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Titre :
ARQ
ARQ s'impose rapidement comme la revue de référence pour le milieu québécois de l'architecture. Elle permet de comprendre l'évolution de l'architecture québécoise contemporaine.
Éditeurs :
  • Montréal :Groupe culturel Préfontaine,1981-,
  • Québec :Cöpilia design inc.
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
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ARQ, 2000-05, Collections de BAnQ.

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[" LA REVUE D'ARCHITECTURE PROJET DE STADE EXPOS is.asisSs IgteSE MAI 2000 \u2022M! Nous partageons votre vision Pour optimiser votre croissance, Hydro-Québec met à votre disposition un savoir-faire reconnu Qu'il s'agisse de chauffage, climatisation, éclairage ou procédés, vos projets de rénovation et de construction débouchent sur des solutions parfaitement adaptées à vos besoins.Contactez l'un de nos représentants : île de Montréal (514) 385-8888, poste 4428 \u2022 Laurentides (Laval, Les Laurentides, Lanaudière, Outaouais et Abitibi-Témiscamingue) (450) 430-5180, poste 6252 \u2022 Montmorency (Québec, Mauricie et Chaudière-Appalaches) (418) 845-6600, poste 6855 \u2022 Nord-Est (Bas Saint-Laurent et Gaspésie) 1 888 272-6390 (Saguenay-Lac Saint-Jean et Côte-Nord) 1 800 463-9900 \u2022 Richelieu (Montérégie, Estrie et Centre-du-Québec) 1 800 361 -3092 (indicatif régional 450) ou le 1 800 463-4462 (indicatif régional 819) Hydro .Québec mmm ü&v:-.-: \t iHwMl\t Notre expertise à votre service \u2022 www.hydroquebec.com/affaires NUMERO 111 \u2014 MAI 2000 Sommaire Éditorial 3 Un stade au centre-ville et des préoccupations locales PIERRE BOYER-MERCIER 5 Strates urbaines Place d\u2019Youville, Montréal, Phase I 8 Résidence - bureau Rue Dominique, Ste-Catherine-de-Hatley 10 Le projet de stade des Expos, Montréal 16 Siège social et centre de recherche de l\u2019Institut CANADIEN DU BOIS, POINTE-CLAIRE 20 Le livre de l\u2019an 3000 22 Hôtel du Parc national Nahuel Huapi [Argentine] CREDITS ccab\u201e Éditeur: Pierre Boyer-Mercier Membres fondateurs de la revue: Pierre Boyer-Mercier, Pierre Beaupré, |ean-Louis Robillard et Jean-H.Mercier.Membres du comité de rédaction: Georges adamczyk, Jean Beaudoin, Anne Cormier, Philippe Lupien, Pierre Boyer-Mercier.Production graphique: Côpilia design inc.Directeur artistique: Jean-H.Mercier.Représentants publicitaires (Sales Representatives) : Jacques Lauzon et associés.¦\tBureau de Montréal: 100, Alexis Nihon, bureau 592 / Ville Saint-Laurent, Québec /H4M 2P1.Téléphone: (514) 747-2332 / Télécopieur: (514) 747-6556.¦\tBureau de Toronto : 1-800-689-0344.ARQ est distribuée à tous les membres de L'Ordre des architectes du Québec Dépôt légal: BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC et BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU CANADA.© Art ET architecture QUÉBEC: Les articles qui paraissent dans ARQ sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.ISSN: 1203-1488.Envois de publications canadiennes: contrat de vente #472417 ARQ est dorénavant publié quatre fois l'an par Art et architecture Québec, corporation à but non-lucratif.Les changements d'adresse et les demandes d'abonnement doivent être adresses à: Art et architecture Québec / 1463, rue Préfontaine / Montréal, Qc / H1W 2N6 / Tél.rédaction: (514) 523-7024; administration (514) 523-4900.Abonnements au Canada (taxes comprises): 1 an (4 numéros): 36,81 $ / 57,51 $ pour les institutions et les gouvernements.Abonnements USA 1 AN: (4 numéros) 50,00 $ / Abonnements Autres pays: 60,00 $.ARQ est indexé dans «Repères». ¦ -/v \u2022'-¦¦¦ ¦.métalliques avec système de suspension Fineune™ \u2022 Système métallique linéaire Paraline Plus\u201cc \u2022 Panneaux acoustiques Omni avec système de suspension Donn\u201c DX\"d eS,het™%âpWefc« \t\t m Les systèmes de la gamme complète de plafonds CGC sont tout indiqués pour mettre les plans d'architecture en valeur.Ajoutez-y une touche artistique ou créez des plans de plafond originaux qui défient à la fois l'espace et les dimensions.Grâce à une gamme variée de finis, de motifs, de couleurs et d\u2019accessoires, il devient facile de répondre aux exigences courantes ou spéciales imposées par les plafonds, Les systèmes de plafond CGC intègrent l'esthétique et le côté fonctionnel, pour offrir des solutions complètes.Plafonds CGC Des options illimitées Le logo CGC est une marque déposée de CGC Inc.CGC Inc., 350, chemin Bumhamthorpe Ouest, 5' étage, Mississauga (ON) L5B 3J1 1-800-565-6607 www.cgcinc.com Facts-On-Demand* 1-800-874-0306 EDITORIAL Un stade au centre-ville et quelques préoccupations locales PIERRE BOYER-MERCIER ' T 1 fsH \u2022\"«s» Houston, Texas est devenue l'archétype de la ville-automobile.Les chemins et les stationnements occupent 70% de la superficie du centre-ville.Source : The City Assembled, Spiro Kostof.Apparemment situées à des pôles d'intérêts diamétralement opposés, ces deux préoccupations entretien-nent néanmoins des relations de causes à effets dans toutes les grandes agglomérations urbaines.D'une part une grande surface implantée dans un centre-ville, de l'autre l'inquiétude des citoyens de quartiers qui se voient amputer une partie de leur territoire pour servir les intérêts des premiers.Le futur stade, comme toutes les zones dites d'usages exclusifs qui permettent la réalisation de grands ensembles architecturaux ou de grands travaux de génie dans les villes, s'inscrit à ce titre dans la lignée d'interventions urbaines qui proviennent des premiers zonages industriels du dix-septième siècle.L'apparition de zones fonctionnelles, absentes des cités médiévales, là où n'existait aucune distinction entre les lieux de travail, de loisirs et de repos, parallèlement au développement des réseaux et des modes routiers ont créé, comme le montre l'histoire, une première rupture dans les habitudes de vie urbaine : le marchand, jadis confiné dans son logis pour toutes ses activités, avait désormais l'option de les diviser en des lieux éloignés les uns des autres.Mais, comme chacun le sait, cette option portait déjà le virus qui allait contaminer les fondements de la ville.D'une part l'éclatement de son échelle géographique jetait les bases d'un nouveau concept, celui de la banlieue.