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Titre :
Jeunesse et hérauts
Revue contenant des bandes dessinées, d'abord traduites, puis québécoises, publiée à l'intention de la jeunesse catholique.
Éditeur :
  • Montréal :Frères des écoles chrétiennes :[1947]-
Contenu spécifique :
dimanche 15 septembre 1957
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin du Très Saint Enfant Jésus
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Jeunesse et hérauts, 1957-09, Collections de BAnQ.

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\ATEAU ! VOTRE PERE ÛOiT TRE RiCHE VOUS AUTRES! \i NE À LA omim mi w - S=3B!?9?=&i 5C-:~ 'V • Mpwf PER B-zfr FIDES CON ET HERAUTS Frères des Ecoles Chrétiennes, 949, rue Côté, Montréal-1 Volume XLIV, Numéro 2 15 septembre 1957 PONPON, TI-ROUGE et L'ARGENT GRANDS-PARENTS RACONTAIT.êê§ MAMAN LEA.— Mes enfants, il est 7 heures 15.C’est le temps de commencer notre belle histoire de Marie et de Jésus.' LISE (6 ans).— Moi j^aime entendre parler du petit Jésus.' Maman, parlez-en toute la nuit ! PAUL (12 ans).— Il devait avoir des grands-parents, l’Eiifant-Jésus ?• MAMAN.— Sans aucun doute, et de bien braves gens dont je veux justement vous entretenir ce soir.Savez-vous leur nom ?’ LUC (9 ans).— Je connais la bonne sainte Anne, la grand-mère du petit Jésus.MAMAN.— Quelle brave femme étpit sainte Anne ! Le soir, assise sur le seuil de la porte, elle attendait saint Joachim, à qui elle avait préparé un bon souper.PAUL.— Que faisait saint Joachim pour gagner sa vie ?MAMAN.— Ses ancêtres avaient été riches puisqu’ils étaient des rois ; mais lui était plutôt pauvre; chaque jour, il montait au temple pour le service et les sacrifices.Puis il se rendait sur les collines environnant la ville surveiller ses brebis, compter ses bêtes, recueillir leur laine, etc.LISE.—- Les méchants loups mangeaient-ils les moutons ?MAMAN.— Parfois, mais les bergers montaient fidèlement la garde.Donc, ce soir-là, Anne avait mis la table pour elle et son mari : deux plats, deux coupes, deux cruchons ; certains jours, il y avait des parents de passage ou on invitait quelque pauvre.Elle était encore belle, sainte Anne, malgré son âge avancé, et Joachim l’aimait beaucoup, il l’embrassait toujours en entrant de son travail.Savez-vous ce que veut dire le mot “Anne” ?BERTHE.— Aujourd’hui même, la maîtresse nous a dit qu’il signifiait “grâce”.MAMAN.— C’est très juste, et vous allez voir que ce fut vrai pour sainte Anne.Cette brave femme n’avait pas d’enfant, et elle en était peinée ; elle se disait : “Si je n’ai pas d’enfants, je ne serai jamais l’ancêtre du Messie qui doit venir”.Et elle demandait au bon Dieu de lui donner un enfant.Pour l’obtenir, elle priait, jeûnait, offrait à Dieu ses travaux et, par charité, rendait service à ses vôisines.PAUL.— Anne et Joachim restaient-ils en ville ?MAMAN.— Ils demeuraient juste à la sortie de Jérusalem, près du beau temple.Sainte Anne y allait souvent pour prier.Au retour, penchée au rebord de jardin proche de la Fontaine Probatique, elle voyait les gens transporter leurs infirmes ; chacun espérait plonger le premier dans l’eau qu’un ange venait agiter, on ne savait jamais au juste à quelle heure.Celui qui était guéri criait sa joie et recevait les félicitations des autres malades., un peu jaloux cependant de n’avoir pas eu la même chance.Quand les trompettes d’argent du temple résonnaient, les deux époux se levaient pour une prière.BERTHE.— Comme nous, quand sonne l’Angélus.MAMAN.— C’est vrai.Aussi Dieu exau-'ça-t-il les prières d’Anne et de Joachim en leur donnant l’enfant qu’ils désiraient.Vous savez son nom ?LUC et LISE (ensemble).— Marie! la sainte Vierge ! (A suivre) Fr.M.-CYRILLE, des Ecoles chrétiennes.JEUNESSE Approuvé pur Son Em.le Cardinal Archev que de Montréal RÉDACTION ET ADMINISTRATION Frère M.-Cyrille, é.c.— Frère Hubert ,é.c.