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Titre :
ARQ
ARQ s'impose rapidement comme la revue de référence pour le milieu québécois de l'architecture. Elle permet de comprendre l'évolution de l'architecture québécoise contemporaine.
Éditeurs :
  • Montréal :Groupe culturel Préfontaine,1981-,
  • Québec :Cöpilia design inc.
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
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ARQ, 2006-02, Collections de BAnQ.

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[" L=J J Msmm ggHWSB S .mm.ARCHITECTURE-QUEBEC I 1 ARCHITECTURES DELA , VIE PRIVEE FEVRIER 2006 t/ï/a ¦¦BBSS BASE DE POLYMÈRE RENFORCÉE ENDUIT DE FINITION 100 % ACRYLIQUE \u2014 DOUBLE TREILLIS DE FIBRE DE VERRE AU RDC SIMPLE TREILLIS DE FIBRE DE VERRE AUX ÉTAGES r-=:\t- ISOLANT POLYSTYRÈNE (HAUTE DENSITÉ) ÉPAISSEUR ^\tDE 38 mm OU PLUS \u2014 TREILLIS METALLIQUE 7Û.DALLE DE BETON BARRES D'APPUI DU COFFRAGE ' :.\u2022\u2022\u2022.: Murox ou la solution innovatrice multiétagée sa jB8BaaBâ Murox offre des solutions de construction uniques et innovatrices pour le marché de la construction de bâtiments résidentiels multiétagés de quatre à dix étages.L\u2019équipe Murox s\u2019assure que le travail s\u2019effectue promptement de l\u2019ingénierie à l\u2019installation de la coquille du bâtiment.Avec le système Murox, l\u2019édifice est livré selon l\u2019échéancier prévu, permettant au propriétaire de réaliser des économies substantielles.CONTREPLAQUE (COFFRAGE) POUTRELLES DE TYPE HAMBRO® PANNEAU D'ISOLANT RIGIDE POUTRE EN «I» POUR L'APPUI DES POUTRELLES SOUDÉE AU COLOMBAGE ÉCRAN PARE-FEU 12,5 OU 16 mm SCELLÉ PARE-AIR LISSE D'ASSISE FIXÉE AU BÉTON SOLIN À BRIQL PAR D'AUTRES BRIQUES PAR D'AUTRES ATTACHE A BRIQUE Le système de coquilles de bâtiments haute performance vous offre : \u2022\tMurs porteurs \u2022\tAcier de charpente \u2022\tSystème de plancher composite acier/béton \u2022\tGamme élargie de finitions extérieures\t¦ \u2022\tFlexibilité architecturale Fournisseur unique pour la coquille du bâtiment qui met à votre disposition : \u2022\tExpertise technique \u2022\tQualité de fabrication supérieure \u2022\tÉquipe dévouée à la gestion du projet et du chantier \u2022\tChantier propre et accessible \u2022\tRapidité | | MUROX Bâtiments haute performance 270, chemin Du Tremblay Boucherville (Québec) J4B 5X9 Téléphone : (450) 641-4000 Sans frais: 1-866- GO-MUROX Télécopieur : (450) 641-9585 www.murox.ws Groupe Canam inc.est titulaire d\u2019une licence délivrée en vertu de la Loi sur le bâtiment du Québec.Licence RBQ : 2634-2030-18 Le sommaire 5 ÉDITORIAL Architectures de la vie privée Pierre Boyer-Mercier 8 Ces maisons qui nous parlent Lucie K.Morisset et Luc Noppen 12 Chalet de la rivière à Simon 14 Géométrie bleue 16 Résidence Hatem-Lavoie 20 Chalet de la Haute-Folie 22 Résidence Cantin-Collin 26 Résidence La Flouve 28 Résidence Gervais-Lapierre 30 115 Studios - Cirque du Soleil 32 Europa - Vieux Montréal 34 Le 70 Molière ARCHITECTURE-QUÉBEC FÉVRIER 2006, NUMÉRO 134 Sur la page couverture, élévation sud, Chalet de la rivière à Simon, Marc Blouin architecte.Éditeur : Pierre Boyer-Mercier Membres fondateurs de la revue : Pierre Boyer-Mercier, Pierre Beaupré, Jean-Louis Robillard et Jean-H.Mercier Membres du comité de rédaction : Georges Adamczyk, David Covo, Émilien Vachon, Borkur Bergmann, Luc Noppen.Production graphique : CûPiLiA design inc./ Directeur artistique: Jean-H.Mercier.Représentants publicitaires (Sales Representatives): Sylvie Lauzon et associés Montréal : 32, de Matagami, Blainville, Québec, J7B 1W2 /Téléphone : (514) 747-0047 /Télécopieur : (450) 434-0051 / Sans frais (Toll Free).1-888-547-004 .ARQ est distribuée à tous les membres de L'Ordre des architectes du Québec et de I'Association professionnelle des Designers d'intErieur du Québec.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec et Bibliothèque national du Canada.ISSN.1203-1488.O ART ET architecte Québec : Les articles qui paraissent dans ARQ sont publiés sous la responsab.hte exclusive de leurs auteurs.Envois de publications canadiennes : contrat de vente #40037429.ARQ est publiée quatre fois Fan par ART et architecture Québec, organisme sans but lucratif.U»changement,M»« I.demande,d'abonnementdoi.en, ê,\u201e«onn ,«te-Adele.Qnebee, ,, T4it?hor^r,r\t; s.\t,\u2014poy.: ».»o s.Abonnement au Canada taxes comprises) : 1 an (4 numéros) : 36,81 > et 6/,b i > pour ies inbuiuiiuiia y ARQ est indexée dans «Reperes». le bon réflexe Optez pour les portes et fenêtres hybrides de Thermoplast Les avantages du PVC s'associent à la force et à la beauté de l'aluminium pour vos projets résidentiels, institutionnels ou semi-commerciaux.ENERGY STAR Porte coulissante Performances A3-B3-C3-F20 Fenêtre à battant Fenêtre guillotine Fenêtre coulissante Performances\tPerformances\tPerformances A3-B7-C5-F20\tA3-BK3-F20\tA3-BH3-F20 7^ THERMOPLAST Hb\u2018 Membre du groupe Royal Technologies Concepteur et extrudeur de profilés de PVC Partenaires-Valeurs-Competences www.thermoplast.com 1 800 361-9261 Proud Member 23*53* Jg; \u2022-*fcsr>r\u2018 fcfcrr -rV'^ 1% 4 Avant d'y apposer votre nom, A _ assurez-vous que LE NOTRE y est.Depuis près d'un siècle, SOPREMA propose aux ingénieurs et architectes les meilleures solutions d'étanchéité.La qualité incomparable de la marque en a fait un symbole dans l'industrie.Ayez l'esprit tranquille, exigez SOPREMA.¦\tSolutions complètes pour l'enveloppe du bâtiment ¦\tÉtanchéité de ponts et stationnements ¦\tGéomembranes Innovation constante ¦ Support technique hors pair us êtes à l\u2019abri % Nl.Fabriqué.