ARQ, 1 avril 1992, Avril
[" LES ARCHIVES NATIONALES DU QUÉBEC 66 HABITER MONTRÉAL 9617 1331 4 i mil i m mi hii SUPERVISION Des portes et des fenêtres e*t âtcfle et e*t c&cdecci SUPERVISION FEN Pour recevoir sans frais notre brochure d'information, écrivez à: DE QUALITÉ Département des communications C.R 60, St-Damase (Québec) JOH 1 JO LA REVUE DES MEMBRES DE L'ORDRE DES ARCHITECTES DU QUÉBEC ARCHITECTURE QUÉBEC Hl ÉDITORIAL 7 SAUVONS LARCHITECTURE DE PAPIER! France Vanlaethem LES ARCHIVES NATIONALES DU QUÉBEC 9 DES ARCHIVES EN QUÊTE DARCHITECTES Luc Noppen 12 DE L'UTILITÉ DES ARCHIVES D\u2019ARCHITECTURE Emilie D'Orgeix 14 INVENTAIRE DES FONDS D\u2019ARCHIVES ARCHITECTURALES CONSERVÉES AUX ARCHIVES NATIONALES DU QUÉBEC Claude Boudreau 1 8 LES ARCHIVES D\u2019ARCHITECTURE: DOCUMENT OU MONUMENT ?Marc Grignon ¦¦ HABITER MONTRÉAL 21\tBRINGING THE SUBURBS INTO THE CITY lan McBurnie 22\tTHE CITÉ-JARDIN FONTENEAU, CARDINAL ET HARDY, ARCHITECTES lan McBurnie 25 LE CONCOURS NATIONAL «L\u2019ART DE VIVRE EN VILLE» Eric Gauthier MEMBRES FONDATEURS: PIERRE BOYER-MERCIER, PIERRE BEAUPRÉ, JEAN-LOUIS ROBILLARD ÉDITEUR: PIERRE BOYER-MERCIER RÉDACTRICE EN CHEF: FRANCE VANLAETHEM MEMBRES DU COMITÉ DE RÉDACTION: PIERRE BOYER-MERCIER, JEAN-FRANÇOIS BÉDARD, RICARDO L.CASTRO, ÉRIC GAUTHIER, FRANCE VANLAETHEM MEMBRES DU COMITÉ DE RÉDACTION TRIMESTRIEL: PIERRE BOYER-MERCIER, JEAN-FRANÇOIS BÉDARD, RICARDO CASTRO, PAUL FAUCHER, TERRANCE GALVIN, ÉRIC GAUTHIER, NICOLE LARIVÉE-PARENTEAU, ALEXIS LIGOUGNE, RODRIGUE PAULIN, MARK PODDUBIUK, FRANCE VANLAETHEM SECRÉTAIRE DE RÉDACTION ET COORDONNATRICE: NICOLE LARIVÉE-PARENTEAU PRODUCTION GRAPHIQUE: CÔPIUA DESIGN INC.DIRECTEUR DE PRODUCTION: JEAN MERCIER REPRESENTANTS PUBLICITAIRES:\t¦ ¦ ¦ ¦ _ JACQUES LAUZON ET ASSOCIÉS LTÉE\tlBIH \u2022MONTRÉAL: 785, RUE PLYMOUTH, BUREAU 310 VILLE MONT-ROYAL, QUÉBEC, H4P 1B3 TÉLÉPHONE: (514) 733-0344, FAX: (514) 342-9406 \u2022 TORONTO: 60, WILMOT STREET WEST RICHMOND HILL, ONTARIO, L4B 1M6 TÉLÉPHONE: (416) 866-4141, FAX: (416) 886-4616 ARQ EST DISTRIBUÉE À TOUS LES MEMBRES DE L'ORDRE DES ARCHITECTES DU QUÉBEC ET DE LA SOCIÉTÉ DES DÉCORATEURS ENSEMBLIERS DU QUÉBEC.27 LA MAISON VERTE, LOUIS-PAUL LEMIEUX, ARCHITECTE (ATELIER KAOS) Jean-Pierre Chupin ¦¦ ÉVÉNEMENTS ET PUBLICATIONS 29\tL\u2019ARCHITECTURE DE EDWARD & W.S.MAXWELL Une exposition au Musée des beaux-arts de Montréal vue par Michèle Picard 30\tTHE BUILT, THE UNBUILT AND THE UNBUILDABLE.IN PURSUIT OF ARCHITECTURAL MEANING Lu par Ricardo L.Castro 30 LES CHEMINS DE LA MÉMOIRE Lus par Yves Deschamps ARCHITECTURE \u2022 QUÉBEC En annonçant les thèmes des prochains numéros, ARQ invite ses lecteurs à soumettre des projets et réalisations pour fins de publication, en les adressant au secrétariat de la revue.\u2022\tNUMÉRO 68 - AOÛT 1992 / NOUVEAUX MUSÉES DU QUÉBEC Les années 1980 ont été les années musées.Au Québec comme à l'étranger, de nombreux édifices de ce type ont été bâtis.Dans sa livraison d'été, ARQ présentera certains musées qui ont récemment ouvert leurs portes au Québec ainsi que d'autres, encore à l'état de projet.Seront examinées non seulement les constructions récentes de Montréal et de Québec, mais également celles en région.La publication de ce numéro coïncide avec la tenue en septembre prochain, dans la ville de Québec, de la 16e conférence générale de l'International Council of Museum (ICOM).\u2022\tNUMÉRO 69 - OCTOBRE 1992 / PROFIL D'ARCHITECTES D'AUJOURD'HUI: LOUIS-JOSEPH PAPINEAU, ARCHITECTE DU QUÉBEC Cette année ARQ rendra hommage à l'un des grands architectes modernes du Québec.Diplômé de l'université McGill en 1955, Louis-Joseph Papineau était l'un des associés d'un des plus importants bureaux qui ont oeuvré dans les années soixante et soixante-dix, au Québec, Papineau, Gérin-Lajoie, LeBlanc, architectes.Dans ce contexte, à titre de designer, il a conçu, entre autres, plusieurs des grands équipements du Québec.DÉPÔT LÉGAL: BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC, BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU CANADA.LES ARTICLES ET OPINIONS QUI PARAISSENT DANS LA REVUE SONT PUBLIÉS SOUS LA RESPONSABILITÉ EXCLUSIVE DE LEURS AUTEURS.© GROUPE CULTUREL PRÉFONT AINE ISSN-0710-1162 COURRIER DE LA DEUXIÈME CLASSE PERMIS NO 5699 ARQ/ ARCHITECTURE «QUÉBEC EST PUBUÉ SIX FOIS L'AN PAR LE GROUPE CULTUREL PRÉFONTAINE, CORPORATION SANS BUT LUCRATIF.LES CHANGEMENTS D'ADRESSE, LES EXEMPLAIRES NON DISTRIBUABLES ET LES DEMANDES D'ABONNEMENT DEVRAIENT ÊTRE ADRESSÉS AU GROUPE CULTUREL PRÉFONTAINE, 1463, RUE PRÉFONTAINE, MONTRÉAL, QUÉBEC, H1W2N6 TÉL: (514) 523-6832 ABONNEMENTS: LUCIE VALLÉE 6,42$/ NUMÉRO \u2022 38,52$/ 6 NUMÉROS \u2022\t64,20$/ INSTITUTIONS ET GOUVERNEMENTS NUMÉRO D'ENREGISTREMENT T.P.S.: R 102 208 469 HORS CANADA: 6,00$/ NUMÉRO \u2022\t48,00$/ 6 NUMÉROS \u2022\t60,00$/ INSTITUTIONS ET GOUVERNEMENTS PAGE FRONTISPICE: MARCHANDJ.O.& G.E.TANGUAY, architectes associés, nouvelle bibliothèque, Parlement de Québec, A.N.Q., fonds Raoul Chênevert, P 372 / D.829A (L'original a été modifié pour la mise en page.). ¦msm mil ü: Les nouveaux carreaux Companion SquareMC à pastilles contrastantes reproduites au hasard sont offerts en 14 couleurs, dispersées sur toute l\u2019épaisseur.Combinez'les à des carreaux et à des bandes otferts en 23 coloris unis pour créer des harmonies personnalisées.Pour de plus amples renseignements, veuillez écrire à : Options Design C.C.V., Les Industries mondiales Armstrong Canada Ltée, 6911, boulevard Décarie, Montréal (Québec) H3W 3E5. COUVRE'PLANCHERS D\u2019USAGE COMMERCIAL ARMSTRONG Armstrong Cet isolant de toiture est en réalité un plancher.Y aviez-vous pensé?Eh oui, c'est vrai pour de nombreuses raisons.En plus d'en attendre une protection thermique, on peut marcher dessus, même y travailler.Pour répondre à ce besoin, voici donc l'isolant de toiture PERMA-THERM* en mousse phénolique de Fiberglas Canada.D'une structure alvéolaire fermée et d'une composition chimique uniques en leur genre, c\u2019est le substrat le plus robuste qui puisse être posé.Il offre un support stable qui ne gauchit pas.Ainsi, il résiste, lors de la pose ou de l'entretien, aux tensions qui provoquent des fissures et des dénivellations et, par la suite, des fuites.Mieux encore, le panneau PERMA-THERM n'exige pas l'emploi d'un revêtement de fibre de bois, ce qui réduit votre coût total.Et puisqu'il s'agit d'un produit FIBERGLAS*, vous savez que vous êtes assuré d'une protection thermique maximale durant toute la vie utile du toit.Le panneau 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préparation du dossier sur les archives d\u2019architecture qui est au centre de ce numéro.Certes au Québec, nous ne sommes pas confrontés à une situation semblable à celle que connaissait la France au milieu des années 1970 et que dénonçait l\u2019éditorialiste.Nous ne manquons pas d\u2019institutions dont l\u2019une des vocations spécifiques est la conservation des documents architecturaux d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui.De plus, renversement de situation intéressant à souligner, le dessin n\u2019est plus de nos jours, dans la pratique commune des architectes, oeuvre anonyme, document négligeable.Au contraire même.La considération de l\u2019architecture comme un art plutôt que comme un simple service professionnel ainsi que la multiplication, depuis une vingtaine d\u2019années, des centres d\u2019exposition et des musées d\u2019architecture ont conduit à une grande revalorisation de la production graphique des architectes.Par contre, peu s\u2019en faut que tous les architectes aient compris l\u2019importance du dépôt d\u2019archives et que tous les fonds aient été l\u2019objet d\u2019un traitement qui en facilite l\u2019accès tant aux chercheurs qu\u2019aux praticiens.Répondant à une stratégie de diffusion des Archives nationales du Québec, ce dossier préparé avec la collaboration de l\u2019archiviste Claude Boudreau et du professeur Luc Noppen s\u2019adresse principalement aux architectes praticiens, il veut les informer de l\u2019intérêt des archives d\u2019architecture pour la connaissance, mais encore pour la pratique de l\u2019architecture.De nos jours, les réhabilitations d\u2019édifices existants sont des interventions devenues courantes.Et dans ces situations, les archives peuvent être une source de données des plus utile pour établir le relevé du bâtiment, voire son histoire, tout comme ceux d\u2019ailleurs de son environnement.Aussi, nous donnons dans ce numéro, un bref inventaire du contenu des fonds d\u2019archives architecturales que conservent les Archives nationales du Québec dans ses divers centres régionaux.En outre, nous visons à inciter les architectes à confier les divers documents issus de leurs activités professionnelles, dessins, et toutes autres pièces qui témoignent de leur pratique -écrits techniques et administratifs, photographies, voire maquettes- à une institution qui en assurera la conservation et en permettra la consultation.À cette fin, les Archives nationales du Québec ont mis en place une politique d\u2019acquisition et des méthodes de traitement, rencontrant ainsi une préoccupation que partagent nombre d\u2019historiens avec André Chastel, posséder tous les éléments de la création artistique d\u2019une époque, les oeuvres majeures comme la production secondaire.Certes, cette administration gouvernementale n\u2019est pas la seule à conserver des documents d\u2019architecture.Il y a bien sûr le Centre Canadien d\u2019Architecture, mais encore certaines institutions universitaires qui ont monté une collection d\u2019architecture, sans parler de divers services gouvernementaux et institutions religieuses qui préservent, entre autres, les documents architecturaux liés à leur action et à leur juridiction.Instances gouvernementales régionalisées, les Archives nationales du Québec mettent à la disposition de tous les citoyens leurs ressources professionnelles et matérielles, le but étant de préserver le patrimoine commun, sans présumer de la valeur actuelle et future des documents.Comme tout service public, les A.N.Q.offrent une accessibilité universelle.Institution de vocation et d\u2019envergure internationale, le Centre Canadien d\u2019Architecture est plus sélectif dans son action.Son projet est non seulement de nature patrimoniale, mais encore intellectuelle et culturelle, le CCA oeuvrant à la fois comme musée, bibliothèque, centre d\u2019exposition et centre d\u2019études.La première exposition d\u2019envergure consacrée à un architecte canadien, Ernest Cormier et l'Université de MoA7fréa/(ARQ 59), a clairement démontré l\u2019intérêt historique et culturel des fonds d\u2019archives architecturales, tout comme d\u2019ailleurs celle présentée au Musée du Séminaire de Québec sur l\u2019oeuvre et la carrière de Thomas Baillairgé (ARQ 55) et montée avec la collaboration des A.N.Q.Tout récemment le Musée des beaux-arts de Montréal présentait L'architecture de Edward & W.S.Maxwell, où la plupart des documents provenaient du fonds Maxwell de la Collection d\u2019architecture canadienne de l\u2019université McGill.Cette présentation qui est accompagnée d\u2019un catalogue, fut précédée par la publication d\u2019un répertoire archivis-tique qui s'inscrit dans une série inaugurée par celui consacré au fonds Percy Nobbs (1986), des ouvrages qui en l\u2019absence de moyens technologiquement plus avancés sont des outils très précieux, tout comme le guide Archives cartographiques et architecturales (Québec 1989).L\u2019exposition d\u2019architecture ne se limite pas à la rétrospective et à la représentation.Depuis le début du siècle, une tradition d\u2019expositions «bâties» existe qui a connu ces dernières années une nouvelle vigueur avec ï Internationale Bauausstellung Berlin.C\u2019est dans un semblable esprit d\u2019expérimentation et d\u2019exemplarité qu\u2019a été lancé par la Ville de Montréal, le concours, certes plus modeste, L\u2019art de vivre en ville, et élaboré le projet de la Maison verte, lesquels doivent déboucher sur la construction de quatre prototypes d\u2019habitations, autant de solutions nouvelles au logement des familles dans les quartiers centraux.Initiative gouvernementale, la réalisation des projets retenus s\u2019appuie sur l'entreprise privée.Aux dernières nouvelles, la livraison des habitations modèles a été reportée à l\u2019automne, les entrepreneurs sollicités se montrant réticents à se lancer dans une telle aventure.Il faut dire que la conjoncture économique ne favorise pas l\u2019innovation.Dans cet autre dossier, nous publions et examinons, de plus, la cité-jardin Fonteneau, le projet considéré comme le plus prometteur du programme Habiter Montréal.Intervention et projet louables par les problèmes qu\u2019ils cherchent à résoudre, l\u2019étalement urbain et l\u2019accession élargie à la propriété, et par l\u2019attention qu\u2019il porte à l\u2019aménagement paysager.Entreprise néanmoins décevante par la qualité de l\u2019habitat offert.Une visite de ce développement résidentiel, comme d\u2019autres d\u2019ailleurs qui reprennent le concept de la maison McGill, nous faitfranchement douter de la validité de ce type domiciliaire.Abordable peut-être, désirable même pour les premiers acheteurs, la maison de 14 pieds de largeur n\u2019offre cependant pas des conditions d\u2019habitabilité acceptables au plan culturel.Elle empêche notamment tout rituel d\u2019accueil.La maison dont l\u2019image traditionnelle est préservée devient pur objet de consommation, sinon de spéculation.Il est étonnant de constater qu\u2019ici le «savoir urbain» implicite à la réglementation fixant la largeur à 18 pieds, est nié.FRANCE VANLAETHEM LES SPECIALISTES DU BOIS «t GOODFELLOW fiÉ j\tin Bois et contre-plaqué _________imprégné sous pression au CCA-K33.