— Frère Marie-Paul, é.c.Roland Canac-Marquis — Roger Varin ¦^r Les abonnements commencent en SEPTEMBRE ou en FEVRIER.Tous droits réservés.ABONNEMENT : A) Pour 10 exemplaires (5 mois) $1.25 Conditions- spéciales A) Pour 10 exemplaires (5 mois) $1.25 Conditions spéciales LES FRÈRE DES ECOLES CHRÉTIENNES, 949 Côté, Montréal — UN.1-5431 ¦'C'Y Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe- Ministère des Pestes, Ottawa.- No 2 — 15 septembre 1957 P G g S 2 FORMIDABLE ! NOTRE GRAND CONCOURS "Quel est le mot juste?" 25 PRIX 1er PRIX: cette AUTOMOBILE (valeur $500.00) actionnée à l'électricité Vitesse de croisière: 10 milles à l'heure 2 vitesses avant, 1 vitesse arrière (renverse) "Batterie" 12 volts, 51 ampères Direction: roulement à billes Nylomatië Klaxon électrique.Pneus Dunlop Freins a pédale et s main.LES AUTRES PRIX 2e PRIX: un ENSEMBLE de skis (bottines, skis, piolets).3e PRIX: une PERRUCHE ou un SERIN, au choix, avec la cage.4e PRIX: TOURNE-DISQUE automatique, 5e PRIX: BUREAU d'étudiant.6e à 10e PRIX: PATINS.Ile à 25e PRIX; ALBUMS illustrés.CONDITIONS DU CONCOURS 1 — Répondre à io question indiquée sur le bulletin de partici- pation, compléter ce bulletin et ie retourner dans les 15 Jours à "Grand CONCOURS", 25 est, rue St-Jacques, Montréal.(Timbre de 4ÿ pour Montréal.A ('extérieur, 5C).2 — A chaque quinzaine d'ici Ig fin de décembre, les bulletins reçus seront déposés dans une immense boîte_ transparente, en montre à la librairie Fides.De cette boîte, à chaque quinzaine, on tirera au hasard 50 bulletins.Chacun de ces 50 bulletins (s'il contient la réponse exacte) sera déposé dans une boîte transparente plus petite, à côté de la grosse boîte.La liste de ces cinquante vainqueurs de chaque quinzaine sera publiée dans la revue à partir du 1er novembre.1 — Tous les autres bulletins reçus demeurent dans la grande boîte transparente et valent pour les tirages de chaque quinzaine, jusqu'à la fin de décembre.Donc 8 tirages (un chaque quinzaine d'ici fin décembre), 8 chances de gagner! 4—- A la fin de décembre, les grands vainqueurs seront choisis au moyen des bulletins accumulés dans io petite boîte transparente, Bonne chance! Découpez ce bulletin de participation GRAND CONCOURS "QUEL EST LE MOT JUSTE?" Question du 1er septembre: Comment appelle-t-on les garnitures placées devant et derrière une auto pour la préserver des heurts?.Ton nom.Ton adresse.Quel est le nom de ta revue?Il y aura un coupon dans chaque numéro de ta revue d'ici la fin décembre.No 2 •—- j5 septembre j9P/ Fûyë 3 UR UN TRANSAT Qu'esi* jb veux bien OUE FAUT-Ur FAIRE > EST-CE ùéJÀ QUEBEC EN OU/! EN AV/OM toM SB Pê PLACE AUSSI VITE QUE LES Fées PANS CES COMTES.te su?t9 «5 preehein mimér* No 2 Pag# 11 wÆSk i -HT- ïïëm OSSmt àWfifts mm ^ 15 soot#mbr# 1957 une -(Claire vous répond.Qui?Pourquoi?Comment?Y a-t-il une fin aux chiffres?Voulez-vous me dire quel est.le dernier chiffre?Jocelyne Supposons qu'il soit possible de compter tous les grains de sable de toutes les plages de l’univers, eh bien on épuiserait vite tous les chiffres et il resterait toujours du sable à compter.Je ne puis donc te donner le dernier chiffre.Tu me rappelles une petite fille nommée Heidi, heroine d'un film tiré d’un très beau conte suisse.Ce qui intriguait Heidi, c’était le commencement du commencement des choses.Continue d’être curieuse sur le plan intellectuel.C'est à des gens curieux comme toi et Heidi que nous devons les grandes découvertes et inventions.Ces grands curieux se sont demandés: “Ou commence ceci, où finit cela, quand, comment, pourquoi?” Si vous êtes "soupe au lait" Je me chaque à fautes les fais que ma maîtresse de classe me fait une observation.Je n'arrive pas à me maîtriser.Donne-moi un moyen d.e'me corriger de ce défaut.Qui a hâte de savoir Mon frère passe son temps à m’agacer.Je me fâche! Comment combattre mon ‘vilain caractère?Louise Sauvage Vous avez déjà fait un peu de cuisine, mes amies?De la soupe au lait par exemple?Qu'est-ce qui arrive .si vous oubliez la soupe sur le feu?Madame la Soupe se fâche et dans sa fureur franchit les bords du.chaudron.