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Titre :
ARQ
ARQ s'impose rapidement comme la revue de référence pour le milieu québécois de l'architecture. Elle permet de comprendre l'évolution de l'architecture québécoise contemporaine.
Éditeurs :
  • Montréal :Groupe culturel Préfontaine,1981-,
  • Québec :Cöpilia design inc.
Contenu spécifique :
Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
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ARQ, 1988-08, Collections de BAnQ.

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[" TT^rv QUE ARC HITECTURE \u2022- ¦ .Mil LA JEUNE ARCHITECTURE AU QUEBEC .EHtHesuim . Disponibilité Fenêtre fixe: solin inclus Fenêtre ouvrante: solin et moustiquaire inclus Verre Panneau scellé trempé (résistant aux chocs) Recommandation Installation dans des toits dont l\u2019inclinaison varie de 14° à 75° SUPERVISION FENÊTRES ET PORTES DE QUALITÉ Pour recevoir sans frais notre brochure couleur illustrant nos produits, écrivez à: SUPERVISION Boîte postale 60 St-Damase (Québec) JOH 1J0 asSsHEssI I L\u2019.-.iir Vf-' v v4 La fenêtre de toit Dimension du cadre extérieur: 550 x 950 |2I 5/8\" x 37 3/8\"| 550 x 1150\t550 x 1400\t730 x 950\t730 x 1150\t730 x 1400\t1150 x 1140 |2I 5/8\u201d x45 l/4\u201d|\t|21 5/8\" x 55 1/8\"|\t|28 3/4\u201d x 37 3/8\")\t[28 3/4\" x 45 1 /4\"|\t|28 3/4\u201d x 55 1/8\")\t|45 1 /™ x 45 1/4') 2155 Ü®É LA REVUE DES MEMBRES DE L'ORDRE DES ARCHITECTES DU QUÉBEC 13 EDITORIAL MARK PODDUBIUK ET FRANÇOIS GIRALDEAU 14 JEUNE ARCHITECTURE ET DYNAMIQUE DU MILIEU FRANÇOIS GIRALDEAU 20 BEYOND OPTIMISM AND NOSTALGIA SOME NOTES ON THE NEXT GENERATION MARK PODDUBIUK LE PLAISIR DU PROJET MARK PODDUBIUK ET FRANÇOIS GIRALDEAU GILLES SAUCIER SOPHIE CHARLEBOIS NOUR-EDDINE CHAOUKY CLAUDE LAMOUREUX ALAIN ARCHAMBAULT, GILLES PRUD'HOMME, YVES ROULEAU BIG CITY: RANDY COHEN, ANNE CORMIER, HOWARD DAVIES REPÈRES BIOGRAPHIQUES .37\tANNIVERSAIRES PIERRE-RICHARD BISSON 38\tLAVENIR DE LARCHITECTURE: VINGT ANS APRES ALAIN SARFATI 39\tFORM FOLLOWS FORMWORK; THE ARCHITECTURE OF FELIX CANDELA PIETER SIJPKES 40\tCOURRIER Rédacteur en chef: Pierre Bover-Mercier Comité de rédaction.Pierre-Richard Bisson.Paul Faucher, Mark Poddubiuk, Jacques Lachapelle.François Ciraldeau, France vanLaethem.CROUPE CULTUREL PRÉFONTAINE, 1463 rue Préfontaine, Montréal, mw 2N6.(514) 523-6832.Abonnements: $6.00/numéro; $36.00/6 numéros, ($48.00: hors canada), $60.00/lnstitutions et gouvernements.Courrier de la deuxième classe, permis no 5699 ARQ/Architecture-Québec est distribué à tous leurs membres par: L'ORDRE DES ARCHITECTES DU QUÉBEC LA SOCIÉTÉ DES DÉCORATEURS ENSEMBLIERS DU QUÉBEC production graphique: Côpilia Design inc., design de André Pettigrew Abonnements: Michèle Mercier ARQ/Architecture-Québec est publié 6 fois l'an par le CROUPE CULTUREL PRÉFONTAINE, corporation sans but lucratif.Les Changements d'adresse, les exemplaires non-distribuables et les demandes d\u2019abonnement devraient être adressés au: Les articles et opinions qui paraissent dans la revue sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Représentants publicitaires:\t| y J- l la JACQUES LAUZON ET ASSOCIÉS LTÉE 1 ^ ^ ~ 1 r Montréal: 110 Place Crémazie, suite 422, Montréal H2P 1B9, (514) 382-8630 Toronto: 102 Bloor Street West, Suite 1100, Toronto, Ontario M5S 1M8, (416) 927-9911 CROUPE CULTUREL PRÉFONTAINE 1988 Dépôt légal: 2ième trimestre 1988 PACE COUVERTURE: DESSIN DE L'ATELIER BIG-CITY Bibliothèque Nationale du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Jr foW.7i ¦vr ''.\u2019'Ma - -5b v.-fes La console UccelloMC, à surface de marbre, est faite de bronze sculpté et rappelle les fontaines classiques de l\u2019Ancien Continent.Elle rehaussera l'élégance d'une salle de bain ou toilette de dame.Montrée ici avec robinet de laiton poli IV Georges BrassMC.Pour plus de renseignements, adressez-vous à l'une de nos salles d\u2019exposition (Pages jaunes, \"Plomberie .Fabricants\").Pour obtenir de la documentation, écrivez à Kohler Ltd., 7575, route Transcanadienne, suite 305, bureau 1307, Ville Saint-Laurent, Québec H4T1Z6.KOHLER SORT DE [ORDINAIRE ÉDITORIAL MARK PODDUBIUK FRANÇOIS GIRALDEAU Ce numéro de ARQ constitue la troisième partie d'une série consacrée à la pratique architecturale au Québec.Il propose un premier survol de la jeune génération au Québec, ceux qui seront, il faut l'espérer, au coeur de la pratique de demain.Nous aurions pu traiter de la \"relève\", phénomène avant tout quantitatif qui pose le processus de remplacement d'un groupe par un autre groupe.Nous aurions pu aussi, comme le font certaines revues sous le titre de \"jeune architecture\", présenter les réalisations des architectes entre 35 et 45 ans, cet âge reconnu comme charnière entre la \"prime jeunesse\" d'architecte et la maturité.Nous avons préféré, dans le cas présent, mettre en lumière le travail de la génération des 25-30 ans, en étant convaincu d'y trouver une détermination, un dynamisme et un renouvellement des approches qui font de la jeune architecture autre chose qu'une catégorie d'âge.La sélection retenue regroupe de jeunes stagiaires ou architectes qui pour la majorité travaillent en contexte de bureau tout en multipliant les occasions d'agir sur le milieu, de faire valoir leurs convictions quant au rôle social et culturel de l'architecture.Une sélection difficile à opérer car plusieurs autres auraient mérité d'y figurer; ce n'est pour nous que partie remise.Précédant ce profil, un double regard est posé sur la question.D'abord, un survol des jeunes générations les plus marquantes en architecture au Québec au cours des dernières décennies; ensuite, un regard sur la nouvelle génération qui confronte cette question fondamentale: que faire?Et comment le faire?Dans un cas comme dans l'autre, il ressort que la jeune architecture ne se développe pas en vase clos; elle profite de tout ce que le milieu peut donner, à commencer par la qualité du travail des aînés en pratique professionnelle.La jeune architecture: un dossier à suivre.dès le prochain numéro par la présentation des lauréats du concours ARQ 1988.13 JEUNE ARCHITECTURE ET DYNAMIQUE DU MILIEU FRANÇOIS GIRALDEAU Depuis déjà plusieurs années, les revues d'architecture de différents pays semblent porter un intérêt particulier à la \"jeune architecture\", comme si on cherchait par là à développer un concept spécifique devant recouvrir cette idée.\"Les albums de la Jeune Architecture\" en France, les revues comme Casabella (Italie), 9H (Angleterre), Progressive Architecture (Etats-Unis), montrent cependant des approches très variées, sans doute dues à la \"fluidité\" et aux particularismes des phénomènes impliqués.Nous nous sommes ici peu intéressés à ce thème.Que peut-on entendre par \"Jeune Architecture\"?Pourquoi et comment émerge-t-elle ou n'émerge-t-elle pas dans le contexte du Québec?Question complexe pour laquelle le présent texte ne se veut qu'une entrée en matière.D'une jeunesse à l'autre Dans son introduction au dossier sur la \"jeune architecture catalane\" (Casabella no.535, mai 1987), l'architecte Oriol Bohigas propose une lecture historique des diverses générations de jeunes ayant le plus profondément marqué l'architecture catalane.Prenant comme référence les transformations qui ont ponctué le développement de l'école d'architecture de Barcelone, Bohigas identifie trois groupes particuliers.La première généra- tion comprend les diplômés de la période 1950-1955.À un moment où la jeunesse cherche à se sortir du franquisme pour rallier le courant de la modernité, l'école, contrôlée par \"les enseignants les plus réactionnaires\", ne peut garantir cette ouverture.Les jeunes se tournent donc hors de l'école en se donnant une formation semi-clandestine soutenue par les éléments les plus progressistes de la profession.La seconde génération profite, à partir de 1960, d'une situation politique quelque peu améliorée et de l'entrée à l'école d'enseignants issus de la génération passée.Les diplômés de la période 1965-1970, les Solà-Morales, Viaplana, Pinôn, Domènech et autres, ont pu jouir d'une formation polyvalente, sensible aux meilleurs apports de la pensée architecturale contemporaine, dans un contexte de cohérence didactique.Il en résulte un groupe qui partage la même approche critique, les mêmes intentions culturelles.La troisième génération couvre les architectes ayant été diplômés à partir de 1980.Pour Bohigas, ce qui prime ici, c'est la présence à l'école d'un grand nombre d'enseignants dont les qualités didactiques proviennent plus de leur expertise professionnelle et culturelle que d'une spécialisation pédagogique bureaucratique; il ajoute à cela la réémergence du rôle du dessin et de l'expression graphique dans l'apprentissage du proces- aiFB pniinFï sus de design et le report dans les études de second cycle de la tendance à la spécialisation: en d'autres termes, un retour sur le \"métier\" et sur la discipline architecturale.Cette dynamique récente est favorisée par la revitalisation en Espagne de la commande publique et des concours: \"pour la première fois, les valeurs culturelles et même le risque, l'engagement, la tendance des jeunes à l'expérimentation sont pris en considération\".Pour peu que l'on puisse établir une stricte comparaison, il est intéressant de noter à propos de la situation québécoise certains points de similitude apparemment significatifs: à commencer par ces intervalles de dix à quinze ans qui séparent les générations qui semblent les plus actives.Situons d'abord, comme le fait Bohigas, la première moitié des années 1950.Dans un Québec qui tente de sortir de sa \"grande noirceur\" duplessiste et à un moment où émerge une pensée progressiste appuyée par l'action politique et certaines actions culturelles radicales, sort des écoles d'architecture du Québec une génération d'architectes tournés vers l'avenir, ce sont, entre 1952 et 1956, les Roger d'Astous, Jean Ouellet, Bernard Jodoin, Jean-Paul Pothier, Jean-Marie Roy, Evan St-Ge-lais, Denis Lamarre à l'Ecole des Beaux-Arts de Montréal et les Gordon Edwards, Dimitri Dimakopoulos, Michel Leblanc et Guy Gérin-Lajoie à l'Université McGill.On sait 1.Esquisses de la façade, Bar Braque, 1981, Jacques Rousseau.Exploration par le dessin du mode d'insertion sur rue; des intentions premières jusqu'à l'ultime compromis avec le client.14 2.Le Lux, rue St-Laurent, 1982, Luc Laporte.Une intervention innovatrice qui a su éveiller l'intérêt des plus jeunes architectes pour la conception de micro-environnements porteurs d'une nouvelle culture urbaine.11 ¦ ¦ ''\u2019\u2022/* Si iiihmII + ¦% * \u2022>, 4 7IW '4M «P «\u2022p pu** \t H\tW-y.m 1, sill!\tSI.M; .f B i\t3Rj|£Ji >9$do9.¦ : ( I i ;\t?mm mm MW*.mm Kt*v'.va.M : '¦ .üv JL iwMîa «pBSfcp^' *-5#* 3.\tÉtude pour le Musée d'Art contemporain, 1984, Borkur Bergmann, professeur en design, UQAM Assistants: Nour-Eddine Chaouky, Gilles Prud'homme.L'importance de la dynamique du milieu universitaire dans la création d'une attitude déterminée et enthousiaste chez les futurs praticiens.4.\tCoopérative Ste-Cécile, Montréal, 1985, La Société populaire d'habitation de Rosemont (Jean-Jacques Bohémier, Luc Durivage, Claude Dauphinois).Dans le paysage montréalais, une typologie d'habitation qui s'ouvre sur une cour commune aménagée par les habitants: l'esprit d'une nouvelle architecture de participation.«s I s* \t\t'\u2014~ f \t1 '\t! 5.\tLa passerelle entre l'aérogare et le stationnement, Dorval, 1986, Design, Normand Pilon, pour Larose, Pétrucci.6.\tLa boutique Etcetera, Montréal, 1986-1987, Normand Pilon, architecte.Le travail soigné d'un jeune architecte qui ne recule pas devant les exigences d'une pratique privée de type conventionnel.17 1 7.Projet pour une agence de mannequins, 1987, Les Ateliers Durocher et Pratt.8- Chaise X, 1986, Collection de la Galerie de mobilier contemporain, Les Ateliers Durocher et Pratt.L'intérêt de jeunes architectes pour le travail de design; l'objet comme détail architectural et spatial.On peut aussi mentionner le travail des architectes-designers Bernard Langlois (luminaires) et François Brillant (prix MBO 1988). l'intérêt manifesté à cette période pour l'architecture des Wright, Corbu, Aalto et Mies Van der Rohe, et la propension de l'école - du moins l'Ecole des Beaux-Arts, en pleine transition - à sauvegarder les bases de sa tradition et ainsi à ne pouvoir prodiguer une formation intégrale.On connaît aussi la trajectoire de ces architectes qui ont pu compter, dans la majorité des cas, sur un contexte de production favorable, des premières années de pratique jusqu'à l'événement de l'Exposition Universelle de 1967 et après.C'est d\u2019ailleurs peu avant celle-ci, dans une période d'enthousiasme généralisé dans les secteurs de l'architecture et du design et dans la foulée de la révolution tranquille inaugurée en début des années 1960, alors que l'ouverture du Québec sur le monde se confirme et la tendance expansionniste se concrétise, que l'on peut identifier l'émergence d'une seconde génération.Autour de 1965, ce sont des architectes comme Patrick Blouin, Paul Faucher, Mario Saïa, Jean-Louis Robillard, Pierre Mercier qui quittent l'école et s'engagent dans la pratique architecturale.Pour cette génération, l'architecture moderne est acquise et s'ouvre surtout le registre des utopies technologiques et urbaines alors en vogue.La période de l'Expo 67 aidant, il peuvent dès lors participer, sous la férule des architectes de la génération précédente constitués en bureaux reconnus, à la réalisation des grands projets réalisés jusqu'à la période olympique du milieu des années 1970.Et si l'on ajoute au groupe des aînés, des architectes comme Ray Affleck (McGill, 1948) et au second groupe, des noms comme Moshe Safdie (McGill, 1961), Dan Han-ganu, diplômé en Roumanie en 1961 et Peter Rose, formé à Yale dans la deuxième partie des années 1960, voilà nommés la majorité des lauréats aux prix d'excellence de l'OAQ depuis 1979 et à d'autres prix importants.Et la troisième génération?Ici et peut-être plus qu'ailleurs, nous sommes portés à retenir l\u2019hypothèse de Bohigas.La fin des années 1970 marque bien au plan international un regain dans le domaine de l'éducation architecturale.Cela est vécu avec des ampleurs et des bonheurs divers dans les écoles du Québec, avec l'appui de certains professeurs ou groupes d'enseignants.Mais c'est aussi plus généralement le milieu architectural qui tend à être vivant et à fournir un cadre dynamique aux étudiants et aux jeunes diplômés de la première moitié des années 1980.Pensons par exemple à la création de ARQ en 1981, et de Section A en 1983, à l'Archifête et à la publication du Livre Blanc sur l'architecture, à la création du CCDD et plus tard des autres centres de design, à la multiplication des voyages d'études, à la venue régulière