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Titre :
ARQ
ARQ s'impose rapidement comme la revue de référence pour le milieu québécois de l'architecture. Elle permet de comprendre l'évolution de l'architecture québécoise contemporaine.
Éditeurs :
  • Montréal :Groupe culturel Préfontaine,1981-,
  • Québec :Cöpilia design inc.
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
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Références

ARQ, 1992-10, Collections de BAnQ.

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[" PROFILS D'ARCHI TECTES D ALUO URD'HUI PAPINEAU PKfQ '«^fcvlsrâ mr ijmm un mi '££ss^a SUPERVISION DE QUALITE FENETR Pour recevoir sans frais notre brochure d\u2019information, écrivez à: Département des communications C.P 60, St-Damase (Québec) JOH 1J0 Des portes et des fenêtres mütofte, etw coûteux LA REVUE DES MEMBRES DE L'ORDRE DES ARCHITECTES DU QUÉBEC H I T E Q U 8 12 14 16 18 20 21 22 EDITORIAL France Vanlaefhem PROFIL: LOUIS-JOSEPH PAPINEAU L'AUDACE DE LA SIMPLICITÉ Borkur Bergmann LA RÉSIDENCE PAPINEAU, ÎLE VERTE, LAVAL, 1964 LE PAVILLON DU QUÉBEC, EXPO '67, ÎLE NOTRE-DAME, MONTRÉAL, 1967 LA STATION DE MÉTRO PEEL, MONTRÉAL, 1966 L'AÉROGARE DE L\u2019AÉROPORT INTERNATIONAL DE MONTRÉAL, MIRABEL, 1974 UN TÉMOIGNAGE Gordon Edwards PAPINEAU GERIN-LAJOIN LE BLANC, ARCHITECTES Pierre Boyer-Mercier BIOGRAPHIE / PROJETS ET RÉALISATIONS / PRIX ET DISTINCTIONS / BIBLIOGRAPHIE Nicole Larivée-Parenteau RÉFLEXION L\u2019EXPO '67 REVISITÉE Anne Cormier ÉVÉNEMENTS LE VILLAGE GLOBAL Une conférence à laquelle a assisté Jocelyn Duff EXPRESSIONS ET IMPRESSIONS; QUAND L'OBJET DEVIENT SUJET Une exposition au CCA vue par Célyne Poisson MEMBRES FONDATEURS: PIERRE BOYER-MERCIER, PIERRE BEAUPRÉ, JEAN-LOUIS ROBILLARD ÉDITEUR: PIERRE BOYER-MERCIER RÉDACTRICE EN CHEF: FRANCE VANIAETHEM MEMBRES DU COMITÉ DE RÉDACTION: PIERRE BOYER-MERCIER, JEAN-FRANÇOIS BÉDARD, RICARDO L.CASTRO, ÉRIC GAUTHIER, FRANCE VANIAETHEM MEMBRES DU COMITÉ DE RÉDACTION TRIMESTRIEL: PIERRE BOYER-MERCIER, JEAN-FRANÇOIS BÉDARD, RICARDO CASTRO, PAUL FAUCHER, TERRANCE GALVIN, ÉRIC GAUTHIER, NICOLE LARIVÉE-PARENTEAU, ALEXIS LIGOUGNE, RODRIGUE PAULIN, MARK PODDUBIUK, FRANCE VANIAETHEM SECRÉTAIRE DE RÉDACTION ET COORDONNATRICE: NICOLE LARIVÉE-PARENTEAU PRODUCTION GRAPHIQUE: CÔPIUA DESIGN INC.DIRECTEUR DE PRODUCTION: JEAN MERCIER REPRESENTANTS PUBLICITAIRES: JACQUES IAUZON ET ASSOCIÉS \u2022MONTRÉAL: 785, RUE PLYMOUTH, BUREAU 310 VILLE MONT-ROYAL, QUÉBEC, H4P IB3 TÉLÉPHONE: (514) 733-0344, FAX: (514) 342-9406 \u2022 TORONTO: 60, WILMOT STREET WEST, UNIT 7 RICHMOND HILL, ONTARIO, L4B 1M6 TÉLÉPHONE: (416) 866-4141, FAX: (416) 886-9175 ARQ EST DISTRIBUÉE À TOUS LES MEMBRES DE L\u2019ORDRE DES ARCHITECTES DU QUÉBEC ET DE LA SOCIÉTÉ DES DÉCORATEURS ENSEMBLIERS DU QUÉBEC.DEPOT LEGAL BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC, BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU CANADA LES ARTICLES ET OPINIONS QUI PARAISSENT DANS LA REVUE SONT PUBLIÉS SOUS LA RESPONSABILITÉ EXCLUSIVE DE LEURS AUTEURS GROUPE CULTUREL PRÉFONT AINE ISSN-0710-1162 COURRIER DE LA DEUXIEME CLASSE PERMIS NO 5699 ARQ/ ARCHITECTURE «QUÉBEC EST PUBUÉ SIX FOIS L\u2019AN PAR LE GROUPE CULTUREL PRÉFONTAINE, CORPORATION SANS BUT LUCRATIF LES CHANGEMENTS D\u2019ADRESSE, LES EXEMPLAIRES NON DISTRIBUABLES ET LES DEMANDES D\u2019ABONNEMENT DEVRAIENT ÊTRE ADRESSÉS AU GROUPE CULTUREL PRÉFONTAINE 1463, RUE PRÉFONTAINE, MONTRÉAL QUÉBEC, H1W2N6 TÉL: (514) 523-6832 ABONNEMENTS: LUCIE VALLEE 6,42$/ NUMÉRO \u2022 38,52$/ 6 NUMÉROS 64,20$/ INSTITUTIONS ET GOUVERNEMENTS NUMÉRO D'ENREGISTREMENT T.P.S.: R 102 208 469 HORS CANADA: 6,00$/ NUMÉRO 48,00$/ 6 NUMÉROS 60,00$/ INSTITUTIONS ET GOUVERNEMENTS ARQ FAIT AMENDE HONORABLE PAGE FRONTISPICE: LA RÉSIDENCE PAPINEAU ÎLE VERTE, LAVAL PHOTO: CÔPIUA DESIGN INC DANS LA REVUE ARQ DU MOIS D\u2019AOUT 1992, EN PAGE 7, SOUS LA PHOTO DE LA MAQUETTE DU MUSÉE DU SÉMINAIRE, IL AURAIT FALLU LIRE QUE LES AUTEURS DU PROJET SONT LE CONSORTIUM BELZILE GALLIENNE MARTIN ET GAUTHIER GUITE, ROY, ARCHITECTES / LE GROUPE LESTAGE INC ¦* * ¦.srwJSKS* mi V.wssssfEs BwifiiwiBMliMMMMMnii SYSTÈME NORTHSTAR: V8 DE 4,6 L, 32 SOUPAPES, 295 HP \u2022 SUSPENSION À AMORTISSEMENT VARIABLE EN T I & * IP mm Heureusement, il y aura toujours des gens insatisfaits.SEVILLE 1993 Dès sa première année d\u2019existence, la nouvelle Cadillac Seville STS a raflé tous les prix d\u2019excellence décernés par les grands magazines spécialisés.Du jamais vu dans l\u2019histoire de l\u2019automobile.En fait, les seuls qui ne seront jamais complètement satisfaits sont les ingénieurs de Cadillac eux-mêmes.Voici donc quelques raffinements pour 1993: un nouveau V8 Northstar multisoupapes de 295 chevaux, permettant d\u2019atteindre 100 km/h en 7 secondes et ne requérant de mise au point qu\u2019à tous les 160 000 km, accompagné d\u2019une suspension qui s\u2019ajuste à la route en temps réel et d\u2019une traction asservie.Alors si vous êtes du genre exigeant, vous serez heureux d\u2019apprendre qu\u2019il y en a des pires que vous.La réussite automobile » RÉEL \u2022 TRACTION ASSERVIE «SERVOD1RECTION VARIABLE \u2022 FREINS ANTIBLOCAGE (ABS) À DOUBLE CIRCUIT Sc^üj?: * t I 4 i « L ' n ^ 1 *\tl\u2019.'i*\u201d » - \u2022 D LES NOUVELLES OPTIONS DESIGN DES C.C.V Les nouveaux carreaux Companion SquareMC à pastilles contrastantes reproduites au hasard sont offerts en 14 couleurs, dispersées sur toute l\u2019épaisseur.Combinez-les à des carreaux et à des bandes offerts en 23 coloris unis pour créer des harmonies personnalisées.Pour de plus amples 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architecturale triomphe et soit mise en cause, puis rejetée.C\u2019est cette époque qu\u2019a vécue Louis-Joseph Papineau, un contemporain de Roger d\u2019Astous, auquel était dédié le précédent profil d\u2019ARQ.Si ces architectes se rejoignent par la profondeur de leurs convictions, celles-ci ne vont pas pour autant dans le même sens.Au contraire même, leur univers de références architecturales est contrasté, l\u2019un ayant été formé à l\u2019École d\u2019architecture de l\u2019université McGill alors que celle-ci avait aligné son enseignement sur les méthodes du Bauhaus, l\u2019autre ayant dû complétersaformation à l\u2019étranger pour échapper au conservatisme de l\u2019École des beaux-arts de Montréal; l\u2019un s\u2019affirmant disciple de Wright, l\u2019autre de Mies van der Rohe.«L\u2019audacedelasimplicité» reste une motivation profonde de l\u2019architecture de Louis-Joseph Papineau, comme le dégage l\u2019architecte Bôrkur Bergmann qui a préparé le présent profil.C\u2019est à titre de confrère plutôt que d\u2019historiographe qu\u2019il a abordé l'oeuvre et l\u2019homme, avec sympathie, fascination pour un parcours professionnel et une production architecturale exemplaires parleur intégrité.Du pavillon du Québec à l\u2019aérogare de Mirabel, en passant par la résidence des jeunes filles de l\u2019Université de Montréal et la station de métro Peel, Louis-Joseph Papineau a dessiné plusieurs des grands équipements modernes du Québec.Et l\u2019équilibre formel, la maîtrise technique des réalisations les plus récentes ne contredisent pas, malgré leur grande échelle, la qualité de la maison de l\u2019île Verte, l\u2019oeuvre fondatrice, un petit bâtiment où le travail sur l\u2019espace, la lumière et les matériaux était bien amorcé.Aujourd\u2019hui, alors qu\u2019une revalorisation de la modernité est engagée, comme en témoignent certains aspects de la production contemporaine internationale, l\u2019oeuvre aussi bien que la compétence de Louis-Joseph Papineau sont à redécouvrir.Car l\u2019on ne peut nier le fait que si Papineau et ses associés étaient parmi les architectes canadiens les plus influents et les plus productifs dans les années soixante, comme en fait état Pierre Boyer-Mercier, ils comptent peu aujourd\u2019hui, que ce soit au plan de la production ou de la reproduction (l\u2019enseignement) de l\u2019architecture, un sort qu\u2019ils partagent d\u2019ailleurs avec nombre de leurs contemporains.Effets dévastateurs de la crise des années soixante-dix ou dynamique particulière d\u2019une société qui oublie son histoire récente, peu importe ici, si ce n\u2019est que la collectivité se trouve ainsi privée d\u2019importantes références et de grandes compétences.Ce profil sur un architecte qui a dessiné l\u2019un des pavillons les plus marquants de l\u2019Expo \u201867 est aussi l\u2019occasion de se rappeler cet événement qui fut majeur pour la société québécoise, tant au plan social que culturel.L\u2019architecte Anne Cormier de l\u2019atelier Big City, qui a étudié le phénomène, s\u2019interroge sur la portée à court et à long termes de cette manifestation, autant à l\u2019échelle urbaine qu\u2019architecturale.Son site artificiel demeure un acquis territorial important, les efforts d\u2019aménagement récents en témoignent, même s\u2019ils s\u2019écartent de l\u2019esprit qui prévalait lors de son premier développement.Malheureusement dans le parc des îles, se dégradent certaines des installations encore existantes, tel justement le pavillon du Québec qui pourtant est une des plus remarquables composantes de notre patrimoine moderne.Certes, le dôme géodésique de Buckminster Fuller est en voie de réhabilitation, sa structure novatrice devant accueillir un centre de veille et d\u2019éveil à l\u2019eau, un équipement muséologique pour lequel au printemps dernier fut organisée une consultation restreinte auprès des architectes et des muséologues et dont les résultats n\u2019ont pas encore été publiquement annoncés! Est ainsi perdu pour une bonne part l\u2019impact externe d\u2019une telle compétition, l\u2019attention qu\u2019elle peut susciter étant liée à l\u2019attente de l\u2019annonce du lauréat et à la publication, voire l\u2019exposition immédiate des projets.Les maîtres d'ouvrage sont encore très loin de savoir utiliser les potentialités politiques et culturelles d\u2019un événement semblable.Un tel manque de visibilité est frustrant pour les concurrents qui se sont engagés dans l\u2019épreuve sans l\u2019avoir remportée; elle handicape par ailleurs le débat d\u2019idées que la divulgation des projets pourrait susciter.Mais ces préoccupations ne sont sans doute pas celles des administrateurs chargés d\u2019une telle opération.L\u2019architecture reste toujours un parent pauvre dans notre société.