\t ILLEUR ENVIRONNEMENT SE DESSINENT EN ROSE c, De En tant qu'architecte, quand vous spécifiez l\u2019isolant ROSE d'Owens Corning, vous planifiez plus qu'un édifice pour quelqu'un, vous planifiez l'avenir de tous.Renseignez-vous auprès de l'institut environnemental GREENGUARD.Cet organisme indépendant très respecté a certifié que les produits isolants ROSE d'Owens Corning rencontrent les normes les plus rigoureuses concernant la qualité de l'air intérieur.Et ce n'est pas tout, les isolants FIBERGLAS® ROSE contiennent plus de 60 % de verre recyclé.QUEBEC Une gamme complète de produits complémentaires, comprenant les revêtements isolants CodeBord® et les matelas insonorisants Quiétude®, peuvent être combinés afin de créer des édifices qui allient efficacité énergétique et acoustique performante, et ce, aux plus hauts standards.Dans un monde de plus en plus préoccupé de son avenir, il est payant de penser ROSE aujourd\u2019hui.( OWENS CORNING MIEUX VIVRE GRÂCE À L'INNOVATION\" CONSOMMER Pour obtenir des renseignements sur les séminaires Venez cassez la croûte tout en vous informant avec Owens Corning, visitez le www.owenscorning.ca I 800 4 38-7465 LA PANTHÈRE ROSEMC & © 1964-2006 Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc.Tous droits réservés.La couleur ROSE est une marque déposée d\u2019Owens Corning Canada inc.Le contenu recyclé de 60 % s\u2019applique uniquement aux isolants Fiberglas® ROSE canadiens.© 2006 Owens Corning Canada inc.Tous droits réservés. ÉDITORIAL Architectures de la vie privée1 Pierre Boyer-Mercier «Les traces de l'évolution des mentalités peuvent se lire à travers l'organisation des habitations qui apparaît comme un véritable témoignage des différents arts de vivre» Monique Eleb, Anne de Barre2 Pour que le propos de cette 134e édition de ARQ portant sur des réalisations de l'ordre de l'architecture de la vie privée soit pertinent, nous y sommes partis à la quête d'indices révélateurs de nos modes de vie.En d'autres termes, est-il vrai comme le prétendent les auteurs de la citation ci-haut que l'architecture nous instruit de l'art de vivre d'une société?Les cas échéant, quels traits de la modernité révèle-t-elle?L'individualisme que Charles Taylor3 définit comme étant «une des plus belles conquêtes» de cette modernité, a-t-il transformé l'organisation domestique?Et, sommes-nous réellement devenus la société d'individus «renfermés dans la solitude de leur propre coeur» comme le prétend Alexis de Tocqueville?Une société qui choisit de s'enfermer chez elle pour jouir des satisfactions de la vie privée?Aussi périlleux soit-il de tirer quelqu'enseignement d'un si petit échantillonnage et au risque d'une interprétation trop subjective, nous avons tout de même relevé certains dénominateurs communs assez révélateurs parmi ces réalisations.Dans un premier temps, nous constatons que dans la plupart des plans, le statut de «pièce de la maison» que détenait depuis un certain temps la cuisine s'est muté en une «composante» de la pièce de vie où elle devient un dispositif technique intégré.Cette métamorphose significative d'une fonction permet à nouveau une présence active et continue de tous les membres de la famille (ou des amis, le cas échéant) à toutes les phases quotidiennes de la vie en famille et particulièrement au rituel du repas et de sa préparation.Ce retour à la «pièce unique» n'est pas sans nous rappeler les premières maisons rurales de la Nouvelle-France (voir l'article de Lucie K.Morisset et Luc Noppen intitulé «Les maisons qui parlent de nous» dans les pages qui suivent).Et, cette volonté de regrouper en un seul lieu des personnes qui, même au sein d'une même famille, ont aujourd'hui des occupations individuelles des plus variées, nous semble indicateur de vouloir préserver dans la maison, un lieu propice à la socialisation.Le seconde observation nous parle de confort.D'une certaine forme de confort qui s'obtient souvent au détriment d'une conscience écologique liée à la conservation de l'énergie : nul ne se priverait du caractère apaisant de la nature que l'on invite dans ses intérieurs par de généreux et taxants fenêtrages.D'autre part, la valorisation de la nature par le soin que l'on porte à l'intégrité de son aspect physique s'effectue selon des rituels quasi religieux.Un architecte, plus inspiré encore que les autres (voir page couverture) a même trouvé le moyen d'imprimer sur ses façades, par mimétisme, les rythmes formels de la forêt de pins environnante! La fin justifiant les moyens, tous les prétextes sont ainsi cités pour légitimer des interfaces intérieurs-extérieurs : cheminements intérieurs verticaux en communion avec les arbres de la base à la cime, animation de l'espace intérieur en harmonie avec les variations saisonnières, cadrage de panoramas vertigineux, etc, etc.Ce désir, dans nos architectures de la vie privée, d'un aussi intime contact avec la nature, serait-il symptomatique de la quête d'un rythme plus harmonieux avec le moi serein?Face à ce monde de transformations effrénées, serait-il symptomatique d'aspirations à un retour vers une société plus contemplative, moins tenue à la performance?Où s'accomplit le «soi» par osmose avec la nature qui est «une beauté qui s'accomplit elle-même»?Quoi qu'il en soit, nous pouvons affirmer que plus que jamais l'homme moderne recherche dans la nature sa plénitude intérieure.Enfin, à notre avis, la modestie formelle caractérise ces résidences.Certaines sont onéreuses d'autres moins, mais tout en se distinguant les unes des autres, aucune d'entre elles n'affiche de débordements formels sensationnalistes.Dans chacune la convivialité et le confort priment, les constructions sont soignées, le détail dépouillé et les matériaux chaleureux.Ce sont là, possiblement les plus grands attributs d'une architecture de la vie privée.NOTES 1 et 2.Architectures de la vie privée XVII\u2018-XVIX\u2019siècles, Monique Eleb avec Anne Debarre, A.A.M./Hazan (Paris) 1989.3.Toutes les citations qui suivent sont tirées de: Grandeur et misère de la