d'architectes étrangers de renom aux conférences Alcan, lors des sessions Design International de l\u2019UQAM et ailleurs, de même qu'aux quelques concours s'adressant aux jeunes.Ce cadre, auquel ne sont pas étrangères les forces vives de la jeune génération des années 1960, n'est cependant pas supporté, notamment au plan de la commande publique.Ce survol, aussi réducteur soit-il, permet de dégager quelques points d\u2019intérêt.D'abord que les phénomènes de \"jeune architecture\", entendus comme moments de convergence stimulant l'enthousiasme, ne sont pas généralement des faits isolés du contexte dans lequel ils prennent place.Ensuite, que l'apport des meilleurs praticiens ne semble pas avoir marqué à ce point les enseignements dans les écoles d'architecture; on sait d'autre part la difficile articulation au Québec entre les contributions respectives de l'école et de la pratique privée dans la formation des architectes (combien d'architectes assument avec enthousiasme leur rôle culturel et l'encadrement des stagiaires?).L'école aurait-elle été laissée à ceux que Bohigas nomme les pédagogues bureaucrates, enclins à la spécialisation au détriment de la diffusion d'une approche architecturale plus globale?Quoiqu'il en soit, si nous avons pu situer certains effets de convergence s'étant manifestés à trois moments particuliers, il apparaît assez clairement à travers les divers parcours qu'on ne retrouve pas l'idée de groupe cohérent auquel renvoie Bohigas, cet effet \"d'École\" associé aux démarches des architectes catalans de la \"seconde génération\".Ici, les parcours sont plus individualisés et les démarches plus mouvantes dans le temps.UNE GÉNÉRATION PERDUE?Parlant des jeunes architectes au Québec, il en est particulièrement un qu'on aurait pu voir nommé bien avant.Jacques Rousseau ne représente-t-il pas l'image même de la jeune architecture, avec tous ces prix gagnés depuis 1980 (jusqu'au récent Prix de Rome du Conseil des Arts) et qui lui valent la consécration du milieu professionnel, mais aussi ses marginalités qui appellent bon nombre de ses pairs à le voir presque comme un \"outsider\", à la frange de la pratique professionnelle.Rousseau fait partie du groupe qui a terminé ses études d'architecture à l'Université de Montréal au début de la seconde moitié des années 1970.Parmi ces diplômés, on retrouve aussi Mario Biocca, particulièrement connu pour ses projets d'immeubles résidentiels (deux Prix Orange de Sauvons Montréal cette année) et Normand Pilon, maintenant associé chez Larose Pétrucci et à qui on doit un projet mentionné au concours du Musée d'Art Contemporain et plusieurs boutiques (Etcetera., Men's, .) dans l'ouest de la ville.Leurs collègues d'études se nomment France Bou-lay, André Laverdière, Jean-Jacques Bohémier, Gilles Lau-zon, Denis Tremblay et plusieurs autres qui seront parmi les initiateurs des Groupes de Ressources Techniques en habitation (GRT).Fortement politisés, orientés vers l'action sociale, regroupement de diplômés montrant une grande cohésion de pensée et d'objectifs, ils auraient pu incarner comme groupe, plus encore que les autres générations, un phénomène de \"Jeune Architecture\": parce que nouvelle au plan de ses outils et de ses préoccupations, et parce que fortement collective et engagée.Mais cette nouvelle pratique n'a pas eu la \"fortune architecturale\" souhaitée.Appuyés par une partie du milieu architectural - ARQ en avait fait le thème du dossier de son premier numéro - mais aussi de plus en plus critiqués par les architectes, souvent pour des raisons de compétition, les GRT n'ont pu convaincre le milieu ni vraiment s'y intégrer comme force progressiste.Il fallait sans doute s'y attendre, d'autant plus que la formation architecturale reçue par les architectes de GRT n'intégrait que très peu de préoccupations proprement architecturales à un moment où l'ouverture sur les sciences sociales, le thème de la participation (ou pour d'autres, le souci de la méthodologie systématique ou de l'autoconstruction) ont mené les uns et les autres aux franges de la discipline dans un climat pédagogique éclaté ou quelquefois inexistant.Les Rousseau, Biocca et Pilon sont en quelque sorte des cas d'exception, et on se plaît à penser à ce qu'aurait pu générer, dans la pratique, une plus étroite collaboration entre ces deux groupes de même formation, dont on peut voir l'esquisse à travers les projets de coopératives d'habitations de Jacques Rousseau (Rivière-des-Prairies) et de Mario Biocca (Milton-Parc).LA NOUVELLE GÉNÉRATION Mark Poddubiuk proposant dans ces pages une lecture plus approfondie de la jeune génération d'architectes, procédons ici par collage: une nomenclature, faite de différences et qui reste ouverte à ce que nous ne connaissons pas encore de ceux dont le dynamisme actuel laisse entrevoir de bonnes années futures.Les Laporte et Rousseau qui ont su particulièrement stimuler chez les plus jeunes le plaisir de l'architecture; les Gilles Saucier (Laval) et Howard Davies (McGill), finalistes du Prix de Rome 1988; les Eric Gauthier (Laval), jeune associé chez Blouin et tous ceux qui, comme lui, apprennent patiemment le métier; les gagnants des concours ARQ, les Charlebois (Montréal), Lamoureux (Montréal), Cohen (McGill), Prochazka (Laval) et les autres; les Jacques Plante (Laval, MIT), organisateur énergique de l'Atelier international d'architecture 1990 et tous ceux qui l'assisteront; les Simon Coquoz (UQAM) et compagnie qui triment dur chez Ciriani; ceux qui comme André Casault (Laval, MIT), Denis Bilodeau (Montréal, Columbia), Réjean Legault (Montréal, MIT) développent des recherches à l'étranger et souhaitent au plus vite s'inscrire dans la dynamique locale,.19 BEYOND OPTIMISM AND NOSTALGIA SOME NOTES ON THE NEXT GENERATION MARK PODDUBIUK When Daedalus had put the finishing touches to his invention, he raised himself into the air, balancing his body on his two wings, and there he hovered, moving his feathers up and down.Then he prepared his son to fly too.7 warn you, Icarus, \" he said, \"you must follow a course midway between earth and heaven, in case the sun should scorch your feathers, if you go too high, or the water make them heavy if you are too low.Fly halfway between the two.And pay no attention to the stars, to Bootes, or Helice or Orion with his drawn sword: take me as your guide, and follow me!\" While he was giving Icarus these instructions on how to fly, Daedalus was at the same time fastening the novel wings on his son's shoulders.As he worked and talked the old man's cheeks were wet with tears, and his fatherly affection made his hands tremble.He kissed his son, whom he was never to kiss again: then, raising himself on his wings, flew in front, showing anxious concern for his companion, just like a bird who has brought her tender fledglings out of their nest in the treetops, and launched them into the air.He urged Icarus to follow close, and instructed him in the art that was to be his ruin, moving his own wings and keeping a watchful eye on those of his son behind him.Now Juno's sacred isle of Samos lay on the left, Delos and Paros were already behind them, and Lebinthus was on their right hand along with Calymne, rich in honey, when the boy Icarus began to enjoy the thrill of swooping boldly through the air.Drawn on by his eagerness for the open sky, he left his guide and soared upwards, till he came too close to the blazing sun, and it softened the sweet smelling wax that bound his wings together.The wax melted.Icarus moved his bare arms up and down, but without their feathers they had no purchase on the air.Even as his lips were crying his father's name, they were swallowed up in the deep blue waters which are called after him.The unhappy father, a father no longer, cried out: \u201cIcarus!\", \"Icarus, \u201c he called.Where are you?Where am I to look for you?As he was still calling \"Icarus\" he saw the feathers on the water, and cursed his inventive skill.He laid his son to rest in a tomb, and the land took its name from that of the boy who was buried there.\"The Death of Icarus\", Ovid\u2019s Metamorphoses, Book I/III At a recent unveiling of the entries for this year's ARQ competition there was a curious sense of disbelief, a sense that something was going on between the cracks of the entrenched practice of architecture.The ARQ competition, despite its many inadequacies and detractors, has provided a unique opportunity to gauge the intentions and interests of the next generation of architects in this province.The programs have intentionally challenged the profession,the conventional problems found in the daily routine of practice.In themselves, they have served to question the nature of the practice and the commissions that the profession faces.Even at a most superficial glance, the various competitions have inspired some very unfamiliar work.Many people have said that it bodes well for the future, that there is a new generation chaffing at the bit.On the other hand, the relationship of this work to the conventional practice in Quebec raises many different questions.If the work seems so unfamiliar, how is it inspired?At whom is it directed?Who is the next generation?How might they change the profession of architecture in Quebec?As most professions, employment in the practice of architecture tends to demand a certain conformity.In the conventional office, there is an effort directed at trying to make young architects into old architects as quickly as possible: an effort that translates into the assimilation of the talents, skills and even taste of the employer before the apprenticing architect can be considered productive.It is then indeed a strange situation in which the vehicle of the ARQ competition encourages an antagonistic response - a response that could be considered irresponsible faced with the realm of values upon which the profession is based.This response must then be seen as a challenge to these values on the part of the en- trants, the organizers of the competition and by association, the profession.From Jean-Louis Robillard's extensive critique of recent work in Montreal published in ARQ 40 (Pieces sur Pieces - Mots pour Mots - Le Happening de I Architecture au Quebec - An 1987) and Paul Faucher's Table Ronde sur/Architecture (Y'en a marre, ARQ 42) it is clear that all is not well in the practice of architecture in Quebec.For the young architect, entering a career and profession that is likely to dominate his or her way of life for the next thirty, forty of fifty years, this situation is particularly deplorable, discouraging and urgent.WHAT TO DO AND HOW TO DO IT?\"For the young architect, the question \"what to do\" is posed dramatically.In response, disciplinary know-how supplies instruments that are culturally and rationally intelligible.But there is the second question, \u201chow to do it\" that runs up against the references, the tastes, the plastic and chromatic affinities that the history of the last sixty years displays in a disjointed and bewildering array.In brief, what is the right approach?\" Mauro Galantino \"Formalism as a Problem of Identity\" Ottagono 81 The questions of \"what to do?\" and \"how to do it?\" weigh heavily, consciously or not on a generation that has yet to commit itself in any tangible sense.They are particularly difficult within a context where anything goes, where everything is possible and everyone retains the right to their own individual expression.The question of \"what to do\" nags at the sense of commitment and conviction that distinguishes architecture from building.\"How to do it\", poses the problem 1.\tIcarus \u2014 atop the Empire State \u2014 1931.Lewis H.Hine.Museum of Photography at George Eastman House, Rochester N.Y.2.\tAtelier Big City (Randy Cohen, Anne Cormier, Howard Davies), Chausse-gros-de-Léry competition, 1987: rue Bonsecours elevation.3.\tPfau & Jones, Homeless project, New York, 1985 3 i ri' XJfi of translating that desire or set of values in a meaningful way.The current generation of young architects in Quebec have enjoyed an education at a turning point in architectural history.Their education, in its broadest sense, that is, their initiation into the practise, has taken place in the midst of an upheaval of architectural values.On one hand, they have had the opportunity to partake in the groundswell, even to influence its rapid fluctuations.On the other hand, it has created turmoil and confusion.There is a sense of loss, the loss of direction that serves to validate architecture as a product of a culture.The making of architecture seeks its authenticity in a resonancethatworkisableto find within a given context - a context that is defined by the cultural values held by a particular society.The act is motivated by an unattainable, shifting and maybe even unconscious vision of the physical expression of that culture.An expression that is by definition incomplete but projected in each individual work.The post-war generation of architects in Quebec were fed by the naive optimism of that era and the confrontation of traditional cultural values that took place under the banner of the Quiet Revolution.The practice of architecture in Quebec in the that era enjoyed a renewed sense of adventure and urgency created by both pragmatic and cultural crisis.The need for a new built framework of housing, schools and institutions demanded by a booming economy and rapidly expanding and urbanizing population was parallelled by a desire to seek expression of an emerging nation within the international mainstream of modern architecture.Twenty five years later much of this momentum had been lost.The shock waves through a culture in its infancy would eventually find their way to the practise of 21 architecture coupled with an international wave of neoconservationism.A new generation of architects nursed on the energy crisis and the decline of nationhood began to realize that the future might not be as attractive or as easily attained as may be thought.The optimism of the previous generation embodied in its idealized vision was rapidly exchanged for the known values of traditional culture.The crisis of timidity and good intentions was disguised as a re-affirmation of first principles, of architecture's own particular set of rules.In an increasingly pluralist society, nostalgia became a marketable commodity with the promise of secu rity, if not authenticity in a society whose very values had been irrevocably altered.Nostalgia and post-modernism are the expression of a culture in absentia.Once again, a sense of fictional crisis in the practise of architecture dominated the past decade.Stripping itself of any current political or cultural meaning, the real crisis lay in a loss of faith in the set of values emerging in western