__ FRANCE VAN LAETHEM L\u2019AUDACE DE LA SIMPLICITÉ BÔRKUR BERGMANN PROFESSEUR AU DÉPARTEMENT DE DESIGN DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL Du pavillon du Québec à l'aéroport de Mirabel, l\u2019oeuvre de pionnier de Louis-Joseph Papineau se confond avec l\u2019affirmation bâtie de la modernité architecturale au Québec.D\u2019inspiration miesienne du fait de sa grande simplicité et de sa grande généro- sité, il s\u2019en détache parson approche complexe de la technique et de l\u2019usage qu\u2019il concrétise.Si l\u2019architecture incarne l\u2019esprit du temps, il ne lui incombe pas moins, dans une avenue vigilante et critique, de posséder une rigueur, une résistance, révélant des différences (1) au sein de la matrice qui lui est propre, celle de Vitruve.L\u2019oeuvre de Louis-Joseph Papineau ne questionne pas seulement cette complexité au sens de l\u2019objet propre, mais amène également une réflexion sur le parcours du projet.À cet égard, l\u2019oeuvre ne se limite pas à l\u2019objet-système, mais s\u2019inscrit dans l\u2019objet-procès (2): la vie du projet-en amont, la conception et la réalisation, et en aval, la vie du bâtiment, son usage, son entretien -.Cette préoccupation pour les conditions de vie générées demeure en étroite relation avec l\u2019effet de simplicité recherché, lequel ne peut être taxé d\u2019attitude formaliste en soi, mais manifeste plutôt un souci pour un environnement signifiant.Le travail de pionnier de Louis-Joseph Papineau, en tant qu\u2019indi-vidu et comme designer principal dans les projets ici présentés, en est un dans la mesure où son appréhension d\u2019une période de transformations sociales se concrétise par la mise en place d\u2019instruments à deux échelles: syntaxes spatiales, d\u2019une part, et fragments tectoniques, d\u2019autre part, dans l\u2019élaboration de réseaux alliant l\u2019usage, la forme et l\u2019ossature.PROFIL:\tLOUIS-J LA MISE EN PLACE DES FONDEMENTS: LE PAYSAGE, LA MATIÈRE, LA LUMIÈRE Nous sommes en 1955.Il y a du printemps dans l\u2019air, malgré la persistance de la Grande Noirceur, le Macarthisme et la Guerre froide.Louis-Joseph Papineau est tout frais émoulu de l\u2019École d\u2019architecture de l\u2019université McGill.C\u2019est l\u2019époque où l\u2019institution semblait avoir bien rodé un enseignement moderne, après la réforme entreprise en 1941 par John Bland.Intégrée à la faculté de génie (3), l\u2019École en subit l\u2019influence, tout en prônant un enseignement plasticien fortement marqué par le Bauhaus.Dans ce décisif contact avec l\u2019architecture, le jeune Louis-Joseph apprécie notamment les professeurs John Bland et Guy Desbarats, ainsi que les architectes Stuart Wilson et Hazen Sise, également enseignants à McGill.La rencontre avec Philip Johnson et les voyages d\u2019étude à New York, New Canaan et New Haven où il prendra connaissance avec les oeuvres de Mies et de Saarinen seront déterminants.Ses premières réalisations, il les exécutera à Saint-Jovite où réside sa belle-famille.Intéressé et à l\u2019écoute des gens, il s\u2019étonne de la transmission stricte des idées de la ville à la campagne, idées qu\u2019il qualifie déjà d\u2019«aberrantes», tels les escaliers extérieurs de Montréal.Avec ses nouveaux clients, il raisonne ses projets dans un dialogue inspiré de cette attitude.Durant cette période, en 1958, il forme avec des condisciples de McGill l\u2019étude Papineau Gérin-Lajoie Le Blanc, architectes.De cette période «laurentienne», on compte un motel, un hôtel de ville, une résidence-clinique et quelques boutiques.Il réalisera également un petit édifice abritant une boutique avec logement à Sainte-Agathe - au ras du trottoir! Mais nul doute que le plus formateur et le plus rigoureux des projets conçus dans les Laurentides reste le deuxième motel à Saint-Jovite, réalisé en 1962.Y apparaît le «caisson» constitué de parois avec plans horizontaux révélés dans l\u2019expression des chambres orientées dans le paysage, s'adressant au ruisseau à l\u2019arrière.Laclarté d\u2019expression de cette réalisation n\u2019a rien perdu aujourd\u2019hui malgré l\u2019état de délabrement général qui laisse voir l\u2019affaissement du mur de soutènement.Le motel, pour lequel tout l\u2019ameublement a été dessiné, témoignera d\u2019une préoccupation tectonique qui sera poussée dans des projets ultérieurs, à savoir, l\u2019encastrement de l\u2019éclairage dans l\u2019ossature.Ici, dans cette réalisation modeste, des tubes lumineux sont insérés entre les solives apparentes.La constitution spatiale du «caisson» trouvera sa continuité dans la pièce maîtresse de Papineau à l\u2019époque, sa propre résidence à l\u2019île Verte à Laval.Mais loin de se limiter à ce trait, l\u2019oeuvre renferme une densité tectonique, une polysémie révélant la complexité mentionnée plus haut: d\u2019une part, la distribution rigoureuse du programme dans un paradigme classique, et d\u2019autre part, l\u2019intégration des différentes fonctions dans un ensemble clair et simple.Parallèlement à la réalisation de sa maison, Papineau dessine sur un lot voisin une résidence où des fondations à découpage complexe pour une construction banlieusarde étaient déjà érigées.Avec ces données préexistantes, Papineau élabore la résidence Vickstrôm en 1964, en reproduisant les principes tectoniques de sa propre demeure.Ces mêmes principes avaient en fait été expérimentés dans le cadre d\u2019une commande à Brassard qui promettait d\u2019être d\u2019envergure.La famille Santarelli, nouvellement propriétaire d\u2019un territoire qui s\u2019étendait jusqu\u2019à La Prairie, demande à l\u2019étude Papineau Gérin-Lajoie Le Blanc, en 1958-1959, d\u2019élaborer des modèles de maisons.Plusieurs d\u2019entre elles sont aujourd\u2019hui altérées au point d\u2019être méconnaissables: un Pessac en Québec! Après ce projet de développement, la municipalité de Brassard leur commande le design de l\u2019hôtel de ville et d\u2019un poste de pompier.Des réalisations qui, elles aussi, ont subi les affres du temps.Mais c\u2019est le procès du projet, en termes de «montage social» qui peut nous intéresser ici.Pour cette commande, lafirme avait sollicité la collaboration du sculpteur Armand Vaillancourt qui réalisa une oeuvre faite de morceaux de wagons ferroviaires.La OSEPH\tPAPINEAU population d\u2019agriculteurs et le maire, peu «habitués» à ce genre d\u2019art, refusèrent de donner leur accord.Les architectes contactèrent alors un journaliste de La Presse qui fit une couverture élogieuse de l\u2019oeuvre en y associant la nom du maire.Devant cette reconnaissance «métropolitaine», la sculpture reçut dès lors bon accueil.Cet esprit de Renaissance, cet engagementtotal, où raison et passion sont indissociables, était sans doute beaucoup plus approprié à la conjoncture historique, mais il n\u2019en demeure pas moins que Papineau sut saisir, voire «coffrer» l\u2019air du temps, l\u2019époque de la Révolution tranquille.Cette première période dans le parcours de l\u2019architecte conjugue des réalisations, souvent de nature résidentielle, en bois, ou bois et métal, avec un corpus à caractère plus public en béton.C\u2019est une époque où l\u2019on utilisait le béton de façon abstraite, sans tenir compte du climat.Une série d\u2019écoles verront le jour et provoqueront une réflexion particulière sur la lumière naturelle.L\u2019école Marie-Favery à l\u2019angle des rues Villeray et Christophe-Colomb en est très représentative avec ses brise-soleil en béton.En fait cette préoccupation ne se traduit pas dans un matériau particulier puisque la résidence Papineau forme un pare-soleil avec son «caisson» en bois.L\u2019apprivoisement de la lumière naturelle se lit aussi dans la Résidence pour jeunes filles de l\u2019Université de Montréal, réalisée en 1962-1964.Cette commande faisait suite à une étude d\u2019ensemble des HEC, qui cependant ne devait pas voir le jour.Le projet est une interprétation du paysage dans la mesure où la densité du programme a suggéré l\u2019idée d\u2019une tour devant le mont Royal.La répétition verticale de cellules individuelles, complétées d\u2019un espace communautaire avec mezzanine, à tous les deux étages, suggère une double échelle.À l\u2019époque, il n\u2019y avait qu\u2019un seul édifice en béton apparent à Montréal.Dans «la tour des vierges», l\u2019exposition du matériau a été résolue par une cheminée froide au centre du plan pour empêcher la contraction du béton en façade.Reste l\u2019apparence, le geste, bien qualifié par Claude Bergeron comme «une entrée à l\u2019université» (4).L'ESPACE CIVIQUE: L'INTÉGRITÉ DU DESIGN - LE DESIGN INTEGRAL La citadelle agonisant une deuxième fois, la Ville manifeste les signes d\u2019une ouverture sur le monde qui prendra sa réelle signification avec l\u2019Expo \u201967.Durant cette époque de laïcisation, de Révolution tranquille, Papineau réalise ses premières oeuvres dans le domaine public au moment même où leoh Ming Pei et Peter Dickinson, suivis de Mies van der Rohe, définissent la silhouette d\u2019un nouveau centre-ville.En 1964, l\u2019étude Papineau Gérin-Lajoie Le Blanc, pourtant fort occupée, s'associe à Luc Durand et ensemble ils participent au concours pour le Pavillon du Québec et l\u2019emportent.Un succès qui confirmera la présence de la firme dans le domaine civique, la faisant passer d\u2019une échelle privée et artisanale à une échelle publique et professionnelle.Le fait d\u2019un grand bureau ne modifie en rien les thèmes chers à Louis-Joseph Papineau, pas plus que son attitude à l\u2019égard de l\u2019architecture.Au contraire, il reste très attaché à la création personnelle qu\u2019il sait concilier avec une méthode multidisciplinaire et il continue d\u2019accorder une grande importance au travail accompli dans la paix.Cette quiétude, il la retrouve chez lui, à l\u2019île Verte, où il exécutera un grand nombre de «designs», assis sur un tabouret devant l\u2019îlot de sa cuisine.Le projet du pavillon du Québec, une entrée éloquente dans le domaine civique, est représentatif de la tectonique minimaliste, comme le démontrent les détails de fixation du verre sur la façade.Le procès du travail qui se confirme dans ce parcours de l\u2019architecte en tant qu'acteur social, déjà mis en train à Brassard, se concrétise à nouveau dans le projet de la station de métro Peel et prend une nouvelle envergure.Papineau le décrit en ces termes: «La visite de métros existants comme ceux de Stockholm, Milan ou 8 /Tii^rALi I is:'-' \t\t '\"-n 1.\tLe motel a Saint-Jovite, 1962.2.\tLa résidence Vickstrdm à l\u2019île Verte, Laval, 1964.3.\tMaison-type d\u2019on développement, Brossard, 1958-1959.4.\tLa résidence des jeunes filles, Université de Montréal, 1964, élévation 5.