ARQ, 1 avril 1983, Avril
[" SNivaan Li EUX AVrîlL W mam ARCH i IECTU 8E£QU ÉB'EÇ POSSS* Installation par Tapis Tanguay Inc.Le tapis DELTA de Peerless au Complexe Guy-Favreau.NOUS SERONS À L'OUVERTURE ET NOUS Y DEMEURERONS LONGTEMPS.Nous sommes fiers, chez Topis Peerless Limirée, d'avoir obtenu le contrat concernant la pose de 68 000 mètres carrés de tapis ou Complexe Guy Favreou.Le tapis choisi, Delta, est un tapis de nylon ZeftronMC d'une très grande résistance.Il porte une triple garantie: une garantie Peerless de dix ans contre l'usure, une garantie Zefwear0 de dix ans contre l'usure et une garantie Zefstat0 contre l'électricité statique.Delta, un tapis bouclé à niveau égal, est offert en dix teintes nouvelles qui agrémentent tout environnement.Le tapis Delta de Peerless.Garanti dix ans.HtV\tles tapis EERLESS 'IjS LIMITÉE Badische Canada Limitée.Ottawa.Canada Montréal (514) 866-5821 ZeftronMC, Zefwear0 et Zefstat0 sont des marques de commerce de Badische Corporation ÿ.L ' Jfi.i M y;\\'\\ mœw.Mi «\u2019/Si ¦ r TU V.îj- \\ Vs j1 ¦ ¦ *,vn i/r *> \u2022*.i i}\u2018 y/**?n-AfA mÊm P'PDI-.v'.sm-'y ! c> MM;.mm iiS rv.V.TL tàg&m ma mm Süi .vïiiÂvt ARCHITECTURE/QUEBEC LA REVUE DES MEMBRES DE L\u2019ORDRE DES ARCHITECTES DU QUÉBEC 11 ÉDITORIAL Pierre Beaupré POUR UH REMODELAGE IMAGINATIF DE L\u2019ESPACE URBAIN Jean Drapeau 19 PLACE ROYALE UNE PLAGE, UNE VILLE Hugues Desrosiers 22 LE CENTRE DE CREATION ET DE DIFFUSION EN DESIGN DE L\u2019UQAM France Vanlaethem DES LIEUX URBAINS Daniel Durand.Avril 1983 ARQ/ARCHITECTURE-QUEBEC est publie six fois ran par le GROUPE CULTUREL PRE FONTAINE corporation sans but lucratif.Les changements d\u2019adresse, les exemplaires non-distribuables et les demandes d\u2019abonnement devraient être adressés au GROUPE CULTUREL PRÉFOUTAUSTE, 1463 rue Préfontaine, Montréal H1W 2FT6 Abonnements: le numéro, 3$ / 6 numéros, 17$ Courrier de la deuxième classe Enregistrement no.5699 Port de retour garanti 1 DAKHITE 79011 Bakélite 790-11 est une membrane asphaltique et caoutchoutée, appliquée à chaud et destinée à procurer un revêtement d'étanchéité sans joints.Ceci la rend idéale comme membrane imperméabilisante pour les pontages suspendus tels que ponts, stationnements, rampes d\u2019accès, plate-formes, plazas, galeries et comme membrane imperméabilisante pour des systèmes de toitures inversées.Bakélite 790-11 permet une adhésion totale et restreint les mouvements latéraux de l\u2019eau entre la membrane et le pontage.Il peut être appliqué à des températures en-dessous du point de congélation et demeure malléable sous une gamme variée de températures.Il ne requiert aucun temps de mûrissement; les autres corps de métier peuvent commencer leurs travaux dès que le produit est refroidi, forme un excellent pare-vapeur à l\u2019eau.(.02 perm pour un film de Va\") et un fini sans joints.Bakélite 790-11 est approuvé par la S.C.H.L.(numéro 6808) et rencontre la norme O.N.G.C.37-GP-50.ETANCHEITE & COUPE-VAPEUR IMPERMEABILISATION REMBLAYAGE TERRE PONTAGE ET BORDURE SEPAREE PONTAGE ET BORDURE MONOPIECE JOINTS DE RETRAIT BORDURE SUR PONTAGE ¦¦ DALLES NON CONTINUES DESCRIPTION PRODUIT QUANTITE APPROX.PAR 10 MÈTRES CARRES 1 litre 45-65 kilos A.\tCouche d'apprêt B.\tMembrane d\u2019étanchéité C.\tSolin souple D.\tSau E.\tSurface d\u2019usure F.\tScellant G.\tRemblai Apprêt Bakélite 910-01 Bakélite 790-11 Butyle ou néoprène Ciment Portland (sec) Au choix Au choix Au choix 4.5 kilos Boulevard Gauron, Ville St-Pierre Québec H8R 1N7 Tél.: (514) 364-5224 F I Ln vr ^ 7r > V r.\u2014u.zr: j-ir.'-'-.* >«01 Vv~s Terrasse Les Haut-villiers, Outremont: Longpré Marchand Goudreau Dobush Stewart Bourke, architectes LA BRIQUETERIE ST LAURENT LTEE : : «ÉÉ; : 7 73^657 POUR UN LES PRINCIPAUX BULLETIN TECHNIQUE NO.4 CHOIX RATIONNEL! MODES DE CHAUFFAGE ÉLECTRIQUES Quand vous aurez pris la décision de chauffer une maison à l\u2019électricité, il restera à déterminer le mode de chauffage convenant le mieux au type d\u2019habitation et s\u2019inscrivant, il va sans dire, dans les prévisions budgétaires.Le spécialiste du chauffage à l\u2019électricité calculera les déperditions de chaleur de chacune des pièces de la maison, évaluera la puissance des appareils à installer et saura guider le choix parmi l\u2019éventail de systèmes et d\u2019appareils offerts au consommateur.Nous résumons ici les caractéristiques des installations les plus répendues dans le Québec.Il convient d\u2019abord de distinguer entre les appareils individuels et les systèmes centraux.LES APPAREILS INDIVIDUELS Il est à noter que l\u2019usage d\u2019appareils individuels de chauffage exige l\u2019addition d\u2019humidificateurs, de purificateurs ou filtreurs d\u2019air lorsqu\u2019on veut assurer une meilleure qualité de l\u2019air dans la maison.La plinthe chauffante Cet appareil comprend un boîtier métallique, à paroi simple ou double, dans lequel est placé un élément chauffant (résistance).On l\u2019installe à la base d\u2019un mur, à la place de la plinthe: l\u2019air chauffé s\u2019élève naturellement vers le haut.Selon la puissance requise au pied linéaire, on peut opter pour un convecteur à basse ou à haute densité.Il est utilisé dans les nouvelles constructions, dans les cas de rénovation et d\u2019agrandissement, ou d\u2019aménagement de sous-sol; on s\u2019en sert également pour le chauffage d\u2019appoint.Ses avantages: \u2022\tinstallation facile \u2022\tabsence de bruit \u2022\tentretien pratiquement nul \u2022\tcontrôle thermostatique individuel pour chaque pièce ou espace \u2022\tprix raisonnable \u2022\tgarantie de dix ans sur l\u2019élément, offerte par plusieurs fabricants \u2022\tpossibilité d\u2019adaptation au décor L\u2019aérotherme mural En plus de l\u2019élément chauffant, l\u2019aérotherme mural comprend un ventilateur électrique, le tout logé dans un cabinet.Ce ventilateur met l\u2019air en contact avec l\u2019élément chauffant et le propulse ensuite dans la pièce.Suivant la façon dont la chaleur est orientée, on distingue l\u2019aérotherme ordinaire et l\u2019aérotherme à courant descendant.On l\u2019installe dans les salles de jeux; dans les pièces où l\u2019espace est limité, par exemple, la cuisine; dans les endroits qui exigent une production rapide de chaleur: vestibules, paliers, etc.Dans les locaux présentant de grandes baies vitrées, l\u2019aérotherme à courant descendant s\u2019oppose aux courants d\u2019air froid qui circulent à proximité du sol.Ses avantages \u2022\tpropagation rapide de la chaleur \u2022\tcontribution au confort des endroits difficiles à chauffer \u2022\tinstallation facile \u2022\tpossibilité d\u2019installation dans des espaces réduits \u2022\tfacilité d\u2019utiliser le ventilateur seulement, durant l\u2019été, (dans certains modèles) \u2022\tle contrôle thermostatique peut y être incorporé Les câbles chauffants Il s\u2019agit de conducteurs offrant une résistance électrique.Fabriqués en longueurs et puissances prédéterminées, les câbles chauffants ne doivent jamais être coupés.Ces câbles, recouverts d\u2019une gaine, sont enfouis dans le plâtre'du plafond.Leurs avantages \u2022\trépartition uniforme de la chaleur \u2022\tfrais d\u2019entretien nuis \u2022\tutilisation possible de toute la surface des planchers et des murs, pour la disposition des meubles et éléments décoratifs \u2022\tamélioration au point de vue du décor (ils sont dissimulés) On notera que les plafonds dans lesquels ces câbles seront installés, devront comporter une valeur d\u2019isolation supérieure à celle recommandée pour les autres modes de chauffage électrique.Il faut avouer cependant que la pose de câbles chauffants requiert une attention et des soins particuliers.LfSSYL IîAHX lests' ç d'-: ¦\tubsv;:;:: t;:sï t:.i la mi\u2019.\u201d c::.:r.¦ 1er; ! le systê.!C: ci;.: I[_ :_v 'Et .1:.: r.:::: fc.rr; Ether:.::: , t: Ç:-.ht itt est CSIC3 neester lé à in il lauœoj mieuzapj reruncoi Mai tempérât S HABITATIONS ! LES SYSTÈMES CEN-t TRAUX H est à propos de noter que, dans le contexte actuel, i un système de chauffage central permet l\u2019usage d\u2019un thermostat à baisse automatique de température durant la nuit.C\u2019est une mesure d\u2019économie d\u2019énergie très populaire de ce temps-ci.Le système à air chaud Ce système est généralement composé d\u2019un générateur central électrique d\u2019air : chaud (communément ap-s pelé fournaise à air chaud) I\tqui réunit, dans un seul cabinet: un échangeur de cha- | leur comportant un certain : nombre d\u2019éléments chauf-: fants; un ventilateur assurant la circulation de l\u2019air; un filtre d\u2019air; certains appareils de réglage.Ce cabinet est habituellement placé dans un endroit central de la maison, d\u2019où la chaleur est diffusée dans chaque pièce, au moyen de conduites d\u2019air chaud.Le générateur d\u2019air chaud est relié à un thermostat ordinairement installé au centre de la maison, à l\u2019endroit le mieux approprié pour assurer un confort égal partout.II\texiste d\u2019autres systèmes à air chaud, plus élaborés et permettant un contrôle de température par zone ou par pièce.Dans l\u2019une de ces installations, entre autres, le cabinet central ne comporte pas d\u2019éléments chauffants; ceux-ci sont logés dans les conduites d\u2019air et leur fonctionnement est contrôlé par des thermostats répartis dans chaque zone ou pièce de la maison.Renfermés dans le cabinet, le ventilateur, d\u2019une part, assure la circulation de l\u2019air et le filtre, d\u2019autre part, le débarrasse de la poussière.Des accessoires, comme le filtre électronique, l\u2019humidificateur motorisé et le cli-: matiseur, peuvent aisément être greffés à l\u2019une ou l\u2019autre de ces installations.Ce système offre aussi la possibilité d\u2019ajouter une prise d\u2019air frais pour le confort et le bien-être des I occupants.Ses avantages \u2022\tpossibilité de filtrer et dlmmidifier l\u2019air \u2022\tpossibilité de régler la température de chaque pièce, avec certains systèmes \u2022\tpossibilité d\u2019installer un climatiseur central \u2022\tfacilité d\u2019installation (sans cheminée) \u2022\téconomie d\u2019espace \u2022\tpossibilité d\u2019utiliser une prise d\u2019air frais Le système à eau chaude Le système électrique à eau chaude se compose d\u2019un échangeur de chaleur (bouilloire) comportant un certain nombre d\u2019éléments chauffants, ainsi que des appareils de réglage, le tout compris dans un cabinet.Une pompe de circulation fait passer l\u2019eau de la bouilloire à travers un réseau de tuyaux d\u2019alimentation, jusqu\u2019aux radiateurs qui distribuent la chaleur dans chaque pièce; des tuyaux de retour complètent le circuit de l\u2019eau.Tout comme les autres appareils, la chaudière électrique à eau chaude sert au chauffage des nouvelles constructions.Cependant, un système à eau chaude exige l\u2019addition d\u2019humidificateurs, de purificateurs ou filtreurs d\u2019air lorsqu\u2019on veut assurer une meilleure qualité de l\u2019air ambiant.Ses avantages: \u2022\tpossibilité de régler la température dans chaque zone de la maison, au moyen de valves de zonage \u2022\tfacilité d\u2019installation (sans cheminée) \u2022\tencombrement réduit (appareil très compact) La pompe à chaleur La pompe à chaleur, communément aussi appelée thermopompe, peut être utilisée à la fois pour chauffer l\u2019air ambiant d\u2019une habitation durant l\u2019hiver, et le refroidir en été.Son fonctionnement s\u2019apparente à celui du réfrigérateur qui extrait la chaleur des aliments placés à l\u2019intérieur du cabinet pour la projeter ensuite à l\u2019extérieur.En hiver, la pompe à chaleur extrait la chaleur qui se trouve dans l\u2019air extérieur, même à des températures très basses, et la distribue ensuite à l\u2019intérieur du bâtiment.Durant l\u2019été, elle fonctionne en sens inverse: elle tire la chaleur de l\u2019air intérieur et la dissipe à l\u2019extérieur, agissant alors comme climatiseur.Depuis quelques années, des améliorations sensibles ont augmenté l\u2019efficacité et la fiabilité de la pompe à chaleur, si bien que sa popularité s\u2019accroît au Québec.On y a recours en particulier lorsqu\u2019on désire climatiser sa demeure.L\u2019installation convient tout autant aux constructions nouvelles qu\u2019aux immeubles existants qu\u2019on rénove.La pompe à chaleur étant un appareil complexe, on devra s\u2019assurer que le distributeur est en mesure de garantir le service après-vente.Ses avantages: \u2022\tconditionnement de l\u2019air à longueur d\u2019année \u2022\tréduction de la consommation d\u2019énergie, pouvant atteindre jusqu\u2019à 20 ou 25%, en regard des autres systèmes de chauffage électriques.Il est à noter, toutefois, que l\u2019utilisation de la pompe à chaleur occasionne des frais d\u2019entretien annuels.NOTES \u2022\tEn plus des systèmes que Ton vient de décrire, il existe certains appareils nouveaux, dont quelques-uns ont la particularité de pouvoir s\u2019adapter à plusieurs sources d\u2019énergie.Votre spécialiste pourra vous en expliquer le détail de fonctionnement.