ARQ, 1 décembre 1986, Décembre
[" û£ CD 2 LU U d LU û II», igjsTsL'a;;^.' \u2018J-j ARCHITECTU RE-QUÉBEC ®œf .U .,¦ ¦ PROFILS D'ARC HI TECTES D'AU JO URD'HUI ¦ R A Y M N AFFLECK 34 CONCOURS ARQ 1987 \u2022 DESSEINS SUR MONTRÉAL gi» i#} \u2022 .nV .IBSëi ! \\ ¦ üili }ujy!HK:::îHi I «iSüLfil;: ¦ .v -\u2022« \u2022\u2022\u2022 ;; , 1V\u2018 ; J, H' ifcipK wfflSÉ HB 8|i 1 IfiSgre-V Ijl Mtt I (.« o3;:.- !' i/M\u2019 .\"¦ ! ¦ .\u2019 -ï.' \u2022 '\u2022'IwojiSk iiwSiilSslsBffil WS-\u2014: s- '*v Assisi mmm gWQ§ * * mm $5fjjiKtf- V?J5Z\\?'.\\ ?* 9}»p~i*i?'ifâ|§a: \"' - UBi lesH \u2018 i^wyaeraS \u2019 .HteSî!! ?>^r i,q I ¦ &rrM8 .¦ 1 \u2022 ¦ \u2022 : rlfeM* j(jjriÎ!iQja&2| » .\\V\u2018 Jrii-c*r .iiiiisii L .U.v P®®» /T*i I.ET POUR LONGTEMPS La durabilité de la brique d\u2019argile, c\u2019est encore la meilleure assurance CUITE r3 1 bp BRIQUETERIE ST-LAURENT liÉiiK \t\t\t¦¦¦¦¦¦ \t\t\toïïirsoiSic S ' 'd ^ÊÊ\t .\\\t \t r\tu! ^n 5 9\tLJ Il |r#-v, P > 111 r»TT»Tj : M ARQ, DÉCEMBRE 1986, PAGE 4 LUMIERE D'UNE BEAUTE INALTERABLE Drmation Holophane Classics Classics Collection Edmund Stevens Une collection superbe de cinq appareils d'éclairage en verre prismatique étincelant, conçus pour réhausser les intérieurs commerciaux de notre époque.Le Contemporain, suspendu par un fin cordon blanc sortant d'un socle blanc, vous enchantera.L'Applique en blanc ajoutera du chic aux murs.Avec le Lustre de grande distinction, vous vous affirmerez carrément (ci-dessus en rouge).Aussi, fini blanc, noir ou à votre choix.Faites votre choix parmi neuf abat-jour étincelants en verre prismatique, sur d'élégantes chaînes, tubes ou consoles murales.Optez pour votre garniture favorite parmi les styles de calottes en laiton massif et les décorations.Dites-nous le fini désiré: laiton poli ou antique.Cuivre, chrome peut-être, ou encore votre propre peinture.Insistez pour obtenir l'éclairage qui vous émerveillera sans cesse.Désignez Classics, par Holophane.HOLOPHANE Holophane, 1620 Steeles Avenue East, Brampton, Ontario L6T 1A5 (416-793-3111) Téléphonez ou écrivez pour documentation en couleurs.Premier en contrôle de la lumière - ¦ I / : 5A\\ ARQ, DÉCEMBRE 1986, PAGE 5 ¦v\u201dJ.v.*.n^Süanj*I::- iHSîffiferîM \u2022\u2022 BK1 w m \u201c%1CC4/ C5U) 445'3336 CAjLÔdJeSzs tfCcy.sUsn^\td*' d4U+J-4^C4*£6:»rcii 'K^:>tr>; Spécifiez LESPANNEAUX INSONORISANTS F1BERGIAS, SINON VOUSN\u2019EN ENTENDREZ JAMAIS LA FIN ^ - T/ ' - T* - TA - Ta, .tv,/.-p*.\tr'*' /IMtGIlUC A Les clients mécontents peuvent faire beaucoup de bruit.Surtout si le bruit de leur bureau se compare à celui d\u2019un court de racquetball.Et c\u2019est vous, architectes et concepteurs, qui recevrez le blâme.Il existe pourtant une solution.Les panneaux insonorisants FIBERGLAS! Fiberglas Canada vous propose toute une gamme de panneaux insonorisants en fibre de verre issus de travaux de recherche et de développement intensifs.Ces panneaux FIBERGLAS présentés dans une grande variété de couleurs et de finitions sont aussi offerts en format standard ou hors série.Leurs coefficients de réduction du bruit, tout à fait remarquables, s\u2019échelonnent entre 0,75 et 1,00.Cette année, Fiberglas Canada vous propose trois nouveaux produits.Le NUBBY PLUS est conçu spécialement pour les bureaux modulaires.Légèrement différent du SONOGLAS* NUBBY il est muni d\u2019un endos de papier métallique qui réduit la transmission du bruit encore plus efficacement.Fiberglas Canada vous offre aussi, à prix moindre, le nouveau panneau SOLITAIRE dont la surface pelliculaire assure un coefficient de réduction du bruit élevé.C\u2019est le choix idéal pour les bureaux à aménagement paysager Pour compléter cette gamme, Fiberglas Canada propose SONOUNERjune doublure isolante qui réduit très efficacement les bruits dans les plafonds métalliques linéaires.''¦*=« H [Ci \u2019iü-'ÿiSi w wmk NUBBY PLUS, SOLITAIRE et SONOLINER sont les plus récents produits insonorisants de Fiberglas Canada.Et la gamme des produits FIBERGLAS est l\u2019une des plus esthétiques sur le marché aujourd'hui.Pour plus de détails, communiquez avec nous pour obtenir la trousse d\u2019information \u201cCEILING FACT-PAK\u2019: Elle contient toute l\u2019information technique dont vous aurez besoin et vous est fournie avec un jeu complet d\u2019échantillons.Donc, la prochaine fois que vous préparerez un devis, pensez à l\u2019excellente gamme des produits insonorisants FIBERGLAS.Ainsi vos clients ne sauteront pas au plafond.Les Produits Fiberglas : Pour Faire Bonne Impression Fiberglas CANADA inc Marques de commerce de rques de commerce de Fiberglas Canada Inc.ARQ, DÉCEMBRE 1986, PAGE 6 du Grand Prix 0,ezDuP?*ïÿSSnS ***egsiï\u2018&y** us proftei,tcëœPe,s'>e*w\"° ^kss>RW ardue -te sourniS\u2019 el .i.jS de de projetss enCore ÿ jlleurs en û^UILeuSréûliSÛTes en disent men?éioqnentes et_ el' d,utjlisotion WSur^Scrquÿ^on «Prs^**** '&&*******' tous- GAGNANT DU GRA^iPn'X C,S:H^industnesof F°bCanadû\tRug xC£LL£NCE- F°ürniSS rcnFS PWX DEX , Ltd, rAGNANTS dE .\t& Associfes L Sgl^lU- , «**£*»«« TSC\u20acfess0?Æ^\u201c\"\u201cd°n £^lSs\u201cmbu\u201c\"Ltd 'jordcS,£;t,a«i^e5s> ci\u201e«» Ud- DûVld McDonald s Resta \u201cS^BÏenmdus^-f Fabricant' i imited ^ n»imjrno & ^ «POND ARQ, DÉCEMBRE 1986, PAGE 7 LES TAPIS Eft NYLON ANTRON\"1 DE Oil PONT PERFORMENT EN STYLE.CANADA Inutile d\u2019y penser longuement.voici la technologie de l\u2019éclairage en raccourci.Philips coupe court aux longueurs.i « i 1 Plus d\u2019éclairement et moins d\u2019espace - voilà les principes de base des remarquables lampes de la nouvelle série PL*.Ces lampes à haut rendement énergétique allient la compacité à une grande efficacité.Leur polyvalence permet la création de nouveaux effets d\u2019éclairage saisissants.A l\u2019intérieur, ces lampes peuvent être encastrées ou montées en surface, sur rails ou dans des luminaires étanches.De plus, elles sont faciles à remplacer.Ces lampes conviennent parfaitement à toutes sortes d\u2019applications dans les autobus, trains, avions et bateaux.A vrai dire, les lampes de la nouvelle série PL émettent un éclairement à haut rendement énergétique, à peu près n\u2019importe où, pendant de longues périodes de temps.Les lampes remarquables de la nouvelle série PL reflètent la haute technicité mise au point par Philips.Elles font partie d\u2019une gamme de produits d\u2019éclairage innovateurs, destinés à une foule d\u2019applications intérieures et extérieures, dans tous les domaines.Pour obtenir de plus amples renseignements sur nos produits ou une 36 W, 2 9001m, long.435 mm E * 24 W, 1 800 lm, long.340 mm =î 18 W, 12501m, long.245 mm Diamètre du tube: 15 mm Chacune des trois longueurs est offerte en trois couleurs de température.2 700 K\t3 000 K\t4000K à incandescence\tblanc chaud\tblanc froid Pour ces lampes, on a recours à des terres rares dans les enduits phosphorescents afin de donner une couleur de qualité supérieure.évaluation, adressez-vous à Philips, dont les bureaux sont situés au 601, avenue Milner, Scarborough (Ontario) M1B 1M8.Numéro de téléphone -(416)292-5161.Ne cherchez plus! Optez pour la technologie de l\u2019éclairage en raccourci.Nous y avons longuement pensé pour vous.i L'éclaireur du monde Division Éclairage PHILIPS rrrii EDITORIAL PIERRE BOYER-MERCIER UN SECOND PROFIL: RAY AFFLECK L'oubli et l'indifférence sont souvent le sort des architectes pratiquant dans une culture parallèle.L'architecture canadienne n'est après tout qu'un wagon dans la rame occidentale: transparence culturelle qui démontre une faible volonté politique sinon individuelle en architecture.Déçus de trouver chez nous peu de manifestes écrits, s'il en est, nous pouvons nous glorifier de quelques remarquables praticiens.Nous les présenterons individuellement et nous les mettrons en évidence, sans pour autant amenuiser l'apport de leurs associés ou de leurs collaborateurs.Tous nos premiers choix pour l'année 1986-87, Ray Affleck, Jean-Marie Roy et André Blouin sont épaulés par des équipes qui ont répondu de leur gestation professionnelle.Ces architectes et d'autres aussi ont maintenu pendant deux, trois et même quatre décennies la même volonté de perfection.Derrière cette ténacité d'autre traits les nuisent encore: intelligence et sensibilité.Ray Affleck que nous