LVS : la voix sépharade, 1 décembre 2014, Décembre
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Appel Juif Unifié La campagne CJA)l4 : L'unité communautaire et solidarité avec le peuple juif et Israël C’est dans les bureaux de la firme Claridge, dans une ambiance informelle et chaleureuse, que le président de la Campagne 2014 de l’Appel Juif Unifié, Stephen Bronfman, avaitinvité nos leaders communautaires impliqués dans la Campagne à échanger leurs impressions et expériences vécues au cours de leur engagement.Parmi les invités, la présidente de la Campagne de la Philanthropie des femmes, Arlène Abitan, le président de la Campagne Sépharade, Daniel Assouline, la présidente de la Campagne des femmes sépharades, Hélène Amar Langburt, la présidente de YAD, Karen Aflalo, le président de Networks, Neil Uditsky, la présidente de Fed Next, Katherine Issenman.Nous leur avons posé quelques questions : LVS : Qu’est-ce qui vous a motivé à vous engager auprès de la communauté juive et quel bénéfice en retirez-vous sur le plan personnel?S.B.: Nous agissons avec notre cœur parce que nous sommes juifs et faire partie de la Fédération CJA me rapproche de ma communauté.C’est également un moyen d’apprendre à mieux connaître les membres de ma communauté et de me tenir aux côtés d’Israël.Je voudrais reprendre la phrase de Roosevelt : « Nous demandons pour ceux qui ne peuvent demander pour eux-mêmes ».Cette phrase résume parfaitement bien notre rôle en tant que bénévoles au sein de la communauté juive.Être bénévole constitue pour moi une grande satisfaction personnelle.En donnant, nous recevons bien plus en retour.A.A.: Il existe, selon moi, un lien invisible qui unit tous les gens partageant la même vision.Mon engagement auprès de la communauté juive a changé la vie de ma famille.Je considère que le rôle de la femme est primordial quand il s’agit de bénévolat.On s’instruit sur les besoins de notre communauté et on communique également notre enthousiasme à notre entourage.Je trouve nécessaire de m’engager afin de changer des vies, mais c’est encore plus gratifiant de savoir que nous ne connaissons pas les bénéficiaires de nos actions et qu’ils ignorent qui sont leurs bienfaiteurs.K.l.: C’est une vraie passion qui s’empare de nous lorsque nous nous engageons à aider les autres que ce soit au niveau individuel ou auprès des agences communautaires.Cette implication se traduit généralement par un changement drastique dans la vie de nos familles.Il sert d’exemple vivant à nos époux, à nos enfants afin qu’ils se rallient à l’appel de la communauté et ressentent l’obligation et puis la satisfaction de la contribution de soi.K.A.: Je m’implique tout en sentant le besoin de motiver également le plus dejeunes adultes possibles afin de communiquer la nécessité d’être actifs au sein de notre communauté.Nous avons une belle communauté à Montréal.En tant que femme sépharade j’essaie défaire passer le message à nos jeunes concernant le rôle central de la Fédération CJA et de partager le fait que nous sommes une communauté unie où les différences ashké-naze-sépharade s’estompent quand il s’agit d’œuvrer pour la communauté et pour Israël.Je constate heureusement un plus grand nombre de jeunes adultes sépharades actifs au sein de la grande communauté juive montréalaise et ceci me rassure, car ils sont le gage de l’avenir.S.B.: Le soutien et l’implication de nos jeunes sont très importants, car notre communauté n’est pas en mode de croissance et nous avons besoin de toutes nos forces pour aller de l’avant.Je suis heureux de constater le fort engagement des sépharades dans de nombreux comités ainsi que leur dévouement tout au long de la Campagne.Ceci illustre l’esprit d’unité qui règne au sein de la communauté juive montréalaise et qui me rend fier et confiant pour l’avenir.D.A.: Je suis fier de constater également le niveau de participation des sépharades à cette Campagne, et ce, auprès de toutes les divisions.Je suis également heureux d’être témoin de l’effort collectif qui a été mis en place pour recruter un plus grand nombre de bénévoles pour la Campagne.Ce qui m’a intéressé personnellement c’est de pouvoir aider un maximum de gens et servir, par la même occasion, d’exemple pour mes enfants au cours de cette action que nous avons menée et qui a été couronnée de succès.LVS : Est-ce que le sens du bénévolat vous a été transmis par votre famille ?Comment transmettez-vous à vos enfants l’importance du message de donner en retour?K.l.: Le fait d’avoir participé dès mon jeune âge, avec mon père, à des livraisons de paniers de fêtes pour Hanoukka, m’a beaucoup marqué.Je me suis rendue compte de l’importance d’assumer une responsabilité au sein de ma communauté.C’est important de comprendre ce que vous faites et pourquoi vous le faites.N.U.: Le rôle que jouera la prochaine génération au sein de notre communauté est devenu l’une de nos principales priorités.En tant que parent, il est important de donner l’exemple et d’enseigner le sens de la tsédaka à nos enfants pour qu’ils la pratiquent à leur tour.Notre but commun, malgré nos origines diverses, est d’aider ceux et celles qui sont dans le besoin.Recevoir et redonner est au centre de nos actions.S.B.: Il est évident que le sens du bénévolat s’est transmis au cœur d’une longue tradition familiale.J’ai eu l’occasion de voir, avec plaisir et émotion, ma fille de 9 ans, Alexandra, donner le discours d’ouverture de la Campagne à notre résidence devant 300 personnes, de voir mon fils Samuel, âgé de 8 ans, participer au Super Dimanche et de constater l’émotion d’Olivia, âgée de 6 ans, en entendant le discours de sa grande sœur.Transmettre cet héritage à nos enfants est une obligation.D.A.: L’exemple que nous donnons à nos enfants concernant le bénévolat et la générosité envers autrui n’est pas uniquement dirigé vers les causes juives, mais a plutôt un sens universel.Je le constate auprès de mes en- 16 magazine LVS | décembre 2014 ¦ r- V WW ¦ ¦ ¦ ¦ WW tORfr7 ' à ;¦v .¦ 5 » Analyse de la situation par le professeur Sami Aoun professeur titulaire École de politique Sherbrooke et Directeur de l’Observatoire du Moyen-Orient et l’Afrique du Nord-UQAM LVS : Comment expliquez-vous l’attrait voire même la fascination que l’islam radical exerce sur un certain nombre de jeunes occidentaux en quête de repères?S.A.: Il n’y a pas une seule grille de lecture ou d’interprétation de ce phénomène.Considérés à un premier niveau, ce sont des cas pouvant être analysés sous l’angle de la psychiatrie, du dérapage émotionnel, du caractère individuel, du caractère dysfonctionnel des familles dans certains cas.Je dirais que le dogmatisme chevauche la psychiatrie comme par exemple l’aspiration au martyr par le suicide par la police comme nous avons constaté à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa.Il faut à mon avis se pencher sur le cas par cas.Ces jeunes se sont convertis à une interprétation islamique radicale porteuse d’une lecture combative.Ceci prouve que les textes sacrés en général et l’islam en particulier peuvent tolérer plusieurs interprétations comme les appels justifiés religieusement à la violence.Dans le cas spécifique de Martin Rouleau et de Michael Bibeau, nous assistons à une certaine convergence d’éléments de dérapage psycho intellectuels et sociaux et une attirance morbide aux hallucinations politico-religieuses islamisantes.À un deuxième niveau, il y a des cas qui relèvent de la culture idéologique radicale musulmane par des individus scolarisés, plus ou moins aisés qui ont des liens de solidarités inter groupales et capables de fonctionner en cellule terroriste.Ils ont en interaction avec les événements d’Irak et de Syrie et ils y voient une cause juste qui les interpelle en secours.Dans ce cas, la radicalisation se cherche des justifications chez des jeunes musulmans ou convertis sur deux niveaux, l’un géopolitique, la confrontation entre l’Iran shiite et la composante arabo-sunnite représentée par l’Arabie Saoudite et les pays arabes du Golfe.Les sunnites et surtout les radicaux sont révoltés par la montée de l’Iran hyper puissance visant le renforcement des loyautés shiites de la région et répondent aux pouvoirs arabes fragiles et qui en appellent au sunnisme radical.D’où la guerre par procuration qui se déroule en Irak, en Syrie, au Yémen et ailleurs.Le deuxième niveau se situe également dans la guerre civile inter-musulmane surtout entre les sunnites, l’Égypte où les Frères musulmans sont pourchassés par le gouvernement militaire en place qui se radica-lisent suite à leur perte du pouvoir.En Lybie, la lutte ensanglantée sur le rôle et statut de l’islam dans l’après-dictature.Généralement, la radicalisation prend sa niche sur ce combat portant sur la représentation de l’Islam et son rôle dans la politique par plusieurs courants musulmans.Actuellement l’espace musulman tente de répondre à des questions fondamentales : qui a le droit ou le monopole de parler au nom de cette religion?Quelle interprétation politique ou morale donner à cette religion dans le cadre de la mondialisation, la sécularisation et la modernité?Comment asseoir la légitimité des pouvoirs et des régimes en place?Cette réalité complexe et surtout avec ses dérapages, violents peut constituer un certain attrait pour des jeunes convertis occidentaux en général et canadiens en particulier.Il s’agit pour eux de trouver une interprétation possible de l’Islam qu’ils vont chercher dans certaines mosquées auprès de certains imams « gourous » rigoristes ou dans de nombreux cas auprès des réseaux sociaux qui s’activent à l’heure de l’anarchie des fatwas! Ce phénomène touche beaucoup de marginaux qui sont à la recherche d’une cause noble pour leur mort.Ce qui fut le cas pour Martin Rouleau et Michael Bibeau.C’est pourquoi nous serons incapables de comprendre ce phénomène de radicalisation sans aborder celui du chevauchement du psychosocial, de l’identitaire et du politique.Nous devons également établir une Opinions sans frontières Sami Aoun différence entre le « loup solitaire » agissant pour son compte et celui de groupes de terroristes aguerris corne ceux des attentats avortés au Canada comme celui pour faire dérailler le train Toronto-New York ou celui de la cellule 18.Ces actes de terrorisme exigent une rationalité et une planification avancée.LVS : Pensez-vous que l’intervention de puissances occidentales au sein d’une coalition comme c’est le cas actuel, constitue la réponse adéquate à la menace de Daesh (l’État islamique) ?S.A.: L’approche sécuritaire et militaire à laquelle on assiste est nécessaire mais sans être suffisante.Elle répond à des appels à l’aide qui viennent de la région, que ce soit de la part du gouvernement irakien en place ou des kurdes ou des Yézidis et ou des Chrétiens.Il ne faut pas sous-estimer ces appels qui ont une légitimité par le biais des résolutions adoptées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies et encore par les intérêts économiques, comme celui de garantir l’acheminement du pétrole.Il y a en effet des victimes des radicaux islamistes sunnites en la personne des Kurdes, des Yézidis et même des sunnites massacrés en grand nombre pareux.Parcontre pourfaire face à ces barbares, il est urgent pour la Coalition de s’attaquer à toutes les formes de barbarie qu’elles proviennent des pouvoirs autoritaires ou despotiques et qui verrouillent la vie politique ou d’autres formations combatives intégristes sectaires et haineuses.Les pays membres de la Coalition ne s’attaquent pas par exemple aux multiples facteurs déclencheurs de terrorisme et ils s’en tiennent à établir une comparaison simpliste entre le mal et le pire.Ils ne réalisent pas que le carnage qui se déroule au Proche-Orient découle de