\u2022\tPour ce qui est des convecteurs électriques portatifs, ils sont conçus dans le but de pallier un manque de chaleur très localisé: ils ne sont donc pas à conseiller dans la conception d\u2019un système de chauffage pour une maison neuve.\u2022\tPour terminer, rappelons que: \u2014 C\u2019est l\u2019isolation thermique qui, en conservant le plus possible la chaleur à l\u2019intérieur de la maison, permettra aux installations comme aux appareils de chauffage, de remplir leur rôle dans des conditions idéales d\u2019efficacité; \u2014 C\u2019est aussi l\u2019isolation thermique qui contribuera à diminuer les frais de chauffage, en limitant les pertes de chaleur; \u2014 C\u2019est enfin l\u2019isolation thermique qui fera de la maison une demeure «tout confort». W Vs 1\t.¦ ' \u2022v-'\\ -s\t\u201e ,V ^ s', :\t-v' .; v .¦ I ¦ v.' s ' ' w\t*>\t; '\t;¦ » : .t, .¦\u2019\t.! .M'- - Ær\t.**ss£m w ^ v/\t«K-: \u2022 vv\u2022 : \u2022.\u2019\u2022 ^'s £2* ?»\u2022\u2022 «*.,\u2022.' \u2022 ' **.:»- DES QUALITES DE BASE AU-DESSUS DE VOS EXIGENCES.Que vous contruisiez ou que vous rénoviez, vous vous êtes évidemment fait des plans.Or, les plafonds acoustiques minéraux Wisper Tone ont toutes les caractéristiques qu\u2019exigent ces plans.Ils ont des qualités de base au-dessus de vos exigences.Des échantillons de contrôle sont prélevés à chaque tour de production et sont soumis à des dizaines d\u2019essais chacun.La qualité ne souffre donc aucun compromis et vous êtes toujours sûr d\u2019obtenir des motifs et des dimensions de la plus grande uniformité.Il existe plus de 30 plans d\u2019assemblage ignifuges, homologués par ULC.En outre, les caractéristiques NRC et STC sont concurrentielles.Vous bénéficiez également de l\u2019une des équipes techniques les plus professionnelles de toute l\u2019industrie.Choix et stocks assurés.parce que ces plafonds sont fabriqués ici même, au Québec, selon vos besoins, par Masonite Canada Inc.De la qualité.mais pas d\u2019attente.Demandez les détails à votre représentant en plafonds Wisper Tone.S |1 m MASONITE CANADA INC.Wisper Produits de plafonds acoustiques lone DE LA QUALITE SANS MESURE.Masonite Canada Inc., Division des produits acoustiques, Gatineau (Québec) J8P 6K2 Tel.: (819) 663-5331 \u2022Marque déposée de Masonite Canada Inc.\"Marque déposée utilisée sous licence de Masonite Corporation. le mur TERRk COTTA Métro de Montréal Station Du Collège Accès nord et quais Gilles S.Bonetto, architecte TOUJOURS, D\u2019ACTUALITE MONTREAL TERRACOTTA (1966) LTEE 1010 ouest rue Ste-Catherine, suite 702 WKÊÊKêÊêê UNE TOITURE NEUVE, ÇA NE SE REMARQUE PAS.JUSQU\u2019A Bios QU\u2019IL Y AIT KESlÜ FUITES] ¦ ¦ .v ¦ \u2018 '-V ' , ¦ ' ' ' 41* Nous espérons que vous n\u2019avez jamais eu affaire à un client dont la toiture présentait des fuites.Et pourtant, les statistiques le prouvent: un certain nombre de toitures présentent prématurément ce type de défaillance.C\u2019est pour cette raison que nous avons introduit le feutre en fibre de verre PERMA PLY-R.Ce feutre de toiture qui a déjà fait ses preuves possède une structure de qualité supérieure à celle des feutres organiques.Pourquoi?Parce que le feutre PERMA PLY-R est composé de fibres de verre inorganiques qui n\u2019absorbent pas l\u2019humidité et ne se détériorent pas.Un système d\u2019étanchéité PERMA PLY-R à 3 couches est plus résistant qu\u2019une membrane d\u2019étanchéité organique à 4 couches.La fibre de verre n\u2019absorbe pas l\u2019humidité, aussi le feutre PERMA PLY-R garde-t-il sa forte résistance à la traction lorsqu\u2019il est exposé aux intempéries.Le feutre PERMA PLY-R et l\u2019isolant de toiture FIBERGLAS* à chape sont conçus pour être installés ensemble.Ils possèdent tous deux une grande stabilité dimensionnelle, ce qui réduit les mouvements différentiels et diminue les risques de formation de cloques, de fissures et de fentes, autant de causes fréquentes des fuites de toitures.Le résultat de cette combinaison est un système d\u2019étanchéité FIBERGLAS qui assure une véritable protection contre les fuites.Le feutre PERMA PLY-R et l\u2019isolant de toiture FIBERGLAS à chape: deux produits d\u2019un même fournisseur, formant un système de toiture garantissant une installation sans aucun problème, ni maintenant ni dans vingt ans.SYSTÈME FIBERGLAS/PERMA PLY-R: LE SYSTÈME QU'ON INSTALLE ET QU'ON OUBLIE.\u2018FIBERGLAS est une marque déposée de Fiberglas Canada Inc.PERMA PLY-R est une marque déposée de Owens Corning Fiberglas Corp.utilisée sous licence par Fiberglas Canada Inc.FIBERGLAS CANADA inc Laval in ¥ Partout au Canada et dans le monde Siège social: Montréal LAVALIN INC 1130.RUE SHERBROOKE OUEST MONTRÉAL.QUEBEC CANADA H3A2R5 TÉLÉPHONE 15141288-1740 TÉLEX 055-61250 Rédacteurs en chef pour le numéro 18: Pierre Beaupré et Jean Drapeau.Comité de rédaction: Pierre Beaupré, Pierre Boyer-Mercier, Jean-Louis Robillard.Ont collaboré à ce numéro: Hugues Desrosiers, Jean Drapeau, Daniel Durand, Louis-Paul Lemieux, Bernard Tourville, France Van-laethem.Secrétaire de rédaction: Jacques De Roussan.Production graphique: Côpilia Design Inc.(design: Pierre Marc Pelletier; administration: Jean Mercier).Conseillers: Jacques Folch-Ribas, André Blouin, Gilles Marchand, Henri Mercier, Jean-Marie Roy, Jean Ouellet, Hubert Cham-berland, René Homier-Roy, Laurentin Lévesque.Abonnements: Michèle Mercier.Page couverture pour le numéro 18: illustration de Francine Léger.EED Représentants publicitaires: JACQUES LAUZON ET ASSOCIÉS LTÉB Montréal: 110, Place Crémazie, Suite 4S2, Montréal H2P 1B9, (514) 382-8630 Toronto: 22 College Street, Suite 102, Toronto, Ontario M5G 1K6 (416)927-9911 ARQ/ARCHITECTURE QUÉBEC est distribué à tous leurs membres par: L\u2019ORDRE DES ARCHITECTES DU QUÉBEC et LA SOCIÉTÉ DES DÉCORATEURS ENSEMBLIERS DU QUÉBEC.autan' iarelutec iefcuiŒ rem®.te 111: ¦ Dépôt légal; 1° trimestre 1983 Bibliothèque nationale du Québec.Bibliothèque nationale du Canada.INGENIERIE APPROVISIONNEMENT CONSTRUCTION GERANCE DE PROJETS ET DE CONSTRUCTION Les articles et opinions qui paraissent dans la revue sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.PLANIFICATION ETUDES RELEVES ESSAIS ' GROUPE CULTUREL PREFONTAINE 1983 ISSN 0710-1162 rerepiut chitectui propres.ATTENTION! Depuis 90 ans, le Montréal Trust n\u2019a pas cessé d\u2019aider les gens comme vous à administrer leur argent et à le faire fructifier et il continue de le faire qu\u2019il s\u2019agisse de testaments, de successions, de placements ou de garde de valeurs.Compliments de Informez-vous.Appelez André-Jacques Bélanger ou André Zenga à la Place Ville-Marie 861-1681 Par®» Pfedes Vête Brique ([Fade Ile jhée C.P.1785, QUEBEC G1K 7K7 Revetement extérieur de qualité Montréal Trust Amt foimdmxA.Utilisée sur Complexe Guy-Favreau FROM LAS VEGAS TO MISSISSAUGA Pour Emil Kaufman1 l'architecture moderne commence avec Ledoux, avec ce qu\u2019il appelle la naissance de l\u2019architecture autonome qui brise les liens de l\u2019ordre baroque.À Rome, au XVIIe et XVIIIe siècles, l\u2019architecture s\u2019inscrit comme élément constitutif de la ville.Les architectes baro-: ques reprennent les « déchirures urbaines », les organisent | autour d\u2019un centre, créent des places auxquelles se soumet I l\u2019architecture.L\u2019architecture y est, pour employer le terme I de Kaufman, «hétérogène», soumise aux lois, au primat de | l\u2019urbanisme.Gianbaptista Nolli donne en 1748, une image | remarquable de cette ville où se découpent et se composent | dans un tissu urbain neutre les « lieux urbains » tant extérieurs qu\u2019intérieurs; c\u2019est là l\u2019image la plus célèbre et peut-être la plus convainquante de la pensée urbanistique de l'âge baroque.Claude Nicolas Ledoux, à l\u2019aube de la révolution française, rêve plutôt qu\u2019il ne réalise effectivement, une nouvelle architecture affranchie, qui pourrait émerger de ses règles propres.Chez lui, la qualité artistique essentielle de l\u2019architecture repose sur «le jeu de masses».Kaufman constate, en 1933, que «le principe formel sur lequel s\u2019appuient ces réalisations correspond au leitmotiv de notre architecture actuelle, tel que Walter Gropius l\u2019a exprimé (.): «Une variété à partir d\u2019un même type fondamental, obtenue par la juxtaposition et le superposition alternée de cellules spatiales répétées.» La révolution technologique du XIXe siècle allait renforcer la direction nouvelle que prenait l\u2019architecture à la fin du XVIIIe siècle.Mais voilà qu\u2019en 1970, Nolli refait surface, grâce à un auteur dont on pouvait attendre une telle intervention, mais sous une forme plutôt inattendue.Robert Venturi publie en 1972, «Learning from Las Vegas ».Par une série de plans inspirés des gravures de Nolli, Venturi illustre la complexité des relations spatiales et des activités qui caractérisent cette ville.Il admet certes les limites de cette représentation surtout lorsqu\u2019on évoque « La dimension iconographique » que nous révèle le déplacement le long des artères principales de cette ville.Cette démarche marquait cependant la remise en valeur de la dimension urbaine de l'architecture si banale ou si bêtement prétentieuse soit-elle.1.Son livre «De Ledoux à Le Corbusier» publié en 1933 a été traduit en français en 1981 (Éditions L\u2019Équerre) La juxtaposition d\u2019éléments autonomes et souvent renfermés sur eux-mêmes a détruit l\u2019espace urbain et ceci est peut-être encore plus vrai dans un contexte comme le nôtre où le climat nous incite à différencier encore plus l\u2019espace intérieur de l\u2019espace extérieur.À Montréal, le mot «place» en a même perdu son sens et s\u2019est trouvé approprié par des promoteurs qui ont recréé des lieux publics à l\u2019intérieur d\u2019entités autonomes coupées de la ville; on ne peut plus parler de lieux urbains sauf peut-être au Complexe Desjardins où on retrouve justement une place, même si elle est dissociée de son environnement.La «leçon de Las Vegas» (pour LeCorbusier, on s\u2019en souvient, c\u2019était «La leçon de Rome»), n\u2019est cependant pas perdue.Les mouvements contextualistes, ce qu\u2019on appelle désormais «urbanité» ont maintenant droit de cité.L\u2019architecture ne peut plus s\u2019inscrire fièrement dans un tissu neutre et amorphe.Le bâtiment ne peut plus ne constituer qu\u2019un symbole abstrait.Pour visualiser l\u2019impact d\u2019un tel changement de mentalité rien de plus révélateur que l\u2019analyse comparée des concours pour le design d\u2019un Hôtel de ville qui ont eu lieu à 25 ans de distance dans la région de Toronto.On connaît l\u2019orgueilleux symbole torontois créé par le finlandais Revell; il s\u2019élève au milieu d\u2019une vaste place désertique, superbement isolé de son contexte.Son intérêt se situe au niveau de l\u2019agencement de ses masses, de l\u2019interprétation très personnelle que l\u2019architecte a su donner aux dogmes de l'architecture et de l\u2019urbanisme moderne.Vingt-cinq ans plus tard, à Mississauga, les règles du concours auquel étaient invités tous les architectes canadiens proposent une approche moins dogmatique.Sans renier nécessairement l\u2019idée d\u2019une représentation symbolique, elles indiquent une voie bordée de paramètres plus complexes.Les rues, les trottoirs, les places deviennent lieux urbains avec lesquels le bâtiment doit composer.Georges Baird, qui a préparé le programme du bâtiment, fait référence explicite aux «formes urbaines» que doit contenir l\u2019hôtel de ville, au rôle qu\u2019il aura dans la définition spatiale des rues environnantes et du square civique.Plus de 250 architectes ont soumis \\in projet et c\u2019est peut-être de Mississauga que nous viendra d\u2019ici quelques années la confirmation de la validité de cette nouvelle approche lorsque le bâtiment projeté par Kirkland et Jones aura pris forme.Pierre Beaupré 11 ARCHITECTES: TÉTREAULT PARENT LANGUEDOC ET ASSOCIÉS.