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Titre :
ARQ
ARQ s'impose rapidement comme la revue de référence pour le milieu québécois de l'architecture. Elle permet de comprendre l'évolution de l'architecture québécoise contemporaine.
Éditeurs :
  • Montréal :Groupe culturel Préfontaine,1981-,
  • Québec :Cöpilia design inc.
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
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Références

ARQ, 2010-11, Collections de BAnQ.

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[" w fe,- - .âïïnïïn -T -: V v^\\ ¦R *&>gA As/ÎM>pWH^c»m | ARCHITECTURE-QUEBEC ARCHITECTURE, PAYSAGE & DESIGN LE SAVOIR-FAIRE QUÉBÉCOIS À LÉPREUVE INTERNATIONALE DEUXIÈME PARTIE LE DESIGN INDUSTRIEL LE DESIGN D\u2019INTÉRIEUR L\u2019ARCHITECTURE DE PAYSAGE NOVEMBRE 2010 , 1$® illlllii PER u-m BAnQ j£m»>» Bon pour vos économies.Bon pour la planète Un pas de plus vers une belle planète en bonne santé *Réduction de chauffage et de climatisation = Réduction de C02 ¦ \u2022; ¦pi Le seul système complet de fenêtres R5 L!EC®\u201c- L\u2019ingénierie au service de la nature™ FENETRE 1.800.361.9261 thermoplast.com Profilés de portes et fenêtres Royal ENERGY STAR Wmm wmmm, /.SSE» ppi \t\t\t\t ' .¦\t\t\t\t \t¦¦SHn\t\t\t LE SOMMAIRE ÉDITORIAL : LA MESURE DU SAVOIR-FAIRE QUEBECOIS A L'EPREUVE INTERNATIONALE Virginie LaSalle & Jean Therrien LE DESIGN INDUSTRI E L 9 BIXI PARTOUT Yves Deschamps 10 LOUIS MORASSE, RENAULT, FRANCE Pierre Boyer-Mercier 12 FRANCIS CAYOUETTE, IKEA, DANEMARK Pierre Boyer-Mercier 14 DESIGN+COMMUNICATION Jean-François Major 16 LUC MAYRAND, CALIFORNIA, USA Pierre Boyer-Mercier 23 LE DESIGN INDUSTRIEL AU QUÉBEC Cloé St-Cyr LE D\tE S I G N\tD'IN T\tÉ R I E U R 25 JAIME BOUZAGLO : LA PETITE HISTOIRE D'UN GLOBE TROTTEUR QUI TRACE LÀ OÙ I L SE DOIT.Jean Therrien 29 TABLE RONDE : LE DESIGN D'INTÉRIEUR QUÉBÉCOIS SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE Virginie LaSalle & Jean Therrien 34 ÆDIFICA Jean Therrien L ' A R\tC H\tI T E C T U\tR E DE PAYS A\tG E 40 L'ARCHITECTURE DE PAYSAGE AUX PORTES DU MONDE Jonathan Cha Éditeur : PIERRE BOYER-MERCIER.COLLABORATION SPÉCIALE : JEAN THERRIEN, VIRGINIE LASALLE, JONATHAN CHA.Membres fondateurs de la revue : Pierre Boyer-Mercier, Pierre Beaupré, Jean-Louis Robillard et Jean-H.Mercier.Comité de rédaction: PIERRE Boyer-Mercier, RÉDACTEUR EN CHEF ; Jonathan Cha, Yves Deschamps, Stéphan Kowal.Production graphique : CÔPIUA DESIGN INC./ Directeur artistique : Jean-H.MERCIER.Représentants publicitaires (Sales Representatives) : Sylvie Lauzon et associés.Montréal : 32, de Matagami, Blainville, Québec, J7B 1W2/Téléphone : (514) 747-0047/Télécopieur : (450) 434-0051 / Sans frais (Toll Free) : 1-888-547-0047.La revue ARQ est distribuée à tous les membres et stagiaires de L'Ordre DES architectes du Québec, aux membres de I\u2019Association professionnelle des Designers d'intérieur du Québec et aux étudiants en architecture au Québec.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec et Bibliothèque nationale du Canada.ISSN : 1203-1488.© COPIUA DESIGN INC : Les articles qui paraissent dans ARQ sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Envois de publications canadiennes : contrat de vente #40037429.ARQ est publiée quatre fois l'an par CÔPIUA DESIGN INC.Les changements d'adresse et les demandes d'abonnement doivent être adressés à : CÔPIUA DESIGN inc., 21760,4e avenue, Saint-Georges, Québec, G5Y 5B8.Téléphone pour la rédaction : (514) 343-6276, pour l'administration et la production : (418) 228-2269.Abonnement au Canada (taxes comprises) : 1 an (4 numéros) : 36,12 $ et 56,44 $ pour les institutions et les gouvernements.Abonnement USA 1 an : 50,00 $.Abonnement autres pays : 