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Titre :
ARQ
ARQ s'impose rapidement comme la revue de référence pour le milieu québécois de l'architecture. Elle permet de comprendre l'évolution de l'architecture québécoise contemporaine.
Éditeurs :
  • Montréal :Groupe culturel Préfontaine,1981-,
  • Québec :Cöpilia design inc.
Contenu spécifique :
Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
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ARQ, 1995-08, Collections de BAnQ.

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[" LA REVUE D'ARCHITECTURE AW ¦ \\ \\ \\ N QUATRE CONCOURS La bibliothèque d'Outremont La Maison de l'arbre du Jardin botanique de Montréal Le parc de l'aventure basque en Amérique à Trois-Pistoles La maison de la culture de Matane 86 AOÛT 1995 BAKOR REÇOIT LA CERTIFICATION ISO 9002 Dans le cadre de son initiative pour l\u2019implantation d\u2019un système de gestion intégrale de la qualité, BAKOR INC.et ses employés sont fiers d\u2019annoncer que toutes ses usines ont obtenu la certification à la norme internationale ISO 9002.Une compagnie canadienne, BAKOR a trois usines de production qui fabriquent des produits et des systèmes pour l\u2019industrie de la construction, incluant des produits pour la toiture, des imperméabilisants et des pare-air, et qui fournit aussi des produits spécialisés pour l\u2019entretien des routes et des panneaux de gypse résistant à l\u2019eau.La norme ISO 9002 fait partie d\u2019une série de normes internationales sur les systèmes de qualité.La certification ISO 9002 confirme que BAKOR a mis en place un rigoureux système de gestion de la qualité qui prévient les non-conformités et ce à toutes les étapes, de la production au soutien après-vente.La certification ISO 9002 de ses usines est le résultat d\u2019un travail d\u2019équipe et de l\u2019entière participation de ses employés.Cette certification est une autre preuve de l\u2019engagement qualité de BAKOR envers ses clients, partenaires et fournisseurs.Pour plus d'information sur sa certification ISO 9002 et les produits BAKOR ou pour recevoir la brochure SYSTÈMES D'ÉTANCHÉITÉ POUR LA CONSTRUCTION, contactez BAKOR au: (514) 364-5224 ou au 1 -800-361-4599 6 7 16 22 26 33 En page couverture Photo de la maquette (en carton} du projet lauréat du concours pour la bibliothèque d'Outremont, Brillant / Mercier Boyer-Mercier, architectes.Photo: Cdpilia.LA REVUE D'ARCHITECTURE ÉDITORIAL Georges Adamczyk LA BIBLIOTHÈQUE D'OUTREMONT UNE ENTREVUE DE ARQ AVEC JEAN-LOUIS ROBILLARD Brillant / Mercier, Boyer-Mercier, architectes Dupuis Le Tourneux / Cardinal et Hardy .architectes Marüsi, Troy associés, architectes Louis-Paul Lemieux / Réal Paul architectes Cormier, Cohen, Davies, architectes /Borkür Bergman, architecte / Desnoyers, Mercure et associés, architectes Pearl, Poddubiuk, architectes / Mulvey, Lalonde, architectes / Innova Design Beaupré, Michaud, architectes LA MAISON DE L'ARBRE DU JARDIN BOTANIQUE DE MONTRÉAL Les architectes Charlebois, Malo, Péloquin Cormier, Cohen, Davies, architectes Cardinal et Hardy, architectes Hubert Chamberland, architecte et urbaniste Gagnon, Guy, Letellier, Cyr, architectes Une nouvelle porte d'entrée pour le jardin botanique LE PARC DE L'AVENTURE BASQUE À TROIS PISTOLES Cormier, Cohen, Davies, architectes Louis-Paul Lemieux, architecte Pierre Thibault, architecte LA MAISON DE LA CULTURE DE MATANE Anne Carrier, architecte Dupuis Le Tourneux / Cardinal et Hardy, architectes Pierre Thibault, architecte Bouchard, Fontaine et Gauthier, architectes SCÈNES DE LA VIE FUTURE Une exposition présentée au CCA Éditeur: Pierre Boyer-Mercier Membres fondateurs de la revue: Pierre Boyer-Mercier, Pierre Beaupré, Jean-Louis Robillard et Jean-H.Mercier Membres du comité de rédaction: Georges Adamczyk, Denis Bilodeau, Pierre Boyer-Mercier, Anne Cormier, Daniel Forgues, Louis-Paul Lemieux, Philippe Lupien et Simon Péloquin.Production graphique: Cûpilia design inc.Direction artistique: Jean-H.Mercier.Représentants publicitaires / Sales Representatives: Jacques Lauzon et associés.¦\tBureau de Montréal: 785, rue Plymouth, bureau 310, Ville Mont-Royal, Québec, H4P 1B3 Téléphone: (514) 733-0344 / télécopieur: (514) 342-9406.¦\tBureau de Toronto: Unit 24, 25 Valleywood Drive, Markham, Ontario, L3R 5L9 Telephone: (905) 940-2666 / Fax: (905) 940-2622.BEU La Revue d'architecture ARQ est distribuée à tous les membres de L\u2019Ordre des architectes du Québec Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec et Bibliothèque nationale du Canada.© ARQ magazine LTÉE: Les articles qui paraissent dans ARQ sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.ISSN: 1203-1488 Envois de publications canadiennes: Contrat de vente N° 0472417.La Revue d'architecture ARQ est publiée six fois l'an par ARQ magazine ltée.Les changements d'adresse et les demandes d'abonnement doivent être adressés à: ARQ MAGAZINE LTÉE, 1463, rue Préfontaine / Montréal, Québec / H1W 2N6 / Téléphone: (514) 523-4900.Abonnements au Canada: 1 exemplaire: 6,84 $ / 1 AN (6 numéros): 41,02 $ et 68,37 $ pour les institutions et gouvernements.Abonnements USA 1 AN: (6 numéros) 60,00 $ / AUTRES PAYS: 70,00 $.Indexé dans «Repères». Entre del et terre Jusqu a maintenant, la vue du ciel n\u2019a eu que les limites imposées par les coûts élevés des méthodes de fabrication et d\u2019installation.Le lanterneau 2000 de Kawneer est fourni en ensemble entièrement conçu et fabriqué, donc l\u2019installation sur place est plus facile que jamais.La performance relative aux conditions atmosphériques est certifiée pour excéder les nonnes de rendement exigées par nos hivers et nos étés.Le lanterneau 2000 vous offie un coin du ciel dans les configurations suivantes; en pente, toit à deux versants, forme pyramidale, marquise, voûte en berceau et dôme.Dans les finis selon vos spécifications.C\u2019est une parfaite toiture pour vos prochains ouvrages offrant la vue du ciel bleu.- IKawneer r La marque de responsabilité 171, boul, Hymus, Pointe-Claire (Québec) H9R 1E9 514.694-3151 (télécopieur) 514.694-0801 1051 Ellesmere Road, Scarborough (Ontario) M1P 2X1\t416.755-7751 (télécopieur) 416.755-1829 4000 18th Avenue North, Lethbridge (Alberta) T1H 5S8 403.320-7755 (télécopieur) 403.320-7373 Systèmes de toiture Schuller Il est probable que vous avez déjà spécifié les matériaux de toiture Manville ou Johns-Manville par le passé.Ces mêmes produits de qualité supérieure vous sont aujourd\u2019hui proposés avec un nouveau nom.Systèmes de toiture Schuller.Comptant plus d\u2019un siècle d\u2019expérience dans le domaine de la toiture, Schuller vous offre une gamme complète de systèmes de toiture multicouches, monocouches ou au bitume modifié, ainsi que des isolants et des accessoires.Et comme sa gamme s\u2019est récemment enrichie grâce à l\u2019addition des produits de toiture Fiberglas Canada Inc., Schuller est aujourd\u2019hui votre fournisseur le plus complet et le plus diversifié de systèmes de toiture pour utilisations commerciales et industrielles.Pour en savoir plus, n\u2019hésitez pas à appeler Schuller International Canada Inc., au 1-800-417-8201. .s 1 Efc.::\u2014-X-\tJr/_ ,\t1/ / I\t/\t/\th\\ 1 II\t/\t/ \\ 1 Il\t1\t/ \\ I\t» H, \t\t \u2014,\t / \\\t \\\t\\\t171\t\\Y Trrjaama.