l’absence d’un espace politique ouvert.Ils commettent l’erreur de promouvoir directement ou indirectement les intérêts d’une communauté au détriment d’une autre ce qui conduit inexorablement à la non-ré-conciliation qui empêche la formation d’un véritable État-Nation fondé sur la démocratie, magazine LVS ! décembre 2014 23 regroupant toutes ses composantes et garantissant la liberté individuelle et la liberté de conscience.On constate également une absence de finalité dans l’action de la Coalition qui reste limitée aux frappes militaires mais qui manque cruellement d’objectifs diplomatiques et politiques consensuels en raison des divergences qui existent auprès de certains membres.Prenons l’exemple de l’Arabie Saoudite, de la Turquie et du Qatar dont le principal objectif est la chute du président Bashar el Assad alors que pour les autres, les États-Unis en tête, l’élimination de Daesh constitue le but ultime de l’opération tandis que des suspicions et des doutes subsistent sur l’avenir du régime syrien.On assiste en fait à un manque de vision alternative et beaucoup plus à une gestion du conflit sans toutefois y mettre fin.C’est en fait, comme si on voulait garder ensemble en situation de guerre tous les ennemis des États-Unis : le Hezbollah, Al Qaïda et Al Nosra afin de les affaiblir et de les saigner.Certains membres de l’administration Obama critiquent ouvertement cette approche.M Dan lllouz LVS : Les récents événements tragiques de Saint-Jean-sur-Richelieu et d’Ottawa ont fait dire à certains commentateurs que la politique étrangère de M.Stephen Harper et particulièrement son « parti-pris » pour Israël en étaient la cause directe ou indirecte.Comment considérez-vous cette analyse ?S.A.: Cette analyse mérite des éclaircissements.il faut préciser que ce phénomène de radicalisation auquel on assiste actuellement existait bien avant la venue de Stephen Harper au pouvoir.Vouloir rendre responsable la politique étrangère du Canada en tant que déclencheur de la radicalisation est une erreur.Tenons-nous à certains exemples qui vont à l’encontre de cette analyse : l’action soutenue du gouvernement canadien pour la création d’un État musulman, le Kossovo, en Europe, l’appui de ce même gouvernement aux opposants Libyens pour mettre fin au régime de Kadhafi, l’aide accordée aux opposants syriens au régime de Bashar el Assad et la fermeture de l’ambassade de ce pays à Ottawa, les positions fermes et sans concession également envers l’Iran ainsi que de réponses positives à de nombreuses sollicitations, démontrent le caractère peu sérieux de ces allégations.Il est vrai que le gouvernement conservateur de M.Harper est un gouvernement de droite et que nous avons été habitués depuis Lester Pearson à une politique étrangère de « casques bleus » en faveur de la paix.Ce phénomène a changé.Le Canada à l’heure actuelle vacille entre les résolutions du Conseil de Sécurité et la réalité.C’est ainsi qu’il favorise la solidarité avec les blocs idéologiques et militaires alliés comme l’OTAN.Ceci dit, l’existence d’un débat citoyen est nécessaire dans un pays démocratique comme le Canada.Mais la paix sociale doit reposer sur le devoir de contester toute politique gouvernementale qu’elle soit intérieure ou étrangère sans toutefois avoir le droit de recourir à la violence.Le droit de contestation non violente contre un gouvernement élu est garanti.Jamais l’acte radical violent ne doit être justifié même s’il devait être analysé et compris! Sinon nous sombrerions dans le chaos.Cela donnerait aux radicaux violents la latitude de désarticuler la démocratie libérale canadienne et cela serait nuisible pour tous sans exception ! Élie Benchetrit L'État Islamique et les Mythes Occidentaux concernant le Moyen-Orient De nombreuses personnes furent choquées lorsqu’elles ont entendu parler de l’État islamique, un petit groupe terroriste qui a pris le contrôle de grands territoires en Irak et en Syrie et dont le leader Abu Bakr el Baghdadi s’est proclamé nouveau Calife en juin 2014.Cependant, ceux qui avaient écouté les avertissements répétés provenant d’Israël à propos des dangers guettant le Moyen-Orient avaient anticipé un tel évènement depuis longtemps.Dans cet article, j’aimerais souligner les différentes leçons que l’on peut retenir de la montée de l’État islamique et de ses incidences au Moyen-Orient.On peut facilement remarquer que ce sont exactement les événements dont Israël parle depuis plusieurs décennies, allant à l’encontre de nombreux mythes occidentaux.Le conflit israélo-palestinien n’est pas le conflit central au Moyen-Orient.Ces dernières décennies, le monde occidental a agi comme si la racine de tous les problèmes au Moyen-Orient était le conflit israélo-palestinien.Si seulement nous pouvions régler ce problème, disaient-ils, nous pourrions amener la paix dans cette région.Les évènements de ces dernières années prouvent que les problèmes au Moyen-Orient sont plus profonds que le conflit entre l’État juif et le monde arabe.Les différends entre les Sunnites et les Shi’ites remontent bien plus loin dans le passé que les conflits entre l’État juif et le monde arabe.Ce sont ces différends spécifiques qui sont au cœur de la bataille entre l’État islamique et les forces du gouvernement en Irak.Le conflit entre les forces laïques et religieuses est au cœur de bon nombre des antagonismes de la région, y compris le conflit entre les Frères Musulmans et le gouvernement égyptien, ou le conflit interne en Syrie.Il existe aussi une bataille entre plusieurs groupes de cette partie du monde essayant d’obtenir une forme d’autonomie, ou au moins des droits égaux: les Kurdes, les Alaouites, les Yazidis, les Druzes ou les Chrétiens.Ces conflits historiques, certains datant d’il y a plus de 1000 ans, sont bien plus profonds que celui entre juifs et arabes.Ils furent mis en veilleuse par les fortes dictatures de la région qui n’admettaient pas d’opposition.Cependant, avec le printemps arabe et (’affaiblissement de ces dictatures, ces antagonismes reprennent vie à présent.Ces dernières années, des centaines de milliers de personnes ont trouvé la mort dans 24 magazine LVS | décembre 2014 ces différends, ce qui dépasse largement le nombre de morts causé par le conflit israélo-palestinien.Disons les choses clairement: la construction de maisons juives en Judée et Samarie en Israël n’a rien à voir avec ces divers conflits.Aucun accord de paix entre les Palestiniens et les juifs ne pourra jamais aider à les résoudre.Les retraits territoriaux renforcent le terrorisme Ces dernières décennies, de nombreux analystes disent que le facteur territorial a cessé d’être un facteur important durant les guerres, qui sont devenues de nature beaucoup plus technologiques.Cela signifierait que les retraits territoriaux ne devraient pas être craints, car la technologie peut compenser la perte de contrôle sur le territoire.Cependant, l’expérience récente montre qu’il n’existe pas de substitut au contrôle réel d’un territoire.Les États-Unis ont terminé leur retrait d’Irak le 18 décembre 2011.En juin 2014, l’État islamique avait déjà pris le contrôle de larges parties de l’Irak et le gouvernement irakien s’est retrouvé sans défense.Le vide laissé par le retrait des armées occidentales a créé un chaos qui encourage les éléments extrémistes à prendre le contrôle.C’est aussi ce qui s’est passé après le retrait d’Israël de Gaza en août 2005, avec le Hamas prenant le contrôle de ce territoire en janvier 2006.Lorsque les démocraties occidentales abandonnent derrière elles un territoire sans préparation et sans stabilité, les terroristes en prennent le contrôle.Durant les élections de 2008, le candidat à la présidentielle John McCain fut ridiculisé par l’administration Obama pour avoir avancé que les troupes américaines devaient peut-être rester en Irak pendant plus de 100 ans.McCain avait précisé que les troupes devraient demeurer « aussi longtemps qu’il le faudrait », même sous forme réduite.Il donna des exemples de plusieurs autres conflits dans lesquels les Américains restèrent plusieurs décennies en tant que forces passives afin d’assurer la stabilité.Il avait alors expliqué: « Si nous nous étions retirés il y a six mois, je peux vous regarder droit dans les yeux et vous garantir qu’Al Qaïda aurait affirmé : nous avons battu les États-Unis d’Amérique.Et nous serions en train de nous battre dans tout le Moyen-Orient.» Obama avait ridiculisé McCain et gagné l’élection présidentielle, car la guerre en Irak était à ce moment extrêmement impopulaire.En regardant en arrière, il est clair que McCain avait raison et que le président Obama est celui qui aurait dû être ridiculisé pour son manque de jugement et de compréhension de la région.À partir du moment où l’Amérique a quitté l’Irak, les islamistes ont commencé à se renforcer et à prendre petit à petit le contrôle de ce pays.Oui, le jugement erroné d’Obama a conduit au retrait rapide des troupes, au renforcement de l’ISIS et à toutes les horreurs qui nous sont parvenues sur nos écrans de télévision.Le 8 août 2014, le président Obama, jusque-là grand défenseur du retrait territorial a finalement annoncé qu’il avait autorisé un raid aérien en Irak.Même le plus non-interventionniste des présidents de l’histoire récente fut forcé d’intervenir en Irak pour réduire le chaos qui avait suivi le retrait des troupes américaines.Il n’est pas surprenant qu’lsraël, 9 ans après le retrait unilatéral de Gaza, soit retourné à nouveau à Gaza lors de l’Opération Bordure Protectrice, pour se défendre contre les attaques de roquettes d’une organisation terroriste sournoise qui a déclaré avoir pour but de tuer le plus grand nombre possible de citoyens israéliens.Les retraits territoriaux sont dangereux.Ceux réalisés sans préparation appropriée entraînent des désastres.Ils renforcent les organisations extrémistes qui se développent dans des situations chaotiques, qui leur donnent une opportunité de prendre le contrôle.La menace Iranienne doit-être prise au sérieux Tout comme nous constatons la violence de l’État islamique, nous devons nous rappeler qu’il existe très peu de différences entre l’État Opinions sans frontières islamique et la République Islamique d’Iran.Les deux sont dirigés par des islamistes radicaux.Les deux veulent appliquer la Sharia sur leurs territoires et sont des extrémistes qui violent les droits de l’homme.Les deux essayent également de s’étendre : l’État islamique à travers une expansion traditionnelle alors que l’Iran le fait avec des intermédiaires comme le Hezbollah au Liban.La seule différence entre l’Iran et l’État islamique est que l’un est Shiite alors que l’autre est Sunnite.Laisser L’Iran développer une bombe nucléaire est exactement la même chose que de donner une bombe nucléaire à l’État islamique.C’est une menace existentielle non seulement pour Israël, mais pour le monde entier Israël doit résister aux pressions Comme nous l’ont montré les évènements récents, les experts du monde entier qui ont tendance à mettre de la pression sur Israël avec leurs visions du monde utopiques ont eu tort.C’est Israël qui a eu raison avec sa ferme détermination de ne pas quitter les territoires sous son contrôle, son insistance sur le fait qu’lsraël n’est pas la racine des problèmes au Moyen-Orient ainsi que son appel à la communauté internationale pour s’assurer que l’Iran ne possède jamais l’arme nucléaire.