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Titre :
ARQ
ARQ s'impose rapidement comme la revue de référence pour le milieu québécois de l'architecture. Elle permet de comprendre l'évolution de l'architecture québécoise contemporaine.
Éditeurs :
  • Montréal :Groupe culturel Préfontaine,1981-,
  • Québec :Cöpilia design inc.
Contenu spécifique :
Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
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Références

ARQ, 1990-08, Collections de BAnQ.

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[" I mm mm& Hilm.lliip SUPERVISION.un thoix logique Plus de 25 produits, au delà de 3,000 dimensions normalisées, plusieurs options et combien d'autres possibilités.Chez Supervision, la fenestration une question de recherche et de développement.SUPERVISION FENÊTRES DE QUALITÉ )ur recevoir sans frais notre brochure d'information écrivez à' Supervision Case nnstale fiO.St-Da PAGE FRONTISPICE: MELVIN CHARNEY, ARCHITECTE, PLANCHE 63, PLAN D'ENSEMBLE; LE FAUBOURG RECONSTITUÉ, LE FAUBOURG SAINT-LAURENT, ÉTUDE PRÉPARÉ POUR LE SDHU, 1990.:\t:¦ ¦¦: .¦ ' .tMIMfeiiBlailiH LA REVUE DES MEMBRES DE L'ORDRE DES ARCHITECTES DU QUEBEC H I T E Q U 13 EDITORIAL RECONSTRUIRE LA VILLE CLASSIQUE, CONSTRUIRE LA VILLE CONTEMPORAINE?FRANCE VANLAETHEM 14 17 MONTREAL.LA VILLE ET L'ARCHITECTURE BILAN D'UN PROJET URBAIN, L'AVENUE McGILL COLLEGE GÉRALD McNICHOLS TÉTREAULT ET MADELEINE LEBLANC URBAN PLAYS: BARCELONA/MONTRÉAL RICARDO L.CASTRO 21 27 31 PROJETS POUR MONTREAL AUX PORTES DU VIEUX-MONTRÉAL, LES FAUBOURGS UN DOSSIER PRÉPARÉ PAR PIERRE BEAUPRÉ À L'EST DE L'ARRONDISSEMENT VILLE-MARIE, LE PÔLE BERRI UN DOSSIER PRÉPARÉ PAR GEORGES ADAMCZYK LEÇONS SINGULIÈRES, LA PLACE ROY ET LE BELVÉDÈRE DU PARC LAFONTAINE UN COMMENTAIRE DE JEAN-LOUIS ROBILLARD if B II HISTOIRE ET THEORIE 32 L'URBANISME CONTEMPORAIN ET LA CONTEXTUALITÉ DR ALBERTO PÉREZ-GÔMEZ - .ANNIVERSAIRE 36 LES MEMBRES FONDATEURS DE L'AAPQ RAYMONDE GAUTHIER m \t\t \t\t \t\t \t\t \t\t fl .- 40 41 PUBLICATIONS ET EVENEMENTS HISTOIRE OU INVENTAIRE?A GUIDE TO STYLES AND BUILDING LE GUIDE DESIGN «MONTRÉAL» 1990 UNE VITRINE SUR L'ARCHITECTURE, LE PAVILLON DE L'ARSENAL DE PARIS ÉDITEUR: PIERRE BOYER-MERCIER RÉDACTRICE EN CHEF: FRANCE VANLAETHEM COMITÉ DE RÉDACTION: PIERRE BOYER-MERCIER, JEAN-FRANÇOIS BÉDARD, PAUL FAUCHER, ÉRIC GAUTHIER, MARK PODDUBIUK SECRÉTAIRE DE RÉDACTION ET COORDONNATRICE: NICOLE LARIVÉE-PARENTEAU PRODUCTION GRAPHIQUE: CÔPILIA DESIGN INC.DIRECTEUR DE PRODUCTION: JEAN MERCIER LES ARTICLES ET OPINIONS QUI PARAISSENT DANS IA REVUE SONT PUBUÉS SOUS LA RESPONSABILITÉ EXCLUSIVE DE LEURS AUTEURS.REPRESENTANTS PUBLICITAIRES: JACQUES LAUZON ET ASSOCIÉS LTÉE \u2022MONTRÉAL: 785, RUE PLYMOUTH, BUREAU 310 VILLE MONT-ROYAL, QUÉBEC, H4P 1B3 TÉLÉPHONE: (514) 733-0344, FAX: (514) 342-9406 \u2022 TORONTO: 60, WILMOT STREET WEST RICHMOND HILL, ONTARIO, L4B 1M6 TÉLÉPHONE: (416) 927-9911, FAX: (416) 886-4616 ARQ EST DISTRIBUÉ À TOUS LES MEMBRES DE L'ORDRE DES ARCHITECTES DU QUÉBEC ET DE LA SOCIÉTÉ DES DÉCORATEURS ENSEMBLIERS DU QUÉBEC.DÉPÔT LÉGAL: BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC, BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU CANADA.COURRIER DE LA DEUXIÈME CLASSE PERMIS NO 5699 ARQ/ ARCHITECTURE QUÉBEC EST PUBLIÉ SIX FOIS L'AN PAR LE GROUPE CULTUREL PRÉFONTAINE, CORPORATION SANS BUT LUCRATIF.LES CHANGEMENTS D'ADRESSE, LES EXEMPLAIRES NON DISTRIBUABLES ET LES DEMANDES D'ABONNEMENT DEVRAIENT ÊTRE ADRESSÉS AU: GROUPE CULTUREL PRÉFONTAINE, 1463, RUE PRÉFONTAINE, MONTRÉAL, QUÉBEC, H1W 2N6 TÉL: (514) 523-6832 ABONNEMENTS: LUCIE VALLÉE S6.00/ NUMÉRO S36.00/ 6 NUMÉROS ($48.00: HORS CANADA) $60.00/ INSTITUTIONS ET GOUVERNEMENTS © GROUPE CULTUREL PRÉFONTAINE ISSN-0710-1162 \u2014 î w- \\ r * *#n Xf*!# .**\u2022 X **?>* f ?« / I Des questions ?Ècrivez-nous : Du Pont Canada Inc., Systèmes de couvre-sols, Tapis commerciaux C.P.2200, Streetsville, Mississauga (Ontario) L5M 2H3 * * *\u2022 ré**** *iv>* * >*\t\u2019 v< ,* *\u2022 V^rT* \u2022\u2019*:»; ¦ ' \u2022*%>, \u2022 l * .* L ' \u2022V>j .^.>4 .-j i' - ¦>\u2019*+'\t,«*» .if'***** hc âi^ .ülMsjdïï le plaisir de découvrir des tapis à l\u2019image de votre audace.Et en plus, la certitude qu \u2019ils conserveront leur belle \u2022\u2022 \u2022 * «*.¦\u2022\" - \u2022 ' \" -\t\u2022 V #** * * »%?«**' # **,v r»- \u2022?'V \u2022 «few apparence plus longtemps que tout autre tapis.Voilà la sensation que vous donnent les tapis ANTRON PRECEDENT*.Mais tout cela, vous le saviez déjà, non ?cJZ& NI tT'K ,\t».j* f «*\u2022**' ** + v * j , s»r ** >v / * * J- \u2018\t¦¦ * > \u2022« v v**V *-»***»\t» Ji vy r*?\t#** *\t.\t-\tr> *\ti **»' » x \u2022 .J *|fc> ' PÙP^ ¦ ¦h - .* \u2022\t.?\u2022.- .\u2019 - i ' *4 5 wéw* - j ¦rt#* \u2022 /.A*^\t\u2019 *#* * /.Av» \u2022 *** 4-\t*\u201c * Systèmes de couvre-sols ANTRON PRECEDENT (fpp >» ?f \u20221NTRON r RECEDENT* est une marque de certification de E.I.du Dont de Nemours and Company.^ ^\t^ 'f -\t*\t- fr\"» ¥ ; ^ W, ^ L ; À a''\"\t^\t' * .v \u2022 & ' :?s>Vv: \u2014 HÜ svy'yy y,>0-; LVvC-^V' -ïA: mM Wa&^.S§81S§ msmss MigsS?.mm *fg£5S§ mm mm mm mm Accessoires de treil du plafond.Choix Armstrong Canad; DECORS COMMERCIAUX ARMSTRONG PLAFONDS PLANCHERS MURS Motifs déposés par Armstrong Armstrong Lessard Beaucage Lemieux Inc.m m RATION GEN NOUVELLE RIDEAU GRANIT 225, MONTÉE DE LIESSE, SAINT-LAURENT, QUEBEC, H4T 1P5 TÉLÉPHONE: (514) 737-4533 TÉLÉCOPIEUR: (514)342-7772 ¦ MM MMM MMM V- v ;;- M M M SM ¦ v * THEM D\u2019accord\\ nous l\u2019admettons! Un besoin accru de résistance à la compression dans les murs, ça peut toujours aider.Mais en temps normal, notre CELFORT 200MD est tout à fait approprié pour les applications au-dessus et au-dessous de la surface du sol.Pourquoi?Tout simplement parce qu'avec l\u2019isolant CELFORT 200, vous obtenez le degré de résistance à la compression que vous voulez, ainsi qu\u2019un coefficient de résistance thermique et une résistance à l'humidité qui durent.À l'avenir, exigez CELFORT 200 et rien d'autre.CELFORT 200.le panneau de polystyrène extrudé de type 111 (CAN/ONGC-51.20 - M87) qui vous donne R5/pouce.Que ce soit pour l'isolation de murs au dessus ou sous la surface du sol, CELFORT 200 a vraiment tout ce qu'il faut.EfMU Isolant en polystyrène extrudé Celfortec Inc., C.P.310, Vaileyfield (Québec) J6S 4V6 (514) 377-1725 MD Celfort est une marque déposée de Celfortec Inc Fabriqué au Québec par Celfortec Inc, sous licence de UC Industries Inc i\\W y'__S \u2014.\u2014:\u2014 .v ^ Ssfgp*/; .>n^ ,à àiffl «**4* 53Sfi§52£« .*¦ .¦.ilililfi;:,:;1;: A: MONTREAL.LA VILLE ET L'ARCHITECTURE URBAN PLAYS: BARCELONA MONTRÉAL IF BARCELONA'S SUCCESS AS AN ARCHITECTURAL AND URBAN MODEL IS MAINLY DUE TO SOUND POLITICAL DECISIONS APPLIED BY CLEVER ARCHITECTS WE MAY CONTEMPLATE MONTRÉAL'S URBAN EVOLUTION WITH A CERTAIN DEGREE OF OPTIMISM RICARDO L.CASTRO, ASSOCIATE PROFESSOR, MCGILL UNIVERSITY.ACT ONE: BARCELONA, THE PARADIGMATIC CITY (TOUGH ACT TO FOLLOW) organized by the city government of Barcelona to regularize the fabric of the existing city and to treat its anticipated extension by Cerda\u2019s publication of the Teoria General de la Urbanization.In this monumental treatise on city design the Spanish engineer coined the concept of \u201curbanism\", thus certifying philologically, what would become a new way, a scientific one, of examining and dealing with the city.As pointed out by Françoise Choay \u201curbanism\u201d became the metalanguage, the attribute of the planning establishment^!) Urbanism is a modern concept but the act of building cities, urbanistic activity, is an immemorial endeavour.\u201cUrbanism\u201d, in this sense, has been utilized as a tactic forthe control of the various territories that define the city: the region, the municipality, the neighborhood.During the Renaissance the Spaniards used urbanism as a strategy in the conquest of the New World and subsequently as a tool for Colonial control.The idea was not new.The Laws of Indies pertaining to the establishment of urban centers, proclaimed under the American continent trom Florida to tne P\u2019atagoma.i ney were based on the ideas of Vitruvius, the Roman architect, who in the the first century BC codified architectural and urbanistic practices in his influential treatise \u201cThe Ten Books on Architecture\u201d.Vitruvius sources for the ordering of the urban world were well founded on the successful model of Roman territorial conquest.One of the significant aspects of the Laws of Indies is the CIVDAD CÜH3ED6RACIOLI J :nuatuat y&rk caut*a.Mayor AtofeilUiynoMiAi Jt $ut*X^S\t?