__________ Différents profilés de parement traités sous pression ou pré-teints en usine dans un éventail de 12 couleurs.Différents profilés de cèdre de l'ouest et de pin blanc séché à 19% d'humidité et moins.Bois de charpente __________________en sapin Douglas.__________________ Poutres lamellées __________________en sapin Douglas.__________________ Bois et contre-plaqué ____________ignifugé au Flameproof L.H.C.____________ Planchers de bois franc \u201cBruce\u201d.Fondations de bois imprégné au CCA-K33.QUALITÉ ¦ SERVICE Catalogues et échantillons disponibles sur demande Tel.: (514) 635-6511.Ligne watt pour code 514:1-800-361-7144.Ligne watt pour codes 819/613/418:1-800-361-6503 Fax:(514)635-3730.Demandez André Rashotte PRODUITS ARCHITECTURAUX en 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Tel: (514) 769-5775 Fak: (514)769-3597 Université de Montréal Professeur ou professeure en histoire de l\u2019art Le Département d\u2019histoire de l\u2019art de la Faculté des arts et des sciences cherche un professeur ou une professeure à plein temps en histoire de l\u2019art (sous réserve d\u2019approbation budgétaire).Fonctions Enseignement aux 1er et 2e cycles; direction de mémoires et de thèses; projets de recherche à développer dès l\u2019entrée en fonction.Exigences Doctorat en histoire de l\u2019art (obtenu ou en voie d\u2019obtention) ou l\u2019équivalent; spécialisation en histoire de l\u2019architecture européenne (16e au 18e siècle); expérience souhaitée de l\u2019enseignement universitaire et de la recherche.Traitement Selon la convention collective.Date d\u2019entrée en fonction Septembre 1992.Les personnes intéressées doivent acheminer leur curriculum vitae, une copie du dossier académique avec liste des publications ainsi que trois lettres de recommandation, avant le 1er mai 1992 à : M.Luis de Moura Sobral, directeur Département d\u2019histoire de l\u2019art Université de Montréal C.P.6128, succursale A Montréal (Québec), H3C 3J7 Télécopieur : (514) 343-2393 (0039) 1511, ST-JACQUES O MONTRÉALPQ.H3C1H4 9340543 FAX: 934-0543 FABRICATION DE: \u2022\tMAQUETTES ARCHITECTURALES TOPOGRAPHIQUES ET AUTRES \u2022\tPROTOTYPES SITUE AU CENTRE-VILLE ¦ ESTIMATION SUR DEMANDE PRIX COMPÉTITIFS ¦ TRAVAIL DE QUALITÉ i E2oo°° Dfc LA gauchettéS AOO \\MGAL-L FORT LES ARCHIVES NA Tl En quelques années, le Québec s\u2019est doté d\u2019un imposant réseau d\u2019archives d'architecture.Nulle part ailleurs au monde retrouve-t-on aujourd\u2019hui une proportion aussi importante de plans, dessins, devis et bibliothèques d\u2019architectes qui ont été conservés, classés, mis à la disposition des chercheurs.Il faut savoir que tous les architectes actifs à Chicoutimi avant 1970 ont déjà déposé leur fonds dans le dépôt régional des Archives nationales, qu'il n\u2019y a guère d\u2019églises, de collèges ou de couvents de l\u2019Est du Québec dont les plans ne sont pas conservés à Québec et que la totalité des plans des Travaux publics du Québec et du Canada sont accessibles à la planothèque de la Société immobilière ou dans la collection nationale des dessins d\u2019architecture des Archives nationales à Ottawa.À lui seul le réseau des Archives nationales a contribué de façon importante à sensibiliser les architectes et l\u2019opinion publique à cette catégorie bien particulière de documents que sont les archives d\u2019architecture.Si aujourd\u2019hui la plupart des fonds anciens, sauf quelques étonnantes exceptions, sont «engrangés», il reste bien des agences qui conservent, souvent dans des conditions périlleuses, des documents de première importance.La question qui se pose aujourd\u2019hui n\u2019est pas tant de savoir si les archives vont encore acquérir quelques fonds pour compléter un panorama de la pratique au Québec, mais bien plutôt ce qu\u2019il adviendra des documents plus récents, voire de ceux que les architectes se proposent de dessiner demain.En fait, l\u2019existence des archives d\u2019architecture met en évidence le besoin criant d\u2019un système de conservation et d\u2019accessibilité universel et mieux organisé, l\u2019équivalent du dépôt légal pour les auteurs et éditeurs ou encore, plus judicieusement, un équivalent des archives notariales.L\u2019Ordre des architectes fait obligation aux praticiens de conserver et de rendre accessibles leurs archives (surtout les plans) pendant quelques années.Or, dans bien des cas, les conditions souvent difficiles de la pratique et la mobilité de plus en plus grande des architectes rendent caduque cette réglementation.Puis, lancinante question, où donc peuvent bien être conservés les plans de tel ou de tel édifice?Pour leur part, les archivistes ne conçoivent plus comme incongrue l\u2019idée d\u2019un dépôt (volontaire ou obligatoire) des plans; ils sont conscients de l\u2019intérêt quesuscite l\u2019architecture aujourd\u2019hui et des problématiques nouvelles qui surgissent et interrogent la pratique.De toute façon, aucun archiviste responsable ne peut plus élaguer, trier ou refuser un fonds selon des critères simplistes encore acceptés hier.Nul ne peut aujourd\u2019hui isoler un «beau dessin» de son fonds, rejeter des bleus sous prétexte qu'il ne s\u2019agit que de copies ou encore détruire des dessins techniques parce qu'ils lui paraissent difficiles à lire.Si hésitation il y a, elle concerne plutôt la masse des documents en question et aussi, de façon secondaire, mais combien pertinente, l\u2019utilité de cet effort de conservation.Car il faut bien l\u2019admettre, si les archivistes et historiens se sont complu dans l'étude de ces documents anciens, les architec- ONALES DU QUÉBEC tes eux-mêmes boudent encore ces collections pourtant importantes.Sans revenir sur la substance des textes de Marc Grignon et d'Émilie d\u2019Orgeix, on peut quand même souligner l\u2019importance qu\u2019il y aurait de fréquenter ces archives d\u2019architecture pour inscrire les projets d\u2019aujourd\u2019hui dans un contexte culturel qui n\u2019existe pas toujours en tant que construit.On peut évidemment reprocher aux archivistes d\u2019avoir collectionné dans l\u2019absolu, sans nécessairement songer aux besoins d'une clientèle de praticiens.Avant de s'émouvoir sur les qualités d\u2019un dessin ou de s\u2019interroger sur le discours graphique d\u2019une époque, le praticien «pratique» veut d'abord savoir où sont les plans de tel ou tel édifice.Immédiatement après, il veut en obtenir une copie, la plus conforme possible.C'est seulement après coup que la qualité des documents et leurs significations multiples lui préoccupent l'esprit.C\u2019est donc parce qu'il est urgent défaire connaître et de rendre accessibles les fonds d'archives architecturales qu'AÆQ a accepté de produire ce numéro thématique.C\u2019est cette urgence aussi qui nous a guidés, à Québec, dans l\u2019élaboration d\u2019un projet de répertoire informatisé des archives d\u2019architecture: Archiplan/Québec.Le système consiste essentiellement à transcrire les instruments de recherche existants, mais avec des index utiles aux architectes et aux chercheurs en architecture.Grâce à Archiplan, il sera possible de repérer le lieu où sont conservés les plans de Victor Bourgeau, mais aussi de savoir où se trouvent les plans de l\u2019édifice situé au 1526, rue Sherbrooke, par exemple, ou encore combien de plans de casernes de pompiers du XXe siècle sont conservés au Québec.La première phase du projet, financée par une subvention du Conseil des recherches en sciences humaines du Canada, doit aboutir en août 1992 à un premier répertoire-pilote, destiné à éprouver la méthodologie, les catégories et à convaincre les futurs usagers de la pertinence de cet outil.L'étape suivante consistera à déterminer si Archiplan doit se limiter à la région de Québec ou si l\u2019initiative peut donner lieu à des échanges et des collaborations pour éventuellement couvrir le Québec et, idéalement, le Canada tout entier.Sans cette interface, il faudra continuer de consulter une quantité impressionnante de répertoires, faire un tas de recherches qui bien souvent n\u2019aboutiront à rien.LUC NOPPEN, HISTORIEN D'ARCHITECTURE, ÉCOLE D'ARCHITECTURE, UNIVERSITÉ LAVAL, QUÉBEC NOTICE BIOGRAPHIQUE Historien de l'architecture et professeur titulaire à l'École d'architecture de l'Université Laval, Luc Noppen est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages sur l'architecture et le patrimoine guébécois, notamment L'art de l'architecte: trois siècles de dessins d'architecture à Québec (1983).M.Noppen a aussi mis sur pied Archiplan/Québec, un projet de répertoire informatisé des archives d'architecture.9 Quel est votre programme aujourd\u2019hui ?-\t¦\t¦\tliai *\u2022 RINFRET, PIERRE (1907-1967) P548/2946 pièces, 1935-1967 Ce fonds comprend 181 projets qui se rapportent principalement à des résidences, des édifices à logements, des édifices commerciaux, des écoles, des centres hospitaliers, des couvents et des collèges qui, pour la plupart, ont été réalisés dans la région immédiate de Québec et dans les comtés avoisinants.¦\tSTAVELEY, FAMILLE P541/1447 pièces, 1846-1956 Le fonds des architectes Staveley est extrêmement riche.Il comprend près de 1 500 plans détaillés, avec dessins en couleur des façades, d\u2019édifices de toutes natures (églises, écoles, banques, résidences privées, commerces, etc.) construits dans la région de Québec pendant un siècle par trois générations d\u2019architectes Staveley, soit Edward (1795-1872), Flarry (vers 1848-1925) et Edward Black (1877-1969).Parmi ces travaux, on compte notamment le pavillon (1848) de style néogothique qu\u2019on peut encore admirer à l\u2019entrée du cimetière Mount Hermon, l\u2019église Wesleyan (1849), maintenant l\u2019Institut canadien, la chapelle du cimetière Mountain (1854), la Banque de Québec (1860) ainsi que la brasserie Boswell (1852).¦\tTACHÉ, EUGÈNE-ÉTIENNE (1836-1912) P286/752 pièces, (vers 1880-1912) Les documents compris dans ce fonds illustrent le grand intérêt qu\u2019Eugène-Étienne Taché portait non seulement à l\u2019architecture, mais au dessin en général.On y trouve une grande variété de projets, des plus majestueux, tel le projet de l\u2019hôtel Forteresse qui devait être construit sur le site de l\u2019actuel parc Montmorency, aux plus simples, tels des projets de médailles et de sculptures.De fait, le fonds contient, d\u2019une part, plusieurs projets d\u2019édifices comme le manège militaire, la bibliothèque du Parlement et quelques résidences.Puis, d\u2019autre part, beaucoup de dessins de détails décoratifs comme des motifs floraux, des blasons et des statues.S\u2019ajoutent aussi les dessins de plusieurs monuments de Québec, notamment ceux de Wolfe et de Champlain.¦\tTALBOT, É.-HENRI (1905 -) P580/7719 pièces, 1930-1986 É.-Henri Talbot exerça sa profession dans le champ très diversifié de la construction du bâtiment aux titres suivants: écoles primaires, secondaires et polyvalentes, hôpitaux, architecture religieuse, commerciale, industrielle et résidentielle, expertises et arbitrages.Son oeuvre principale fut l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Les secteurs résidentiel et scolaire occupent une place importante tant par le nombre que par l\u2019originalité esthétique des bâtiments.Giffard à lui seul compte plusieurs édifices: église, presbytère, couvent, écoles primaire, secondaire et polyvalente, caisse populaire et centre municipal.De même, Québec, le grand Beauport, Rimouski, Rouyn-Noranda, la Rive-Sud ont été les lieux de ses réalisations architecturales.¦\tTALBOT ET DIONNE P665/415 pièces, 1884-1921 Les 415 pièces du fonds Talbot et Dionne correspondent en fait à 30 projets d\u2019architecture.Ces projets sont cependant d\u2019un grand intérêt puisqu\u2019ils montrent surtout des églises, chapelles, hospices et collèges de la région de Québec.D\u2019ailleurs, les documents de ce fonds proviennent de travaux réalisés principalement pour des communautés religieuses et des fabriques de paroisses.¦\tTESSIER, ANDRÉ P695/5766 pièces, 1950-1978 Le fonds André Tessier est constitué de 356 projets dont les auteurs principaux sont les architectes Fred A.Walker et André Tessier.Ce fonds témoigne particulièrement de l\u2019essor économique, démographique et social de la «révolution tranquille».Les édifices administratifs gouvernementaux, les édifices à bureaux, les édifices à logements multiples, les centres commerciaux dits centres d\u2019achat, les centres médicaux, les grands hôtels, les résidences pour personnes âgées, constituent une innovation dans le paysage architectural québécois.Les autres types de bâtiments y sont aussi représentés: résidences, écoles, banques, manufactures, garages pour concessionnaires; il ne manque que les églises.La majeure partie de ces projets architecturaux furent réalisés à Québec, Sillery, Sainte-Foy, Charlesbourg, Lac-Beauport et Lac-Delage.