Jeunesse et hérauts, 1 décembre 1951, samedi 1 décembre 1951
FIDE$: ET EBBAVT9 Ecoles Chrétiennes, 949, rue Côté, Montréal (1) XVIII, Numéro 7 1er décembre 1951 reres [ume if Wm*:WW* lllllli «gf ¦K «1 S'+y % :ÿ.v: ^ mm* ^-¦jîtAÏSgÿï •- - •-•a: iii s il« ¦flip pi' «§§11 lïsï 3 Is V5! jMêA «I ç^>:-Nvvav.s;.\ gWifj|jij;jij!.i,ffl' jsSSSS; siaaaaiï « '^'.sSv?¦•fS- S?i® «s 11 PP#* • ' Q8|&& XX J^gf :^H|; f Mi Br/.Vv .¦ JB / ¦KECi 1 r • , .j AdL §\ «fw ffl M S A1 OT vypf mêsèêïÆèM 2 MON PROGRAMME DE VIE CHRETIENNE pour la deuxième quinzaine de novembre 1.Mon OFFRANDE quotidienne DIVIN COEUR DE JÉSUS, je vous offre, par le Cœur immaculé de Marie, ma journée entière avec ses joies et ses peines, ses travaux et ses sacrifices; je m’unis aux 300,000 messes de ce jour, aux intentions de l’Apostolat de la Prière, à savoir: Pour que Venseignement de la jeunesse soit 'pénétré d* esprit surndtureh 2» Ma RÉSOLUTION de quinzaines ME CONFIER A MARIE Uni aux 300,000 messes de ce jour EDITORIAL LA MÈRE RE CORÏOLAIV CORIOLAN, général romain, condamné à l’exil par ses concitoyens, jura d’en tirer une vengeance éclatante.Il se mit à la tête d’une armée ennemie et porta le siège devant Rome, sa patrie.Le péril était imminent.Trois députations successives ne purent fléchir le général.Voyant que la situation devenait désespérée, les assiégés imaginèrent comme suprême tentative de lui envoyer Véturie, sa mère, Volumnie, sa femme, ses enfants et une escorte de nobles patriciennes.Quand le fier exilé entendit les supplications de sa mère, qu’il la vit se jeter à ses genoux, il sentit subitement tomber sa colère; ses yeux se mouillèrent de larmes, et il se jeta dans les bras de celle qui lui avait donné le jour: LE CHRIST DES ROCHEUSES i .i umr i Tj HP < i i: W L • (1 'iÆ ; i '' I || EST la joie du missionnaire, de’ voir arriver quelques jours avant lés fêtes de la Noël, ses pauvres ouailles* qui viennent de très loin, pour fêter avec lui, le jour que le Rédempteur est venu apporter sur la terre “la Paix aux hommes de bonne volonté ».Les Esquimaux ont voyagé en traîneaux à chiens pendant trois, quatre et cinq jours, sans se soucier du froid intense et de Tab-sense totale d’un soleil qui, pendant plusieurs semaines encore, se refusera à monter au-dessus de l’horizon.Nuit froide et sombre de la terre stérile .peut-être aussi nuit étoilée avec l’aurore boréale reflétant son incertaine lueur sur la glace de la rivière.« Silence nordique que ne troublent pas les mille bruits de l’orgueilleuse activité humaine ».Nuit du pôle Nord ou du pôle Sud, sous les huttes de branchages, dans les maisons, les châteaux, dans les cathédrales bien décorées, resplendissantes de lumières, ou dans les iglous froids, ce sera Noël .Minuit! Les cloches de nos églises sonneront à toute volée l’annonce de la célébration de ce grand anniversaire .la venue du Messie.Dans le Nord, la petite cloche de la mission (s’il y en a une) annoncera aux plus déshérités de la terre, cette même célébration .Les Esquimaux sont tous là, tassés les uns contre les autres, recueillis dans cette même attente.Ils ne viennent pas pour examiner les toilettes du voisin ou se faire-remarquer de lui .De leurs vêtements de fourrure tachés d’huile de phoque, des corps jamais lavés, se dégage une odeur qui ne sent pas toujours la rose .mais une âme blanche, lavée par le sacrement de Pénitence.La messe commence, (( Introibo ad altare Dei .» en union avec des milliers d’autres prêtres, le missionnaire fera descendre sur l’autel, ce même Jésus, qui est venu apporter sur la terre, la Paix et la Lumière .Les Esquimaux chantent la « Messe des anges » ou bien des cantiques en leur langue .