®\tas* rnaauflifHua P* 1- ?WlfcUK* P 1.\tPlace Royale with the bust of Louis XIV, Québec.2.\tGuamân Poma de Ayala, the city of the King of Lima.3.\tGuamân Poma de Ayala, the heavenly city for the poor people.IB ÛÈ A 79 emphasis which was placed on the making of the \u201cpublic realm\u201d, the street and the plaza.This characteristic prevailed in the various urban practices common until the decline of the traditional city began in the last century.If the plaza was the public realm par excellence of the Hispanic world, its equivalent in the French context was the place royale.This public space, as a generic type, acquired symbolic dimension, giving visibility to the established authority.The statue of Louis XI11 in the middle of the place Royale in Paris, renamed place des Vosges after the revolution, is a case in point.La place Royale du Québec, with the bust of Louis XIV erected at the end of the seventeenth century, comes to mind as an example of such a practice in our own context.Before the industrial revolution the city was often evoked through eloquent images representing the public realm.Consider the two images provided by the graphic chronicler Guamân Poma de Ayala, who in the seventeenth century represents the city of man by drawing the plaza mayor.His drawing reads:\u201cThe city of the Kings of Lima.\u201d and contains the traditional elements which defined the Latino-american main squares: religious buildings (the church or the cathedral), government buildings (city hall, jail), houses, arcades, a central fountain, market stalls, the gallows, and so forth (Figure One).He goes on to depict the city of God by drawing another plaza mayor defined basically by the same elements (Figure Two).The emblematic character of the public realm is not only typical of the Iberoamerican world, in old european atlases, illustrated with vedutas, the city is often symbolized by its public spaces.(2) The modern city however has to be interpreted differently.In it public space has lost its hegemony.As pointed out by the critic Thomas Fisher: \u201cThe city of today is primarily a private city.Most of its open space, most of its transportation, most of its buildings, indeed most of the forces that shape it are private.\u201d (3) After the demise of the modern city it seems that the traditional preoccupation with the primacy of urban space is reasserting itself again.This is a tradition which begins with the 19th century analyses of such urbanists as lldefonso Cerda, Camillo Sitte and Frederick Law Olmsted, through the work of Werner Hagemann, Eugène Hénard, Jean-Claude-Nicolas Forestier and Léon Jaussely in the early part of the century, to the more recent ideas of Colin Rowe and Cristopher Alexander, and is already producing results.Current urban interventions in Paris, Nîmes, Stockholm, Madrid and specially Barcelona provide striking proof that it is still possible to focus on public place-making.It is not surprising to find that Barcelona, the city where the concept of modern \u201curbanism\u201d appeared over 100 years ago, has become, as we approach the end of the millenium, an urban paradigm.It is ironic, however, to find that Cerda\u2019s famous plan for Barcelona was partially implemented.It left, nonetheless, as also did the great Beaux-Arts compositions of the Léon Jaussely plan (1905) and the emphasis on open spaces conceived by GATCPAC in collaboration with Le Corbusier for the Plan Maciâ (1933-35), significant traces in the physiognomy of the city.(4) These combined with the urban interventions developed since 1981 by the City of Barcelona have given the Catalonian city its distinctive character.The dynamism and boom of Barcelona in terms of its urban planning and architecture during the past decade has been made possible by the unique management of urban affairs by the municipal and regional governments.One of the key actors in this urban play has been the architect Oriel Bohigas, who was Director of Public works from 1981 to 1986, and who was responsible for commissioning public facilities forthe City.Most notable of Bohi-gas\u2019s activity was his ambitious and celebrated program of public spaces\u2014over 100 parks, plazas, boulevards (paseos), gardens.According to Bohigas the success of Barcelona's program of urban and architectural renewal, has been due not only to the astute political decisions but to the fact that there existed in place a pool of very skillful architects.The various urban actions undertaken have had as a goal not only to make substantial changes, but above all to make them via an architecture of very high qua!ity.(5) The works and infrastructure required to host the next Olympic Games and to solve aseries of century-old urbanistic problems, coupled with a concern forthe conservation, restoration and recovery of unique buildings has made of Barcelona one of the truly model cities of architecture and urbanism.In this context architect Alexander Chematoff words acquire total presence: La reconquête des espaces libres de la ville, c\u2019est aussi, comme la langue catalane retrouvée, une manière pour la nouvelle municipalité de Barcelone de réanimer la mémoire de la ville.Il nous faut alors lire les projets d\u2019aménagement de l\u2019espace public comme les signes avant-coureurs d\u2019un projet urbain plus vaste qui commence par la reconnaissance de lieux situés.La condition peut être du droit à la ville.(6) From minimal interventions-palm trees, benches, drinking fountains, paving and other elements of urban furniture-to the large scale projects such as the Moll de la Fusta (formerly the Timber Wharf), the Parc de I\u2019Espanya Industrial orthe Plaça dels Països Catalans the new urban spaces in Barcelona are definitely contributing to an improvement in the quality of urban life.Thusthe Moll de la Fusta, a work of architect Manuel de Sola-Morales, represents the recovery of the seafront for the city.In the Parc de I\u2019Espanya, by the Basque architect Luis Pena Ganchegui the Mediterranean culture of water combined with artworks and ludic amenities results in one of the most exciting places in the city, recalling the tradition of memorable urban oases such as Gaudi\u2019s Park Guell.One of the most enigmatic new spaces of Barcelona is the Plaça dels Països Catalans, onto which the Railroad station Barce-lona-Sants opens.Designed by Helio Pinôn and Albert Viaplana, this project skillfully copes with a hard and inhospitable surrounding transforming the site into a poetic urban landscape.A pergola, trellises, podiums, fences, tables and the unusual treatment of common materials (metal-stone-water-artificial lighting) leave no one indifferent.Barcelona is on the other side of the Atlantic, thousand of miles away from Montréal.Undoubtedly there are parallels to our own city in terms of certain physical features-the old quarter, the extension, the montain(s), the river-as well as the political-cultural climate.However it is Barcelona\u2019s recent architectural and urbanistic lessons which should provide a meaningful source of inspiration for our owns City\u2019s interventions in the public realm. ACT TWO: MONTRÉAL Barcelona is an extraordinary example which has emerged as a product of the forces and circumstances surrounding it.It would be ludicrous to compare Montreal's urban activity to that of the millenarian Mediterranean city.What Barcelona can provide is examples of positive action, the ones behind the physical form.Examining Montréal recent urban policies and manifestations it is clear that when compared to outstanding European cities such as Barcelona the balance does not tip in our favor.The situation is understandable.The realities are quite different: there are no events of the caliber of the Olympic Games to be hosted in the very near future which could serve as catalyst for urban transformation.We were given the opportunity once, but that is another story, which left a bitter aftertaste in the community, and several structures which would be well regarded in a museum of white elephants.The question remains, does the city need this type of incentive to produce high quality interventions?Another factor is historical, Barcelona\u2019s emergence at the forefront has taken time and commitment.The results we witness are the results of decisions made over a decade ago.It would be more than fair to acknowledge that the current city administration (RCM Regroupement Civique de Montréal) is still young.The new administration has expressed a serious commitment 1.