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Titre :
ARQ
ARQ s'impose rapidement comme la revue de référence pour le milieu québécois de l'architecture. Elle permet de comprendre l'évolution de l'architecture québécoise contemporaine.
Éditeurs :
  • Montréal :Groupe culturel Préfontaine,1981-,
  • Québec :Cöpilia design inc.
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
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Références

ARQ, 1986-04, Collections de BAnQ.

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[" ,v mW Æ AVRIL 1986 6S \t rii* '¦ .Urn ¦ V^' vg inrovtto!* ' kkk; rV* i* \u2019 .- or- C.'3&i MMmt ¦y ¦$¦¦:%- mmk \u2022saSrdti \u2022f \u2022\u2022'\u2022\u2022> mm- & \u2022 LE WE REINVENTE PARFAITEMENT! pavés vous sont offerts en sept couleurs fonçé, rouge, gris charbon et duo-teinte ; brun, gris, chamois (gris charbon et rouge) MIRON MIRON UNE TRADITION DE BATISSEUR : Pour plus de renseignements: MIRON INC., 2201, est boul.Crémazie, Montréal (Québec) H1Z 2C1.Tél; (514) 376-2020. ARCHITECTURE/QUEBEC LA REVUE DES MEMBRES DE L'ORDRE DES ARCHITECTES DU QUÉBEC 11 ÉDITORIAL France Vanlaethem 12 DOWNTOWN MONTREAL Mark London 16 LE CENTRE-VILLE:PROJETS ARCHITECTURAUX France Vanlaethem 17 CENTRE EATON Peter Rose 20 LE 500 OUEST ET LA MAISON DES VINS (Blouin et Associés, Architectes) 23 LA MAISON DES COOPÉRANTS (Webb,Zerafa,Menkes, Flousden, Architectes) 25 ANNIVERSAIRES Pierre-Richard Bisson 26 THE MONTREAL CRYSTAL PALACE AND THE MATERIAL OF PROGRESS Giles Flawkins 27 LES ÉDIFICES A BUREAUX DE ROSS ET MAC DONALD Nadine Corbel 28 DÉSUÉTUDE ET OBSOLESCENCE DES BÂTIMENTS DU CENTRE-VILLE Patrice Audet-Lapointe Gérard Garreau Claude Boisvert Rédacteurs en chef pour le numéro 30: Pierre Boyer-Mercier, France Vanlaethem Comité de rédaction: Pierre-Richard Brisson, Pierre Boyer-Mercier, Jean-Louis Robillard, France Vanlaethem Ont collaboré à ce numéro: Patrice Audet-Lapointe, Claude Boisvert, Nadine Corbel, Gérard Garreau, Giles Hawkins, Mark London, Peter Rose Production graphique: Côpilia Design inc.(Design Madeleine Laçasse, Administration: Jean Mercier).Abonnement: Michèle Mercier Page couverture pour le numéro 30: D'après une idée de Pierre Boyer-Mercier ARO/ARCHITECTURE QUÉBEC est publiésix fois l'an par leCROUPE CULTUREL PRÉFONTAINE, corporation sans but lucratif.Les changements d'adresse, les exemplaires non distribuables et les demandes d'abonnement devraient être adressés au GROUPE CULTUREL PRÉFONTAINE, 4463, rue Préfontaine, Montréal mw 2N6 Abonnements: $6.00/numéro; $36.00/6 numéros ($48.00, hors Canada); $60/ Institutions et gouvernements.Représentants publicitaires: JACQUES LAUZON ET ASSOCIÉS LTÉE, Montréal: 110, Place Crémazie, Suite 422, Montréal H2P 1B9.Tel.: (514) 382-8630 Toronto: 22 College Street, Suite 102, Toronto, Ontario M5C 1K6.Tél.: (416) 927-9911 Dépôt légal: 3e trimestre 1986 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ARQ/ARCHITECTURE QUÉBEC est distribué à tous les membres par L'ORDRE DES ARCHITECTES DU QUÉBEC et LA SOCIÉTÉ DES DÉCORATEURS ENSEMBLIERS DU QUÉBEC Les articles et opinions qui paraissent dans la revue sont publiées sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.«Groupe Culturel Préfontaine 1986 ISSN 0710-1162 Courrier de la deuxième classe / Enregistrement no 5699 - Port de retour garanti ÜKI.$M .i.Travaillez-le, façonnez-le à matériaux-concevez, avec Corian oti Le CORIAN, massif et non poreux, est facile à entretenir et possède une grande durabilité; il est disponible dans une variété infinie de formes et d\u2019achèvements de rebords.Le CORIAN de Du Pont est un matériau de conception unique.Il est massif et sa couleur et son motif vont de part en part.Il peut être travaillé et façonné comme du bois de qualité.Et il dure néanmoins extrêmement longtemps tout en étant à l\u2019abri des outrages du temps et d\u2019une utilisation rigoureuse, ceci avec rien de plus qu\u2019un entretien quotidien moyen.Longtemps après que les autres surfaces auront vieilli, l\u2019aspect spécial que vous avez obtenu avec le CORAN continuera à différencier vos créations avec CORAN.Le CORAN possède un aspect subtil, doucement plaisant.11 est lisse comme le satin et chaudement agréable au toucher.Il est neutre et conciliable.Et, à l\u2019encontre des minces stratifiés en plastique ou des produits à couche de gel, qui peuvent facilement être endommagés de façon irréparable, le CORAN est massif et non poreux, de ce fait la plupart des taches s\u2019enlèvent avec un linge humide.Des taches plus tenaces, même des brûlures de cigarettes s\u2019enlèvent à l\u2019aide d\u2019un agent nettoyant ménager.Des éraflures et des coupures accidentelles peuvent être réparées avec du papier de verre fin.Tout ceci peut se faire sans endommager, de façon permanente, la beauté du CORAN.Informations supplémentaires Pour obtenir des informations supplémentaires sur les produits CORIAN en plaque ou façonnés et sur les couleurs disponibles, se reporter au dossier canadien Sweet 6pLf/DC, consulter le distributeur Du Pont CORIAN le plus proche (voir liste ci-dessous), ou écrire à Du Pont Canada -Produits CORIAN, CR 660, Succursale A, Montréal (Québec) H3C 2V1, tél.: (514) 397-2774.Télex 05-267687.Distributeurs CORIAN au Canada: ONTARIO - Central Supply Co., 53 Apex Rd., Toronto, Ont., MGA2V8, (416) 787-0677, également Ottawa, Hamilton, London et Windsor; Willis Supply Co., 5403 Fairview St., Burlington, Ont.L7L 5J7, (416) 632-7525; QUÉBEC - Centura Québec Ltée, 105 Deslauriers, Montréal, Québec, H4N 2S4, (514) 336-4311, également Ste-Foy; PROVINCES ATLANTIQUES - B & N Flooring Supplies (N.S.) Ltd., 226 Bedford Highway, Halifax, N.-É., B3M 2K3, (902) 443-4678; OUEST DU CANADA - Cronkhite Supply Co., 2025 - 41st Ave., N.-E., Calgary, Alberta, T2E 6P2, également Vancouver et Edmonton - appeler 1-800-661-1432.\u2022CORIAN est une marque déposée des produits Du Pont pour la construction.CORIAN est ici présenté en couleur amande, l\u2019une des trois couleurs s\u2019accordant à tous les décors.En combinant plusieurs variétés de bois de qualité, ainsi que d'autres matériaux, avec le CORIAN, on obtient différents effets spectaculaires pour les rebords.\t\" stratifiés plastiques à coller sur un fond servant de support \tmarbres synthétiques, fond poreux, mince ' surface décorative N ^\tCORIAN est massif-la beauté va de part en part ;¦ .T- ¦s w» (Jn achèvement traditional du rebord ajoute un attrait séduisant à cette salle de bain de l'hôtel Amway Grand Plaza, Grand Rapids.Architectes: De Winter Associates, Inc. \u201cj ^ le mélangez-le à d'autres rien votre propre aspect spécial.CORIAN.une beauté massive qui dure CANADA Le CORIAN, facile à entretenir, a été façonné et combiné avec le bois, afin d'obtenir àToronto, ce splendide bar durable.Créateur Robert M.Lozoœy.i ! sM'i- La facilité à couper, à percer et à façonner le CORIAN, à laquelle s ajoute sa composition massiue et non poreuse, le rend idéal pour les laboratoires du \"Clniuersity College\" de Londres.Créateurs et fabricants C.D.(R-CI).«fil UN VITRAGE PEUT FAIRE ECONOMISER PLUS DE 25% DES COUTS RBJES \\ AU CHAUFFAGE ETALA A\\\\ CUMARSARON \\V| D'UN ÉDIFICE Î4*ÊS^ wmmm WSmmà ¦mbmi güsisgs PÿmÊm mêêk SMSfggggæ IsgsSfeSSsSf^Ss §HsS|fstS3 ÜifigSiëfig v ' ^sSTwSSl ¦ -S.*; 25eâS «@s MÎilHHSi L'Université du Québec à Montréal PAS DE PROBLEMES ET POUR LONGTEMPS La durabilité de la brique d'argile, c\u2019est encore la meilleure assurance Fl CUITE BRIQUETERIE ST-LAURENT Kohler.Comme éviers de cuisine on ne fait pas mieux.r : ' Il vous est maintenant possible d'offrir à vos clients tout ce qu'ils ont jamais pu espérer d'un évier de cuisine.Le nouveau Bon Vivant\"0 en fonte, de Kohler.Grâce à lui, l'évier devient effectivement un espace pour la préparation des aliments, qui s'intégre parfaitement dans la cuisine que vous construisez ou rénovez.Le nouveau Bon Vivant\"0 existe en version à bord en saillie ou peut être encastré dans une surface carrelée.Il comprend trois cuvettes dans une surface de travail énorme: 121 x 53 cm (48\" x 21 \").Il peut être assorti à l'un des KOHLER SORT DE [ORDINAIRE trois ensembles de robinetterie (en chrome, ou laiton poli) comprenant dispositif de rinçage, bouchon filtreur Duo-strainers,\"0 distributeur d'eau chaude et de savon.L'ensemble planche à couper et panier de rinçage est en option.Bref un évier qui sort de l'ordinaire.Les éviers Kohler sont en fonte, parce que la fonte est solide, silencieuse et durable.Elle résiste à l'acide, aux taches, aux égratignures et aux coups.C'est pourquoi un évier Kohler conserve son attrait indéfiniment.Rappelez-vous: les éviers Kohler existent dans des couleurs que vous ne retrouverez nulle part ailleurs.Vos clients ne peuvent demander mieux qu'un évier Kohler.Demandez-le vous-même.Adressez-vous à un détaillant ou un grossiste Kohler ou écrivez à: Kohler Ltd., Dept.1604, 195 The West Mall, Suite 314, Etobicoke, Ont.M9C5K1. 1114 àTSSIT / J I Spécifiez LESPANNEAUX INSONORISANTS FIBERGIAS, SINON VOUSN\u2019EN ENTENDREZ JAMAIS LA FIN m»' .-r* _T^ 7\t- T>\\ -\t- 7* - Tx\\ - 7-^ .-r A - mcmcfioe i Les clients mécontents peuvent faire beaucoup de bruit.Surtout si le bruit de leur bureau se compare à celui d'un court de racquetball.Et c'est vous, architectes et concepteurs, qui recevrez le blâme.Il existe pourtant une solution.Les panneaux insonorisants FIBERGLAS! Fiberglas Canada vous propose toute une gamme de panneaux insonorisants en fibre de verre issus de travaux de recherche et de développement intensifs.Ces panneaux FIBERGLAS présentés dans une grande variété de couleurs et de finitions sont aussi offerts en format standard ou hors série.Leurs coefficients de réduction du bruit, tout à fait remarquables, s'échelonnent entre 0,75 et 1,00.Cette année, Fiberglas Canada vous propose trois nouveaux produits.Le NUBBY PLUS est conçu spécialement pour les bureaux modulaires.Légèrement différent du SONOGLAS* NUBBY il est muni d'un endos de papier métallique qui réduit la transmission du bruit encore plus efficacement.Fiberglas Canada vous offre aussi, à prix moindre, le nouveau panneau SOLITAIRE dont la surface pelliculaire assure un coefficient de réduction du bruit élevé.C'est le choix idéal pour les bureaux à aménagement paysager Pour compléter cette gamme, Fiberglas Canada propose SONOLINERj une doublure isolante qui réduit très efficacement les bruits dans les plafonds métalliques linéaires.NUBBY PLUS, SOLITAIRE et SONOLINER sont les plus récents produits insonorisants de Fiberglas Canada.Et la gamme des produits FIBERGLAS est l'une des plus esthétiques sur le marché aujourd\u2019hui.Pour plus de détails, communiquez avec nous pour obtenir la trousse d\u2019information \"CEILING FACT-PAK\u2019.\u2019 Elle contient toute l'information technique dont vous aurez besoin et vous est fournie avec un jeu complet d'échantillons.Donc, la prochaine fois que vous préparerez un devis, pensez à l'excellente gamme des produits insonorisants FIBERGLAS.Ainsi vos clients ne sauteront pas au plafond.Les Produits Fiberglas : Pour Faire Bonne Impression Marques de commerce de Fiberglas Canada Inc.Fiberglas CANADA inc K AISON DES ARTS, ^ LAVAL BOUCHER, HEBERT, ARCHITECTES L\u2019ORIGINALITE A LA DISPOSITION DES CONCEPTEURS D\u2019AUJOURD\u2019HUI PRODUITS ALBA INC 1-800-463-4920 BRIQUE DE CALCITE LA PROTECTION INVISIBLE GIM1**300 ADHÈRE AUX NORMES ACMPt STRICTES Isolant de Polystyrène Extrudé Panneau de Gypse Membrane GRH 300 Il existe plusieurs bonnes raisons pour lesquelles le système de l\u2019assemblage de couverture à Membrane Protégéet(ACMP) a de plus en plus la préférence des architectes et des promoteurs.La principale en est la GRM 300, la membrane de couverture Grace posée à froid, qui adhère entièrement et apporte la tranquillité d'esprit, quand il faut choisir un système ACMP.Grace accorde une garantie globale d'inspection et de service de 10 ans sur une GRM 300 conforme au système ACMP.La qualité de la pose est assurée, car seuls des entrepreneurs formés et approuvés par Grace peuvent poser ACMP PLUS GRA1 300 ÉGALENT TRANQUILLITÉ D\u2019ESPRIT \u2022\tAdhérence totale et résistance aux perforations \u2022\tAuto-adhérence sans chaleur ni matériaux chauds \u2022\tEpaisseur uniforme contrôlée à l'usine \u2022\tPropriétés auto-scellantes, non-dégradables \u2022\tHomologation UL classe A \u2022\tEn rouleaux faciles à manipuler \u2022\tConforme aux normes du bâtiment 37-GP-56M du gouvernement canadien la GRM 300.Communiquez avec votre représentant technique W.R.Grace, pour obtenir plus de détails sur la GRM 300 et toute notre gamme de membranes.