présente France Van Laethem, dans ce numéro qui lui est en grande partie consacré représente pour plusieurs générations d'architectes une source d'inspiration et de dynamisme qui est tout en son honneur.Nos recherches sur Ray Affleck ont été simplifiées grâce à la collaboration exceptionnelle de Nancy Dunton de la société Arcop à qui nous témoignons notre gratitude.LE CONCOURS ARQ 1987: LE LIEU DE L'ESPRIT NOUVEAU En déposant devant le comité de rédaction le projet du concours, l'exaltation de la redécouverte, quelques jours auparavant, d'une ancienne croyance demeurait toujours aussi vive.J'allais, en proposant l'object de ce coucours faire profession de ma conviction profonde de la place de l'invention en architecture.Pour moi cela constituait une renaissance (vous me pardonnerez l'usage anachronique du mot), un retour idéologique devant l'empiètement de l'histoire sur le présent, devant les efforts de transplantations monumentales faites au hasard et à tout hasard dans nos cités et contre l'étalage de représentations architecturales plus ou moins signifiantes.Au moment de la glorification de la non-architecture.L'histoire est constituée par le passé, l'architecture par le présent.Histoire et architecture ne dégagent la même énergie, la première marque un moment passé, la seconde un moment en devenir.L'architecture prend sa source dans le lieu et dans le temps présents.L'exaltation qu'à connu les premiers modernistes provenait de leur libération de l'emprise du passé sur la pratique architecturale et précédait la proclamation de leur droit à la création.Plus récemment des architectes tels Cünther Domenig, Zaha Hadid, Peter Wilson, Eric Moos, Frank Gehry, Itsuko Hasegawa et particulièrement Wolf Prix et Helmut Swiczinsky de la Coop Himmelblau, par leur manifeste, ont relancé les proclammations modernistes, inspirés par leur force de conviction dans le présent, par un état d'esprit empreint de la réalité urbaine contemporaine, par le moment social et par l'insaisissable ambiguïté de la vie.Une architecture qui s'enchâsse dans l'ensemble des événements de notre temps, le passé et le futur étant implicitement contenus.Une architecture qui n'existera dans le futur que par la force de sa marque du moment.Un esprit nouveau qui, nous l'espérons ne pourra que réanimer l'énergie créatrice des concurrents et qui les dirigera vers le but souhaité, c'est-à-dire à la création d'un véritable espace architectural.ARQ FAIT PEAU NEUVE Après une collaboration exceptionnelle, deux de ses fondateurs, Jean-Louis Robillard et Pierre Beaupré, prennent de nouvelles directions.Le premier devient directeur du Centre de création et de diffusion en design de l'U.Q.A.M.en prenant la relève de sa fondatrice, France Van Laethem.Le second concentrera toutes ses énergies à sa pratique privée qu'il partage avec son épouse Josette Michaud; ils feront tous deux partie d'un comité d'orientation de la revue, comité que nous aurons le plaisir de vous présenter à la prochaine édition de ARQ.Quatre nouveaux visages ont été invités à siéger sur le comité de rédaction: Francois Giraldeau, de l'U.Q.A.M., bachelier en design et détenteur d'une maîtrise en architecture de l'université Columbia; Jacques Lachapelle, professeur d'histoire de l'architecture, collaborateur à l'atelier GRASH de l'université de Montréal et à Héritage-Montréal; Mark Poddu-biuk, diplômé en architecture de l'université McGill et membre pendant trois ans du comité de rédaction de la revue \"The Fifth Column\"; et Paul Faucher, associé depuis une dizaine d'années de la firme d'architectes Blouin et Associés.Ils se joindront à Pierre Richard Bisson, architecte, professeur à l'École d'architecture de l'université de Montréal, diplômé en urbanisme, en histoire de l'art et en sciences politiques, à France Van Laethem qui profite d'un congé sabbatique à Paris pour poursuivre des recherches personnelles; et à Pierre Boyer-Mercier, architecte de la société Mercier, Boyer-Mercier qui devient rédacteur en chef de la revue. Having known Ray Affleck since he was a student, I feel more able to comment on his general development than on any particular phase of his professional career.Apart from a pleasant manner, sense of fairness and obvious intelligence, an aspect of his character that marks him in my mind is an ability to concentrate.When something attracts his attention: he truly stops to examine it, hardly moving.He listens with equal attention and his typical response is for more information or confirmation.As a student, he was known as a brain-stormer.He knew how conclusions could be evolved in a group that all could agree upon and feel were theirs.His professional experience suggests that this ability has contributed to his reputation as a resourceful collaborator in exceedingly complex problems.He is a natural teacher and for over thirty years he has had parttime teaching jobs in the McGill School of Architecture where his opinions have helped generations of students.Readers may be surprised to know that Affleck's first appointment to the staff at McGill University came after he had been a student in the School of Architecture for only a year when he was made a demonstrator in drawing and descriptive geometry in the celebrated Army Course'.For most students military service was deferred until after graduation, but for some it was combined.The principle objective was to reduce as far as possible the size of post war enrolment that everyone knew would be colossal.At the same time it was felt that a modern soldier could benefit by some knowledge of elementary engineering.Later airmen were substituted for soldiers and radio communication for engineering.But in the first stage, for about a year, Affleck helped to add the mysteries of dealing graphically with points in space to the intellectual baggage of a number of notable Canadians.In 1948 the year he completed his own graduate work Affleck turned down a more interesting teaching job, wisely pointing out that he wanted to have some practical experience before beginning to teach, but from 1956 he has been fairly regularly a visiting critic.Affleck's first practical experience was at Shipshaw where he worked on the construction of one of the hydro electric plants to serve the aluminum smelter at Arvida.It was a well-engineered undertaking where the architectural component was handled with intelligence and dignity and may have contributed to his appreciation for well-organized interdisciplinary work.There is a record of his spending a summer with the architect Ross Wiggs in a good report upon his experience assisting on the design and supervision of a country house.It concludes: \"The Gordon house was an interesting problem because of the clients freedom from architectural prejudice and comparative freedom from financial restriction.In conception and execution it was a luxury house.As such the solutions evolved are not generally applicable to the pressing shelter problems facing the community today.The magnitude of these problems calls for the exercise of methods far removed from our traditional architectural practice.In a problem such as the Gordon house an interesting solution was possible through integrated technical services.But this is an isolated case, the provision of adequate housing on a social scale demands these professional services activated by fundamental social changes.