\tHelio Pinôn and Albert Viaplana, architects, Plaça dels Països Catalans, Barcelona.2.\tPavilion Jarry Park, Montréal.3.\tPoste 34, caserne 16, Montréal.4.\tThe Insectarium, Botanical Garden, Montréal.5.\tMaison de la culture Mercier, Montréal.URBAIN PLAYS: BARCELONA MONTRÉAL to the protection of the built fabric on one hand, and to the development of a \u201cplan d\u2019ensemble\u201d on the other.Thus, for example, the investment scheme of the current administration reflects the outlined policy.Prior to the ROM\u2019s access to power in 1988, $12 to $15 million were allocated annually as capital investment.In 1989 this figure climbed to $40 million and this yearto $50 million dollars.Currently 800 buildings, of which 600 are considered accessible or habitable, belong to the city.Eighty percent of the yearly allocation is to be invested in renovation and recycling of this building stock, the rest is to be spent to consolidate, through building the existing fabric.It is the vision of a city more interested at present to actasadeveloperthan as a proprietor.In the recent past four organizations have had direct involvement with the building and urbanistic activities in the city, the \u201cModule de bâtiment\u201d of the City of Montréal and three of the City\u2019s para-municipal agencies created in the last 12 years: the SIMPA (Société immobilière du patrimoine architectural de Montréal), the SHDM (Société d\u2019habitation et de développement de Montréal) and SODIM (Société de développement industriel de Montréal.(7) SODIM is currently sponsoring the project \u201cLe parc d\u2019affaires des rives du canal\u201d, echoing models developed in London and Amsterdam for industrial areas.It is an ambitious project compris- -ïâ-ÿ .' \\ vv's.ing the development of more than two million square feet on the edges of the Lachine Canal.(8) In the recent past the \u201cModule de bâtiment\u201d, which commissions 50% of its workto private practitioners while carrying out the other half by its own architects, has produced a series of discrete interventions in the city.The renovations of municipal buildings such as the Hôtel de ville and the Dôme of the vieux Palais in Old Montréal cometo mind.Unfortunately some of these interventions such as the Pavilion in Jarry Park, the Insectarium in the Botanical Garden and the Maison de la culture Mercier in Northeast Montréal do not qualify as buildings of extraordinary quality.They all make part of an overused, exhausted repertory of solutions and forms that contribute little to the architectural debate in the city.SIMPA\u2019s mandate is to manage and promote the preservation and restoration of the significant building stock of the City.SIMPA is also in charge of overseeing any agreement with the government falling within its jurisdiction.Two large projects currently under construction have been promoted by SIMPA: The World Trade Center by ARCOP in association with Provencher & Roy, Architects and the Complexe Chaussegros-de-Léry by Dan Hanganu with Provencher & Roy, Architects and Cardinal & Hardy Architects.(9) Other projects are under study or have been recently completed: the old Dalhousie lis 1.\tDan Hanganu, architecte and Provencher Roy architectes, Montréal Archeology and History Centre, preliminary project, may 1990, plan.2.\tSection Station has been recycled by architect Vianney Bélanger into the headquarters of the Ecole nationale de cirque.(10) Bélanger was also the architect involved in directing the successful reconversion of the Convent of the Bon-Pasteur on Sherbrooke Street East of St.Laurent.A review of the City\u2019s interventions in the urban fabric suggests that emphasis has been placed on the construction of architectural objects.There is no doubt that the current forum on harbour front coupled with the City\u2019s intentions to act in the so called Faubourg Quebec and the Faubourg des Récollets indicates adefinite shift of axis.SIMPA\u2019s recent commission to develop asite at the Pointe à Callières in Old Montreal begins to indicate that it is also possible and desirable to produce significant architecture and, more importantly, in the public realm.Architect Dan Flanganu\u2019s proposal for Pointe à Callière, although still in initial stage, is seductive and consistent with the cultural, ludic and functional requirements that the site poses.Archaeological vestiges in the old place Royale will become accessible to the public pedestrians thanks to the subtle treatment of the plaza in front of the old Custom House.Hanganu\u2019s proposal includes an innovative treatment of the quay to restore access to the water.Through an elegant architectural gesture it will be possible to articulate the link between land and riverthat once existed in the city while providing citizens with an stimulating public, one which will demonstrate that much like Barcelona the architecture of the city must begin with the creation and enhancement of the public realm.¦ NOTES ET RÉFÉRENCES I 1.\tFrançoise Choay, The Modern City: Planning in the 19th Century.New York: Brazillier, 1969, pp.15, 21-22, 25-26.2.\tMiguel Rojas-Mix, La Plaza Mayor.Barcelona: Muchnick Editores, 1978, pp.112-120, and note 188.3.\tThomas Fisher, \u201cThe New Urban Design\u201d, Progressive Architecture, #3 (1988), p.79.4.\tAlexandre Chemetoff and Jean-Louis Cohen, \u201cLe droit à la ville: les espaces publics de Barcelone\u201d.AMC #2 (1983), p.42.5.\tOriel Bohigas, \u201cRehabilitacion y nueva construction\u201d, in Barcelona Inspirado: Candidatura de Barcelona para et Congresso de la U IA de 1996.Barcelona: 1990, n.p.6.\tAlexandre Chemetoff and Jean-Louis Cohen, ibid.7.\tThe SIMPA was created in 1981 as a result of an agreement between the Provincial and the Municipal Governments.The SODIM was created in 1981.The SOHM resulted from the fusion in 1987 of the Société municipale d'habitation de Montréal (SOMHAM) and the Société de développement de Montréal (SHDM).8.\tSee ARQ, #54 (1990), p.48 9.\tBoth projects were covered in ARQ, #50 (1990), pp.46-47 10.\tSee ARQ, #52, (1989), p.21.NOTICE BIOGRAPHIQUE Ricardo L.Castro, professeur à l'université McGill, est architecte diplômé de l\u2019université de Los Andes, en Colombie, ainsi que de l\u2019université de l\u2019Oregon où il a poursuivi des études en architecture et en histoire de l'art.Depuis plusieurs années, il mène sa profession d'architecte sur plusieurs fronts: il enseigne le projet ainsi que l'histoire et la critique de l'architecture, il écrit pour de nombreux magazines et journaux comme commentateur de l\u2019architecture contemporaine au Canada en Amérique latine et, de plus, il pratique la photographie d'architecture.PROJET PLACE ROYALE / Provencher Roy PROJET PLACE ROYALE / Provencher Roy PLAN - NIVEAU DES VESTIGES OUVERTURE SUR LE FLEUVE COUPE LONGITUDINALE P R O J ETS POUR MONTREAL AUX PORTES DU VIEUX-MONTRÉAL LES FAUBOURGS UN DOSSIER PRÉPARÉ PAR PIERRE BEAUPRÉ, ARCHITECTE DANS L'ARRONDISSEMENT VILLE-MARIE, LES FAUBOURGS DE LA VIEILLE VILLE SUBSISTENT.POUR CES QUARTIERS DÉSTRUCTURÉS PHYSIQUEMENT MAIS ENCORE SOCIALEMENT, LES POUVOIRS PUBLICS ONT COMMANDÉ DES ÉTUDES.CELLES POUR LE FAUBOURG SAINT-LAURENT ET LES HABITATIONS JEANNE-MANCE ONT ABOUTI ET BIEN QUE LEURS PREMISSES ET LEURS MÉTHODES SOIENT RADICALEMENT DIFFÉRENTES, TOUTES DEUX CHERCHENT À REVITALISER CETTE ZONE ADJACENTE AUX DEUX GRANDS CENTRES DE LA VIE MÉTROPOLITAINE.À l\u2019origine, la ville fortifiée, puis aux portes de celle-ci, les faubourgs qui se construisent le long des chemins qui lient la ville à ses voisines.À l\u2019ouest, le faubourg des Récollets, au nord, le long du chemin qui va de Montréal au Sault-au-Récollet, le faubourg Saint-Laurent, et à l\u2019est, le long du Chemin du Roy, le faubourg Québec.Aux constructions précaires qui s\u2019adossaient aux fortifications succèdent alors de véritables quartiers d\u2019habitation; la bourgeoisie se mêle aux artisans qui ont déjà façonné un quartier.