60,00 $.ARQ est indexée dans «Repères».ARCHITECTURE-QUEBEC NOVEMBRE 2010 NUMÉRO 153 Sur la page couverture : Star Trek The Experience Borg, dessin de Luc Mayrand. Une entière liberté de design I >\"1 Panneaux architecturaux de Vicwest N\u2019hésitez pas : mettez-nous au défi! Les panneaux et solins métalliques de Vicwest vous proposent une liberté totale de conception pour donner à tout bâtiment la finition qui le distinguera des autres.Avec des investissements considérables dans des installations clés d\u2019un bout à l\u2019autre du pays, nous pouvons vous offrir des bordures de toit, avant-toits et systèmes de gouttières dissimulés, avec rebords arrondis.Et qui plus est, dans une grande variété de matériaux et de finis.Communiquez avec l\u2019équipe de concepteurs de Vicwest ou visitez notre site vicwest.com et cliquez sur « Design ».Les possibilités de conception sont, pour le moins que l\u2019on puisse dire, illimitées.uf FREE Q on-line ''-.sa I IMJ continuing .co*.\u201e ^ EDUCATION www.aecdaily.com wnewest RBQ: 8256-5821-32 CertainTeed fabrique et offre une gamme complète de produits d\u2019isolation éconergétiques en fibre de verre ici au Canada.Cela inclut des isolants en nattes et en rouleaux, des isolants en vrac à souffler et des produits pour CVCA avec un minimum de 65 % de contenu recyclé et qui sont munis de la membrane pare-vapeur et pare-air intelligente révolutionnaire MermBrainMC.Avec plus de 100 ans d\u2019expérience produisant des matériaux de construction de qualité, vous pouvez être sûr et certain que nos produits d'isolation vous offriront une performance exceptionnelle et l'efficacité énergétique peu importe le climat.800-233-8990 \u2022 becertain.ca \u2022 http://blog.certainteed.com TOITURES \u2022 PAREMENTS \u2022 GARNITURES \u2022 FENÊTRES \u2022 PATIOS \u2022 RAMPES \u2022 CLÔTURES ISOLATION \u2022 GYPSE \u2022 PLAFONDS \u2022 FONDATIONS \u2022 TUYAUX CertainTeed SAINT-GOBAIN M J ' \" ' - KanSSn I ) \u2014^ non | j«MÇ Mxww \u2022: \u2022 .,'.: ::C ¦¦¦h Centura est ici mmm CENTURA Céramique | Porcelaine | Vinyle | Tapis Centura | Salle d\u2019exposition de Montréal | 5885, chemin de la Côte-de-Liesse, Ville Saint-Laurent 514 336.4311 Design, déco, etcentura.Architectes et designers, voici notre nouvel espace de travail et de présentation qui saura assurément vous inspirer pour créer, inventer et mieux penser.Unique à Montréal, uniquement chez Centura.518 LA MESURE DU SAVOIR-FAIRE QUÉBÉCOIS À LÉPREUVE INTERNATIONALE Virginie LaSalle & Jean Therrien Le parcours engagé à la préparation du présent numéro de la revue ARQ avec thème Le Québec à l'épreuve internationale nous dirige tout droit en préalable au questionnement de la présence et de l'ampleur : sommes-nous véritablement sur la scène internationale, de quelle manière s'affirme-t-on et quelle est l'importance de l'exportation de nos savoirs en considération des marchés ouverts qui sont par définition partagés par une offre, elle-même définie par un spectre de haut niveau également issu de l'horizon international?On pourrait ainsi croire que notre expertise se mesure à l'étendue de l'autre dans un contexte d'économie globale et dans une certaine mesure, relativement fidèle aux expectations des prospectives les plus assidues.Nous nous sommes aventurés sur le potentiel à notre disposition pour essayer d'en dégager un niveau de réponse.Les prémisses nous semblent dégagées, l'investigation se détourne de sillon sur sillon et les issues acceptent aussi une part d'incertitudes.Nous avons pris le parti de la présomption en nous offrant une investigation ouverte à des tribunes variées et attribuées plus particulièrement au regard bilatéral de la condition du local vers l'international en sachant