\" Here in a brief paragraph are glimpses of lifelong concerns.An interesting problem.Freedom from architectural prejudice.The social component in architecture.Adequacy of traditional practice.Integration of technical services.More than normally concerned with fairness, Affleck was a leader in student affairs and gave the School of RAY AFFLECK AND THE MCGILL SCHOOL OF ARCHITECTURE A TESTIMONY BY JOHN BLAND PROFESSOR MCGILL UNIVERSITY Architecture a stature it had not had previously.In his time and without a charter amendment a representative of the School of Architecture appeared on the Students Council, a position that was not questioned and ever since has been maintained.Affleck played a part in the evolution of a new curriculum in Architecture.Better prepared than most students when he entered, he was permitted to take structural courses with the Civil engineers in place of the superficial namesakes arranged for Architects.In doing so he demonstrated the wisdom of requiring all candidates for Architecture to be as well prepared as those for Engineering to permit them to participate in any Faculty course related to building.This proved an important factor in a school that was badly understaffed and soon gave McGill architects a superior status to others in the country.Moreover, participation in rigorous applied science allowed great freedom in artistic areas and that permitted all sorts of academic experiments that proved immensely fruitful.While a good many staff at McGill must have contributed to Affleck's development Fred Lasserre who taught design and construction and later went on to found the School of architecture at U.B.C.had a love of beauty and sense of order that likely made him a close ally and it is not surprising that Affleck chose Lasserre's old school in Zurich forgraduate work.There was Watson Balharrie, an Ottawa practising architect who flew himself back and forth to teach at McGill.He knew how to detail in a modern manner, above all respecting the sequence of assembly - the building process, an architectural fundamental.There can be no doubt that Affleck's fellow students contributed to his development.Jean Michaud and Guy Desbarats alert and charming representatives of 'Quebec Entière' opened doors for him.Michaud shared his first Massey Medal for the design of the Post Office in the Town of Mount Royal, and was later one of the original ARCOP remaining through the two first big theatres.Guy Desbarats, almost a classmate and an early partner was also an original ARCOP.Blanche Van Ginkle was an intellectual equal whose civilized and crowded Hi fi parties may well have aroused a sympathy for the concert hall that he may still remember.The things Affleck did as a student had a clean sweep, seldom fussy, uncertain or overworked.His designs brought credit to the School at annual exhibits and in published reports and perhaps more importantly stimulated other students.In 1949, two years after his graduation, a photograph of the model of his final problem with that of a colleague Bob Cripps was published in \"Les Ateliers d'Art Graphique\" along with work of Georges Delrue, Alfred Pellan, Louis Archambault, Mimi Parent, Robert Lapalme, Carl Dair, Jacques deTonnancour, Mary Filer, Henry Eveleigh, Claude Vermette and Albert Dumouchel, then luminairies in the artistic life of Quebec.On graduation Affleck won the McLennan Scholarship' that permitted him to travel in Europe still recovering from war except for peaceful Switzerland which greatly appealed to him and where he enrolled in the Zurich Polytechnic.Later he worked for Karl Moser, one of his instructors, a serious talented architect and a pioneer in the architectural use of concrete who likely made lasting impressions upon him.On returning to Montreal Affleck found a job with McDougall Smith and Fleming, architects in the field of hospital design and other high quality utilitarian buildings.While their work was never breath-taking it was never frivolous and serious young architects sought employment with them.At the time Hazen Sise was in their office.He was the architect equivalent of the painter John Lyman, both privileged rebels who had been away and had become acquainted with the great leaders in their fields known locally only by name and reputation.Sise, a graduate of MIT had been in London and Paris in the thirties, a member of the MARS group and a participant in several international congresses on modern architecture.He had driven an ambulance for Bethune in the Spanish civil War.His humane concerns were far from imaginary.He was in charge of the extension to the Redpath Library at McGill.While a long way from the doctrine of CIAM it had dimensional order and was sensibly arranged but what influence he had upon Affleck's development is not obvious.They were companions in McDougall's office, for a time fellow teachers in the School of Architecture and later partners in ARCOP.Affleck demonstrated his developing architectural skill assisting McDougall Smith and Fleming in the design of the Physical Sciences Building at McGill.Its sensible plan, regular structure, handsome proportions and nice use of materials makes it clearly his work.It was not like anything done before in the office.Johnnie Smith admitted as much in commenting that he felt Affleck was a most able architect, which was amply confirmed in the later clumsy McConnell Building, designed when Affleck had moved on to work with Vincent Rother.Rother was the first of a new generation of modern architects to set up a practice in Montreal.His objective was to design uncontrived functional buildings on patterns suggested by their nature and structural systems depending upon the rhythms of recurring proportions and harmonious materials - the ancient concerns of architecture.Rother's friendship with the sculptors Archambault, Daudelin, the painters de Tonnancour and Vermette and the graphic designer Carl Dair made it impossible for him to leave an architectural scheme at the stage of utilitarian solution.In Rother's office Affleck probably met Fred Lebensold and Victor Prus who, like Rother, had come recently to Canada with post war British experience climaxed by the Festival of Britain.Later he became a colleague with Lebensold on the staff in the School of architecture where at the same time there were Sise and Desbarats and Dimitri Dimakopoulos was a student about to graduate.Jobs in Rother's office were not plentiful but a competition for the National Gallery, the first in a fruitless series, provided an opportunity to demonstrate the office skills which showed Affleck's proportions and Victor Prus' ability in presentation.Rother's proposal reached the final stage in a two part competition only to be set aside by a 'Miesian\" scheme of captivating form that overwhelmed the jury and shocked official Ottawa from its Gothic dreams forever yet without producing an ac- ceptaoie proposal for a National Gallery.Now after thirty-two years of trying, one is being built that seems to vindicate Rother's team in that it also is essentially a warehouse with a spacious glazed lobby.The next important Canadian architectural competition was for a police building and courthouse for the City of Ottawa.For it Affleck and Desbarats submitted a scheme which was published although not the winner.Both men were beginning to practise independently and their principal work consisted of small houses.The Beaty house in Baie d'Urfé published in 1958 is an example of Affleck's design at the time.It is a tidy spirited composition in redwood and glass.Nicely organized, it had neat rooms for special purposes and a big living space with a feeling of celebration.The windows well formed and appropriate, gave the house an attractive clarity.The structure while tellingly simple was not overstated.There were several houses of the type.Each a little different to conform with different site conditions and other client requirements but all had a pleasant tidy informality.Winning competitions at the time required more than conformance with clients requirements and tidy informality.In fact, one distinguished teacher in the fifties advocated throwing the client's brief away in order to focus on the search for ideal form.For generations schools of architecture had been developing just such concepts as a manner of teaching - in fact the solution of problems with minimum information was what was called Design.Bare essentials exquisitely composed had succeeded in captivating the jury of the National Gallery Competition in 1954.Now the Queen Elizabeth Theatre Competition in Vancouver was about to provide another such opportunity.Dimitri Dimakopoulos had explored its requirements as his final problem and possibly with suggestions of interested staff produced a compellingly beautiful solution as simple and as inevitable as could be imagined.It was taken as a parti for a joint submission by those who had participated in its development and became an unchallenged winner.While sensibly modified in execution to meet the client's brief its success launched