À l\u2019est, le square Viger amorce le mouvement qui fera des rues Saint-Denis et Saint-Hubert, puis du carré Saint-Louis, les pôles du quartier de la bourgeoisie canadienne-française de la fin du siècle.Au nord, sur Saint-Laurent, puis le long de la rue de La Gauchetière, se construit un quartier ouvrier qui deviendra plus tard le lieu de passage de plusieurs vagues d'immigration.Les fortifications ont disparu il y a près de deux siècles.Des faubourgs subsistent maintenant des appelations encore évocatrices et une définition assez vague de territoires à vocation incertaine et à structure mal définie ou encore absente.Et pourtant ce sont là les composantes essentielles de la survie de la vieille ville et de la vitalité de la ville contemporaine.LE FAUBOURG DES RÉCOLLETS À l\u2019est, le faubourg des Récollets, enchâssé entre l\u2019autoroute Bonaventure et le Vieux- Montréal, a pratiquement perdu toute trace d\u2019occupation résidentielle.L\u2019industrie s\u2019y est installé au milieu du siècle dernier et y a laissé plusieurs immeubles remarquables, mais aujourd\u2019hui, souvent vacants ou sous-utilisés.L\u2019industrie est aujourd\u2019hui ailleurs et ici c\u2019est la Société immobilière du patrimoine architectural de Montréal, qui tente de redonner au quartier un certain dynamisme sur la base du recyclage des immeubles industriels à des fins résidentielles et de la mise en valeur du potentiel touristique que constituent les abords du canal Lachine.LE FAUBOURG QUÉBEC À l\u2019est, plus rien ou presque.C\u2019est qu\u2019en 1870, avec l\u2019émergence de la fonction portuaire, le C P pressent l\u2019intérêt d\u2019installer une tête de ligne de chemin de fer immédiatement à l\u2019est du centre des affaires qu\u2019était encore à l\u2019époque le Vieux-Montréal.En 1874, le C P rase la moitié de ce qui était jusque là le faubourg Québec; en 1884,se construit la gare Dalhousie, puis en 1896, la gare Viger, face au square du même nom.Les chemins de fer ont déjà pratiquement effacé toute trace d\u2019occupation résidentielle.Aujourd\u2019hui, le faubourg Québec n\u2019est plus qu\u2019un vaste terrain vacant qui se cherche une vocation.Le Pian directeur de l\u2019arrondissement Centre lui assigne une fonction résidentielle.Le Service de l\u2019habitation et du développement urbain a déjà esquissé une image de ce que pourrait être ce quartier, dans le prolongement du Vieux-Montréal mais aussi, des quartiers résidentiels au nord.L\u2019opération n\u2019est pas facile.La brasserie Molson, une industrie qui habite les lieux depuis deux cents ans et qui, contrairement à la plupart des structures industrielles de l\u2019arrondissement Centre, conserve une bonne vitalité, veut y consolider ses opérations.Le port de Montréal demeure lui aussi un moteur encore important de la structure économique montréalaise et on ne peut faire abstraction du lien ferroviaire qui en assure la survie.La Société d\u2019habitation et de développement de Montréal a pris le relais du S.H.D.U.et, avec la collaboration de la firme Provencher & Roy ainsi que de l\u2019urbaniste Greenberg, a constitué un bureau de projet qui vient de se mettre au travail.La volonté de Pierre Desjardins qui en assume la direction est d\u2019ouvrir à la consultation le processus de planification: une consultation qui viserait les architectes et les urbanistes d\u2019ici mais aussi les professionnels de l\u2019extérieur chez qui on a senti une certaine complicité dans les objectifs sous-jacents à leurs projets.Hertzenberg aux Pays-Bas et Soloman en Californie auraient déjà été approchés.Pour l\u2019instant, peu de choses tangibles cependant, si ce n\u2019est une première tentative de concilier les impératifs de la brasserie Molson et ceux du quartier résidentiel qu\u2019on veut créerainsi qu\u2019une évaluation plus précise de l\u2019alternative possible face au traitement du chemin de fer.LE FAUBOURG SAINT-LAURENT Au nord, le faubourg Saint-Laurent, coupé de ce qui était la ville fortifiée par le fossé de l\u2019autoroute Ville-Marie; y subsistent cependant, plus que dans les autres faubourgs, les vestiges d\u2019une occupation résidentielle.La rue de La Gauchetière, son tracé légèrement sinueux qui semble encore échapper à la rationalité de l\u2019arpenteur-géomètre, son gabarit serré, les rues Sainte-Elizabeth et de l\u2019Hôtel-de-ville bordées de maisons de la fin du XIXe siècle, la rue Charlotte, tissent encore les mailles d\u2019une trame urbaine préindustrielle.Le tissu urbain y est cependant assez mal structuré, ayant graduellement perdu plusieurs de ses éléments traditionnels et n\u2019ayant pu intégrer les grandes infrastructures de la ville régionale qui se superpose graduellement au faubourg résidentiel.Ce fut au début des années 50, la percée du boulevard Dorchester, en 1958, le début de la construction des Habitations Jeanne-Mance, en 1986, la percée de l\u2019autoroute Ville-Marie, le tout accompagné de la disparition graduelle des structures d\u2019habitations traditionnelles.Comment redonner aujourd\u2019hui une certaine cohérence à ce quartier qui, entre les rues Saint-Laurent et Saint-Denis, va du Vieux-Montréal à la rue Sherbrooke?C\u2019est la question que le Service de l\u2019habitation et du développement urbain a posé à Melvin Charney et qu\u2019indirectementlaCorporation des Habitations Jeanne-Mance et l\u2019Office municipal d\u2019Habitation ont posé aux architectes Provencher & Roy.Deux mandats, deux approches.À priori aussi, deux territoires qui, assez rapidement cependant, se pénètrent, se chevau- chent de sorte que, dans un cas, la problématique des Habitations Jeanne-Mance ne peut s\u2019élaborer sans référence à l\u2019ensemble du faubourg et d\u2019autre part, la planification du faubourg qui devait s\u2019arrêter au boulevard de Maisonneuve ne peut faire abstraction de ce grand ensemble qui le chevauche.DÉSENCLAVER UN GRAND ENSEMBLE Pour Provencher & Roy, le problème posé semble avant tout avoir defortes connotations socio-économiques; les Habitations Jeanne-Mance sont devenues un ghetto de plus en plus étranger à la ville qui les entoure.Cette vision tronquée d\u2019une \u201cCité radieuse\u201d ainsi implantée au coeur de la ville, s\u2019en démarque au départ par la forme donnée à l\u2019habitat mais aussi par le statut socio-économique de ses habitants.Quatre-vingt-cinq pour cent de la population qui y réside aujourd\u2019hui vit sous le seuil de la pauvreté et, désormais, la vaste majorité d\u2019entre eux sont des Québécois de souche asiatique ou sud -américaine .Cette population souffre de son isolement, du déclin de la population résidentielle du faubourg et de la promiscuité des activités du \u201cRed Light\u201d.De ce constat émerge un projet qui semble miser avanttout sur des politiques d\u2019aménagement à connotations beaucoup plus socio-économiques que formelles; à ce titre les auteurs de l\u2019étude établissent un étrange parallèle entre le quartier Milton-Parc et le faubourg, parallèle cependant trop étriqué pour qu\u2019on y voit autre chose qu\u2019un clin d\u2019oeil à certains responsables actuels des politiques d\u2019habitation municipales qui ont fait leurs classes à Milton-Parc.Pour les îlots Jeanne-Mance, on propose donc des politiques de désenclavement et d\u2019assainissement de même qu\u2019une certaine densification essentiellement justifiée dans une optique de rentabilisation et de développement d\u2019une masse critique d\u2019habitants dans ce secteur.On cherche à désenclaver en raccordant ce grand ensemble au reste du quartier par la pénétration d\u2019un axe qui le structurerait, celui de la rue de l\u2019Hôtel-de-Ville qui liera éventuellement le jardin autour duquel se construisit le projet au Champ de Mars rue Sainte-Catherine, c\u2019est une opération de nettoyage qu\u2019on veut mener defaçonày déstabiliser l\u2019ensemble des activités marginales qui, il faut le reconnaître, sont peu compatibles avec la vie d\u2019un secteur résidentiel.On le fera idéalement en renforçant l\u2019intersection des rues Sainte-Catherine et de l\u2019Hôtel-de-ville par la reconstruction d\u2019une structure multifonctionnelle le long de la rue commerciale.Ailleurs on vise à densifier l\u2019emplacement des Habitations Jeanne-Mance en y ajoutant de 300 à400 unités d\u2019habitation ce qui aurait aussi pour effet d\u2019introduire dans le secteur une certaine mixité de tenure et d\u2019en réduire ainsi l\u2019effet de ghetto.De façon moins convaincante on vise aussi à mieux définir les rues environnantes et les espaces publics et semi-publics.Pour Charney et son équipe le problème réside essentiellement dans la destruction des structures urbaines d\u2019un quartier.Pas d\u2019allusions directes donc à l\u2019histoire sociale du quartier; cette histoire transparaît cependant dans l\u2019évolution de laforme urbaine que nous restituent les cartes du quartier à diverses époques de son histoire.RECONSTRUIRE UN QUARTIER Charney aborde le quartier en prenant pour acquis le tissu urbain pour ce qu\u2019il est, c\u2019est à dire un faubourg, résidentiel à l\u2019origine, auquel se superpose la