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Titre :
ARQ
ARQ s'impose rapidement comme la revue de référence pour le milieu québécois de l'architecture. Elle permet de comprendre l'évolution de l'architecture québécoise contemporaine.
Éditeurs :
  • Montréal :Groupe culturel Préfontaine,1981-,
  • Québec :Cöpilia design inc.
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
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Références

ARQ, 2006-05, Collections de BAnQ.

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[" V, ¥&fik .¦ ¦ ¦¦ i !\u2022! \u2022 ARCHITECTURE-QUEBEC i A* »> ifeze* BASE DE POLYMÈRE RENFORCÉE ENDUIT DE FINITION 100 »/o ACRYLIQUE DOUBLE TREILLIS DE FIBRE DE VERRE AU RDC SIMPLE TREILLIS DE FIBRE DE VERRE AUX ÉTAGES -ISOLANT POLYSTYRÈNE (HAUTE DENSITÉ) ÉPAISSEUR ^s^DE 58 mm OU PLUS ,- TREILLIS METALLIQUE C& DALLE DE BETON I\tBARRES D'APPUI DU COFÉRAGE V\tCONTREPLAQUÉ (COFFRAGE) '\tPOUTRELLES ÀV \\\tDE TYPE HAMBRO R POUTRE EN «I» POUR H T\tL'APPUI DES POUTRELLES ¦>\t\" SOUDÉE AU COLOMBAGE L \"\t\u2019\tÉCRAN PARE-FEU 12,5 OU 16 mm SCELLÉ PARE-AIR ^ '\u2022 -.^\t' PANNEAU D'ISOLANT RIGIDE ™\t! .\tLISSE D'ASSISE FIXÉE \\\tJk> AU BÉTON SOLIN A BRIQUE-, PAR D'AUTRES - BRIQUES PAR D'AUTRES ATTACHE À BRIQUE Murox ou la solution innovatrice multiétagée il Murox offre des solutions de construction uniques et innovatrices pour le marché de la construction de bâtiments résidentiels multiétagés de quatre à dix étages.L\u2019équipe Murox s\u2019assure que le travail s\u2019effectue promptement de l\u2019ingénierie à l\u2019installation de la coquille du bâtiment.Avec le système Murox, l\u2019édifice est livré selon l\u2019échéancier prévu, permettant au propriétaire de réaliser des économies substantielles.Le système de coquilles de bâtiments haute performance vous offre \u2022\tMurs porteurs \u2022\tAcier de charpente \u2022\tSystème de plancher composite acier/béton \u2022\tGamme élargie de finitions extérieures \u2022\tFlexibilité architecturale MUROX Bâtiments haute performance 270, chemin Du Tremblay Boucherville (Québec) J4B 5X9 Téléphone : (450) 641-4000 Sans Irais : 1-866- GO - IVIUROX Télécopieur : (450) 641-9585 www.murox.ws Groupe Canam inc.est titulaire d\u2019une licence délivrée en vertu de la Loi sur le bâtiment du Québec.Licence RBQ : 2634-2030-18 Fournisseur unique pour la coquille du bâtiment qui met à votre disposition : \u2022\tExpertise technique \u2022\tQualité de fabrication supérieure \u2022\tÉquipe dévouée à la gestion du projet et du chantier \u2022\tChantier propre et accessible \u2022\tRapidité -/H\t \t Le sommaire Ce numéro est dédié à la mémoire de Henri Mercier, architecte, 1904-1998 ÉDITORIAL 1981 Pierre Boyer-Mercier : MAI 81' Jean-Louis Robillard : LES ANNÉES 1980 Pierre Beaupré : PARLER D'ARCHITECTURE 8 Vingt-cinq ans de publication de projets d'architecture Martin Drouin 13 Morceaux par morceaux Morceaux choisis des écrits de Jean-Louis Robillard dans la revue ARQ numéro 40 Georges Adamczyk 22 Innover et conserver Retour sur ARQ et le malaise patrimonial Jacques Lachapelle 32 ARQ, un tour de table 40 Dans les coulisses.Il laisse une bonne impression La publicité paie l'édition Félicitations à un éditeur sans reproches Éditeur : Pierre Boyer-Mercier Membres fondateurs de la revue : Pierre Boyer-Mercier, Pierre Beaupré, Jean-Louis Robillard et Jean-H.Mercier.Comité spécial de rédaction pour le 25' anniversaire: Georges Adamczyk, Denis Bilodeau, Jacques Lachapelle, Jean-Pierre Chupin, Carlo Carbone, Marc Pape, Patrick Morand, Stéphane Kowal, Catherine Szacka, Luc Noppen, Pierre Beaupré, Éric Gauthier, Mark poddubiuk et Jonathan Cha.Production graphique : COpilia design inc./ Directeur artistique: Jean-H.Mercier Représentants publicitaires (Sales Representatives) : Sylvie Lauzon et ASSOCIÉS.Montréal : 32, de Matagami, Blainville, Québec, J7B 1W2 /Téléphone : (514) 747-0047 /Télécopieur : (450) 434-0051 / Sans frais (Toll Free) : 1-888-547-0047.ARQ est distribuée à tous les membres de L'Ordre des architectes du Québec et de I'Association professionnelle des Designers d'intérieur du Québec.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec et Bibliothèque nationale du Canada.ISSN: 1203-1488.© Art et architecture Québec : Les articles qui paraissent dans ARQ sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Envois de publications canadiennes : contrat de vente #40037429.ARQ est publiée quatre fois l'an par ART ET ARCHITECTURE QUÉBEC, organisme sans but lucratif.Les changements d'adresse et les demandes d'abonnement doivent être adressés à : ART et architecture Québec, 21760,4- avenue Saint-Georges, Quebec, G5Y 588.Téléphone pour la rédaction: (514) 343-6276, pour l'administration et la production: (418) 228-2269.Abonnement au Canada (taxes comprises) : 1 an (4 numéros) : 36,81 $ et 57,51 $ pour les institutions et les gouvernements.Abonnement USA 1 an : 50,00 S.Abonnement autres pays.60,00 $.ARQ est indexée dans «Repères».ARCHITECTURE-QUEBEC MAI 2006 NUMÉRO 135 Page couverture du premier numéro de ARQ, mai 1981.Dessin de Jacques Rousseau !:¦ ?.¦ Ce que les édifices les plus raffinés portent.La mode peut se retrouver sous plusieurs formes, c'est pourquoi Briques Hanson vous offre des centaines j de couleurs et textures qui transformeront l'édifice que vous érigez en une conception exclusive.Pour en savoir plus sur nos nouveautés, appelez I-877-HANSON8 ou visitez nous au www.hansonbrick.com.Hanson Le reflet dune brique Travailler ses idées \t J.' \u2022 : ¦ »«.\t*\u2022\u2022*~\t\u2022* A-»~ m T asvcvr-, ¦«.=-\u2014\tr\u2014 1»- ;v» O* £ \u2022 \u2022 -»- c*c~\u2014 r \u2014 i.ijn\tS El*»» O 0*1 I l\u2019H' 0k -.V \u2022 ; Suggestion : Aider l'architecte à considérer plus d'aspects de son projet, du concept au concret.Solution : Avec le logiciel Autodesk® Revit® Building, les documents produits sont de meilleure qualité, les équipes de conception mieux coordonnées et plus productives.Les clients sont plus contents.Vous obtenez d'autres mandats.Votre bureau est plus rentable.En modélisant les informations sur le bâtiment avec Revit Building, vous réalisez vos projets.Vos méthodes.Vos idées.Et ce sont vos idées qui vous font gagner.Constatez-le en visitant autodesk.com/revitbuilding.Autodesk et Autodesk Revit sont des marques déposées d'Autodesk, Inc.aux États-Unis et dans d'autres pays Les autres noms de marques, noms de produits et marques de commerce appartiennent à leur propriétaire respectif, v 2005 Autodesk.Inc.Tous droits réservés. Bibliothèque et Archives nationales Québec \t \t Architecture Québec Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 ÉDITORIAL 1981 iTB MAI 8V Cinq personnes peuvent revendiquer la paternité de ARQ qui célèbre aujourd'hui ses vingt-cinq ans.Incluant les trois co-signataires de l'éditorial, Pierre Beaupré, Jean-Louis Robillard et moi-même se joignent au club des fondateurs son directeur artistique et administratif Jean-H.Mercier et son père spirituel, Henri Mercier, à qui est dédié ce numéro anniversaire.Celui-ci, persuadé que le Québec méritait une meilleure publication que l'agonisante Architecture-Concept et que son déclin était en partie imputable à l'indifférence des architectes eux-mêmes, se désolait du manque de communications au sein de la profession.Les architectes formaient, à son avis, un cercle trop fermé sur leurs préoccupations corporatistes et qui ne s'inquiétaient guère, à part quelques exceptions, de leur identité culturelle.Mais ce ne fut pas toujours le cas.Il faut se rappeler qu'en 1945, lors du lancement de la première revue d'architecture au Québec Architecture/Bâtiment/Construction, par son fondateur Paul H.Lapointe un groupe d'architectes avaient reconnu dans la nouvelle publication, l'opportunité de se «décoloniser» de l'hégémonie que les beaux-arts exerçaient sur l'enseignement et la pratique de l'architecture.L'architecte Yves Bélanger (concepteur du remarquable monastère Saint-Albert le Grand en 1958 et sur lequel ARQ a publié un portrait en avril 1994) qui signe dans le premier numéro un premier texte de fond, témoigne des forces naissantes du moment, réclamant une nouvelle «stylistique architecturale qui se rapproche des préoccupations modernistes émergentes de l'époque».Un débat avait été lancé dans ABC qui, au fil des années, a permis de constituer des archives historiques des plus considérables sur l'architecture au Québec.Au départ de Paul H.Lapointe en février 1968, après avoir publié non moins de 261 numéros, la direction de la revue fut confiée à Michel Lincourt qui rebaptisa la revue Architecture-Concept en décembre de la même année.C'est suite au départ de Lincourt, quelques années plus tard, que l'étoile de la revue s'est mise à pâlir jusqu'à son agonie en décembre 1994.Au départ mobilisatrice et dynamique, toutes les disciplines y étaient traitées (arts, arts graphiques, arts décoratifs, paysage, urbanisme, etc) elle était devenue, à la fin des années 1970, un pis aller.C'est au centre de ce vide qu'Henri Mercier reconnut le premier l'opportunité de fonder une nouvelle revue.À son âge, il avait alors 76 ans en 1980, il s'efforçât sagement de faire germer l'idée dans des esprits plus fertiles.ARQ était dès lors en gestation.Pierre Boyer-Mercier LES ANNÉES 1980 Il était une fois.au début des années 1980.trois compères architectes qui désiraient sortir de leur quotidienneté et exposer leurs réflexions communes sur le propos architectural au Québec.Un désir, une volonté, une générosité aussi qui suscitèrent les mêmes attitudes intérieures chez plusieurs de leurs confrères.Cette aspiration à un dialogue s'est appelée ARQ, architecture-Québec.Cette initiative que l'on savait plus chevaleresque que rentable en est tout de même rendue à sa vingt-cinquième année et sa plus grande réussite sera celle d'avoir créé un imaginaire local.Cette même urgence de faire bouger les choses s'est aussi manifestée au début des années 1980 par un événement qui devait atteindre toute la société québécoise.Si ARQ s'adressait d'abord aux architectes, l'idée de rejoindre le grand public s'insinuait dans mon esprit : comment les éveiller à l'importance et à la valeur du cadre bâti qui, dans une large mesure, conditionne la qualité de la vie elle-même?C'est ainsi que, dans la foulée de ARQ naquit une fête, une très grande fête de l'architecture qui s'est appelée l'Archi-fête (ARQ, juin 1983).Jeunes et vieux, créateur, promoteurs, financiers et décideurs tous furent appelés à reconnaître l'architecture pour ce qu'elle est réellement, c'est-à-dire d'intérêt public.L'événement marquant que fut «L'école de l'espace», dirigé par Alena Prochazka donna le coup d'envoi de la fête qui s'est tenue à la fois à la place du Complexe Desjardins de Montréal et au Manège militaire dans la Vieille Capitale.L'événement se répéta en 1984 et en 1986 mais disparut faute de fonds publics.ARQ a survécu, convaincu qu'il permettra le passage du témoin aux plus jeunes générations.Jean-Louis Robillard PARLER D'ARCHITECTURE \u201cYou shouldn't not talk about art, you should do it.\" Philip Johnson, Perspecta III, 1955 Curieux paradoxe que cette exhortation de la part de celui qui, en 1932, créait justement par un discours sur l'art, sur l'architecture, ce qui allait devenir le «Style international ».L'exposition «The International Style : Architecture since 1922», un commentaire en quelque sorte sur l'émergence d'une nouvelle architecture européenne, venait effectivement parler d'architecture et le faisait d'une façon convaincante au point d'ouvrir la porte à la création d'un nouveau paysage en Amérique du Nord.Curieux paradoxe aussi que cette prééminence du discours sur l'art réclamé par certains ou tout au moins de cette autonomie de ce discours qui se constituerait en discipline propre.Mais en définitive ne doit on pas accepter que parler d'architecture, écrire sur le sujet, illustrer la démarche des créateurs en exposant dessins et photographies, enrichissent la discipline.Au cours des vingt cinq ans qui viennent de s'écouler ARQ a su parler d'architecture au Québec, a su le faire en accompagnant les praticiens, les créateurs, en prenant parfois ses distances du construit pour discourir de façon plus abstraite sur l'art de l'architecte, en suscitant aussi la création.Comment évaluer l'impact du dialogue ainsi amorcé, l'impact des portraits tracés dès le premier numéro de la revue -ceux de Jacques Rousseau, de Dan Hanganu, de Phyllis Lambert ou encore de Melvin Charney, quelques mois plus tard, pour ne citer que quelques figures emblématiques-, celui des grands débats sur la pratique de notre métier, de notre art, sur la formation des générations montantes?On nous dira qu'aujourd'hui la commande est de plus en plus ingrate, que l'art, que l'exercice du métier même dans ses facettes les plus humbles, est subordonné aux impératifs d'une économie triomphante.Rien d'étrange à cette situation diront ceux pour qui cette chape de plomb qu'est devenue l'économie étouffe tout rêve, même celui de créer un pays.Rien d'étrange à cette situation.sinon qu'en voulant faire disparaître la pierre qui chante, on ne retrouvera plus qu'une architecture muette.Pour que l'architecture ait droit de cité, il faut que des voix se fassent entendre, celles des volumes assemblées sous la lumière, celles des écrits qui en révèlent la beauté, décrivent l'angoisse ou la sérénité de ses créateurs.