\"Marque déposée GRACE Matériaux de Construction Division des matériaux de construction W.R.Grace & Oie du Canada Siège social 255 Avenue Lafleur La Salle, Québec H8R3H4 (514)366-3362 Bureaux dans les principales villes du Canada et des Etats-Unis. POUR LA GAMME COMPLETE DES PRODUITS DE TOITURES ET D\u2019ÉTANCHÉITÉ BITUSEAL Membrane d'usure pour stationnements SUPERFLEX Membrane Hydrofuge souple ÉMULSIONS ASPHALTIQUES 11650, BOUL METROPOLITAIN EST.MONTRÉAL, H1B 1A5 (514) 645-4561\t353-3433 TÉLEX: 05-828885 ASPHALTE POUR TOITURES Sacs polyéthylène de 50 Ibs FEUTRE ASPHALTE Nos 15.30 et usage général ISOLANT ÀTOITURES MEMBRANES Élastomères Plastomères Bitumes modifiés DISTRIBUTEUR EXCLUSIF POUR: LES PRODUITS DE CONSTRUCTION THERMAX PANNEAU ISOLANT (pour applications sur toiture) DUNSEAL EPDM Hypalon D\u2019étanchéité 9a' _uatd I 1430 ^4^798° 514) 336-6344 l'ossature de l\u2019industrie de la construction 2145 PLACETHIMENS ST.LAURENT.P.Q.H4R 1K8 Quy Çuénette TLX 05-25134 MTL Ancrages à maçonnerie Broche à forme Chaises d'arénas Accessoires poseur d'acier ENSEIGNES DE SECURITE PHOTOLUMINESCENTES.POUR LA SIGNALISATION D\u2019ÉDIFICES PUBLIQUES.«BRILLENT DANS LE NOIR.\" Sortie de secours MONTREAL EN PROMOTION ÉDITORIAL Les désirs des citoyens quant à l'avenir de leur quartier et de leur ville se confondent rarement avec les intérêts des promoteurs immobiliers.L'histoire urbaine récente de Montréal, nous en offre de nombreux exemples, de la sauvegarde du quartier Milton Parc à la préservation du couvent des Soeurs grises.En outre, le contrôle des édiles sur le développement s'exerce souvent là où la pression immobilière est la moins forte.A l'échelle de la ville, le vide désolé des terrains du Vieux-Port désaffecté de Montréal et la lente rénovation de la cité historique constras-tent avec le renouvellement bâti accéléré et la densification construite que connaît, depuis quelques années, à nouveau, le centre ville moderne, au Nord de la Place Ville Marie.Alors que les environnements construits qui contiennent la mémoire originelle de la ville sont l'objet, depuis dix ans, d'une succession d'efforts de planification et de concertation de la part des pouvoirs publics et des professionnels, comme nous l'exposait le numéro précédent de la revue consacré au Vieux-Port, plus à l'Ouest, dans l'aire délimitée par les rues Bleury et Guy, Sainte-Catherine et Sherbrooke, l'avenir de Montréal se construit, si pas sans heurts du moins sans relâche, à travers une série d'opérations immobilières fragmentaires et ponctuelles.La présente décennie a été marquée par l'érection de nombreuses hautes tours à bureaux, particulièrement entre Université et Stanley.A l'est, le long du boulevard de Maisonneuve, la tour de la Société Nationale de Fiducie ouvre avec sa jumelle la série des constructions nouvelles qui se continue avec l'immeuble BNP/ Esso, la tour de l'Industrie-Vie, le Centre Manuvie que surmonte la tour du Crédit Lyonnais, l'immeuble Aetna-Canada et, enfin, le 2000 Peei.Par ailleurs, la rue Sherbrooke a vu, petit à petit, sa physionomie être transformée avec la construction de bâtiments, tels le 500 ouest et la Banque Mercantile.Dans cette zone restreinte, de nouveaux chantiers s'ouvrent encore.Les fondations de la tour des Coopérants sont actuellement établies, l'îlot du futur complexe Cadillac Fairview est nettoyé, l'hôtel Mont-Royal transformé et, bientôt, débutera la réalisation du Centre Eaton.La plupart de ces constructions sont nouvelles.Mais fait sans précédent, certaines d'entre-elles sont des réhabilitations non pas, comme il est d'usage, d'immeubies anciens mais de bâtiments récemment érigés.Aujourd'hui, la désuétude d'une bâtisse n'est plus une simple question technique, comme nous l'expose un des articles qui constituent ce numéro.Depuis peu terminé le 500 ouest Sherbrooke, devenu le siège de Loto Québec, est déjà transformé, son rez-de-chaussée est réaménagé.Commandée aux architectes Blouin et associés, cette intervention cherche à pallier à l'incohérence des espaces commerciaux localisés dans la base de l'édifice, en contre-bas de la rue Sherbrooke, et à l'insignifiance de sa façade.Des objectifs semblables sont à l'origine du projet de \"galleria\" dessiné par l'architecte Peter Rose en vue de restructurer architecturalement la partie commerciale du complexe Les Terrasses, ainsi non seulement réorganisé mais encore agrandi.Chacune de ces interventions vise avant tout à améliorer l'insertion urbaine des édifices qu'elles remodèlent.Dans cette zone du centre ville, la plupart de ces opérations qui ont construit de hauts immeubles, ont remplacé les résidences bourgeoises qui faisaient le cachet de cette partie du coteau Nord de la rue Sainte-Catherine.Dans cette aire, irrigée par le métro, se rencontrent, d'une part, la vitalité commerciale canalisée par la rue Sainte-Catherine et le réseau des galeries commerçantes souterraines et, d'autre part, la densité symbolique portée par les quelques ensembles historiques qui bordent encore la rue Sherbrooke.La brochure publicitaire publiée en vue de promouvoir les espaces de bureaux et de commerces de la tour des Coopérants, modestement qualifiée de \"maison\"!, ne vante-t-il pas le dynamisme exceptionnel et l'authenticité de cet environnement qu'elle va contribuer à détruire, sans doute plus que tout autre opération antérieure, par la masse de sa construction et l'indifférence contextuelle de son dessin.Ce n'est pas son couronnement naïvement gothique qui rééquilibrera son rapport visuel à l'église anglicane Christ Church, ni la préservation partielle de l'espace libre qui entoure cette dernière, rebaptisé bucoliquement \"Les jardins du cloître\", qui atténuera le caractère fonctionnel brutal de la rue Maisonneuve.Il faut bien le constater, cette artère et sa voisine, Président Kennedy, se transforment de plus en plus en tranchées circulatoires conférant à la partie centrale de la zone un caractère servant.Ces voies, toutes proportions gardées, sont un peu les ruelles de Sainte-Catherine et de Sherbrooke.Comme le déplore Marc London, le directeur d'Héritage Montréal, dans l'article critique qui introduit ce numéro, malgré les promesses répétées de la municipalité, cette aire fortement convoitée est libre de tout schéma d'aménagement laissant ainsi son développement tributaire de la spéculation immobilière et des initiatives, plus ou moins heureuses, des promoteurs et de leurs architectes.Il y a quelques mois, le cas de Cadillac Fairview en fut un bon exemple.Au nom de la prospérité économique immédiate de Montréal, ia seule intention formelle qui oriente le développement urbain de cette zone, l'axe visuel de Mc GUI College qui lie la Place Ville Marie au Campus de l'Université Mc Gill et à la montagne fut à deux doigts d'être balayée si, à nouveau, les organismes soucieux de la préservation du patrimoine bâti secondés, cette fois, par les représentants du pouvoir économique n'avaient organisé la résistance.Le centre ville de Montréal pâtit non seulement de l'absence d'un plan qui équilibrerait judicieusement son développement mais aussi de projets de design urbain qui contribueraient à la qualification architecturale de ses espaces publics.Si, enfin, le tracé de Mc Gill College, dénommé avenue, a été préservé comme axe visuel majeur, ce n'est pour autant qu'un consensus existe sur son aménagement.Comment transformer cette voie dont la monumentalité a été, dans un premier temps, assurée par sa largeur en une voie urbaine prestigieuse, Quels sont les éléments qui peuvent y contribuer aux niveaux du tracé et des équipements urbains.Sur ces questions, le savoir et l'expérience font défaut à Montréal, comme en témoignent les aménagements de rues réalisées par la Ville, dans certains quartiers.Par ailleurs, dans ce cas particulier, les avis diffèrent sur les moyens à mettre en oeuvre.Dans les pages qui suivent, nous publions la proposition alternative de l'architecte Peter Rose.Pour documenter ce numéro d'un point de vue historique, deux contributions ont été sollicitées.L'une d'entre-elles nous parle du Crystal Palace de Montréal et l'autre des nombreux édifices construits, dans les années 20, par la firme d'architectes Ross & McDonald dans cette zone qui s'affirme, dès lors, comme le nouveau centre ville.?France Vanlaethem mars 1986 11 DOWNTOWN MONT REAL Mark London \\Y\\\\\\\\\\g Y S'il 4\\VV During every municipal election campaign lor more than a decade, the administration has promised to adopt a Master Plan for downtown, a promise forgotten as soon as the balloting is over.This year, the plan inches closer to reality as the Economic Summit in June will discuss the plan and proposals by the planning department made public this Spring.Architect and planner Mark London takes a critical look at how downtown Montreal has developed, and discusses how the new plan should direct development, help conserve existing buildings and streets and improve the quality of architecture in downtown Montreal.North vs South In the post-war optimism of the Fifties, we thought that Montreal would grow from a population of two million to more than seven million, and that downtown towers would stretch from Atwater to Papineau and from the Mountain to the River, replacing all the existing \"slums\".So the whole area was slated for downtown development with the same FAR (12 to 15) as Midtown Manhattan.The reality turned out to be a population decline, although we still built an average of a million square feet of new space downtown each year.Thus the zoning limits were too wildly high to constitute a real limit on development.Downtown Montreal therefore developed based almost completely as a result of free market forces.As a result most development in the past fifteen years took place north of St.Catherine Street, even though this led to the demolition of dozens of heritage buildings and the destruction of the character of streets like Sherbrooke.And at the time, there were (and still are) huge areas of vacant land south of Dorchester Boulevard.Left uncontrolled, development naturally moves into the most attractive environment, even if it ends up ultimately destroying that environment.A number of totally correct short-term individual decisions leads to the totally wrong long-term result.A smart developer chooses the most attractive site on which he is permitted to build.Compared to construction costs and longterm revenue, an extra million dollars for the land is a minor expense which will pay for itself many times over by allowing a top dollar charge for the space.As the saying goes, the three most important factors in real estate are \"location, location and location\".Let us look at a theoretical developer planning to erect a 30 storey building in 1970.Since he cannot built next to Beaver Lake or nestle the tower amongst the mansions of Upper Westmount, he looks at two possible locations near downtown Montreal: an attractive street of historic two storey mansions to the north, and a street lined with parking lots to the south.His most logical decision is to choose the street of mansions, knock one or two down, and put up the high rise tower which would then profit from the prestigious and attractive environment.After a decade of other developers doing the same thing, the charming character and historic buildings are all gone.The street has become a row of modern high-rises which could and should have been built on the other street in our example, which lies unchanged, still lined with parking lots.This in a nutshell is what has been wrong with the past fifteen years of development in downtown Montreal.In the late Sixties, the new heart of downtown was on Dorchester Boulevard, at Place Ville Marie.There was no City policy to direct new development to the vacant land, parking lots and abandoned railway lands to the south.12 So in the Seventies, particularly in the recent construction boom, (catching up for several years of no construction after the 1976 election of the PQ,) development jumped St.Catherine Street and grew towards the north with its high concentration of historic buildings, its traditional residential areas and small-scale shopping and restaurant streets, as well as the McGill Campus and the Mountain.Although some of this development took place on post Metro construction parking lots on President Kennedy Avenue, most of it threatened buildings and open spaces highly prized by Montrealers.In fact, most of the past