modernité, Charles Taylor, L'essentiel /Bellarmin (éd) 1992. m?: - y*» Noir c\u2019est noir STILE I METAL | FIBR.A | GLAMOUR I MARMI | + 30 AUTRES COLLECTIONS Voir c\u2019est croire.Pour recevoir le catalogue Fibra-Centura 2006 - source d\u2019idées pour un monde meilleur - ou pour connaître les adresses de nos salles d'exposition à Montréal et à Québec, composez le 514 336.43 I I ou le 418 653.5267.dElMTUnA, Céramique | Porcelaine I Vinyle | Tapis t ' i Sand Sierra White Country Red Cedar Midnight Blue Mist Grey Pine Green Sage Green Scotia Blue Yellowstone Almond Maize An LP Brand 14 Pre-Finished Colors \u2022 16\u2019 Boards \u2022 Self-Aligning Spline \u2022 Authentic Cedar Grain \u2022 25-Year Substrate Limited Warranty \u2022 15-Year Finish Limited Warranty See limited warranty for complete details.Inspired by nature.Engineered by LP; Only Ced'R-Vue™ Premium Pre-Finished Siding can draw on Mother Nature\u2019s palette of brilliant hues and warm undertones like this.It\u2019s the perfect choice for builders looking to add the genuine warmth of wood.For a free sample, contact marketing.center@lpcorp.com or call 888-820-0325.www.canexelsiding.com 6\" & 9\" profiles BUILDING PRODUCTS ©2005 Louisiana-Pacific Corporation.All rights reserved.Canexel and LP are registerd trademarks of Louisiana-Pacific Corporation.Acadia Ces maisons qui parlent de nous Lucie K.Morisset et Luc Noppen Qu'elles se laissent pénétrer par leur environnement, métissent le bâti vernaculaire et l'art contemporain, se faufilent entre les épinettes, épousent la montagne, la rivière, le lac, se vouent à une nature parfois encore hostile, s'acoquinent avec l'histoire ou « s'autoconstruisent » comme au temps des défricheurs, les maisons du Québec sont toujours québécoises.Certes, les villas de jadis ont fait place, ici à l'urbanité nouvelle des banlieues de l'après-guerre, là à des «chalets» qui ne retiennent de l'habitation paysanne que le nom.Comme les « cottages ornés » des années 1820, maisons aux volumes conceptualisés et aux ornements ciselés, ceux-là ne laissent pas moins mesurer l'appel de la nature qui commande leur répartition sur le territoire.De la ville à la campagne, les maisons du Québec d'aujourd'hui continuent de dire cette longue histoire d'une conquête.aujourd'hui - et la « chambre », plus privée puisque l'on ne pou- el vait y accéder qu'en traversant la « salle ».Plusieurs générations : d'une même famille y étaient forcées à la cohabitation par la : dimension restreinte des terres qu'on ne peut indéfiniment lotir, : ce qui imposa aux « longères » - sauf dans la région de Montréal, où le peuplement plus récent garantissait de plus nombreuses : terres - de s'allonger à mesure que le réclamait la croissance fa-r miliale.Le XVIIIe siècle apporta cependant un nouveau confort :1 s le corps de logis double, grâce auquel la maison pouvait aussi .être agrandie en profondeur.Les campagnes se ponctuèrent dès! f lors de ces silhouettes plus trapues de maisons qu'on associe au : paysage des villes, où elles étaient apparues d'abord.En milieu urbain cependant, l'habitat traditionnel, largement : érigé en bois à l'origine, dût rapidement conjuguer l'art d'habiter français et la protection contre le feu que la nécessité du chauffage, dans la colonie, faisait déferler sur les villes.Après qu'un incendie eût rasé une bonne partie des maisons de Montréal (1721) et que l'intendant, à Québec, s'eût fait déloger une deuxième fois de son palais pour les mêmes raisons (1726), on codifia dans une ordonnance la figure de maisons plus sûres, mais aussi plus conformes aux conventions chères à la France aristocratique.L'habitat uniforme qui en résulta rappelait ainsi que la maison : bourgeoise devait être dépouillée d'ornements, puisque les ordres classiques - des portails, par exemple - étaient réservés ) aux palais et aux hôtels particuliers de la noblesse ; cependant, la I forme essentielle de cette maison, appropriée aux savoir-faire et Figure typique de la maison qui évolue du XVIIe au XIXe siècle, en s'étirant sur son site, à Château-Richer, avenue Royale.Photo Luc Noppen Le mode d'agrandissement de la maison rurale aux XVIIe et XVIIIe siècles :A et B, Maison avec salle unique du XVIIe siècle, agrandie d'une chambre au XVIIIe siècle ; C et D Maison avec salle/chambre de la seconde moitié du XVIIIe siècle agrandie d'une deuxième salle au tout début du XIXe siècle.Dessins Martin Dubois (A, B et C) La maison à corps de logis doublé : la division de la salle (A, vers 1740) et de la chambre ajoutée (B, à partir de 1780) par des cabinets, pièces closes par des cloisons de bois.Puis (C, vers 1775), la maison avec salle et chambre, avec trois cabinets.Dessins Martin Dubois MAISON DE VILLE ET MAISON DES CHAMPS L'emblématique maison de la vallée du Saint-Laurent, associée aux origines françaises de la colonie, résulte elle-même d'une lente et riche transformation, amorcée au XVIIe siècle et poursuivie jusqu'au XIXe siècle.Les premières maisons construites hors des villes en Nouvelle-France étaient fort modestes et ne comptaient qu'une seule pièce habitable.Puis, au XVIIIe siècle, la maison crût : à la première section, souvent en bois, s'ajouta une seconde, parfois en pierre, avant que, la prospérité aidant, on reconstruise aussi la première section en pierre.Cet habitat agrandi comptait deux pièces contiguës : la « salle », plutôt dévolue aux activités quotidiennes - son ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC I FÉVRIER 2006 V mm y r-o; \" iLi! v - HiÉi?