« Les gens aiment les histoires; il faut savoir les raconter» nous dit Melvin Charney.ARQ a su et sait encore raconter l'histoire d'une architecture qui se crée au Québec, d'une architecture qui, comme toujours, oscille entre l'expression d'une culture spécifique et celle d'une culture sans frontières.Et raconter cette histoire, c'est essentiel pour que s'inscrivent de nouvelles pierres dans l'édification de notre culture.Pierre Beaupré 5 VOYONS LOIN />1, DESIGN ET AVANT-GARDE EN ITALIE AU XXe SIÈCLE Il modo italiano: design et avant-garde en Italie au XX' siècle est une production du Musée des beaux-arts de Montréal, en collaboration avec le Musée royal de l'Ontario et le Museo d'Arte Moderna e Contemporanea di Trento e Rovereto Franco Albini, ( 1905 -1977).Fauteuil à bascule pour la « Salle de séjour d\u2019une villa ».VII* Triennale de Milan, 1940 (reconstruction récente par Cosmit), métal émaillé, garniture.Collection Cosmit.Photo Luciano Soave MUSEE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL Pavillon Jean-Noël Desmarais m Patrimoine Canadian canadien Heritage Al R CANADA @ BE® m lie (biuett www.mbam.qc.ca ATTENZIOHE.DESIGN IL NODO ITALIANO Vingt-cinq ans de publication de projets d'architecture » Martin Drouin ARQ fête ses 25 ans.La revue d'architecture québécoise s'est forgée, en un seul quart de siècle, une solide réputation.Plusieurs raisons en ont fait une publication incontournable.La constance mérite d'abord d'être soulignée.Les éditeurs ont en effet réussi à publier six numéros par an entre 1981 et 1997, livraison annuelle qui s'est depuis réduite à quatre numéros.Une telle cadence est déjà un exploit en lui-même.Les 134 publications originales pourraient d'ailleurs faire rougir bien des prétendants.À travers l'ensemble de ce corpus, ARQ s'impose ensuite comme l'un des témoins privilégiés de l'histoire architecturale récente du Québec, celle encore chaude d'actualité dont on se soucie à peine de consigner la mémoire.Les thématiques proposées dans chaque numéro constituent autant de dossiers qui renvoient aux sensibilités d'une époque.Les vingt-cinq dernières années ont ainsi vu se transformer considérablement notre rapport à la production architecturale et à l'environnement naturel et bâti par l'émergence de nouveaux paradigmes.Le dépouillement de la revue, pour peu que l'on prenne la peine de les consulter, permet conséquemment de goûter à des matériaux d'une richesse exceptionnelle.Plus particulièrement, la revue a aussi été le témoin attentif de la production architecturale d'ici.ARQ publia un nombre considérable de projets qui donne une clef d'accès privilégiée à vingt-cinq ans d'idéation et de création.Dans le premier numéro de mai 1981, la revue ARQ rendait public les quatre projets primés lors de la quatrième édition des prix d'excellence de l'Ordre des architectes du Québec.Dans le troisième numéro du mois de septembre de la même année, les éditeurs dévoilaient le lauréat du concours du Musée de la civilisation à Québec, ainsi que les quatre autres finalistes.Jusqu'à la dernière livraison de 2006, dont pas moins de dix projets regroupés sous le thème de l'habitat privé étaient commentés, l'expérience se renouvela annuellement.709 projets furent ainsi publiés.Un chiffre impressionnant! Un calcul rapide permet d'obtenir une moyenne saisissante de cinq publications par numéro depuis vingt-cinq ans.Ces premiers constats justifient que l'on s'attarde plus sérieusement à cette production.Quels projets ont été présentés dans ARQ ?Serait-il possible de déceler des tendances, des lignes de force, des inclinaisons envers certaines thématiques ?Quel portrait de l'architecture québécoise émerge de ces publications ?Tentons de mettre un ordre dans ce fouillis.Un regard chronologique d'ensemble L'idée même de faire le bilan d'un quart de siècle de publications pousse nécessairement à jeter un regard chronologique.Le décompte laisse ainsi percevoir la place grandissante occupée progressivement par les projets dans les pages de la revue.L'année 1990 marque à cet égard une date charnière.La décennie précédente avait permis de présenter un éventail conséquent de projets, il était toutefois rare d'en retrouver dans deux livraisons subséquentes.L'un des trois éditeurs de la revue à l'époque, Jean-Louis Robiilard, préférait nettement aborder les thématiques des numéros qu'il dirigeait à travers la publication d'articles.Tout en adoptant une attitude parfois similaire, les deux autres éditeurs, Pierre Beaupré et Pierre Boyer-Mercier, laissèrent davantage de place aux projets.L'arrivée de France Vanlaethem au poste de rédactrice en chef au début des années 1990 marqua l'inflexion qui donna une plus grande visibilité aux créations architectura- étec quesepi s: les.La publication d'une cinquantaine de projets, cette année-là, dépassait ce qui avait été enregistré jusqu'alors.Il fallut d'ailleurs attendre jusqu'en 2002 pour s'approcher de la marque avec quarante-deux projets publiés.Toutefois, depuis bien des années déjà, les vingt et un rédacteurs qui s'étaient succédé aux commandes de la revue avaient pris l'habitude de laisser une enviable large place aux projets.À ce premier regard chronologique se surimpose la nature des projets.La présentation des projets de papier, des réalisations contemporaines et des œuvres anciennes apparaît en effet selon différents rythmes et à travers des circonstances particulières.Chacune de ces trois catégories n'eut pas la même visibilité.C'est plus de 250 projets publiés qui n'existèrent d'abord, parfois uniquement, que sur des dessins, des plans ou des maquettes.Ces études furent présentés à différentes occasions.Le tiers environ s'insérèrent dans des numéros thématiques pour témoigner d'une idée, d'un concept ou d'une future construction.En 1988, par exemple, c'est ce type de regard sur la jeune architecture au Québec qui permit ainsi d'aborder le talent de Claude Saucier, de Sophie Charlebois, de Nour-Eddine Chaouky, de Claude Lamoureux, d'Alain Lamoureux, de Gilles Prud'homme, de Yves Rouleau et de l'Atelier Big City.Les différentes versions du projet de réhabilitation du Vieux-Port de Montréal ou du Faubourg Saint-Laurent furent publiées semblablement à la fin des années 1980 et au début des années 1990.En 2002, ce sont les étudiants des trois écoles d'architecture québécoises qui eurent l'occasion de montrer leurs projets terminaux.Sans s'imposer à un moment ou à un autre, un petit nombre de ces créations furent présentées avec constance tout au long des vingt-cinq dernières années.Les projets de papier furent plus nombreux lorsque présentés dans le cadre de concours.ARQ en organisa quelques-uns qui acceptèrent cependant des bâtiments déjà réalisés.Le thème du « petit habitat » servit de premier exercice pour mesurer l'impact de la revue en 1982, soit un an après son lancement.Le succès fut assuré avec 61 propositions, dont neuf publiés dans les pages du numéro spécial.Le concours d'habitation de l'Ordre des architectes du Québec, mis sur pied en 1984 et dont les organisateurs avaient voulu en faire un incubateur d'idées, primait le projet du pont habitable sur le canal de Lachine de Pierre Boyer-Mercier et de Jacques Rousseau, et le celui de l'implantation d'habitations dans l'ancienne cour de triage Viger de Guy Turcotte.Ce fut surtout les grandes compétitions publiques, lancées par des commanditaires gouvernementaux, qui s'imposèrent progressi-.vement dans les pages de la revue.Au cours des dix dernières années, la tendance est presque devenue la norme.Les lecteurs ont ainsi pu découvrir les lauréats et les finalistes des concours de .la Place de l'hôtel de ville de Sherbrooke en 1985, de la Faculté de.l'aménagement de l'Université de Montréal en 1995, de la salle de spectacle de l'Assomption et des maisons Smith et Hazeur, à la Place-Royale à Québec en 1999, du pavillon des sciences de l'Université Concordia en 2001 et, encore récemment, du centre des Arts Juliette-Lassonde à Saint-Hyacinthe en 2005.En même .temps que la pratique s'est implanté Québec, la revue s'est fait le média par excellence où il est possible de suivre les projets sou , mis par différentes équipes dans le cadre de concours publics.En, cela, ARQ est de son temps.ft,,i :;T: Nioni *81 m H *\u2022 A Hterà ara tftij ¦ f: Lettesai III» ioi&l IH ClauikSi M e,den Si les projets de papier permirent de mettre en valeur la pensée qui précède l'acte de construire, la présentation de réalisations contemporaines ne fut pas laissée pour compte.La revue commenta en effet l'actualité architecturale à travers un corpus d'environ 150 créations.C'est l'exploration de thématiques qui guida essentiellement les choix.Le dossier sur l'habitat collectif présenta ainsi la coopérative d'habitation l'Escale à Montréal, réalisée par Mario Biocca au milieu des années 1980, de même que sept autres conceptions.Le numéro sur les nouveaux musées, publié en 1992, exposait pour sa part le travail de LeMoyne, Lapointe, Magne et Jodoin, Lamarre, Pratte et associés pour l'agrandissement du Musée McCord, celui de D'Anjou, Bernard et Mercier pour le Musée des Hospitalières de l'Hôtel-Dieu, de Moshe Safdie et Desnoyers, Mercure et associés pour le Musée des Beaux-arts - trois chantiers montréalais - et de Pierre Thibault pour le Centre d'exposition de Baie-Saint-Paul.Les exemples pourraient ainsi se multiplier.Les 150 projets présentés se répartissent sur l'ensemble de la période avec une légère progression au cours des ans.Suivant la logique de la publication par thématique, ARQ préféra traiter des chantiers architecturaux par l'exploration de dossiers et laissa à l'Ordre des architectes du Québec le soin de résumer la production annuelle.Les prix d'excellence en architecture, dont les premiers furent décernés en 1978, trouvèrent en effet, dans les pages de la revue, une tribune de choix.À partir '«0»| de 1981 jusqu'à 2003, la revue offrit une importante vitrine à l'ensemble des lauréats.Ce n'est que l'an dernier, lors de la cuvée de 2005, que les éditeurs changèrent de formule afin, écrivirent-ils, de ne pas faire double emploi avec une publication de l'OAQ; le numéro publia des commentaires sur les projets présentés, sans distinction de vainqueurs, de finalistes et de perdants.À l'exception donc de ce numéro, 200 projets primés par l'OAQ furent annoncés.Au total, 350 projets, auxquels il faudrait ajouter tous les lauréats de concours dont les œuvres ont été réalisées, témoignèrent de l'actualité architecturale au cours des vingt-cinq dernières années.C'est conséquemment la moitié du corpus répertorié.ARQ publia également, à côté des créations contemporaines, V: des œuvres plus anciennes.Il faut faire attention cependant : si 5-a l'épithète accolée peut faire penser à un périodique d'histoire de l'architecture, c'est d'un passé surtout récent dont il fut question, très grande majorité des réalisations à caractère historique présentés ont en effet été bâtis au 20e siècle, quelques-uns au J 19e siècle, mais rarement en amont.C'est ainsi que le numéro de 1982, dédié à l'architecture et les politiques sociales, faisait par «¦exemple état de cinq projets domiciliaires soutenus par l'inter-ïvention directe des gouvernements : la cité-jardin du Tricentenai- î^!îS htlHi jiti Hl\"' «5 & ire, les habitations Jeanne-Mance, les îlots Saint-Martin, Habitat 67 et le Village olympique.En 1991, un dossier sur le patrimoine ^moderne présentait, quant à lui, quelques spécimens de la mo-.dernité architecturale à Montréal, de même que trois exemples e réhabilitation à Montréal, à Vancouver et à Ottawa.Si, comme bn vient de le voir, l'exploitation de thématiques était l'occasion de revenir sur une production plus ancienne, des « profils » d'architectes québécois permirent semblablement de visiter leur ceuvre.Dix-huit biographies abordèrent ainsi l'originalité et la P.vitalité de créateurs, telles celles dédiées à J.Orner Marchand et à Raymond T.Affleck en 1986, à Evans St-Gelais en 1988, à Ernest Cormier en 1990, à Phyllis Lambert en 1995, et, en 2003, à Norbert Shoenauer.De ce groupe, un seul numéro se consacra à un architecte étranger, soit au travail de Mies Van Der Rohe à Montréal.Le nombre de réalisations plus anciennes présentées demeure cependant relativement restreint.Seulement 95 projets furent recensés.Aucune période au cours des années ne s'impose.Des publications sporadiques, avec quelques numéros plus volumineux dont celui dédié en 1994 à la production des vingt-cinq années d'existence de l'Office municipale d\u2019habitation de Montréal, ponctuèrent l'ensemble du corpus.ARQ n'est pas une revue d'histoire de l'architecture.Des témoins de la création québécoise Dès le premier numéro de la revue, les éditeurs annonçaient leur désir de témoigner de la production québécoise.Ils ne faillirent pas à la tâche.La presque totalité des projets fut conçue ou pensée pour être bâtie au Québec.Seulement 13 sont situés dans les autres provinces du Canada et 26 à l'étranger.La réalisation ou la présentation dans le cadre de concours par des firmes québécoises en expliquent pour la plupart la publication.En 1999, le numéro 109, consacré à l'architecture hors limite, en dévoilait un bon nombre.Les créations de la main d'architectes étrangers servirent à étayer l'exploration de thématiques.Au Québec, la ville de Montréal concentre la moitié des projets présentés.Le deuxième rang appartient à la ville de Québec qui accueille, loin derrière, un dixième des projets.Aucun autre lieu n'abrite autant de projets publiés dans la revue.Une soixantaine de localités touchées donne toutefois à ARQ une certaine ouverture vers l'ensemble de la province.L\u2019architecture québécoise serait-elle essentiellement montréalaise?La