ARQ, 1 novembre 2005, Novembre
[" r .JB ¦ ¦ .v \\V.UiUvXjpX-Wy ¦ 1 ¦ : .' ARCHITECTURE-QUEBEC .\u2022' ' '¦ RÉCENTE DANS LE CENTRE ET LEST DU QUEBEC ARCHITECTURE If\tajr Marque déposée de Marvin Windows and Doors ÉDITORIAL Varchitecture au croisement de Vintervention, des débats et des connaissances ÉMILIEN VACHON, ARCHITECTE, DIRECTEUR DE L'ÉCOLE D'ARCHITECTURE DE L'UNIVERSITÉ LAVAL Lorsque l'éditeur de ARQ a répondu à l'offre de l'École d'architecture de l'Université Laval de prendre en charge le contenu du présent numéro, nous l'avons assuré de la poursuite des objectifs suivants : d'abord, mettre l'accent sur des projets d'architecture réalisés dans l'est du Québec, et ensuite faire connaître l'essentiel des programmes de formation de l'École d'architecture de l'Université Laval.L'initiative n'était pas totalement désintéressée, puisqu'en même temps que la publication remplit son rôle de diffusion, elle se prête à la consolidation d'une des missions prioritaires des écoles d'architecture, soit d'améliorer chez leurs étudiants la connaissance du milieu bâti dans toutes les régions et sous toutes ses formes.On le sait, l'évolution de l'architecture est intimement liée à celle des individus, des villes et des paysages.À chaque période historique correspondent des états de l'architecture dont on tire, encore aujourd'hui, un apprentissage précieux.De l'abri au temple, de la terre battue à l'acier, ils témoignent du chemin parcouru et permettent d'entrevoir l'avenir.Ici comme ailleurs, dans ses grandes œuvres comme dans ses plus modestes, l'architecture nous interpelle et nous questionne sans cesse.Tout à la fois, elle nous distingue, nous caractérise et nous oriente; à vrai dire, l'architecture nous façonne peut-être plus que nous ne la façonnons.Son silence réclame qu'on parle d'elle, qu'on la rappelle à notre mémoire, qu'on la rétablisse dans notre devenir tout autant que dans notre quotidien.Il paraît nécessaire de réaffirmer, de peur de les oublier, les vœux d'une union pourtant déjà mille fois consommée.De la publier en tout ou en partie, de façon franche, ouverte et respectueuse, amène à réaffirmer la pertinence de l'architecture en tant qu'objet d'enseignement, de réflexion et de débat public, en même temps qu'à former et à sensibiliser un nombre croissant de citoyens à la qualité architecturale.D'où l'importance prépondérante d\u2019une revue comme ARQ dont la mission apparaît fondée sur: ¦\tune volonté de mettre l'architecture à l'avant-scène pour discuter de sa valeur intrinsèque tout comme de sa contribution à nos sociétés; ¦\tun engagement dans la diffusion et l'avancement des connaissances dans toutes les sphères de la discipline et dans toutes les régions du Québec et d'ailleurs; ¦\tun apport à la promotion et au développement d'une véritable culture du concours d'architecture, en particulier lors de commandes publiques; ¦\tune action éminemment positive sur l'émulation et les échanges entre les milieux d'enseignement, les milieux de recherche et les milieux de pratique.Les travaux réalisés pour mener à bien cette publication nous ont par ailleurs permis de découvrir d'autres axes de collaboration, au plan de la recherche universitaire telle que menée dans nos écoles d'architecture.À cet égard, je connais plusieurs exemples de très grand intérêt, qui arriment connaissance et intervention et qui n'attentent qu'une occasion d'être diffusés hors des murs de leurs institutions respectives.Nous en esquissons plusieurs exemples dans ce numéro en espérant y consacrer plus de place dans un numéro subséquent.Je désire remercier bien sincèrement Monsieur Pierre Boyer-Mercier pour la confiance qu'il nous a témoignée ainsi que le professeur Jacques White qui a accepté de coordonner le contenu du présent numéro et d'écrire un texte synthèse sur l'état de l'architecture dans l'est du Québec.Je remercie également Messieurs Denis Lemieux et Gilles Prud'homme ainsi que les professeurs et étudiants qui y ont apporté leur collaboration. \t il* Recycle a 95 %.Ça c\u2019est vert mur à mur.Tous les produits FlBEROCK ont un contenu recyclé à 95 %.En plus d\u2019offrir une protection contre l\u2019humidité et une très grande résistance aux chocs, ils vous permettent de spécifier également des produits aux grandes qualités écologiques.Pour tout renseignement, visitez le site www.cgcinc.com.UNE SOCIETE DE USE ©2005.CGC Inc. recherche-création à VÉcole d'architecture de l'Université Laval Myriam Blais DIRECTRICE DES PROGRAMMES DE BACCALAURÉAT ET DE MAÎTRISE EN ARCHITECTURE À l'automne 2001, dans la foulée d'une reconfiguration des programmes professionnels en architecture qui a touché l'ensemble du Québec, l'École d'architecture de l\u2019Université Laval lançait ses nouveaux programmes de baccalauréat et de maîtrise en architecture, ce dernier conférant désormais le seul diplôme d'accès à la profession d'architecte.Alors que la formation au baccalauréat permet toujours l'acquisition des savoirs de base en architecture, la création du programme de maîtrise en architecture a été l'occasion, pour l'École, de prendre position dans les débats qui touchent actuellement la profession et de participer activement aux nouveaux défis auxquels elle est maintenant confrontée.En effet, le programme de maîtrise a été principalement conçu et articulé autour de « concentrations » qui placent l'enseignement et la recherche dont il est en grande partie issu au cœur des débats et des motivations importants pour la pratique de l'architecture, pour la réflexion sur la discipline et pour la préparation adéquate de la relève.Chacune de ces concentrations, dont la mission et les objectifs sont présentés (et illustrés) plus loin, contribue, à divers titres, à former des architectes sensibles aux enjeux de la profession, aux situations ou problèmes nouveaux et à l'évolution des besoins et aspirations de la société.Les activités pédagogiques qui leur sont associées, tant en termes de réflexion théorique et de méthodes que de projets architecturaux ou urbains (pour la plupart soumis par différents milieux ou qui leur sont utiles), sont à l'exemple des défis et enjeux qui sont susceptibles d'interpeller les futurs architectes.Ils seront alors en mesure d\u2019y répondre de manière responsable, appropriée et novatrice, avec pertinence et créativité, tout au cours de leur vie professionnelle.CONSTRUCTION ET DESIGN Jacques White, Richard Pleau, Myriam Blais, Gilles Tremblay, Émilien Vachon L'utilisation innovatrice des techniques et matériaux courants, ainsi que les applications de nouveaux matériaux et de nouvelles technologies dans le projet d'architecture, constituent les principaux défis de la concentration Construction et design.L'atelier de design architectural qui y participe, et que l'on dit tour à tour « d'incubation d'idées constructives » ou « de création tectonique», s'intéresse particulièrement aux rapports entre idées, images et réalités matérielles dans le projet d'architecture et que l'on souhaite associer à l'ingéniosité et à l'intelligence du geste constructif.En permettant d'explorer la valeur expressive et le potentiel constructif et de design des matériaux et des systèmes du bâtiment (structure, enveloppe, mécanique, etc.), notamment dans les bâtiments à grande portée ou qui sollicitent particulièrement la capacité d'innover des architectes, les thèmes proposés aux étudiants les amènent également à concevoir un projet en vue de sa construction et à préparer les documents d'accompagnement requis.Les projets qu'ils ont ainsi produits se sont tous avérés particulièrement convaincants aux plans de l'expression et de la résolution technique.Différentes éditions de cet atelier ont ainsi porté sur des matériaux précis imposés (le béton fi b ré à haute performance, le bois) ou sur des systèmes (les profilés tubulaires en acier dans un projet d'aérogare pour la Ville de Québec, la maçonnerie dans un projet de centre de recherche sur la maçonnerie sur le campus de l'Université Laval).Projet : Centre de recherche sur la maçonnerie sur le campus de L'université Laval.Étudiants : Régis Lechasseur et Guillaume Marcoux mmmni xkïn uni ii miAiNi ¦ aunt i xii mi mu PROGRAMMATION ET DESIGN Carole Després, Denise Piché, Geneviève Vachon, Jacques White Le rôle fondamental que joue la programmation dans la détermination de la relation du corps à l'espace, de l'expérience humaine et de la qualité de l'environnement bâti repose grandement sur l'identification des différents enjeux humains, organisationnels, environnementaux, culturels et temporels d'un projet.Au-delà de l'évaluation fonctionnelle ou de l'élaboration de normes prescriptives, toute nouvelle commande - et spécialement celle qui se soucie des besoins émergents en matière d'environnement bâti- est abordée de manière dynamique : les milieux de vie sont ainsi pensés et conçus en anticipant l'évolution rapide des besoins et des aspirations sociales et en considérant l'adaptation ou la transformation innovante des types architecturaux en fonction de ces besoins et aspirations.