Affleck Desbarats Dimakopoulos Lebensold Michaud and Sise, ARCOP into the forefront of architectural practice.Although the firm was never monolithic; Affleck Desbarats and Dimakopoulos worked together on a scheme for a drive-in restaurant and later the Vis-tarchi Building in Dorval, both published in 1958; Sise and Desbarats combined on the Beaver Lake Pavilion as Michaud and Affleck had combined on the Town of Mount Royal Post Office; and all worked independently while coming together for joint critiques.But the job of assisting I.M.Pei and Flenry Cobb as the Montreal Associates on Place Ville Marie brought them firmly together.It was a huge job where all talents were expected to have been used, but there is little evidence to show that any of the ARCOP partners contributed much beyond coordination and supervision which must have been stupendous during the construction of this enormous work.The cruciform building itself is a near perfect essay of an ideal form built with nothing apparently out of place.The problems it posed below its discrete surface boggle the imagination.Someone called it an architect's model built full size.Someone also said that when Affleck was asked what he liked most about it his reply was That it is finished'.The Grande Salle of the Place des Arts was a happier commission for the whole group and may demonstrate their collective abilities.A superb sketch of the interior of the auditorium over Fred Lebensold's name shows his feeling for architecture and identity with its design.Details in the lobby and wall coverings also show his taste as they did in the Queen Elizabeth Theatre in Van- couver.The pronounced structure of the exterior treatment as well as the whole controlled plan suggest the talents of Desbarats and Dimakopoulos, which appears to leave Affleck with the problems of the integration of structure and services that seem to be faultless.ARCOP was now well established and many buildings under the name appeared.There were several apartment houses in the manner of pleasant informality.The church of St.Gerard Majella had the curvilinear feeling of the Grande Salle.The Greek cathedral and the Norman Wade building have grand decorative structures and monumental qualities that seem to begin a new phase of formal design which is explored for all its possibilities in the Students Union at McGill, popularly believed to have been Desbarats concern.Its contemporary at McGill, the Leacock Building, believed to have been chiefly Affleck's work seems to me to be one of the peaks of their joint career.The Leacock tower is nothing short of a great technical achievement in poured and precast concrete.The massive lecture rooms subordinated at its base provide the maximum use of the site without over-crowding, and its relationship to the old Arts Building is a forecast of architectural concerns twenty years ahead of its time.The Confederation Centre in Charlottetown was the next competition of national significance which ARCOP won.When one considers the involvement of Affleck and Desbarats with McGill buildings at the time, one imagines that it may have been the work of Dimakopoulos and Lebensold.Moreover, it contains a theatre and the whole ensemble is theatrical.The Confederation Centre was designed as an integrated cluster of buildings ratherthan a single 'perfect form' and while each part was formally handled with evident structure in a consistant manner the purpose of each part found expression.The design of the National Art Centre in Ottawa must have nearly coincided with the Charlottetown Centre but it differed in not being the result of a competition, and one can suppose its form may have grown to meet the requirements of its commissioners without the intermediate step of having to be selected by an independent group of judges armed only with an outline of requirements.Therefore, it is not surprising that the National Art Centre is complex - on the surface a group of clusters geometrically related, each accommodating a specific activity yet totally integrated below.It appears a little bleak on the sides facing ceremonial Ottawa but more relaxed and open on the canal side.It is most pleasant in the way the public can walk around it and at places up and onto it.Its integration of superstructure, substructure and site plan opens altogether new opportunities for such buildings.Contemporary with these activities was the work of Expo '67.The immense theme pavilions Man the Explorer and Man the Producer.Huge works of geometry resulting in extraordinary formal unity.Positive and negative volumes, plans at all levels, even elevations and sections were composed of multiples of riveted struts forming vertical diagonal and horizontal space frames-pseudo molecular.Great in conception andin miniature representation but in reality disappointing, even bewildering from the standpoint of amount of material and construction man hours it must have required.Buckminster Fuller's dome seemed better.After Expo or possibly along with it came Place Bonaventure which Affleck described himself as something altogether new in conception and execution.Its three aspects, Process of Realization; Urban Mix; and Architecture of Total Experience are explained in his account of the building that appeared in July 1967.Seen in relation to the simplicity of the earlier competition schemes one can appreciate that it is completely their opposite.It could never have been conceived as a response to a brief.Its conception is a synthesis of many diverse factors.Its complexity of interdependent and independent uses and services makes it a cosmos that must be experienced as it is beyond concise architectural expression.The variety of times and ways it presents itself to the eye, to the touch, as space as form as environment and as structure are so diverse it cannot be considered by the normal tenets of architecture.Even though the building occupies a huge block and can be seen as a whole, one can understand Affleck's vision of a building spreading continuously like a district in a town, which cannot be brought into focus by normal architectural devices.Place Bonaventure had been unique in that its design came about as a result of exceptionally close participation of owner, architect and builder.Affleck called it design through communication, simultaneous rather than linear.He spoke and wrote about the experience in the late sixties and one senses a reaction to the Place Ville Marie episode in his notion that programming designing scheduling budgeting and constructing needed to occur at the same time in a situation of active dialogue.He believed the architect as an isolated expert was a renaissance idea unequal to new situations and led to static compositions without the element of time change and open endedness.Working upon the Place Bonaventure had been discovery oriented and offered a vision of new kinds of professionals willing to participate in the discovery of form ratherthan merely operating to produce a predetermined solution, yet where each professional would provide his customary skill, integrity and commitment to the task.In the seventies he appeared to bring this conception to the dilemma of the environmental crisis which frequently could be seen as the result of linear production oriented activity.Instead he advocated exploring participating involvement of a general nature beyond the strict professional and occupational categories that were no longer appropriate.He had long seen a contradiction between the traditional model of the professions and the modern world and now he believed architects could help to build a new model that accepts facts and data but adds an understanding of the imagination as mediator.He saw the role of imagination or imaging as the architect' contribution.After Bonaventure, ARCOP'S personality changed and its work has been mainly away from Montreal until Maison Alcan and Place Air Canada.Maison Alcan appears to be in a direct line of Affleck's development of well integrated well organized pleasant informality, meeting the client's requirements and the conditions of the site in the best way he could have imagined.It is architecture to be experienced rather than to be only