taille et les fonctions économiques et culturelles de la métropole justifieraient-elles une production plus importante et donc une visibilité plus grande ?Construits au Québec et surtout à Montréal, mais quels furent ces projets ?Les équipements culturels, avec son lot de musées, de théâtres, de lieux d'exposition et de bibliothèques, furent les plus visibles avec près du tiers du corpus recensé.L'importance des concours - la rubrique en regroupe au demeurant le plus grand nombre - et l'impact de ces équipements collectifs dans l'espace public en justifient la visibilité.Les constructions domiciliaires, qu'ils soient des ensembles d'habitation ou des résidences individuelles, représentent un peu moins du quart des publications.Ce n'est d'ailleurs pas surprenant étant donné le rôle primordial de la fonction d'habiter, au cœur même de la pratique de l'architecte.Il faut de plus de noter que la plupart des projets furent des réalisations contemporaines ou anciennes.Les gestes de conservation architecturale constituent le troisième groupe le plus publié.Si seulement quatre projets avaient été présentés au cours des années 1980, les publications des années suivantes ont largement compensé le retard.Un sixième du corpus traite ainsi de restaurations, de rénovations et de requalifications.Les projets de design urbain, qui regroupent le plus grand nombre d'études de papier dont les propositions sur le développement du Vieux-Port et du Vieux-Montréal, forment enfin la dernière catégorie qui mérite d'être souligné. Vingt-cinq ans de publication de projets d'architecture ARQ, ARCHITECTURE-QUEBEC MAI 2006 Un regard sur les architectes permet de survoler une dernière fois l'ensemble du corpus.Les créateurs des deux tiers des projets publiés ne virent apparaître leurs noms qu'une ou deux fois.La revue convoqua ainsi une gamme fort appréciable d'architectes dans ses pages.L'autre tiers se partage entre une trentaine de firmes.Il est inutile de vouloir ici en dresser le palmarès.Le jeu en serait délicat.Au cours des années, les bureaux se transformèrent; l'une collabora avec l'autre pour un projet, un tel fut responsable à l'occasion, et ainsi de suite.Toutefois, il est difficile de passer sous silence les noms de Saucier et Perrotte, de Dan S.Hanganu, de l'Atelier Big City, de Gauthier, Guité, Roy, de Cardinal et Hardy, de Provencher Roy et associés, de Croft Pelletier, de Peter Rose, de Pierre D'Anjou, de Blouin, Faucher, Aubertin, Brodeur, Gauthier, de Desnoyers Mercure, de Jacques Rousseau et de Boutros et Pratte.À cette liste, il faudrait ajouter les profils d'architecte qui, outre ceux précédemment cités, présentèrent le travail de figures vénérables, tels Victor Bourgeau ou Joseph Venne, mais aussi de plus jeunes avec Yves Bélanger, John Bland, André Blouin, Peter Collins, Roger d'Astous, Louis-Joseph Papineau, Jean Ouellet, Victor Prus et Jean-Marie Roy.Un grand nombre d'architectes, connus et méconnus, cohabite ainsi avec un groupe plus restreint de firmes qui furent davantage publicisées.Des projets pas comme les autres Une série de projets se démarque des autres, car publiée deux fois, voire trois fois dans les pages d'ARQ.Ce n'est pas moins de trente-neuf projets que la revue dévoila, dans le cadre d'un concours ou d'un dossier thématique, et qui furent par la suite récompensés d'un prix d'excellence de l'Ordre des architectes du Québec.D'autres, moins nombreux, se virent aussi présentés deux reprises à l'intérieur de livraisons différentes ou, d'abord, à l'occasion d'un concours et, ensuite, lors de leur réalisation.Les lecteurs ont ainsi pu suivre l'élaboration, à Montréal, du Centre Eaton (Peter Rose) et de la Place Berri (Peter Jacobs et Philippe Poullaouec-Gonidec), premièrement présentés comme projets de papier et publiés une deuxième fois lors de leurs réalisations.Ces deux réalisations se virent même attribuer, pour le premier, le premier prix d'excellence en architecture en 1991, dans la catégorie « bâtiment commercial » et, pour le second, une mention spéciale en 1992.À Montréal, les Habitations Notre-Dame (Mercier, Boyer-Mercier), la rénovation et l'agrandissement du Musée McCord (Jodoin, Lamarre, Pratte et LeMoyne, Lapointe, Magne), la restauration et le réaménagement du Monument National (Blouin, Faucher, Aubertin, Brodeur, Gauthier, Plante) et, à Drummondville, la Caisse populaire Desjardins (Louis-Paul Lemieux et Gilles Chagnon), ont été, les quatre projets, d'abord dévoilés dans la revue, primés ensuite par l'Ordre des architectes du Québec, puis à nouveau montrés dans un numéro subséquent.Le cas du réaménagement du Vieux-Port de Montréal (Cardinal Hardy) est plus particulier.Le concept fut tout d'abord présenté ; trois ans plus tard, la réalisation de l'aménagement des secteurs est et ouest gagna le prix d'excellence et la Maison des éclusiers récolta une mention; l'année suivante, le Pavillon Jacques-Cartier se vit décerner, lui aussi, une mention.La revue présenta seize projets qui furent ensuite primés par l'Ordre des architectes du Québec.À Montréal, ce sont le Centre canadien d'architecture (Peter Rose), la Maison Alcan (Arcop Associés), le Théâtre du Rideau vert (Saucier et Perrotte avec Lemay et associés), le Théâtre Espace Go-FTA (Blouin, Faucher, Aubertin, Brodeur, Gauthier), le Musée de la Pointe-à-Callières (Dan S.Hanganu) et le Centre d'archives de Montréal (Dan S.Hanganu avec Provencher Roy et associés), la rénovation du pavillon La-tourelle de l\u2019UQÀM (Saïa et Barbarese) et le site des moulins au parc régional de l'île-de-la-Visitation (Blouin et associés), à Sain- te-Anne-de-Bellevue, les écorésidences du MacDonald College (L'O.E.U.F.), à Québec, le Musée de la civilisation (Moshe Safdie), le Centre de recherche de l'est et le réaménagement du boulevard René-Lévesque et de l'autoroute Dufferin (Gauthier, Guité, Roy), de même, le Centre d'interprétation du bourg de Pabos (Cormier Cohen Davies), la Halte d'interprétation de la centrale Laforge 2 (Lemoyne Lapointe Magne), le pavillon de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, sur le campus Rouyn-No-randa (Bart, Carrier, Gauthier et Fortier et associés) et, finalement, la bibliothèque de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Les architectes Tétreault avec Parent Languedoc, les architectes Faucher et Aubertin, Brodeur, Gauthier).Six autres créations ont d'abord été publiées comme projets de papier pour ensuite voir leur réalisation commentée.Ce fut le cas, à Montréal, de la bibliothèque du centre-ville de l'université Concordia (Werleman & Guy avec Blouin et associés), du Complexe Chaussegros-de-Lery (Dan S.Hanganu), du théâtre d'Aujourd'hui (Saucier et Perrotte) et de la place d'Youville (Groupe Cardinal Hardy avec Claude Cormier).On vit aussi l'agrandissement et la réfection de l'Hôtel de ville d'Ottawa (Moshe Safdie avec Murray associates), ainsi que la salle de spectacle de l'Assomption (Blouin, Faucher, Aubertin, Brodeur, Gauthier), passer du stade d'étude préparatoire à la réalité.Trois projets à caractère historique ont été cités à deux reprises dans la revue - la station de métro Peel (Papineau Gérin-Lajoie Le Blanc), les habitations Saint-Martin (Ouellet, Reeves, Alain) et le Village olympique (D'Astous et Durand) - témoignant de leur importance dans le paysage montréalais.Enfin, le Centre Saidye Bronfman vit sa réalisation (Phyllis Lambert) et sa restauration (Peter Lanken) commentées dans les pages d'ARQ.25 ans de publication ont permis de présenter plus de 700 projets : 200 dans le cadre des prix d'excellence de l'Ordre des architectes du Québec et 509 par le biais de dossiers thématiques.Ces projets ne se répartissent pas également sur l'ensemble des années de publication.Dans les années 1980, ils se firent plutôt discrets tandis qu'ils s'imposèrent, au cours de la décennie suivante, comme l'un des moyens incontournables d'aborder la production dans ARQ.L'architecture de papier, d'abord, compte 250 projets ; elle témoigne de la place des nouvelles idées, mais surtout de l'importance graduellement donnée au concours qui répondrait aux commandes publiques.Les réalisations contemporaines représentent la moitié du corpus, alors que les œuvres anciennes n'ont qu'une visibilité marginale avec 95 projets.À n'en pas douter, ARQ fut le témoin d'une production architecturale québécoise et montréalaise prolifique qui se déclinait au fil des numéros par une présentation quasi pléthorique de musées, de théâtres, de lieux d'exposition, de bibliothèques, d'immeubles à appartements et de maisons individuelles.La conservation architecturale et le design urbain trouvèrent aussi progressivement leur place au cours des années d'existence de la revue.Enfin, à un groupe relativement restreint de firmes s'ajoute un spectre élargi de créateurs.Au premier travail de déblayage qui permit d'explorer certaines tendances, il faudrait s'attarder plus attentivement au traitement des thématiques et des projets.Une histoire de la revue devrait aborder, dans un véritable corps à corps, la singularité des lignes de force observées afin de saisir comment elle s'inséra ou répondit à l'actualité des vingt-cinq dernières années.La richesse du corpus publié donnerait, sans conteste, accès à un pan important de notre rapport au paysage bâti dans l'histoire contemporaine du Québec.En attendant, le vagabondage dans les anciens numéros de la revue demeure encore le meilleur moyen de se familiariser intuitivement avec l'aventure récente de l\u2019architecture québécoise.10 tk, Itr II r H ib ! j in UL Le bois façonné avec finesse peut se comparer à la beauté d\u2019un lac de montagne.Nous fabriquons nos fenêtres à partir d'essences de bois uniques, afin qu'elles soient à la hauteur des vues qu\u2019elles offrent.Maintenant que nous offrons 5 essences de bois et 19 couleurs de revêtement d'aluminium, vous pouvez véritablement concevoir des résidences uniques pour vos clients.Pour en savoir plus, visitez notre salle de montre.MARVIN fP Windows and Doors À VOTRE MESURE Portes et Fenêtres Marvin 8138, boulevard Décarie Montréal, Québec H4P 2S8 1-800-361-5858 courriel : quebec@marvincanada.com www.marvin.com c 2004 Marvin Windows and Doors All rights reserved R Marque déposée do Marvin Windows and Doors.mm \t SOCIÉTÉ CANADIENNE D ' H Y P OT H È QJJ ES ET DE LOGEMENT (ENCORE PLUS) DE BONS CONSEILS Édition revue et enrichie du Guide des règles de l\u2019art de la SCHL Murs et ouvrages en béton architectural préfabriqué Panneau ordinaire Fixation de l\u2019appui sur la dalle Le Guide renferme 12 nouveaux détails d\u2019exécution, 33 nouvelles pages, une section remaniée concernant les ouvrages de référence et le glossaire, ainsi qu\u2019un tout nouveau chapitre sur les systèmes tout à fait préfabriqués, dont les murs de cisaillement, les éléments structuraux tels que colonnes, poutres et planchers préfabriqués, de même que les murs porteurs extérieurs et les murs d\u2019allège.Cette ressource fiable à l\u2019intention des spécialistes de l\u2019habitation n\u2019aura jamais été meilleure! 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Ce texte ne se porte pas à la défense de l'architecture.Il s'identifie plutôt à une période d'incertitude.Partout, on peut voir de petites ou moyennes constructions, rénovations et rapiéçages qui démontrent l'éclectisme de notre culture et de nos aspirations actuelles.Désordres, juxtapositions à peine ressenties, évaluation sommaire des forces physiques en présence, opinions protégées par le bouclier de la «qualité de la vie», protectionnisme par trop brandi comme au temps du féminisme agressif, indifférence du petit et valorisation du plus gros et du plus pesant.Ce «happening» n'a pas de logique.Lire entre les lignes, c'est ajouter du mortier à la brique.L'olympisme ou la grande frustration Le métier d'architecte au Québec a marqué le plus important recul de son histoire dans l'opinion publique au moment ou un architecte étranger a été choisi d'autorité par notre bon maire pour concevoir les installations olympiques.On écartait du revers de la main des années d'expertise développée et de talent démontré par les architectes québécois qui avaient assuré la réussite internationale de l'Expo 67.L\u2019après olympisme ou la grande noirceur Cette sombre période professionnelle pour les architectes qui ont dû affronter la récession économique en même temps que réaffirmer leur expertise se signale surtout par le « recyclage » de plusieurs d'entre eux.De nombreuses écoles sont abandonnées à leurs vastes salles aux mornes couleurs, d'innombrables églises subissent le pic du démolisseur, la mode des lofts trouve à se loger dans les usines abandonnées par les industriels qui ont déménagé leurs installations en périphérie urbaine.Les familles « dénatales » ne ressentent d'ailleurs plus le besoin d'occuper le bungalow traditionnel et veulent rénover un appartement « condominisé » sur le Plateau Mont-Royal ou la rue King à Sherbrooke.La profession se recycle en même temps que se recycle l'immobilier.Cette situation s'est d'abord manifestée dans la transformation de nombreuses écoles en coopératives d'habitation.Le recyclage de ces édifices en habitations est désastreux.Les hauteurs appellent des mezzanines qui demeurent restreintes en surface et créent ainsi des espaces gauches, coincés, dont très peu d'exemples sont réussis.Et si vous croyez que la période recyclage est terminée, détrompez-vous, il reste à exploiter les installations olympiques.Le pire peut encore être évité en refusant le recyclage du New Sherbrooke.Je