¦\"\u201c\u2022\u20184\tA\tL \\ ni\u2014T7\\\tf T a\t/\th t\t\t\t 7 \\ J !J7 J\t\t\t Votre travail est complexe.Notre travail est de faciliter le vôtre.Choisir parmi les 3 000 produits de notre Division des aménagements commerciaux ne devrait pas ajouter à la complexité de votre tâche.Nos représentants sauront vous conseiller dans les quatre secteurs de la Division.Vous pouvez compter sur ces personnes ressources pour faciliter votre travail.1 800 278-9534 AMENAGEMENTS COMMERCIAUX Armstrong EDITORIAL Où en est la culture de la maîtrise d\u2019ouvrage au Québec ?Voilà une question qui trouve en partie sa réponse dans les quatre concours présentés dans la revue.La Ville de Montréal, la Ville d\u2019Outremont, le ministère de la Culture et des Communications (Rimouski) illustrent le progrès accompli.Ce fut une année fertile.Dix-neuf projets témoignent ici de la vitalité de la maîtrise d\u2019oeuvre lorsqu\u2019elle est sollicitée avec intelligence et conviction quant à la place que doit occuper l\u2019architecture dans la culture de notre société.Mais est-ce bien suffisant ?Cette nette évolution des attitudes et des décisions en faveur d\u2019une commande publique ouverte à la création est-elle le fait d\u2019un accident providentiel ou traduit-elle une réelle détermination menant enfin à une politique de l\u2019architecture comme le souhaitait la rédaction de ARQ dans son mémoire adressé à la Commission parlementaire sur les Arts et la Culture à l\u2019automne 1991 ?Il faut l\u2019espérer et croire que ces exemples sauront stimuler le milieu tout entier.De Montréal à Matane en passant par Outremont et Trois-Pistoles, tous les projets soumis par les concurrents démontrent l\u2019implication enthousiaste et professionnelle de notre architecture.Le projet culturel auquel la revue dédie son action de diffusion trouve ici matière à satisfaction.Mais pour qu\u2019une politique des concours produisent ses effets tant au plan de l\u2019émulation de la création architecturale, qu\u2019à celui de la redistribution de la commande vers les plus jeunes, il faut multiplier les occasions.Le moins que l\u2019on puisse dire est que la conjoncture n\u2019est pas très favorable en cette période de restrictions budgétaires où tout rétréci à vue d\u2019oeil.Par ailleurs, cette rareté de la commande n\u2019induit-elle pas justement l\u2019exigence de la recherche de la meilleure qualité ?Geo roes Adamczyk La publication de ce numéro a bénéficié d'une contribution financière du ministère de la Culture et des Communications LA BIBLIOTHÈQUE D'OUTREMONT À propos d'un concours Coordonnateur du projet Jean-Claude Sigouin directeur, Service des Travaux publics Le jury Lise Billy pédagogue, présidente d'Educov, membre du comité de la bibliothèque Jacqueline Clermont-Lasnier conseillère municipale Pierre-Luc Dumas architecte, Directeur chargé de la planification Projet Faubourg Québec, SHDM Chantal Raymond architecte, conseillère municipale et présidente de la Commission d'urbanisme de la Ville d'Outremont Mario Saia architecte Evans Saint-Gelais architecte Jérôme Unterberg comptable, maire suppléant de la Ville d'Outremont ARQ Jean-Louis Robillard, vous n\u2019êtes pas un inconnu pour les lecteurs de ARQ.Membre fondateur de la revue, vous avez maintes fois pris la plume et souvent agité l\u2019opinion, pour défendre une architecture vivante de qualité et pour promouvoir la place de cette architecture dans la culture.Alors, comme le fait dire Molière à son personnage: «qu\u2019alliez-vous donc faire dans cette galère» ?Jean-Louis Robillard En réponse à Molière, je dirais que j\u2019y allais ramer! Car au Québec, le concours d\u2019architecture n\u2019est pas encore une évidence, ni une nécessité, encore moins une tradition.Le défi à relever n\u2019était pas tant celui de la Bibliothèque d\u2019Outremont mais plutôt celui du processus de concours à l\u2019échelle d\u2019une petite municipalité.Bien orienter un concours dépasse de loin les aspects médiatiques de son annonce et de la sélection d\u2019un gagnant.Chaque concours possède un caractère propre, une personnalité qui reflète la commande.Celle-là varie selon le donneur d\u2019ouvrage et elle implique le conseiller professionnel dans un cheminement parfois tortueux.Les dédales de l\u2019appareil politique municipal, je le sais maintenant, sont bien plus impénétrables que ceux d\u2019une entreprise privée.Le conseiller professionnel devient l\u2019accoucheur de la commande et doit en révéler les atouts comme les subtilités.Celles-ci ayant été souvent occultées par des intérêts strictement personnels.Substituts Pierre Thibault architecte Yolaine Nobrega-Laberge conseillère municipale Pierre A.Chapuis architecte en chef de la Ville d'Outremont Budget prévu 2 789 200 $ Superficie 1860 m- hors-sol 947 m- sous-sol Conseiller professionnel Jean-Louis Robillard architecte ARQ Nous comprenons que le programme était tout aussi important que l\u2019aspect symbolique dans la définition de la commande qui devait être préparée pour les futurs concurrents.Quels sont, selon vous, les éléments essentiels de ce programme et quelles étaient les idées qu\u2019il devait insuffler pour amener les concurents vers un parti architectural original?Jean-Louis Robillard La création d\u2019une programmation élaborée pour un concours représente l\u2019élément essentiel qui peut, comme vous le dîtes, insuffler une certaine originalité aux partis architecturaux ou du moins inspirer les concurrents à transgresser les typologies référentielles.Il m\u2019apparaît important de placer tout concours sous l\u2019influence d\u2019une thématique.Celle de ce concours se formulait ainsi: «La bibliothèque: un lieu d\u2019accueil et de partage\u2014un lieu culturel et civique.» J\u2019ai pris inspiration d\u2019un magnifique texte de Raymond Jean, auteur de La Lectrice dont beaucoup ont apprécié la transposition cinématographique de Michel Deville.Il s\u2019agit du pouvoir qu'a la lecture de créer une communauté autour de sa manifestation publique.ARQ Il y a eu des surprises dans la sélection et puis des absents.Pour votre part étiez-vous satisfait des critères favorisés et la sélection correspondait-elle à vos intuitions et à vos espérances?Jean-Louis Robillard Vous touchez le coeur même du projet de concours.Le conseiller professionnel se trouve entre l\u2019arbre et l\u2019écorce, si je peux m\u2019exprimer ainsi.D\u2019une part il est engagé par le donneur d\u2019ouvrage pour le conseiller et gérer le concours.Mais d\u2019autre part, il voit à garantir à l\u2019Ordre des architectes et à son comité des concours, le respect du processus et de l\u2019éthique requise par les règles de l\u2019art.Dans cette seconde responsabilité, il est appelé à poser un jugement sur le bassin de professionnels qui répondraient au mieux à l\u2019ampleur de la commande et par la même occasion, sur l\u2019état de la production architecturale récente qui sert de carte de visite aux praticiens en opération.Mais on lui demande aussi de bien connaître le milieu qui n\u2019a pas encore eu l\u2019occasion de démontrer son talent.Tout se joue là ou presque! Le débat et le choc des opinions existent à partir du choix de tendances différentes, mais le don-, neur d\u2019ouvrage et ses représentants ne sauront pas gérer facilement cette disparité.Une sélection de candidatures doit se faire sur des thèmes prédéterminés, comme nous l\u2019avons fait à Outremont.Ces thèmes et ces informations accordent une certaine liberté aux concurrents.Quatre architectes, dont trois du jury final, ont eu à retenir 7 équipes.Ils les ont choisies à la lumière de l\u2019implication de la jeune architecture puisque l\u2019ampleur du projet était à leur portée.Je suis très satisfait de leur choix.ARQ Quels sont les points qui ont été déterminants pour que le jury se rallie autour du projet de Brillant, Mercier, Boyer-Mercier?Jean-Louis Robillard J\u2019ai soumis une liste de critères d\u2019appréciation plus ouverts sinon plus pertinents que ceux, purement quantitatifs de «Rosalie», la magicienne gouvernementale! J\u2019ai aussi présenté les analyses des 10 membres d\u2019une commission technique.Ces études ne devaient pas mener les orientations du débat.Les maquettes exigées ont énormément aidé le travail de découverte.Le gagnant possédait une sensibilité d\u2019implantation remarquable; une liberté de plan et plusieurs réponses à la thématique proposée.Ses aménagements paysagers étaient respectueux du contexte existant et sa prestance témoignait de sa civilité et de son urbanité.Certes, il n\u2019était pas le plus provocateur ni le plus subtilement fonctionnel, mais il répondait à la majorité des attentes du concours, surtout celle de clore la longue gestation politique qui l\u2019a vu naître.