\t\u2022i - *\u2014\t\tW v\t \tjij\t1\tH p\tLLJ \t\t\t\t «§5 il '¦ Il «ri! -.t~; '*.s< Ml IH à la disponibilité réduite des matériaux dans la colonie, survécut, elle, par-delà les règles.Arrivée à point nommé dans l'urbanisation de la Nouvelle-France, cette « maison de ville », adoptée par la tradition, perpétua le paysage «à la française» bien au-delà du Régime français.deMufl Anglais et Écossais qui s'implantent au pays au lendemain «fa de la Conquête adaptèrent néanmoins cette maison urbaine au nul mode d'habiter unifamilial qu'ils connaissaient depuis le XVIIe \u2018aicnwf siècle, mettant un terme à la promiscuité qui y régnait jusqu'alors, ouvaitül ! L'espace habité s'y distribuait dorénavant autour d'un hall qui, puisqu'il desservait directement chaque pièce, y favorisant la vie privée.Pavillonnaire (detached house) en milieu rural, la maison s'aligna « en rangée » (row houses) en ville ; elle formait alors avec ses voisines une « terrasse », alignement séparé de la rue par une marge de recul et normalement desservi par des ruelles (mews).Les premières de ce type apparurent 1815, souvent en pierres et hautes de trois étages, comme le voulait le classicisme britannique - le classicisme français en privilégiait deux.Regroupées autour de parcs (squares), les « terrasses », formant alors de véritables quartiers privés pour familles de même condition sociale, introduisirent aussi un mode d'occupation bien typique de l'héritage anglo-saxon : l'étalement urbain.C'est, en fait, une toute nouvelle conception des rapports au territoire que les Britanniques apportèrent avec eux de ce côté de l'Atlantique: celui-ci devait en effet désormais être spécialisé selon divers usages et fonctions.Au «dedans» de la ville, pourvue d'un centre institutionnel entouré de quartiers de rues iflWiï ;n ertiffl* s'- résidentielles, correspondit alors un «dehors» codifié par la villégiature, remède de la Grande-Bretagne urbaine du XVIIIe siècle déjà polluée par l\u2019industrialisation; les somptueuses villas des Britanniques, charmés par la somptuosité des paysage du Bas-Canada, qui parsemèrent bientôt la périphérie des villes, eurent un impact considérable.Remodelée par le pittoresque et mise en ordre par le néoclassicisme, la maison du Régime français se métamorphosa dans cette nouvelle sphère d'influence, donnant vie à une synthèse originale : la maison rurale du Bas-Canada, figure emblématique de l'habitat québécois.Comme dans les villes, où l'habitat unifamilial avait introduit la maison londonienne «en terrasse», la «maison des champs» vit son intérieur adapté au nouvel art d'habiter : ses dimensions aidant, le plan classique y imposa une distribution symétrique des pièces, autour d'un hall central.Le «cottage rustique», maison de l'habitant remaniée par les Britanniques, se mit aussi au goût du jour à mesure que l'architecture domestique traditionnelle se colorait de sensibilité pittoresque : plus ouverte grâce au perfectionnement des systèmes de chauffages, la silhouette de la maison rurale s'assouplit et son toit se prolongea de larmiers incurvés recouvrant, sur les façades avant et arrière, les «galeries» devenues synonymes de villégiature.Les maisons cossues, les presbytères et les manoirs établirent d'abord le modèle, mais cette maison rurale, en pierre, en bois ou en brique, envahit toutefois bientôt toutes les campagnes du Bas-Canada, dont elle domina le paysage dès la première moitié du XIXe siècle.Sa figure généra d'ailleurs dès 1930 un néostyle, très prisé dans les années 1970; il s'agit de la À Montréal, rue Saint-Paul, la maison du Calvet, érigée en 1725, fut exhaussée et adopta la figure de la maison urbaine en 1770.Photo Luc Noppen À Québec (Beauport), avenue royale, cette maison du début du XIXe siècle démontre la persistance du modèle urbain (murs coupe-feu et larges cheminées) en milieu rural.Photo Luc Noppen À Québec, coincées sur l'étroit parcellaire français, les row houses restèrent dépourvues de ruelles et alignées sur la rue, d'où les singuliers portails avec emmarchements intérieurs et les portes cochères qui caractérisent encore le Vieux-Québec.Photo Luc Noppen Maisons « londonniennes », rue D'Auteuil, à Québec; Michel Patry, architecte, 1845-1846.Photo Luc Noppen B\u2014 t-,.B\u2014 *~£\u2019 rÆB \"\u2022\u2022t-,.lli ^ÉÉÈi?ül tu tu première maison que tous ont reconnu comme véritablement « québécoise ».LA MAISON DÉNUDÉE ET LA MAISON RHABILLÉE Entre la ville et la campagne, un habitat croissait cependant : le domaine des ouvriers et des artisans qui engendra, dès le XVIIe siècle, la maison des faubourgs.Petit carré de bois d'un étage, couvert d'un toit en bâtière, cette maison que les règlements avaient bannie de la ville se métamorphosa aussi rapidement que les incendies l'y poussèrent.Elle adopta ainsi dès la fin du XVIIIe siècle l'habitat unifamilial, encore peu commun dans les villes, au prix, certes, d'une réduction parfois radicale des proportions classiques des maisons bourgeoises qu'on y inséra.Puis, à mesure que les populations d'ouvriers s'accrurent, elle gagna en dimensions, devenant plus profonde avec la généralisation du corps de logis double, s'élargissant et devenant mitoyenne, se couvrant du populaire comble français qui offrait un deuxième étage habitable, voire s'exhaussant d\u2019un second étage complet (et d'un deuxième logement), desservi par un escalier extérieur.L'aisance aidant, ces maisons d'abord lambrissées de bois et couvertes de bardeaux de bois s'habillèrent peu à peu de briques et leurs toits revêtirent une tôle noire.Mais au moment où l'urbanisation accélérée perçait ses rez-de-chaussée de petits ateliers et « d'épiceries du coin », la maison des faubourgs ne suffisait plus, déjà, à loger les ouvriers que l'industrialisation drainait désormais massivement vers les villes : apparut alors l'habitat ouvrier urbain.nsonnettes mo- nn I'hahifat I \u2018f Après quelques exemples précurseurs, des maisonnettes mo- r delées sur les tenements britanniques, mitoyennes, où l'habitat unifamilial faisait place à des logements superposées, générali-1 sèrent, à compter des années 