La Caisse populaire Desjardins : organe officiel de la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins, 1 juin 1940, Juin - Juillet
GcuMe, PoJUMGviAA jbeManÂUvi Vol.vi.No.6 Juin-Juillet 1940 /CMMAI R E Sommes-nous dans l’erreur?C.Vaillan court .82 Boite aux Lettres — Consultations : .Ouverture -de crédit sur hypothèque.Dépôt fait par une mère au nom de sa fille.L ’Aviseur Légal.84 La surveillance de nos intérêts .84 Recommandations du mois .85-86 Aux gérants des Caisses Populaires.86 L’Union Régionale des C.P.D.de Québec et la Caisse Centrale Desjardins de Lévis.87 -88 -89 -90 Lettre ouverte à monsieur le gérant de la caisse populaire de St.X.91 Gaspillards III Paul Bréval.92 Fondations.92 L’Epargne scolaire et ses aboutissants Louis Arneau.93 La Charte de nos Caisses Populaires (suite) A.Desjardins.94-95 XVIe rapport annuel de la Caisse Centrale Desjardins de Lévis .96 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Organe officiel de la Fédération de Québec, des Unions Régionales des Caisses Populaires Desjardins Société régie par la loi des Syndicats Coopératifs de Québec Revue à paraître 10 fois en 1940 — (Abonnement; $1.00 par an) (par groupe de douze abonnements: 9:00 par an) " " quatre " 3.50 par an) Rédaction et Administration: Bureau de la Fédération, Chambre 912, Edifice Price, Québec.Cette revue est imprimée par L'Imprimerie Laflamme, 34 rue Garneau, Québec, P.Q.ZditosUcd SoM*tte'L-aau& Aanb l'eweusi ?Une brave personne me fit l'autre jour part de ses réflexions: "Depuis bien des années, je vous ai écouté, j'ai lu vos articles sur l'épargne et j'ai mis quelque argent de côté.Je me demande aujourd'hui si j'ai bien fait.N'aurait-il pas été plus avantageux pour moi de dépenser cet argent au fur et à mesure que je le gagnais, me donnant plus de jouissances, plus d'aisance.J'aurais vécu plus commodément.Mon argent ne voudra bientôt plus rien et tout ce bien-être, tous ces plaisirs sont perdus.J'ai décidé de tout dépenser quoiqu'il arrive." Examinons un peu la situation, lui ai-je rétorqué.Je suppose que tous ceux qui ont fait comme vous changent d'idée et acceptent votre nouvelle manière de voir, que tous ceux qui ont quelque épargne dépensent tout leur argent?Quelle sera la situation demain?Tout le monde sera sur le même pied c'est-à-dire sans avoir.Qui pourra vous faire vivre?Qui vous fournira de quoi vous vêtir, vous loger, vous nourrir?Le chômage?Le secours direct?Qui donc pourra payer le chômage et le secours direct si les gens n'ont plus d'argent pour payer leurs taxes?Sans argent, le gouvernement est incapable de percevoir aucune taxe.Ce sera la ruine.Le cultivateur ne pourra plus vendre ses produits parce que personne ne pourra les acheter puisque l'argent ne vaudra rien.Qu'est-ce qui arrivera?Une seule chose: la famine.Epargnant et capitaliste, ce n'est pas synonyme.Un épargnant, ce n'est pas un avare et encore moins un ogre, celui qui s'accapare de tout.Un épargnant, c'est celui qui vit comme doit vivre un homme, qui met de côté un surplus pour les jours futurs lorsqu'il ne sera plus capable de travailler.Si les capitalistes, après la guerre, perdent leur pouvoir, cela veut-il dire que ce sont les aventuriers ou ceux qui n'ont jamais pu posséder un sou ou un petit morceau de terre qui vont régenter le monde?Si telle chose arrivait, ce serait bien la fin du monde.Mais, espérons-nous, il y aura encore le bon sens qui prévaudra et l'économie est basée sur le bon sens.Après la guerre, plus qu'hier et qu'aujourd'hui, chacun devra comprendre qu'il est nécessaire d'épargner et qu'il sera plus que jamais indispensable de vivre par soi-même.Donc, il est de plus en plus urgent de cesser de s'amuser et de ne penser qu'à ses aises.Il faut se mettre au travail et se conduire avec sagesse et pondération dans un but productif et moralisateur.Le générai Pétain n'a-t-il pas dit tout dernièrement au peuple français: Si nous avons été vaincus, c'est que depuis 1918, on n'a pas voulu de sacrifices, on a voulu jouir, on a recherché le plaisir.La jouissance ne donne que la mollesse, occasionne la dégénérescence.L'épargne fortifie le caractère, donne de l'énergie, de la volonté parce que pour épargner, il faut être capable de réagir contre bien des faiblesses, il faut pratiquer la tempérance de vie, il faut être capable de s'abstenir de bien des jouissances non seulement inutiles mais souvent nuisibles et à cette personne qui me faisait les réflexions rapportées au début, je disais: Cela vous a-t-il fait tort d'épargner?Si vous vous étiez accordé toutes les fantaisies que vous voulez vous donner aujourd'hui, auriez-vous eu la force et le courage de conserver votre situation, toutes ces fantaisies ne vous auraient-elles pas incité à la mollesse, à la paresse et probablement causé la perte de votre emploi.Si votre patron vous a gardé, s'il vous a donné le salaire qui vous a permis d'épargner, n'est-ce pas parce qu'il a apprécié votre travail?En outre cette vie de largesse et de douceurs que vous vous seriez donnée vous aurait mal préparé à supporter les privations que nous serons obligés de supporter à brève échéance.La vertu d'épargne donne de la volonté, avons-nous dit, et habitue chacun à se modérer.En plus de ceia, votre santé serait-elle aussi florissante qu'elle l'est aujourd'hui?Votre corps serait-il en état de supporter les fatigues, les privations qu'il devra supporter demain?L'épargne est une vertu cardinale, c'est donc dire une vertu essentielle non seulement aux individus mais au peuple et ceux qui parcourent présentement les campagnes en disant eux gens de dépenser leur argent, en achetant des automobiles, des radios, parce que l'argent ne vaudra plus rien demain, ces gens sont des criminels et devraient être arrêtés immédiatement.Jamais nous n'avons rien vu d'aussi cynique, d'aussi démoralisateur, d'aussi nuisible au salut de la race que ces arguments de profiteurs.Si dans un an ou deux, l'argent ne valait plus rien, pourquoi ces messieurs le ramassent-ils?Ces messieurs poussent-ils la charité jusqu'à se ruiner au bénéfice des autres?Ce que nous avons prêché depuis des années, nous le prêchons de nouveau parce que nous sommes certains d'être dans le vrai.De grâce, cessons de toujours vouloir jouir, organisons-nous pour vivre, une vie saine, honnête qui fait les hommes forts et énergiques.Continuons d'épargner afin de se protéger contre la crise de demain et si possible l'éloigner totalement.C.VAILLANCOURT. Numéro 6 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Volume 6 Boite aux lettres Consultations N.D.L.R.