À la place de mettre la pression sur Israël, le monde devrait prêter plus d’attention à ses avertissements.Dans l’attente, Israël doit résister à toute pression internationale et rester ferme sur les positions qu’il défend.Dan lllouz Dan lllouz, est né à Montréal et vit actuellement en Israël, il est avocat diplômé de l’École de droit de McGill et détient une Maitrise en Politiques Publiques de l’Université Hébraïque de Jérusalem, lllouz a été conseiller au Ministère des Affaires Étrangères de l’État d’Israël ainsi que conseiller juridique du Chef de la Coalition au Parlement Israélien (la Knesset).magazine LVS | décembre 2014 25 Un passé judéo-berbère à redécouvrir « Toute culture naît du mélange, de la rencontre, des chocs.À l’inverse c’est de l’isolement que meurent les civilisations » Octavio Paz Je me souviens de cette belle citation du grand historien antiquisant, Jean Pierre Ver-nant, un intellectuel exigeant et engagé dans les combats de son siècle « Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui.Demeurer enclos dans son identité, c’est se perdre et cesser d’être.On se connaît, on se construit par le contact, l’échange, le commerce avec l’autre.Entre les rives du même et de l’autre, l’homme est un pont ».À travers mon film, « Tinghir Jérusalem, les échos du Mellah », c’est bien de cela dont il s’agit.Mettre en valeur notre diversité culturelle et cela passe par une réappropriation de notre histoire collective.Revenir à nos mémoires plurielles est une obligation morale.Le judaïsme marocain est aussi le produit de sa terre.D’ailleurs, c’est au plus loin de sa terre natale que le Juif marocain s’est réapproprié sa mémoire.Sans revenir sur l’histoire et les raisons des départs, cette histoire doit être étudiée dans toute sa complexité.La méthode éprouvée comme disait feu Haim Zafrani demeure le document rien que le document.À partir de là, nous pouvons tenter de transmettre ce patrimoine.La marocanité de cette mémoire s’exprime dans les coutumes, les modes de vie, les rites religieux par exemple le culte des saints partagés avec leurs concitoyens musulmans, les langues.Tinghir, ma ville natale, perchée à 1500 m d’altitude entre les montagnes du Haut-Atlas et de l’Anti-Atlas, a abrité une importante communauté juive (des Toshavim autochtones contrairement aux mégoraschim c’est-à-dire les descendants des expulsés d’Espagne).On dit que cette présence date de la destruction du premier Temple par Nabuchodonosor en 586 avant notre ère.Plus de 2000 ans de présence et aujourd’hui un vide, plus de traces; seules celles des morts, qui reposent dans les deux cimetières de la ville.« Ce n’est que lorsqu’il y a un autre que l’on sait qui l’on est.» Stuart Hall Je suis né à Tinghir, dans l’Atlas marocain, mon père émigre à Paris en juillet 1968, quelques années seulement après le départ des derniers juifs de Tinghir pour Israël ; mais contrairement à eux, il n’est pas un migrant captif : il rentre régulièrement au village et maintient vivace sa relation au Maroc.En 1971 il se marie avec ma mère, Khadija, et quand nous arrivons en France par regroupement familial, je n’ai que six mois.Mon histoire française débute alors, mais elle se construira dans un incessant va-et-vient entre la France et le Maroc.Mon attachement au Maroc s’est construit durant tous ces voyages effectués les étés.Dès lors, j’ai été confronté aux questions d’identité et d’intégration qui se posent à tous les enfants d’immigrés.Ces questions, que j’ai été amené à poser à mes multiples identités depuis une certaine extériorité, n’auraient sans doute pas été possibles si je n’avais pas été un « enfant de la Méditerranée », qui n’était simplement ni marocain ni français et qui a passé son temps à voyager d’une culture à l’autre, à nourrir les questions qu’il se posait à partir de cette instabilité (pour paraphraser Derrida).C’est depuis ce point de vue, à la fois impliqué et sans parti pris, que je me propose de construire mon film.Tinghir a été durant toute mon enfance le lieu de mes vacances.C’était le retour au « bled », et je le vivais aussi comme un voyage dans le temps.Mes grands-parents me ramenaient à mes racines berbères et me permettaient de me réapproprier des fragments de cette identité.C’est au travers de leurs récits que j’ai découvert que d’autres berbères étaient juifs.Dans ma tête d’enfant, j’étais étonné qu’un berbère puisse être autre chose que musulman : mon entourage avait brisé cette croyance, et cela m’avait sans doute ouvert des perspectives.Comment cette présence si ancienne a-t-elle pu disparaître en un jour?Cette première interrogation m’a amené à questionner mes grands-parents et ceux de leur génération.Je me souviens qu’en lisant Mille ans et Un jour d’Edmond Amran El Maleh, je parvenais à ressentir cet arrachement à la terre.Derrière les « mille ans », on imagine très bien les empreintes qu’ont pu laisser les Juifs au pays et « un jour », les images qui me viennent sont évidemment les valises, les cars les amenant aux ports et aéroports.Je veux montrer ce qui est arrivé à ceux qui sont sortis de leur monde, de leur imaginaire social.J’éprouve une grande empathie pour ces exilés.Lors de ma première rencontre avec ce grand écrivain, j’essayais de comprendre ce qui me hantait dans cette histoire des Juifs absents, il m’a tout simplement répondu que j’aurais pu être ce juif.Mon enfance a été baignée par ce décor de la vieille ville, ses maisons en terre de pisé et ses ruelles escarpées; les récits de mes grands-parents m’emmenaient dans un monde à jamais disparu, celui des origines, celui du temps où juifs et musulmans vivaient ensemble.Cet espace clos symbolise le labyrinthe de mon origine qui m’inscrit à jamais dans cette identité berbère.Les échos de ce Mellah, aujourd’hui vidé de ses habitants, résonnent encore dans les mémoires.Habité par cette absence, je cherche dans le labyrinthe de ma propre identité franco-marocaine les traces de cette altérité juive, que je vis comme une perte.Aujourd’hui, en me promenant dans le Mellah de la vieille ville, j’essaie d’imaginer les mélodies des chants hébraïques traversant les fenêtres de la synagogue.Ma mère a été nourrie au pain azyme, appelé « chtoto » en berbère, et mon arrière grand-père a acheté sa boutique à un juif de la ville nommé Israël N’Chya.Pour notre génération, il est difficile d’imaginer cette coexistence judéo-berbère : que s’est-il donc passé en l’espace d’une cinquantaine d’années pour que cette réalité bimillénaire soit devenue si inconcevable pour ceux de ma génération ?C’est à partir de cette interrogation que j’ai voulu retrouver ces juifs partis dans les années soixante.26 magazine LVS | décembre 2014 Opinions sans frontières par- ïrs.bien (i 31) nent sue- [III Cl ileoi ouve fsde nain, niait m’a être (il idiais 1 Iil (frilc ¦Jr [Ette Dès mon premier voyage en Israël, j’avais l’idée secrète de retrouver ces juifs absents.Et finalement, mes multiples voyages en Israël m’ont permis de retrouver quelques-uns de ces juifs berbères de ma génération dont les parents sont originaires de Tinghir.J’ai compris que cette même question les interpellait eux aussi.Bien que leur expérience soit différente de la mienne, ils ont dû se confronter en Israël aux questions d’identité et d’intégration.Et eux aussi se questionnent sur ce qui s’est passé pour que leurs parents quittent si soudainement l’Atlas, sans aucun projet de retour et sans y conserver aucun contact.Avec mes alter egos, il s’agit de souligner que nous partageons une mémoire commune.Nous avons été baignés par les mêmes récits, les mêmes imaginaires, les mêmes chants.Par conséquent, nous sommes devenus complices très rapidement.Grâce à eux, j’ai rencontré ces Anciens qui ont vécu dans l’Atlas.Ces personnes ont transporté avec elles des fragments de l’histoire de Tinghir.J’ai le sentiment qu’une partie de moi se trouve ici.Quand je me retrouve face à ces Anciens, je suis comme face à mes grands-parents.Je retrouve les mêmes mots, la même chaleur, la même générosité.Ils n’ont pas oublié leurs langues, leurs traditions, leurs voisins.Entendre ces vieilles femmes psalmodier des chants du Ahidus (joute poétique en berbère), c’est permettre à ceux qui ont des préjugés sur l’autre de prendre conscience que cet autre, il nous ressemble et que nous avons aussi des territoires culturels en commun.J’avais envie aussi de comprendre les raisons de leur départ mais surtout de travailler sur le ressenti de l’exil, de cet arrachement à leur terre, et tenter d’élaborer toute une anthropologie du souvenir.Les photographies d’Elias Harrus, réalisées dans le sud du Maroc, au moment où il travaillait au développement du réseau d’écoles de l’Alliance israélite universelle, témoignent des traces d’une civilisation disparue.Entendre un vieil immigré musulman ayant vécu dans l’intimité d’une famille juive, psalmodiant des prières de Shabbat en hébreu ou réciter le Shéma Israël, c’est tout incroyable et émouvant pour nous tous Je veux faire connaître cette histoire singulière du lieu de mon origine en ces temps où les replis communautaires sont forts dans le monde et particulièrement en France, en Israël et au Maroc.En effet, dans le monde occidental dans lequel j’ai grandi, il est devenu impensable que des juifs et des musulmans partagent un même espace et encore moins une même culture.Le conflit israélo-palestinien qui pollue les relations entre ces deux communautés n’est certainement pas pour rien dans cette prétendue impossibilité.Aussi, me paraît-il essentiel de donner à voir et à entendre cette vie en commun, dans un contexte où les jeunes générations, autant au Maroc qu’en Israël et en France sont amputées d’une partie de leur histoire qui ne figure pas dans les manuels scolaires.Ceci d’autant plus que ces jeunes, qui doivent faire face aux problématiques identitaires liés aux migrations, ignorent le plus souvent la pluralité de leur culture d’origine.Par conséquent, tous ces moments de souvenirs partagés m’ont convaincu de la nécessité de transmettre cet héritage en voie de disparition et de combler dans une certaine mesure, le vide laissé par le départ de la communauté juive dans la mémoire marocaine, française et israélienne.En inscrivant ces destins individuels dans une histoire collective plus large, je veux montrer comment les nationalismes et l’instrumentalisation de la question de la terre ont contribué à l’éclatement de cette coexistence judéo berbère.Pour ces Juifs et Musulmans berbères, le rapport à la terre est central : ils naviguent entre cette nécessité de trouver dans la terre, soit un enracinement, soit au contraire une occasion de nomadisme.