« Il est né le Divin Enfant ».(( Nunaliufi Er-ninga ».On chanta à pleins poumons .Oui, pauvre Esquimau qui me rappelle l’humble berger de Bethléem, ton écorce peu raffinée cache une âme belle et> généreuse: que Dieu la garde pour toujours! Encore quelques prières, un cantique final chanté d’une voix vibrante qui traduit bien l’allégresse générale, et la cérémonie se ter- Le missionnaire distribue les modestes cadeaux qu’il a reçus dans des boites de charité. 34 mine.Elle n’a pas sans doute l’éclat et la pompe des messes chantées dans nos églises, mais je suis certain toutefois qu’elle fait brand plaisir au nouveau-né de Bethléem .« Pauvre, entre les pauvres.)) Enfin vient le traditionnel réveillon, qui ne ressemble en rien à celui de notre civilisation.Pas de tables bien garnies, de mets recherchés, de plats préparés aux fines herbes .rien de tout cela rien de compliqué, le poisson cru et gelé, servira de hors-d’œuvre .Chacun en prend un morceau, mord à pleines dents, et, d’un coup rapide du couteau, on coupe au ras de la bouche, cê qu’on ne peut avaler, l’on pâsse le restant à son voisin .Comme plat de résistance, un ragoût de caribou et des haricots.Un vrai délice!.Comme breuvage, une tasse de bon thé chaud, un gros biscuit, viennent compléter cette orgie gastronomique ! ! ! La fumée du tabac se mêlant à la vapeur produite par le thé chaud forme un brouillard épais qui limite la vision.# Puis vient l’heure du repos .tous se retirent dans leur maison de neige .Plusieurs, sinon tous, vont rêver à cette belle fête.Le missionnaire, resté seul, lui aussi s’endort en pensant aux beaux Noëls d'autrefois, passés parmi les siens dans son pays natal.C’est la nuit du « Grand Silence Blanc ».N’oublions pas les chiens qui se réservent de troubler ce silence.De temps à autre l’un commence à hurler à la mort, longuement, lugubrement, et tous les autres répondent en chœur, en un concert indescriptible auquel succède de nouveau un silence profond.Durant deux ou trois jours, les Esquimaux viennent à la mission souligner à leur manière l’importance de la fête; tir à la carabine, courses diverses, danses esquimaudes qui s’accompagnent du tambour fait en peau dë loup marin, etc .Ces simples jeux suscitent un enthousiasme incroyable.Au milieu de l’hilarité générale, le missionnaire distribuera aux vainqueurs, des modestes prix reçus l’été précédent, dans les caisses de charité .Quand arrive le jour de la grande dispersion,^phacun ramasse ses affaires, les attache sur le traineau, attelle les chiens; puis en avant pour les camps d’hiver! Il faut reprendre la pénible lutte pour la vie, attraper des renards.Ils emporteront avec eux l’attachant souvenir des belles heures passées près de la mission; plus d’une fois, ils s’en remémoreront les moindres détails.Tous les ans, Noël les ramènera à cette grande fête inoubliable.v Ici, ou chez vous tous, là-bas, ce sera, au fond, le même Noël: au pied de la Crèche, nous nous retrouverons tous, parents, amis et bienfaiteurs de nos Missions.Par delà les espace immenses qui nous séparent, nous vous envoyons avec l’assurance de nos fidèles prières, nos vœux les plus sincères, de Joyeux N oelket de Bonne et Sainte Année! Dans (( ESKIMO », périodique trimestriel publié par les RR.PP.Oblas du Vicariat apostolique de Baie d’Hudson, le R.P.J.