— Pour répondre à quelques demandes urgentes, nous publions ci-dessous pour la troisième fois, un modèle d'acte d'hypothèque avec ouverture de crédit.L’acte de prêt hypothécaire ordinaire ne permet pas à l’emprunteur d’emprunter de nouveau après avoir fait certaines remises, sans nécessiter la signature d’un nouvel acte.Exemple: M.Jean Pierre emprunte $1,000.garanti par hypothèque.Lorsqu’après certaines remises, le solde n’est plus que de $500, il ne peut pas obtenir un nouveau prêt, de $600.sur la garantie de l’acte d’hypothèque original.Par Vacted’hypothèque avec ouverture de crédit ci-dessous, Von remédie à cet inconvénient.Ouverture De Crédit Sur Hypothèque.L’AN mil neuf cent., le de.Devant le soussigné.Notaire pour la province de Québec, résidant et pratiquant à.A COMPARU ., de .ci-après appelé .L’EMPRUNTEUR et la Caisse Populaire de., société régie par la Loi des Syndicats coopératifs de Québec, ayant son siège social à .ici représenté par ., de.son.agissant sous l'autorité d’une résolution de.du dit syndicat du.mil neuf cent quarante—., dont copie est annexée aux présentes, signée par les parties et par le notaire soussigné, après avoir été reconnue véritable, ci-après appelé le dit syndicat.LA CAISSE LESQUELS ONT FAIT LES CONVENTIONS SUIVANTES:— 1.La caisse accorde par les présentes à l’emprunteur un crédit de la somme de., qu’elle lui fournira sur demande aussi longtemps qu’elle le jugera convenable.2.De son côté, l’emprunteur pourra en tout temps effectuer tels remboursements que bon lui semblera, et reprendre ensuite les sommes dont il aura besoin, de manière cependant à ne jamais excéder le crédit total ci-dessus mentionné.3.L’emprunteur paiera l’intérêt au taux de.l'an sur les sommes par lui empruntées ; il acquittera ces intérêts trimestriellement le.jour de .et de chaque année.Tout intérêt non payé à échéance portera intérêt sans demande à compter de cette échéance au même taux que le montant emprunté, et quelle que soit la somme empruntée, il sera dû à chaque échéance au moins quinze cents d’intérêt.4.Toutes sommes dues seront payées au siège social de la caisse isur demande.5.Les remises et remboursements de fonds seront constatés par les reçus respectif s des parties ; l'emprunteur n’aura droit à aucune quittance partielle mais seulement à une quittance finale, lorsque toutes sommes dues par lui à la caisse auront été acquittées.6.Pour garantir le remboursement de toutes sommes qu’il pourra devoir à la caisse, l'emprunteur hypothèque en faveur de la dite caisse, jusqu'à concurrence de la dite somme de., et d’un montant additionnel de.en garantie des intérêts, frais, et autres sommes qu’il pourrait lui devoir en outre des prêts et avances ci-dessus mentionnés, l’immeuble ci-après- décrit, savoir : 7.L’hypothèque ci-dessus consentie sera une garantie continue de toute obligation de l’emprunteur envers lia caisse, jusqu’à concurrence du montant ci-dessus mentionné, et la dite hypothèque ne sera pas réduite par les paiements et remises que l’ern-prunt-eur pourra effectuer, mais subsistera pour le plein montant pour garantir les nouvelles avances qui pourront de temps à autres lui être f aites, et les nouvelles obligations q-u’il pourra de temps à autre encourir.8.L’emprunteur déclare que l’immeuble ci-dessus décrit lui appartient en propre par bon et valables titres dûment enregistrés, et est libre de tous privilèges et hypothèques, et s’engage à remettre ses titres en dépôt entre les mains de la caisse tant que subsistera l’hypothèque ci-dessus consentie.9.L’emprunteur devra fournir chaque année le reçu de toutes taxes municipales et scolaires, et de toute cotisation affectant l’immeuble ci-dessus décrit, et ce, lors de l’échéance des dites taxes, cotisation ou rentes.10.Pour garantir davantage le remboursement des sommes -pour lesquelles la présente hypothèque est consentie, l’emprunteur s’engage à tenir les constructions, érigées sur l’immeuble ci-dessus décrit, assurées contre le feu, jusqu’à concurrence de.et à transporter à la caisse, les polices d’assurances, et à les déposer entre ses mains, et à lui fournir les reçus de renouvellement de primes au moins vingt-quatre heures avant l’expiration de la police, faute de quoi, la caisse pourra, sans cependant y être -tenue, — 83 Volume 6 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 6 effectuer ou renouveler telle assurance aux frais de l’emprunteur.11.Comme garantie additionnelle, l’emprunteur transporte à la caisse tous baux qu il a pu consentir ou pourra consentir, de tout ou de partie de l’immeuble affecté par la 'présente hypothèque.12.L’emprunteur remboursera à la caisse, toutes taxes qui pourraient être imposées à l’avenir sur les créances hypothécaires.23.L’emprunteur sera tenu de rembourser toutes sommes dues à la caisse.A.S’il fait faillite ou cession de ses bien; B.S’il cesse d’être propriétaire de l’immeuble ci-dessus décrit.C.Si le dit immeuble devient affecté d’aucun privilège préférable à la créance de la caisse.D.Si 1 emprunteur fait défaut de remplir aucune des conditions du présent acte.E.Sur avis d'un mois donné par écrit.14.Pour l’exécution des présentes, les parties élisent domicile à.au siège social de la caisse où se feront tous les paiements.DONT ACTE : — fait et passé à.les jour, mois et ans ci-dessus mentionnés, sous le numéro.des minutes du notaire soussigné.Et les parties ont signé avec nous, notaire, en notre présence, après lecture faire.Dépôt fait par une mère au nom de sa fille mariée.Question: — Une femme âgée veut déposer au nom de sa fille une somme d’argent.Cette dernière étant souffrante, la mère voudrait que cet argent reste sa propriété personnelle au cas où sa fille mourrait avant elle car elle ne veut pas qu'il tombe entre les mains de son gendre.De quelle façon devrait-elle s’y prendre?Réponse: — Le sociétaire devrait déposer l'argent à son nom, mais donner une procuration à sa fille de retirer des sommes sur ce dépôt.Si la fille meurt avant sa mère, le décès mettra fin à la procuration et l’argent demeurera évidemment la propriété de lia mère.Celle-ci peut prévoir le cas de son prédécès en faisant un testament approprié.La surveillance de nos intérêts Un correspondant, il y a quelques semaines, se plaignait de la façon dont étaient administrées certaines Caisses Populaires, de son district.“Ali début, disait-il, tout le monde est rempli d’un grand enthousiasme, on nomme des comités de surveillance, etc., mais au bout de quelques semaines on laisse toute la responsabilité au gérant et les comités de surveillance ne font rien.’’ Nous ne croyons pas que ce soit le cas pour toutes les Caisses car elles ont la réputation d’être fort bien administrées.C’est qu’on y suit à la lettre lés règlements édictés.Il est malheureux, toutefois, que des cas exceptionnels, comme ceux, dont parle notre correspondant, puissent se produire.Il va de soi qu’un cas isolé ne peut affecter tout l’organisme des Caisses Populaires car s’il est arrivé des “malheurs” dans le passé c’est, la plupart du temps, parce qu’on ne s’en est pas tenu aux règlements.Les fondateurs des Caisses Populaires ont bien spécifié qu’une Caisse comporte : un conseil d’administration, un conseil de surveillance et une commission die crédit.Le personnel de ces trois organismes est distinct et les fonctions des membres sont bien déterminées.Elles comprennent la surveillance et le contrôle des affaires de la société; les demandes de prêts soumises par le gérant, l’examen et la vérification des livres de la Caisse en tout temps.Comme on le voit toutes les précautions ont été prises pour protéger les sociétaires.Mais lorsque teux-ci laissent tout à l’initiative d’un seul homme, le gérant, ils s’exposent à des déboires comme il en est arrivé dans le passé.Si les membres du conseil d’administration, si ceux du conseil de surveillance et ceux de la commission de crédit négligent leurs devoirs au point de ne jamais se réunir pour prendre connaissance des affaires de la Caisse ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes s’il arrive des malheurs.On arriverait d'ailleurs aux mêmes résultats si le gérant d’une succursale de banque, par exemple, 'était laissé à lui-même et pouvait faire tous les prêts qu’il désirait sans en référer au siège social.Que de déboires auraient été évités dans le passé si, en général, l’apathie était moins grande ! On place, par exemple, ses fonds :sur des actions d’une compagnie et on s’en occupe pratiquement plus.Des avis d’assemblées annuelles ou spéciales sont adressées et nous n’y allons pas.Aux assemblées des plus grandes entreprises du pays c’est un succès quand il y a une dizaine d’actionnaires présents.On laisse tout aux .soins des administrateurs.Ceux-ci peuvent être très honnêtes et très compétents n’empêche que très souvent des questions posées et des remarques faites au bon moment par des actionnaires auraient eu pour effet d’éviter des faux pas.Une personne place quelques milliers de dollars dans une entreprise et ne s'inquiète pas de la façon dont ses fonds sont administrés.Par contre cette personne, en passant dans une gare de chemin de fer, sera prête à aller porter plainte jusqu'au président de la compagnie, si la machine automatique dans laquelle elle a déposé un sou pour avoir une tablette de gomme à mâcher ne fonctionne pas.On ne veut pas se faire voler un sou mais lorsqu’il s’agit de milliers de dollars on est prêt a tout laisser faire.L’Information 30/3/40, — 84 — Numéro 6 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Volume 6 Recommandations du mois N.D.L.R.— Ce mois ci, nous publions en puise de recommandations, des articles publiés dans la presse de la province an sujet de la conscription du capital qui a déterminé une course sur les banques et les caisses populaires.Communiqué de l’Archevêché contre la course aux banques.Son Eminence le Cardinal recommande à Messieurs les Curés de mettre leurs paroissiens en garde contre ce qu’on est convenu d’appeler “la course aux banques”.Les considérations suivantes, qui sont d’un économiste dévoué aux intérêts des nôtres, pourront leur être utiles ; elles pourront même être lues au prône si Messieurs les Curés le croient à propos.1°—Le Gouvernement, en annonçant la conscription des richesses nationales, ne signifie nullement la confiscation de l’épargne populaire.Il invite, au contraire, en particulier par l’émission des bons d’épargne de guerre, à faire .servir spontanément l’épargne populaire aux intérêts vitaux du pays, plutôt qu’à des intérêts étrangers.L’achat de ces certificats d’épargne de guerre est donc à recommander.2°—Retirer des banques ou des Caisses Populaires l’argent qu’on y a déposé pour le garder chez soi est tout à fait à déconseiller.Si jamais, en effet, le Gouvernement avait l'intention de taxer l’épargme populaire — ce qui est improbable — il n’aurait absolument servi de rien de retirer son argent, car le Gouvernement a tous les moyens qu’il faut, s’il le veut, pour atteindre les biens des citoyens, isi loin qu’on croie les avoir cachés.Bien loin de vouloir confisquer les dépôts d’épargne, le Gouvernement vise à mettre en circulation' le plus d’argent possible afin d’augmenter les revenus des particuliers et de percevoir davantage de ses administrés.Garder son argent chez isoi ou vouloir l’enfouir quelque part est non seulement inutile, mais aussi très imprudent.Plusieurs persomies ont fait l’expérience des continuelles inquiétudes que cela comporte.Et déjà des cas se sont produits où l’argent ainsi retiré des Banques ou des Caisses Populaires, soit par crainte de la confiscation ou des impôts, soit même sur le conseil de gens mal avisés, a été aussitôt dérobé.(Le Soleil 27 juin 1940).Précipitation Puérile On nous rapporte que certains déposants retirent leur argent des banques, des caisses d’économie et des caisses populaires depuis la diffusion de la nouvelle relative à la mobilisation des richesses par le gouvernement f édéral.Une semblable petite panique s’était dessinée, il y a quelques semaines, alors que la nouvelle de la conscription des richesses en Angleterre avait fait son tour de presse.Nous voudrions trouver la formule la plus claire passible pour faire comprendre que pas un seul déposant ne se soustraira, par ce moyen, à la mobilisation ou conscription de la richesse.Ces paniques, si elles prenaient de l’importance, pourraient causer des perturbations financières dont tout le monde souffrirait sans que leurs auteurs en profitent eux-mêmes le moins du monde.Tout ce que peut gagner un déposant qui retire son argent de la banque ou de la caisse, c’est de courir lies risques du feu, du vol ou de la perdition.De plus, on devrait .songer que la piastre de papier peut perdre sa valeur dans les mains des citoyens tout autant que dans l'es coffres de la banque.A cause des perturbations générales que pourraient causer cette panique, si elle se généralisait, tous les citoyens qui comprennent 1 affaire devraient (s'appliquer à l’expliquer aux autres, afin d’éviter des ennuis possibles à la société.Jujsqu’ici, Dieu merci, le nombre de ces personnes emportées par un vaine peur est assez restreint, mais nous avons tous intérêt à le voir diminuer.La mobilisation de la richesse, c’est une toute autre ohose que h accaparement des dépôts bancaires.Nous ne croyons pas que jamais en aucun pays, un tel accaparement ait été réalisé.En attendant de nous renseigner davantage, lorsque nous connaîtrons mieux les intentions, précises du Gouvernement, nous n’hésitons pas à dire que l’argent ne sera pas plus conscrit dans les banques et dans les caisses que dans les caves et dans les tiroirs de “commode”.Multiple peuvent être les formes de la mobilisation des richesses avant le recoure à la confiscation des dépôts'bancaires.Par exemple, l’Etat peut empêcher un citoyen d’acheter des obligations d’un pays étranger et lui imposer à la place l'achat d’obligations canadiennes; il peut réquisitionner un immeuble pour fins militaires ; il peut recourir encore à d’autres méthodes pour faire .servir forcément la richesse privée à la défense du Canada.Les idées obscures trop généralement entretenues sur la richesse, que l’on confond d’ailleurs avec la monnaie, sont peut-être la cause de cette méprise, en certains milieux.Nous reviendrons sur la question à mesure que le gouvernement précisera ses desseins.Mais, en attendant, soyons certains d’une chose : retirer son argent des banques ou des icaiisses pour en éviter la mobilisation, c’est enfantin et contraire aux intérêts de tous, à commencer par les auteurs de cette précipitation.B.B.