looked at.Almost facadeless and very much part of the built neighborhood, Maison Alcan seems to me to be in the spirit of both the Leacock Building and Place Bonaventure.Place Air Canada is more limited.It is an individual building yet its relation to the sidewalks around it, to the garden of the church behing it and to its service lane gives it an easy going naturalness that appears to be characteristically Affleck.Being nearly contemporary with La Laurentienne also an office building of about the same size exquisitely designed by Dimakopoulos, the two buildings can be compared without fear of comparing chalk with cheese.Doing so can illustrate fascinating polarities between these two important architects who have so much in common, and can increase an understanding of Affleck's objectives and the present state of his development.11 RAYMOND T.AFFLECK An architecture oriented to total experien- (JN PROFESSIONNEL, AU PLEIN SENS DU TERME ce, involving all the senses, [not merely the visual) and involving movement as a FRANCE VANLAETHEM primary activity \u2014 rather than an architecture related primarily to static obiects to be \"looked at\u201d; an architecture or participation, where form is understood as process rather than as ob)ect; an architecture related to the discovery of patterns, rather than the imposition of pattern ( a difficult task since it involves both existing and induced patterns; an architecture with its roots in human activity rather than in pictorial relationships; an architecture commi-ted to the precarious balance between change and continuity, rather than ideas of total control and permanence.PLACE BONAVENTURE, THE ARCHITECT'S VIEW Architecture Canada, no 27 (1967), p.37 Place Ville-Marie et la Maison Alcan.Ces deux édifices, construits à Montréal, à 20 ans d'intervalle, marquent de manière significative non seulement deux moments caractéristiques du développement de l'architecture contemporaine mais ils balisent, par ailleurs, la carrière d'un des grands architectes canadiens de l'après-guerre: Ray Affleck.Formé dans les années 1940, dans la tradition moderniste à l'École d'architecture de l'université McGill alors sous la direction du professeur John Bland, son nom est associé aux meilleures réalisations qui ont profondément transformé, depuis les années 1960, la physionomie de Montréal.Son travail à travers les édifices dont il a dirigé la mise en forme et suivi l'exécution, de Place Bonaventure à la Maison Alcan, pour ne faire référence qu'aux projets aujourd'hui complétés (1), démontre un solide professionnalisme par la compétence et la fiabilité du service rendu tout comme par la qualité des constructions livrées.Il témoigne aussi d'un parcours personnel où la réflexion est toujours présente même si le mode en est plus empirique que discursif.Cependant, Ray Affleck ne dédaigne pas l'expression écrite comme la plupart de ses confrères et compatriotes.Son cheminement est jalonné d'une série de textes (2), d'articles et de conférences où il expose ses préoccupations de l'heure, envisage avec lucidité les difficultés de l'insertion sociale de l'architecte et explicite les valeurs et principes qui orientent son action projec-tuelle, action qui se montre toujours ouverte aux problématiques dominant le champ international de l'architecture et ceci, de manière non pas superficielle, voire opportuniste, mais consciente et cumulative.UNE EXPERTISE TECHNIQUE PERTINENTE Ce sera une chance extraordinaire pour de jeunes architectes d'être associés à la réalisation de la première tour de verre construite à Montréal, sous la direction de l'architecte new-yorkais, d'origine chinoise, leoh Ming Pei: Place Ville-Marie, une opération d'une envergure et d\u2019une complexité encore rares au pays, à la fin des années 1950.Réunis pour des raisons d'abord simplement pratiques, l'usage commun d'un espace de travail, Ray Affleck et quelques-uns de ses anciens condisciples et confrères, Jean Michaud, Guy Desbarats, Dimitri Dimakopoulos, Ha-sen Sise et Fred Lebensold, avaient été choisis comme architectes d'opération locaux, responsables de l'élaboration des documents d'exécution et de la supervision du chantier.Ils s'étaient déjà fait remarquer à la suite d'un concours d'architecture pour Vancouver (3), une collaboration qui avait par ailleurs scellé leur association professionnelle qui allait durer de nombreuses années.1 Le projet de Place Ville-Marie, vaste ensemble de commerces et de bureaux, qui devait confirmer le développement du centre ville moderne de Montréal au-des- sus de la pénétration ferroviaire, fut une occasion exceptionnelle pour ces jeunes professionnels d'acquérir et de développer une expertise originale et efficace dans le cadre des grands chantiers, non seulement en ce qui a trait à la technique constructive, principalement à celle relative aux murs de façade (4), mais aussi, et peut-être surtout, au niveau de l'organisation du travail.Une telle compétence s'avérerait précieuse en ces années de prospérité économique sans précédent et d'activité construite intense puisque ce bureau serait en charge d'un grand nombre de commandes d'envergure, de Place des Arts à Cité Concordia à Montréal, en passant par Place Bonaventure, le Centre national des arts à Ottawa et bien d'autres réalisations bâties au Québec et au Canada.Sur cet acquis essentiel, appliqué et approfondi lors de la construction entreprise peu de temps après de Place Bonaventure, Ray Affleck s'est largement expliqué dans des articles ou encore lors d'entrevues publiées dans la presse spécialisée nationale.Il aura compris non seulement la capacité pour l'architecte de s'intégrer au processus de production complexe qu'impliquent les grands chantiers urbains, mais il aura défini aussi la réévaluation de son rôle spécifique et de son statut en relation avec les autres intervenants; ingénieur, client et entrepreneur.L'importance des capitaux investis dans l'opération incita les financiers à précipiter la réalisation de Place Bonaventure et, par voie de conséquence, obligea les concepteurs et les constructeurs à réviser les procédures habituelles de travail où la programmation précède le design, lui-même suivi de l'exécution.Sous cette pression, comme l'a observé André Cor-boz, sera \"inventée\" une nouvelle méthode de design \"tout ensemble synthétique et ouverte à l'aléatoire\" (5) et au conflit, faudrait-il ajouter, puisque la simultanéité nécessaire des phases de la fabrication et de la communication dans la programmation et le design, voire le choc ainsi accentué des intérêts et des expertises, devenaient des données nouvelles pour la mise en forme.En conséquence le projet ne peut plus se figer dans un parti ou dans un concept; avec toutes les implications méthodologiques de tradition académique ou d'esprit fonctionnaliste attachées respectivement à ces deux notions.Le projet devient comme un processus actif, intégratif et évolutif, où l'imagination joue un rôle majeur dans la compréhension et la solution des problèmes.Son dessin se précise en se modifiant, pour intégrer informations et décisions, ceci dans un mouvement d'ajustement continu de plus en plus précis dans sa définition formelle du bâti, jusqu'aux détails de finition.La leçon de Place Ville-Marie - collaboration confiante et élargie - était ainsi dépassée puisque, là encore, un concept architectural fort, solution formelle arrêtée aux données du programme, avait constitué le point de référence ultime pour toutes les expertises engagées dans un échange d'informations continu coordonné par l'architecte, de l'esquisse à la supervision du chantier (6).Dans l'équipe étaient intervenus le maître d'oeuvre et les divers professionnels au nombre desquels il fallait dès lors compter non seulement les architectes, les ingénieurs et les consultants, mais aussi, fait nouveau, l'entrepreneur général dont le savoir et l'expérience en matière de coûts humains, matériels et temporels, étaient ainsi reconnus en plus de son savoir-faire et au-delà de ses intérêts économiques.12 opera g j£ irp LT!k ;.i ss-aft-ss* ilpi ., muni pgai I i' - - -r- til \u2022'-A i»\u2019!, »»: M» ; \u201eir * »» .III11 II»'* ,.l»\u2019 «\u2022» .»»», »»»' II.M»»* »»»' 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est un artiste dans un milieu de communication et d'information, affirme Ray Affleck.Son but définitif est de réaliser une oeuvre d'art dans un contexte urbain et social\" (7) grâce à sa faculté d'imagination, à sa capacité d'inventer et d'\"ima-ger\", au sens étymologique du terme, et, par là même, de donner une forme sensible et constructible à un désir collectif issu du consensus, résultat de la discussion élargie entre les individus et les groupes concernés par l'édification.Plutôt qu'\"un manipulateur d'objets référant à une idéologie ou une philosophie rigide, l'architecte est, dans une société en changement rapide, quelqu'un engagé (avec d'autres) dans un processus ouvert de découverte et de prise de décisions.