(Le mot banlieue date de plusieurs siècles comme l'indique sa définition : territoire d'environ une lieue autour d'une ville sur lequel s'étendait le ban; institution de l'époque féodale).D'autre part, l'usage exclusif attribué à certaines zones de la ville allait la priver de deux de ses plus essentielles ferments : la diversité des fonctions et le piéton.Le stade de baseball qui sert de bouc émissaire pour cet éditorial, mais qui n'est pas seul en cause (Place Ville-Marie, Loblaws, etc.en sont d'autres exemples probants) et que nous présentons dans les pages de cette édition de la revue constitue une œuvre architecturale remarquable en soi, conçue par un architecte éminent, Claude Provencher et son équipe.Mais là n'est pas la question.Malgré la qualité de ce bâtiment, il n'en demeure pas moins que le choix du centre-ville comme lieu d'implantation de ce stade ne sert que des intérêts économiques privés et dans un second temps, puisqu'il est stratégiquement placé le long de voies rapides urbaines, les intérêts de la banlieue.Aussi faut-il admettre que les préoccupations des résidents de la Petite Bourgogne sont justifiées.Le géant silencieux (mis à part quelques événements sporadiques) qu'on leur a confié comme voisin s'inscrit dans une échelle d'intégration si démesurée qu'il n'arrivera pas, malgré son architecture et ses aménagement paysagistes, à contribuer de façon positive à la vie du quartier, voire de la ville.Un autre quartier situé plus à l'est est aux prises avec un problème corollaire.Suite à l'annonce du Ministre des transports du Québec d'élargir la rue Notre-Dame en voie rapide urbaine pour mieux desservir le centre-ville, le Collectif en aménagement urbain Hochelaga-Maisonneuve a mis sur pied des consultations publiques locales.Le Ministère, dans son plan d'aménagement, propose d'augmenter l'achalandage de 50 000 à 80 000 véhicules par jour.Plusieurs organismes locaux représentant les citoyens sont venus dénoncer ce mauvais voisinage qui ne les gratifiera que de bruit et de pollution, de dangers accrus et qui dépréciera leur quartier.Ce plan de réaménagement ne fait que consolider le processus de décentralisation de Montréal qui sera privé d'autant d'espace pour ses immobilisations et ses piétons que l'automobile en consommera pour ses besoins.Alors que certaines villes américaines, (notamment Portland en Oregon et Milwaukee) situées au cœur du royaume de l'automobile réalisent l'ampleur des dégâts causés par ces «autoroutes urbaines», tentent de réintégrer le piéton, Montréal propose encore des mariages de raison avec ses citoyens.Plusieurs parmi ceux qui se sont prévalus de leur droit de présenter des mémoires dans Hochelaga-Maisonneuve et qui refusaient modestement de s'appeler des experts, veulent suggérer au gouvernement via le BAPE d'instaurer une politique de transport en commun sur tout le territoire, assortie de mesures incitatives d'utilisation.Ni plus ni moins que le gros bon sens, mais un gros bon sens qui permettra aux gouvernements, selon plusieurs, de réaliser d'importantes économies et de ranimer les centre-villes.APPEL DE PROJETS Suite à notre annonce (voir la page 4 dans ce numéro), la manne est arrivée.Une vingtaine de projets et de réalisations ont été déposés.Nous publions quelques projets de cette première récolte avec l'intention de poursuivre notre quête.Étudiants, professeurs et praticiens sont invités à soumettre des dossiers (qui vous seront rendus) et profiter de cette ouverture de la revue.Parmi celles que nous avons reçues, une dernière perle de Roger Dastous qu'il a réalisée avec son collaborateur et ami l'architecte Luc Durand./Al 2000 3 SERVEZ-VOUS DE NOUS POUR ATTEINDRE LE SOMMET DE VOS PROJETS Goodfellow, votre source sûre grâce à : Une gamme complète de produits forestiers et de produits connexes Des documents techniques à l'appui Catalogues et échantillons disponibles sur demande Des experts-conseils sur place à l'affût des nouveautés du marché et des normes en vigueur.Demandez André Rashotte ou Don Watson.Info-ligne sans frais : 1-800-361-6503 NOUVEAUTÉS : \u2022\tIsoclad (panneau isolant) \u2022\tFiberock (panneau d'appui) \u2022\tPlancher Advanteck (panneau résistant à l'humidité) \u2022\tIsobord (panneau de paille écologique) \u2022\tCanFibre (panneau M.D.F.