two decades' battles between developers and citizen conservationists have taken place along the northern edge of downtown's expansion.With a silent municipal administration, citizens defended the Milton-Park neighbourhood, the Grey Nuns Mother House, the Sulpician property, the Van Horne Mansion, the Dandurand House, the view up McGill College Avenue, and the Bishop-Crescent block and many other buildings and streets.In some of these cases, the preservationists won'.A few historic buildings were spared when the provincial government classified them.Finally, in the late Seventies, the City protected some neighbourhoods on the periphery of downtown by downzoning Bishop-Crescent, Lincoln-Tupper, le quartier Latin, and Terrasse Ontario.On the whole, however, the area between St.Catherine Street and the Mountain has been radically transformed.Above Sherbrooke, many mansions of the Golden Square Mile have been replaced by condominium towers, (despite the existance of a bylaw that is supposed to protect the view of the south flank of the Mountain).The centrai part of Sherbrooke Street itself has been changed from one of the most elegant streets on the continent to just another high-rise canyon.And most of the area between Sherbrooke and St.Catherine has been rebuilt with rag-tag and too dense collection of faceless highrises.Yet the Planning Department's proposed priority Zone de développement still stretches all the way to include the intersection of Sherbrooke and St.Hubert, but it excludes the empty land immediately south of Place Bonaventure! Perhaps the most important aim of Montreal's proposed new downtown pian should be to change the thrust of develop-mentfrom a northerly to a southerly direction.This will not only protect the neighbourhoods, historic buildings and character of the north, but by building on the empty land to the south of the core, downtown will ultimately be better connected to Old Montreal, the old port and the Lachine Canal.This will also help find uses for the many fine but vacant buildings to the south, such as the Queen's Hotel and those in the quartier des Recollets.Moving development to this area should not be that difficult since it is immediately adjacent to the existing core: there is enough land for decades of development within five minutes walk of Dominion Square: on parking lots on Dorchester and on the rail yards south of Place Bonaventure and next of Windsor Station.The area south of Dorchester has to be made a more attractive place to build by cleaning up the environment, creating parks, planting trees.At the same time, zoning incentives can be used to entice development here.However, this should take place by reducing the zoning limits in the north, not be increasing them in the south.East vs West Although in the Sixties, government ignored the real planning issues discussed above, it did try to use city planning to solve language problems.The solution of the problem of French Canadians allegedly being routinely told to \u201cspeak white\" by English salesclerks in Eaton's was to build a new downtown in the French part of the city.Every government public project in the past 25 years was built to the east including the main interchange station of the Metro (Berri-de-Montigny), Maison Radio-Canada, Complexe Desjardins, Complexe Guy-Favreau, the Palais des Congrès and many others.Politicians and planners came up with the silly idea of building an new \"French Nationalist Axis\" to counterbalance the \"English Imperialist Axis\" along McGill College Avenue (with the Queen Elizabeth Hotel to its south and the McGill University Campus to its north) which was emerging as the spine of downtown.The proposed new spine was a Hausmann-like imposition of an abstract visual axis cutting through the real city.It was to have Place des Arts to the north and Notre Dame Church to the south (after miscellaneous slums and other dispensible buildings like McKim, Mead and White's Bank of Montreal had been cleared out of the way).Private developers were supposed to flock around the new eastern axis to create a new downtown where francophones would feel more at home.The outcome was far different.One result of all the government projects was to wipe out primarily francophone neighbourhoods, (which, in a perverse kind of equality, balanced the decimation of anglophone areas for the real downtown's expansion).A second result was to unnecessarily stretch out the downtown.Instead of having a tight, diverse and efficient core, Montreal is now stuck with a bi-polar, schizophrenic downtown with government isolated from business by a wide, dormant Nomansland.The new projects were too far from the real downtown to attract much private investment; Place Dupuis went bankrupt as did the multi-million dollar restaurants in Complexe Desjardins.The visual axis was, of course, never completed.All we have now is an row of public projects which has little life except for the artificial, though excellent animation program of Complexe Desjardins.It is too late to do anything now but in retrospect we must conclude that the eastern axis was a flop.The real irony is that while this misguided scheme for spending hundreds of millions on hardware solutions to the language problem was being cooked up, other politicians, came up with laws and other strategies which effectively francicized the real downtown.Today, it is most likely the anglophone Who will not be well served in his own language in Eaton (which long since lost its apostrophe s).Inside vs Outside Montreal is the wealthiest of the dozen coldest and snowiest cities in the world.We could afford protection from the rigors of our weather.The result is our extensive and world-famous system of weather-protected passages.This system was basically the initiative of private developers who built tunnels to their buildings from train and Metro stations and nearby building projects.For most of the system, there was no overall plan of how the network would work or relate to existing streets.As a result, the network is a confusing rabbit-warren of low, anonymous tunnels which meander every which way, threaded between parking garages, mechanical rooms and sewers.They are all too rarely punctuated with atria letting sunlight into these lower reaches.In general, there is no thought of creating a pleasant urban space for the citizens of the city.There has been some improvement over the years, an evolution from tunnels in basements, to major urban spaces protected from the weather.In the Sixties, the spartan, uniform storefronts and low-ceilinged passageways of Place Ville Marie gave way to the more richly-defined spaces of Place Bonaventure.With Complexe Desjardins, we finally got an interior space of the scale of a real street and square; unfortunately, its interior design resembles a suburban shopping mall more than a major urban space.Maison Alcan's atrium was also designed as an enclosed exterior space, although it is less related to surrounding streets.Montreal seems to be one of the few North American cities which has enough vitality in the heart of downtown to support more than one level of pedestrian activity.Despite the existance of the extensive indoor network, St.Catherine continues to be one of the healthiest shopping streets on the continent; long after the stores have closed, the sidewalks are still crowded.The traditional streets' continued vitality is due in part to weaknesses of the indoor system: its confusion, its unpleasantness, its incompleteness, and the fact that interconnections only take place at the basement level.There is a danger that strengthening the indoor network could disrupt the present harmony between the two systems.The proposal two years ago to connect the four city blocks between Eaton and Simpson into a single gigantic, four-level shopping mall would have totally destroyed that balance.Just as the Eaton Centre in Toronto and Rideau Centre in Ottawa have totally swamped the areas in which they were built, this super-mall would have had a vacuum-cleaner effect on surrounding streets.These huge suburban malls transplanted into downtown are like lobster traps, they are so easy enter and so hard to get out of.These big malls tend to concentrate the first class shoppers indoors and leave only second class stores such as video arcades and strip clubs on the older streets.However, downtown Montreal does need a major increase in retail space to reverse the ¦ - - cans ' \"T,7c2 tfceCW them* tWl time, in ttESOer fes œntreB ::: I I u f T- I I ::t: I I r I : I r I ~r:\u201d I ezr I (HE1?! I kr I I :.I feimi I ^ I 2!fe I 'pth: I :crer: » ml of UBB What imitsod! mate resideé leduceth teitfn orabandi Wee tiiezonin ttdtw 'T:; Wtetnj andhap: A, T::; Try T.;;y ' 'T y \u2022 » T u >,'y \u2022 v \u2022 decline in its share of the regional shopping market.Between 1961 and 1984, its share declined from over 30% to less than 15% as large malls were built or enlarged in the suburbs while little downtown construction took place.There are now over a thousand new stores planned in four major downtown projects: le Cours Mount-Royal, the Cadillac Fairview (Montreal Trust) project, le centre Eaton and the Christ Church Cathedral project.Undoubtedly, this will have a negative impact on the traditional businesses on St.Catherine while the market absorbs all this new space.Although this number may be too much at one time, in the long term, this kind of infusion of space is probably essential to maintaining the strength of downtown Montreal.The approach of current projects, like le centre Eaton, promises to limit the negative impact of new internal malls.The ground floor is clearly the main floor, there are shops opening onto sidewalks around the outside of the building, and it is easy get out of the building.Indoor links to other buildings take place only at the basement level and it is just as easy to get there by going outdoors.Le centre Eaton's enclosed space is truly urban in scale and design, and it meshes with the grid of the city.In addition to the carefully controlled expansion of the system of totally weather-protected pedestrian malls, we should also look for more subtle ways to moderate Montreal's harsh climate.The greenhouse-like shelters on Ottawa's Rideau Street and the transparent canopies of St.Hubert Street are interesting attempts to deal with this problem, but must be deemed design failures.Techniques should be tailored to enhance rather than obscure the architecture of each building.A new look at traditional canopies and awnings might be a good place to start.The new downtown plan A clear development plan with stricter controls and clear ground rules is to everyone's benefit.The hew plan should consolidate the existing core and direct development to the south, by mapping out a clear strategy for the development of this area with necessary public improvements.At the same time it should protect heritage buildings and reduce the zoning limits on streets we want to conserve.It should protect existing housing and encourage new residential construction.In general, it should reduce the zoning limits so that people will be less inclined to sit for decades on empty land or abandoned buildings waiting for their unrealistic expectations to come true.Reducing the zoning would also give us more humanly scaled buildings.The plan can better coordinate the indoor pedestrian system with a more sensible layout and higher design standards and could include experiments in more subtle ways to protect from the extremes of weather.It could also include new parks (perhaps a public square on the old concert hall site on Berri) and height restrictions around existing parks to ensure consistant scale and to allow the sun to continue to penetrate.What about architectural quality?It must be admitted that, in the past fifteen years, it could hardly have been worse.After world-class developments like Place Ville Marie and Place Bonaventure, downtown architecture regressed.The towers built in the Seventies and Eighties are, with a few exceptions, mediocre throwbacks to the worst formulas of the Fifties.McGill College Avenue is an idiosynchratic collection of bizarre towers, each with its own useless barren plaza.On University, anonymous buildings are known only by number (2001, 2020, 625); they could as easily be in Detroit or Houston.President Kennedy is a horror -concrete and glass boxes jammed in against each other with not a semblance of civility.An absence not -only of planning and