sais, vous préférez appeler ça « conservation ».Si Safdie croit encore qu'il a quelque chose à faire dans notre milieu (tenir une position de leadership peut-être), il se doit d'arrimer le débat sur le Musée.Alors seulement, pourrons-nous le reconnaître comme le jeune précurseur qui nous a donné Habitat.Le stade Olympique 13 Morceaux par morceaux Jacques Rousseau (Calgary) Le Château Westmount Square Habitation - la conquête d'un marché De Brassard à Terrebonne, de Cap-Rouge à Charlesbourg, du quartier Saint-Pie X (Rimouski) à Arvida, les maisons modèles de tout acabit se sont multipliées dans un chaos aussi lamentable qu'indescriptible.Les petites villes du Québec on connu une dégénérescence presque irrécupérable autant dans leur centre-ville que dans leurs quartiers périphériques, à l'exception peut-être de lieux comme le grand parc central de St-Hyacinthe, une partie du village de Saint-Ours ou de Frelighsburg.Le Centre-ville de Rimouski a définitivement tourné le dos au fleuve, Sherbrooke s'est vulgarisé, Drummondville et Granby, celle-ci en dépit de son maire-architecte, sont devenues des exemples de gaspillage d'espaces et de constructions de mauvaise qualité et de mauvais goût.Quelques projets de qualité plus élevée et à meilleur budget dont la série de petites maisons de l'architecte Dan Hanganu à l'île des Soeurs ont fourni l'exemple qu fut rapidement suivi, d'emprunter à notre tradition ornementale pour réjouir et folk-loriser les nouvelles façades.Des agences d'architecture comme celle de Jacques Béique et Associés ou celle de Poirier/Cardinal ont réussi à intéresser des promoteurs à des projets de qualité.Le plan fonctionne et il contient tous les éléments qui ont une valeur aux yeux des acheteurs.Mais ce n'est pas un plan qui génère une géométrie ordonnée.L'espace véritable de la salle à manger est tellement biscornu et aux confins de toutes les géométries du projet que la leçon d'architecture doit être revue ou réapprise.Il y manque un souffle créateur.Le château Westmount Square doit sa stature et sa prestance aux impératifs de la grille imposée par Mies Van der Rohe à l'ensemble du lot sur lequel il a déjà érigé ses dignes tours.Toutefois, l'architecte Colombani réussit à faire transparaître un certain maniérisme d'actualité en «pignonnant» la toiture et les petits bâtiments en bordure de la rue Greene.Mies m'a confié qu'il n'assisterait pas à la cérémonie d'inauguration.On comprendra pourquoi maintenant la finance reléguera à des quartiers de plus en plus périphériques l'action des GRT qui ont réussi durant ces années de recyclage professionnel en habitation à représenter l'expérience la plus originale au Québec d'une pratique sociale de l'architecture très appropriée et sensible aux besoins de la revitalisation du Centre-ville de Montréal et plus encore, des autres moyennes villes du Québec.La longévité de l'expérience tient plus à la ténacité et aux certitudes de ces nombreux jeunes architectes plutôt qu'aux appuis espérés de l'Ordre des architectes du Québec ou de l'Association des architectes en pratique privée qui ont souvent été perçus dans une optique de désengagement ou de dissuasion.Résidence pour le gardien de la Ville et pour soi Tout d'abord, le projet d'une arche olympique pour Calgary.Rousseau se réfère à l'esprit démocratique de la cité.La ville prend la forme entière d'un anneau où se situe le «valable», une section de ce cylindre en devient l'aspect «visible» explicite.Ce fragment repose sur des supports qui forment une arcade où la mesure, l'équilibre et la conscience spatiale trouvent leur sens par la transgression des barrières matérielles à la limite possible de la réalité gravitationnelle.Même si le projet olympique de Rousseau n'a pas été primé et que lui ont été préféré les projets gagnants de A.J.Diamond, Barton Myers et Barry Johns, je considère la démarche théorique de Rousseau essentielle pour le développement de notre architecture, et sa solution formelle très inspirée.Coin Marie-Anne et Coloniale, Rousseau doit meubler une tête d'îlot typiquement montréalais.Architecture parlante et vivante, une exploration de l'avenir.Conserver.un privilège ?Un mot de plus et il devient évident que nous sommes responsables de la conservation de notre patrimoine.Mais.je m'objecte effrontément à cette psychose qui a été engendrée par une si bonne intention.Tout ce qui est « ancien » est devenu «patrimoine» ou presque.Les trois ennemis de notre patrimoine sont la démolition, la transformation et la juxtaposition.Le premier me paraît la cible préférée du moment.D'impardonnables destructions qui servent les ambitions de crapuleux spéculateurs comme M.A.qui a eu même l'effronterie de laisser une plaque à son nom sur l'emplacement mémorable de la Maison Van Home.Même si la Maison Alcan a prouvé avoir consciencieusement rempli son devoir et réussi une intégration architecturale de hau- !| te qualité sur la rue Sherbrooke, ce ne fut pas le cas de la Banque Mercantile qui a transformé les résidences victoriennes en pures façades sur la même rue.Montréal ne possède pas encore de politique d'aménagement j clairement définie, ni de commission d'architecture et d'urbanis- ji me qui puisse étudier de façon experte plutôt que faussement démocratique les projets de construction à venir; on ne possède plus cette sensibilité spatiale qui prévalait à l'organisation physique de nos beaux villages du dix-huitième siècle; ni les experts ni les profanes ne peuvent être garants d'une qualité soutenue qui témoignerait de l'existence d'une culture architecturale.Bâtir vite et pas cher, le moins cher possible.On pourrait même dire, planifier vite, dessiner sans se questionner et régler les problèmes au moment du chantier, encaisser les honoraires et, hop! Un autre prochain projet suivra.Si le propriétaire néglige de consulter un architecte, il y aura toujours un entrepreneur, un vendeur de tôle ou de briques de béton pour rendre «votre façade bien propre».La Maison de la fierté 87 C'est bizarre que l'appellation idéale - La maison de Rêve - se soit transformée en Maison de la fierté.On a dû réaliser que la maison idéale n'existe pas.C'est clair que je n'ai pas acheté de billets au Salon de l'Habitation qui m'aurait donné une chance de gagner la Maison de la fierté.hllii Ami toi ! oo MtO iiyauii iift $ Lesd i (fui ip; Il 01 plié WfflUI I I file.Le ''(or# PUlîffl I 'T: I fl lift: \u2022; rsR 7 ::: : ¦ :: : r La Maison d'en face, depuis et pour trois générations Au même Salon de l'Habitation, vingt mètres environ séparent La Maison de la fierté de la Maison d'en face et un monde !.On l'a nommée la Maison Multi-âge ou la Maison Du Maurier, son commanditaire.Ici point de concours.Une idée, une solution qu'on proposed vers laquelle s'est précipité le grand public.Ma visite m'a convaincu de vieillir au plus vite pour occuper l'appartement du rez-de-chaussée réservé aux grands-parents.Au sommet, un cercle, un anneaux fixé en deux points qui remémore une psyché du XIXe siècle, ou bien un hula-hoop qu'on interdit de saisir en le maintenant à bout de bras ou enfin une note que mérite cette partie du projet.L'opération «Casse-noisettes» 34 P 20 Il y a un chantier qui perdure et pour lequel les architectes ont un intérêt particulier, c'est celui du Centre Canadien d'Architecture conçu par l'architecte Peter Rose.Les deux ailes de la nouvelle construction viennent jouer le rôle d'un casse-noisettes aux prises avec un fruit avec l'écorce rugueuse à l'intérieur de laquelle on espère une amande.La qualité de la taille de pierre et de l'assemblage sobrement détaillé correspond à l'intention classique de la composition : une connotation de solidité, continuité et pérennité.L'édifice nouveau n'en reste pas moins statique et peu souriant envers son environnement résidentiel.Ce jardin urbain comprend plusieurs références à la tradition montréalaise autant cadastrale, qu'urbanistique et architecturale.Le jeu de miroir que Charney favorise en répétant la base de la Maison Shaughnessy est en continuité avec son projet pour « Corridart ».A la différence que celui-ci évoquait une réalité disparue en construisant quelque chose, alors qu'au CCA, il donne l'impression qu'il a déconstruit une réalité existante, la maison ancienne.C'est peut-être un commentaire critique sur le parti architectural de Peter Rose.Charney devrait se pencher sur le « New Sherbrooke ».L'explosion du Montréal contemporain Un jour, au début des années soixante, Montréal a découvert qu'elle pouvait vivre sous terre.C'est bizarre que ce soit à la Place Ville-Marie même que le «couvercle» saute.Le Centre Canadien d'architecture Le concours Rona et le populisme de Héritage Montréal La caution de l'O.A.Q.envers l'auto construction.Comprends pas!.Bricolage et architecture, une nouvelle voie ?Comprends pas!.Héritage Montréal a trouvé un créneau éducatif à sa mission de sauvetage et de protection de notre patrimoine.Puisque le public recyclera majoritairement son patrimoine bâti, autant le guider dans le droit chemin.Se rappelle-t-on que l'on travaille à obtenir des gouvernements la mise en place d'une «Politique de l'architecture» ?On ne pourra convaincre quiconque si on se permet des écarts de parcours.Le nouveau ciel de Montréal Depuis quelques mois, le plus élevé des nouveaux gratte-ciel projette ses reflets rosés autour de lui avec une prétention diamantaire.La Maison des Coopérants n'a rien d'une maison.Et même nos ténors les plus connus ont préféré chanter l'air de «la petite patrie» ou «sauvons quelque chose» alors que les autres se partageaient l'héritage du Montréal de demain.Ce n'est pas dans le ciel que se vérifie l'évolution de Montréal, c'est à ses pieds et dans ses entrailles que la transformation s'opère.Sur le plan urbain, on joue aux échecs avec la salle de concert.De case en case, on la déplace au gré des Karpov et Kasparov qui réfléchissent chacun à leur tour.C'est le planificateur plutôt que le promoteur qui devrait déterminer l'occupation du territoire.Le langage utilisé dans la composition des bâtiments d'envergure est copié surtout sur celui qu'on peut voir à pleine page dans les revues d'architecture américaines.Il est surprenant de constater que certains des bâtiments que nous valorisons le plus aujourd'hui ont été produits par des architectes d'influence européenne, par exemple : Ernest Cormier.Ce qui me frappe le plus dans l'allure que prennent les plus récentes constructions en hauteur, c'est la façon incroyable de laisser apercevoir ou d'essayer de cacher pudiquement leur nudité moderniste.Rien de nouveau sous le soleil ! la bonne vieille tour de verre est toujours là mais elle possède divers manteaux de granit.La Place Félix-Martin se déshabille à peine parce qu'elle n'arrive pas à dégrafer ce bijou égyptien qui l'étouffe.La tour Montréal Trust expose plus de flagornerie en bombant le torse.La tour Industrielle-Vie n'ose pas vraiment ouvrir les pans de sa cape lustrée.Une culture pluraliste, une tradition d'éclectisme Les luttes de pouvoirs qui caractérisent l'émergence d'une nouvelle nation, composée d'éléments fort disparates qui doivent assurer ensemble leur survivance, ont déterminé le caractère pluraliste et souvent désordonné de ce développement.15 Morceaux par morceaux Comment apprécier le moment présent ?La tâche est risquée car elle doit faire appel à la lucidité d'une part et au «gros» bon sens d'autre part.Malgré tout, l'image que nous préférons présenter à l'étranger demeure souvent rattachée aux vestiges patrimoniaux qui rappellent certaines des périodes les plus importantes de notre gestation culturelle.L'archi-culture médiatique internationale tend à banaliser l'imagerie post-moderne et à l'imposer à une population qui la découvre comme une nouveauté et comme un signe de progrès.Du même coup, elle renforce pour certains l'attitude régiona-liste qui défend la relation nécessaire entre production architecturale et expression culturelle.La situation politique du Québec accorde la priorité à l'entente économique avec la société continentale.Les grands moments de l'affirmation culturelle des années 70 ont été conjurés par une récession implacable et désarmante.Qu'est-ce qui peut justifier alors une expression architecturale distincte de la production internationale actuelle ?.La multiplicité des choix d'expression et souvent la douteuse érudition des créateurs ont aussi favorisé l'éclectisme de leur production.Cette adéquation me désastre.Cette similarité d'attitudes me semble le plus dangereux piège intellectuel qui nous permettrait de justifier nos allégeances stylistiques, alors qu'on sait très bien que l'imagerie savante et ironique des débuts du post-modernisme en architecture se résume, aujourd'hui, à quelques signes édulcorés ou à de grivoises exagérations qui caractérisent le «vernaculaire-banquier».L'importance de l'influence américaine ne me fait pas désespérer devant la profondeur des jugements que nous portons et de l'intérêt que nous manifestons pour nos prédécesseurs, Ernest Cormier en tête de liste, qui ont été plus sensibles aux influences européennes, influences tout de même mais qui ont fourni un terrain propice à une expression de notre culture.Sans production régionaliste probante, sans école de pensée identifiable, le milieu architectural québécois est clairement à la remorque des courants étrangers et des idéologies dominantes.Malgré ses qualités innées qui pourraient l'engager dans une véritable exploration de l'avenir, il préfère aduler et plagier les protagonistes du «star system» tout puissant en architecture, ou tout bonnement travailler dans l'ombre.Peut-être en vaut-il mieux ainsi.La Place Félix-Martin # « » # il il /#/ n n ff II rrrn Ce texte de Jean-Louis Robillard se terminait par un long épilogue, une sorte de manifeste pour une architecture qui saurait se réinventer sans succomber à l'influence américaine.Nous proposons au lecteur de relire cette conclusion dans son entier et de juger par lui-même ou elle-même de sa pertinence ou d'apprécier comme moi le chemin parcouru par l'architecture québécoise au moment où ARQ célèbre son vingt-cinquième anniversaire.Mais cela ne veut pas dire que nous n'avons pas besoin de critiques bagarreurs aujourd'hui.Alors Jean-Louis, à quand le prochain coup de gueule?ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC MAI 2006 16 RHHml Plus de 6000 produits décoratifs en polyuréthane.Nos moulures usinées FYPON® S\u2019EST REFAIT UNE BEAUTÉ vous offrent la précision du detail et la durabilité de leur composition.Légères et d'installation économique, elle vous propulsent aux confins de votre imagination.Fypon?la beauté réinventée! 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Provinces de l\u2019Atlantique I Québec I Ontario I Manitoba I Saskatchewan | Alberta | Colombie-Britannique fl3 TO si « gg''SitTi RIT9TO TO 33 33' M'TO 33 gsniRS'TO 33 33 33' TO 33 33 33^ S:: BB Sr®fTO 33^333 RBI 33 33^ Ï 33 33 3\"\" 33 SR RSB 1 33 *sm sii 3333\u2018R8 HSÏ! JRinRtf 99 m b «S3 33 33 S3: Si 33 33: 33 S3 ¦St IS 33 33 S3 33 33 33 33 S3 33 11 13 13 33 33 13 33 13 13 31 13 31 31 r n: IH 93 as f v -imr *£i3r aa Les systèmes d'édifices résidentiels de béton préfabriqué donnent la possibilité d'associer les composantes architecturales à celles structurales de manière à former l'enveloppe entière du bâtiment (Solutions totales préfabriquées).Cette méthode de construction est en voie de devenir le choix par excellence pour toutes sortes d'applications - dont les édifices d'habitation multiple, les hôtels/motels, les résidences pour étudiants, les résidences pour personnes retraitées ou en perte d'autonomie ainsi que les condominiums.La qualité, alliée au service et la livraison, fait du béton préfabriqué le Choix Numéro 1 en offrant ainsi le meilleur Coût Total d'Accès à la propriété.Membres du CPCI Chapitre Québec BETONS PRÉFABRIQUÉS DU LAC INC.Tél: (418) 668-6161 website: www.bpdl.net SARAMAC INC.Tél: 1-800-665-0577 website: www.saramac.com GROUPE 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Installé par foam masters* Toujours Plus PerformantMC ARQ # 50, août 1989, p.45.Vue intérieure du Lux, Montréal, Luc Laporte Innover et conserver RETOUR SUR ARQ ET LE MALAISE PATRIMONIAL Jacques Lachapelle et Mathieu Pomerleau Le patrimoine n'était pourtant pas l'objet premier de la revue qui, de toute évidence, devait plutôt combler un vide dans la diffusion de l'architecture et surtout alimenter la réflexion critique.Pourtant, dès le premier numéro, Jean-Louis Robillard avec sa verve bien connue intitule un article de l'habile jeu de mot «Sauve qui peut ».\u2019 Il porte sur le projet de la réaffectation de l'École des Beaux-Arts.Le cas n'est pas banal ; voilà que l'on s'inquiétait d'un lieu qui avait été condamné de tous les maux par les signataires du Refus Global.Allait-on dénaturer ce symbole de la tradition classique et catafalque du modernisme au Québec?Mais, dans ARQ, ce n'est pas toujours en traitant de sauvegarde que l'on aborde la question du patrimoine.Il y a bien sûr un grand nombre de projets mais du point de vue des idées, l'air du temps fait en sorte qu'il y a tout un encadrement théorique qui charpente le rapport à l'histoire.Et là commencent les malaises, attaqués de front ou traités en filigrane dans les textes de la revue.Absence et omniprésence du patrimoine Le mot patrimoine lui-même apparaît rarement dans la revue.Le numéro 4, sur «La restauration» est le seul à être entièrement consacré à un sujet issu de la sphère de la conservation.2 Dans son article, Pierre-Richard Bisson traite des approches élaborées par différents penseurs, depuis Ruskin et Viollet-le-Duc, qui ont marqué la réflexion sur la conservation du patrimoine.3 Parmi elles, figure la « restauration scientifique » issue des écrits de Ca-millo Boito desquels est née la Charte d'Athènes (celle de 1931 sur le patrimoine).Bisson confronte la restauration de la chapelle du Sacré-Cœur aux différentes approches qu'il présente.Le jugement critique du bien patrimonial, l'aveu dans l'intervention et la préservation de l'authenticité participent d'une même rationalité réflexive.L'article fait la synthèse de cette théorie patrimoniale moins connue et moins attrayante que la pensée des stars postmodernes du temps qui inonde les revues d'architecture.Sauf erreur, il reste, en 25 ans, le seul à démontrer systématiquement comment un projet tient compte des différentes approches de restauration.Plus souvent qu'autrement, comme nous le soulignions dans ARQ n° 132, les architectes cherchent peu à justifier ce qu'il conserve et pourquoi.4 Ils défendent plutôt les concepts de leur projet afin de faire valoir le travail de création.Un exemple : dans le concours du campus Loyola de l'Université Concordia, la plupart des concurrents justifient leur projet en tant qu'in-novation contemporaine.Rares sont ceux qui expliquent leur intervention en regard d'une appréciation des édifices anciens.5 Autrement dit, le patrimoine est omniprésent dans la revue, mais le discours patrimonial est presqu'absent.Et pourtant, ces 25 dernières années sont marquées par un élargissement déstabilisant du concept de patrimoine.Il vient d'une part des défenseurs du patrimoine eux-mêmes et d'autre part, de théories de l'architecture, indifférentes à la rhétorique patrimoniale mais sensibles à la ville et la «mémoire collective».Il concerne par exemple les industries.Ainsi, en 1986, l'Atelier international d'habitation Archifête proposait une charrette sur le recyclage des bâtiments présents sur le site de la Stelco.6 Il y a aussi ce que l'on pourrait appeler le patrimoine modeste, c'est-à-dire que l'attention autrefois portée au seul monument historique s'applique dorénavant à des ensembles voir à tout l'envi- .die pouva ronnement.L'ordinaire trouve partout ses lettres de noblesse : chez Venturi dont la réflexion origine de l'influence du Pop Art et son rapport critique avec la culture de masse; chez Rossi dont la pensée a été nourrie par le domaine de la typomorphologie, particulièrement développé en Italie.L'article de Melvin Charney s'inscrit dans cette perspective.Il rejette avec une effroyable et Mis.fr convaincante lucidité le modèle mécanico-biologique de la ville fonctionnelle.7 En lieu et place, il défend un modèle structuro-linguistique fondé sur la représentation du milieu.À ses yeux, il y a autant à apprendre d'une maison ouvrière -à Trois-Rivières ou à Montréal - que des œuvres maîtresses de l'histoire.Éminemment signifiante en comparaison de l'abstraction moderne, cette architecture traduit un savoir-faire urbain et constructif exemplaire.Dans sa dimension critique et sa profondeur intellectuelle, cette théorie fait, sans le dire, du patrimoine urbain, un univers de référence fécond, parsemé de types et d'archétypes, qui séduit une génération de jeunes architectes, en particulier ceux diplômés de l'Université de Montréal.Il ne s'agit pas ici de décor à imiter, mais de reconnaître l'autonomie du langage architectural à travers les processus urbains et les figures de sa représentation telles que la rue, la mitoyenneté, l'îlot, etc.Cette réflexion reste d'usage et garde sa pertinence jusqu'à ce jour.(fans IM K proposeru (Il n'en i œsenlée ¦Itoii opport ai noéatior [¦ind lit Tout en étant une libération du carcan prétentieux qui enve- fteseti kéeî S! iWinist loppe la pensée de l'architecture moderne institutionnelle, cette sensibilité au contexte urbain et modeste a de quoi inquiéter car si tout est patrimoine, dans la mesure où tout est un héritage, tout mérite-t-il d'être conservé?8 Tout reste-t-il figé dans le temps?Le cas de Québec donne le ton.9 L'expérience de la Place Royale qui avait conduit à des reconstitutions didactiques est condamnable car elle induit une perte d'authenticité.Le faux se distingue mal du vrai.Du point de la Charte de Venise, elle est critiquable parce qu'elle relève de la reconstitution conjecturale.L'article 9 de la Charte dit à ce propos : «La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel.Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques.Elle s'arrête là où commence l'hypothèse sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps [.]».Mais Québec n'est-elle pas suffisamment exceptionnelle comme « berceau de l'Amérique française » pour que l'on se permette une reconstitution hypothétique?Sa nomination comme ville du patrimoine mondial par l'UNESCO est à la fois l'objet de fierté et d'inquiétude.On y parle de sdé- Wi Rèeli 8.1(01(1 «msm Wîfiti PW Hi tea rose \"° et de muséification, le pire des maux de l'avis de tous.s fiÏ8r Le discours sur la ville patrimoniale fait pourtant son chemin, non seulement à Québec mais à Montréal.L'esprit du colloque «Aménager Montréal» \"dirigé par Jean-Claude Marsan s'inscrit dans cette perspective du modèle urbain typomorphologique dans laquelle la ville est représentée comme une structure formelle qui traduit son identité et que, plus souvent qu'autrement, I faut respecter, ce qui finit par vouloir dire qu'il faut la répéter.Voilà une curieuse circularité de l'histoire.Bien qu'elle soit un fécond outil d'analyse, lorsqu'elle est utilisée à des fins de conception, la typomorphologie comporte le risque de devenir un nouvel académisme.Jean-Louis Robillard l'avait pourtant annoncé ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC MAI 2006 22 i;'ëc ' - fffA jU., iiujcU'-:: tii\u2019V :¦ - V8iP SSù ,c» ¦ , suj: ;¦ i.' «cira r\": : S® irfifiî iîfei dans un éditorial dès 1982 : « En effet, Cohen nous rappelle avec justesse que l\u2019utilisation des stratégies « contextualistes » pouvaient ralentir l\u2019éclosion d\u2019une vision révolutionnaire tout comme elle pouvait entraîner vers une pratique de type réactionnaire, dogmatique voire même prosélytique ».12 Tous ne sont pas de cet avis.François Varin critique la tendance des architectes à ne valoriser que l\u2019originalité et déplore que l\u2019on dénie toute créativité à un bâtiment qui «disparaît dans son environnement».13 Peter Lanken considère lui aussi qu\u2019il n\u2019est pas toujours nécessaire de proposer une nouvelle architecture.14 Il n\u2019en reste pas moins que l\u2019on peut se demander si la ville, présentée comme un vaste chantier patrimonial, n\u2019est pas dorénavant condamnée à n\u2019être vue qu\u2019au travers de la lunette de l\u2019histoire?Le projet d\u2019architecture n'existe-t-il que dans son rapport avec l'ancien?Faut-il entretenir l'illusion d'une harmonisation qui n'a jamais existé dans la société industrielle et post-industrielle - non pas à cause de préceptes esthétiques et stylistique - mais plus simplement parce que les conditions de la ville du Capital, c'est-à-dire des grandes corporations immobilières et des sociétés d'état et parapubliques est effectivement forcée à se transformer.Pierre Beaupré dénonçait en 1982 que « l'administration municipale semblait laisser dépérir son Service d'urbanisme au profit d'une commission d'initiative et de développement économique de plus en plus envahissante ».15 C'est encore vrai aujourd'hui.Depuis le 19e siècle, la ville est donc le lieu du changement perpétuel et de la mise en obsolescence des anciennes structures.Le contexte récent du «retour en ville» apparaît à cet égard comme une habile stratégie concertée de la part des promoteurs, des spéculateurs et des administrations publiques qui a fait en sorte que des quartiers centraux ont augmenté de valeur économique, bénéfice substantiel de la « patrimonialisation » généralisée.16 Évidemment, cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas eu une amélioration de la qualité de vie dans ces quartiers, au contraire.Historicisme et modernisme L'autre malaise face au patrimoine est l'expression que doit prendre le nouveau par rapport à l'ancien.Impossible de revenir à cet égard sur les 25 dernières années sans évoquer le rationalisme, le contextualisme et le post-modernisme.Ce dernier est dorénavant associé au seul hangar décoré venturien, icône d'un historicisme ornemental, amusé et amusant mais souvent facile et critiqué pour son manque de rigueur.Du point de vue patrimonial, cette architecture se jouait de l'architecture historique et procédait plus d'une déculturation voire d'une décadence.Honni et devenu méprisable, tout s'est passé dans les années 1980 comme si personne ne faisait de postmodernisme, qui était toujours l'architecture des autres que l'on se plaisait à haïr.Le discours patrimonial qui commande une appréciation de l'histoire s'accommode mal de cette approche caricaturale.Les architectes qui visent une réflexion un tant soi peu sérieuse à l'égard de ce que l'on pressent comme une profonde crise de l'architecture moderne ne l'apprécient guère plus.Dans une période qui n'exclut plus la référence à l'histoire, une des questions qui se posent est de déterminer comment intervenir de manière contemporaine.Un des premiers moments importants dans cette réflexion est l'exposition sur l'insertion, intitulée «De la rupture à la continuité» préparée par Denys Marchand et Alan Knight.17 Inspiré d'une exposition française, «Construire en quartier ancien»18, le volet québécois propose une catégorisation des différents types d'insertion possibles allant du contraste à l'intégration en passant par l'indifférence et l'invisibilité.Tant l'intervention moderne que celle qui devient le miroir de son environnement y trouvent leur justification.Ainsi, à défaut de l'avoir trouvé dans la démarche venturienne, l'historicisme, au sens de façadisme qui calque le passé, puisait sa rationalité dans ce rapport de valorisation et de conservation du contexte historique.Dès le début des années 1980, en parallèle au discours sur la ville contextualisée, rationalisée, «typomorphologisée», un autre courant de pensée renoue avec la modernité.Il apparaît entre autres dans un article commun de France Vanlaethem et Georges Adamczyk à la défense de l'architecture récente au Québec qui n'est pas vue dans une perspective post-moderne mais moderne.19 Avec le titre de leur texte, « Modernité et régionalisme au Québec», les auteurs ne cachent pas les liens avec Kenneth Frampton qui, on le sait, vient à quelques reprises à Montréal, plus précisément à l'UQÀM.Il intervient même dans un numéro d'ARQ et défend Dan Flanganu dont il salue la qualité du travail.20 Un numéro clé de cette «modernisation» est le 46, dans lequel le Groupe des 13 - regroupement qui ne semble vivre que pour ce numéro - s'oppose à l'«Énoncé d'orientations sur l'aménagement de l'arrondissement centre de Montréal proposé par la Ville».21 Les uns et les autres expriment leur crainte d'un encadrement trop rigide de la création par une administration municipale qui prend le parti du patrimoine.