¦\tTURCOTTE ETCAUCHON 200 projets, 4 557 pièces, 1936-1980 Ce fonds comprend l\u2019oeuvre des architectes Léo Turcotte (1911-1985) et Paul Cauchon.Outre de grands projets, il renferme des plans de résidences et d\u2019édifices publics construits dans la région de Québec.De plus, on y trouve plusieurs plans d\u2019architecture navale réalisés pendant la Seconde Guerre mondiale.¦\tVENNE, GÉRARD (1910-) P57/4876 pièces, 1910-1974 Le fonds Gérard Venne comprend 19, 20 mètres de manuscrits et 175 projets d\u2019architecture.Les plans, dessinés tant par Monsieur Gérard Venne que par les autres architectes dont les noms figurent dans ce fonds montrent surtout des édifices publics comme des collèges, écoles, hôtels, hôpitaux, banques, commerces, etc.Ils présentent aussi des projets réalisés à Québec et dans la région, au Lac-Saint-Jean, dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, soit un peu partout dans la province et au Nouveau-Brunswick.16 ,J=T3=*FYl ¦ iMfrlSïl 'W,r,y>, iiii»iii \u2022-4J itfllfel illü Ikbs; limsial ¦¦¦1 ill : I ¦¦¦111 ill! ¦¦¦« ligg iitna \u2019TFT *;7J>r?\u2022frjv'FW.xk'v- D\u2019autres centres d\u2019archives au Québec ne disposent présentement que de fonds d\u2019architecture provenant de grands organismes, telles les institutions gouvernementales.Les firmes d\u2019architecture et les architectes intéressés sont invités ày déposer leurs oeuvres.Les centres énumérés ci-après viennent donc compléter la liste des bureaux régionaux d\u2019archives cartographiques et architecturales des Archives nationales du Québec.CENTRE D'ARCHIVES DE LA CÔTE-NORD 649, boul.Laure Ouest Sept-îles (Québec) G4R1X8 Gaston St-Hilaire, archiviste régional TéL: (418) 962-3434 CENTRE D'ARCHIVES DE L'ESTRIE 740, rue Galt Ouest, r.-c., porte 11 Sherbrooke (Québec) J1H1Z3 Gilles Durand, archiviste régional Tel.: (819) 820-3010 CENTRE D'ARCHIVES DE L'ABITIBI-TÉMISCAMINGUE, NORD-DU-QUÉBEC 27, rue du Terminus Ouest Rouyn-Noranda (Québec) J9X 2P3 Louise-H.Audet, archiviste régionale TéL: (819) 762-4484 CENTRE D'ARCHIVES DE L'OUTAOUAIS 170, rue Hôtel-de-Ville Hull (Québec) J8X4C2 Hélène Cadieux, archiviste régionale TéL: (819) 772-3010 CENTRE D'ARCHIVES DU BAS-SAINT-LAURENT, GASPESIE - ÎLES-DE-LA-MADELEINE 337, rue Moreault, 2e étage Rimouski (Québec) G5L 1P4 Donald O\u2019Farrell, archiviste régional Tel.: (418) 722-3500 .THE \u2022 DOfmiJÔtf CCP SUT \u2019Q^Et.CC.elle Jes l\\evds.Pétés ptaxisMirts.-D.Âe Qe\\et ec____ -C^eloec________ (bajneTrkosUei's* te Q.f).fIX)ÿ.r-.- Jïxç&Je 1.\tSTAVELEY (famille), résidence H.Gowen, 1879, Archives nationales du Québec à Québec, fonds P 541/n°153B.2.\tTACHÉ, Eugène-Étienne, bibliothèque parlementaire, élévation principale, 1877, Archives nationales du Québec à Québec, fonds P 286/ n°1.2.7.CHÊNEVERT, Raoul, Dominion Corset, 1911, Archives nationales du Québec à Québec, fonds P 372/n° 238 R.4.TALBOT & DIONNE, chapelle des Révérends Pères Franciscains, 1905, Archives nationales du Québec à Québec, tonds P 665/n°8.3.4. LES ARCHIVES NATIONALES DU QUÉBEC MARC GRIGNON, PROFESSEUR, DÉPARTEMENT D'HISTOIRE, UNIVERSITÉ LAVAL Selon Michel Foucault, la situation actuelle des disciplines historiques serait caractérisée par «la mise en question du document».(1) Cette affirmation, surprenante à première vue, s\u2019explique après avoir constaté que le document d\u2019archives, matériau de base de toute construction historique, peut occuper des fonctions variées dans un argument et peuttoujours être interprété différemment par quelqu\u2019un d\u2019autre.Un document perçu comme symptôme d\u2019une tendance connue par un certain historien peut constituer l\u2019exception difficile à expliquer pour un autre.Le document, en d\u2019autres mots, fait souvent problème, et l\u2019information qu\u2019il livre dépend toujours de la question posée.Dans le cadre de cette présentation des archives architecturales au Québec, il nous paraît essentiel d\u2019examiner comment cette «mise en question» affecte l\u2019utilisation du dessin d\u2019architecture.Sans vouloir suggérer une quelconque séquence historique, nous présenterons ici trois conceptions différentes de ce type de document.Nous examinerons d\u2019abord la conception strictement documentaire, où le dessin sert principalement à mieux connaître l\u2019aspect physique de bâtiments disparus, transformés, ou jamais réalisés.Nous présenterons ensuite une approche qui laisse plus d\u2019autonomie au dessin, mais qui ne se dégage pas complètement d\u2019une conception documentaire.Finalement, nous proposerons que l\u2019étude de la pratique architecturale réussit à donner au dessin d\u2019architecture un nouveau statut, celui de monument.LE DESSIN D'ARCHITECTURE COMME DOCUMENT Dans la perspective de l\u2019historien, la fonction première des archives d\u2019architecture est de permettre la reconstitution de monuments transformés, détruits, ou jamais réalisés.Le dessin d\u2019architecture est alors traité comme supplément documentaire enrichissant une vision de l\u2019histoire basée principalement sur les bâtiments, plutôt que sur les idées ou sur les conditions sociales de la pratique.De cette manière, les historiens ont pu reconstituer nombre de projets importants, notamment ceux de Raphaël pour l\u2019église Saint-Pierre-de-Rome.(2) Dans la même perspective, il est possible de reconstituer le projet final de l\u2019architecte Claude Baillif pour la cathédrale Notre-Dame-de-Québec à partir d\u2019une série de dessins conservés aux Archives du Séminaire de Québec.Nous savons que, dès 1683, deux projets, un grand et un petit, étaient considérés simultanément.(3) C\u2019est le petit projet qui a été accepté par les marguilliers et qui a été mis en chantier au printemps 1684.(4) L\u2019évêque, François de Laval, n\u2019a pourtant pas abandonné ses efforts pour avoir un bâtiment plus imposant.Le grand projet a finalement été mis en chantier en 1685 , mais des problèmes structuraux ont amené Baillif à en diminuer la hauteur tout en conservant ses caractéristiques principales, soit lafaçade à trois niveaux, les tours harmoniques, les bas-côtés, et la nef éclairée par une claire-voie.À l\u2019aide du dessin pour le grand projet et d\u2019une élévation latérale qui date probablement de 1685, il est possible de déduire le projet final que Baillif a conçu pour résoudre les problèmes structuraux Simple moyen de la recherche historique ou véritable objet d\u2019étude, quel est le statut des dessins qui constituent les fonds d\u2019archives architecturales ?C\u2019est à cette question centrale pour une histoire de l'architecture critique de ses moyens et de ses buts que tente de répondre Marc Grignon en prenant appui sur les apports théoriques majeurs de deux de ses illustres prédécesseurs, Erwin Panofsky et Michel Foucault.apparus à l\u2019été 1685.Ce projet final, caractérisé par l\u2019abaissement considérable de la nef, permet d\u2019aménager des fausses voûtes dans les bas-côtés et d\u2019y ouvrir des fenêtres suffisamment grandes, même si la compression verticale a affecté principalement cette partie du bâtiment.Cette utilisation des archives d\u2019architecture comme supplément documentaire, si importante soit-elle, n\u2019est pas la seule, ni même la plus intéressante.Une remarque d\u2019Erwin Panofsky laisse entrevoir d\u2019autres possibilités d\u2019utilisation des documents: «Quand un savant observe un phénomène, il recourt à des instruments, qui sont eux-mêmes soumis aux lois naturelles qu\u2019il veut explorer.Quand l\u2019humaniste examine un souvenir témoin de l\u2019homme, il recourt Mes documents, qui sont eux-mêmes les produits de cette histoire qu\u2019il veut élucider.» (5) La comparaison entre les instruments du savant et les documents de l\u2019historien fait bien ressortir le caractère historique de ces derniers.Puisque les dessins d\u2019architecture, par exemple, font partie intégrante du processus qui mène éventuellementà la réalisation d\u2019un bâtiment, le côté purement documentaire doit être exploité avec prudence.Comme tout document d\u2019archives, ledessin peut être trompeur.Il peut être éventuellement faux, comporter des erreurs, ou même se rapporter à un autre projet que celui en question.En fait, l\u2019information puisée dans un dessin architectural n\u2019existe qu\u2019en fonction d\u2019hypothèses concernant, entre autres, les conventions graphiques employées, les relations entre l\u2019architecte et le client, ou le rôle de l\u2019architecte sur le chantier, hypothèses que l\u2019historien n\u2019utilise pas toujours de façon consciente ou de façon explicite.Le dessin fait ainsi partie d\u2019un réseau historique complexe qui englobe aussi le bâtiment, et ce réseau peut devenir l\u2019objet d\u2019investigation de l\u2019historien: «Le document n\u2019est donc plus pour l\u2019histoire cette matière inerte à travers laquelle elle essaie de reconstituer ce que les hommes ont fait ou dit, ce qui est passé et dont seul le sillage demeure: elle cherche à définir dans le tissu documentaire lui-même des unités, des ensembles, des séries, des rapports.» (6) Ce passage de Foucault met bien en évidence le fait que le document n\u2019est pas seulement un «document», c\u2019est-à-dire une source d\u2019information au sujet d\u2019un événement historique quelconque.Le document fait entièrement partie de cet événement historique et doit être étudié comme tel.C\u2019est pourquoi il est possible de concevoir une utilisation beaucoup plus vivante des archives d\u2019architecture.Si Panofsky apportait déjà une nuance importante à la distinction entre document et monument, Foucault n\u2019hésite pas à dire que «de nos jours, l\u2019histoire, c\u2019est ce qui transforme les documents en monuments».(7) LE DESSIN COMME TRACE D'UN PROCESSUS DE RECHERCHE ARCHITECTURALE Un élargissement important de la conception documentaire du dessin d\u2019architecture est présenté par James Smith Pierce dans un article intitulé «Architectural Drawing and the Intent of the Architect».(8) Celui-ci fait valoir que les dessins peuvent livrer des informations précieuses sur l\u2019approche d\u2019un architecte si l\u2019on porte attention au choix du sujet, à la façon dont l\u2019espace est représenté, et aux techniques graphiques utilisées.Ce n\u2019est pas tant l\u2019aspect physi- l 8 «Le mauvais architecte» selon Philibert de l\u2019Orme, Le premier lame de l'architecture, Paris, Frédéric Morel, 1568.que d\u2019un bâtiment qui est ainsi exploré que la façon de travailler de l\u2019architecte, les problèmes qui attirent le plus son attention, le thème de ses recherches.Par exemple, la technique de l\u2019écorché, qui permet de présenter dans un même dessin le volume extérieur d\u2019un bâtiment tout en révélant partiellement son intérieur, témoigne de l\u2019importance des préoccupations spatiales dans l\u2019oeuvre des architectes de la Renaissance italienne.(9) Une approche comparable permet à Stanford Anderson de parler de véritables programmes de recherche architecturale.(10) Anderson s\u2019intéresse au processus de design en tant que tel et tente d\u2019y déceler des caractéristiques permettant de le comparer aux programmes de recherche scientifique tels ceux que décrit Imre Lakatos.Il ne s\u2019agit pas de scientisme, mais bien d\u2019une analyse qui tient compte du fait que des décisions arbitraires conduisent souvent à des résultats satisfaisants, et parfois même inspirés.C\u2019est d\u2019ailleurs tout l\u2019intérêt de l\u2019argument de Lakatos, qui reconnaît la nécessité d\u2019un certain degré d\u2019arbitraire dans les décisions fondamentales et dans l\u2019évolution de tout programme de recherche scientifique.(11) Dans cette perspective, l'étude des archives d\u2019architecture permet non seulement de mieux saisir l\u2019intention de l\u2019architecte, comme Pierce l\u2019a démontré, mais aussi d\u2019évaluer la cohérence de sa recherche, d\u2019en saisir les tournants majeurs, et d'expliquer l\u2019originalité de ses résultats.Une application éloquente de cette méthode se retrouve dans une étude de Libero Andreotti portant sur la bibliothèque d\u2019Exeter par Louis Kahn.(12) L\u2019analyse détaillée des dessins de Kahn révèle la présence du thème principal dès le début du processus de conception, soit la disposition des espaces de consultation le long des quatre faces d\u2019un bâtiment de plan carré, avec l\u2019imbrication concentrique des rayonnages et d\u2019un grand hall central.Cette analyse fait ressortir en outre l\u2019originalité de certaines solutions, dont le traitement des coins extérieurs après que deux tours prévues initialement aient été rejetées.