ÉQUIPE DE DESIGN: M.LINCOURT, R.LEKAJ, T.T.NGUYEN, C.TARD.UN DES 246 PROJETS SOUMIS AU CONCOURS DE L\u2019HÔTEL DE VILLE DE MISSISSAUGA POUR UN REMODELAGE IMAGINATIF DE Jean Drapeau Aires d\u2019extension de l\u2019habitat individuel.Zones d\u2019aération du domaine bâti.Points d\u2019assise des pouvoirs locaux ou théâtres des événements socio-culturels, les espaces de vie urbains sont vite devenus au sein de la ville des «lieux» privilégiés, aujourd\u2019hui chargés de significations et de mémoire.Ainsi l\u2019urbanisation d\u2019un site atteignait le plus souvent un juste équilibre entre la densité des volumes construits et l\u2019importance des espaces libres les englobant.Or, il semble que de nos jours, cet équilibre soit rompu.L\u2019art urbain en disgrâce À la fin du siècle dernier, à l\u2019époque où Montréal inscrivait dans son héritage les noms de quelques squares publics qui parent encore son centre-ville, Camillo Sitte, architecte et historien viennois, s\u2019inquiétait déjà de ce qui allait devenir une réalité universelle dans la ville contemporaine: une perte graduelle des qualités du domaine public.Son «Art de bâtir les villes »' se voulait un essai de compréhension de cet organe essentiel du «corps urbain» qu\u2019est l\u2019espace libre dont le rôle et le fonctionnement au niveau de l\u2019esthétique urbaine ont été si bien compris et matérialisés par les générations qui le précédaient.Ces lieux privilégiés, les places et les grands boulevards plantés d\u2019arbres, avec leur richesse spatiale indéniable, font encore aujourd\u2019hui les délices du touriste et des populations locales.Ils sont la fierté des villes de l\u2019antiquité, du Moyen Âge et de la Renaissance et servent d\u2019images de marque à leur renommée.Leurs structures complexes se sont conservées en tant qu\u2019espaces de communication et en tant que support d\u2019identification.Voilà pourquoi ils nous «parlent» tant, même s\u2019ils appartiennent à un autre âge et reflètent l\u2019existence d\u2019un pouvoir révolu (marchands, rois, comtes ou princes d\u2019Église tout puissants).Comment expliquer alors la rupture dans la transmission de ce savoir millénaire sur la planification de l\u2019espace urbain sinon par le désintéressement et la « recherche de la facilité», selon Sitte, qui nous ont conduits aujourd\u2019hui à exercer cet «art» dans l\u2019arbitraire et à méconnaître les règles de composition indispensables à l\u2019aménagement d\u2019un espace urbain harmonieux?Comme le soulignait l\u2019architecte Christian de Portzam-parc dans un récent article: «Depuis le début du XIXième siècle, l\u2019architecture n\u2019est plus la scène globale et essentielle où se manifestait tout l\u2019ordre du monde et où l\u2019espace et le bâti incarnaient la cohésion sociale »2.Il nous livre peut-être un début de réponse.utTH\" ESPACE URBAIN El ne s\u2019agit pas de railler une fois de plus l\u2019urbanisme moderne dont on reconnaît peu à peu les méfaits et les limites, mais de mettre sous la loupe les effets de son égarement sur le cadre physique de la ville afin de paver la voie à une meilleure planification du paysage urbain.Pour cela, il suffit de citer quelques phénomènes accumulés d\u2019une évolution négative.Ils sont les « lieux communs » de l\u2019urbanisme contemporain et meublent à peu près tous les discours sur le sujet.Mentionnons la prolifération des espaces résiduels à peu près inutilisables judicieusement, le gigantisme et la monotonie des volumes architecturaux, causes de la détérioration des perspectives au sol, territoire du piéton.A cela s\u2019ajoutent l\u2019abandon et l\u2019appauvrissement visuel des grands espaces publics, lieux d\u2019échanges sociaux par excellence3.Ce qui a pour effet, aujourd\u2019hu, de favoriser le retranchement du citoyen dans son confort personnel et la rupture de la relation affective avec sa ville et d\u2019entraîner l\u2019abolition de l\u2019espace traditionnel de la rue comme espace de vie, devenu univers motorisé, là où l\u2019efficacité prime sur l\u2019esthétique, le confort et la sécurité.Et pourtant, comble de l\u2019ironie, les sciences de l\u2019environnement n\u2019ont cessé de se ramifier (architecture, urbanisme, paysagisme, design de l\u2019environnement) et d\u2019explorer les multiples facettes de la dynamique urbaine.Chaque discipline tente d\u2019ausculter, à travers sa grille spécifique d\u2019analyse et sa méthodologie propre, les virus, symptômes ou excroissances du sytème urbain, sans toutefois en juguler les effets les plus nocifs.Comme quoi l\u2019urbain relève non seulement du savoir théorique, mais aussi du social, du politique, du capital: il est donc éminemment complexe à saisir et à planifier.La confusion dans laquelle évolue le monde des « aménagistes » de la ville n\u2019a d\u2019égale que la lente dépossession éprouvée par le citadin de son territoire de vie, ce qui explique en partie pourquoi les efforts déployés par certains organismes privés pour mobiliser la conscience collective autour d\u2019un débat politique, comme la sauvegarde du patrimoine architectural, se sont longtemps heurtés à l\u2019indifférence.Cette attitude tend à disparaître avec le passage Leon Krier, dans Architectural Design #3-4 graduel des populations francophones de la mentalité rurale à une véritable culture urbaine, moteur indispensable à une participation efficace aux choses de la ville4.Or, la violence avec laquelle cette modernité nous agresse et qui aujourd\u2019hui a fait taire les chantres et poètes de la ville, n\u2019est pas indélogeable si l\u2019on consent à un minimum d\u2019imagination et de bonne volonté.La migration accélérée des populations rurales vers les centres urbains, au Québec comme ailleurs, nous presse à repenser l\u2019organisation spatiale de la ville de façon à répondre à moyen terme aux exigences qualitatives des citoyens à l\u2019égard du cadre de vie.Il nous faut mettre un terme au gaspillage inexcusable d\u2019espace à ce jour et préparer le terrain à l\u2019exercice d\u2019une vie communautaire plus riche, plus propice à la créativité.Les citoyens réclament avec une insistance grandissante un environnement humanisé, taillé à leur mesure et non sacrifié exclusivement à l\u2019économie dont le chaos visuel, la monotomie et la stérilité architecturale de nos villes ne sont que les manifestations les plus évidentes.«L\u2019aventure capitaliste a fait que la ville a été confisquée par certains privilégiés», voilà ce que constate le sociologue Pierre Sansot5.Fait rassurant, les nombreuses campagnes locales en faveur de l\u2019amélioration de la « qualité de vie »6 nous indiquent que des nouvelles priorités à ce niveau sont en voie de s\u2019affirmer et que les déterminations économiques et fonctionnelles ne seront plus les seuls impératifs de l\u2019aménagement urbain.Vers un nouveau discours Vers une nouvelle pratique L\u2019inventaire des voeux des citadins pour une plus grande humanisation de la vie en ville couvre plusieurs aspects dont le maintien et la protection du patrimoine architectural perçu comme autant de témoignages des différentes époques de l\u2019évolution de la ville, ainsi que la reconquête de la place du piéton dans les réseaux de circulation.Il englobe aussi un meilleur aménagement des bandes de trottoirs afin de pouvoir « marcher la ville » en toute sécurité, la mise en place d\u2019une gamme bien conçue, variée et intégrée d\u2019équipements urbains, un meilleur contrôle du ni- veau de bruit, une présence accrue de l\u2019élément de verdure, sans négliger une disposition plus harmonieuse des nouveaux édifices entre eux et surtout des hauteurs et gabarits plus compatibles avec l\u2019échelle humaine.Ces revendications de mieux en mieux articulées vont de pair avec le désir croissant de « se plaire en ville » et de renouer avec une certaine esthétique urbaine dont on nous a trop longtemps privés.Sur ce point, l\u2019oeuvre même de Camillo Sitte et des fondateurs de 1\u2019urbanisme moderne, tels Idelfonso Cerda et Theodore Baumeister, écrite il y a bientôt cent ans, nous apparaît encore bien séduisante.Si ces auteurs nous intéressent ici en particulier, c\u2019est que leurs enseignements dans ce domaine ont enfin trouvé, après un long purgatoire, de nombreux porte-parole en Europe et en Amérique.Parmi eux et pour n\u2019en citer que quelques-uns, les frères Krier (Robert et Léon) et Maurice Culot au Luxembourg (que nous avons eu le plaisir d\u2019entendre à quelques reprises aux conférences Alcan), Andreas Brandt en Allemagne, Françoise Choay, Philippe Panerai et Jean-Charles Depaule en France, Lawrence Halprin, Lewis Mumford ou Jorge Silvetti aux États-Unis.Qu\u2019en est-il donc de cette perception renouvelée du cadre urbain, de ces nouveaux modèles d\u2019analyse qui envahissent peu à peu la pratique de l\u2019urbanisme et qui mettent en avant les problèmes artistiques de l\u2019aménagement des villes?La structure physique de la ville (ou de toute agglomération de bâtiments) serait essentiellement composée de creux et de pleins, les creux étant la rue, la ruelle, le square, la place, etc., et les pleins, les volumes construits.L\u2019organisation et la disposition de ces derniers les uns par rapport aux autres détermineront l\u2019agencement et la répartition des premiers.Le cadre urbain serait donc défini par un « en dehors » (le creux) et un « en dedans » (le plein)7, et c\u2019est le subtil jeu de distribution de ces deux éléments indissociables qui compose la perspective et lui confère sa morphologie.« Les blocs urbains résultent d\u2019un système de rues et de places.Le système de rues et de places résulte de la position des blocs »6.De plus, le traitement architectural et volumétrique d\u2019un bâtiment, de même que sa modénature en façade, ne prennent leur véritable signification que mis en relation avec les constructions avoisinantes (c\u2019est-à-dire le contexte) et dans la mesure où ils contribuent à enrichir le point de vue au sol plutôt qu\u2019à le banaliser comme il arrive trop souvent.L\u2019harmonie d\u2019un lieu urbain serait essentiellement tributaire des qualités de composition et des surfaces verticales et de l\u2019espace au sol qu\u2019elles délimitent.Une simple remise en état d\u2019un MARKET SQUARE-MEMORIAL STEPS EXISTING CONDITIONS FACADE «9 Jorge Silvetti, dans L\u2019Architecture d'Aiyourd\u2019hul #207 Andreas Brandt, dans L\u2019Architecture d\u2019Aiyourd\u2019hul #207 alignement de façades peut améliorer le caractère et l\u2019ambiance d\u2019une rue par exemple, de la même façon que l\u2019aménagement paysager d\u2019un terrain libre peut rehausser l\u2019architecture des bâtiments riverains.Il existe donc une relation étroite entre le construit et les espaces libres qui les enrobent ou les jouxtent à tel point que la fréquentation et l\u2019appréciation d\u2019un lieu dépend en grande partie du juste positionnement des uns et des autres.(Les villes anciennes ont magnifiquement restitué cet équilibre entre les creux et les pleins à tel point que l\u2019harmonie de leurs places publiques nous impressionne encore).Les volumes non construits ont donc aussi une «forme» dont les qualités spatiales relèvent non pas du hasard ou du «coup de chance», mais de l\u2019application et la maîtrise d\u2019un certain nombre de principes de composition stylistique comme la « clôture » de l\u2019espace par le bâti, l\u2019homogénéité architecturale des bâtiments d\u2019encadrement, l\u2019implantation judicieuse de l'élément végétal, le contrôle efficace du flot véhiculaire, etc.Ces règles de planification sont toutefois soumises aux contraintes et caractéristiques existantes d\u2019un lieu et ne peuvent être appliquées en bloc.Elles doivent nous aider à « tendre » vers un équilibre.Par rapport à cette interaction du bâti avec le non-bâti, les pouvoirs locaux ont surtout concentré leurs efforts sur le contrôle du développement de l\u2019îlot9, domaine privilégié du bâtiment, du volume fermé, de la propriété privée, négligeant d\u2019assurer un pendant qualitatif au domaine public;10 ce qui tentent pourtant de promouvoir les praticiens de l\u2019architecture urbaine.Celle-ci désigne tout simplement une pratique de l\u2019architecture axée sur la construction de la ville, sur la soumission de l\u2019architecture à la ville.Les rues, les avenues, les carrefours, les places, les espaces libres de la ville ne sont pas seulement des composantes du réseau de voirie, des vides entre les volumes bâtis, mais peuvent être revendiqués comme des espaces publics, supports par excellence de la vie urbaine, lieux d\u2019animation, de promenade, de loisir et d\u2019échange où s\u2019effectue la plus large pratique de la ville.Il s\u2019agit donc « d\u2019architecturer » les creux, de leur donner un caractère et d\u2019incorporer autant que possible les terrains vagues, les espaces résiduels, les dégagements existants à un vaste réseau de lieux publics.De façon à mieux préciser cette approche, disons que la répartition des espaces libres à l\u2019échelle de la ville serait la transposition schématique amplifiée d\u2019un logement dans lequel le corridor est la rue et les pièces sont des lieux urbains spécifiques avant chacun leur géométrie, leur volume, leur fonc- tion et leur mobilier.Les bâtiments forment les cloisons et participent au décor.Le feuillage des arbres, le ciel ou la toiture de verre agissent, selon le cas, comme plafond.Dans cette optique, la typologie globale des espaces libres constitue notre logement social et devrait combler l\u2019ensemble des besoins reliés à la vie urbaine collective au même titre que la résidence par rapport à nos exigences de confort individuel.De là l'importance d\u2019introduire une bonne hiérarchie d\u2019équipements et de bien choisir le type d\u2019intervention requis pour chacun des sites.Or, le lotissement systématique de nos villes américaines selon une- grille orthogonale et certaines règles de zonage particulièrement rigides comme le pourcentage maximum d\u2019implantation ou les dégagements au sol obligatoires, laissent très peu de place à la surprise, la variété et l\u2019originalité des formes urbaines.Ils contribuent le plus souvent à morceler la perspective en blocs discontinus, à surhausser à outrance le plafond de la ville et à encourager en bordure d\u2019îlots une succession d\u2019aménagements paysagers disparates et sans relation visuelle entre eux.La prolifération des lots vacants et des stationnements à ciel ouvert ajoute un peu plus d\u2019anarchie à un paysage où les jeux de disposition des volumes et d\u2019agencement des espaces urbains semblent plutôt restreints.15 KHniSl : j.