society by mid-century.It can only be characterized by a crisis of conscience in an age of uncertainty The next generation has enjoyed the acceleration of history in which widely divergent points of view have been exchanged in such a limited amount of time.The only possible conclusion can be the hollowness of recent architectural discourse and a fundamental questioning of the place of architecture in contemporary society.It is only in the reconciliation of modernism and post modernism within the current context that the next generation can begin to emerge from the stalemate.THE ABSENCE OF CRISIS The young architect in Quebec today may barely have been of voting age in the 1978 referendum.His education would have taken place during the flip-flop of educational practises \u2014 new math vs.old math, modern vs.post-modern.He or she (and it is important to note that it is just as likely to be a she) is probably of a middle class and likely suburban upbringing.She might have even voted Liberal in the past provincial election and Conservative federally.If any one problem confronts the current generation, it is the absence of crisis in the traditional sense of the architectural practise.We live in a time of apparent economic and political stability.Our society is affluent and sophisticated.Despite the elitist labelling that has been traditionally associated with the profession, an unprecedented public interest and accessibility to architecture has emerged in recent years.While the population of the province has barely increased in the last decade, the number of registered architects has very nearly doubled.Despite the recession, a steady rate of about one hundred architects have joined the practise in every year of the past decade.The popular press clearly reflects the public interest in architecture and design.One is just as likely to find House and Garden in the front row of the magazine rack as People and Time.Architecture certainly enjoys being as popular a commodity in the public eye as it has ever been in recent experience.Of course, this apparent absence of crisis exists only in the limits of the traditional values of architecture.These values are impotent in the face of social polarization and transformation, never mind the 22 * 1 i \u2022 F* , K* < t * ** U _ 5 mit; 4.\tSophie Charlebois: Mekaniks installation at Bar Business, 1987.5.\tHoward Davies, project for a fountain in the Vieux Port, 1984.transience and potential for self destruction that characterizes the late twentieth century.Philip Johnson has said there are three principle disciplines of the visual arts - painting, sculpture and cake decoration, of which architecture is a subset.The context of such a statement aside, it is indeed a sad state of affairs for the mother of the arts.In an era where anything goes and someone is likely to pay for it, only one crisis remains in order to restore potency to architecture - the crisis of meaning.A cycle in architecture would now seem to be complete.An interest in the specificity of urban form, the idea of building in sympathy with and in relation to the specific context of an urban site, and the acceptance of past typologies of the city as given as given forms of contemporary building, is returning centre stage.A discourse prevalent at the beginning of the century, prior to the advent of the Modern Movement - compositional devices, monumental attributes, the narration of cultural memory - has re-appeared as some echo filling a void.This interest in the form of the historic city arrives, however, at a time when the physical bulk of cities in which most people live exists only since the 1950's, as though coherent practises in regard to historic forms can only be articulated once the physical evidence of these forms has been reduced to mere abstract outlines, to ruins of their former selves.Melvin Charney \u201cThe Montreainess of Montreal Architectural Review, 1980 In the absence of crisis, the young architect is obliged to question the fundamental role of architecture in our society.There is little satisfaction left in the objective solution of a problem, in a world that constantly reminds us that a computer could have resolved it quicker and much more completely.There is also little consolation in an archetypal argument for continuity in architecture from the point of view of a society that has been entirely divorced from the past by the impetuousness of Modernity.The traditional city appears as a never-never land reduced to nostalgic charm.A shared cultural memory depends upon the continuity of a culture itself laid over the chronology of history.Without this shared cultural memory, the significance of the past is little more than archaeological, at best a romantic wishfulness.At some point in the future, the recent flag waving and debate of architectural theory will begin to appear trite and irrelevant.Already, the one thread that begins to emerge between the disparate projects of a younger generation is a sense of detachment or dissociation from the mainstream of practise or even the production of buildings today.This is a complicated phenomenon and can perhaps be only really understood from the point of view of a young architect.Having viewed the complete cycle of architecture described by Melvin Charney above, it would not seem an unlikely conclusion that the recent concepts of architecture have failed to provide a meaningful role for architecture in contemporary society.ON THE NUCLEAR AGE PFAU: The whole issue is essential to the climate in which our work exists now.Anything we do is colored by the I ¦ .: role technology plays In the make-up of our world.It Is important to my own work.Others respond conservatively.I like to tie that to postmodernism.People yearn for better times because the present time is so tremendously uncertain.And certainly, postmodernism is one kind of response.Another approach that interests me is saying that uncertainty as a condition has a lot of potential; that there are ways to harness this uncertainty.It's fascinating to understand how technology is transforming our culture, and how our culture's relationship to technology is fundamentally transformed by the presence of the nuclear bomb.It's really emblematic of the human race and where it's at right now.KRUEGER: The way I think about the nuclear age is to imagine you're on a really fast motorcycle and you weren't sure if you controlled it but you had a hell of a time.That's were we are at right now.We have tremendous power.We don't know if we can make the next corner but we can go places real fast.And we have to decide how to manoeuvre.\"Builders of the Future\" Metropolis, October 1986 Switch on the TV.Turn to \u201cTVOracle\", page 142 LOOKING.We looked at what's here, what's going on.in the wasteland, the heartland.the action sensed with an ear to the ground.London may be the same old buildings, but it's very different to live in.Even what you want from it has changed.Just because you're young, it doesn't mean you're naive.By itself, rebellion just isn't enough.You have to shape something new out of what's going.So you shelve science-as-fiction and start to notice how deprivation has crept into the way we're stimulated.Notice the way Renault sells its cars to the English, by filming them driving through corrugated iron fences in the East End.Notice the way people wear their hair now, shaved above their ears to leave a Mohican mane on top.Or, oddest of all, the white kids with artificial dreadlocks woven in.Behind it all, music is the bond: it's the common language in the street.Nigel Coates \"Ghetto and Globe\" AA Files, no.5: 1984 In order to begin again, the new generation of architects have begun to question the set of values by which architecture is judged.This is particularly relevant within a society where values constantly fluctuate and are the subject of fashion and convenience.Operating within the context of personal research and the individual expression of many recent competitions, young architects have exploited the opportunity to reverse the question of judgement and place it squarely in the mind of the audience.Characteristic of much of the individual and collective work of Atelier Big City (Randy Cohen, Anne Cormier, and Howard Davies), their Chaussegros de Lery competition entry carefully balances a critique of the programme against its own realization.At first glance, particularly exotic in its vibrant rendering, it unfolds as an eminently reasonable scheme.The complexities of both the program and the site are embraced by a mind that P 6.\tClaude Lamoureux, Mur, Galerie Skol, 1987.7.\tRandy Cohen, la Place de l'arbitraire, ARQ competition, 1987.8.\tClaude Lamoureux, Paravent, Assemblages, 1987. resists the temptation to structure, order and homogenize them.The reductionist nature of the architect is discarded in exchange for exploitation of the program, the wilfulness of a truly multi-use building.The project proposes an unfamiliar sense of order from the point of view of traditional architectural values, but an order that is entirely consistent with both the programme, and more fundamentally, with the defense of individuality on behalf of the imagined inhabitants.Sophie Charlebois' Mekaniks installation at Bar Business in early 1987 grafted an explosive framework of wood and plexiglass over the existing space.In the resulting collage, the existing chaotic energy of the bar is amplified, one accident superimposed upon another.Rather than attempting to resolve the complexities of Jacques Rousseau's original plan, the dynamic potential of that plan is given an opportunity for reinterpretation and radicalization.In a certain sense, this young generation of architects feel compelled to resist judgement based on any given set of rules.Thisjudgement tends to debase any pursuit for which traditional values have little response.Instead the work begins to explore the potential of what is still meaningful and possible, the realization of our desires.Howard Davies' project for a fountain in the Vieux Port limits itself to the very essence of the programme stripped of any paraphernalia that would frustrate its realization.Randy Cohen's prize winning entry to the 1987 ARQ Competition, La Place de l'Arbitraire, unleashes the frustration of the city plan and appropriates the Mountain as if it were an entirely obvious resolution, a great wave of relief to the city's inhabitants.The qualities that serve as the standards of architectural taste become suspect within a society where taste is equated with fashion and refinement a question of individual lifestyle.Order, beauty, and proportion only exist according to some mystical canon.The way we see our place in the world is the only valid reference that remains and the translation of that image into our architecture becomes a subject of inquiry.Two projects by Claude Lamoureux serve as a reflection on what we make and how we make it.He speaks of the inscription of architecture onto a conventional object.In his patient research, that inscription is actually an inquiry into certain qualities - proportion, beauty and order - that elevate the familiar and provide us with a profound resonance with our creation.Divorced from the conventions of the classical order, this inquiry must begin again and find traces of our own image in our production.Concurrent with a réévaluation of the parameters within which architecture is judged, there is also a significant critique of the way in which the practice takes place.The conventional apprenticeship with an established professional is only one alternative embraced by this generation and even that tradition has had to survive substantial changes.In the business of architecture, the system of apprenticeship has lost its role in the training of the young architect.The young graduate is expected to have all the necessary skills that will make him productive from the day one.There is no time to nurture and exchange ideas.The rapport between employer and employee is all but extinct in the anonymous production of anonymous buildings.A certain schizophrenia between the work of the office and the individual's own work necessarily develops, a schism between the work he does for others and the work that is held so dearly to himself.In an extreme case, the work stands as a critique of the practice itself.In a more moderate sense, it is an extension of that which is not possible within its constraints.The divergence can be either destructive or constructive depending upon both its degree and the capacity of the practise to embrace the individual's position.It is by nature antagonistic but can serve to renew the work that is done for others.The apprenticeship is then reversed, as experience in a world that is constantly changing is balanced against the naivety that quickly adapts to change.The opportunity for a meaningful contribution to the practice is often limited to a small number of offices in Quebec.Without naming them, it would be safe to assume that these offices have managed to achieve, even inconsistently, a certain reconciliation of the work of a talented and diverse group of young architects with the broader experience and conceptions of an older generation.What their work may lack in maturity and consistency is made up for by its freshness, vigour, sincerity and promise.Outside of this apprenticeship- cum-collaboration, many young architects have left the practice or moved into new fields only distantly related to the traditional practice.For some, the exhausting pace of the office leaves little time to concentrate on more profound issues of individual research.The pursuit of graduate studies offers some refuge from that onslaught.The wave of local young architects pursuing graduate studies must surely be unprecedented and deserves attention.As much as it is the production of our own relative affluence and sophistication, it is also a damning critique of the way in which we educate and introduce young architects into the practice.In itself, graduate studies only prolong the inevitable and the young architect must eventually decide what he is to do.As an alternative to the conventional practice a number of young architects have attempted to establish themselves in a variety of legitimate enterprises.After all, one can design only so many bathroom and kitchen renovations on the dining room table.One kind of response took place in early 1987 with the exhibition of the Assemblages studio.Supported by the Canada Council and unfolding over about six months, the studio was an attempt to assemble the work of a diverse group of young architects under one roof.What failed to emerge was a cohesive group dynamic that would bind the individual efforts together.What did emerge