Ça ne lui donne rien Mon adresse: « MARIE-CLAIRE, 25 estrue Saint-Jacques, - Montréal 1, Que.à ., .à la soupe de se fâcher.au contraire.ce qui tombe sur le feu ne revient plus dans la marmite.On ne peut évidemment faire comprendre à la soupe pareil raisonnement.c’est impossible! Mais il y a d’autres “soupes au lait1’ dans le domaine des caractères.Le fait de recevoir si mal les réprimandes, mon amie “Qui a hâte de savoir”, indique qu’il y a en ioi une forte dose d'orgueil dont il faut te débarrasser à tout prix.Au lieu-de le fâcher lorsque ton institutrice te fait une remarque, demande-toi donc en toute sincérité: 'Qu'est-ce qui ne va pas en moi?Que devrais-je changer à mon attitude pour ne plus mériter les reproches qu'on m’adresse?” Quant à toi “Louise Sauvage” et toutes les autres qui supportez mal la taquinerie, qu’est-ce que cela vous donne entre nous de rugir comme des lionnes ou de bondir toutes griffes aehors comme des tigresses, quand vos frères et vos camarades vous taquinent?Vous avez l’air si amusant alors, que les autres pe peuvent s’empêcher de s’offrir de temps à autre le spectacle de vos courroux.Si vous voyiez ne plus servir de cibles aux taquins, cessez de vous fâcher ou mieux riez avec eux, ce qui serait bien plus gentil.C'est le propre des grands hommes de se moquer humblement d'eüx-mèmes et de leurs petits travers, avec les autres.A l'exemple de Cyrano (défiguré littéralement par son nez) soyez à la hauteur de la situation, lorsqu’on se moquera de vos défauts physiques.Dites-vous, comme lui, que les élégances morales sont supérieures aux élégances physiques.La beauté extérieure passe.mais l’harmonie intérieure demeure.Btausts convenables?Que penses-tu des robes et des blouses sans manches?Lise G.Parce que ces vêtements tiennent la vedette dans les magasins et les catalogues de modes féminines, la majorité des adolescentes (à l’exemple de leurs aînées) les ont Peg# 14 adoptés sans se poser les deux questions suivantes: 1.Me conViennent-elles?Tu seras d'accord avec moi pour affirmer que ces vêtements ne sont pas l’idéal pour les fillettes “boulottes” ou “maigrelettes”, 2.En quelles occasions puis-je les porter?Le port de ces robes correctes chez soi ou à la campagne serait déplacé à l'église et à l’école.Il est aussi disgracieux dans les tramways et les autobus.Une robe (ou une blouse) sans manches ne sera jamais (sans faire de jeu de mots», aussi “habillée” qu’une autre avec des manches.A toi maintenant de décider si ces vêtements te conviennent et "quand” il sied de les porter.U meilleur cours à suivre?J'ai 12 ans et je suis en 7e année.A ton avis quel est.le meilleur cours pour une jeune fille?Suis-je trop vieille pour entrer chez les guides?Fleurette Ça ne se tranche pas de façon aussi catégorique cette question de supériorité en matière de cours a faire suivre aux jeunes filles.Tel cours sera “le meilleur” pour ioi et tel autre cours sera également “le meilleur” pour ta voisine.Tout dépend des goû.s et des aptitudes de chacune de vous.A ton âge, on serait bien embarrassé de déclarer: “Parmi tant et tant de choses que j’aime c’est celle-là que je préfère!” Et il te serait encore plus difficile de savoir si lu possèdes les aptitudes pour telle ou telle carrière.Après ta neuvième année, crois-moi.ni seras plus en mesure qu'au-jourd’hui de choisir ta voie.Quant à la deuxième question: tu as exactement l'âge requis pour entrer dans le mouvement guide, puisque le minimum d’âge chez les guides est de 12 ans.Avant le guidisme, il y a cependant cette étape qui y conduit, “le jeannettisme” pour les fillettes de 8-11.Adresse du secrétariat des guides du diocèse de Montréal: 3500, ave.Laval, Montréal — Té!.: MA.9834.No 2 — 15 septembre 1957 W#ï üftgiis vmM jSvX-Xw w'W-Sx’x'; 1# *ü Vl$l TE DANS