écologique) \u2022\tCertainted (parement de fibrociment) \u2022\tSmartsystem (parement d'ingénierie) \u2022\tRoxul (laine acoutisque ignifugée) \u2022\tKwikset (serrure semi-commerciale) \u2022\tTimberTech (composé d'ingénierie pour tablier de terrasse) Pour une mise à jour de votre catalogue, faites ta jA demande de la littérature de nos nouveautés par : Télécopieur : (450) 635-3728 ou goodfellow Courriel : info @gdfellow.corn ¦éciaustes du bois\twww.goodfellowBiïï]©.corn Uos projets méritent toujours une attention particulière! Centura est uotre meilleur partenaire en matière de couure-planchers.Si uous recherchez des produits spécialisés pour des applications particulières, nos conseillers techniques auront toujours une solution originale à uous proposer.Sauiez-uous, par exemple, que les carreaux en caoutchouc marathon Desert Stone Dmtico s'installent de façon harmonieuse dans les endroits les plus complexes?Les girons, contremarches et limons d'escalier marathon forment un ensemble parfaitement coordonné qui permet de créer des agencements toujours nouueaux.Aamtico Toronto \u2022 Hamilton \u2022 Peterborough \u2022 Calgary \u2022 Ottawa \u2022 Edmonton \u2022 Windsor \u2022 London \u2022 Halifax \u2022 Uancouuer \u2022 ITIoncton montréal : 514 336-4311 Québec : 418 653-5267 4 LA REVUE OARCHITECT^^^^^^^^ Appel aux architectes Depuis 1981, ARQ s'est donné pour mission de présenter l'architecture du Québec.Des architectes, des projets, des idées.Nous n'avons jamais tenté de faire l'unanimité, mais toujours voulu mettre de l'avant les forces vives du milieu: praticiens, théoriciens, historiens, donneurs d'ouvrage.Afin de donner un nouveau souffle à notre mission essentielle et peut-être aussi pour permettre aux architectes de toutes les régions du Québec de se faire valoir, nous répétons ici notre appel à tous.Envoyez-nous vos réalisations récentes (moins de 5 ans) et, selon les arrivages, nous publierons une sélection des projets soumis, au cours de l'année à venir.Cahier à anneaux 8.5 X 11.Plans, élévations, coupes, perspectives.Photos: couleur ou noir & blanc, sur papier ou diapositives.Texte de mise en situation.De préférence (mais pas nécessairement) envoyez aussi (en plus) des fichiers numériques (textes et dessins): CD ou Zip, Macintosh ou PC (spécifiez les logiciels utilisés ainsi que leur version).Retours des documents non garantis.25 copies de la revue à tout architecte dont le projet est publié.REVUE ARQ 1463, RUE PRÉFONTAINE MONTRÉAL, QC, H1W 2N6 ARQ, LA REVUE D'ARCHITECTURE Strates urbaines PLACE D'YOUVILLE, MONTRÉAL, PHASE I Client Ville de Montréal Ministère de la culture et des communications, Gouvernement du Québec Maître d'ouvrage Service des parcs, des jardins et des espaces verts, Ville de Montréal En collaboration Service des travaux publics Service de la circulation Service de la culture Service de l'urbanisme Mandataires Groupe Cardinal Hardy, aménagement et design urbain Claude Cormier, architectes paysagistes Équipe de réalisation Aurèle Cardinal, architecte et urbaniste Michèle Gauthier, architecte paysagiste - Chargé de projet Claude Cormier, architecte paysagiste - Chargé de design Annie Ypperciel, architecte paysagiste Sophie Beaudoin, architecte paysagiste Bruno Duchesne, architecte paysagiste Pierre Bilodeau, architecte paysagiste Daniel Bates, technicien en architecture Marie-Eve Cardinal, architecte paysagiste Collaborateurs Luc Noppen, historien d'architecture, Archithème Lucie K.Morriset, historienne d'architecture, Archithème Pierre Bibeau, archéologue, Arkéos Mario Bergeron, archéologue, Arkéos Gilles Arpin, éclairagiste, Éclairage public Serge Delisle, ingénieur, Les consultants Géniplus Stéphane Froment, ingénieur, Les consultants Géniplus Yves Pépin, ingénieur, Groupe-conseil Trédec Entrepreneur Excavation Super mm Brigitte Desrochers Le Groupe Cardinal Hardy et la firme Claude Cormier architectes paysagistes PARTICIPENT À CE MOUVEMENT DE RECHERCHE CONTEMPORAINE QUI DÉLAISSE TOUT CE QUI EST FORMALISTE, SUPERFICIEL, SENTENCIEUX, ET QUI CHERCHE DES BASES PLUS SIMPLES, PLUS SOLIDES ET PLUS IMMÉDIATES POUR LE PRO|ET ARCHITECTURAL.Le MOUVEMENT DES PIÉTONS, LES MATÉRIAUX QU'lLS FOULENT - LES PAS DES PROMENEURS QUI, TOUJOURS, SE DISPERSENT À TRAVERS LES VILLES - SONT LA PIERRE d'aSSISE DE LEUR DESIGN pour la Place d'Youville, à Montréal.Le projet répond à une commande pour UNE PLACE PUBLIQUE DANS UN LIEU HISTORIQUE, LANCÉE PAR LA VlLLE DE MONTRÉAL ET le Ministère de la Culture et des Communications.MAI 2000 5 rmrrrrrrrmrrfrrr J .Jh PBBKI nSa\"4* 'Tit* -T* rSM 'ifr/ipp L'équipe composée d'architectes paysagistes, de designers urbains et d'architectes a créé un 'collecteur de piétons', une grande toile où s'entremêlent trottoirs de bois, trottoirs de béton, de granite ou de calcaire.Les pas hésitent ou s'élancent, ils résonnent comme sur un xylophone à travers la grande matrice, couchée sur un sol riche en dépôts archéologiques.Ainsi, l'histoire du site se joue non pas une fois - au niveau du sous-sol \u2014, mais deux fois - via les matériaux, et l'étalement des trottoirs \u2014, et même trois fois, à travers la chorégraphie de mouvements, de vitesses, de tempos qui arrivent sur la place beau temps, mauvais temps.L'espacement des arbres est irrégulier, ce qui diminue l'impact visuel de leur alignement, et harmonise les plantations au lâche fuseau de trottoirs.Cet éparpillement n'a, pourtant, pas été créé pour des raisons strictement plastiques.Michèle Gauthier du Groupe Cardinal Hardy, Claude Cormier de la firme Claude Cormier architectes paysagistes et le Service des Parcs de la Ville de Montréal savaient que partout où la pelle mettrait à jour un artefact, l'excavation serait stoppée, et le trou rempli afin de préserver tout ce que la place pourrait, un jour, révéler aux archéologues.On reprendrait l'exercice un peu plus loin.Ainsi, on définit la place au moment où on la construit, sous la commande de ce qui fera, ou ne fera pas surface à mesure que les travaux progressent.L'incertitude quant au positionnement des