was a full range of responses to the question of making architecture outside of the business and its preconceptions.Perhaps with a greater sense of commitment and a clearer focus, the studio should be revived in order to establish an ongoing dialogue with the routine of the profession.Another kind of response is currently underway in Montreal, based loosely on a model set up in Quebec.The Clinique d'Architecture de Montreal began operation this summer offering architectural design services at moderate rates for projects below the $100,000 level.Bringing together complimentary disciplines such as interior design and landscape architecture, the service fulfils the needs of an immense sector of the population that would be otherwise too intimidated by the elitist connotations of hiring an architect.The Clinique receives a request for services from a prospective client and then hands it on to one of a network of young freelance architects.A percentage of the contract is retained in order to cover operations and to provide a studio and facilities for the work.No supervision is carried out on the projects particularly because no one is eligible to assume the accompanying liability.The O.A.Q.has agreed to recognize the tenure of young architects with the Clinique as part of the internship required in order to write their exam.Though the organizers have few delusions over the kind of commissions they are likely to receive, their initiative stands as a fundamental critique of the traditional practice and a refusal to be absorbed by it.In time, it can only be hoped that they will be able to combine that initiative with a serious commitment to the practice of architecture in its broadest sense.The danger that it may end up a little more than a clearing house and drafting service would contribute little to any architectural discourse.Finally, and as if it were not obvious, a number of young architects have begun to practise on their own in defiance of the traditional apprenticeship but entirely in keeping with the legitimate guidelines of the profession.Only as example, the recent opening of the Atelier Big City and the office of Cilles Saucier deserve mention.In the face of such depressing news as the recent ARQ issues on the state of the practice, it would seem to be particularly laudable.It is entirely too early to begin describing a body of work being produced by the next generation of architects under the shadow of the established profession.it would be fair to say that at the very least there are signs of optimism despite the entrenched gloom and frustration of the generation now in their prime.The foundations of this youthful vigour rest on both a certain frankness with the world they are inheriting and a sense that it is once again possible to make architecture within it.This next generation enjoys a degree of cultural sophistication from sources that are both local and international.At the same time, they have been made suspicious of this sophistication by the unfolding of events over the last half century.They are resourceful, critical and outspoken.All that really remains to be obtained is the maturity that assures conviction, the public audience that will be the object of their work and a resonance between that conviction and our culture.Unlike Icarus, the next generation could move closer to the sun.But more importantly, it will take a great part of their energy just to get out of the water. LE PLAISIR DU PROJET MARK PODDUBIUK FRANÇOIS GIRALDEAU Nous avons voulu, dans les pages qui suivent présenter de \"jeunes architectes\" dont le travail nous apparaît représentatif des idées et des préoccupations qui marquent la génération actuelle.Ils ne s'intéressent pas tous aux mêmes thèmes; ils ne partagent pas nécessairement les mêmes points de vue ni le même cadre de pratique.Ils ont cependant en commun, outre le fait pour la majorité d'entre eux d'aborder la trentaine et d'avoir complété un premier diplôme universitaire entre 1982 et 1984, la même ténacité face à la nature exigeante du travail architectural.Pour certains, cela s'est traduit par la multiplication des années d'études; nécessité dans certains cas mais surtout conviction qu'un tel domaine de connaissance appelle une longueformation.Pour d'autres, ce fut, après l'école, l'implication entière dans un contexte de bureaux, là où, charette après charette, le métier se façonne.Pour tous, ce fut et c'est encore la volonté de profiter et par là de contribuer à tout ce que le milieu peut offrir: conférences, séminaires, concours, expositions, etc.Entre théorie et pratique, ils ne voient pas d'opposition mais bien une nécessaire convergence dans la réalisation de ce qui leur est cher: \"faire de l'architecture\".Par le choix des projets présentés, nous avons d'abord souhaité mettre en évidence une \"trajectoire\" particulière, celle qui va de l'école à la pratique; c'est-à-dire ce moment présumé où on cherche, à travers projets personnels et concours, à inscrire des intentions concrètes (notamment programmatiques) sans être toutefois tenu par la \"concrétude\" des choses, de même qu'à assumer une dimension réflexive et/ou exploratoire qui, hors de l'école, ne devient plus un facteur dirigé ni obligé.Non pas que nos espoirs ont été déçus, mais nous avons dû intégrer ici des projets aussi différents que peuvent l'être une \"thèse\" de fin d'études et la réponse à une commande ferme: cela témoigne sans doute mieux de la façon dont chacun a investi le domaine des réalités architecturales.Plus fondamentalement, nous nous sommes confrontés à la définition même de la notion de \"projet\" d'architecture.Entre le projet au sens strict (de l'italien \"progettazione\"), entendu comme réponse formelle à une demande/commande sociale, jusqu'à l'éclatement contemporain de la notion d'architecture et ce malgré le récent recentrement disciplinaire, il nous a fallu intégrer certains apports, au risque de ne pas rendre justice à un champ d'exploration actuellement fertile et vivace au Québec, nommément \"l'installation\".26 ¦ LA COMMANDE COMME CADRE D'EXPLORATION La production remarquable de Cilles Saucier au cours de ses cinq années de travail avec les architectes Cayouette et Saïa et plus récemment au sein de son propre bureau explique aisément sa sélection comme finaliste au prix de Rome 1988.À travers cette séquence de projets élaborés et complexes, il a pu développer un langage sophistiqué, à la fois personnel et peu familier bien que montrant des affinités certaines avec plusieurs courants (largement diffusés) de l'architecture contemporaine.Autant le niveau de sa production que la maturité dont il fait preuve ne sont de toute façon pas coutumiers pour un architecte qui quitte à peine la vingtaine.La théâtralité et la complexité du projet de rénovation sur la rue Roy peuvent être vues de façon rétrospective comme étant conformes à l'ensemble de sa démarche: chaque proposition enrichit peu à peu le vocabulaire employé par Saucier et confirme cette assurance si apparente dans ses projets, là où la \"théorie\" et la \"pratique\" semblent irrémédiablement et aisément liées.Comme quoi certaines maturités peuvent quelque fois faire frissonner.CONSTRUIRE SUR DES BASES ~ DIVERSIFIÉES L'expérience développée par Sophie Charlebois comprend une variété d'emplois, de collaborations, de projets et de recherches personnelles menés au cours des quatre années suivant la fin de ses études à l'Université de Montréal.Son \"porte-folio\" profite et souffre à la fois de cette diversité car dans bien des cas, c'est l'impression d'un \"enthousiasme du moment\" qui prime, rendant difficile la reconnaissance d'une continuité de pensée.Le projet pour le concours international \"La casa piu bella del mondo\" semble révéler une maturité toute nouvelle dans son travail: cadrage plus strict d'une thématique architecturale, caractère plus global de la formalisation.On retrouve son intérêt pour les questions de contexte, de typologie et de topographie mais ici, leur interprétation, plus abstraite, est sujette à la rigueur des contraintes programmatiques.Malgré quelques détails formels peu convaincants, la proposition montre une lecture sensible du programme et un souci de cohésion qui n'avait été jusque là que partiellement exprimé.Sans nul doute, la synthèse de ses intérêts commence à émerger. DE LA FIGURATION DES LIEUX AU PROJET D'HABITAT Nour-Eddine Chaouky, formé à \"l'école\" de la \"figuration\" des lieux (M.Charney) mais s'étant aussi confronté aux exigences de la \"projétation\" dans un esprit plus résolument moderne, soutient une démarche qui oscille entre ces deux pôles, à la recherche d'une sensibilité propre au contexte contemporain, La proposition pour un complexe résidentiel à Lachine montre un résultat à la fois riche et hybride, surtout au plan du vocabulaire architectural.Reflet d'une approche d'expérimentation faite de tensions irrésolues, ce projet n'en constitue pas moins un apport de qualité: le respect des traces historiques, le rapport à la rue, l'ouverture vers le fleuve, l'urbanité qu'il propose si ce n'est peut-être du traitement résiduel de la partie ouverte du site.Dans l'ensemble, une énergie remarquable dans le cadre d'une telle soumission publique.On peut aussi être enthousiasmé par le cadre de travail généré: un groupe de jeunes d'horizons divers, Chaouky (Maroc) Wade Eide (Alberta), Luis Aguillar (Nicaragua), Peter Fianu (Roumanie), René Ouellet (Québec), tous formés en architecture à l'Université de Montréal, et qui, avec acharnement, tentent de développer ici, à partir de commandes locales, un lieu de réflexion architecturale.L'INSTALLATION COMME TRAVAIL ARCHITECTURAL L'installation de Claude Lamoureux, intitulée \"Un mur\", peut-être aisément vue comme une extension et une critique de son projet réalisé pour l'exposition \"Assemblages\" de 1987.Ces deux projets lui permettent de véhiculer sa propre recherche personnelle et l'autorisent à questionner certains aspects particuliers de l'architecture, démarche difficile dans le cadre de la pratique routinière.Le plus récent projet \"un mur\" ravive plusieurs des préoccupations anthropométriques et temporelles développées dans le \"paravent\" d'Assemblages.Les deux projets se présentent comme travail spatial amenant le visiteur à modifier et à s'approprier les dispositifs mis en place.Contrastant par contre avec le caractère autonome du projet d'Assemblages, \"un mur\" pose la modification de l'espace existant de la galerie.L'ambiguïté qui en résulte, à savoir l'installation comme objet vs.la transformation spatiale prend ici valeur de réflexion architecturale.Malgré son raffinement relatif (détails, rythmes, strates), \"un mur\" semble ignorer les conventions.Il serait plus exact de dire que, comme dans un travail de laboratoire, la convention est disséquée, puis rebâtie afin de l'examiner et de mieux la comprendre.L\u2019ESPACE MODERNE À BÂTIR Assez étonnant, en cette période dite d'individualisme, de voir un groupe de jeunes tenir si longtemps, quitte à en perdre presque l'identité de chacun de ses membres au plan du travail architectural.Il faut alors un objectif ferme, aisément partageable.Pour Alain Archambault, Cilles Prud'homme et Yves Rouleau, la réponse est simple: une forte conscience sociale, l'adhérence aux objectifs progressistes de la pensée architecturale moderne et.un grand désir de projeter.Souvent perçus dans notre contexte comme des \"purs et durs\" -la force du nombre aidant-, ils mènent à travers l'ensemble de leurs activités un apprentissage patient centré sur des thèmes qui, bien que fondamentaux, ne soulèvent pas nécessairement l'intérêt général des jeunes en cette période: l'habitabilité, la lumière, la qualité spatiale et la cohésion structurale.C'est d'abord cela qu'il faut retenir de ces projets dits \"néo-modernes\" qui ne sont malheureusement souvent perçus que comme des exercices de variantes stylistiques.Leurs projets, souvent secs, illustrent bien là où ils en sont: à la quête de l'originalité, ils opposent la compréhension d'un langage, la recherche d'une pertinence et d\u2019une cohérence du projet d'architecture.njmnH SE MÉFIER DES ÉVIDENCES ET DES LIEUX COMMUNS Fondé à l'automne 1987, l'atelier Big City regroupe les talents singuliers de Randy Cohen, Anne Cormier et Howard Davies.Tous trois diplômés de l'Ecole d'Ar-chitecture de l'Université McGill, leur collaboration traduit un optimisme renouvelé pour le développement d'une pratique sur la scène montréalaise; peu d'exemples de ce type s'offrent à nous, particulièrement au sein de la communauté anglophone, à un moment où la désillusion semble être une règle du milieu local.Leurs propositions pour les concours Chaussegros de Léry et la Maison des Architectes montrent à quel point ces trois architectes ne cherchent pas à débattre des programmes dans leurs multiples détails.Le programme est plutôt vu, tel que le suggère Louis Kahn, comme une matière susceptible de trouver sa propre expression.Face à la tendance populiste en matière de \"goût\", Big City ose proposer sa propre interprétation des choses.Et si son \"exotisme\" naïf et presque primitif a peu à voir avec les préoccupations récentes d'une architecture en quête d'attributs canoniques, il n'en révèle pas moins une certaine continuité avec la pensée moderniste: cette idée que la beauté se trouve à l'intérieur même de la propre objectivité d'un projet et que l'architecte a le pouvoir d'ignorer les préconceptions qui circulent sur ce qui est juste et ce qui ne l'est pas.27 GILLES SAUCIER PROJET POUR LA RÉNOVATION DU 225 RUE ROY, MONTRÉAL 1988.Programme: Rénovation d'un édifice des années cinquante devant loger un regroupement d'organismes oeuvrant dans la production cinématographique et publicitaire.\"Déconstruire l'architecture, juxtaposer les formes et les matériaux à l'état brut, imprégner l'espace d'un esprit théâtral.créer un envers au décor et laisser l'usager devenir acteur et spectateur de l'événement.\" 1.\tElévations du hall d'entrée.2.\tVues de la maquette.En collaboration avec André Perrotte, architecte 3.\tConcours pour le siège social du Conseil National du Bois, 1985.4.\tRésidence Dumont-Saucier (projet à l'étude).5.\tRésidence Viau-Gosselin (projet à l'étude).28 HM SOPHIE CHARLEBOIS CONCOURS: \"LA CASA PIU BELLA DEL MONDO\" avec la collaboration de François Gagné et François Théault Le thème du concours et l'usage du superlatif absolu interrogent la notion de beauté dans le contexte contemporain mais réfère aussi de façon implicite à la consécration de la beauté à la gloire de quelqu'un ou de quelque chose.On pense immanquablement au Taj Mahal.L'énoncé du concours suggère donc une vision où la beauté perçue comme objet se réalise par l'addition, l'accumulation, où l'absolu est lié à l'idée du \"tout\".