À cet égard, la formation théorique et pratique offerte en programmation et design, tout en répondant à l'urgence et à l'importance de telles considérations, privilégie l'intégration du traitement dynamique de l'information, de la participation active de divers intervenants des milieux étudiés et de la recherche de consensus.Pour agir de façon appropriée dans des domaines aussi complexes que le sont, par exemple, les lieux de soins et services de santé, les futurs architectes sont appelés à développer une solide expertise en méthodes avancées de programmation et d'évaluation architecturales.AMBIANCES PHYSIQUES ET DESIGN Claude Demers, Marie-Claude Dubois, André Potvin En amont de toute démarche ou recherche architecturale et urbaine motivée par le développement durable se trouve la nature, élément fondamental et omniprésent du projet.Une forme d'expression qui unit l'être humain et la nature permet la création d'un paysage signifiant qui accueille ainsi de grandes possibilités d'interprétation symbolique et poétique.La dynamique cyclique de l'environnement naturel, en termes de matière et d'énergie, constitue donc une source d'inspiration pour faire redécouvrir le sens du lieu et créer des environnements stimulants, originaux et fonctionnels à la fois.Ces environnements, en réponse au défi posé par le développement durable, consistent essentiellement en une adéquation environnement/santé/confort, ce que permet l'étude systémique des ambiances physiques thermiques, lumineuses et acoustiques.Puisque les stratégies dites bioclimatiques sont interdépendantes, l'approche systémique, ou le design intégré, permet d'optimiser la performance énergétique d'un projet, de même que la santé et le confort des occupants, tout en minimisant les impacts négatifs sur l'environnement en termes d'énergie et de ressources.Les ambiances physiques réfèrent donc aussi bien aux aspects quantitatifs (énergie, matière) que qualitatifs (perception du confort, bien-être) de l'environnement construit.C'est principalement par l'intérêt porté à l'enveloppe d'un bâtiment comme filtre entre l'intérieur et l'extérieur, afin de diminuer la consommation énergétique et d'optimiser le confort de l'usager, que les capacités créatrices des architectes sont particulièrement sollicitées : il s'agit d'abord de moduler cette interface par les variables de l'architecture puis d'intégrer, le cas échéant, des systèmes mécaniques.Le design intégré nécessite ainsi une investigation aux échelles urbaine (effets micro climatiques locaux), architecturale (organisation spatiale du bâtiment) et matérielle (propriétés physiques/environnementales des matériaux).: PROJETS DE CONSERVATION ET RESTAURATION Tania Martin, André Casault, François Dufaux, Gianpiero Moretti, Georges Teyssot, Jan B.Zwiejski L'élaboration de stratégies d'intervention et de projets de conservation, de mise en valeur et de transformation de bâtiments, d'ensembles bâtis et de paysages significatifs pour une collectivité met nécessairement en avant-plan les relations entre mémoire collective, valeurs et identité, à la lumière de cadres théoriques, conceptuels et méthodologiques variés.L'École et la Chaire de recherche du Canada sur le patrimoine religieux bâti se sont résolument engagées dans le débat actuel sur l'avenir du patrimoine religieux au Québec, spécialement par l'étude des grands ensembles con ventuels, à la recherche de propositions pour de nouveaux usages ou vocations ; une réflexion globale où chaque bâtiment, ainsi que l'ensemble institutionnel auquel il appartient, doivent trouver leur sens ensemble.L'ampleur et la complexité des ensembles conventuels en déshérence mettent ainsi les étudiants en situation de recherche et de réflexion critique fondées sur le projet d'intervention architecturale: développement de protocoles d'analyse et d'éva-Jpudep, luation des lieux à diverses échelles, programmation des nouveaux usages en étroite collaboration avec les communautés et les professionnels de divers ni-ftydim veaux de gouvernements, détermination des enjeux de conservation ou de transformation éventuelle.Les ensembles conventuels étudiés à ce jour ont été la résidence Mgr Lemay (Sœurs du Bon-Pasteur de itmCat »M( M porté Québec), l'église Saint-Charles de Limoilou et les cou- ggesdltsu vents des Capucins (Sœurs Servantes du Saint-Cœur de Marie) et le monastère de l'Hôtel-Dieu de Québec (Sœurs Augustines).li Midi «Ad» toetleri Centre de l'industrie et des métiers d'arts dans l'ensemble institutionnel et paroissial de l'église Saint-Charles de Limoilou Projet de Cari Pineau Com^unautè I II ,! Projet :ACSA /AISC Student design competition Student Union Building Étudiantes : Hélène Babineau et Valérie Gagné Programmation, relocalisation et aménagement du bloc opératoire, de la stérilisation et des unités de soins intensifs de l'Hôpital Laval Concepteurs: Jean Aspirot, Étienne Boudreault-Sauvageau Julie Foster, Émilie Turgeon et Stéphane Vaillancourt-Lapointe ?Localisation des services Réaménagement du bloc opératoire 1 I ï } 1 Industrie Ltm J: ' vvM I y il, -V Iv .y SUâ Affirmation du plateau technique du pavillon central Regroupement des services connexes au bloc opératoire Etages untts de soins| Hospitalisations Stérilisation Bloc opératoire Imagerie Accueil U5I pneumologie ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC I NOVEMBRE 2005 ¦ ¦ .« ¦ : - ¦ 1 I :: \"T: : :¦ DESIGN URBAIN Gianpiero Moretti, Geneviève Vachon, Denise Piché, Carole Després, Jan B.Zwiejski Comme discipline, le design urbain occupe la charnière entre l'architecture et l'aménagement du territoire.En s'intéressant à la fois à la face publique et urbaine de l'architecture et à l'espace physique de la planification du territoire, le design urbain est voué à la création et au contrôle des formes de la ville, de même qu'à l'aménagement qualitatif des milieux de vie et des espaces publics collectifs.Dans cette optique, les projets de planification urbaine auxquels l'École et ses étudiants se consacrent sont particulièrement motivés par la recherche de solutions consensuelles, avec les collectivités impliquées, dans un contexte de travail réellement interdisciplinaire et participatif.En misant sur le développement d'attitudes responsables à l'égard des dynamiques culturelles et sociales, du développement durable, de la création de collectivités viables et des processus participatifs d'aménagement du territoire, cette concentration en design urbain préparent les futurs architectes à relever des défis importants.Il pourra s'agir, d'une part, de problèmes complexes de requalification de milieux urbains existants aussi bien que de situations de développement d'ensembles nouveaux et, d'autre part, d'investiguer les nouveaux territoires du design urbain.Ceux-ci sont désormais extrêmement diversifiés: au-delà de la ville, des quartiers périphériques anciens et des banlieues, une attention est maintenant portée aux milieux ruraux et villageois (les paysages dits « rurbains ») pour lesquels il est pressant de développer des méthodes d'analyse et d'intervention qui tiennent compte de leurs caractères identitaires.Au cours des dernières années, les projets proposés aux étudiants ont été la requalification des banlieues de première couronne de Québec, le réaménagement du campus de l'Université Laval et de ses espaces publics et le réaménagement de l'entrée de la ville de Sainte-Foy par l'autoroute Du Vallon.V.'v.\u2019w'W,',.HHI ippll wmmm :.¦ HABITATS ET CULTURES André Casault, Carole Després, Denise Piché, Myriam Blais, André Potvin, Georges Teyssot La connaissance des facteurs culturels qui caractérisent les rapports entre une communauté et son territoire est à la base d'une bonne compréhension des approches et des valeurs qui supportent une véritable sensibilité interculturelle et une réelle coopération internationale.Si la mondialisation actuelle offre toutes sortes d'opportunités aux architectes curieux d'autrui, leur implication sensible est d'autant plus importante et nécessaire dans ces pays et régions dits « en développement », là où les milieux et les conditions de vie de populations économiquement défavorisées sont souvent précaires, en raison de diverses pressions démographiques ou environnementales.Dans cette optique, les étudiants sont invités à se familiariser avec des milieux socioculturels qu'ils connaissent en général très peu et à se placer en situation de découverte intellectuellement stimulante, d'observation active et d'écoute sensible.Ils sont ainsi appelés à participer, de façon responsable et appropriée, à la transformation et à l'amélioration de milieux de vie précaires, dans une perspective de développement durable (tant sur les pians culturel qu'écologique).Par la même occasion, les futurs architectes développent aussi des affinités particulières pour la compréhension de différents modes d'appropriation et d'occupation de l'espace, de même que des relations entre les formes bâties, les pratiques culturelles en mouvement et les dimensions temporelles et