(L'Action Catholique 20 juin 1940). Volume 6 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 6 Fausses Rumeurs Depuis que le gouvernement fédéral a annoncé de nouvelles mesures de guerre au début de la présente semaine, bien des rumeurs ont circulé qui, pour la plupart, sont absolument sans fondement.11 est bien vrai que le gouvernement a parlé de la conscription des richesses, des industries, etc., mais, comme nous l’avons déjà mentionné ici, il n’a jamais parlé de confiscation.On ne voit pas bien, dans ces conditions, pourquoi certaines personnes ont été prises de panique et ont voulu, par exemple, retirer leurs économies de la banque.C’est le plus mauvais service qu’elles peuvent rendre au pays et à elles-mêmes.11 suffit, en effet, de s’arrêter un instant à y penser pour ne pas se laisser guider par des rumeurs sains fondement.En temps de guerre, plus qu’en tout autre temps, les gouvernements ont besoin des banques et ont besoin des compagnies industrielles ou autres.Si le gouvernement avait l’intention de s’emparer des fonds qu'il y a dans les banques, fonds appartenant aux déposants, il n’y aurait naturellement plus de raison d’avoir de banques.D’autre part, si le gouvernement s’emparait de tous les profits des industries cela voudrait dire qu’il les acculerait à la faillite.Du coup il tarirait la source de revenus de milliers et de milliers de personnes.Des dollars que le gouvernement aurait ainsi “confisqués” d’une main il serait obligé de les donner de l’autre pour nourrir la population.C’est là même chose pour les épargnes dans les banques ou ailleurs.Jamais le gouvernement n'a songé à s’en emparer et jamais il s’en emparera parce que les résultats seraient désastreux, comme on se l’imagine bien.Il ne faut donc pas se laisser dominer par la panique dans les jours difficiles que nous traver- SOnS.(L’Information, 22 juin 1940).Aux gérants des Caisses populaires (Renseignements pour vos sociétaires) Rachats d’obligations “FRERES DBS ECOLES CHRETIENNES D’ONTARIO” — Cette congrégation rachètera, à 101, le 1er juil.1940, le solde en cours d’une émission de $180,000., 5%% datée du 2 juillet 1921 et échéant de 1936 à 1965.A partir du 1er juil.1940, ces obligations ne porteront plus intérêt.“SOEURS GRISES DE L’IMMACULEE1 CONCEPTION, Pembrooke” — Cette communauté rachètera, à 100., lé 1er juil.1940, le solde en cours d’une émission de $104,000., m%, datée du 2 juil.1929, et échéant de 1940 à 1950.A partir du 1er juil.1940, ces obligations ne porteront plus intérêt.“DIOCESE DE CHICOUTIMI pour la Mission de STE-THERBSE DE DOLBEAU”: Cette fabrique rachètera, à 101., le 1er août 1940, le solde encours d’une émission échéant jusqu’au 1er août 1942.A partir du 1er août 1940, ces obligations ne porteront plus intérêt.“HOTEL DIEU DE SHERBROOKE”: Cette institution rachètera, à 100., le 1er sept.1940 $90,000., solde en cours d’une émission de $100,000., 4%, datée du 1er mars 1933, et échéant le 1er mars 1948.A partir du 1er ¦sept., 1940, ces obligations ne porteront plus intérêt.Rachats par tirages au sort Les Corporations suivantes ont effectué récemment un tirage au sort de quelques-uns de leurs titres.Nous indiquons plus bas le montant d’obligations ainsi rachetées et la date à laquelle elles devront être présentées pour paiement, sans quoi elles ne porteront plus intérêt.— “CORPORATION MUNICIPALE DE ST-CAMILLE”, $670.1er juil.1940."CORPORATION SCOLAIRE DE ST-CA-ÙVHLLE”, $300.1er juil.1940.“SYNDICS DE LA PAROISSE DE ST-JE-ROME, Eac Srtjean” $1,500.1er juil.1940.“VILLE DE JONQUlBjRE” $27,200.1er juil.1940.“COMMISSION SCOLAIRE DE JONQUIE-RE”, $8,100.1er juil.1940.“VILLAGE DE CHANDLER”, $2,500.1er juil.1940.Toute personne qui nous communiquera les numéros de ces titres sera informée si ses obligations sont rachetées par ces tirages.Réorganisations Financières Une assemblée a eu lieu au Parlement, le 26 juin alors que la majorité des obligataires ont accepté le règlement suivant : “CORPORATION MUNICIPALE DU CANTON BEGIN” : — Les obligations en cours seront échangées contre d’autres datées du 1er avril 1940, échéant le 1er avril 1950, à 2% d’intérêts.Les intérêts passés dus seront réglés à 2% de leur échéance respective à la date du 1er avril 1940 et payables 60% comptant et 40% par billets échues le 1er avril 1941.Le capital sera remboursable au moyen de tirages au sort à partir du 1er avril 1942.“CORPORATION MUNICIPALE DU CANTON TACHE”: — Les obligataires ont refusé le projet de règlement suivant qui leur était soumis : les obligations actuellement en cours auraient été échangées contre d’autres datées du 1er juin 1939, échéant le 1er juin 1949, à 1% d’intérêt.Les intérêts accrus du 1er déc.1931 au 1er juin 1939 auraient été réglés à 1% payables en cinq versements annuels égaux, le premier payable le 1er juin 1940 et les suivants à la même date de chacune des années subséquentes.On nous informe qu’un nouveau projet sera isoumis aux obligataires d’ici une couple de mois.— 86 — Numéro 6 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Volume 6 Jt'ttmcm PGjâenale deA G.P.2).de 2uétec et la CaidAe Gent/iale GhedsixAidiMA de JteitiA La XVIIe réunion annuelle s’ouvre le 9 juin 1940, à dix heures a.m.