ARQ, 1 janvier 1982, Janvier - Février
[" ARCHITECTURE/QUEBEC a Ban V // III III III III III UIIIIIIH L.(«g tlUXSIHIO _ ¦¦ ip ¦¦ ¦HIM ¦ ml i J mn?\" L- I m UaIÛülùU MuaI ÏçMmC- CjfyJifaMtP&Mt/l f-M ÛAÀkvIfahMt?) Gu* ê**iïrV-~ MSÊffjld JAN./FÉV 82 3$ MA 4\t4\tHMIAMMMA- «bmSS Vacances ou affaires?Profitez du Service exceptionnel de Quebecair quand vous devez voler vers l\u2019une de nos destinations.Sur chaque vol, vous apprécierez la qualité du service et les délicates attentions du personnel de bord à votre égard.Quebecair offre aussi son service PARAIR Courrier, la livraison porte-à-porte de petits colis dans 555 villes au Québec et 225 villes en Ontario.\u2022 Pour plus de renseignements ou réservations, consultez notre indicateur, votre agent de voyage ou Quebecair. ARCHITECTURE/QUËBEC LA REVUE DES MEMBRES DE L\u2019ORDRE DES ARCHITECTES DU QUÉBEC 6 ÉDITORIAL DEPUIS UHE ARCHITECTURE QUÉBÉCOISE Jean-Louis Robillard 12 A QUI DE DROIT: AU SUJET DE L\u2019ARCHITECTURE COMTEMPORAIME AU QUÉBEC Melvin Cliarney 25 HUE ARCHITECTURE QUEBECOISE 1960-1980; UH BILAN Yves DescLamps 32 ARCHITECTURE IH QUEBEC 1960-1980: AH OUTSIDER\u2019S VIEW George Baird !®rrr| ¦pis: îivfrt \t Janvier-février 1982 ©GROUPE CULTUREL PRÉFOHTAIHE 1982 ISSH 0710-1162 SYSTÈME D'ISOLATION ET DE DRAINAGE POUR TOITURES EN FIBRE DE VERRE SIBOTOIT Le système d'isolation avec pentes aux drains est un système modulaire composé de 2 types de panneaux en fibres de verre avec chape de sous-couche: les panneaux rectangulaires qui mesurent 915 x 1220 mm (3 pi.x 4 pi.) et les panneaux de coin.Ces éléments sont taillés selon vos spécifications dans une infinité de pentes et d'épaisseurs (pentes standards: 1:100 et 1:50 (1/8\"/pi.1/4\"/pi.).Les modules étant tranchés à l'usine, une pente uniforme est garantie.Ces modules sont installés sur une couche de base en fibres de verre dont l'épaisseur est déterminée par le facteur d'isolation désiré.Leur mise en place est des plus simple: que ce soit sur une structure neuve ou sur une toiture existante, il suffit de placer les modules en rangées parallèles dans un ordre pré-établi aux dessins d'atelier fournis.Les éléments constituants du système sont des panneaux isolants en fibres de verre avec chape de sous-couche.Les propriétés de la fibre de verre assurent la stabilité du panneau (elle est chimiquement stable et imputrescible à l'humidité), une protection thermique éprouvée et ne contient aucune matière AVANTAGES DU SYSTÈME Flexibilité Le système peut s\u2019adapter à toutes les formes de toitures à faible pente (1:16) et à toutes les positions de drains.Le système peut être utilisé sur tous les genres de supports: pontage d\u2019acier, de béton, de bois, de gypse, grâce à sa rigidité et sa résistance à la compression.Efficacité Le système offre une stabilité dimensionnelle sûre et une protection thermique permanente.La pente de drainage est uniforme, étant préfabriquée et mieux contrôlée.Sécurité Le système est du type incombustible.(Le matériau répond aux normes de C.N.B.1977 pour les assemblages de toit pour constructions incombustibles).Économie Le système combine en une seule méthode, deux composantes de toiture qui s'effectuent normalement par des moyens différents.Le système est simple et facile à installer, ne nécessite pas de main-d\u2019oeuvre et d\u2019équipement.Le système est composé de grands panneaux ce qui limite le nombre de joints et s'installe plus rapidement.Réfection de toitures Le système est idéal pour la réfection des toitures et peut s\u2019installer sur une toiture existante après avoir pris certaines mesures.inflammable, QUELQUES RÉCENTES RÉALISATIONS (1980-1981) Polyvalente Paul-Hubert \u2014 Rimouski Hôtel CN \u2014 Terre-Neuve Aéroport International \u2014 Terre-Neuve (Transport Canada) Fire Hall \u2014 Gander \u2014 Terre-Neuve Aréna Durocher \u2014 Montréal Hydro-Québec \u2014 Shawinigan/Carillon/ Varennes Base militaire \u2014 Kinston, Ontario (Défense Nationale) Manège militaire \u2014 Shawinigan (Défense nationale) US Naval Facility \u2014 Argentia (Marine américaine) Hôpital St-Charles Borromée \u2014 Montréal Cégep Maisonneuve \u2014 Montréal Alcan \u2014 Beauharnois Pratt & Whitney \u2014 Longueuil Aéroport St-Johns \u2014 Terre-Neuve Bell Canada \u2014 Rivière du Loup/St-Luc/ Granby/Lac Mégantic/Sherbrooke/Alma Hôpital Chinois de Montréal Club de raquetball \u2014 Ste-Thérèse Dominion Textile \u2014 Magog Reynolds Aluminium \u2014 Cap de la Madeleine Agropur \u2014 Granby / Lawrenceville Station métro \u2014 Snowdon Université du Québec \u2014 Trois-Rivières Aéroport d'Ottawa Consultez nos conseillers techniques Entrepreneur/Manufacturier: menuiserie architecturale, atelier d'ébénisterie, atelier de métal 8755 4e Crescent, Anjou, Qué.H1J 1A9 (514) 352-4810 (WATTS) 1-800-361-4539 Un concept éblouissant.une exécution originale.£ % Lv y UN PLAFOND DOIT SE FAIRER se doit d\u2019offrir EU Cil Eilf E un asPect EU 3ILEI1VE* agréable.La Division de l\u2019insonorisation de Fiberglas Canada estime qu\u2019un plafond doit être aussi esthétique que fonctionnel.C\u2019est bien pour cette raison que nous avons mis au point deux types de panneaux insonorisants pour plafond : Sonoglas et Sonoboard.qui feutrent le bruit en l\u2019absorbant au lieu de le réfléchir Ils réduisent ainsi son intensité pour faire de la pièce un refuge de calme et de tranquillité.Ces panneaux disposent en effet d\u2019un coefficient de réduction du bruit plus élevé que celui des panneaux de fibres minérales.Les panneaux Sonoglas et Sonoboard sont proposés en de nombreuses épaisseurs, avec un choix de finis aussi attrayants les uns que les autres pour offrir à la fois insonorisation et beauté.Si bien que la beauté de vos plafonds se fera ad- FIBERGLAS CANADA INC mirer.en silence!\tDIVISION DE L'INSONORISATION 3080 YONGE STREET, TORONTO (ONTARIO) M4N 3N1 ARCHITECTU1E A AJL - %w c -9 w.\u2014 ?'0' ?ÈJ \\m ! \t _ ._ 2 fév.Robert A.litem ( 9 fév.Michael Wilford On his work \u2022 16 fév.I 23 fév.RobKrier Urban Space \u2022 2 mars Susan DoubiiCrj 16 mars Kurt Forster Karl Friedrich Schinkel \u2022 23 mars (Peter 30 mars O.M.Ungers On his work t Les conférences auront lieu à 18h à l\u2019Auditorium H.Noel Fieldhouse de l\u2019université McGill.U lu Coordination: Hélène G.Seni, Peter Rose (514) 877-3237 à} \\ (V^ A .A A «IA Il The lectures are at 6:00 p.m.in McGill University\u2019s H.Noel Fieldhouse Auditorium.1 ff Coordination: Hélène G.Seni, Peter Rose (514) 877-3237 On his work Porches, Piazzas and the American City mt{ Critical Overview \u2022 9 mars Leon Krier On his work eter Shepheard Light, Water, Architecture 8c Landscape lljvril Gavin Stamp Sir Edwin Lutyens liill ¦ wvrw; »»\u2014v \u2022«««I* rz7*>»* i \u2022**»#¦ ' .Vf^1 -M» ».n*¦ -.\u2019V « Un compte-rendu des mouvements contemporains (en architecture) au Québec se doit d\u2019insister sur le fait qu\u2019il examinera la contribution de bâtisseurs qui se situent en dehors des grands courants de l\u2019histoire.Cette contribution prend sa source dans leur propension à résister aux valeurs dominantes.dans la lutte pour leur affirmation culturelle.» -Melvin Charney, « Modem movements in French-Canadian Architecture » - PROCESS: ARCHITECTURE, #5, Tokyo, mars 1978.Cette assertion vient contredire les propos de Claude Beau-lieu qui, dix ans auparavant concluait ainsi son essai intitulé Architecture contemporaine au Canada-français: «À cause de la vitesse et de la force avec lesquelles certains pays imposent leur façon de vivre, l\u2019architecture devient internationale, comme le fut autrefois celle du monde romain et plus tard celle de l\u2019époque gothique: notre assimilation sera bientôt complète en ce domaine.Nous nous précipitons volontiers chez nos voisins pour leur demander des solutions comme si nous avions admis une fois pour toutes notre vassalité.Mais si notre groupe parvient à s'affirmer et à acquérir une identité, les apports étrangers ne seront plus que des instruments additionnels.Le problème, en définitive, est d\u2019arriver à une traduction sensible de notre spiritualité.» La contradiction n\u2019existe pas au niveau de la constatation d'une absence de rayonnement international, mais bien plutôt au sujet de la reconnaissance de l\u2019existence d\u2019une identité et d\u2019une contribu- /\ti EDITORIAL Depuis une architecture québécoise SMMRBi S3 Ï \\ ' g tion tangible qui en découle.Beaulieu pose surtout son regard sur une architecture officielle et souvent appellée « savante » qui le force à souligner notre dépendance des influences étrangères.Charney, dans son article précité, expose plutôt les différentes phases de l\u2019évolution d\u2019un authentique mouvement contemporain dans l\u2019architecture québécoise.Cette démonstration est unique dans nos écrits et reflète sûrement les difficultés que connaissent nos milieux d\u2019histoire à secouer l\u2019académisme étroit qu\u2019on retrouve ici.On a bien sûr comptabilisé sur la beauté et la force de l\u2019habitat québécois ancien.Gérard Morisset, dans « L\u2019Architecture en Nouvelle-France » nous rappelle que: «.c\u2019est bien l\u2019esprit du style roman qu\u2019on perçoit dans les murailles nues et frustes de nos vieilles demeures, dans leurs toitures élancées et coupées de lucarnes, dans leurs cheminées monumentales et leurs coupe-feu bref dans leurs proportions massives et leur aspect d\u2019édifices fortifiés.Cette tradition romane est toujours robuste, simple sans affectation, à la fois hardie et mesurée; elle reste toujours la tradition populaire tant elle résume en elle la pérennité du goût et de la logique du peuple ».Et pourtant, aujourd\u2019hui, cette éloquente description nous a peut-être conduits dans le plus sombre cul-de-sac de notre histoire architecturale, celui qu\u2019on pourrait appeller « La Renaissance québécoise ».La nostalgie de ce passé rural et de ses demeures devenues symbole de stabilité et d\u2019appartenance, gracieuses, raisonnées et spontanées, s\u2019est emparée de toute une génération en quête d\u2019un modèle sûr d\u2019identité nationale tout autant culturelle que politique, en proie à la monotonie d\u2019un milieu suburbain à l\u2019américaine dont on lui avait trop vanté les qualités, en réponse peut-être aussi aux jugements d\u2019une élite dont Gérard Morisset faisait partie.Ce qui lui faisait dire: « C\u2019est dans nos villages d\u2019autrefois qu\u2019éclate la décadence de notre architecture.Sur la côte de Beaupré, par exemple, des maisons de pierre blanchies à la chaux et entretenues avec soin, témoignent de la sensibilité de nos pères, de leur sens de l\u2019architecture et de leur goût.Tout à côté, l\u2019oeil plus agacé que surpris aperçoit des habitations étranges, affublées de tourelles et de frontons ridicules, de motifs folichons en bois découpé et en fonte, de créneaux et de colonnes coniques, de chambranles en débris de faience et de consoles tarabiscotées - de ces habitations qui irritent le regard par leur prétention et salissent le paysage par leur laideur.C\u2019est qu\u2019au lieu d\u2019aborder franchement le problème de l\u2019architecture domestique moderne, l\u2019esprit paresseux des constructeurs adopte la solution facile et bâtarde de l\u2019imitation étrangère ».On n\u2019a pas vraiment compris Morisset, on n\u2019a pas abordé franchement le problème de l\u2019architecture domestique moderne, on a opté pour la solution facile et bâtarde de l\u2019imitation autochtone, aujourd\u2019hui si bien appellé le « Cana-diana ».4 1.