Il ya en fait un niveau plus élevé de Tzedakah: être sensible à quelqu'un avant qu'il soit en difficulté.Maimonide résume par sa célèbre phrase: « Donne un poisson à un homme, il mangera un jour.Apprends-lui à pêcher, il mangera toute sa vie.» La Tsedakah selon la Kabbalah Selon la Kabbalah, des systèmes parallèles existent entre nos actions dans ce monde et la révélation du D.ieu dans l'univers.Dans son «Sefer Halikutim», le Arizal explique le secret de la Tsedakah d'une façon assez spéciale et qui peut être pratiqué par toute personne.Il avance que la personne donnant la Tsedakah devrait réaliser qu'il fait l'union des lettres du Saint Nom de D.ieu Havayah, de la manière suivante: La pièce qu'il donne représente la lettre Yud du Nom.Les cinq doigts de la main du donneur représente la première lettre Hey du Nom.Le judaïsme enseigne que Dieu est l'ultime propriétaire de tout, l'homme n'étant qu'un locataire temporaire de tous biens.Tout appartient à l'Eternel, et lui seul décide de partager ces ressources, selon son gré.La générosité dans la communauté Juive Selon le «Business Week» en 2006 la liste des 50 plus grands philanthropes des Etats-Unis comprend au moins 15 Juifs.En d'autres termes, les Juifs qui ne représentent environ que 2% de la population américaine, font 30% des plus généreux donateurs d'Amérique.De même, une étude réalisée en 2003 (rapportée dans le Jewish Journal) a constatée que 24,5% de tous les «méga-donateurs» (dons de plus de 10 millions de dollars par année) sont juifs.Cette générosité ne se limite pas aux causes Juives.Bien au contraire, une étude publiée dans ce journal a indiqué que pour ces «mégadonateurs» Juifs, seulement 6% de leurs donations sont allées à des causes spécifiquement juives.Les huit niveaux de la charité selon Maimonide.Dans son Mishné Torah, Maimonide distingue huit niveaux de Tsedakah, selon la proximité entre le donateur et celui qui reçoit le don, que le don soit publique ou anonyme, qu'il soit fait de façon spontanée ou sollicitée, qu'il réponde partiellement aux besoins du pauvre ou qu'il lui permette l'auto-subsistance: 1.Donner contre son gré.(le plus bas niveau) 2.Donner de son plein gré, mais inadéquatement (trop peu).3.Donner la Tsedakah de façon adéquate après qu'on l'a demandée.4.Donner la Tsedakah avant qu'on ne la demande.5.Donner la Tsedakah publiquement à un récipiendaire inconnu.6.Donner la Tsedakah anonymement à un récipiendaire connu.7.Donner la Tsedakah anonymement à un récipiendaire inconnu.(sa valeur numérique est de 5) L'extension du bras du donneur représente la lettre Vav du Nom.Les cinq doigts de la main du destinataire représentent la dernière lettre Hey du nom Havayah.Donner de la Tsedakah apporte l'harmonie dans les lettres du nom Havayah et dans l'univers tout entier.Ramener la paix dans le monde est un principe majeur du Tikun Olam.Le contraire de la Tsedakah ; l'indifférence « Le contraire de l'amour n'est pas la haine, c'est l'indifférence.Le contraire de la foi n'est pas l'hérésie, c'est l'indifférence.Le contraire de l'art n'est pas la laideur, c'est l'indifférence.Le contraire de la vie n'est pas la mort, c'est l'indifférence.» Elie Wiesel L'important n'est pas de combien donner, mais plutôt de ne pas rester indifférent à la peine et à la souffrance des autres.Donnons selon nos moyens et ne fermons pas notre porte à la Tsedakah - Justice.Rav Raphael Afilalo llct - Aout 2009 | S'il ne manquait qu'un joueur de hockey professionnel au tableau de l'intégration et de la réussite des juifs sépharades du Québec, c'est Josh Tordjman.Ce jeune de 24 ans, né à Montréal et résidant à Kirkland a été gardien de but chez les Coyotes de Phoenix en Arizona pour la saison 2008-2009.Il est actuellement agent libre.Sa fiche signalétique le présente comme suit : Josh Tordjman, gardien de but, hauteur 6' 1", poids 157 livres, né à Montréal le 12 janvier 1985.Lors de notre rencontre, j'ai eu le plaisir de découvrir un jeune homme déterminé, soucieux d'aller de l'avant dans sa carrière professionnelle, passionné par sa profession et surtout.modeste.Son engouement pour le hockey remonte à sa plus tendre enfance, à l'âge de 6 ans.Il débute à Lakeshore, avec les Lions du Lac Saint-Louis, et poursuit son chemin avec les Tigres