«Voilà pourquoi, monsieur, votre fille est muette!» s\u2019est exclamé un autre personnage de Molière.ARQ À travers les différentes propositions des concurents qui ont tous contribué à leur façon à la composition d\u2019un auto-portrait de la culture architecturale, peut-on parler de nouvelles directions pour l\u2019architecture Québécoise?Si oui, quels en seraient les paradigmes, les valeurs partagées?Jean-Louis Robillard Les réponses que vous attendez de moi ne viendront peut-être pas.Les jeunes créateurs québécois font montre d\u2019un grand dynamisme mais sont encore (et pourquoi?) à la remorque de plusieurs influences qui se disputent le haut du pavé international.Les synthétistes à la Botta-Khan; les désaxés de l\u2019école new-yorkaise, Eisenmann et Cie; les horizonto-métalliques à la Nouvel; les néo-rationnels exacerbés par l\u2019étroitesse de leur pensée; les Kool-assiens en vacances et les «architecturally corrects» veillant au compromis.Il manque les Charnologues aux façades parlantes et les Gherriers sans armes véritables.Méchant ?Oui.Injuste?Oui aussi.Les modèles ont toujours fait partie de notre culture architecturale et jusqu\u2019ici on les a amplement utilisés, trop même! Ce ne sont pas quelques concours qui personnaliseront la culture architecturale québécoise.Ce sera une tradition et une expertise acceptée du concours qui fera évoluer cette culture.Si cette description de la production architecturale québécoise vous paraît dantesque, elle se veut expressément provocatrice.Il existe chez-nous une architecture du lieu plutôt que de la façade et du style.Et celle-là, il faut oser la défendre contre toutes ces icônes qui masquent subconsciemment notre sensibilité à l\u2019espace.C\u2019est dans le plan que je reconnais le jeune créateur, l\u2019auteur de l\u2019occasion spatiale.Pour moi, la modernité se trouve derrière les façades de l\u2019architecture.AOÛT 1995 7 LA BIBLIOTHÈQUE D'OUTREMONT Brillant / Mercier Boyer-Mercier, PROJET LAURÉAT Les concepteurs François Brillant, architecte et Pierre Boyer-Mercier, architectes Claude Cormier et Bernard St-Denis, architectes paysagistes Les collaborateurs Henri Mercier, Gérard Lanthier, Cari Bourcier, David Fontaine, Marc Paradis et Claire Dufresne, bibliothéconome Les commentaires du jury ¦\tLa pertinence de la position de l\u2019entrée principale, au carrefour des rues Wiseman et Saint-Just, et la façon sensible de l\u2019identifier par un volume implanté selon une géométrie en désaxement avec le volume principal du bâtiment.¦\tLe rapport attentif de ce volume à l\u2019échelle du gabarit résidentiel qui le voisine.¦\tLa qualité de l\u2019implantation générale qui engendre un espace de cour arrière respectueux du contexte paysager à l\u2019intérieur de l\u2019îlot existant.¦\tLe soin apporté à une généreuse et élégante fenestration qui saura procurer une grande luminosité dans l\u2019édifice.¦\tLe positionnement de cette fenestration en interrelation avec un grand lanterneau en toiture qui, ensemble, créent une transparence de tous les espaces intérieurs.¦\tL\u2019aménagement d\u2019espaces paysagers qui procurent une impression de continuité sur tout le site et qui se glissent jusqu\u2019à l\u2019intérieur de la salle d\u2019exposition.¦\tLa justesse de la réponse au programme en tant que lieu socio-culturel.¦\tLa variété des types d\u2019espaces de travail et de lecture.¦\tL\u2019utilisation de matériaux, la maçonnerie de brique et le cuivre étamé renforçant son appartenance au contexte urbain.¦\tL\u2019image et le caractère civique que possède le bâtiment.c£Î:-Vai £ 1 iü! iiii 'füüij! 1! LA REVUE D\u2019ARCHITECTURE ARQ architectes 1.2.3.4.5.6.7.8.9.Plan d'implantation Photo de la maquette dans son contexte Élévation, rue Saint-Just Coupe longitudinale Coupe transversale Plan de l'étage Plan de la mezzanine Plan du rez-de-chaussée Perspective U u=i Bonn Jqnm 'jet-gin?'Ç?^I^.-rbOO!kAjnCkr^JrikjîL£^IkA.im>cm-crnj .L~r.-t^) nan çinnn4iririnD| v~v WËM jr, qCo~ mo Les concepteurs Louis-Paul Lemieux et Réal Paul, architectes Robert Desjardins, architecte paysagiste Les collaborateurs Philippe Lupien, Hilde Heyvaerts; Karim Duranceau et Ara Yadzerjian, infographistes; Steven Rodrique, CAD; Jack Shenker, estimateur LA BIBLIOTHEQUE O'OUTREMONT Louis-Paul Lemieux / Réal Paul, architectes Les commentaires du jury ¦\tLa répartition des secteurs de la bibliothèque autour d\u2019un espace central ovoïde en plan et spiralique en coupe, proposant une circulation dont la progression vers le haut alterne de la rampe douce à des petits groupes de marches, crée une dynamique spatiale très intéressante.Ce parcours offre tour à tour des vues sur les divers espaces qui gravitent à l\u2019extérieur de cette géométrie et donne un caractère très personnel à l\u2019ensemble.¦\tL\u2019aménagement du secteur des enfants se caractérise par sa flexibilité et son débordement dans un petit auditorium rocheux, témoin du sol existant sur le site.¦\tLe service du prêt s\u2019articule autour d\u2019un comptoir généreux et accueillant.¦\tLe grand jardin créé par la minceur du parti architectural ajoute à l\u2019espace paysager de l\u2019îlot.Mais son accessibilité à partir de la bibliothèque demeure problématique.¦\tLa position des salles d\u2019animation leur permet de fonctionner à l\u2019écart de la bibliothèque et le choix de situer l\u2019entrée principale du côté est de la façade Saint-Just accorde une très grande visibilité de la salle d\u2019exposition.La division de ces deux salles est particulièrement ingénieuse, en ce quelle utilise une paroi de rangement coulissante.¦\tLe choix d\u2019un troisième niveau hors sol pénalise le projet en exigeant du personnel supplémentaire.¦\tCet étage permet de magnifiques vues sur le mont Royal et le quartier, mais la géométrie fondatrice du parti architectural en est malheureusement absente.¦\tLa façade Saint-Just propose un rythme et une structure qui ne se poursuivent pas à travers le plan et qui ne trouve aucune résonnance sur la façade arrière.1.\tPhoto de la maquette dans son contexte 2.\tElévation, rue Saint-Just 3.\tPlan du troisième niveau 4.\tPlan du deuxième niveau 3.Plan du rez-de-chaussée 6.Perspective i._ 99992 Cormier, Cohen, Davies, architectes Borkür Bergmann, architecte Desnoyers, Mercure et associés, architectes Les concepteurs Anne Cormier, Randall Cohen, Howard Davies, Borkür Bergmann, architectes Les collaborateurs Maurice Desnoyers, architecte Les commentaires du jury ¦\tLe plan repense la bibliothèque complètement et en fait un témoignage d\u2019innovation fonctionnelle difficile à juger sur des critères établis par la pratique bibliothéconomique traditionnelle.¦\tLe parti architectural propose une série de plateaux reliés par des rampes, ce qui lui donne l\u2019aspect d\u2019un parcours muséal.L\u2019enveloppe extérieure, appelée «coquille lumineuse» par ses concepteurs, est ponctuée par une trame rigoureuse d\u2019ouvertures étroites, de fentes rectangulaires agissant comme des étoiles dans la voûte céleste, créant ainsi une luminosité unique dans un espace qu\u2019on pourrait qualifier d\u2019introverti.¦\tLes secteurs enfants et adultes logent dans des volumes différents, reliés par la circulation mécanique verticale.Ce noeud de circulation aurait gagné à être plus généreux puisque la circulation des livres et du personnel exige l\u2019utilisation presque constante de l\u2019ascenseur qui correspond à un fonctionnement quotidien plus réaliste.L\u2019attente de l\u2019ascenseur se situe dans la zone d\u2019accès au secteur des jeunes qui viennent souvent en groupes scolaires.¦\tL\u2019implantation n\u2019est pas claire, du moins la position de l\u2019entrée ne se démarque pas facilement sur la façade et le rapport des volumes de la bibliothèque ne s\u2019établit ou ne veut s\u2019établir avec le voisinage.¦\tLa remarque a été faite que la présence d\u2019un âtre et d\u2019une cheminée devenait plutôt anecdotique voire folklorique dans un projet dont la nouveauté du plan impose son ordre.I ILmrÜ lilElli H SSP lŒBSl -A.-'\u2019 (?!\u2022>¦¦¦* }¦¦ ° !\t~io I - H r~TQ\u201eio l bj.6 I bln I bio: SMf.tihj winniii \t\t\t \t\t\tH \t~±:\t>1\t:\t ]\u2014 \t\t\tJra\t H\t-.-J1 1SE'\t\t 1.2.3.4.5.6.7.8.8 Plan de l'étude Pian de la grande salle Plan de l'entresol Photo de la maquette dans son contexte Perspective Élévation, rue Saint-Just Plan du rez-de-chaussée Coupe transversale AOÛT 1995 13 HÜFW lis I l i liiiiii'iiiiini llpull S&siSl im üB3 isiaigh BïlïS iis^ AH \"üalLrl ,?w*2 ,, LA BIBLIOTHEQUE D'OUTREMONT Les concepteurs Daniel Pearl, Mark Poddubiuk, architectes avec Bernard Olivier et Kati Rubinyi, stagiaires Cari Mulvey, James Lalonde, architectes avec Nee-Akanu Quao, stagiaire et maquettiste Gina Laquinta et Gil Hogan, designers Marie-Josée Dumais, architecte paysagiste Pearl, Poddubiuk, architectes (l'oeuf) Mulvey, Lalonde, architectes Innova design Les collaborateurs Marie-Claude Séguin; Maurice Vinet, Jan Vrana, ingénieurs; Ryszard Poddubiuk, économiste en construction Les commentaires du jury m Le parti architectural est composé de zones légèrement emboîtées les unes avec les autres, identifiant dans l\u2019espace, soit l\u2019entrepôt de livres, le secteur animation-exposition et celui des enfants.La cour-parvis les regroupe.Le bâtiment présente des façades très fenestrées sur les rues Wiseman et Saint-Just, mais il a tendance à tourner le dos à ses voisins de l\u2019îlot.