\tEglise Notre-Dame Des Champs, Repentigny 1963 Roger D\u2019Astous, architecte 2.\tMaison Hurtubise, Montréal 3.\tMaison, Les Éboulements ( ± 1860) Anonyme 3a Maison, Les Éboulements ( ± 1840) Anonyme 4.\tMaison, Repentigny ( ± 1970) Anonyme REZ-DE-CHAU»ÉE GROUND FLOOR Itmm Projet A \u2014 MENTION Maison d'un cultivateur à l'aise, ayant une famille nombreuse.Project \u2022A\" \u2014 MENTION House for well-to-do farmer witb numerous family.r ETAGE lit FLOOR * (Chilli KALI IIIIIIIIIKfll .SOUS-SOL BASEMENT O ?rirnjs (O nmie» UAAAOC lO !o ]0 COUPE SECTION i ?\tr-rrm (CMtl.Lt SCALC DÉTAILS DE LA PORTE D'ENTRÉE ENTRANCE DOOR DETAILS\t,*£*LI JE\tZ \t \t AicAdeoU.\u2014 JACQUES-M.MORIN ~ Aicluùud Les murs et les cheminées sont en pierres des champs à peine équarries.Le long toit et les lucarnes en bardeaux laissés nature.La porte d'entrée et son encadrement ont des filets de couleur.Le perron est de pierres taillées, les planchers du vestiaire, de la cuisine et de la salle de bain sont en tuiles.Décoration générale gris-blanc; arbustes minces: bouleaux.I The walls and chimneys are of field stones, very roughly hewn.The long roof and gables are of natural-coloured wood shingles.The front doorway and frame are touched with colour.The threshold is of hewn stone.Tiled floors.General colour scheme is grey and white.Narrow shrubs on the lawn; also a few birches.5.Mention, Projet \u201cA\u201d, Concours Provincial ( ± 1945) Jacques M.Morin, architecte 6.Premier Prix, Concours d\u2019habitation, Trois-Rivières (1961) Jean-Louis La-londe, architecte 7.Église Notre-Dame de Fatima, Jonquière (1964) Paul-Marie Côté, Leonce Desgagné, architectes Photo: Jean-Claude Hurnl 8.Ecole primaire de Ti-couape, Lac Saint-Jean (1967/68) Maurice Gauthier et Saint-Gelais, Tremblay architectes Photo: Jean-Claude Hurnl 9.Maison Frank Mayrs, Lucerne J.Bany Padolsky, architecte Photo: Jean-Claude Hurni Même le gouvernement québécois, sous la houlette du premier ministre Adélard Godbout, à la même époque où Gérard Morisset écrivait ces lignes, organisait un concours d\u2019architecture canadienne-française dont les images primées furent publiées sous le titre « Une belle maison dans une belle province ».On avait alors tout pour donner une impulsion officielle à un stylisme douteux.Au début des années \u201960, un autre concours lancé par la cité des Trois-Rivières aura des répercussions à la grandeur du Québec.On peut lire dans les données du programme le texte suivant: « L\u2019esprit gui a guidé les promoteurs techniques de ce développement résidentiel consiste en un retour à une architecture reliée à l\u2019essence même de la race canadienne-française.À l\u2019absence d\u2019originalité de l\u2019architecture contemporaine du Québec, à sa perte de contact avec le patrimoine artistique québécois, conséquences directes d\u2019un appauvrissement du sens artistique de trop de gens, conduisant à une rupture nette avec les admirables efforts des précurseurs, on opposa un retour aux sources d\u2019inspiration afin de parvenir à un renouveau de l\u2019architecture moderne qui soit à la mesure des populations auxquelles elle est destinée.Ceci afin de conférer à une ville un caractère particulier qui fasse sentir qu\u2019elle est une ville du Québec et non d\u2019un territoire quelconque de l\u2019Amérique du Nord ».C\u2019est à ce moment que plusieurs jeunes architectes, tel Jean-Louis Lalonde, lauréat du concours de Trois-Rivières, ont voulu endiguer cette prise de position traditionaliste.Leurs efforts n\u2019eurent pas de suite et nous nous retrouvons aujourd\u2019hui devant l\u2019évidence de l\u2019écart qui existe entre le choix des spécialistes et les préférences populaires.Les questions abondent donc au moment où il nous est donné de voir la mini-rétrospective - c\u2019est un peu çà - de l\u2019architecture québécoise des vingt dernières années que présente le Musée d\u2019Art Contemporain de Montréal.N\u2019est-on pas devant la panoplie presque complète des productions savantes et entendues de cette courte mais intensive période de notre histoire.Créations originales, influences étrangères, prospective post-moderniste, réalisations d\u2019envergure, projets urbanistiques et production des milieux universitaires.Cette exposition reflète sûrement l\u2019éclectisme de notre pensée ajchitecturale contemporaine et fait dire à Yves Deschamps qui en a été le conservateur - invité: «.il se pourrait que naisse, sans que personne ne l\u2019ait particulièrement cherché, une architecture authentiquement québécoise.On doit bien admettre qu\u2019il n\u2019existe rien à l\u2019heure actuelle qui mérite ce titre.» Cette admission se rapproche singulièrement de celle de Claude Beaulieu: « S\u2019il fallait courir à la recherche de ses inspirations nationales pour faire le point sur l\u2019architecture actuelle au Canada français, le bilan serait plutôt mince.» C\u2019est sur l\u2019essence même de ces constatations que f? Hr ' -\t- J,->.* i£HMB2£m KboatAgfcaisa^SBwaaSi ta*»- -w jam® mmm V^rr^.: ¦\t\u2022\t-J\t- V, '\u2022 ï«15?ssaasagag .ÏSçtSÇK.\u2019-^5.r£2T>: s ¦ÎÉïfW ^-¦r\\y.< \"W J*3^: -; ¦ : ¦\u2022 .i.\u2014s !\tB\t1 '-Sf''^+$5 S\t *u» L-*- ¦5.\t; \u2022 iilllis > ».Mars* * /'\u2022 w %£>.T i .«-wi v a_\u2014 SStfS \u2022 S3SK I$> \"o^®\\ f *\u2019hç\" &*7*Wz> r*\"«y**?*V *.AT Vj**» \u2022 ** -»* ' pSWgSS i\ty.U Ilii » ifSfeîâM I tutmi \u2014: r V* ^fsa r.nous avons voulu situer le débat qui s\u2019amorce dans nos pages.Yves Deschamps a bien voulu éclairer le document visuel qu'est cette exposition par un texte qui dresse un bilan de ces vingt ans.George Baird, rédacteur en chef de la revue « Trace » présentera un commentaire critique sur ce bilan.Nous avons aussi demandé à Melvin Charney, auteur de « Vers une définition de l\u2019architecture au Québec », de retracer les sources et d\u2019examiner les exemples qui correspondent au Québec à l\u2019évolution contemporaine qui prend place en architecture.Les grandes influences et les étapes principales qui ont marqué la production québécoise récente, de l\u2019expressionnisme formel à l\u2019interventionisme presqu\u2019anonyme et au post-modernisme naissant, pourraient faire se ressembler leurs analyses mais leurs points de vue différents confirment leur opposition surtout en ce qu\u2019a trait à l\u2019existence actuelle d\u2019une architecture qui nous ressemble.Du moins ils devraient soulever chez nos lecteurs une considération plus attentive de toutes nos architectures.Si cette exposition a délibérément omis de présenter les deux plus imposantes réalisations architecturales des dernières années au Québec, Lé Stade Olympique et le Palais des Congrès (encore en chantier), il semble évident que ce n\u2019est pas pour des raisons de choix d\u2019architecte ou de date de réalisation mais plutôt parce que déjà s\u2019était affirmée sur le point de vue de l\u2019architecte la suprématie de l\u2019imagerie populaire qui situe ces édifices dans un autre monde que le nôtre.Jean-Louis Robillard 10.\tMaison d\u2019été, Lac Clair, Chicoutimi Paul-Marie Côté, architecte Photo: Jean-Claude Hurnl 11.\tLlustraUon publicitaire Stade Olympique, Montréal 12.\tIllustration publicitaire Palais des Congrès, Montréal .A QUI DE DROIT: au sujet de l'architecture contemporaine au Québec Melvin Charney Depuis le milieu des années 60, notre compréhension de l\u2019architecture contemporaine a considérablement changé.Les prémisses du modernisme ont subi une révision.L\u2019histoire de l\u2019architecture moderne a été réécrite.Notre pensée s\u2019est articulée davantage face à la spécificité irréductible d\u2019un langage propre à l\u2019architecture comme représentation formelle du milieu, une pensée mûrie dans la dimension sociale de toute forme de pratique culturelle.Ce qui a débuté vers la fin des années 50 avec le pressentiment qu\u2019il existe des rapports entre les édifices et leur milieu environnant, s\u2019affirmait vers le milieu des années 60 dans un « contextualisme » physico-spatial de toute la création architecturale contemporaine.Ces démarches contextuelles ont été par la suite élargies à la spécificité urbaine, temporelle et symbolique de l\u2019architecture.Le contextualisme s\u2019est transformé en rationalisme par la reconnaissance de l\u2019autonomie propre d\u2019un langage architectural.Ce rationalisme s\u2019est amalgamé à un genre de réalisme par l\u2019introduction des notions de lexique et de typologie des lieux.Enfin, le discours de l\u2019architecture contemporaine est marqué maintenant par cette acceptation de la typologie existante des lieux et des formes historiques comme formes données, parfois analogiques, des édifices contemporains.Un imaginaire formel s\u2019est installé.Une lecture attentive des théories d\u2019Alberti à Venturi et Tafuri, les techniques de la composition architecturale, l\u2019iconographie des signes, les préoccupations figuratives, les attributs monumentaux des édifices publics et une narration de la mémoire font partie de ce discours comme autant d\u2019échos des polémiques entendues avant le début du siècle et se réverbérant désormais