\tLa résidence des jeunes filles, plan de l\u2019étage inférieur d\u2019un groupement type.6.\tL\u2019école Marie-Favery, Montréal, 1963. iâîülli ii in i.'Ill's'll!.I 111 ¦¦¦¦ 6.\tL\u2019Ecole d'éducation physique et le Centre universitaire, Université d Ottawa, 1973-1974 a.\tPlan de verre, vu de l\u2019extérieur.b.\tCoupe technique dans le pian de verre et les ponts d'entretien.7.\tProjet du Complexe du Quartier, Montréal, 1982.Maquette d'étude.8.\tProjet pour un habitat de vacances, Sutton, 1988.a.Plan d\u2019un groupement-type.h.Maquette d'étude.9.\tProjet pour les bureaux de Canadair, Saint-Laurent, 1990.Maquette d'étude. a&i-m typologie de petits logements compacts, à double orientation, accessibles d\u2019une coursive à l\u2019air libre, mais couverte.Les coursives sont organisées autour d\u2019un jardin surélevé.Cette figure hilberseimerienne offre un éloignement du logement vis-à-vis de la rue par une base de commerces et de bureaux.Malheureusement, le promoteur se permet d\u2019altérer le projet et Louis-Joseph Papineau, y voyant un affront au paysage urbain, démissionne.Ce qui existe aujourd\u2019hui, angle boulevard René-Lévesque et rue Saint-Urbain, n\u2019est qu\u2019une vague réminiscence de l\u2019étude initiale.Impressionné par laconstruction des granges des Cantons de l\u2019Est, Papineau entreprend en 1988 une étude pour un ensemble de logements de vacances à Sutton.Ce projet, commandé par un promoteur privé de la région, se veut une recherche de spatialité dans des logements compacts.L\u2019étude qui reste toujours sur la table à dessin fait appel à une préfabrication modulaire.Elle est sans doute la plus représentative de l\u2019esprit de fragmentation qui anime Papineau après 1974.Néanmoins, on peut dire qu\u2019elle est circonstancielle, que sa silhouette proliférante constitue une métaphore du paysage quand on la compare à un projet qui suivra peu après.En 1990, Papineau nouvellement associé avec l\u2019architecte Gilles Huot, travaille à cette commande de la société Bombardier pour la construction des bureaux de Canadair.Dans un système basé sur une trame palladienne, on trouve ici un ensemble multiple mais avec une expression horizontale, déployant perpétuellement l\u2019interaction intérieur/extérieur.Un véritable «bürolandschaft» à l\u2019échelle urbaine, devant être situé sur le boulevard Laurentien à l\u2019angle du boulevard Thiemens à Saint-Laurent.Ce projet concrétise à nouveau un des thèmes de l\u2019architecte: créer un espace de travail possédant la qualité de l\u2019habiter.À la même époque, Papineau élabore un projet similaire dans un laboratoire pour Agriculture Canada à Charlottetown, île-du-Prince-Édouard.Par ce thème récurrent de l'habiter, l'ambiance qualifie davantage l\u2019oeuvre de Papineau que la technologie, et ce malgré toute la conscience et la connaissance de la construction qui en émanent; la technologie n\u2019y est jamais un objet exhibé, ni fétiche, elle est intégrée.La filiation miesiennese révèle surtout au niveau de l\u2019état d\u2019esprit, du procès dont on parlait, notamment dans le respect des budgets.Mais aussi dans l'ampleur, dans la générosité du geste architectural.Cet homme de «Renaissance», qui a su saisir un moment historique, afin d\u2019introduire avec d\u2019autres l\u2019architecture moderne au Québec, a toujours la foi.Il n\u2019a jamais cédé.L\u2019homme se respecte.Il est modeste et serein.Sa dignité signifie offensive en conditions franches, mais aussi retraite «quand ça n\u2019en vaut pas la peine».Sa contribution et son éthique ont posé les fondements d'un édifice inachevé.NOTES ET RÉFÉRENCES 1.\tFRAMPTON, Kenneth, «The resistance of architecture», Architectural Design 52,1982, p.85 2.\tGREIMAS, Algirdas Julien et Joseph COURTÈS, Sémiotique, Paris, Hachette, 1979, 293 p.3.\tBLAND, John, «Ray Affleck and the McGill School of Architecture», Architecture \u2022 Québec, décembre 1986, p.10.4.\tBERGERON, Claude, Architectures du XXesiècle au Québec, Éd.du Méridien, Montréal, 1989, p.192 NOTICE BIOGRAPHIQUE Bôrkur Bergmann est architecte et professeur au département de Design de l\u2019UQAM.Membre de Studio Cube et cofondateur de la revue Silo, il centre son travail, au plan des projets comme de l\u2019analyse, sur le discours propre à l\u2019espace.Paris et la recherche opérationnelle menée, vu que l\u2019Administration du métro faisait défaut de nous fournirtoutes données techniques, nous ont permis d\u2019établir notre autorité dans le projet; rappelons par exemple que le calcul artisanal du débit des immeubles avoisinants à l\u2019heure de pointe s\u2019est plus tard révélé très proche des résultats d\u2019un bureau d\u2019experts-conseils torontois .».Après le Pavillon du Québec, la station de métro Peel et les autres pavillons de l\u2019Expo, ceux de l\u2019Italie, de Monaco et du Canadien National pour lesquels Papineau Gérin-Lajoie Le Blanc agissait àtitre d\u2019architecte d'opération, le bureau subit comme tant d\u2019autres la récession d\u2019après 1967.Pour la première fois, les associés décident de faire une demande de représentation à Ottawa; c\u2019est ainsi qu\u2019ils obtiennent la commande du projet de l\u2019École d\u2019éducation physique de l\u2019Université d\u2019Ottawa.L\u2019étude et la visite de «précédents» de même que la recherche opérationnelle vont se poursuivre durant toute cette période, particulièrement dans le cas de Mirabel.C\u2019est suite aux réalisations exécutées pour l\u2019Université d\u2019Ottawa que le bureau obtient cette commande.À cette époque, Gordon Edwards s\u2019associe à la firme; il y restera jusqu'en 1973.Lui-même et Papineau travailleront étroitement au design de l\u2019École d\u2019éducation physique et du Centre universitaire de l\u2019Université d\u2019Ottawa ainsi qu\u2019au complexe aéroportuaire de Mirabel.Ces trois projets de grande échelle affirmeront les thèmes énoncés au début, à savoir l\u2019interaction des réseaux révélée dans la densité de certains fragments tectoniques, et l'habiter du projet, les conditions de vie générées par le bâtiment prenant ici plus d\u2019ampleur au sens où l\u2019usage s\u2019étend à l\u2019entretien.Le thème des réseaux sera manifesté par la relation entre le système des fluides et le type d\u2019ossature dans les projets d\u2019Ottawa, tandis qu\u2019à Mirabel, il est absorbé de façon minimaliste dans l\u2019enveloppe.L\u2019habiter du projet se traduit dans une solution singulière à Ottawa, avec le pont d\u2019entretien contre le vitrage incliné.Le projet de Mirabel illustre par contre une approche systématique, l\u2019ensemble de la trame spatiale du toit définissant un véritable espace de travail avec son réseau de passerelles.Ici le minimalisme de Papineau quitte l\u2019héritage de Mies stricto sensu: on assiste à l\u2019intégration tectonique des contraintes structurelles et climatiques au sein de mêmes fragments.Après 1970, la firme prend une ampleur considérable, avec des projets internationaux, une soixantaine d\u2019employés et une division bien précise des tâches.Georges Adamzcyk, qui y travaillait, fait remarquer qu\u2019«il y avait l\u2019homme des relations publiques, Gérin-Lajoie, le gestionnaire Le Blanc et l\u2019artiste Papineau, une division du travail bien confirmée dans l\u2019organigramme».Un an après le départ de Gordon Ewards, en 1974, Louis-Joseph Papineau se dissocie de PGL.«Le bureau était devenu trop gros, explique-t-il, on perdait le contrôle des projets; un travail de concentration se fait dans la paix.» L'ETUDE: LE DÉVELOPPEMENT DES SYSTÈMES Après 1974, la distanciation signifie pour Papineau un refus de certaines conditions de travail.Il construit très peu pendant ces années de repli idéologique durant lesquelles plusieurs collègues de sa génération font des concessions à une architecture complaisante qui meuble le paysage québécois d\u2019aujourd\u2019hui.Papineau vit à ce moment-là une phase critique, un moment de crise, après avoir poussé la simplicité à l\u2019extrême dans le projet de Mirabel.Il quitte alors les objets monolithiques pour s\u2019orienter vers une fragmentation, un courant moderne représentatif pour cette période.La plupart des études, souvent d\u2019une certaine ampleur, et menées pour des maîtres d\u2019ouvrage privés, sont orientées en fonction de la notion de systèmes.Le thème de la lumière y est toujours présent.En 1981, Papineau remporte un concours dans le cadre de l\u2019opération «Vingt mille logements».Le «Complexe du quartier» propose une 9 PROFIL LOUIS JOSEPH PAPINEAU LA RÉSIDENCE PAPINEAU ÎLE VERTE, LAVAL, QUÉBEC,1963-1964 LOUIS-JOSEPH PAPINEAU À l'extrémité ouest de l\u2019île Verte, adjacente à l\u2019île Bigras, vient s\u2019insérer parmi des maisons banlieusardes la résidence de Louis-Joseph Papineau, le «colon» de l\u2019île.Et l\u2019on s'étonne que sa construction remonte déjà à près de trente ans, car elle pourrait bien être d\u2019aujourd\u2019hui.Par l\u2019audace de sasimplicité, satransparence et sasurélévation, à première vue elle fait penser à la maison Farnsworth de Mies van der Rohe.Mais tectoniquement, elle possède son identité propre.La distribution des pièces, avec les chambres d\u2019enfants et le bureau au niveau bas et l\u2019espace de jour avec la chambre des parents en haut, établit une base touffue qui contraste avec la transparence du piano nobile.À l\u2019extérieur, lafondation en maçonnerie, coiffée d\u2019un «caisson» en bois, oriente fortement l\u2019ensemble vers la rivière.Au piano nobile, le plan libre est de rigueur et il est d\u2019autant plus manifeste qu\u2019on a réduit les colonnes intérieures à leur stricte valeur porteuse.Cette réduction contraste avec l\u2019amplification des parois extérieures.Le plan libre produit en outre une opposition intéressante entre l\u2019espace et ses «objets», masses détachées du plafond: le bloc de cuisine et le bloc sanitaire qui d\u2019ailleurs jouent un rôle de contreventement.Le parallélipipède neutre est investi par un soubassement dans le plancher du niveau haut, une ouverture soulignée par un puits de lumière plat, faisant place à l\u2019escalier à expression horizontale.L\u2019influence miesienne notée plus haut se retrouve dans les détails, les colonnes cruciformes qui sont constituées de quatre minces profilés en équerre, soudés ensemble et laissés apparents.Contrairement à la maison Tugendhat, à laquelle on pourrait penser, l\u2019esprit ici est plus rustique.La rencontre de l\u2019acier avec le bois, du bois avec le verre et avec les moellons introduit un certain pittoresque que l\u2019on retrouve dans le traitement du sentier de terre sinueux qui conduit à la maison.Cette ouverture sur le paysage a connu avec le temps une permutation.La piscine rajoutée plus tard, côté rivière, ancre la maison à la rive.Sa plage forme un plateau légèrement surélevé par rapport au niveau nuit, relié au niveau jour par deux plateaux.Au sens narratif la coupe culmine dans la mise en tension du terre-plein entre les deux eaux.B.B.1.