¦\tLe service du prêt occupe une position centrale, mais la forme allongée du comptoir dans la direction nord-sud agit plus comme un obstacle à la multiplicité des circulations d'est en ouest que comme un carrefour générateur de directions et d\u2019intentions.¦\tLes secteurs des enfants et des adultes sont caractérisés par des mezzanines dont les structures et les matières sont différentes du bâtiment principal.Elles créent des espaces variés, intéressants mais difficiles de gérance quotidienne.¦\tL\u2019implantation propose un parvis très vaste et, à l\u2019entrée, un jardin vertical auquel participent les espaces intérieurs, ceux des enfants, de la circulation verticale et des niveaux de consultation chez les adultes.Ce parvis est magnifique mais il entraîne une diminution des espaces intérieurs d\u2019arrivée, particulièrement pour les salles d\u2019animation et le hall d\u2019arrivée.1.\tPhoto de la maquette dans son contexte 2.\tElévation, rue Saint-Just 3.\tPlan de l'étage 4.\tPlan du rez-de-chaussée 5.\tCoupe à travers les salles d'exposition LA REVUE D'ARCHITECTURE ARQ Les concepteurs Pierre Beaupré, Josette Michaud, architectes avec Alain Carie, stagiaire l AOÛT 1995 Beaupré, Michaud, architectes Les commentaires du jury ¦\tLe parti architectural est qualifié par un principe rigoureux de répartition des grandes fonctions: au centre, des ailes étoffées de livres, demeure un espace dans lequel on retrouve les éléments d\u2019un paysage imaginaire: «Echelles de Jacob, petit colisée ludique, châteaux forts de la lecture».Le livre protégeant la lecture.Le volume principal est un rectangle allongé, surmonté d\u2019un long lanterneau servant, du côté de la rue Saint-Just, d\u2019observatoire sur le paysage patrimonial du mont Royal.¦\tLimplantation situe le grand mur de l\u2019entrée pres-qu\u2019au centre de la rue Saint-Just, où on accède par un très vaste parvis.Le plan s\u2019articule autour d\u2019un service de prêt central.L\u2019administration occupe un volume plus bas qui s\u2019étend sur toute la longueur du volume principal.Ces espaces sont très fonctionnels.¦\tLa transition vers le secteur des enfants, composée d\u2019un mur et de services sanitaires paraît mince.¦\tLes contrôles de la bibliothèque sont localisés aux portes du vestibule.Trop de portes exigent un nombre équivalent de contrôles.¦\tLes rayonnages de livres sont encastrés dans des parois.Ce stratagème les fond directement à l\u2019architecture du bâtiment.¦\tLe lanterneau accepte une mezzanine d\u2019un seul côté.Cet espace aurait pu être optimisé.¦\tLa façade nord pourrait s\u2019ouvrir un peu plus pour recevoir la lumière naturelle.1.\tPhoto de la maquette dans son contexte 2.\tÉlévation, rue Saint-Just 3.\tPlan de la mezzanine 4.\tPlan de l'étage 5.\tPlan du rez-de-chaussée 6.\tCoupe transversale ?B ?q a o a |-a\t: I I SS .r r 11 ni o ni q ni uiujLfl fytdiidjj jl\u2018 0 JL B ¦n HK 3 kfc\u2014T- HH iiiinumr «Aral -'.T.' jaü aL.à\tSL mm mi >\u2022¦\u2022¦\u20221 [SRI r«w«i Iqbb lUCTE lËSSSSl !\u2014TT\u201c|| IIBE@ LA MAISON DE L\u2019ARBRE DU JARDIN Promoteurs du Concours La Ville de Montréal, en partenariat avec: le ministère des Ressources naturelles, le Bureau fédéral de développement régional, la Fondation québécoise en environnement, l\u2019Association des industries forestières du Québec Mise en oeuvre du Concours Le Service de l\u2019approvisionnement et des immeubles de la Ville de Montréal, madame Claude Laurin.Budget Construction: 1 330 000,00 $ Aménagement paysager, muséologie, etc.: 720 000,00 $ Total: 2 050 000,00 S Membres du jury André Bouchard directeur du Jardin Botanique de Montréal Louis Archambault président de la Fondation québécoise en environnement Marc Fluet architecte, Ville de Montréal Peter Jacobs architecte et architecte paysagiste Sylvie Girard architecte Substituts Jacques Lauzon Jardin botanique Gilles Beaudet Fondation québécoise en environnement Daniel Groulx architecte à la Ville de Montréal Roger d\u2019Astous architecte Conseiller technique Francine Hoffman Fonds des équipements scientifiques de la Ville de Montréal Conseiller professionnel Daniel Durand architecte Chargé de projet Simon Péloquin Collaborateurs Sophie Charlebois Richard Malo Martin Vincent, technicien Jean-René Corbeil, technicien Ingénieurs-conseils Calculatec Inc.16 BOTANIQUE DE MONTRÉAL Les architectes Charlebois, Malo, Péloquin LAURÉAT Rapport du jury En fixant sa réflexion sur les notions de l\u2019arbre-pilier et de l\u2019arbre en perspective, cette Maison de l\u2019arbre se veut aussi un objet à mettre en valeur.L\u2019organisation en trois volumes allégoriques de la grotte, de l\u2019allée et du sentier est aussi faite pour assurer une lisibilité aux différents groupes de fonctions.Dans ce projet où l\u2019on passe facilement des idées à l\u2019objet construit, le jury a apprécié la retenue du parti architectural.L\u2019allée centrale qui pointe vers l\u2019étang promet d\u2019être un attrait intéressant.L\u2019échelle du projet demeure humaine et semble établir un échange équilibré avec l\u2019arboretum.Par l\u2019organisation simple des espaces intérieurs, la proposition conserve une part de souplesse au niveau des circulations.De l\u2019extérieur, le projet qui présente une belle perspective depuis la voie de ceinture, fut critiqué pour son approche depuis le boulevard Rosemont et l\u2019image construite qu\u2019il expose.L\u2019entrée au milieu de la façade a paru affaiblir le parti et le contact avec le sol, manquer d\u2019articulation dans ses détails, et être source de contraintes pour une éventuelle extension.En maintenant sur un seul niveau les salles d\u2019exposition, l\u2019approche neutre de ce projet pourra plus aisément recevoir d\u2019autres activités.Au plan de la muséologie, le parcours est surtout efficace en direction de l\u2019étang.En direction opposée vers le bloc des bureaux et services, la perspective ne rend pas justice au potentiel du parti.Si le jury s\u2019est interrogé quant aux résultats construits de la fenestration sous cette allée centrale, il a aimé la clarté de l\u2019assemblage de la structure qui en fait une métaphore crédible.A l\u2019avant, la ligne courbe de la fenestration permettra de conserver une présence aux arbres de l\u2019arboretum par le cadrage tout à l\u2019horizontal de la paroi vitrée, en contraste avec le traitement axial et zénithal de l\u2019allée.Par son langage figuratif et évocateur, le projet est demeuré près d\u2019une image compréhensible de la Maison de l\u2019arbre, et ses arguments ouverts à l\u2019environnement tentent d\u2019engager un échange au niveau de l\u2019architecture du «Pourquoi faut-il protéger les arbres ?».Ses dimensions modestes par rapport aux autres propositions et sa construction facile à réaliser ont semblé être à une échelle appropriée au site et au programme.coupe transversale développement architectonique 1.\tDéveloppement architectonique 2.\tCoupe transversale 3.\tPlan d\u2019ensemble 4.\tElévation sud 5.\tPlan du rez-de-chaussée 6.\tLes principes fondateurs LA REVUE D'ARCHITECTURE ARQ t I / mm 1.esplanade de rentrée pnropaÉe 2\thall public 3\tcomptoir-guichet et renserçjnement 4\tgalerie des arbres-piliers 5\tsalle d'exposition permanente 6\tsalle d'exposition temporaire 7.terrasse-observatoire 8 salle d'animation permanente 9.régie technique et rangement 10 salle des Amis de la Manon de Tartre 11.vestiaires publics 12.I a \"F* 13\ttoilettes'H' 14\tsalle du concierge 15\taccès de service et débarcadère 16\tsaOe de service électnque 17\tsalle de service mécanique 18.\tvestiaires privés et rangement 19.\tbureau fermé privé 20.