de Victoriaville entre 2002 et 2006, les Wildcats de Moncton de 2005 à 2006, en ligue majeure junior, les San Antonio Rampage ( American Hockey league), les Phoenix Roadrunners de 2006 à 2007, de nouveau au San Antonio Rampage de 2007 à 2008 et last but not least : les Phoenix Coyotes.Signalons au passage que Josh s'est vu décerner le titre de « gardien de but du mois » en janvier 2009 par l'American Hockey League.Lors de son passage avec le San Antonio Rampage, il a joué 57 matches sur 80.Avec les Coyotes, Il a joué 2 matches : contre les New York Islanders et les Devils du New Jersey.Il a concédé 8 buts et réalisé 54 arrêts.Josh, veut rendre un hommage à son père Lucien, lui aussi passionné de hockey, qui a été constamment à ses côtés pour l'encourager par ses conseils et l'appuyer totalement tout au long de sa carrière : «je m'estime très chanceux d'avoir eu des parents qui m'ont soutenu à 100% dans mon parcours et qui continuent d'être à mes côtés » nous dit-il avec une pointe de fierté.Juillet Ai lût 2009 LV5 PORTRAITS | Visages Sépharades PAR EUE BENCHETRIT Un jeune sépharade à la LNH Malgré un poids en-dessous de la norme, surtout pour un gardien de but, Josh ne se sent en rien handicapé, il compense son manque de corpulence par sa rapidité et ses réflexes aussi bien que par sa détermination sur la glace, « a good goalie, a tough goalie » comme l'a si bien décrit l'attaquant du San Antonio, Ryan Finn bien qu'il était d'après lui : « musclé comme un bâton de hockey ».Il convient de signaler que Josh, comme tous les hockeyeurs professionnels, est astreint à un entrainement quotidien de cinq heures incluant les fins de semaine.C'est le prix à payer si l'on veut se garder en forme.Quand on évoque avec lui ses racines juives marocaines, il nous avoue sa fierté de la culture et des traditions que son père lui a transmis, il souhaiterait visiter le Maroc afin de découvrir le berceau de son patrimoine, également d'aller en Israël et de participer au Tournoi de Hockey qui s'y déroule chaque année.Josh s'estime chanceux que le médecin sportif de son équipe soit juif également et qu'il soit régulièrement invité chez lui pour les fêtes.Il adore écrire et s'il ne poursuivait pas une carrière comme joueur professionnel, il serait devenu écrivain ou journaliste.Patrick Roy reste pour lui le modèle à suivre, l'idole et l'exemple qui comble ses rêves, celui de tous les jeunes québécois passionnés de hockey et qui aspirent à évoluer un jour sur la glace du Centre Bell avec.les Canadiens.Nous le lui souhaitons de tout cœur, car comme dit le proverbe : « la fortune sourit aux audacieux » et Josh a de l'ambition et de l'audace en plus de ses capacités sportives indéniables! PORTRAITS | Visages Sépharades Optimiste et positif face à la crise Avi Krispine est depuis sa tendre enfance un personnage incontournable dans la communauté juive, aussi bien par son engagement que par son côté farceur et son caractère de boute-en-train.Il ne faut pas se fier cependant aux apparences car derrière le sourire goguenard de ce jeune sépharade se cache un caractère de battant.Jugez vous-même : Avi est actuellement Président de la Chambre de Commerce juive de Montréal, vice-président de l'Association Sépharade de la Banlieue Ouest de Montréal et membre du Conseil d'administration de la Chambre de Commerce Canada-Israël.Et, last but not least, cette fois-ci à titre professionnel, il est vice-président de la compagnie CB Richard&Ellis pour Montréal, soit la plus grande firme de courtage dans le monde.Avi Krispine est depuis sa tendre enfance un personnage incontournable dans la communauté juive, aussi bien par son engagement que par son côté farceur et son caractère de boute-en-train.Il ne faut pas se fier cependant aux apparences car derrière le sourire goguenard de ce jeune sépharade se cache un caractère de battant.Jugez vous-même : Avi est actuellement Président de la Chambre de Commerce juive de Montréal, vice-président de l'Association Sépharade de la Banlieue Ouest de Montréal et membre du Conseil d'administration de la Chambre de Commerce Canada-Israël.Et, last but not least, cette fois-ci à titre professionnel, il est vice-président de la compagnie CB Richard&Ellis pour Montréal, soit la plus grande firme de