\tCoupe transversale .2.\tPlan du niveau haut, le piano nobile.3.\tPlan du niveau bas.4.\tL'arrivée.5.\tL\u2019entrée.6.\tL\u2019escalier.7.\tLe séjour.r w l\u2019y ÉÉhlLat al.r-.ifZr.-1 ' ' .' I L id.i.lji_m liill il'lLilM-il I HI 11 nauz rtn: .¦ -\u2014- gnn HSIiry Oui EMU 12 3 *** h BBS.fcr, -\t- - - .-î&p 'l T?:,L r ¦;¦;>:x v, * ¦HH - wjr; ;'ff!V ¦¦¦ \u2022 - \u2022\u2022\u2022- i PROFIL LOUIS JOSEPH PAPINEAU LE PAVILLON DU QUÉBEC À L\u2019EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1967 MONTRÉAL, QUÉBEC, 1964-1967 PAPINEAU GÉRIN-LAJOIE LE BLANC ET LUC DURAND Le plan du Pavillon du Québec cristallise, en soi, la période de changements que traversait le Québec: la Révolution tranquille battait son plein et le pays devait s\u2019exposer au monde.La transformation verticale du plan, le passage d\u2019une figure en croix, base classique, voire ecclésiastique, à une figure neutre aux étages en est révélateur.Lauréats d\u2019un concours provincial, les architectes sont convaincus, à l\u2019occasion d\u2019un voyage d\u2019études en Suisse, de la nécessité de s\u2019engager dans le design intégral, la cohérence du projet exigeant que l\u2019esprit du pavillon se prolonge dans le dessin des «exhibits».Suite à une réunion avec quelques ministres, dont René Lévesque qui donne le feu vert aux architectes, ceux-ci sollicitent la collaboration du designer graphiste, Gustave Maeder.L\u2019oeuvre que la critique new-yorkaise Ada Louise Huxtable a désigné comme le «Pavillon de Barcelone» de l\u2019Expo \u201867 dans le New York Times, à l\u2019occasion de l\u2019ouverture de l\u2019exposition, est une construction avec une base en béton d\u2019où émergent quatre gaines de circulation verticale porteuses de deux plate-formes de 50m x 50m.Les façades, les rampes et une partie des «exhibits» sont suspendues à la plate-forme supérieure.La transformation de figure mentionnée plus haut est accentuée par le concept des façades, au sens syntaxique du terme: les pans de verre légèrement inclinés vers l\u2019extérieur au bas, comme une boîte qui s\u2019ouvre, évoque la fête.Cette légèreté est amplifiée par le détail des éléments de fixation fabriqués sur mesure; ils dématérialisent le joint à un point tel que la paroi semble de verre collé! Malgré l\u2019esprit ludique, la sérénité est présente autant par la subtilité des détails que par la proportion horizontale de la boîte de verre, une préférence déjà marquée dans la résidence de l\u2019architecte et qu\u2019on lira dans le projet de Mirabel.1__\u2014- œi iT.r- \u2019\u2019.ui j-r- 2 ] jj.n 1.\tL'exterieur 2.\tCoupe 3.\tPlan du rez-de-chaussée 4.\tPlan de l\u2019étage.5.\tPlan de la mezzanine.6.\tL\u2019intérieur. PROFIL LOUIS JOSEPH PAPINEAU .LA STATION DE MÉTRO PEEL MONTRÉAL, QUÉBEC, 1962-1966 PAPINEAU GÉRIN-LAJOIE LE BLANC Dès le début de ce mandat, l\u2019élaboration même du projet constitue une totale remise en question des normes structurales dictées jusqu\u2019alors par les ingénieurs du métro.Par le gabarit des espaces donné, cette routine limite le travail des architectes à la décoration, alors que la recherche opérationnelle menée par Papineau lui-même «a comme résultat immédiat une distribution des entrées aux endroits stratégiques pour faire face au débit».La mise en confiance issue de l\u2019engagement et de la compétence démontrés lors de l\u2019élaboration du projet permet, entre autres, de convaincre le maire de l\u2019idée d\u2019apprivoiser la publicité dans le métro, jugée comme un véritable fléau ailleurs dans le monde et notamment à Paris.Il est suggéré de remplacer les panneaux publicitaires par des oeuvres d\u2019art sous lesquelles il serait fait mention des commanditaires.L\u2019artiste Mousseau est retenu pour cette intervention.L\u2019autorité acquise et l\u2019excellente collaboration avec l\u2019ingénieur René Gayer ont produit le résultat qu\u2019on peut voir aujourd\u2019hui et qui reste encore difficilement égalable.Dans une excavation en tranchée, le concept du hall, vertical, par opposition à la voûte, horizontale, s\u2019est vite avéré une solution plus économique, réduisant la masse de terre à porter et la structure en conséquence.L\u2019espace ainsi pris en sandwich, terre dessus, terre dessous, est exprimé aussi bien dans le profil anti-flambement des colonnes que dans leur articulation en rotule aux deux extrémités.Cette expression structurelle révélant le treillage des armatures du béton démontre une grande sophistication technique, notamment dans le traitement des poutres de la mezzanine, prises en épingle entre les doubles colonnes.La hauteur de sept pieds sous le plafond au niveau de la mezzanine, qui produit un effet de compression sans que l\u2019on sente la dimension réelle, illustre d\u2019une autre façon la liberté prise, malgré les contraintes, à des fins de sens.Le thème du rapport entre l\u2019éclairage artificiel et la structure porteuse, déjà visible dans le motei de Saint-Jovite, revient ici et devient de plus en plus élaboré dans les projets ultérieurs.Le détachement des colonnes donne un rythme au mouvement ettranscrit un «extérieur» à l\u2019intérieur, rappelant l\u2019arcade.Les rotules viennent souligner l\u2019analogie aux travaux publics.L\u2019esprit métropolitain souterrain mis en place fait partie d\u2019un corpus moderne alors en naissance à Montréal, mais à l'horizontale, dans les mails du Westmount Square et de la Place Ville-Marie.Dans son être vertical, iltrouvera sa continuité deux décennies plus tard dans la réalisation de Paul Chemetov, au sous-sol des Halles à Paris.B.B.fCh (ïïh VkkkJ ï III H.: Il II ill II III II II jDQDDj QODD DODO lllllllllll 8151 Imlmililli lllllllllllllllllllllllllll ni üüiiiiSIIIIII IlillllüH!!!!!!! 1.\tCoupe longitudinale.2.\tPlan du niveau mezzanine.3.\tDétail technique.4.\tLe quai, l'arcade.5.\tLa mezzanine.I 6 2 267358 PLAh *- A ?A >- A wr~ ; tv I*3MR ; r \\7T'V/ V/ nCTC i\" .! -i Hi Ipiii ¦¦1 ¦ IliilPpPitPPP : .; «éIISH !\t! II ll'l! !.i I ini ¦hi «il* Voltz.T-IMI pEv/15 PouE DETAIL DDE, BoT bLts voi e t>T e ucTU Zt QUAI tLtVATI on coLonnt:\ttv p t CM fct.Lt: r\u2014 ZM 1 a e ««gwiSwai IHI ¦ II a®» :¦ Mifi: JÎIÉ i««-1>5;': :r\u2019! S'ÿ-itUV > .B&MkS i^*^rarr,.>î .1\t.-r*,*vCl- ÉËNHHi :\u2018V.:v- v.\u2022\u2022\"m\" >\u2022:\u2022 2»J fe&sS v;\u2022' \u2022; ;.; $jg***r ^^serjjWCri wm v?s-K- »'s£juâj léêSiat, IP ivcnin ( ' \u2022 5 7~v ISIlMl ¦w*iE H @=!*WW«\".i-'-O'îi 5Ü5B5 4^4 4 4 ^ü> LE SITE Le site de l\u2019Expo \u201867 qui se détache nettement sur le fleuve est avant tout spectaculaire, scénique.Son choix judicieux, déjà pressenti à l\u2019occasion de projets d\u2019exposition passés, évitant toute spéculation foncière et écartant les objets gênants que sont l\u2019automobile et son stationnement, traduit cette volonté de s\u2019exposer dont parle Eco.De la rive sud, des ponts qu\u2019empruntent les touristes en provenance des États-Unis, les îles et la jetée deviennent scène et spectacle avec, comme toile de fond, Montréal et ses silos - silos que l'administration Drapeau aurait bien voulu effacer ou du moins déguiser sous quelques couches de peintures -.Des îles, la ville devient objet d\u2019exposition : autant qu'elle-même, l\u2019Expo \u201867 exposait Montréal, la ville en «3-D» (8), au faîte de son développement.Un quart de siècle avant le nouveau Vieux-Port, l\u2019Expo ouvrait une très grande fenêtre sur lefleuve et invitait plusieurs Montréalais à quitter pour la toute première fois leur île.LE MOUVEMENT L\u2019Expo, sorte de microcosme éphémère, idéalisé et instantané, construit au seuil de Montréal, capture les idéaux d\u2019une époque, d\u2019une société et d\u2019un maire.La fascination qu\u2019exerce alors le mouvement se manifeste de façon flagrante.Plus qu\u2019un retour à la source de la fondation de Montréal et outre son aspect scénique, le choix de son emplacement reflète cette fascination.Le fleuve en mouvement est, autant que le sol, le site de l'Exposition.En 1967, Montréal est moderne, elle est mouvement.Brandissant l\u2019argument massue de l\u2019évacuation de la ville en cas d\u2019attaque atomique et de la visite de millions de touristes, le maire Drapeau active la construction d\u2019un réseau de voies rapides.Le métro, frère de terre de l\u2019Expo - les déblais de la ville souterraine devenant les remblais de la ville qui émerge -, sillonne le sous-sol montréalais.Parallèlement, la liberté d\u2019expression qui marque la réalisation des stations de métro par différentes firmes d\u2019architectes s\u2019apparente à celle des pavillons de l\u2019exposition.Avec l\u2019Éxpo on sublime cet élan par la multiplication des systèmes de transport en commun : métro, expo-express, minirail, balade, hovercraft, vaporetto, tapis roulant, escalier mécanique, ascenseur sont les liants d\u2019une exposition conçue suivant le modèle des centres commerciaux, essaims de petits et moyens pavillons séparant les gros canons (États-Unis, U.R.S.S., Canada).On provoque l\u2019illusion du voyage par l\u2019usage de passeports tamponnés dans chaque pavillon et du mouvement par la projection de films vertigineux sur écrans panoramiques.L\u2019Expo, prototype d\u2019un «environnement global» (9), vit sous les auspices de la communication, et de la vitesse à tout prix.Le succès immédiat et durable de La Ronde et l\u2019aménagement subséquent du circuit Gilles-Villeneuve sur l\u2019île Notre-Dame en témoignent.Post-Expo, Terre des Hommes rasée peu à peu de ses pavillons selon les exigences du B.I.E.(10) et déconnectée de ses réseaux, s'étiole.De la fascination pour le mouvement à la volonté de reconstituer la forme urbaine, les idéaux municipaux se transforment au point de devenir l\u2019antithèse de ce qu\u2019ils étaient.Sur les îles, la banalité a frappé.Leur fonction récréative se dilue maintenant jusqu\u2019au port où naît cette année une nouvelle génération de pavillons à la fine pointe de l\u2019architecture montréalaise.1.\tRemblais des îles, extrait de «Ground plan, description of site & means of access» publié en 1964 par la Compagnie canadienne de l'Exposition universelle de 1967.2.