arbres renvoie donc à la nature du sous-sol bien plus qu'au crayon de l'architecte.Ce projet nous amène bien au-delà des modes de référence historique très graphiques, et très volontaires pratiquées au cours des dernières décennies.On ne cherche plus de fait historique bien particulier capable de motiver chaque ligne d'un projet; aujourd'hui on comprend mieux que l'histoire, la vraie, présente toujours un visage multiple, dynamique, et relativement impénétrable, ne s'agit plus de s'approprier et de glorifier quelques petites anecdotes : on reconnaît la complexité de l'histoire, on respecte tout ce qu'un site non-encore fouillé a d'insondable.C'est parce qu'elle ne cherche pas à tout s'approprier, à tout interpréter, à tout juger que cette place est intéressante: elle laisse les gens et les choses être ce qu'elles sont, quoi qu'elles soient, ou quoi qu'elles eussent été.Autour des arbres, les trottoirs utilisent des matériaux que la ville a employés pour ce type de construction à différents moments de son histoire.Sur la place d'Youville, le bois marque les passages entre usages domestiques, le béton relie les corridors urbains tandis que les pavages de calcaire annoncent l'approche des institutions.Il s'agit d'un répertoire de matériaux, semblable aux répertoires sur lesquels les archéologues s'appuient dans l'analyse de leurs fouilles.Les promeneurs n'ont pas besoin de lire et de comprendre ce code de façon consciente : les matériaux ne font que souligner les caractères plus ou moins public, plus ou moins privé de chacune des circulations.Ils suivent le sociogramme de la place, bien plus qu'ils ne le devancent.L'éclairage, à la hauteur du genou, lèche les bottes, les jambes et les chiens bien mieux que les visages, les beaux habits et les maîtres.On ne met pas l'emphase sur ce qu'un lieu public peut avoir de spectaculaire; on ramène l'attention au niveau du sol et de son excellente construction.On montre aux promeneurs ce qu'ils touchent, ce qu'ils foulent, ce à quoi ils participent, immédiatement.L'angulation des trottoirs portent naturellement le regard vers les portes, puis les façades.On donne aux citadins la grâce d'un espace public intensément réel.OTFS e projet avait fait l'objet d'un article (et de la page couverture) dans ARQ # 105 (novembre 1998) ;s photos sont de Denis Farley. ¦rriir HHi ^ MAI 2000 ji!j : L >* j j v: \".>t«pi \"sssse;?; A .?V-; iSSu Conception François Parenteau, architecte Annie Charest, Maître es Arts Construction Avril - octobre 1999 Résidence ¦ bureau RUE DOMINIQUE, STE-CATHERINE-DE-HATLEY Ce projet résidentiel est une réponse aux besoins d'habitation et de travail pour deux personnes démarrant leur propre entreprise.Le site choisi pour la construction de la résidence est une bande irrégulière de terrain boisé de 46m x 140m située sur le sommet d'une colline.La présence de vues impressionnantes sur la vallée, les montagnes (à l'ouest) et le lac Magog (au nord-ouest), ont motivé le choix de l'emplacement.La topographie du site est telle que le point haut du terrain se situe à 22m de la rue, le reste du terrain étant en pente douce vers l'arrière (est).Le concept de la maison se veut une réflexion sur l'environnement.Les vues principales devaient être valorisées, l'orientation du bâtiment voulait favoriser l'ensoleillement et les gains calorifiques à l'intérieur de la maison.Les propriétaires désiraient une résidence à la limite du boisé et d'un terrain aménagé de manière naturelle.La maison a donc été implantée parallèlement à la rue, dans le but de dégager complètement la façade principale et les vues.Elle a été placée derrière une partie de la forêt conservée pour la protéger des vents dominants.Seule une partie de la maison s'avance au-delà de cette limite pour aller chercher la vue sur le lac.Le boisé englobe la résidence de tous les autres côtés, sauf au sud.L'accès véhiculaire ainsi que le garage ont été placés au sud-est afin d'en minimiser l'impact visuel.Le garage a de plus été désaxé par rapport à la maison, le long de la ligne de lot.8 Les propriétaires tenaient à ce que l'on puisse «sentir» l'intérieur de la maison de l'extérieur.La volumétrie est simple et divisée en quatre volumes qui se découpent les uns des autres selon différents niveaux de toiture, par leur fenestration, leur positionnement et leur couleur.Le volume de gauche (nord-ouest) contient un studio d'artiste, le volume central, les pièces principales de vie, le volume le plus haut regroupe les pièces de service au rez-de-chaussée et les chambres à l'étage.Finalement, le dernier volume (relié au reste par un lien qui sert de hall d'entrée central) abrite le garage et une pièce pour usage futur, située à l'étage.Les trois premiers volumes sont surélevés par rapport à ce dernier pour permettre de dégager des grandes fenêtres au sous-sol et d'en faire un espace de clarté.L'accès se fait par un noyau de circulation central qui dessert à la fois l'entrée principale, l'entrée du garage et l'accès au terrain arrière.Ainsi, la maison ne possède qu'un point d'entrée.Le plancher est en béton poli et les murs sont recouverts de panneaux de particules de pin.Le sous-sol est constitué de deux grandes pièces polyvalentes, dont l'une d'elle (fe-nestrée à l'avant et à l'arrière) sert de bureau de travail.L'accès à la maison à partir du hall se fait par une passerelle située entre l'ouverture de l'escalier et une ouverture dans le plancher qui sert de puits de lumière pour le sous-sol.De cette passerelle, on accède aux grandes pièces de vie, largement