À cette vision, nous préférons celle de la beauté perçue comme sujet et désirons aborder l'absolu du superlatif par l'idée du \"rien\".Rien, l'espace, perçu non pas comme manque ou absence mais plutôt comme présence, comme climat.Pour y parvenir, poser un geste: découper.\u2022\tDécouper l'horizon de la plaine pour assurer la présence au lieu.\u2022\tDécouper le plan, hiérarchiser les surfaces pour assurer la vie.\u2022\tDécouper par la lumière les textures des matériaux pour marquer le passage du temps et des saisons.Consacrer la beauté à la gloire de quelque chose de fondamental: habiter, c'est-à-dire vivre dans un lieu, une culture, un moment.La maison se présente ainsi: d'abord un grand mur de pierre unissant toute la maison révélée par la tour qui émerge.Le mur, comme une lame plantée dans l'horizon, interrompt la fluidité de la plaine pour permettre à la maison de prendre racine.-c ¦t: eé \u2022 \u2022 ELEVATION NORD \t 1.\tPlan rez-de-chaussée 2.\tPlan du premier étage 3.\tPlan du deuxième et troisième étage 4.\tElévation nord 5.\tElévation sud 6.\tElévation ouest 7.\tVue en perspective 8.\tDessin conceptuel 9.\tInstallation \"Mekaniks\" au Bar Business en 1987 avec la collaboration de Jacques Rousseau et Alain Lortie.ELEVATION OUEST^ 1! rssf\u2014 \u2022 - ?mmn mm HsHt rm c r JafiliSiTâlŒl mm NOUR-EDDINE CHAOUKY PROJET DE COMPLEXE RÉSIDENTIEL, LACHINE, QUÉ.1987.Design: Nour-Eddine Chaouky, avecWade Eide et Luis M.Aguillar, pour Huot, Langevin, Rodriguez, architectes.L'activité projectuelle ne doit pas statuer une vision d'antiquaire ni une vision techno-fonctionnaliste, mais bien chercher à conjuguer des réalités passées et présentes afin d'extraire le potentiel d'un site à construire.Localisé sur le site d'une ancienne usine de filtration dont un des bâtiments est conservé, la présence de traces significatives n'était que trop évidente pour ne pas considérer les anciennes fondations des bassins d'épuration comme assises du bâtiment principal.Ce bâtiment linéaire, ayant poupe et proue, se développe à partir du sous-sol en couches hiérarchisées culminant au sommet par les appartements sur toit, représentés sous forme de villas.Nous avons considéré l'appel induit par la \"couleur institutionnelle\" qui se révèle dans l'image de l'usine d'épuration.La partie conservée se verra par conséquent être le réceptacle des fonctions collectives (restaurant, piscine, salle polyvalente).L'adjonction d'un édifice reposant sur un plan idéalisé vient compléter l'entrée au site mais aussi composer une tension et une articulation entre trois formes combinatoires qui s\u2019affirment chacune dans une représentation analogique différente.1.\tPerspective 2.\tPerspective sur rue 3.\tPlan masse 4.\tPlan, niveau O 5.Projet pour la réinsertion du stade olympique suivant un \"savoir faire\" urbain montréalais (projet étudiant), 1985. CLAUDE LAMOUREUX UN MUR (CONSTRUCTION) GALERIE SKOL, MONTRÉAL AVRIL 1987 La galerie consiste en un volume rectangulaire.La présence de deux pilastres laisse deviner le système structural de tout l'édifice.Des murs, on a effacé toute trace de matérialité par l'utilisation massive de peinture blanche.Ce qui les fait paraître comme de simples surfaces délimitantes.La galerie se présente comme un espace insignifiant, au sens propre du terme.Un nouveau mur est érigé.Il doit servir de surface d'accrochage - usage qui va de soi dans une galerie - mais son architecture ne saurait être neutralisée par cet usage.Il sépare l'espace en deux volumes carrés de dimensions différentes.En fait, ce mur est composé de deux murs, l'un inscrit dans l'autre.Chacun correspondant à un des deux volumes.Seuls quelques traits viennent strier systématiquement sa surface, le différenciant des autres murs.Des portes y sont aussi découpées suivant le module des stries.Ouvertes, elles permettent de voir l'intérieur du mur, son épaisseur.Le verso du mur, au premier regard, semble s'apparenter à son recto.Quelques traces signalent une différence.La couleur blanche est défraîchie.Les portes percées de ce côté du mur y sont réduites.De plus, certaines sont vitrées.Ces portes-fenêtres rendent visible un mur intérieur.Il se distingue du mur extérieur par une série de niches et d'ouvertures.Le dispositif de portes et de niches révèle deux murs distincts qui se jouxtent sans se confondre.Il rappelle l'épaisseur du mur en même temps qu'il efface toute délimitation nette.Exposant le mur comme objet complexe où seule l'accumulation des regards permet de l'appréhender.Des maquettes, des croquis et des dessins du mur construit y sont insérés.La juxtaposition de ces représentations avec l'objet construit propose le mur comme objet de l'exposition mais aussi comme le lieu de l'exposition.Proposer le mur comme le lieu de l'architecture.Une architecture du mur.J mm.f 1 t\t\u2014.j r\t'\t\"Ï A L -7Jt.x Y ¦ \u2022 W V* 1.\tCroquis 2.\tVue en axonométrique 3.\tVue en axonométrique 4.\tPhoto par Yves Lacombe 5.\tPhoto par Yves Lacombe 6.\tPhoto par Yves Lacombe 7.\tPhoto par Yves Lacombe 6 31 l't-m siiimniiiiii ?yri ALAIN ARCHAMBAULT GILLES PRUD'HOMME YVES ROULEAU RESIDENCE A ORFORD, QUÉ.1986 LANGAGE ET INVENTION Posons d'abord la relation effective entre la connaissance d'un langage (compétence) et son usage prescriptif en situation de projet (performance).Cette dernière met en oeuvre les stratégies d'actions conséquemment à une limite pratique et une limite théorique imposées par le projeteur lui-même.Le langage est donc compris ici comme une condition indispensable à l'invention, car il constitue un univers de potentialités infinies.UN ESPACE RÉSIDENTIEL Cette maison se pose en contraste avec la Nature, unique façon pour nous de révéler cette dernière: l'idée du marquage d'un lieu.La seule valeur de la Nature, c'est sa transformation en Culture par le travail de l'homme.Basée sur le principe de la \"promenade architecturale\" et se posant d'abord comme \"écran\", elle autorise, par ses orientations et ses relations spatiales concrètes et dynamiques, une découverte du lac.L'organisation interne consiste en une mise en tension entre deux \"vides\" et deux \"pleins\"; soit entre d'une part, les espaces de hautes représentativités (Hall et séjour) et d'autre part, les espaces de repos et de services (chambres, cuisine et salles de bain).Ces tensions spatiales sont condensées à travers l'utilisation d'une promenade interne qui se termine visuellement vers le lac, au balcon supérieur de la bibliothèque.Superficie habitable: 2,000 pi.2 1.\tPlan masse 2.\tPlans 3.\tAxonométrie 4.\tVue intérieure 5.\tVue extérieure 6.\tDétail de façade, projet 26 logements, 1985 j j ran ^\t¦ ,ÇZÎ PROJET POUR UN CENTRE DES SCIENCES ET DES TECHNIQUES, RUE BERRI, MONTRÉAL 1986 - 1987.PROCESSUS Notre démarche est fondée ici sur le principe que le projet oriente et pose les limites de toute connaissance de la ville.Devant la simultanéité des avenirs des multiples \"possibles\", nous n'avons plus à prédire l'avenir.Au contraire, il faut s'affirmer par des actes volontaristes conscients, ancrés dans le présent.Dans une situation culturelle où la pluralité règne, nous devons adopter un attitude radicale à l'intérieur du projet.RÉSEAUX La discontinuité des réseaux et des échelles de l'urbain ne peut être dépassée par des simulacres d'une urbanité nostalgique.Toute réflexion projectuelle devrait en ce sens être orientée vers le besoin urgent d'alternatives aux interventions sur parcellaires.Inventer à l'échelle urbaine une architecture de parcours, à partir du thème générateur des reseaux.ESPACE PUBLIC INTÉRIEUR Nous cherchons à confronter à la ville un espace public fluide révélateur de la complexité urbaine.Cet espace public projeté, appuyé sur un bâtiment front et limite et se déployant sur un espace public extérieur, a pour but au travers de la confrontation qui s'instaure, de réactualiser les différents systèmes en un système général complexe.Poser l'ESPACE PUBLIC comme élément fédérateur du projet.§-z J\tiLif'M H1 Ni \u2019\u2019\ttfflH ~\t\u201c ,L,\t-t\u2014U\t\t fffl\tp.ü\tsiisFi \u20181 :ün 1.\tPlan masse 2.\tPlan, niveau du corridor urbain 3.\tCoupe transversale 4.\tPerspective 5.\tEtude en relief, projet d'une galerie expérimentale, 1985.(E \t\tP\t\t \t\t£\t.SE\t \t\t\t\tL I I h ?r 3 P sS 7=^ ¦t J N Lui.33 ATELIER BIG CITY RANDY COHEN, ANNE CORMIER HOWARD DAVIES CONCOURS CHAUSSEGROS DE LERY, 1987 Ce projet s'inscrit dans la nouvelle tradition montréalaise des grands développements multifonctionnels, tout en la remettant en cause par l'identification et la reconnaissance de tracés (historiques) ou de logiques (socio-économiques ou typologiques) non-fonctionnels inhérents au site ou au programme donné.Ainsi la représentation du mur des fortifications parallèlement à celle d'une ruelle montréalaise et le déplacement géométrique de murs mitoyens (logements sociaux) sont, par opposition à la détermination d'une trame de stationnement fonctionnelle, des décisions que l'on pourrait qualifier d'arbitraires.Cependant le contexte que ces \"métaphores historiques\" créent permet la réinterprétation ou redécouverte du lieu, sa réorganisation, la gestion d'un programme multifonctionnel, la définition de différences sociales, économiques et la poursuite du discours urbain.1.\tPlan niveau 42 2.\tPlan niveau 27 3.\tPlan niveau 24 4.\tPlan niveau 21 5.\tCoupe A-A 6.\tCoupe B-B 7.\tCoupe C-C 8.\tCoupe D-D 9.\tFaçade rue Notre-Dame 1 0.Façade rue Gosford 11.Façade rue Champ de Mars COUPE A-A COUPE B-B ïïmrrrmïïi COUPE C-C Ulula COUPE D-D ni ij Ltnr FACADE RUE NOTRE-DAME iUÎISilSg 1 2.Axonométrique ooo oo FACADE RUE GOSFORD JTTi Fh ffh Tn =1 rlUolU 1 FACADE RUE CHAMP DE MARS CONCOURS LA MAISON DES ARCHITECTES, 1988 L'abstraction de la typologie des maisons en rangée, caractéristique des îlots montréalais est à l'origine du parti adopté.Cette typologie marquée par le prolongement d'un seul mur mitoyen à l'arrière d'un \"bloc\" principal permet de préserver la nature même de la maison existante et de développer l'opposition entre ce bâtiment et l'ajout, favorisant ainsi la hiérarchisation de l'ensemble.La maison restaurée (\"hyper-restau-rée\") à la manière d'un \"club\", où chaque pièce est un volume fermé convenant à la disposition de salles de conseil, de comités, de réception du public et à la tenue d'expositions publiques conserve son identité.L'ajout annoncé dès l'entrée par la projection d'une marquise, prolongement d'un mouvement étiré à travers Pespace central\" requis, le long du mur mitoyen, adopte au-dessus du sol un plan libre (défini à l'ouest par un mur rideau) approprié à la fonction bureau qui y est logée.1.\tFaçade ouest 2.\tFaçade est 3.\tCoupe 4.\tFaçade nord 5.\tFaçade sud 6.\tToit 7.\tQuatrième étage 8.\tTroisième étage 9.\tDeuxième étage 10.\tRez-de-chaussée 11.\tSous-sol 1 2.Axonométrique r i r i: M-1 ,-l -L iiiiiiiii ] \\ u ECLZdpr FT Cl n ei ms iiyaiiT mm .\u2018JMmimm1 niiiiiii IÜSJ ¦f&ljij&r PFpppcç BIOGRAPHIQUES CILLES SAUCIER (NÉ EN 1958) Baccalauréat en Architecture, Université Laval, 1982.A travaillé et a été associé chez les architectes Cayouette et Saïa de 1983 à 1988; entre autres, participation à la conception des projets du Concours du Musée d'Art Contemporain (2e prix), du siège social Johnson & Johnson (prix d'excellence OAQ 1987), du siège social de l'Hydro-Québec et du concours Chaussegros de Léry (mention spéciale).Finaliste au prix de Rome 1988 du Conseil des Arts du Canada.A récemment fondé à Montréal sa propre agence d'architecture et d'aménagement.SOPHIE CHARLEBOIS (NÉE EN 1962) Baccalauréat en Architecture, Université de Montréal, 1984.A travaillé chez Melvin Charney pour le projet gagnant du Concours pour le Monument aux droits de la personne en 1986 et chez Luc Laporte (1986-1987) et Mercier, Boyer-Mercier architectes (1985-1986).Participation a différents concours et expositions incluant \"La Casa pîu bella del mondo\"\u2019(l988), \"L'espace Feu\" (projet gagnant concours arq 1986), \"Entre l'école et la ville\" (projet gagnant, concours ARQ 1985), l'exposition \"Assemblages\", 1987, et l\u2019exposition \"Montréal-Neuf Projets d'Architecture\" à la galerie Optica en 1984.A réalisé l'installation temporaire Mekaniks\" au Bar Business en 1987 avec la collaboration de Jacques Rousseau et Alain Lortie et a étéassis-tanteà la conception de l'installation \"Animati/ TUrquoiseTtace\" de l'artiste Irène whittome au Musée d'Art Contemporain de Montréal en 1987.Présentementà l'emploi de Jacques Rousseau, architecte.NOUR-EDDINE CHAOUKY (NÉ EN 1958) \u2022\tÉtudes en Design de l'environnement, UQAM, 1981-1983.\u2022\tBaccalauréat en Architecture, Université de Montréal, 1987 (Atelier d'architecture urbaine avec Melvin Charney).\u2022\tParticipation aux sessions d'été Design international, département de design, UQAM, avec P.Panerai, C.Devillers, J.kalisz, Y.Lion, M.Kagan, de 1983 à 1986.\u2022\tParticipation à Architecture intermundium SRL, Session d'été Internationale à Como, Italie, avec D.Libeskind, P.Eisenman, J.-P Kleihues, juillet-août 1988.\u2022\tA collaboré aux revues \"Fifth Column\" (McGill), À dessein (Université de Montréal) et Silo (UQAM) et participé à plusieurs concours.\u2022\tDepuis 1987, avec Parallax design, travail de groupe sur des projets de petits équipements publics, de logements, de résidences et d'aménagement urbain.CLAUDE LAMOUREUX (NÉ EN 1959) \u2022\tBaccalauréat en Architecture, Université de Montréal, 1984 (Atelier d'Architecture urbaine avec M.Charney, A.Knight et D.Marchand).\u2022\tCours en Histoire de l'Art comme étudiant libre, Université de Montréal.\u2022\tDepuis 1984, a participé à différents concours et expositions, dont les principaux sont: \"interventions en contexte montréalais\" (Galerie Articule 1982; A.R.C.Toronto, 1982; university of Waterloo, 1984), \"Lieux et figures, Montréal: neuf projets d'architecture\" (Galerie Optica, 1984), \"Assemblages\", (10 est Villeneuve, 1987), \"Un mur-construction\", (Galerie Skol, 1987), \"Entre l'école et la ville\" (Concours ARQ 1985, projet lauréat) et \"L'Espace Feu\" (Concours ARQ 1986, premier prix).\u2022\tBoursier \"Francou\" en 1984 de L'Institut Royal d'Architecture du Canada afin de visiter les principales réalisations de LeCorbusier en France.\u2022\tTravaille chez Luc Laporte depuis septembre 1986.36 ALAIN ARCHAMBAULT (NE EN 1957) GILLES PRUD'HOMME (NÉ EN 1959) YVES ROULEAU (NÉ EN 1960) \u2022\tBaccalauréat en Design de l'environnement, UQAM, 1983.\u2022\tÉtudes à UP8, Groupe UNO avec Henri Ciriani, Paris (Archambault, Rouleau), 1983-1984.\u2022\tÉtudes de Maîtrise en Aménagement, Université de Montréal (Prud'homme), 1983-1984.\u2022\tBaccalauréat en Architecture, Université de Montréal, 1988.\u2022\tAssistants de recherche au département de design de l\u2019UQAM, avec Georges Adamczyk et Jean-Pierre Hardenne, 1984-1986.