collectives de l'architecture.Ces six concentrations, soulignons-le, sont étroitement liées aux différents domaines de recherche des professeurs de l'École qui en sont responsables et aussi, par la même occasion, aux préoccupations et aspirations de divers milieux avec qui l'École contribue régulièrement au développement de nouvelles connaissances.Parles types de projets et de réflexion qu'elles mettent en jeu, ces concentrations interpellent déjà la pratique de l'architecture et les étudiants qui y évoluent préparent ainsi autant leur avenir que celui de la profession., ¦ ¦¦¦ l'v Projet pour Hanoi de Maxime Rousseau et Guillaume Marcoux Proposition de requalification du campus de l'Université Laval Projet de Frédéric Bilodeau, Marie-Louise Germain, Jérôme Hardy et Olivier Vallerand En tant qu'architecte, quand vous spécifiez l'isolant ROSE d'Owens Corning, vous planifiez plus qu'un édifice pour quelqu'un, vous planifiez l\u2019avenir de tous.Renseignez-vous auprès de l\u2019institut environnemental GREENGUARD.Cet organisme indépendant très respecté a certifié que les produits isolants ROSE d'Owens Corning rencontrent les normes les plus rigoureuses concernant la qualité de l\u2019air intérieur.Et ce n\u2019est pas tout, les isolants FIBERGLAS® ROSE contiennent plus de 60 % de verre recyclé.Une gamme complète de produits complémentaires, comprenant les revêtements isolants CodeBord® et les matelas insonorisants Quiétude®, peuvent être combinés afin de créer des édifices qui allient efficacité énergétique et acoustique performante, et ce, aux plus hauts standards.Dans un monde de plus en plus préoccupé de son avenir il est payant de penser ROSE aujourd\u2019hui./ Owens Corning MIEUX VIVRE GRÂCE À L'INNOVATION' QUÉBEC (9 yil > CONSOMMER www.owenscorning.ca I 800 438-7465 LA PANTHÈRE ROSEMC & © 1964-2005 Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc.Tous droits réservés.La couleur ROSE est une marque déposée d'Owens Corning Canada inc.Le contenu recyclé de 60 % s'applique uniquement aux isolants Fiberglas® ROSE canadiens.Le logo GREENGUARD Qualité de l'air des locaux certifiée est déposé au U.S.Pat &TM Office.© 2005 Owens Corning Canada inc.Tous droits réservés.: - . Architecture récente dans le centre et l\u2019est du Québec Repères et réflexions Jacques White Au contraire des projets d'architecture réalisés à Montréal et en périphérie immédiate, les projets qui prennent racine en régions, éloignés des zones de concentration des agences et généralement dispersés sur un très large territoire, sont habituellement moins connus des architectes.Par ce numéro, nous avons voulu faire connaître des projets récemment réalisés sur des territoires moins visités et qui méritent attention.La limite géographique que nous avons établie n'a pas d'autre utilité que de cerner un secteur moins couvert dans les dernières éditions d'ARQ, soit le centre et l'est du Québec1.Nous n'avions pas a priori la prétention de définir une identité régionale autour de ces projets.D'une part, l'espace disponible d'un seul numéro d'ARQ n'aurait pas suffi.D'autre part, la notion même d'identité régionale est sans doute devenue obsolète avec la perte de vitesse, il y a quelques temps déjà, du mouvement du régionalisme critique qui lui est naturellement associé.RÉGIONS ET RÉGIONALISME : UNE ASSOCIATION NATURELLE À RECTIFIER Le régionalisme critique, mouvement propulsé par les écrits de l'historien Kenneth Frampton vers la fin des années 1980, a en effet montré ses limites après avoir fait l'objet d'un fort engouement à l'échelle mondiale (incluant le Québec) dans les années 1990, notamment parce qu'il a souvent conduit à caricaturer les attributs des régions en les réduisant à quelques références surexploitées, en niant la variabilité de leurs limites et, surtout, en négligeant la richesse de leur hétérogénéité2.La résistance qu'il proposait aux excès du modernisme et du postmodernisme a d'ailleurs moins de pertinence aujourd'hui avec la mutation de ces mouvements vers d'autres domaines de préoccupation et d'autres possibilités propres au XXIe siècle.Il reste toutefois que l'on peut encore trouver au Québec de trop nombreux exemples de projets qui témoignent d'une insensibilité au milieu d'accueil ou de visions passéistes et qui justifieraient, par moment, un retour aux apprentissages que nous a légués ce mouvement.L'appel de candidature que nous avons lancé nous apprend déjà deux choses sur les architectes qui exercent dans la zone visée par ce numéro et qu'il vaut la peine de souligner.D'abord, les sensibilités territoriales restent apparemment vives chez les architectes qui pratiquent loin des grands centres.La défense du territoire d'exercice, d'un point de vue géographique comme des pratiques représentées, s'exprime toujours avec intensité3.Ensuite, les architectes sont assez peu nombreux à répondre à l'appel d'une publication sur l'architecture à l'est de Montréal, qui couvre tout de même un immense territoire.Certains portent sans doute un regard sévère sur leur propre production qui n'est pas destinée à la publication, mais qui trouve son sens au quotidien sur le terrain.D'autres cherchent au contraire à défendre ouvertement leur production en attribuant son mérite à des conditions de pratique exigeantes et contraignantes, ce qui ne saurait toutefois être propre aux régions.D'ailleurs, la qualité des pratiques et celle des objets qu'elles produisent sont deux choses bien différentes qu'il faut savoir distinguer4.DES MISSIONNAIRES EN TERRITOIRE SÉCULIER Il faut néanmoins reconnaître que les conditions de pratique en régions, notamment en régions éloignées, peuvent présenter certaines particularités qui expliquent en partie celles de l'architecture qui y est produite.Les projets ambitieux, ceux qui offrent un minimum de territoire ouvert à l'innovation par leur gabarit, leur budget, leur programme ou les aspirations du client, s'y font plus rares et plus modestes que dans les villes centres.Les corps de métiers n'y ont pas une expertise comparable.Les possibilités offertes aux architectes s'en trouvent d'autant limitées.Certains milieux \u2014 cela inclut probablement la ville de Québec, il faut bien le confesser \u2014 sont en outre réputés pour le conservatisme de leur population et de leurs institutions qui, sans empêcher l'innovation en soi, finit par en décourager la quête.Cela a probablement à voir avec la taille et l'isolement d'une ville : on s'émeut moins de l'étrangeté d'un projet (comme d'une personne) à New York qu'à Montréal, moins à Montréal qu'à Québec et moins à Québec qu'en Gaspésie.Dans un petit milieu s'exprime souvent une plus forte adhésion aux modèles connus et reconnus qui, paradoxalement, sont moins variés dans l'imaginaire collectif, notamment par manque de précédents à côtoyer au quotidien, à l'inverse des grands centres où de nombreux projets remarquables polarisent l'attention, construisent un corpus de référence riche et diversifié et catalysent l'émergence d'idées nouvelles.Les donneurs d'ouvrage et les décideurs des régions détiennent eux-mêmes, pour la plupart, une vision fortement tronquée de l'ensemble des options envisageables pour un projet, limitant la plupart du temps l'éventail des possibilités à ce qu'ils connaissent de leur entourage.Trouver un client réceptif à la recherche d'innovation architecturale et ouvert aux possibilités qui débordent de son propre cadre de référence relève souvent de l'exploit en régions.Les dimensions utilitaires, politiques et économiques du projet sont d'ailleurs rarement dépassées dans l'énoncé des besoins qui le fondent.En outre, le travail de l'architecte se résume généralement, dans la perception des donneurs d'ouvrage, à prendre en charge la spécification technique requise pour construire l'immeuble, à en composer les façades et à en choisir les couleurs5.Les dimensions sociale, culturelle, écologique et expérientielle, pour ne citer que celles-là, sont plus souvent qu'autrement évacuées Bibliothèque de Charlesbourg ¦g * * \u2022 \u2022 -aïs*.K * < \u2019 i par Croft Pelletier Maison du Docteur Frenette à Causapscal par Boudreau Fortier Musée des Abénakis par Pierre Thibault ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC ! NOVEMBRE 2005 des enjeux entendus d'un projet d'architecture.Dans ce contexte, pour pouvoir transcender une telle vision réductrice du projet et du rôle qu'y jouent les architectes, ceux-ci doivent détenir, promouvoir et défendre eux-mêmes des ambitions qui ne font habituellement pas partie de la commande.Ceux qui réussissent à produire des projets remarquables se chargent délibérément d'une mission supplémentaire à laquelle ils croient fermement et qu'ils font dans certains cas évoluer d'un projet à l'autre, en essayant tant bien que mal de créer les conditions favorables pour y parvenir6.Ils savent dénicher ou « former » sur place des partenaires complices, avec qui ils cheminent en étroite collaboration et avec qui ils défendent une cause qui devient commune, non pas dans l'unique intérêt du donneur