À la lumière des développements récents des politiques de la Ville, tout le numéro est encore d'actualité.En fait, ARQ après avoir embarqué avec hésitation et précaution dans le navire post-moderne à ses débuts semble se saborder pour aborder avec assurance la défense d'un nouveau discours moderne.La revue contribue avec vigueur à la reconnaissance du patrimoine moderne.Il s'agit d'un des plus clairs consensus chez les principaux intervenants de la revue.Ce n'est pas peu dire dans une période post-moderne où l'architecture moderne a tous les torts.Les numéros sur des architectes comme Blouin, Prus, Saint-Gelais, Papineau, Bland, Bélanger et Affleck témoignent de cette volonté de renouer avec des architectes qui ont réalisé leurs plus grandes œuvres dans les années 1960.France Vanlaetherm qui fonde la section Docomomo Québec joue ici un rôle majeur.Elle expose les enjeux de la conservation du patrimoine moderne dans le numéro 91.22 Une expertise remarquable Malgré tout, lorsque l'on fait le bilan des projets parus dans ARQ au cours des 25 dernières années, on constate la place importante qu'occupent les interventions patrimoniales (restauration, recyclage, rénovation ou insertion et tutti quanti).Une place significative en nombre et en qualité si l'on en juge par les prix d'excellence de l'OAQ.En fait, il est paradoxal de constater la rencontre de deux mondes: celui des défenseurs du patrimoine qui encadrent l'intervention architecturale par des chartes et des procédures et celui des architectes qui voient souvent dans le patrimoine moins un objet matériel à conserver que des idées En haut : ARQ # 67, août 1992, p.33.Vue de l'édifice de l'Éperon.Dan Hanganu / Provencher Roy architectes.Ci-Haut :ARQ # 67, août 1992, p.34.Édifice de l'Éperon, alignement sur la rue de la Commune.23 Innover et conserver K^SLXtJUKL.'iLM SUA L.i -ij.i \u2014 t9 ; \u2022 - - - p^fTTj?J ARQ # 84, avril 1995, p.26.Plan du rez-de-chaussée de la Faculté de l'aménagement.ARQ, ARCHITECTURE-QUEBEC MAI 2006 sur l'histoire, la société et sur la ville qui nourrissent le projet d'architecture.Le Mémorandum de Vienne de l'UNESCO en 2005 cherche justement cette réconciliation et ouvre donc la voie à une vision du patrimoine qui accepte l'inconnu des projets novateurs plutôt que le réconfort des structures morphologiques.Non seulement défenseurs du patrimoine et architectes se rejoignent mais on peut affirmer que malgré les débats et les critiques, il s'est développé au Québec une belle expertise dans ce domaine, une expertise qui profite de la dialectique patrimoniale entre l'expression contemporaine versus celle de l'histoire.Les œuvres phares ne manquent pas mais il n'est pas possible de toutes les présenter ici.Ce sont entre autres : les prix de l'OAQ dont les forges Saint-Maurice, la maison Alcan et le CCA; la série de musées montréalais; la série des théâtres; les concours parrainés par le MCCQ, etc.Mais parmi tous ces exemples, certains architectes se distinguent par le langage contemporain - sans rupture avec le modernisme - qui a préparé la voie à ce qui est devenu courant dans les années 1990 et 2000.Dans ces projets, les architectes cherchent dans la matière, la forme et les relations spatiales plus que dans le décor à établir un rapport entre l'ancien et le nouveau Dan Hanganu avec son architecture sophistiquée se distingue du lot.À la fois, il garde des traces d'historicisme et intègre des processus d'imitation tirée de l'environnement ou d'images historiques, mais ils se fondent dans une démarche intégrative beaucoup plus vaste.L'architecture de Dan Hanganu est bavarde, riche, surprenante.Elle est la rencontre entre le contexte physique et un langage personnel.Le fait n'a pas échappé aux auteurs d'ARQ.Le Musée d'histoire et d'archéologie de la Pointe-à-Calliè-res est exemplaire à cet effet.France Vanlaethem écrit : «S'écartant d\u2019un mimétisme simpliste, le nouvel édifice reconstruit le coin de la rue de la commune et de la Place Royale.Épousant la silhouette du dernier bâtiment à occuper cet emplacement, il rétablit la continuité urbaine tout en s'affirmant comme une intervention résolument contemporaine».23 Il y a cependant d'autres œuvres qui ont contribué à sortir la production québécoise de l'imitation du passé.Jacques Rousseau représente ce dernier courant mieux que quiconque avec sa maison Coloniale.On peut s'étonner de retrouver dans une réflexion sur le patrimoine la maison de Jacques Rousseau et pourtant elle a montré une voie pour sortir de l'imitation des formes du passé au profit d'une architecture originale qui réinterprète la ville et son architecture typique.Au lieu de suivre les contours que définit une lecture étroite de la trame urbaine, elle inverse le processus : le concept métaphorique de départ est à l'effet que la ville est un cylindre qui devient l'amorce d'un modelage subséquent qui aboutit à une maison microcosme de la ville elle-même, de l'îlot, de la rue, de la résidence typique.La stratégie est habile pour éviter les pièges du mimétisme.Elle s'inspire des structures et télescope les échelles.Rousseau renoue avec le béton apparent, matériau fétiche de la modernité.À l'indifférence tectonique des post modernistes, la matière et les assemblages reprennent ici leur fonction signifiante.Le projet de l'Atelier Big City à Pabos crée une onde de choc : un site patrimonial -pratiquement sans vestige, il est vrai, où tout est à faire - engendre une œuvre vigoureuse résolument inscrite dans une perspective moderne.24 On pense au constructivisme et à Archigram, des modèles rejetés du postmodernisme.Le hangar n'est plus décoré en façade mais toute sa structure, ses parois, son parcours sont signifiants.L'œuvre de Saucier + Perrotte est, elle aussi, décapante, littéralement lorsque l'on songe à leurs interventions sur des édifices historiques (Usine C, Faculté de l'aménagement, Cinémathèque) dans lesquelles ils enlèvent la finition pour montrer la matière brute; puis figurativement puisqu'eux aussi ont adopté un langage abstrait, néo-moderne qui, dans leur cas, est agressivement confronté aux édifices d'origine.25 L'attitude est parfois surprenante de la part d'architectes qui ont un tel souci du raffinement du détail.D'autres architectes qui ont évité ce rapport imitatif avec le passé ont marqué l\u2019imaginaire dont Luc Laporte avec des interventions comme le Lux, rue Saint-Laurent, ou le Musée pour rire.L'agence Blouin et associés s'est très tôt distinguée en ma tière de patrimoine et a remporté plus que sa part de prix avec des projets comme le Fort Chambly et l'Ile des Moulins de Terre-bonne.27 Exception qui confirme la règle, ils ont toujours voulu rationaliser leur démarche tant du point de vue de la conservation que de la création.Éric Gauthier dans le remarquable projet du Biosphère bénéficie des leçons de l'agence et présente avec rigueur les choix qui l'ont guidé.28 Ces quelques exemples montrent que l'architecture a évolué depuis les années 1990, s'éloignant de l'historicisme à tout crin.Il reste pourtant un paradoxe.Le concept de patrimoine reste très présent dans les politiques municipales comme le Groupe des 13 le craignaient.Est-ce qu'il y a actuellement un écart entre la réalité et ARQ-, entre le discours sur l'architecture, la production et le monde politique?Nous le pensons.Revue présentant et initiant des débats riches et féconds dans les années 1980, ARQ n'a pas entretenu le même niveau d'attention face aux idées nouvelles tant au Québec, qu'ailleurs.Quand a-t-on sérieusement discuté de l'architecture numérique et des nouvelles technologies?De la cité générique proposée par Koolhaas?Et autres.Par ailleurs, la comparaison entre le discours patrimonial et l'architecture contemporaine soulève la question du rapport entre le tout et les parties, c'est-à-dire sur l'unité de composition.Pour être cohérentes, l'architecture et la ville ont longtemps été présentés comme des entités qui ne souffraient pas de contradictions.La ville patrimoniale recherche cette harmonisation et l'architecture historique son intégrité.Le discours patrimonial a le mérite de proposer un idéal clair.Or, à la suite de l'ouvrage Complexity and Contradiction in Architecture de Robert Venturi -et c'est sans doute l'héritage venturien le plus profond des dernières décennies - on a défendu l'idée de l'hybridité.Est-elle encore valide?Cette «somnolence» du débat critique dans ARQ est malsaine.On ne peut que souhaiter, pour les années à venir, que les préoc- m 01 pin» tenait kqueslJ! Je lira 24 RiÉaoe Ce ta mois ten-Pierre h Sen Fit fee.le to ta î Jsirloais ifere-Rich MJniWfii!: toerbre; h (tert-pjch, fscirursmi tm îli Hi-i, w J^Coh: tosenic, tfckhu k*; pwsuti «Z I; h::: IS! fC % I \u201cNîr IttWr - , fè,4 Seir s; \t\t\t\t\t ::\t\t\t\trT- J ' Si jwjjfôjÊa» a\t \tj»P»\t\t\t\t ARQ n 7, mai-juin 1982, p.16-17.Photographie de l'installation de Melvin Charney pour Corridart.I 5.deprà4 : «* ijoievn laconsïd iieif\"\" iiont®11 nerestff oiipefc ntreW kW\u201d1 ut eti\u201d®* KJn'a i#i4 letitM \u2022 ParaW ÿOT été* spites Jcupations actuelles trouvent leur place dans la revue car même e«lei lorsqu'elle est pensée en termes d'insertion ou d'intervention :T:- patrimoniale, l'architecture doit reposer sur une réflexion con-ssfiii*temporaine, sans fuite en avant, ni refuge dans le passé.Jacques Lachapelle est professeur agrégé à l'École d'architecture de l'Université de Montréal.Mathieu Pomerleau est étudiant à la aîtrise en conservation de l'environnement bâti à la Faculté de (l'Aménagement de l'Université de Montréal.Ce texte s'inscrit dans le cadre d'une recherche plus vaste sur le rapport entre innovation et conservation dans le contexte des : concours réalisé au Laboratoire d'architecture potentielle qui ipiM bénéficie d'une subvention du CRSH.Les professeurs Georges deséit Adamczyk, Denis Bilodeau, Pierre Boudon, Susan Bronson et mém Jean-Pierre Chupin y collaborent.L'équipe comprend également lara Rim Ben Fredj, doctorante, et Imen Ben Jemia, candidate à la maî-ptéuia itrise.Le contenu du présent texte n'engage cependant que les signataires.afF:lL°UteS leS références sont tirés d'ARQ If- Jean-Louis Robillard, « Sauve qui peut ! », n° 1, mai 1981, p.6.|2.« La restauration », n°4, novembre-décembre 1981.3.\tPierre-Richard Bisson, « La restauration.L'évolution des théories en matière de restauration.», Ibid., p.8.4.\tJacques Lachapelle, «Révéler la mémoire», n° 132, août 2005, p.16-20.il ' «Université Concordia, Pavillon des Sciences (Campus Loyola)», n° 117, \"Il novembre 2001.Sylvie Tremblay et al.« L'atelier international d'habitation Archifête 1986.Le site et la situation actuelle sur la canal Lachine », n° 33, octobre 1986, p.14.[F.Melvin Charney, « À qui de droit: au sujet de l'architecture contemporaine au Québec », n° 5, janvier-février 1982, p.12.j8.Pierre-Richard Bisson parle sans détour de la médiocrité esthétique de certains secteurs montréalais.Voir : « Détour pour l'insertion.De Venise à Montréal », n° 7, mai-juin 1982, p.29.9.\tVoir le n° 43, juin 1988, consacré au thème de l'excellence et qui comporte ! quelques articles sur les conséquences de l'inclusion de Québec au sein de la Liste du patrimoine mondial.10.\tSerge Viau, «Québec, Ville du patrimoine mondial, oui, mais.», n°43, juin 1988, p.38.11.\tVoir le n° 10, décembre 1982, consacré au thème du colloque « Aménager Montréal » et qui réunit plusieurs réflexions sur le sujet.12.\tJean-Louis Robillard, ARQ, n° 7, mai-juin 1982, faisant référence à un article de Stuart Cohen dans Oppositions, n° 2,1974.13.\tFrançois Varin, «Québec, l'arrondissement historique et le problème de l'insertion», n° 7, mai-juin 1982, p.32.14.\tMark Poddubiuk, «Early Modernism Revisited.Saydie Bronfman Centre, Monreal», n° 55,1990, p.34.15.\tPierre Beaupré, «Aménager Montréal», ARQ, n° 10, décembre 1982, p.5.16.\tVoir le numéro 10, «Aménager Montréal».17.\tMarchand et Alan Knight, « De la rupture à la continuité », n° 7, mai-juin 1982, p.12.18.