¦ -JJ ¦\t: : \"T::-: :-: Hi Se «tailler une place»: les choix du centre-ville de Montréal.Il suffit de parcourir un centre-ville pour constater l\u2019ampleur des efforts à fournir encore pour rapiécer le tissu urbain, lui redonner une texture agréable et le débarraser de toutes ces imperfections qui aujourd\u2019hui composent le tableau de notre environnement de travail (et de résidence pour de plus en plus de gens).La responsabilité de cette vaste opération et sa mise en oeuvre graduelle reviennent aux municipalités dont les instruments de contrôle, sans être trop contraignants, peuvent agir adéquatement.Ainsi il faut que soient reconnues les règles du jeu urbain, sinon l\u2019architecture elle-même se condamne à l\u2019insignifiance.C\u2019est l\u2019autorité politique qui peut ordonner la ville malgré les limites de ses pouvoirs et les intérêts souvent contradictoires avec lesquels elle doit négocier.C\u2019est elle qui décide et prend les moyens pour mettre en forme la « convention» urbaine, avec ou sans les architectes et urbanistes.Or, toute action sur les lieux urbains s\u2019effectue le plus souvent sur des zones qui sont la propriété de la municipalité, c\u2019est-à-dire sur ses terrains de stationnement et sur les surfaces de circulation, soit les rues et les trottoirs qui, à eux seuls, représentent 30% du territoire urbain.L\u2019intervenant municipal a donc un «rôle majeur» sur la valorisation du domaine piéton en particulier.Et puisque les caractéristiques du bâti agissent sur l\u2019ambiance au sol, il doit aussi veiller à ce que tout nouveau projet sur le domaine privé se soumette à l\u2019ordonnancement de l\u2019ensemble et apporte, par sa structure, une réponse formelle acceptable à l\u2019environnement spatial existant.L\u2019esprit et la teneur des derniers règlements de zonage émis par la Ville de Montréal vont d\u2019ailleurs dans ce sens (régi.5241, 4980, plan d\u2019occupation et de construction, etc.).Le renforcement des qualités du patrimoine bâti ou non bâti (espaces libres) va de pair avec ces mesures quantitatives.Délaissons ici l\u2019approche théorique de l\u2019aménagement urbain pour nous pencher, en guise d\u2019exercice, sur le contexte physique du centre-ville de Montréal.Sa dynamique d\u2019expansion laisse apparaître trois axes majeurs de développement: l\u2019axe nord-sud du boulevard Bona-venture, l\u2019axe est-ouest des boulevards de Maisonneuve et Président Kennedy, et celui des rues Jeanne-Mance et Saint-Urbain.L\u2019examen sommaire de la physionomie des deux derniers permettra de dégager les performances du réseau d\u2019espaces libres qu\u2019on retrouve.ou pas, ses qualités et ses défauts.A travers cette brève analyse se profilent les tendances et les choix que nous offre et nous offrira une partie du centre-ville quant aux zones d\u2019expression de notre vie collective.Il faut préciser toutefois que les lieux publics qu\u2019on y retrouve servent à satisfaire les besoins reliés à une forte concentration humaine pour laquelle ils sont les espaces de vie du quotidien.L\u2019étude de ce territoire exclut de fait les super-équipements collectifs comme les grands parcs situés en périphérie (la montagne, l\u2019île Sainte-Hélène, le parc Maisonneuve et le parc Lafontaine) et où prennent places les activités de loisir de «fins de semaine ».Ils ont de par leur éloignement un impact négligeable par rapport aux exigences de la clientèle dont il est ici question.L\u2019axe de développement nord-sud compris entre les rues Jeanne-Mance et Saint-Urbain offrira bientôt, lors du parachèvement de Place Guy-Pavreau et du Palais des Congrès, un réseau articulé d\u2019espaces publics à vocation multiple.Ils sont distribués le long d\u2019une nouvelle voie urbaine exclusivement piétonne qui relie Place des Arts à la place d\u2019Armes, symboles respectifs du Montréal culturel et historique.Heureux hasard, les deux extrémités de l\u2019axe portent déjà le nom de «place».La réalisation de ce grand objectif d\u2019urbanisme formulé au début des années soixante est l\u2019aboutissement d\u2019un long processus de concertation entre les gouvernements supérieurs, l\u2019autorité municipale et parfois l\u2019entreprise privée.Il matérialise un souci louable d\u2019équiper le secteur d\u2019une infrastructure cohérente de surfaces communautaires par le biais d\u2019une des premières tentatives de densification d\u2019un espace (public et privé) dans le centre-ville.La formule de plan d\u2019ensemble a servi de mesure incitative à la création d\u2019espaces sociaux permanents et aménagés, accessibles au public.Ce corridor urbain traverse les îlots en leur centre 16 4P m.jftwl -I.i\"imffir L\u2019avenue Président-E majeur de la dernière négation des 'besoins semble la plus évidei (photo Service dTJrbanisme, Ville d< i - 2; bnpy, axe spéculatif .aennie, là où la îsoijspaces libres :.J| m » et fait le pont entre deux stations de métro Place des Arts et Place d\u2019Armes.Il emprunte la forme de deux voies de circulation superposées, l\u2019une souterraine, l\u2019autre en surface.Ainsi l\u2019alternative possible pour le piéton quant au choix du parcours ajoute à l\u2019intérêt et répond très bien aux exigences de notre climat.Les lieux publics qui animent le parcours composent une armature intéressante surtout par la variété de leur composition (minérale ou végétale, linéaire ou rectangulaire, couverte ou à ciel ouvert), par la qualité du mobilier urbain et la présence marquée de l\u2019eau sous forme de bassins, cascades ou fontaines.Aussi, l\u2019aspect innovateur de ce concept réside dans l\u2019imbrication des espaces publics et privés dans une « rue » solidement architecturée qui serpente au pied des immeubles.En plus d\u2019être un véritable couloir de desserte pour une forte concentration d\u2019emplois tertiaires, l\u2019axe enjambe successivement trois voies urbaines à haute fréquentation piétonne et très animées, soit les rues Sainte-Catherine, La Gauche-tière dans le quartier chinois et Saint-Jacques dans le Vieux-Montréal.14 La structure urbanistique y est donc favorable à l\u2019établissement de contacts sociaux dont la qualité dépendra de leur pouvoir d\u2019attraction comme le signale Richard Fauque: « Sans doute faut-il donc, pour que ces nouveaux lieux puissent faire partie de la langue de la ville, c\u2019est-à-dire pour que leur soit véritablement donné vie, que nous les pratiquions.y laissions l\u2019empreinte de nos activités, alors seulement nous saurons les lire.»16 À ce chapitre, l\u2019atrium du Complexe Desjardins est en voie de se tailler, par la grande diversité des événements qui s\u2019y passent, une réputation enviable.En contrepartie, l\u2019intégration des différentes fonctions d\u2019un centre urbain sur cet axe ne s\u2019est pas faite sans dommages causés au paysage urbain avoisinant et sans que ne soient éliminés tous les obstacles: ne mentionnons que le franchissement encore périlleux en surface des rues transversales (boulevard Dorchester, Vitré et Saint-Antoine particulièrement), la discontinuité d\u2019échelle des récentes constructions les unes par rapport aux ¦ jardins au monumentalisme du «Palais» des Congrès.On remarque aussi morcellement du terrain bâti en bordure des rues Jeanne-Mance et Saint-Urbain au profit du stationnement à ciel ouvert et des travaux de voirie.Le tissu urbain est lâche et désarticulé.Le lancement par la Ville de Montréal de l\u2019Opération 20 000 logements sur des terrains en bordure de ces deux rues (îlot Balmoral, intersection sud-est Dorchester et Saint-Urbain) laisse présager un remplissage progressif des lots vacants.Les efforts devront porter aussi dans l\u2019avenir sur une réanimation des zones inhospitalières sans carrière défini comme la plate-forme de béton entourant la salle Wilfrid-Pelletier, les abords de la Côte-de-la-Place-d\u2019Armes et le passage piéton extérieur sous le Palais des Congrès.Malgré l\u2019existence de ces quelques points d\u2019ombre corrigibles, on peut se réjouir du résultat global et de l\u2019attention particulière portée le long du parcours à l\u2019aménagement de zones publiques contemporaines.Or, le souci de planifier une emprise confortable et diversifiée pour les usagers du centre-ville s\u2019estompe complètement en bordure du boulevard de Maisonneuve et de l\u2019avenue Président Kennedy, entre les rues Bleury et Stanley, là où la négation des besoins en espaces libres semble la plus évidente.Axe spéculatif majeur de la dernière décennie (comme son pendant nord-sud de la rue Université) et symbole de l\u2019essor économique du secteur privé, il aligne de part et d\u2019autre une dizaine de nouveaux gratte-ciel d\u2019une hauteur moyenne de 20 étages.La somme totale de leurs superficies de plancher équivaudra bientôt à trois fois Place Ville-Marie, pour une clientèle d\u2019em-ployés(es) évaluée à près de 22 000 personnes.Contrairement à l\u2019attitude précédente, aucun nouvel espace libre extérieur et au niveau du sol n\u2019a été réservé en périphérie pour satisfaire à moyen terme les exigences minimales de cette nouvelle population quant à ses besoins de relaxation et de détente, si ce n\u2019est une série de petits « dégagements paysagers», adjacents aux halls d\u2019entrée des immeubles et sans relation spatiale entre eux.Qui plus est, ils sont soumis le plus souvent à des conditions de vent et d\u2019ensoleillement défavorables.Le paysage urbain prend ici la P?a?OSZD DEVELOPMSN ®M1 A/ft TT TT ______________ ^3 :t?aal.oylbHC.canada iFST CUf-3-: CC.-J .FAXION DEC DABSR.forme de deux couloirs étroits et anonymes, utilisés seulement à des fins de circulation, l\u2019espace libre est dépourvu de toute qualité spatiale et ne sert que de dégagement fonctionnel entre les architectures riveraines.La rareté des surfaces publiques dans ce secteur s\u2019explique en partie par la valeur excessive des terrains (effet du zonage permissif) qui rend leur acquisition prohibitive par le pouvoir municipal.Ainsi, l\u2019ouverture au public d\u2019espaces libres privés ou institutionnels dans le voisinage (propriété de St.James United Church, de l\u2019université McGill) et l\u2019incitation à la mise en place de nouveaux espaces aménagés par le secteur privé pourraient compenser en partie la faiblesse du réseau public sur cet axe.La très haute fréquentation en période de beau temps des quelques espaces verts disponibles (Christ Church, carré Phillips) nous indique qu\u2019il faudra intervenir au plus tôt pour récupérer aux fins d\u2019usage public les rares espaces libres (stationnements à ciel ouvert pour la plupart) qui subsistent encore dans cette zone.Le choix semble s\u2019orienter là et ailleurs sur la ramification du « Montréal souterrain» constitué de galeries marchandes reliées par des passages aux quais des stations de métro.Principale originalité du centre-ville touristique, le réseau d\u2019espaces public en sous-sol et à vocation commerciale n\u2019exclut pas l\u2019urgence d\u2019aérer le terrain bâti en surface au moyen d\u2019équipements communautaires bien répartis et voués en priorité à la détente et à la «convivialité».16 L\u2019axe de l\u2019avenue du Président Kennedy apparaît sous cet angle d\u2019une pauvreté navrante.Les arcades, passerelles, atriums, passages couverts, mails piétonniers ou élargissements de trottoirs sont autant de formules mises en oeuvre dans nos villes modernes pour diversifier le domaine public et pour restructurer l\u2019espace urbain.Les caractéristiques d\u2019expansion du centre-ville de Montréal, comme nous l\u2019avons vu, nous révèlent deux attitudes contradictoires quant à l\u2019importance accordée au système des lieux urbains: la reconnaissance dans un axe et la négation dans l\u2019autre.Il nous faudra, pour harmoniser le tout, formuler de nouveaux modes d\u2019implantation d\u2019espaces publics qui puissent nous permettre de retrouver le sens et les vertus de la « cité » dans nos villes.L\u2019enjeu est de taille.Pour reprendre une phrase de Sitte: «Toute la question c\u2019est de savoir s\u2019il est absolument inévitable de payer les conquêtes grandioses de l\u2019urbanisme moderne au prix fabuleux du renoncement à toute beauté artistique dans l\u2019aménagement des villes».17 L\u2019avenir nous apprendra quel aura été notre choix aujourd\u2019hui.