MON Le PERROQUET Pourquoi garder un perroquet1?A cause de sa voix, ou de ses couleurs, ou de sa mimique, ou de sa camaraderie.C'est un oiseau très vivant et amusant.Lequel choisir?Il y en a des espèces et variétés nombreuses.Les principales: Les Cacatois, les Lori* quet (d'Australie); Les Paléornîs (de l'Inde); les Aras, les Perruches américaines, les Amazones (d'Amérique du Sud); les Perroquets africains.Il y a de bons et de moins bons parleurs; des vivement .colorés et d'autres de couleurs uniformes; des petits et des gros.Où le garder?En cage: une cage de fer assez solide, car le perroquet a un bec très fort, qu'il cherche à exercer où il peut (lui donner toujours de petites branches mortes à déchiqueter); une cage assez grande pour qu'il batte des ailes et se meuve à l'aise; l'en sortir une fois par jour pour le détendre.En volière: en grillage solide; la volière doit être orientée à l'Est, comporter un abri qu'on pourra chauffer; les perchoirs seront faits de branches mortes, car aucun arbrisseau vivant ne résiste au bec des perroquets.En liberté; à l'extérieur, pendant la belle saison; les habituer à venir manger "à la maison"! * Est-il malade?S'il est gravement malade, il dormira, le jour, la tête sous l'aile et les deux pattes sur le perchoir.S'il n'est "pas en train", il dormira ainsi sur une seule patte.L'ennemi mortel des perroquets est le refroidissement; il a besoin d'une température égale, jour et nuit.Pour lui apprendre à parler.Choisir un moment de calme, de préférence vers le soir.Regardez-le et prononcez très distinctement, plusieurs fois, le mot que vous voulez lui apprendre; s'il s'efforce de répéter, récompensez-le (la friandise qu'il aime le mieux).Rager "Quoi! quoi! quoi!" s'exclame d'un air frondeur le Cacatois blanc d'Australie.Il ne peut guère dire davantage; ce per» roquet amusant n'est pas bon parleur, (On peut le voir au Jardin zoologique de Québec), No 2 — 15 septembre 1957 Fe?« Il “P JL 1 (AN!” transporta l'écho à travers la forêt ensevelie sous la neige, Germain le quêteux venait d'abattre une biche.Il s’empressa de vider l’animal et de l’accrocher à la plus basse branche d’un gros pin, puis après a-voir tendu l’oreille pour s’assurer que personne ne l’épiait, il retourna à sa cabane le coeur réjoui.—Enfin, pensait-il, ma famille aura de quoi manger pour un bon bout de temps.Je reviendrai chercher ma prise la nuit venue, personne ne saura! Germain, c’était le quêteux du village; il vivait dans un rang tout près de la forêt.Une vieille cabane de planches laissant passer la rafale d’hiver, telle était toute sa fortune.Il était l’unique soutien de quatre petits enfants et d’une femme malade, pauvres êtres aux joues creuses et au teint cireux.—Ne t’inquiète pas ma femme, ne t’inquiète pas! Personne ne saura.Ce soir, la nuit venue, j’irai chercher la biche avec le traîneau.—Une femelle à part ça! s’écria la paysanne toute bouleversée.Tu sais bien que c’est défendu, on t’arrêtera comme un vulgaire braconnier! Et pendant que Germain tentait en vain de rassurer sa femme, dans la forêt un homme chaussé de raquettes regardait avec colère le corps flasque de la biche qui pendait au gros pin.Après avoir fait le tour de l’arbre deux ou trois fois, il s’assit sur une souche et alluma sa grosse pipe crochue.Germain sentit son coeur se gonfler puis battre à toute force.Figé sur place, il attendit que le garde fut à ses côtés a-vant de se retourner.—C’est ainsi que je t’attrape en flagrant délit?continua Jérôme, je n’aurais jamais cru que notre quêteux fût aussi braconnier! Germain écoutait tçte basse sans dire mot, il aurait voulu parler, dire qu’il avait absolument besoin de cette viande pour nourrir sa famille, mais il ne pouvait ouvrir la bouche tellement il était saisi.