\" (8) De telles relations de travail fondées sur la collaboration de chacun des intervenants plutôt que sur l'autorité de l'un d'entre eux, l'architecte, légitimé entre autres par son rapport privilégié avec le client, et donc ouvertes à la discussion continue parfois conflictuelle mais toujours confiante entre les divers partenaires dont la compétence spécifique est reconnue à part entière, seront constamment mises de l'avant par Ray Affleck.Elles sont, selon lui, les seules relations possibles dans une société bureaucratique où la maîtrise d'ouvrage s'est dépersonnalisée et complexifiée; en fait elles restent les seules souhaitables puisqu'elles permettent en principe la participation des habitants (9).Mais jamais peut-être autant que dans Place Bonaventure, ce processus où l'incertitude est une constante ne s'est matérialisé avec autant de force dans les réalisations de Ray Affleck: les divers éléments du programme s'y superposent en des espaces intérieurs diversement mais solidement configurés, agencés et superposés jusqu'aux limites de l'emprise foncière, une des seules données stables du programme, sans pour autant donner une expression urbaine articulée de l'édifice, largement aveugle et massif.UNE SENSIBILITÉ MODERNE À la fin des années 1950, alors que ses associés et lui se joindront à l'équipe d'I.M.Pei pour la construction de Place Ville-Marie, Ray Affleck avait à son actif la réalisation de quelques maisons particulières et celle du bureau de poste de Ville Mont-Royal, commande faite à l'architecte Jean Michaud avec qui il collabora étroitement.Lors de ces projets, Affleck mit en pratique l'enseignement moderne acquis à l'École d'architecture ainsi qu'au cours d'un voyage d'études en Europe.L'édifice public, aux formes simples qui organisent visuellement les fonctions structurelles et fonctionnelles, n'est pas sans rappeler l'architecture de Mies Van der Rohe, dont l'abstraction est ici tempérée par l'usage diversifié des matériaux, pratique observée dans l'architecture Scandinave.Implanté au coin d'un 1.2.3.4.5.Auditorium municipal de Vancouver Place ville-Marie, Montréal (photo: E.Thyssen) Maison Beatty, Baie d'Urfé Ouébec Bureau de poste, Ville Mont-Royal (photo: Panda) Place Bonaventure, Montréal (photo: Michael Drummond) s mmm- m .\t- ¦, .>\u2022\u2019- K.?\"'?\" \t boulevard et d'une avenue, ce petit bâtiment marque une des limites de la zone commerciale du quartier résidentiel où il est situé, par le jeu contrôlé - dans le plan démultiplié des façades - des rapports formels et matériels entre éléments structurels et panneaux de remplissage.La collaboration de Ray Affleck, à ce qui peut être aujourd'hui considéré comme le principal symbole du \"style international\" à Montréal, Place Ville-Marie, ne fut pas seulement une expérience techniquement positive.Son implication étroite au projet P.V.M.contribua à aiguiser son sens critique, à mettre en cause plus radicalement le dogme alors dominant: la méthode fonctionnaliste analytique et le langage abstrait du style international.En effet, on ne peut omettre de reconnaître la puissance du design de Place Ville-Marie avec son altière tour cruciforme, sa large esplanade bordée d'édifices plus bas, la transition linéaire massive entre le nouvel espace urbain ainsi créé et les rues avoisinantes ainsi que son réseau exemplaire de galeries commerciales au tracé simple, clair, sans oublier les motivations principales des architectes lors de la mise en forme, rapportées par Henry N.Cobb, l'associé de I.M.Pei responsable du projet.Loin d'être indifférents à la réalité montréalaise, aux éléments caractéristiques de son paysage et à ses lieux d'animation citadine, leur volonté était de réaliser un ensemble construit ordonnateur de l'environnement urbain ravagé par la béance du boulevard Dorchester, qui s'érige tout à la fois comme un contrepoint à l'imposant profil du Mont Royal et une place au coeur de la vie publique (10).Aussi, comme nombre de ses contemporains en quête d'une expressivité plus dense, Ray Affleck s'engage dans une conception de l'architecture où la matière prévaut à nouveau avec les projets de l'édifice Leacock, de Place Bonaven-ture et, par la suite, de l'édifice des Sciences naturelles à Halifax.Dès lors, il explore les possibilités d'une architecture comme \"expérience totale\" et dont il explicitera les multiples dimensions plus tard: une expérience non seulement visuelle, mais aussi tactile et kinesthésique, une expérience perceptuelle mais encore sociale, l'architecture étant alors un espace physiquement et symboliquement partagé en commun (11).Le grand marché couvert en hauteur qu'est Place Bonaventure avec sa place centrale et ses rues intérieures bordées de boutiques, son jardin suspendu entouré d'habitations temporaires en rangée - les chambres d'un hôtel - et ses terrasses publiques, reproduit métaphoriquement l'image matérielle de la ville par l'utilisation expressive des matériaux - principalement des bétons différemment texturés- mais aussi indifférenciée à l'extérieur comme à l'intérieur et, surtout, par la typologie des espaces internes.Lors de la déambulation, ceux-ci s'imposent comme lieu de l'échange social, réduit dans le temps, il faut le constater, faute d'une animation culturelle soutenue du hall central, à l'échange commer- 6.et 7.Malson Alcan, Montréal (photo: Fiona Spaldlng-Smlthl 8.et 9.Complexe des sciences naturelles, Halifax (photo: Michel Proulxl cial, un des travers constants des espaces publics qui appartiennent au domaine privé.Cependant, malgré cette préoccupation urbaine, cet édifice reste largement indifférent au contexte environnant dont il accentue le caractère étroitement fonctionnel.Branchée sur les réseaux urbains souterrains - réseau piétonnier, métro et train -, cette forteresse commerciale marque de manière brutale la frontière sud du centre-ville, alors que l'édifice Leacock, certes implanté dans un environnement plus propice, le très beau campus de McGill adossé au mont Royal, articule avec plus d'expressivité ses grandes fonctions de construction et d\u2019usage et s'insère avec beaucoup de sensibilité dans le paysage urbain et lourd d'histoire qui le contient.Situé à la limite nord-ouest du campus, la tour des laboratoires, avec son enveloppe grise de béton architectonique et sa couverture de cuivre contribue par son élévation à définir le site de l'université comme un lieu urbain solidement constitué, image qu'accentue la galerie couverte du rez-de-chaussée qui construit le talus naturel avec les espaces collectifs qu'elle dessert, renforçant ainsi la couronne bâtie qui enclôt le parc central.Sa face brune et lisse, aux larges châssis de bronze, prolonge la façade principale du pavillon des Arts, bâtiment néo-classique de l'architecte-en- NOTES 1.\tVoir ci-après la liste des principaux projets et réalisations de Ray Affleck.2.\tVoirci-après la bibliographie.3.\tConcours pour l'auditorium municipal de Vancouver, 1955.4.\tDe projet en projet, jusqu'aux plus récents, fut mis au point, avec la collaboration du Conseil national de recherche du Canada, le principe du \"rain screen\" pour les murs de facade.Ray Affleck a synthétisé cette expérience dans: 'Recent Canadian Experience in Wall Design \", R.A.I.C.Journal, février 1969, pp.51 à 54.5.\tAndré C0R80Z, \"Place Bonaventure, kraak de l'import-export\", Archithèse no 10 (1974), pp.35.6.\tRay AFFLECK, \"Co-ordination and organisation of the Place Ville-Marie Project\", R.A.i.C.Journal, février 1963, p.62.7.