control but also of pride.The new plan should not only reduce permissible density, but should drastically reduce height limits.A forty storey limit (no taller to protect the importance of the Mountain) could be left in a small downtown core and a maximum of twelve stories should be set in the remainder.On St.Catherine, the maximum should be eight storeys to ensure that is does not turn into another highrise canyon.The plan can also come up with all kinds of urban design and architectural guidelines to improve the quality of new buildings (mandatory \"build-to\" lines, cornice heights, setbacks etc.).However, it is impossible to dictate good design in a zoning regulation.More important than the plan is the process - a way to ensure full public review of major building projects before they are approved.The zoning for many major projects is already negotiated with the planning department as a plan d'ensemble and the new draft downtown plan proposes that this system be expanded.This is a good idea as long as it does not result in having zoning changed as a result of back room deals between developers and a few municipal officials, especially dangerous in a city where the Planning Department is routinely ignored or overruled.The process must include full public consultation and the right of citizens to call for a referendum to oppose inappropriate zoning changes (as all other Quebec citizens have).Perhaps we will get better buildings in downtown Montreal when developers and architects have to publicly explain what they are doing and why, and when the people of Montreal have a direct influence over what gets built.?Mark London is Executive Director of the Heritage Montreal Foundation.15 PROJETS CENTRE ARCHITECTURAUX En guise d'introduction aux projets architecturaux, nous publions le dernier projet de design urbain de l'architecte Peter Rose pour l'avenue Mc Gill College.Celui-ci a été élaboré à la demande des propriétaires fonciers riverains rassemblés en un groupe de pression.Ce projet s'affirme comme une alternative aux propositions d'aménagement urbain mis de l'avant par le Service d'urbanisme de la Ville de Montréal.Il se démarque par le bon sens et la clarté de son tracé général ainsi que par la simplicité et le caractère permanent de ses solutions de détail.Élargie à 120 pieds, la voie est divisée par un parterre central où sont plantés une rangée d'arbres, des érables shweldeir, qui vient renforcer la double ligne arborée définie par les plantations identiques le long des trottoirs.Les arbres sont plantés en pleine terre.Leur pied est protégé par un cadre en granit dont le profil a été étudié pour permettre l'écoulement de l'eau des trottoirs vers les égouts et la protection des arbres lors du déneigement.Les causes majeures de dépérissement des arbres sont ainsi évitées: l'eau salée qui stagne à leur pied et les blessures.Dans la même matière noble sont fabriquées les bordures, ces éléments de granit contrastant avec le béton strié des surfaces piétonnières.16 LE CENTRE EATON PETER ROSE, Architecte Architecte de projet: Martin Troy Assistants: Howard Davies Nathalie Jean Richard Malo Mark Poddubiuk Le problème Transformer le bloc dont le périmètre est défini par la rue Sainte-Catherine, le boulevard de Maisonneuve, l'avenue Mc GUI College et le grand magasin Eaton, en un complexe commercial et administratif cohérent des points de vue architectural et urbain.York-Hannover Developments, les propriétaires de la partie commerciale du complexe Les Terrasses, qui occupe la moitié Nord du bloc, désire accroître la viabilité commerciale de cet ensemble.Actuellement, ses potentialités ne sont pas complètement exploitées, le système des galeries commerciales existant étant un vrai labyrinthe où le piéton se perd.L'acquisition du terrain sur la moitié Sud du quadrilatère permet au promoteur d'envisager le redéveloppement complet du quadrilatère en un ensemble architecturalement clair et cohérent.Le programme Doubler les espaces locatifs du complexe Les Terrasses de 160,000 pieds carrés à 320,000 pieds carrés, en y incorporant de 4 à 500 places de cinémas, des boutiques de mode et un espace de restauration extensive.De plus, prévoir l'im- plantation d'une tour de bureau de 30 étages sur la partie Sud du quadrilatère, qui pourra être construite ultérieurement.La solution Une série d'espaces enclos sur plusieurs étages avec comme référence le type de la Galleria européenne.Ces espaces sont organisés en deux séries linéaires qui traversent le bloc de part en part et assure, ainsi, une connexion entre ses limites Sud et Nord, Est et Ouest.Cette \"galleria\" dont la façade principale borde de boutiques la rue Sainte-Catherine, offre un accès direct à la station de métro Mc GUI.Par ailleurs, elle débouche sur l'avenue Mc Gill College et se raccorde, sur trois niveaux, au grand magasin Eaton.En outre, par des connexions souterraines, elle est reliée à la Place Ville Marie et au complexe Cadillac Fairview.La \"galleria\" comme type est issue du désir d'ouvrir les blocs urbains qui sont trop profonds en vue d'une utilisation commerciale de leur intérieur rendu accessible aux piétons et de l'établissement d'une liaison entre deux rues ou deux places importantes par le biais des passages couverts qui les traversent.Depuis la disparition de la rue Victoria dans le projet initial du complexe Les Terrasses, le Bloc Eaton / Les Terrasses se prête particulièrement bien à un tel type de développement.Les deux extrémités de l'axe Nord-Sud débouchent sur des voies de traffic urbain majeur: la rue Sainte-Catherine, au Sud, et la station de métro Mc Gill, au Nord.Les entrées latérales donnent accès à l'avenue Mc GUI College et à Eaton.La galerie Sud est un espace éclairé zé-nithalement qui offre deux niveaux de boutiques et deux niveaux de cinémas.Deux niveaux additionnels de commerces sont aménagés dans les étages inférieurs de la tour; ils sont traités comme une galerie séparée, d'échelle plus petite, à côté de la galerie principale.La galerie Nord continue l'axe de la galerie Sud, elle réorganise l'espace définit précédemment par les commerces du complexe Les Terrasses.Tous les planchers, les escaliers,.de cet ensemble seront démolis, exception faite de la grille des points d'appui verticaux.Dans cette structure porteuse préservée, seront introduits les nouveaux niveaux de plancher et le volume de la galerie Nord.Celle- 17 Ga-lïrlu'*sertoi Royal Arcade, 1879, Londres ; ; w Si !' V,V \" vv; Galerie Umberto I, 1887-1891, Naples ci ne sera pas éclairée zénithalement à cause de la superstructure de bureaux et' de l'aire de chargement qui la surmontent.Néanmoins, la galerie Nord contient une section \"split\" en relation avec la galerie Sud.Donc, les quatre niveaux de commerce aménagés dans cette aire et les proportions générales de l'espace sont similaires à la Galerie Sud.Ces deux espaces sont reliés par un espace central octogonal, éclairé lui aussi zénithalement.Ce dernier médiatise toutes les composantes du projet.C'est le coeur du nouvel ensemble, le point d'intersection de toutes les parties, le point de convergence des constructions nouvelles et existantes.?COMMENTAIRES Dans le texte qui précède, l'architecte Peter Rose expose ses intentions.Il est sans doute difficile d'imaginer, aujourd'hui, de manière sereine et créative de nouveaux espaces urbains, ceux qui ont été inventés depuis le début du siècle étant archi- tecturalement peu convaincants, que ce soit le centre d'achat péri-urbain ou le réseau des galeries commerçantes souterraines, si caractéristique du centre ville de Montréal.Malgré leur localisation urbaine différente, ces deux types sont comparables par l'autonomie et l'utilitarisme de leurtracé et le caractère artificiel de leur ambiance.Bordés de boutiques, ils mettent avant tout en connexion des fonctions urbaines majeures, que ce soient des grands magasins, ou des équipements publics, sans établir de rapports sensibles avec l'environnement qui les contient.Les perspectives, voire tout simplement les percées visuelles qui permettraient d'établir un rapport à la ville en sont généralement absentes, tout comme la pénétration de la lumière naturelle.C'est sans doute pour ces raisons que l'architecte Peter Rose, dans son projet de réhabilitation du complexe Les Terrasses, revient au type de la \"galleria\", ou plus précisément du passage, inventé au 18 début du XIXe siècle et construit en grand nombre dans les capitales européennes, Paris, Berlin, Londres, Bruxelles, Rome, Moscou ainsi que dans plusieurs autres grandes villes Milan, Naples, Glasgow, Hamburg,.mais aussi dans certaines villes nord-américaines, tel Cleveland.Dans ces espaces intérieurs aux îlots et protégés par de grandes toitures transparentes, de fer et de verre, la marchandise était exhibée comme des oeuvres d'art et les techniques constructives nouvelles, non encore acceptées dans leurfonc-tionnalité nue, empruntent au langage historique leurs formes, comme le note le philosophe Walter Benjamin dans un texte célèbre sur \"Paris, capitale du XXe siècle\".Quel peut-être la signification d'un retour, aujourd'hui, à ce type construit ancien?Il manifeste le désir de retrouver l'urbanité perdue dans nos villes modernes et, pour ce faire, de revenir à des formes urbaines connues, devenues conventionnelles, comme le passage ip : I \t\t\t\t\t 71 LE\tPROJET V V CONCEPTION VOLUMETR I Q U E Center Court South Gal leria -A A- O \u2022 couvert, et qui ont fait la preuve de leur efficacité fonctionnelle et symbolique.Mais de telles formes simples et statiques nées avec le commerce de luxe correspondent-elles toujours aux besoins actuels et à la sensibilité contemporaine?Offrent-elles une image toujours valable de la société?N'est-il pas possible d'inventer de nouvelles configurations urbaines qui assument le caractère multifonctionnel des ensembles construits aujourd'hui, exploitent les potentialités des technologies nouvelles,non seulement constructives mais aussi communicationnelles, établissent des relations complexes avec leur contexte,sans pour autant devenir confuses comme Les Terrasses existantes,et témoignent de la diversité et de l'éclatement culturel de la société contemporaine ?FVL Mc Gil I Col lege Av.19 I \"H il it?Bêtifiât-** mm LE 500 OUEST ET LA MAISON DES VINS Clients Caisse de dépôts et de placements du Québec et Loto-Québec.Blouin et Associés, architectes In§r0- Udi is muroauction a son offre de service architecte Paul Faucher note I obséda tion suivante: a Montréal, le 500 Ouest s'aait d' m h5t-eSPè^e très Particulier.Il s agit d un batiment mixte éminemment spéculatif dont la finalisation accélérée à concide avec l'arrêt des opérations dI son promoteur.(.l'édifice) supporte en- core pius|eurs années après son érec- tion, les sequelles des ambitions discuta- SenetesVISIHpS V3riées et des limitations évidentes de son auteur ( ) n0mc croyons que la neutralité même de ce?const|tue a posteriori un fond pri-v eg e pour une démarche volontaire vers la qualité et l'unicité d'un environnement particulier à créer pour une fonction commerciale.\" qnn'nc ifflrence contextuelle évidente du i^ SrLfait un exemPie typique parmi les gratte-ciel qui se dresspnt an de la rue Sainte-CatherS s 1m Mie,, .La, il ud is eu aevant un ensemble de batiments dont il réfléchit les façades il ne fait qu'établir sa transparence qui Da radoxalement, s'impose au piéton et à son entourage par sa masseTon recul plutôt que de servir à son intégration au reseau urbain piétonnier, aboutit à une sene de portes d'entrée qui se fondent dans I immense plan vertical de la façade Le socle en béton d'où part le bloc de verre et qui devrait intervenir en tant du agent de continuité entre le rez-dï chaussée et la rue, se pose davantage en roS rpUtïpThltee C°mme un plan hori-zontal, cette base s impose encore dIus sCim?)|J3nrpC0nt:0Urne le bâtiment Qui, lui Se sîfrt S|if UP' te,rrain qui s'abaisse vers le sud.Il en resuite qu'à l'arrière la fondation s'élève sur trois niveaux et de i s agit, poursuit Paul Faucher, à partir d un ensemble discutable dont l'imnlan- uiuon a détérioré un tissu urbain fraailp e generer un lieu privilégié et remarqué quudvitera la fréquentation du pïïfc parce qu elle aura établi hors de tout doute la valeur d'une démarche généreuse, orientée vers le profit du milieu urbain au meme titre que vers son propre profit si legitime soit-il (.) c'est dans cet esprit qu il nous semble indispensable de perpétuer, en cohérence avec l'extérieur te traitement des espaces intérieurs du meme edifice.Il s'agit d'une très belle et très unique gageure.