\tPlan du site, extrait de «Expo '67, Étude sur les matériaux, systèmes et techniques de construction» préparé par la Direction des matériaux de l'Industrie et du Commerce en 1969.3.\tProjet de construction de voies rapides, extrait de «Ground plan, description of site & means of access» publié en 1964 par la Compagnie canadienne de l'Exposition universelle de 1967.4.\tVue d\u2019ensemble, île Notre-Dame.6.Proposition d'aménagement thématique de l'Expo indiquant la circulation et le système d\u2019addition et de soustraction d\u2019espaces. \\ '\t\\ ji fku &k dk±i uutwrrm.-* 4^4 4u> DE L'ARCHITECTURE D'EXPOSITION «L\u2019époque du pavillon d\u2019exposition individualiste et compétitif est révolue» (11 ), écrit Sibyl Moholy-Nagy dans un article acéré publié par L'Architecture d Aujourd'hui en septembre 1967.Moholy-Nagy adoptant un point de vue pratiquement opposé à celui d\u2019Eco attaque «les pavillons compétitifs en «chapeaux cotillons» et regrette que les efforts déployés pour la promotion d\u2019«une architecture d\u2019exposition efficace» conçue objectivement soient restés presque vains».Suite notamment aux congrès de l\u2019AAPQ (12) et aux travaux imprégnés par l\u2019esprit des C.I.A.M.de la jeune équipe d\u2019architectes dont faisaient partie Moshe Safdie et Jerry Miller et qui, sous la direction de Sandy van Ginkel, était chargée de la réalisation du plan d\u2019ensemble de l\u2019Expo, ces efforts se sont partiellement concrétisés dans la construction de pavillons thématiques plus ou moins tétraédriques.Les idées mises de l\u2019avant par ces deux groupes visaient à transformer une exposition individualiste où prime l\u2019identité nationale en un village global invitant à la coopération internationale, sorte d\u2019exposition «plug-in» inspirée paradoxalement à la fois par le groupe Archigram qui prône la flexibilité et la légèreté et par Saint-Ex qui écrit: «Être un homme c\u2019est sentir qu\u2019en transportant une pierre vous avez contribué à l\u2019édification du monde» (13).Le zonage de l\u2019exposition aurait été entièrement thématique, chaque nation exposant ses produits, ses recherches, sa technologie à l\u2019intérieur d\u2019une structure maîtresse (hyper-musée des/de la civilisation(s) ou galerie d\u2019exposition de la fin du siècle dernier) selon des thèmes au genre très spécifique, «L\u2019Homme .».Un réseau de circulation linéaire aurait uni letout.Ce parti ne satisfaisant pas aux exigences du B.LE.dont les règlements stipulent que lors d\u2019une exposition de «première classe » chaque pays participant doit être représenté par un pavillon (le pavillon est support d\u2019identité nationale) fut écarté.Cependant, la prolifération de tétraèdres, et autres structures tridimensionnelles (États-Unis, Pays-Bas, Ontario, l\u2019Homme interroge l\u2019univers, l\u2019Homme à l\u2019oeuvre, la Place d\u2019accueil, le Gyrotron et autres) qui envahirent le site de l\u2019Expo \u201867 et qui inspirèrent aux éditeurs de Progressive Architecture le titre «Man and His Space 10 Frame» ainsi que la réalisation d\u2019ouvrages tels le pavillon de la R.F.A.ou Habitat reflètent sans doute l\u2019actualité, en 1967, de la recherche d\u2019une structure maîtresse universelle et expansible, autant que l\u2019expression d\u2019aspirations nationales à la haute technologie.Qu\u2019elle soit posée par le biais du pavillon national ou par celui de la structure maîtresse, la question de l\u2019architecture d\u2019exposition résiste de façon évidente à une solution universelle et unique d\u2019«architecture d\u2019exposition efficace» comme la réclame Sybil Moholy-Nagy, le paradigme de l\u2019efficacité est utopique.D\u2019autre part, oscillant entre la boîte noire maquillée, déconnectée de son contenu et de son contexte (les pavillons du Venezuela et de la Grande-Bretagne, par exemple) et la structure qui joue le jeu de l\u2019interprétation (le pavillon du Québec, opaque le jour et transparent la nuit, utilisant la réflexion du ciel et la chute comme référents naturels), elle n\u2019échappe ni aux conflits inhérents à l\u2019éclatement des «spécialités» de l\u2019aménagement, ni à une certaine futilité programmatique qui, à l\u2019aube de la télématique, exige d\u2019un bâtiment parachuté sur un site instantané - marqué de l\u2019inévitable décalage nature-structure des lieux remodelés - qu\u2019il communique les valeurs d\u2019une culture et l\u2019image d\u2019une civilisation.L'OPÉRATION EXPO Le but premier de l\u2019opération «Expo» était sans aucun doute la promotion de Montréal par un événement prestigieux.Elle fut couronnée de succès: en 1967, l\u2019Expo et Montréal ont fait les manchettes de la presse internationale et la couverture des magazines les plus prestigieux.Parallèlement, dans l\u2019élan des années soixante, les Montréalais découvrirent, selon les termes de Pierre Dupuy, commissaire général de l\u2019Expo, «la fierté» (14).Dans ce contexte, on conçoit qu\u2019étant donné son caractère éphémère, le phénomène n\u2019ait pas eu d\u2019impact urbain direct et qu\u2019on ait préféré le circonscrire, brillamment d\u2019ailleurs, en marge du centre de la ville, créant ainsi un espace de liberté qui puisse être le site d\u2019événements exceptionnels, interdits ou impossibles à réaliserau centre-ville, dont le Grand Prix et les feux d\u2019artifice.Cette liberté, peut-être trop évidente, demeure sous-exploitée.7.Habitat 67 de Moshe Safdie, pavillon d\u2019exposition modulaire et permanent d\u2019habitation, commandité par un regroupement de compagnies de béton et laSCHL.NOTES ET RÉFÉRENCES 1.\tSelon la classification du Bureau international des expositions.2.\tProcès-verbal de l\u2019assemblée annuelle de l\u2019AAPQ tenue au manoir Saint-Castin, lac Beauport, les 24,25 et 26 janvier 1963, résolution du congrès proposée par André Blouin.3.\tLors d\u2019une conférence tenue à Montebello en 1963, un groupe de onze participants dont Ray Affleck, Victor Prus, Gabrielle Roy, Claude Robillard et Jean-Louis Roux choisirentdedonnerà l\u2019Expo\u201867 le thème de «Terre des Flommes», selon l\u2019ouvrage d\u2019Antoine de Saint-Exupéry, témoignant ainsi de l\u2019optimisme des années soixante mais aussi de la moralité sous-jacente des expositions.4.\tInternationale Bauausstellung, Berlin 1987.5.\tLALONDE, Jean-Louis, «L\u2019Exposition universelle de 1967.Deuxième étape», conférence prononcée au club des Beaux-Arts le 27 mars 1963.6.\tBERMAN, Gabriel et Claudia LEBOEUF, «Les expositions universelles: l\u2019Ouest en projet», mémoire de CEAAU, École d\u2019architecture Paris-Villemin, 1987, p.1.7.\tECO, Umberto, «ATheory of Expositions», texte daté de 1967, trad.C.Leefeldt, réimpression de Film Quarterly, 30, no.4, 1977, The Regents of the Univ.of California, 1977, p.296 et 299.«Aujourd\u2019hui l\u2019exposition n\u2019exhibe plus de produits, ou si elle lefait, les produits ne sont que prétexte à présenter autre chose.De même qu\u2019à Lauzanne en 1964, l\u2019exposition de Montréal s\u2019expose.Dans les expositions actuelles, un pays ne dit plus «Regardez ce que je produis» mais «Regardez avec quel brio je présente ce que je produis».On ne montre plus les objets, mais l\u2019exposition elle-même, l\u2019idéologie élémentaire étant que l\u2019emballage est plus important que le produit, c\u2019est-à-dire que l\u2019édifice ettes objets qu\u2019il contient sont là pour communiquer les valeurs d\u2019une culture, l\u2019image d\u2019une civilisation.» (Traduction libre faite par l\u2019auteure de l\u2019article).8.\tSelon le titre de l\u2019article de Peter Blake «Downtown in 3-D» publié dans The Architectural Forum de septembre 1966 et traitant du nouveau centre-ville de Montréal, des gratte-ciel et de la ville souterraine.9.\tDans son étude «Exhibitions and International Fairs as a Means of Mass Communication» réalisée pour l\u2019UNESCO en 1968, Ray Affleck décrit l\u2019Expo dans l\u2019esprit des happenings comme étant un environnement global post-industriel,«a total environment to be experienced» dont l\u2019expérience passe par l\u2019absorption d\u2019information appréhendée par le mouvement.Dans cet environnement les pavillons individuels ont assez peu d\u2019importance et ne doivent être compris qu\u2019en termes d\u2019outils de communication et d\u2019architecture non statique «Architecture of Movement».Parallèlement, les techniques d\u2019exposition traditionnelles et fragmentées doivent être absolument évitées.10.\tBureau international des expositions.11.\tMOHOLY NAGY, Sibyl, «Expo \u201867 Montréal», L\u2019Architecture dAujourd'hui, sept.1967, p.X et XI.12.\tÀ partir de 1963, les architectes se sont penchés sur le problème de la réalisation de l\u2019Expo à Montréal.Blanche van Ginkel, Victor Prus, André Blouin, Jean-Louis Lalonde participèrent activement à ces congrès.Louis Kahn, conférencier invité au congrès de 1963 suggéra d\u2019utiliser le Saint-Laurent comme grand axe de la future exposition.13.\tCitation extraite de l\u2019ouvrage Terre des Hommes de Saint-Exupéry et reprise à plusieurs occasions dans les textes traitant de l\u2019exposition.14.\tRéférence au livre de Pierre Dupuy, La découverte de la fierté, publié après l\u2019Expo.8.\tLe pavillon des États-Unis de Buckminster Fuller, une des rares structures à avoir su tirer parti du système de circulation mis en place à l\u2019Expo.La structure ignifuge est aujourd\u2019hui en voie de conversion.9.\t«L\u2019Homme interroge l\u2019univers» de Affleck, Desbarats, Dimakopoulos, Lebensold, Sise.Vestige de l\u2019exposition thématique étrangement récupéré en 1979 par Robert Altman dans son film apocalyptique Quintet.10.