courtage dans le monde.Pour Avi, la communauté juive constitue son univers naturel où il évolue comme un poisson dans l'eau.Il a été et continue d'être l'un des acteurs principal pour ce qui est de l'établissement de liens entre jeunes ashkénazes et sépharades.Les chiffres sont là pour le prouver nous dit-il, en précisant que s'il y a quelques années la proportion de sépharades présents à des activités communautaires était de 10% face à 90% d'ashkénazes, actuellement on se rapproche peu à peu de la parité.Lui qui a travaillé dans le cadre des structures de la Fédération CJA, préconise fortement que l'on s'inspire de ce modèle et pourquoi pas qu'on l'applique à notre communauté.La Chambre de commerce juive constitue pour lui un exemple de réussite d'un système de réseautage qui met en relation 4000 personnes en quête d'opportunités d'affaires.La Chambre organise 6 sessions annuelles, les Choice Business Club, ou souvent des sommes de 1 million de dollars sont échangées autour d'une table à travers des groupes de 25 personnes.Avi souhaite que de plus en plus de jeunes entrepreneurs sépharades s'y impliquent ne serait-ce que pour se faire connaître et profiter des opportunités qui se présentent à eux à travers ces rencontres.Quand on évoque avec lui les effets de la crise économique et ses répercussions sur la vie de milliers de ménages, Avi insiste justement sur la nécessité de revoir les méthodes pour s'en sortir.Ce n'est pas en envoyant des CV à partir de chez soi qu'on risque de sortir du tunnel.Les comités de réseautage visent justement à sortir les gens en quête d'un emploi, de ce carcan réducteur.L'envoi de courriels peut s'avérer fort utile, il cite des cas de personnes qui, en l'espace de 2 à 4 semaines, se sont trouvées de nouveaux emplois grâce, justement, au réseautage et aux références dont elles ont pu bénéficier.Il ajoute, et ceci est très important en temps de crise : « il faut savoir faire preuve de flexibilité et d'adaptation à de nouvelles situations et bien entendu redoubler d'efforts ».Dans la situation actuelle, insiste-t-il, connaître le plus de monde constitue un important atout, car il faut savoir se positionner à la bonne place au bon moment.Pour lui, il s'agira donc de privilégier le contact humain.Avi est convaincu qu'il faut tout faire pour se remettre sur pied le plus tôt possible.S'il admet que la crise est présente partout, il insiste par contre sur le fait qu'au Québec nous nous trouvons en face d'une situation nettement meilleure qu'aux États-Unis par exemple et qu'il existe encore de nombreuses opportunités à exploiter.Nous serions tentés de lui prêter le fameux dicton : la fortune sourit aux audacieux.Mais par dessus tout, on ne peut s'empêcher d'admirer la passion d'Avi pour sa communauté et sa volonté de mettre ses compétences au service de ceux qui font appel à lui.Quand on nous dit que le stade suprême de la Tsédaka consiste à aider quelqu'un à se trouver un emploi, alors nous pouvons dire d'Avi, qui a aidé à placer 15 jeunes sur le marché du travail, a rempli sa mission ou plutôt sa mitzva.60 | Juillet - Août 2009 | LVS ©2009 Automobiles Porsche Canada, Ltée.Porsche vous recommande de boucler votre ceinture de sécurité et d'observer le code de la route en tout temps.¦ ! !\ 17^ I x I l ^ I i.s i ' r.: Caymasi_S fc*.¦—• «T- serasr._____ Doublez votre taux d’adrénaline avec les Cayman et Boxster 2009 Vivez deux fois plus de sensations ce printemps.Les nouvelles Cayman et Boxster 2009 vous offrent une évolution constante et une performance toujours inégalée.Maintenant disponible avec la superbe transmission Porsche Doppelkupplung (PDK), une transmission à double embrayage et 7 rapports qui permet des passages de vitesse rapides et fluides.Pour accéder à ce qui vous semblait inaccessible, passez à votre Centre Porsche.Porsche Prestige.Rien ne peut s’y comparer.Porsche Prestige, votre concessionnaire Porsche à Montréal.Porsche Prestige (514) 356-7777 230, Michel-Jasmin, Dorval, QC H9P 2N5 www.porscheprestige.com Sortie 3 Sortie 1, Sortie 58 Sortie 56 8Ü PAR EUE BENCHETRIT ' PORTRAITS | Visages Sépharades A rielleÆIkrie Une vision d’avenir.'