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Titre :
ARQ
ARQ s'impose rapidement comme la revue de référence pour le milieu québécois de l'architecture. Elle permet de comprendre l'évolution de l'architecture québécoise contemporaine.
Éditeurs :
  • Montréal :Groupe culturel Préfontaine,1981-,
  • Québec :Cöpilia design inc.
Contenu spécifique :
Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
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ARQ, 2001-08, Collections de BAnQ.

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[" '\tA'^&K WJ',.AOUT 2001 MB\u2014 UE D'AROHIÜEfcTÛR^ i /' À vjê r'V// JOSEPH VENNE mm /A MbÏssS le groupe L ERE MUROX EST ARRIVEE Adieu outils révolus, bienvenue la performance ! Murox, une bâtisse conventionnelle pas comme les autres, construite de panneaux autoporteurs qui éliminent les colonnes périphériques et permettent une plus grande liberté de création.Murox, la solution simple, \" * I Wl rapide et résistante.1888 316-8769 \u2022 www.canammanac.com TR canam manac NUMERO 116 \u2014AOUT 2001 SOMMAIRE\t4\tAnimations sur des projets de Joseph Venne Sébastien Riendeau 5\tL\u2019ARCHITECTE AU CŒUR DES FORCES VIVES DE LA SOCIÉTÉ Jacques Lachapelle 7\tL\u2019ARCHITECTURE DE JOSEPH VENNE Jacques Lachapelle 1 2\tJOS.VENNE (1858-1925) Michel Allard et Soraya Bassil 1 8\tLE RÉSEAU FAMILIAL 1 9\tBIBLIOGRAPHIE SUR JOSEPH VENNE 20\tNOTES BIOGRAPHIQUES 22\tSOUVENIRS DE JOSEPH VENNE 23\tLE CONCOURS BASF/ARQ PREMIER PRIX : MAR I AN N E B É R U B É-D U FO U R Deuxième prix : Louis Thellend Page couverture Détail de la façade, église Saint-Enfant-jésus du Mile End, Montréal, 1898-1903.Photographie : Jean Mercier, 2001.\tÉditeur: Pierre Boyer-Mercier Membres fondateurs de la revue: Pierre Boyer-Mercier, Pierre Beaupré, Jean-Louis Robillard et Jean-H.Mercier.Membres du comité de rédaction: Georges Adamczyk, Jean Beaudoin, Anne Cormier, Philippe Lupien, Pierre Boyer-Mercier.Production graphique: CÔpilia design inc.Directeur artistique: Jean-H.Mercier.Représentants publicitaires (Sales Representatives) : Jacques Lauzon et associés.¦\tBureau de Montréal: 100, Alexis Nihon, bureau 592 / Ville Saint-Laurent, Québec /H4M 2P1.Téléphone: (514) 747-2332 / Télécopieur: (514) 747-6556.¦\tBureau de Toronto : 1-800-689-0344.ARQ est distribuée à tous les membres de L'Ordre des architectes du Québec Dépôt légal: BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC et BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU CANADA.© Art et architecture Québec: Les articles qui paraissent dans ARQ sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.ISSN: 1203-1488.Envois de publications canadiennes: contrat de vente #472417 ARQ est dorénavant publié quatre fois l'an par Art et architecture Québec, corporation à but non-lucratif.Les changements d'adresse et les demandes d'abonnement doivent être adresses à: Art et architecture Québec / 1463, rue Préfontaine / Montréal, Qc / H1W 2N6 / Tél.rédaction: (514) 523-7024; administration (514) 523-4900.Abonnements au Canada (taxes comprises): 1 an (4 numéros): 36,81 $ / 57,51 $ pour les institutions et les gouvernements.Abonnements USA 1 AN: (4 numéros) 50,00 S (cdn) / Abonnements Autres pays: 60,00 S (cdn).ARQ est indexé dans «Repères». »* .M * * «I V Iw \u2019¦\".«?.yJ|> ts rj|»a3»ar»ifiBj lij! \u2022\u2022¦ \u2022¦¦ iiii in igj !,yin *1» III «min i » in ÙUI alaliii lal ATJff.T .^T.v.rÆ?.l?.w:: Saint-Clément de Viauville.Montréal.Détail du plafond : 1899; 1913-1914.Photo : JL, 1988.10.\tJoseph Venne, Église Saint-Clément de Viauville.Montréal.Façade : 1899.Photo: JL, 1988.11.\tVenne et Labelle.Église Saint-Clément de Viauville.Montréal.Intérieur : 1899; 1913-1914.Photo : JL, 1988.AOÛT 2001 L\u2019ARCHITECTURE DU DÉBUT DU XXe SIÈCLE Les églises Saint-Enfant-Jésus et Saint-Clément témoignent de l'attachement de Joseph Venne à l'esthétique victorienne mais aussi de sa capacité à l'approfondir.Mais il était en porte-à-faux par rapport aux courants esthétiques du début du XXe siècle où l'ascendant de l'École des Beaux-Arts de Paris sur la pratique des architectes américains puis canadiens, valorise une vision académique et classique du projet.Venne n'a pu échapper totalement à cette réforme.Il travaille par exemple avec J.-Orner Marchand, premier Canadien diplômé de l'École des Beaux-Arts de Paris, à la conception de l'Église Saint-Pierre-Claver.Son influence dans ce projet est probablement anodine car cet édifice sobre et imposant est à des lieux du caractère intimiste que l'on peut trouver dans ses projets.Par contre, le bâtiment s'inscrit très bien dans l'œuvre de Marchand.En fait, malgré la force du changement, Venne ne rejette pas entièrement son goût typiquement victorien pour l'ornementation, mais il a su l'adapter.Trois œuvres qu'il réalise avec son jeune associé Louis Labelle l\u2019illustrent.La première est l'École Gédéon-Ouimet.À première vue, la composition des façades reprend une formule classique : le rez-de-chaussée est traité comme un socle, et les registres supérieurs reçoivent les pilastres aux proportions typiques.Mais, en bon architecte victorien qui aime jouer avec les rythmes, Venne triche un peu sur la symétrie des façades latérales.Mais c\u2019est le traitement du décor qu'il faut retenir.Si ce n'est des imposants cartouches avec leur angelot présentant un livre ouvert, il n\u2019y a à peu près pas d'ornements liés au vocabulaire classique.En lieu et place des chapiteaux on trouve un entrecroisement de bandeaux de briques foncées.Cette ornementation « géométrisée », modernisée en quelque sorte, montre que Venne poursuit ce goût de l'exploration formelle plutôt que les recettes toutes faites de l'académisme.L'édifice est unique parmi les écoles montréalaise dans la mesure où il suit probablement un courant français qui, après les excès de l'Art Nouveau, cherchait e à renouveler l'esthétique des immeubles par des appareillage novateurs.L'architecte Louis Bonnier est une des figures les plus représentatives de ce courant.Un autre réalisation rue Sainte-Catherine illustre l'évolution de Venne, c'est l'édifice Langelier en 1920-1921 qu'il a réalisé avec son fils Émile.D'apparence commerciale, le bâtiment servait en fait à l'Université Laval à Montréal.Il ne s'agit plus ici que d'un jeu régulier de trame orné de quelques tuiles de céramiques ornementale comme Nobbs le fera avec plus raffinement en 1929 au Medical Arts Building, rue Drummond.La comparaison avec une œu- vre de Nobbs permet de rappeler que le renouveau classique était loin de plaire à tous.Le professeur Nobbs à McGill a critiqué cette influence de l'École des beaux-arts de Paris et la mode américaine qui s'en suivait, car il jugeait ces deux sources d'inspiration contraires au nationalisme canadien.Nobbs favorisait, entre autres, le très britannique Arts & Crafts, c'est-à-dire une architecture dont le décor renvoie aux pratiques artisanales et vernaculaires, plutôt qu'aux connaissances savantes et livresques des architectes; du moins en théorie.La mise en œuvre des matériaux, dont l\u2019appareillage des briques, devient un moyen privilégié de procéder à une décoration retenue des bâtiments.Le poste d'incendie n° 39 de Venne et Labelle pourrait facilement s'inscrire dans ce courant Arts & Crafts.Mais il y a peut-être un autre lien de parenté, américain celui -là : son grand encadrement qui réunit les deux registres rappelle modestement les œuvres tardives de Louis Sullivan, à moins que ce ne soit une réminiscence de palais vénitien.En fait, on ne saura jamais avec certitude où Venne a puisé son inspiration pour cette caserne.Sullivan n'avait plus la même influence à l'époque car il n'avait pu se résoudre à suivre le renouveau classique.Ce qui est plutôt intéressant de noter, c'est qu'au cours des dernières années de sa carrière Venne a préféré puiser ses sources dans des courants qui ne s'enfermaient pas dans des formules académiques.Pour lui, l'architecture était le fruit d'une exploration, d'une quête créative.Par une étrange manière, l'éclectisme le permettait.Que sur le tard, il se soit intéressé à des approches qui lui permettaient de poursuivre cette recherche est remarquable et conribue à faire de lui une figure éminente de l'architecture québécoise.NOTES 1.\tGérard Morisset, L'architecture en Nouvelle-France, Québec, Pélican, 1949, p.137.2.\tVoir le texte de Venne en page 22.3.\tParmi les autres exemples d'édifices à atrium, on trouve l'ancien siège social de la compagnie du Grand Tronc, rue McGill; l'édifice au 353, rue Saint-Nicolas et la bibliothèque de l'ancien pavillon des HEC qui abrite aujourd'hui les Archives nationales.4.\tClaude Bergeron, Architectures du XXe siècle au Québec.Méridien.12.\tJoseph Venne.Façade de l'église Saint-Enfant-Jésus du Mile End, Montréal, 1898-1903.Photographie : JL, 1988.13.\tJoseph Venne.Poste d'incendie n° 39.Montréal.1914-1915.Photographie : JL, 2001.14 et 15.Venne et Labelle.École Gédéon-Ouimet.Montréal.1914-1915 16.\tJ.Orner Marchand, Joseph Venne.