(heure avancée) par une messe célébrée par M.le Chanoine V.Rochette, dans la chapelle des Congréganistes de la paroisse Notre-Dame de Lévis.Près ,de quatre cents délégués prirent part à cette réunion.C'est la plus nombreuse que l'Union de Québec n’ait jamais tenu.Vers les onze heures a.m., les délégués .se réunirent dans la salle de l’école St-Françoiis Xavier sous la présidence de monsieur Cyrille Vaillan-court; monsieur l’abbé Turmel agissait comme secrétaire.Après la prière dite par monsieur le chanoine V.Rochette, monsieur A.N.Mackay, inspecteur de la Fédération des Caisses Populaires donna aux gérants des renseignements très utiles et pratiques sur la comptabilité.Il répondit à plus d'une demande de renseignements qui l’on a bien voulu lui poser.Monsieur Mackay insista tout particulièrement, sur l’avantage du folio unique comme méthode de classification des comptes capital, épargne et prêts.Il insista aussi sur la nécessité absolu pour les gérants d’exiger de chacun des déposants ou des emprunteurs d’être sociétaires.Tout citoyen qui désire déposer ou emprunter d’une caisse populaire doit posséder au moins une part à cette caisse.Ce n’est pas facultatif, la loi l’exige.Comtés Actif Avoir-propre Beauce $ 653,054.15 $ 30,458.26 Bellechasse 528,326.62 61,027.92 Charlevoix 25,968.46 292.65 Chicoutimi 297,799.30 35,362.94 Dorchester 1,097,803.26 144,386.62 Frontenac 111,849.21 3,212.33 Iles de la Madeleine 9,122.45 307.72 Kamouraska 442,636.86 40,644.81 Lac St-Jean 621,031.15 24,046.34 Lévis 2,176,376.28 334,860.89 L’Islet 26,207.57 527.82 1 otbinièrc 233,952.13 1,910.84 Mégantic 330,020.52 39,238.31 Montmagny 98.460.42 2,274.83 Montmorency 103,449.29 655.35 Portneuf 467,021.34 7,809.29 Québec (comté de) 668,587.03 41,545.86 Québec (ville) 2,308,721.41 201,642.88 Saguenay 54,824.50 1,056.66 Témiscouata 16,986.00 337.22 Dot.-prévoyanee 101,853.76 2,628.43 Il est proposé par M.H.-P.Cimon président de la caisse de Loretteville, secondé par Arthur Vézma, gérant de la caisse de Stadacona que MM.les notaires Ad.L’Heureux, et Méthot ainsi que M.J.O.Dugal soient nommés vérificateurs des lettres de créance.A midi et demi tous les délégués se rendirent prendre le diner en commun pour venir continuer la séance à deux heures.A deux heures la séance continue : les membres du comité de créance font rapport que 58 caisses populaires sont officiellement représentées et plus de trois cents personnes assistent aux délibérations.L’Union Régionale de Montréal est représentée par son propagandiste M.l’abbé Desmarchais.L’Union de Rimouski est représentée par monsieur l’abbé Belzile curé de Ste-Rita.Après avoir adopté le procès-verbal de la dernière assemblée générale, le secrétaire donne lecture de son rapport: Au 30 avril 1940, l’Union de Québec comprenait 159 caisses populaires et 49,313 sociétaires.L’actif global de ces caisses est de $10,274,198.22.L avoir-propre de $971,599.54 et ces caisses couvrent un territoire qui comprend 78,152 familles.Voici comment ces caisses sont réparties dans chacun des comtés situés dans notre Union Régionale : Nombre Nombre de Nombre Abonnements de famille sociétaires de caisses à la revue 6,566 4,407 17 18 1,506 1,905 5 4 613 524 4 5 8,315 2,602 12 22 2,924 3,241 10 38 1,351 1,161 5 16 1,319 663 4 1 2,307 1.937 8 27 7,601 7,582 23 80 4,680 4,102 8 40 544 293 2 — 2,018 1,661 10 14 3,813 2,136 6 18 1,850 704 3 2 1,905 1,029 5 3 4,189 3.390 11 36 3.694 2,157 5 53 21,378 8,924 16 202 499 648 3 7 1,080 247 2 1 1,589 .11 — — 87 — Volume 6 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 6 Il y a 148 caisses populaires de l’Union de Québec qui sont assurées par l'entremise de la Fédération des Caisses Populaires : 92 font partie de l’assurance-fidélité ; 8 de l’assurance-vol et 48 vol et fidélité.Au cours de l’année, 21 .caisses populaires ont été fondées.Au 30 avril 1940, ces nouvelles caisses avaient un actif de $34,999 avec 1,355 sociétaires.Ces nouvelles caisses sont : St-Sacrement de Québec, Péribonka (Uac St-Jean), St-Augustin (Lac St-Jean), Slt-Ambroise (Chicoutimi), iSt-E|ugème (Roberval), St-Antoine de Bienville, St-Flavien (Lotbinière), Ste-Emmélie (Lotbinière), Sft-Joachim (Montmorency), St-Basile (Portneuf), St-Jean Deschaillons (Lotbinière), Bassin (Iles de la Madeleine), Ste-Jeanne d’Arc (Roberval), Grande Entrée (Iles de la Madeleine), St-Jean l’Evangéliste (Chicoutimi), St-Bernard sur Mer (Charlevoix), Neuville (Portneuf), St-Jean Chrysostôme (Lévis), St-Louis (Lotbinière), St-Pierre de Broughton (Beauce), St-Romuald d’Etchemin.Cent deux caisses populaires et une caisse de prévoyance sont abonnées à la revue “LA CAISSE POPULAIRE DES JARDINS”; 587 exemplaires leur sont envoyés chaque mois.Ce rapport terminé, monsieur Rodolphe Laplan-te de la caisse du Crédit Agricole du Québec, manifeste sa grande surprise de constater le peu d’abonnés à la revue “LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS”.Nous voulons, dit-il, créer une mystique d’entraide et d’épargne dans notre province, comment réaliser cette mystique de la coopération si nos membres ne se montrent pas plus intéressés à lire la revue?Monsieur La-plante, champion de la bonne presse dans l’Ouest Canadien, ancien directeur de la Survivance-Française, plein de patriotisme vivant, fait un pathétique appel à tous pour que cette revue soit reçue et lue.La parole vibrante de monsieur Laplante est vivement applaudie.Le rapport des contributions des caisses locales à l’Union est à peu près satisfaisant, cependant, ciuelques caisses se sont montrées quelque peu négligentes.N’ouhliez pas, dit le secrétaire, que la cotisation est de 2% sur les bénéfices nets^ de l’année, c.a.d.après avoir déduit les dépenses d’administration et l’intérêt sur l’épargne.Ce 2% se calcule avant le 20% au fonds de réserve, le 10% au fonds de prévoyance et le paiement du bonis.Cependant, à partir du 31 décembre 1940 il est à noter que la contribution sera 1/20 de 1% de l’actif au 31 décembre de chaque année.Les caisses qui finissent leur année au mois de mai, juin, novembre devront payer 2% des profits nets, et au 31 décembre elles devront 1/20 de 1% au prorata du temps couru.Exemple : une caisse finissant son année le dernier jour de septembre devra payer 3/12 de 1/20 de 1% de son actif au 31 décembre.Voici les recettes de l'Union : Recettes Caisse au 1er mai 1939.$ 2,552.16 Contributions perçues.1,138.22 Arrérages.25.00 Intérêts.72.55 Total.$ 3,787.93 Déboursés Contribution à la Fédération 1939.$ 292.45 Divers.123.78 Total.$ 416.23 En caisse 30 avril 1940.3,371.70 Total.$ 3,787.93 Il faudra déduire de 'l’encaisse $289.50 comme contribution à la Fédération des Caisses Populaires pour l’année 1939-40.Le président de la Caisse Centrale Des jardins de Lévis —monsieur Cyrille Vaillancourt— donne la situation de la Caisse au 30 avril 1940 (voir le XVIe rapport annuel en dernière page de la revue).Monsieur le Chanoine Rochette a donné des conseils judicieux et pratiques.Nous nous permettrons le mois prochain de publier ces remarques, elles sont pour nos gérants fort à propos.Le partage des bénéfices est fait selon tes règlements : 20% à la réserve et 10% à la prévoyance.RESOLUTIONS Proposé par J.