d'ouvrage ou dans un prétendu intérêt supérieur qui serait propre à la communauté des architectes, mais dans un intérêt partagé au bénéfice d'une collectivité qu'il s'agit de servir.Là où la qualité prend racine, c'est souvent quand le client et l'architecte, conjointement, cherchent à produire une oeuvre qui devienne exemplaire.C'est ici que la publication prend le relais : elle aide de telles œuvres à sortir de l'anonymat en-dehors de leur milieu d'adoption et les inscrit dans le débat collectif sur la manière de produire aujourd'hui, ici et ailleurs, une architecture contemporaine de qualité.Les projets publiés dans ce numéro sont de ceux-là.Du moins, leurs attributs témoignent d'un désir d'exemplarité.Ils vont de toute évidence au-delà de la simple réponse aux questions posées par la commande ou des vertus attendues d'un bon projet d'architecture.Ils traduisent des prises de position articulées et véhiculent des messages dont la portée dépasse les frontières des communautés où ils s'implantent.Certains sont le fruit d'un long parcours semé d'embûches qui a finalement conduit au succès grâce à une réceptivité réciproque, à une confiance mutuelle et une complicité inébranlable qu'ont su entretenir clients et architectes.Avec d'autres projets qui nous ont été soumis et qui ont dû rester sur la voie d'évitement par manque de place, ils offrent un panorama, partiel mais encourageant, des moyens que mettent en œuvre les architectes qui interviennent au centre et dans l'est du Québec pour contribuer à élever le niveau de la culture architecturale collective.Il est même possible, en dépit du nombre réduit de projets, de dégager les idées qu'ils promeuvent et qui trouvent souvent échos ailleurs dans le monde.nius loci et dans la manière d'y donner suite.Certains lisent d'abord dans un site d'intervention des traces patrimoniales qui invitent à ouvrir un nouveau chapitre d'une histoire en évolution, d'autres des paysages p: - bâtis ou naturels - dont les qualités attendent d'être \" mises en exergue par le projet, ou encore des forces tectoniques qu'il faut dompter en priorité.Certains prospectent d'entrée de jeu le corpus de contraintes du site ou celles qui sont le fruit de la volonté d'y inscrire le programme afin de déterminer celles qui seraient propres à fonder les premières décisions du projet.Autrement, le désordre du lieu peut être relevé et les architectes peuvent se sentir responsables d'imposer un nouvel ordre afin de contrer un développement jusque là anarchique.Dans pratiquement tous les cas, des conditions en place sont identifiées et priorisées par les architectes qui s'en servent comme point d'ignition de la conception.Or, une telle approche ne pourrait être directement associée à celle du régionalisme que prônait Frampton avec l'ambition de contribuer à l'expression d'une identité locale; elle s'apparente davantage à une « architecture de situation », comme celle que pratiquent, par exemple, les Patkau.À la lecture des textes que préparent les architectes, il semble bien que l'intuition plus qu'une quelconque démarche savamment orchestrée guide le regard et les choix qu'ils portent.Rares d'ailleurs sont les architectes qui décrivent leur production à partir d'idées inspirées d'auteurs ou d'approches externes au projet lui-même, beaucoup plus nombreux sont ceux qui en fondent l'explication sur des conditions en place qu'ils ont priorisées.00 puni* Abstraction i r®5 [ii'iîSü ft:: i1.\u2014 STS B® SC: Ssdup:;; lensomme «smm ^inspire le c:::: .¦; \" f.'i :;j\u2019: c \" En marge de cette propension à la requalification îxtafeitca du lieu par le projet dont il faut probablement se ré- tfapii jouir7, quelques architectes explorent de nouveaux eu territoires en renversant le sens du rapport du projet s iètêllstî UN RAPPORT AU LIEU QUI PREND RACINE ET SE DIVERSIFIE Commune à la majorité des projets qui nous ont été proposés, se trouve l'affirmation d'une volonté de les inscrire avec sensibilité dans leur milieu d'accueil et de les faire participer à l'expression de sa spécificité.Vestige des enseignements de Norbert-Schulz, suite logique des positions défendues par Frampton ou simple conséquence de la médiatisation de projets d'architecture qui colporte dans les agences des termes consacrés soumis au jeu des modes, la recherche de « requalification » du lieu par le projet ne constitue plus un trait distinctif, mais plutôt un trait devenu commun.Là où la distinction s'opère, c'est dans la diversité des regards que les architectes portent au ge- au lieu : plutôt que d'ajuster le projet à ce que le lieu présente comme spécificité, ils traduisent les qualités de lieux qu'ils affectionnent dans des projets qui ne s'y trouvent pas.La poésie des paysages du Bas-Saint-Laurent, notamment, a été saisie par les architectes Pierre Thibault et Croft Pelletier, également Saucier + Perrotte, qui y ont puisé, un moment ou l'autre, une partie de leur inspiration pour des projets situés à l'extérieur de cette région8.La force tranquille de l'horizon, la limite franche mais mystérieuse des caps lointains dont on ne perçoit à distance que la silhouette et le fantomatique reflet dans l'eau, la va riation des conditions atmosphériques qui provoque celle des couleurs, des odeurs et des sensations tacti les, l'imbrication des échelles du petit à l'immense et du proche au lointain, tout cela, ces architectes l'ont compris, peut être recomposé ailleurs et autrement par des dispositifs qui mettent en évidence les effets des objets, non les objets eux-mêmes.Les attributs d'un lieu ne sont ainsi plus que des qualités à capturei par une ouverture bien placée ou à révéler par une| manière de poser le bâtiment au sol, mais devien nent les ingrédients de nouvelles interprétations ei d'expériences renouvelées.Une telle stratégie n'es pas dénué d'intérêt : elle confirme que le rappor du projet à l'environnement peut avantageusemem dépasser le niveau de l'intégration ou de la requalifi cation et elle offre de nouvelles possibilités aux archill mmmm htetn MflU Mil1:: I I [tiû(13(^l tectes pour manipuler la forme, l'espace et la matière afin de constituer des environnements plus riches et stimulants.La poésie régionale devient ainsi exportable, même en ville, alors que l'on pourrait croire que les idées et les langages qui servent à composer l'architecture migrent inexorablement des villes aux régions.éti!s| IfipOKÜ h «y y 5 ce*: tiiiï&t 1 A DISTANCE DE CERTAINS MOUVEMENTS INTERNATIONAUX L'abstraction de la forme, l'effacement des composantes du bâtiment et la dissolution des références au profit des perceptions, que se plaisent à explorer de nombreux architectes d'outre-mer (comme Nouvel, Herzog & de Meuron, Diller + Scofidio, Koolhaas, Holl et Ito) et plus récemment quelques architectes montréalais (comme Saucier + Perrotte, Saia Barba-rese Topouzanov, Lapointe Magne, Hal Ingberg), ne semblent pas avoir encore touché la production du centre et de l'est du Québec.Aucun projet ne cherche apparemment à brouiller les limites de la perception par la manipulation de la lumière sur des surfaces qui s'effacent ou à reconsidérer la lecture des composantes du projet pour en modifier la représentation.Nous n'en sommes pas non plus à tirer profit des technologies récentes pour construire des environnements qu'inspire le virtuel, comme dans d'autres milieux généralement plus riches et plus avancés au plan technologique, il faut bien l'avouer.Au contraire, les dessins informatisés des projets produits ici tradui-sent encore un engouement pour le réalisme alors qu'ailleurs, on cherche maintenant à manipuler le réel pour produire des effets quasi-virtuels.Cela est tout à fait compréhensible considérant les conditions des pratiques en région dont il était question auparavant, mais on pourra probablement assister, sous peu, à de telles tentatives.La Réserve muséale à Québec par Pierre Thibault et l'agrandissement du complexe St-Vincent-de-Paul à Sherbrooke, par Cimaise architectes, vont déjà dans ce sens.L'approche organique ne semble pas davantage que la précédente s'exprimer au centre et à l'est du Québec.Ici, peu de formes inspirées des lois naturelles, peu de remises en question des plans droits et de l'orthogonalité, pas de « blobs » ni de formes libres.Les motivations à la base de ce mouvement devenu exubérant dans sa production, mais hermétique dans sa réflexion, n'ont pas souvent été bien comprises, comme en témoignent ailleurs de nombreuses tentatives ratées de copier Gehry, Coop-Himmelb(l)au, Ha-did ou Libeskind.Il faut probablement se réjouir que le territoire québécois ait été épargné de cela, constatant l'impertinence et la superficialité de quelques interventions grotesques en ce sens, principalement commerciales, qui l'ont tout de même marqué9.Les approches minimalistes et supermodernistes, dont on trouve de nombreux exemples récents dans le monde en régions éloignées, ne trouvent pas ici .; 3i davantage d'adeptes que les précédentes.Vraisemblablement, des voies plus traditionnelles sont préférées ou considérées comme