1860, l'habitude pour les ouvriers d'habiter près des industries.On construisit ainsi en grand nombre des habitations sommaires, en bois, dont la quantité commanda bientôt le lotissement de rues entières; l'objectif étant d'occuper le sol de la façon la moins coûteuse possible, les marges de recul furent éliminées, ce qui greva la maison d'un escalier intérieur.Puis, à Montréal d'abord, des promoteurs entreprirent de transformer cette habitation afin qu'elle soit à la fois plus salubre et plus rentable ; apparurent alors les typiques duplex et triplex, où une marge de recul, en façade, reçoit galeries et escaliers extérieurs.L'habitude pour les propriétaires d'usines de construire les li habitations de leurs ouvriers se déploya cependant sur de nou-|t: : veaux territoires, à la faveur de l'expansion économique du début -du XXe siècle et des modèles de plus en plus nombreux de villes planifiées.Les industriels créèrent alors des quartiers, voire des « villes de compagnie » entières, comme à Val-Jalbert ou à Arvida.Des techniques de construction plus performantes devenaient alors la clé d'un habitat meilleur.Souvent minimale, certes, la maison de l'ouvrier, néanmoins héritière de la conquête du confort qui l'avait précédée, voire parfois, du fait de quelque fantaisie de ses constructeurs, des attributs formels des siècles passés, ouvrait la voie aux spéculations techniques sur la préfabrication.Dès lors, après l'expérience des sommaires maisons de colonisa- 8.\tOuvertes sur les grands parcs et jardins qui les entourent par des portes-fenêtres, les villas se distinguaient aussi souvent par des vérandas que les Britanniques avaient empruntées à leurs chaudes colonies du sud.Québec (Beauport) : la villa Haldimand, à côté des chutes Montmorency.Aquarelle de James Peachey, 1784, Bibliothèque et Archives nationales du Canada (Ottawa) 9.\tMontréal.Villa Maria, l'ancienne villa Monkland, boulevard Décarie.Maison de 1803, réaménagée en 1844 d'après les plans de George Browne.Photo Luc Noppen 10.\tLe manoir Casgrain, construit à Rivière-Ouelle en 1834.Photo Luc Noppen 11.\tSur la rive sud du Saint-Laurent, le métissage pittoresque de la maison rurale engendra un dispositif technique original : un contre-larmier lui aussi incurvé, qui, relevant la hauteur des murs au-dessous du toit débordant, créa cette silhouette dynamique particulièrement reconnaissable.L'Anse-au-Griffon.Manoir Le Bouthillier, construit en 1860.Photo Luc Noppen 12.\tMaisons faubouriennes des années 1880 à Québec, rue Jérôme.Photo Luc Noppen 13.\tParmi les exemples précurseurs de l'habitat ouvrier urbain, ces maisons des ouvriers des chantiers maritimes de Québec ont érigées dès 1845, rue Daulac.Photo Luc Noppen 14.\tÀ Montréal, le « village Hudon », un ensemble de 46 maisons construites par l'industriel Victor Hudon, sur la rue Saint-Germain dans le quartier Hochelaga, pour loger les ouvriers de son usine, en 1881.Photo Luc Noppen 15.\tÀ Québec, dans un milieu bâti déjà dense, on reconstruisit plutôt à la pièce des maisons faubouriennes qui, exhaussées et agrandies, devinrent des « maisons à logements multiples » ; celle-ci, dans le quartier Saint-Roch, a été construite en 1913.Photo Luc Noppen :SSiS& B l Ï it I® \u2022\"*alV Isilli! uimgiiir fpsfer ~Hs®P *sv;v 16.\tArvida, en 1925, la compagnie Alcoa bâtit 270 maisons en 135 jours, grâce à une planification minutieuse qui « découpait » chaque maison en composantes permutables d'une maison à l'autre et fabriquées en usine, sur le site de la ville, puis assemblées sur place « comme Ford fabrique des automobiles », disait-on.17.\tLes prototypes conçus par le ministère de la Colonisation avaient fait dire au premier ministre Taschereau que le bonheur était « dans la petite maison grise et dans le foyer heureux de la campagne ».L'un des feuillets d'un plan-type pour la « Maison de colon », 1934.Archives nationales Q 18.\tPaysage de maisons de la Wartime Housing Ltd, rue Lamarche, à Saguenay, vers 1945.Photo Luc Noppen 19.\tFacilement adaptable, la figure du bungalow s'est aussi pliée aux spéculations de nombreux architectes québécois, comme dans cette résidence construite à Chicoutimi, en 1956, d'après les plans de Desgagné, Boileau et Côté.Archives nationales du Québec 20.\tPartagé en deux pôles qui étiraient la maison, l'un autour du « vivoir », l'autre autour des espaces privés, le bungalow épousait le quotidien de la ménagère et devint rapidement un mode de vie.Archives nationales du Québec (Centre de Québec) 21.\tVéritable « château victorien », cette résidence à Montmagny a été construite en 1902 pour J.-A.Bélanger, industriel, d'après les plans de l'architecte Georges-Émile Tanguay.Photo Luc Noppen 22.\tSouvent joint à un abri d'auto (un carport) qui, au fil des hivers, reporta sur la façade latérale l'entrée principale de la maison, le bungalow a profondément marqué le paysage et l'habitus québécois.Photo Lucie K.Morisset 23.\tDans un environnement naturel de Loretteville (Québec), chargé de bâtiments traditionnels, l'architecte Jacques White propose de réfléchir sur l'art d'habiter en famille, à un coût modeste, en 1997.Photos Jacques White symboles du prestige de leurs occupants.Depuis, si la rentabilité foncière, la recherche du confort et l'accès à la propriété ont dominé les spéculations des propriétaires et des constructeurs de maisons depuis la Seconde Guerre mondiale, et bien que les grandes familles des maisons de notables soient choses du passé, les atours de cette maison victorienne perdurent : dans le contexte de la globalisation, l'art d'habiter interpelle en effet plus que jamais notre identité.Que l'on «retourne» en ville ou à la campagne, la recherche d'une forme architecturale adaptée au pays s'est donc métamorphosée.Si elle n'oublie pas ses origines, la « maison québécoise » d'aujourd'hui