Église Saint-Pierre Claver.Montréal.1915-1917.Photographie : JL, 2001.17.\tÉdifice Langelier pour l'Université Laval à Montréal, Montréal.Photographie : JL, 2001. WM ,,-r -» r 4 \\:-M l'iilnii mm nigmi i ! J .BM JOS.VENNE (1858-1925) ARCHITECTE CANADIEN-FRANÇAIS DURANT UNE ÉPOQUE CHARNIÈRE DE LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE D\u2019APPRENTI DESSINATEUR MONTRÉALAIS À DOYEN DES ARCHITECTES QUÉBÉCOIS Le cheminement professionnel de Jos.Venne témoigne à la fois de l'ascension sociale d'un jeune homme aux origines modestes, de la formation d'un architecte et du réseau des architectes canadiens-fran-çais.On connaît peu de choses de la jeunesse de Jos.Venne.On sait qu'il fréquenta l\u2019une des deux écoles élémentaires du quartier Sainte-Marie dirigé par les frères des Écoles chrétiennes.C'est là qu'il apprend les rudiments du dessin : «Le directeur de notre école avait cependant ajouté comme diversion l\u2019enseignement du dessin à main levée et linéaire mais avec un équipement primitif en livres et instruments, et, je dois le dire, avec une très faible connaissance de ce qu'il entreprenait d'enseigner1.» À défaut de compléter des études supérieures en architecture2, Jos.Venne entreprend sa formation de la façon traditionnelle, par apprentissage au sein d'une firme d'architectes3.C'est en 18744, alors âgé de 15 ans, que Jos.Venne est admis comme apprenti dessinateur à l'une des plus importantes agences de l'époque dirigée par l'architecte Henri-Maurice Perrault (1828-1903).Cet architecte, d'une éminente famille du milieu de la construction à Montréal, était le neveu par alliance de John Ostell, architecte et arpenteur à qui on avait confié à son arrivée à Montréal en 1834 la tâche de compléter les deux tours de l'église Notre-Dame5.À ses débuts, Perrault accorde à Jos.Venne un salaire de quatre dollars par mois pour la première année ; huit dollars par mois l'année suivante; puis douze, seize et vingt dollars par mois pour la cinquième année.Selon Jos.Venne, on lui fit comprendre que tout cela était très grand privilège et que l'on pourrait très bien lui demander de payer sa formation au lieu de lui faire une offre semblable6.Pendant 22 ans, le sort de Jos.Venne se lie aux architectes Perrault.D'abord apprenti dessinateur, puis dessinateur dans l'agence d'Henri-Maurice, Jos.devient en 1882, architecte à l'emploi de la firme formée par Maurice Perrault (1857-1909), fils d'Henri-Maurice, et Albert Mesnard (1847-1909).Il occupe le poste de dessinateur en chef à partir de 18807 et dirige les apprentis J.Orner Marchand, Eugène Payette et Louis-Alphonse Venne qui à leur tour deviendront architectes.Entre 1880-1892, Jos.poursuit sa carrière au sein de cette firme connue sous la raison sociale de Perrault & Mesnard8.En mai 1890, Jos.Venne devient le troisième partenaire de cette firme qui conserve pour lors le même nom.Jos.Venne peut alors poser son nom sous celui de la Qrphellnot Solnt-Arsène d'après les plans de MM.Venne et Labelle, Architectes.1.\tJos.Venne et Philomène Venne, son épouse.Photographie n&b, s.a., [cl920], collection privée.2.\tOrphelinat Saint-Arsène et médaillons de Joseph Venne et de Louis Labelle, Venne & Labelle, architectes.Photographie et gravure n&b tirées de Souvenir des Noces Sacerdotales de Mgr.A.P.Dubuc, P.D., Fondateur et Aumônier de l'Orphelinat St.Arsène, Montréal : L.AD.Morisette, 1918, n.p.MICHEL ALLARD, HISTORIEN SORAYA BASSIL, HISTORIENNE D\u2019ART ET MUSÉOLOGUE On le connaît peu.Les historiens de l'architecture l'ont sinon ignoré du moins négligé.Et pourtant, son cheminement personnel et professionnel témoigne d'une époque ; ses œuvres architecturales parsèment encore le paysage de Montréal et celui du Québec ; les conséquences de son engagement au sein de la profession perdurent ; ses nombreux écrits et exposés rendent compte des préoccupations sociales et professionnelles de plusieurs de ses collègues architectes.De fait, le personnage de Jos.Venne illustre bien en quoi consistait la vie et la carrière d'un architecte à l'époque charnière de la fin du XIXe siècle et du début du XXe.LES VENNE ET L\u2019INFLUENCE DU CONTEXTE ÉCONOMIQUE DE MONTRÉAL Joseph Venne, mieux connu sous le nom de Jos., est d'origine modeste.Il naît le 15 juin 1858 sur la rue Montcalm au cœur du quartier Sainte-Marie.Son père Joseph oeuvrait dans le domaine de la construction.Il se qualifiait parfois de maçon, parfois d'ingénieur.À l'instar de plusieurs de ses compatriotes québécois, il avait quitté son coin de pays, Saint-Roch-de-l'Achigan, pour venir tenter sa chance à Montréal, ville alors en pleine expansion.En effet, la révolution industrielle se traduisait par une croissance du commerce, par la création de nombreuses industries.L\u2019est de Montréal, tout comme les abords du canal de Lachine connaissait un nouvel afflux de population composé en majorité d'ouvriers.L'industrialisation de la ville entraînait dans son sillon la construction de nouveaux bâtiments tant industriels que commerciaux, tant institutionnels que résidentiels.Il faut comprendre aussi qu\u2019à la naissance de Jos.Venne moins de vingt ans s\u2019étaient écoulés depuis l'Union des Haut et Bas-Canada qui avait consacré la minorité démographique et politique des Canadiens-français dans la vallée du Saint-Laurent.Montréal demeurait une ville où les anglophones jouaient un rôle important et détenaient les rênes du pouvoir sinon politique du moins économique.C'est dans ce contexte que se situent la vie et la carrière de Jos.Venne.société, ; loi.Ven oetü'.ei ployé; fi netesi bateaus \u201c raye loi.toi le ( 14 (MO nets11, t En se Mesnard la firme La rüDfu O-;.-: ræei qje'LA f-vk séparer i '( Jos.V J qu'er i! d'autres de V-.Congrès tistirp etlosepl | du para I junior p, lors èu{ V flo'll forr [«Is fi Was r p,ess: J delà:.12 ARQ, LA REVUE D\u2019ARCHITECTURE ^ dm m» rt- edeis |l IKK* ep m\\ société, sur les plans et les enseignes de la dite société9 .L\u2019acte notarié signé en 1891 fait mention que Jos.Venne doit être tenu au courant des travaux exécutés dans les bureaux et, à cet effet, les employés reçoivent directement de lui les instructions nécessaires pour l\u2019exécution et l'avancement du travail dans le bureau et sur les chantiers.À cette époque Jos.gagne au moins 1 200 $ annuellement, et dans le cas où la société fait des profits de plus de 14 000 $, il reçoit un intérêt de 10% des profits nets10.En septembre 1892, après le départ d\u2019Albert Mesnard, Maurice Perrault fonde avec Jos.Venne, la firme Perrault, Mesnard & Venne11.Il dirige le département du dessin.Perrault se charge de la gestion et de l'administration des affaires de la Société.La rupture survient en septembre 1895, à cause de difficultés financières provoquées par la baisse des mises en chantier, suite au ralentissement économique12.Au cours de l\u2019année 189613, les partenaires parachèvent les projets déjà en chantier avant de se séparer définitivement.Jos.Venne fonde alors son propre bureau.Jusqu\u2019en 1911, il pratique seul et, à l\u2019occasion, avec d'autres collègues dont Max Doumic14 pour l\u2019église de Saint-Gabriel de Brandon (1908-1911).Lors du Congrès eucharistique de 1910, alors directeur artistique, Jos.Venne collabore avec Alphonse Venne et Joseph Arthur Godin, les concepteurs des arches du parcours eucharistique.Jos.Venne conçoit alors le reposoir eucharistique et le parcours.En 1905, il s'adjoint un étudiant en architecture, Louis Labelle, qui devient, en 1911, son partenaire junior.Toutefois cette association se termine en 1922 lors du décès de ce dernier.C'est à cette époque qu\u2019il forme l\u2019agence Venne, Venne & Venne avec ses fils Émile et Adrien.Ils vont travailler ensemble jusqu'à son décès survenu le 9 mai 1925.Le journal La Presse le qualifie alors de doyen des architectes de la Province de Québec.L\u2019HOMME ET SES GOÛTS ESTHÉTIQUES En 1900, Jos.Venne parfait ses connaissances, mais aussi ses goûts esthétiques par un voyage d'études en Angleterre, en France et en Italie accompagné de l'ex-président de l'Association des architectes, Alphonse Raza.Il y admire la beauté de plusieurs cathédrales anglaises, d'édifices de Rome et d'ailleurs15.On peut lire dans l'une de ses cartes postales : «Pars ce matin pour Bologne, [.] Naples, Rome [.] Pour ma part je suis bien, mais un peu inquiet de ma longue absence.J'envoie plusieurs colis de diverse nature [,.]16».En architecture, Jos.Venne se définit comme un traditionaliste.Le 17 novembre 1924, lors du ban- quet annuel de l'Association des architectes de la province de Québec, il plaide pour le retour de l'architecture au bon goût d'autrefois affirmant qu'il faut conserver les vieilles choses et demandant de respecter l'antique avec raisonnement et avec art17.En avril 1922, Jos.Venne prononce un discours sur «l'Art et la Beauté».Il veut démontrer que l\u2019Art et la jouissance de la beauté ne sont pas nécessairement l'apanage de la richesse, mais que tous peuvent en bénéficier.Selon