-R.Boisclair, o.m.i., écrit cet article dont le titre dit assez tout l’intérêt.LES ESQUIMAUX SOULIGNENT L’IMPORTANCE DE LA FETE PAR DES COURSES .» /• 35 ?Suite du numéro précédent ?dust jp\ en [unîÊmi sstm Après s’être reposé un instant, le pirate se releva, vint droit au cadavre, le débarrassa de ses vêtements supérieurs, lava le* sang qui souillait le visage du mort, et le baisa religieusement au front.Je fus ému de cette scène; le contrebandier, d’ordinaire si insensible, versait alors des larmes amères et abondantes.Il prit la main du lieutenant, mit près de lui un genou en terre, et s’adressant à ces restes inanimés, comme s’ils eussent encore été doués de la vie: (( Je n’avais que toi, lui dit-il; toi seul au monde étais mon arfii, et voilà ce que t’a valu mon amitié meurtrière.Ma jeunesse s’était souillée d’un meurtre, du meurtre de ton père; la vengeance m’avait rendu assassin; il me semblait qu’en t’adoptant je diminuais l’énormité de mon crime.Quand tu me souriais, quand, dans ton enfance, tu venais jouer sur mes genoux et m’embrasser, mon cœur se soulageait, le poids du remords était moins lourd, moins insupportable.J’espérais faire ton bonheur futur, et il me semblait que ce bonheur dû à mes soins m’obtiendrait le pardon de mes fautes.Mais le Ciel que j’avais offensé devait me punir, il t’a arraché de ce monde, il t’a séparé Il lança le corps dans les f lots deil’homme coupable, de crainte que ton cœur ne fût souillé.Le Ciel est juste.Mon fils! mon William!.Ce dernier coup a brisé mon cœur! Ah! je le sens, je te rejoindrai bientôt! » Après cette espèce de prière, le pirate’ se releva, attacha les bras du lieutenant, lui mit v une barre de fer aux pieds, l’enveloppa dans un hamac, linceul ordinaire du bord, et lança ensuite le corps dans les flots.x\près avoir rempli ce devoir funèbre, il retourna dans la cham-et se versa un grand verre d’eau-de-vie.Je vis alors qu’il était résolu de se donner la mort, car il avait saisi ses armes.L’expression de désespoir qui#se lisait précédemment sur son visage avait disparu pour faire place à la sérénité; et ce calme, cette tranquillité dans la douleur, me paraissaient d’autant plus terribles, d’autant plus menaçants, que cet homme était d’habitude plus emporté, plus violent, plus fougueux.Quelle leçon que la vue de ce misérable! Et que n’avais-je là, pour qu’ils pussent en profiter comme moi, tous mes amis d’enfance! Cet homme, il me faisait pitié, une pitié mêlée d’horreur.x\h ! comment n’en pas avoir pour celui qui, pouvant être heureux, se fait au contraire une existence de terreur et de misère, de crimes et de remords, et qui, au lieu d’une fin paisible, n’a de ressource que dans le suicide, à moins que la potence ne le prévienne! Tous, il est vrai, n’en viennent pas à ces extrémités, mais tous sont sur la pente qui y conduit; tous éprouvent dans l’adversité ce même vide, ce même chagrin mêlé de désespoir; tous ressentent la même difficulté à lutter contre des passions auxquelles rien dans leur âme ne peut opposer de contrepoids.Ils rendent malheureux ceux qui les, entourent, en attendant qu’ils connaissent les supplices infiniment plus redoutables qui leur sont préparés dans l’autre vie.Oh! combien doivent remercier la Providence les jeunes gens qui ont l’avantage de recevoir une éducation chrétienne, et quel ne doit pas être leur zèle à en profiter! 36 Puis indiquant de l’autre main le ciel.Je considérai de nouveau le contrebandier, et avant qu’il eût le temps de prendre aucune résolution, jugeant que c’était le moment de me montrer, je m’avançai hardiment vers lui.« Vous m’avez promis protection, lui dis-je, et, quoique cette protection ait failli m’être si fatale, je viens pourtant vous rappeler votre promesse.» Il me regarda fixement.