seules envisageables.Peut-être le temps et les honoraires réduits dont disposent les architectes d'ici, de même que le faible niveau technologique, découragent-ils de telles ten- wjetsq* idu6as-S# sum leitSam u foute* dirts si» tn*n tatives.Complexe Saint-Vincent-de-Paul par Cimaise photo Stéphane Lemire Réserve Muséale par Pierre Thibault Photo Idra Labrie -f^v- ' Centre biotechnologique de Sherbrooke par Cimaise photo Stéphane Lemire Coop Vivre en ville par Martin Brière Hôtel de ville de Baie-Saint-Paul par Anne Carrier Édifice Desharnais par Côté Chabot Morel photo Yan Laplante ¦ s elk P» jiiddifW pgfsâcontr tac# P» (K toi#1 nepoi UipÉII krauilssin irtesM B PKI IWIIONU UN INTÉRÊT MARQUÉ POUR LA TECTONIQUE L'approche tectonique, par contre, a apparemment le vent dans les voiles.Elle est d'ailleurs un trait commun à plusieurs ténors influents de l'architecture canadienne (Diamond, Kuwabara Payne McKenna Blumberg, Hariri Pontarini, Patkau, Shim Sutcliffe, Teeple, etc.).Plus accessible à la moyenne des praticiens, très médiatisée, éminemment compatible avec l'inévitable stratification qu'imposent au Québec une structure squelettique et une enveloppe formée de couches superposées, l'approche tectonique continue de voir se multiplier ses adeptes alors que le cercle de ses initiateurs et penseurs demeure très restreint.Elle provoque des glissements et des dislocations des composantes du bâtiment, encourage la distinction et la dissociation des éléments porteurs et des éléments portés, fait naître des filtres qui révèlent partiellement ce qui se trouve derrière et, en termes plus généraux, encourage l'architecte à exhiber les nécessités constructives dans un jeu d'expression par lequel un langage est créé.Les principaux défis associés à l'adoption d'une telle approche pour le projet sont l'économie de moyens, le maintien d'une efficacité technique acceptable, la finesse des composantes que requiert l'élégance, et, surtout, la synthèse et la retenue nécessaires pour assurer la clarté de l'expression.Il est en effet facile - et fréquent - de tomber dans le piège de la surenchère et de la gesticulation dans le registre tectonique.Plusieurs architectes qui interviennent dans le centre et l'est du Québec réussissent manifestement à bien se tirer d'affaires en créant un vocabulaire et en développant une expertise qui semblent se bonifier avec le temps.Il est d'ailleurs remarquable que des projets à petit budget fassent partie de ceux qui font la démonstration la plus éloquente des potentialités de l'approche tectonique appliquée aux conditions sévères du Québec.Pour pouvoir composer ainsi le projet, les architectes doivent soupeser chaque décision, mesurer parcimonieusement chaque geste et s'imposer bien souvent d'importants sacrifices ailleurs.En outre, les matériaux utilisés sont souvent les plus pauvres disponibles, par exemple le béton brut, la tôle galvani-sée, le panneau de fibrociment et le bois de grade ^ inférieur.La perte de matériaux est gérée de manière r serrée et une modulation basée sur le standard définit fréquemment la trame.Les finis intérieurs sont parfois carrément escamotés dans certains espaces, ce qui permet d'exposer du coup ce qu'ils cachent ailleurs.Les assemblages sont conçus pour être réa lisés le plus simplement possible par le recours à des composantes de catalogue et à de l'équipement familier.Comme l'affirme l'architecte français Jacques lii ici aussi taies pi :ta ls «I SK?in outil de ' âei les m feplusrem; fce kfllèrsl létal» kGroupede ^Mstf femaleui Ferrier, la « stratégie du disponible » s'impose main- tenant d'elle-même dans la commande courante10 Certains architectes d'ici font preuve de grande in géniosité dans la conception des détails et finissent ; par ainsi créer, dans la contrainte qu'ils s'imposent eux-mêmes par choix ou par nécessité, de nouveaux] systèmes économiques que d'autres architectes récul pèrent par la suite11.En aval de la conception, le con trôle de la qualité des travaux de gros œuvre impose un suivi serré au chantier où les entrepreneurs sont parfois surpris et vite dépassés par les exigences des .ll^Pn rv>,. ™.\"C.-V.PParemmen «Haiti «fid Sudd :J I : .I .:| ittfelij t»COO[/ ¦ it,,-\u2014 \u2014\u2014¦ \u2014 \"\u201c1^ , .; .i-vi-V Jl-'mw.; Point d'ancrage du projet de revitalisation du Vieux-Charny, la construction de la bibliothèque et des locaux culturels vise à restructurer et dynamiser ce secteur situé au carrefour des rues des Églises, du Viaduc et Joseph-Hudon.D'une superficie d'environ 1700 m2, le nouveau bâtiment d'une architecture à la fois sobre et moderniste s'intégre à son environnement par sa volumétrie, ses ouvertures et le dialogue qu'il propose avec la rue, l'église et les bâtiments voisins.Le parvis de l'entrée principale en miroir à celui de l'église vient renforcer le lien entre ces deux lieux de rassemblement alors que la paroi intérieure angulée encadre la percée visuelle sur l'église et son clocher.Une véranda urbaine, largement fenestrée sur la rue des Églises caractérise le niveau supérieur qui abrite la bibliothèque tandis qu'au niveau inférieur, les locaux culturels s'ouvrent sur un jardin public aménagé à l'ouest du bâtiment, dans le prolongement visuel de la rue Joseph-Hudon.La transparence delà façade affirme avec dynamisme l'appartenance de la bibliothèque à l'espace collectif.Le lecteur devient observateur d'une muette animation urbaine et lui-même sujet d'observation des passants.Le choix des matériaux de parement reflète d'une part le souci d'une intégration discrète et durable au milieu et d'autre part la volonté d'utiliser ces matériaux de façon novatrice.Le clin de béton, généralement utilisé dans la construction résidentielle, est ici surdimensionné et ennoblit dans un assemblage distinctif.Quant au parement métallique, il est façonné de façon à rappeler les toitures des bâtiments institutionnels anciens.Chargé de projet Robert Boily (Anne Carrier architectes) Concepteurs principaux Robert Boily, Anne Carrier, Bryan Dubois, Jacques White Équipe de réalisation Robert Fortier, Raphaël Hamelin, André Lafrance, Caroline Ouellet, Vincent Paquet, Steve Sénéchal Ingénieurs en structure, mécanique, électricité PROJEX - MÉCONAIR CONSULTANTS Photos Charles Ferland Prix obtenu CORNICHE D'OR (GRAM, JUIN 2005) '.v.RUE DES GLISES, L VIS, SECTEUR CHARNY La bibliothèque et locaux culturels du secteur Charny PLAN D'IMPLANTATION Anne Carrier architectes 163030 i Eugèn Kedl Eugen Kedl CCNQ, Sandy Lebrun! mat Mf;d :al*E LOEWS LE CONCORDE oce COPIEZ ET IMPRIMEZ VITE ET BIEN! Océ, spécialiste de l'impression grand format est heureuse de vous présenter la TDS300, le premier système de la série TDS de copie/impression numérique.Dorénavant, vous pouvez copier et imprimer vite et bien.Disponible en version copieur/imprimante, l'Océ TDS300 produit rapidement des documents de haute qualité et ce, à des coûts inégalés.L'Océ TDS300 vous offre les avantages de qualité, fiabilité, productivité et de prix que vous recherchez.Océ-Canada Inc.4767, Levy - Ville St.Laurent (Québec) Sans frais: 1 -800-561 -3590 www.oce.ca ARQ, ARCHITECTURE-QUEBEC NOVEMBRE 2005 Depuis 10 ans Les immeubles brillent Partout autour de vous 0^ COMMISSION DE LA CAPITALE NATIONALE Québec E3 E3 E3 E3 Découvrez nos chambres au nouveau design, notre centre d'affaires, notre programme de fidélité, nos tarifs et forfaits avantageux.- rtit&S HP1 Reservez votre chambre au Loews, choisi chaîne d'hôtels numéro 1 dans la catégorie haut de gamme par les lecteurs du magazine Business Travel.LOEWS LE CONCORDE 3/a/t, ' fhamanU $ WWW (418)647-2222 \u2022 1 877 521-1591 www.loewsleconcorde.com ^1 m&X*._-Héi- Cedar Maize Sand Sierra I White Almond Acadia Country Red Pine Green Midnight Blue Mist Grey l Yellowstone Scotia Blue An LP Brand Sage Green 14 Pre-Finished Colors \u2022 16' Boards \u2022 Self-Aligning Spline \u2022 Authentic Cedar Grain \u2022 25-Year Substrate Limited Warranty \u2022 15-Year Finish Limited Warranty See limited warranty for complete details.Inspired by nature.Engineered by LP! 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(««jaUBMBpJBPI .PRODUCTION D'ARCHITECTES EN PRATIQUE PRIVÉE Le pôle d\u2019accueil touristique de Natashquan NATASHQUAN, CÔTE NORD Plan Croft Pelletier architectes ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC I NOVEMBRE 2005 Le projet répond au désir d'une communauté de mettre en valeur les éléments signifiants de son histoire et de son paysage.Ce programme comprend la création d'un pôle d'accueil, projet clé, servant d'amorce à un parcours piéton à travers les composantes naturelles, historiques et architecturales du dernier village de la côte nord accessible via la route.Le pôle se veut le point de départ et de convergence de l'activité touristique.