vitrées, qui vont de l'avant à l'arrière de la maison permettant un contact direct avec l'extérieur.Ces deux pièces sont prolongées à l'avant et à l'arrière par des balcons en porte-à-faux qui surplombent les panoramas.De la pièce centrale on peut ainsi accéder au grand atelier qui sert de salle d'exposition, de bureau et d'atelier d'artiste et, par un escalier hélicoïdal en acier, aux chambres. mm | Élévation gauche Élévation avant vV \u2022\u2022-'X 3£.j -ài- - - VJ Wm De haut en bas : coupes A, B et C MAI 2000 *&'¦*&*' [ 77 / ; / Le projet de Architectes Provencher Roy et Associés architectes Collaborateurs Claude Provencher, associé \u2014 conception Line Belhumeur, associé en charge Luc Plante, architecte \u2014 conception Eugenio Carelli, architecte \u2014 conception Jean-Luc Rémy, architecte \u2014 conception Javier Martinez, architecte \u2014 conception Ghislain Bélanger, architecte \u2014 conception INGÉNIEURS Mécanique-électricité Bouthillette Parizeau et associés STRUCTURE Paquin St-Jean et associés Génie civil Axor Experts-conseils Illustration 3D N.O.M.A.D.E.Provencher Roy et Associés architectes Jean-Sébastien Morin Design- Constructeur Le Groupe Axor inc.Gestion de projet COPRIM inc.Valeur du projet Approximativement 150 millions ÎCDN 10 ' 'v.y.v.8Bfoa .l ARQ, LA REVUE D'ARCHITECTURE ode des Expos \u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022 +* ii f ' lür» H I Sü**ïK'* I \u2022 ***** \u2022\u2022\u2022«ft .H.,i «itM \u2022nilill \u2022 .ni « «iin tiiij m|| i*.«- - 1110 I T Il ' i 3j> \t v(/i mm r'm*Jrni Éfë&œs >'X b i2L ilK Ni v iiniiSH iFCT-7 imsm Ovation rui ARQ.LA REVUE D'ARCHITECTURE I, [IffittoiW1 j ilévatkm Notre-D 1 feifaM l ÈmtaSàU* i topeiifo* l Coupeaumîitre 459 652 1.\tÉlévation de la Montagne 2.\tÉlévation Notre-Dame 3.\tÉlévation Peel 4.\tÉlévation Saint-Jacques 5.\tCoupe au premier but 6.\tCoupe au marbre WJÊWàa > a V .> t rA rMcr; ^SSmSSSi \u2014\u2014\u2014Mi« .r.-| 1 ia W!S! \t\t I U* IvnuJ M.1 VJ uïBUNmmi jBgjgMIlJMr I iai?ori \u2022 i ufl-Lj ijBkàn Egi^imr^^iE3^annF^É:i^MnriifllPaaiMBliaiHMIBMiWIWIWWi TJ-T\\-1\u2014\t.\u2014n-rrr.~ i1 n ir 1 JJj mw ÆAH, MAI 2000 |-1 | ll^ipiteCT-UMËi! i .-il ri\u2014r lir irwuu ¦ I.un/ I I I\u2014IL I Il l\u2014l 111111 I I I I .,1.; J .PZIllIllL lÜ=rru J mm lm i r i^-pi\u2014ni\tny.i i i 111 i Projet Siège social et centre de recherche de l'institut canadien du bois Pointe-Claire, Québec Architectes Dastous Durand, architectes Équipe de conception Roger Dastous, architecte Luc Durand, architecte Michel Catrice, assistant chef d'atelier Date de construction 1994 Photos Jean-H.Mercier (Copilia) Siège social et centre de recherche de l\u2019institut canadien du bois La direction de l'Institut canadien de recherches en génie forestier a établi six directives pour la conception du nouveau siège social de Pointe-Claire, en banlieue Ouest de Montréal.¦\tcréer un concept sobre et innovateur ¦\tmaximiser l'éclairage naturel dans les bureaux ¦\tfavoriser le travail d'équipe tout en permettant l'intimité lorsque nécessaire ¦\tcréer des espaces de bureaux qui assurent polyvalence et potentiel d'expansion ¦\tdémontrer l'utilisation du bois dans les constructions non résidentielles ¦\tpaysager en utilisant des essences indigènes.La forme rectangulaire du bâtiment, son toit plat et la disposition des espaces de bureaux reflètent la sobriété de type parc industriel recherchée.Les règlements locaux en matière de construction ont néanmoins testé l'emploi innovateur du bois par les architectes qui ont déjà réalisé de nombreux projets, dont le complexe du village Olympique, pour les jeux de 1976.Le rôle de l'institut dans la recherche d'engins et de procédés pour l'abattage, le transport, les chemins forestiers et la sylviculture est au moins en partie reflété dans sa construction en bois.Les règlements locaux interdissent toutefois l'utilisation d'éléments d'ossature en bois de petites dimensions comme le bois d'oeuvre, les solives en I et le bois de placage lamellé dans les projets de construction autres que les maisons unifamiliales et les maisons jumelées (limitées à quatre).Dans ces conditions, D'Astous et Durand ont fait un emploi optimum du bois sous forme de structure à poutres et poteaux lamellés-collés, innovant ainsi en appuyant l'acier et le béton sur le bois, concept plutôt inédit pour ce type de bâtiment.Les poutres et poteaux lamellés-collés, supportent des solives en acier ajourées, elles-mêmes supportant une dalle de béton et un platelage en métal au premier étage.Les architectes ont fait du lamellé-collé l'élément thème du bâtiment de 2600 m2 d'une valeur de 2,5 millions $ en l'utilisant de façon apparente à l'intérieur comme à l'extérieur.Les poutres lamellées-col-lées, protégées par un surplomb de deux mètres, accentuent les deux niveaux de la façade avant.La poutre lamellée-collée supérieure se prolonge à travers un hall d'entrée en retrait comme un portique.Outre leurs indéniables qualités esthétiques, les éléments lamellés-collés procurent une excellente isolation acoustique et un degré de résistance au feu d'une heure sans nécessiter de fini ignifuge coûteux.Composant avec l'opposition entre l'innovation et les restrictions imposées par les codes locaux, les architectes ont su exprimer, à l'intérieur comme à l'extérieur, la chaleur et le rôle structural essentiel du bois.Implantation Q OO Q Q O O aaôâlïeeœ 1» J k, Im*#»** LOJOTOXOJ K ssmmm ,14=\tur- il [iKfJji] 5 16 ARQ, LA REVUE D'ARCHITECTURE Rez-de-chaussée rédactic bibliothèque biblio- théquai hydrauliqi e salle polyvalante expo.exibits mecaniqije JVi-Tv reception expedition recption- oompactûs mû r ~ smhuc -A-1A - Perspective de présentation par Luc Durand MAI 2000 E*I|] ifiSliiîSi KMMH imm ^ 7a. CENTRE DE RECHERCHE DE L'INSTITUT CANADIEN DU BOIS Jfi.S * *.