¦ Jean Drapeau est architecte et préposé à la planification au Service de lTTrbanisme de la Ville de Montréal.1.\t« L\u2019art de bâtir les villes », Camillo Sitte.Traduit de l\u2019allemand par D.Wieezorek, Éditions de l\u2019Équerre 1980.2.\t« Le symbolique et l\u2019utilitaire», paru dans «Architectures en France.Modernité \u2014 Post modernité » publié par l\u2019Institut Français d\u2019Architecture, Centre Georges Pompidou/CCI, Paris 81.3.\tLa perte de leurs qualités spatiales n\u2019est pas sans rapport avec la disparition des occupations riveraines qui à l\u2019époque stimulaient leur animation.(Exemples: Carré Viger/ Gare Viger, Carré Dominion/Gare Windsor, Hôtel Windsor, Sun Life).4.\tSignalons à cet effet la persistance du concept de «village» dans la promotion de certains quartiers de Montréal.Ceci laisse croire que dans l\u2019esprit de nombreux citadins c\u2019est à cette notion qu\u2019ils préfèrent s\u2019identifier.5.\t«La poétique de la ville», Pierre Sansot, Édition Klinebsieek 1973.6.\tCette notion a pris avec le temps un sens très large et recoupe tous les aspects du confort, physique et moral du citadin.7.\tNotions introduites par Pierre Sansot.8.\tPropos de Léon Krier dans «Architecture d\u2019Au-jourd\u2019hui», No.198, sept.78, p.24.9.\tSe dit du territoire cadastré, des parcelles de terrain comprises entre les voies de circulation et généralement zonées.10.\tLa Ville de Montréal a investi beaucoup d\u2019argent et d\u2019énergie ces dernières années pour corriger la situation en réalisant des «travaux d\u2019amélioration locale » du type élargissements de trottoirs, aménagement de mails piétonniers (installation d\u2019un nouveau mobilier), enfouissement des fils électriques, ou plantation d\u2019arbres.L\u2019effort est louable malgré des résultats souvent peu convaincants.11.\tCf.Article de C.Demers dans la revue ARQ, No 10.12.\tLa population qui «occupe» les 275 hectares de la zone de développement du centre-ville est évaluée à 180 000 travailleurs et 10 000 résidents.13.\tStation Place des Arts sur la ligne 1.Station Place d\u2019Armes sur la ligne 2.14.\tLes rues Sainte-Catherine et Saint-Jacques sont incluses dans le programme de revitalisation des artères commerciales (projets RAC.) lancé par la ville de Montréal en 1980 alors que la rue La Gauchetière sera aménagée au cours de l\u2019été 83 en mai! piétonnier, dans ce secteur.15.\t«Perception de la ville et imaginaire urbain», article paru dans la revue «Espaces et sociétés», No 16, Nov.75.16.\tÀ l\u2019opposé, l\u2019accent mis sur la stimulation de l\u2019activité commerciale et l\u2019empiètement progressif de celle-ci sur nos square publies (ex.: marchés aux fleurs à Montréal) font que l\u2019espace public contemporain tend à devenir une marchandise comme une autre «réinsérée dans le processus de consommation qu\u2019impose la structure économique de notre société».Pierre Diaz-Pédrégal dans AA.No 198.17.\t« L\u2019art de bâtir les villes», p.117.P ~ 18 ¦ ipe- JtcuüAj /LrtVU- e-, umjl 1642 \u2014 Légèrement à l\u2019abri du courant Sainte-Marie qui est un constant défi aux navigateurs, la plage située au confluent de la rivière Saint-Pierre et du Saint-Laurent est un lieu connu des Amérindiens.Ils y campent périodique- Hugues Desrosiers I ¦ I La place Royale de Montréal, dans son espace actuel, porte l\u2019empreinte de plus de 300 ans d\u2019occupation blanche, de mutations diverses ayant marqué la naissance et la croissance d\u2019une ville dont elle constitue l\u2019un des premiers jalons d\u2019organisation.Malgré une récente période de décadence heureusement révolue, elle est de nouveau favorisée d\u2019un regain de vitalité.Ville-Marie, Vieux-Montréal, les initiales demeurent même si l\u2019histoire évolue.mes® ment, y tirent leurs canoës au point de rencontre probable de leurs sentiers insulaires et du fleuve.Là, se produisent les premiers contacts avec les nouveaux venus, à l\u2019orée de la forêt, sur l\u2019espace dégagé par les importantes crues annuelles.La petite colonie française érige, rive droite de la rivière Saint-Pierre, sur l\u2019actuelle Pointe-à-Callières, une habitation fortifiée, une «place d\u2019armes», entourée de constructions à fonctions largement collectives et ceinturées par les cours d\u2019eau et un mur.Cette première place, aussi dite «Royale», répondait au péril de l\u2019heure.latheims ¦ I er.S3 I Pourtant, l\u2019exiguïté et les inondations forcent nos ancêtres à implanter en face, sur l\u2019autre rive et la colline Saint-Louis, des constructions permanentes au fur et à mesure des besoins croissants.Dès 1652, le va-et-vient du fort à la colline trace un cheminement sur l\u2019axe de la rue Saint-François-Xavier, vers de nouvelles implantations, squelette primitif des voies actuelles.On aménage une nouvelle «place d\u2019armes » près de la grève, attenante à la rue Saint-Paul, bientôt la plus importante et la plus densément peuplée.Cette nouvelle place, ouverte sur le fleuve et adossée à la bourgade en pleine construction, est bientôt \u2014 en xi otr :\t\u2022 r» tS.\u2014 llhrrr plus grande superficie au sol et contigus.L\u2019une des premières fut la maison Wurtele construite en 1802 sur l\u2019emplacement de la «boulangerie du Roy».Extrait du plan Joseph Bouchette, 1815. Cette construction parachève l\u2019évolution du «vieux marché» bientôt supplanté dans sa fonction par le «nouveau marché » créé sur les ruines de l\u2019incendie de 1803: la future place Jacques-Cartier.Dès 1801, le Bas-Canada légifère sur l\u2019arasement des fortifications dont la présence gêne l\u2019expansion marchande de la ville favorisée par le premier essor commercial du port.L\u2019emprise des murs sera donc lotie et Il n\u2019y a désormais plus d\u2019espace clos mais un rectangle ouvert sur les nouveaux quais, retrouvant la proportion antérieure de la place d\u2019armes primitive, seule similitude parmi tant de mutations.En effet, jusqu\u2019à la fin du siècle, les petits bâtiments du périmètre font place à de nouvelles structures plus larges, comptant de 2 à 4 étages sur rez-de-chaussée et chevauchant parfois plusieurs parcelles.Le commerce de détail cède le pas à celui de grossiste-importateur, tandis que l\u2019habitation et l\u2019artisanat disparaissent et que des remblais comblent la rivière Saint-Pierre vers 1840, créant l\u2019esplanade de la place d'Youville, celle de la rue des Commissaires (de la Commune) et éloignant le fleuve au-delà des quais construits depuis 1836.Vers 1855, on aménage sur le nouvel espace libre, entre les rues Capitale et de la Commune, un square clôturé d\u2019urne grille, planté d\u2019arbres et orné d\u2019une fontaine à vasque.vendue pour construction et Wurtele en acquiert une parcelle pour aménager un jardin puis agrandir sa maison.La vieille place du marché disparaît cependant et ses équipements sont vendus aux enchères lorsqu\u2019en 1838, les commissaires du port achètent et font démolir la maison Wurtele et tous les bâtiments fermant la place du côté sud.Ils érigent peu après au centre de l\u2019espace ancien le «Inland Revenue Office», la première douane, due à l\u2019architecte John O\u2019Stell.ML 0 N Pv Le caractère ornemental de l\u2019espace s\u2019identifie aisément avec la nouvelle prospérité du commerce d\u2019importation et avec le développement des activités porturaires bientôt stimulées par le chemin de fer.Cet espace prend le nom de « Customs Square » et son cadre architectural devient plus imposant en partie par suite de l\u2019austère noblesse de la douane, imitée par quelques façades voisines, et en partie par l\u2019abondance victorienne des plus grands bâtiments dont il nous reste le « Frotingham & Workman» au 15?de la rue Saint-Paul (le « Cameo Building»), construit en 1855 par l\u2019architecte George Brown.En 1881, l\u2019agrandissement de la douane empiète sur le square qui est remplacé par une simple pelouse baptisée «place Royale».Peu de mutations jusqu\u2019à nos jours si ce n\u2019est la relocalisation en 1940 de l\u2019obélisque consacré aux fondateurs de la ville, deux démolitions perforant un périmètre constitué depuis plus de deux siècles et l\u2019inauguration d\u2019un banal hôtel de marins aux environs de la Seconde Guerre mondiale.L\u2019abandon des fonctions d\u2019origine touche la plupart des bâtiments du périmètre, très lentement remplacés et laissant parfois des lieux vacants pendant de longues périodes, symptôme de la décadence du quartier.Cependant, ces dernières années ont vu un redressement favorisé par la convergence d\u2019un nouvel intérêt économique pour ce cadre immobilier et de l\u2019appui financier des pouvoirs publics:3 recyclages et constructions permettent de restaurer, de normaliser et de susciter des logements, des bureaux, des boutiques.Certaines fouilles archéologiques viennent appuyer de leurs constats la somme des connaissances historiques des lieux, bientôt diffusées par une exposition et une publication en cours de préparation.Bientôt également, l\u2019aménagement d\u2019aires publiques prendra en compte ces découvertes en prolongeant la place vers l\u2019ancienne rive.Une ville naît, croît et peut mourir: l\u2019histoire de Ville-Marie n\u2019a certes pas encore connu son terme et la vitalité de Montréal rejoint de nouveau son «bercail», le «Vieux-Montréal», au bord du fleuve Saint-Laurent.¦ A J Plan terrier d\u2019après le deuxième terrier des Sulpiciens, par Louis Guy, 1792.Rapport de la Société d\u2019archéologie et de numismatique de Montréal (Château Rame-zay), Ville de Montréal, 1982.Extrait de l\u2019atlas Hopkins.3.Entente sur la mise en valeur du Vieux-Montréal et du patrimoine montréalais, Ville de Montréal et ministère des Affaires culturelles du Québec.Square de la Douane, vers 1870, Collection Notman, musée McCord, Montréal.21 Le Centre de création et de diffusion en design de T Université du Québec à Montréal un lieu d\u2019échanges et de débats France Vanlaethem directrice du Centre de création et de diffusion en design Le Centre de création et de diffusion en design de 1\u2019université du Québec à Montréal occupe paradoxalement un lieu vide de la ville.Son adresse, 175, avenue Président Kennedy, est peu évidente dans la nomenclature des rues et difficile à situer pour les gens qui visitent le Centre pour la première fois, néanmoins, sa situation en plein centre-ville de Montréal, à l\u2019arrière de la Place des Arts, à proximité immédiate du métro, lui confère une localisation priviliégiée.Ce Centre est installé dans le pavillon de Design de l\u2019TJQAM qui occupe un de ces trop nombreux ilôts déstructurés où la vie urbaine, avec sa diversité et ses contrastes, a laissé place à un vaste espace de stationnement.La démolition de la ceinture résidentielle qui définissait ses limites a effacé les repères spatiaux et affaiblit la présence symbolique des monuments qui le ponctuent.Hier, Institut de Technologie de Montréal avec sa façade orgueilleuse et son entrée monumentale sur la rue Sherbrooke, le pavillon de Design ouvre, aujourd\u2019hui, une de ses entrées sur l\u2019avenue Kennedy, à l\u2019arrière de l\u2019accès carrossable du stationnement à proximité immédiate de la sortie Kimberley de la station Place-des-Arts.Il se veut par la présentation d\u2019expositions un lieu de diffusion sur le design au Québec, et, de plus, par l\u2019organisation de conférences publiques un lieu de réflexions et d\u2019échanges sur les questions de la place du design dans la société québécoise et de son rôle dans la culture.En décembre 1981, les activités du Centre débutèrent par la présentation, en collaboration avec la Goethe-Institut de Montréal, de l\u2019exposition réalisée par la N'eue Sammlung de Munich, consacrée au Deutscher Werkbund, cette association prototypique fondée en 1907 à Munich qui réunissait architectes, artisans, industriels et hommes politiques en vue de promouvoir et de réaliser la qualité des produits de l\u2019industrie.Cet objectif économique et culturel s\u2019articulait à d\u2019autres.Ses fondateurs désiraient, en accord avec la tradition sociale du mouvement Arts et lifer Crafts, restaurer la dignité du travail humain et retrouver ses potentialités de joie, sans pour autant rejeter l\u2019application de la machine pour la fabrication des objects.Leur volonté était d\u2019harmoniser, voire de fondre production industrielle et production artistique: d\u2019accorder l\u2019art et la technologie, d\u2019allier l\u2019art et l\u2019industrie, comme chercheront à le faire la plupart des créateurs après eux.Les activités du Werkbund s\u2019étendaient à toutes les questions fondamentales intéressant l\u2019environnement, depuis la création de l\u2019objet jusqu\u2019à l\u2019aménagement de l\u2019espace et la planification de la ville.Leur recherche et leur campagne resteront un référent sûr au niveau des valeurs et un modèle d\u2019action incontesté pour les cinquante ans à venir.Cette première exposition sur un des phénomènes majeurs de l\u2019histoire du design est des plus significative de l\u2019étendue du champ d\u2019intérêt et de certains aspects de la vocation du Centre, définis d\u2019ailleurs par son contexte universitaire particulier.