(13) Malgré des avantages importants, cette approche ne se dégage pas complètement d\u2019une conception documentaire des archives d\u2019architecture.Si le dessin et le bâtiment sont tous deux intégrés dans le programme de recherche architecturale, ils sont néanmoins subordonnés à la pensée de l\u2019architecte, qui devient un nouveau type de monument.Foucault, par contre, suggère une définition beaucoup plus large de l\u2019archive: «L\u2019archive, ce n\u2019est pas ce qui sauvegarde, malgré sa fuite immédiate, l\u2019événement de l\u2019énoncé et conserve, pour les mémoires futures, son état civil d\u2019évadé; c\u2019est ce qui, à la racine même de l\u2019énoncé-événement, et dans le corps où il se donne, définit d\u2019entrée en jeu le système de son énonçabilité.» (14) En d\u2019autres mots, il faut aussi considérer l\u2019ensemble des contraintes sociales et historiques qui rendent possible, ou plutôt, qui rendent signifiant tel ou tel type de document à une époque donnée.C\u2019est pourquoi l\u2019archive, pour Foucault, «c\u2019est le système général de la formation et de la transformation des énoncés».(15) Pour donner au dessin d\u2019architecture toute sa portée historique, il est important de considérer à qui il est destiné, quel type d\u2019information il véhicule, ce qu\u2019il prend pour acquis, bref, comment il s\u2019insère dans le système de production des bâtiments d\u2019une époque donnée.LE DESSIN D'ARCHITECTURE COMME MONUMENT La troisième approche du dessin d\u2019architecture que nous désirons présenter consiste donc à étudier le dessin comme monument historique, c\u2019est-à-dire le traiter non pas comme un document, mais comme l\u2019objet principal de l\u2019investigation.Dans cette perspective le dessin n\u2019est pas perçu comme une matière neutre se pliant aisément à toutes les situations.C\u2019est plutôt le lieu d\u2019un ensemble de tensions et de conflits qui a profondément marqué la profession d\u2019architecte.Un exemple de cette situation est le rôle que Philibert de l\u2019Orme, architecte français du seizième siècle, donne au dessin.Pour de l\u2019Orme, un bon architecte doit connaître «la portraicture, pour faire voir & donner à entendre à un chacun, parfigures & dessins, les oeuvres qu\u2019il aura àfaire».(16) Le dessin est donc un moyen de communication entre l\u2019architecte et le constructeur qui doit connaître la géométrie pour pouvoir lire les «traicts & figures que nous délibérons luy proposer».(17) Ce moyen de communication, d\u2019ailleurs unidirectionnel, n\u2019est pas innocent, puisqu\u2019il sert à introduire l\u2019architecte dans un processus qui se passait très bien de lui.De l\u2019Orme cherche effectivement à «Le bon architecte» selon Philibert de l\u2019Orme, Le premier tome de l\u2019architecture, Paris, Frédéric Morel, 1568.enlever aux maîtres-maçons la responsabilité de la conception architecturale (18) et ses nouveaux critères de dessin servent directement ce but.Il fait de laconception architecturale le privilège des architectes et il maintient les maîtres-maçons sous son con-trôleen leur imposant des dessins qu\u2019ils doivent exécuterfidèlement.Par rapport au client, de l\u2019Orme se range du côté d\u2019Alberti pour dire que l\u2019architecte doit éviter tout effet rhétorique dans ses dessins et ses maquettes: «Je suis d\u2019opinion, avec Léon Baptiste Albert, que [la rhétorique] ne luy est nécessaire, car il suffit que [l\u2019architecte] donne seulement son conseil & montre sa diligence naifvement.» (19) La rhétorique est donc perçue comme un moyen pour séduire et pour tromper: «Plusieurs ne sçavent parler beaucoup, mais ils sont fort studieux & curieux de leur état, & trop plus à louer que ceux qui sont grands parleurs & font longs discours, avecques ostentations de beaux portraicts & bien peincturez, mais leurs oeuvres ne sont en rien semblables.» (20) Voilà pourquoi l\u2019image du mauvais architecte selon de l\u2019Orme est celle d\u2019un rhétoricien.Puisqu\u2019il n\u2019a pas d\u2019oreille, il ne peut rien entendre, mais il a quand même une bouche «pour bien babiller & mesdire».(21 ) Le bon architecte, par contre, a quatre oreilles, «monstrant qu\u2019il 19 faut beaucoup plus ouyr que parler».(22) L\u2019implication de ces commentaires pour la représentation d\u2019un projet architectural est qu\u2019«un bon Architecte désirant représenter au naturel un bastiment, ne doit jamais faire [.] un modèle fardé, ou si vous voulez, enrichy de peinture, ou doré d\u2019or moulu, ou illustré de couleurs, ainsi que font ordinairement ceux qui veulent tromper les hommes».(23) Ces quelques observations montrent bien l\u2019importance qu\u2019a eu le dessin pour légitimer l\u2019intervention de l\u2019architecte dans la production architecturale à un moment précis de l\u2019histoire.Elles suggèrent la possibilité d\u2019une histoire de l\u2019architecture où le statut social de l\u2019architecte, les conventions graphiques qu\u2019il utilise, le type de relation qu\u2019il entretient avec clients et entrepreneurs, et même ses préoccupations formelles seraient intégrés dans une perspective globale.Cette histoire serait celle de la pratique architecturale et permettrait de dépasser la distinction plutôt arbitraire entre une histoire sociale, une histoire des formes et une histoire des théories de l\u2019architecture.Donnons rapidement un exemple.Un plan d\u2019église conservé aux Archives du Séminaire de Québec et signé «Jean Maillou» intrigue toujours les historiens de l\u2019architecture pour le caractère peu réaliste de l\u2019élévation mais l\u2019aspect très typique du plan.Ces particularités ne sont pas expliquées par la notion de plan-type que proposent Gérard Morisset et Alan Gowans, ni par l\u2019hypothèse plus vraisemblable d\u2019un plan conçu pour un bâtiment bien précis.S\u2019il s\u2019agit d\u2019un plan-type, pourquoi n\u2019est-il pas plus précis, et s\u2019il s\u2019agit d\u2019un plan pour un bâtiment unique, pourquoi a-t-il été fait, étant donné le caractère typique du bâtiment?Lasolution se trouve dans le processus suivi pour la construction de certaines églises rurales, dont celle de Saint-Nicolas.Le 8 décembre 1720, l\u2019intendant Michel Bégon demandait à Jean-Baptiste Maillou de faire un «plan et élévation» de l\u2019église et du presbytère projetés pour qu\u2019ils soient «examinés par tous les habitants de la dite Paroisse en présence du Curé et du Seigneur du lieu».(24) Les paroissiens de Saint-Nicolas devaient ensuite élire quatre représentants pour décider de la somme que le seigneur et chacun des habitants auraient à payer pour la construction.Cette hypothèse, selon laquelle le «plan Maillou» daterait de 1720 et représenterait un projet pour l\u2019église de Saint-Nicolas, explique les particularités de l\u2019élévation de façon convaincante.Comme ce dessin était destiné à être vu par tous les paroissiens, il ne pouvait être réalisé selon des codes architecturaux trop complexes pour des profanes.Il fallait donc un dessin plus près des codes de la peinture et de la gravure.L\u2019élévation donne ainsi une idée générale du type d\u2019église en question, tandis que le plan permet d\u2019en évaluer les dimensions.Comme on peut le voir, il est difficile de comprendre la signification du \u201cplan Maillou\u201d sans tenir compte du processus de réalisation du bâtiment.L\u2019image quelque peu naïve présentée par l\u2019élévation est incompréhensible si on ignore à qui elle était destinée.Lorsqu\u2019on en connaît le destinataire, il devient possible d\u2019évaluer le type d\u2019information que l\u2019image devait véhiculer et d\u2019approfondir ainsi notre connaissance de la pratique architecturale de l\u2019époque.CONCLUSION Nous avons examiné trois conceptions des archives d\u2019architecture caractérisant le travail des historiens.Ces conceptions diffèrent principalement par la place réservée au dessin d\u2019architecture, soit celle de documentation concernant l\u2019aspect physique d\u2019un bâtiment, celle de trace d\u2019un processus de recherche et celle d\u2019objet principal de l\u2019investigation historique.Ces conceptions ne sont pourtant pas aussi distinctes l\u2019une de l\u2019autre que notre présentation le laissait supposer.L\u2019exemple du «plan Maillou» montre bien comment l\u2019investigation du dessin pour lui-même permet d\u2019identifier quel type d\u2019information y est véhiculée et, par conséquent, comment elle peut aider à voir ce même dessin d\u2019une façon plus critique lorsqu\u2019il s\u2019agira de reconstituer le bâtiment en détail.Cette troisième conception, ouverte sur la pratique architecturale, devient ainsi nécessaire aux deux autres.Nous pouvons ajouter que seule, elle ne mènerait probablement pas très loin.Une étude du dessin d\u2019architecture ne tenant pas compte de l\u2019histoire des formes ou de l\u2019histoire des programmes de recherche ne pourrait déboucher que sur l\u2019esthétisme.S\u2019il est nécessaire de transformer les documents en monuments pour en saisir toute la portée historique, les réduire au seul concept de monuments risque d\u2019isoler leurs qualités formelles et de les enfermer dans la catégorie antihistorique d\u2019oeuvre d\u2019art.NOTES ET RÉFÉRENCES I FOUCAULT, Michel, L'archéologie du savoir, Paris, Gallimard, 1969, p.13.Voir FROMMEL, Christoph Luitpold et al.Raffaello architetto, Milan, Electa, 1984, pp.263,272-273, 305.NOPPEN, Luc, Notre-Dame-de-Québec, Québec, Éditions du Pélican, 1974, pp.45-46.Archives du Séminaire de Québec, Paroisse de Québec, n°48: contrat du 7 décembre 1683 pour l'agrandissement de l'église Notre-Dame-de-Québec.5.\tPANOFSKY, Erwin, «L\u2019Histoire de l'art est une discipline humaniste», L'oeuvre d\u2019art et ses significations, Paris, Gallimard, 1982, p.35.6.\tFOUCAULT, op.cit.p.14.7.\tIbid.p.15.8.\tSMITH PIERCE, James, «Architectural Drawing and the Intent of the Architect», Art Journal, 27 (1967), pp.48-59.9.\tIbid, pp.56-57.10.\tANDERSON, Stanford, «Architectural Design as a System of Research Programmes», Design Studies, n°3 (1984), pp.146-150.11.\tLAKATOS, Imre , «Falsification and the Methodology of Scientific Research programmes», in I.Lakatos et H.Musgrave ed.Criticism and the Growth of Knowledge, Cambridge, Cambridge University Press, 1970, pp.91-196.12.\tANDREOTTI, Libero, «Conceptual and Artifactual Research Programmes in Louis I.Kahn's Design of the Phillips Exeter Academy Library (1966-72)», Design Studies, n\" 3 (1984), pp.159-165.13.\tVoir Ibid.p.164.14.\tFOUCAULT, op.cit.p.170.15.\tIbid.p.171.16.\tDE L\u2019ORME, Philibert, Architecture, Ridgewood, N.J., The Gregg Press, 1964 (réimpression de l'édition de 1648), Livre I, fol.10 recto.17.\tIbid.Livre II, fol.31 verso.18.\tVoir WILKINSON, Catherine, \u2018\u2018The New Professionalism in the Renaissance\u201d, in Spiro Kostof ed.The Architect, New York, Oxford University Press, 1977.19.\tDE L\u2019ORME, op.cit.Livre I, fol.10 verso.20.\tIbid.21.\tIbid.Conclusion, fol.328 verso.22.\tIbid.Conclusion, fol.330 recto.23.\tIbid.Livre I, fol.23 verso.24.\tArchives nationales du Québec, Québec, Ordonnances des Intendants, vol.7, 8 décembre 1720.Plan d\u2019église par Jean-Baptiste Maillou Archives du Séminaire de Québec, Polygraphie 2, no.77 .¦r , Ik 20 HABITER MONTRÉAL THE HABITER MONTRÉAL PROGRAM Consistent with the experience of most North American metropolitan centres during the post-war era, the City of Montréal has experienced a continuous erosion of its historic dominance of the region\u2019s population and housing stock.In an attempt to reverse what most urban observers have concluded to be an irreversible trend, the city, until the mid-1970\u2019s, adopted a hegemonic municipal policy, aggressively annexing adjacent communities in an effortto broaden its tax base, and borrowing on the capital markets as well as increasing tax rates in an effort to augment overall revenues.By the late 1970\u2019s, by which time the province no longer viewed such tactics favourable, the city was required to formulate alternative means of achieving the same ends.Given the moribund state of the commercial and industrial sectors, Montréal concluded that the most effective policy option was one which would enable it to promote the residential development sector within its own territory.Given that the residential development sector was also in a continuing state of dormancy, Montréal opted to petition the Province for a revision to its Charter.This would enable it to stimulate house construction by first assembling a land bank of properties which could be proffered to prospective developers at favourable rates, and second by exchanging these for the production of housing of types, in quantities, and at prices that the city deemed desirable.Such a program was also considered desirable in that it would redirect development pressures away from the existing residential stock.Although a common practice in Western Europe and in some North American municipalities, the idea of the city being able to assemble a land bank for residential development purposes was a revolutionary concept in Québec.Historically, Québec municipalities had maintained a laissez-faire attitude to market housing, intervening only through the application of zoning ordinances, bylaws, and building codes, and occasionally through the provision of direct or indirect subsidies and financial incentives.Unlike the situation in Europe, the socio-economic and political realities of Québec conspired to prevent Montréal from itself undertaking direct-built initiatives on any significant scale.Instead, the city elected to take advantage of its land bank by inaugurating