lui, il n'était pas nécessaire d'être riche pour jouir de la magnificence des jardins, des perspectives d'architecture, de la richesse des musées18.Pour Jos.Venne, les gratte-ciel de l'époque sont une nuisance visuelle, il leur préfère les monuments européens : «Mr.Venne said that the aesthetic problem of the construction of the tail building was a very hard one to solve, but he should assume without risk of mistake that the «sky-scraper» of New York and Chicago was far from having the aesthetic aspect of the architectural masterpieces of the European cities.Near these towering buildings, monuments like «La Magdeleine» and other grand cathedrals of the old world would suffer In their artistic appearance.If the cathedrals of «Notre Dame de Paris» and of Amiens were placed beside those sky-scrapers of New York and Chicago what would they look like?There was a diversity of opinion regarding the necessity for these tall buildings.Personally, he thought they were unnecessary, and was of opinion that architects and builders would before long return to normal conditions of building.'19 Selon Jos.la forme du bâtiment dépend de sa fonction.Selon Émile Venne (1949), son fils, «la valeur artistique d'une œuvre ne réside pas dans la nature d'un matériau mais dans la qualité de pensée qu'exprime une œuvre ouvrée.Bien entendu, un matériau plus durable a par soi une valeur intrinsèque, mais la valeur artistique vient de la valeur d'expression de l'œuvre20».L\u2019HOMME ET SON RÉSEAU FAMILIAL À Québec, on connaît bien les Baillairgé qui ont imprégné le paysage architectural de la ville et de la région.À Montréal, Jos.Venne se situe au centre d\u2019un véritable réseau familial aux nombreuses ramifications.En 1882, Jos.Venne épouse Philomène Boucher dont le père, Séraphin Boucher, est entrepreneur en construction21.Deux de ses petits-cousins, descendants aussi de Bonaventure Venne, ont exercé la profession d'architecte : Louis-Alphonse et Ludger Venne.Un autre de ses cousins éloignés, Gérard Venne, devient architecte à Québec22.AOÛT 2001 \"vù;- v Mis:»* .\t¦\t^\t-i u.'ii-:.VL , .Jos.Venne aura à cœur l'éducation de ses enfants.Chacun de ses enfants reçoit une formation scolaire particulière; deux de ses fils deviennent architectes et un autre ingénieur: Émile, Adrien et Paul.Émile, poète à ses heures sous le pseudonyme de Léo d'Yril, étudie aux Beaux-Arts de Paris et, après son retour au pays, enseigne à l'école des Beaux-Arts de Montréal, puis à l'école Polytechnique.Adrien, auteur et traducteur de plusieurs ouvrages dont l'Histoire des Canadiens-Français de Mason Wade, exerce sa profession à Montréal et aux États-Unis.Un troisième fils de Jos., Paul, embrasse la profession d'ingénieur et œuvre à la «Montreal Tramway».Bureau de Maurice Perrault, Banque du Peuple, Perrault, Mesnard & Venne.photographie n&b, Can.photo - Eng.Bu., [c1895], gracieuseté de la Bibliothèque Nationale du Québec.Salle des dessinateurs et bureau de Jos.Venne, Banque du Peuple, Perrault, Mesnard & Venne.Can.Photo.-Eng.Bu., photographie n&b, [cl895], gracieuseté de la Bibliothèque Nationale du Québec. JOS.VENNE.ARCHITECTE CANADIEN-FRANÇAIS Deux de ses petits-fils, Jean, fils de Séraphin (médecin), et Jacques, fils d'Émile (architecte), à leurtour poursuivent la tradition familiale en devenant architectes.L\u2019HOMME ET SON RÉSEAU PROFESSIONNEL Un architecte se doit de tisser des liens avec plusieurs représentants de la société s'il veut obtenir des contrats et une certaine notoriété dans le métier.Jos.Venne aura de nombreux contacts avec les sociétés scolaire, politique, cléricale et de voisinage.Il collabore avec d'autres architectes, divers entrepreneurs, artistes et personnalités diverses du Québec de l'époque et d'ailleurs.Jos.Venne ne travaille pas seul.Il collabore, pour la réalisation d'œuvres d'art, avec Carli & Pettrucci, Édouard Meloche, Georges Delfosse, Louis-Philippe Hébert, Daprato, etc.; et, pour la construction de bâtiments, avec Ulric Boileau, M.Huberdeau, Dominion Bridge & Iron Co, M.Morache, J.A.Saint-Amour, etc.Il construit la maison de Ludger Larose, peintre, sur la rue Mont-Royal coin Hutchison, et choisit Alexandre Carli comme parrain pour son fils Paul.L'œuvre architecturale de Jos.Venne demeure très impressionnante.Il a érigé, rénové, décoré, seul ou en collaboration avec d'autres architectes, près d'une centaine d'édifices situés en majeure partie sur l'île de Montréal mais aussi ailleurs au Québec et même dans d'autres provinces canadiennes ainsi qu\u2019en Nouvelle-Angleterre.Jos.Venne, à l\u2019instar d'autres architectes francophones de son époque, a surtout construit des édifices religieux dont des églises et des édifices conventuels.Mais, on lui doit aussi quelques résidences privées, quelques écoles ou postes de pompier, et de rares édifices institutionnels laïcs dont le Monument National et l'édifice de la Banque du Peuple (première banque canadienne-française).Bref, son œuvre s'est réalisée sous le double dénominateur de son appartenance à la religion catholique et à la nationalité canadienne-française.L\u2019HOMME ET SON RÉSEAU SOCIAL Jos .Venne et l'Association des architectes de la province de Québec L'augmentation rapide du nombre de chantiers de constructions provoquée, rappelons-le, par l'urbanisation et l'industrialisation pose le problème de la juridiction de la profession.À qui revient le droit de tracer les plans, d'établir les devis, de surveiller les travaux ?Au surplus, l'entrée en scène d'architectes formés en Grande-Bretagne ou aux États-Unis qui s'installent au Canada, ou du moins viennent y exercer leur profession, pose la question du droit de pratique.Plusieurs architectes québécois envisagent alors de se regrouper sous la bannière d'une corporation professionnelle afin de régulariser la pratique de la profession et d'en contrôler l'entrée.En 1890, à l'instar de leurs collègues ontariens qui en 1889 fondent LOntario Association of Architects (O.A.A.), les architectes du Québec se regroupent sous l'Association des architectes de la province de Québec (A.A.P.Q.)23.Jos.Venne compte parmi les membres fondateurs de cette association.En 1902 et de nouveau en 1912, il préside aux destinées de l'Association.Quelques années avant sa mort, il écrit : «[.] je considère que l'Association, détachée de quelques légères entraves qui gênent encore son action, est destinée à rendre de très grands services à la profession, à l\u2019art et à la Société, surtout si les jeunes, à qui l'avenir appartient, veulent bien comprendre l'importance de l'œuvre que nous leur remettons en mains»24.Au cours de sa carrière, Jos.Venne fait partie de l'un ou l'autre des comités de l'Association dont ceux des examinateurs, de l'embellissement et du bâtiment.De concert avec William Sutherland Maxwell (architecte), il engage l'A.A.P.Q.dans la cueillette d\u2019informations relatives à l'architecture canadienne ancienne.En collaboration avec Joseph-Alcide Chaussé, inspecteur général du bâtiment de la ville de Montréal, il contribue à la rédaction du premier code du bâtiment régissant la construction à Montréal.Cette réglementation est élaborée afin de pallier, dans les quartiers ouvriers de Sainte-Marie et de Saint-Jacques, au développement urbain désordonné, cause d'incendies dévastateurs et du manque d\u2019hygiène publique.Jos.Venne et l'Institut canadien d\u2019architecture Jos.Venne a aussi joué un rôle proéminent dans la création de l'Institut canadien d'architecture qui deviendra par la suite l'Institut royal canadien d\u2019architecture.Il fait partie du comité organisateur du premier congrès qui réunit à Montréal du 19 au 23 août 1907 les architectes canadiens.À cette occasion, il est élu membre du conseil d'administration du nouvel Institut25.La création du nouvel Institut provoque au sein des membres québécois de la profession un débat de même nature que celui qui déchire, depuis 1867, les citoyens du Québec.Faut-il accorder à une organisation nationale des pouvoirs qui lui confèrent une suprématie sur l'Association provinciale ?En d'autres termes qui, du fédéral ou du provincial, doit prévaloir ?Le débat surgit à l'occasion de la préparation par l'Institut canadien d'architecture d'un projet de charte dont l'une des clauses obligerait un architecte qui désire pratiquer à l'extérieur du Québec à être admis à l'Institut.14 CARTES POSTALES Le voyage est un moyen privilégié pour les architectes d'étudier leur art.La famille Venne conserve quelques cartes postales qui fournissent une rare occasion de connaître les destinations privilégiées et quelques commentaires non censurés sur l'architecture du temps et du passé.Les légendes qui accompagnent les images sont des transcriptions des textes sur ces cartes postales.Carte postale, 5444, Roma, Basilica S.Paolo, Chiostro, postcard Company, Venice, s.d., n&b sur papier bleu.A Mademoiselle P.Venne.Souvenir du voyage de papa en Italie, 1900.Carte postale, Venezia, Palazzo Ducale, s.a., s.d., monochrome bleu.Madame ).Venne, 282 rue Plessis, Montréal, Canada.Sceau postal : 31 octobre 1900 «Pars ce matin pour Bologne, Ancône Lorette, Foggia, Naples, Rome où j'espère trouver de vos nouvelles à tous.Pour ma part, je suis bien, mais un peu inquiet de ma longue absence, j'envoie plusieurs colis de diverse nature.Jos.Venne m A PROPOS DE MAX DOUMIC Carte postale, 551, Montpellier, caserne du Génie, MTIL, s.d., n&b.