\u2022\t2e prix national, concours étudiant de l'iRAC, 1983.\u2022\tConcours des fontaines du Vieux-Port de Montréal, 1984.\u2022\tPrixAlcan-Arcop, Université de Montréal, 1986.\u2022\t3eprixdu public etmentiondujury,concours Espace-vivre, APCHQ et Université de Montréal, 1987.\u2022\t3e prix au Québec, concours Défi Architecture '87, construction canadienne TJ inc., 1987.\u2022\tDivers projets publiés dans Fifth Column, Silo, et ARQ.\u2022\tstagiaires en architecture chez Dan S.Han-ganu, 1987-1988; depuis mai 1988; chez ARCOP (Rouleau), Provencher, Roy (Archambault) et Dan S.Hanganu (Prud'homme).\u2022\tDepuis 1985, différents projets d'aménagement dont la réalisation d'une résidence à Or-ford.L'ATELIER BIC CITY RANDY COHEN (NÉ EN 1958) Baccalauréat en architecture de l'Université McGill, 1982.Graduate diploma en théorie d'architecture de l'Architectural Association de Londres, 1986.C.E.A.Théories de l'architecture à l\u2019Ecole d'Architecture Paris-Villemin (en cours).Depuis 1982, a participé à différents concours dont: \"Architecture en relief\" (Mention, 1984); \"Indira Gandhi National Center for Arts (1986); \"L\u2019Esprit Nouveau\" (Premier prix, concours ARQ 1987).Stagiaire en architecture avec Peter Rose Architect (1982-1983) et ARCOP Associates (1984-1987).ANNE CORMIER (NÉE EN 1959) Baccalauréat en architecture de l'Université McGill, 1982.C.E.A.Architecture urbaine à l'Ecole d'Architecture Paris-Villemin, 1987.Participant à concours \"Indira Gandhi National Centre for the Arts\" (1986).Stagiaire en architecture avec le Centre Canadien d'Architecture (1982-1983), Rubin-Melamed Architects (1984), Blood and Hughes Architects (1984-1985) et ARCOP (1985).HOWARD DAVIES (NÉ EN 1959) Baccalauréat en architecture de l'Université McGill, 1983.Depuis 1983, a participé à différents concours dont: \"Architecture en relief\" (Mention, 1984); \"Unefontaine, Place Jacques Cartier\" (Mention, 1985)\t; \"L'Espace feu\" (Mention, concours arq 1986)\t.Finaliste au Prix de Rome 1988 du conseil des Arts du Canada.Stagiaire et architecte assistant avec Peter Rose Architect (1983-1988).Professeur assistant et critique aux écoles d'architecture de l'Université McGill (1986-1988) et l'Université du Manitoba (1987). 50 ANS: (1938).L'ÉCLAIRAGE FLUORESCENT EST COMMERCIALISÉ L'omniprésence du fluorescent dans notre société où les artistes et les designers l'utilisent aussi bien que les architectes et les ingénieurs, commandait de rappeler à quel point ce type d'éclairage est jeune au regard de l'histoire.Pour sa genèse et son importance, on ne peut que redire ce que Reyner Ban-ham a consigné dans son remarquable ouvrage The Architecture of the Well-tempered environment.Le tube Lumiline mis en marché simultanément par les compagnies Westinghouse et General Electric était un raffinement de prototypes peu répandus dans les années 1910-1920 et marquait le point d'aboutissement d'une recherche vieille de 42 ans à laquelle avaient contribué Edison, Claude et Moore.Le fait qu'il dégageait moins de chaleur que les sources d'éclairage incandescent entraîna deux innovations majeures en architecture: d'abord il rendit possible le développement de la climatisation qui se serait autrement avérée trop onéreuse dans les immeubles commerciaux et industriels; ensuite il permit de réviser la forme des gratte-ciel, jusque là condamnés à de faibles profondeurs et à une articulation en U par les exigences de l'éclairage et de la ventilation naturelles.75 ANS: (1913).SANT'ELIA ADHÈRE AU MOUVEMENT FUTURISTE Depuis toujours réfractaire à l'architecture académique, Antonio Sant'Elia, dont nous célébrons aussi cette année le centenaire de la naissance, s'était d'abord intéressé aux travaux de la Sécession Viennoise mais s'en était détaché pour des raisons patriotiques à la veille de la première guerre mondiale.Après avoir contribué à fonder le groupe d'avant-garde indépendant Nouvelles Tendances, il a finalement rallié les rangs des Futuristes, dont il devait devenir la figure de proue au plan de l'architecture.À cette date - près de 5 ans après que Marinetti ait publié son célèbre Manifeste dans le Figaro de Paris, le 20 février 1909 - l'architecture restait pratiquement seule sur la réserve.En effet les écrivains, les peintres, les musiciens et les sculpteurs progressistes s'étaient engagés en multipliant les déclarations fracassantes et une grande exposition avait fait connaître leurs oeuvres à Paris, Londres, Berlin, Bruxelles, La Haye, Amsterdam, Munich et même Chicago.Sant'Elia a comblé ce vide en produisant à partir de la fin de l'année 1913 son ANNIVERSAIRES PIERRE-RICHARD BISSON fameux cycle de dessins d'architecture futuriste connu sous le nom de \"Città nuova\" et dont les quelque 150 planches sont aujourd'hui conservées au Musée communal de Como.Mieux encore que son \"Manifeste de l'architecture futuriste\" (11 juillet 1914), ces croquis de maisons d'appartements, de gares, d'entrepôts et de centrales électriques, .donnent la mesure de son génie.Il est infiniment regrettable qu'il soit tombé à 28 ans à la bataille de Monfalcone avant d'avoir pu en concrétiser quelques-uns.On le déplore d'autant plus que G.et A.Terragni ont réalisé en 1931-1933 sur les bords du lac de Côme un très convaincant monument aux morts sur la base d'un de ses projets de phare, adapté par E.Prampolini.Como, monument aux morts, A.et G.Terragni, d'après le projet de phare d'A.Sant'Elia, modifié par E.Prampolini, 1931-1933.Projet de phare, A.Sant'Elia, 1914.100 ANS: (1888).A.F.DUNLOP PARACHÈVE L'ÉGLISE MÉTHODISTE SAINT JAMES À MONTRÉAL Cette église qui se cache maintenant sous le nom de Saint James United et derrière une triste rangée de commerces était menacée de démolition il y a une quinzaine d'années.Aujourd'hui un projet de redéveloppement du secteur nous pro- Montréal, église méthodiste Saint-James, A.F.Dunlop, 1887-1888.met sa restauration et son rétablissement au centre d'un îlot complètement dégagé sous lequel se vautreraient les prochaines catacombes du négoce, sur le modèle de la Place des Coopérants.Cela augure de belles controverses difficiles à résoudre au niveau des principes et qui comme toujours seront tranchées par le politique à la hauteur de sa bourse.Il est à prévoir que la continuité et la santé des boutiques de la rue Sainte-Catherine ne pèseront pas lourd.Encore moins le maintien du caractère originel de cette rue.D'ailleurs il est un peu tard pour s'en préoccuper: avec la multiplication des complexes comme ceux des Coopérants, des Terrasses, du Montreal Trust, des Cours Mont-Royal, des Cours du Roy et avec la transformation d'Ogilvy's, on se croit chaque jour un peu plus sur Orchard Road à Singapour.ou bientôt n'importe où.De même le très médiocre Saint James Building (Frank Peden, 1926) ne fera pas le poids: on fera finalement peu de cas de ce qu'il témoigne d'un moment significatif de notre histoire urbaine ni de ce qu'il compose avec l'église une solution plus répandue aux États-Unis et dont c'est peut-être le seul exemple au Québec.Ces \"sacrifices\" inciteront vraisemblablement les passants à visiter davantage l'église dont les singularités sont peu connues à l'exception du bizarre tétrapode de métal qui coiffe sa tour ouest et que l'architecte semble avoir dérivé de la High Kirk of St Ciles d'Edinburgh ou de l'une de ses multiples réinterprétations écossaises.L'intérieur offre une réponse inattendue aux volumes extérieurs: le choeur profond et lumineux que l'on pense découvrir quand on a vu le chevet s'avère aveugle et aplati, la partie arrière de l'édifice n'abritant que des dépendances.Quant aux absurdes retombées d'ogives qui flottent dans l'air à la recherche de piliers inexistants, elles ne manquent pas d'avoir un effet saisissant mais dont se passeraient également la mémoire de Dunlop et le crédit de la profession! Il faut au moins espérer que le dégagement de l'îlot, s'il se fait, appèle à une plus grande urbanité les édifices actuels ou futurs en bordure des rues Saint-Alexandre, Mayor et City Councillors qui sont pour l'instant bien peu accueillantes.200 ANS: (1788).LA HARGNE, LA ROGNE ET LA GROGNE DE MERCIER Il y a deux siècles, un certain Louis-Sébastien Mercier (1740-1814) publiait dans son Tableau de Paris: \"Nous croyons qu'il n'y aurait pas de livres plus philosophiques à faire aujourd\u2019hui que celui qui s'élèverait avec force contre la peinture, la gravure, l'architecture, l'enluminure, la sculpture, ces arts tant préconisés et si faux, si dangereux, si inutiles au bonheur et aux vives réjouissances de l'âme.Ils ont usurpé les titres du génie; il est temps de les déposséder et de rendre aux arts riants et utiles, aux arts du sentiment, les sommes immenses que le pinceau et le ciseau ont détournées pour quelques impressions molles, passagères et dangereuses\".Le propos est tellement hostile et ou-trancier - et à ce point éloigné de ceux que l'on pourrait trouver ici aujourd'hui sous semblable patronyme - qu'il ne suscite d'abord que le dédain le plus satisfait.Sachant qu'il vient d'un romancier-dramaturge révolutionnaire de peu de succès, on l'impute tout de go aux frustrations personnelles d'un plumitif inepte et incongru.Et l\u2019on passe, choqué de ce qu'il puisse - Dieu sait par quel sophisme?- reprocher à l'architecture d'être inutile au bonheur et de n'engendrer, malgré sa matérialité et sa durabilité, que ces impressions fugaces qui sont justement le propre du jeu scénique.Mais soyons prudents! S'il se peut que l'âme de l'observateur ne s'émeuve au spectacle de l'architecture du fait de son peu de sensibilité, il n'est pas impossible non plus que cela vienne de la banalité, de la sécheresse ou de l'étrangeté de celle-ci.Quand la forme n'a reçu que peu d'attention, elle ne peut être que quelconque et la mollesse de son effet est inévitable.Quand par surcroît elle est triste elle devient effectivement dangereuse dans la mesure où elle contribue à la neurasthénie collective.Empruntée ou charriée à la surface de la mode, elle est aussi fausse et superficielle: ce n'est que justice qu'elle soit vite oubliée.Quand enfin elle n'est que le caprice du concepteur, elle se ramène à des borborygmes incompréhensibles, amusants parfois mais incapables de générer de sentiment profond.N'y a-t-il pas trop d'exemples qui donnent raison à Mercier?37 L'AVENIR DE L'ARCHITECTURE: VINGT ANS APRÈS Tradition et culture sont certainement les matériaux essentiels de l'invention de la création, ils peuvent parfois constituer un handicap.La France, pays de l'architecture, existe par son histoire, par la diversité de ses sites, de ses paysages, de ses villes, de ses matériaux.Cette richesse constitue un patrimoine exceptionnel d'architecture savante ou vernaculaire.Devant tant de beauté, on imagine la question de bien des bâtisseurs: à quoi bon se donner du mal?La réputation de la France n'est plus à faire.Et immédiatement s'engage un débat vain sur le traditionnel et le moderne.Pourtant, quelque chose à changé dans le paysage français; on assiste à un éveil lent du goût pour l'architecture contemporaine, pour une architecture qui parle de son temps.Le constat encourageant nous a invité à y regarder de plus près, à faire le point de la situation en faisant un retour sur les vingt dernières années et en essayant de voir de quoi l'avenir sera fait.1967 En 1967, l'architecture était en difficulté à l'école des Beaux-Arts, alors que les professionnels étaient peu nombreux et bénéficiaient des effets d'une croissance et d'une urbanisation rapide.L'enseignement inadapté à une profession qui devait être plus proche de la construction, de l'économie, de la technique.C'est tout le système de l'apprentissage professionnel en atelier qui va éclater sous la pression du nombre des élèves.Une des caractéristiques de l'architecture en France est que, pour une part importante, elle émane de la commande publique.Le logement social est toujours le fer de lance de l'architecture moderne, véritable terrain d'expérience.La commande publique reste la voie royale d'accès.L'essentiel de la construction se fait dans les grandes zones d'aménagement.La critique des grands ensembles ne va pas tarder: une construction qui n'a bien souvent d'industrialisée que l'apparence; des entreprises qui ont «inventé» les modèles, et surtout un important changement du rythme de la construction à partir du début des années 70, vont provoquer une rupture dans le courant architectural.C'est à une remise en question dans l'école et dans le champ professionnel à laquelle nous avons assisté avec des effets non négligeables.L'École des Beaux-Arts a éclaté en 22 unités pédagogique.Les professionnels?En 1967, être architecte c'était avant tout un mode d'exercice libéral; avec tout ce que cela comportait, notamment du point de vue de l'indépendance à l'égard des autres professionnels (ingénieurs, économistes.).Être architecte c'était nécessairement s'associer à un des bureaux d'études qui étaient sensés apporter une garantie technique et financière.L'architecte affiche essentiellement une image d'artiste, les choses sérieuses sont confisquées par la maîtrise d'ouvrage, le B.