À l\u2019université du Québec à Montréal, l\u2019enseignement et la recherche en design couvrent l\u2019ensemble des disciplines du design.Le département de Design et les modules de Design graphique et de Design de l\u2019environnement sont concernés par la mise en forme graphique de l\u2019information ainsi que par la mise en forme de l\u2019ensemble de l\u2019espace construit.Aussi, le Centre se propose de montrer des expositions relatives tant au graphisme qu\u2019au design urbain, à l\u2019architecture, au design industriel.L\u2019exposition «le Werkbund allemand, entre l\u2019art et l\u2019industrie » renvoyait, par sa valeur de témoignage, à l\u2019un des objectifs du Centre: montrer des expositions d\u2019intérêt didactique.Mais cette orientation de la programmation du Centre ne se limite pas uniquement à l\u2019histoire du design moderne, elle conduira à favoriser aussi des présentations visant à rendre explicites les conditions et processus de mise en forme contemporains.Et les rencontres publiques \u2014 conférences, tables rondes, séminaires \u2014 auxquelles le Centre invite le public à participer pour le vernissage des expositions, viennent appuyer notamment cette volonté éducative.\\ /« y I wysfbwaj:;; 22 I fill Au-delà de cet objectif Important pour le développement d\u2019une culture élargie en design chez les étudiants et le grand public, le Centre organise des événements articulés au débat culturel actuel; tel fut le sens principal de plusieurs expositions présentées en 1982.« Design pour le secteur public aux Pays-Bas » montrait des réalisations publiques de ce pays de l\u2019Europe du Nord où la qualité du cadre de vie et de la communication entre les citoyens et J1 l\u2019État est une préoccupation majeure des gouvernements, où les professionnels du design jouent un rôle actif et responsable au sein des administrations publiques.L\u2019exposition de ce cas national exemplaire offrit un prétexte pour rassembler des responsables et des professionnels afin de faire le point sur l\u2019état des rapports entre le design et les pouvoirs publics au Québec, et d\u2019en débattre: L\u2019exposition fut inaugurée par une table-ronde à laquelle participèrent MM.Cyril Simard, directeur des Arts de l\u2019environnement au ministère des Affaires culturelles du Québec; Jean Roy, alors président du Rassemblement des Citoyens de Montréal; Michel Lefebvre, vice-recteur aux Finances; Jean-Pierre Hardenne, vice-doyen de la Famille des Arts, tous deux de 1TI-QAM; Frédéric Bellande, Laurent Mar-quart et Koen De Winter, designers.Antérieurement déjà, une autre exposition avait attesté de l\u2019importance que certains pays attribuent au design.«Les meilleures affiches suisses de 1976 à 1980» présentait le résultat des derniers concours que le département fédéral suisse de l\u2019Intérieur organise annuellement, depuis 1942, pour distinguer les meilleures affiches et promouvoir la création graphique nationale auprès d\u2019un large public, en Suisse comme à l\u2019étranger.Cette politique de la Suisse visant à faire connaître à l\u2019extérieur de ses frontières les productions culturelles nationales les plus marquantes, permit au Centre de présenter, après Londres, b &(*>¦ lW- Amsterdam, Oslo et avant Paris et New York, l\u2019exposition «Architecture en Suisse, 1970-80 » qui fait état des principales problématiques et tendances qui ont marqué, en Suisse, cette dernière décennie, l\u2019enseignement et la pratique de l\u2019architecture.À côté d\u2019une production architecturale informée par une technique constructive rationnelle, se développe une architecture qui met en forme la matière et l\u2019espace en référence au paysage rural ou urbain existant et à la tradition construite locale.Cette dernière tendance se manifeste notamment, d\u2019une manière particulière, dans le Tessin où certains architectes élaborent et concrétisent dans leurs réalisations les idées avancées et défendues par le mouvement Néorationna-liste.La situation géographique et l\u2019histoire de cette région, enclavée dans l\u2019Italie du Nord, n\u2019est d\u2019ailleurs pas sans rapport avec l\u2019orientation idéologique de certains architectes tessinois tel que Mario Botta, invité au Centre à l\u2019occasion de cette exposition.«Construire le site » fût le titre de sa confiance où il exposa ses idées et présenta ses travaux.Kazuo Shinohara est un autre architecte, japonais, sur lequel le Centre attira l\u2019attention.Son oeuvre n\u2019est d\u2019ailleurs pas sans points communs avec celle de Mario Botta.Cette fois, l\u2019exposition fut précédée d\u2019une conférence de l\u2019historien et critique Kenneth Framp-ton, connu par ses recherches sur l\u2019architecture moderne et son implication active et critique dans le débat architectural.Le professeur Frampton situa l\u2019oeuvre de Shinohara dans la production architecturale contemporaine et mit en évidence ses liens avec ce que certains appellent, la « nouvelle vague » japonaise.Il établit, de plus, un rapprochement intéressant entre la position de Kazuo Shinohara et celle d\u2019Adolf Loos, cet architecte viennois du début du siècle, considéré auparavant comme un précurseur du mouvement moderne et aujourd\u2019hui, comme un des maîtres de l\u2019architecture moderne; son attitude critique face au progrès social, sa conception circonspecte du rôle de l\u2019architecte et sa valorisation de la ville et de l\u2019histoire viennent faire écho aux problèmes et interrogations présents.Prochainement, le Centre accueillera une exposition sur l\u2019architecture colombienne.La présentation de cette exposition préparée, comme la précédente, par l\u2019Ecole spéciale d\u2019architecture de Paris sera l\u2019une des contributions de l\u2019université du Québec à Montréal à l'Archlfête.«Architectures colombiennes.Alternatives aux modèles internationaux » viendra, de plus, appuyer visuellement la problématique du colloque international «Architecture et Identité culturelle » organisé, à cette occasion, par le Groupe d\u2019études et d\u2019interventions en environnement construit de 1TIQAM.Ces événements \u2014 expositions, conférences publiques, tables rondes \u2014 organisés par le Centre de création et de diffusion en design de 1TIQAM, constituent autant d\u2019occasions, d\u2019ouvrir l\u2019université sur le milieu extérieur, de rassembler l\u2019ensemble des personnes concernées par l\u2019architecture et le design, de regrouper les étudiants et professeurs de différentes universités montréalaises, d\u2019établir des hens et des échanges entre chercheurs et prati- ciens.Toute culture particulière ne peut être vivante et forte, tout groupe de producteurs spécialisé ne peut contribuer positivement au développement de la culture d\u2019une société sans que leurs idées et productions ne soient publiées (au sens étymologique du terme), confrontées et débattues.La culture de l'architecture et du design au Québec manque de présence publique: les créateurs restent souvent des inconnus; leurs oeuvres, même si elles participent directement par leur présence urbaine ou domestique à la vie quotidienne, sont souvent des objets quelconques et anonymes où l\u2019usage individuel, bien plus que l\u2019histoire, a inscrit ses significations.Si, en architecture, la défense du patrimoine bâti est devenue une force de pression dans la production du cadre bâti, la création architecturale reste sans critique et sans consécration publique.Les interventions ponctuelles intéressantes ne sont pas remarquées et des morceaux entiers de ville sont reconstruits dans un silence presque total.Néanmoins, ces dernières années, quelques actions ont contribué à animer le débat, à faire circuler les idées nouvelles et à publier certaines productions.Cependant, les autres pratiques du design n\u2019en sont pas encore rendues à ce point: la dimension professionnelle domine encore la dimension culturelle.Pour rejoindre un de ces publics privilégiés, le Centre de création et de diffusion en design collabore avec les différentes organisations professionnelles.L\u2019Ordre des Architectes du Québec apporta son appui à l\u2019organisation des expositions «Architecture en Suisse, 1970-1980» et «Kazuo Shinohara», la Société des Graphistes du Québec à la présentation des « Meilleures affiches suisses de 1970 à 1980» et de «Graphisme canadien».Cette dernière exposition préparée par la Société des Graphistes du Canada, pour commémorer, en 1982, les vingt-cinq ans de sa fondation, permit de montrer certains aspects de la production contemporaine de design au Canada et au Québec.24 Encore un autre objectif important des activités du Centre: accueillir ou préparer des expositions présentant les réalisations et projets de designers québécois, graphistes, designers industriels et architectes, et, de plus, faire connaître des milieux spécialisés et du public les activités du département de Design de ÎTJQAM dans les domaines de l\u2019enseignement- et de la recherche, l\u2019exposition étant un moyen de publication privilégié pour ce faire.Le Centre présente annuellement une exposition des finissants en design de l\u2019UQAM.Il offre aussi la possibilité aux professeurs de publier les résultats de leur travaux ou de concevoir des présentations visuelles et spatiales sur des thèmes particuliers.Ainsi, l\u2019année dernière, Ghislaine Fallu, chargé de cours en design graphique, orienta son enseignement vers la préparation d\u2019un «Push Pin Show», une présentation qui mettait en scène, avec humour, certains résultats d\u2019exercices pédagogiques.Pour le mois de mars prochain, le professeur Alfred Halasa prépare, en collaboration avec les Archives nationales du Canada, une exposition d\u2019affiches polonaises.Et d\u2019autres projets sont envisagés pour l\u2019année prochaine.De plus, les activités régulières du Centre constitue l\u2019occasion concrète d\u2019un travail de création graphique.Pour l\u2019annonce au public de chaque exposition, des documents graphiques originaux sont conçus par Alfred Halasa, professeur au département de Design.Pour terminer cette présentation du Centre de création et de diffusion de 1TIQAM, il faut ajouter quelques précisions sur son organisation.Il est géré conjointement par le département de Design et par le vice-rectorat aux Communications de l\u2019UQAM.Sa programmation est définie par un comité de direction composé de responsables de 1TJQAM et d\u2019un représentant du milieu extérieur.Son fonctionnement est pris en charge par une équipe de trois professeurs du département aidés de quelques étudiants.¦ rauào de forme rente à « mat* I tites ml I ^snlsioi tiSBOS tairas® ques de la : ce:;:: mise et ci; & »i K \u2022 ; I UUFaUt ce:. Daniel Durand Plutôt que de présenter une perspective urbanistique des places publiques, le propos tenu ici est d\u2019exposer le côté « mémoire de la ville » à travers deux thèmes qui demeurent d\u2019actualité: soit historiquement, le sens qu\u2019ont pris les espaces urbains dans le but d\u2019exprimer le mode de vie et d\u2019organisation d\u2019une société, soit formellement, l\u2019approche avec laquelle on a donné corps à ces lieux.La place publique, ainsi présentée par rapport à d\u2019autres espaces urbains, nous permet de mieux saisir la portée qui lui a permis de polariser autour d\u2019elle la vie urbaine.En outre, pour bien comprendre l\u2019usage qui s\u2019est établi au Québec, il est utile de se rappeler non seulement l\u2019influence européenne, mais aussi la situation géographique et coloniale du Bas-Canada ainsi que l\u2019histoire subséquente de la province de Québec.En prenant comme point de départ l\u2019agora grec et le forum romain, on voit que ce modèle de forme résiduelle s\u2019apparente à celui de la villa avec son atrium.Ce centre d\u2019activités soulignait à la fois l\u2019organisation socio-politique, la vie quotidienne et la vie religieuse.Le Moyen-Age, tout en précisant les fonctions militaires, commerciales et politiques de la place publique, entreprendra un scindement physique de cette dernière.La dimension artistique sera mise en veilleuse au profit d\u2019une disposition organique qui insistera sur le rôle central et autonome des villes.Durant la Renaissance, c\u2019est l\u2019aspect représentatif de la place que les artistes s\u2019efforceront de qualifier par de multiples moyens.L\u2019architecture des édifices les plus importants et celle de la place publique, avec leurs proportions, ainsi que les éléments connexes (monuments, fontaines, logia) sont l\u2019expression claire de la sensibilité artistique.Camille Sitte, en plus d\u2019en faire l\u2019éloge, a su en tirer des règles de composition1.Les exemples brillants de la Piazza della Signoria à Florence, de la Piazza S.Marco avec la Piazzetta à Venise, le Campidoglio à Rome ainsi que la Piazza S.Pietro montrent également une progression dans la recherche d\u2019effets spéciaux et perspectifs.Ce sera là une caractéristique fondamentale de la fin du Baroque que de savoir tirer parti de l\u2019exiguïté du tissu urbain.La période Néo-classique conservera ces objectifs d\u2019effets spéciaux envers lesquels elle garde une certaine fascination, mais entreprendra Des lieux urbains.aussi une série de glissements dans la façon de les créer.Les lignes axiales deviendront claires et la monumentalité remplacera la recherche des justes proportions.Parallèlement aux bouleversements sociaux, la ville se reconnaîtra sciemment un rôle économique et deviendra elle-même objet de spéculation.