-v,v.v .£ - i - : * r< -MU i»^\u2018 : .mum B* fi j iitfi.ll.iVgnmfr ¦(f sp- ¦> ; *j&r.\t' .w-w ^\u2018K7 Ss&sssifi >«\\sv& ^.vv/\".-; \t ¦* t*^ Iml 5 Artistes conceptrices Odette Drapeau Artiste du livre Alena Prochazka M.architecture Organisme parrain Les Amis de la Reliure d'Art \u2022 ARA Canada Section canadienne des Amis de la Reliure d'Art International (France) Le livre de l\u2019an 3000 MÉMOIRE DE LA VIE URBAINE UN ÉVÉNEMENT PUBLIC INITIÉ DANS LE CADRE DU PASSAGE À UN NOUVEAU MILLÉNAIRE UNE INSTALLATION SITUÉE DANS L'ESPACE DU HALL PRINCIPAL DU MARCHÉ BONSECOURS «LE LIVRE DE L'AN 3000.Mémoire de la vie urbaine » vise à agir comme une sonde spatiale, comme un objet-témoin de notre époque, de nos mœurs et de nos cultures en milieu urbain.Un geste artistique et collectif qu'on pourrait qualifier «d'archéologie prospective», puisque le projet poursuit l'objectif de recueillir et de conserver l'empreinte de codes référentiels sur un moment charnière de notre histoire, et de retransmettre ceux-ci quelque mille ans plus tard afin d'aider à la compréhension de notre civilisation.Ces indices révélateurs d'une époque prendront forme à travers les témoignages, la participation et l'engagement des citadins qui seront tout spécialement conviés à y tenir un rôle dynamique.Diverses villes du Canada et d'ailleurs seront sollicitées comme partenaires privilégiés, hôtes et animateurs du programme.Les «objets» qui conserveront cette mémoire de la vie urbaine sont destinés à n'être ré-ouverts que le 1er janvier de l'an 3000.UNE ŒUVRE / LIVRE nomme «presse à satiner» \u2014, l'œuvre a évolué jusqu'au concept d'une forme circulaire, la roue du temps, évocation de la durée et du monde sphérique dans lequel nous vivons.Cette sphère en aluminium agit comme un écrin réceptacle du livre de la mémoire.Sur la demi-sphère accessible au public, le gardien du livre vient déposer chaque jour une nouvelle feuille blanche.Ces pages du livre sont faites de papier chiffon fabriqué artisanalement, gage de leur inaltérabilité.Le support de l'écriture a été dicté autant par l'usage que par la dimension très personnelle du geste même.En ce sens, l'installation est conçue dans le but de privilégier le recueillement et la concentration, en permettant d'accéder à l'œuvre par une passerelle qui évoque un rituel sacré auquel les citoyennes et les citoyens sont individuellement conviés.En cours d'année d'écriture du livre, l'archivage des messages livrés par les visiteurs est assuré par un système de balayage numérique permettant d'intégrer quotidiennement les témoignages au site Internet de l'événement, qui sont ainsi rendus ac- Ce projet consiste en un livre-contenant et son écrin-reliure qui sera le premier d'une série à faire partie d'un événement interactif public auquel des administrations municipales ou de grandes institutions, à travers le Canada et ailleurs dans le monde, sont invitées à participer.IMAGINONS.NOUS SOMMES EN L'AN 3000.Depuis quelques décennies, des objets sphériques en aluminium refont surface dans plusieurs mégalopolis du monde, ainsi que sur certains sites archéologiques d'anciennes grandes métropoles et de centres d'importance.Ces objets portent des inscriptions gravées indiquant leur destination : ne révéler leur contenu qu'au passage de l'an 3000.On a déjà trouvé des indices quant à la provenance de ces objets dans des registres de collections muséales, datant du début de ce millénaire, et dans des répertoires universels épistémologiques (anciennement «bibliothèques», du grec biblos = livre).Certains de ces objets ont été découverts faisant partie intégrante de monuments depuis longtemps perdus à la mémoire collective.CE SONT DES LIVRES ! Inspirée d'une presse ancienne utilisée par les relieurs \u2014 que l'on Jte>r j cessibles en tout temps aux visiteurs réels autant que virtuels.Cette formule d'archivage assure la mise en place du processus d'emmagasinage des données qui seront contenues dans le livre.De plus, les témoignages des visiteurs du livre sont décryptés régulièrement et retranscrits dans un cahier qu'il est possible de consulter sur place, avant ou après être soi-même intervenu.Le livre géant sera méticuleusement scellé à l'occasion d'une cérémonie de clôture devant avoir lieu' le 31 décembre 2000 en vue d'assurer la conservation, à travers le temps et l'espace, de ce qui sera alors devenu un fabuleux corpus de témoignages sur notre siècle.LE LIVRE DE L'AN 3000 est destiné à n'être réouvert que le 1er janvier de l'an 3000.Pour garantir la vocation de «sonde spatiale» évoquée par le projet, il est question que la sculpture scellée soit proposée à un musée québécois ou à une autre institution dont le mandat consiste à assurer la conservation des connaissances et leur transmission d'une génération à l'autre.LE GESTE DE L'ÉCRITURE.qui s'adresse aux Champollions d'une ère future Le geste l'écriture \u2014 personnelle, manuelle \u2014 est l'un des éléments fondateurs du projet, en ce sens qu'il demeure le meilleur garant de la qualité, de l'originalité et de l'unicité des messages qui seront livrés par les participantes et les participants.Certes, ( oblige au c Kntionnels proturer ur liant lelai» léatifsnsci sagedontli ¦tant fi tâtes, poè etl'Éloi A de pal: m inventai te ali antes