—Tu ne sais donc pas que c’est strictement défendu de chasser le chevreuil en hiver, LE BRACONNIER I Ne pouvant travailler à cause de sa main gauche qui était coupée, Germain faisait les petites besognes des villageois et quêtait pour faire vivre sa famille.Lorsqu’il entra dans sa cabane ce jour-là, sa femme s’étonna de sa figure souriante: —Ce soir à la "brimante”, dit-il, nous aurons du bon chevreuil à manger.-—Faudra bien qu’il revienne chercher sa proie, songeait-il.Je l’attends.Ce braconnier va apprendre qu’on ne se moque pas ainsi de Jérôme! C’était le garde-chasse .Dès six heures, alors que la noirceur était déjà lourde, puisqu’on était en décembre, Germain prépara son traîneau, chaussa ses raquettes et prit le chemin de la forêt.encore plus si c’est une femelle! En tous les cas mon Germain, cela me fait bien de la peine mais je dois faire mon devoir, je t’arrête! A la pensée d’abandonner sa femme et ses enfants, Germain releva la tête et dit: —Vous ne pouvez me faire cela monsieur Jérôme, c’est la première fois que ça m’arrive, j’ai toujours été honnête .La paysanne pâlit.—Dis-moi pas Germain que tu as tué un chevreuil! Mais c’est défendu en hiver, tu le sais bien! Si tu te fais prendre on te jettera en prison parce que tu ne pourras pas payer l’amende .Germain se hâta de la rassurer: Lorsqu’il arriva au gros pin, le garde-chasse ne broncha pas.Germain ne se doutait pa^qu’il était surveillé; sans perdre de temps, il détacha la bête et l’allongea sur le traîneau.C’est a-lors que Jérôme s'approcha du quêteux en criant: —Arrête, braconnier! C’est le garde-chasse qui te parle.—C’est toi qui le dis que c’est la première fois! —Je vous le jure, dit Germain.Pensez à mes pauvres en-lants qui se meurent de faim.Soyez charitable.—Charitable! s’écria le garde-chasse,.mon devoir passe a-vant la charité.En plus, je suis charitable, pas une seule fois tu P*t* 14 No 2 — 15 septembre 1957 / es sorti de ma maison les mains vides, je t’ai toujours donné ton dix cents! —C’est qu’il en faut des dix cents pour nourrir une famille de nos jours.Croyez-moi monsieur Jérôme, la plus belle charité que vous puissiez faire serait de me laisser ce chevreuil, mes enfants ont faim.—-Ce ne serait pas de la charité, ce serait de l’injustice! déclara le garde-chasse.Pourquoi aurais-tu le droit de chasser le chevreuil en temps défendu tandis que les autres ne l'auraient pas?—Parce que ma famille a faim, supplia le quêteux.—C’est pas une raison, la loi c’est pour tout le monde.—Alors vous aimez mieux voir mes enfants mourir de faim?Le garde-chasse devint songeur.Son devoir était d’empri- sonner Germain mais par corn tre, son vieux coeur de paysan lui criait qu’il ferait mieux d’oublier la choseyà cause des petits qui pleuraient parce qu'ils a-vaient faim, et froid.Il se grattait l’oreille sans dire mot, les yeux fixés sur la biche.—Bien sûr que non, reprit-il, franchement je ne sais plus que faire.De toute façon, apporte cette biche à ta cabane, je ne peux tout de même pas enlever la nourriture de tes petits.Cependant je dois quand même te punir pour ton infraction à la loi, c’est mon devoir.Retourne chez toi et demain j’y passerai pour te faire part de ma décision.—Merci! merci mille fois, dit Germain.Les .enfants prieront pour vous ce soir.Puis il ficela la bête sur son traîneau, remit sa mitaine à la ^âte et d> spar ut avec son gibier dans la noirceur de la forêt.—A demain, cria-t-il au garde-chasse.Merci encore une fois! —Oui à demain, répondit Jérôme en secouant sa pipe dans le creux de sa main.Bon appétit! Lorsque Germain entra dans sa cabane, les enfants étaient couchés, seule sa femme était à repriser un petit chandail à la lueur d’une courte chandelle.—Tu as été long à revenir! dit-elle à voix basse.J’étais très inquiète.Germain prit le temps d’enlever sa vareuse avant de répondre,.U souriait.—Tout est bien! dit-il.Nous mangerons un bon rôti de chevreuil des demain.