À travers la création d\u2019espaces nouveaux, la France et l\u2019Angleterre réduiront dans leurs nuances respectives (la place Vendôme à Paris et le Royal Crescent à Bath) le sens qu\u2019avait la place de la Renaissance.Cette mise en scène de la ville passe par une rationalisation des espaces urbains et c\u2019est également à ce titre que l\u2019oeuvre de Nash, entre St.James Park et Regent Park à Londres, mérite d\u2019être cité.En partie pour des raisons d\u2019hygiène, les grandes capitales européennes connaîtront des transformations urbaines majeures au cours du XIXème siècle.Deux phénomènes sont à noter en même temps: soit la reconnaissance du rôle positif de la végétation et son utilisation dans les différents types d\u2019espaces publics, soit l\u2019intérêt de l\u2019urbanisme naissant envers les questions de réseaux de servitude et de circulation.Aposte-riori, il est permis de voir dans l\u2019oeuvre de J.C.A.Alphand2, qui créa l\u2019aménagement du boulevard Sébastopol et des buttes Chaumont à Paris, une affirmation du rôle métaphysique et exhibitionniste de ces lieux de promenade3.La création de passages couverts où les boutiques alignées exerceront un certain contrôle sur l\u2019espace public, permettra à l\u2019individu de s\u2019exhiber d\u2019une manière singulière.Mais, encore plus que les gens, c\u2019est toute la ville qui se donne en spectacle comme l\u2019a fait ressortir Walter Benjamin.4 Les expositions universelles seront des lieux où la machine est glorifiée et la ville devient elle-même l\u2019objet de cette machine.Ces expositions auront pour but de présenter la grandeur d'une ville.D\u2019un autre point de vue, le XIXème siècle verra naître des utopies, des projets dont celui de Robert Owen pour New Harmony6, où l\u2019idée de progrès rejoint des objectifs de conditions de vie et s\u2019exprime physiquement par des espaces communs et semi-publics qui sont investis d\u2019un sens symbolique.Cette approche s\u2019effacera progressivement au profit d\u2019une uniformité d\u2019ensemble, d\u2019un lotissement régulier et d\u2019une ségrégation des fonctions.On pourrait en partie en attribuer la U.REGENTS fpCIjrçnct Terrace Cheicer Gît Cambridge Terrac .\"r WÊÈgf^l!m '#X fcumbérla'nd' in Buckingham Palace ,\t\u2022./ifV'-À ^ GREEN PARU STÏ J AMES VSPUÀRE -g \u2022kx» Pl.cL ¦C5à IfcPt CUrencëi Houle lES'S PARK > VÿiL-J RC »'& * & %*; tM 1.\tPlan d\u2019aménagement pour le Prince Régent, par John Nash, 1812, Londres (tiré de L.Benevolo, The Origins of Modem Town Planning') 2.\tLe parc des huttes de Chaumont, aménagement (publié dans Les promenades de Paris, de J.C JLAlphand, tiré de Lotus #30) 3.\tLe boulevard Richard Lenoir, plan et coupe de rue (publié dans Les promenades de Paris, de J.CAAlphand, tiré de Lotus #30) 25 3 J I g ïï > * 11 «fc m h h 11119 R Vue de la place d\u2019Armes en 1865 (tiré responsabilité à Cette rede l.Noppen, Québec Trois siècles cherche d\u2019un ordre qu\u2019avait alors 1\u2019urbanisme.Il n'en est pas moins vrai que la pensée moderne confirmera plus tard ce déplacement de sens: on planifie en terme de réseaux et de zones fonctionnelles, de ségrégation et de hiérarchie.Le sens de la rue et celui de la place publique connaissent une nouvelle réduction.6 La critique contemporaine s\u2019adressera surtout à cette destruction et à cette réduction du sens de la ville.La réflexion qu\u2019elle suggère à propos de nos modes de vie et du sens de l\u2019urbain, nous conduit à considérer et à définir clairement la vision que nous avons de l\u2019espace urbain.Pour nous replacer sur un terrain plus concret, la présentation d\u2019exemples québécois nous permettra d\u2019apprécier l\u2019importance qu\u2019ont eue les modèles européens et américains en comparaison avec les facteurs locaux.La place Royale et la place d\u2019Armes de Québec sont sur le plan historique deux bons exemples de lieux qui ont connu une évolution significative.Dès l\u2019origine, on reconnaît une distinction majeure dans leur fonction.Dans la Haute-Ville, tout en côtoyant des institutions religieuses, la place d\u2019Armes est un espace militaire.Dans la Basse-Ville, à proximité des rives et du 26 magasin du Roi, s\u2019organise un tront les premiers aménage-dégagement qui prendra ulté- ments urbains.L\u2019approche rieurement un rôle représen- des fêtes du Tricentenaire, tatifpour cette colonie royale.l\u2019Exposition de Québec et les La topographie, en favorisant efforts de l\u2019architecte Charles cette ségrégation, amènera Baillargé donneront à ce lieu les Anglais à intensifier après une allure pittoresque.La la Conquête la fonction construction du nouveau Pa-commerciale autour de la lais de justice, celle du Châ-place Royale et en particulier teau-Prontenac et surtout la celle du marché.Ce sera véri- démolition des châteaux tablement le coeur d\u2019une ville Saint-Louis et Haldimand mo-dans la ville.Après la création difieront grandement Tendes marchés Finlay et Cham- cloisonnement de la place qui plain, la place Royale conser- s\u2019inscrit dès lors dans une vera un rôle commercial im- succession d\u2019espaces publics portant et un rôle de centre de tant variés qu\u2019importants, quartier autour de l\u2019église Plus récemment, il est bon Notre-Dame-de-la-Victoire.de mentionner le rôle cataly-Fait à noter, elle connaîtra seur et plus encore la charge très peu de modifications symbolique dont on a investi dans son périmètre et seule la place Royale par une res-l\u2019urbanisation provoquera tauration scientifique.Cha-une densification.\tcun peut désormais s\u2019y recon- Quant à la place d\u2019Armes, naître des racines que notre c\u2019est le contraire qui arrivera, société québécoise se cher-Elle verra son périmètre se chait.Cette cure de rajeunis-modifier et surtout les bâti- sement n\u2019a pas affecté de la ments qui en déterminent le même manière d\u2019autres pourtour.Initialement, elle places.Les travaux en cours à fut liée au fort Saint-Louis en la place Jacques-Cartier, tou-tant que lieu d\u2019exercices mili- jours à Québec, illustrent dif-taires mais Ton ne pourra féremment notre conception parler de place qu\u2019avec l\u2019arri- de l\u2019espace urbain.À un lieu vée des Récollets.Le fort attaché à son quartier et dont connaîtra d\u2019importantes mo- le temps avait malgré tout as-difications, le couvent sera in- suré une continuité, on subs-cendié et la fonction militaire titue un ensemble multifonc-sera déplacée vers la Cita- tionnel qui néglige totale-delle.Avec la construction de ment de s\u2019inscrire dans cette la cathédrale Anglicane et du continuité.L\u2019espace public y Palais de justice, s\u2019ouvrira est considéré comme «l\u2019es-une nouvelle ère pour la place d\u2019Armes où, en 1832, apparaî- Suite page 32 Les cloisons mobiles ULTRAWALL* aident les vieux édifices à rivaliser avec les neufs! La rénovation de l'extérieur d'un vieux bâtiment a des limites.Mais, quand il s'agit de son intérieur, c\u2019est bien différent.Pour rivaliser avec les bâtiments neufs, les vieux bâtiments ont besoin de la beauté d\u2019ULTRAWALL, les cloisons mobiles qui, sans coûter plus cher que les cloisons fixes ordinaires, confèrent un air de distinction à tout intérieur.Les panneaux ULTRAWALL solides de 3A po d'épais donnent aux cloisons une apparence permanente qui dénote sans équivoque la qualité C.G.C.Ces cloisons, qui peuvent être aussi dotées de vitres, offrent un choix de revêtements de vinyle lavables, en couleurs, similibois et dessins intéressants.Une fois que les planchers sont dégagés, les cloisons ULTRAWALL font réaliser des économies par rapport aux cloisons fixes de mise en place lente.Elles permettent de finir l'installation des tapis, plafonds, appareils d\u2019éclairage, services, etc., de chaque étage avant leur mise en place.Nul ouvrage compliqué ni rubanage ni sablage.Une seule équipe installe l'ossature, les portes, les vitrages, les garnitures et les plinthes.Plus tôt les loyers rentrent, plus vite la dette diminue.Et vous pouvez peut-être avoir droit à une réduction d\u2019impôt sur les investissements et à l\u2019amortissement accéléré.Les cloisons ULTRAWALL peuvent donner un indice de résistance au feu de 1 h, une STC de 40 à 48, sans oublier les économies du réaménagement de l'espace qu'elles font faire.Quatre éléments de base accélèrent leur démontage et leur remontage, sans la poussière, le vacarme et la lenteur des travaux que causent les cloisons fixes.Communiquez avec votre représentant C.G.C.ou écrivez-nous à P.O.Box 4034, Terminal A, Toronto, Ontario M5W 1K8.COMPANY, LIMITED FICHE TECHNIQUE Le Complexe Guy-Favreau Larose, Laliberté, Pétrucci/ Wehb, Zerafa, Menhès, Housden Architectes associes Le Complexe Guy-Favreau est un ensemble immobilier dont le Gouvernement du Canada a entrepris la construction à Montréal, boulevard Dorchester, entre les rues St-Urbain et Jeanne-Mance, pour y loger une bonne partie de ses services administratifs.Ce complexe sera unique en son genre car il est conçu sous forme de campus entourant un jardin paysage agrémenté d\u2019une pièce d\u2019eau et d\u2019espaces de repos et de détente.Le basillaire qui s\u2019étend sur toute l\u2019emprise du quadrilatère Dorchester, St-Urbain, LaGauchetière, Jeanne-Mance, abrite des espaces de stationnement en sous-sol et au niveau de la rue LaGauchetière des boutiques, et une circulation centrale nord-sud qui permettra de communiquer par tunnels avec la Place Desjardins au nord et le Centre des congrès au sud.Sur ce même niveau on retrouve les locaux de l\u2019O.lT.F., un centre de conférences, une cafétéria et une brasserie, de petits espaces commerciaux de première utilité et un centre de conditionnement physique.Du côté du boulevard Dorchester, au-dessus du basillaire, on retrouve deux ensembles à bureaux proprement dits de douze étages reliés par un atrium au centre dans l\u2019axe de la Place Desjardins.Cet atrium, qui s\u2019étend sur plusieurs étages, abrite le hall principal du complexe et lui donne un aspect accueillant et chaud en introduisant la lumière naturelle jusqu\u2019au coeur du basillaire.Au sud des deux tours précitées s\u2019étend le jardin qui est entouré sur trois côtés par des édifices résidentiels de hauteurs variées répartis en quatre blocs distincts.Les blocs résidentiels ont été étudiés de façon à permettre un ensoleillement maximum des logements et du jardin public.Les 316 unités d\u2019habitations seront réalisées avec le concours de l\u2019Office municipal d\u2019habitation de Montréal et la Société des Caisses populaires Desjardins.L\u2019immeuble est construit sur charpente de béton armé; les parements extérieurs sont revêtus de brique du Québec dont la chaude couleur de cuivre donne un cachet accueillant à l\u2019ensemble et le ramène à une échelle humaine qui l\u2019identifie aux constructions environnantes du quartier chinois.L\u2019ensemble du complexe couvre 133 500 mètres carrés répartis comme suit: Bureaux\t72 800\tm2 Habitations\t30 000\tm2 Espaces publics et espaces de service\t6 500\tm2 Espaces commerciaux\t3 500\tm2 Services et stationnement (bureaux)\t7 000\tm2 Services, stationnements (logements) et centre de conditionnement physique\t12 700\tm2 Tunnel de raccordement\t1 000\tm2 Le complexe sera complété vers le mois de novembre 1983.(4> (3> ®~ (§> I.°\t'.\u2022'b!\u201e___-fu, oo (§)§) I 5 dVA l\u2019»VA i I WV m* inniuinnimiiiifinj .