-E.Michaud de la caisse populaire de StejCroix (Lotbinière).Secondé par H.P.Cirnon de la caisse populaire de Loretteville, Que le rapport tel que lu soit accepté et que le partage des bénéfices tel que proposé soit 20% des bénéfices au fonds de réserve, 10% au fonds de prévoyance ; qu’un boni de 5% soit payé sur les parts sociales et que décharge et quittance soit donnée aux officiers et que des remerciements soient adressés à tous les officiers et employés pour leur dévouement.Adopté.Proposé par J.-O.Duga! de la caisse populaire de Québec-Est, Secondé par Antonio Larose de la caisse populaire de N.-Dame de Grâce, — 88 — Numéro 6 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Volume 6 Qu’un transfert de $5,000 du fonds de surplus soit fait au fonds de réserve.Adapté.Proposé par J.-O.Pouliot de la caisse des Syndicats Catholiques district de Québec, Secondé par David Roy de la caisse populaire de St-MiclieJ, (Bellechasse).Que les directeurs de ,1a Caisse 'Centrale Desjardins soient autorisés à emprunter pour le bon fonctionnement de la caisse un montant jusqu’à concurrence de $’500,000.00 si besoin il y a.Adopté.Proposé par J.-A.Mercier de la caisse populaire de Québec-Est, Secondé par Philibert Lamontagne de la caisse populaire de Québec, Que Monsieur l’abbé Emile Tunnel et monsieur Cyrille Vaillancourt soient nommés délégués de l’Union de Québec à la Fédération des Caisses Populaires.En l’absence de l’un ou de l’autre, monsieur R.Laplante de la caisse du Crédit Agricole est nommé substitut.Adopté.Monsieur V.deBilly, président de la caisse populaire de Lévis est invité à venir présider l’élection des nouveaux directeurs, commissaire de crédit et conseiller de surveillance.Proposé par J.-A.Mercier, Secondé par J.-A.Bouchard, Et résolu que MM.C.Vaillancourt, G.Parent, et R.Bédard soient réélus directeurs.Adopté.Proposé par René Bédard, Secondé par P.Doyle, Et résolu que M.Francis Lefebvre soit réélu commissaire de crédit.Adopté.Proposé par J.-A.Dugal, Secondé par Lauréat Plante, Et résolu que M.J.-E.Plamondon soit réélu surveillant.Adopté.Après les élections, Monsieur V.deBilly invite le président à reprendre son siège et à continuer 1’assemblée.Le président présente les officiers présents sur l’estrade aux délégués des caisses locales.M.l’abbé Desmarchais de l’Union Régionale de Montréal adresse aux délégués le salut de l’Union Régionale de Montréal.Son objectif comme propagandiste est de suivre l’Union de Québec.Tl fait connaître toute son admiration pour M.Alphonse Desjardins, fondateur des caisses populaires en Amérique et pionnier de la coopération.Ce qui le frappe c’est le genre d’assimiliation du fon- dateur qui aie s’est pas contenté d’appliquer les systèmes d'Europe à l’Amérique, mais qui a réussi à assimiler ces systèmes à notre esprit national.Notre système paroissial a été la base de toutes nos libertés, civiles, religieuses, scolaires.Ce système devient avec M.Desjardins la base de notre liberté économique.De même que nos concitoyens avec le système paroissial ont appris la pratique des éléments de droit économique, du droit municipal, de droit scolaire, ils sont appelés par la Caisse Populaire à connaître les principes économiques basés sur l’honnêteté et le sens de la responsabilité mutuelle.Il l'appelle pour terminer, la nécessité de l’étude ; que l’avenir est dans la coopération, pour le plus grand bien de notre race, notre pays et nous-mêmes.Monsieur Belzile curé de la paroisse de Ste-Rita, et représentant de l’Union de Rimouski a bien voulu dire quelques mots.11 déclare qu’un curé de colon ne s’est jamais trouvé devant un auditoire aussi gênant.11 est venu ici pour prendre des leçons et il part très réconforté.Il décrit d’une façon pittoresque l’histoire de sa paroisse qui est sorti du marasme en cessant de toujours attendre l’aide et les secours du gouvernement en adoptant à la place les principes coopératifs.La première coopérative organisée chez-nous, fut la caisse populaire ; c’est la caisse qui a permis la réalisation de tous nos autres mouvements.M.Belzile fut très applaudi.(Heureux les paroissiens qui ont un tel curé).M.l’Hoir, industriel belge arrivant d’Europe depuis à peine huit jours, donna quelques visions" de sa f uite tragique devant l’i-nvasion allemande.Il termine en demandant à notre peuple de garder pour sa petite Belgique vaillante l’amitié que les Canadiens lui ont toujours témoigné.Le président ajoute le mot de la fin et, donne le mot d’ordre: que faire dans la situation présente?Se mettre à la tâche avec ardeur pour se sauver Isoi-même en se sauvant tous ensemble.Il faut prendre garde à la panique, aux fausses nouvelles qui découragent.Il faut avoir foi, foi en Dieu, providence de tous les hommes et des institutions.A cette foi vibrante, agissante, ajoutons une volonté ferme d’amour et de charité pour les uns et les autres dans nos organisations paroissiales, nous aurons remporté une victoire sur notre égois-me, gage de la victoire dans tous les domaines de notre activité.Le Révérend Père Goyer de la paroisse du St-Sacrement de Québec donne le mot de la fin, en remerciant le président et tous les délégués de leur nombreuse assistance.Lb séance est levée à 5.30 heures, p.m.Tous les délégués sont invités à se rendre pour déposer sur la tombe de M.A.Desjardins une couronne de fleurs.Se joignent à nous M.le notaire R.Desjardins, gérant de la Caisse Populaire de Lévis et Mademoiselle Albertine Desjardins, fils et fille du fondateur des Caisses Populaires. Volume 6 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 6 Tableau comparatif de la Caisse Centrale Desjardins de Levis de 1924 a 1940 inclusivement.Actif Capital Epargne Avoir-propre 30 novembre 1924 — $ 35,660.64 $ 600.00 $ 34,434.71 $ 625.93 30 novembre 1925 — 133,557.90 3,560.00 126,185.72 3,812.09 31 mai 1927 — 280,404.85 11,720.00 260,633.84 8,051.01 31 mai 1928 — 411,177.72 19,400.00 380,013.20 11,754.52 31 mai 1929 — 340,554.24 20,520.00 253,405.54 15,698.70 31 mai 1930 — 279,885.04 21,920.00 206,546.72 17,128.32 31 mai 1931 — 296,520.00 22,400.00 207,165.65 18,965.25 31 mai 1932 — 230,011.74 32,080.00 169,579.24 21,502.50 31 mai 1933 — 296,206.34 25,810.00 240,326.88 21,552.50 31 mai 1934 — 544,402.91 25,050.00 484,045.42 21,600.94 31 mai 1935 — 649,173.71 43,840.00 558,392.94 24,249.81 31 mai 1936 — 767,572.28 53,100.00 655,311.86 30,754.24 31 mai 1937 — 1,210,505.15 72,560.00 1,063,889.28 41,374.49 30 avril 1938 — 1,579,480.42 123,480.00 1,360,857.07 51,648.50 30 avril 1939 — 1,552,007.00 157,880.00 1,298,190.38 67,807.87 30 avril 1940 — 1,673,931.69 .205,180.00 1,347,964.30 76,380.23 vente TIMBRES SCOLAIRES AU SECRETARIAT DE LA FEDERATION DES CAISSES POPULAIRES, 65, Ste-Anne — Chambre 912, Québec.