\tLe pavillon du Québec de Papineau, Gérin-Lajoie, Le Blanc & Durand.Situé malicieusement entre les pavillons de l\u2019Ontario et de la France, ce pavillon, ancré dans i\u2019eau, petit cousin de Falling Water, joue la réflexion du ciel bleu en mouvance et la transparence nocturne alors qu\u2019il dévoile la structure de l\u2019exposition intérieure.NOTICE BIOGRAPHIQUE Diplômée de l\u2019École d\u2019architecture de l\u2019université McGill et détentrice d\u2019un C.E.A.en architecture urbaine de l\u2019École d\u2019architecture Paris-Villemin, Anne Cormier est associée à l\u2019Atelier Big City et enseigne occasionnellement à l\u2019UQAM et à l\u2019Université de Montréal.Elle a reçu en 1988 une bourse du Conseil des Arts du Canada qui lui a permis d\u2019étudier l\u2019Expo \u201867.27 ÉVÉNEMENTS LE VILLAGE GLOBAL La Cinquième Conférence internationale de recherche sur l\u2019habitat s\u2019est déroulée cette année à Montréal dans le cadre des célébrations officielles du 350e anniversaire de la ville.Ces rencontres biennales regroupent des chercheurs de différentes disciplines, notamment des architectes, urbanistes, sociologues, géographes, économistes et autres professionnels intéressés par la question du logement à l\u2019échelle internationale.L\u2019événement, passé presque inaperçu aux architectes québécois, réunissait plus de 400 chercheurs provenant de 58 pays.Le précieux appui d\u2019organismes d\u2019aide internationale, tels l\u2019Agence canadienne de développement international (ACDI) et le Centre de recherches pour le développement international (CRDI), a permis aux pays en développement d\u2019être bien représentés.Comme on le sait, le déséquilibre entre les économies du Nord et du Sud continue de s\u2019accentuer et, en ce sens, il aurait été impensable pour plusieurs chercheurs de venir à Montréal, n\u2019eût été les inscriptions gratuites, l\u2019aide au transport et à l\u2019hébergement.Si l\u2019usage de l\u2019espagnol a encouragé la participation des pays d\u2019Amérique latine, il convient de noter que les pays de l\u2019Est n\u2019étaient pas aussi bien représentés que prévu.Mais qu\u2019est-ce qui peut bien faire converger les intérêts de nations aux politiques, technologies et besoins si différents?Intitulée «À la croisée des chemins», cette cinquième conférence voulait insister sur le fait que les problèmes de logement sont aujourd\u2019huiàun pointtournant, qu\u2019ils connaissent de moins en moins defrontières et que le dialogue entre chercheurs est plus important que jamais pour la recherche de solutions.Comme l\u2019exprimait le ministre Claude Ryan dans son allocution à la séance d\u2019ouverture: «La population vieillit au Nord, la démographie explose au Sud, l\u2019épuisement des ressources de la planète remet en question nos modes de production et l\u2019espace géopolitique se modifie à tout moment».Tous se sentent concernés par ces changements qui ont des répercussions inévitables sur l\u2019habitat.Les sujets des ateliers ont touché aux nom breux aspects du logement, dont les transformations sociales et démographiques, mais ils ont aussi abordé le financement et la gestion, le marché immobilier, les technologies, la rénovation urbaine, les villes nouvelles, les politiques du logement, la ségrégation et la mixité des populations, etc.En tout, quelque 56 séances se sont déroulées durant quatre jours donnant lieu à plus de 200 exposés en trois langues.En architecture, plusieurs travaux ont été présentés grâce à la collaboration entre équipes de chercheurs de pays développés et du Tiers-Monde.Mentionnons à ce titre, le dynamisme dont ont fait preuve l\u2019Institut Parisien de recherches en architecture, urbanisme et société (IPRAUS) et, chez nous, le Centre sur le logement à coût minimum de l\u2019Université McGill.Quelques constantes se dégagent des travaux de recherche.Plusieurs d\u2019entre eux s\u2019inspirent de l'habitat traditionnel pour induire de nouvelles formes d\u2019organisation spatiale du logement mieux adaptées aux besoins des populations.C\u2019est le cas, par exemple, de l\u2019habitat rural et urbain en Chine et en Turquie dont la production rapide de logements modernes des dernières années creuse un fossé avec les structures sociales des habitants, plutôt lentes à se modifier.Les nouvelles solutions d'aménagement prennent ainsi en compte des habitudes de vie profondément ancrées.Aussi, la pénurie de moyens amène à reconnaître la production domestique considérable des habitants eux-mêmes: elle prend tantôt le nom de participation des usagers dans les pays développés, tantôt d'autoconstruction dans les pays pauvres, mais partout on constate la valeur du travail qui échappe au contrôle du système établi.Les méthodes de construction locales font l\u2019objet d\u2019une revalorisation de la part des scientifiques: au Viêt-Nam, on redécouvre Inflexibilité du plan qu\u2019offrent les structures légères traditionnelles.À Moscou, ville d\u2019immeubles à logements collectifs pour la plupart faits d\u2019éléments lourds préfabriqués, on s\u2019intéresse maintenant aux bâtiments de faible hauteur et depuis peu, à la récupération de résidus industriels pour la fabrication de nouveaux matériaux de construction.Partout, l\u2019heure est à la rationalisation des ressources et à l\u2019adaptation des espaces d\u2019habitation aux modes d\u2019habiter.Le plat de résistance de la conférence consistait en six grandes présentations sur des questions d\u2019actualité en matière de logement et de développement urbain.Elles ont été prononcées par Michael Golberg du Canada, Meredith Edwards d\u2019Australie, José Luis Coraggio d\u2019Équateur, ChristianTopalovde France, VictorTishchenko de la C.E.I.et Chen Guangting de Chine.Sans doute, la conférence de Christian Topalov est celle qui a le mieux réussi à déborder du cadre restreint des frontières nationales.Sa présentation questionnait les principes du discours écologiste actuel, plus particulièrement ceux qui sous-tendent les stratégies des scientifiques, des professionnels et des bureaucraties publiques.D\u2019après lui, le discours de la planification rationnelle, de la «maîtrise du développement urbain», n\u2019est plus aujourd\u2019hui défendable.Pour devenir légitimes, note-t-il, les nouveaux projets doivent graviter autour de l\u2019environnement.Le problème du logement dans les grandes villes n\u2019est plus celui de l\u2019accès normalisé à ce bien pour les catégories exclues du marché, mais celui de la protection des sites et de la réduction des échelles.À ce sujet, Topalov trouve amusant que le discours écologiste serve à justifier des pratiques parfois opposées selon les pays: en France, par exemple, il prône l\u2019arrêt de la construction des grands ensembles de logements sociaux au profit de la maison individuelle tandis qu\u2019au Canada, le même discours critique le gaspillage de l\u2019espace et des ressources par l\u2019habitat dispersé, et valorise la densification.L\u2019environnement, qui est la nouvelle valeur collective planétaire, côtoie paradoxalement la montée des individualités.L\u2019autre tendance du village global, pour employer une expression bien connue, se manifeste plus subrepticement dans la diversification des besoins et l\u2019émergence d\u2019une multitude de modes de vie.Cette tendance se remarque partput en Occident où après avoir largement bâti avec l\u2019aide de l\u2019État durant des décennies, le marché privé se spécialise en se tournant vers la satisfaction des besoins de groupes particuliers d\u2019individus.La conférencière australienne Meredith Edwards a pu observer, durant son séjour à Montréal, à quel point les valeurs contrastées émergent ici et là et transforment le visage humain de la ville.Désirant sortir des circuits de visites officiels proposés par le programme de la conférence, elle a effectué une promenade sur la rue Sainte-Catherine vers l\u2019est où, ô surprise, les airs de gospel du Café chrétien se confondaient à la musique de clubs, de bars et de discothèques.Qu\u2019il s\u2019agisse du quartier chinois, du village gai de Montréal ou de la paisible communauté familiale de banlieue, de nouveaux modèles de comportements s\u2019expriment spatialement à travers la ville et sont reproduits en autant de villages à l\u2019échelle de la planète.En ce sens, Montréal ne diffère guère de Melbourne ou de Sydney: toutes les villes sont les conglomérats de microcosmes en proie aux mêmes mutations.Le voisinage n\u2019est plus une notion territoriale mais universelle et c\u2019est pourquoi, par exemple, la communauté chinoise peut se sentir chez elle à 10 000 kilomètres de la Chine.Pour clore la conférence, on avait invité une personnalité étrangère au monde de la recherche, qui serait en mesure de jeter un regard différent sur les grandes questions soulevées par les participants.C\u2019est à la journaliste Anne-Marie Dussault de Radio-Canada qu\u2019on a fait appel.Animatrice hors pair, elle s\u2019est plu à commenter la diversité des problèmes qui assaillent le logement et a interrogé les participants sur le réalisme des solutions proposées.C\u2019était la première fois que la communauté internationale de chercheurs en habitation se réunissait hors d\u2019Europe.Fait à noter, la conférence a obtenu l\u2019appui sans équivoque des pouvoirs publics.Mais pouvait-il en être autrement, l\u2019habitation représentant un enjeu politique et économique que nul n\u2019a intérêt à ignorer?On ne sent toujours pas cette même ferveur du côté de l\u2019architecture et des réunions d\u2019architectes, ces dernières étant parfois considérées par le public et les gouvernements comme un luxe pour bien nantis.Les architectes du Québec, qui paient encore le prix du congrès de 1990, connaissent eux, l\u2019absence de ce mécénat qu\u2019on se plaît à imaginer.Ici se pose encore la question de l\u2019unité des forces vives du groupe face au lobbying des autres professions.Il existe cependant des attitudes différentes à adopter.Par exemple, il semble que les architectes qui se trouvent en contact avec des réseaux multidisciplinaires augmentent leurs moyens, jouissent d\u2019une écoute plus large et se placent en bonne posture de revendication.Ceci est d\u2019autant plus important que l\u2019architecte d\u2019ici ne peut plus vivre en autarcie par rapport à ce qui se passe à l\u2019extérieur de son village.La Cinquième Conférence internationale de recherche sur l\u2019habitat lui en offrait l\u2019occasion.JOCELYN DUFF, ARCHITECTE ET CHERCHEUR EN HABITATION À LA CROISÉE DES CHEMINS, 5e Conférence internationale de recherche sur l\u2019habitat, organisée par l\u2019Association internationale de sociologie à l\u2019Université du Québec et tenue à l\u2019Université du Québec à Montréal du 7 au 10 juillet 1992.I S T w.