dans le vide du modernisme.n reste à savoir si l\u2019architecture a passé le point de rupture avec la tradition du modernisme, un genre soi-disant de post-modernisme, ou si elle effectue encore une fois un des retours cycliques inévitables et déjà vécus à d\u2019autres reprises dans l\u2019épanouissement inévitable des rapports culturels modernes.Il nous faut tout de même conclure qu\u2019il y a eu un changement dans la façon dont les lieux bâtis sont conçus.Si on prend la ville comme exemple, on voit qu\u2019un modèle mécanico-biologique de la « ville fonctionnelle » (croissance urbaine, tissu urbain, coeur de la ville, artères de circulation) a donné lieu à un modèle structuro-linguistique (typologie des lieux, vocabulaire des signes, rapports syntaxiques, structure organisationnelle, narration, etc).Tout le visible est vu en étant sémiotisé.n n\u2019est plus question pour l\u2019architecture de mettre en cause une langue ou une parole dans la création mais plutôt de mettre en évidence ce qui est dit et pour qui on le dit.D\u2019un côté, on trouve ceux qui utilisent des codes conventionnels et populaires comme points de repère d\u2019une réalité qu\u2019ils représentent dans leur oeuvre, une réalité située néanmoins dans une lecture formelle et historique de l\u2019architecture.D\u2019un autre côté, il y a ceux qui rejettent les codes existants et conventionnels au nom de la spécificité d\u2019une mémoire collective des formes historiques cachées derrière le modernisme et en particulier les formes archétypales et urbaines de la ville historique comme l\u2019essentiel de toute rationalité en architecture.1 fi coz-jlcsc dos lie» a x batds r'r HHHIH Ce changement dans la conception des lieux bâtis implique qu\u2019il y a également eu un changement structural dans notre compréhension de la dimension sociale de l\u2019architecture.L\u2019analogie d'un langage \u2014 l\u2019apport des signes \u2014 est fondée sur la notion qu\u2019il existe des liens référentiels auxquels tout geste humain accorde un sens.Et ces liens, biologiquement enracinés ou évolués par l\u2019apprentissage, sont socialement déterminés: chaque geste humain ne devient en société qu\u2019un signe de lui-même.Ces transformations en architecture n\u2019échappent à personne.En 1980, il n\u2019y a plus d\u2019innocents autres que ceux qui se trouvent en dehors de l\u2019histoire ou qui n\u2019ont pas les moyens de comprendre leur propre situation historique.Il reste donc à voir jusqu\u2019à quel point ces transformations dans la pensée et la création architecturales ont affecté la production québécoise depuis 20 ans.Si on se hase sur les Prix d\u2019Excellence décernés par l\u2019Ordre des architectes du Québec depuis quelques années, mis à part le cas de deux maisons intéressantes, la plupart des édifices révèlent une hésitation face à la conjoncture de l\u2019architecture contemporaine.Comme si l\u2019histoire s\u2019était arrêtée il y a 10 ans.Il faut d\u2019ailleurs dire que la même chose s\u2019est produite ailleurs au Canada.Au mieux, on y voit un désir de conférer à des configurations abstraites un quelconque sens contextuel, sémantique et urbain.À Montréal, par exemple, le grand vide central du Complexe Desjardins nous propose un pas important vers l\u2019articulation de l\u2019espace public intérieur et vers la découverte d'une urbanité mais il lui reste à créer la figure d\u2019une place urbaine dans la place.Ou encore le Palais des Congrès qui, en couvrant le trou d'une autoroute, aurait pu être utilisé pour réparer le tissu urbain.Mais, eu heu de cet apport à la ville, il nous faut constater qu\u2019il n\u2019est qu\u2019un immense vaisseau mal atterri.C\u2019est la dernière des mégastructures qui ornent Montréal et qui ne sert qu\u2019à institutionnaliser la destruction de la ville: il suffit de voir ce qui reste de la rue Saint-Antoine ou de la rue Lagauchetière en bordure de ce palais.Les mots utilisés par certains architectes démontrent bien qu\u2019ils savent que quelque chose s\u2019est passé mais qu\u2019ils ne sont pas sûrs de quoi il s\u2019agit.Les illusions de la fin des années 60 sont encore exprimées avec une frustration apocalyptique et typiquement moderne: « Les architectes sont une epèce en voie d\u2019extinction.» (Le Devoir, 5 décembre 1981), alors qu\u2019on peut voir ailleurs un regain d\u2019intérêt dans le domaine de l\u2019architecture: nombreuses expositions, discussions animées, croissance dans le nombre des publications, ouverture de nombreuses librairies spécialisées en architecture, concours ouverts, etc; c\u2019est-à-dire un intérêt croissant envers la dimension culturelle de l\u2019architecture plutôt qu\u2019envers les profits des praticiens en affaires.Il faut d\u2019ailleurs comprendre que, dans les années 60 au Québec, il y a eu des architectes \u2014 Paul-Marie Côté, Roger D\u2019Astous, Henri Brillon, entre autres \u2014 qui ont engendré un authentique mouvement d\u2019avant-garde.Ce mouvement s\u2019est distingué par une tentative de créer des formes symboliques dont la présence aujourd\u2019hui nous montre des gestes abstraits et sculpturaux, parfois naïfs mais plastiquement expressifs de la présence d\u2019un peuple dans son paysage.Cette volonté de se manifester symboliquement, cette prise de conscience du pays \u2014 paysage du Saguenay ou Montréal \u2014 était une étape importante dans l\u2019affirmation d\u2019une architecture québécoise.C\u2019était d\u2019ailleurs le premier mouvement véritable d\u2019avant-gardisme au Canada, issu comme les Automa-tistes et les Plasticiens d\u2019une conjoncture culturelle québécoise de l\u2019époque.Cependant, en 1980, c\u2019est comme si cette « révolution tranquille » avait épuisé plusieurs architectes.Si la sémantisation culturelle des symboles reste à faire, le contexte urbain et historique reste à articuler en paysage propre à l\u2019architecture.L\u2019histoire du Québec nous a démontré à d\u2019autres occasions qu\u2019il existe un écart entre la position de la pratique dominante de l'architecture ici et l\u2019avancement ailleurs de la pensée et de la pratique architecturale.Cependant, la réalité du vécu au Québec nous a également démontré qu\u2019on y retrouve les racines et même l\u2019existence de ces pratiques avancées.Ce qui veut dire que l\u2019architecture au Québec est saine et sauve mais qu\u2019il faut encore une fois la trouver au-delà de la production de la plupart des bureaux d\u2019architectes, des services gouvernementaux.Il faut bien distinguer èntre ce qui est la pratique contemporaine de ce qui est encore l'inexplicable contemporain: c\u2019est-à-dire ce qui va être mis en pratique bientôt.Donc, dans ce grand musée qu\u2019est le Québec, on peut découvrir les traces bâties d\u2019un discours post-moderne \u2014 si vous avez besom d\u2019une étiquette gratuite \u2014 en train de s\u2019installer dans la conscience sinon dans la pratique des architectes.Ce qu\u2019on cherche, c\u2019est la présence d'un imaginaire formel.Voici quelques points de repère.On commence par un regard sur les choses familières mais vues autrement et on continue par un éloge à la vie riche et colorée smon secrète des bâtiments du Québec.C\u2019est aussi une tentative de réconciliation de ce qu\u2019on désire faire et de ce qui existe, du savoir et du plaisir du regard en architecture.13 La plupart de ces photographies ont été choisies par des étudiants en architecture de l'université de Montréal, étudiants qui sont maintenant de jeunes architectes, en réponse à la question: « Pourriez-vous identifier quelques exemples de lieux bâtis au Quebec que vous trouvez significatifs de l\u2019architecture contemporaine?» appel a la mémoire.Pourquoi ne pas commencer avec un rappel du rappel?Voici une maison bien ordinaire construite' en 1951 par le propriétaire et ses frères suivant la conception de son beau-père.Surfaces lisses et composition essentielle.On se souvient alors de ce qu\u2019a écrit Gérard Morisset dans «l\u2019Architecture en Nouvelle-France » où il soulevait les liens entre le modernisme de l\u2019architecte Marcel Parizeau et notre architecture d\u2019autrefois.Ces liens sont évidemment profonds et répandus dans un savoir du bâti, ü n\u2019est pas question de recréer le passé mais plutôt de le comprendre et le situer par rapport au présent.Photo 1 Maison au 17210, côte Saint-Pierre, Saint-Janvier.(Photo Michel Nantel) nr , ; L\u2019image essentielle de la maison.On peut aussi commencer par un portrait de l\u2019architecte des années 1960-80, jeune garçon dans une mise en scène: un fronton axial d\u2019une maison-palais qui s\u2019ouvre vers l\u2019extérieur à travers les gradins d\u2019un escalier théâtral.Cette image ne peut qu\u2019être fixée dans sa mémoire du bâti et figurée dans ses oeuvres, c\u2019est-à-dire dans son architecture.Une véritable maison au paradis.Mémoire qui rejoint aussi l\u2019image de la Villa Rotundo de Palladio: autres frontons axiaux d\u2019une maison-palais qui s\u2019ouvre sur l\u2019extérieur.Au fond, ce n\u2019est pas la mémoire qui compte autant que la reconnaissance d\u2019un soi-même collectif à travers les choses bâties.Photo 2 Maison à Sainte-Agathe, Québec.ümâè J \t i ï i tde» QUoJltÔS I .< >1 \u2022 I < I « *\tl\u2019n.i-.-l i II.IKI Un rappel du méconnu. Les qualités formelles de ce type de maison (construction en matériel industrialisé figurant l\u2019essentiel de l'architecture moderne) et les circonstances qui l\u2019ont produite ainsi que sa place dans l\u2019imaginaire collectif nous présentent un monument authentique d\u2019une architecture québécoise et nord-américaine.La reconnaissance de cette typologie dite rationnelle dans une parlure contemporaine ne peut qu\u2019affirmer la puissance de l\u2019architecture dans la culture au Québec.Photo 3 Maison sur la route 309 à Mont-Laurier, Québec.(Photo Pierre-Yves Séguin) Photo 4 Maison sur l\u2019avenue des Sables, dans la région de Rawdon, Québec.(Photo Simon La-brecque) L\u2019architecte allemand Erich Mendelsohn est venu aux États-Unis dans les années S0 et a trouvé une architecture moderne dans les ruelles de New York et de Chicago, architecture qu\u2019on retrouve aussi dans nos ruelles.Une perspective tenant d\u2019une mise en scène théâtrale du XVIIème siècle nous fait entrer dans une séquence structurée où chaque élément est soigneusement placé dans une architecture qui n\u2019affirme que les signes de sa propre existence: voilà l\u2019idée du moderne \u2014 le papier-brique et tout.Photo 6 Maison au 2833-35 est, rue Ontario, Montréal.