\taire ouverte privée les principes fondateurs T arboretum du jardin: interprétation é partir de la nature des objets trouvés l arbre-pBier de la nature à la structure la grotte Tarbre en perspective les éléments de composition LA MAISON De L'ARBRE 1* H mm SIS ili AOÛT 1995 17 LA MAISON DE L\u2019ARBRE Cormier, Cohen, Davies, architectes (Atelier Big City) MENTION Chargé de projet Randall Cohen Collaborateurs Anne Cormier Howard Davies Diane Lacombe, stagiaire Ingénieurs-conseils Cloutier, Powney et Associés Rapport du jury Vue comme le prolongement direct d\u2019une «promenade sous les arbres», la Maison de l\u2019arbre apparaît d\u2019abord dans son toit, métaphore du couvert d\u2019un boisé.Le parcours en zigzag se poursuit à l\u2019intérieur par des espaces rectangulaires développés pour être visibles entre eux et ouvrant sur une clairière.Devant cette volumétrie surprenante à plus d\u2019un égard, le jury a retenu la grande valeur de la promenade «muséale» proposée, doublée d\u2019un discours métaphorique articulé qui, en soi, rendait l\u2019expérience du lieu captivante.L\u2019entrée, excentrée avec son bassin-capteur, s\u2019est value, elle aussi, plusieurs remarques élogieuses.L\u2019expression moderne du bâtiment a semblé prêter à concision du fait des références que l\u2019on pouvait lui attribuer.Sur le plan des espaces internes, la solution est généreuse et assure une flexibilité et une richesse dans le choix des circuits possibles qui s\u2019étendent jusque dans l\u2019arboretum.L\u2019équipe a su démontrer sa capacité à traiter avec poésie l\u2019architecture, d\u2019une manière qui laisse place à l\u2019interprétation individuelle.Pour le jury, cette proposition a le grand mérite d\u2019avoir su déposer sur le site une architecture d\u2019une grande unité, témoignant d\u2019une audace étonnante.Le jury a été favorablement impressionné par son intégration urbaine et par le soin apporté aux élévations de chacune des faces apparentes du volume.Le parti architectural prend appui sur des options en muséologie jugées de façon partagée dans les éléments qui les composent.Les éléments du programme acquiérent de nouvelles Identités liées A l'arbre, 1 la forêt Un premier niveau d'interprétation est apporté au projet.£ /£T Élévation Ouest MÊME ¦\\r\\ 1 N N I N '\t\\ ' \"V \\ mm 'SSXiVS'dX mm P sus WÊÊê Éiki flip* -A-' U \u2018.-\u2022Tk-aO- A* :c üé?m mm wm SütAtmk ilü ^^ Plan du rez-de chaussée l:IOO Igfî-HBM al» IKK?: .NI üi _ memrntsmm lliSKSSSII [\u2022M«WI 1.\tPlan d\u2019ensemble 2.\tElévation ouest 3.\tPlan du deuxième étage 4.\tPlan du rez-de-chaussée 5.\tLes éléments du programme 18 LA REVUE D'ARCHITECTURE ARQ Cardinal et Hardy, architectes MENTION Chargés de projet Michel Hardy Roch Cayouette Collaborateurs Annie Ypperciel, architecte paysagiste Sophie Beaudoin, architecte paysagiste Michèle Gauthier, architecte paysagiste Bernard Lewy-Bertaut architecte Martine Lessard, technicienne Madeleine L.Prud\u2019Homme, secrétaire Collaboration spéciale Yvonne Lammerich et Denis Farley, photographes Ingénieurs-conseils Martoni Cyr et associés Fortier, Franklin, Legault Inc.Rapport du jury Présentée comme un bâtiment-promenade qui se glisserait à travers la matière végétale, cette proposition se développe, tel un écrin de verre et de bois, selon un vocabulaire longiligne appuyé par la présence de brise-soleil.Adjacent à l\u2019entrée, une tour-signal contient, au second niveau, un instrument d\u2019observation de l\u2019arboretum, la «caméra obscura».Ce projet, remarquable en particulier par le degré d\u2019achèvement de son enveloppe et par une conception fondée sur trois modes de vue du paysage, fourmille d\u2019innovations et de détails.Le bâtiment, présenté comme un manifeste pour les arbres, s\u2019impose dans son site en tant qu\u2019objet civilisé et urbanisé.Son accès et son implantation sont attrayants.Le prolongement intérieur du parcours sinueux souffre d\u2019une certaine étroitesse rendant difficile le va-et-vient normal des groupes.L\u2019élément le plus spectaculaire, la «caméra obscura» requiert des efforts importants pour une piste de réflexion, somme toute discutable.Le projet se démarque davantage par son vocabulaire architectural que par son programme.Le jury a reconnu beaucoup de maîtrise dans le traitement formel de chacune des parties.La description séquentielle du parcours expose des arguments convaincants de la valeur de l\u2019expérience qui trouvent une traduction dans l\u2019architecture.Dans sa volonté de s\u2019approcher d\u2019une réalisation idéalisée, l\u2019équipe n\u2019a pas semblé capable d\u2019avancer pour elle-même les arguments suffisants justifiant les positions les plus extrêmes de sa proposition.L\u2019unité de la présentation graphique mérite d\u2019être soulignée.Elle forme un tout cohérent et conséquent avec le discours sous-jacent, entièrement dédié à l\u2019arbre.Les liens qui lient le bâtiment à l\u2019arboretum sont indissociables.Le jury aurait aimé pouvoir apprécier à quel résultat il aurait été convié si les mêmes objectifs avaient conduit à un bâtiment plus simple.J o o *3 ¦»'< '«DIN BOTANIQUE DE MOA Bétulacées PLAN-SSASSERELLE fASSERau É L É V A T, CAMÉRA obscura -ACCÈS PB SERVICE MÉCANIQUE \" ITT 11 ajcm\u201dzG pool PIAN ACCEUIL INFORMATION t AlilFlAtldN ' | .PERMANENTE ferostnbN EXPÛStnON PERMANENTE TEMPORAIRE 111»! COUPE \u2022 HALL CAMÉRA OBSCURA AOÛT 1995 1.\tPlan d\u2019ensemble 2.\tPlan du rez-de-chaussée et élévation principale 3.\tCoupe transversale LA MAISON DE L\u2019ARBRE Hubert Chamberland, architecte et urbaniste Chargé de projet Hubert Chamberland Collaborateur Francis Lussier, stagiaire Ingénieurs-conseils Jean Saia, François Deslauriers, André Vinet et Associés Rapport du jury En se présentant comme une demeure plus grande que nature, ce projet veut offrir des points de vue différenciés de l\u2019arboretum.Sa disposition et son organisation tiennent compte de l\u2019ensoleillement, mais aussi d\u2019un raisonnement issu du concept de développement durable.Si par sa grande hauteur ce projet assure une forte visibilité au bâtiment et même si sa démarche offre une réflexion pertinente pour l\u2019intégration du concept de développement durable, le jury a néanmoins constaté un problème d\u2019image.En campant son expression dans un langage perçu comme réducteur par rapport aux demandes du programme, la proposition ne parvient ni à convaincre, ni à rassembler autour de son plaidoyer.Même si le jury croit en l\u2019importance du type de démarche mise de l\u2019avant, il aurait souhaité plus de richesse dans l\u2019exploration du thème de l\u2019arbre et sa transposition en architecture.Il tient à réitérer qu\u2019il est sensible à l\u2019argumentation en faveur de l\u2019environnement et aux innovations technologiques dont cette proposition a su se faire le porte-étendard.Plan d\u2019ensemble Gagnon, Guy, Letellier, Cyr, architectes Chargé de projet Marc Letellier Simon Brochu Collaborateurs Nancy Verreault Françoise Rousseau Julie Savoie Benoit Sévigny Michel Gagnon Ingénieurs-conseils Dessau Inc.Rapport du jury Adoptant l\u2019optique d\u2019une promenade en forêt, la proposition fait référence à l\u2019arbre naturel et à l\u2019arbre transformé.Elle se présente comme deux volumes distincts.Au-dessus de sa circulation principale un dispositif original fdtre la lumière zénithale.Pour sa part, ce projet a plu par son idée de vouloir recréer la lumière du couvert végétal d\u2019une forêt et par la progression que son implantation proposait depuis le boulevard Rosemont jusque vers l\u2019étang.L\u2019originalité des idées mises de l\u2019avant sur le plan de la plasticité a également mérité des considérations favorables.Le jury a hésité sur la disposition en étoile et le résultat prévisible des volumes en termes d\u2019image extérieure.La présentation graphique, très appréciée, offre une disposition claire facilitant la lecture et parvient à mettre en valeur les éléments les plus significatifs de cette solution.?p6V Plan d\u2019ensemble et profil du paysage 20 LA REVUE D'ARCHITECTURE ARQ ¦ .\u201e ; J&».v f ' Une porte d\u2019entrée pour le Jardin botanique Georges Adamczyk Le concours de la Maison de l\u2019Arbre s\u2019inscrit dans la tradition mise en place par le Frère Marie-Victorin avec la création du Jardin botanique de Montréal dans les années 1930.Il vise à compléter, par une quatrième phase, les trois précédentes qui ont permis successivement d\u2019implanter les premiers spécimen d\u2019arbres dans la partie sud, puis des ensembles différents au nord et finalement, à partir des années 1970, d\u2019aménager la très riche collection qui constitue l\u2019Arboretum tel qu\u2019on le connaît aujourd\u2019hui.Ce musée d\u2019arbres vivants, cultivés dans un même site, a pour objectifs la recherche, la conservation, l\u2019éducation et les loisirs.C\u2019est dans le but d\u2019assurer l\u2019accessibilité au public de l\u2019arboretum que ce concours a été judicieusement lancé.Le programme de la Maison de l\u2019Arbre a donc pour fonction primordiale de faciliter la poursuite de l\u2019oeuvre didactique qui caractérise le Jardin botanique de Montréal, l\u2019un des plus importants dans le monde.Par ailleurs, le projet de la Maison de l\u2019Arbre offre aussi l\u2019opportunité de créer enfin une nouvelle porte d\u2019entrée au Jardin botanique, située au nord, sur le boulevard Rosemont, où les conditions urbaines se démarquent