À cet égard, son implantation à proximité de l'église, seul bâtiment aux dimensions plus imposantes du secteur, et sa relation avec le paysage ont influencé l'intervention.L'implantation est dictée à la fois par la lecture de l'environnement bâti, caractérisé par de petites constructions disposées aléatoirement, mais aussi par le souci de conserver, voir de mettre en valeur, les relations visuelles avec le site des Galets, situé sur une longue dune de sable au sud ouest de Natashquan, comprend un ensemble d'anciens entrepôts et ateliers autrefois réservés aux pêcheurs.Le projet se définit alors par le lieu, par son enracinement à une communauté, par ses références à l'histoire tant sociale qu'architecturale et par un milieu à la fois riche et austère.Ici, l'architecture devient élément porteur de mémoire et catalyseur d'un contexte.Sa simplicité permet une mise en perspective des composantes du lieu.Il encadre le site des galets, il projette le regard sur le golf du St-Laurent, il filtre la vue sur l'église ou contrôle celle sur le paysage bâti.Localisé à l'entrée du village, il se veut à la fois distinctif mais profondément ancré dans ce lieu de mémoire.Le projet interagit avec son environnement; il amène le visiteur à un questionnement sur les éléments signifiants se retrouvant dans ce milieu.Il se perçoit dès l'approche au village, sa coque de bois se projetant vers la mer.Le volume est simple et complexe, à la fois évocateur d'un passé maritime, à la fois érodé par le temps, et à la fois étrangement familier.Il est un marqueur du rapport de la communauté à la mer.Il ne s'agit pas seulement de répondre à un besoin d'espace mais de favoriser une découverte et un questionnement sur les références du lieu.La coque de bois se transforme en paroi pare-soleil, elle englobe l'espace d'exposition ainsi que la terrasse d'observation.Elle s'affirme et ce, malgré sa légèreté.Elle recouvre le bâtiment et donne une lecture différente selon l'angle d'approche ou le temps de la journée.Le soir venu, illuminée, la coque devient un point d'ancrage, subtil signal annonçant les activités se tenant au pôle.A travers elle, se laisse découvrir le volume principal du bâtiment d'accueil.La matérialité du pôle puise ses sources dans celles des bâtiments voisins, l'usage des assemblages de bois et des divers parements font échos à un lieu où le bâtit résulte de traditions, d'économie et de sobriété.Devenant lieu de découverte pour les visiteurs, le pôle est construit de manière à être lieu de rassemblement d'une communauté.Implantation Perspective Élévation ouest Chantier dtllS, U ttunstal ilelasécurté li irai ieonm law Cepfojetdemi woeprotegi pMieim «raitet fat du 1 .Espace d exposition 2.Accueil Chargé de projet\t Éric Pelletier\tb Concepteurs principaux\t Éric Pelletier\t RémiJrHovington\t \th .Équipe de réalisation\tN T Marie-Chantal Croft\t Éric Pelletier\t1 RêmiJr Hovington\t MEussa Allard\t Jocelyn Martel\t Ingénieurs\t- : Roche Maloney Desmeules Coût de construction\t \ts\tFi' 1; 250 000 $\t i\t¦ . I i \"\"ik pssia La réserve muséale de la Capitale Nationale PARC INDUSTRIEL DUBERGER, QUÉBEC DMG et Pierre Thibault, architecte LE PROGRAMME Il s'agit de réserves d'une superficie de 8 500 m2 pour le Musée du Québec et le Musée de la Civilisation.Il comprend les réserves, les ateliers, les espaces administratifs, un hall, la mécanique, un débarcadère et un stationnement avec des contraintes au niveau de la sécurité et de la conservation des œuvres.Le projet a fait l'objet d'une attention particulière pour rencontrer les besoins d'exposition, de conservation ainsi que les conditions de sécurité et de contrôle des circulations et des zones.LA FORME DU BÂTIMENT ET ORIENTATION :) Le bâtiment est orienté est-ouest afin d'offrir un meilleur accès au site et de protéger l'entrée et la ter-II rasse des vents dominants.LA CONSERVATION DE L'ÉNERGIE Ce projet demande un important contrôle climatique |j| afin de protéger les œuvres.Le fenêtrage a donc été concentré aux endroits où le personnel travaille, gé-i néreux à l'est et en bande au sud afin d'éviter la sur-Jd chauffe du bâtiment.LES MATÉRIAUX L L'ensemble de la structure du bâtiment est en béton.ÎLes murs et les cloisons sont en blocs de béton.Le parement est essentiellement constitué de revêtement métallique.LE CONCEPT Pour répondre aux besoins en terme d'espace, de fonctionnement, de sécurité, de possibilités d'agrandissement, d'étanchéité de l'enveloppe et de performance énergétique, nous avons organisé l'ensemble des fonctions en deux blocs distincts de hauteurs différentes qui sont séparés par un troisième volume où sont concentrées les circulations et la mécanique.Le glissement du petit volume par rapport à l'autre permet de positionner l'entrée des usagers, le débarcadère et le monte-charge de façon à ce qu'ils puissent desservir de part et d'autre les réserves de chacun des musées, ces dernières étant positionnées aux deux extrémités de la circulation.Ce geste permet également de libérer les vues pour les espaces administratifs et la réception qui se répartissent sur deux niveaux à l'extrémité du petit volume.Le triangle formé par la circulation principale, l'accès à partir du débarcadère et son prolongement vers la salle multifonction du Musée de la Civilisation permettra à long terme une expansion par la circulation principale et par la création d'un deuxième axe de circulation, perpendiculairement au premier, dans la suite logique du débarcadère.Rez-de-chaussée Client Société immobilière du Québec Chargé de projet Pierre Thibault Concepteurs principaux (architectes) : Pierre Thibault, architecte Vadim Siegel, architecte Katerine Mc Kinnon, b.arch Équipe de réalisation Vadim Siegel, architecte André Limoges, tech.Stéphane Landry, tech.Austin Métivier, architecte Hélène Fortin, architecte Charles Ferland, B.arch.Louise Newbury, tech.Ingénieurs en structure et génie civil : roche: Jean-Pierre Plamondon, ing.Gilles Samson, ing.Yvan St-Pierre, tech.Ing.mécanique et électrique SNCLAVALIN Jean Rochette, ing.Superficie 8 500 m2 PRODUCTION D'ARCHITECTES EN PRATIQUE PRIVÉE Le centre de transformation sur le bois^ouvré UNIVERSITÉ LAVAL, QUÉBEC Consortium les architectes Gauthier Gallienne Moisan Implantation Rez-de-chaussée Le Centre de transformation sur le bois ouvré (CTBO) de l'Université Laval a pour mission le développement et le raffinement de l'utilisation du bois dans l'industrie de la construction par la recherche intensive tant sur les matériaux bruts que sur les divers produits de finition.L'ensemble du bâtiment est conçu en bois afin d'en faire un exemple d'utilisation sans compromis de cette ressource.De plus, le projet a été optimisé en terme de développement durable et les choix environnementaux ont été validés à l'aide du système d'évaluation pour les bâtiments écologiques LEED tout au long du processus de conception.Projet d'agrandissement de la faculté de foresterie et de Géomatique de l'Université Laval, le CTBO couvre près de 7 400 m2, répartis sur deux niveaux et divisés essentiellement en deux secteurs : la zone d'enseignement et la zone des laboratoires légers et lourds.Le plan se développe sur la forme d'un «L» avec un grand entrepôt implanté indépendamment.Dans l'aile académique, les activités se développent au long d'une circulation ouverte sur deux niveaux, les pièces à plus forte concentration gravitant autour du hall d'entrée, encourageant les rencontres fortuites et réduisant l'isolation des chercheurs.L'aile consacrée à la recherche est elle même subdivisée en deux zones : celle des laboratoires lourds dont la hauteur libre est de 10 mètres et qui bénéficie d'un éclairage naturel assuré par une combinaison de puits de lumière en toiture et de fenêtres en partie haute des murs; celle des laboratoires dits légers, répartis sur les deux niveaux d'un volume plus étroit assurant une pénétration optimale d'éclairage naturel dans tous les locaux.La couleur grise du parement de bois extérieur a été retenue pour s'harmoniser avec celle de la pierre du bâtiment existant, le Pavillon Abitibi-Price.Seuls certains éléments structuraux de bois ont été soulignés par une couleur contrastante afin de les mettre en évidence.Le parement à clin est rythmé par de délicates insertions d'aluminium elles-mêmes modulées avec les éléments verticaux de la fenestration.Les généreuses ouvertures dans les murs extérieurs sont toutes occultées, soit par de grandes projections de toit, soit par des pare-soleil en verre givré qui contribuent à la dynamique des façades, soit par des toiles à enroulement.Un ensemble de stratégies bioclimatiques a été intégré au concept pour permettre aux utilisateurs un meilleur contrôle de leur environnement de travail et réduire la consommation d'énergie.L'orientation générale et la configuration du bâtiment ainsi que le choix de certains matériaux comme le Solarwall sur la façade ouest permettent d'optimiser les microclimats extérieurs, la ventilation et l'éclairage naturels, le refroidissement passif et le chauffage solaire passif.Le captage du rayonnement solaire direct et indirect gratuit et du spectre visible de la lumière naturelle ont été optimisés afin de réduire l'importante charge de chauffage et d'éclairage artificiel du bâtiment tout en minimisant les risques de