ta! Blettaqi fédesgét te et de lemieuxpo ftp* late aura si porteàcroii ffisle dan \u2022e nois p ttppeir ¦net pu tftatle ui pid'hiii Esquisses conceptuelles ARQ, LA REVUE D\u2019ARCHITECTURE UNE INVITATION r / \u2014 .t sè* «itaiitip es* |fe, la» ïiyptés» ierijü'ils Certes, ce geste physique, intime et personnel oblige au déplacement; mais ce déplacement intentionnel vers le livre a pour immense avantage de procurer un temps nécessaire d'introspection favorisant l'élaboration d'une pensée unique, d'un geste créatif susceptible d'être à l'image même du mes-ipîll sage dont les citoyens voudront témoigner, en empruntant l'un ou l'autre des langages admissibles : teliie textes, poèmes, maximes, dessins, pictogrammes, itMiifflj'etc.L'histoire de l'humanité s'étend sur des centai-icon» nés de millénaires.Vers la 2e moitié du IVe millénaire, ce qui sen afin de pallier aux limites de la mémoire humaine, façesui on inventa un système permettant de «prendre des notes» afin de conserver les traditions et les connais-àn'étreré sances transmises jusque-là oralement.Aujourd'hui, wjjwftlces lettres que nous traçons quotidiennement ne sont parlepr» que le plus récent état d'une perpétuelle métamor-ée soit pi» phose née depuis l'aube des temps, qui s'est faite au autn gré des générations qui ont continué de pétrir les œrlit» lettres et de les perfectionner afin de faire coïncider le mieux possible formes et fonctions.Et quelles que soient les métamorphoses que l'écriture aura subies au cours des siècles à venir, tout porte à croire que l'écriture manuelle demeurera accessible dans un futur même lointain, alors que rien ne nous permet de véritablement prévoir les développements technologiques qui surviendront demain et qui pourraient rendre caduque et indéchiffrable une écriture informatique que l'on juge aujourd'hui de pointe.issiond'irt B Mil» to ce qui serod jift LE CONCEPT L'œuvre est à l'image du pourquoi et du sens des choix esthétiques et formels qui ont été faits par les deux conceptrices.Par exemple, la forme circulaire de la page blanche permet de travailler le texte comme un tableau, de choisir son espace et d'habiter celui-ci au gré d'une intention profonde, individuelle.La sphère porte en elle la notion du mouvement, en étant la seule forme sans commencement ni fin.Cette «roue du temps» renvoie au concept circulaire de la durée.L'arceau suggère simultanément une puissance d'expansion et de concentration, associée à l'idée de continuité et d'éternité, d'intégration de la notion d'un monde sphérique dans lequel nous évoluons.Lorsqu'au IIIe siècle avant J.-C., le grand mathématicien Eratosthène, alors qu'il était à la tête de la Bibliothèque d'Alexandrie, est parvenu à évaluer correctement la circonférence de la Terre, ce fut grâce à la mesure ingénieuse d'un arc de méridien.¦mmH m AUX HOMMES, AUX FEMMES ET AUX ENFANTS DE NOTRE BELLE ÎLE DE MONTRÉAL Une invitation à tous ceux et celles qui contribuent à la richesse et à la diversité de notre ville.Nous vous invitons à venir inscrire dans les pages d'un livre géant, un livre-mémoire, le message que vous souhaiteriez léguer aux habitants des temps futurs, aux hommes, aux femmes et aux enfants du 3e millénaire.À l'entrée principale du Marché Bonsecours, lieu historique au cœur du Vieux-Montréal, une signalisation lumineuse vous guidera vers le livre-mémoire, sorte de sphère immense prenant place dans une installation conçue pour favoriser l'inspiration.Chaque journée de l'an 2000 verra apparaître une nouvelle page blanche de 36\" de diamètre, la page blanche de la journée, qui attend ses visiteurs tout au long de l'année du nouveau millénaire, posée sur l'une des demi-sphères avant que l'autre ne vienne se refermer sur elle afin d'emprisonner vos messages et vos réflexions.Nous vous proposons donc d'être les témoins privilégiés de notre vie actuelle, de notre réalité, des désirs, des rêves et des espoirs qui nous habitent.Ces témoignages que vous livrerez, et qui parleront de ce que nous sommes aujourd'hui, de ce qui nous réunit et nous distingue à la fois, seront rassemblés dans cet immense livre qui sera ensuite scellé afin d'assurer sa conservation à travers le temps et les époques.Tout comme le ferait une sonde spatiale lancée dans l'espace/temps.LE LIVRE DE L'AN 3000 mémoire de la vie urbaine Avec des mots, des dessins, des poèmes, des maximes.Nous faisons appel à votre réflexion, à l'effort du déplacement, à ce geste tout à fait personnel qui consiste à reproduire sur le papier la vision que vous avez de votre vie actuelle en milieu urbain.Qui sommes-nous dans cette grande ville nord-américaine, avec la densité de son paysage architectural et sa circulation fébrile, avec son animation et sa culture ?Cette ville dans laquelle je vis est-elle ou a-t-elle été pour moi accueillante ?A-t-elle su répondre à mes aspirations ?Comment est-ce que je crois qu'elle va changer, se développer ?Que signifie pour moi habiter une ville qui est aussi une île, avec son fleuve, ses parcs, sa verdure, son Mont-Royal, son centre-ville des affaires, sa périphérie résidentielle ?Au cours de l'année, les témoignages, les écrits et les dessins seront saisis et retransmis sur le site Internet du LIVRE DE L'AN 3000.Les messages seront aussi décryptés et transférés sur papier, rendus ainsi immédiatement accessibles aux visiteurs du livre.Et c'est parce que nous sommes curieux des êtres qui nous ont précédés et qui ont contribué à façonner ce que nous sommes que nous croyons que les habitants du futur accueilleront nos témoignages comme un legs précieux capable de les aider à mieux comprendre l'humanité, celle dans laquelle ils vivront demain.En pensant à ceux et celles du futur à qui nous adressons nos messages, c'est à nous qu'il appartient de les faire rêver, mais également de les faire profiter de nos expériences.