\" La concrétisation de cette gageure dans son entité nécessiterait des travaux et une mise de fonds plus importants bndnlrle laissent Présager les objectifs budgetaires annoncés.La \"flexibilité d ajustements\" dont parle Paul Faucher dans sa presentation, s'applique sans doute plus à la réalisation d'intentions ar chitecturates de rattrapaae nî riVl3 .\t\t\t21\t\t \t§fi\t\t\tMB\t¦ \t\t\t\t\t¦ ¦ üütf msm Estai mm pération qu'à des intentions réelles de recyclage du pourtour du rez-de-chaussée.La pratique architecturale se heurte souvent à une réalité plus prosaïque qu'elle ne l'aurait souhaitée et les effets escomptés d'une cohérence intérieur-extérieur resteront ponctuels et parfois même timides.Le débordement d'un peu de verdure des parapets n'attirera pas à coup sûr les passants sur les toits-terrasses du côté sud.Et je doute que l'escalier arrière, malgré son évidente qualité architecturale, n'entraîne toute la clientèle espérée.La Maison des Vins, située du côté sud du bâtiment, parvient à redonner à ce bâtiment a priori rébarbatif une allure plus accueillante.En intervenant devant et derrière ce bâtiment et en l'employant comme \"un fond de décor\", l'architecte a malgré tout réussi à pousser à leurs limites et avec grande sensibilité les seules interventions possibles.?PIERRE BOYER-MERCIER LA MAISON DES COOPERANTS Webb, Zerafa, Menkès, Housden, architectes aflflBg \\ I «üiiir ,| Ai A 1 g Il y a quelques mois, la Maison des Coopérants annonçait la construction de son siège social sur le boulevard de Maisonneuve, entre les rues Union et Université.Ce bâtiment de 33 étages, le plus important depuis l'érection de Place Ville-Marie, dominera la partie nord du terrain de la cathédrale Christ Church (architecte Frank Wills) et ajoutera 500 000 pieds carrés à l'inventaire des espaces à bureaux du centre-ville de Montréal.Actuellement, on dispose de trop peu d'informations sur ce bâtiment à part celles concernant l'étage dit des \"Promenades de la cathédrale\", qui regroupera 150 boutiques sur un passage commercial entre les magasins Eaton et La Baie.Ces promenades, situées sur plusieurs niveaux en sous-sol, seront visuellement reliées par une ouverture verticale donnant sur des puits de lumière vers le haut et sur une fontaine vers le bas.23 boulevard de Maisonneuve Cathédrale Christ Church La Maison des Coopérant» Jardins du Goitre Eaton\t*\t*\tLa Baie \u2022Entrée des Promenades de la Cathédrale\true Sainte-Catherine plan du site En dehors des escaliers mécaniques circulaires, ce bâtiment ne semble rien apporter de plus que les centres d'achats auxquels on veut le comparer à grands cris, notamment celui du Centre Rockland.L'inquiétude (fondée ?) relative à ce bâtiment qui se veut d'un \"gothique inspiré\", par souci d'intégration sans doute, réside dans ses futurs aménagements au rez-de-chaussée.La rue, considérée comme un lieu de présentation sur Sainte-Catherine, ne possède plus ce titre dans ce quadrilatère, le \"Jardin des Cloîtres\" lui conférant un aspect particulier.Le type d'échanges privilégiés offerts aux piétons sur toute la partie sud du site semble soudain rigoureusement clôturé par le mur vertical du bâtiment; sa base, qui se rend aux limites de la propriété, impose aux piétons toute l'énormité de sa masse.On peut se demander, comme pour la plupart des bâtiments sur Maisonneuve, si son droit d'appropriation ne devrait plan de la promenade exister que dans les limites d'une certaine zone intérieure de recul.Ainsi, amorcée par le parc, la trame de sa contexture pourrait trouver une continuité à travers le hall d'entrée et à la périphérie du bâtiment.De cette façon, le rez-de-chaus-sée ordonnerait la composition du tissu urbain plutôt que de le rendre plus complexe.À la défense des architectes subissant les contraintes de rentabilité commerciale des promoteurs, on se demande si un tel site ne devrait pas être régi par des règlements municipaux.La Maison des Coopérants imposera aux piétons son monumentalisme comme la plupart des \"tours\" du boulevard de Maisonneuve.Une législation appropriée pourrait calmer les appréhensions des piétons en leur cédant un espace appropriable, un espace où chacun pourrait retrouver le plein contrôle de ses relations avec le bâti .?PIERRE BOYER-MERCIER 24 ANNIVERSAIRES Pierre-Richard Bisson, Il y a .?10 ans (1976): LE STADE OLYMPIQUE DE MONTRÉAL S\u2019AJOUTAIT A LA LISTE DES GRANDS TRAVAUX INACHEVÉS.Cuisante humiliation pour ses promoteurs et concepteur, l'ouvrage les place en remarquable compagnie.Ils côtoient désormais ceux de la ziggourat de Mardouk (ou tour de Babel), du château d'Herrenchiemsee en Bavière, du palais des Soviets à Moscou,.On pensera ce que l\u2019on veut de Nabuchodonosor, de Louis II, de Staline,.encore longtemps.Pensera-t-on bientôt plus à Roger Taillibert qu'à Boris lofan, Julius Hofmann ou qu'à leur prédécesseur babylonien?25 ans (1961): LE \"MUR DE LA HONTE\" S'ÉRIGEAIT A BERLIN.Triste évidence de la non-neutralité de l'objet construit, il n'a pas -heureusement- les qualités techniques ou formelles qui risqueraient un jour d'en voiler la juste perception.?^40 ans (1946): MIES VAN DER ROHE CONCEVAIT LA VILLA FARNSWORTH.Le projet ne sera réalisé qu'en 1951, si tard que Philip Johnson aura déjà donné, dans sa résidence de New Canaan, une réinterprétation de la première maison de verre.Cet ultime éclatement de l'enveloppe termine une voie de recherche qui remonte à la fin du XIXe siècle.Les idéaux d'abstraction cubiste, de limpidité expressionniste et de fluidité spatiale néo-plasticienne s'y trouvent ensemble concrétisés.Un admirable manifeste qui s'est toutefois révélé aux limites de l'habitabilité.?75 ans (1911): U VILLE DE MAISONNEUVE PARACHEVAIT SON HOTEL DE VILLE.HÔTEL DE VILLE DE MAISONNEUVE (ONTARIO ET PIE IX) Jean de la Fontaine aurait connu la mésaventure de cette municipalité qu'il n'aurait point changé un iota à sa fable.(\"Une grenouille vit un boeuf qui lui sembla de belle taille .La chétive pécore s'enfla si bien qu'elle creva.Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs\").Le bâtiment n'est pas moins surpre- nant dans l'oeuvre de son concepteur que dans son environnement car Cajetan L.Dufort est un architecte de maigre relief.A Sainte-Cu-négonde en 1904, il avait réalisé avec Alphonse Piché un affreux bâtiment municipal qui aurait du le tenir éloigné de cette commande.La confusion du design n'annoncait en tout cas pas cette ordonnance qui s'accorde singulièrement avec celle des bains de Maisonneuve et du \"Château Dufresne\", réalisés entre 1914 et 1916 sous la signature de l'ingénieur municipal Marius Dufresne.A celui-ci reviennent encore 2 constructions remarquables dans la même ville: le marché, d'inspiration Second Empire, et la caserne, dérivée de la manière de F.L.Wright.Une pareille habileté sur autant de registres aurait du l'amener à joindre l'Association des Architectes avant 1917 et donner d'autres fruits qu'à Maisonneuve.Il ne serait pas étonnant de trouver un jour une ou des éminences grises à nos deux compères.?100 ans (1886): HENRY HOBSON RICHARDSON MOURAIT PRÉMATURÉMENT.BURLINGTON T-?' _ A peine âgé de 48 ans - et en 20 ans de pratique seulement- il laissait une production colossale couvrant presque toutes les typologies.S'il ne put garantir la constance dans la qualité du design d'une équipe qu'il soumettait pourtant à une sévère discipline, son oeuvre fut néanmoins assez puisante et cohérente pour établir un style richardsonien dont la popularité s'étendit au Québec, comme en témoigne le siège social de l'O.A.Q.Plusieurs de ses travaux les plus intéressants sont dans notre voisinage: Burlington, Albany, Hartford, Boston et ses banlieues (Cambridge, Quincy, North Easton,.) Le prétexte de votre prochain itinéraire en Nouvelle-Angleterre est tout trouvé.?125 ans (1861): SIR HUGH M.ALLAN ENTREPRENAIT \"RAVENSCRAG\".Tel est le nom que le plus célèbre armateur canadien a donné à sa propriété, sise au 1025 de l'avenue des Pins à Montréal.Bien qu'elle ait été amputée des serres qui étaient l'attribut presque obligé des grandes maisons, bien que son décor intérieur soit perdu, on peut se réjouir de ce que la création du parc du Mont-Royal dans la décade suivante en ait protégé l'environnement et de ce que l'Institut Neurologique de l'Hôpital Royal Victoria ait su préserver l'essentiel de sa pittoresque silhouette.Elle est précieuse pour documenter l'oeuvre de John William Hopkins, un architecte qui pratique une bonne cinquantaine d'années et dont les fondateurs de l'Association des Architectes de la Province de Québec ont reconnu l'importance en le choisissant comme leur premier président en 1890-1891.La parenté formelle entre Ravenscrag et certaines villas de Calvert Vaux tend à établir des rapports entre l'architecte de Sir Allan et ses collègues américains près de 35 ans avant sa collaboration avec George B.Post pour l'édifice de la Montreal Street Railway, dans la Côte de la Place d'Armes.?200 ans (1786): LA BRASSERIE M0LS0N S'INSTALLAIT AU PIED-DU-COURANT.C'est pour marquer l'événement que la Compagnie procède actuellement à la rénovation de ses bâtiments qui s'allongent rue Notre-Dame.Réalisés en plusieurs temps, ils ne sont ni homogènes ni réguliers.Néanmoins leurs façades révèlent une civilité qui a largement manqué à l'architecture industrielle.Elles ne sont pas que la face externe de l'enveloppe mais un visage tourné vers la ville où composent les éléments asynchrones dans un esprit de conciliation entre le changement et la continuité.?350 ans (1636): BORROMINI CONSTRUISAIT UNE ILLUSION D'OPTIQUE.Une allée voûtée débouchant sur une statue où les dimensions de la galerie et de l'objet, petites en réalité, sont magnifiées par une compression artificielle de l'espace.L'allée se rétrécit, le sol se relève, la voûte s'abaisse, les colonnes et les caissons déformés se resserrent.Cette surprise que réserve la seconde cour du palais Spada, à Rome n'est-elle qu'une curiosité insolite?Borromini, qu'une totale dévotion à son art et une permanente insatisfaction ont mené au suicide, était tout le con- C0UR DU PALAIS SPADA, PERSPECTIVE, BORROMINI ROME traire d'un facétieux.Il menait là une expérience qui se situe dans la série des recherches entreprises depuis le début de la Renaissance en matière de perception visuelle et qu'il appliqua à l'objectif de qualification spatiale de ses grandes oeuvres baroques.25 THE MONTREAL CRYSTAL PALACE AND THE MATERIAL OF PROGRESS GILES HAWKINS Constructed in 1851 as the venue for the Great Exhibition of the Works of Industry of All Nations, the Crystal Palace symbolized all that was positive in the new industrial economy.As Illustrated London News editorialized, \"a structure where the Industry of All Nations is intended to be exhibited should.present to all parties a building for the exhibition of arts and manufactures, that, while it afforded ample accomodation and convenience for the purposes intended, would of itself, be the most singular and peculiar feature of the Exhibition.\"1.The Crystal Palace, was an immense popular success.It was, however, greeted with derision by some of the most influential critics of the age.But, despite the criticism with which it was initially greeted, John Paxton's building had a powerful impact on the architecture of the period.In the decade following its construction crystal palaces sprang up in Paris, New York, Dublin, Munich - wherever the desire to participate in the dream of progress and prosperity based on the new technologies of iron and steam had taken root.In 1860, this dream was transforming the city of Montreal and its most visible symbol was the Victoria Bridge.Built by the great Victorian engineer, Robert Stephenson, it was the longest bridge in the world and employed the most advanced technologies of the age.Its completion in 1860 provided the occasion for a celebratory visit to British North America by the Prince of Wales and in welcoming him the bridge was placed in the broader context of Canadian progress.It was noted that \"the Victoria Bridge, known throughout the world as the most gigantic effort in modern times of engineering skill, has been made a special occasion of your Royal Highness' visit, and proud as are Canadians of it, we yet venture to hope you will find ¦ .; i.*,! OsJ IV j mfj* in Canada many other evidences of greatness and progress.