\tVoir le fascicule « Bulletin OAQ » dans, ARQ Architecture-Québec, n° 7, mai-juin 1982 19.\tGeorges Adamczyk et France Vanlaethem, «Modernité et régionalisme au Québec », n° 14, août 1983, p.8 BO.Kenneth Frampton, « Le prix d'excellence en architecture 1982.An outsider's view », n° 8, juillet-août 1982, p.22.21.Le Groupe des 13 (Jacques Rousseau, Georges Adamczyk, Paul Faucher, Réjean Gagné, Dany Pearl, Mark Poddubiuk, Randy Cohen, Howard Davies, Pierre Boyer-Mercier, Madeleine Demers, France Vanlaethem, Marie-Paule McDonald et Anne Cormier), « Vivre en ville », n° 46, décembre 1988, p.9.p2.Voir : « Le patrimoine moderne », n° 91, juin 1996.123.France Vanlaethem, « Pointe-à-Callières.Musée d'archéologie et d'histoire de ; Montréal», n° 67,1992, p.33.24.Voir : « Prix d'excellence en architecture », no 81, octobre 1994 dont la page couverture présente une perspective intérieure du projet.[25.Voir dans ARQ: « Prix d'excellence en architecture 1995 », n°87, octobre 1995; Georges Adamczyk, « Le concours de la Faculté de l'aménagement.Vers un projet intégré », n° 84, avril 1995, p.25; « La Cinémathèque québécoise », n° 106, février 1999, p.13 !6.Jean-François Bédard, « Vous connaissez la dernière?», n° 74,1993, p.16 !7.Voir : Gilbert Paré, « Le Prix d'excellence en architecture 1983 de l'OAQ », n° 14, août 1983, p.26; Adrien Sheppard, « La bibliothèque municipale de Terrebonne, île des Moulins, Terrebonne », n° 31, juin 1986, p.18 |28.« Prix d'excellence en architecture 1995 », n° 87, octobre 1995, p.20.plesHIl raj _ ARQ # 85, octobre 1985, p.26.Plan de la Biosphère.ORDRE DES ARCHITECTES DU QUÉBEC L'avenir prend forme aujourd'hui L'Ordre des architectes du Québec déploie une partie de ses énergies pour promouvoir et rehausser la qualité de l'architecture.En favorisant le développement des compétences de ses membres, l'Ordre contribue à l'essor de la profession et au bien-être de la société tout entière.25 Certains achètent.D'autres investissent TELD WEN ^PORTES ET FENÊTRES Collection Donat Flamand Votre confiance n'est pas une question de hasard.Notre performance non plus.Choisissez la fiabilité pour la vie en investissant avec JELD-WENMC.www.jeld-wen.ca FIABILITÉ pour la vie\"\" 02 Bienfaiteurs CAMPAGNE DE FINANCEMENT 2006-2007 JODOIN, LAMARRE, PRATTE ET ASSOCIÉS ARCHITECTES PAUL GAUTHIER, ARCHITECTE LES ARCHITECTES BOUTROS + PRATTE DESNOYERS MERCURE & ASSOCIÉS ARCHITECTES EVANS ST-GELAIS ARCHITECTE ATELIER BRAQ, EIDE FIANU ARCHITECTES LA CHAIRE DE RECHERCHE EN PATRIMOINE URBAIN, UQAM AFFLECK & DE LA RIVA ARCHITECTES La campagne de financement a pour objet de stimuler l'intérêt de la jeune architecture en lui offrant une tribune d'expression dans la revue, de relancer le Concours ARQ pour les moins de 40 ans et de distribuer la revue gratuitement à tous les étudiants en architecture au Québec.Nous remercions nos premiers bienfaiteurs de leur générosité et pour leur encouragement.Nous comptons sur votre appui en envoyant vos contributions à : Art et architecture Québec 21760,4e avenue, St-Georges, Qc G5Y5B8 ' w iabr» Avant d\u2019y apposer votre nom, assurez-vous que LE NÔTRE y est, Depuis près d\u2019un siècle, SOPREMA propose aux ingénieurs et architectes les meilleures solutions d\u2019étanchéité.La qualité incomparable de la marque en a fait un symbole dans l\u2019industrie.Ayez l\u2019esprit tranquille, exigez SOPREMA.?\tSolutions complètes pour l\u2019enveloppe du bâtiment ?\tÉtanchéité de ponts et stationnements ?\tGéomembranes ?\tInnovation constante ?\tSupport technique hors pair www.soprema.ca ||£ jl| SOPREMA Vous êtes à l\u2019abri Série ARCHITECTURE! Q BLE La famille Bloc Noble de Permacon s\u2019agrandit La dernière nouveauté date de 2002 où est apparu le bloc 10 x 20 x 60.\u2022\tBloc 10 x 20 x 60 tous les avantages d\u2019un bloc sur le plan des coûts avec une esthétique de pierre ! Voici nos nouveautés pour 2006 : 2 pierres, I brique et 20 nouvelles couleurs.\u2022\tPierre 10 x 30 x 60 \u2022\tPierre 10 x 40 x 60 \u2022\tBrique I 0 x I 0 x 30 \u2022\tNouvelle sélection de 20 couleurs b*9 Vlf'-\u2019V'L*-K->'\\ Imaginez les possibilités PERMACON Pour réserver une conférence-midi : téléphonez à Céline Crombé, ing.MBA, au (514) 351-2125 poste 508 ou visitez notre site internet au www.permaconpro.ca -a.: | I ARQ, un tour de table Gavin Affleck Table ronde organisée par la revue aux locaux de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain, le 17 mars 2006.La table ronde était composée des invités suivants (par ordre alphabétique): Affleck & de la Riva, architectes Pierre Boyer-Mercier La grande mission de ARQ était de se donner une identité propre comme architectes québécois.Denis Bilodeau\tProfesseur agrégé, École d'architecture, Université de Montréal\t Pierre Boyer-Mercier\tArchitecte et professeur agrégé, École d'architecture, Université de Montréal\t Raouf Boutros\tBoutros & Pratte, architectes\t Jonathan Cha\tDoctorant en études urbaines à la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain, UQAM\t \t\t Sophie Charlebois\tArchitecte, ville de Montréal\t Peter Fianu\tAtelier BRAQ, Eide Fianu architectes\t \t\t LUC NOPPEN\tChaire de recherche du Canada en patrimoine urbain, UQAM\t Marc Pape\tStagiaire en architecture / Saia & Barbarese\t Jacques Rousseau\tProvencher Roy & associés, architectes\t Catherine Szacka\tAuxiliaire de recherche au L.E.A.P.de l'Université de Montréal\t ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC MAI 2006 :: Pierre Boyer-Mercier Après 25 ans de publication, ARQ se met à l'écoute de son lectorat.Nous nous étions fixés pour objectifs en mai 1981 d'être PERTINENTS, ENGAGÉS, ACCESSIBLES et PROGRESSIFS.Mais la véritable mission de ARQ était de se donner une identité propre comme architectes québécois : c'est-à-dire celle de se connaître nous-mêmes et de faire reconnaître l'excellence de l'architecture au Québec.Après 25 ans d'introversion, croyez-vous que ARQ doit maintenant s'ouvrir à l'international?RaoufBoutros Ma question est la suivante : en s'ouvrant sur l'international, comment ARQ se distinguera-t-elle des autres revues?N'est-ce pas en détournant son attention du Québec que ARQ perdra sa spécificité?Je serais cependant plutôt en accord avec cette idée si cette ouverture à l'international sert nos propres intérêts : je me souviens entre autres d'opinions qu'ont formulés des architectes comme Alvaro Siza dans le numéro intitulé «Modernité et régionalisme» et Andréa Branzi lors d'une entrevue avec France Van-laethem qui avait pour titre : «Un choc des idées, un programme éditorial».Siza nous livre une opinion personnelle et éclairante sur les villes du Québec tandis que Branzi nous entretient sur l'architecture canadienne et sur un sujet des plus pertinents : «les publications en architecture».Ces regards venant de l'extérieur sont de nature à nous informer sur nous-mêmes.Catherine Szacka Tout-à-fait d'accord avec Raouf Boutros.Le fond doit rester québécois tout comme celui de la revue Quaderns d'Architectura i Urbanisme pour ne citer que cet exemple qui demeure fondamentalement catalan malgré sa portée mondiale.Il faut donc trouver un moyen de s'ouvrir à l'international tout en restant centré sur le Québec.La revue Quaderns dont je viens de parler est publiée par le Collège de architectes de Catalogne et ressemble en plusieurs points à ARQ.Elle est cependant publiée en 4 langues et c'est ainsi qu'elle peut atteindre un lectorat à la fois local et international.ARQ Comment peut-on consolider l'identité québécoise de ARQ?Denis Bilodeau À ce point de vue, la notion d'engagement que l'on retrouve parmi les premiers objectifs de la revue demeure fondamentale.Cette notion implique que des personnes d'ici s'investissent au niveau des idées créant ainsi un lieu d'échange.La vitalité de la revue passe par son pouvoir de mobilisation.Je reviens à une certaine époque où la revue possédait une orientation, une force d\u2019engagement, un projet réel, des choses à défendre.Pour son avenir, j'entrevois le rétablissement d'une qualité déjà démontrée dans certains numéros exemplaires.Là où par exemple ARQ a affiché son caractère multidisciplinaire ouvrant ainsi le dialogue entre plusieurs types d'intervenants tels que des historiens, des théoriciens, des critiques, des praticiens et même des philosophes : des acteurs aux perspectives distinctes qui pouvaient dialoguer autour d'enjeux.À titre d'exemple, je cite la revue Lotus International qui fait place à la réflexion, qui permet une distanciation, une mise en perspective historique entre autres.Dans une revue telle que ARQ, le projet prend son sens en s'inscrivant dans un contexte de débats et d'enjeux à la fois locaux et internationaux.Une deuxième forme de rétablissement passerait par la défense du regard culturel plutôt que celui de l'aspect profession-naliste dans une revue qui tenterait de rattacher son contenu à une question d'enjeux collectifs, de trouver le lien entre architecture et politique.Catherine Szacka Le fond doit rester québécois. Sophie Charlebois La notion d'accessibilité convoque dans ARQ celle de générosité et d'ouverture.Jacques Rousseau La vraie accessibilité à l'architecture québécoise passe à mon avis par les quotidiens.Peter Fianu Il faut reconnaître la faillite collective de l'ensemble des professionnels de l'architecture, praticiens et académiciens dans leur refus de s'engager dans ce débat.Peut-être avons-nous faussement l'impression que ARQ soit l'affaire d'une seule personne.Pour que la revue devienne un lieu de débats, est-il possible d'envisager un appel de candidatures ou un appel d'articles sur des thématiques prédéterminées?Peut-être que l'éveil d'un sentiment de communauté pourrait susciter de nouveaux intérêts pour la revue.é £ ARQ m h Malgré sa nature hybride, c'est-à-dire de n'être ni universitaire ni populaire, la revue vous parait-elle ACCESSIBLE?Peter Fianu Est-cequi plat Lsqii tes.Précisons qu'elle n'est pas non plus «professionnelle», mais plutôt de nature culturelle.blapioi Sophie Charlebois lu» bis ia MIS pli» ïtKlsi Son accessibilité vient de son intérêt pour toutes les formes de pratiques, même les pratiques débutantes.J'y ai publié très jeune un projet étudiant.La notion d'accessibilité convoque dans ARQ celle de générosité et d'ouverture.Je ne connais pas.d'autres revues qui donnent une telle place aux étudiants.L'accessibilité, à mon avis, ne s'exerce pas qu'à I' égard du lectorat mais elle permet la participation de l'architecte lui-même, quel que soit son expérience, à la publication.Pour le lectorat, la notion d'accessibilité signifie qu'il puisse reconnaître, dans le contenu de la re vue, ses intérêts propres.Par exemple en tant qu'architecte, nous JWpii recherchons des articles à caractère pédagogique ou des formes [ pfadi d'approches critiques au projet.Mie rodede) Marc Pape T': Vue de l'autre bout de la lorgnette, ARQ m'a rendu le Québec ac- ts» cessible.À mon arrivée de France en 1993, l'ordre des architectes m'a remis deux numéros de ARQ qui sont toujours en ma pos session.Le numéro 50 qui établissait le bilan des années 1980 et le numéro 54 traitant des projets du Vieux port de Montréal % Les deux m'ont permis de comprendre quel était le débat réel autour de l'architecture au Québec.De même le numéro 103 publié quelques années plus tard qui était consacré aux projets des finissants en architecture m'a introduit aux «fabriques d'ar chitectes».ARQ permet l'accessibilité à une source d'information l inestimable.Jacques Rousseau La vrai accessibilité à l'architecture québécoise passe à mon avis par les quotidiens tels que La Presse, Le Journal de Montréal ou Le Soleil pour ne citer que ces médias.Les projets pourraient y être présentés avec des commentaires et faire connaître au public de façon plus actuelle, la production architecturale ou l'état de la pratique.110 3; .ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC MAI 2006 Luc Noppen Marc Pape «siti» Est-ce que quelque part on n'a pas intérêt à garder un système plus lent, en fait un système de réflexion qu'ouvre des débats.Je 1 crains que la publication trop immédiate nous fasse perdre la r force de la revue qui nous renseigne de façon plus rétrospective lei.Bisfl sur la production architecturale.les tas 1 iétfèsieev p dans Al listel anttcl ¦ >|quesoit« lotion d\u2019aœl .*' ' *J chitecte,nofl tildes wl 1 ' I I : ¦ ' se;'- .¦-r;:-'-' I LucNoppen : Je suis d'accord avec la démocratisation au quotidien de l'archi-; tecture tout comme l'exposition publique des chefs-d'oeuvre du Musée de Beaux-Arts sur des panneaux d'autoroutes mais ; revenons à ARQ.Pour rendre la revue accessible, pour donner la parole aux gens, pour permettre aux jeunes architectes de publier, il faut de l'aide.Lorsque ARQ avait les moyens de soutenir une permanence, il y avait de la révision de textes.Ce soutien est essentiel parce que ceux qui écrivent le moins bien au Québec, ce sont les architectes.Leur formation ne les prépare pas à ce mode d'expression.Le lieu de débats que l'on souhaite pour ARQ passe par l'obtention de ressources professionnelles et par l'obtention de moyens financiers pour la rémunérer.Au Québec, sans subventions, la culture n'existe pas.Si les ministères financent à grand frais les revues sur le patrimoine, ne devrait-il pas financer une revue sur le patrimoine de demain?Catherine Szacka Ces subventions permettraient aussi la distribution gratuite de la revue aux étudiants et aux stagiaires qui en seront les futurs acteurs.Marc Pape Vue de l'autre bout de la lorgnette, ARQ m'a rendu le Québec accessible.t&g» - ARQ Les revues d'architecture en général nous instruisent-elles de la qualité architecturale des projets et des réalisations qu'elles publient?Peter Fianu Le pouvoir de l'idée et de l'idée de société dans certaines revues américaines comme Log et Perspecta sont plus importants que celui des images.