\t\"Discussion sur l'architecture de la Place Bonaventure\", Architecture, Bâtiment, Construction, décembre 1967, p.25.8.\t\"Symposium '67\", The Canadian Architect Yearbook (1967), p.85.9.\t\"Voice\", The Canadian Architect, septembre 1970, p.56.10.\tHenry N.COBB, \"Some Notes on the Design of Place Ville-Marie\", R.A.I.C.Journal, février 1963, pp.54,55.11.\tRay AFFLECK, \"Architecture, the Tactile Art\", dans Building with Words.Canadian architects on Architecture.Toronto: The Coach House Press, 1981, pp.81, 82.12.\tSur cet événement voir l'article de Peter DESBARATS, \"The Unlikely Conversion of Ray Affleck, architect\", Saturday Night, mai 1970, pp.27 - 29.trepreneur John Ostell, première bâtisse du campus édifiée au milieu du siècle dernier.En perspective, le complexe Leacock, avec ses matériaux et ses rythmes résolument contemporains, se découvre sans heurts à côté du Redpath Hall néoroman et derrière le bâtiment \"beaux-arts\" de la bibliothèque.Dans l'édifice Leacock, peuvent donc déjà être dégagés les traits d'une architecture réceptive à l'histoire du lieu, à ses configurations, à ses matériaux et à sa lumière, approche confirmée plus tard dans le travail de Ray Affleck et stimulée par la redécouverte collective des qualités de la ville telle que l'histoire nous l'a léguée.Market Square est un ensemble construit qui, par son programme multifonctionnel et son envergure, n'est pas sans rappeler Place Bonaventure.Cependant, le projet récemment terminé témoigne du chemin parcouru en 20 ans, dans le sillage des grands courants internationaux.Le retour à une échelle plus humaine, l'intérêt retrouvé pour le contexte dans lequel le bâtiment s'insère, le respect des architectures traditionnelles comme patrimoine bâti à conserver ou encore tout simplement comme élément de référence, sont des principes qui sont également présents dans le projet du siège social de l'Alcan à Montréal, et ceci, cette fois, sans pour autant désavouer le vocabulaire abstrait du langage moderne.Dans cette dernière réalisation, la différence entre les édifices préservés, les maisons bourgeoises et l'immeuble Berkeley conservés le long de la rue Sherbrooke, et la nouvelle aile de bureaux construite à l'arrière est à nouveau assumé, du moins à l'extérieur, Ici, les architectures de brique et de pierre des édifices réhabilités contrastent avec l'enveloppe lisse et précise du nouvel édifice Davis, tension qui est adoucie par la couleur mordorée des panneaux de façade en aluminium.Et, comme dans tous ses projets précédents, Ray Affleck apporte une attention toute particulière aux espaces publics internes, les traitant comme des espaces urbains marqués, cette fois, par certains tracés typiques à Montréal: ainsi, le souvenir de la ruelle se retrouve dans la forme allongée de l'atrium, espace enclos où s'opposent les façades historiques et nouvelles et où convergent les cheminements piétonniers déployés entre les rues adjacentes, les entrées et le jardin aménagé à l'arrière.UNE CONSCIENCE PUBLIQUE AIGUË Pour terminer ce portrait de l'architecte Ray Affleck, on ne peut manquer de parler d'une opération immobilière montréalaise à laquelle, vu les circonstances de son développement, il se sentit obliger de soustraire son nom, évitant ainsi d'être en contradiction avec ses convictions quant au rôle de l'architecte dans une société pluraliste: il s'agit du complexe La Cité (12).Engagée à la fin des années 1960, par les promoteurs de Place Bonaventure, cette vaste entreprise qui devait transformer le quartier résidentiel adjacent au campus de McGill, au nord-est du centre-ville, allait être à l'origine d'une mobilisation sans précédent de la part des résidents.Cette opération de rénovation urbaine démontra la difficulté qu'il y a de concilier des projets avancés, d'une part, par les promoteurs immobiliers et, d'autre part, par les habitants, et ceci malgré les tentatives de conciliation qui furent engagées, les uns défendant la rentabilité financière de l'entreprise et les autres la qualité d'un environnement où sont inscrits des modes de vie et des relations sociales.Rapidement, l'avis populaire se transforma en une opposition au projet immobilier impliquant la démolition d'un quartier qui, malgré la vétusté de ses maisons héritées de la fin du siècle dernier, constituait encore un milieu de vie accessible et agréable.Les répercussions de cette opposition furent importantes car elle réussit non seulement à limiter l'emprise de l'opération Concordia à sa première phase, mais elle fut également à l'origine d'un programme de réhabilitation urbaine qui est devenu exemplair Milton-Parc, à la suite du rachat par l'Etat d'une partie des propriétés acquises; de plus, cette opposition provoqua l'éclatement d'un des bureaux d'architectes les mieux implantés au Québec.Dès lors, Ray Affleck après avoir dans un premier temps transféré ses responsabilités à l'un de ses associés, abandonna cette commande à ses partenaires dont il se sépara et fonda, peu de temps après, avec Fred Lebensold et d'autres confrères, une nouvelle association sous le label de ARCOP Associés, Architectes & Urbanistes.Ray Affleck appartient à cette génération d'architectes formés au Québec qui ont imposé leur compétence à la fin des années 1960 et, dès lors, pris le relais de l'expertise étrangère dans la modernisation de la ville.Après la construction de Place Ville-Marie, de l'édifice CIL, de Place Victoria, du Westmount Square, ce fut celle de Place des Arts, de Place Bonaventure et, plus tard, du complexe Desjardins, du campus de l'U.Q.A.M.Parmi cette génération d'architectes québécois, Ray Affleck occupe une place d'honneur.Professionnel reconnu, il n'a pas pour autant perdu avec les années la vivacité de son sens critique ni son enthousiasme créateur, comme en témoignent les projets successifs qu'il a dirigés,bien qu'on puisse déplorer dans ceux actuellement à l'étude des références visuelles historicistes de plus en plus explicites.On n'y retrouve plus autant l'importance de l'espace comme matière première de l'architecture moderne, ni cette même tension entre le nouveau et l'ancien.Parmi ces projets, un plus que tout autre est symbolique du cheminement intellectuel .de Ray Affleck et de la valeur professionnelle qui lui est reconnue: le réaménagement de la plaza de Place Ville-Marie.Vingt-cinq ans après l'inauguration de cet ensemble construit, témoignage majeur de l'architecture moderne au Québec, Ray Affleck est engagé dans la réévaluation de l'espace urbain défini par ce même complexe.Bientôt, un square arboré, semblable aux autres squares du centre-ville de Montréal, remplacera la vaste esplanade au pied de la tour d'aluminium et de verre.15 mm 3»$;* RAYMOND T.AFFLECK ÉDIFICE STEPHEN-LEACOCK, UNIVERSITÉ MCGILL, MONTRÉAL, QUÉBEC, 1962-1964 FRANCE VAN LAETHEM AFFLECK, DESBARATS, DIMAKOPOULOS, LEBENSOLD, SISE, ARCHITECTES Ce complexe est très bien connu de la communauté architecturale montréalaise puisque régulièrement, depuis plusieurs années, de nombreux étudiants et professionnels se retrouvent dans son grand auditorium à l'occasion des conférences Alcan sur l'architecture.Cet édifice, qui abrite des salles de séminaire et des auditoriums ainsi que les bureaux de la Faculté des arts et des sciences, est une des oeuvres majeures de Ray Affleck dans le sens où s'y retrouve l'expérience acquise antérieurement et où s'y dessinent les préoccupations urbaines qui s'affirmeront dans les réalisations ultérieures.Ce bâtiment est exemplaire par le design de sa façade selon le principe du \"rain screen\" et la mise en forme des espaces de circulation principaux intérieurs traités comme des espaces urbains, préoccupations constantes de Ray Affleck; c'est un projet novateur par son insertion équilibrée dans le contexte urbain, le campus de l'université McGill, un des plus beaux ensembles construits de Montréal. «¦le 1.\tVue d'ensemble (photo: Chris F.Payne) 2.\tVue de la liaison vers le pavillon des Arts (photo: Chris F.Payne) 3.\tvue Intérieure de la liaison (photo: Chris F.Payne) 4.\tElévation 5.\tPlan de l'étage 6.