\"\u2022 » Quartier résidentiel chinois à Hong Kong.Enserré par l'architecture officielle de barres et de tours, sa disparition à brève échéance témoigne de la négation, par les autorités, de la production spontanée des habitants.28 ÉVÉNEMENTS EXPRESSIONS ET I M P R E S S I O N S : Q U A N D L'OBJET DEVIENT SUJET Séduire, proposer un vocabulaire nouveau, surprendre, lorsqu\u2019on a l\u2019impression d\u2019avoir déjà tout vu, n\u2019est évidemment pas chose facile en matière d\u2019architecture et de design.Un événement a réussi à le faire.L\u2019exposition Le cubisme tchèque, architecture et design, 1910-1925, offerte par le Centre Canadien d\u2019Architecture, mettait en scène une série d\u2019objets d\u2019architecture, de design et d\u2019arts plastiques (peinture et sculpture), impressionnants tant par leur originalité que par leur force d\u2019expression.La conservatrice invitée, Irena Zantovska Murray, et Eva Blau du CCA les ont admirablement présentés, faisant valoir ces exemples variés de mises en formes étonnantes des théories et intentions artistiques du cubisme.Les différents artefacts étaient tirés d\u2019une exposition d\u2019abord présentée à Paris au Centre national d\u2019art et de culture Georges-Pompidou du 17 mars au 17 mai 1992.Les dessins, photographies, maquettes de bâtiments, et surtout les nombreuses pièces de mobilier volaient la vedette pour une première fois au CCA.S\u2019inspirant d\u2019une vision du monde composant l\u2019espace de façon nouvelle et complexe et profitant des acquis de leur propre tradition architecturale, baroque et gothique, un petit groupe d\u2019architectes établis à Prague imaginent, au début des années 1910, un projet d\u2019intervention architecturale, projet global et cohérent, principalement basé sur la force intérieure et le dynamisme de la forme abstraite.À l\u2019heure où l\u2019Occident s\u2019ouvre avec empressement et étonnement sur les différentes expressions artistiques de l\u2019ex-empire soviétique, la découverte de ce mouvement longtemps inconnu semble d\u2019un intérêt évident.Il importe également de le considérer comme précurseur de l\u2019ère moderniste; il aspirait déjà à un bouleversement révolutionnaire, à la construction d\u2019un idéal nouveau par le biais de la forme artistique et se vouait à une recherche d\u2019expressions architecturales correspondant à la réalité multiple et changeante d\u2019alors.ET SI L'OBJET BOUGEAIT Un esprit réfléchi et sensible aspire habituellement à ce que la matière s'anime ou s'éclaire conformément à ses idées, il se heurte à la matérialité de la matière morte en tant que force pénétrante, et il la compense en façonnant des angles, des arêtes, en entrant profondément dans la matière partout où il ne la reconnaît pas ou ne se sent pas en accord avec elle.(P.Janak, 1911 -1912) À la vue de ces objets, à la fois communs et étranges, le spectateur s\u2019étonne d\u2019abord et subit ensuite une étrange force d\u2019attraction.La présence mouvante de multiples jeux de diagonales qui viennent «déranger» les plans verticaux et horizontaux l\u2019agresse tel un cri strident.Mais curieux le spectateur s'approche.De stable, la forme devient dynamique, avance et recule, pénètre son espace vital; de l\u2019état de repos, elle s\u2019anime, pour devenir ludique ou angoissante.La «troisième surface», oblique, qui complète les plans naturels verticaux et horizontaux devient en fait la caractéristique déterminante des créations cubistes.Ces surfaces projettent le volume de l\u2019objet, de l\u2019intérieur vers l\u2019extérieur, créant par la continuité virtuelle des diagonales, une fusion potentielle entre ce volume et l'espace.Ainsi les surfaces angulaires en mouvement créent le volume, laissent pénétrer l\u2019espace en elles, tout comme elles le pénètrent audacieusement.L\u2019angle, la diagonale, le mouvement font vivre la matière et disparaît alors la différence entre la forme et l\u2019espace qui l\u2019entoure.L\u2019objet devient vivant, sujet, par le biais de la forme en mouvement.LE DESIGN CUBISTE ET SON TEMPS Un constat s\u2019impose; ces objets surprennent, tant par leur non-respect des codes alors émergents en arts appliqués et par leurs formes atypiques que par un partis-pris radical en faveur de l\u2019expression artistique purifiée de compromis fonctionnels et des contraintes que pourraient entraîner l\u2019industrie, la fabrication en série et la nécessaire standardisation.Le design cubiste demeure en dehors de l\u2019effort de rationalisation de la production industrielle alors grandissante, particulièrement au Werkbund allemand (1907-1934).Le mobilier conçu vient le plus souvent répondre à une commande privée et ne sera pas produit en plusieurs exemplaires.Ces meubles restent donc une singularité dans l\u2019évolution esthétique; il est difficile de les apprécier en dehors des critères de la libre création, ils sont souvent peu adaptés aux exigences purement fonctionnelles ou aux nouveaux procédés de fabrication en série.Contrairement à l\u2019«Art Nouveau», on ne reconnaît ici aucune analogie formelle à la nature.Au même moment, en Espagne, en Belgique, en Autriche et en Écosse, les langages de Gaudi, de Van de Velde, ceux de Hoffmann, de Wagner ou encore de Mackintosh s\u2019articulentautourd\u2019un vocabulaire rectiligne, dépouillé, l\u2019élément LE CUBISME TCHEQUE.ARCHITECTURE ET DESIGN,1910-1925, une exposition présentée au Centre Canadien d\u2019Architecture, du 10 juin au 2 août 1992.Le catalogue CZECH CUBISM: ARCHITECTURE \u2022 FURNITURE \u2022 DECORATIVE ARTS, ouvrage collectif traduit de l'allemand et publié à New York, Princeton Architectural Press, 1992, 337 p., accompagnait l\u2019exposition et était complété par le dépliant de ZANTOVSKA, MURRAY, Irena Le cubisme tchèque, architecture el design, 1910-1925, Montréal, CCA, 1992.décoratif faisant référence aux rythmes courbes d\u2019éléments naturels, l\u2019adéquation forme-fonction passant par une recherche biomorphique totalement nouvelle.Les formes du cubisme sont, elles, pure abstraction, en relation étroite avec l\u2019expression de l\u2019ultime intériorité de la création artistique, placées «au-dessus de l\u2019homme, de l\u2019expérience quotidienne et de la nature.Et ainsi, le meuble, et le logement à partir de son mobilier, deviennent une expression de la vie spirituelle.\" (P.Janak, 1912-1913) Contrairement aux protagonistes du fonctionnalisme allemand (Bauhaus 1926-1933), l\u2019essence n\u2019est pas la fonction, l\u2019objet ne trouve pas sa vérité et son identité par la parfaite adéquation entre forme etfonction.Seule l\u2019expression de l\u2019intention artistique guide le tracé des lignes, des surfaces et des volumes.L\u2019essence c\u2019est la forme, plus précisément la force dynamique de la forme.L\u2019attrait et la force d\u2019expression des formes ne se fait ici ni par l\u2019entremise des couleurs, niparlasurchargedudécor, mais plutôt par le simple jeu de déplacements diagonaux des plans et des arêtes, à l\u2019origine réguliers, verticaux ou horizontaux.Paradoxalement, la configuration formelle de plusieurs pièces de mobiliers exposées est à lafois choquante et rassurante, audacieuse et près de la forme archétypique (la plus près de l\u2019expérience qu\u2019on a de la fonction de l\u2019objet).Néammoins, le cubisme ne remet pas en question les principes fonctionnels de l\u2019objet; la chaise présente un plan sur lequel on peut s\u2019asseoir, la commode possède des tiroirs qui suivent la convention, s\u2019ouvrent et se ferment offrant un espace de rangement.Les chaises et commodes cubistes ne présentent donc aucune ambiguïté quant à leur identification, le projet artistique ne se situe tout simplement pas à ce niveau.Le projet annoncé se traduit de façon claire àtravers le discours même de ses tenants dont les propositions formelles s\u2019accompagnaient souvent d\u2019écrits théoriques forts révélateurs.«En opposition à la construction, à la fonction et au matériau, [l'architecture] a proclamé l'idée de la forme, et a pris une attitude active face à la matière et l'a mise en mouvement.Ce mouvement a été interprété comme une activité de l'esprit, qui transforme la matière - comme l'application de la volonté créatrice face à la simple existence -comme une appropriation plus fondamentale du monde inorganique et sa maîtrise par l\u2019expression.» ( V.V.Stech, 1915 ) Le passage de la théorie à la pratique, et celui de l\u2019«Art libre» aux arts appliqués révèlent l\u2019importance donnée au potentiel créateur de l\u2019artiste intervenant sur son environnement, intervention qui diverge notamment des parti-pris conceptuels cherchant l\u2019essence dans le matériau et/ou la fonction de l\u2019objet.Pavel Janak (1911 -1912) va dans ce sens: «Le point de vue artistique l\u2019emporte pour nous sur le point de vue de l'utilité et de la fonction de l'objet.le transfert de l'intérêt sur l\u2019aspect artistique ne signifie pas la négation de l\u2019utilité., mais il signifie que l\u2019intérêt pour l\u2019art a progressé au point de ne plus vouloir uniquement servir l\u2019industrie et créer par de voir des lampes, des bijoux, des encriers, parce que la nécessité de la vie l\u2019exige, mais créer pour la nécessité intérieure, et nullement pour le bien de la société et pour l\u2019ordre, afin que l\u2019art mineur se développe en complémenteten rapport avec le reste de l\u2019art.A vant, on utilisait donc l'art pour créer un coussin ou un bijou, aujourd'hui, l\u2019art utilise l\u2019opportunité d\u2019une tasse ou d\u2019un plateau pour s\u2019exprimer.» Ces propositions formelles et conceptuelles d\u2019une nouveauté probablement déconcertante pour l\u2019époque, rendent compte de l\u2019influence de l\u2019activité bouillonnante de certains artistes peintres, particulièrement des bouleversements entraînés parles premières oeuvres de Picasso et de Braque (le premier tableau cubiste de Picasso, Demoiselles d\u2019Avignon, daterait de 1907).Ainsi disparaissent les frontières fond-forme en peinture, explorant l\u2019espace pictural par l\u2019analyse et la réduction, par la disposition savante de plans qui deviennent une «présentation» (et non plus une représentation) du monde selon différents points de vue.La sculpture, le design et l'architecture s\u2019inspirent alors de la période analytique de la peinture cubiste pour faire disparaître les frontières volume-espace et proposer des volumes qui exigent, pour la juste appréciation de leur complexité formelle, un déplacementdu spectateur qui par son propre mouvement fait varier son point de vue sur l\u2019objet.Ainsi devait naître, par le biais de l\u2019abstraction, une transformation des conceptions de l\u2019espace et du temps, ces changements profonds préparant l\u2019ère du modernisme où tous les problèmes seront appréhendés par la force de l\u2019intellect, la puissance de la raison.ET SI L'OBJET PARLAIT Comme on l\u2019a déjà fait remarquer, dans le cubisme tchèque, l\u2019objet trouve sa force d\u2019expression, devient sujet par le mouvement de la forme, c\u2019est-à-dire par la force matérielle de son «signifiant».Certaines tendances contemporaines en design d\u2019objets (parexem-ple, le nouveau design italien ou encore l\u2019intérêt que le design porte vers la conception d\u2019interface) cheminent dans un sillon à la fois parallèle et divergent; on tend à accorder à l\u2019artefact un même statut d\u2019objet-sujet, mais cette métamorphose de l\u2019objet-matière inerte à l\u2019objet-sujet s\u2019effectuerait davantage par la force du message de l\u2019objet, deson «signifié».