ville régionale, ses grands axes, son échelle adaptée à l\u2019évolution et à la dynamique urbaine.Pour Charney, deux échelles coexistent et peuvent continuer 21 à le faire en autant qu\u2019on puisse \u201créparer\u201d chacun des éléments du tissu urbain en se référant à des modèles urbains pré-existants.Une approche \u201crationnelle\u201d.Mais ici attention aux mots.La rationalité comprise par le mouvement moderne nous a menés à tous les avatars de la \u201cCité radieuse\u201d, alors que la rationalité dont il est ici question est dérivée de l\u2019analyse urbaine, du savoir-faire traditionnel qui a créé les rues, les places, les typologies d\u2019habitation caractéristiques de cette \u201cville classique\u201d qui devient alors la référence obligée.C\u2019est à une étude systématique de ces modèles urbains, dégagés de toutes connotations sociales que nous convie Charney en début d\u2019étude: la nature de l\u2019îlot du faubourg, la forme des rues, la trame des rues, la forme des places.Il passe ensuite à l\u2019étude des composantes du quartier, telles qu\u2019elles existent aujourd\u2019hui: les résidus du faubourg résidentiel, les grands axes de la ville régionale, la tranchée de l\u2019autoroute Ville-Marie puis enfin, le corps étranger que constitue encore, 30 ans après sa création, l\u2019ensemble des Habitations Jeanne-Mance.Pour chacun de ces éléments, une stratégie d\u2019intervention, de reconstruction qui identifie, au départ, la nature du \u201clieu urbain spécifique\u201d et propose des éléments pour assurer la réalisation du potentiel de chacun de ces éléments.On y aborde donc le problème des Habitations Jeanne-Mance en fonction de la spécificité propre à cet ensemble- une ville-jardin moderniste- mais aussi en fonction des liens qui doivent être établis avec le tissu urbain environnant.La différence fondamentale réside dans l\u2019optique générale ; Provencher & Roy semblent effectuer des opérations de remplissage dans l\u2019îlot sans projet urbain sinon celui de densifier et de rentabiliser le sol et misent essentiellement sur une ouverture, une percée de la rue de l\u2019Hôtel-de-Ville pour raccorder l\u2019îlot à la ville.Charney souhaite créer autour de l\u2019îlot une configuration de rues traditionnelles qui agira comme élément isolant le jardin intérieur et comme élément de transition.il oublie peut-être ici trop facilement que le boulevard de Maisonneuve traverse et bouscule le quiétude de ce qui n\u2019est plus en réalité un grand jardin.Intervient ensuite la reconstruction des grands axes-Sainte-Catherine et Saint-Laurent-puis celle des rues qui portent encore la mémoire du faubourg résidentiel-les rues Charlotte et de La Gauchetière ainsi que les rues Sainte-Élizabeth et de l\u2019Hôtel-de-Ville.Le boulevard René-Lévesque doit lui aussi être \u201créparé\u201d, devenir un axe structurant plutôt qu\u2019une césure dans la ville; on reprend ici la typologie du boulevard comme lieu urbain de prestige, bordé d\u2019arbres, à caractère public; un véritable \u201cboulevard urbain à l\u2019image de ce que fut par exemple le boulevard Morgan dans cette ville idéale que fut un moment Maisonneuve.Plus au sud, la césure entre le Vieux-Montréal et le faubourg est plus récente mais aussi plus radicale; l\u2019autoroute Ville-Marie crée un véritable fossé que viendront franchir des ponts dans l\u2019axe de certaines rues: Saint-Laurent redevient ainsi le chemin original qui lie la ville originale au faubourg et la rue de l\u2019Hôtel-de-Ville rejoint le Champ de Mars et se présente ainsi comme l\u2019axe interne du quartier reconstitué.Charney se rapproche des propositions de Provencher & Roy, malgré un cheminement différent.Pour Charney, il semble résulter du collage une ville idéale, homogène et hors du temps.Les brisures, les antagonismes sociaux, les hiatus s\u2019effacent par la magie du prince.Les places publiques, les boulevards urbains, renaissent dans une ville taillée en pièces par ceux qui la quittent en hâte lui préférant malgré tout les charmes discrets du paysage suburbain.NOTICE BIOGRAPHIQUE Pierre Beaupré,architecte formé à l'Université de Montréal, a par la suite obtenu une maîtrise en architecture de TUniversity College de Londres.Il fut pendant cinq ans architecte-coordinateur du projet Milton-Parc et il est aujourd\u2019hui associé de la lirme Beaupré-Michaud.Il est un des fondateurs de la revue ARQ.D'UN SAVOIR UR LE FAUBOURG SAINT-LAURENT ÉTUDE COMMANDÉE PAR SERVICE DE L'HABITATION ET DU DÉVELOPPEMENT URBAIN DE MONTRÉAL RÉALISÉE PAR MELVIN CHARNEY, ARCHITECTE COLLABORATEURS CATHERINE B LAIN, SIMON PÉLOQUIN FRANÇOIS RIOUX, MARTIN VINCENT LOUKAS YIACOUVAKIS La thèse qui sous-tend cette proposition est que la ville \u201crationnelle\u201d se construit exclusivement par référence aux modèles urbains qui ont assuré la cohérence des villes jusqu\u2019à ce que les changements radicaux de l\u2019après-guerre en aient pertubé l\u2019équilibre.Aussi les stratégies de reconstruction du faubourg Saint-Laurent proposées s\u2019appuient sur l\u2019étude de la forme urbaine dont les résultats sont communiqués par plus de soixante planches graphiques.D\u2019abord, est retracée cartographiquement son évolution, des premiers chemins du XVIIIe siècle à la situation actuelle, et ceci tant à l\u2019échelle de la ville qu\u2019à celle du quartier.Par ailleurs, sont identifiés les éléments formateurs de sa structure urbaine : l\u2019îlot, la rue et la place, telqu\u2019ils sont illustrés.La métamorphose de la forme du bâti révèle une période de constitution principalement au 19e siècle durant laquelle s\u2019affirme un savoir-faire urbain qui détermine le caractère spécifique du Faubourg et de la ville.Cette période est suivie après 1950 par une phase de déstructuration où la ville \u201cclassique\u201d est détruite par la ville moderne, comme le montrent les cartes particulières ci-contre.À partir de la connaissance urbaine retrouvée, les stratégies d\u2019ensemble qui prennent de plus en compte la dynamique actuelle du quartier pour identifier les secteurs prioritaires d\u2019intervention, proposent une \u201créparation\u201d du faubourg, un collage dont devrait renaître un quartier, une ville harmonieuse et intemporelle. 0£n ?.CHEMIN D UN FAUBOURG II___________IL CAUCHtl «UE J* 2.ILOT PRIMIT l.INTÉRIORITÉ DE L'ILOT : LA RUELLE PRIMITIVE ilO: C L A I R E E DU DEVELOPPEMENT 4b en kfrrfi L] B 0 _L EDI m \u201cb X C=Ba B5 3 gen .ai i i id a i::\\ i-ç, B !: Jo: ' \u2019U lin \t\t \t\t' \t\t CARRE SAINT- LOUIS\t\t \u2014i l_ ?mmrL I 11: SI ?Ünl fcï EK B QFL & \"^5 ?& a ?DP 4c I] cL f T gfc, sa b \"?\u2014b- i\u2014im=i Qo P CZQ CZM qü!d I 00 \u201c\u201cad a ê B E31 bBL |§ BÉadml \"(TiirrirV1 â n -n.ri i :ifO CP ] ?e f OfV PORTUGAI ILOT TYPE HIÉRARCHISÉ fllaill Iiiiiiiiii nm «\t/ i\t s '\t\t mm\t \t \t \t \t\t \t\t \t\t \t\t PRINCIPAL URBAIN \t\t \t M\t\t ¦\t\t! wk\t\tS WM,\t\t .m i 3k ÎHO asm ¦il 1.Vue aérienne du faubourg Saint-Laurent, délémité au nord par le boulevard de Maisonneuve, à l\u2019est la rue Saint-Denis, au sud l\u2019autoroute Ville -Marie, et à l\u2019ouest le boulevard Saint-Laurent L'ANALYSE URBAINE À L\u2019ÉCHELLE DU QUARTIER 2.\tLes résidus d\u2019un quartier, avec comme élément principal au nord du boulevard René-Lévesque , la rue Sainte-Élisabeth (1), et au sud la rue de La Gauchetière.3.\tLes grands axes métropolitains: le boulevard Saint-Laurent (1), la rue Saint-Denis (2), la rue Sainte-Catherine (3) et le boulevard René-Lévesque( 4).4.\tLes transformations radicales d\u2019un quartier a)\tles Habitations Jeanne-Mance b)\tla percée du boulevard René-Lévesque e) la construction de l\u2019autoroute Ville-Marie L\u2019ANALYSE URBAINE: LES ÉLÉMENTS FORMATEURS 5.La nature de l\u2019îlot,élément principal de la stucture urbaine B.La forme des places 7.\tLa forme des rues: une typologie articulée 8.\tLe boulevard comme forme idéale 23 095796^^ 129999 97 uni ^ JD Io=l L.; .fera | ^\u2014t ml jjy ! IL 1^1 H : I Ir-lOJM^J esi Obcs zzn ct^TCEV rrrm R \\ 1.