nettement de celles qui confèrent à l\u2019entrée située au sud, sur la rue Sherbrooke, son aspect de porte majeure voire majestueuse.Cette nouvelle entrée assure un lien avec le quartier populaire avoisinant et appelle la conception d\u2019un seuil urbain articulant l\u2019idée de naturest l\u2019idée de communauté, distinct de celui qui existe où le sens se construit dans la rencontre de l\u2019idée At jardin public avec l\u2019idée Al institution.La Maison de l\u2019Arbre agit à la fois comme pavillon au sein de l\u2019arboretum et comme Porte ouvrant sur le Jardin tout entier.Pris isolément, l\u2019édifice, fort reculé par rapport au boulevard Rosemont, sans possibilité pour les concurrents de dialoguer avec les architectes paysagistes qui assumeront la mise en forme des composants naturels de l\u2019ensemble, ne pouvait guère, à lui seul, relever ce défi urbain.Aucune des propositions ne permet d\u2019entrevoir la logique des transitions et des variations paysagères qui donneraient à cette entrée le statut spécifique souhaité.En cela, le jury a tout à fait justement souligné que ce concours a surtout révélé l\u2019importance stratégique, au plan urbain, de ce nouvel accès et celle du rôle que doit jouer l\u2019édifice.Les faiblesses constatées pourront être compensées par une démarche intégrative, dès la prochaine étape, amenant les architectes, architectes paysagistes et les spécialistes en muséologie à collaborer étroitement à la mise au point progressive du projet final.Ainsi que le notait Peter Jacobs au cours d\u2019un entretien avec la rédaction de la revue, tous les concurrents ont parfaitement répondu au thème de la poétique de l\u2019arbre.Analogies, formes mimétiques, métaphores engendrent une diversité de figures rhétoriques des plus simples aux plus sophistiquées.Dans chaque cas, l\u2019édifice s\u2019apparente à un dispositif discursif, ouvert ou fermé, plastique ou iconique, phénoménologique ou idéologique et, souvent, combinant toutes ces dimensions.C\u2019est dans leur approche très élaborée des aspects topographiques, tectoniques et topologiques que les trois projets retenus par le jury se distinguent fortement des autres concurrents, tout en établissant entre eux des positions très différentes autour desquelles le jury a dû débattre et finalement choisir.Comme le rapport du jury l\u2019indique, le projet lauréat et les deux projets mentionnés se développent autour du parti architectural de la promenade : promenade classique réinterprétée par Charlebois, Malo, Péloquin, promenade belvédère par Cardinal et Hardy et promenade muséologique chez Cormier, Cohen, Davies.L\u2019inspiration des figures propres à la composition des jardins structure le projet des lauréats et l\u2019extrême simplicité de leur solution formelle s\u2019est imposée au jury.On décèle une parenté formelle avec la Maison des Éclusiers dans le projet de Cardinal et Hardy qui démontre le savoir-faire de cette équipe tandis que le vocabulaire très moderne du projet de Cormier, Cohen, Davies évoque à la fois le Pavillon de Zurich de Le Corbusier et l\u2019esprit des constructions de l\u2019Exposition Universelles de 1967.Sans aucun doute, la promenade sous le toit qu\u2019ils proposent renoue avec la culture et l\u2019idéal d\u2019une architecture publique, accessible et joyeuse.Au terme de ce concours très bien dirigé, on doit reconnaître l\u2019originalité de la démarche initiée par la Ville de Montréal.Le partenariat semble être une formule d\u2019avenir pour générer des commandes d\u2019architectures publiques dans un contexte de rareté des ressources.Toutefois, il est important de ne pas sous-estimé les contraintes budgétaires qu\u2019imposent les programmes.Dans le cadre de cet exercice, la difficulté majeure réside dans la richesse du programme qui est contrariée par la modestie des moyens envisagés.On souhaite au projet lauréat que ce partenariat sera suffisamment solide pour garantir son exécution sans faille.1.\tVue de l\u2019arboretum 2.\tLe Jardin botanique 3.\tPlan directeur du Jardin botanique par Henry Teusher, 1938 AOÛT 1995 LE PARC DE L\u2019AVENTURE BASQUE EN AMERIQUE A TRÜIS-PISTÜLES Cormier, Cohen, Davies, architectes (Atelier Big City) PROJET LAURÉAT Jury Denis Leclerc, président du Centre international du loisir culturel, Trois-Pistoles Michel Rioux, coordonnateur du Centre international du loisir culture, Trois-Pistoles André Desmartis, membre de la Société Provancher Hélène Michaud, muséologue Robert Magne, architecte Roch Cayouette, architecte Comité technique André Kirouac, chargé de projet, Centre international du loisir culturel Denis Lemieux, architecte, ministère de la Culture et des Communications Conseiller professionnel Gary Lynch, architecte Réalisation d'un centre polyvalent de 580 m2 à la fois équipement d\u2019interprétation et lieu de recherche et de dif-fusion culturelle.Le budget prévisionnel est de l\u2019ordre de 800 000 S.Fondé il y a quelques années à des fins de développement régional, le Centre international du loisir culturel de Trois-Pistoles est un organisme sans but lucratif qui oeuvre aujourd\u2019hui à rendre l\u2019histoire des Basques dans l\u2019estuaire du Saint-Laurent accessible à son milieu et à favoriser la découverte et une meilleure connaissance de cette histoire chez les visiteurs et la population régionale.Les fouilles archéologiques menées depuis 1990par la Société Provancher sur l\u2019île aux Basques ont confimé l\u2019importance de la thématique basque pour Trois-Pistoles et ont amené plusieurs intervenants locaux et régionaux à vouloir la mettre en valeur.Le projet du Parc de l\u2019aventure basque qui sera situé à proximité du centre-ville de Trois-Pistoles comporte deux volets.Un premier volet porte sur l\u2019interprétation de la présence basque.Il se traduit par la construction d'un édifice central doté d\u2019aires d\u2019exposition, et par la présentation d\u2019activités culturelles et éducatives dont un terrain de pelote basque.A cette dimension, le projet inscrit un second volet qui donne une portée scientifique aux activités de l\u2019établissement.Cela se traduit par la présence d\u2019un centre de documentation et de généalogie, la poursuite de recherches, de fouilles archéologiques ou autres.La réalisation de ce projet permettra de consolider et de développer des activités de partenariat avec la Société Provancher, par l\u2019organisation d\u2019excursions sur le fleuve et l\u2019accessibilité à l'île aux Basques, avec la Société historique de Trois-Pistoles et avec le peuple basque et ses descendants en Amérique par des échanges culturels de différentes natures.Equipe de conception Randall Cohen Anne Cormier Howard Davies Consultants Cormier, St-Denis inc.Architectes paysagistes Cloutier, Powney & associés inc Ingénieurs (pour le concours) Moshe Saban ingénieur L\u2019interprétation qui transforme le paysage Le projet est composé de fragments qui sont à la fois anecdotiques et structurants.Ils viennent transformer le site: l'interprétation s'étend au paysage.Des éléments formels et hors d'échelle rappelant l'aventure basque dans cette région de l'Amérique redéfinissent l'espace.La masse d'une baleine striée (l'édifice principal) surgit du sol, un baleinier aux voiles déployées (la terrasse) se profile, puis une chaloupe et des structures ludiques évoquant la chasse à la baleine apparaissent.Ils enveloppent l'espace de la place libre, véritable terrain de jeu ancré dans la contemporanéité du Pays basque.Un mur à jouer La place est délimitée par un fronton qui s'adresse à la route.Elle constitue l'élément le plus urbain du projet, le véritable contact entre le centre de diffusion, la ville de Trois-Pistoles et le Pays basque.Au delà de son rôle d'espace de démonstration ou de spectacle, la place est appropriable.Comme au Pays basque, elle est publique.Le fronton est avant tout un mur à jouer, proche parent du mur de la cour d'école.Repli et projection, le parcours du visiteur L'implantation et l'articulation des éléments programmatiques proposent une stratégie de repli et de projection.Le projet est auto-référentiel, use de représentations quasi littérales et, à travers le parcours auquel le visiteur est convié, propose à différentes échelles la récurrence de scènes qui se succèdent et qui s'emboîtent: de la route l'édifice est baleine, du stationnement le visiteur embarque à bord d'un navire d'où il aperçoit une baleinière, une baleine, un abri qui sont à la fois outils de démonstration et terrain de jeu .Inversement, d'autres éléments singuliers deviennent instruments de projection: la place s'adresse à l'urbain et au Pays basque, les maisons ancestrales situées en marge et en hauteur font reculer les limites de l'espace contenu, le centre de généalogie s'ouvre vers le fleuve.Des matériaux métaphoriques Les matériaux du projet sont supports d'analogies: l'acier ondulé, strié et scintillant de l'édifice principal évoque la peau mouillée d'une baleine; le mur de bois séparant la terrasse du stationnement, la coque d'un navire et le travail des charpentiers; l'herbe bleutée, la mer; le sable, l'écume.22 LA REVUE D'ARCHITECTURE ARQ 1.