(Photo Jacques Madore) Imaginez-vous d'avoir édifié une fa-jade où chaque élément (une porte qui s\u2019ouvre, une fenêtre verticale, une fenêtre vitrée, un axe.) est également exprimé en sens contraire (une porte murée, une fenêtre horizontale, une fenêtre verticale, une fenêtre vitrée, un axe.) est également exprimé en sens contraire (une porte murée, une fenêtre horizontale, une fenêtre condamnée ou obstruée, un axe désaxé.) Voir Ronchamps, oeuvre de Le Corbusier: un toit lourd sans supports visibles, des murs porteurs troués au hasard.Photo 6 Garage transformé pour petite industrie, rue Saint-Christophe, Montréal.(Photo Ka-tia Monüllet) 15 J» JÊB&- l'fcSS-\u2014 ~ - ¦-ïÿsx Le dégagement de l\u2019avant-plan d\u2019un bâtiment et son engagement face à l\u2019existence d'une rue comme lieu collectif rendent évidentes les traces des structures urbaines, c\u2019est-à-dire les traces d'un savoir de l\u2019architecture dans le paysage de la mémoire collective.C\u2019est bien différent de la configuration de la plupart des édifices modernes où on ne voit ni un avant ni un côté: tout flotte dans un espace idéal mais régressif.'liai» Photo 7 (Photo Ann-Lynn St-Qyr) Photo 8 (Photo Ann-Lynn St-Qyr) Photo 9 Construction d\u2019un chalet, Domaine du Lac Carillon, Chatham, Québec.(Photo Kristian Champagne) Photo 10 Coop Salnt-Polycarpe, Québec.Photo 11 Place Youville, Montréal.Photo 12 Édifice sur la rue Bishop, Montréal.(Photo Philippe Bastien) Photo 13 Église près de LaSarre, Québec.(Photo Lucie Ruelland) üül ¦HUME .¦ \u2022 \u2022 >; y;.¦ \u2022 Le savoir urbain.Mëï$ \u2022 U.^ \u2022 yb* ?- :r.y.'.'.:¦ i-lt'V«.mm * : é \"\t1 lî h ^ j.i iq.\tr ?\t £l_ tr TTTT uuuiuijit ik rniB ai p .MMM La ville du savoir.À Montréal, 11 existe encore deux villes: celle du savoir urbain, une ville de quartiers, celle de l\u2019architecture, enterrée dans cette autre ville qu\u2019est la métropole.Ces deux villes vivent l\u2019une dans l\u2019autre comme une analogie du psyché collectif que Freud a proposé à partir d\u2019une image de Rome où tous les édifices des diverses périodes de l\u2019histoire existaient ensemble.On peut dire alors que la libido de Montréal, donc sa vie, existe encore dans la ville du savoir urbain où des ruines nous présentent son avenir.Photo 14 La prison de la rue Parthenais et les maisons du quartier au coin de la rue Dufresne, Montréal.(Photo Jacques Madore) Photo 15 Édifice à bureaux dans un quartier du centre-ville, entre les rues Ontario et Université.(Photo Katàa Montillet) : ;1 i I L1 j.n mi «i in ni | !i » si ni si?« itvjjr .rà j iï-u pre j.j i -\u2022 « Oui, ç\u2019a l\u2019air d'une ville après un bombardement.» Montréal, août 1975.La destruction du savoir urbain par ceux qui ne savent pas agir autrement que par la peur.Néanmoins, le souvenir de la rue Saint-Norbert vit encore et, quatre ans après sa destruction, son passé est devenu projet: reconstruire la rue dans le sens dime création d\u2019un savoir propre à l'architecture.Le savoir des ruines On Photo 16 Avant 1975, la rue Saint-Norbert vers l\u2019ouest.Photo 17 Avant 1975, la rue Saint-Norbert vers l\u2019est.Photo 18 Après 1975, la rue Saint-Norbert vers l\u2019ouest.Photo 19 Après 1975, la rue Saint-Norbert vers l\u2019est.(Photos Michel Corriveau) ARKING :S: ¦ : ; : - > 1\u2014 r60XI3C68 r68 £XSTCG0 Les traces Les tracés Encore des ruines.On ne sait plus quelles sont les traces de ce qui s\u2019en vient ou de ce qui s\u2019est passé.Elles ne paraissent parfois plus que comme une tache sur le côté d\u2019un édifice.Photo 20 Maison sur la rue Lagauchetière, Montréal.(Photo François Emeiy) licence COMPLETE ITALIENNE L\u2019archéologie d'un savoir urbain, c\u2019est-à-dire d'une architecture, a toujours servi comme point de repère à l\u2019invention du nouveau.À Montréal, on commence à sauver la façade de certains édifices.On a enlevé l\u2019édifice derrière la façade; un autre arrivera bientôt.L\u2019ancienne façade est devenue le début de quelque chose de nouveau.Photo 21 Maison sur la rue Saint-Hubert, Montréal.(Photo Réjean Legault) Photo 22 Maison sur la rue Laval, Montréal.Constructions nouvelles dont la plupart sont mal construites ou simplement pas terminées.un genre d\u2019effrite ment s\u2019installe partout.Photo 23 Restaurant à Sherbrooke, Québec.(Photo Ann-Rynn St-Cyr) , C.\u2022\t¦ : V.- ¦¦ 20 Sommes-nous en tant qu\u2019architectes les derniers à comprendre que tout le milieu est sémiotisé et à dire quelque chose en ne disant rien?Voilà des maisons qui deviennent plus maisons par l\u2019ajout d'un schéma figuré.Le signe de la maison, celui d\u2019une toiture mansar-dienne, fait appel à des souvenirs d\u2019un Québec innocent et rural.La parlure de ces signes est exploitée dans des constructions domiciliaires: « Venez vivre dans le paradis du Québec.» Enfin, tout espace construit n\u2019est que représentation.Photo 24 Maison près de Montréal.(Photo M.Cha-pierre) Photo 25 Maison à Sainte-Marjorique.(Photo Christiane Bergeron) Des ressemblances nous obsèdent.On ne peut y échapper.Au coin d\u2019une rue: un « hôtel de ville », un « château », un « pa.la.in ».Photo 26 À l\u2019angle de l\u2019avenue des Pins et de la rue Drolet, Montréal.(Photo Jean Duchaîne) Photo 27 L\u2019ancien hôtel de ville de Maisonneuve, à l\u2019angle des rues Pie-IX et Ontario, Montréal.(Photo Philippe Bastien) Tout le monde cherche à s\u2019affirmer dans une métaphore de l\u2019existence et à se retrouver dans une maison au paradis.Photo 28 C\u2019est derrière cette carrosserie qu\u2019habite un riche dépositaire d\u2019automobiles de la région montréalaise.(Photo François Emery) Photo 29 Maison à Hampstead, Montréal.(Photo Michel Baudry) Photo 30 (Photo Manon Guite) î fùjl wiï-hÇ* pfÜH» i&Ossd : : \u2019 g; V -\t';V ' Hàœ&Si 21Sails rgSjj» Il II sancs?\" mas ffflp a s*.£ .vm- Encore des folies.La réplique du réel.Le réel à l\u2019image de lui-même.Photo 33 Maison à Saint-Sauveur, Québec.(Photo Denys Bérubé-Larouche) C\u2019est l\u2019imaginaire qui fait une architecture de ce qui existe.On.retrouve Lucien Kroll dans l\u2019extension d\u2019un hangar ou l\u2019enthousiasme de Philip Johnson pour un escalier de Peter Eisenman à l\u2019entrée d\u2019une maison de chambres de la rue Saint-Hubert.Photo 31 Hangar à Montréal.(Photo Lue Mande-vllle) Photo 32 Maison sur la rue Saint-Hubert, Montréal.(Photo Claude Lamoureux) JA5.V.mm.h iruüs Wi m \u201e¦ ¦! ¦i'ïiiSsr {MW «wijÉf: tua.On trouve une forme d\u2019aboutissement face à ce que représentaient les Habitations Jeanne-Mance dans les années 50 et Habitat 67 dans les années 60, idéologies orgueilleuses et destructrices, une architecture sans savoir et déracinée de tout apport urbain, ghetto du bien-être social dans un cas et des riches dans l\u2019autre, les deux fortement subventionnés.Un aboutissement, quelque chose d\u2019autre en architecture: la réparation d\u2019un tissu urbain (les logements nouveaux sont situés dans un bâtiment donnant sur deux rues de façon à reprendre l\u2019ilôt original ainsi que la structure urbaine), la refiguration d\u2019un savoir urbain (apport logements-rue, dégagement d\u2019une cour intérieure), la refiguration des signes collectifs (chaque logement a un avant avec une porte qui donne directement sur la rue ainsi qu\u2019un arrière).C\u2019est redéfinir un avenir autre.Le tout a été conçu et construit par et pour une coopérative dans un quartier populaire qui se trouve à côté d\u2019une autoroute.Photo 34 Coopérative Louis-Qyr, rue Saint-Jacques, Montréal.(Photo Jean Mercier) L\u2019autre architecture.la retombée des signes.Le puits d'une mine et une maison de Rouyn-Noranda.Balcons de logements à Sherbrooke.Photo 35.Mine et maison à Rouyn-Noranda, Québec.(Photo M.Gauthier) Photo 36 Balcons et logements à Sherbrooke.(Photo François Jean) - *>A ~ y \u2019 t *¦'>\" i A 0 rJWv*^ Ë5R ¦K': .1111 .1.*KfU i / |V : >i .«MSil Hey \u2022\u2022via* ns La cabane rustique au paradis.Finalement, on ne peut que terminer avec un dernier rappel à l\u2019essentiel.Depuis ses origines, la nature fondamentale de l'architecture a été évoquée par l\u2019image des petites cabanes rustiques, c\u2019est-à-dire par le symbole d'un retour à la nature essentielle de l\u2019homme.Dans Vitruve, on voit quelques hommes nus au bord d'une forêt et face à des constructions simples mais déterminées dans un ordre géométrique.Au XVIIIème siècle, avec J.-F.Blondel, l\u2019ordre géométrique a réapparu dans une reconstruction de la cabane à l\u2019image d\u2019un temple grec.La recherche d'un idéal rationnel et néoclassique se retrouve avec AM.Laugier en 1855: « La petite cabane rustique.est le modèle sur lequel on a imaginé toutes les magnificences de l\u2019architecture.C\u2019est en se rapprochant dans l\u2019exécution de la simplicité de ce premier modèle, que l\u2019on évite les défauts essentiels, que l\u2019on saisit les perfections véritables.» La cabane de Laugier est représentée par quatre arbres, des premières colonnes disposées en un carré parfait, les branches posées en travers en forme de poutres horizontales et les rameaux plqyés de façon à former un toit en triangle, le fronton.Voici le naturel de la figure bâtie.La nature elle-même est devenue une construction de l\u2019homme.Laugier enchaîne ensuite sur l\u2019idée de la ville ordonnée comme jardin idéal qu\u2019il juxtapose contre le désordonné des villes existantes, c\u2019est-à-dire les forêts.Au XXème siècle, en banlieue, on vit encore dans la retombée de cette pensée.Devant la cabane de Laugier, la « cabane rustique » de Violet-le-Duc, en 1860, démontre une connaissance plus précise des constructions primitives réelles ou véritables mais, cette fois-ci, le modèle de l\u2019ordre naturel est employé à justifier le style gothique qu\u2019il promulgait à cette époque au sein de l\u2019École des Beaux-Arts de Paris.Dans les années 20, Le Corbusier n\u2019a pas échappé à situer l\u2019architecture moderne dans un ordre naturel, n a proposé l\u2019image d'une charpente primitive d'une construction universelle, cette fois-ci