surchauffes et d'éblouissement des usagers.Les occupants bénéficient d'éclairage naturel dans presque tous les espaces accessibles, incluant les circulations.La grande majorité des espaces occupés bénéficient de lignes de vues directes vers du vitrage donnant sur l'extérieur.De plus, tous les espaces de travail ont un facteur d'éclairage naturel minimal de 4 % ne nécessitant un éclairage artificiel que pour des tâches ponctuellles.Les utilisateurs ont également accès à des fenêtres ouvrantes à raison de 1 fenêtre / 10 m2.Des dispositifs de contrôle de débit d'air, température et éclairage pour chaque individu sont installés dans la plupart des espaces intérieurs.En plus des stratégies précitées, l'augmentation de la performance thermique de l'enveloppe combinée à une conception novatrice des systèmes mécaniques et de leurs contrôles a permis d'atteindre une économie potentielle dépassant 32% par rapport au bâtiment de référence standard.Dans la mesure du possible, des matériaux à émissions faibles ont été spécifiés afin de réduire la quantité de contaminants de l'air intérieur pouvant nuire à la santé et au confort des occupants.Toutes les peintures, enduits et adhésifs respectent les limites de COV et de composants chimiques établies par le programme choix environnemental et en détiennent la certification Eco-logo.L'utilisation du bois pour la charpente du bâtiment (en comparaison d'une charpente d'acier) permet une réduction de 40% de la consommation énergétique primaire globale (intrinsèque et opération) et une protection de la ressource eau par une réduction de l'indice de pollution de l'eau de l'ordre de 85%.Des réductions de pollution de l'air et du potentiel au réchauffement climatique de l'ordre de 25% constituent aussi un avantage environnemental important de la solution BOIS.ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC ! NOVEMBRE 2005 30 S\".Éiie ctelindi tantecharai Station Axonometrie u riant les® ices occupes îrsduvitraoe Elévation nord-ouest ¦A Élévation nord-est 11 n m P-m Élévation sud-est - -¦ Élévation sud-ouest Client: Université laval Architecture : équipe de conception Paul Gauthier, Michel Gallienne, Laurent Goulard, Alexandre Frenière, James Leeming Équipe de réalisation André Moisan, Jacques Michaud, Benoît Ruelland, Alain Goulet, Stéphan Matte, Michel Martineau, Geneviève Mainguy, France Dion Consultant: groupe de recherche en ambiance physiques (grap) Équipe de conception : André Potvin, Claude Demers, Hugues Boivin Ingénieur - structure : BPR inc Chargé de projet : Éric Boucher Concepteur : Dominic Fortin Ingénieur - mécanique/electricite CONSORTIUM CIMA/ GÉNIVAR Chargé de projet René Gingras (cima) Équipe de conception Éric Leclerc, Martin Ruel, Guy Breton, Réjean Lavoie, Marc Lafrance, J.M.Couture sœm Mi uii n îïi ii nil JJIIIHTI \"¦J NWJWofl^WiVf vî' \u2022 Choisissez-vous VRAIMENT la couleur de vos projets?Avec maxi Revêtement de fibrociment vous avez le choix Le revêtement de fibrociment Maxitile offre un éventail de couleurs illimité.Opaque, semi-transparente, en inventaire ou personnalisée, nous avons la couleur que vous voulez.Avec Maxitile, choisissez votre couleur de revêtement sans contrainte! Fier partenaire de: ©blason's ,U/ IHUH iJLJJLL ~ S3 r55»5»iH ¦ sn>B~utMi BBi BrrQMiHi'P üfflsiii, www.heavytimberwork.com 450.451.5678 ARQ, ARCHITECTURE-QUEBEC | NOVEMBRE 2005 HAMLET Charpenterie Traditionnelle - Heavy Timberwork ALUM ILEX 3425, boulevard Industriel, Montréal (Québec) HI H 5N9 t.514.955.41 35 \u2022 1.866.955.41 35 \u2022 www.alumilex.com CPA Verre structurel www.sdklbb.com 1751, rue Richardson www.cpaglass.com bureau 2120, Montréal (Québec) H3K IG6 Tél: (5 14) 938-5995 Fax: (514) 938-9470 Ingénieurs en structure, génie civil et verre structurel FIERS DE CONTRIBUER A UNE ARCHITECTURE DE QUALITE : \u2022 Ws?A Consortium Dan S.Hanganu + Proulx et Cyr, architectes PROPOSITION URBAINE : LA MISE EN FORME D'UN ESPACE PUBLIC MAJEUR |l_a géométrie des tracés urbains du centre-ville de Rimouski oriente l'installation |!de la Salle de spectacles.Sis au cœur du quartier institutionnel, le projet affirme une présence significative, par sa frontalité sur le Parc des Vétérans, et de par son lalignement avec les grandes institutions religieuses et culturelles que sont la Ca-ithédrale, le Musée régional et l'Institut Maritime.Ce nouvel équipement culturel Kcontribue à la continuité urbaine entre les secteurs est et ouest de la ville.Le projet jjs'ancre avec sensibilité avec le Centre Civique.À l'échelle urbaine s'établit une ar-Tchitecture de parcours en continuité avec les usages de la ville.La figure urbaine générée par la nouvelle Salle de spectacles de Rimouski s'appuie sur une qualification de lieux publics identifiables : L'esplanade, le parvis, le jardin de sculptures, l'agora, et la promenade exploitent les qualités intrinsèques de la ville.La topographie du lieu est mise à profit afin que s'installe la rencontre :i du paysage côtier avec le fleuve.Une esplanade, passant sous le grand plan vitré de la façade du projet, unifie les grands équipements urbains.Cet espace public change de statut selon sa localisation.À partir de l'est vers l'ouest, l'esplanade devient tour à tour terrasse, jardin de sculpture, et places du Musée et de l'Institut Maritime.Face à la Salle de spectacles un parvis, émergeant du foyer, se prolonge jusqu'au cœur du Parc des Vétérans.Lien entre le fleuve et la ville, ce lieu de rassemblements et de festivités s'intégre à la figure linéaire est-ouest du parc.La géométrie du parc, et des rues qui le bordent, ont été redessinés afin de redonner un b parvis à la Cathédrale, et d'intégrer la rue St-Germain au sein de la composition de l'espace public.Le soulèvement à l'horizontale du parc permettra éventuellement l'aménagement d'un stationnement protégé accessible depuis le boulevard René-Lepage.Ce plan minéral, par son horizontalité, repoussera la limite des perspec-visuelles jusqu'au fleuve St-Laurent.L'espace public deviendra visuellement au fleuve, tel qu'il l'était à l'origine.La circulation véhiculaire du boulevard s René-Lepage disparaîtra ainsi de la vue des passants.Une fontaine sans aucun (bassin, avec jeux d'eaux animés et brumisateur, s'intégrera à la surface même du parvis.LE CONCEPT ARCHITECTURAL : UN BIJOU DANS SON ÉCRIN La salle de spectacles et son foyer tiennent l'espace public, tandis que les espaces servants (espaces privés) - tels que les bureaux, salles de conférences, et les services à la scène - sont en continuité avec l'orientation du Centre Civique.L'opposition des deux trames du projet produit un espace inédit.Un atrium de double hauteur deviendra le lieu privilégié de rencontre des étudiants et des professeurs ;! du conservatoire, de l'école de danse et des usagers de la salle de spectacles.Cet espace de l'entre-deux agit à titre de zone interstitielle entre les lieux d'enseignement et de production, et le lieu de diffusion qu'est la salle de spectacles.Des représentations impromptues peuvent s'y tenir, avec la possibilité d'extension vers le toit terrasse.Ce projet autorise une grande flexibilité de pratiques spatiales.L'espace du foyer peut être aménagé de multiples façons, ceci afin de permettre la tenu d'événements d'échelles et de natures différentes.La disposition de l'espace est conçue de façon à permettre aussi une multitudes d'usages simultanément.Une circulation semi-publique contrôlée est prévue à l'étage afin de relier le foyer principal, les salles de conférence, l'atrium et ultimement le Centre Civique.Ceci permet d'éviter le passage, pour un public invité (VIP), par les espaces contiguës à la scène.Un toit terrasse, orienté vers le fleuve, est aussi dédié au salon corporatif.L'espace public du foyer concentre les prémices de base du projet : La croix spatiale est constituée de deux grands vecteurs d'orientation qui marquent le site; l'axe est-ouest dit territorial, et l'axe nord-sud qui qualifie le rapport de l'arrière-pays avec le fleuve St-Laurent.Le foyer, en relation directe avec l'esplanade, devient un carrefour ouvert aux passants afin qu'ils s'imprègnent des activités du lieu.Il peut devenir à certains moments un lieu contrôlé pour l'accès et la détente des spectateurs lors des soirs de première.Le foyer principal, encadré par des murs latéraux presque opaques, est en frontalité par rapport au fleuve et ultimement vers l'île St-Barnabé.Ces imposants murs de maçonnerie referment latéralement l'espace du foyer afin de marquer l'orientation dominante du foyer vers le fleuve.Par leurs expressions de solidité et de stabilité, ils répondent aux statuts des espaces religieux et culturels limitrophes.Des vues cadrées sont aménagées dans les grands murs latéraux.Chaque ouverture est spécifique à l'objet cadré : Une grande ouverture verticale vers l'est est prévue afin d'introduire la présence du clocher, et une longue baie abaissée appuie la perspective vers le futur jardin de sculptures à l'ouest.Le foyer, par sa configuration et ses gradins intégrés sur deux étages, autorise une grande flexibilité pour la tenue de grands ou de plus modestes événements.Gradins permanents et amovibles, plate-forme scénique et balcons (escalier monumental et mezzanine) contribuent à faire de cet espace un lieu de spectacles d'échanges et d'observations.Des vitrines disposées de chaque côté du grand escalier central mettront en valeur les artefacts archéologiques retirés du site avant les travaux d'excavation de la salle.Un autre espace, faisant partie intégrante du foyer, s'oriente selon l'axe nord-sud.Il prend assise à partir du vestibule de l'entrée principale et se déploie vers la billetterie attenante à l'entrée latérale.Cette galerie intérieure est marquée en façade par la marquise et sa colonne Morris.En relation étroite avec le jardin de sculptures, il accueillera les expositions et autres activités pouvant se produire simultanément à l'occupation de la salle de spectacles.