(sans destinataire).Montpellier le 26 novembre 1914.Mon cher Venne, je vous envoie une carte postale représentant l'entrée de la caserne du génie a Montpellier ou je suis caserné pour le moment.Comment allez-vous?Je pense souvent à nos bonnes soirées de travail de l'année dernière.L'autre soir par hasard j'ai lu dans un journal la nouvelle de la mort de votre ami Mr Max Doumic dont vous m'aviez quelquefois causé.Il a été tué près de Reims comme lieutenant au 1er Régiment étranger.Je vous envoie l'article du «Journal» de Paris du 22 novembre.Vous pourriez peut-être en aviser l'École Polytechnique et la A.A.P.Q.si la nouvelle n'est déjà parvenue à Montréal.Amitiés et meilleur souvenir.Marcel Beullac.U LES EGLISES Carte postale, 11 7, Paris, (5e arr.), l'Hôtel de Cluny, édition Unie, Paris-documents, H.F., s.d., n&b.sans destinataire, 2e carte de 2.(suite) -2- De mon côté, je comprends mal un soubassement pour Saint-Gabriel.Cela ne me paraît pas avoir d'utilité du tout ; même dans les grandes villes, à Montréal, à quoi servent les soubassements ?On s'esclaffe pour leur donner une raison d'être en y chantant quelques basses messes ou bien comme salle de réunion pour les congrégations, catéchisme etc.On ne les emploie même plus pour les confessions.Sans compter, à un point de vue plus élevé qu'avec les salles souterraines on partage l'intérêt, on distrait de ce qui devrait être l'église de la paroisse où tout ce qui est d'ordre religieux devrait se passer.Et le Sacré-Cœur, me diriez-vous ?Je crois que si le Sacré-Cœur n'aurait pas eu d'Église basse qu'au moins deux paroisses de plus existeraient à Montréal.Ce que les architectes n'auraient certainement pas vû (sic) d'un mauvais œil, n'est-ce pas ?ARQ, LA REVUE DARCHITECTURE Toulouse ND PI»! U Église Saint-Sernii TOULOUSE.ui ¦ ijS11 r ç: Ôwgw'fj Ingrrtso Qalkria Umberto I.rwî' monumentale Certosadi Pav Grande (hiostro &»ow/V.¦fEÊBtËÊBÊjW wm 551 -MONTPELLIER - Caserne dn Génie 5 min nun uunjjj!! PARIS (f* An.) - L\u2019Hc DE L'ART NOUVEAU ET DES MOSAÏQUES Carte postale, 181 Lyon, Notre-Dame de Fourvière, L.L., s.d., n&b.(sans destinataire).Choc dans l'Art Nouveau : le coup de fouet et les lignes qui s'entrechoquent - C'est froid, c'est anguleux, c'est surchargé - Les mosaïques des murs latéraux, dont 3 sujets sont encore à venir, sont fades de tous ; on a peine à les voir.Il me semble (après St-Marc) que l'on veut plus de vibration, plus de [ton] de la mosaïque - A l'entrée l'impression première est satisfaisante, les proportions générales me semblent bonnes.Ceci sous toute réserve.Labelle D'ici Dijon puis Paris.TOULOUSE Carte postale, 50 Toulouse, l'église Saint-Sernin, Mlles Brun, librairies, Toulouse, s.d., n&b.Monsieur Jos.Venne, architecte, 402 rue Plessis, Montréal Canada.Toulouse, 2 avril 1909 Cher maître, Toulouse possède plusieurs monuments très intéressants, entre-autres, ces admirables clochers romans et d'un «roman» bien local ; comme vous savez tout ici est en brique, mais d'une exécution irréprochable - Il y a aussi plusieurs jolis morceaux de «Renaissance» : la cour du Lycée (jotel Bernuy) et le petit Cloître de l'Ancien Couvent de Augustin en sont deux exemples au hasard.Demain, je serai à Nîmes - Ici on voyage un peu plus confortablement qu'en Espagne, mais ce n'est pas notre luxe américain.Adresser : MILAN Labelle P.S.je suis anxieux d'avoir des nouvelles du bureau et des chantiers.- LL.Vote dévoué serviteur.NAPLES Carte postale, Napoli Ingresso Galleria Umberto L, Ed.E.Ragozino, Galleria Umberto, Napoli 22102, s.d., n&b.Mr Jos.Venne, architecte 402 rue Plessis, Montréal (Canada).Adresse raturée pour 5 Beaver Hall Square.Naples, 6 mai 1909.Monsieur, À part son musée et quelques très rares monuments, Naples est peu intéressante à part son panorama superbe ; ses églises sont pour la plupart d'un style baroque du plus mauvais goût, quoique de beaux et dispendieux matériaux.C'est la ville et la population les plus dégoûtantes que j'ai encore vues ; j'en ai de Naples, à l'écœurement.On dit que la peste y a déjà fait de grands ravages, ça n'est pas étonnant; ce qui m'étonne le plus c'est qu'elle n'y soit constamment.Aujourd'hui, je suis monté au cratère du Vésuve, demain Pompéi.Labelle PAVIE Carte postale, Monumentale Certosa di Pavia, Grande Chiostro, G.Modiano Co., Milano, 973, s.d., n&b.M.Jos.Venne, architecte, 402 rue Plessis, Montréal (Canada).Adresse raturée pour 5 Beaver Hall Square.Certosa, 26-05-1909 Monsieur, Je viens de visiter la célèbre chartreuse ; c'est le plus beau morceau de Renaissance que j'ai vu en Italie.Ce quatre fenêtres de la façade sont des chefs-d'œuvres (sic) à tout point de vue ; je vous en envoie une photographie avec une couple d'autres détails et des revues d'art.Quel charme que ces superbes cloîtres ! Mon voyage en Italie finit avec Pavie.Je ferai 3 ou 4 arrêts en Suisse pour arriver à Paris la semaine prochaine.Labelle AOUT 2001 éRoilUT sîsl:.,.V\u2019I., - .\".\" .wmm : c.L- I ! ¦j'sï T'y igi m mm snjW sgggg IPÜtl ggisgg - : «sESfëKSS WÊSÈSBm- .\u2022>4 -.>4 S^r^X- spllifg hBKssSsSpq lHHHs msm ngœmaa?'¦i.-.r.j.i,;;^p 7.7330';.'' r*ss#fos .LSg:A \u2022: l'aÂi-ïif'îv a!S'J?fr .vi* m; ' ' ' \u2022 : £fP&r fail! ¦ \u2022t?v x.\u2022\u2022 \u2019¦ ¦-¦'\u2022 risp: js^SflSTN, -rrjqjiÿiSjt: *vlj£ëL JOS.VENNE.ARCHITECTE CANADIEN-FRANÇAIS Lors d'une assemblée tenue en 1908 par l'Association des architectes de la province de Québec afin de discuter de ce projet, Jos.Venne affirme que l'Institut a été créé dans le but de promouvoir l'éducation et d'unifier les intérêts de la profession.Il croit que le projet d\u2019incorporation, tel que proposé en 1908, va au-delà de la capacité du Dominion à pouvoir assurer l'enregistrement officiel des architectes,, ce qui est dans l'intérêt des provinces autres que le Québec26.Jos.Venne continue à occuper diverses fonctions au sein de l'Institut.L'année de sa mort, soit en 1925, il représente l'Association des architectes de la province de Québec au bureau des membres et des bourses de voyage de l'Institut.Bref, par son implication tant au niveau national que provincial, Jos.Venne collabore à l'organisation et à la professionnalisation des architectes.Jos.Venne et la Société Saint-Jean-Baptiste Jos.Venne joue aussi un rôle de premier plan dans la société Saint-Jean-Baptiste.Après avoir construit le Monument National, devenu véritable université populaire, il inaugure, en septembre 1895, à l'intention du grand public, le premier cours d'histoire de l'architecture.Il le dispense à chaque année jusqu'à l\u2019hiver 1899-1900.Ce cours était ouvert à ceux qui désiraient obtenir des connaissances dans différentes branches de l\u2019art et des sciences.Le cours «ar- ARQ, LA REVUE D\u2019ARCHITECTURE iflnÿ fca jietfc Ifk i liotl pj «(» flip-3p okW ail elap i el'f lip1 cialfc it ill !i mW nihil :iîtép»-I I'ini stoit* ij^ twf *»¦ W1» : chitecture et construction» de Jos.Venne consistait, en 1895, en douze cours magistraux accompagnés de projections, d'illustrations et de cartes géographiques spéciales27.Voici le programme tel que publié en 1898 : 1\tIntroduction à l'histoire de l'architecture ; 2\tFondations ; «3 Maçonnerie, murs de fondations ; 4\tChaux, ciments, mortiers, bétons ; 5\tPierres et granits ; 6\tà 8 Travaux en briques ; 9 à 11 Construction à l'épreuve du feu ; 12\tConstruction en acier ; 13\tCrépissage ; 14\tConstruction en béton ; 15\tet 16 Construction en bois ; 17, 18, 19 Histoire de l'architecture des origines à l'avènement des Romains ; 20 à 22 De la période Romane à la période Ogivale.123 et 24 De la période Ogivale aux temps modernes; 25 Revue des leçons.»28 C\u2019est Eugène Payette qui le remplace pour l'exercice de 1900-1901.Jos.Venne laisse à son successeur 280 vues stéréoscopiques «illustrant l\u2019histoire de l'architecture depuis le premier empire égyptien jusqu'à nos jours [1900], ainsi que 20 manuscrits de notes ; ¦ - riC, iTjTr AOÛT 2001 âSSK! CASKS' ; LA mm fV-\t*.-2-v,VAl .* :.Uü ,7 servant aux conférences.29 » Payette mentionne que pour le cours de construction, Venne utilisait des illustrations héliographiques qu'il distribuait à chaque élève, afin d'expliquer sa conférence.Selon Payette, architecte d'une autre génération, la méthode de Venne, qui consistait à lire 15 à 20 pages de manuscrit, est peu attrayante et monotone pour les élèves.On considère ce cours comme l'ancêtre du premier programme d\u2019architecture indépendant de l'ingénierie qui sera créé, en 1907, à l\u2019école Polytechnique de Montréal.Enfin, Jos.Venne participe comme membre, puis comme président, aux activités de la section Louis-Hébert de la société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.CONCLUSION D\u2019UNE CARRIÈRE ET D\u2019UNE VIE Le 11 mai 1925 les journaux Montréalais annonçaient le décès de Jos.Venne30.Formé à l\u2019époque du victorien tardif, Jos.Venne, architecte au style éclectique, a conçu ou modifié plus d\u2019une centaine de bâtiments dont une majorité d'églises et d'édifices religieux.En somme, Jos.Venne a connu une carrière bien remplie.Architecte de talent, il fait partie de la vingtaine de personnalités que La Presse du 3 septembre 1910 désignait comme ceux ayant pris part à l'édification de Montréal.9.