À la limite, l\u2019objetse dématérialise, il ne serait plus qu\u2019information et virtualité (E.Manzini, 1991).L\u2019objet devient alors sujet parson potentiel significatif, parle biais du langage.Le guichet automatique, le tableau de bord d\u2019une voiture, ou encore celui d\u2019un système de son ne sont-ils pas des objets-quasi-sujets, établissant un réel dialogue avec l\u2019usager, développant une relation qui semble d\u2019ailleurs moins physique que «communicationnelle».Et leur conception ne serait-elle pas également celle d\u2019une personnalité?CÉLYNE POISSON, PROFESSEURE À L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL 29 LES SPECIALISTES DU BOIS SIGNE oooo OOOO % v, FENETRES DIVISION DE Les Meubles du Québec Inspiration XIXe Ltée minium Habitas Habitas Habitas Habitas Habitas Habitas Habitas Habitas\tdomUS FINALISTE 82 LAURÉAT 82 FINALISTE 83 LAURÉAT 83 LAURÉAT 84 LAURÉAT 85 FINALISTE 88\tLAURÉAT 91\tFINALISTE 84 â â â doras doras doras LAURÉAT 85\tFINALISTE 87 MONTRÉAL: 180, St-Paul O, Montréal (Qc), H2Y 2Z8, tél: (514) 282-8024, fax: (514) 282-9590 QUÉBEC: 2505, boul.Wilfrid-Hamel, suite 101, Duberqer (Qc), G1P 2H9, tel: (418) 682-6695 É^GOODFELLOWflSl ru\tcri CHARPENTE SOLIDE en sapin, pruche poutres en GLULAM L.V.L.et PARALLAIVI.BOIS D\u2019OEUVRE clair séché à 10% et moins en sapin, ______pruche, cèdre, séquoia, pin et bois franc.PATRONS en cèdre, séquoia, pin clair et noueux selon votre spécification.PROFILÉS DE PAREMENTS traités sous pression ou pré-teints en usine dans un éventail de 12 couleurs.Bois et contre-plaqué IMPRÉGNÉ SOUS PRESSION __________________au A.C.C.K33.________________ Bois et ______________contre-plaqué ignifugé._____________ FONDATIONS de bois imprégné au A.A.C.K33.Planchers de bois franc pré-fini «BRUCE».QUALITÉ ¦ SERVICE Catalogues et échantillons disponibles sur demande Tél.: (514) 635-6511.Ligne watt pour codes 418, 514, 613, 819:1-800-361-6503 Fax: (514) 635-3730.Demandez André Rashotte Université de Montréal Faculté de l'aménagement Faculté de l'éducation permanente COURS TÉLÉVISÉS aux trimestres d'automne et d'hiver de chaque année académique, avec le professeur Jean-Claude Marsan MONTRÉAL EN ÉVOLUTION ARC 2530D- 3 CRÉDITS HISTOIRE DES FORMES URBAINES ARC 2102D-3 CRÉDITS Sfr - y?- Étudiants libres: Faculté de l'éducation permanente, 3744, rue Jean-Brillant, 3e étage / (514) 343 6090, 1-800-363-8876.Étudiants réguliers de l'Université de Montréal ou des autres universités: s'adresser à leur département.Université de Montréal Faculté de l'aménagement École d'architecture AUTOMNE 1992 Les conférences de l'école d'architecture Les conférences débutent à 18 h OO le jeudi à toutes les semaines.Amphithéâtre Ernest-Cormier (salle 2040).Pavillon 5620 Darlington (métro: Université de Montréal).¦\t1er Octobre Raj Rewal Patron de Raj Rewal Associates, Architects & Urban Design Consultants, New Delhi.Conférence: travaux récents ¦\t8 octobre Sophie Charlebois Architecte, prix de Rome 1990.Conférence: «Variations sur l\u2019inachevé» ¦\t15 octobre Nils Ole Lund Professeur à l\u2019École d\u2019architecture d\u2019Aarhus, Danemark.Conférence: «L\u2019architecture nordique contemporaine» ¦\t22 octobre Paul Chemetov Patron de Chemetov + Huldobro, architectes, Paris.Conférence: travaux récents 30 'TOS _ 1)17.\t- ST*QO p-sr i* «Birr 11 n «¦ur ¦¦in ¦¦I IB 1____L_:______ üdStfabd hid -ttfhtl Ü=i i ' x :*v*4 v Les architectes Hudon et Julien mi»1 Hillii Ml BRIQUE CITADELLE TCP Filiale de Brique Brampton Liée QUEBEC \\H)\\TREAL 1-HIIO-463-1565 (418) 663-7821 *V OIRS Les architectes Jean Côté & Associés Conduire une Lexus est une expérience noublierez pas de sitôt.La Lexus non pi ¦\tr~\u2014\u2022 T Téritable prouesse technique, la J berline de luxe à hautes performances Lexus LS 400 offre une foule de caractéristiques qui ont été pensées en vue de rehausser votre confort, votre sécurité et votre contrôle.De toute évidence, nos ingénieurs n\u2019ont rien négligé.Mais ce qui fait de la LS 400 une voiture véritablement unique, c\u2019est qu\u2019elle peut «penser» elle aussi ! Au total, neuf ordinateurs % iisi % S' flue vous is, d'ailleurs.règlent à peu près tout, de la musique choisie sur votre disque compact favori, jusqu\u2019au mélange air-carburant dans le moteur.Et le système antiblocage des freins informatisé de Lexus est l\u2019un des plus perfectionnés au monde.Enfin, ce sont encore des ordinateurs qui sont intégrés au régulateur de traction (TRAC), un système qui permet de corriger automatiquement le dérapage des roues même sur la chaussée mouillée ou glacée.Et vous retrouverez des ordinateurs là où vous n\u2019auriez même pas songé à les chercher.Le siège du conducteur, par exemple.Non seulement a-t-il été conçu ergonomiquement et recouvert du cuir le plus fin, il intègre en plus le système de mémorisation Lexus qui vous permet de régler et de retrouver, au simple toucher d\u2019un bouton, la position la plus confortable pour vous ou un autre conducteur.Vous pouvez également régler les rétroviseurs extérieurs et l\u2019ancrage de la ceinture de sécurité, et même la colonne de direction assistée, inclinable et télescopique.La LS 400 se souvient également de la température ambiante que vous préférez.L\u2019un des systèmes de chauffage et de climatisation les plus silencieux et les plus perfectionnés au monde vous permet de régler la température désirée une fois pour toutes.Le système se charge ensuite de l\u2019ajustement au fil des mois, c\u2019est automatique.Bien d\u2019autres innovations vous attendent.Appelez simplement au 1-800-26-LEXUS pour connaître le concessionnaire le plus près de chez vous.Et venez faire un essai routier qui vous restera en mémoire longtemps.© À la conquête de la perfection M Lexus vous recommande de boucler votre ceinture et de conduire prudemment. Ouvrage de référence sur la sécurité incendie dans la construction Conforme à la partie 3 du Code national du bâtiment du Canada 240 pages d\u2019information comprenant: \u2022\tdessins descriptifs de coupe-feu, séparations coupe-feu et degrés de résistance au feu d\u2019assemblages de construction \u2022\tindices de propagation de la flamme de divers produits du bois \u2022\ttableaux d\u2019exigences de calcul faciles à consulter \u2022\tpictogramme sur chaque page pour faciliter le repérage des chapitres S.V.P.Envoyez-moi_____exemplaires du livre Le bois et la sécurité incendie à 40$ chaque (plus la TPS) 1-800-463-5091 Fax: (613) 731-7899 Nom Adresse\t Ville\tProvince\tCode postal ?Chèque ?Mandat de poste\t?Visa\t?American Express\t?MasterCard \tN° de carte Signature\tDate d\u2019expiration Les commandes de moins\tde 125$ doivent être payées à l\u2019avance Conseil\tCanadian canadien Wood du bois\tCouncil 1730 boul.St.Laurent bureau 350 Ottawa (Ontario) K1G 5L1 Les points faibles des toitures enfin corriges Les chaperons Permasnap (en haut), les rives de toit, les garde-gravier permettant le drainage, ( en bas) les engravures, les égouts de toit, les bordures et les descentes pluviales en aluminium ou en acier galvanisé de calibre 24 sont couverts par la garantie allant jusqu'à 15 ans sur les systèmes de toitures monocouches à membrane d'EPDM de Carlisle.Dans le secteur de la construction, 80% de tous les cas de litiges sont liés aux dommages dus à l'eau, et la plupart de ces dommages sont attribuables au vent et aux fuites d'eau au périmètre du toit.Protégez donc cette partie fragile avec les produits de rive préfabriqués Hickman de qualité insurpassée.Meilleurs que les produits fabriqués sur place, les produits Hickman profilés de conception supérieure sont faits sur mesure et offerts dans des coloris assortis à la toiture.Matériaux de Toiture Carlisle Division de Corporation Carlisle du Canada, Ltée.8300 Place Lorraine Suite 100 Anjou, Québec H1J 1E6 Tel:\t(514) 356-EPDM.,1-800-663-7144 Fax:\t(514)356-3076 Nous pouvons répondre à toutes vos questions concernant tous modèles de foyers Installateurs accrédités des plus grands fabricants de foyers et cheminées préfabriqués dimensions ?dégagement ?efficacité ?Q-\u2014 capuchon de pluie collet de solin solin cheminée coupe-feu radiant conformité ?plafond normes de sécurité ?pression négative ?manteau bo u tisse 50 mm x 76 mm (2 po x 3 po) 1070 mm (42 po) minimum prolongement de l\u2019âtre ensemble de prise d'air extérieur 10307 St-Miche Mtl-Nord H1 H 5H2 Tel: 327-1717 Division contracteur, spécialiste technique demandez Richard Siméon BONNE BRAISE *gL OFOAAÉ ¦Ht Nous avons d'abord épousé les courbes dun tube de 20 pouces de diamètre.Puis nous avons épousé les lignes incurvées du Musée canadien des civilisations.jfffl m ¦' \\ a» j.LE PROBLÈME : La conception unique du musée écartait a priori l'emploi d'un isolant rigide.Un million de pieds carrés de pierres modelées selon une géométrie courbe.Des lignes incurvées audacieuses.Des éllipses ingénieuses.Des affleurements en porte-à-faux.Des voies d'accès sinueuses.Des niveaux au profil topographique distinctif.LE DÉFI : Trouver un moyen pour que l'isolant de marque STYROFOAM* SM s'adapte aux formes de cette construction inédite.Personne ne croyait que Dow pouvait réussir ce tour de force.Or Dow a prouvé qu'elle pouvait isoler le musée de part en part, soit les murs, les planchers, les toits et même les voies d'accès.Elle l'a prouvé en présentant un tube de 20 pouces de diamètre complètement enveloppé d'isolant STYROFOAM* SM de trois pouces d'épais.LE RÉSULTAT : Cette démarche s'est traduite par une commande de 4,5 millions de pieds planches d'isolant STYROFOAM* SM et d'isolant ROOFMATE* pour que les précieux artefacts rassemblés dans le musée soient conservés à une température constante, à longueur d\u2019année, peu Importe les grandes variations climatiques propres au Canada.Pour plus de renseignements sur les matériaux isolants de Dow, contactez notre bureau de ventes le plus près ou écrivez à Dow Chemical Canada Inc., C.P.1490, station B, Mississauga (Ontario) L4Y 9Z9.Vous pourrez toujours compter sur nous.STYROFOAM SM \u2022Marque de commerce de The Dow Chemical Company. Une large feuille de membrane d'EPDM de Carlisle couvre en une seule fois une surface de 10 000 pi2.Avez-vous mis les pieds sur un toit récemment?Une révolution s'y déroule! 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