\tLES INTERVENTIONS: LE PLAN D'ENSEMBLE a)\tLes Habitations Jeanne-Mance: rétablir le rapport entre le grand ensemble et le tissu urbain environnant en redéfinissant les rues qui le bordent; conserver l\u2019esprit de l\u2019ensemble comme \u201cville-jardin\u201d moderniste.b)\tLa rue Sainte-Catherine: maintenir la tradition commerciale de la rue; y développer une promenade urbaine; régulariser le tracé de la rue Boisbriand et construire une place publique sur les terrains de l\u2019UQAM.c)\tLa rue Saint-Laurent: reconnaître la valeur patrimoniale de la rue et reconstruire la place du marché face au Monument National; en faire le lien privilégié du quartier avec le Vieux-Montréal.d)\tLe secteur de la rue Charlotte; redéfinir un parcours à l\u2019échelle du quartier et le lier à la place du Marché.e)\tLe boulevard René-Lévesque: y recréer un véritable boulevard urbain.f)\tLe secteur de la rue de La Gauchetière: y réparer méticuleusement le tissu urbain afin de faire de la rue un support à un quartier d\u2019habitation; le point d\u2019ancrage essentiel se situe à la croisée des rues de La Gauchetière et de l\u2019Hôtel-de-Ville.g)\tL'autoroute Ville-Marie: recréer des liens entre le faubourg et la Vieille-Ville et réaffirmer le caractère de la rue Saint-Antoine face au Champ de Mars.2.\tLE QUARTIER RECONSTITUÉ Axonométrie.iHSS IK H4 ruj ¦pn IVIWIWV ML «sa ip i xm t';|i -A Ml i fflnr mi irpram ifuït «**=3 ÎSSbJLAé*,' ¦'/sss//> ' ' \u2019 g .x jiggSBSig it\\ 1.Vue aérienne des Habitations Jeanne-Mance.ANALYSE URBAINE 2a.Les zones prioritaires d\u2019intervention.2b.L\u2019interface sud des Habitations Jeanne-Mance 2c.Analyse des limites des Habitations Jeanne-Mance.2d.Corridors visuels à consolider.2e.Perspectives visuelles à améliorer.DÉSENCLAVER UN GRAND ENSEMBLE MODERNISTE LES HABITATIONS JEANNE-MANCE ÉTUDE COMMANDÉE PAR L'OFFICE MUNICIPAL D'HABITATION DE MONTRÉAL ET LA CORPORATION DES HABITATIONS JEANNE-MANCE ARCHITECTES PROVENCHER & ROY COLLABORATEURS NORMAND DAOUST, DIRECTEUR GÉNÉRAL OFFICE MUNICIPAL D'HABITATION DE MONTRÉAL JEAN-PIERRE DEMERS, DIRECTEUR ADJOINT CORPORATION DES HABITATIONS JEANNE-MANCE CLAUDE PROVENCHER, ARCHITECTE ASSOCIÉ RESPONSABLE PIERRE-LUC DUMAS, ARCHITECTE, CHARGÉ DE PROJET JEAN-LUC RÉMY, ARCHITECTE JOCELYNE LAGACÉ, SECRÉTAIRE CONSEILLERS KEN GREENBERG, URBANISTE ASSOCIÉ FRANCINE DANSEREAU, URBANISTE «PlMK -l____fl || 2c dp ,a 5 ItttëSÎ Mil ElMffllIK imirmimn imrmcBfnnn-aR nr!!!!!:!!!!!!!!!:!!! ilia ¦ifliilil A partir d\u2019une étude socio-économique du grand ensemble que constituent les Habitations Jeanne-Mance et des structures sociales du Faubourg, les architectes Provencher & Roy proposent divers scénarios susceptibles de sauvegarder ce dernier bastion de la fonction résidentielle dans le faubourg Saint-Laurent.Les auteurs de l\u2019étude constatent au départ l\u2019encloisonne-ment du Faubourg lui-même dans la ville, puis l\u2019encloisonnement des Habitations Jeanne-Mance dans le Faubourg; le recyclage du monastère du Bon-Pasteur et du Mont-Saint-Louis n\u2019ont pas encore eu d\u2019influence sur le développement de ce quartier dont ils constituent la frange nord.Au sud les ponts qui devraient lier le Faubourg à la Vieille Ville sont lents à se construire.À l\u2019est, la population estudiantine que génère la présence de l\u2019UQAM n\u2019a pas encore trouvé place dans ce quartier qui pourrait lui offrir les ressources voulues en termes de résidences.À l\u2019ouest, l\u2019axe institutionnel créé par la Place des Arts, le Complexe Desjardins, le Complexe Guy Favreau et le Palais des Congrès établit la frontière du centre-ville avec lequel doit coexister le faubourg résidentiel.Le désenclavement du quartier puis des Habitations Jeanne-Mance passe par la création d\u2019un milieu de vie diversifié et suffisamment dense à proximité du coeur de Montréal.C\u2019est dans cet esprit que s\u2019implantent dans le grand ensemble des immeubles qui augmentent sa densité et qui y introduisent une certaine diversité de tenure.2d Il\u2014\t\tH\u20141 IL\t=_\t-5û .nil iBPc&v'n- N SJ ¦p ?MS; «ai 25 :\u2022 çx\\ 'Fsa I-f 33 Q 0Q& \\ .eo'- oxoatcco.Boulevard «Je Maisonneuve opi p3C E-.H 'rrrv-r r.-r-y-x./-; .m i-m ; j \u2022.:\u2022: ÿ x ue Sainte-Catherine l.aWÇMMVOCIj ëlSSÜM SCÉNARIOS D\u2019IMPLANTATION Les architectes proposent quatre scénarios qui portent la densité résidentielle de l'ensemble de 49 unités à 63 ou 68 unités l\u2019acre; en voici deux exemples, le premier proposant une intervention plus modeste alors que le deuxième restructure le sud-ouest du grand ensemble de façon plus radicale y sacrifiant un plus grand nombre d'immeubles existants.1.\tCette proposition scinde la rue Boisbriand; toutefois l'implantation esquissée diminue au maximum le nombre d'unités à démolir et tente de régler la juxtaposition des fonctions commerciales par la construction d\u2019immeubles d\u2019habitation ayant leur adresse sur la rue Boisbriand pour la section est et sur cours à l\u2019ouest.2.\tCe scénario propose de modifier substantiellement le cadran sud-ouest du quadrilatère des Habitations Jeanne-Mance.La portion la plus détériorée de la rue Sainte-Catherine sera réaménagée pour faire place à un bâtiment multifonctionnel de 6 à 8 étages.Un nouvel accès au boulevard de Maisonneuve permet de créer une place sur laquelle les nouveaux bâtiments d\u2019habitation ont leur adresse.26 PROJETS POUR MONTREAL A L'EST DE L'ARRONDISSEMENT VILLE-MARIE LE POLE BERRI UN DOSSIER PRÉPARÉ PAR GEORGES ADAMCZYK, PROFESSEUR, UQAM IDENTIFIÉ COMME UN PÔLE D'ACTIVITÉS MULTIPLES ET COMME UN SECTEUR DE PLANIFICATION PARTICULIÈRE, LE PÔLE BERRI TROUVERA BIENTÔT SON IMAGE D\u2019UN LIEU DE PRESTIGE DANS LA VILLE, DEUX INTERVENTIONS MAJEURES, LA PREMIÈRE PHASE DE L'ENSEMBLE IMMOBILIER DU QUARTIER LATIN ET L'AMÉNAGEMENT DU SQUARE BERRI, DONNERONT L'IMPULSION NÉCESSAIRE À LA RÉALISATION D'UNE FORME URBAINE QUI ATTÉNUERA LA CONDITION PRÉCAIRE DE CE SECTEUR DE LA VILLE, L\u2019état délabré qui caractérise actuellement le pôle Berri ne peut être totalement dissocié de l\u2019aspect général du centre-est.Ce morceau de ville fut littéralement laissé-pour-compte après de nombreuses opérations publiques initiées pour la plupart dans la seconde moitié de ce siècle.Il était donc important que la ville s\u2019engage résolument dans la consolidation de l\u2019espace public.À l\u2019occasion de la préparation du Plan directeur d\u2019aménagement et de développement de l\u2019arrondissement Centre, le Service de l\u2019habitation et du développement urbain propose de faire de la rue Berri \u201cun boulevard urbain bordé par des plantations et de larges trottoirs\u201d, tandis que le terrain de stationnement situé entre l\u2019UQAM et la Place Dupuis est identifié comme l\u2019un des huit nouveaux lieux publics qui seront aménagés au cours des dix prochaines années et il se voit désigné temporairement comme \u201cle futur square Berri\" (1 ) C\u2019est dans ce contexte que l\u2019UQAM complétait l\u2019an dernier le bloc sud de son campus et que la Société Immobilière Trans Québec Inc.élaborait un projet de construction sur le terrain du Palais du Commerce.Si l\u2019idée d\u2019un boulevard urbain semble avoir fait rapidement consensus, celle d\u2019un square inspiré de la tradition victorienne fut plus incertaine jusqu\u2019à tout récemment.En effet, on se rappellera que le terrain de stationnement fut sujet à une cérémonie officielle d\u2019ouverture de chantier pour la salle de concert de l\u2019Orchestre symphonique de Montréal.On étudia aussi la possibilité d\u2019y implanter le Musée des sciences et des techniques et à d\u2019autres moments, des théâtres et un garage souterrain.On doit cependant bien constater que le pragmatisme a eu raison de ces visions successives et, si l\u2019on se fie au précédent de la Place des Arts, rien ne nous assure qu\u2019un grand projet sur ces lieux aurait eu l\u2019effet d\u2019entraînement souhaité pour le secteur.Lavolonté de laville et le ralliement qui semble maintenant s\u2019être établi pour réaliser un lieu public ont le mérite de s\u2019appuyer sur le vide urbain, évitant de le colmater ou de le remplir (2), et sur le potentiel des pratiques quotidiennes des citoyens comme programme de mise en forme et cela sans engager des coûts exorbitants pour la collectivité.Ce qu\u2019il importe surtout de saisir, c\u2019est le lien fonctionnel et formel qui unit conceptuellement et stratégiquement les deux figures retenues.Le boulevard urbain ne prend-il pas tout son sens avec le square Berri?On peut voir ici une sorte d\u2019inscription similaire à celle que représente l\u2019avenue Atwater, à l\u2019ouest, articulée à la rue Sainte-Catherine par le square Cabot.L\u2019un comme l\u2019autre de ces axes délimitent les frontières de l'arrondissement Ville-Marie dont l\u2019épine dorsale est la rue Sainte-Catherine.Le square Berri comme le square Cabot deviennent des événements urbains significatifs qui soulignent cette réalité structurelle et spatiale de la ville centrale.LE BOULEVARD URBAIN Dans une étude réalisée en 1988 pour la Société I mmobilière Trans Québec, l\u2019exploration systématique des qualités potentielles de la figure du boulevard urbain, sur le tracé de la rue Berri, a été particulièrement bien menée.