À l'inverse, les images de projets abondent dans les revues traditionnelles d'architecture et ces images ont un effet d'entraînement d'ordre formel sur les architectes.Mais il y a imiter et comprendre.La revue souhaitée au Québec, c'est la revue intelligente, celle des idées derrière les images.Jonathan Cha Depuis quelque temps ARQ fait la promotion de projets accompagnés de jolis descriptifs.La revue doit plutôt parler des idées et développer le sens critique.Elle devrait encourager les architectes à exprimer leurs idées et leurs opinions dans de courts textes, non pas de vulgarisation, mais selon les idiomes propres à chacune des sciences de l'environnement, c'est-à-dire de l'architecture, de l'urbanisme, du design urbain et de l'architecture de paysage.Au Québec, sans subventions, la culture n'existe pas.JONATHAN CHA La revue doit plutôt parler des idées et développer le sens critique. Denis Bilodeau Je reviens à la notion d'engagement et par corollaire à celle du contenu d\u2019une revue.Il est essentiel de comprendre la menace qui pèse actuellement sur l'architecture, c'est-à-dire cette tendance forte à isoler les praticiens, à les réduire soit à des experts, soit à des consultants.Cette tendance à marginaliser la pratique architecturale par rapport à une situation historique passée où l'architecte occupait une position centrale.On peut constater, en plus, ce phénomène d'enfermement de la profession, de la pratique, dans un cadre juridique et professionnel.Les examens d'entrée à la profession et l'alourdissement de la gestion des projets en sont des exemples probants.On ressent généralement une sorte de recul de l'architecture tant au niveau de la visibilité sociale que politique.Si la lutte à entreprendre pour le redressement de la profession en est une qui se jouera aux niveaux juridiques, professionnels, corporatifs et politiques, elle se joue également au niveau intellectuel, au niyeau des pratiques, des actions qui parfois semblent marginales mais qui à la base ont une valeur de résistance, de prise de position et qui travaillent d'une certaine façon sur les mentalités, sur les idées justement.ARQ pourrait avoir pour mission de recentrer l'architecture qui a été déplacée de sa position centrale par les volontés hégémoniques de l'aménagement, de l'urbanisme et même du paysage.Celle-ci se voit maintenant non seulement comme une pratique mais comme une approche.On constate la même prétention en design.Comment on réussit cela?Concrètement par l'ouverture de la revue sur l'opinion des architectes et sur leur pratique sachant très bien qu'en réalité il font du projet urbain, du projet de paysage, du projet d'objets, du projet d'exposition et du projet d'installation.Les architectes sont effectivement partout à exercer une pratique non pas marginale mais résistante.Ça signifie s'intéresser, bien sûr, à ce que les autres professions disent de I' architecture, de rétablir le dialogue.Le Corbusier disait «l'architecture c'est tout».Dans le contexte moderniste, ça signifiait vraiment tout au sens concret du terme, non pas dans le sens totalitaire du terme, mais dans celui où on cherche à poser un regard architectural, sur tout voire à s'imposer un peu partout.J'ai le sentiment cependant que, tout en essayant de le faire, l'architecte perd du terrain.Denis Bilodeau Il est essentiel de comprendre la menace qui pèse actuellement sur l'architecture.Gavin Affleck N'est-ce pas contradictoire?Denis Bilodeau Tout-à-fait, nous devons travailler à partir de cette contradiction et lutter pour ne pas perdre du terrain.Il faut résister à cette es pèce de fatalité démocratique pourrait-on dire, qui nous margi U nalise et nous déplace vers le statut de consultant.Gavin Affleck Une revue d'architecture pourrait nous soutenir dans l'atteinte de ces objectifs.[O.; :: Peter Fianu Ça me rassure de constater qu'un professeur d'architecture ait compris que l'architecte, intégrateur qu'il était, se transformait peu à peu en opérateur et que le professionnel ne devenait qu'un fournisseur de services.D'autre part, la pratique, pour qu'on puisse en vivre, s'éclate sous diverses formes.Toutes ces nouvelles pratiques ne pourront qu'enrichir le contenu idéolo gique de la revue.iÇ:::~ Raouf Boutros * C'est le rétablissement, le renforcement d'un contenu que possé' dait jadis ARQ.La revue ARQ a souvent publié des projets d'archi tecture de paysage, d'urbanisme, etc.Ce n'est pas nouveau sauf que la position critique de la revue n'était pas prise.Quant à lutter pour recentrer l'architecture, il faut aussi comprendre que c'est une lutte de tous les jours dans nos pratiques individuelles.La question que je me pose est celle-ci :« une revue peut-elle chan-ger la mentalité des gens?».ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC MAI 2006 \"MM n ¦m, §:L ____| javin Affleck \\RQ a déjà beaucoup accompli au niveau de changements de la : mentalité des gens.Déjà, de savoir qui nous sommes nous a positionné en tant que société professionnelle québécoise.Il faut «talictii maintenant redéfinir les nouveaux objectifs de la revue à partir «IMS de ce nous sommes devenus.«iramj Denis Bilodeau L'objectif serait justement de démontrer que l'architecture est affectivement partout, concrètement dans l'action et spirituelle-allfr) ment dans l'idée.Un deuxième objectif serait d'engager un dia-ogue, comme je le disais plus haut avec tous ceux qui ont la prétention de s'approprier le champs de pratique de l'architecture.liectiiiej Gavin Affleck___________ etasfomi Une revue indépendante comme ARQ a la capacité et le devoir de Inedw prendre position.Nous apprendre à comprendre l'architecture et ratque, c»j a position de la profession dans la société.ARQ n'est pas régi par n lobby qui l'oblige à préconiser l'image au dépend d'un contenu ife'^enu réflexif.Pour ARQ la question ne se situe pas au niveau de sa entabilité comme d'autres revues.Elle nous permet d'aborder le rojet comme l'opportunité de traiter de questions théoriques, .'architecture ne doit pas être perçue comme un objet de con-(ijqytposteommation mais une particularité qui nous renseigne sur nos jjrtsd-rt modes de vie personnels et de sociétaux, rwuvewaj m Pierre Boyer-Mercier ÿqytta le suis du même avis.Il semble qu'aujourd'hui toute la question ÿufoll ne tient qu'à l'épiderme, à la singularité et à la représentation.On blette ne privilégie plus la fonction sociale de l'architecture et je crois que nous devrons retrouver cette base de réflexion qui nous a échappé en cours de route Epilogue La contribution des participants à la table ronde, aussi spontanée que généreuse et éclairante nous a permis de recueillir de précieux commentaires sur la publication.En ce moment de restructuration où nous désirons passer le témoin à une plus jeune génération, les quelques années de transition vers lesquelles nous nous acheminons nous permettront d'actualiser la forme et le contenu de nos communications.Nous invitons nos lecteurs à nous faire parvenir tout commentaire qui pourrait enrichir la matière de la revue qui, depuis 25 ans, se veut un témoin important de la pensée et de la production architecturale au Québec.pierre.boyer-mercier@umontreal.ca Peter Fianu La revue souhaitée au Québec, c'est la revue intelligente, celle des idées derrière les images.35 Gavin Affleck ARQ a déjà beaucoup d'accomplissements au niveau de changements de la mentalité des gens. \"\t.Tj Découvrez la différence Systèmes Architecturaux Portes & fenêtres aluminium-bois Bnirr* OR CHEF DE FILE EIU TECHNOLOGIE DES PARE-AIR Pare-air non perméables et perméables à la vapeur de Bakor, fabricants de Systèmes d'enveloppe du bâtiment® complets.Blueskin® SA Air-Bloc 31 IMPERMÉABILISATION unarpemes en gros dois a oeuvre www.heavytimberwork.com 450 451-5678 Rigaud, Quebec PARE-AIR NON PERMÉABLE \u2022\tPare-air, pare-vapeur et pare-pluie \u2022\tMembrane autoadhésive \u2022\tAutocicatrisant lorsque 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jeudi le 20 avril 2006.On se souvient qu'il avait fondé à la fin de années 50, avec Guy Gérin-Lajoie et Louis-Joseph Papineau, tous deux, comme lui-même, diplômés de l'École d'architecture de l'Université McGill, la célèbre firme montréalaise : P.G.L.Architectes.On s'en souvient parce que de grandes réalisations architecturales sont associées au renom de cette agence : le Pavillon du Québec de l'Expo 67, la station de métro Peel, la résidence des jeunes filles sur le campus de l'Université de Montréal et l'Aérogare de Mirabel pour ne citer que les plus connus.Mais, avec ses associés, Michel Le Blanc avait aussi fondé une sorte d'école, un lieu d'apprentissage et d'explorations où sont venus en grand nombre ceux qui aujourd'hui ont pris la relève en créant à leur tour des agences réputées.C'est Michel Le Blanc qui avait ouvert les portes de P.G.L.au jeune stagiaire que j'étais alors en 1970, encore étudiant à l'UQAM.Et c'est à l'UQAM que j'ai rencontré l'autre Michel Le Blanc, l'intellectuel, le professeur, le directeur pédagogique, le guide et le conseiller attentif qui avait crée, avec ses collègues du département des Arts plastiques, un nouveau programme de formation : le design d'environnement.Ce programme innovateur prolongeait sans aucun doute sa vision de la profession vers le milieu de l'éducation en lui apportant l'idée que l'architecture était un art social et total, un art moderne ouvert aux nouvelles sciences, aux nouvelles technologies et à l'expérimentation.Offert dans une nouvelle université aux ambitions réformistes, le programme de design d'environnement portait l'idéal d'une nouvelle façon de concevoir le milieu bâti dans un Québec en pleine ébullition.Personnage élégant, silhouette élancée, souple et calme, regard bleu fixé sur l'avenir, une légère arrogance décontractée pour tenir à distance les choses et les gens sans intérêt, l'esprit lucide teinté de scepticisme, se mutant d'un coup en encouragements vifs et passionnés, une gentillesse affectueuse pour ceux et celles qui ne ménagent pas leurs efforts, une autorité ferme et paisible, ce sont là quelques uns des traits de sa présence que je conserve encore vivement avec le souvenir de discussions riches et profondes sur les ouvrages qu'il nous recommandait de lire impérativement comme «Le droit à la ville» du philosophe Henri Lefèbvre et sur les concerts de musique contemporaine qu'il nous conseillait de ne pas manquer.Je dois mon entrée dans le monde de l'architecture au Québec à Michel Le Blanc et je lui dois surtout de m'avoir mis dans la tête que l'enseignement de la création en design et en architecture est un métier extraordinaire.Mais j'ai appris au cours de ces années une chose encore plus précieuse : faire confiance aux jeunes gens, leur donner des défis à relever, les considérer comme des compagnons de route.J'ai écrit mon premier article en 1972 dans la revue Vie des Arts parce que Michel Le Blanc, sans m'en aviser, avait tout simplement convaincu la responsable de la ré-1 daction que je pouvais le faire.J'aurai en fait passé trois années chez P.G.L., trois années décisives et inoubliables.Michel Le Blanc s'est éloigné de son agence, de Montréal aussi.Entre le midi de la France et les Cantons de l'est, il s'est tenu à l'écart de la fébrilité des grands chantiers, se consacrant à de petits projets, ici ou là, ou pour des îles lointaines et surtout à la peinture exposant à l'occasion ses œuvres intimes,.tendres et colorées.Souvent, je m'interroge sur son parcours qui va du rêve des cathédrales à l'édification de bâtiments portant fièrement leur modernité, à son rôle d'organisateur, de créateur de situations, d'inventeur de processus de collaboration.Dans l'atelier de la rue Van Home on pouvait croiser des plasticiens, des ingénieurs, des mathématiciens, des graphistes et parfois même des philosophes.Discrètement, Michel Le Blanc nous a donné le goût de la prospective et le désir de construire une monde meilleur.¦rtsvja .æ.i vî ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC MAI 2006 VOUS LEUR OFFREZ Benjamin Moore Ass, NOUS LEUR OFFRONS DES solutions QUI S\u2019APPLIQUENT BIEN QUI SE DÉMARQUENT BIEN.iiÉdjJ Senardi icoufsdet ianceainjl défercora rtideenlî m» ni iable debt lirais ami lontréalau I ils'estten rati I iitsuMl esjende I pdoî I iitlia» ileurdesk Dans l'ïi! emfe à iis min* famé lap institutionnel\tcommercial\trésidentiel\tindustriel Peu importe l'originalité et les exigences de votre conception, les professionnels savent qu\u2019ils peuvent se fier à Benjamin Moore pour des produits qui rencontrent - et même surpassent - vos attentes.Pour plus d\u2019informations techniques, appelez dès aujourd'hui au I 800 361 -5898.fftf « U .Les lieux nous attirent pour des raisons qui dépassent la perception de nos cinq sens.Une forme de reconnaissance plus profonde est à l'oeuvre, captée par une insatiable sensibilité animale.Alison et Peter Smithson sensations urbaines vous ne verrez nrTrirTïiirgni.M.urT3J une exposition présentée jusqu'au 10 septembre 2006 CCA Centre Canadien d'Architecture 1920, rue Baile, Montréal, Québec El Guy-Concordia 514 939 7026 www.cca.qc.ca Ouvert du mercredi au dimanche, 10 h à 17 h; le jeudi, 10 h à 21 h aH Hydro Québec | Groupe Financier îïhr
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