À partir de cette quête personnelle, je souhaite faire émerger des questions universelles.Ces interrogations ont une résonnance très contemporaine.En effet, dans ce voyage entre mémoire et oubli, le film tente de montrer les recompositions identitaires liées à ces déplacements.En exhumant cette partenfouie de l’identité berbère marocaine et israélienne, il apparaît que ces identités voyagent au-delà Kamal Hachkar des frontières.Elles parviennent à s’accommoder (parfois difficilement) avec d’autres appartenances culturelles.Nos identités ne sont pas fixes, elles sont mouvantes, et toujours en construction avec l’autre.Mon film est une manière de faire le deuil de la perte de cette vie judéo-berbère, afin de poser des jalons pour l’avenir.Avec mes alter égos, nous recréons ces liens que la grande histoire a brisés.Cette identité particulière (la berbérité) a su s’enrichir par le contact avec d’autres influences culturelles.En retraçant et recoupant les histoires individuelles de deux générations de berbères, juifs et musulmans, mon intention est de redonner vie à la richesse et à la diversité d’une berbérité qui avait su, en son temps, être un creuset judéo musulman.Conclusion : Il est urgent d’empêcher que se développe une génération d’amnésiques.La grande civilisation arabo-berbère musulmane doit assumer sa part juive.Les jeunes enfants marocains apprennent une histoire mutilée et amputée de cette dimension : les programmes scolaires dans le secondaire font peu de cas de cette présence.Les Marocains de confession juive (où qu’ils soient) gardent un attachement profond à leur terre natale.Ce n’est que justice que de rendre toute sa place à ces mémoires mémoires.Le Maroc peut être fier de tous ces apports : juif, chrétien, berbère, arabe et musulman.C’est une promesse de justice et d’avenir.Un pays démocratique se mesure aussi à la manière dont il inclut ses minorités au récit national, ainsi qu’à la façon dont il reconnaît les richesses dont ces mêmes minorités sont porteuses.L’histoire du Maroc est composée d’identités multiples; faisons de ces diversités un atout pour combattre le fanatisme et l’intolérance.Kamal Hachkar Cinéaste marocain d’origine berbère magazine LVS I décembre 2014 27 Ziv Nevo Kulman Ziv Nevo Kulman, un jeune diplomate hors du commun En poste depuis quelques semaines, le nouveau consul général d’Israël à Montréal et également représentant permanent de ce pays à l’OACI (Organisation de l’Aviation Civile Internationale) ne répond pas à l’image traditionnelle que nous avons du diplomate ordinaire, c’est-à-dire celui qui est passé par la filière des Études en Relations internationales, en Sciences politiques ou en Droit.Ce jeune représentant de l’État d’Israël est titulaire d’un diplôme en Histoire de l’Art de l’Université de Tel-Aviv et c’est également un féru d’art et de culture.Nous l’avons rencontré le mois dernier dans son bureau.Interrogé sur son parcours, le consul général nous raconte qu’après ses études universitaires, il a postulé pour intégrer le Ministère des Affaires étrangères d’Israël où il a été accepté.Âgé de 25 ans à l’époque, il est envoyé au Japon, à Osaka, pour faire des études de la langue japonaise.Il demeure 9 mois dans un tout petit village de pêcheurs dans une chambre minuscule se rappelle-t-il avec humouret un brin de nostalgie, lia l’occasion de découvrir à Kobé, lors du Yom Kippour, une petite, mais fort active, communauté juive d’origine sépharade (Irakiens, Iraniens Syriens et réfugiés juifs européens sauvés lors de la 2e guerre mondiale par le diplomate japonais Chiune Sugihara, un Juste parmi les Nations).Il est nommé à la suite de ce séjour, attaché culturel auprès de l’ambassade de son pays à Tokyo.Il demeure en poste pendant 4 ans et il est nommé par la suite ambassadeur adjoint à Prague pendant 2 ans avant de revenir au Ministère des Affaires étrangères à Jérusalem d’où il postule pourle postedeconseillercultu-rel à Paris qu’il obtient « à son grand émerveillement » il exerce ses fonctions pendant 4 ans dans ce qu’il appelle avec le sourire la « plus belle Ambassade d’Israël au monde ».Signalons que lors de son séjour Ziv a été élevé à la dignité de « Chevalier des Arts et des Lettres ».Lors de son retour en Israël il est nommé directeur de la formation professionnelle auprès du Ministère des Affaires étrangères.Concernant justement le mode actuel de recrutement des diplomates en Israël, il nous informe que l’on assiste à une nouvelle tendance qui consiste à ne pas seulement privilégier la filière classique c’est-à-dire Sciences politiques, Relations internationales, mais à s’ouvrir également du côté des professions libérales, le High Tech, médecins, historiens, artistes etc.La diversité est de mise lorsqu’il s’agit de choisir ceux et celles à qui reviendra l’honneur de représenter Israël à l’étranger.À ce sujet le Consul général nous informe que lorsque des jeunes s’adressent à lui pour des conseils dans le choix de leurcarrière il leurdit tout simplement de s’investir dans le domaine qui les passionnent et non pas dans celui que leurs parents les poussent à choisir.Pour ce qui est du choix de la carrière diplomatique, la donne a changé « avant on débutait comme je l’ai fait, à 25 ans et nous étions assurés d’y rester jusqu’à l’âge de la retraite qui était garantie à vie.Ce n’est plus le cas maintenant, chacun est tenu d’assurer son propre plan d’épargne-retraite.Aussi les futurs candidats au poste de diplomate peuvent débuter leur carrière à n’importe quel moment de leur vie et y rester pendant un certain nombre d’années.Ceci pose un nouveau défi au Ministère des Affaires étrangères celui de la formation de ces nouveaux diplomates qui sont plus âgés et d’origine diverse.Titulaire d’une thèse sur la diplomatie culturelle d’Israël portant pour titre « Israeli dance abroad » où il s’est penché sur l’impact à l’étranger de trois troupes israéliennes de danse au cours de trois différentes périodes de l’histoire d’Israël : la troupe Yéménite Inbal en 1958, Bat Sheva en 1960 et Ohad Naharin en 1980.L’idée force réside dans le fait que parallèlement à la diplomatie traditionnelle, la culture peut avec succès projeter une image positive d’Israël dans les pays où elle s’exporte et que, pour reprendre son expression, « la culture pénètre les cœurs ».Montréal étant une ville culturelle et riche en festivals le plus divers, notre consul général se sent très à l’aise pour relever ce défi.Il établit un parallèle entre cette ville caractérisée par la diversité culturelle et la communauté juive montréalaise qui est également caractéristique par son côté pluriculturel, lia entrepris dès son arrivée d’aller à la rencontre des différentes composantes de cette communauté qu’il définit comme étant vibrante et chaleureuse et qui dit-il en plaisantant « l’aidera à supporter les rigueurs de l’hiver québécois » Ceci dit, il ne veut pas demeurer dans cette bulle, protectrice certes, mais non suffisante pour mener à bien sa 28 magazine LVS | décembre 2014 J Opinions sans frontières C;’?'t //j.4tr Jjf' ti JB* ¦ /.ors c/e son séjour en France, Ziv Nevo Kulman a été élevé à la dignité de « Chevalier des Arts et des Lettres » tâche d’aller à la rencontre de la communauté politique, des affaires et artistique Québécoise en général et Montréalaise en particulier.Pour cela il compte sur les appuis et les contacts de la communauté juive organisée et de CIJAtout particulièrement pour l’aider dans cette entreprise de réseautage au sein des divers secteurs de la société.Fort de son expérience comme conseiller culturel à Paris, il se déclare optimiste, car il sait que nous avons de nombreux amis au Québec qui constatent que, malgré les campagnes malveillantes de groupes de pression qui préconisent le boycott des produits israéliens ainsi que les échanges universitaires, Israël est une démocratie qui n’hésite pas à subventionner ses artistes dont certains n’hésitent pas à critiquer la politique de leur gouvernement comme le fait justement avec d’autres artistes, le fameux chorégraphe Ohad Naharin ce qui pose parfois problèmes à la diplomatie israélienne qui doit naviguer à vue.Le Festival du cinéma israélien de Paris, sous la direction de Charlie Zrihen avec lequel il a collaboré lorsqu’il était en poste à Paris et avec qui est jumelé le nôtre ici à Montréal, contribue grandement à faire connaître la culture israélienne aussi bien en France qu’au Québec et à faire découvrir qu’lsraël ce n’est pas uniquement un pays en guerre.Le consul général s’active actuellement à se faire connaître de la communauté diplomatique montréalaise et sera bientôt reçu à l’Assemblée Nationale du Québec où il aura l’occasion de présenter ses lettres de créance au Premier ministre Philippe Couillard.Il a également pris contact avec les médias où il a trouvé des journalistes très amicaux par opposition à d’autres qui ont des idées très arrêtées sur Israël et le conflit israélo-palestinien.Réaliste, le consul général est conscient que si la réalité de la situation au niveau de la perception d’Israël par les médias ou par le grand public ne va changer du jour au lendemain, il est confiant plutôt dans une certaine évolution des opinions entretenues à l’égard de ce pays par exemple au niveau du partage de nombreuses valeurs communes comme la démocratie, les droits de l’homme, et bien évidemment la culture.La Communauté Sépharade Unifiée du Québec et l’équipe rédactionnelle de son magazine La Voix Sépharade souhaitent à notre dynamique Consul général d’Israël un séjour fructueux et jalonné de belles réussites sur tous les plans.Élie Benchetrit | décembre 201 29 Spiritualité Le premier du mois de Kisslev 5775 Dr Shim short H a merman Dans la loi juive, on considère Hanoukka comme une petite fête puisqu’elle fait partie des fêtes post bibliques au cours desquelles il est permis de travailler.Puisque la fête a lieu généralement lorsque les enfants sont à l’école et parce qu’elle se déroule alors que nos voisins célèbrent leurs fêtes, nous avons fait de Hanouka, l’un des événements majeurs de l’année juive.D’un point de vue académique, Hanouka est l’une de nos fêtes les plus controversées.Nous savons qu’Alexandre le Grand conquit la plus grande partie du monde connue aux alentours de l’an 335 avant notre ère et nous savons également que l’histoire des Maccabées se situe atour de l’année 160 avant notre ère.Ceci signifie que les Juifs et les Grecs coexistèrent pendant 175 ans sans révolte et sans loi restrictive.Ces faits nous amènent à la question : « Que s’est-il donc passé?» L’histoire complète de cette période est trop longue à relater dans un article d’un bulletin d’informations.La réponse la plus courte c’est que déjà à cette époque, les juifs avaient des problèmes significatifs vis-à-vis de leur identité juive.Les débats et les batailles théologiques entre, d’un côté les Maccabées et leurs partisans et les Hellénistes de l’autre, eurent pour résultat final la victoire de ceux qui souhaitaient conserver la continuité juive et pour les juifs qui voulaient perpétuer leur mode de vie juive.Ces débats ont eu lieu, il y a 2200 ans, mais ils n’ont pas pris fin à cette époque.Il y a 2200 ans la Menora avait préséance sur le mode de vie grec, mais qu’en est-il aujourd’hui?Chacun de nous, à l’heure actuelle, avons également des responsabilités envers la continuité juive.J’avais écrit le mois dernier que c’était le temps de l’année, pour les parents, de prendre des décisions importantes concernant l’inscription de leurs enfants dans les écoles juives primaires et la poursuite de leurs études dans les écoles secondaires juives.BJEC et la Fédération CJA ont engagé d’immenses moyens humains et financiers afin de promouvoir la continuité juive à Montréal.