\tFaçade principale du juvénat Saint-Gabriel de Brandon, Saint-Bruno, Joseph Venne, architecte.Photographie n&b, Vien, [c!923 1925].Collection Michel Venne.10.\tGrande salle de l'école Salaberry, Joseph Venne, architecte.Photographie n&b, L.E.Archambault, [c1907].Collection Michel Venne.11.\tFaçade principale, école Salaberry, Joseph Venne, architecte.Photographie n&b, L.E.Archambault, [cl907].Collection Michel Venne.12.\tReposoir Eucharistique, Joseph Venne, architecte.Photographie n&b, s.a., septembre 1910.Gracieuseté de l'Archevêché de Montréal.13.\tChartreuse de Pavie.149.Certosa Di Pavia, 17.Parte posteriore della Chiesa, photographie n&b, Ediz.Foto Sam., Milano, Ripr.Ris., s.d.Collection Michel Venne.14.\tÉglise Saint-Michel de Percé, Joseph Venne, architecte.Carte postale, 178.View from near RC.Church, Percé P.Q., photographie sépia, s.a., s.d.Collection Michel Venne.NOTES 1.\tVENNE, Joseph.Souvenirs de Joseph Venne, document dactylographié, deux pages.(Voir le texte intégral de cette lettre, ci-après en page 22.) 2.\tAu Québec, c'est l\u2019Université McGill en 1896 qui devient la première université au Québec à ouvrir un département d\u2019architecture.3.\tLa formation d'architecte, comme celle d'ailleurs de nombreux métiers et professions, se fait par apprentissage au sein de l'entreprise.L'apprenti doit parfaire sa formation par la lecture de divers ouvrages spécialisés et la pratique du dessin.4.\tVENNE, Joseph.Souvenirs .op cit 5.\tOrdre des architectes du Québec (1990), p.18.6.\tVenne, Joseph, Souvenirs ., op cit.7.\tVENNE, Joseph.Lettre au journal La Presse, le 7 juillet 1896, p.2.8.\tEnregistrement fait le 5 mars 1885 auprès du notaire Léonard Ovide Hétu, acte n°11062.9.\tVoir l'enregistrement fait le 5 février 1891 auprès du notaire H.A.A.Brault, acte n° 4442.10.\tIdem, p.3 et 5.11.\tAlbert Mesnard octroie aux deux partenaires l'usage de son nom et s'engage à demeurer architecte consultant de la firme, acte notarié de maître A.Lippe, notaire, le 23 février 1895.12.\t«Vous n'ignorez pas que la dissolution de la société est en grande partie due à l\u2019état stagnant des affaires et qu\u2019il nous faut de toute nécessité collecter les arrérages pour éviter les frais d'avocats.» Lettre de Maurice Perrault au vice-recteur de l\u2019Université Laval à Montréal, le révérend J.G.Payette datée du 13 mai 1896.13.\tSelon la clause n°14 du contrat signé devant le notaire Lippe le 23 février 1895, il sera loisible à chacun des dits co-associés de dissoudre la dite Société, en par lui donnant à l'autre trois mois d\u2019avis par écrit de telle son intention.Lettre de Jos.Venne à M.Maurice Perrault.17 septembre 1895.14.\tMax Doumic, architecte français, diplômé de l'école des Beaux-Arts de Paris, professeur d'architecture à l'École Polytechnique en 1907.Voir Pierre-Richard Bisson, (1863-1914), ARQ n°38, pp.32-33.15.\tCanadian Architect & Builder, 14:1, janvier 1901,3.16.\tJos.Venne, carte postale de Venise, 31-10-1900.17.\tLa Presse, 18 novembre 1924, p.1.18.\tConférence donnée lors de la réunion de la section Louis-Hébert de la Société Saint-Jean-Baptiste, Archives nationales du Québec, fonds P82, bobine 7998, Rapport annuel sur les activités de la société St-Jean-Baptiste, section Louis-Hébert, pour l'année finissant au 31 décembre 1922, daté du 26 janvier 1923, 5 pp, singé Jos.Venne, Président et A.Beauchamp, Secrétaire.19.\tCanadian Architect & Builder, 10:10, octobre 1897, 193 20.\tÉmile Venne.(1949).Album-souvenir du 75e anniversaire de la paroisse du Sacré-Cœur de Jésus.Montréal : Thérien Frères Limitée.21.\tIl aura notamment travaillé avec Victor Bourgeau sur certains chantiers.22.\tLouis-Alphonse Venne (24-08-1875, Montréal ; 1938, Montréal), Ludger Venne (01-12-1891, Montréal ; 24-04-1973, St-Lin), Gérard Venne (23-10-1910, Québec ; -).23.\tL'Association des architectes de la province de Québec est l'ancêtre de l\u2019actuel Ordre des architectes.24.\tJos.Venne, lettre datée du 11 octobre 1920, adressée à Joseph Perrault, secrétaire de l'A.A.P.Q.25.\tCanadian Architect & Builder, 20 : ?, 1907, 127, 172.26.\tCanadian Architect & Builder, 22:1, juillet 1908, 15.27.\tCanadian Architect & Builder, 8:11, octobre 1895, 131.28.\tRapport Annuel de la Société St-Jean-Baptiste de Montréal 1897-1898.Montréal : La Compagnie d'imprimerie Perrault, 1898, pp.23-25.29.\tTexte de Eugène Payette, 22 mars 1901,4 pages, fonds SSJB, P82, bobine 9155, archives nationales du Québec.30.\tJos.Venne est décédé le 9 mai 1925.La nécrologie ne paraît que le 11 mai.59 FAMILIAL L'histoire de l'architecture au Québec a été marquée par quelques familles importamtes dont les Baillairgé, Prreault et Caron.Les Venne méritent d'être inscrits dans cette catégorie.Jos.Venne LE RÉSEAU Joseph Venne et sa famille.Photographie n&b, s.a., [c1920], collection Michel Venne.Louis-Alphonse Venne (Montréal, 1875 ; Montréal, 1934).Cousin éloigné de Joseph Venne, il étudie à l'école du Conseil des Arts et Manufactures de Montréal, où il enseignera plus tard le dessin (1902-1909, 1910-1912) Apprenti à l'agence Perrault, Mesnard & Venne (1893-1895), il poursuit sa carrière avec Maurice Perrault (1896-1909), En 1912, il fonde avec Joseph-Dalbé Viau (Sainte-Anne-de-Bellevue, 1881; Lachine, 1938) la firme d'architectes Viau & Venne (1912-1934), qui sera ARBRE GÉNÉALOGIQUE PARTIEL MONTRANT LES ARCHITECTES ET LES INGÉNIEURS VENNE Martine Lefebvre Yvon Bergeron Aymerie Lefebvre, ingénieur Adrien Venne, architecte Matilda Protain Jacques Venne, architecte Yvette Prévost Marthe Venne Gérard Lefebvre Grégoire Lavoie, ingénieur Joseph Venne Marie Tuyot Pauline Venne Guy Lavoie Joseph Venne, ingénieur Hélène Raymond Ludger Venne Marie-Louise Laurier Joseph Venne, architecte Philomène Boucher Ludger Venne, architecte Séraphin Venne, médecin Laure-Alice Drouin Jean Venne, architecte Jeanne Godbout Toussaint Venne Marguerite Desormiers Jean Voyne II Françoise Beauchamp Louis-Alphonse Venne, architecte Louisa Moll Alphonse Venne Marguerite Patenaude Bonaventure Venne Luce Dugal Jean-Baptiste Voyne, capitaine de milice Agnès Brien-Desrochers Bonaventure Venne Marie-Anne Beaudoin François Venne Josephte Pelletier Joseph-Alexis Venne Marguerite Lacourse Joseph Voyne, engagé Ouest Suzanne Senet-Laliberté Jean-Baptiste Venne, cap.de milice Marie Lépine Chevaudier Jean-Baptiste Venne Marie Alphonsine Thivierge Gérard Venne, architecte Florence Klaus Joseph Venne Louise Dequoy Jean-Baptiste Venne Marguerite Ménard Joseph Elséar Venne Alexandrine Émond Émile Venne, architecte Marguerite Poitevin Paul Venne, ingénieur Gertrude Drouin 18 une des principales agences canadiennes-françaises de leur temps.Une large part de leur œuvre est consacrée à l'architecture religieuse.Il a été éche-vin puis maire de Saint-Lambert (1911-1916).Ludger Venne (Montréal, 1891 ; 1973, Saint-Lin).Cousin éloigné de Joseph Venne.Professeur à l'École Polytechnique de Montréal, jury aux évaluations des finissants de la section d'architecture de l'école des Beaux-Arts de Montréal (1931, 1934,1936, 1951-1954) et architecte conseil pour l'Université de Montréal (1946-1950), il a été président de l'A.A.P.Q.en 1936.Adrien Venne (Montréal, 1893 ; Montréal, 1977) Fils de Joseph Venne.Diplômé de l'École polytechnique (B.A.A., 1921) il a formé avec Joseph et Émile la firme Venne, Venne & Venne (1921-1925).Après la mort de leur père, Adrien et Émile travailleront ensemble de 1925 à 1931.Après sa retraite en 1959, il a poursuivi son intérêt pour l'histoire canadienne, traduit plusieurs ouvrages et rédigé cinq manuscrits qui sont restés inédits.Les Archives nationales du Québec possèdent un fonds à son nom.Émile Venne (Montréal, 1896; Saint-Basile-le-Grand, 1975) Fils de Joseph Venne, diplômé de l'École Polytechnique et de l'Université de Montréal (1918), il a poursuivi ses études à l'École des Beaux-Arts de Paris (1920-1922) où il s'est inscrit à l'atelier Héraud.Comme Marchand et Cormier avant lui, il devient architecte diplômé du gouvernement français (S.A.D.G.; DPLGF, 1922).Il a consacré une partie de sa carrière comme professeur d'histoire de l'architecture à la Polytechnique de Montréal (1931) mais surtout comme chef de la section architecture de l\u2019École des Beaux-Arts de Montréal (19?