en béton: la maison Domino.Des images de la cabane rustique sont également présentées dans l\u2019encyclopédie des choses bâties du Québec.Cependant, les circonstances historiques sont telles que ces constructions significatives ne se sont pas manifestées dans l\u2019imaginaire d'un discours architectural mais dans les conditions quotidiennes les plus marginales du vécu, c\u2019est-à-dire qu\u2019on découvre des cabanes rustiques dans leur véritable état, à la fois primitif et métaphorique.Prenons le cas d'une cabane rustique découverte sur la rue Logan, à Montréal, pas très loin de la prison Parthenais, ou une autre à Laval ou encore dans les Laurentides.Elles montrent toutes des constructions réalisées à partir de l\u2019assemblage de matériaux récupérés des détritus de notre vie contemporaine: clous rouillés, vieilles portes, blocs de béton fissurés, autobus accidenté, etc.Ce sont d\u2019autres cabanes rustiques à d\u2019autres moments de l\u2019histoire: un modèle essentiel de la création architecturale.Elles confirment la venue d\u2019une architecture qui se retrouve dans la refîguration nouvelle et consciente des images d\u2019images, des symboles de symboles et des signes de signes.Tout se passe comme si l\u2019architecture commence par un refus d\u2019un refus, un vouloir d\u2019affirmer une continuité entre l\u2019art et la vie.Melvin Charney est architecte et professeur à l\u2019école d\u2019architecture de l\u2019Université de Montréal.Il a publié « Pour une définition de l\u2019architecture au Québec » en 1971, a contribué à de nombreuses revues sur l\u2019architecture et ses oeuvres ont été exposées dans plusieurs musées internationaux.23 Notre régime d\u2019épargne-retraite: C\u2019est son rendement SUPERIEUR qui le rend supérieur.Voici 6 bonnes raisons pour avoir votre régime IDes taux d\u2019intérêt élevés Afin de vous permettre de rentabiliser au maximum votre investissement, le Trust Général vous offre toujours des taux d\u2019intérêt avantageux.2\tAucuns frais Vous ne payez aucuns frais pour l\u2019administration de votre régime d\u2019épargne-retraite au Trust Général.d\u2019épargne-retraite au Trust Général.5 La sécurité pour l\u2019avenir Songez qu'un taux annuel accru de 1 % sur vos épargnes peut vous procurer des bénéfices accrus de 20% à la retraite.6 L\u2019épargne-impôt idéale Les sommes que vous déposez dans votre régime d'épargne-retraite sont entièrement déductibles de votre revenu imposable.3\tDes conseillers financiers Votre conseiller du Trust Général est à votre entière disposition toute l\u2019année.11 vous aidera à maximiser votre investissement à partir de l\u2019un de nos six types de placements: les dépôts garantis (intérêts composés ou crédités annuellement), les placements à capital garanti, les fonds d\u2019actions, d\u2019hypothèques, d\u2019obligations et d\u2019hypothèques.4\tLa qualité des services administratifs Le traditionnel savoir-faire financier et fiduciaire du Trust Général allié à la compétence reconnue de ses experts en placement assurent à votre investissement un rendement supérieur.Un transfert avantageux et sans frais! Vous avez déjà un régime d\u2019épargne-retraite dans une autre institution mais notre rendement supérieur vous séduit?Très simple.Nous nous chargerons de le faire transférer chez nous, sans frais.Agissez maintenant Rappelez-vous: la date limite pour souscrire à un régime est le 1er mars.Pour obtenir des renseignements plus complets, prenez rendez-vous dès aujourd'hui avec un conseiller en régimes d\u2019épargne-retraite du Trust Général ou-bien téléphonez-nous et demandez le poste 2000.TRU5T GENERAL Sept-îles: 968-1830, Chicoutimi: 549-6490, Alma: 688-3391, Rimouski: 724-4106, Rivière-du-Loup: 862-7286, Québec: 688-0630, Lévis: 833-4450, Trois-Rivières: 379-7230.Montréal/University: 871-7200, Montréal/Place Ville-Marie: 861-8383, Outremont: 739-3265.Hull: 771-3227.Ottawa: 238-4900.Institution inscrite à la Régie de l\u2019assurance-dépôts du Québec.Membre de la Société d\u2019assurance-dépôts du Canada. Une architecture québécoise, 1 1960-1980: un bilan Yves Deschamps À l\u2019exception de quelques querelles bruyantes et confuses comme l\u2019affaire Olympique, l\u2019opinion publique au Québec est restée longtemps indifférente aux problèmes d\u2019aménagement du territoire, de la ville, de la rue ou de l\u2019édifice.Problèmes qui n\u2019entraient pas dans nos moeurs.Il fallait bien faire de l\u2019architecture mais Dieu sait comment et pourquoi on la faisait.La presse, fut-elle spécialisée dans le domaine des arts, gardait une remarquable discrétion sur le sujet.Quant aux architectes, ils mettaient et mettent encore une grande part de leur honneur professionnel et de leur énergie à passer inaperçus.On comprend mal les raisons d\u2019une pareille attitude à moins de leur prêter des intentions inavouables et impubliables.Il importe grandement de briser au plus tôt ce cercle vicieux de l\u2019indifférence et du profit, qui aboutit à une dégradation constante du milieu bâti.La presse québécoise a rompu le mur du silence.Pressés par le problème du logement, un nombre croissant de citoyens ont cessé de prendre la ville et le bâtiment pour une denrée neutre et plus ou moins inépuisable.Moins fatalistes que leurs aînées, les nouvelles générations cherchent des alternatives aux modes traditionnels de bâtir, de posséder et d\u2019habiter.Doublement menacés dans leur identité par un progrès sans nuances et par l\u2019assimilation culturelle, certains Québécois redécou- vrent le sens et la valeur de leur passé architectural et résistent de plus en plus aux destructions inconsidérées qui le menacent.Il nous faut un art de bâtir qui ne peut venir que de l\u2019expérience, donc de l\u2019histoire.Mais, pour répondre aux questions d\u2019aujourd\u2019hui, il faut aussi refuser la sécurité trompeuse de la nostalgie qui a pour effet de multiplier, dans nos villes et nos campagnes, les demeures ancestrales toutes neuves.Ayant effectué les bilans nécessaires et posé un regard conscient sur notre passé, sur nos villes que nous regardons si peu et qui s\u2019en ressentent, il nous faut préparer l\u2019avenir par un dialogue public et ouvert sur l\u2019architecture.On pourra en parler en termes d\u2019art, de science, de technique ou de profession mais sans oublier qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un tout irréductible à l\u2019une quelconque de ses composantes.Il va sans dire que cette architecture-là est un espoir bien plus qu\u2019une réalité.C\u2019est en quelque sorte pour l\u2019appeler, la provoquer que nous avons répandu à la suggestion du Musée d\u2019Art contemporain à Montréal d\u2019organiser l\u2019exposition: Une architecture québécoise, 1960-1980.Nous avons voulu, par la simple accumulation d\u2019architectures des 20 dernières années, rappeler quelques moments d\u2019un passé récent qui nous ont semblé significatifs et Église St-Marcel, Chibougamau (1962) Saint-Gelais et Tremblay, architectes - KS8ffiSSSSW®«s»' min >.\u2022 - vous Inviter à en tirer vos propres conclusions afin d\u2019amorcer le dialogue nécessaire entre la culture québécoise de 1988 et son architecture.La révolution tranquille Au Québec, l\u2019année 1960 marque le début d\u2019une ère nouvelle.C\u2019est de là que date ce qu\u2019on baptisera, avec une pointe de complaisance électoraliste, la « Révolution tranquille ».Sans doute, les idées du nouveau pouvoir québécois étaient-elles fort éloignées des idéologies allemandes de 1980 qui avaient nourri l\u2019architecture moderne naissante.Par contre, elles s\u2019accordaient fort bien avec la version d\u2019après-guerre du même mouvement.La naturalisation américaine imposée par la guerre avait à la fois assuré son triomphe et l\u2019avait débarrassée de ses dernières traces de bolchevisme culturel.Architecture du capitalisme éclairé des années 60, ce mouvement partageait sa foi dans le progrès scientifique et technologique, le libéralisme économique, le bon-ententisme social et même son caractère international.Donc, tous les espoirs étaient permis aux architectes québécois.De fait, la transformation architecturale précéda dans plusieurs cas le changement du pouvoir politique.Dans ce cas, ce dernier se donna pour tâche d\u2019équiper le Québec avec vigueur.Il arriva même, dans la ferveur du rattrapage et de Église St-Mauxiee, Duvemay (1961) Roger D\u2019Astous, architecte Résidence Fridolin Simard, Esterel (1959) Roger D\u2019Astous, architecte 86 la rationalisation, que le béton passe avant le développement des ressources humaines.Ce fut le temps des autoroutes, des régionales et des polyvalentes.Le bâtiment, sinon l\u2019architecture, était à l\u2019ordre du jour.L\u2019Église catholique, autre client traditionnel de nos architectes, entreprenait au même moment de se donner un visage progressiste enfin débarrassé des réticences et des demi-mesures de la précédente décade.Il en résulta une floraison d\u2019édifices saisissants, notamment au Lac-Saint-Jean et dans la région de Montréal.De son côté, l\u2019entreprise privée suivait hardiment le modèle urbain américain et faisait surgir un peu partout des parcs industriels et des centres d\u2019achat au sein de banlieues en expansion et des gratte-ciels dans le centre-ville de Montréal.Financés en enrodollars, en pétrodollars, en dollars américains, et conçus par un jet set d\u2019architectes transnationaux, cet environnement n\u2019avait rien de très spécifiquement québécois.Cela n\u2019avait rien de nouveau dans un pays n\u2019ayant guère connu d\u2019architecture originale depuis un siècle.Cependant, la montée du nouveau nationalisme québécois imposait les problèmes de l\u2019existence et de la désirabilité d\u2019une tradition locale dans le cadre d\u2019une architecture internationale de plus en plus anonyme.Quoi qu\u2019il en soit, nos architectes participèrent peu à Résidence des Pères de la Consolata (1967) Jean-Marie Roy, architecte Résidence des Pères du Très-Saint Sacrement, Cap Rouge (1963) Jean-Marie Roy, architecte Photo: Jean-Claude Hurni ces{ tari bécoi mai I tas llftr nue à 1958 Hüf Illllllll lllllllll Illllllll lllllllll Illllllll lllllllll lllllllll lllllllll lllllllll lllllllll lllllllll ces grands projets qui, par ailleurs, ne se prêtent guère à la recherche et à