¦¦¦¦¦¦» 1.2.3.4.5.6.7.8.9.10.11.12.13.14.15.16.17.18.19.20.21.22.23.24.25.26.Chaperon de béton préfabriqué Chantepleure Solin d\u2019aluminium, calibre 22 Isolant 50 mm: Styrofoam SM Dow Membrane d\u2019imperméabilisation Béton de charpente Isolant 64 mm: Styrofoam SM Dow Espace d\u2019air 35 mm Brique de parement extérieur: Brique Citadelle Ltée Bandes de retenue en acier galvanisé Cornières d\u2019acier galvanisé Solin de cuivre Grilles de ventilation en aluminium anodisé clair Revêtement métallique Blocs de béton: Montco Panneau de protection Pierre concassée 20 mm 0 Coupe feu de fibres minérales Mur rideau en aluminium anodisé clair Ancrages métalliques Unité scellée de verre clair, triple vitrage Plafond en gypse Plafond acoustique modulaire 1500 x 1500, type Task 1: Donn Plafond métallique linéaire type paraline: Donn Système d'isolation des soffites Tapis de nylon: Peerless Modèle Delta Un projet de parcs Canada mérite un prix d\u2019excellence en Architecture.Québec, le 13 janvier 1983 \u2014 M.Gilles Desaulnlers, directeur de Parcs Canada pour la région du Québec, a annoncé que le projet de passerelle au-dessus de la Côte de la Montagne à Québec qui sera réalisé par Parcs Canada en 1983 dans le cadre de la mise en valeur des Fortifications, s\u2019est mérité un des « Prix d\u2019Excel-lence 1982 », décernés par le magazine de Toronto «Canadian Architect».C\u2019est la firme d\u2019architectes de Québec Gauthier, Guité, Roy, concepteur du design et auteur des plans qui a reçu le prix pour le projet de lien piéton qui reliera la terrasse Dufferin au parc Montmorency, à la hauteur de l\u2019escalier Frontenac, presque au même endroit où se situait l\u2019ancienne porte Prescott.Le prix d\u2019excellence, accordé annuellement depuis 14 ans par le prestigieux magazine, vise à souligner les qualités exceptionnelles de projets de design conçus par des architectes canadiens.Cette année, 9 prix ont été décernés, alors que 204 projets avaient été soumis.Le jury, composé des éminents architectes canadiens, Ned Baldwin de Toronto, Bruno Freschi de Vancouver, et J âmes A.Murray de Don Mills a particulièrement apprécié, dans le cas de la passerelle de la Côte de la Montagne, l\u2019élégance de la solution retenu, l\u2019intégration harmonieuse de la nouvelle structure avec les éléments existants et le mariage judi-cieux des matériaux classiques et contemp orains.La passerelle sera composée de deux piliers latéraux en pierre de taille réunis par une arche centrale en béton précontraint.Le garde de corps et les éléments d\u2019éclairage seront du même type que ceux de la terrasse Dufferin.Cette structure servira à rétablir la continuité du circuit piéton dans ce secteur des Fortifications et accentuera le caractère fortifié de la vieille ville, tout en jouant le rôle de belvédère.Le projet qui a fait l\u2019objet d\u2019une exposition publique à la Poudrière de l\u2019Esplanade au cours de l\u2019automne 1982, sera construit au printemps 1983.Son inauguration, prévue pour juillet prochain, s\u2019inscrira dans le cadre des manifestations entourant la commémoration du 375e anniversaire de la fondation de la ville de Québec.AMELIOREZ LA QUALITE DE VOTRE TOITURE AVEC DES BARDEAUX D\u2019ASPHALTE PLUS LOURDS \\% | TOTAL GARANTIE LIMITATIVE DE 15 ANS Cbateau LA TOITURE PAR EXCELLENCE GARANTIE LIMITATIVE DE 20 ANS jlLi-J, i j: \u2014-i-L-h.\u2014J-.i.1.L\t*-»_L-l A\u2014 r-4\t?\t\t\t L\u2014Ll i\tT\u201e.ui\u201e\t\t\tV'\u2022 \\\t\"Jr~ : Originalité du bord découpé irrégulièrement gauf-frage vertical hardi, éventail de couleurs agréables .voici TOTAL Pour mettre r'accent\" sur votre toiture et donner à votre chez vous un petit aspect artistique, choississez TOTAL.Avec d'innombrables possibilités d'utilisation jointes à la simplicité du bardeau d\u2019asphalte ordinaire, CHATEAU rehaussera l'apparence de n'importe qu\u2019elle demeure, neuve ou ancienne, classique ou contemporaire, habitations mitoyennes ou maison individuelle, CHATEAU s\u2019adapte à tout.Alors, utilisez CHATEAU, c\u2019est si facile à appliquer, aussi facile que le bardeau de 3 par 1.APPROUVÉ PAR L\u2019UL CLASSE \u201cC\u201d POUR SA RESISTANCE AU VENT ET AU FEU.CONÇOIT ET FABRIQUE UNE LIGNE COMPLÈTE DE BARDEAUX POUR SATISFAIRE À TOUTES VOS EXIGENCES.IKO INDUSTRIES LIMITED, C.P.307, HAWKESBURY, ONT.K6A 2Y3.(613) 632-8581 30 lafonjj.la société des décorateurs ensembliers du Québec.! La Société des décorateurs ensembliers du Québec, partant |iu principe que l\u2019image de marque d\u2019une association profes-jsionnelle est l\u2019élément-clé de son plan de communication, a recherché un logotype qui soit perçu de façon positive sur le Solan du professionalisme par ses membres et par le public.! Le défi consistait donc particulièrement à visualiser les objectifs de la S.D.E.Q., les services qu\u2019elle offre et leurs qualités; et >e, de façon sobre mais attrayante.D\u2019étape en étape, les composantes du sigle et du logotype, le choix du lettrage et de la souleur, se sont imposés d\u2019eux-mêmes en utilisant les priorités jui avaient été établies auparavant et les mots-clés en découlant.I L\u2019élément de base, le cube, a été choisi pour traduire les pspaces que le décorateur ensemblier doit manipuler et la na-jure tridimensionnelle de son travail.Il est le symbole du rolume.Il est ouvert, parce que la souplesse, l\u2019ouverture d\u2019es-orit, l\u2019innovation, sont des qualités recherchées dans tout pro-et de décoration.Ce même cube, multiplié et superposé, évoque : naintenant la complexité des espaces qui se juxtaposent, se 5 ihevauchent et communiquent ensemble.C\u2019est le défi et l\u2019inté-êt du travail du décorateur ! Le jeu des cubes représente aussi le mouvement de regroupe-nent, objectif principal de toute association.Telles les lignes iommunes du symbole, les efforts et les connaissances des nembres sont mises en commun pour développer une force et me présence professionnelle sur le marché au public.Les nitiales de la société (S.D.E.Q.) ont été intégrées par la suite au lessin du symbole pour créer un effet intéressant et renforcer iu même coup l\u2019identification visuelle de l\u2019image.Elles se mou-ent aux structures et en deviennent partie intégrante comme siîi elles en étaient la base même.Le statut professionnel de la S.D.E.Q.I C\u2019est dans les années trente, probablement en 1933, que cinq iécorateurs se réunissaient à l\u2019hôtel Windsor et jetaient les fondements d\u2019une association à laquelle on donnera le nom de: interior Decorators Association of Québec.L\u2019association regroupa tout de suite une vingtaine de membres.Afin de donner du poids à cette nouvelle organisation, les ondateurs s\u2019adressèrent à la législature de Québec en vue d\u2019ob- Îienir une charte les constituant en corps politique.Ils reçu-\u2019ent leur accréditation, par lettres patentes, le 28 octobre HL935, en vertu de la troisième partie de la Loi des compagnies le Québec.On présume que le premier président fut George Haycock, puis durant deux ans, Armand des Rosiers.Louis Mulligan devint alors président en 1940, croyons-ious, et il demeura en poste jusqu\u2019en 1960.La S.D.E.Q.doit beaucoup à Louis Mulligan, Décorateur raffiné, homme de théâtre, il a réussi, avec l\u2019entêtement qu\u2019on lui connaissait, à llargir les cadres de cette jeune association; déjà en 1939, il songeait, avec quelques collègues, à faire modifier la charte, et iprès plusieurs années d\u2019efforts, le 11 mars 1948, il obtenait de a législature de Québec, par un bill privé #141,12 George VI, 1948, chapitre 96, qui la confirme en existence sous le nom de LA SOCIÉTÉ DES DECORATEURS ENSEMBLIERS DU QUÉBEC, 3t THE INTERIORS DECORATORS SOCIETY OF QUEBEC, avec ,ous les droits et privilèges dont elle est revêtue par les lettres (patentes et les lois qui la constituent.Levez les yeux vers [excellence.Une autre merveilleuse expression de la maîtrise Donn.Quelle superbe combinaison! L\u2019ensemble de plafond en acier Paraline de Donn Canada avec les appareils d'éclairage et diffuseurs d\u2019air Paraline.Cet ensemble de plafond à la fois fort pratique et incombustible comble à fond les aspirations de l\u2019architecte et du concepteur d\u2019aujourd\u2019hui.Paraline allie à un intérieur professionnel vraiment saisissant des atouts qui résistent au feu.l'idéal pour les écoles, établissements, bureaux, auditoriums, gymnases, mails commerciaux, etc.Paraline impressionne tout autant dans les structures extérieures qu\u2019à l'intérieur.Ce plafond acoustique qui résiste au feu existe dans une vaste gamme de couleurs.Donn s\u2019enorgueillit de participer au Complexe Guy-Favreau avec ses ensembles de plafond Paraline et Task I.Quel merveilleux coup d\u2019oeil et quels avantages vous réserve la maîtrise Donn! 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VîoE:- \u2022%' T .ÎV3*3' ?.?V&J* Vr v.* mrk£^Æi x *»* «.*a «: lÊfi?% Suite de la page 26 pace servant » des expaces de bureaux, commerces et de la bibliothèque municipale.Dans une perspective semblable, nous devons citer le cas du square Victoria, à Montréal, dont la naissance résultat d\u2019une volonté rationelle d\u2019organiser le développement et surtout de favoriser l\u2019expansion.La démolition du mur des fortifications en sera le premier geste concret.Le square s\u2019ordonnera tant fonctionnellement que formellement et arrivera à son apogée au début des années 1880; il se définira alors comme le coeur commercial de la ville et projettera une image sociale et économique des ambitions de la société montréalaise.Peu d\u2019entre nous aujourd'hui, envoyant cet espace indéfini, pourraient reconnaître le caractère et les traces de ce qu\u2019était alors cette place divisée par ailleurs en deux parties: l\u2019une au nord de Craig (Saint-Antoine) avec le marché au foin et à bois, l\u2019autre au sud aménagée en jardin public.Plus fortuné, le carré Saint-Louis est l\u2019exemple-type d\u2019un aménagement qui mit économiquement en valeur un secteur restreint de la ville.Ayant mieux résisté aux pressions du temps, on cherche maintenant à le rafraîchir sans pour autant effacer les traces de son passé.Au tournant du siècle, Montréal connût -une période de réforme urbaine.N\u2019étant l\u2019hôtesse d\u2019aucune grande manifestation comme Québec, ce ne sera qu\u2019en 1909 que l\u2019Association des Architectes de la province de Québec, au sein duquel P.Nobbs j ouera un rôle important, présentera un projet de plan d\u2019embellissement dans l\u2019esprit du mouvement «City Beautiful» d\u2019origine américaine et d\u2019influence européenne.Confiné aux oubliettes, ce projet voulait répondre aux problèmes de circulation tout en aména- geant de grands boulevards, comme celui proposé par Rickson A.Outhet pour la rue Duluth entre la rue de Lori-mier et le pied du mont Royal.Un demi-siècle plus tard, l\u2019Expo 67 puis les jeux Olympiques en 1976 susciteront par contre certains embellissements selon une perspective qui lui est éloignée.Loin d\u2019être l\u2019apanage de lieux exceptionnels, l\u2019exposition « De la rupture à la continuité » qui eut lieu à l\u2019été 19826, nous aura rappelé par sa grille d\u2019analyse typologique que l\u2019espace public est un élément structurant majeur dans notre histoire urbaine.Chaque ville et chaque village connaissent une forme de place publique à proximité de leurs institutions, des lieux de promenade, de détente et de concentration commerciale.Depuis peu, la pratique nous présente des cas où les espaces publics admettent une modification de sens car ils sont désormais fréquemment protégés de l\u2019extérieur et souvent pour le profit d\u2019un groupe de gens.Selon un modèle spatial distinct de celui de l\u2019Eaton Centre à Toronto, les Caisses Desjardins se sont appropriées le terme de «place» et ont édifié à Mon- tréal un espace fort prisé.Une réussite à laquelle s\u2019adjoint un symbolisme construit sur la présence des Québécois dans le monde de la finance.La liste pourrait encore s\u2019étendre mais nous aimerions clore notre propos en évoquant, à nouveau, par ces lignes du poète montréalais A.M.Klein, cette facette «mémoire de la ville» qui sonne comme une recherche de progrès sans la négation d\u2019une culture: «Je n\u2019ai rien d\u2019un vieillard complaisamment penché sur le puits du passé.Je cherche en ma mémoire une source d\u2019eau vive et non le souvenir morose.Je cherche la cité fabuleuse et secrète, Noyé dans les brouillards du temps et de l\u2019espace.» ¦ Le square Victoria en 1873, vue en direction nord (tiré de Lost Montréal) Archives photographiques Notman, Musée McCord, université McGill.1.\tSitte, Camlllo, L\u2019art de bâtir les villes, l\u2019urbanisme selon ses fondements artistiques, Éditions l\u2019Equerre, 1980 (1ère édition en allemand, 1889) 2.\tAlphand, J.CA.Les promenades de Paris, 1867-1873, Rothschild Ed., Paris.3.\t«Great Thinking Machines», in Lotus #30,1, 1981, Venise.4.\tMarceca, Maria Luisa.« Reservoir, circulation, residue », in Lotus #30,1, 1981, Venise.5.\tJohn W.Reps, The Making of America, Princeton University Press, 1965.6.\tShane, Graham.«The revival of the street», in Lotus #24, III, 1979, Venise.7.\tARQ #7, numéro spécial mai-juin 1982 sur l\u2019exposition.Rivière-du-Loup, vue aérienne et plan.À noter l\u2019importance et la localisation des espaces publics (tiré de l\u2019exposition «De la rupture à la continuité», photo aérienne réalisée pour le macro-inventaire MAC.) ¦ V r : : '¦ Essayer de mettre le feu à un bloc \"Incombustible'- de Miron c'est un peu comme tenter de vider l'océan.à la petite cuillère.Ça peut prendre du temps.\" * * En fait, nos blocs incombustibles résistent aux flammes pendant plus de 4 heures.De plus, Miron peut vous fournir sur demande, un certificat U LC susceptible de .réduire 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