(à l'effigie de M.Desjardins) Timbres d'un, de cinq et vingt-cinq sous .35 sous du mille, Carnets pour timbres d'épargne 40 sous du cent.FORMULES DE COMPTES CONJOINTS Aux caisses qui détiennent au moins six abonnements à notre revue, nous serons heureux de faire parvenir gratuitement sur demande deux douzaines de ces formules dont le prix est de.10 sous la douzaine.CATECHISME DES CAISSES POPULAIRES (nouvelle édition) 25 sous l'unité, — $2.50 la douzaine, — $17.00 le cent.PHOTOGRAPHIE DE M.le Commandeur ALPHONSE DESJARDINS, Fondateur des Caisses Populaires .$2.50 l'unité.CHEQUES, (à l'effigie de M.Desjardins).Par livrets de 25, 50 et plus avec talon, du mille par quantité de ils vous coûteront: $4.00 du mille par quantité de 1,000 (plus la taxe de vente et 3.35 " " " " " 3,000 les frais de transport.3.00 " " " " " 5,000 Indiquez dans vos com- 2.70 " " " " " 10,000 mandes "avec ou sans talon".) (Réduction de 70 cents du mille pour chèque sans talon.) 90 — Numéro 6 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Volume 6 Lettre ouverte à Monsieur le gérant de la Caisse Populaire de St-X.Chers amis, Vous êtes charitables et.charmants.Pour me flatter, m’encourager, me river à ma tâche, peut-être aussi pour vous moquer de moi, on ne sait jamais, vous vous plaisez à dire que mes lettres ouvertes vous rendent service, et qu’il faut les continuer.Je vous obéis, vous affirmant de nouveau, que je n’ai jamais voulu, ni ne veux, ni ne voudrai blesser personne.Je me'contenterai de rappeler des principes généraux, des méthodes, des -conseils.Aujourd’hui, j’attire votre bienveillante attention sur les prêts hypothécaires.C’est que nombre de propriétés sont grevées de servitudes, d'hypothèques non rayées, qui un jour, peuvent être réclamées et mettre votre caisse, en mauvaise posture.Nous vous recommandons donc d’exiger de M.le notaire qui fera votre hypothèque un certificat du bureau d’enregistrement, quelqu'en soit le coût Tout dernièrement, un prêteur et un acheteur de terre ont, pour n’avoir pas pris cette précaution, payé, l’un mille dollars, et l’autre trois cents.Ce sont ces faits qui m’inspirent la présente missive.D’autres aussi que je tais soigneusement.# * # Entendu donc, jamais de prêts hypothécaires sans certificat de recherches au Bureau d’enregistrement du comté.Et ! mon Dieu, si vous avez commis semblable imprudence, réparez-.là, le mieux et le plus tôt possible.Si, par hasard, les futurs emprunteurs ne veulent pas se soumettre à cette règle de bon sens, refusez le prêt.Vous savez sans doute que les taxes scolaires et municipales, les répartitions légales sont considérées comme première hypothèque, et partant, diminuent la valeur de la propriété à hypothéquer.Alors, exigez des reçus pour toutes ces taxes.Tant de gens sont en retard pour leurs taxes ; ils sont parfois des années sans les payer.Et l’assurance-feu?Ne tardez pas d’un jour, à faire transférer la police-feu, en belle et due forme par la compagnie ou la mutuelle incendie elle-même, au nom de votre caisse.Certaines gens aiment quelquefois vendre leurs bâtisses à M.Laflamme’.lisez à un petit 1, et certains rats.de cinq à six pied de haut sont habiles dans l’art de ces singulières ventes.Dans un incendie, dont je fus témoin, un ¦spectateur me dit en avoir vu sortir un gros.de la maison en flamme.E(t ma lettre que je voulais courte s’allonge, s'allonge.Avant de la terminer, chers et bons amis, per-mettez-moi de vous refaire trois recommandations.Attention aux certificats du Bureau d’En-regis-trement ; Attention aux reçus de taxes.Attention aux polices d’assurance-feu, à cause des.rats.Croyez-moi, Bons et chers messieurs, Votre bien dévoué, Louis ARN EAU.Disons que: Bernardin de Filtre, un capucin, qui, sa vie durant, s’occupa d’oeuvres de crédit populaire, est aujourd’hui déclaré Bienheureux, par l’Eglise.Il sera déclaré “Saint” l’un de ces jours.Ce n’était pas un “trainard”.Avis donc à MM.les gérants qui sont toujours on retard pour envoyer leur rapport au Bureau de l’Union Régionale, ou leur rapport au Bureau des Statistiques.Si vous voulez devenir saints.— dépêchez-vous !.Disons que: Messieurs les gérants de Caisse, vous seriez aimables, admirables, secourables, charitables.ineffables, et tous les bons qualificatifs en ables, si, avec chaque dépôt que vous faites à votre Caisse Centrale vous vouliez bien : 1° Signer ou endosser documents et chèques avec de l’encre.noire, avec des griffes lisibles par des chrétiens ordinaires ; 2° Envoyer toujours votre carnet; 3° Retournez vos formules de débit.Allons ! un peu de bon vouloir, de la coopération, et, ça va marcher.Disons que: Jusqu’ici, les remboursements à l’Office du Prêt Agricole Provincial se sont faits régulièrement.Il y a donc encore des honnêtes gens à la campagne.Pour les aider à continuer de payer, donnons-leur l’occasion de pratiquer la vertu d'économie, en fondant une bonne Caisse populaire, ou en faisant fonctionner à 100% de rendement celle qui existe, —• 91 Volume 6 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 6 QaipAla^uii III / Gaspille, Gaspillons Gaspillez.Lisez-vous les journaux?Dans les journaux, lisez-vous les annonces d’alcool ?Elles incitent, elles commandent à l'impératif — le gaspillage, à.tout le monde.Pour mieux réussir leur coup, elles mettent de l'avant, la santé, la joie, la douleur, la vie.Aussi, bon an mal an buvons-nous au pays de Québec, nos cinquante millions de dollars, tous les ans.Et, nous geignons sur notre pauvreté collective.Et, nous pleurons sur nos quelque 100,000 jeunes incapables de fonder un foyer, parce que trop pauvres.Et, prétextant pauvreté, nos couples sans enfant se multiplient.M.L’abbé Blanchard a donc mille fois raison de .signaler notre Gaspillage en alcool "La première source de gaspillage inconsidéré, s’est vendu dans la province de Québec pour 283 vinciales nous apprennent que, en quinze ans, il s'est vendu dans la province de Québec pour 283 millions de liqueurs alcooliques et pour 258 millions de bière, soit un total de 541 millions de dollars.C’est là le prix du gros.Ajoutons 25 p.c.pour le détail, ce qui paraît raisonnable quand on songe que la boisson, daÿs les clubs, se vend jusqu’à 4Ü cents le verre et que la bière qui se détaille à Montréal à 15 sous la bouteille, se vend 40 et 45 sous la bouteille dans bien1 des endroits de la campagne, et nous aurons un total de 667 millions de dollars buis en quinze ans, soit un total de 67 universités de 10 millions de dollars chacune.Et dire qu'avec $3 millions, on pourrait terminer notre université en panne! A ceux qui nous diront que les touristes ont consommé une certaine quantité de ces liqueurs, nous répondrons que les touristes n’ont pas bu l’équivalent de toute la boisson de contrebande et de la boisson fabriquée clandestinement vendue aux nôtres, et qui n’entre pas dans les statistiques officielles.Nous savons en effet que plusieurs fois par mois la police fédérale fait la saisie d’alambics de capacité immense et de