/1937-1959).Avec son frère et son père, il a fondé la firme Venne, Venne et Venne (1921-1925).L\u2019association avec son frère Adrien, sera maintenue jusqu'en 1931.11 a été vice-président de l'AAPQ en 1959.Il a par ailleurs publié un recueil de poèmes Symphonies sous le nom de plume de Léo D'Yril (1919).Paul Venne (Montréal, 1900 ; Longueuil, 1989) Fils de Joseph Venne.Ingénieur diplômé de l'École Polytechnique de Montréal (1928) il a travaillé pour de grandes compagnies dont la Montreal Tramway (1950) et pour la Commission de Transport de Montréal (1929-1965).Gérard Venne (Québec, 1910 ; -).Petit-fils de Joseph, il a étudié à l'École des Beaux-Arts de Québec (1930-37).Il a formé avec Pierre Lévesque (1880-1955) l\u2019agence Lévesque & Venne, (1946-1955) et par la suite l'agence Venne et Thibault.Il a été membre du Comité d\u2019urbanisme de la ville de Sillery (1950) ; membre du Comité de révision du code national du bâtiment (1959-1965) ; président du comité consultatif de l'Expo 1967 pour l'IRAC (1964).Il a été président de l'A.A.P.Q.en 1958 et secrétaire archiviste puis président de l'IRAC (1962 à 1966).Il a mené en parallèle une carrière militaire et il obtiendra en 1958 le commandement du contingent Laval CEOC.Jean Venne (Montréal, 1915 ; Montréal, 1972) Petit-fils de Jos, il a étudié à l'École des Beaux-Arts de Montréal.Il a été partenaire de l'architecte Auguste d'Amour et, par la suite de l'architecte Guy de Varennes (1954-1972, Jacques Venne (Paris 1923 ; -) Petit-fils de Joseph, il est diplômé de l\u2019École des Beaux-Arts de Montréal en 1952, il a été architecte consultant pour la Banque provinciale (1952-1962) et œuvré dans différents bureaux jusqu'en 1975.ARQ, LA REVUE D'ARCHITECTURE BIBLIOGRAPHIE SUR JOSEPH VENNE Men of Canada, a Portrait Gallery, 1901-1902.The Canadian Historical Company.«Le transept sud restauré.À la sauvegarde du patrimoine» in L'UQAM, vol.XXVII, no.7, décembre 2000, p.1.ALLARD, Michel.BASSIL, Soraya.VENNE, Michel.«Joseph Venne, éminent architecte montréalais» in Le Devoir.Montréal : 4 juillet 2000, A-7.ALLARD, Michel.BASSIL, Soraya.VENNE, Michel.«Joseph Venne, l'architecte de l'église Sainte-Anne-des-Plaines» in Le Point d'impact.Sainte-Anne-des-Plaines : 18 septembre 2000, 11.ALLARD, Michel.BASSIL, Soraya.«Sur les traces de Joseph Venne, éminent architecte du Plateau» in Le Plateau, 5 : 9, 26 novembre 2000, 6-7.ATHERTON, W.H.Montreal from 1535 to 1914, Biographical.Montréal : S.J.Clark, vol.Ill, 1914, 508-509.BÉLAIR, Michelle.«Une présence plurielle et méconnue» in Réseau le magazine de l'Université du Québec, 32:1, automne 2000, 18-19.BERGERON, Claude.Architectures du XXesiècle au Québec.Québec/Montréal: Musée de la Civilisation/ Éditions du Méridien, 1989.BINETTE, René.«Joseph Venne, un éminent architecte de son temps» in Quartier Latin, 5 :10,11 -26 juin 2000, 21.BINETTE, René.«Sacré-Cœur-de-Jésus» in Les Faubourgs, 5 : 18, 3 novembre 2000, 9.BROSSEAU, Mathilde.Le style néo-gothique au Canada.Coll.Lieux historiques canadiens/ Cahiers d'histoire et d'archéologie 25.Hull: Ministre des Approvisionnements et Services Canada, 1980.COCHRANE, William M.The Canadian Album, Men of Canada.Brantford : Bradley Garetson &Co, 1893, 326.GOURNAY, Isabelle.VANLAETHEM, France.Montréal Métropole 1880-1930.Montréal : CCA, Boréal, 1998, 223 pp.LABERGE, André, « Un nouveau regard sur l'ancienne chapelle Notre-Dame-du-Sacré-Cœur de la basilique 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1949, 39-41.À PARAÎTRE ALLARD, Michel.BASSIL, Soraya.VENNE, Michel, Joseph Venne, Collection Célébrités canadiennes, LIDEC.ALLARD, Michel.BASSIL, Soraya.«Les Venne, trois cousins architectes» in Le Devoir.ALLARD, Michel.BASSIL, Soraya, BINETTE, René.«Jos.Venne, architecte» in Cahier Spécial du Devoir, 29 septembre 2001,6 pp.BASSIL, Soraya.«Jos.Venne, précurseur de la modernité architecturale au Québec» in Continuité.BISSON, Pierre-Richard, LACHAPELLE, Jacques, « Joseph Venne », Dictionnaire biographique du Canada.TEXTES NON PUBLIÉS.BASSIL, Soraya.Orientation-Concepts : Résumé critique de la recherche préliminaire et des divisions thématiques d'un avant-projet d'exposition «Édifier l'architecture québécoise : l'époque de Joseph Venne».Travail dirigé dans le cadre de la maîtrise en muséologie de l'UQÀM.Montréal Juillet 1999, 92p.BERGERON, Dany, DUGUET, Martine, Dossier Joseph Venne et Émile Venne, Travail présenté dans le cadre du cours d\u2019histoire de l'architecture au Québec.Université de Montréal, 1985, avril 1986.LEFEBVRE, Élaine, YIACOUVAKIS, Loukas.Recherche sur un architecte et son œuvre, Travail présenté au cours d'Histoire de l\u2019architecture du Québec.Université de Montréal.Mai 1987.NEWMAN, Oscar, La Banque du Peuple -May 1895.Université McGill, 1959.PERRAULT, Jean-François, Les églises de Perrault, Mesnard et Venne et l'Éclectisme au Québec (1880-1900).Travail présenté dans le cadre du cours d'histoire de l'architecture au Québec.Université de Montréal, 1985.CONFÉRENCE BASSIL.Soraya.«L'architecte montréalais Joseph Venne (1858-1925)», samedi 28 avril 2001, salle polyvalente du musée Pointe-à-Callières devant les membres et amis de la Société historique de Montréal. JOS.Venne NOTES BIOGRAPHIQUES FIRMES AU SEIN DESQUELLES IL A OEUVRÉ ¦\tPerrault & Mesnard 1882-1890 (Jos.Venne, chef-dessinateur) \u2022\tPerrault & Mesnard 1890-1892 (Jos.Venne 3e partenaire, chef-dessinateur) ¦\tPerrault, Mesnard & Venne 1892-1895 (Jos.Venne 2e partenaire, chef-dessinateur) m\tJos.Venne 1896-1909 (formation de Louis Labelle 1905-1911) m\tVenne & Labelle (1911-1922) ¦\tVenne, Venne & Venne (1922-1925) COLLABORATIONS ¦\tVandal & Gascon ¦\tJ.-Orner Marchand ¦\tMax Doumic CONFÉRENCES DE JOS.VENNE 1893 Assemblée mensuelle de l'A.A.P.Q.: «Archeology in its Relation to Architecture.» 12-02-1895 : Assemblée mensuelle de l\u2019A.A.P.Q.: «The interior Management of the Architect's Office» 1896\tAssemblée mensuelle de l'A.A.P.Q.: «Evolution of the plan in Building» 1897\tAssemblée annuelle de l'A.A.P.Q.: «Aesthetic Function of Moldings and Profiles» 1901 Assemblée du 25 avril, A.A.P.Q.:«La chartreuse de Pavie» 1905 Réunion du 6 décembre, The Sketch Club P.Q.A.A.: «Gothic Art of France» 1922 Réunion d'avril, Section Louis-Hébert, S.S.J.B.: «l'Art et la Beauté» PROJETS NON-RÉALISÉS OU INCONNUS 1882 : projet pour une chapelle 1892 : projet pour une église.1896 : projet pour I\u2019 église de Saint-Jérôme.1898\t: projet pour la nouvelle église Saint-Jean-Baptiste 1904 : projet pour une bibliothèque.1908 : projet pour une église.1911 : projet pour la bibliothèque Saint-Sulpice.1913 : étude pour un mausolée.PARTICIPATION À DES EXPOSITIONS 1882 : n°233, façade d'une chapelle.Exposition de l'Académie des arts du Canada 1892 : Perrault & Mesnard - «Église de Longueuil, le Monument National, Université Laval ; Jos.Venne, élévation de la façade principale d'une église, exposition de l'A.A.P.Q., Montréal.1894 : nos 266 perspective de l'Université Laval, 267 Monument National, 268 Banque du Peuple.La quinzième exposition de l\u2019Art Association of Montreal, 23\tavril au 19 mai 1894.1896 : nos117 et 118, perspectives d\u2019église, n° 119, design de compétition pour l'église de Saint-Jérôme.La seconde exposition tenue par l'A.A.P.Q.à l'Art Association, Phillips Square, octobre 1896.1904\t: façade principale d\u2019une bibliothèque de style Beaux- Arts ou classique français.Exposition de l'A.A.P.Q., Château Frontenac, Québec, février 1904.1905\t: n° 267 perspective de l'église Saint-Michel de Percé.La vingt-deuxième exposition de printemps de l\u2019Art Association of Montreal, 17 mars au 4 avril 1905.1908 : n° 342, perspective d'église.La vingt-quatrième exposition printemps de l'Art Association of Montreal, 24\tmars au 11 avril 1908.1913 : n° 449, perspective de l'église catholique Sainte-Catherine, étude.La trentième exposition de printemps de l'Art Association of Montreal, 26 mars au 16 avril 1913.n° 347, étude pour un mausolée, 348, perspective de l'église Southbridge, Mass.Exposition de l'académie royale des arts du Canada.PARTICIPATION À DES CONCOURS D\u2019ARCHITECTURE ¦\t1896 : projet soumis au concours d'architecture de la nouvelle église de Saint-Jérôme ¦\t1897 : premier prix pour le concours d\u2019architecture pour la nouvelle église Saint-Michel de Percé.¦\t1898 : projet soumis au concours d'architecture de l'église Saint-Jean-Baptiste de Montréal.¦\t1911 : 3e prix pour le concours d'architecture de la bibliothèque Saint-Sulpice.LISTE DES ŒUVRES ATTRIBUÉES À JOSEPH VENNE (seul ou en collaboration) 1.\t1885-1890 : façade et décoration intérieure de la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours, Montréal.2.\t1886/1894/1902/1914/1922-1923 : église et presbytère du Sacré-Cceur-de-Jésus, Montréal.3.\t1884-1889 : église et presbytère Saint-Antoine de Longueuil.4.\t[1885J/1901 : maison et extension arrière de Joseph Venne, 1834, rue Plessis, Montréal.5.\t1886-1887 : église de Saint-Anicet.6.\t1886-1887 : église de Varennes.7.\t1887-1888 : façade de l'église Saint-Henri, Montréal.8.\t1888-1890 : chapelle du Sacré-Cœur de l'église Notre-Dame, Montréal.9.