« Je sais, monsieur, me répondit-il, quels sont mes torts envers vous; je sais que je mérite vos reproches; mais vous m’aviez poussé à bout dans un moment où mes passions excitées m’avaient rendu plus irritable.Je ne vous demande pas de me pardonner.vous ne le pourriez peut-être pas; mais, à moins que le démon de la colère ne s’empare de moi de nouveau, je vous promets que vous n’avez plus rien à craindre, et que vous serez débarqué sain et sauf dans les parages de Cuba.A présent que je suis seul au monde, reprit-il après un moment de silence, à présent que mon seul ami est au fond de l’abîme, que m’importent les offenses passées! Que m’importe même mon sort à venir!.Je n’attends plus que la tombe.— Il ne faut pas vous abandonner à ce désespoir, lui dis-je, vous pouvez vivre encore assez pour effacer bien des fautes de jeunesse.Quant à moi, je vous pardonne de tout mon cœur.J’ose ajouter une chose que vous savez: Dieu est bien plus miséricordieux que les hommes, et il vous pardonnera si vous voulez vous réconcilier avec lui, Allons, capitaine, donnez-moi la main.Que ce traité de paix conclu entre nous, soit pour vous un commencement de bonheur ! » En lui offrant une bonne action à faire et une promesse à remplir, et cela au moment du paroxysme de sa douleur, j’avais piqué son amour-propre, et réussi à le détourner, pour le moment, de ses sinistres projets.Il me tendit la main sans répondre et serra ‘ rudement la mienne.Puis, indiquant de l’autre main le ciel qu’on apercevait à travers le sabord à demi ouvert: , >x.:Ç: •; >• .W§0'*‘: ;-x>>' iwx-x-x-x xïx-:' .COLLEGE • Sainte-Marie dé Bea I A venue dés Frères des Ecoles chrétiennes à Sainte-Marie de Beauce est due au zèle éclairé __ de M.le Curé Proulx; il les obtint du F.Facile, après trois ans de démarches, en 1885.Une pauvre installation en bois reçut à cette époque Frères et élèves; ce n’était point le beau collège actuel, bénit le 18 décembre 1898, et complètement remodelé en 1950, grâce à la Commission scolaire et au Gouvernement de Québec.Mais c’est toujours la même façade de granit, sévère, au portique cintré et flanqué de tourelles qui lui donnent l’aspect d’un établissement militaire.A l’honmeur, une statue de Saint Jean-Baptiste de La Salle.Les épreuves n’ont pas manqué dans l’histoire du collège: inondations et incendies, épidémies et morts; même, il y a bien longtemps, la discorde régna au point que les supérieurs voulurent retirer les frères.Al.F.Bilodeau usa de son influence pour convaincre ses coparoissiens de revenir sur leur décision, et les Frères continuèrent à faire du bien à Sainte-Marie.A signaler dans ce domaine, le F.Jérôme, directeur, homme spirituel, gai, aimable et pieux.Parmi les protecteurs et amis du collège, nul n’égala le bon Mrg Feuilteault, curé de Sainte-Marie pendant un demi-sièlce.De 1910 à 1936, le F.Rufin prépara ses élèves à la carrière d’instituteurs; deux cents furent par lui munis du brevet d’enseignement; on les retrouve encore au poste, et toujours reconnaissants pour leur vénéré mentor de jadis.C’est le F.Rufin qui fit élever à Ste-Marie la première statue de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus en terre canadienne.Le collège abrita souvent des groupes d’hommes et de jeunes gens, pour la retraite fermée.Les conventums de 1898 et de 1923 surtout réunirent des centaines d’anciens élèves venus de partout, et demeurés très attachés à leur Alma mater.Aujourd’hui Sainte-Marie compte dix classes et 260 élèves dont soixante pensionnaires.Les organisations sont les suivantes: J.E.C.— Croisade — Congrégation de la T.S.Vierge Club ((4H)) Cadets — Amicale avec deux filiales (Québec et Ste-Marie).La petite Maîtrise compte de beaux succès, et JEUNESSE de fidèles amis.Longue vie et prospérité au Collège Ste-Marie et à l’école d’Arts et Métiers Omer-Côté qui lui est adjointe ! t I $ ;Xv ||g|| >;-'- &* M :p ¦•’¦(
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