a public-private sector partnership program.Initially entitled Opération 10 000 logements, the initiative was formally launched in September, 1979, with a mandate to increase the residential stock within the territory of the City of Montréal.Intended to have a life span of four years, the program was later extended and expanded to become Opération 20 000 logements.With the election of the Doré administration, the program was re-entitled Habiter Montréal in 1989.This latest incarnation was re-oriented to focus its efforts in stimulating the production of affordable, suburban style \u201cstarter homes\u201d, units which would be attractive to the targeted market consisting of modestly-waged households, primarily families with young children.These statistically normative entities were predominantly renters who were desirous of purchasing their first home, prefer- N-B.ONLY.Pian must depend upon ably of the single-family detached, semi-detached, or attached variety, one which would be situated somewhere on the Island of Montréal.Montreal's public-private partnership program, although made operative at the same time as Berlin\u2019s counterpart, the acclaimed Internationale Bauausstellung (IBA), was not conceived with a strong ideological foundation.Unlike IBA, the Montréal program was not created as a means of regenerating deteriorated areas of the inner city, nor as a means of stimulating the production of new urban-scale housing typologies.Whereas the Berlin initiative had architectural, urban design, socio-economic and political ambitions, as witnessed both in the complexity of many of the building projects and in the predilection for a two-stage competition process, the Montréal program has, from its outset, harboured much more modest objectives.Essentially, Habiter Montréal, like its precursors, aims at stimulating the suburban house building industry, while increasing the city\u2019s residential stock.There are no concomitant, prevailing, architectural, urban design, or planning aspirations which inform or unify the disparate projects.Habiter Montréal functions in a straightforward manner.Assembled lands, situated primarily in districts on the metropolitan periphery in east-end Montréal, are awarded to prospective developers following a one-stage, developer-architect competition.Since the price of land is fixed in advance, and hence not open to competitive bidding, submissions are judged on the basis of \u201cmerit\u201d by a selection committee comprised of individuals from the city\u2019s planning department.Assessment criteria include such considerations as the proposal\u2019s integration with the context, the \u201cquality\u201d of the architecture, the functionality of the plan, the intended unit prices, and the \u201cexperience\u201d of the builder-developer.By definition, such an assessment process is highly subjective, one which almost ensures the submission of designs which conform to accepted standards, one which virtually rejects out of hand avant-garde architectural and planning solutions.With the program\u2019s focus being the production of affordable starter housing, the city and province have elected to support this orientation through the proffering of tax concessions and reduced mortgage interest payments for eligible individuals.In Phase 1 of Habiter Montréal, the city intends to release approximately eleven hectares of land forthe construction of 1 002 mostly jnniurjizmrjrjiurjioiüi: \u201caffordable\u201d housing units.Aware that escalating development and maintenance costs could compromise the production objectives, rendering empty the concept of affordability, the city decided to launch the revamped program by announcing a special \u201cdemonstration\u201d project.It was hoped that it would solicit ideas which indicated how standard suburban architectural and planning typologies which the city preferred could be modified to be made more cost effective, yet elicit designs that would be compelling enough that they could serve as a model which could be replicated elsewhere.Clearly, Montréal most definitely was not asking builder-developers and their architects to conceive of nor propose a latter day Weissenhof, nor was the avant-garde being heralded in to envisage a new form of community predicated on a new social contract.IAN MCBURNIE, ARCHITECT, ATELIER BIG CITY 1.\tWard and Centre, Garden-City, A diagram only.2.\tLevittowners and their one-and-a-half story cape: Levittown, New York, 1948.3.\tElevation study for the Grow Home, traditionnal brickwork.21 HABITER MONTRÉAL THE CITÉ-JARDIN FONTENEAU, MONTRÉAL 1 00 umm Q 03 E] ?H HC3[?iHBli ffliiiiia .: >«¦'!:&! 5Sî-fe#^;iS Us ES' SîS^iBîS rü'ik'xi nun IlllJft l'isrsi'; 'ifiSfLljl hstiüri \u2018ifiasB1 'larjil'i iilasa 11 SiSSiiS lilniïiiiÏMllj Ëïnilnlï mü Vmmaeiaet^ii-i; HMK£| $Hgs -J PSHBS fariSliiisil il® >\"ï 1T5VNV lLv,P-5ï\" For the purposes of the demonstration project, the city selected a 2.65 hectare site located within a 1960\u2019s low density residential community comprised primarily of bungalows, one which had also witnessed the construction nearby of a number of in-fill projects under the auspices of Habiter Montreal's predecessor.A largely denuded tract of land situated adjacent to the rue Sherbrooke exit of the inter-regional Autoroute 25, it is an approximately two-minute walk from the Honoré-Beaugrand metro station.To its south stand a small wood-lot and a number of institutional structures, to the east and west bungalows, and to the north a series of semi-detached an multiplex buildings.Access would be achieved through an extension onto the site of two municipal roads designed to accommodate the requirements of the up to 130 single-family semi-detached and attached dwellings.Advertised in a call for proposals, the submission entered by the Montréal architectural practice of Cardinal and Hardy was selected.Their proposition, entitled cité-jardin Fonteneau, proposed 110 single-family starter homes, the majority of which would be narrow-fronted, existent-minimum dwellings based upon the McGill University Grow Home model.Cardinal and Hardy arranged these units on the site either linearly, in order to address the proposed municipal street extension, or in clusters, in orderto enclose semi-private \u201ccollective\u201d gardens.A north-south pedestrian path was placed to link the housing clusters both with one another, and to the adjacent wood-lot which the city intends to appropriate as a park.Parking for residents of the street-related housing was provided in garages, accessed either individually or collectively; parking for residents of the clusters was provided in surface lots distributed interchangeably with housing blocks and situated at the ends of private culs-de-sac.The project, achieving a density of approximately 42 units per hectare, provides for freehold and condominium land ownership, necessitating a fairly complex legal framework.22 ARCHITECTS Cardinal et Hardy ARCHITECT IN CHARGE Michel Hardy Aurèle Cardinal, partner CONCEPTION TEAM Christian Deshaies, Michel Dumont, Réjean Gagné, Jacques Gobeil, Bernard Lewy-Bertaut, Dominique Martin Jr.TECHNICAL SUPPORT Sylvie Lanciault, Pierre Lavigne, Martine Lessard, Sylvie Paré, Eric Phaneuf.CLIENT Groupe Capital de Montréal Inc.PROGRAM The planning and design of a 110 unit single-family affordable housing \"cité-jardin\" in east-end Montréal.BUDGET 13 602 400$ TÜjlJjfip '«BSS&ffaMBSS&gSHSSSST I ¦irai iiisps 1.\tOverall plan.2.\tLayout Plan, alley and rear gardens.3.\tNeighbourhood study.4.\tCross elevations.5.\tPlans.6.\tCross elevations.7.\tPlans.rez-de-chaussée CRITIQUE In his treatise entitled \u201cThe Present Age\u201d, Scandinavian philosopher Soren Kierkegaard (1813-1855) reflects upon the condition of modern culture, lamenting that \u201cour era leaves everything standing but cunningly empties it of significance\u201d.Examined in light of that critical perspective, Cardinal and Hardy\u2019s cité-jardin Fonteneau is representative of one of the many problems of contemporary culture: one in which all ideas and even ideals are open for interpretation, notforthe purposes of a bettercomprehension, but rather in order to appropriate them for purposes for which they were not intended, a process which frequently corrupts and which can, in time, render something once compelling quite meaningless.It is representative as well of our culture\u2019s preference for image over substance, of our predilection for rhetoric over ideology; in effect, a potent example of the ultimate triumph of marketing.Cardinal and Hardy\u2019s project, now nearing completion, is both etymologically and conceptually misrepresented: on one level, it attempts to appropriate the historic and even heroic achievement of Ebenezer Howard, debasing it in the process and stripping it of all ideology; on another level, it has been constructed of McGill University Grow Homes, an arguably specious commodity in their normative state, even more so as they appear in this project.Howard\u2019s Garden City idea, first articulated in his 1898 work entitled: To-morrow: A Peaceful Path to Real Reform, was advanced in response to the socio-economic and environmental debate which preoccupied housing and social reformers at the time.His diagrammatic concept hinged upon a synthesization of the twin ideals of decentralization and redevelopment of existing centres, and the creation of new, satellite or \u201cgarden\u201d communities located on the metropolitan periphery: utopian communities in the Thomas More sense that they heralded in a new society in which workers could live and work in harmony with nature.His model was holistic and truly compelling, founded upon both the John Locke ideal of private property rights and a neo-Rousseauian social contract.Cardinal and Hardy evidently appropriated the term for the purposes of winning a competition, as it would have evoked a particularly seductive and familiar imagery for the selection committee.It was probably intended to give their project an edge, to make it memorable.Perhaps the architects deemed this a necessary strategy, as the project\u2019s conceptual planning is weak, innovative only in the incorporation of a network of privately-owned and maintained streets which have been designed to reduced standards.Given the value-laden associations that the Garden City evokes, it is truly ironic that the principal planning task of the architects was the arrangement of a pre-determined house form on the site: cité-jardin is not planned as one would a Garden City nor a Garden Suburb, but rather as one would plan a trailer park: on any given site, the objective is to arrange as efficiently as possible the maximum number of prescribed mobile homes.The design assumesanon-sequitor, uni-directional approach: whereas the plan of the site has not informed the derivation of a housing type, the predetermined housing type has definitely informed the evolution of the plan.In essence, the quintessential suburban experience.This can be most readily discerned in the non-existent relationship between the housing layout and the adjacent wood-lot: instead of being worked into the plan as the principal focus for what is rhetorically presented as a new garden community, it instead was residualized, effectively negating its potential as the most compelling element, the idea, upon which the whole plan hinged.Granted that the wood-lot is not part of the site and hence not part of the planner\u2019s mandate, given the \u201cdemonstration\u201d aspect of this competition, one which requested innovative ideas even while restricting house form to suburban types, it is a major opportunity lost.The plan is premised upon the division of the site into two distinct property ownership patterns: the first represented by the traditional arrangement of semi-detached dwellings addressing a public street, the second represented by the atypical creation of reduced standard private roads giving access to residences, semiprivate collective gardens, and private parking lots.It is this second planning and property ownership pattern which must be regarded with concern.Implicit in the adoption of the deceptively attractive and apparently benign qualities of the private cul-de-sac is the assumption of the hegemony of the private overthe public.In essence, it is representative of the contemporary predicament posed by the abrogation by the state of its responsibility to participate in the community.Ominously, it is also the appearance in the Montréal urban territory of a suburban planning type which has gained broad acceptance in the United States, where it has been articulated one step further: through the incorporation of the gated guardhouse.As critically as the concept raises questions on an ideological level, the plan as constructed presents problems on a practical level.Having eschewed the traditional street and lane morphology which structures much of the fabric of Montréal, a pattern which enables growth and change to occur without great difficulty along the rear lane, the adoption of a narrow lot, street-only configuration virtually precludes the possibility of external transformation of an individual property.This is wholly