èle pour notre jeunesse Photo : Joseph Elfassi Jeune, déterminée, idéaliste, communautaire, tels sont les qualificatifs qui s'appliquent admirablement à Arielle Elkrief, lauréate 2009 de la Bourse du Millénaire en excellence de la Fondation Canadienne du même nom, qui vient de lui décerner une bourse de 20,000$, dans la catégorie Distinction provinciale, en récompense pour ses réussites scolaires et communautaires et surtout pour sa vision d'avenir dans le but de changer les choses et de faire de cette planète un monde meilleur.Arielle, finissante en 5ème année secondaire de Herzliya Snowdon, reste malgré cette prestigieuse distinction, un exemple de modestie.Elle nous explique que lors de son application elle devait répondre à trois questions principales : 1- Ses activités communautaires et parascolaires.2- Son plus grand défi.Elle a été bénévole lors de plusieurs campagnes d'appel de fonds pour l'Appel Juif et surtout elle a joué un grand rôle dans la sensibilisation et le recrutement de bénévoles.Arielle a été une source d'inspiration quand il s'agissait de sensibiliser ses camarades d'école à des causes humanitaires et également à les faire participer.Elle a organisé une campagne de ramassage de vêtements pour les nouveaux immigrants en collaboration avec la JIAS.3- Ses actions qui l'ont amenées à devenir un jeune leader dans sa communauté avec un sommaire d'activités pour l'appuyer.Elle nous explique qu'au sein de son école, elle qui aime beaucoup le théâtre, a joué un rôle majeur de leader quand il a fallu monter des spectacles.Elle a été également coordonnatrice dans le choix des vêtements pour un défilé de mode, elle a été participante à un concours de physique organisé par le prestigieux Institut Weizman d'Israël.Elle fait partie, dans son école, d'un club pour la protection de l'environnement.Elle a convaincu sa classe de participer au parrainage d'un enfant du Darfour afin que celui-ci bénéficie de nourriture, d'habillement et surtout de fournitures scolaires.Dans cette même optique, elle a organisé une campagne d'envoi de cartes postales au Premier Ministre du Canada dans le but de le sensibiliser au drame humain du Darfour.Toujours sensible aux problèmes d'écologie, elle a envoyé une lettre aux responsables du Réseau du Métro de Montréal afin d'exiger un plus grand nombre de boîtes de recyclage dans les stations.Cette lettre a été publiée dans le journal « The Gazette ».Son implication au sein de la communauté juive est également remarquable.C'est ainsi qu'elle a assisté à une conférence organisée par le Jewish National Fund qui lui a permis d'être sensibilisée aux problèmes d'Israël en matière de reforestation.Elle a été participante à des campagnes de ventes d'arbres pour le Jewish National Fund.Décidemment, malgré son jeune âge, Arielle a, comme on dit, les pieds sur terre ! On a l'impression, à travers sa conversation, qu'elle sait absolument ce qu'elle veut accomplir dans la vie à travers la force de ses convictions.Ce trait de caractère elle le tient, nous dit-elle, de sa mère Kathy Assayag, ancienne directrice de la Campagne de l'Appel Juif et qui lui a transmis de solides valeurs juives, dont l'engagement envers sa communauté et le sens de la tsédaka dans un sens universel, c'est-à-dire élargi à l'ensemble de l'humanité.Ariellea un rêve celui de devenir un jour médecin pédiatre et de travailler pour Médecins sans Frontières afin d'aider les enfants défavorisés.Quand nous lui demandons ce qu'elle compte faire du montant de sa bourse, il n'y a pas l'ombre d'une hésitation : utiliser cet argent pour poursuivre son éducation et continuer pour s'en servir comme d'un tremplin qui lui permettra d'obtenir d'autres subventions en faveur de causes humanitaires.Elle aime le théâtre, la peinture , la lecture, la musique en général, sa communauté bien entendu mais par-dessus tout elle reste une passionnée par son rêve de faire la différence afin de faire de cette planète un monde meilleur.Arielle, nous sommes fiers de toi et te souhaitons bonne chance ! 62 | Juillet - Août 2009 | LVS WW aïÿiSas&M rijifjti > ‘X Lgt ‘t mK9-fP (Baccaretti, Ce monde à votre portée nouveau magasin de I( nous fait pfaisir de vous inviter à venir découvrir notre 20,000 pieds carrés où vous serez charmés par [a pfus 6effe coffection de meuôfes1Européens.
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