É.T., ou l'entreprise.Les architectes ne sont généralement pas «heureux» de leur situation.En effet, la maîtrise de «l'oeuvre» est très difficile dans ces conditions et, la division du travail aidant, on comprend bien comment: plus la compétence de chacun des intervenants augmente et plus l'architecture, le projet, doit ALAIN SARFATI, ARCHITECTE ET URBANISTE être «simple», essentiel, voir vide, faute de quoi la transmission devient impossible.Le paradoxe est que la compétence au lieu de permettre des sujets de complexité architecturale élevée, va permettre des projets techniquement élaborés et architecturalement «indigents».L'architecture «géométrique» est une réponse à une situation professionnelle, dépoétisée.Elle pose le problème du «sens» du travail de l'architecte qu'elle met en péril: «d'architecte sans architecture».20 ANS APRÈS: Si, en 1987, l'architecture fait bonne figure.en ville, c'est qu'un changement important s'est opéré, mais au-delà des apparences?D'abord dans les écoles.Après une période de renouveau, on assiste aujourd'hui à un effondrement de l'effectif des élèves ce qui a pour conséquence une crispation chez les enseignants qui ont tendance à se camper sur des positions qui se figent et deviennent très vite académiques.Un nouveau formalisme se met en place.Les outils d'une critique de la pratique, d'une réflexion sur la démarche de projet, sur les processus de production restent étrangers à la pédagogie qui souvent se réfugie dans l'héroïsme faute d'alternative concrète.Du côté de la pratique professionnelle, des changements importants se sont opérés qui ont eu des effets divers sur l'architecture.La première modification tient à la réduction en volume de la construction accompagnée d'une plus grande dispersion des réalisations, elles mêmes généralement plus petites.La seconde modification est liée à l'augmentation du nombre des architectes, mais également à la mise en place d'un système de consultation qui, en généralisant l'accès à la commande par le concours, a permis aux jeunes d'accéder à la réalisation plus rapidement que dans le passé.Ce qui peut paraître paradoxal tient dans le fait que ces deux facteurs cumulés, réduction du nombre de projets et augmentation du nombre de professionnels se soient accompagnés d'une amélioration sensible de la qualité architecturale.L'explication peut tenir dans le fait que la réduction de la taille des réalisations a obligé les architectes à s'organiser différemment et à réintégrer des fonctions longtemps confisquées par les bureaux d'études: économie, technique, chantier.Une plus grande continuité dans les missions s'accompagne d'intégration de savoir faire qui alimente directement l'univers du projet.Par ailleurs, l'exigence d'architecture est née, l'architecture est devenue dans bien des cas un outil de communication, un symbole, la trace d'un mandat, une action possible pour l'entreprise qui veut se constituer une image de marque.Le changement a donc concerné les architectes et les maîtres d'ouvrages.Si des modifications ont pu s'opérer dans la dernière décennie avec des effets positifs pour l'architecture, on peut voir aujourd'hui des modifications qui donnent à penser qu'une nouvelle division du travail ainsi qu'une nouvelle conception de l'architecture doit se développer.UNE ARMÉE DE MOUSQUETAIRES Si quelques architectes ont pu redorer leblason de ('architecture française, la profession va se heurter à un nouveau problème.La réduction à la fois des volumes et de la taille des réalisations a conduit les entreprises et avec elles les maîtres d'ouvrage à une organisation différente.Le montage de projets très en amont, et l'intégration dans des groupes autour des entreprises ont pour effet de réduire le rôle de l'architecte à la définition d'un permis de construire.Du côté de la maîtrise d'ouvrage, la défaillance des B.É.T.et des maîtres d'oeuvres l'a Incitée à intégrer une compétence technique et un suivi de chantier.C'est donc a nouveau à une réduction des prestations fournies par l'architecte que l'on assiste avec comme corollaire une plus grande difficulté à concevoir un projet architectural digne de ce nom.Le risque que l'on court est d'assigner à l'architecte un rôle de «styliste» déconnecté de la réalité économique technique et sociale.Le risque est réel, il l'est d'autant plus que la profession a mené pendant de nombreuses années un combat pour la défense d'une pratique libérale.La réponse pourrait donc être: face à l'évolution de la situation, il est indispensable que les architectes soient formés sans préjuger du mode d'exercice qu'ils choisiront et, au contraire, en faisant en sorte qu'ils puissent circuler de l'administration à la maîtrise d'ouvrage et de l'entreprise à l'exercice libéral.Plus que jamais ce changement s\u2019impose, il est important pour l'avenir de l'architecture, que les architectes revendiquent la spécificité d'uneformation essentiellement fondée sur l'apprentissage d'une démarche de création et de gestion d'un projet au sens large.Une des difficultés que rencontre l'architecture aujourd'hui est liée à la recherche d'indépendance ou plutôt d'autonomie qui en a fait un «produit» qui est sans ouverture sur l'évolution de la société.S'il est impossible de concevoir la modernité avec les mêmes principes qu'il y a quarante ans, Il faut se rendre à l'évidence que l'architecture doit conquérir de nouveaux domaines, de nouvelles formes, de nouvelles prestations, de nouveaux matériaux.Si l'aventure à venir passe par une meilleure insertion des architectes dans tous les secteurs du bâtiment, elle ne pourra s'épanouir pleinement que si la conception de l'architecture elle même développe son champs au lieu de se cantonner à la construction exemplaire de quelques bâtiments publiques ou à quelques logements sociaux, il faut se poser la question: quel type de réponse architecturale peut-on apporter face au bouleversement de la distribution, face aux entrées de ville anarchiques, aux usines, aux constructions de toutes natures, quels paysages urbains préparons-nous?L'enjeu est important, il nous appartient de bien le faire percevoir non en termes qui pourraient paraître corporatistes, mais avec l'ouverture indispensable faour que toutes les entreprises se sentent concernées.C'est, nous semble-t-il, le prix à payer pour que l'architecture de demain ait un bel avenir.38 FORM FOLLOWS FORMWORK; THE ARCHITECTURE OF FELIX CANDELA PIETER SIJPKES, ASSOCIATE PROFESSOR OF ARCHITECTURE, McGILL UNIVERSITY.It was odd, last March 10, to hear Felix Candela present his work to a group of architects and engineers.The lecture, organised by l'Ordre des Architectes, was in content very similar to a presentation the famous architect-engineer gave at McGill in the early seventies: a slide presentation of the key buildings of his oeuvre, covering structures erected in Mexico between 1949 and 1968.The odd part was that the change in the architectural climate in the last fifteen years gave this last lecture a completely new meaning.Where as in the early seventies structuralism was still an active concern to architects, post modernism hardly talks about structure as an influence on design.This has actually made the achievements of Candela stand out more visibly, as the surf uncovers the details of a partly submerged treasure.Candela referred to the change in the architectural mood by regretfully remarking that what he was going to show was now part of history, rather than part of current practice in architecture.What a history it is! A lifetime spent in the singleminded pursuit of the perfection of structure in architecture.A lifetime spent designing and calculating and constructing and refining thin concrete shells, particularly hyperbolic paraboloids.Hundreds of buildings, from markets to churches, from warehouses to factories - they stand asatribute to this remarkable man.Candela's early training in Spain in a sense predestined him for the role of architect-engineer-contractor: an education in architecture which leaned heavily on the engineering-oriented exact sciences, a national history of craftsman-centered building practice all came together, when, as a refugee from Franco's regime, Candela ended up in Mexico, designing, calculating and building his own structures.It was in this resource-poor and labour-rich country that he was able to experiment over and over gain with improvements in erecting his structures as well as compare their actual performance with the predicted, calculated behaviour.It was this three pronged process that allowed him to be unorthodox in his architecture as well as in his engineering; architects were envious of his virtuosity in form, while engineers were critical about his intuitive and approximative calculating methods.In addition to his design and building activities, Candela also wrote about his work and his methods, most prominently in a celebrated article entitled \"Stereo Structures\", which appeared in Progressive Architecture, in June 1954.In this article are such statements as: \"It is a phenomenon in technical literature dealing with shell structures that the authors are extremely liberal in their presentations of integral and complicated differential equations-especially since these mathematical procedures are so complex that they are beyond the grasp of the average practitioner\".No fewer than four prominent civil engineers were invited to comment on the article in the same issue in which it appeared-and unhappy they were with this iconoclastic architect who claimed that he analysed his shells mostly with very basic statics.Answering his learned friends in the next issue of PA, Candela used the same defense medieval cathedral builders must have used to answer their critics; pointing to his structures he simply said: \"There they are and they seem to work\".Colin Faber's book \"Candela, The Shell Builder\" gives a well illustrated history of Candela's buildings between 1949 and the early sixties.Faber's book also has an extensive bibliography of writing by and on Candela.Typically, the book also contains simple examples of calculating procedures for many shells, provided by Candela, who never misses an opportunity to demystify the analysis of shells.Rather than trying to give an overview of Candela's work, it seems more fruitful to look in some detail at two buildings which were compared, in passing, by Candela in this presentation: the St.Louis Airport terminal, built in 1954 by Helmuth, Yamasaki and Leinweber, and the Bacardi bottling plant built in 1959 in Carretera, Mexico, with Candela as consulting engineer.Both buildings are uncannily similar in plan and in appearance.The St.Louis airport is constructed as a great hall consisting of three groined vaults about 36 meters square each, while the Bacardi plant has the same basic plan with the vaults measuring about 26 meters square.Each of the buildings is constructed in reinforced concrete.In both structures the longitudinal as well as the lateral end walls are glazed.Both buildings were constructed with the intent to enlarge them later on: the St.Louis Airport was designed to be lengthened by as many bays as might be required in the future, while the Bacardi plant was meant to be widened by two bays that would finally form a square hall.Chapelle Saint-Vincent, Coyoacân, D.F.(Mexique) Enrique de la Mora y Palomar, collaborateur: Fernando Lôpez Carmona; Félix Candela Cubiertas Ala, S.A., Mexico, D.F.1959/60 Perspective isométrique de la coque avec indication des axes x, y et z et des génératrices droites.The differences between the designs are subtle but important, analogous to the difference between somebody standing on this toes and a ballet dancer doing a pirouette.The St.Louis vaults are formed by circle segments, while the Bacardi plant vaults are formed by four intersecting hyperbolic paraboloid surfaces.The Airport shells are at their minimum 4.5 inches thick, while the Bacardi plant shells are a uniform 1.5 inches thick.The airport shells feature in addition to the shells-proper heavy beams at the edges as well as at the groins, while the Candela structure has only a very light rib reinforcing the shell where it meets the glass curtain wall.The St.Louis airport hall 'sits' on top of the lower service level, while the Bacardi plant's structure rises directly from a grassy field.These differences may at first glance not be terribly indicative of the superiority of Candela's structure, but it is interesting that Yamasaki, to his credit, lists \"four mistakes\" in the Airport building, in an article in Progressive Architecture (June 1955).He mentions as the first mistake the use of a circle segment for the vaults; a circle segment always looks like part of a circle, while a parabola always looks a complete entity in itself (he bemoans the fact that the engineers 'talked him into it').As the second mistake he mentions the lack of visible support where the groined vaults touch the first floor; the sturdy supports are there but are hidden behind the facade.He sees the third mistake in the fact that the window mullions give the impression that they are supporting the shell, which destroys the feeling of lightness that shell structures can exude, (a guyed lightweight mullion system was scrapped to save money).The fourth mistake was related to the detailing of the access ramps which, rather than being flat slabs, would have been more graceful if they had been built as delicately curved vaults echoing the big vaults behind.Looking at the two buildings with these flaws in mind shows how in Candela's building the thin parabolic shells are soaring effortlessly from the ground.No jarring details detract from the overall effect.In addition, no hidden beams are needed.The fact that the Bacardi plant is about four times lighter per square foot than the airport comes thus as no surprise.The differences in span as well as the differences in program and location made it more difficult for the airport design to be as simple and elegant as the Bacardi plant, but the lightness and the sureness of that structure stands out against the clumsy heaviness of the much celebrated airport terminal.It was Candela's intuitive mastery of the theory and behaviour of shells as well as his intimate knowledge of the erection procedure that makes the Bacardi structure so elegant.It was the separation of architectural design and engineering analysis as well as the orthodoxy in methods that led to the St.Louis airport building as it now stands.Candela preferred the hyperbolic paraboloid because it was relatively easy to analyse and because it was easy to construct the form work.As he mentioned in his talk, he also could not help but be always fascinated by the 'miracle of a complex shape emerging out of a pile of straight sticks'.The photographs of his buildings just before and during the pouring of the concrete have a very special appeal in this respect: the simplicity of the hyperbolic paraboloid, which we appreciate intuitively, is made visible by the flaring formboards, the way the structure of a Caribean strawhat is made visible by the swirling reeds around the edge.In the Bacardi plant and in hundreds of other structures, form did follow form-work in an efficient, structurally sound and beautiful way.39 COURRIER LA GÉNÉRATION SPOLIÉE Issus de la révolte des jeunes et germes du cultisme, les jeunes architectes d'aujourd'hui - on les nommerait de la cinquième génération - ont grandis dans un monde où la croissance ne semblait pas connaître de fin.On avait promis autre chose à ces mutants de l'écran cathodique et des levittowns.Bien sûr, cela commença à l'École où, au-delà du scepticisme global et des théories anti-Modernistes propres à cette époque, stigmates des crises qui secouaient dorénavant l'Occident, ces jeunes adultes découvraient avec passion l'art de bâtir.C'était un moment merveilleux et stimulant: comme des milliers d'étudiants avant eux, ils allaient refaire le monde, un monde plus juste, plus libre, plus solide et beau, bref un monde plus.architectural.Les surprises, puis les déceptions et les défaites, vinrent avec l'apprentissage, car ces valeurs n'avaient point place dans un monde davantage individualiste dans un contexte de pratique plus morcelée que jamais.Il y avait pis que le rétrécissement soudain du marché.En effet, les apprentis ne trouvaient souvent chez les maîtres que désabusement, cynisme