réserves de boisson clandestine qui se montent parfois jusqu’à 100,000 gallons.Dans le cours de l’été dernier, au hoins 50: voiliers ont été saisis en bas de Québec et dans le golfe Saint-Laurent, ce qui représente une quantité fort importante de boisson et ce 'qui fait soupçonner le commerce illicite de boisson qui échappe au contrôle de la Régie des alcools.Nous avons bu l’an dernier, en chiffres ronds, pour trente millions de dollars en boissons alcooliques et bière, soit, pour une population de 3 millions d'habitants, une valeur de dix dollars par tête, 50 dollars pour une famille régulière de cinq personnes.Mais ce n’est là que la dépense apparente.Quand un homme s'achète une demi-douzaine de de bouteille de bière, qu’il s’enivre et perd sa place le lendemain, combien au fond lui coûte sa demi-douzaine pour laquelle il a déboursé 90 sous?Des centaines de dollars peut-être.” Ejn outre, l’avenir, la santé, la vie même de sa famille.Qu’il avait raison ce père de famille, soldat de Sa Majesté, qui, hier, me déclarait : "Ma place n'est pas ici.” “Je me devais à ma famille et à mes enfants.” “Mais, la boisson, la boisson.et deux larmes lui perlent aux yeux”.En attendant la campagne officielle d’éducation économique, nos officiers de caisses ne se doivent-ils pas d’organiser le timbre scolaire et inviter nos jeunes à déposer à la caisse pour favori-iser la tempérance, et pour donner à notre société des membres qui sauront employer leur argent.PAUL BREVAL.rCNDÀTICNX Pendant les mois d’avril et mai 1940.Avril 1940 Comté 'St-Lue, iSt-Eomualid d’Etehemin, Fontainebleau, Bromp ton ville, iSt-iSimon, St-Joseph de Bordeaux, N.D.du T.iSt-Sacrement, Juliette Mat an e.Lévis.Wolfe.Richmond.Bagot.Montréal.Montréal.Joliette.Mai 1940 iSt-Jtean Desiehaillons, Lotbinière.Grosse Ile, Ile de Madeleine.—- 92 — LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Volume 6 Numéro 6 L Epargne scolaire et ses aboutissants L’oeuvre des Caisses populaires va son petit bonhomme de train.Il ne lui manque qu'une chose: “des officiers et des sociétaires qui comprennent parfaitement le mécanisme.Comment en arriver là?Par les 'équipes d’étude.Dès à présent, nous proposons ce sujet aux dirigeants de l’U.C.C.pour l’hiver prochain.En outre, il faut organiser, l’un de ces jours, les Caisses Scolaires, bases des Caisses Populaires.Pour préparer les enfants à s’établir, à devenir des membres actifs, conscients et tenaces de la Caisse Populaire, exerçons-les par la Caisse Scolaire.Nos amis de l’Ouest, les canadiens de langue française, sont en voie de nous damer le pion dans ce domaine.La Survivance des jeunes vient de publier un petit catéchisme de l’Epargne Scolaire, que nous lui empruntons, persuadé que cet honnête larcin lui fera plaisir.Dans le passé, souventes fois, nous avons été volés et.très heureux de l’être.A notre tour d’être voleur.— Voici donc le premier chapitre de notre larcin.Catéchisme de l’Epargne Scolaire.Chapitre I Nature Qu’est-ce qu’une Caisse d’Epargne Scolaire?—Une Caisse d’Epargne Scolaire est une petite Banque formée dans une école où tous les élèves peuvent déposer toutes leurs 'économies.Quel est le but de cette Caisse?—'La Caisse d’Epargne Scolaire a plusieurs buts : lo.Enseigner l'épargne, en facilitant la pratique de cette vertu.2o.Combattre le gaspillage si répandu chez les jeunes de nos jours.do.Recueillir les sous des élèves qui pourront les employer beaucoup plus utilement s’ils les ont accumulés que s’ils les gaspillent à mesure qu’ils les reçoivent.4o.Préparer dès leur bas âge de futurs membre des Caisses Populaires.Quel est le champ d’action d’une Caisse d’Epargne Scolaire?—C’est l’école, le couvent, le pensionnat ou le collège.Quelles sont les propriétés d’une Caisse d’Epargne Scolaire?—Une Caisse d’Epargne Scolaire : lo.Peut se fonder partout.2o.Elle rend d’incalculables services.3o.Elle est éducatrice et donc nécessaire.Vous dites qu’une Caisse peut se fonder partout?—Oui, car il y a partout des enfants qui ont des sous à économiser et de plus son organisation et son administration sont très .simples et très faciles.Quel sont les services que rend la Caisse Scolaire?lo.Elle enseigne -l’épargne en montrant la force, la valeur des sous accumulés et en rendant la pratique de l’épargne très facile.2.Elle permet aux élèves d’exercer les uns sur les autres l'apostolat de l’exemple.3o.Elle établit chez les élèves une loyale émulation.4o.Elle favorise l’esprit d’initiative.5o.Elle combat l’imprévoyance, le goût des f rivolités et toutes les dépenses inutiles.Quelle est la troisième qualité d’une Caisse d’Epargne Scolaire?Etant donnés les services énumérés que rend la Caisse d’Epargne Scolaire nous pouvons dire qu’elle est éducatrice et nécessaire et donc qu’elle doit se trouver dans -toutes les maisons d’éducation.Louis ARNEA U.Disons que: Vaut toujours mieux mettre des oeufs dans plusieurs paniers.Si l’un se brise, les autres sont sauvés.Voilà pourquoi/dans vos caisses, les garanties étant égales, préférez toujours les petits prêts aux gros.C’est plus coopératif et l’on vient en aide à bien plus de sociétaires, ce qui est le but de nos caisses ! AVIS Nous fournissons aux caisses populaires qui en font la demande, des blancs de formules de : “Transport de Garantie Collatérale” Sadresser à: La Fédération des Caisses Populaires, Chambre 912 — 65, Ste-A-nne, Québec.—• 93 — Volume 6 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 6 LA CLARTE LE NCS CAITTET LCLLLA1LET Exposé général par M.le Commandeur Alphonse Desjardins (suite) “On allègue que si un individu veut emprunter, il lui faut consentir des taux d’intérêts si élevés qu’il lui est impossible de jamais recueillir les justes fruits de son labeur et de son intelligence, mais que si un groupe de personnes s’unissent et offrent leur sécurité solidarisée, les conditions deviennent beaucoup plus favorables et qu’il peuvent alors obtenir plus facilement des avances.“Les sociétés coopératives de crédit ont donc pour objet de grouper des individus et de leur faire obtenir des fonds à un intérêt raisonnable, de distribuer ces fonds parmi les sociétaires, et parmi eux seulement, par petites sommes et suivant des règles précises.La différence ou profit entre le taux auquel ces sociétés empruntent au dehors et celui qu elles font payer à leurs sociétaires doit suffire graduellement à créer un fonds de réserve qui, étant indivisible, doit de toute nécessité améliorer chaque année le crédit social.“Le principe actif de ces sociétés doit être l’aides-toi toi-même (self help), et il est admis que, pour créer cette confiance en soi-même, le gouvernement doit intervenir le moins possible afin d’aider ces organismes, son action devant
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