unlike the experience of successful starter home communities, which generally positioned small homes on wide-frontage lots, with or without rear lane access, a prime example being the case of the Levittowns in America.Cité-jardin Fonteneau is planned as an \u201cend-run\u201d proposition, a community which, in all likelihood, will resist evolutionary change.In this lies another of the projects many ironies: the planning of a community for \u201cmaisons évolutives\u201d which in itself precludes evolution.The semi-private collective gardens, tucked in behind the clustered housing blocks, are also problematic.Effectively, what would have typically been divided up as private land has been assembled into two central and two peripheral parcels, ostensibly for collective benefit.While this transfer of a limited resource from private to collective use would appear attractive, itisironicthatthis form of ownership is contemplated at the same time as a once public resource, roads, are being privatized.Although the development is intended for families with young children, one cannot refuse otherdemographic groups from purchasing a residence.As the cluster housing is held in condominium ownership and not cooperative, where resident groups do have the right to choose members, very likely the collectivized areas situated directly behind houses will become the locus of social conflict.Finally, there remains the question of the Grow Homes themselves.Planned forthe statistical norm, comprised of afamiiy with one or two young children, the Grow Home is premised upon the idea of realizing a low cost starter home through the process of standardization and préfabrication, with the additional aspect that the unit\u2019s interior could be completed overtime.Forthe builder, it permits a range of products within the same building type, granting them the competitive edge as the have built-in flexibility, a strategy employed with a great deal of sophistication by the auto industry.In effect, and depending on market conditions, the Grow Home enables them to offer the consumer an identifiable product in the form of a bottom of the line Biscayne or a top of the line Caprice.If for architects \u201dGod is in the details\u201d, for builders, profit will be in the options.Forthe prospective home-owner, purchase of the base unit enables ownership at more affordable rates, and provides the opportunity to participate in the ultimate tailoring of the dwelling\u2019s interior.Narrow-fronted (14 feet) and vertically planned, this contemporary starter home is a far cry from its post-war parent, the bungalow or one-and one-half storey home, traditionally arranged with its long side being parallel to the street.The latest incarnation has two noteworthy aspects: the planning of its interior, which is predicated on the image of an industrial loft, and the planning of its exterior, which is based upon acceptance of an existent minimum private garden, in return forthe presumption of collective benefit.It is ironic indeed that while many home-owners were attracted to the idea of living in a loft-like building, few were interested in living in the environment as portrayed by the architects.Only one of the clustered Grow Homes is to be completed according to the competition drawings; the others, while manifesting various states of completion, have all had the bare block walls covered, even though the floor joists remain exposed, and have had carpentered stairs installed in lieu of steel.One senses the Pessac syndrome, and the apparent realities of the marketplace.In the Cardinal and Hardy plan, the traditional relationship between the starter home and its garden is compromised.Lifted nearly 1.5 metres above grade, the postage-stamp sized rear lot is virtually occupied by the wooden porch and stair: in effect, the garden is usurped, to the disadvantage of children.While the Grow Home as an idea has merit, it can also be understood to be deceptively attractive.An implicit aspect of narrow-fronted, street-related dwellings is their inability to expand laterally, as werethe wide frontage starter homes of the Levittowns.This implies thatthe Grow Home model as adopted by Cardinal and Hardy can only evolve marginally: while a room may be created in the attic, the basement finished, and demising walls erected for greater familial privacy, the home is inflexible in response to changing economic or demographic conditions.Unlike traditional starter homes, this typology does not enable a home-ownerto alter the floor plan to create a separate entrance apartment, nor provide for the opportunity to build an at-home office, nor allow for an extended family.In this sense, it is a highly prescriptive housing type, one which is also temporally restrictive.IMCB 24 MONTRÉAL HABITER LE CONCOURS NATIONAL L'ART DE VIVRE EN VILLE ERIC GAUTHIER, ARCHITECTE WÊÊÊË Le 28 octobre dernier, avait lieu le dévoilement des résultats du concours national d\u2019architecture «L\u2019art de vivre en ville» organisé par la Ville de Montréal en collaboration avec la SCHL et la SHQ.Ce concours d\u2019idées ouvert avait pour but de solliciter la créativité des architectes canadiens en leur proposant de concevoirdes formules d\u2019habitation innovatrices sur des terrains vacants du centre-ville, d\u2019après trois thèmes différents: ¦\tlogements pour familles acheteuses d\u2019une première maison; ¦\tlogements pour familles avec adolescents; ¦\tlogements pour familles dont un parent travaille à la maison.Cet accent mis sur la notion de famille origine de la volonté énoncée dans la politique d\u2019habitation adoptée par la Ville de Montréal en vue d\u2019accroître la population dans les quartiers centraux et plus particulièrement de favoriser l\u2019établissement de ménages avec enfants.Dans l\u2019énoncé du programme il était souligné que si les ménages sans enfant ont participé à une certaine forme de retour en ville, les familles elles, continuent à chercher en banlieue certaines qualités (intimité, flexibilité, accès à un espace extérieur privé.) absentes de l\u2019habitation traditionnelle au sein des quartiers centraux.Les concurrents étaient par conséquent invités à innover et à inventer de nouveaux modes d\u2019organisation de l\u2019espace familial.Il faut louer l\u2019effort des organisateurs pour définir clairement un programme justifiant le recours à la procédure du concours, malgré la modestie des opérations envisagées (une dizaine d\u2019unités par projet).Il faut également les féliciter d\u2019avoir mis sur pied un jury crédible et équilibré où siégaient, sous la présidence de l\u2019architecte montréalais Dan S.Hanganu, Henri E.Ciriani, architecte français, Claude Gazaille, vice-président de Constructions G.Gazaille inc., Joan E.Goody, architecte, urbaniste et enseignante de Boston, Anne Vernez Moudon, architecte et professeure à l\u2019université de Washington, et Pierre Teasdale, architecte et professeur titulaire à l\u2019Université de Montréal.Près de deux cents projets (dont 131 originaient du Québec) ont été soumis par 152 architectes; une participation légèrement inférieure à ce que l\u2019on eut pu attendre compte tenu de la relative simplicité du programme et de la possibilité qui était ainsi offerte aux jeunes architectes du pays de se faire valoir à peu de frais.Comme cela se produit habituellement lors de concours ouverts, une majorité d\u2019architectes talentueux et reconnus ont fait défaut de participer.Si cette abstention est regrettable, à tout le moins elle peut offrir l\u2019occasion à la «relève» de la «relève» de se manifester publiquement pour une première fois et de provoquer l\u2019émergence de nouvelles valeurs.De façon générale, l\u2019examen des projets qui ont mérité des prix et mentions suscite un malaise analogue à celui qu\u2019on a ressenti avec le concours Chaussegros-de-Léry.La faiblesse de plusieurs projets parmi ceux qui ont été primés laisse songeur quant à la qualité de l\u2019ensemble des envois.N\u2019eut-il pas mieux valu que le jury attribue moins de prix et de mentions?En ce qui a trait aux projets lauréats, il faut tout d\u2019abord souligner la clarté conceptuelle de la proposition soumise par Georges Lagacé et Richard de la Rivasur le thème \u201cA\u201d qui réinvente le duplex en superposant deux unités totalement différentes où chacune bénéficie d\u2019un espace extérieur doté d\u2019une certaine intimité.Il s\u2019agit là d\u2019une solution imaginative et prometteuse qui pourrait être adaptée sur nombre deterrains montréalais.Le travail sur la coupe est particulièrement séduisant.Pour le thème \u201cB\", les jeunes concepteurs des Architectes Tétreault, Parent et Languedoc ont produit un bâtiment d\u2019une grande élégance formelle dont le plan en équerre permet d\u2019occuper habilement ce lot de grande profondeur.Le projet n\u2019est toutefois pas exempt d\u2019un certain maniérisme formel, ce travail sur la «peau» si cher à Ciriani et Hanganu, un maniérisme qui n\u2019est également pas étranger aux exigences mêmes de l\u2019axonométrie imposée comme dessin de présentation aux participants.Il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019il s'agit d\u2019un projet de qualité qui pourrait «survivre» à certaines simplifications de sa volumétrie et, pourquoi pas, s\u2019en trouver amélioré.Quant au thème \u201cC\u201d, on ne peut que demeurer perplexe devant ce « premier prix» maladroit, alors que la proposition de Dunlop Farrow Architects, quia fait l\u2019objet d\u2019une mention, manifeste plus de vigueur et d\u2019intelligence.Les résultats du concours étant maintenant dévoilés, il reste à voir comment les autorités concernées pourront dénouer l\u2019ambiguïté inhérente à tout concours d\u2019idée.Peut-on extraire l\u2019essence d\u2019un concept architectural pour établir des prescriptions devant être respectées par celui qui développera le projet sans procéder au «sacrifice» du projet ?Comme cela se produit souvent lors des concours d\u2019idées, l\u2019organisateur du concours n\u2019a pas la capacité d\u2019agir véritablement comme maître d\u2019oeuvre.Les terrains seront attribués par le biais d\u2019appel d\u2019offres à des intérêts privés qui auront à respecter un cahier de charges comportant les plans et devis élaborés par les architectes lauréats.Les promoteurs ne sont pas tenus de retenir les services des auteurs pour contrôler et surveiller la réalisation de leurs projets.Par ailleurs, l\u2019administration municipale impose fl) LOGEMENTS POUR FAMILLES ACHETEUSES D'UNE PREMIÈRE MAISON.Premier prix: Richard de la Riva et Georges Lagacé, architectes, Montréal.a1.Rez-de-chaussée.a2.Coupe.a3.Élévation boul.Georges-Vannier.25 ?cri mm WMsmzi mm *^rll un calendrier assez serré afin qu\u2019au moins une des unités de chacun des projets soit complétée et prête à être visitée en juin deb1 cette année, à l\u2019occasion du colloque sur le logement tenu à Montréal.Il faut tout de même une solide dose d'optimisme pour espérer que les projets primés soient réalisés sans compromis, particulièrement en ce qui a trait aux matériaux et aux détails de l\u2019aménagement intérieur qui sont trop souvent cruellement standardisés dans les projets d\u2019habitation.Bien sûr, on peut supposer qu\u2019il ne s\u2019agit pas là de la véritable finalité d\u2019un concours d\u2019idées, qui sert habituellement à mobiliser l\u2019attention et à provoquer un questionnement autour d\u2019une problématique avant de mettre en marche le processus menant à la réalisation de projets concrets.L\u2019administration municipale s\u2019apprête, après avoir défini une politique et des mécanismes réglementaires, à susciter le développement de projets d\u2019habitations, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019insertions modestes dans le cadre d\u2019«Habiter Montréal» ou de grands projets intégrés comme «Faubourg Québec», et le présent concours permet en quelque sorte de sonder la contribution éventuelle des architectes à la définition de solutions nouvelles et pertinentes au problème de l\u2019habitation en milieu urbain.En ce sens les projets soumis au concours constituent, selon le bon mot de Louis Kahn, des «offrandes».Dans certaines pratiques rituelles l\u2019offrande précède le sacrifice humain.Dans certains concours aussi.Espérons simplement que la réalisation de projets sur les terrains visés pour le concours se fasse dans le respect des propositions lauréates, mais surtout que cette initiative soit un premier pas engageant la Ville dans une politique innovatrice en matière d\u2019habitat urbain.M ;f;S;:sÆw>;Sîi C) LOGEMENTS POUR FAMILLES DONT UN PARENT TRAVAILLE À LA MAISON.\u2022\tPremier prix: Kit Wallace, architecte, Londres.c1.Plan du rez-de-chaussée et coupe.c2.Élévation rue Saint-Louis.\u2022\tMention: Dunlop Farrow Architects Inc., Toronto.c3.Axonométrie.B) LOGEMENTS POUR FAMILLES AVEC ADOLESCENTS.Premier prix: Les architectes Tétreault, Parent, Languedoc et associés, Montréal.b1.Plan du rez-de-chaussée.b2.Coupe transversale.b3.Élévation.SECTION ,JUL, ¦lp|B£vvV| mmÊmm îêèMmÈÊm cvavX*»; wv ¦MA omi vwv mm mm lllnnllll 'ini mill HABITER MONTRÉAL a ?a l^WSL.iï &p&m îsé^ssbr SSiS \u2019S&&M -3*Æ£ nrw,« :&h£?m -p&Mæ.