l\u2019originalité.Auraient-ils pu en tirer un meilleur parti, un environnement plus conforme au milieu québécois?On peut se permettre d\u2019en douter.Ceci ne veut pas dire que l\u2019architecture ainsi réalisée manque d\u2019intérêt ou soit nécessairement sans rapport avec les besoins réels.Ainsi, devant la carence des municipalités, l\u2019entreprise privée récupéra à son profit le concept ancien de la place publique.L\u2019ensemble souterrain de Place Ville-Marie (1958) et surtout la remarquable Place Bonaventure (1968) illustrent bien le phénomène.Dans le domaine du logement, l\u2019idéal de tout le continent nord-américain fut la banlieue-dortoir, interminable et déprimante, économiquement indéfendable mais propre, calme et relativement abordable.Par contre, les années 60 virent aussi les premières tentatives de revalorisation du centre-ville et de construction de logement social.Tard venue à cette pratique, l\u2019architecture québécoise entamait en 1958 avec les Habitations Jeanne-Mance une évolution significative et cohérente.Au niveau des grands nombres, l\u2019opération était défendable mais aucun compte n\u2019avait été tenu de la population locale.On peut présumer qu\u2019elle trouva ailleurs d\u2019autres taudis abordables.Les urbanistes et les architectes québé- cois de 1960 n\u2019avaient peut-être pas tous lu la « Charte d\u2019Athènes », néanmoins ils pensaient large et s\u2019attendrissaient peu sur les petites patries, les petites rues et les petites épiceries.L\u2019intervention était proportionnée à nos problèmes de logement qui n\u2019étaient pas trop graves et, par conséquent, elle ne s\u2019éloignait pas trop de l\u2019échelle humaine.Au cours des 20 années suivantes, le modèle « Jeanne-Mance » devait d\u2019ailleurs être fréquemment repris à Montréal, à Québec et ailleurs, mais les implantations dans des zones périphériques, moins denses ou même tout à fait vierges, n\u2019engendrèrent pas les mêmes problèmes.Avec le plan de rénovation de la « Petite Bourgogne » (1967), Montréal franchit une nouvelle étape.Une médecine plus discrète se substituait à la chirurgie.Au même moment, apparaissaient d\u2019autres propositions qui avaient également pour but d\u2019offrir des alternatives au logement ancien ou au bungalow de banlieue.Dès 1961, Moshe Safdie imaginait des systèmes de logements groupés qui devaient aboutir à la construction d\u2019Habitat 67 dans le cadre de l\u2019Exposition universelle de Montréal.Commentaire brillant sur l\u2019unité d\u2019habitation de Le Corbusier, l\u2019ensemble de la Cité-du-Havre est sans doute la meilleure expression des grandeurs et des faiblesses de la pratique architecturale qui existe au Québec.Architecte errant, brandissant la vérité moderne et Centre d\u2019achat Rockland, Ville Mont-Royal ( 1959) Victor Prus, ar-\tPlace Delta Sud, Sainte-Foy (1965) Gauthier, Guité, Roy, architectes chiteete\tPhoto: Jean-Claude Hurni Les Jardins Mérici, Québec (1974) (Immeubles Résidentiels) Gauthier, Guité, Roy, architectes 27 7 l\u2019utopie radieuse, Safdie allait se heurter aux moulins à vent de l\u2019opportunisme et de l\u2019inertie au milieu de l\u2019indifférence générale.Son oeuvre resterait isolée au propre comme au figuré, physiquement mais surtout culturellement.On peut le regretter à cause de ses qualités esthétiques et de sa valeur expérimentale mais on doit admettre que l\u2019entreprise était condamnée par son manque de racines.L\u2019Exposition de 1967, évoquée à propos d\u2019Habitat 67, fat un événement important dans l\u2019histoire des architectes québécois.Il n\u2019est pas certain toutefois qu\u2019elle ait marqué en profondeur l\u2019architecture québécoise.Ce fut une foire de formes architecturales des plus variées dont il nous restera un lieu de promenade agréable mais peu d\u2019autres avantages tangibles.L\u2019effet catalyseur et exemplaire qu\u2019on escomptait ne se produisit pas.Aucune des grandes expériences de l\u2019Exposition n\u2019eut de descendance au Québec.Quant aux compétences et aux moyens techniques que cette grande entreprise avait accumulés dans les bureaux d\u2019architectes du pays, ils furent bientôt dispersés par le fléchissement économique qui suivit.Comme tant d\u2019autres, les architectes ont une curieuse tendance à être plus lucides en période de crise.Ce que la prospérité des années 60 avait permis d\u2019oublier, revint à la surface lorsque la poussière d\u2019Expo 67 fut retombée.De façon significative, les écoles d\u2019architecture prirent urne part active à l'action étudiante entre 1968 et 1972.Dans les années à venir, cette contestation allait marquer profondément l\u2019attitude des architectes face à leur profession.Un premier niveau de critique portait sur leur manque de préparation dans l'accomplissement de certaines tâches administratives.À un deuxième niveau, on attaquait les prémisses de la théorie moderne à la lumière de son bilan sur le terrain.On parlera bientôt de postmodernisme.Enfin, certains théoriciens remettaient en cause l\u2019existence même de l\u2019architecture et concluaient à sa fin prochaine.Les recherches purement techniques se poursuivirent dans les années 70.Cependant, on y ajouta une dimension nouvelle et remarquable: la vision écologique qui pourrait bien corriger les étroitesses d'une technologie trop purement économique et remettre entre les mains de l\u2019architecte une part des outils et des responsabilités qu\u2019il avait, au cours des deux siècles précédents, abandonnés à l'ingénieur ou au technicien.De nouveau, le conditionnement climatique de l\u2019édifice serait hé à sa géométrie.La critique historique touchait à d\u2019autres composantes de la synthèse architecturale.Partant d\u2019un postulat d\u2019échec de l\u2019architecture moderne et faisant le bilan des dissidences qui s\u2019accumulaient depuis 1960, plusieurs architectes américains, en particulier, cherchèrent des explications et des formules ¦MM Habitat \u201867, Montréal (1966) Moshe Safdie, architecte Gare de l\u2019Expo-Express, expo \u201867, Montréal (1967) Blouin, Blouin & Associés, architectes Pavillons Thématiques, Expo \u201867, Montréal (1967) ARCOP, architectes Complexe Desj ardins, Montréal ( 1972) La Société LaHaye\u2014Ouellet; Blouin, Blouin & Assiciés; Longpré, Marchand, Gaudreau; Ouellet, Reeves; architectes ¦¦F** it ¦% ._i IJ it\" tj! Lfiv \u2022 ¦ ¦ - :: dsj de rechange.Pour l\u2019essentiel, ils reprochèrent aux « modernes » d\u2019avoir tourné le dos à l\u2019histoire au nom d\u2019une révolution totalitaire et sans passé, d\u2019avoir fondé leur théorie sur des à priori rationnels sans rapport avec la réalité concrète, sans respect pour les accidents et les contradictions des gens et des choses, en bref, d\u2019être simplistes et incultes.On cherchera, par contraste, à créer une architecture moins ambitieuse, moins héroïque, mais plus soucieuse de continuité, d\u2019acceptation des réalités existantes, plus imprégnée de culture grâce à l\u2019emploi de formes connues et significatives.Après trois quarts de siècle de tabou absolu, redevenaient légitimes des pratiques comme l\u2019emprunt, l\u2019électisme, l\u2019ornement sans fonction technique.Les post-modernistes revenaient à une conception ancienne de la profession en déclinant volontiers toute responsabilité socio-politique et en élevant quasiment à la hauteur d'une vertu l\u2019opportunisme traditionnel des architectes.Mais tout le monde ne partageait pas ces vues.Née dans un climat de contestation globale, la théorie architecturale n\u2019oublia pas toujours ses origines et l\u2019on trouva, pour manifester son engagement social, des formes nouvelles plus souples et moins autoritaires dont les G.R.T.seront la version québécoise.Sur le plan pratique, même si le volume de construction diminua globalement, le Québec devait encore avoir sa part de * 4.Place Bonaventure, Montréal (1968) ARCOP, architectes Photo: Jean-Claude Hurni monuments.Il n\u2019est guère possible d\u2019oublier le plus illustre d\u2019entre eux malgré la bonne envie qu\u2019on aurait parfois de l\u2019ignorer.En effet, l\u2019ensemble olympique de 1976 domine encore notre horizon, preuve accablante de l\u2019incompétence des pouvoirs politiques du pays en matière d\u2019aménagement, de l\u2019incapacité des architectes à s\u2019opposer à leurs fantaisies.Le stade olympique nous a coûté cher mais il y a bien pire.Tout en perpétuant une vision anachronique et inopérante de l\u2019architecture, cet ensemble accapare et mobilise encore à l\u2019heure actuelle des ressources dont nous avons grand besoin ailleurs.On doit déplorer que sa conception ait été confiée à un étranger et on peut contester la valeur même de cette conception.Toutefois, il ne faut pas oublier que Roger Tailhbert n\u2019a été qu\u2019une partie de l\u2019architecte réel et non la plus décisive.Il n\u2019aura, en somme, été que l\u2019illustration caricaturale, provocante et par là peut-être utile, des contradictions de toute une profession trop souvent étrangère et mercenaire dans sa propre culture.Le véritable moteur de cette mauvaise comédie est, en fait, le vide créé par l\u2019absence d\u2019un projet architectural, d\u2019une réflexion collective sur l\u2019aménagement de notre espace.Pourtant, si nos villes continuent à se remplir de prismes de béton et de verre inhumains et insignifiants, nous avons aussi quelques raisons de nous réjouir et d\u2019espérer.Ouvert en 1966, le métro n\u2019a cessé, au cours de ses campagnes succes- Station de métro Bonaventure, Montréal (1960) Victor Prus, architecte Réseau souterrain, Place Ville-Marie, Montréal (1960) I.M.Pei et Édifice du Congrès Juif Canadien, Montréal (1971) Alfred Leben-ARCOP, architectes\tsold, architecte I I .sives de construction, de témoigner des possibilités d\u2019une architecture appliquée à résoudre les vrais problèmes dans un cadre de travail à peu près satisfaisant.Les années 70 ont cependant apporté, dans notre vision de la ville, d\u2019autres transformations.Rejetant partiellement le principe destructeur et coûteux de la banlieue-dortoir, les Nord-américains ont redécouvert à la faveur, peut-être, de la crise énergétique, les charmes de l\u2019habitat urbain.Encore largement appliqué, le principe du zonage (qui veut qu\u2019on isole les uns des autres les espaces consacrés à la résidence, au commerce, à l\u2019industrie, etc) n\u2019est plus désormais imposé sans restrictions.L\u2019unité de voisinage complexe où la résidence est mêlée aux commerces et services divers, voire même à la petite industrie non polluante, semble aujourd\u2019hui plus désirable que dans les années 60.Les nouvelles générations de citadins, moins obsédées par le besoin de modernité que leurs aînées, mais séduites en revanche par la qualité de la vie dans les quartiers anciens et par leurs avantages économiques, reviennent vers le centre des villes et alimentent les processus de conservation et de rénovation.