À l’instar des Maccabées, nous sommes à la recherche de partenaires.Nous exhortons les parents dont les enfants sont déjà dans le système d’encourager les parents qui sont sur le point de ne pas s’engager du côté de la Menora à les rejoindre.Quelques-uns pensent, à tort, que le système scolaire non juif représente l’excellence académique.Je peux assureraux parents que la rigueur du système juif n’est ni égalé ni surpassé.Dans son ouvrage The Vanishing American Jew, Allen Dershowitz décrit clairement « La tête juive » : l’analyse textuelle de l’étude biblique et la rigueur intellectuelle d’un passage du Talmud accomplissent des miracles dans les performances mentales des étudiants.Le premier du mois de Kisslev aura lieu le samedi soir 22 novembre.En plus de toutes les célébrations du mois, j’exhorte les parents à réfléchir sur leur identité juive et qu’est-ce qu’elle représente pour eux.Faisons en sorte que la Menora prévale non seulement en allumant une bougie, mais également par les choix que nous faisons pour nous-mêmes et pour nos enfants.Dr Shimshon Ha merman, Directeur de l’éducation formelle, Centre Bronfman de l’Éducation juive 30 magazine LVS | décembre 2014 Laboratoires www.laboratoirescdl.com Les Laboratoires CDL vous souhaitent une fête de Hannouccah illuminée de bonheur, santé et prospérité! •/ Plus de 2,000 tests disponibles y Résultats disponibles en moins de 24 heures ¦J Prise de sang sans rendez-vous •J Service de prélèvement à domicile ou au bureau •J Frais remboursés par la majorité des assurances ni ;m iiii,f iiii'I UC Ir: j» « 1 * SIEGE SOCIAL 5990 Chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal, Québec H3S1Z5 Téléphone: 514.344.8022 Courriel : service@laboratoirescdl.com Heures d'ouverture au public Lundi au vendredi: 8hÛ0 à 20h00 Dimanche: 9h00 à 15h00 DECARIE 6900 boulevard Décarie.Suite 3310.Montréal.Québec H3X 2T8 Téléphone : 514.341.1777 Heures d'ouverture au public Lundi au jeudi: 8h30 à 17h00 Vendredi: 8h30 à 16h00 Dimanche: lOhOOè14h00 CENTRE-VILLE DE MONTREAL 666 Sherbrooke Ouest, Suite 1900, Montréal, Québec H3A1E7 Téléphone : 514.982.9696 Heures d'ouverture au public Lundi au jeudi: 8h30 à 17h00 Vendredi: 8h30à12h00 OUEST DE L’ILE 12774 Boulevard Gouin Ouest.Suite 30, Pierrefonds, Québec H1Z1W5 Téléphone : 514.684.8460 Poste 211 Heures d'ouverture au public Lundi au vendredi: 7h30 à 16h30 Samedi: 8h00 à 12h00 EST DE L’ILE 5601 rue Belanger Est.Suite 112, Montréal, Québec H1T1G3 Téléphone : 514.256.5011 Poste 262 Heures d'ouverture au public Lundi au vendredi: 7h00 à 14h00 Samedi: 7h00 à 11h00 Diaspora Francophonie L'exclusion des juifs réfugiés -un cas d'évasion morale J’ai récemment eu le malheur de lire le laïus de Daniel Haboucha publié dans « The Times of Israel » contre la nouvelle campagne d’Israël qui vise à sensibiliser les gens à la cause des juifs réfugiés venant de pays arabes.La thèse d’Haboucha est intenable et son article défend une approbation honteuse de l’utilisation cynique des réfugiés palestiniens et de leurs descendants par les états arabes.Approbation du cynisme en politique Haboucha commence son article en nous informant que sa famille avait été « obligé de quitter l’Égypte au début des années 60 abandonnant la majorité de leurs biens.L’expérience traumatique d’avoir été retiré de leur milieu après des siècles de vie au Moyen-Orient est un exemple flagrant de la persécution religieuse systémique et une qui mérite incontestablement d’être corrigée.» Et pourtant, Haboucha passe le reste de son interminable diatribe à débattre contre tous moyens viables pouvant accomplir cette correction.Pourquoi ?Parce que, comme de fait, « comparer sa situation en tant que citoyen canadien et celle d’un palestinien qui a grandi dans un camp de réfugiés est à la fois absurde et invraisemblable et ne jouera pas en faveur d’Israël.» En fait, la « situation » d’Haboucha doit et devrait être comparée à celle des Palestiniens dans les camps des pays arabes et Israël sera donc revendiqué, car nous aurons exposé le cynisme de ses ennemis.Les palestiniens qui se trouvent actuellement dans des camps de pays arabes ne sont pas des réfugiés.Ce sont des descendants de réfugiés - de 3 générations ou plus, tout comme Haboucha.Cependant, contrairement à Haboucha, ils ont été étiquetés en tant que réfugiés dus au fait que les leaders arabes refusent de les intégrer dans les pays des territoires dans lesquels ils sont situés et non pas à cause d’Israël.Les palestiniens auxquels Haboucha fait référence ont été privés de toute chance d’améliorer leur vie et subiront un véritable apartheid dans les pays arabes.Ils ont transmis leur statut de réfugié de génération en génération, contrairement aux autres groups de réfugiés sur la terre.Leurs enfants ont donc hérité d’une dépendance des N.U.et de griefs éternels, des bénéfices à la Pyrrhus.L’unique raison pour laquelle leur situation est déplorable est, car le monde arabe et les Nations Unies ont fait en sorte qu’elle soit ainsi.Le refus d’Haboucha de mener une enquête sur la situation des palestiniens dans les camps ne fait que récompenser les états arabes en les acquittant de toute responsabilité par rapport à cette situation.Tout doucement, Haboucha semble se pencher plus vers un exposé « digne » de l’OLP (son article a été envoyé à la liste d’adresses du Département de la Culture et de (’Information de l’OLP avec comme sujet : À lire absolument).Ce qu’il essaye de communiquer est qu’lsraël est responsable pour la guerre de 1948, car cette guerre a créé le problème de réfugiés.Ou peut-être qu’il ne se rend pas compte qu’en temps de guerre, des merdes arrivent.Les gens meurent.D’autres sont déplacés.Une guerre n’est pas la solution et en déclarer une devrait être un dernier recours.C’est également la raison pourlaquelledanssa toute première Déclaration d’indépendance, Israël a d’abord demandé la paix et a fait appel aux arabes palestiniens leur demandant de rester en Israël en tant que citoyens et égaux.Une conséquence de cette invitation est qu’aujourd’hui, Israël compte plus d’un million de citoyens arabes, dont des juges, des ministres, députés, diplomates et officiers militaires.Il est donc difficile de concevoir qu’lsraël est un pays résolu à renvoyer les arabes.Haboucha ne fait aucune mention de ces détails cruciaux, une faute professionnelle qui pourrait être constitué plutôt grossière.Il ne fait aucune distinction entre l’expulsion et la dépossession de près d’un million de juifs de pays arabes basé uniquement sur leur religion et le déplacement de 650 000 arabes en raison de leur propre guerre d’agression envers les survivants de génocide.D’après lui, les arabes ne sont aucunement responsables malgré le fait que ce sont eux qui ont commencé la guerre qui a causé le problème de réfugiés et qui ont gardé ces réfugiés captifs pour plusieurs générations.Le blâme repose aussi sur Rabin, lui-même un réfugié de Jérusalem qui défendait son peuple contre l’agression jordanienne.Je me demande si Haboucha enseignera cette évasion morale à ces enfants.L’émigration des juifs en Iraq a augmenté en 1951 après le bombardement d’une synagogue.Au moment même, des fonctionnaires consulaires britanniques et plusieurs juifs ira-quiens ont posé le blâme sur des agents sionistes.À ma connaissance, il n’existe aucune preuve concluante à cet effet, mais on y a conféré de la crédibilité après la confession récente d’un ancien membre du groupe iranien sioniste souterrain qui a divulgué que certains membres du même groupe employaient ce genre de tactiques.Si lesjuifs réfugiés de pays arabes avaient continué de souffrir en Israël, encore une raison de plus pour eux de se venger contre ceux qui leur ont causé cette souffrance en les renvoyant.Et si le sionisme est responsable de Philippe Assouline % "jrf cette prétendue discrimination en intégrant de manière imparfaite les réfugiés sépharades en Israël, c’est donc les arabes et non Israël que l’on doit tenir responsable pour la souffrance continuelle des réfugiés palestiniens et de leurs descendants.J’aimerai ajouterqu’Ha-boucha se base sur des paroles d’un orchestre de mariage marocain israélien pour soutenir sa supposition que lesjuifs sépharades ont été l’objet de discrimination en Israël.Cela seul devrait suffire pour remettre en cause son article.Malheureusement, ça ne s’arrête pas là.Un réfugié est une personne qui a été forcé de quitter son pays afin d’échapper à la guerre, la persécution ou à une catastrophe naturelle.Cette définition ne change pas même si ceux qui fuient aboutissent dans un endroit qui leur permet de construire une meilleure vie.D’après Haboucha, lesjuifs ne sont pas considérés des réfugiés, car ils ont choisi de s’installer en Israël et font maintenant partie pleinement de cet État.Les palestiniens et leurs descendants, par contre, sont considérés des réfugiés, car ils sont toujours maltraités et exclus de leurs pays adoptifs.C’est un peu comme dire que ceux qui se sont enfuis de l’Allemagne nazie au début de la guerre n’étaient pas considérés comme étant réfugiés du simple fait qu’ils ont fini par s’installer en Amérique ou ils ont réussi à s’adapter avec succès.C’est prendre le concept de réfugié par l’autre bout.Le seul point légalement et moralement saillant est que près de 900 000 juifs ont été forcés de quitter parce qu’ils étaient persécutés, et ce, sans leur mot à dire ni leurs possessions.Ou ils décidèrent de s’installer et si cela était conforme avec la définition de sionisme n’a aucune importance quand il s’agit de déterminer s’ils méritent de refaire leurs vies après les traumas et les pertes qu’ils ont subi.Si Israël traite ses réfugiés comme des compatriotes, parce que son idéologie de base est d’accepter les immigrants, cela ne change aucunement le fait que ces personnes sont considérées comme étant des réfugiés.En ef- 32 magazine LVS | décembre 2014 Politique | Israël fet, dans le prochain paragraphe, Haboucha se contredit encore une fois en affirmant simplement que « la majorité des juifs arabes qui ont quitté leurs pays natals ne l’ont pas fait volontairement.» Le « trauma collectif » des palestiniens dure encore non pas à cause d’un péché existentiel israélien, comme Haboucha aimerait le croire, ou d’un « Nakba » auto-infligé.Il existe et dure encore parce que les palestiniens insistent sur l’établissement d’un état et rejette, en même temps, toute offre qui leur permettrait d’y arriver sans causer, dans les mots d’Haboucha, le véritable « trauma collectif continuel d’une nation entière dépouillée de sa terre natale », c’est-à-dire la destruction d’Israël.À la lumière de cette information, l’article d’Haboucha n’est qu’une approbation de l’abus cynique des palestiniens et de leurs descendants par les états arabes.C’est ignorer le rôle qu’ont joué les arabes quant à l’expulsion de près d’un million d’innocents des états arabes seulement parce qu’ils étaient juifs.C’est les acquitter de toute culpabilité quant au problème des réfugiés palestiniens en choisissant la guerre au lieu de la séparation en 1948 et en maintenant la souffrance des palestiniens pour des raisons politiques et ce, jusqu’à aujourd’hui.Philippe Assouline NDLR: Ce texte présenté avec l’autorisation de son auteur contient les extraits d’un article de l’auteur paru dans le « Times of Israel » Le pari d'Obama sur l'islamisme modéré David Bensoussan Des considérations d’approvisionnement énergétique ont certainement pesé dans la balance lorsque le président américain Georges Bush ordonna l’invasion de l’Irak.Il n’en demeure pas moins que ce dernier était convaincu qu’il libérait les Irakiens d’un dictateur sanguinaire et que la démocratie était la panacée des maux et des frustrations de nombreux pays arabes.Le fait que les Irakiens aient pu voter librement et que leur dictateur méga-lomaniaque se terrât dans une cache souterraine n’est peut-être pas étranger à l’explosion du printemps arabe qui est survenue par la suite.Le président Obama a voulu aller plus loin en misant sur le concept politique d’un « islamisme modéré » à l’instar des partis chrétiens-démocrates en Europe.Or, cette démocratie islamique ne s’est pas concrétisée, et pour cause : la tradition démocratique était absente et les partis islamiques longtemps relégués à la clandestinité comptaient de nombreux radicaux et djihadistes.Qui plus est, les compétences technocratiques manquaient totalement aux partis islamiques élus qui voulaient superviser, voire renverser l’appareil gouvernemental existant.Sitôt que les régimes autoritaires ont été remis en question, les tensions confessionnelles et ethniques se sont amplifiées au Moyen-Orient, à l’image même de la Yougoslavie après la mort du maréchal Tito.De nouveaux regroupements et réalignements d’Arabes, de Kurdes, de chiites, de sunnites, de Frères musulmans, de chrétiens, d’Alaouites, de Druzes et d’Assyriens, compte non tenu de la kyrielle de groupuscules islamiques radicaux, ont déstructuré la carte géopolitique du Moyen-Orient tracée par la France et l’Angleterre après la Première Guerre mondiale.Ces réalignements ont mis à nu l’aspect artificiel des frontières du Moyen-Orient.Pour se