@S cæ rfgSÊi LA MAISON VERTE ARCHITECTE Louis-Paul Lemieux, architecte (Atelier Kaos), en collaboration avec Isabel R.Laliberté.PROMOTEUR Le Service de l'habitation et du développement urbain (SHDU) PROGRAMME Un immeuble de six logements en accession à la propriété.BUDGET 550 000$ Perspective sur rues de la Visitation / Larivière.Nommer est un acte précieux et délicat.On considère généralement que donner un nom est l\u2019apanage de qui donne la vie, or nommer c\u2019est plus souvent invoquer que consacrer.En fait, puisque nommer c\u2019est tout à la fois \u201cdésigner\u201d et \u201cqualifier\u201d, il est tout naturel d\u2019y reconnaître une étape cruciale dans la démarche de tous ceux qui concourent à l\u2019architecture des lieux de vie.Présenté au dernier Salon de l\u2019habitat sous le titre La Maison verte, ce projet hors concours de la consultation «L\u2019Art de vivre en ville», n\u2019échappe pas à la philosophie du nom.L\u2019architecte Louis-Paul Lemieux rappelle d\u2019ailleurs que le débat avec les instances municipales et les professionnels de la construction s\u2019est très vite cristallisé sur le nom qu\u2019il convient de donner à cette nouvelle attitude environnementale.Si les diverses parties partagent la même intention de s\u2019adapter aux couleurs du temps, les moyens d\u2019y parvenir divergent.Ainsi pour le SHDU, qui est à l\u2019origine du projet, il s\u2019agit d\u2019engager la réflexion en partant des multiples contraintes de la vie urbaine.Pour l\u2019Association provinciale des constructeurs d\u2019habitations du Québec, qui a participé à la réalisation du kiosque La Maison verte, il s\u2019agit surtout de promouvoir le thème de la maison écologique en tant que nouvelle nécessité économique, dans une perspective d\u2019ouverture du marché de la construction.L\u2019architecte Lemieux, dont l\u2019équipe à été choisie pour amorcer concrètement la réflexion, propose un projet de six logements «répondantaux préoccupations environnementales d\u2019aujourdhui».L\u2019édifice sera construit au printemps, au centre-ville de Montréal à l\u2019angle de la rue de la Visitation et de la rue Larivière.L\u2019architecte est conscient qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un projet pilote et reste fasciné par l\u2019ensemble des aspects que les développements futurs devront aborder.Face à la Maison verte, l\u2019attitude des concepteurs fut surtout de préserver le travail de la forme au sein de la rencontre d\u2019intentions écologiques souvent contradictoires.Ainsi contrairement à leur projet d\u2019habitat individuel sur la rue Prince-Arthur dans lequel l\u2019écran courbe se referme sur l\u2019intimité de la vie privée, dans la Maison verte la forme acquiert une nouvelle signification.La façade principale s\u2019ouvre généreusement sur un espace collectif, une cour intérieure, dont le «micro-climat» sera sans doute la grande originalité du projet.Cette flexibilité trouve un écho dans des aménagements intérieurs composés de parois amovibles et de rangements mobiles.Une telle dynamique du logement supposera une certaine prise en charge de la part des familles appelées à y habiter.Elles devront également apprendre à partager les nouveaux espaces collectifs soumis à leur imagination, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une garderie au rez de chausée, de lieux d\u2019activités (polyvalents) aux étages ou encore du jardin sur le toit.Il faudra repenser quotidiennement le grand mythe moderniste de la cité radieuse.En considérant plus en détail l\u2019étendue des critères qui ont été retenus pour «formuler» la Maison verte, on ne peut s\u2019empêcher de penser aux pieuses intentions des politiques municipales.On parle ici de gestion des déchets en favorisant le traitement par compostage, on parle également de gestion de l\u2019énergie et de l\u2019eau par une amélioration de l\u2019efficacité des appareils, on parle encore du choix des matériaux etdeleurimpactsurl\u2019environnement.Face à un tel surgissement de bonnes résolutions la maison sera-t-elle assez verte?En faisant vibrer la corde écologique cherche-t-on réellement à transformer les mentalités?Si tel est le cas, pourquoi fallait-il séparer ce projet des autres consultations sur «l\u2019Art de vivre en ville»?En brandissant trop vite le drapeau vert, on risque tout simplement de banaliser tout un secteur de recherche en l\u2019abandonnant à des visées démagogiques.Fort heureusement la réalité du traitement architectural n\u2019a pas été sacrifiée sur l\u2019autel des «nouvelles valeurs».En refusant d\u2019en faire un manifeste abstrait, en traitant la tête de l\u2019îlot d\u2019une manière ingénieuse, les concepteurs du projet l\u2019ont ouvert sur la véritable polis, celle d\u2019un voisinage qui se vit au quotidien.Pour 27 E3&F:I llllllllll ¦INI llllllllll inniiii limmin ipjw Bid IBM ¦iiiiiiiii^ |iiiiie!& 5 !IIDDIDlS^Bljf£^Bl biülnüÜU lllllllll lllllllllll lull Ljm iRtte® iîihl Louis-Paul Lemieux, ce projet jouera d\u2019abord le rôle de «condensateur social».En fait on me permettra de suggérer que la Maison verte devrait plutôt s\u2019appeler la Maison ouverte, ou encore la maison versatile.Peut-être même est-il un peu prématuré de chercher à lui coller un nom.Ce faisant on risquerait moins d\u2019useravant l\u2019âge des symboles sensibles à la manipulation.Après tout si le vert est la couleur de la vie et du renouveau, de la poussée des énergies créatrices, il est aussi la couleur de la mort et de la putréfaction, y compris de la peur! Une maison, en tant que lieu de rencontre du vivant et de son milieu est toujours du domaine de l\u2019écologie.Au fond, ce qui doit changer, c\u2019est la lecture du mode d\u2019emploi, une attitude de symbolisation qui se fait toujours trop timide face à la force des productions technologiques.Teinter la maison en vert c\u2019est d\u2019abord la situer dans un programme politique du progrès technologique dont les succès sont situés dans un «à venir» toujours trop lointain.Tant mieux si le projet qui sera réalisé au printemps de cette année existe, quelle que soit sa radiance, d\u2019abord comme un projet de vie.Le symbolisme des couleurs est d\u2019abord une question de nuances.JEAN-PIERRE CHUPIN 1.\tImplantation.2.\tRez-de-chaussée.3.\tPremier étage.4.\tDeuxième étage. ÉLÉVATION + PHOTOGRAPHIE + PERSPECTIVE COULEURS = ARCHITECTURE?La toute première exposition à caractère architectural à être présentée au Musée des beaux-arts, alors connu sous le nom de «Art Association of Montreal», le fut en collaboration avec l'Association des Architectes de la Province de Québec.C\u2019était en octobre 1894.La dernière en date, intitulée L\u2019Architecture de Edward & W.S.Maxwell, se tenait jusqu\u2019au 22 mars dernier au pavillon Benaia Gibb et mettait en valeur l\u2019abondant matériel d\u2019archives du fonds Maxwell, conservé à l\u2019université McGill dans la Collection d\u2019architecture canadienne de la bibliothèque Blackader-Lauderman.Cette exposition s\u2019inscrivait dans le cadre des événements entourant l\u2019ouverture du nouveau pavillon Jean-Noël Desmarais et soulignait le 80e anniversaire de la construction du pavillon de 1912 que l\u2019on doit au talent des frères Maxwell.Si vous n'avez pas eu l\u2019occasion de vous rendre au Musée, je vous invite à m\u2019y accompagner.Quatre salles, dans lesquelles sont abordés neuf thèmes, s\u2019ouvrent aux visiteurs.La première est consacrée à l\u2019enfance et à la formation des frères Edward et William Sutherland : photos de famille, croquis de voyage, résidences personnelles, livres, instruments à dessin, renseignements biographiques.Changement de salle, changement de thème.Ici commence la production: Immeubles commerciaux - élévations, photographies d\u2019époque, photographies actuelles (Brian Merret), perspectives à l\u2019aquarelle, un détail et coupe texturés, autres élévations et photographies se succèdent.Même salle: Hôtels et gares.La maquette blanche du Château Windsor domine: photographies d\u2019intérieur, d\u2019extérieur, de la construction, une perspective aérienne, perspectives couleurs, autres hôtels, détails de mobilier, aquarelles (presque toujours signées W.S.), se déploient dans un étalage successif étourdissant.Déplaçons-nous vers la troisième salle: Maisons particulières et Maisons de campagne.Répétition du schème: photographies de propriétaires, élévations de façades avant, photos anciennes, perspectives à l\u2019aquarelle, photos actuelles continuent de défiler tout le long de cette salle, agrémentées ici et là d\u2019objets desdites maisons, mobilier, chaises, ferronnerie ornementale, et d\u2019une maquette du Mille Carré Doré sise sur un plan de localisation incrusté dans le cuivre, où seul un oeil exercé peut percevoir les maisons Maxwell en trois dimensions, le seul référent formel ou point de repère étant les lignes esquissées au sol.Dernière salle: Urbanisme et LARCH ITECTVRE DE Edward & w.s.maxwell L'ARCHITECTURE DE EDWARD & W.S.MAXWELL.Une exposition présentée au Musée des beaux-arts de Montréal du 13 décembre 1991 au 22 mars 1992.Il est possible de se procurer le catalogue du même nom: L'architecture de Edward et W.S.Maxwell, Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, 1991,191 p., illus.aménagement paysager- Institutions et organismes culturels - Édifices gouvernementaux - Édifices religieux.Cinq types de commande de bâtiments produits par l\u2019agence des frères, mais peu de changement dans le mode de présentation: élévations, photographies, perspectives à l\u2019aquarelle, deux coupes longitudinales (les seules de l\u2019exposition), un détail de l\u2019escalier du musée, un vitrail magnifique, une maquette blanche du sanctuaire du Bâb.Le point final de l\u2019exposition sera donné par des photographies grand format de la collection des archives photographiques Notman du musée McCord d\u2019histoire canadienne.Certes l\u2019agence des frères Edward et William Sutherland Maxwell mérite une grande exposition et un catalogue digne de ce nom.Les archives de la Collection d\u2019architecture canadienne de la bibliothèque Blackader-Lauderman sont abondantes et bien constituées.Ce qu\u2019il est permis de questionner, c\u2019est plutôt le choix des pièces exposées, des objets, des dessins, tous d\u2019excellente qualité par ailleurs.Nous ne remettons pas en cause l\u2019architecture des frères Maxwell, ni la qualité des dessins exécutés, au contraire, l\u2019un et l\u2019autre étaient d\u2019excellents dessinateurs et nous croyons qu\u2019il est important que ce type de productions d\u2019architectes et d\u2019architecture soit présenté au public.Par contre, il est permis de s\u2019interroger sur la conception de l\u2019architecture et de la pratique architecturale offerte ici.Les photographies de propriétaires ajoutent-elles vraiment quelque chose à l\u2019oeuvre des architectes?N\u2019eut-il pas été plus approprié de présenter des photos de l\u2019atelier des frères Maxwell?Les maquettes, dont aucune n\u2019estd\u2019époque, nous renseigneraient-elles mieux sur cette production architecturale que les maquettes d\u2019origine?Les élévations «avant» seraient-elles les seules à révéler l\u2019architecture?Pourquoi privilégier ce mode de représentation?Qu\u2019est-il advenu des plans et des coupes, documents pourtant indispendables à une compréhension approfondie du projet?Les perspectives colorées à l\u2019aquarelle, aussi attrayantes qu\u2019elles soient, offrent-elles au public une vision juste de l\u2019architecture?Un tel contexte de présentation d\u2019une exposition ne favorise-t-il pas une perception étroite de l\u2019architecture, celle du «Beau Dessin»?.MICHÈLE PICARD 29 ÉVÉNEMENTS E T PUBLICATIONS IMAGINING ARCHITECTURE ANCRAGES Robert Harbison\u2019s latest book, The Built, the Unbuilt and the Unbuildable.In Pursuit of Architectural Meaning, encompasses a very idiosyncratic examination of architecture in which the author, from the first chapter, sets out deliberately to provide a series of readings of architecture interpreted in terms of its meaning.Continuing the quest provocatively explored in one of his previous books, Eccentric Spaces, Harbison, this time, focuses on the imaginary or fictional component of the art of building.Harbison\u2019s investigation certainly expresses the Zeitgeist of our times.Nowhere is this more evident than in his desire to deal with architecture in a decentering fashion: \u201cI have chosen to see architecture almost wholly through the extreme instances I could find, those which violate ordinary logic and ordinary need, from a belief that the edges of a field are the best guide to the centre, and from a deep liking for exceptions, for unplaceable or unique cases.\u201d Through an exciting reading of gardens, monuments, and ruins, which the author considers \u201cthe most imaginary and uncompelled categories of building\u201d, continuing through Fortifications and Ideal Cities Harbison finally brings us to the visions offered by the fictional category of which painting and the unbuildable make part.These are difficult, challenging chapters in which the author attempts to get closer to the ultimate goal of the book which consists in dealing with the notion of architecture as dream, as imaginary construct.Thus, for instance, Harbison argues that: \u201cIn paintings one finds spatial preferences expressed with an ideological purity architects can\u2019t really afford.