\"2.The Board of Arts and Manufactures, created in 1857 to promote industrialization through educational programs and industrial exhibitions, was charged with exhibiting that \"other evidence of greatness and progress\", The Board decided to construct a Provincial Exhibition Building and Museum.Know colloquially as the \"crystal palace, the project was widely opposed.Other Canadian cities had constructed crystal palaces at their own expense and it was argued that the City of Montreal, rather than the government of Canada should finance the project.In Montreal there was strong opposition to the proposed site on the block bounded by St-Catherine, Cathcart, Union, and McGill College Streets.It was argued that the Crystal Palace should be located closerto the city centre and there was angry debate as to the best building site.Evidently the Board of Arts and Manufactures wished the building to join McGill University and the Natural History Museum in an ensemble of educational facilities then emerging on and around the site of McGill University.Citing the Conservatoire des Arts et Metiers in Paris as a model, one contemporary writer remarked that \"it is important.in judging of the building now in the course of erection and the site, that its future and constant uses be kept in mind.Here will be gathered in time.a large collection of agricultural and industrial products and models of inventions, a library of reference and a school of design; perchance also.a school of mines as well.It ought, in fact, to become a great Working Man's College, a School of Science, and a Gallery of Art.\"3 A project submitted by John William Hopkings was selected from among five solicited in a closed competition.Hopkins proposed a 26 brick and cast-iron cruciform basilica fronting on St-Catherine Street with a barrel vaulted nave running to Cathcart Street.An internal cast-iron skeleton was to support a series of galleries around the interior the perimeter of the building.As a result of opposition to the site, funding was cut and the Board found it necessary to take measures in order to reduce the cost of the building.In the interests of economy the length of the proposed sixty-foot transepts to twenty feet and \"Warrens Patented Roofing Felt\" ratherthan galvanized sheet iron was used as roofing material.Despite the visible presence of thousands of tons of cast iron spanning the St.Lawrence River, the use of a cast-iron structure was, to judge from the attention of press and public, novel, controversial and, for some, even dangerous.Three local foundries were engaged to produce the components for both the cast-iron structural system of hollow columns and trussed girders and for cast-iron facades on St.Catherine and Cathcart Streets.Although the contract stipulated that, \"the quality and strength of every article particularly the Castings must be submitted in the presence of the Architect, or some person appointed by him, to a full proof equal to 1/5 of the breaking weight.before it is removed from the foundry, \"concerns were expressed as to the stability and safety of the structure.On local newspaper noted that, L'endroit choisi par la chambre des arts est.incapable de supporter un édifice quelconque.Le terrain en question se compose d'un sol mou et ru muant qu 'on nomme communément ventre-de-boeuf; et l'on connaît la valeur de ces.sortes de terre.Lorsque une masse trop lourde pèse sur un tel sol, il s'étend, s'enfonce, se creuse par endroits, se gonfle par d'autres, et ne tarde pas à renverser, par se mouvement, tout ce qui se trouve au-dessus.4 Following completion of the structural iron work, efforts were made to allay concern as to the safety of the building and it was ^ subjected to a series of tests.1 Another local newspaper reported ~ that a severe test of strength of | the new Exhibition Building has ^ been applied, under the direction | of engineers appointed by the Pro-\u201c vincial Governor and the Military £ authorities for that purpose.A pressure of 20 tons was placed on twenty superficial feet of the weakest part of the galleries, without producing the slightest effect.Although it looks light, there cannot be the slightest doubt of the immense strength of the building.No man who has the slightest inkling of mechanics can question this.5 Paxton's 1851 Crystal Palace heralded a new architecture.Employing the techniques and technologies pioneered by nineteenth century engineers, it was remarkable not only for its many innovations but for its highly efficient use of labour and materials as well.Hopkins' crystal palace was certainly innovative and even novel in the Montreal of 1860.Yet, unlike its London prototype, it did not embrace the credo of economy and efficiency of the engineer.The attacks made by Canadian Writers on the Victoria Bridge apply equally to the Montreal crystal palace.A Toronto Writer, reviewing Robert Stephenson's Report on the Victoria Bridge wrote that \"Canadians have been so.habituated to consider.railway structures as the models of the most successful adaptation of means to the accom-plishment of desired ends, that they may be pardoned when they point with exultation of the immense structure now in progress at Montreal.The Montreal crystal palace failed as a vehicle for the promotion of a national industrial economy in Canada.The large debt assumed by the Board of Arts and Manufactures during its construction hindered the activities of the Board until it was dissolved in the 1870.As the result of the Board's financial problems the land upon which the crystal palace stood was returned to McGill University and the building demolished.Turned over to the Provincial Government, the Building was reconstructed on the Agricultural Fair Grounds in 1878 where it stood until destroyed by fire in 1896.?1.\tThe Illustrated London News, July 6, 1850, XVII, 13.2.\tWitness.May 23, 1860, p.3.3.\tThe Provincial Exhibition Building and Museum of Canadian Industry and Art, Montreal, \"the Building News, VI, (July 27, 1860) 588.4.\tLa Guêpe, May 1, 1860, p.3.5.\tWitness, August 11, 1860, p.3. 1920-1930: LES ÉDIFICES A BUREAUX DE ROSS & MAC DONALD par Nadine Corbel, 2ème cycle en histoire de l'art Université Concordia, Montréal L'architecture de la firme montréalaise Ross & MacDonald est caractérisée par la taille imposante de ses projets à vocation commerciale (Hôtel Mont-Royal, magasin Eaton), médicale (Hôpital Reine-Elizabeth, Institut Neurologique de l'Hôpital Royal Victoria) ou réservés aux édifices à bureaux.La majeure partie de la production a été exécutée entre le Première Guerre mondiale et la Crise des années 1930.Robert Henry MacDonald (1875-1942) est né en Australie de parents écossais.Avant d'arriver à Montréal en 1895, il travaille quatre ans dans son pays natal pour Richard B.Whitaker.Il commence sa carrière montréalaise comme dessinateur junior chez Robert Findlay où il reste jusqu'en 1900.C'est à cette époque qu'il entreprend une série de voyages qui s'étalent sur une période de sept ans et pendant lesquels il a l'occasion de travailler comme dessinateur senior chez Crichton & McKay à Wellington, en Nouvelle-Zélande, ainsi que dans les agences new-yorkaises de George B.Post et de Welles Bosworth.A son retour à Montréal, en 1907, il entre au service de la firme Ross & MacFarlane.(1) De son côté, George Allen Ross (1878-1946), né à Montréal, reçoit une formation plus traditionnelle.Il étudie au Massachussets Institute of Technology, aux États-Unis, puis il fait un séjour à Paris au cours duquel il fréquente l'École des Beaux-Arts sans toutefois y être régulièrement inscrit.Il travaille ensuite chez Parker & Thomas à Boston et chez Carrère & Hastings à New-York.En 1905, il devient l'associé de D.H.MacFarlane avec lequel il pratique jusqu'en 1912.La firme Ross & MacDonald, fondée en 1913, sait s'entourer des meilleurs dessinateurs et collaborateurs.^) Elle progresse à une vitesse vertigineuse et, en moins de dix ans, couvre le centre-ville d'édi- IIIIUÎII Hiiipp] )I P r c ni c s S S JP 111 mïa 1 s* s 1 fices d'une taille démesurée pour l'époque.Presque tous atteignent dix puis douze étages, hauteur maximum alors permise par les règlements municipaux.Le Medical Arts Building En 1922, le Medical Arts Building fait office d'innovation.C'est le premier édifice à Montréal, construit spécifiquement pour des médecins, chirurgiens et dentistes.Outre les cabinets de consultation, il abrite une clinique qui se loge au dixième étage et qui comprend même une salle d'opération.L'édifice se distingue également aux plans du design et de la technique.Les architectes ont tourné la difficulté que présente la configuration trapézoïdale du terrain en tronquant l'angle aigu formé par les rues Guy et Sherbrooke et en y plaçant l'entrée principale.D'autre part, on se servit de coffrages métalliques réutilisables pour réaliser la structure de béton, ce nouveau procédé permettant une plus grande vitesse de construction.L\u2019escalade Au même moment, la firme réalise l'Hôtel Mont-Royal sur la rue Peel puis, en 1924, en collaboration avec Harold Lea Fetherstonhaugh, les \"Chateau Apartments\" sur la rue Sherbrooke.De 1924 à 1930, les grands travaux se multiplient: 1924\t- L'édifice Keefer (au- jourd'hui démoli) à l'angle des rues Sainte-Catherine et Bishop.1926\t- L'édifice Castle à l'angle des rues Sainte-Catherine et Stanley.1927\t- L'édifice des Sciences dentaires au 1388-1400 rue Sainte-Catherine ouest.1927 - L'édifice Hermes, à l'angle des rues Peel et de Maisonneuve.1927-\t1928 - L'édifice Confédération au 1253 de la rue McGill College.1928-\t1929 - Le Dominion Square Building entre le carré Dominion et la rue Sainte-Catherine.1928-1929 - Le grand magasin T.Eaton à l'angle des rues Sainte-Catherine et Université.On peut noter un déplacement de l'ouest vers l'est ainsi qu'une escalade dans l'échelle des édifices.Des points communs Presque tous ces édifices sont placés au croisement de rues ou occupent tout un quadrilatère.Ils se ressemblent également par leur décor et l'articulation de leurs façades.Les niveaux sont regroupés en trois ou quatre registres qui se démarquent par une alternance des matériaux: pierre, brique, pierre (édifices Medical Arts et Castle).Les niveaux sont aussi soulignés par le système de décoration (édifices Hermes et Confédération) dont les corniches constituent un élément majeur.Des éléments remarquables Dans cette production impressionnante d'édifices à bureaux construits au centre-ville de Montréal par la firme, il en est deux qui se distinguent plus particulièrement.Le programme de l'édifice Confédération était particulier: il abritait à la fois des bureaux (côté Sainte-Catherine) et de grands entrepôts (côté Cathcart) avec une aire d'expédition au rez-de-chaussée.Trois ascenseurs réservés aux passagers desservaient les 10 étages de bureaux et deux autres affectés au frêt desservaient aussi bien les bureaux que les entrepôts.L'édifice du Dominion Square domine de loin les autres non seulement par sa taille, mais aussi par la qualité de son exécution et la recherche de son programme décoratif.Un extrait de la brochure publicitaire sur l'édifice exprime l'état d'esprit dans lequel il a été conçu: \"In occupying the supreme and most strategic business location in the metropolis of Canada, it is but fit and proper that such a structure should exemplify to the highest degree the spirit of progessiveness which is truly Canada's\".On peut le considérer comme 27 l'aboutissement d'un langage architectural développé par les architectes au cours des années 1920-1930.Nous y retrouvons en effet des éléments déjà exploités dans les autres édifices créés par la firme: par exemple, la fenêtre géminée, d'abord très simple dans l'édifice Hermes, qui s'est étoffée dans le Castle, se retrouve au magasin Eaton et enfin s'habille ici d'un décor très élaboré.Les architectes utilisent deux types de portes: celle surmontée d'une arche et celle de type piliers et linteau avec des corbeaux ayant une fonction décorative.La porte du Medical Arts Building, par exemple, s'inscrit dans un rectangle formé par l'angle de l'édifice et la corniche au-dessus de la porte.Une tresse de feuillage court autour de l'embrasure.La clé de voûte est en forme de volute.La porte de l'édifice Confédération s'intégre à la façade.Le décor est sobre et la clé de voûte proéminente.La porte du magasin Eaton s'enjolive d'un motif de cordage, la clé de voûte se transforme en un buste de femme et le deuxième type de porte s'inscrit à l'intérieur.Au Dominion Square Building, la porte est plus chargée.L'élément décoratif de l'arche n'est plus constitué seulement d'une clé de voûte mais de plusieurs motifs sculptés ainsi que de colonnettes.Le deuxième type de porte, à piliers et linteau, subit également une évolution allant du plus simple au plus élaboré.La porte de l'édifice Castle est encadrée par deux piliers surmontés de chapiteaux composites.Le motif de cordage se retrouve sur les bords intérieurs.Le corbeau est simple.L'entrée de l'édifice Hermes est flanquée de piliers qui se fondent dans l'encadrement.Les chapiteaux sont plus élaborés.Le motif de corde est aussi présent.Les corbeaux sont savamment travaillés.Il est intéressant de noter que ce langage décoratif est utilisé à l'intérieur des édifices.Dans le cas de l'édifice Hermes, les corbeaux sont placés près des portes des ascenseurs.Le même motif se voit à l'intérieur de l'édifice Confédération et il est également intégré dans l'encadrement des portes du Dominion Square Building.George Allen Ross et Robert H.MacDonald se sont livrés à autre chose qu'à un simple exercice décoratif.Ils ont su intégrer une technologie de pointe aux principes fondamentaux des édifices à bureaux des années 1920: confort et prospérité.