À la rencontre du foyer et de la galerie, un escalier sculptural et son palier en forme de tribune soutiennent les activités et les spectacles improvisés qui s'y déroulent.La présence de la salle au sein du grand volume du foyer est qualifiée par son enveloppe inédite.Cette peau lumineuse constituée d'un tissu rouge pourpre, couleur traditionnelle pour un théâtre, contribue à la préciosité et au mystère de la salle de spectacles, tel un bijou dans son écrin.Les services - vestiaires et sanitaires - sont localisés à l'entresol, sous le volume de la salle.Au niveau du balcon les toilettes publiques sont logées sous la régie.Salle de spectacles de Rimouski RUE SAINT-GERMAIN OUEST, RIMOUSKI ! wfcïïT*] EViiaï, M:i< EViiaï, M:i< ~irrn » r ».t* SALLE DE SPECTACLES DE RIMOUSKI UNESALLE UNE ENVELOPPE A EMISSIVITE VARIABLE À l'extérieur, un grand pan de verre en pente légère, reprenant le mouvement angulaire des toits adjacents, marque la frontalité de la Salle de spectacles sur la grande place.Ce grand panneau est rendu autonome par son prolongement de chaque côté et au couronnement du volume du bâtiment.Ce panneau transparent comporte une aire avec du verre sérigraphié (trame de points) recevant des projections et animations de grandes dimensions.Ainsi, ce traitement de l'enveloppe à émissivité variable, vers la Place des Vétérans et son grand parvis, s'animera selon les saisons, le moment du jour ou de la nuit et selon les événements reliés à la salle ou à la ville.Ce plan transparent protège le public et les passants des grands vents et des intempéries.Poreux à la base, ce mur autorise une libre circulation des piétons et spectateurs.Une œuvre d'intégration à l'architecture (1%) de type bidimensionnel est suspendue au plafond incliné du foyer.L'essence de cette œuvre d'art misera sur les qualités de transparences, de reflets, ainsi que sur l'utilisation de la lumière artificielle.Ceci afin de faire de la paroi vitrée une grande fresque animée par les jeux de lumière naturelle et artificielle.Laissons à l'auteur, André Du Bois, décrire cette œuvre nommée Odyssée : Une structure à épine dorsale et à centaines de tiges de cèdre naturel donne corps à la double intention d\u2019ancrage et de traversée.De près, de loin, la sculpture et l\u2019architecture, les battures, le large, /7/e, le fleuve; relations discrètes, silencieuses, complices.De près, le bois calciné, rappel d'un drame historique.De près, le cuivre patiné, l\u2019eau, la profondeur de l'onde.De loin, le cuivre nature qui capte la lumière et rend l\u2019œuvre changeante au gré du jour.Une sculpture à parcourir.Marcher, accompagner, laisser l'objet s'emparer du lieu, le lieu devenir itinéraire, l'itinéraire se parer d'ailleurs et d'ici.La marquise, soulignant le statut de l'entrée, est le support signalétique des spectacles en cours et à venir.Lors des grands événements extérieurs, elle peut devenir une tribune.Une série de luminaires encastrés au parvis le long de la verrière, disposée de façon régulière et orthogonale, mesure la continuité de l'esplanade vers l'étendu du parvis.Ces points de lumière se prolongent sur le plan de verre incliné à l'intérieur, doublant ainsi l'effet visuel.Une série de lampadaires de formes élancées affirme la liaison est-ouest en bordure de l'esplanade longeant la rue St-Germain.L'intégration de la Salle de spectacles au Centre Civique se fait principalement, du côté ouest, par une superposition de plans décalés, et par des emboîtements volumétriques.Le bâtiment horizontal des espaces servants, avec ses pleins et ses vides, unifie l'ensemble de la composition.Le grand volume de la cage de scène, par un traitement en panneaux d'acier galvalume, affirme le couronnement du nouveau bâtiment, et contribue à dynamiser l'effet d'emboîtement et d'unité des volumes.MATÉRIAUX Foyer et salle Structure de béton et d'acier Enveloppe : Foyer et salle : maçonnerie de blocs de béton fini meulé, couleuranthracite (Permacon) Scène : panneaux d'acier galvalume (VicWest) Mur rideau en façade principale.Verre clair à basse émissivité et verre sérigraphié Finis de plancher : Foyer et salle: béton teint avec vernis époxydique (Duochem) Finis intérieurs: Foyer: gypse peint, tissu, métaux, verre et boiserie Réalisation du tissu insonorisant (écrin); Seen Art Salle : gypse peint, métaux et boiserie Espaces servants (bureaux et autres) : Structure d'acier Enveloppe: maçonnerie de blocs de béton fini meulé, couleuranthracite (Permacon) Finis de plancher : béton teint et vernis Finis intérieurs: gypse peint ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC j NOVEMBRE 2005 Implantation r=rv.Rez-de-chaussee Coupe de la salle Coupe transversale - foyer -______________________ Élévation principale j1 mm yy/.-y/yy.-y, AU COEUR DU CENTRE-VILLE DE RIMOUSKI, UNE SALLE DE SPECTACLE AVEC LA MER ET SES COUCHERS DE SOLEIL EN AVANT-SCÈNE Michel Tremblay, maire de Rimouski -V\\ ;\\ Axonométrie .WmMMÈÊmÉÊMËM .,¦ SSSS I ¦ : ¦ SALLE DE SPECTACLES DE RIMOUSKI Le projet affirme une présence significative par sa frontalité sur le Parc des Vétérans et son alignement avec les grandes institutions religieuses et culturelles.Des lieux publics identifiables sont crées : l'esplanade, le parvis, le jardin de sculptures, l'agora, et la promenade exploitent les qualités intrinsèques de la ville.L'espace du foyer, orienté vers le fleuve, peut être aménagé de multiples façons, autorisant la tenue de grands ou de plus modestes événements et devenant à certains moments un lieu contrôlé pour l'accès et la détente des spectateurs.La présence de la salle au sein du grand volume du foyer est qualifiée par son enveloppe inédite.Une peau lumineuse constituée d'un tissu rouge pourpre, couleur associée au théâtre, contribue à la préciosité et au mystère de la salle de spectacles, évoquant l'image d'un bijou dans son écrin.La salle de spectacles et son foyer tiennent l'espace public, tandis que les espaces servants (privés) tels que les bureaux, salles de conférences, et ceux de support à la scène sont en continuité avec l'orientation du Centre Civique.L'opposition des deux trames du projet produit un espace inédit.Un atrium de double hauteur, qui deviendra le lieu privilégié de rencontre des étudiants et des professeurs du conservatoire, de l'école de danse et des usagers de la salle de spectacles.ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC | NOVEMBRE 2005 « // m m a & mm mm StfT- '¦+*'*\u2022 7?\t\u2022 'V i ( .::;;ï: V. ^-¦yr' L r 1\" > 4 i 4 v 1IM0USKI ««HUT/, I» «\u2022\t.* > \t ARQ, ARCHITECTURE-QUEBEC ! NOVEMBRE 2005 FICHE TECHNIQUE Client : Ville de Rimouski Collaboration Proulx et Cyr, architectes (Rimouski) Équipe de conception Dan S.Hanganu, Gilles Prud'homme (DHA) Chargés de projet BenoIt Proulx (PCA), Michel Cyr (PCA) Concept / Préliminaire: Thomas Schweitzer, Gilles Prud'homme, Anne-Marie Petter, Sophie Martel, Roger Leblanc, Sébastien St-Laurent Plan & devis DHA : Gilles Prud'homme, Anne-Marie Petter, Olivier Grenier, Sophie Martel , Sébastien St-Laurent, Myléne Lortie PC A : Michel Cyr, BenoIt Proulx, Claude Garant, YanickEssiambre, Nelson Sénéchal, Marie-Christine Tremblay, Valérie Tremblay Surveillance Michel Cyr, BenoIt Proulx, Gilles Prud'homme, YanickEssiambre, Olivier Grenier Ingénieurs et consultants Structure : Delfar Experts-conseils inc., Jacques Lévesque, ing.Mécanique - électricité : SopaxM.H.Groupe Conseil Ltée, André Michaud, ing.Scénographie: Trizart Alliance, Claude Lapointe, prés., Yves Bouchard, arch.Acoustique: Octave acoustique inc., Christian Martel, prés.Paysage (Place du presbytère): Pluram Urbatique, Jean-François Roland, arch.pay.Superficie :4000 m2, 915 places Coût: $12,8 MILLIONS Date de livraison: Août2005 I 1 un choix naturel.Jardins et terrasses font maintenant partie du paysage urbain grâce à SOPRANATURE, un choix de systèmes avant-gardistes qui offre des solutions simples et écologiques pour la végétalisation de toiture.www.soprema.ca BOUTIQUE DE MONTRÉAL 9975, BOUL.SAINT-LAURENT 514.384.2225 BOUTIQUE DE QUÉBEC\t265, RUE SAINT-PAUL\t41 8.692.1 7 1 1 ceragres.ca "]
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