\u201d He adds:\u201d Certain crises in the history of perception occur more explicitly in painting before spilling over into architecture.\u201d This thesis acquires grounding through several discussions which examine the change of European spatial perception due to the discovery of perspective.Thus, the crisis of perception has since the late Gothic period impinged on the visual arts of the Western world.For Harbison it is this crisis, nurtured by the new scientific ways of seeing developed in the Renaissance that contribute to the emergence of a centrifugal, desintegrated vision.Harbison uses the work of two painters, El Greco and Bruegel, to illustrate the argument.The brief account focusing on the analysis of Bruegel\u2019s \u201cThe Tower of Babel\u201d, according to Harbison the world\u2019s most imaginary building, provides a taste of the author\u2019s powers of argument and rhetoric: \u201cThat central focus seated stolidly in the middle of the picture seemsto give him licence forthe most extreme centrifugal tendencies in detail, the nearest thing to an infinite dishevelment of people and buildings radiating from their point of origin.Even when he appears to offer monoliths, Bruegel is busy breaking them down by finding imperfections in how grand plans (or any plans) are carried out, more interested in lean-tos built againstthem than the walls towering out of sight, the kind of observer who ends up focused on individual bricks and finds them endlessly various.The world in a grain of sand, the history of mankind in the progress of a penny is realized with less falsehood or convenient ellipsis by Bruegel than any other painter.\u201d In the final chapter Harbison confronts the most arduous problem which entails a definition and an explanation of the unbuildable.Examples abound: Boullée\u2019s visionary projects, Wren\u2019s famous centralized scheme for St.Paul\u2019s in London and Thomas Telford\u2019s extraordinary project for a single span London Bridge are combined, in an intriguing assembly which also includes Expressionist architecture, the idiosyncratic work of Lequeau and Bruce Goff to conclude in a sort of inconclusive manner with a discussion of Konstantin Melnikov\u2019s work.This, unfortunately is a chapter that leaves us pondering and unfulfilled.As a whole The Built, the Unbuilt and the Unbuildable.In Pursuit of Architectural Meaning is an unorthodox book which has been lavishly produced and illustrated.Harbison\u2019s agile text is complemented by 140 black and white photographs illustrating the six theme chapters of the book (I Gardens, II Monuments, III Fortification, Ideal Cities, IV Ruins, V Paintings, and VI Unbuildable Buildings).It is a fertile text representative of an innovative, sometimes controversial, but definitely critical mind.RICARDO L.CASTRO ROBERT HARBISON, THE BUILT, THE UNBUILT, AND THE UNBUILDABLE.IN PURSUIT OF ARCHITECTURAL MEANING, London.Thames and Hudson, 1991,192 pages, illus.Après l\u2019Est, après Québec, citadelle du souvenir, Les chemins de la mémoire passent par Montréal, métropole éclatée, incertaine, inquiète, terrain difficile, mais combien essentiel, où s\u2019élabore le Québec urbain, hétérogène de demain.Les chemins de la mémoire présentent, dans ce deuxième tome comme dans le premier, un répertoire des sites et monuments classés par la Commission des biens culturels, ordonnés par région ou quartier, accompagné de textes historiques et descriptifs.Il y a là, à n\u2019en pas douter, une somme documentaire considérable à laquelle de nombreux chercheurs et un large public non spécialisé pourront, devront se référer fréquemment.La diversité des tâches auxquelles servira cet outil n\u2019exclut pas \u2014 aurait au contraire exigé \u2014 qu\u2019il soit précédé d\u2019un clair énoncé de la vision qui guide la Commission dans son travail et des principes qui ont servi de fondement à la préparation de l\u2019ouvrage.Un tel énoncé est évoqué (déclaration de Deschambault) mais non présenté.Certains professionnels de la conservation semblent considérer leur activité comme procédant d\u2019une vertueuse évidence consacrée, dans tous les états civilisés, par des chartes nationales et internationales dont seul un barbare oserait interroger la validité universelle.Ils passent donc rapidement à la plomberie administrative, juridique ettechnique en faisant mine d\u2019oublier (ou en oubliant réellement) la relativité historique et idéologique de l\u2019opération.Ce n\u2019est pas tout àfait le cas de Jean-Claude Marsan dont le texte d\u2019introduction fait une large part à l'histoire et à révolution récente des mentalités.Pourtant, là encore, rien ne manifeste la spécificité des problématiques québécoise et montréalaise, l\u2019énergie motrice semble y procéder d\u2019un consensus populaire qui me semble surévalué, aléatoire et, de toute manière, ambigu.Décrire, c\u2019est un bon début.Il reste à déduire.Faute d\u2019énoncé, il nous faudra donc lire les intentions latentes, éparses à travers les textes accompagnant les «monuments et sites».Ces derniers, sont parfois intéressants, mais souvent chargés d\u2019une érudition plus ou moins pertinente, puisée à des sources d\u2019une authenticité variable.La documentation chronologique est presque toujours bienvenue; en revanche, les longues descriptions écrites seraient utilement et agréablement remplacées par de bons documents graphiques ou photographiques.Enfin l\u2019importance accordée par bien des rédacteurs à des qualifications stylistiques m\u2019apparaît non seulement dénuée d\u2019intérêt et de pertinence, mais pernicieuse.Faut-il, en 1991, dénoncer une fois encore les ravages de «style», ce bistouri d\u2019historiens qui, mis entre les mains du public et des architectes, a trop souvent servi à lobotomiser la réflexion?L\u2019usage catastrophique (mais lucratif) qu\u2019en font, sous nos yeux, les «stylistes» pour centres commerciaux devrait éveiller quelques inquiétudes.Pour le lecteur, spécialiste ou non, le sens de l\u2019ouvrage, l\u2019impression qui s\u2019en dégage dépend aussi de la nature des édifices qui lui sont présentés.Je sais bien que cet ensemble n\u2019a rien d\u2019une sélection planifiée, qu\u2019il résulte, d\u2019une part, de l\u2019effet accumulé d\u2019interventions étalées sur presque soixante-dix ans; de l\u2019autre, du caractère circonstanciel, aléatoire du processus de classification.Mais l\u2019étalement des choix dans letemps est tout relatif.Si l\u2019on s\u2019en tient à la seule région Montréal-Centre (et le même phénomène semble jouer au dehors) peu de classifications précèdent 1960 et la décennie qui l\u2019emporte de loin (48 classifications) est celle des années soixante-dix plutôt que la suivante, «plus favorable à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine urbain» (Marsan, p.8).D\u2019autre part, le caractère accidentel des classifications est peut-être compréhensible, mais regrettable.Au total, et malgré une indiscutable évolution, le corpus des bâtiments et sites classés ressemble encore trop, en 1991, à ce qu\u2019il aurait pu être un demi-siècle plus tôt, sous le règne de Gérard Morisset.Il privilégie encore le «monument» isolé: églises, institutions religieuses, demeures bourgeoises ou rurales, autrement dit, un Québec charmant, mais puriste, élitiste, désuet, sans grand rapport avec la ville actuelle.Il n\u2019est peut-être pas tout à fait logique de chercher le vrai visage de Montréal et de sa région dans un recueil aussi conjoncturel.Je ne suggère à personne de lefaire, mais je sais que beaucoup le feront, ce qui risque d\u2019entretenir des illusions, d\u2019amener quelques habitants de ce pays, «de souche» ou autres, à considérer, une fois de plus, que cela ne les concerne pas, qu\u2019il n\u2019y a guère là de quoi «ancrer leur appartenance» (Liza Frulla-Hébert, préface).Les chemins de la mémoire ont quelques défauts, sans doute, mais ils nous offrent le bilan d\u2019une action culturelle à long terme et donc, la possibilité de critiquer et d\u2019améliorer cette action pourl\u2019avenir, de mieux l\u2019intégrer, parexem-ple, au projet global d\u2019un aménagement architectural du milieu urbain dont elle devrait être une composante naturelle.Il me paraît que c\u2019est l\u2019un des meilleurs sens de l\u2019évolution récente des idées en matière d\u2019architecture.YVES DESCHAMPS ifQtitfW COMMISSION DES BIENS ŒITVREI.S Les chemins COMMISSION DES BIENS CULTURELS, LES CHEMINS DELA MÉMOIRE, Monuments et sites historiques du Québec, Tome II, Les publications du Québec, Québec, 1991, 565 p., illus.30 SHBI Ü ¦!¦! il BBSS il ii i rnHÊtiÊm üftklai liwiw '¦«5'ü «r vggmvts w w *01 es::.sS513^^k5P!S?v.'S&tt *- **»V.\u2022):\t_\u2022; V.«**?iir^r'irrrr»nn ¦¦à.'ZlJLkSf.àir.ZiüSm «¦LA.'Li-iirauH! AMOCO ;fê£-3â «1 i-;-VrV;» '/v\\V-.vi .:;v.V: .\u2022'\u2022\u20197/S üSi»s*c«K LES PRODUITS - ¦ .:.-.¦ '-v»/¦?\tm Saviez-vous que la fibre de polypropylène (oléfine); -\test naturellement résistante â la décoloration causée par l'exposition aux rayon* du soleil?-\test naturellement résistante aux I_-.1___ t»V ¦Î1 à T.S- m* ¦vâiv-'v ¦¦ » S&l&l produits d'entretien les plus corrosifs; : tels l'eau de javel et acides ?-est naturellement résistante aux taches, aux bactéries et â la moisissure?-est naturellement résistante aux charges électrostatiques ?¦ Revêtements muraux et de aol de potypiiopylàne (oléfinè) ¦ - ¦¦ Tissus et Fibres d'Amoco liée 955 bôul.St.Jean, Suite 402 Pointe-Claire, Québec H9R 5K3\t- r «léptwne : (514) 694-9860 (514) 694-0105 NATURELLEMÉNT RÉSISTANTE l|f : t&CM&ï V;-:';v\t' -¦ .\" \u2022 , ./¦\t¦ S^vV-r^-: : ¦ ¦\t¦ ; \u2022 : -.\u2022%-.\t\u2022\t.w - \u2019mmÊm ' -,.' ' * ^:-v:;V:vv'v.vvvSv>'-/v\t¦ [SgiaSi 'W\u2019Zi V -Vr'.iî- ætfwaBs v:.\u2022\u2022\u2022\u2022; \u2022'l-, ««MW Sw®!v&!$âi53^ PolyBac FLW///A5 SAQQARA *c»-uvi 'D\u2019AMOCO i L SOLhRC SOIMG LfcNh Tissus et Fibres d'Amoco Ltée 955.Boul.St Jean, Suite 402 Pointe-Claire.Québec H9R 5K3 Canada Tél.: 1514) 694-9860 TISSUS ET FIBRES D'AMOCO LTÉE est fabricant de fibres et de fils et non de tapis finis.Marquésa Lana et Marquésa Lana/ST est une marque de commerce enregistrée de tissus et fibres d'Amoco Ltée pour le filament continu d\u2019oléfine manufacturé par TISSUS ET FIBRES D\u2019AMOCO LTÉE. ri II gi | jH ci i isez haut N L I - Ingénieurs et architectes voient leurs horizons s\u2019élargir grâce aux produits Lafarge.Le ciment présente, en effet, un ensemble de qualités structurales et esthétiques exceptionnelles, grâce auxquelles vous pouvez laisser libre cours à votre imagination.Nous sommes au diapason de votre créativité.Dans leurs laboratoires de Montréal, les nombreux spécialistes qui forment notre équipe de recherche nord-américaine concentrent leurs efforts sur la mise au point de nouveaux produits à base de ciment et adaptent la technologie moderne à de nouvelles utilisations.Ces recherches vous procurent les matières nécessaires à la réalisation de vos projets les plus audacieux.Atteignez de nouveaux sommets grâce aux produits Lafarge.y >»'«\u2022 réalisations WM:-, wm.' tô : ~\"y 'MJ*, La pierre angulaire de vos réalisations Votre créativité s\u2019exprime à travers des formes, des textures et des couleurs.Une vision tridimensionnelle émerge, un concept se développe, se précise et se trace sur vos plans.Les matériaux recherchés respecteront le caractère unique de votre vision.La brique de calcite Alba, unique comme votre idée, rassemble toutes les qualités que vous exigez d\u2019un matériau; solidité, durabilité, originalité et esthétique.De plus, l\u2019équipe Alba vous assure un support technique et un service après-vente responsable.Vous choisissez la brique de calcite Alba en toute quiétude, c\u2019est ainsi qu\u2019elle devient la nmrro onnulnlrn ALBA BRIQUES ET BLOCS DE CALCITE Montréal 8138, boul.Métropolitain Est «m sBABtacr An]ou (Quebec) H1K1A1 Téléphone : (514) 355-0112 Téléphone : 1-800-265-2522 Télécopieur : (514) 355-2922 Toronto 50, route Burnhamthorpe Ouest Bureau 401 Mississauga (Ontario) L5B 3C2 Téléphone : (416) 276-4144 Télécopieur : (416) 276-2380 alba mm z ¦ üfeaL Per maçon fait distingué, jusqu\u2019au bout des toits Ardoises vert cendré Un toit représente un investissement important.Il faut donc s'assurer de choisir un revêtement esthétique, de qualité supérieure, pour ainsi augmenter la valeur de sa résidence.Permacon propose aux investisseurs avisés les tuiles de béton durables des sélections Ardoise et Héritage.Ces tuiles de toit, garanties à vie*, sont offertes dans des teintes à la fois sobres et élégantes.Elles rehaussent les maisons de style, modernes ou traditionnelles.Quelle façon étonnante de se distinguer ! * Renseignez-vous sur cette garantie à vie auprès de Permacon ou d'un de ses installateurs accrédités.MONTRÉAL (514) 351-2120 QUÉBEC (418) 622-3333 SHERBROOKE (819) 564-1414 TROIS-RIVIÈRES (819) 378-2721 OTTAWA (613) 836-6194 TORONTO (416) 949-9560 La seule façon de faire » y."]
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