\tPerspective à partir de l\u2019avenue du parc 2.\tImplantation 3.\tAxonométrie ÉDIFICE PRINCIPAL - LA BALEINE LE FRONTON or- o REZ-DE-CHAUSSÉE LA TERRASSE - LE BALEINIER o AOÛT 1995 niir sncHK TROIS PISTOLES Louis-Paul Lemieux, architecte Concepteur Louis-Paul Lemieux architecte Collaborateurs Philippe Lupien stagiaire en architecture Hilde Heyvarts Aya Yazerdjian Karim Duranceau infographistes Le Centre de l'aventure basque en Amérique propose la narration du pêcheur basque venant en Amérique pour pêcher la baleine; celle du nomade qui vit d'un rivage à l'autre (du Pays basque à l'île aux Basques) transportant avec lui sa mémoire, ses connaissances et ses racines.De cette narration se développe le thème générateur de notre projet; c'est-à-dire l'expression du nomade qui inscrit son récit sur le site, le bâtiment devenant l'analogie de son ancrage au site.Ce thème imprègne notre projet de multiples éléments de mémoire, celles du nomade et des lieux qui façonnent ses activités.L'expression architecturale du projet établit les rapports entre le nomadisme (le déplacement) et le sédentarisme (l'ancrage), tout en proposant une architecture qui rappelle prioritairement une typologie maritime, dont les matériaux réfèrent à des rapprochements analogiques sur la thématique du Centre de l'aventure basque en Amérique.Le spectateur sera amené à parcourir le bâtiment d'une façon sinueuse et tout au long de son trajet seront mis en place les différents mécanismes de vision et de mémoire montrant à voir la superposition des trois objets du désir.Le Pays basque, l'île aux Basques, le fleuve.Le bâtiment propose une forme persistante (simple, courbe, facilement reconnaissable et très expressive) dans la mémoire des gens, ce qui aura pour effet de créer un édifice dynamique et original qui par son langage architectural évoquant l'architecture maritime, saura jouer son rôle motivateur pour la région de Trois-Pistoles.Ce bâtiment favorisera le dialogue entre visiteurs et visités et sera un lieu d'échanges entre le Pays basque et le Québec.24 H-p & û\u2019 V.:a cannon 1.\tPerspective 2.\tPlans: étage, rez-de-chaussée 3.\tImplantation LA REVUE D'ARCHITECTURE ARQ ST- mm ta sipii mm 1 Pierre Thibault, architecte Concepteur Pierre Thibault architecte Collaborateurs Eric Thibodeau architecte André Limoges technicien Jean-François Fortin stagiaire en architecture Donald Lavoie stagiaire en architecture Chantal Douville architecte Julie Lafrenière stagiaire en architecture Imprégnés de la culture basque et du potentiel du site, nous avons structuré notre projet à trois niveaux: un niveau fonctionnel, un niveau symbolique, un niveau interprétatif.Sur le plan fonctionnel, nous articulons le bâti autour du jeu de pelote positionné dans l'axe est-ouest , qui devient une véritable place publique, protégée des vents dominants.D'une part, les espaces publics et, d'autre part, les espaces administratifs et semi-publics ont chacun des volumes distincts.Trois éléments symboliques évoquent la culture basque.La salle polyvalente reprend les proportions et l'orientation de la maison Labourdine, et elle est enchâssée dans une structure qui en suggère la volumétrie et la charpente.Le mur du jeu de pelote reprend la silhouette typique des frontons qui s'élèvent dans de nombreux villages basques.Finalement, la forme allongée du volume des espaces privés enveloppé d'un revêtement de lattis, les piliers soutenant le toit, protégeant la rampe qui conduit au hall, évoquent le monde de la navigation avec ses coques, mâts et quais d'embarquement.Le niveau interprétatif se répartit dans trois lieux: dans le boisé, sous le toit évoquant la maison Labourdine et près du jeu de pelote.Les sentiers invitent à découvrir le monde amérindien, près du jeu de pelote et, s'ouvrant sur le fleuve, de longues «barnes» structurent l'espace dédié aux pêcheurs de baleines.Sur le toit, l'interprétation se concentre sur les aspects géographiques et historiques.Le jeu de pelote qui permet démonstrations et spectacles grâce à un toit rétractable, la terrasse du «Lorio» qui peut profiter aux enfants de l'atelier pédagogique, deux aires de jeux, le café «le Trinquet», toutes ces fonctions s'intégrent harmonieusement et contribuent à maximiser le potentiel du site.1.\tAxonométrie 2.\tPlan 3.\tImplantation 8htï«« AOÛT 1995 25 LA MAISON DE LA CULTURE DE MATANE Jury Marcel Junius, architecte et secrétaire général à l\u2019Organisation des villes du patrimoine mondial Odette Roy, architecte chez Paul Baillargeon, architecte François Lachapelle, directeur du Musée régional de Rimouski Claire Sénéclauze, bibliothécaire et directrice de la Bibliothèque Alain-Grandbois, Saint-Augustin-de-Desmaures Denise Gentil, mairesse de la Ville de Matane et présidente du jury Aldéa Sirois, conseillère de la Ville de Matane Denis Paquet, directeur général de la Ville de Matane Comité technique Florent Fréchette, ingénieur, directeur du Service des travaux publics, Ville de Matane Denis Lemieux, architecte, ministère de la Culture et des Communications Conseillère professionnelle Monique Bourget architecte Ville d\u2019eau, située face au fleuve Saint-Laurent et coupée par la rivière, Matane, municipalité de 12 700 habitants, a entrepris depuis quelques années la mise en valeur de son axe mer-rivière.La Promenade des capitaines est déjà réalisée, le Vieux port est en cours de réfection et avec son nouveau centre d\u2019accueil, le Barrage Mathieu-D\u2019amours, poste d\u2019observation privilégié du saumon, a lui aussi de quoi attirer son lot de visiteurs.De plus, chaque été, le Parc des îles, avec son aire de jeux, sa plage accessible et ses sentiers bien entretenus, est un lieu de rendez-vous familiaux très achalandé.Le projet de la Maison de la Culture vient s\u2019inscrire dans ce contexte.Situé à l\u2019entrée du centre-ville, en relation avec la Promenade des capitaines, ce nouvel équipement culturel a pour objectif d\u2019améliorer la qualité et la quantité des services offerts par la Ville de Matane tout en ayant des effets positifs sur le projet social, culturel et touristique de la municipalité.Par ses fonctions, ce projet vise a combler les besoins de la bibliothèque, qui souffrait depuis plusieurs années d\u2019un espace trop étroit, et à offrir aux arts visuels un lieu d\u2019expression de diverses tendances.En effet, Matane dispose d\u2019un certain nombre d\u2019organismes en arts visuels (Espace F, PHOS, Galerie d\u2019art de Matane, Fondation Claude Ficher) dont les actions sont dispersées et les lieux inadéquats.La réunion de ces différentes fonctions à l\u2019intérieur d\u2019un même équipement devrait faire de la Maison de la Culture un lieu convivial, accueillant, ouvert et accessible autant à la population locale qu\u2019aux visiteurs.Ce bâtiment devrait, donner une image renouvelée de la Ville de Matane en exprimant son dynamisme culturel, sa qualité de vie et son ouverture sur le monde.Tel que le mentionnait le programme architectural, la Maison de la Culture de Matane devrait devenir le \u201cnavire amiral\u201d d\u2019un développement tangible et durable en train de prendre forme tout le long de l\u2019axe mer-rivière.Extrait du règlement Un concours d\u2019architecture est organisé en vue de l\u2019étude et de la réalisation d\u2019un bâtiment de 1 600 m2 au centre-ville de Matane regroupant la bibliothèque municipale et des fonctions de production et de diffusion en arts visuels.Située sur l\u2019axe mer-rivière, en relation avec la Promenade des capitaines, la Maison de la Culture est appelée à devenir un pôle d\u2019attraction culturel et touristique important.Ses caractéristiques d\u2019insertion urbaine et sa qualité architecturale devraient en faire un modèle pour le développement de ce secteur.Le budget prévisionnel est de l\u2019ordre de 2 000 000 $.Concepteurs Robert Body Anne Carrier