À la conception du projet : Odette Drapeau, artiste du livre ; Alena Prochazka, M.architecture.Entourées de: Michel Morelli, designer; Robert Lanteigne, spécialiste de la lumière ; David Caruthers et Denise Lapointe, les Papeteries Saint-Armand ; Michel Pratte, informaticien ; Christiane L'Italien et Jean-Guy Turgeon, secondés par les étudiants du Collège Inter-Dec LaSalle, concepteurs du site Internet ; Allen Gaudreault, directeur du Marché Bonsecours ; François Gagnon, à la réalisation de l'installation ; Robert Julien, à l'assemblage ; Luc Saucier, à la calligraphie ; Janou Gagnon, à la conception des textes ; l'équipe de La Tranchefile, qui a soutenu le projet lors de sa mise en forme.Les conceptrices et l'ARA Canada remercient le Conseil des Arts du Canada, Fonds du nouveau millénaire pour les arts, et le Service de la culture de la Ville de Montréal de leur généreuse contribution financière au projet, ainsi que le Marché Bonsecours, le Collège Inter-Dec LaSalle et la Maison Alfred Dallaire.MAI 2000 21 Hôtel du Parc national Nahuel Huapi (Argentine) PROJET DE CONCOURS : MENTION Équipe Paul Laurendeau architecte Jean-François Roy (stagiaire) Martin Beauséjour (stagiaire) Organisateur Union Internationale des Architectes - UNESCO / Lago Espejo Resort S.A.Programme Hôtel de 100 chambres, espaces de loisir; 7 000 m2 Le concours, organisé par l'Union Internationale des Architectes dans le cadre de la Biennale Internationale d'Architecture de Buenos Aires en 1998, permet d'imaginer et de représenter une formation d'espace possible en réponse à la demande.Le programme propose la construction d'un hôtel cinq étoiles de 100 chambres en bordure du lac Miroir, situé dans le Parc national Nahuel Huapi en Argentine.Au milieu d'un paysage boisé et légèrement incliné vers le plan d'eau, le site offre une vue spectaculaire des montagnes à l'horizon et prend appui à la limite d'une dense forêt de conifères à préserver.Dans tout projet, le bâtiment et le site composent l'un avec l'autre.Cependant, leur rencontre ne garantit pas pour autant leur adéquation.Chaque intervention déploie une réalité qui, si elle est réussie, parvient à faire émerger un signifiant nouveau.Nous avons conçu un ruban de bois et de verre qui détermine des plans orthogonaux qui forment l'épure d'un carré, les limites d'une emprise, une géométrie qui circonscrit l'ensemble.Le repli interne en couches met en jeu le plein et le vide entre le bâtiment, la verrière et la cour protégée.La répétition, sous forme métaphorique, de l'usage des arbres et de l'eau dans le revêtement suppose la recherche d'un effet de stabilité et de transparence, de sons étouffés et d'écho.Quelque part, le ciel, les montagnes, l'horizon et un petit carré posé en abstraction à un endroit précis.C'est un point de départ, c'est une lettre, un mot, un hôtel, un parvis d'observation, voire l'œuvre d'une opération logique et obsessive : créer cent chambres et les faire disparaître sous une unicité invisible.À ce point, toute explication devient inutile, le bâtiment naît et existe sans devoir craindre sa dissolution.¦ V I 133\tfi.'.TJFi ( » ggjja\t \t \t¦SH9 1\t MaBâWÊïaEâWS! Plan d'implantation (autres illustrations en page 24) #{&%'¦ SiMUjU sr*v &i§K ««a J^ww48®5b HWflpî*éÉ Swws&LilS ïfejçj?\u2022v*-.«ji: iy^7 ¦-.àhK?i.,51.4- 3 8-412225 9 2-171 1,.f .REAL 99 QÜEBEC /.nt-Laurlnf *'1~ei;i P.a u j \u2022 T | I.: 1418 j i 5,.S a i >v \u2022 *V\u201c m&sa s# 5^^ésrs- 4-i JJ mm mmm tSb?'-.SiMUjV yîïSI -«î\u2019jv & \u2022 !» I ¦\u2022 £#V.Ï I \u2018iV'J >4} «S \u2022\u2019\u2022 -'1\\ S&S2 Une société Louisiana-Pacific 'mm \u2018àmsm.** ¦ï&aâ} mgm üis Votre planche de salut ,SW//\\ entretien Les parements Canexel faits de fibres de bois comprimées et recouverts de cinq couches de finition ne requièrent pratiquement aucun entretien.11 couleurs au choix Les parements de fibres de bois Canexel sont offerts en 11 couleurs et sont cuits à haute température.Pas de peinture avant 15 ans ! 15 ans de garantie sur le fini Le fini des parements Canexel est couvert par une garantie limitée de 15 ans.-25 ans de garantie sur les planches Tous les parements Canexel sont accompagnés d\u2019une garantie de 25 ans contre le fendillement, le bosselage et les dommages causés par la grêle.1 888 ABT-0028 1 888 228-0028 ABTCO HOTEL DU PARC NATIONAL NAHUEL HUAPI (ARGENTINE) / - LAG^-ESÆJO-RESORT HOTEL * > r '?«\u2022 ?331 LA REVUE D'ARCHITECTURE ARQ 1 L\u2019ERE MUROX EST ARRIVEE Adieu outils révolus, bienvenue la performance ! Murox, une bâtisse conventionnelle pas comme les autres, construite de panneaux autoporteurs qui éliminent les colonnes périphériques et permettent une plus grande liberté de création.Murox, la solution simple, rapide et résistante.1888 316-8769 \u2022 www.canammanac.com murox SOLUTIONS + SERVICE le groupe \u20ac canam manac Mmtb «¦Mp itn^^epouse .urc «\u2022' \"\u2022 Police, Poste de Quartier Pointe-Claire, Québec 'Architectes Tolchinsky & Goodz lés couleurs 4* N.Michigan Ave., Chicago, Illinois L.R.Development Park Ventura, Piano, Texas P.G.A.L.Architects ^ NO>/> cr %¦ INTERNATIONAL Inc.\u2022 bfAouf Au service des architectes depuis 40 ans.(819) 535.1717 ou (450) 437.7165 "]
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