rapprocher du monde arabo-musulman, Obama a fait entendre ce que ses leaders voulaient bien écouter, entre autres de déplorer le passé colonial de même que la situation des Palestiniens.Son discours historique au Caire s’est continué par un pèlerinage à Auschwitz et non pas un passage par Jérusalem.Indépendamment de ses bonnes intentions, cela s’est traduit par une occasion manquée, carson geste est venu conforter une thèse selon laquelle l’État d’Israël est le produit de l’holocauste, faisant fi de la réalité historique bien antérieure à l’holocauste ou encore de celle des réfugiés juifs des pays arabes.Obama a ensuite tenté d’imposer à Israël des frontières d’armistice plutôt que des frontières négociées.Lorsque l’on sait comment le territoire de Gaza est devenu un entrepôt de missiles iraniens, et que l’on prend conscience de l’intoxication médiatique de haine dans cette région du monde, il est facile de comprendre pourquoi un retrait des hauteurs de Cisjordanie pourrait comporter des dangers qui seraient impossibles à gérer.Cette politique appuyée par Obama a conforté ceux qui exigent des concessions unilatérales de la part d’Israël en échange de vœux pieux.Obama a fortement appuyé le mouvement des Frères musulmans en Égypte, s’aliénant ainsi une grande partie des Égyptiens de même que les Saoudiens qui ont difficilement accepté qu’il puisse abandonner l’un de ses alliés les plus sûrs du Moyen-Orient.Bien qu’Obama ait pris parti pour ceux qui demandaient le renversement du gouvernement égyptien de Moubarak en 2011, il est resté coi lorsque les manifestations populaires en Iran ont été sévèrement réprimées par le régime des Mullahs en 2009.Par ailleurs, par le biais de nombreuses déclarations, Obama a exprimé le vœu que le dictateur syrien restructure son gouvernement, a établi une ligne rouge relativement à l’usage d’armes chimiques par l’armée syrienne, mais n’a pas réagi lorsque cette ligne a pâli.Ces inconsistances ont été dûment prises en note par les états amis de l’Amérique au Moyen-Orient.Obama a misé sur le dialogue avec l’Iran qui, force cachotteries, a fait traîner durant des années les négociations avec les États-Unis, l’ONU et l’Union européenne.La dernière date butoir d’un accord sur le nucléaire iranien a été repoussée du 21 juillet au 24 novembre 2014, mais les clameurs « Mort à l’Amérique » durant les manifestations populaires orchestrées par le régime iranien n’ont pas pour autant cessé.Durant le mois d’octobre, une lettre personnelle a été adressée au guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, qui s’est empressé de souligner le 8 novembre que « le régime barbare, de loups et infanticide d’Israël » doit être anéanti.On peut mettre au crédit d’Obama la destruction de la grande majorité des armes chimiques syriennes et l’arrêt momentané de l’expansion du développement nucléaire en Iran.Toutefois, tout accord accompagné de menaces et de messages de haine ne fait que présager le report d’une confrontation dans des conditions beaucoup plus difficiles.David Bensoussan I décembre 201 -; 33 -vcuÀs co KcuÂs jjiouJo oAAjuMX t’coveMo âjb Mb»jeufreAs et vouA/ iMjptiYAeJo taM/ uVo jpJoojet >utàAjeMbteju)o.Fondation CSUQ d-’uM- tjéMhcJbüOK Cl- l'mfhi- BANQUE NATIONALE en partenariat avec la www.FondationCSUQ.ca Fondation CSUQ La Fondation CSUQ dépasse largement ses objectifs assignés Entrevue avec son président M.Armand Afilalo De gauche à droite : M.Daniel Levine, Gestionnaire de portefeuille, Conseil de fortune familiale, Banque Nationale; M.Louis Vachon, Président et chef de la direction de la Banque Nationale; M.Michael Goodman, Associé gestion privée 1859, Conseil de fortune familiale, Banque Nationale, et M.Armand Afilalo, Président de la Fondation CSUQ.Joint par téléphone, M.Armand Afilalo, homme d’affaires respecté et président de la Fondation CSUQ, ne cache pas sa satisfaction et son optimisme.En effet ce projet novateur dans les annales de la communauté sépha-rade de Montréal a gagné largement son pari et vise encore plus haut dans ses objectifs : celui d’offrir à la jeunesse juive de Montréal, par le biais du fond de dotation « d’une génération à l’autre » en partenariat avec la Banque Nationale du Canada , des programmes destinés à son épanouissement et à la pérennité de son identité.En effet, en raison de coupures budgétaires passées et récentes au sein de la communauté dû à la stagnation voire parfois de la baisse de revenus, des programmes existants ont été supprimés, d’autres qui sont rendus nécessaires ont besoin de financement et c’est justement cette urgence de donner à notre jeunesse le moyen de s’épanouir qui a conduit Armand Afilalo à relever le défi.Qu’est-ce qui incite un président d’entreprise extrêmement occupé par la conduite de ses affaires à prendre en main et à piloter un projet communautaire d’une telle envergure?Armand Afilalo est, si l’on peut le définir ainsi, l’homme qui aime les défis et également un bénévole accompli au sein de la communauté juive montréalaise.Sa motivation s’est située à deux niveaux : « Tout d’abord ce beau réflexe qui nous commande, en tant que communautaire, de redonner à d’autres ce que nous avons nous-mêmes reçu et ensuite de mettre mon expérience acquise, au service de ce projet.J’ai en effet siégé pendant plus de 10 ans sur le Conseil d’Administration de la Fondation du Grand Montréal, sur celui du YMCA et sur le Conseil des Gouverneurs de l’FHôpital Géné- ral juif.Le fait d’assurer la garantie des programmes à vie destinés aux jeunes m’a immédiatement emballé et j’ai accepté d’assumer ce mandat à durée indéterminée » M.Afilalo a choisi de s’entourer d’une équipe restreinte, mais compétente et dynamique afin de réaliser ses objectifs.Celle-ci se compose de Mme Choula Ammar, comptable agréée, Sam Cohen-Scali, actuaire, Me Patrick Essiminy avocat et Michael Goodman, Associé gestion privée 1859, Conseil de fortune familial, Banque Nationale.Auprès de ces bénévoles, nous retrouvons également des professionnels communautaires, Mme Kathy Assayag, directrice de la Fondation communautaire juive, une institution qui gère 360 millions de dollars et qui sera dépositaire et gestionnaire du capital investi ainsi que MM Robert Abitbol, directeur général de la CSUQ et Sidney Benizri, directeurs du financement.Ce fond de dotation, nous rappelle M.Afilalo : « c’est le résultat d’un partenariat avec la Banque Nationale du Canada, dont je salue l’engagement à nos côtés, de son président, M.Louis Vachon, pour nous aider à créer une fondation dotée d’un capital de 1 million de dollars en l’espace de 5 ans et dont les intérêts serviront à financer des projets destinés à notre jeunesse.» L’originalité de ce projet, tient-il à souligner, réside dans le fait que les donateurs auront la possibilité de choisir dans quel programme ils veulent investir les intérêts générés par leur don.Notre communauté étant très sollicitée pour toutes sortes d’œuvres charitables, est-ce que la tâche de la solliciter à nouveau pour un nouveau projet n’a-t-elle pas été ardue?Notre communauté, nous dit M.Afilalo, si elle est souvent sollicitée c’est parce qu’elle est généreuse et qu’elle est sensible aux valeurs juives dont la Tsédaka n’est pas la moindre.« Je dois le dire avec fierté, tous les gens approchés ont répondu positivement à l’appel pour une si belle cause et qui de surcroît avait la caution de la Banque Nationale du Canada et de la Fondation Communautaire Juive.Je profite de cette occasion pour les remercier sincèrement pour leur générosité et leurs engagements communautaires.» « À l’heure actuelle nous avons grâce à cet élan enthousiaste de nos donateurs dépassé l’objectif des 500 000 $ puisque nous avons atteint la somme de 700 000 $ pour capitaliser notre Fondation à un montant de 1,2 million de dollars.Cela garantirait des revenus d’intérêts de 60 000 $/an à vie ! » « Le temps est également venu de ratisser plus large auprès d’une frange de plus en plus importante de jeunes entrepreneurs sé-pharades qui se sont taillés de belles places dans la vie économique montréalaise et bien entendu auprès de nos frères ashkénazes, car je le répète cette cause est une cause commune aux deux segments de notre communauté.Je vise donc plus haut et j’espère que nous allons pouvoir doubler la mise, c’est-à-dire disposer d’un capital de 2 millions de dollars dont les revenus d’intérêts nous permettront d’entrevoir avec confiance l’avenir de notre jeunesse et l’assurance de la continuité de son identité juive.» Propos recueillis par Élie Benchetrit magazine LVS I décembre 2014 35 æv?vr* SRswNSg; 36 magazine LVS | décembre 2014 ¦ , Nouvelles Communautaires Soirée Hessed 2015 Notez bien cette date dans vos agendas : le dimanche 15 mars 2015 aura lieu la deuxième édition de la soirée-bénéfice pour Hessed.Toujours sur le thème de la musique, cette soirée pour les mélomanes se déroulera à nouveau au superbe Musée des Beaux Arts de Montréal.Au programme, le talentueux Orchestre des Musiciens du Monde, dirigé par Yossi Milo, 30 musiciens, deux solistes.La soi- rée sera organisée par le comité de Hessed qui est présidé par M.Yossi Suissa.Au nombre des membres de ce comité, de nombreux bénévoles dévoués, dont Armand Afilalo, Nissim Amar, Sarita Benchimol, Eyal Cohen, Steve Cohen, Rachel Elbaz, Michael Goodman (président de la soirée au Musée 2014), M.Yossi Suissa et M.Gad Medalsy.Pour tous ceux qui ont manqué cette soirée de gala l’an dernier, préparez déjà votre tenue de soirée pour cette activité qui contribue au bien-être des plus démunis de la communauté.Emmanuelle Assor vtfCSUQ dessed Retenez la date Soirée au Musée Cette année, soyez des nôtres ! Concert bénéfice Hessed, avec l’Orchestre Symphonique des Musiciens du Monde.Joseph Milo, chef d’orchestre au Musée des Beaux-Arts de Montréal FINANCIERE BANQUE NATIONALE GESTION DE PATRIMOINE LEVINE GOODMAN CONSEIL DE FORTUNE FAMILIALE Dimanche 15 mars 2015 Services Commun 13ième Mission de solidarité ! Après un été difficile en Israël et le conflit que nous avons tous suivi de près, la Mission de solidarité 2014 a eu lieu, avec un peu de retard, mais ô combien d’enthousiasme ! Du 11 au 25 novembre, nos 37 participants n’ont ménagé aucun effort pour que cette mission soit réussie.D’ailleurs, la situation en Israël a encore plus motivé les participants déterminés à aller sur place répandre la joie et la bonne humeur.