est bien plus qu'une forme symbolique portée par une quelconque silhouette ou un profil de toiture telle se qualifie par sa pertinence dans son contexte (économique, climatique).Surtout, continuant de consommer un mariage de quatre siècles avec l'environnement, elle n'est plus faite de modèles, mais d'occupants, qui presque chacun créent leur propre maison, qui répond très exactement à l'idée qu'ils se font du design.L'art d'habiter hérité du confort victorien s'y métamorphose donc, pour s'adapter à la société nouvelle : souvent plus petite, mais aussi plus intégrée, la maison se prépare à accueillir des occupants nomades, dont le baluchon ne peut toutefois plus déménagerie mobilier que jadis on gardait toute une vie.Avec des matériaux recyclés, ou peut-être du polyuréthane plutôt que du bois, la préfabrication jadis taxée de standardisation promet maintenant à la maison un bel avenir : dans un XXIe siècle technologique qui fait de l'innovation la clé du design, on verra sans doute apparaître autant de maisons québécoises que de propriétaires pour les aimer et d'architectes pour les créer.Gfïï- ac- tion des années 1930 et les efforts de la Wartime Housing Limited, le populaire bungalow pouvait accueillir et loger les familles québécoises du babyboom.D'abord autour des industries de guerre, puis dans les nouvelles banlieues, la maison d'un seul étage au toit bas, associée à la Bengali Wooden House des colonies britanniques, offrit enfin à celles-ci un habitat moderne à coût abordable.Dans le bungalow québécois, la salle familiale de la maison de la colonisation se retrouva dans la cuisine qu'on élargit d'une « dînette » et érigea en pièce principale, où l'on préparait les repas, où l'on mangeait, où les enfants faisaient leurs devoirs avant de descendre à la salle de jeux : au Québec, l'habitude de construire sur de profondes fondations et d'abriter fournaise et combustible favorisa en effet l'aménagement des « sous-sols finis » consacrés dans les années 1960.Ce bungalow en principe standardisé a aussi engendré des formes très variées, du fait de l'appropriation de ses matériaux, de ses couleurs et de son environnement paysager, selon l'évolution des goûts et des moyens de chacun.Dénudée pour être accessible, la maison, toujours à la faveur de l'industrialisation, put ainsi se rhabiller pour être personnelle.La maison d'aujourd'hui n'est ainsi pas sans rappeler la maison du notable du XIXe siècle.Celle-ci inspirée de l'architecture des pallazi italiens ou de celle de la Seconde Renaissance italienne, créée par des architectes, parfois empruntée à des livres de modèles étasuniens, souvent adaptée par des entrepreneurs, charpentiers et ferblantiers enthousiastes, distinguait l'habitation du médecin, du notaire, du marchand général, voire le presbytère, grâce à des attributs ornementaux découpant leur silhouette, ' ¦ - a iililiai 653 Plan du rez-de-chaussée Coupe longitudinale Architecte Marc Blouin Chargé de design et chargé de projet Philippe Nolet Architecture de Paysage François Courville Alain Loop Photos AlexLegault Chalet de la rivière à Simon SAINT-SAUVEUR, QUÉBEC Marc Blouin, architecte La rivière à Simon serpente la région de Saint-Sauveur-des-Monts alternant entre les tourbillons des rapides et le calme de ses fonds sablonneux.C\u2019est sur une pointe argileuse au coeur des méandres de la rivière que la maison est implantée.Une allée de pins délimitant deux anciens lots témoigne de l\u2019histoire cadastrale du lieu et donne l\u2019orientation qui guidera l\u2019organisation spatiale du projet.De la rentrée sur le site en provenance du chemin public jusqu'à la passerelle en projection au-dessus de la rivière, l'alignement des plantations ne sera interrompu que par l'axe structural médian de la maison.Du coté nord de la césure végétale se trouvent les circulations.Le coté sud regroupe les pièces de vie, offrant un regard sur la rivière et un ensoleillement idéal.La verticalité des troncs et l'horizontalité des branches seront les lignes directrices d'un travail d'insertion des façades dans l'axe de la pinède.Une volumétrie simple, des façades généreusement fenêtrées, la verticalité de la structure et l'horizontalité du revêtement extérieur en pin reproduisent le filtre de lumière caractéristique de la forêt de conifères : ouverture et percées visuelles au niveau du sous-bois, ombrage brise-soleil au niveau de la cime.Les lattes horizontales fixées de façon aléatoire en surplomb du revêtement en clin donnent une épaisseur à cette peau diaphane qui accroche la lumière, projette des ombres ou retient la neige durant la tempête pour créer autant de tableaux forestiers au fil des saisons.Le mandat pour le chalet de la rivière à Simon était de concevoir une résidence secondaire ouverte sur l'environnement montagneux des Laurentides.Le concept a dès lors été d'ouvrir le rez-de-chaussée totalement sur l'extérieur et de fragmenter les vues sur le paysage à l'étage.Cet éclatement des limites, de même que d'importantes hauteurs intérieures, permettent aux occupants d'avoir l'impression d'habiter parmi les troncs et les branches.L'entrée rasant le niveau du sol assure la continuité du parcours entre l'allée et le quai alors que les aires de vie du rez-de-chaussée sont ouvertes sur la rivière.Cette perméabilité des espaces intérieurs et extérieurs est marquée davantage par la véranda grillagée qui laisse le sous-bois pénétrer le volume construit.La programmation des espaces intérieurs est celle d'une maison conventionnelle avec ses aires de vie au rez-de-chaussée, deux chambres à l'étage et un espace de travail en mezzanine.Le parcours vertical au centre de la maison permet de localiser les chambres aux extrémités pour plus d'intimité laissant au centre la mezzanine suspendue entre ciel et terre au coeur du volume ouvert sur huit mètres de hauteur.En gravissant les paliers et en passant de part et d'autre de la ligne des plantations, il devient alors possible de cadrer le paysage à tous les niveaux des strates forestières depuis le sous-bois jusqu'à la cime des arbres.ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC FÉVRIER 2006 -'4ZM.yC .J i 1 m'i ¦ ¦ .SM , ' I 7 y Géométrie bleue ÎLES-DE-LA-MADELEINE Équipe de conception YH2 Marie-Claude Hamelin, architecte Loukas Yiacouvakis, architecte Julie Larouche, arch, stagiaire Photographies Gracieuseté de Philippe Saharoff, photographe et de Métropolitain Home, Atelier d'architecture YH2 Aux Îles-de-la-Madeleine, le paysage architectural se compose d'une série de petits bâtiments de bois, souvent peints de couleurs vives, dispersés au gré du vent.Les constructions sont simples, rarement massives, chaque propriété regroupant plutôt une série de bâtiments.Ce projet de maison de campagne, avait pour objectifs l'agrandissement et la transformation d'une maison existante pour en faire une véritable maison de vacances.Plutôt que d'agrandir la maison existante, un deuxième bâtiment autonome et réservé aux hôtes a été construit.L'ensemble des maisons bleues est ainsi formé de ce deuxième bâtiment et de la maison existante transformée et devenue lieu commun.Maisons sœurs, typiques des îles, en bardeau de cèdre peint bleu à l'extérieur et en planches de pin peintes blanches à l'intérieur, images de la maison de l'enfance dessinée à la craie.Une passerelle de cèdre, relie les deux maisons sœurs.Tracée à travers les maisons suivant un axe oblique, elle est à la fois portique d'entrée et passage.Sa disposition et sa longueur offrent la distance nécessaire à la privauté des parties tout en agissant comme un long brise-vent.Le projet se veut ainsi une recherche picturale appliquée directement sur le paysage des Îles-de-la-Madeleine.Composition abstraite à partir d'éléments primaires, créant un paysage à la fois familier et déroutant ; la transgression de l'architecture primitive des îles, la transgression d'un art naïf. ¦ .pWB\u20141| X.\u2018- X \u2022 : \u2022'\t- r VV7,V '\t\u2022' ¦ «SSÎR^» ¦.v.iV-' \u2022\u2018¦¦r -:\u2022 -> isv ¦ %.iV.; {.fiVj\u2019.VT '\".¦ Si.^£-tiv VT''-'-.: \u2022 .'¦ - : \u2022 - *:\u2022\u2019.\u2022 rgn-% \u2022 \\ \u2022*;\".\u2022 \u2022 V.¥> 7r ': .-* -V ¦ ¦ :vt wSE' ïw >: - \u2022« .¦ -¦ ?>¦ '£* ,£ «w '^J&SÈL k \u2018 *' - 115 Studios - Cirque du Soleil MONTRÉAL Chargé de projet Éric Gauthier Collaborateurs DominikPotvin André Lavoie François Verville Photos Steve Montpetit Les architectes Faucher Aubertin Brodeur Gauthier De jeunes artistes du monde entier convergent aux studios montréalais du Cirque du Soleil pour recevoir une formation de quelques mois avant de se joindre aux différentes productions de la compagnie.Le projet comprend 115 unités, dont certaines peuvent être combinées en suites, des séjours, des balcons communs, une salle de conditionnement physique, une salle de fêtes et un café Internet.Le parti proposé est un cube de chambres au dessus d'une plinthe de services sur la 2e avenue, face au siège social du Cirque et une barre plus basse en continuité du tissu résidentiel sur Jean-Rivard.L'expression de conteneurs superposés et croisés aux coins reflète la nature transitoire du séjour de ces nomades ainsi que la tension qui existe entre l'individuel et le collectif au sein de la troupe.Le projet explore la notion d'équilibre dynamique de la même façon que les jongleurs, trapézistes et contorsionnistes jouent avec le poids pour défier la gravité.I ¦km 1er étage 0\t5\t10 2e étage 3e étage 4e étage U' ¦3I s rVt\t2 \"2 Ü-Ôu-Û\tJK- H L yEâ t\tix -p-ffre 6.1\u20141\tbJ : §Tp -trr l|s\t-a jS S3\t TC\t.1\tJ .\t Bffi,] [JE \t\t «3\t\t :\t\t \t\t , !\t\t \t\t 3 3E coupe A ?h: h: wmm M y y, u iij T~\" IE mil 11 ii i élévation sur la 2e avenue ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC | FÉVRIER 2006 3< \\ \\ i i > |J j ^.>u*Lpli8jn *-»- : ' ' ' ¦>siXj \\uwm mm ism »p 5»/ gfe5?» ¦-¦\"¦|i|a ._ UL.¦srwr?I ________________ \t / !/ Europa - Vieux-Montréal MONTRÉAL Les architectes Boutros + Pratte Architecture Pierre Abdulnour Thierry Beaudoin Maryse Bissonnette Raouf Boutros Julie Charbonneau Mallory Conway Daniel L'Heureux Normand Pratte Client Jean-Pierre Houle Photographe Robert Etcheverry Le projet est situé sur la rue McGill, axe principal et porte d'entrée du Vieux-Montréal.Cette artère, bientôt embellie par un projet d'aménagement urbain par la ville de Montréal, est encadré du côté est par des grands gabarits tel que l'édifice des Douanes du gouvernement canadien à la jonction de la rue McGill et de la place d'Youville ainsi que l'immeuble à appartements le 1 McGill face au site.Du côté ouest, le cadre bâti de la rue McGill est constitué principalement d'immeubles de petites tailles construits au XIXe siècle et occupés au rez-de-chaussée par des commerces et aux étages par des bureaux.Europa est un projet d'habitation multifamiliale composé de 56 appartements en copropriété d'une superficie moyenne de 110 m2 par logement.Au niveau du rez-de-chaussée, 1200 m2 d'espaces commerciaux sont prévus en plus de la gare d'une superficie de 200 m2 disponible pour un usage commercial.Aussi, le projet a été conçu afin de concilier deux objectifs principaux.Le premier d'ordre économique : répondre aux critères de faisabilité établis par le promoteur.Le deuxième objectif étant d'ordre urbain et patrimonial.Deux immeubles de neuf étages sont ainsi prévus, chacun évi-dé en son centre à partir du deuxième étage et ouvert sur toute la hauteur du projet.Des passerelles aériennes traversent le vide du jardin central pour joindre les escaliers, les ascenseurs et les entrées des logements.Ces passerelles s'ouvrent sur le centre ville et sur le Port de Montréal.Au rez-de-chaussée en plus des halls d'entrée des deux immeubles, des commerces de services sont aménagés sur la rue McGill et des Sœurs-Grisés consolidant ainsi la vocation commerciale existante des deux artères.Un restaurant est aménagé dans la gare existante, redonnant une nouvelle vie à ce bâtiment et à sa mémoire.Le nouveau bâtiment s'inspire des formes simples des édifices de la rue McGill.Au dessus de la gare conservée, les 9 étages de la passerelle nord s'estompent derrière un écran en verre translucide de 30 mètres portant le tracé des voies ferrées de 1918.EUROPA PLACE CHARRON Il U.