Jacques White Collaborateurs Philippe Drolet Charles Harveay Érik Sharek Dominique Chartier (Vision Virtuelle) 2B Anne Carrier, architecte PROJET LAURÉAT L\u2019implantation de percées, lieux d\u2019activités reliant le centre-ville et la promenade est proposée tout au long de l\u2019axe mer-rivière.Elles incitent à l\u2019appropriation de l\u2019espace adjacent à la Promenade des Capitaines.Un axe sculptural est créé le long duquel se juxtaposent des espaces publics qui sont en relation constante avec le bâtiment, la vie urbaine et la rivière.Le bâtiment affirme sa présence tant sur la rue Saint-Jérôme que sur la rue Otis par la lecture en façade des activités qu\u2019il abrite.Il s\u2019intégre par un morcellement de volumes, à l\u2019échelle réduite des constructions environnantes.Le dégagement visuel créé par la place animée encadre et revalorise ce lieu chargé d\u2019histoire, le paysage plus que centenaire de l\u2019église Saint-Jérôme et de son presbytère.La relation entre le centre-ville et la Promenade des Capitaines se définit à travers le mouvement naturel d\u2019un cheminement qui amène la ville à la rivière, la rivière à la ville.Implantée d\u2019Est en Ouest, la Maison de la Culture devient le confluent de Pilot, le trait d\u2019union entre la rue et la promenade, le carrefour des activités culturelles et touristiques.LA REVUE D'ARCHITECTURE ARQ \\ U a mm HH» mm HIBSBiA iosisi ODD llHlIHi m m naifil SB wmm 0-0 i- Implantation Perspective / Promenade des capitaines Élévation, rue Otis Plan du niveau supérieur Plan du niveau inférieur AOUT 1995 ^999999945 LA MAISON OE LA CULTURE OE MATANE Dupuis Le Tourneux architectes et Benoit Proulx architecte Equipe de conception Benoit dupuis Jean-Pierre Le Tourneux Benoit Proulx Benoit Forcier Donald Potvin Un premier geste est inscrit dans la forme du bâtiment qui exprime la fonction d\u2019un édifice public et qui, au niveau urbain, joue un rôle de signal, renforçant ainsi le caractère de la rue Saint-Jérôme et marquant l\u2019amorce de l\u2019axe mer-rivière le long de la rue Otis.Le bâtiment forme un «T» inversé dont l\u2019angle droit, orienté vers le nord, s\u2019ouvre sur le fleuve et délimite ainsi une place qui se veut le prolongement extérieur de l\u2019accès donnant sur la rue Otis.De la rue Saint-Jérôme, le hall d\u2019entrée de la bibliothèque dégage toute la hauteur de l\u2019édifice et ouvre du même coup, une perspective sur le fleuve et la rivière.La Maison de la Culture prend là tout son sens, en joignant avec souplesse l\u2019étage de la bibliothèque au niveau inférieur qui est destiné aux arts visuels par un escalier ponctué d\u2019un jeu de niveaux décalés facilitant les échanges entre usagers.L\u2019architecture de la Maison de la Culture s\u2019impose par son caractère contemporain, tout en respectant le voisinage.Elle se distingue par l\u2019emploi de formes et de matériaux puisés à même le répertoire de l\u2019architecture traditionnelle de la région: la pierre ou le béton pour constituer l\u2019assise du bâtiment, la brique et le verre, en alternance, pour l\u2019ensemble des murs extérieurs, le zinc en feuilles comme matériau d\u2019appoint pour rehausser les saillies au toit et les corniches.mm SraSHiiili «wai^üüi 4 \u2019E TRANSVERSALE minuMÏÏiïàw ?I 1 *rHrl.11 SS Bin Ek fr#1 Bi [ mmmm I&gtfeflfl Coupe transversale Plan de l'étage Plan du rez-de-chaussée Perspective 28 LA REVUE D'ARCHITECTURE ARQ Pierre Thibault, architecte Concepteur Pierre Thibault architecte Collaborateurs Jean-François Fortin stagiaire en architecture Eric Thibodeau architecte André Limoges technicien Donald Lavoie stagiaire en architecture Chantal Douville architecte Julie Lafrenière stagiaire en architecture Prolongeant la trame de l\u2019artère principale qui est à la fois marquée par le Palais de justice et l\u2019ancien bureau de poste et rythmée par des constructions plus basses et étroites, la Maison de la Culture de Matane se scinde en trois volumes.Le premier reprend l\u2019axe de la rue Saint-Jérôme et s\u2019ouvre vers la ville.Toutes les circulations se concentrent à l\u2019intérieur d\u2019un espace mitoyen transparent.Un dernier volume, plus élevé, opère une transition visuelle avec le couvent adjacent.Les fonctions sont distribuées à partir d\u2019un hall situé au niveau de la rue Saint-Jérôme: La bibliothèque est légèrement surélevée, les galeries sont en contrebas.La bibliothèque s\u2019articule autour de la zone d\u2019accueil et de prêt avec d\u2019un côté les rayonnages de livres et les tables de consultation, et de l\u2019autre, la zone enfants, côté rue, et la zone périodiques, côté rivière.La section des galeries rayonne autour du hall où se dérouleront réceptions et vernissages.Un système de murs coulissants et de volets permettent d\u2019optimiser l\u2019usage des salles.OO OO oo OO 1.\tAxonométrie 2.\tPlan: étage 3.\tPlan: rez-de-chaussé 4.\tImplantation té AOÛT 1995 29 LA MAISON DE LA CULTURE DE MATANE Concepteurs Jean-Claude Bouchard Luc Fontaine Marie Gauthier Collaborateurs Dany Richard Gilles Pelletier François Tremblay Bouchard, Fontaine et Gauthier, architectes La Maison de la Culture constituera un pôle d\u2019attraction majeur à mi-chemin entre le vieux-port prochainement aménagé et les autres éléments touristiques le long de l\u2019axe mer-rivière.Elle devient la porte du coeur du Centre-ville de Matane.La volumétrie du bâtiment est d\u2019inspiration maritime.Elle dérive des exigences programmatiques, de l\u2019emplacement du stationnement, de la dénivellation du terrain, des angles de vue, de l\u2019ensoleillement.Elle dessine de façon naturelle des «bras qui s\u2019ouvrent» et qui entraînent le public vers le coeur du bâtiment.L\u2019implantation du bâtiment créé des espaces extérieurs à l\u2019abri du vent et du soleil.Les accès sont regroupés autour d\u2019une rue piétonnière couverte qui traverse le bâtiment de la Promenade des Capitaines à la rue Saint-Jérôme, facilitant ainsi la circulation.Au niveau inférieur, le hall s\u2019ouvre sur la rivière et donne accès aux salles d\u2019exposition.La bibliothèque est localisée au niveau supérieur pour profiter d\u2019une meilleure visibilité sur l\u2019axe mer-rivière.L\u2019horloge qui surplombe l\u2019édifice agit comme l\u2019élément signal de la Maison de la Culture.Elle symbolise une vigie.un matelot posté à la proue du navire pour surveiller l\u2019horizon.k'al'i,!! MAISON MAISON DELA CULTURE 1.\tPerspective 2.\tImplantation 3.\tPlan de l'étage 4.\tPlan du rez-de-chaussée GALERIE D'ART L'ESPACE DE MATANE (GAM) COORDONNATEUR CAM SECRETAIRE GAM COORDONNATRICE T SECRETAIRE T.SALLE D'ANIMATION SALLE MULTIFONCTIONNELLE VENTE SALLE DE LIVRAISON ET D'ENTREPOSAGE SALLE D'EXPOSITION FONDATION CLAUDE PTCHER PHOTO DÜD TOILETTE HOMMES TOILETTE ¦BUREAU DE DIRECTION- ! V 9140 12620 ?\u2018tw/AwIV* iiiü H 30 LA REVUE D\u2019ARCHITECTURE ARQ Vous avez l\u2019idée du siècle.Est-elle géniale ou va-t-elle mourir dans l\u2019oeuf?Vous ne jurez de rien avant de la voir se matérialiser.Vous en faites un modèle 3D sur votre Power Macintosh\"0 lui donnez un rendu, le faites pivoter et lui ajoutez de l\u2019ombre.Vous exécutez votre modèle en simulation.Aie.Retour à l\u2019ancienne version.il y a votre ¦ :'V i\\ \u2019 - » '\u2022gV, ; V i PowerPC\"\u201d processeur RISC 132 MHz, 6 fentes PCI, 768 Mo de RAM.disque dur de 2 Gb, ^oss.de 3 péripiï Suppl Voici le Power Macintosh 9500.Vous modifiez votre modèle et exécutez une autre simulation.Vous y mettez tout ce que vous avez.C\u2019est alors que vous découvrez qu\u2019il ne vous a fallu que 30 minutes pour vous apercevoir que votre idée, après tout, n\u2019est pas morte dans l\u2019oeuf.Et il vous vient à l\u2019esprit que : de l\u2019ordinateur, ./ Le pouvoir d\u2019aller plus loin.Passez chez votre concessionnaire autorise' Apple Canada dès aujourd\u2019hui.Pour obtenir le nom du concessionnaire le plus près de chez vous, composez le 1 800 665-2775, poste 275.Ou vous pouvez nous visiter sur Internet à l\u2019adresse suivante : http://www.apple.com.©1995 Apple Computer, hic.Tbus droits réservés.Apple et le logo d'Apple sont des marques déposées d'Apple Computer, hic.Power Macintosh est une marque de commerce d'Apple Computer, hic.PowerPC est une marque de commerce d'international Business Machines Corporation, utilisée sous licence.Tbus les produits Apple sont conçus pour être accessibles ata personnes handicapées.AOÛT 1995 31 HKOSOüràBEK tm*** k % %¦
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