(3) Il s'agit à plusieurs égards d\u2019une étude exemplaire de design urbain où l\u2019apport des expériences de l\u2019Unité d\u2019architecture urbaine de l\u2019Université de Montréal s\u2019avère très enrichissant.Dans le champ de recherche et de projetation déterminé par la ville et l\u2019architecture, on mesure ici l\u2019effort d\u2019analyse accompli et plus spécifiquement le souci de travailler analogiquement les différentes histoires du lieu afin d\u2019y enraciner la réponse formelle proposée.Le rapport entre l\u2019architecture et l\u2019espace urbain y est abordé de façon très fine en le poussant au-delà de la morphologie et de la typologie du bâti, par la prise en compte de la physionomie des bâtiments comme parois de l\u2019espace public et des halls d\u2019entrée comme extensions de l\u2019espace public ainsi que par la définition des détails urbains (plantations, trottoirs, éclairage, etc.).Cette étude s\u2019insère positivement entre celle de Peter Rose pour l\u2019avenue McGill College effectuée antérieurement et celle de Melvin Charney pour le faubourg Saint-Laurent présentée dans cette édition de ARQ.Elle révèle un progrès dans la sensibilisation des architectes au contexte urbain dans des termes très bien exprimés par Christian Devillers lorsqu\u2019il écrit: \u201cComment dans le contexte urbain, administratif et économique construire réellement, et non comme une image qui ne trompe personne, la richesse capable d\u2019assurer la transition et la progression, la variété d\u2019ambiance et d\u2019émotion, l\u2019échange entre l\u2019édifice, les lieux et les autres édifices.La tradition ou la convention urbaine ne sont pas à rejeter, bien au contraire, car elles peuvent conforter cet effort d\u2019organisation spatiale, mais seulement dans la mesure où elles ne sont pas réduites à des formes historiques vidées de leur sens, dans la mesure où on en retrouve la racine vivante.\u201d (4) La question qui demeure cependant, c\u2019est celle de la validité de la figure du boulevard.Le paysage actuel porte encore dans son étendue la mémoire des institutions qui y étaient édifiées.La cour de la maison de réforme persiste comme élément référentiel qui donne sa signification au grand vide qui l\u2019a remplacée attendant vainement quelques réponses modernistes dont le Palais du Commerce et la gare des autobus ne sont que les pâles esquisses de ce qui aurait pu advenir.Le choix de créer de toutes pièces un boulevard urbain exige de procéder rapidement àsa réalisation afin d\u2019éviter de substituer un fragment inachevé par un projet interrompu.Dans tous les cas, le corridor urbain proposé devra s\u2019infléchir par des jeux d\u2019échelles autant que par son traitement architectural pour accuser la condition du tissu construit qu\u2019il traverse depuis le fleuve jusqu\u2019à la rue Sherbrooke.LE PROJET DU QUARTIER LATIN Prenant appui sur le concept d\u2019aménagement que nous venons d\u2019évoquer, le projet du Quartier latin vise, après la démolition du Palais du Commerce, à compléter la partie est de l\u2019Ilôt défini par les rues Ontario, Saint-Denis, de Maisonneuve et Berri.Il permet en fait de réaliser le côté ouest du boulevard urbain.Le concept d\u2019aménagement a été strictement respecté par le groupe Gauthier, Guité et le groupe Lestage.On retrouve ici les têtes d\u2019îlot sur de Maisonneuve et Ontario où sont prévus des bureaux et des commerces et le corps d\u2019îlot qui accueillera des logements.Le principe des cours intérieures (issu de l\u2019inversion plein/vide du modèle référentiel de la villa dans son jardin) y est maintenu pour les blocs d\u2019habitations à la parisienne.La proposition architecturale concerne essentiellement la première phase du projet, c\u2019est-à-dire latête d\u2019îlot sur de Maisonneuve, redoublée jusqu\u2019au prolongement du passage Borduas vers Berri.Le programme est limité à des commerces en rez-de-chaussée et des bureaux aux étages.Il s\u2019agit de deux bâtiments distincts qui restent unis par leur base, les dimensions de leurs ouvertures et leurs caractéristiques tectoniques.La tête d\u2019îlot proprement dite est traitée en tant que bâtiment d\u2019angle avec son entrée de coin, en diagonale avec le square Berri.La courbe favorise l\u2019idée d\u2019une paroi continue pour les deux façades, sur de Maisonneuve et sur Berri.Cette façade exprime l\u2019ossature de béton du bâtiment dans la meilleure tradition \u201cstructuraliste\u201d par un jeu de grilles superposées: en avant-plan la grille constructive à l\u2019apparence soignée (agrégats dans les tons de gris) est à l\u2019échelle de la ville, en second plan, menuiseries métalliques et ferronnerie reproportionnent les espaces et leurs usages.Cette double épaisseur, sensible autant par la matière que les dimensions et les effets de la lumière, apporte une réponse sobre et élégante à un édifice très fonctionnel tout en maintenant subtilement sa propre présence monumentale face au campus de l\u2019UQAM.D\u2019un gabarit inférieur, l\u2019autre bâtiment prolonge le premier le long de la rue Berri.Au rez-de-chaussée, entre les deux, on a prévu un magasin grande surface de type FNAC (marché de livres, de disques et cassettes) qui serait une sorte de passage marchand venant se substituer à la ruelle traditionnelle.Tout en reconnaissant l\u2019originalité de cette idée, on peut se demandersi les architectes n\u2019ont pas été trop respectueux de leur concept d\u2019aménagement.En fait, cette coupure morphologique entre la tête et le corps de l\u2019îlot est très bien assumée par le prolongement du passage Borduas et les deux bâtiments auraient pu être conçus comme un seul, tout en maintenant la même hiérarchie des hauteurs et le principe de la faille.Il aurait gagné en force sur le boulevard urbain.Le passage marchand aurait pu être maintenu en donnant plus d\u2019ampleur verticale à son entrée.Quoi qu\u2019il en soit, le mérite de cette proposition c\u2019est précisément de respecter les règles découvertes dans l\u2019étude du boulevard et d\u2019en démontrer la valeur urbaine sans renoncer au travail architectural.Un indice des possibilités d\u2019invention permises par ces règles, c\u2019est la différence entre ce projet et celui illustrant, à titre d\u2019exemple, le concept d\u2019aménagement.Déjà, les architectes du Quartier latin ont dressé les esquisses du corps de l\u2019îlot.Le travail est particulièrement délicat car il constituera le meilleur test de la démarche proposée.La question ici n'est pas strictement formelle car il faut bien noter la difficulté d\u2019entreprendre la réalisation d\u2019un projet d\u2019habitation dans un contexte où il n\u2019apparaît pas évident que l\u2019on puisse y trouver la clientèle désirée.C\u2019est le défi auquel les concepteurs devront répondre par l\u2019alliance étroite de l\u2019innovation avec la tradition.La construction de la première phase du projet devrait débuter à la fin de l\u2019année et la livraison du bâtiment est prévue pour les premiers jours de 1993.Il faut souhaiter que la ville prendra en charge l\u2019espace public dans le même temps et que les propriétaires du terrain de la gare des autobus, encouragés par la vitalité retrouvée du secteur, s\u2019engageront, eux aussi, dans l\u2019édification d\u2019un bâtiment de grande qualité devant le square Berri.LE SQUARE BERRI Le concept d\u2019aménagement prévoyait un parc très formel sur le thème du pavillon dans un jardin.En sous-sol, la proposition articulait un nouvel espace public donnant accès à des salles de spectacles ainsi qu\u2019au métro et à la gare des autobus placée au niveau-3 de son emplacement actuel, le hall d\u2019accueil de la gare se trouvant au rez-de-chaussée d\u2019un édifice à caractère public faisant 27 \t\t¦\tüffl\t¦1\tHH\t\t face au square.La mise en relation d\u2019un bâtiment de prestige avec le square renforçait solidement les principes d\u2019une composition de type classique.C\u2019est sur ces bases que la division Aménagement des parcs, au Module des parcs, de l\u2019horticulture et des sciences de la ville de Montréal se vit confier le mandat d\u2019élaborer un projet concret pour le square Berri.Le programme se limitait au sur-sol (stationnement ou salles de spectacles en sous-sol étant abandonnés) et il se complexifiait par la nécessité d\u2019en faire \u201cun