\tPlan du rez-de-chaussée Exisl ing Morrice Hall liHIpl ¦¦miiiMjmj in ni.liiiiiiiiiiiiiiiiiuil ilH ¦¦I tmnsmmmsna RAYMOND T.AFFLECK COMPLEXE MARKET SQUARE, SAINT-JEAN, NOUVEAU-BRUNSWICK, 1978-1983 FRANCE VAN LAETHEM ARCOP ASSOCIÉS, ARCHITECTES MOTT MYLES & CHATWIN, ARCHITECTES ASSOCIÉS Market Square est un complexe multifonctionnel construit dans la basse ville de Saint-Jean, N.-B.le long du port, de part et d'autre de la rue Smythe, Composé d'un centre de congrès, d'une bibliothèque, de boutiques et de restaurants ainsi que d'un hôtel et de logements, cet ensemble nouveau qui intègre des entrepôts anciens contribue à la revitalisation du centre-ville.Les façades en brique rouge de la rangée d'entrepôts conservés et réhabilités le long de Market Slip, a constitué une référence formelle majeure pour le design, tant au niveau de l'échelle et des matériaux que du dessin des parties nouvelles.LA CONCEPTION DU SITE DE MARKET SQUARE L'Objectif à atteindre dans le projet de Market Square dépasse le simple développement commercial pour s'attaquer au problème plus vaste de la revitalisation d'un centre-ville en voie de détérioration.Redonner au Market Slip son activité commerciale et sa vitalité humaine d'autrefois a nécessité une planification approfondie.Autant de défis conceptuels dans l'intégration des anciens et des nouveaux éléments pour les relier au site du port et permettre en même temps l'utilisation mixte de tout le complexe.Le site du port a posé des problèmes spécifiques de conception et de construction qu'il fallut résoudre avant tout.C'est ainsi qu'on a érigé un endiguement approprié sur les côtés sud et ouest du site afin de contenir les marées extrêmement hautes de la baie de Fundy.Le rattachement du complexe de Market Square à son contexte historique a été réalisé en transformant en façade principale la rangée de vieilles maisons en brique rouge situées sur le Market Slip Ensuite, les parties nouvelles du projet ont été Le coeur du complexe, qui abrite le centre de congrès, la bibliothèque et les commerces, s'organise autour d'un réseau piétonnier protégé qui assure la transition entre l'ancien et le nouveau et qui offre, avec son atrium central et ses galeries commerçantes, non seulement un complément aux cheminements publics extérieurs mais aussi une métaphore de la ville avec ses rues, ses places et ses arcades.Ici également, comme dans tous les projets d'Affleck, une attention particulière a été apportée aux aires publiques et, cette fois, tant à l'intérieur qu'en bordure du complexe.Le réseau protégé est relié par des ponts piéton- conçues à la même échelle et dans le même esprit que les bâtisses anciennes §râce à l'emploi de cette brique rouge ans le style d'autrefois.Le nouvel édifice central a été relié à l'ancien ensemble par un vaste atrium triangulaire qui sert de point focal au complexe; il comprend des magasins de détails, un centre de congrès, un hôtel, une bibliothèque et des logements.L'intégration de ces fonctions et leur liaison avec l'aire de stationnement et les services ont été réalisées par la construction d'un parc de stationnement en béton armé en-des-sous de l'édifice.Le mariage des bâtisses anciennes restaurées et des constructions nouvelles a présenté des problèmes structurels majeurs étant donné que les entrepôts se trouvaient sur des niveaux différents qu'il fallait relier à l'atrium.La conservation de la vieille structure en bois des bâtiments déjà existants a exigé la construction d'un nouveau mur en brique entre ceux-ci et l'atrium.Des avertisseurs automatiques fumée et incendie ont été installés dans des ouvertures pratiquées dans ce mur.18 1 t i i i i L n i *- niers aux composantes majeures du centre-ville, tels l'hôtel de ville et le marché municipal, et il donne accès aux salles de réunion et de lecture par une arcade vitrée qui prolonge l'atrium et qui s'ouvre sur le spectacle du port.A l'extérieur, de nouveaux espaces urbains ont été créés: le cheminement piétonnier en bordure du complexe, le long des quais, s'articule par l'intermédiaire d'une nouvelle place publique, la place des Loyalistes, à la rue King, qui est l\u2019artère principale de la basse ville de Saint-Jean, et qui a été réaménagée à l'instar de la place de l'Hôtel de ville.L'environnement piétonnier a été un facteur essentiel dans (a conception du projet.Les extrêmes du climat océanique ont nécessité des systèmes parallèles à l'intérieur et à l'extérieur du complexe.La circulation interne a été directement reliée au stationnement par un escalier roulant dans l'atrium et à des ponts passerelles en direction des autres principales composantes du centre-ville, en l'occurrence l'hôtel de ville et le marché public.Des espaces piétonniers extérieurs ont été aménagés, tels une promenade en bordure de l'eau et un nouveau square public, la place des Loyalistes.En même temps, l'actuelle place de l'Hôtel de ville et la rue King, l'artère principale de la basse ville de Saint-Jean, ont été complètement remises à neuf.L'importance de la vue spectaculaire sur le port n'a pas été non plus négligée.Une grande baie vitrée sépare (atrium du Market Slip, tandis que des arcades également vitrées et des fenêtres, partout où c'est possible, permettent de voir les activités du port de Saint-Jean.(Traduit de l'anglais: STATEMENT OF DESIGN INTENT - MARKET SQUARE) I I I I I I I I I 11111 I I IIIIIIIIIIIMIIIIlll41 I I I I I I I I I I I I I I llllUISI ÎIÏIIJI I I 1I !?.?ODD DODD .'iiriui' '-Si; NORTH MARKTT \u2019 -X-Ÿ * who s™t*T SITE PLAN 1.\tFacade (Photo: Derek Fletcher) 2.\tGalerie commercante (Photo: Derek Fletcher) 3.\tAtrium (Photo: Derek Fletcher) 4.\tPlan du rez-de-chaussée 5.\tcoupe sur l'atrium 6.\tPlan d'ensemble TRADE & CONVENTION CENTRE RETAIL LLTD Ü iZ NORTH MARKET WHARF GROUND FLOOR PLAN ' 1 ' \u2022mrrrn 'Mtr\u2014\u2022\"\u201c-\u201cO' .ri g:tfe§ii=«rt ; ¦ S^IÈllI \u2014 ¦ ' \u2019 Kfjrjâûl] Klsfsl W&ym KË» IfflSSte \u2018 ÜHÈ'SIf.' M\tj-!\tL\t\tUJ § $\t\t3\tiL\t RAYMOND T.AFFLECK ETUDE DE REAMENAGEMENT DU CENTRE-VILLE DE SASKATOON, 1982 FRANCE VAN LAETHEM ARCOP ASSOCIÉS, ARCHITECTES & URBANISTES ^^^mitmÊÊÊÊÊÊÊÊÊ^^ÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊiÊÊÊÊaÊÊÊÊÊ^^^m L'activité de Ray Affleck au niveau du design urbain est peu connue.Pourtant, ces dernières années, ARCOP & Associés fut impliqué dans plusieurs études d'aménagement urbain, depuis celle pour le port d'Halifax et pour laquelle la construction du complexe Market Square est un aboutissement, jusqu'à celle du réaménagement du centre-ville de Saskatoon.Cette dernière étude fut commandée par le Service de la Vallée Mewassin, responsable du développement des rives de la Saskatoon.L'objectif premier du projet qui porte sur sept ilôts d'un territoire adjacent au centre-ville, est d'établir un lien solide entre la frange de cette zone urbaine centrale, au sud de la 20e rue, et le système de parcs qui bordent la rivière.Les éléments urbains majeurs de ce lien sont: a)\tla restructuration de la 2e Avenue, artère centrale au projet, pour améliorer la qualité de l'environnement bâti.La création hiérarchisée d'espaces ouverts, clairement définis et localisés de manière appropriée en fonction des vues et intempéries, devrait permettre d'activer les investissements tant publics que privés dans la zone à réaménager.b)\tla création d'un réseau piétonnier protégé entre le centre-ville existant et la zone réaménagée où l'on projette la construction d'édifices multifonctionnels.Un tel réseau est particulièrement approprié dans l'urbanisation des villes au climat nordique, telle Saskatoon.c)\tla consolidation du parc en bordure de la rivière comme un des éléments majeurs de la qualité urbaine de cette zone, c'est-à-dire la continuation de la promenade le long de l'eau avec ses cheminements piétonniers, ses voies cyclables, ses pistes de ski de fond.mMi j'CjIiijjJ WrnÊlmé.ests »T j llljrui f U » River path Outdoor Theater i ^ 99 ^6039754 H Wffigm E using Gathercole Bldg âSM STV'-ïàw t9th Street 1.\tperspective: vue sur la 2e Avenue, vers la rivière 2.\tCoupe sur la rivière, le jardin d'hiver et la plaza 3.\tPlan masse A.Plan de situation 5.\tPlan du réseau piétonnier 6.\tDétail du plan B«§]\t! (\u2014i\u2014i ^ i i Œ I Arena 2 ° e, i-J üD\t4- ^ 20lh Slreci « % ¦9 % 5-a* * sfs *\\VÙ M?Mü j B on Zé '«f >
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