—Si le garde-chasse nous attrape, répliqua la femme en fronçant les sourcils, il te fera payer cher.No 2 ¦—- 15 septembre 1957 Page 17 J A Yiri —Il m’a attrape à l’heure qu’il est! dit Germain en riant.Sa femme s’était levée brusquement de sa chaise, sa figure avait pâli.Germain la rassura: —J’ai tout arrangé avec le garde.Il a compris, c’est un bien brave homme.Et il raconta toute son aventure sans oublier de mentionner Ja visite que Jérôme devait leur rendre dès le lendemain.Quand le garde-chasse arriva chez le quêteux, toute la famille était à table à manger de gros morceaux de viande fraîche.Les petits dévoraient à pleines dents et leur mère répétait vainement' de se servir de la fourchette.Germain offrit une chaise au garde et l’invita à partager leur repas, mais Jérôme prétexta qu’il avait dîné.Le quêteux était si heureux de voir sa famille se régaler, qu’il dit: —Arrêtez-moi si vous le vou- lez, je m’en moque maintenant, ma famille a de quoi manger pour un bon bout de temps.Jérôme était visiblement mal i l’aise, il tournait son casque Je fourrure dans ses grosses mains brunes, il semblait très embarrassé.Il finit par déclarer d’une voix enrouée: —Tu sais Germain, avant d entrer dans ta maison tantôt, j’avais pris la résolution de t’arrêter pour braconnage, non pas parce que cela me plaisait mais parce que c’était mon devoir.Je n’ai pu fermer l’oeil de la nuit tellement j’ai pensé à cette affaire et ce matin en sortant du lit je me suis dit: "Mon devoir doit passer avant tout”.Seulement quand je suis entré vois-tu, le coeur m’a semblé faire deux tours en voyant tes petits qui dévoraient leur viande comme des petits loups affamés.Je pense bien maintenant que mon devoir est de te laisser auprès de ta famille.Le vieux garde-chasse avait de grosses larmes qui lui roulaient sur les joues.Il dut faire semblant de se moucher pour les essuyer.Puis il reprit: —Je crois bien que j’ai rempli mon devoir.Pour la première fois de ma vie, je m’aperçois que la charité ne consiste pas seulement à lancer quelques sous dans la main du pauvre.Germain, j’ai appris une bien grande chose aujourd’hui.Sur ces mots il se leva, enfonça son Casque sur sa tête grisonnante, mit ses mitaines de cuir jaune et.—Bonsoir Germain, bonsoir madame, bonsoir les petits.Et il sortit pour refermer la porte aussitôt, avant que le quêteux eût le temps de le remercier encore une fois.Pag® 18 No 2 — 15 septembre 1957 Par ses ancêtres, les Febres Cordero, le Frère Miguel est de souche espagnole.Son grand-père, le général Léon Febres Cordero, héros de l’indépendance équatorienne, s’était fixé à Guayaquil.Francisco, son fils aîné, sera le père du F.Miguel.Ses aïeuls maternels, Bernado Munoz et dona Mercedes Cardenas y Arciniega, appartenaient à une très chrétienne famille, qui avait donné des prêtres, des religieux, des religieuses.Sa mère fut la pieuse Ana Munoz.Le F.Miguel (Francisco Luis Febres Cordero) vint au monde à Cuenca, le 7 novembre 1854.Cuenca, la ville du Saint-Sacrement, se dresse dans une situation magnifique, à plus de 2.000 mètres d’altitude, devant une plaine immense et des terrains très fertiles, grâce à l’irrigation abondante.C’est la plaine des oiseaux et des fleurs.Naissance Un voile de tristesse planait sur le berceau de ce premier-né : Francisco était infirme.Plusieurs années s’écouleront avant qu’il puisse marcher.Son père en était vivement contrarié : cet enfant restera-t-il un être amoindri et dolent ?Par contre, l'intelligence de Panchito, comme on l’appelait familièrement, s’éveille avec une étonnante promptitude et une vivacité merveilleuse.Son coeur s’ouvre à la piété, comme une rose épanouie au soleil du matin : faire plaisir à Jésus, ne pas causer de peine à.la Santissima, la douce Vierge tant aimée, embrasser dans sa tendresse tous les hôtes de la maison, se montrer toujours aimable, caressant et gracieux, c’était chose comme naturelle au cher petit Francisco.Il avait déjà un goût prononcé pour la prière : les genoux cle sa pieuse mère furent son premier prie-Dieu.On eût