« Justement, c’est en temps de crise et de difficulté que nous voulions partir.Notre comité avait décidé que cette treizième Mission aurait lieu de toute façon et nous étions tous très motivés » a affirmé Sidney Benizri, directeur de la Mission, épaulé par son président Marcel Elbaz, le tout coordonné parSabine Malka.après leur arrivée, les participants se sont rendus au Kotel avec les 70 jeunes garçons venus de Beer-Sheva entourés de leurs familles émues afin de célébrer leur Bar-Mitzvah.Notons que cette année, le nombre de Bar Mitzvot a augmenté grâce à la générosité des amis et membres de la famille de Sam Sabbah Z’L qui ont contribué à plus de 25 Bar Mitzvot.Lors de ce voyage, une plaque commémorative a été installée à Beit Moria, un centre de distribution de nourriture, en hommage à Sam Sabbah Z’L qui avait été bénévole dans cet organisme plusieurs fois et qui était très sensible à cette cause.Le jeudi 13 novembre, marquant la I3ième année d’existence de la Mission, donc 2 jours L'AJOE : conférence et départ du Consul Général d'Egypte à Montréal Cet automne, l’Association des Juifs Originaires d’Égypte continue d’organiser des activités toujours aussi captivantes pour ses membres.Le 14 septembre, une conférence sur le sujet d’actualité « Les coulisses du Moyen-Orient: un casse-tête chinois?» a eu lieu à la salle Sinaï du YMHA devant une cinquantaine de personnes.Lors de cette conférence, donnée par Henri Lévy, ancien lieutenant-colonel dans l’armée israélienne, responsable des négociations civiles israélo-palestiniennes et membre de la délégation israélienne lors des négociations de paix avec la Jordanie, M.Lévy a parlé des subtilités du conflit au Moyen-Orient, ainsi que du rôle clé que jouent certains pays de la région comme le Qatar, l>lran, la Turquie et les États-Unis.Selon M.Lévy, la situation pendant le récent conflit à Gaza ainsi que la situation d’avant et celle d’après le conflit sont un réel « casse-tête chinois ».Une conférence bien éclairante pour tous les participants.Le 14 octobre, les membres de l’AJOE se sont réunis à nouveau, cette fois-ci pour souligner le départ du Consul Général d’Égypte à Montréal, M.Amin Meleika.Lors de cette fête spéciale à la salle Sinaï au YMHA, une trentaine de personnes se sont retrouvées pour 38 magazine LVS | décembre 2014 amassés lors des différentes activités de levée de fonds pendant l’année, la communauté sé-pharade a pu faire des dons pour des abris à Bnei Shimon et dans différents centres.Un grand merci à tous les participants ainsi qu’une mention spéciale à Abraham Cas-tiel qui nous a aidé à organiser l’itinéraire du voyage et pour son implication constante année après année.Après la touchante cérémonie des Bar Mitzvot, notre groupe est allé porter main forte à Beer Sheva dans divers lieux où ils ont fait du bénévolat : à la soupe populaire, dans des garderies, au centre de réhabilitation Ramot et à Beit Moria.Cette année, grâce aux montants De retour à Montréal, on commence à préparer le prochain gala des Bar Mitzvot qui aura certainement lieu à l’automne prochain.Restez à l’écoute pour ne pas manquer cette soirée importante pour toute la communauté et pour nos enfants d’Israël.Le comité travaille déjà à l’organisation de cette soirée spéciale qui sera présidée par nul autre que Vicky Be-narroch et Michael Goodman.Emmanuelle Assor une dégustation de vins et fromages dont le Consul général d’Israël à Montréal, M.Ziv Nevo Kulman, l’épouse du Consul d’Égypte ainsi que sa mère et sa fille.Mme Rosy Schwartz, présidente de l’AJOE a ainsi voulu souligner les liens d’amitié qui se sont tissés entre le Consul d’Égypte, les juifs originaires d’Égypte habitant à Montréal et toute la communauté juive de la métropole.L’AJOE a chaudement remercié M.Meleika d’avoir assisté à plusieurs événements de la communauté et d’avoir su lui tendre la main.Emmanuelle Assor Jeunesse Au Département jeunesse : On kife au Kif Kef et on tisse des liens grâce à YAHAD Cet hiver, comme les autres hivers, les enfants de la communauté demandent à leurs parents de les inscrire au camp Kif Kef.Et pour cause : du 25 décembre au 1er janvier, ils vont s’y amuser comme jamais.Rempli à sa pleine capacité, le camp B’nai Brith peut recevoir 120 enfants et 30 animateurs du niveau CÉGEP et universitaire, tous bénévoles.Pendant une semaine, les jeunes de 8 à 17 ans vont s’adonner à des sports d’hiver, se mesurer lors des compétitions, participer à des feux d’artifice et à une soirée de clôture très mémorable.Des surprises sont au programme (alors on ne les dévoilera pas!), ainsi que des retrouvailles pour certains, car 11 jeunes de Beer Sheva seront de la partie et surtout de l’amitié entre tous, même parfois entre jeunes venus d’écoles différentes.Aux dires d’Albert Lévy, ancien moniteur de Kif Kef pendant 10 ans et organisateur du camp cet hiver, « l’ambiance au camp est super chouette, des liens se créent entre les animateurs et les jeunes, comme entre des frères et sœurs, des jeunes sépharades rencontrent des jeunes venus d’autres écoles et tous se rapprochent de la tradition et de la religion juive.C’est vraiment une expérience enrichissante pour tous.» Pour les inscriptions, faire vite, car il reste encore quelques places!! Yahad à l’année longue.Lors du voyage de Yahad en Israël cet été, nos jeunes sont arrivés au tout début de la crise, mais le voyage s’est très bien passé tout de même.Même si le programme du départ a été quelque peu changé, les jeunes entourés par les dynamiques accompagnateurs Emanuel Mimran, Belle Benlolo, Ingrid Ouaknine et Albert Lévy, ont vécu une expérience inoubliable.Pendant ce voyage, ils ont créé des liens d’amitié très forts entre eux et Yahad a proposé de continuer d’organiser des activités en plein air ou des ateliers-conférences pendant l’année pour maintenirces liens.Lors du Shabbaton du 21 au 23 novembre 2014, 39 participants de Yahad (donc la quasitotalité de ceux qui étaient partis en Israël !) se sont regroupés dans un chalet dans les Lau-rentides.Pendant ce week-end de rassemblement et de plaisir, malgré le froid qui débutait, la programmation de Yahad a été lancée pour novembre 2014 à juin 2015.À l’heure actuelle, l’équipe organisatrice de Yahad commence déjà à planifier un beau voyage de clôture de la programmation, dans un pays beau et chaud.qui sera dévoilé bientôt! Selon Albert Lévy : « Nos jeunes sont très motivés et c’est beau à voir.Ils sont devenus amis pendant le voyage en Israël et veulent vraiment participer à des activités.Nous sommes très contents de cette cuvée de futurs leaeders communautaires.» Emmanuelle Assor KIF KEi r.rr K, W, Ÿ* n' '.v-.&ëy • -.v>.,+f - A-.v Mfc» -'a « > è mm j dUf 1 ¦ 1 îvr.r Ki «R W VM XlFKlJÊÊ magazine LVS | décembre 2014 39 Services Communautaires Le tournoi de tennis et de squash est de retour ! Frédéric Dayan, Président du tournoi Tennis et Squash 2015 À la grande demande de notre communauté, et après 3 ans d’absence, le tournoi de Tennis/Squash est de retour! Retenez la date : Printemps 2015 Les amateurs de tennis et de squash sont invités à participer à ce tournoi où les pros, ies amateurs et les novices se retrouvent pour s’amuser tous en soutenant et contribuant au bien-être de notre communauté.Lors d’une entrevue téléphonique avec Frédéric Dayan, nouveau président du tournoi faisant partie de ia relève, il affirme « qu’il faut tout d’abord changer la perception que ce tournoi est un tournoi d’élite.Au contraire, c’est un tournoi pour tout le monde ! Toute personne qui jouera participera à un nombre de matchs compétitifs, car il n’y a rien de pire que de perdre au début d’un tournoi et d’être renvoyé chez soi ! Nous voulons que tout le monde vive une expérience sportive positive lors de cette activité.» Selon M.Dayan : « Pour cette édition 2015, nous comptons attirer environ 60 joueurs de tennis et une vingtaine de joueurs de squash au tournoi.Pour moi cependant, bien que nous ayons un objectif financier, la réussite de cet événement est mesurée par le grand nombre de participants qui partagera une journée inoubliable ainsi que reprendre la tradition annuelle de cet éventent.Plusieurs rencontres ont déjà eu lieu avec les anciens membres du comité et tous concluent que le tournoi sera un événement haut de gamme à ne pas manquer.À l’heure actuelle, le comité organisateur du tournoi travaille déjà à l’élaboration de la journée de ces commanditaires et prépare une tombola de prix exceptionnels.La journée du tournoi comprendra un brunch et un cocktail après-match somptueux le tous couronné par une ambiance géniale! » conclut Frédéric Dayan.Avis aux intéressés : il ne vous reste que quelques mois pour perfectionner votre service et ajuster votre raquette ! Emmanuelle Assor & so% '-S- PRINTEMPS 2015 êCSUQ CSUQ | 2015 ••• wfwKùP ¦ y#v- ; m LE TOURNOI AN NUELDE TENNIS ET SQUASH AU BÉNÉFICE DE LA CSUQ Bienvenue à la nouvelle édition du Tournoi de Tennis et Squash ! Venez partager le petit déjeuner avec vos amis et pratiquer votre jeu.Tous les montants récoltés seront destinés aux jeunes de la commaunauté.• Matchs de tennis en double et compétition de squash ¦ Petit déjeuner et déjeuner ¦ Cocktail dînatoire et animation ¦ Prix exceptionnels : tombola et enchères RSVP : Benjamin Bitton Tél : 514-733-4998 Ext 8132 / Email : bbitton@csuq.org ou visi.tez-nous en ligne à www.csuq.org/tennissquash2015 1 40 magazine LVS | décembre 2014 ^5900^7183 JHAITE Robert Azoulay Conseiller, vente véhicules neufs De la part de vos amis chez BDO; Choula Ammar, CPA, CA Isaac Benizri, CPA, CA Erie Shrier, CPA, CA, MBA Joy Murad, CPA, CA, MBA Shelley Smith, CPA, CA Certification | Comptabilité Fiscalité | Services-conseils 1000, rue De La Cauchetière Ouest Bureau 200 Montréal Québec H3B4W5 514 931 0841 www.bdo.ca IBDO » A" A* »*> _lü ^*80017813 a -W lactofi/l# üiofe PRODUCTS MORE O|G ^0 It -;*s PRODUITS LAITIERS PlUSO10' 7-Wl! added * Sans sucre ajoute 1 ee • Sans gluten ^ g - i(K- -f’/Cf£ comprimés " opprimés 5 •'*Vn^dfd ‘ ^ sucre ajouté * w * Sans gluten '-omprimés formerly D&ivyJree Available at your local pharmacy Venez vivre l’excellence en éducation juive à Herzliah Nous cultivons les esprits en herbe afin qu’ils deviennent les leaders ingénieux et novateurs de la communauté de demain.FAÇONNONS LES LEADERS DE DEMAIN nn\y ronn An ÜP ktrzlAi* â ¦ î B ^7 VJrïÛcjÇ 1 1 V L/ \ 1 H M Herzliah n^sin ÉCOLE SECONDAIRE HERZLIAH 4840, avenue Saint-Kevin, Montréal 514-739-2294 | utt.qc.ca • lai* Ifiscaliste Rabbin ^ Ingénieur 'Actuaire Chirurgien 'y 7946 Wavell, Cote Saint-Luc, Qc H4W 1L7 Tél.514-481-8563 • Fax 514-481-7397 www.yavne.ca Education, Loisir et Sport Québec S " ‘SCSUQ FEDERATION CJA YAVNE ACADEMIE ?YESHIVA QUAND JE SERAI GRAND JE SERAI.Nathalie Rossdeutscher Michaella Bitton L’École où les rêves deviennent réalité idyt>3 by nyüb Ton Mon expérience à Yavné a été une expérience mémorable et unique.Chumash, Navi, histoire, mathématiques, yahadout, téfila, français, sciences et arts sont tous des sujets qui ont été enseignés avec amour à la Yéshiva.Yavné n’est pas juste une école mais aussi une seconde famille, les amis qu’on rencontre là-bas ne sont pas simplement des camarades de classe mais des frères et sœurs sur qui l’on peut compter.Les professeurs et l’administration ont toujours été à mes côtés pour me guider et assurer mon succès.Grâce à Yavné j’ai pu recevoir une éducation hors pair qui a su faire un équilibre entre les études de notre sainte Tora ainsi que les études laïques, une parfaite combinaison pour le monde auquel nous faisons face présentement.L’Académie Yavné m’a sculptée depuis ma jeune enfance jusqu a aujourd'hui dans les voies de la Tora et du Derech Eretz.On a appris un sens de responsabilités envers notre pays Israël et envers tous les Juifs du monde.We looked forward to almost each and every day and still today, as we all look back, we look back with fondness, kindness and gratefulness to those who had the insight and inspiration to establish the Yavné, the Yavné that is, the Yavné that was, and the great Yavné that will be.After I graduated from Yavné I continued my education at the Beth Yaacov seminary in Montreal for two years, which allowed me to pursue my education towards going to University.Today, I'm undertaking a bachelors degree in law at University of Montréal.Pour conclure je voudrais remercier L’Éternel pour m'avoir guidée dans tout mon cheminement ainsi que tous les professeurs et l'administration de cette formidable école.Comme je l'ai mentionné durant mon discours de fin d'année à Yavné, "Tu peux séparer la fille de Yavné mais jamais séparer Yavné de la fille." C’est avec unecertaine émotion et unegrande reconnaissance à l'égard des dirigeants et du corps professoral de l'académie Yavné que je formule ce témoignage.Je me considère privilégiée d'avoir complété mes études secondaires à Yavné où j'ai pu bénéficier d'une éducation juive solide et d'un enseignement général de qualité qui n’a rien a envier à celui dispensé dans les autres écoles juives et publics de Montréal.En effet, grâce au baggage de connaissances et de valeurs acquises