-U-U O -ojo O LA GARE EUROPA rue McGill i mcgill MjBSg Un ETTÏ REZ-DE-CHAUSSÉE JV^TL NIVEAU 3 ÉTAGE TYPE lÂlAJAJ Ojp U 3! N idÆEE mm ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC | FÉVRIER 2006 3 » .ai, «K.:- HUH ?I'.1 I mm- jat îl jfetfr i\\ ranm .* v.; # ¦ æ-?s mz±.I ¦rvfrt tv- tiVT : iiuimn ¦! ¦ SBJlL .\u2022 ¦ v m ii MtgS Bi' : OLIÊRE «r- Élévation, iu L'équipe Jean Pelland, associé en charge Martin Leblanc .associé Michel Lauzon .associé Julien Geoffroy, chargé de projet Jean-Sébastien Bourdages Éric Provost Dima Cook Ghislain Bélanger Bruno Tremblay Érick Gonzalez Le 70 Molière MONTRÉAL, QUÉBEC Lauzon Pelland, architectes (nomade architecture) Construit en 1940, le bâtiment d'origine est typique des bâtiments d'industries légères de l'époque.Localisé en bordure de la Petite-Italie, le contexte immédiat est particulier au caractère de l'arrondissement Villeray.Le bâtiment est bordé à la fois à l'est par des habitations en triplex et duplex, et à l'ouest et au nord, par des bâtiments de brique caractéristiques des industries légères se retrouvant dans le secteur.De larges fenêtres à carreaux en baguette d'acier étaient aussi typiques des bâtiments qualifiés de «daylight factory».Le programme consiste à reconvertir le bâtiment en 30 unités d'habitation de type condominium et à ajouter un étage supplémentaire en mezzanine pour la création d'unités sur 2 niveaux de type «penthouse» et à aménager un stationnement en sous-sol.Le concept architectural s'inspire de la simplicité et de la linéarité des façades caractéristiques des bâtiments industriels et de la ponctuation de petits balcons français, définis par leur cadrage.La composition des nouvelles ouvertures se découpe selon leur meneautage et l'intégration d'éléments résidentiels tels les balcons en quinconce et les terrasses qui confèrent un côté ludique au bâtiment.À l'intérieur, l'aspect loft des aménagements est accentué par le béton apparent de la structure et des plafonds.L'étage supérieur témoigne d'une légèreté inspirée à la fois de l'architecture de verre et de l'usage saisonnier (coin vitré, terrasses flottantes, pare-soleil amovible).L'entrée principale joue avec le verre, la translucidité et la lumière pour indiquer son nouveau caractère.L'intervention architecturale, quoique respectueuse de l'immeuble existant, se donne une nouvelle identité résidentielle.Les unités bénéficient d'une lumière naturelle abondante, de cuisines simples, chaleureuses et fonctionnelles et d'un éclairage artificiel inspiré de la nature originelle de l'édifice.Kez-de-chaussee ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC I FÉVRIER 2006 *\\\\ ' '\u2022 -\u2014.-\u2014 \t 1 111 \u2014: \u2019- .\u2022' .-r @ - .K31 HÜ -i 2 '.\t,\t4-: T\u2014 ;mi I i >: \\ t\tV 7 / L« àim- incorporé! au MCMVin L\u2019Institut royal d\u2019architecture du Canada Porte-parole de l\u2019architecture au Canada 0T N*.', «1 vous ne verrez Charpentes en gros bois d'œuvre www.heavytimberwork.com 450 451-5678 Rigaud, Quebec ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC FEVRIER 2006 HMH\t\t\t \t\t\t'êMÊ&Èmm sensations urbaines du 26 octobre 2005 au 10 septembre 2006 CCA Centre Canadien d'Architecture \tla mission de l\u2019IRAC est de soutenir la qualité en architecture.\tPar ses programmes de prix et distinctions, ses démarches de promotion de la profession à l\u2019échelle nationale, ses publications et ses activités de soutien à la pratique, il contribue au développement et au rayonnement de l\u2019excellence en architecture.\tJoignez-vous à nous, notre voix sera plus forte! \ti&ÊK\tigggag\t¦ s.|j*\u2014 W JJ\tVisitez WÊÊÈru i\tw \u2014, | 1920, rue Baile, Montréal El Guy-Concordia 514 939 7026 www.cca.qc.ca Ouvert du mercredi au dimanche, 10 h à 17 h; le jeudi, 10 h à 21 h Entrée libre le jeudi soir de 17 h 30 à 21 h QHv ERRATA Malgré toutes les précautions que nous prenons pour donner les crédits aux architectes et leurs collaborateurs, il arrive parfois que la chaîne de transmission de l'information échappe un maillon.Dans notre dernière édition, portant sur l'architecture dans le centre et l'est du Québec, deux projets présentés ont été victimes d'omissions.Voici les crédits complets qui auraient dû être publiés, auxquels nous ajoutons nos excuses.En page 16, le Centre mère-enfant du CHUQ a été réalisé par Bélanger Beauchemin + Émile Gilbert + Richard St-Pierre architectes.HAMLET Charpenterie Traditionnelle ¦ Heavy Timberwork Ainsi en page 15, le projet INAF aurait dû être attribué à Côté Chabot Morel et Amiot Bergeron architectes. Maintenant que nous offrons 5 essences de bois et 19 couleurs de revetement d aluminium, vous pouvez véritablement concevoir des résidences uniques pour vos clients.Pour en savoir plus, visitez notre salle de montre.A VOTRE MESURE www.marvin.com Portes et Fenetres Marvin 8138, boulevard Décarie Montréal, Québec H4P 2S8 1-800-361-5858 courriel : quebec@marvincanada.com c;2004 Marvin Windows and Doors All rights reserved 'J' Marque do Marvin Windows and Doors 2CÜ ¦ BOUTIQUE DE MONTRÉAL BOUTIQUE DE QUÉBEC ceragres.ca 9975, BOUL.SAINT-LAURENT 265, RUE SAINT-PAUL 514.384.2225 41 8.692.17 1 1 : -m osas "]
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