dit, alors, un ange qui avait replié ses ailes.miracle.Visite céleste Francisco avait cinq ans.Assis au premier étage de la galerie, il regardait le parterre fleuri de roses.Soudain, ses yeux se fixent sur lin point lumineux.; ses traits sont ^radiés d’une indicible joie.L’enfant bat des mains ; puis, s’adressant à sa tai 3 Le "grand canyon" du Colorado D'immenses crevasses de roc, des gouffres aux énormes profondeurs, dans un paysage a-ride et sauvage.l I iV', La silhouette de New-York La silhouette des gratte-ciel de la plus grande ville du monde présente un spectacle difficile à décrire.V' > Le Mont Sinaï L'endroit même où Dieu donna sa loi à Moïse ne doit-il pas être vénéré comme une merveille ?CJ Les plus grandes chutes du monde Les Chutes d'Iguazu, en Amérique du Sud, les chutes Victoria en Rhodésie, les chutes Niagara au Canada.?! wmk Les arbres géants Les séquoias de Yosémite, conifères si énormes qu'on perce en leur tronc un tunnel pour que les voitures y traversent.ï JL, Les gratte-ciel du désert Au sud du Grand Désert d'Arabie, à un demi-univers de New-York, la Saba d'Hadrama-cut est une petite ville de gratte-ciel, construite en signe de succès et de prospérité.No 2 1 5 septembre 1957 Pe§« 25 No 2 15 septembr» 1957 I summits iff?peril Son Tout va mol! Nous sommes tous de- beaux égoïstes dans la famille, moi la prem ère! Et papa qui m'avait instituée gardienne du bonheur de la ma son! Ah! elle peut être fière d'elle la gardienne! Si papa devenait aujourd'hui .il me ferait autre chose que des félicitations.Comment donc toute cette misère a-t-elle commencé?Ah ctui! c'est au dmer mardi, maman s'est soudain sentie très mal et en a dû appeler le médecin: conséquence, maman en repos, c'est-à-d re au lit avec défense de faire quoi que ce soit .Pauvre maman, elle a d'abord déclaré les conseils du mé-dee n trop sévères et comme elle voulait se lever après son départ ses jambes ont réfuté de la porter .So t dit en passant notre médecin de famille, le Docteur Sauvé, a un nom qui donne tout de suite conf:ance .J'en connais d'autres cependant qui portent moins b!en leur nom: exemple Tante Mignonne! Elle arrivera samedi cette chère tanie-pour s'occuper de maman et permettre à Marie d'aller à l'école.L'avenir s'annonce plutôt sombre avec un tel rabat-joie dans la maison! Enfin, espérons qu'elle a changé depuis l'année dernière cette bonne tante.Mais le bilan de nos misères, n'est pas fin-, écoute encore ceci mon cher confident de papier: Au souper de ce même mardi, voilà que M:chel explose.scudcrn et déclare avec une fureur qui ne lui est pas coutumière: —Vous n'ètes que des paresseuses, les filles! Toi.Marie, et toi LuciNFILS PILOTE] COMME UN £XPER.T, LES ESSAIS [QUE Jé FAIS AVEC LU/ CETTE SEMAINE SONT UNIQUE MENT POUR._ TE- RASSURER .N« 2 «— 15 **o+ebns 1957 Psn 3® ÉMÎLIEN, OCCUPE-TOI PU POSTE POUR LA MAt'SONj Moi Je AA -MR/QUE L'AUTRE AVEC UN RAù>Q-TÉLÉPHONE RELIANT L'AVÎON À LA MAISON NOUS AURIONS P ES NOUVELLES À TOUTE HEURE CA VA TO/, CLAUDE, LA'S SE .-NOUS PAIRE-.TU ES MIEUX P ÉTUDIER .IL NE FAUT PAS QUE CE PROJET EMPÊCHE TES ÉTUDES .CEST ÉPATANT/ ON s'y METP TOUT PE SUITE/ RÉSULTAT t>E COMPOSITION EN PHYSIQUE : CLAUDE LAMP CRT: 98.7% .CE QUi PROUVE QUE CE SONT LES &ARÇONS ambitieux oui TROUVENT LE TEMPS DE TOUT FAIRE COMME ÎL PAU T.A RR! VE , JEAN, L 'ONCLE UUL Eh M’ATTEND .NOUS ALLONS VERS SA iNT-HUBERT.JE CROÎS QUE LA.BALEINE NOUS PRE N'tEMPêCH€ QUE SANS LU! J AURAIS PLUS DE CHANCE DE 64&NER.LE CONCOURS.PARE UNE.£>€ CES COMPÉTITIONS rnmwmmmm.-s i“lLp~] — iiC-iuTJ-SbW- -mm QU EST-ce QUE CEST.TU M ENTENDS, USE MA VOIX EST-ELLE CLAIRE?MON CONTACT PONCTIONNE, ÉMiÜEN, DEMANDE A LISE PE RÉPONDRE A LA MAÎSON JE UJÎ PARLE.UN RAP/’O- TÉLÉPHONE.ON POURRA DONNER.DES NOUVELLES QUAND ON VOUDRA.ESPÈCE DE CHANCEUX J 'aimerais bien t'a ccompagner JE NE DEMANDE PAS MIÇUk LONCLE JULES DEVRAIT POUVOIR.CONVAINCRE TON PÈRE."«ft-*: i4«iLl4Mul, ÜitTî M 3^5* .