À ces nouveaux besoins, les architectes se sont peu à peu adaptés malgré une certaine résistance initiale.Parti de principes justes, ce mouvement prend parfois les proportions d\u2019une mode avec ses illogismes et ses illusions.Ainsi, les avantages économiques, réels hier encore, sont aujourd\u2019hui menacés en certains endroits par la spéculation ou les taxes.Ce genre de problèmes rend d\u2019autant plus nécessaire l\u2019apparition de structures nouvelles comme les coopératives de logement sans but lucratif qui permettent de revaloriser les milieux résidentiels anciens au bénéfice de ceux qui en ont réellement besoin, c\u2019est-à-dire leurs habitants actuels, mais sans donner prise à un processus spéculatif qui les exclurait rapidement.Pour l\u2019architecture québécoise, ces évolutions sont extrêmement significatives et prometteuses.Les problèmes de la restauration, de la rénovation, de la réappropriation l\u2019ont forcée à s\u2019éloigner de l\u2019à-priorisme et de la table rase pour réin-téger les domaines du quotidien et du détail qu\u2019elle avait trop souvent négligés.Les besoins des coopératives l\u2019entraînent maintenant sur la voie encore plus nouvelle d\u2019une transformation de la pratique des architectes et de leur statut social.Si on la poursuit assez loin, l\u2019aventure pourrait bien mettre l\u2019architecture exactement là où elle devrait être, là où sont les vrais problèmes, et engendrer des résultats étonnants.Par exemple, il se pourrait que naisse, sans que personne ne l\u2019ait particulièrement cherchée, une architecture authentiquement québécoise.Il faut bien admettre qu\u2019il n\u2019existe rien à l\u2019heure actuelle Parc de la Pointe-du-Moulin, Ile Perrot (1977) Blouin, Blouin & Associés, architectes Pharmacie, Clinique Médicale, logement, Montréal (1968) Gilles Bonetto, architecte 30 Maisons Rue Corot, Hé des Soeurs ( 1980) Dan Hanganu, architecte Projet d\u2019habitations préfabriquées nouveaux modèles (SQMH) (1979-80) Roger Bruno Richard, architecte UK Wtem » .4ËM 1 ¦ II ¦\t1 ¦ ¦ 1I I - - 8 ¦n qui mérite ce titre.Le survol de nos 20 dernières années nous a montrés ouverts à tous les vents de l\u2019architecture occidentale et surtout américaine.Nous n\u2019avons pas à en rougir et cela peut s\u2019expliquer abondamment.Nous aurions tort de chercher à en créer délibérément un style national.Les opérations de ce genre sont toujours artificielles.Cependant, il est grand temps pour nous de prendre conscience des problèmes qui se posent ici et que nous tentions d\u2019y apporter des réponses spécifiques au plan de la technique, certes, mais aussi à celui plus complexe et plus complet de la culture.Ce qui fut de tout temps la tâche fondamentale de l\u2019architecture.Ces réponses-là ne pourront se dégager que lentement, n nous faudra sans doute, comme par le passé, nous inspirer parfois de ce qui se fait ailleurs et même élargir le champ de nos observations pour cesser d\u2019aller toujours aux mêmes sources.Mais il faudra surtout et davantage que les architectes s\u2019imprégnent de l\u2019expérience architecturale quotidienne et concrète du citoyen ordinaire, qu\u2019ils regardent beaucoup nos milieux de vie que si peu de gens regardent aujourd\u2019hui et, sans éliminer arbitrairement les éléments rebelles à des théories trop simples ou à des visions idéalisées, qu\u2019ils discernent les ligaments subtils qui unissent une culture à ses villes, ses rues et ses maisons.Ils trouveront vraisemblablement cela dans les rues et \u2022.' °'\t*x\\-.\u2022 > v ¦¦¦' -\tV.les maisons elles-mêmes, peut-être aussi dans les romans, le cinéma, que sais-je encore?El faudra en tout cas que la science des architectes s\u2019approfondisse et prenne racine non plus seulement en elle-même comme ce fut trop souvent le cas entre 1960 et 1980, mais dans la vie sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations.Yves Descliamps est architecte et professeur d\u2019histoire de l\u2019architecture au département de l\u2019histoire de l\u2019art l\u2019Université de Montréal.¦ Maison Marosi, North Hathley ( 1980) J.V.Righter, P.Rose, P.Lankin, architectes Maison Bradley, North Hathley ( 1979) J.V.Righter, P.Rose, P.Lankin, architectes Maison sur une colline, projet (1979) Peter Rose, architecte 31 architecture in Quebec 1960-1980: an outsider\u2019s view George Baird An exhibition of some 60 recently erected buildings in Quebec has been mounted at Montreal\u2019s Musee d\u2019art contemporain.In addition to the completed works from the past twenty years, the show includes certain architects\u2019 speculations on the architecture of the future; together with a series of panels illustrating work of students from Laval and McGill Universities and a precocious analysis of the building which houses the exhibition by students and staff of UQAM.An \u201coutside\u201d commentator \u2014 myself \u2014 has been asked to review the exhibition.On the normal grounds, I suppose, that what I lack in familiarity with the material, I will make up in objectivity.Having now seen the show and reflected upon it, I\u2019m not so sure.In the first instance, it is difficult to believe the exhibition shows a broadly representative picture.Surely two firms \u2014 David Boulva Cleve and Gauthier Guité 6?Roy \u2014 have not dominated Quebec architectural production in the past two decades to the extent they do in this exhibition.If the show is not a representative one, it might instead be thought that it would be thematic.Yet the grouping of projects does not impute any specific philosophical affinities; rather it merely groups projects roughly by building type.One can speculate whether a ranking on the basis of architectural importance might have been attempted.But save for one focus on the downtown Montreal urban infrastructures of the mid-60\u2019s, and a second on Roy and Saint Gelais & Tremblay\u2019s Seminary at Cap Rouge, little emphasis on architectural importance in its own right appears evident.Still, an array of the 60 or so buildings and projects does unfold before ones eyes, and one asks oneself what are the essential qualities which unity and/or distinguish them?I must say that I have found this a difficult question to answer.As an outsider, perhaps I can best begin to illustrate my perplexity if I say that I happen to be old enough to have visited Quebec City before the majority of the works in this exhibition were erected.I stayed in a nineteenth century tourist home on the Grande Allée, and while I recognized that the precinct outside the old city walls was of secondary historical importance to that inside, I stiff recall pleasant walks in the vicinity of the Parliament Buildings.In revising \u2018Architecture Québécoise\u2019 I am confronted with the new architecture of the Grande Ailée, from the Old City Gates to Sainte Foy: the Auberge des Gouverneurs; Complexes G & H of the Cité Parlementaire; and the Revenue Building.This is a series of buildings which have all been erected in a relatively short space of time, and within a limited geographical area.What is more, from the exhibition I have learned that they are mostly products of the same firm of architects.How to explain then their strange lack of a esthetic affinity to one another, or their curious non-response to the specific historical milieu into which they have been placed?One senses at their base, a functional and programmatic organization which derives from mainstream international modernism.But what I can\u2019t discern here is any inflection of these international tendencies, to the specifics of the Quebec \u2014 let alone the Quebec City \u2014 situation.Instead, these buildings offer up a somewhat exaggerated sculptural expressionism.It is hard to escape the conclusion that this assertive visual quality is a surrogate for a more considered symbolic expression, more sensitive to the special qualities of the Grande Allée, the Parliamentary precinct, and Quebec itself.But, I say to myself, this is corporate architecture, which is often philosophically diffuse and urbanisticaffy insensitive, whether in Quebec City or Calgary or Denver or Frankfurt.So I turn from the new corporate architecture and look instead at the works of other architects, who might, following the parlance of the cinema, be called auteurs.In this group I include such firms as Saint Gelais & Tremblay, and Roger d\u2019As-tous.To be sure, the works of these firms manifest and intense idiosyncracy \u2014 and a formal consistency from work to work \u2014 which distinquish.es them from their corporate equivalents.But while conceding this significant distinction, I stiff am not persuaded that such schemes as the Eglise Saint Gerard-Mageffa at Larouche (1962) or the Eglise Saint Edmund at Beaconsfield (1961) can serve as fully integrated architectural symbols of the first rank.Despite its generality, this perplexed response of mine doesn\u2019t cover all cases.I cite a number of important exceptions.ARCOP\u2019s Place Bonaventure, for example \u2014 already well recognized for its programmatic inventiveness \u2014 continues to impress the viewer within the longer historical perspective which is now possible.Two less familiar, but quite impressive works are the groups of religious residences at Cap Rouge by Roy and Saint Gelais and Tremblay, (1963 & 1967) and the Nature Interpretation Centre at Percé, by Jo-doin, Lamarre and Pratte (1972).The former demonstrates a sobriety and architectonic force in its massing which surpasses many of the more visually assertive works in the show.The latter has a poignant straightforwardness which is almost unique.Among the younger firms represented, mention