\t1889-1890 : chapelle du couvent Sainte-Anne, Lachine.10.\t1889-1891 : transept sud et chapelle du Sacré-Cœur de l\u2019église Saint-Jacques, Montréal.11.\t1890-1894 : séminaire de philosophie des Sulpiciens, Montréal.12.\t1890 : deux maisons pour H.Coutu, rue Plessis coin Logan, Montréal.13.\t[1890] : annexe de l'école Plessis, Montréal.14.\t1891/1898/1906 : intérieur de l'église et agrandissement du presbytère Saint-Vincent-de-Paul, Montréal.15.\t1891-1894/1899 : Monument National, Montréal.16.\t1892 : magasin du 1410, bout Saint-Laurent, Montréal.17.\t1892/1901/1906/1912 : décoration intérieure, baptistère et toiture de l'église; bancs; presbytère; façade et tour de la première église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge, Montréal.18.\t1893 : monument à la mémoire de Maisonneuve sur la Place d'Armes, Montréal.19.\t1893 : agrandissement du Collège Sainte-Marie, Montréal.20.\t1893 : modifications du vieux Palais de justice de Montréal.21.\t1893/1894 : couvent des Sœurs du Sacré-Cœur, rue Saint-Alexandre, Montréal.22.\t1893-1894 : Banque du Peuple, Montréal.20 ARQ, LA REVUE D'ARCHITECTURE 23.\t1893-1895/1921 : succursale montréalaise de l'Université Laval, Montréal.24.\t1893 : décoration intérieure de l'église Saint-Gabriel, Pointe Saint-Charles.25.\t1893 : agrandissement du restaurant Occidental, rue Vitré, Montréal.\"\u202226.\t1894 : église catholique de Pawtucket, Rhode Island (États-Unis).27.\t1894 : deux bâtisses à 3 étages pour la succession Rodier, rue Notre-Dame coin Versailles, Montréal.28.\t1894 : résidence(s) à 3 et/ou 4 étages pour Léopold Rodier, rue Drummond entre Dorchester et Sainte-Catherine, Montréal.29.\t1894 : modification d'une maison en pierre et brique à 14 étages pour Adolphe Roy, rue Notre-Dame, Montréal.30.\t1894/1902/1904/1922-1923 : amélioration et nouvelle partie de l'église et du presbytère Saint-.Pierre-Apôtre, Montréal.i\"31.\t1894 : construction d'une aile au couvent du Mont Saint-Vincent Halifax, N.E.: 32.\t1894 : plans de 2 résidences privées, Montréal.33.\t1894 : bâtisse considérable qui doit être érigée dans la partie est de la ville, Montréal.34.\t1895 : asile du Saint-Cœur-de-Marie des Sœurs Grises, Sainte-Cunégonde.35.\t1896/1905-1906 : école Saint-Nom-de-Jésus-et- Marie, rue Saint-Germain, Montréal.: 36.\t1896 : école rue Dézéry, Montréal.[ 37.\t1896 : design de compétition pour le concours de l'église de Saint-Jérôme., 38.\t1896 : chapelle provisoire de la paroisse Saint-Eusèbe- de-Verseil, Montréal.: 39.\t1897-1898 : clocher, annexe, sacristie, perron en pierre, décorations intérieures, chaire, bancs et façade de l'église Saint-Jean-Baptiste, Montréal.! 40.\t1898 : six résidences pour Emmanuel Saint-Louis, 4105-4127, rue Saint-Denis, Montréal.1 41.\t1898 : église Saint-Charles de Pointe-Saint-Charles, Montréal.!| 42.\t1898 : église Saint-Eusèbe-de-Verseil, Montréal.]| 43.\t1898 : Aile de l'hospice Lajemmerais des Sœurs Grises, Varennes.! 44.\t1898/1906 : façade et décoration intérieure (incluant les bancs) de l'église et presbytère de la paroisse de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge, Montréal.45.\t1898-1900 : aile Saint-Mathieu et les galeries de la maison mère des Sœurs Grises, Montréal.46.\t1898-1903/1900 : agrandissement et nouvelle façade de l'église Saint-Enfant-Jésus du Mile-End, ainsi que le tombeau de l'église payé par la famille Beaubien, Montréal.47.\t1898/1907/1913-1914 : église et presbytère de Saint-Clément de Viauville, Montréal.48.\t1899/1901 : asile Nazareth pour les Sœurs Grises, coin des rues Jeanne-Mance et Sainte-Catherine, Montréal.49.\t1899: résidence pour Ludger Larose, rue Mont-Royal coin Hutchison, Montréal.50.\t1900 : église Sainte-Anne-des-Plaines.51.\t1900/1903 : chapelle et nouvelles dépendances du monastère provincial du Bon-Pasteur, Montréal.52.\t1900 : six maisons pour la communauté des Petites filles de Saint-Joseph, rues Berri et Labelle, Montréal.53.\t1900 : asile Bethléem des Sœurs Grises, Montréal, carré Richmond.54.\t1900/1905 : église-école de la paroisse Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, Montréal.55.\t1900 : aile Lussier de l'hospice Saint-Joseph des Sœurs Grises, Beauharnois.56.\t1900-1903 : église Saint-Michel de Percé.57.\t1901 : une maison formant deux magasins pour les Sœurs Grises (pour l'hospice Saint-Joseph), rue St-Jacques, Montréal.58.\t1901 : maison de 9 logements 50 de front, 48 en arrière x 34, à 3 étages en brique pour Jos Venne, rue Chaussée près de la rue Iroquois, Montréal.59.\t1902-1904/1905-1909 : église Saint-Antoine-de-Padoue à New Bedford, Mass.(États-Unis) 60.\t1902 : annexe du couvent des Sœurs de la Congrégation Notre-Dame, Sainte-Thérèse-de-Blainville.61.\t1902: décoration intérieure de l'église de la Visitation du Sault-Aux-Récollets : bancs, recouvrement du sol en bois, et le baldaquin, Montréal.62.\t1903 : trois magasins pour les Sœurs Grises, rues Sainte-Catherine coin Guy, Montréal.63.\t1903 : maison du Dr Georges E.Baril, [321] rue Sainte-Catherine, Montréal.64.\t1905/1906/1911-12/1913-1914: deuxième église et presbytère de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, Verdun.65.\t1905 : modifications d\u2019une école de la commission scolaire d'Hochelaga, n°15 Dézéry, Montréal.66.\t1906 : modification d'une maison en chapelle, paroisse Notre-Dame-de-Fatima, Dorchester près de Saint-Timothée Montréal.67.\t1907 : modification de l'église Sainte-Élisabeth, Joliette.68.\t1907 : presbytère des Cèdres.69.\t1907 : trois maisons du Dr Séraphin Boucher, [392 à 418] rue Visitation, Montréal.70.\t1907 : maison pour Louis Pacifique Venne, rue Ontario près de Cuvillier, Montréal.71.\t1907 : école Salaberry, Montréal coin Robin et Beaudry, Montréal.72.\t1908 : église de Saint-Gabriel-de-Brandon avec Max Doumic.73.\t1908 : intérieur de l'église de Cornwall, Ontario.74.\t1909 : aménagement intérieur de la cathédrale Saint-Germain, Rimouski.75.\t1909 : école Adélard-Langevin, 1815 rue Dézéry, Montréal.76.\t1909 : église de Coteau-du-Lac.77.\t1909-1913 : orphelinat Saint-Arsène, rue Christophe-Colomb, Montréal.78.\t1909 : église Saint-Pierre-aux-Liens, Lachine.79.\t1910 : reposoir du Congrès Eucharistique, Montréal.80.\t1910 : boutique de forge O.Archambault, ruelle Saint-Jean (ancien nom) près Plessis, Montréal.81.\t1911 : académie Bourgeois-Annexe, Montréal.82.\t[1912-1916] : église Notre-Dame de Southbridge, Mass.(États-Unis).83.\t1913 : projet pour l'église Sainte-Catherine, Montréal.84.\t1914 : caserne de pompier n° 39, Montréal.85.\t1914 : école maternelle Gédéon-Ouimet, Montréal.86.\t1915/1917 : église Saint-Pierre-Claver, Montréal avec J.-O.Marchand.87.\t1917 : agrandissement de l'école Saint-Eusèbe, Montréal avec Vandal & Gascon.88.\t1918 : changements à un magasin pour N.Pérodeau, coin des rues Ste-Catherine et St-Urbain, Montréal.89.\t1920-1921 : édifice Langelier pour l'Université Laval à Montréal, Montréal.90.\t1923-1925 : juvénat Saint-Gabriel, Saint-Bruno.AOÛT 2001 21 SOUVENIRS DE JOSEPH VENNE COPIE D\u2019UNE LETTRE DACTYLOGRAPHIÉE À LA MACHINE Je n'aimerais pas voir mon nom publié en rapport avec ce qui va suivre mais vous pourriez vous servir de quelques parties de cette lettre si vous pensez qu'elles peuvent être utiles à votre programme pour « The Golden Anniversary » - j'avais l'intention de l'appeler simplement - Jubilé.Cinquante ans avant le printemps dernier, un certain jour de mai 1874 dont j'ai oublié la date exacte, je demandais d'être admis aux bureaux de H.M.Perrault qui était alors un important architecte de Montréal.Mon instruction était très rudimentaire mes connaissances se limitant à la grammaire française et l'histoire.Le Directeur de notre école avait cependant ajouté comme diversion l'enseignement du dessin à main levée et linéaire mais avec un équipement primitif en livres et instruments, et, je dois le dire, avec une très faible connaissance de ce qu\u2019il entreprenait d'enseigner.