® ?(1 ) Parmi les constructions de Ross & MacFarlane au centre-ville, on trouve la Banque Toronto Dominion (1907) à l'angle des rues Guy et Sainte-Catherine et le Y.M.C.A.(1911) sur la rue Drummond.(2)\tC.B.Dolphin, W.Bailley, H.M.Patterson, H.Dawson, H.B.Hugh, R.G.Heughan, C.R.Tetley, John Fish, W.J.Armstrong.(3)\tL'auteur remercie la firme Duchesne & Fish, et particulièrement M.John Fossey pour l'assistance reçue dans ses recherches. f I 1 p -l J l r.J f tirSf f » 1 ( 9 I wp III » If M l! t§M^ mm:.« M '# \u2022Ê \u2018-.'.4k, W&rXmMi.ïiïMfevrkk Wââ mm mm Les mécanismes en jeu sont complexes: Ils agissent d'abord, au niveau architectural, à travers la stylistique et la symbolique, la programmation et la technologie.Ils interviennent dans un milieu de plus en plus compliqué par !a polyvalence que nous exigeons de nos bâtiments et par le choix considérable de solutions, de matériaux et de techniques disponibles pour les réaliser.Ils agissent également dans un milieu dont les changements économiques, sociaux et culturels ont été fulgurants dans les derniers décennies.L'architecture est ainsi devenue un art ambigu, animé de contradictions, fondé sur les complexités mêmes de la vie moderne.Elle cherche à répondre à des impératifs de commodité, de pérennité et de beauté.Elle doit tenir compte de critères d'économie, d'entretien et d'utilisation de l'énergie.Elle doit aussi répondre à des programmes sans cesse nouveaux et de plus en plus ambitieux.Toutes ces contraintes se situent à des niveaux différents et sont souvent incompatibles.Sur le plan stylistique, elles obligent les architectes à des choix impossibles, engendrant des solutions purement intellectuelles.Le débat sur la forme s'est élevé hors de portée du public et, souvent, hors de portée du client lui-même.De nouveaux symboles et de nouveaux styles sont créés en vase clos.Ils s'opposent les uns aux autres à un rythme qui accorde trop peu de temps à nos systèmes de valeurs pour s'y adapter.La résistance au changement est considérable et elle constitue la base même d'une sélection naturelle stylistique des bâtiments contemporains.Il s'agit là du premier niveau de sélection architecturale.Le second niveau est celui de la programmatique.Ici aussi, les demandes et les attentes se sont modifiées de façon spectaculaire.Alors que la conception et la réalisation d'espaces commerciaux et à bureaux n'avaient presque pas changé depuis le siècle dernier, elles ont dû, dans les 30 dernières années, évoluer radicalement à cause des innovations majeures dans les technologies de support.La bureautique, les télécommunications et l'informatique ont engendré des espaces et des matériaux nouveaux.La taille et la récente complexité des entreprises d'affaires ont amené des combinaisons d'espace et des planifications nouvelles.Les masses toujours grandissantes de travailleurs impliqués dans ces secteurs ont soulevé des considérations d'ordre sociologique et ergonomique Il y a une centaine d'années, Montréal était reconnue à juste titre, comme ayant reçu l'héritage architectural le plus riche et le plus ancien de toute l'Amérique du Nord.Nous en avons malheureusement dilapidé une grande partie car, dans ce qui est maintenant appelé le centre-ville, de nombreux bâtiments sont tombés aux mains des démolisseurs et ont disparu.Les pertes se sont d'abord fait sentir progressivement, presque naturellement, pour s'accélérer dans les 25 ou 30 dernières années à un rythme hallucinant.Ces constructions ont été remplacées par des bâtiments, fortement contestés dès le début mais dont les plus anciens sont maintenant devenus des symboles essentiels de notre patrimoine.Que l'on songe à l'imposant édifice de la Sun Life qui a remplacé l'immeuble du Y.M.C.A et l'église presbytérienne Knox sur le Carré Dominion, et dont la construction, à l'époque, avait soulevé de nombreuses protestations.On s'opposerait aujourd'hui violemment à sa démolition malgré les pressions du milieu et ses nombreuses désuétudes fonctionnelles.Et, pourtant, le centre-ville de Montréal a connu dans les 25 dernières années des cycles de construction et de démolition durant lesquels les bâtiments de cet âge et de cette qualité ne furent pas épargnés.Les pressions économiques, sociales et démographiques ont été telles que la ville est maintenant méconnaissable.Et on démolit toujours.Mais, aujourd'hui, ce sont surtout des bâtiments récents qui tombent.Ils semblent avoir une valeur moindre non seulement économique, mais aussi fonctionnelle et symbolique, que des édifices beaucoup plus anciens.Ce paradoxe s'explique par un phénomène de sélection naturelle dont les forces, lorsqu'elles s'expriment librement, tendent à éliminer les bâtiments les moins intéressants.Les survivants sont si bien adaptés à leur époque sur le plan architectural, urbanistique, social ou économique, qu'après un certain temps, ils en deviennent les symboles.Ils accèdent alors à une classe de bâtiments protégés artificiellement par la valeur que nous leur accordons et, éventuellement, par les mécanismes que nous activons pour leur conservation.Mais cette protection ne peut agir sur les bâtiments récents et c'est pourquoi un certain nombre d'entre eux sont destinés à la démolition à plus ou moins brève échéance.Mais lesquels et pourquoi?DESUETUDE El OBSOLESCENCE CENTRE-VILLE par Patrice Audet-Lapointe, Gérard Garreau et Claude Boisvert U SUN-LIFE L'EXEMPLE TYPE D'UN SYMBOLE ARCHITECTURAL ¦¦¦¦¦¦ PROMENADE boutiques \\Ü\\Jh& dont il n'était pas nécessaire de se soucier autrefois.Les bâtiments ont donc subi des changements sensibles, très rapides, de nature à engendrer la désuétude de leurs prédécesseurs, même les plus récents.C'est donc sur ceux-ci, les bâtiments contemporains déjà désuets, que s'exercent les forces de la sélection naturelle.Quant aux édifices plus anciens, leur désuétude choque moins puisqu'elle est perçue comme naturelle.Le niveau technologique joue également un rôle prépondérant dans la création de désuétudes.Les grandes innovations dans le domaine des matériaux, des techniques de construction, des équipements mécaniques et électriques, de la sécurité-incendie se sont succédées à un tel rythme que certaines ont été dépassées avant même que leur implantation ne soit complétée.D'autres technologies, au contraire, ont été longues à perfectionner mais furent adoptées très rapidement de sorte que plusieurs générations successives d'édifices ont participé à leur évolution et, quelquefois, à leur échec.On assiste ainsi, encore une fois, à la création de désuétudes en successions très rapides affectant uniquement les bâtiments les plus récents.En effet, les plus anciens font appel à des technologies dites périmées mais qui ont fait leurs preuves et dont les inconvénients par rapport aux nouvelles technologies sont souvent mineurs.Pour cette raison, l'évolution subie dans les dernières décennies n'a souvent servi qu'à souligner l'immaturité des nouvelles techniques et la désuétude engendrée par leur évolution.Les mécanismes de la sélection naturelle jouent également au niveau urbanistique où ils sont complexes.Ils agissent à travers le zonage, les réseaux de transport, la valeur des terrains et la volonté des intervenants publics.Les survivants de ce processus deviennent, au même titre que les survivants du processus architectural, des symboles de leur époque et sont assurés d'une reconnaissance à ce titre.Il s'agit, cependant, d'un phénomène plus aléatoire dont les résultats sont souvent partiels et difficiles à circonscrire.Le premier niveau de sélection à jouer dans les cas de Montréal et de son centre-ville, fut lié au zonage et aux pressions économiques.En effet, le centre des affaires était alors situé dans le Vieux-Montréal, le long de la rue Saint-Jacques.Lorsque les bâtiments et les infrastructures le composant commencèrent à montrer des signes de vétusté et de désuétude et que de nouvelles pressions de développement se firent sentir, les intérêts économiques représentés par sa forme d'alors étaient considérables.Il était donc beaucoup plus facile d'étendre ou de déplacer le centre que de le réorganiser.On commença donc à grignoter sur les quartiers voisins, particulièrement au nord, vers l'actuel boulevard Dorchester et la rue Sainte-Catherine.Il s'agissait d'un quartier résidentiel mal protégé, offrant des possibilités d'implantations remarquables.En regard des besoins d'expansion d'alors et de la relative simplicité, tant légale que technique, de modifier sa vocation et sa densité, il est clair que celui-ci était devenu désuet.Mais le déménagement et l'augmentation de la concentration se sont faits très lentement et ce n'est que vers les années 1960 que le mouvement s'est accéléré.Dans les années 1970, les premières contestations organisées face à la démolition ont pris naissance et ont mené à la création d'organismes influents voués à la sauvegarde des zones menacées.Mais, même avec un support populaire grandissant et une lutte organisée pour sauver le centre-ville de la démolition, son homogé- néité était déjà irrémédiablement compromise.Seuls quelques secteurs et quelques bâtiments isolés méritaient d'être préservés.Le reste de l'espace ainsi libéré fut mis sous coupe réglée et exploité par des vagues successives de construction.Les nouveaux bâtiments se sont d'abord implantés le long des artères les plus attirantes et les mieux développées, soit Dorchester, Sainte-Catherine, Sherbrooke et de Maisonneuve.Puis le développement s'est tourné vers les espaces vacants intermédiaires; c'est alors que les artères nord-sud ont, à leur tour, connu une série de nouvelles implantations.La grande disponibilité des terrains et la croissance modérée du développement immobilier nejus-tifiaient pas encore les démolitions de la nouvelle génération d'édifices commerciaux et d'affaires.Seule une nouvelle modification des règles et des conditions urbaines pourrait le faire.L'implantation du métro dans les années 1960, les réseaux souterrains qui se sont développés sur son passage, les modifications au gabarit de certaines voies de circulation automobile, les difficultés économiques naissantes et les restrictions imposées à la superficie du centre-ville ont provoqué de LA DEMOLITION IMMINENTE DU W00LW0RTH nouvelles pressions de développement.Pour la première fois, des bâtiments construits peu de temps auparavant, dont la désuétude économique et fonctionnelle commence à se faire sentir, en sont devenus la cible.Ils n'ont pas les qualités architecturales nécessaires pour résister à cette sélection naturelle et ne sont pas encore assez âgés pour constituer les symboles d'une époque.Il s'agit de cas assez isolés, situés sur des emplacements clés et dont les qualités architecturales sont généralement faibles.Le carrefour Sainte-Catherine/McCill College illustre bien ce type de phénomène.Trois bâtiments très différents y sont impliqués.Il s'agit des Terrasses, du Woolworth et de la succursale de la Banque d'Epargne.Paradoxalement, l'ensemble desTerras-ses est le moins bien protégé et, bien qu'il soit encore presque neuf, il est voué à une démolition prochaine pour céder la place à un équipement similaire mais mieux adapté.Le Woolworth est également promis à la démolition mais, dans son cas, l'âge et de vagues intérêts stylistiques architecturaux ont quand même donné naissance à un éphémère mouvement de \"Sauvons Woolworth\".C'est