lieu de convergence\u201d ouvert à une diversité de pratiques quotidiennes allant du flânage aux spectacles de plein-air.S\u2019éloignant d\u2019une vision trop insulaire, les architectes paysagistes infléchirent l\u2019idée du square vers son intégration à la dynamique urbaine du quartier et vers une thématique plus large interpellant, plutôt que la mémoire du lieu, les grandes composantes géographiques du territoire montréalais: la montagne, les terrasses, la plaine et l\u2019eau.Après une série d\u2019esquisses préliminaires, le Module des parcs fit appel aux conseils de Peter Jacobs, architecte de paysage, et à Philippe Poullaouec-Gonidec, plasticien d\u2019environnement, tous deux professeurs à la faculté d\u2019aménagement de l\u2019Université de Montréal.L\u2019intérêt pour la conception des nouveaux paysages caractérise les préoccupations de recherche et de création de ces deux enseignants-praticiens et les travaux de Philippe Poullaouec-Gonidec: grand paysage pour le campus de l\u2019Université de Sherbrooke ou paysage intérieur au Bar Business, réalisés avec Claude Cormier, témoignent d\u2019une orientation libérée de la tradition classique ou pittoresque et stimulée par la condition contemporaine de notre environnement rural ou urbain.Cette collaboration s\u2019est avérée fructueuse et les esquisses initiales que nous présentons dans nos pages illustrent les intentions de leurs auteurs: \u201cCréer un paysage fort et dynamique, un lieu polyvalent.Utiliser un langage clair et simple qui juxtapose les traitements à caractère végétal et minéral.Encourager une utilisation intensive du square tout au long de l\u2019année, favorisant une gamme d\u2019expériences physiques et sensorielles.\u201d Le parti est très ferme.Il propose une rectification du sol en contrastant un plan oblique végétal au nord avec un plan horizontal et minéral au sud.Ce dernier s\u2019inscrit dans le parcours de la rue Sain te-Catherine et constitue une place où des éléments verticaux (édicule du métro et restaurant) permettent de souligner l\u2019appartenance du lieu à la rue tout en générant un seuil vers l\u2019étendue visuelle du plan végétal dont l\u2019horizon fuit vers le ciel.La géométrie très stricte du projet facilite la lisibilité du lieu et en révèle immédiatement les possibilités d\u2019appropriation.Le caractère minimaliste de l\u2019ensemble démontre un souci de prendre en charge l\u2019environnement changeant aux alentours en incluant, en quelque sorte, la dimension inachevée de la ville.Comme l\u2019écrit Michel Corajoud: \u201cLa difficulté du projet sur l\u2019espace n\u2019est pas celle d\u2019y mettre des choses mais le plus souvent celle de se priver de le faire.\u201d(5) En s\u2019en tenant à quelques \u201cdécisions justes\u201d, les auteurs de ce projet nous permettent d\u2019entrer en contact avec le sol de la ville contemporaine.La passerelle qui survole àtravers les arbres, la limite du lieu, s\u2019avère un véritable dispositif de découverte spatiale tout en soutenant l\u2019architecture éphémère des éclairages lorsque viendront se dérouler des spectacles de rue.Seul élément aérien, elle se veut événement parmi une série d\u2019autres tels que les socles de granit alignés, les parterres et le puits de lumière sur la station du métro.L\u2019oeuvre de l\u2019artiste qui sera retenue pourra se déployer en liberté sur ce square et apportera les éléments symboliques et narratifs qui contribueront à établir son identité dans la quotidienneté.Restera à lui donner un nom, ce que les autorités de la ville souhaitent faire dans un avenir rapproché.¦ NOTES ET RÉFÉRENCES I 1.\tPlan directeur d\u2019aménagement et de développement, Arrondissement centre, SHDU, Ville de Montréal, janvier 1990.2.\t\u2018\u2018Tout vide est aujourd\u2019hui une proie que l\u2019on s\u2019empresse de colmater et de remplir\u201d.Rem Koolhaas, Architecture d'Aujourd'hui, #262, avril 1989.3.\tVoir l\u2019étude intitulée: Le Quartier Latin, concept d'aménagement, par Gauthier, Guité, Roy, architectes et Cardinal, Hardy, Lestage Inc., septembre 1988.4.\tChristian Devillers, Le sublime et le quotidien, Architecture, Mouvement, Continuité, #14, décembre 1986.5.\tMichel Corajoud et al., On aimerait tant photographier un paysage de dos, Architecture d'Aujourd'hui, #262, avril 1989, pp.32-40.NOTICE BIOGRAPHIQUE GEORGES ADAMCZYK est professeur à l\u2019Université du Québec à Montréal où il enseigne l\u2019histoire et les théories du design et de l\u2019architecture.Il est membre du Groupe de Recherche STUDIO-CUBE au D épartement de design.ELEVATION RUE BERRI UNE PRÉSENCE MODERNE l LE QUARTIER LATIN, PREMIÈRE PHASE CONCEPTEURS LE GROUPE CONSEIL GAUTHIER, GUITÉ LE GROUPE LESTAGE INC.MAÎTRE D'OUVRAGE SITQ (SOCIÉTÉ IMMOBILIÈRE TRANS QUÉBEC INC.) PROGRAMME PREMIÈRE PHASE DU RÉAMÉNAGEMENT DE LA PARTIE EST DE L'ÎLOT DÉFINI PAR SAINT-DENIS, ONTARIO, BERRI ET SAINTE-CATHERINE.COMMERCES: 6 OOO M2 BUREAUX: 39 500 M2 SUPERFICIE AU SOL: 5 593 M2 SUPERFICIE CONSTRUITE: 45 525 M2 Le projet du Quartier latin permettra de constituer la paroi ouest du boulevard Berri qui sera réaménagé par la ville de Montréal.La première phase du projet consiste à réaliser une double tête d\u2019îlot sur le boulevard de Maisonneuve en diagonale avec le futur square Berri.Défini par le boulevard de Maisonneuve, la ruelle Savoie et le boulevard Berri, le projet s\u2019étend jusqu\u2019au passage Borduas.La volumétrie fait l\u2019objet d\u2019une modulation fine en vue détenir compte de la situation urbaine.La notion de couronnement, le recul de la fenestration dans la partie haute, la gradation volumétrique, facilitent l\u2019intégration du bâtiment dans le quartier.Le traitement de coin et celui du rez-de-chaussée se présentent comme des conventions urbaines, mais l\u2019ensemble, par l\u2019usage du principe de la régularité et des matériaux comme le béton, l\u2019acier et le verre, maintient une présence moderne.La vocation fonctionnelle du bâtiment s\u2019affirme tout en respectant le contexte.Élévation rue Berri-Le houlevard urbain.Plan d\u2019implantation.Étude de la paroi.Détail.Coupe longitudinale montrant l\u2019articulation du hall d\u2019entrée avec le métro.Plan du troisième niveau, étage type.Plan du rez-de-chaussée.1 % 28 \u201c:=T wi r^fiT\" O^fT, irF^rtr r,TTTrr t+atr±dtt:J r^Tir iNIPECTUEUSE DES CONVENTIONS URBAINES © © 0 © © © © © (T^\t(a)(2)\t©\t© mut:::; ©'¦V\t©\u2014 © © © © © © © @ 1AJLAT kiilU l.\\ I'RF.SSF.IN11: U \\ ATI OX ALU «I HI INTRODUIRE L'ENCHANTEMENT DANS LA VILLE LE SQUARE BERRI\t2 DESIGNERS PETER JACOBS, ARCHITECTE PAYSAGISTE PHILIPPE POULLAOUEC-GONIDEC, PLASTICIEN D'ENVIRONNEMENT MAÎTRE D'OEUVRE LA DIVISION AMÉNAGEMENT DES PARCS SERVICE DES LOISIRS ET DU DÉVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE MAÎTRE D'OUVRAGE VILLE DE MONTRÉAL PROGRAMME AMÉNAGEMENT D'UN ESPACE PUBLIC L\u2019îlot Berri couvre une superficie approximative de 10 800 m1 2 3 4 (90 m x 120 m\\.La topographie se caractérise par une dénivellation de 4 mètres.À l\u2019exception de l\u2019édicule de métro situé à l\u2019intersection de la rue Berri et de la rue Sainte-Catherine et du réseau souterrain de la station de métro Berri-UQAM au coin nord de l\u2019emplacement, l\u2019îlot Berri ne possède aucun autre élément bâti ou infrastructure majeure.Le design du square Berri s\u2019inspire des composantes paysagères de Montréal.C\u2019est un lieu d\u2019événements adapté aux cycles saisonniers et aux programmations socio-culturelles de Montréal.Le plan d\u2019aménagement préliminaire a été présenté au comité exécutif de la ville de Montréal au début du mois d\u2019avril 1990.Les dessins d\u2019exécution de la première phase seront complétés en juin 1990 afin d\u2019amorcer les travaux dès l\u2019automne 1990.La seconde phase débutera au printemps 1991, pour se terminer à l\u2019automne 1991.\t, Parallèlement à l\u2019élaboration du projet d\u2019aménagement, se déroule, sous l\u2019égide de la Commission d\u2019initiative et de développement culturels, un concours d\u2019art public visant à doter les lieux d\u2019une oeuvre majeure d\u2019un coût de 350 000 $.Le jury de sélection a procédé en mars 1990 au choix de cinq artistes finalistes qui sont: Eva Brandi, Daniel Couvreur, Melvin Charney, Pierre Granche et Bill Vazan.1.\tCroquis de principe.2.\tPlan d\u2019aménagement.3.\tAménagement d\u2019hiver.4.\tPerspective depuis le coin Berri/Sainte-Catherine.i .1 i \\ J 2 ï # Ij i ¦hÉh mu ïvj».c g :\tA A > ;4 T .H il » r
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