*< P@9* 10 No 2 — 15 septembre 1957 c'aller Ù6 CHANGÉ, UN Oui üNCië Jules, vous ères FORMiPASLE// J£AN, VA rEMPLACEP HA MAN POU*.voir sï Je comprends bien le fonctionnement.OUI, J ENTENDS j MAt$.Si VOUS CONTINUEL À MÉ MEuER VOS expériences , mon rjôtî ô£*a &RÛLê.Bonjour css inventeurs //' cesr un si Npl e Jeu oe mans rres er d 'accus -rioue.ça fonctionne BEAU TEMPS.MAUVAIS TEMPS ' Je so on a ire eue m.vJen pëKMerre  son fils ce fa ire ce voyage avec-CLAUùe.Jean est r/tès dé- BROUILLARD AUO : ALLO / CLAUDE .DEMANDS À l'oncle Jules d'aller voialfa PA ic A PLUS ù€ CHANCe Ç?vE NOUS A'A voi P UN oui.uns aven rare com ne celle-là.À peux, ne semblerait plus sûre, é MiUEN 6 T Toi, VOUS DEVP/EZ, visiter m .v/en je suis trop exciré pour.avaler, mon cessert V W o,k.J y vais; ma/s ne crie pas s/ fort, Je ne suis pas SOURD.J>U CALME Fi ST on.Tour va Bien jujs QU'/Cl ¦• "‘¦Vy; ,.'V/ : .WffÏÏA ¦ .Klft assagas P'RECT‘ON vers sainte- AGATHE m;ÿ*î m tit IS®1'.-:' ssssffi1 s^w tiVM'l -.SSlflMl gjj|p HP* ' *K£.4 :S3»«:/\".:'^'v>' ^Tiszrn 4 YROPOS au CONCOURS Ms.VACANCNS.Je contre pien ou'/l y ait puis p'un PARTICIPANT PARMI VOUS .CG RISQUE et l'aventure sont as vomer ÂGE ST TREMPENT LE CARACTÈRE.PUIS OU UN £*¦PGA.T CONNS vous approuve lg proJ&t, Je n'aï pas A 'e&JecTioN, HON AiNé esr AéJ AViA reus, nous avons l'ha&î TUPE.ET ciAooe EST UN ENFANT SÉRIEUX POUR.SON Âae.PAPA M'ACHÈTE UN ÉQUIPE MENT P ‘HOH-MB-ORENOUILLE.J'Ai , UN PLAN FORMlPAELEl HO! ,JE VOUA*Al S FAIRE PE L'ALPINISME PANS LES, CAURENTlPES on peur ponc annoncer.LA NOUVELLE AUX JEUNES ?MG RC/ Pe VOTRE CONP/ÀNCE.noi,oest LS TENNIS L ONCLE JULES NOUS ACCOMPAGNE POUR LA PERMÈRE FO/S .IL VEUT QUE NOUS FASSIONS UNE rampom-més avant son pépart.-— \ rO RE6ARPE CETTE VACHE.QL/&ST-C6 QU'ELLE A ?SES CORNES SONT FRISES PANS LA CLÔTURE JE 0ESC&MP& ATTENTION f tim.Je prenas les écoûtes PU SANS Fie .O R.?No 2—15 septembre ]9d7 Fgg« j2 MM, TO*/ salot/ esr tpop périr.res am/s tv'y po\ rj?i t' f!IA fm *• «i sa ‘2* ¦ i l * *ï _¦ C • «S .fi^i ifef?rait; —isr^i f ’-$• \ 4* * ' J f*k X' »3 .lu L'homme qui s'avançait était dans toute la force de l'âge, mais la douleur et la tristesse se peignaient sur son front en de larges et profondes rides.Ce qui surprenait encore davantage, c'était ses cheveux: ils étaient tout blancs.Qui aurait reconnu en lui le fils de Mme Houel, cet enfant dont les magnifiques cheveux noirs faisaient l'admiration de tous?Et que venait-il faire en ces parages, accompagné de ce grand vieillard qui l'entourait de tant d'affection?.De longues années s'étaient écoulées depuis cette horrible nuit.Sur un canot il était parti avec sa maman; deux hommes les accompagnaient; un chasseur canadien surnommé le Canotier, un homme intrépide et la Grande Couleuvre, un Sauvage dont le nombre de cicatrices disait assez le courage.Il avait sommeil et il avait peur; il venait d'apercevoir la Dame blanche qui marchait sur l'eau, juste devant la chute de Montmorency et, du doigt, il l'avait indiquée à sa maman.Le Sauvage avait suivi son geste des yeux; une exclamation gutturale était sortie de sa poitrine puis, à mi-voix, il avait ajouté: "Matshi Skouéou!" A ces mots, les bras du Canotier avaient semblé paralysés.Mme Houel avait regardé ses deux compagnons; ils étaient devenus soucieux et paraissaient mal à l'aise.Matshi Skouéou! la Dame aux Glaïeuls, la Jongleuse .Comment des hommes habitués à lutter jour et nuit contre les éléments de la naturé et contre îes Iroquois pouvaient-ils^ se laisser .impressionner par les paroles de cet enfant qui dormait maintenant, la tête appuyée sur ses genoux?C'est alors que tout s'était déclenché .JONGLEUSE per Herm-Reymend Cesg rem 80 pages — Format 634 x 914 (Collection "La Grande Aventure") $0.65 (par la poste $0.73) :nmnkï€ CinEC 25 est, rue St-Jacques, Montréal Ul l il LIE 3 ]35 aye proveneher, St-Boniface, Man.i T I f ?t
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