à Yavné, j'ai pu aborder avec confiance la suite de mon parcours académique et religieux, dont mon année d'étude au séminaire Beth Yaakov, mon programme en Science de la Santé au Cégep Dawson et maintenant mon programme en Architecture à l'Université de Montréal.Yavné m’a permis de me construire dans une atmosphère juive qui intègre les valeurs de la Torah et le respect de l'autre dans une ambiance d'une grande famille que nous formions.C’est une école où on était heureux et où on a noué des amitiés indéfectibles.Ainsi, dans une société en perte de repères où les valeurs se perdent et l'assimilation est facile, l'école Yavné m'a offert un environnement propice à mon épanouissement spirituel, moral et social, tout en m'inculquant le savoir et les bases académiques nécéssaires pour poursuivre des études supérieures.Yavné est tout simplement une fabuleuse école qui conjugue harmonieusement religion et modernité et où tous les ingrédients sont réunis pour assurer un épanouissement complet dans un cadre scolaire.Je garderai longtemps un souvenir ému de mon passage dans cette école qui m'a tant donnée sur le plan religieux et académique.Merci à Yavné de nous avoir si bien outillé pour réussir notre parcours académique et notre vie professionnelle, tout en développant notre identité juive, et notre amour d'Hachem et de notre Torah.Je n'hésiterai pas un jour, avec la Grâce divine, à inscrire mes enfants à Yavné.NOTRE ÉCOLE. YAVNE Académie Yéchiva Yavné : la clé du succès ! Une équipe de direction chevronnée qui veille au bien-être de ses élèves Témoignages parents / gradue C'est avec fierté que nous comptons nos enfants parmi les membres de la grande et belle famille de l'Académie Yéchiva Yavné.C'est a travers les enseignements transmis que nos enfants ont acquis une panoplie de connaissances mais aussi de valeurs et de morales.Bien plus qu’une instruction académique, nos enfants reçoivent une formation pour la vie.Yavné représente une belle synthèse entre les limoudei hol et kodech dans une atmosphère conforme au derekh hatorah et mitzvot.M et Mme Elie et Haguith Dayan Yavné.Quelle belle étape de vie.Nous n'aurions pas pu espérer une meilleure entrée dans la vie scolaire pour nos enfants :William, Jérémie et Sarah.Ils ont été encadrés,guidés et protégés par un personnel de qualité doux, strict et à la fois sécurisant.Ils ont ainsi pu trouver une assise, une confiance,une émouna et de la force en eux.Cette force ils en auront besoin pour continuer leur chemin et écrire leur histoire de vie.Vous avez apporté une pierre précieuse à leur construction.Nous voudrions vous souligner le professionnalisme et l'expérience de la direction et des enseignants.L'écoute, la clairvoyance et la compréhension dont nos enfants ont pu bénéficier ont été d'une grande aide.Merci pour toutes ces années de Torah de patience et d'éducation.Merci d'avoir pris tant soin de ceux qui comptent plus que nos vies : nos enfants.Sarah est encore parmi vous et continue de s'épanouir.William a gradué de l'université en comptabilité et il occupe une belle position au sein d'une compagnie de technologie.Jérémie travaille en journée à la clinique de physiatrie C-D-N et étudie le soir en gestion et comptabilité.Il inclue des heures consacrées à l'étude de la torah à son emploi du temps déjà très chargé.Il remercie Yavné pour ces merveilleuses années qui l'ont aidé à être l'homme qu'il est aujourd'hui.Il est parfois difficile d’exprimer par des mots ce que l'on ressent mais nous espérons avoir pu vous témoigner par ce petit mot toute notre gratitude et notre respect.Bien à vous, Famille Bertg et Judith Ouaknine.C'est avec fierté, que je suis en mesure d'affirmer que je suis un produit à l’état pur de Yavné.L'ensemble de mes études primaires et secondaires ont été accomplies à Yavné.Au cours de ces années en tant qu'étudiant, j’ai eu la chance de vivre l’évolution et l’amélioration incessante de cette merveilleuse institution.Après avoir gradué en 2010, j’ai étudié pendant une année à la Yéchiva Mikdash Melech située au cœur de la sainte ville de Jérusalem.Subséquemment, j’ai entrepris des études au Collège Dawson.Aux termes de deux ans j'ai obtenu un D.E.C.en Sciences Sociales Profil Commerce.Aujourd'hui, je suis étudiant à la faculté de Droit à l'Université de Montréal.Suite à ce parcours, je suis capable d’affirmer avec certitude que la réussite scolaire ne découle pas de l'intelligence dite naturelle.De nos jours, la réussite d'un cursus postsecondaire nécessite les bonnes bases scolaires acquises mais surtout la volonté de persévérer.À Yavné, j’ai bénéficié de la formation scolaire adéquate et on m’a inculqué le message de persévérance et volonté de se surpasser constamment.Je suis reconnaissant envers le corps professoral et le support administratif.Merci ! David H ai Benarroch Residence Salomon Digne de nos aînés 1550$/mois ?RESIDENCE ASSISTEE SERVICES INCLUS : Un choix d’unités pour résidents autonomes et semi-autonomes Unités de services de soins spécifiques Des aides infirmières disponibles 24h sur 24h 3 repas casher par jour dans la salle à manger avec service personnalisé aux tables Soins médicaux promotion spéciale appelez 514-735-6330 uuuuLU.laresidencesalomon.com Carnet Décès -CF C’est le coeur en deuil que nous vous faisons part du décès de Monsieur JOSEPH BENARROSH Z’L qui s’est éteint Lundi 29 Septembre 2014 à Montréal Père de Jéremy et Sarah Benarrosh, Fils de Messody Benarrosh, Frère de Cécile, Ralph, Lucien & Penny Benarrosh Nous présentons aux familles en deuil nos condoléances très émues et nos prières, et les assurons de notre affection et de notre soutien.Chers famille et amis, Durant cette semaine éprouvante, en plus de mon attachement à mon oncle, ma main a été celle de mon père, mes yeux ceux de mon père et de ma bouche, sortaient les paroles d’amour de mon père Lucien pour son frère tant aimé.Quitte à rentrer dans l’intime, je vais vous lire la dernière lettre de mon père à Jo, écrite la semaine dernière « Mon frère adoré, je ne sais comment aborder ce moment sachant combien tu souffres.Nos coeurs pleurent avec toi.Mon frère, mon ami, mon compagnon de toutes ces années difficiles et heureuses.Nous avons tant partagé de soucis, de joies, de responsabilités et j’en passe.Je ne peux m’empêcher de penser à nos années d’enfance, d’adolescence et d’homme.Ce n’était pas uniquement de la complicité fraternelle, c’était une symbiose totale.On se complétait malgré la différence de caractère.Je ne peux pas dire seulement mon frère, mais mon presque jumeau tant nos liens sont indissociables.Cela fait deux ans que je suis amputé de toi et de toute la famille, mais je ne pensais pas que la vie allait nous donner une épreuve encore plus terrible à traverser.Je ne peux m’y faire ni accepter et c’est pour cela que je vais te demander de continuer à te battre, s’il — te — plaît, pour moi, pour tes enfants et pour notre famille.Tu es le tronc de cette famille, aimé et respecté de tous.S’il y a une mince chance, un souffle de vie, alors il y a de l’espoir.Ne baisse pas les bras mon frère.J’ai besoin de toi, nous avons besoin de toi.Il y a des mots, tu me connais depuis toutes ces années, que je ne suis pas capable de prononcer, mais pour toi, je briserai les barrières de ma pudeur pour te dire combien je t’aime, combien nous t’adorons tous grands et petits.Être loin de toi dans ces moments que tu traverses et que nous traversons me tue.Malgré nos discussions parfois orageuses, mais remplies d’amour, sache que tu as toujours été pour moi un géant au coeur d’or.Même si je râlais sur ton intransigeance et ta rigidité, j’admirais ton sens des valeurs sans limites etton intégrité intellectuelle sans faille.Tu as toujours fait face à tes responsabilités dans la plus grande dignité et souvent contre tes propres intérêts.Mon frère, je veux que tu saches que je serai là toujours pour Jérémie et Sarah.Garde tes forces pour essayer d’atteindre ce miracle que nous attendons tous.N’ajoute pas à ton combat l’inquiétude de tes enfants.Nous serons là toujours.Ton frère et Eva qui t’adorent et qui prient Dieu de partager d’autres moments heureux avec toi.Je ne peux m’empêcher de penser à Sylvia qui a su te donner des moments de bonheur et de lumière dans les moments douloureux et qui a su prendre avec noblesse et dignité la relève de nos responsabilités à Eva et moi.Laisse-moi te crier encore et encore mon amour» — Laurent Benarroch et Serge Bouganim I paV/j r\ W: oihamche BITZ-CARLIU" «mpinski •l0',TBnE*L BIENVENUE IUC0* SUIT HUM BENARROSH SALLE OVALE magazine LVS | décembre 2014 55 Carnet Décès Paisiblement, avec sa famille à ses cotes, le samedi 10 mai, 2014 est décédé M.Élie Biton Z’L, Époux bien - aimé de Fortunée, père et beau-père affectueux de Monique et Jacques Caldoche, Alain et Christine, Sandra et Brian Flachey, Karen et Keith Stokes.« Papi » chéri de Jonathan, Daniel, Michael, Catherine et KJ.Cher frère et beau-frère de Marie et Albert Dahan de France.Tous ceux qui ont eu la chance de le connaître ont admiré son dévouement pour sa famille ainsi que sa ténacité.Son départ laissera un vide énorme.Michelle Fhima sa fille, Alexandre Trafikant son petit-fils, ses frères et soeur ont l’immense chagrin de faire part du décès de Marie Benaim, Z’L survenu le 16 octobre 2014.Que son âme soit rattachée au faisceau de la vie éternelle.C’est avec une grande tristesse que nous annonçons le décès de Madame Solange Benchimol, née Benaïm Z’I, survenu à Montréal, le 25 septembre 2014.Au nom du Conseil d’administration de la CSUQ et ses professionnels, nous adressons nos sincères condoléances à ses enfants Sarita Benchimol, Alice Zylber, Annie Elkaim ainsi qu’à l’ensemble de sa famille.C’est avec tristesse que nous vous faisons part du décès de Madame Ghila Sroka Z’L Fondatrice et directrice de Tribune Juive.Nous présentons aux familles éprouvées nos condoléances très émues C’est avec une immense tristesse que nous vous faisons part du décès de Monsieur Albert Simony Z’L qui s’est éteint Lundi 22 Septembre 2014 à Montréal.Frère de Esther Simony Amiel, Beau-frère de Jean-Pierre Amiel.Nous présentons aux familles en deuil nos condoléances très émues et nos prières, et les assurons de notre affection et de notre soutien.Ken yehi raison, ve nomar amen HEVERA KADISHA de Rabbi Shimon bar Yohaï Confrérie du dernier devoir URGENCE ?Appeler M.David Benizri 514-824-7573 Nous sommes là pour vous servir •(&CSUQ C'ivrjujanrf;.' mih u.?! P! noN «inAvmTi nvi WAAK ZHUX ifurir rwira-n.XSl -trvflsu WP Pour toute information appelez 514-733-4998 CSUQ Nous informons la population que la Communauté Sépharade Unifiée de Québec possède un cimetière communautaire à Beaconsfield avec des lots à prix très abordables.ETERNAL GARDENS MEMORIAL PARK : SS* 56 magazine LVS | décembre 2014 âj£&w Au service delà communauté montréalaise depuis 100 ans, la famille Paperman vous garantit des services funéraires empreints de dignité et conformes à la tradition.PAPERMAN SONS/ FILS 3888 Jean Talon ouest • Montréal, QC, H3R 2G8 (514) 733-7101* www.paperman.com S33t Porsche Panamera 4 2012 Porsche 911 Carrera S 2013 Audi R8 5.2GT 2012 Bentley Continental GT Speed 2013 Porsche Macan Turbo 2015 PORSCHE PRESTIGE ON SE DÉPLACE POUR VOUS.La référence pour les véhicules Porsche dans la région du Grand Montréal avec la meilleure sélection de véhicules de prestige et de performance, neufs et d'occasion.Offres de location disponibles sur toutes les marques.3535, ch.Côte-de-Liesse Montréal, QC H4N 2N5 514 356-7777 I 1866 499-8911 www.porscheprestige.com www.porsche-prestige.porschedealer.com Contactez Renny Bettan Directeur des ventes des véhicules d'occasion au 514 356-7777
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