et mercantilisme, dans un univers où l'antique programme vitruvien se limitait de plus en plus au fugitif venustas.Ce fut pour beaucoup une période de doute et d'humiliation, voir l'origine d'une névrose et du sentiment d'être de la chair à crayon: ils s'éloignaient du chemin, gardé par les maîtres eux-mêmes, de la connaissance.L'apprentissage fut donc l'occasion pour un grand nombre de repenser leur cheminement, ou alors la vie elle-même imposa de nouveaux choix, pour plus de bonheur: un retour, temporaire, aux études ou l'académie, pour de bon, un champ d'activité connexe ou le fonctionnariat, le décrochage pur et simple ou toute autre chose.Aujourd'hui, une minorité, les plus fortunés dirait Machiavel, devient les agents premiers de la création architecturale, une tâche toujours plus complexe à l'aube de la révolution cybernétique et de nouvelles crises.Ces derniers en paient quotidiennement le prix: injustice et frustration, conflits et ingratitude.Mille peines pour peu de joies.Cette réduction ne mérite pas que de l'attendrissement, quoique ce hasard de l'histoire ait rendu amer à des degrés divers bien des jeunes architectes.De tous temps, il est vraisemblable que la création architecturale fut le fait d'une poignée d'hommes à la fois talentueux et habiles.Mais le drame pour cette génération d'architectes modernes, c'est que tant de génie et defoi soient spoliés par la décroissance et la mesquinerie, que bien des hommes et des femmes formés pour concevoir soient jetés au travail fantôme, et aussi que la jeune pratique soit si souterraine, presqu'illégitime.Pour les darwinistes, cela est dans l'ordre des choses.Mais les jeunes architectes ne sont pas des lemmings.Les jeunes architectes d'aujourd'hui désirent faire, augmenter leur expertise, être reconnus.Point n'est besoin de guerres ou de retraites anticipées, d'exils ou autres catastrophes pour percer, et persister - au Québec, l'existence de l'architecte est assurée par la Loi.Pas plus que les jeunes praticiens ne doivent se limiter à agrandir leur champ de pratique.Afin d'être reconnus, ils doivent avant tout restaurer les valeurs intrinsèques de l'architecte, et ce autant à l'intérieur même de la confrérie que sur la place publique.Alors l'on pourra dire, même de la façon la plus plate du monde et un peu comme pour les bon vieux méde- cins de famille d'antan, qu'un architecte c'est quelqu'un de bien, de juste, d'intègre - en plus de connaître son art et de participer, virtuellement, à l'édification de la société humaine -, au lieu du trop commun \"maudit architecte\" actuel.Ainsi, les jeunes praticiens remplaceront la pédanterie et les tourments de leurs aînés par fierté tranquille et convivialité.Il y a vingt ans, Doxiadis et Ragon posaient que la création et la production de bâtiments par des architectes était devenue une activité, quoique culturelle, tout à fait marginale.Le drame de la cinquième génération est aussi indicatif de la mésadaptation de l'Architecte contemporain.Les jeunes architectes sauront-ils éviter la désintégration sociale qui les guettent?RÉJEAN GAGNÉ, MOAQ L'ARCHITECTURE COMME MONUMENT Pas seulement une construction économique.un monument.Un monument qui incarne les idéaux d'une société et qui encadre, non seulement les espaces à habiter, mais la vision au travers laquelle on peut interpréter la signification de notre existance sur la terre.Une vision qui varie d'époque en époque, d'une civilisation à l'autre.une vision éphémère finalement, oui, mais nécessaire.Il est intéressant de noter qu'une civilisation qui ne croit pas en sa survie ne pourra pas créer son architecture.il est intéressant de noter aussi que les civilisations qui n'ont pas créer d'architecture sont oubliées.LISE TROTTIER COMMUNIQUÉ L'espace: un trait fondamental de l'identité japonaise selon les travaux du Professeur Thompson de l'Université de Waterloo.Exposition de 42 panneaux de photos, plans et dessins qui expliquent comment ce concept diffère du concept à trois dimensions des occidentaux.L'exposition se tiendra au Centre International de Design au 85, ouest rue Saint-Paul, du 3 au 21 août.Montréal, le 20 juin 1988 Monsieur Pierre Boyer-Mercier Après avoir lu la revue ARQ d'avril 1988, il m'est venu l'idée d'offrir: À l\u2019architecte en pleur ou pleureur à lui seul et à eux seuls pauvres êtres seuls un seul arbre mais un arbre pleureur pour le bouleau un bouleau pleureur À l\u2019architecte homme d\u2019affaires vendeur promoteur et entrepreneur un test* choisissez 1 à 4 Pour réussir, il faut: 1\tdes idées, de la créativité 2\tbeaucoup de travail 3\tde la finance ou des $ 4\tdes clients * Extrait du livre Devenez Entrepreneur Je crois que la plupart des architectes voudraient que la réponse soit (1) que la plupart sont prêts à mettre l'effort et dire (2) que tous vont être d'accord que (3) ça aide beaucoup mais peu vont admettre que (4) c'est la bonne réponse et que les 3 autres ne sont pas essentiels à la réussite.L'essentiel c'est les clients MAIS comment obtenir des clients?En suivant les principes élémentaires du \"Marketing\" c'est-à-dire en écoutant ce que les clients veulent et en répondant à leurs besoins et non en leur dictant ce que nous croyons qu'ils devraient acheter.Alors on peut leur vendre un produit qu'ils désirent en leur disant: qu\u2019il est bon qu'il est beau qu\u2019ils peuvent se le payer qu\u2019il est disponible dans les délais qu\u2019ils désirent Cependant, il faut se souvenir que le client c'est un infidèle et qu'il nous oublie rapidement.Alors il faut toujours être à son écoute.D'ailleurs moi-même, architecte, en vous écrivant ce que je pense, je ne vous écoute pas et j'essaie de vous vendre quelque chose que vous ne voulez probablement pas et que vous n'achèterez pas.Quant à moi, je souhaite que les architectes \"pleureurs\", \"critiques\" ou \"critiqueurs\" deviennent \"écouteurs\" et \"entrepreneurs\".JEAN-CHARLES MARTINEAU Directeur Direction Architecture Hydro-Québec wm Quelle source d\u2019énergie Stuart Leibovitch a-t-il choisi pour remplacer les cinq chauffe-eau électriques de son Hôtel-Appartement?Stuart Leibovitch, propriétaire de 1\u2019Hôtel-Appartement Montebello, fut interviewé à son bureau d\u2019Ottawa.Q: Est-ce que cefut une décision facile de choisir des appareils à gaz naturel pour remplacer vos chauffe-eau électriques?R: Pardonnez le jeu de mots, mais le choix fut tout à fait naturel.Q:Dites-moi, combien d\u2019appareils furent remplacés?R: Nous avons substitué cinq appareils électriques par 2 chauffe-eau à gaz naturel A.O.Smith à serpentin.C\u2019est Clement Marchand Natural Gas Services Ltd.qui les a installés.Q: Il y a de cela, quoi, quatre ou cinq ans?R: Près de cinq ans, oui.Q: Est-ce que les résultats vous plaisent?R: Énormément.Je suis très heureux.Q: Des économies de quel ordre avez-vous réalisées?R: Et bien nos économies ont augmenté progressivement.La première année, nous avons épargné près de 4 600 $.En 1987, c\u2019est-à-dire la cinquième année, nos économies se chiffrent à environ 7 000 $.Q: C\u2019est assez considérable.R: Oui, définitivement.Si l\u2019on compare avec ce que l\u2019électricité aurait coûté, nous avons probablement coupé nos coûts de 50 %.Q: Cela s\u2019explique sans doute par la hausse constante des coûts d\u2019électricité?R : Sans aucun doute.Le prix du gaz naturel est beaucoup plus stable.Q: Que pensent vos locataires du gaz naturel?R: Disons que l\u2019accueil fut des plus chaleureux.Ils sont très heureux de ne plus avoir à attendre pour obtenir de l\u2019eau chaude.Pour plus d\u2019information sur toutes les technologies du gaz naturel, s.v.p.écrire à l\u2019Association Canadienne du Gaz, 55 Scarsdale Road, Don Mills, Ontario, M3B 2R3 ou contactez votre distributeur local de gaz.naturel, bien sût \\ \u2022 V.: \u2022 à Lus vaste \u2019j Vida * 5 r*éiz/Afcf&c>n/ro0i//rs, sis/rs wor/ïf v//r g Vi?» N.¦ DE TOUS LES TEMPS Les accessoires de portes Ingersoll-Rand sont d\u2019une telle qualité qu\u2019ils supportent la pire épreuve: celle du 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M ^ ma mmWfiWfM aoi « '- ¦ - ms\\ b»0Çvc5^ g» §Bfe§jj ;ij s^v F\u2019 « is^ le Système De pare-Air Par Excellence La réputation de Bakélite, tant au niveau de sa compétence que de la qualité de ses produits, n\u2019est plus à faire notamment dans le domaine des systèmes de pare-air, indispensables à la durabilité d\u2019un bâtiment.Aucune autre entreprise n\u2019offre une aussi vaste gamme de produits perfectionnés d\u2019étanchéité à l\u2019air convenant à une structure donnée.Quelles que soient vos exigences, Bakélite a innové pour répondre à tous vos besoins.Que ce soit une membrane liquide facile d\u2019application pour sceller autour des attaches de briques ou bien une membrane renforcée en rouleau pour sceller les joints entre les blocs et le béton.Cette membrane est aussi idéale pour les murs sans obstructions et saillies.La maîtrise complète de la technologie des pare-air, que ce soit au niveau du soutien technique ou de la fiabilité du produit, est la conséquence des efforts continus de recherche et de développement entrepris par Bakélite pour offrira l\u2019industrie de la construction des solutions d\u2019excellence.DAKCIITC 10 boul Gauron\t284 Watline Avenue Ville St.Pierre, Quebec Mississauga, Ontario H8R 1N7 (514)364-5224 L4Z 1P4 (416)890-4800 Veuillez communiquer avec nous dès aujourd\u2019hui pour obtenir gratuitement notre brochure sur les différents systèmes de pare-air. 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polystyrène extrudé au Canada a introduit CELFORT 200 sur le marché, l'isolant avant-gardiste dans ce domaine.CELFORT 200 a été homologué par la SCHL sous le rapport d'évaluation No.11246.Sa forte structure à noyau alvéole assure une haute résistance à l'humidité et un coefficient d'isolant R5 par pouce comme les produits de type IV.De plus, CELFORT 200 se vend à un prix très compétitif.Pour de plus amples renseignements: 1-800-363-5113-4 CELFORTEC ¦rnTSm, 'æmm Choisir la qualité Quand vous choisissez les produits de toiture IKO, vous obtenez la meilleure qualité que vous pouvez acheter.IKO, un nom synonyme de qualité, durabilité et beauté, est depuis plusieurs années le plus grand fabricant de produits de toiture.Grâce à la recherche constante, aux épreuves d'endurance et à l'effort continu de développement les produits de toiture IKO offrent une garantie de qualité sans pareil.IKO Industries Ltd.1451 Avenue Spence Hawkesbury, Ontario K6A 2Y3 Tel.1-800-267-0185 92 CIMENT ST-LAURENT Au nom du Conseil d\u2019administration de Ciment St-Laurent, Walter F.Penny, président et chef de la direction, est heureux d\u2019annoncer la nomination de Frank DeWitt au poste de vice-président exécutif et chef des exploitations.Oeuvrant dans l\u2019entreprise depuis 1969, M.DeWitt exerçait les fonctions de premier vice-président de la division de l\u2019Ontario depuis 7 ans.Ayant assumé antérieurement divers postes de direction au sein du Groupe, M.DeWitt jouit d\u2019une solide expérience dans tous les domaines des produits et services qu\u2019offre Ciment St-Laurent.Ingénieur civil, M.DeWitt est également bachelier en mathématiques et détient un diplôme de maîtrise en administration des affaires de l\u2019Université York de Toronto.M.William Townsend succédera à M.DeWitt en qualité de premier vice-président de la division de l\u2019Ontario.M.Townsend, qui s\u2019est joint à Ciment St-Laurent en 1975, occupait le poste de directeur général de Dufferin Aggregates de Toronto depuis 4 ans et celui de directeur des ventes de ciment \u2014 Division de l\u2019Ontario pendant les 3 années précédentes.Ingénieur civil, diplômé de l\u2019Université de Waterloo, M.Townsend détient aussi une maîtrise en administration de l\u2019Université de Toronto.Premier cimentier de l\u2019Est du Canada et important producteur et distributeur de ciment dans le nord-est des Etats-Unis, Ciment St-Laurent exploite 5 cimenteries, 34 postes de distribution de ciment, 64 usines de béton, 30 carrières et sablières.Forte de ses 3 300 employés, l\u2019entreprise dessert l\u2019Ontario, le Québec et les Maritimes ainsi que 14 états américains.Walter F.Penny\tWilliam G.Townsend Président et chef de la direction\tPremier vice-président, division de l\u2019Ontario Frank J.DeWitt Vice-président exécutif et chef des exploitations Aide Devis de Brique Citadelle, édition juin 1988, aurait dû indiquer le logo suivant: J\t\tL fl\t\t1 1\t\tr COMMUNIQUÉ LES ÉTATS GÉNÉRAUX DE LAMÉNAGEMENT AU CANADA HÔTEL LE MÉRIDIEN MONTRÉAL 13, 14 et 15 octobre 1988 La Faculté de l'aménagement de l'Université de Montréal organise, pour la célébration du 20e anniversaire de sa fondation, un congrès national bilingue sur l'évolution au Canada de l'enseignement, de la recherche et des pratiques de l'architecture, de l'architecture de paysage, de l'urbanisme, du design industriel et autres domaines connexes.Sous le thème général de VISION/88/ACTION, ces assises feront le point sur l'évolution des disciplines de l'aménagement.Pour de plus amples informations, contacter Patricia Falta à la Faculté de l'aménagement de l'Université de Montréal, au numéro (514) 543-6001.COMMUNIQUÉ BAKELITE - VEDAG Bakélite Thermodurcis Limitée, manufacturier canadien de matériaux de construction et Vedag GmbH, manufacturier Ouest-Allemand de matériaux de toiture ont acquis les actifs de Globe Asphalt de Petrolia, Ontario, par l'intermédiaire de leur entreprise en association (Joint Venture), les Systèmes d'Etanchéité BTL Inc.Les Systèmes d'Etanchéité BTL planifient d'améliorer et agrandir les installations existantes de Petrolia afin de manufacturer des membranes de bitume modifié selon une technologie nouvelle pour répondre à la demande du marché Nord-Américain.^6733445 NIARA, architecte ggsçi -¦* IZJ .JT i£*NFÉtr.\u2018A, 2*s& .vr-.?r HÜ1 jS» ¦$jmM fjgfSSsi srzsBî sSS'-as S&^gÉr *%ï?*!-**&' Igglgs- S^&Pgt a@?ïf -i^gpci SmSS ¦kü ênci îft-'op-v- TfrZz?T* té-:'-.75*ç S:®#; r^jg wmsrSgt Ha® Sio?*» 5Bgfi5ss ^551 *&3£ RM* if'.-rav^v .:.>S^Cs=£: .»!*, '5228F Mta ggBj ?g»Sfig£ ÉggPü g®* i|g£21ggg5|§ pfjrtg*fTl Z \u2022J''*T_r.i: 3» Iptiis S3S& mmA \"frxmü IBBto sa®?¦*e«ESS«ææ S-EfUM 7Sa»9 SSS r*Fs-x$&i HUM S&sg: \"^s5§ë -reryr^ «ÔGSB PRODUITS ALBA INC.(514) 691-6956 GABRIEL CHINIARA, architecte :: :; ' üfetisüæ BRIQUE DE CALCITE wwMa de port leurs réelles peuvent * CÔPIL1A DESIGN INC.un maximum un minimum VETANTS EN PIN SELECT produjikde qualité offerts par fenêtres Avec son revetement d'aluminium maintenant disponible en 6 couleurs la fenêtre à battants pin SELECT est pour assurer un d'isolation et d'entretien ü2'!*e' c»00 Ste-Th%se, P.l§|l7E 4J2 Tel: ( >14k430-242l (Ste-Thérèse) (514) 871-1233 (Montréal) r légèrement."]
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