À ma première visite de l'atelier de H.M.Perrault, je vins bien près d'être carrément refusé parce que mes dessins étaient vraiment trop imparfaits - et j'essuyai la barbare rebuffade habituelle ; le personnel est déjà trop nombreux.Mais un faible espoir me fut offert si je voulais revenir dans une quinzaine de jours avec de nouveaux dessins et quelques échantillons de mon écriture.Pendant que l'on me parlait ainsi je remarquai que les dessinateurs de l'atelier maniaient avec diligence cette règle merveilleuse dont j'appris plus tard que c'était un té.Je demandai, et courus alors chez un opticien, le seul homme connu en ville, qui vendait des tés, des pinceaux, des couleurs, des compas et autres instruments de dessinateurs.Je passai les quinze ou vingt jours suivants et seize heures par jour en une chaleur et tension fiévreuse pour remplir tout un cahier de ce que je considérais comme mes meilleurs dessins linéaires.Quand je retournai mon futur patron ne regarda pas beaucoup mes chefs-d'œuvre mais complimenta mon écriture, me dicta un texte de grammaire, puis me demanda de revenir avec mon père.J'appris cependant plus tard qu'un ami inconnu était venu et avait persuadé l\u2019architecte d'accepter ma présence dans son atelier.Revenant le lendemain avec mon père, je fus accepté au salaire de quatre dollars par mois pour la première année ; huit dollars par mois l'année suivante ; puis douze, seize et vingt dollars par mois pour la cinquième année.Et l'on me fit comprendre que tout cela était très grand privilège et que l\u2019on pourrait très bien me demander d'être payé au lieu de me faire une offre semblable.Enfin je fus assis au bout d'une longue table et quelqu'un me donna un cahier quadrillé d'arpenteur avec lequel j\u2019étais censé apprendre le lettrage des plans.Au bout d'un mois l'on me permit de me servir d\u2019une imitation de Vignole, sorte de Traité des Cinq Ordres interprétés par un dessinateur français alors réputé - Thierry si je me souviens bien.Son interprétation des cinq ordres n'était qu'une méticuleuse et très incomplète copie du petit Vignole ordinaire.Je n\u2019ai jamais vu le « Grand Vignole » ou « Workingman's Vignola » (Vignole des ouvriers) dont notre dessinateur-en-chef parlait constamment.Puis nous avions une sorte de compendium d'ingénieur, le grand dictionnaire Nicholson, de la science, de l'art et de la pratique de l'architecture ; trois grands portfolios des publications de César Daly qui étaient alors très populaires dans toute l'Amérique ; trois vagues monographies (pas plus) de quelques petites églises paroissiales et « Life of Christ » par un certain D.D.de l'Église d'Angleterre qui s'appelait, je crois, Fergusson.Cet ouvrage était richement illustré de gravures sur acier de grands peintres classiques italiens avec leurs contreparties dans les marges.Et c'était la, je crois, tous les trésors de la bibliothèque.Après deux ou trois ans, je pense nous avons eu un Anglais, dessinateur venu directement de l'Angleterre.Bien que réalisant maintenant que c'était un dessinateur de mérite, méticuleux, clair et précis, il ne fut pas considéré ainsi par les grandes lumières de l'atelier et ne resta pas longtemps.Mais en partant il me passa un lot d'images du « British Architect » et aussi, je crois, du « British Builder ».Il était exagéré contre ce qu\u2019il détestait et ce qui ne lui plaisait pas l'horrifiait, pas de demi-mesures.Et ce qu'il me donna l'horrifiait mais je les considérai quand même comme très précieuses et dignes d'être l'embryon de ma bibliothèque.Le personnel de l'atelier était composé du patron toujours absent excepté une heure par jour et les samedis matin pour la distribution des certificats de paiement aux entrepreneurs.Puis un arpenteur avec un ou deux aspirants, pas plus ; un dessinateur-en-chef en architecture, qui était la moitié du mois à l'intérieur et l'autre moitié au dehors, deux ou trois dessinateurs et un comptable.À PROPOS DE L\u2019INFLUENCE AMÉRICAINE LA PRESSE, 24 février 7 905 On n'est pas dans le «clan [?]» si on ne fait pas grimoirer des plans à New York et encore hier j'apprenais que Québec s'emballe et va demander à un architecte américain un plan pour un nouveau théâtre.Je ne veux pas déprécier l\u2019École américaine [.] Mais enfin il n'y a pas toujours d'adresse, ni de perspicacité dans ce choix que l'on fait un peu à tort et à travers des architectes américains pour la construction de nos édifices de quelque importance.À Montréal et un peu dans nos autres villes.Je ne veux pas faire de comparaison ni même d'énumération des édifices construits ici par des architectes américains.J'aimerais seulement qu'on veuille bien dépenser une petite après dîner à repasser les quelques édifices en question et, je crois, qu'on me concédera qu'ils sont de mérite très inégal; qu'on les compare ensuite aux édifices analogues construits par des architectes canadiens et l'on me concédera encore que malgré l'ostracisme et la défiance, dont ils ont été victimes de la part de leurs concitoyens, ceux de nos architectes qui portent légitimement leurs titres font bonne figure à côté de leurs collègues de l'autre côté.Note : En ce qui concerne les théâtres, c\u2019est vers cette période que la SSJB a fait appel à l\u2019architecte américain McElfatrick pour redessiner l\u2019auditorium du Monument National, édifice conçu par Perrault, Mesnard et Venne à peine 10 ans plus tôt et auquel Venne a continué de travailler pendant des années.À PROPOS DE LA CHARTREUSE DE PAVIE ET DU RÔLE DE L\u2019ARCHITECTE Extrait du Canadian Architect & Builder, 14 :5, mai 1901, p.100, faisant le compte rendu d'une réunion de l'AAPQ.«Mr.Venne gave a very interesting lecture on the Certosa di Pavia, which was well illustrated by photogravures of different portions of the buildings, one of which showed the similarity between its entrance gateway to that of the Ponce de Leon Hotel in Florida erected some few years ago from plans made by Messrs.Carrère & Hastings.The lecture was preceded by some capital selections on the violin as well as one or two songs, and Mr.Doran made a few remarks in reference to the lecture, saying that architects in the rush of every day practice had not the time necessary to work out the details of carving, etc., in such work as shown on the board and that he would like to suggest that they should be allowed to call in an artist to aid them in this class of work.This seems to us to be a dangerous idea to advance as if architects have to call the aid of an engineer to draw out their steel construction and an artist to help them in their carving and moulding that are a little beyond those used every day practice, we are afraid that clients will begin to wonder what an architect is supposed to know beyond or above the contractor.» 22 ARQ, LA REVUE D\u2019ARCHITECTURE LE CONCOURS BASF/ARQ ftt PREMIER PRIX La revue d'architecture ARQ tançait en 2000 avec la contribution de la compagnie BASF, un concours destiné à encourager l'excellence en architecture.Le prix de I 000 S a été divisé selon les volontés du jury entre quatre étudiants de deuxième année de l'école d'architecture de l'Université de Montréal pour qui le concours était réservé.Marianne Bérubé-Dufour s'est méritée le premier prix tandis que Louis Thellend obtenait la première mention, suivi de Laurie Marchand et d'Anick Marchand.Un forum d\u2019architecture Marianne bérubé-dufour atelier de design 4, Hiver 2000 L'objectif du projet visait à la création d'un lieu qui pourrait stimuler les relations entre les architectes et tous les acteurs qui interviennent sur le milieu bâti de la ville de Montréal.Un lieu qui trouverait aussi sa justification dans la relation qu\u2019il entretiendrait entre l'architecture et le public pour qui elle est conçue.Marianne Bérubé-Dufour a conçu une place publique totalement ouverte sur les rues St-Laurent et de Maisonneuve (endroit d'implantation du bâtiment), créant ainsi un lien direct avec les passants et les expositions qui leur sont destinées le long d'une circulation qui mène aux quais du métro situés sous le bâtiment.Une tour, accessible aux passants et traversant les espaces de travail, offre une véritable plate-forme d'observation en son sommet permettant au public une vue panoramique sur la ville.Le jury a noté la grande simplicité du projet dont la richesse spatiale est remarquable.Le projet, quoi que sous-développé dans son traitement, offre des possibilités évidentes et prometteuses.FFS f^ -///- AOÛT 2001 23 LE CONCOURS BASF/ARQ DEUXIÈME PRIX UN FORUM D\u2019ARCHITECTURE Louis Thellend Atelier de design 4, Hiver 2000 Louis Thellend, dans son analyse du site, a noté la position limite du projet par rapport à deux situations dans la ville : celle d'un lieu-symbole culturel (la Place des Arts) et celle plus populaire d'un développement d'habitations à loyers modiques (les habitations Jeanne-Mance).Pour lui, cette dualité devient le catalyseur d'une nouvelle dynamique dans le tissus urbain.Son projet s'est donc développé en réponse à ces deux constats qui sont, selon son expression, «le bâti de base » repris dans trois prismes rectangulaires et la «monumentalité » loppement architectural du projet et une assez grande maîtrise de son langage.La spatialité intérieur-extérieur du projet le rend convivial, ce qui répond à une des plus importantes prémisses du programme.DE MAISONNEUVE 0 0 0 o o o 0 0 0 0 0 0 O 0 Ô Ô u U ü O O ù ô représentée par un\ti énorme bloc désaxé.La\t conjugaison de ces\tr éléments créant une\tI !\" nouvelle vitrine sur\t1 1 l'histoire du lieu.\t1 H Le jury a pu consta-\tI 1 ter la qualité du déve-\t1 \\- 24 NzLW \\1/ M/ \\LW\\j/ iLi\\.ssssasü S IK'BI IM»ü 91 BUIS 1 yÉâ mmwiïêm » HBI tm iiïBii'ïîS ]»/ æ SfS \u2014 üssst\u2019 ï«ii ARQ, LA REVUE D'ARCHITECTURE 502299 Fiberock.vaut plus que son pesant d\u2019or Le revêtement Fiberockmd avec Aqua-Toughmc réduit les coûts du produit installé jusqu\u2019à 60 ê par pi2*.Un autre avantage que la concurrence ne peut offrir! 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