should also be made of Peter Rose and Dan and Anca Hanganu.The Hanganu\u2019s housing for Nuns Island shows qualities of massing and material which are most welcome in the Quebec milieu, in that they seem to represent an advance on some of the best qualities of modern architecture from earlier in the century.Peter Rose on the other hand, in his buildings seeks precedents earlier stiff.Such radical historicism makes Rose\u2019s probably the most uniquely speculative of all the work in the show.In conclusion, this outsider has turned over in his mind three comparisons relating to architecture and related cultural activity in Quebec.Question 1: If he finds what might be called the poetics of ordinary life lacking in the architecture in this show, why does he find it so powerful in the cinema of Quebec.He thinks of Jutra, Carle, or especially Pierre Perrault.Where is Quebec\u2019s architectural equivalent of this important sensibility?Question 2: If he finds much of the architecture in this show insensitive to its historical setting, then why does he find earlier Quebec architecture so brilliant in this regard?Examine as an example how Ernest Cormier related his Montreal Courthouse of 1924 to its urban context, including Osteff and Perrault\u2019s previous building of 1849-67.And then compare this to David Boulva Cleve\u2019s Palais de Justice of 1970, in relation to both earlier buildings.The decline in historical and contextural delicacy is striking.Finally Question 3: How is one to access 20 years of Quebec architecture in a gallery directly opposite one in which is mounted a retrospective of the work of Paul-Emile Borduas?The conjuction is \u2014 one supposes \u2014 purely fortuitous, but comparisons are inescapable.On the one hand, we encounted difficulties of symbolic expression in architecture, problematical relationships to history, and an acute strain in respect to the signature, on the part of these individual architects who seem to struggle hardest.On the other hand, across the hall we face the transcendent accomplishment of an individual artist who achieved an extraordinary integration of symbolic intention and invididual expression.What can this comparison mean?George Baird is a Toronto architect, author and critic.32 24/11/81 lerre Beaupré ûté de rédaction îe ARQ Che&M.Beaupré, TaiEjnbord, un grand BRA-publication d\u2019Al^^^fcHITECTURE-QUEM^^^üte dans la pre-sentatrcfl^j»?les matériaux, et dansées textes.Une belle revue qu\u2019il fait bon lire.Comme ^BBûIiCe dans ma iJance perland i^ous : pro- iermere col Kvec Monsie?Résident de : £ügt parvenir cî ________ |tion de compte-rèîîHjk du |M|re' de M.Léon Hoa, « Reconstruire la Chine » paru mars dernier aux éditions Moniteur.Principalement « axée, sur les réalités du Québec », ARQ telle que présentée dans l\u2019éditorial de son premier nuirqJC ro, se veut également à l\u2019écoute de « l\u2019écho des préoccupations internationales ».Le Québec dans la recherche internationale est une réalité de l\u2019implication des architectes québécois.Quant à la question architecturale chinoise, le récent voyage en Chine de l\u2019OAQ (mai 1980) démontre l\u2019intérêt quÿ portent les architectes québécois.En gardant présent à l\u2019esprit l\u2019attitude chinoise, intéressée aux technologies étrangères, nous avons finalement beaucoup à gagner d\u2019une meilleure connaissance de la situation actuelle et des perspectives de développement de l\u2019architecture et de l\u2019urbanisme chinois.Le compte-rendu ci-joint s\u2019inscrit facilement à l\u2019intérieur d\u2019une rubrique « bou-quinage » et permet de mesurer par la réaction des lecteurs l\u2019intérêt du public d\u2019ARQ à la question chinoise.Devant un développement positif, je serai heureux de répondre à vos suggestions de collaboration.Veuillez agréer, Monsieur Beaupré, l\u2019expression de mes sentiments les plus cordiaux.Au plaisir de vous lire.Bien à vous, Pierre Deschênes, b.arch.Chercheur canadien Jingzhai lou Quinghua Daxue Beijing Répubüque Populaire de Chine 4/Ik Pierre Beaupré ARCHITECTURE/QUÉBEC Cher Monsieur, J\u2019ai beaucoup apprécié votre numéro de Septembre-Octobre 1981 (Volume 1, numéro 3) consacré, en grande partie, au Métro de Montréal et j\u2019aimerais vous faire part de quelques commentaires.À la page 7, l\u2019architecte Michel Barcelo parle du projet LemkoVan Ginkel qui, à la fin des années 50, prévoyait « la construction simultanée d\u2019autoroutes urbaines et de lignes de Métro dans des emprises conjointes » (ex.: l\u2019autoroute Décarie, le boulevard Métropolitain, l\u2019autoroute Ville-Marie et l\u2019autoroute Papineau jamais réalisée).D n\u2019est, peut-être, pas trop tard pour utiliser les autoroutes urbaines actuelles, de façon mixte, à des fins de transport collectif: en effet, nous pourrions avoir des Véhicules Légers sur Rails ou des Métro-j^bus (autobus à essence ou rolleybus) qui utiliseraient, \\façon mixte (avec automobiles et camions), les autoroutes urbaines, avec arrêts limités (espacement de un ou deux kilomètres entre les gares ou arrêts).Je crois que les autoroutes urbaines, avec leurs nombreuses voies de circulation et l\u2019absence de feux de circulation, sont propices à l\u2019implantation d\u2019une infrastructure légère de transport collectif.À la page 23, il y a une entrevue avec M.Jean Dumontier, architecte du métro, où il parle d\u2019une nouvelle ligne de métro dans «l\u2019axe nord-sud allant de Montréal-Nord vers le fleuve au sud ».Sera-t-il, réellement, nécessaire de creuser un coûteux tunnel de métro, entre Montréal-Nord et le fleuve?Pourquoi ne pas construire, plutôt, un Système Léger sur Rail (Tramway électrique moderne), en surface, sur le boulevard Pie-EX, entre Montréal-Nord et le fleuve, avec arrêts limités: boulevard Léger, De Castille, Forest, boulevard Industriel (correspondance au Métro Régional de Repentigny), Couture, Robert, Jarry, Jean-Talon (correspondance à la ligne de métro no 5), Centre Paul-Sauvé, boulevard St-Joseph, Stade Olympique (correspondance à la ligne de Métro 1), Ontario, Ste-Catherine.Ce Système Léger sur Rail pourrait être opéré, de façon mixte, avec la circulation automobile, ou nous pourrions, peut-être, songer à transformer le boulevard Pie-EX en un MAIL de Transport Collectif, comme pour le Sys- # c tème Léger sur Rail sur la 7e Avenue à Calgaiy, en Alberta.D\u2019autre part, à la page 23, l\u2019architecte Dumontier parle de la desserte de Pointe-aux-Trembles par le Métro Régional de Repentigny plutôt que par un prolongement de la ligne de métro no 1.Les citoyens de Montréal-Est et de Pointe-aux-Trembles qui veulent se rendre au centre-ville de Montréal seront-ils bien desservis par le Métro Régional de Repentigny: pourquoi pas un Système Léger sur Rail qui partirait de Pointeaux-Trembles (avec correspondance au Métro Régional de Repentigny) et qui emprunterait les voies ferrées du CN, au sud de la rue Ho-chelaga, pour se rendre jusqu\u2019à la station de Métro Ho-noré-Beaugrand (Ligne no 1), en passant, en surface, sur la rue Honoré-Beaugrand?Ce serait beaucoup plus logique et plus commode pour se rendre au Stade Olympique ou au centre-ville de Montréal.En conclusion, je crois qu\u2019en ces temps de graves problèmes énergétiques, il est illogique et absurde de ne pas se servir du maximum des voies ferrées de la région de Montréal, pour fins de transport collectif (Trains de Banlieue, Métros Régionaux et Systèmes Légers sur Rails): creuser des tunnels de Métro coûte beaucoup plus cher que dùtiliser les voies ferrées existantes à des fins de transport collectif.Bien à vous, Marc Williams 794, Champagneur, app.2 OUTREMONT, Qué., H2V 3P8 13/10/81 La rédaction, AR.Q.Monsieur, Dans votre numéro de mai 1981, vous attribuez une place spéciale aux Bâtiments administratifs de Gauthier Guité et Roy, à Ste.Foy pour l\u2019excellence du travail, et la beauté de l\u2019édifice, je voudrais me joindre à vous et apporter mon témoignage en faveur de la grande qualité d\u2019exécution de ce bâtiment, et vous faire part de l'excellente relation de travail qui s\u2019est établie entre les architectes et moi-même, pendant toute la période de conception, et de réalisation.Je suis heureuse, que cette affinité d\u2019esprit, soit visible dans l\u2019intégration du « Fils des étoiles », et que vous l\u2019ayez remarquée.Je regrette seulement que mon nom, et celui de l\u2019oeuvre, ne soient nulle part mentionnés, ce projet d\u2019intégration étant à mon avis le meilleur que j\u2019ai réalisé à date.Je vous félicite pour l\u2019excellent travail de votre revue, et vous souhaite de poursuivre cette excellente initiative, Bien sincèrement, Micheline Beauchemin 10/11/81 M.Pierre BOYER-MERCIER Cher confrère et ami, Il est assez bien le dernier numéro d\u2019« ARQ »: félicitations à vous et chacun de ceux qui y mettent la patte.J\u2019en serai toujours, en autant que la revue ne deviendra ni trop nationaliste, ni trop socialiste,.ni trop péquiste.Bonjour et bien sincèrement, ALMAS MATHIEU ARCHITECTE Aimas MATHIEU, a.d.b.a.P.S.N\u2019oubliez pas Jean-Louis ROBILLARD pour les félicitation et les salutations.Merci de votre lettre, elle nous encourage à continuer un travail de libre expression dont, les tonalités ne devraient prendre aucun « isme » en particulier, mais permettre à chacun d\u2019exprimer son point de vue et de refléter ainsi notre milieu et ses aspirations.Trois éditorial« istes » ¦ ASSOCIATION DE L\u2019INDUSTRIE DE LA MAÇONNERIE DU DUÉBEC INC.8500, 4e Avenue, Ville d\u2019Anjou, Québec H1J 1A7 1-514-353-3601 ARQ/ARCHITECTURE-QUÉBEC ABONNEMENTS Le numéro: $3.00 6 numéros: $ 17.00 1S numéros: $30.00 1463 Préfontaine, Montréal, Québec H1W 3N6 Lava lin Partout au Canada et dans le monde Siège social: Montréal LAVALIN INC 1130.RUE SHERBROOKE OUEST MONTRÉAL.QUÉBEC CANADA H3A 2R5 TÉLÉPHONE (514) 288-1740 TÉLEX 055-61250 INGÉNIERIE APPROVISIONNEMENT\tCONSTRUCTION GÉRANCE DE PROJETS ET DE CONSTRUCTION\t PLANIFICATION ÉTUDES \u2022 RELEVÉS\tESSAIS COURTIERS EN SERVICES SÉCURITAIRES experts-conseils feu - vol - vandalisme Conseillers indépendants en systèmes de sécurité intégrés aux bâtiments Banque d\u2019information pour les architectes 1411 Crescent, suite 401 Montréal, Québec H3G 2B3 (514) 849 7377
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