déjà plus qu'il n'y en a eu pour les Terrasses mais moins que pour la suceur-salle de la Banque d'Epargne.Elle est protégée à part entière par son statut de bâtiment historique.Ainsi seule une valeur patrimoniale très forte peut-elle protéger réellement de la démolition.Pourtant de nouvelles pressions se font jour qui menacent des édifices que l'on aurait cru à i'abri.Ainsi Place Ville-Marie a perdu récemment des locataires prestigieux et importants au profit de bâtiments plusjeunes.Maintenant que les pressions de développement se sont superposées aux stations de métro et au réseau piétonnier souterrain, et que les besoins en équipement bâti évoluent à un rythme toujours accru, un nouveau cycle de démolitions et d'implantations s'amorce.Celui-ci menace non seulement des édifices plus récents, mais aussi des dégagements essentiels d'édifices plus anciens et d\u2019espaces publics vitaux.Le principe de la sélection naturelle n'est pas nouveau et l'humanité y est confrontée quotidiennement dans ses interactions avec la nature et avec ses propres créations.Il est malheureusement aveugle et, tout seul, il ne peut garantir la préservation de structures et d'ensembles qui méritent d'être transmis.Seuls des mécanismes de protection peuvent y parvenir à condition qu'il y ait la volonté de 'es appliquera ¦in PARTICIPEZ AU CONCOURS DU PRIX DE LA DÉCORATION ANTRON® DE DUPONT Du Pont rend hommage à vos meilleures créations fabrication canadienne en nylon ANTRON® réalisées avec du tapis ANTRON® en nylon.Ce deuxième concours annuel du Prix de la décoration souligne l\u2019excellence dans la décoration intérieure au Canada.Le premier prix consiste en un voyage d\u2019une semaine, pour deux, au prestigieux Salon du Meuble de Milan.Il y aura, en outre, trois prix de distinction de 1 000 $ chacun.S\u2019ils désirent participer, les architectes et les décorateurs d\u2019intérieurs doivent soumettre une présentation visuelle d\u2019une installation industrielle ou résidentielle.Le tapis industriel de devra constituer un élément important de la décoration.Les participations doivent être postées le 15 mai 1986 au plus tard, le cachet de la poste faisant foi.Pour de plus amples renseignements, téléphoner ou écrire à Du Pont Canada Inc.Prix de la décoration ANTRON® de Du Pont Case postale 26, Centre Toronto-Dominion Toronto (Ontario) M5K 1B6 416-365-3555 LES TAPIS EN NYLON ANTRON® DE DU PONT SONT DES MODÈLES D\u2019ÉLÉGANCE. Inutile d\u2019y penser longuement.voici la technologie de l\u2019éclairage en raccourci.Philips coupe court aux longueurs.Plus d\u2019éclairement et moins d\u2019espace - voilà les principes de base des remarquables lampes de la nouvelle série PL*.Ces lampes à haut rendement énergétique allient la compacité à une grande efficacité.Leur polyvalence permet la création de nouveaux effets d\u2019éclairage saisissants.À l\u2019intérieur, ces lampes peuvent être encastrées ou montées en surface, sur rails ou dans des luminaires étanches.De plus, elles sont faciles à remplacer.Ces lampes conviennent parfaitement à toutes sortes d\u2019applications dans les autobus, trains, avions et bateaux.À vrai dire, les lampes de la nouvelle série PL émettent un éclairement à haut rendement énergétique, à peu près n\u2019importe où, pendant de longues périodes de temps.Les lampes remarquables de la nouvelle série PL reflètent la haute technicité mise au point par Philips.Elles font partie d\u2019une gamme de produits d\u2019éclairage innovateurs, destinés à une foule d\u2019applications intérieures et extérieures, dans tous les domaines.Pour obtenir de plus amples renseignements sur nos produits ou une \t\t \t2\t1 \t\t 36 W, 2 900 lm, long.435 mm\t\t \tV 1\t1 t \t\t 24 W.1 800 lm.long.340 mm\t\t \t\t \t\t \t\t 18 W.12501m, long.245 mm Diamètre du tube: 15 mm Chacune des trois longueurs est offerte en trois couleurs de température.2 700 K\t3 000 K\t4000K à incandescence\tblanc chaud\tblanc froid Pour ces lampes, on a recours à des terres rares dans les enduits phosphorescents afin de donner une couleur de qualité supérieure.\t\t évaluation, adressez-vous à Philips, dont les bureaux sont situés au 601, avenue Milner, Scarborough (Ontario) M1B1M8.Numéro de téléphone -(416)292-5161.Ne cherchez plus! Optez pour la technologie de l\u2019éclairage en raccourci.Nous y avons longuement pensé pour vous.td ° L\u2019éclaireur du monde PHILIPS Division Éclairage PHILIPS i §1111 Escompte Spécial de Printemps Fenêtres \u2014 Portes \u2014 Solariums \u2014 Produits décoratifs \\ Garanti 5 ans PELLA QUEBEC LTEE 1850Trans Canada, Dorval, Québec 685-1562 1-800-361-3333 H LA REMISE DES PRIX DANS LE CADRE DU CONCOURS DESIGN COMPETITION DE PHILIPS ELECTRONICS LTD.C'est aux lieux d'affaires de Scollard Productions Toronto que s'est déroulée, le 27 février dernier, la remise des prix aux gagnants du Concours Design Competition Lumière de l'avenir, organisé conjointement à la grandeur du pays par Philips Électronique Ltée et [Association des designers industriels du Canada (A.D.I.C.).Le Concours Design Competition, créé par l'entreprise Graphics Communications de Bryan Mills & Associates Ltd., s'adressait aux professionnels et aux étudiants en esthétique industrielle (design) du Canada.Il visait à créer davantage d'intérêt envers les luminaires conçus au Canada pour répondre aux besoins des Canadiens et à encourager l'industrie canadienne de l'éclairage à fabriquer et à commercialiser des luminaires conçus et fabriqués au Canada pour la lumière de l'avenir.la lampe PL de Philips.Le jury réuni pour décerner les prix eut un choix fort difficile à faire parmi les 126 excellents projets soumis au concours.Ce jury était composé de Raymond Moriyama, Moriyama & Teshima, architectes, Toronto; Ali-son Hymas, présidente, Alison Hymas Design Associates, Inc., Toronto; Michel Dallaire, président, Michel Dallaire Designers Inc., Montréal; Dale M.Taylor, professeur d'architecture et d'esthétique industrielle, Université de Calgary; et Ken Loach, spécialiste et conseiller en éclairagisme, H.H.Angus & Associates, Ltd., Toronto.La revue ARQ/Architecture-Québec compte publier un article complet sur quelques soumissions gagnantes lors d'une prochaine édition.Les gagnants du Concours Design Competition \"Lumière de l'avenir\": Professionnel, catégorie résidentielle gagnant, Bernard L.Langlois, architecte, Hydro-Québec, Montréal.Mentions honorables Vancouver Design Team Limited, Vancouver; Jérôme Foy, designer, S.E.C.& Gad Shaanan Designs, Montréal; Jack L.Smith, Smith-Boake Designwerke Inc., Toronto; François Brillant, F.Brillant Architectes, Montréal.Professionnel, catégorie industrielle gagnant, Robert Wendrich, designer industriel, Danesco Inc., Ville Saint-Laurent (Québec) Mentions honorables John Hellwig, John Hellwig Industriel Design, Toronto; D.Sambrook et B.Hermetz, Sambrook and Hermetz Industrial Designers, Ltd., Willowdale.Étudiant, catégorie résidentielle-commerciale-industrielle gagnants ex aequo : Ted Maciurzynski, Université du Manitoba, Département de l'architecture, Winnipeg Benoit David, Université de Montréal, École de design industriel, Montréal Serge Bernard et Marc-André Picard, CEGEP du Vieux-Montréal, Lon-gueuil (Québec) France Grice, Département de design d'intérieur, Collège Algonquin, Ottawa. Grâce à plus de trente années d'expérience dans la fabrication de produits de béton, Montco est en mesure d\u2019offrir aux professionnels de la construction, un vaste choix d\u2019unités de maçonnerie texturées leur permettant de réaliser des constructions de qualité d\u2019une esthétique sans pareille.EXIGEZ LA QUALITÉ.OTTAWA Montco Ottawa inc.Moodie Drive South, R.R.2 Richmond (Ont.) KOA 2Z0 Tél.: (613) 838-3192 MONTREAL Montco Itée.8140, rue Bombardier Ville d'Anjou (Québec) H1J1A4 Tél.: (514) 351-2120 MONTCO MSH texture Avivante 'ms* V '\u2022TïT-, 'ï&m.ÿgt BH felliËSS «jraïwSSS va fi , \u2022 !.m^T ¦: I ; i \t h '\u2022 \u2022 \u2022 ' LA ,WVV mwa: ia\u2019.\\>ï>iKv\\3 MS\t«wages i\tmS Laissez l'expert-conseil de DELTAL vous aider DELTAL OFFRE UN SERVICE D'EXPERT EN MATIÈRE DE COUVRE-SOLS! 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PERMACON ft;\t¦ L-L»0 I I C/i lUO LO»i Ot'C-i ni^u nr top Vibréjnc Le Bloc Vibré inc.Les Industries Fortier Itée Les Pierres- Lévi es Lévi \"s Piei res Lévisiennes inc.Le Bloc Vibré inc.Les Industries Fort) es Forti erres Lévisiennes inc.Le Bloc Vibré :;oc Vibré inc Les Pierres Lévi lires Lévisiennes inc Les Industries Foit les Fortier Itee LeBtoc Vibré toc Vibre inc s Pierres Lévi es Lévisiennes 11 ndustries Fort is Fortier Itée Le ^e Bloc Vibré oc Vibré inc ¦S Pierres Lé ses Lévis: Les Industries Fort is Fortier Itée Le Bloc Vibr ennes me Soc Vibre inc es industries Fortier Itée Les Pierres U es Lévisiennes i nés inc.Le Bloc Vibré inc.Les Industries Ford ifes Foi tie Fortier Itée Les Pierres Lévisiennes inc.Le Bloc Vibré oc Vibré inc Le Bloc Vibré inc.Un nouveau groupe se présente maintenant comme le plus important fabricant de produits de béton au Québec: Le Groupe PERMACON.Né du regroupement de chefs de file de l\u2019industrie (Le Bloc Vibré inc.Les Industries Fortier liée et Lesb Pierres Lévisiennes inc.), établis depuis plus de 35 années, le Groupe PERMACON devient, avec ses cinq usines et ses deux centres de distribution, le leader eS Pierres Levisiemies, incontesté ne ce mercne.Le Groupe PERMACON offre aux architectes, ingfces Industries Fortier née nieurs.paysagistes, contracteurs.institutions et munies Lévisiennes inc.\tcipalités.la plus grande gamme de produits de béton jamais vue au Québec.Notre support technique sans précédent et notre souci constant d'innover sont votre r .assurance de toujours trouver chez PERMACON des Les Industries Fortier Itee produits de très grande qualité.Nous connaissons les besoins des professionnels.Voilà pourquoi nous sommes le choix des professionnels.nés Fortier Itée Les Pierres Lévisiennes inc.Le Bloc Vibré inc.Les Industries Fortier Itee Les Pierres Lévi ; GROUPE PERMACON INC.¦y 7811.bout L.-H.-Lafontaine.bureau 210 k Ville d'Anjou (Québec) 1514)355-4666 H1K4E4 Les indu 3ilier Itée Les Pierres Lévi! c Vibi é inc.Les Industi les Fortier Itée es Lévisiennes inc.LeBlo Les Pierres Lévis es Lévisiennes inc Le Bloc Vibre inc Les Industries Fort dc Vibré i PERMACON CHÂTEAUGUAV INC.117.rue Principale Châteauguay IQuebecI J6W 1G2 (514) 866 1623 PERMACON LÉVIS INC.680.roule Trans-Canada Saint-David IQuébec) G6W 6N1 [418| 837-2431 Autrefois Les Pierres Lévisiennes inc.PERMACON MADAWASKA Roule Trans-Canada C.P.250.Edmunslon INouveau Brunswick! E2V 3K9 [506| 735-3348 Autrefois Madawaska Concrete PERMACON MONTRÉAL INC.11100.rue Colbert Ville d'Anjou |Québec| (514| 355-4666 PERMACON QUÉBEC INC.8845.boul.Pierre-Bertrand Charlesbourg Ouest [Québec) G2H IC5 [418| 622-3333 Autrefois Le Bloc Vibré Québec inc.PERMACON SHERBROOKE INC 1080.rue Panneton Sherbrooke [Québec) J1K 284 |819| 564-1414 Autrefois Le Bloc Vibré inc.PERMACON TROIS-RIVIÈRES INC 1000.boul.Normand Trois-Rivières IQuébec) G9A 2W6 [8I9| 378-272! Autreiois Le Bloc Vibré Trois Rivières inc.wÿmmwà Membrane de couverture en bitume L\u2019équilibre parfait entre le coût et le rendement La valeur réelle d'une membrane de couverture ne doit pas être jugée d'après son seul prix, mais - ce qui est plus important - d'après son rendement au cours de sa vie utile.AWAPLAN a fait ses preuves.Dans plus de 300 millions de pieds carrés d\u2019installations réussies.En quatorze années d\u2019expérience en Europe, neuf au Canada.AWAPLAN est synonyme de qualité.Elle est composée des meilleurs matériaux, comme l\u2019enduit élastomère en asphalte modifié SBS, avec ses excellentes propriétés par temps froid, et l'armature en polyester Trevira® de 250 g/m2, dont l\u2019élasticité et la robustesse supérieures la distinguent des autres armatures de renforcement.L\u2019épaisseur d\u2019AWAPLAN - mesurée à la lisière - est de 4 mm, ce qui lui assure une meilleure protection contre les dommages et l\u2019usure de surface, et une longévité accrue par rapport aux membranes plus minces.Avec AWAPLAN, vous bénéficiez de l\u2019aide du plus grand fabricant de couvertures au Canada, lors de la rédaction de vos cahiers des charges, et sur le chantier.AWAPLAN a un excellent rapport rendement/coût: ses qualités inégalées vous sont offertes à des prix étonnamment concurrentiels.Trouver l\u2019équilibre parfait entre le coût et le rendement est parfois comme faire de la corde raide.Ne prenez pas de risques! 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