par ailleurs que les constats se mutent parfois en attributs de l'essor.Nous posons le guide sur l'attitude et la posture de l'international en soulevant la notion de marché mis en relief par une capacité d'en morceler l'analyse pour en extraire les potentialités et se mettre au diapason de l'autre, de répondre à ses attentes en soulevant les impératifs de sa différence.Tous les interpellés sont unanimes face aux nécessités du langage universel et celles, tout aussi importantes, de la compréhension des enjeux reliés aux conduites du projet.Dans les prérogatives internationales, l'ère des communications dans laquelle nous sommes sollicite une disposition à s'élever au dessus delà médiane et nous avons très bien senti que les interlocuteurs portent cet appel à la distinction qui les attire indiscutablement sur le terrain de la concurrence internationale.Bien sûr, les facteurs de distinction vont toucher des variances d'échelles, d'attributs et de significations : la signature et sa convenance à la prestation de design, l'expertise dans un domaine directement touché par l'intervention de design, la capacité de résilience associée à l'efficacité de l'ensemble d'une opération.Elles sont toutes et parties assujetties aux impératifs de l'économie mercantile et bien au-delà des prétentions vertueuses, le succès de l'un se mesure aussi au succès de l'aboutissement.Indiscutablement, la compétence et l'expertise coffrent les assises du combattant et s'en dégage en termes de valeur, la capacité de l'expertise d'ici à livrer la marchandise à l'intérieur des prescriptions de l'efficacité.Plus encore, les défis de la complexité actuelle des adresses du projet de design régissent une expertise qui se noue à l'infrastructure des réseaux, interconnectée tout autant aux marges du projet qu'aux effectifs de nécessité de l'instrumentation de l'intervention projetée.La vitesse de réaction a ses exigences de résultat et l'opération internationale va également concourir à la maniabilité des communications sous toutes ses formes.Leur domestication ouvre la voie du labyrinthe au déploiement de diffusion sans frontières et d'issues exponentielles.L'oeuvre devient elle-même circonscrite dans l'orchestration médiatique, devenue nécessité de la consécration et source de régénération de la prochaine destination.Ceux qui saisissent cette amplitude se dévoilent au statut de l'universel en adoptant aussi son langage, ses codes et ses représentations.Nous considérons désormais l'unité de la diversité en soutien de l'aventure d'ailleurs pour en débusquer le secret et s'en emparer au profit de l'authenticité pour que rejaillisse au lointain le fruit cultivé avec beaucoup d'ardeur. 2010 HMMi S Les «blues»?INSPIRATION^ PAR JELD-WEN, POUR LES ARCHITECTES.SPIRATION Des Centres de Design et un site Internet conçus pour maximiser votre productivité.Alimenter votre inspiration avec des produits et des outils développés pour innover et performer.www.jwi ns pi ration .ca TELDWEN PORTES ET FENÊTRES Prix de reconnaissance pour l\u2019excellence soutenue «f NE RETENEZ PAS VOTRE SOUFFLE Voici MEMBRA!!^ La solution de recha intelligente au poly de 6 mil.Cette technologi MemBrainMC est un pare-vapeur et pare-air novateur conçu pour permettre à l\u2019humidité de s\u2019échapper et garder les murs au sec toute l\u2019année.je eprouvee en Europe depuis plus de dix ans a récemment été introduite au Canada (CCMC 13278-R).MemBrainMC est le seul pare-vapeur qui permet à l\u2019excédent d'humidité de s'échapper.Le poly de 6 mil traditionnel n\u2019étant pas perméable, l\u2019humidité est donc emprisonnée dans les cavités murales.Lorsque le taux d\u2019humidité augmente dans ces cavités, MemBrainMC s\u2019adapte en devenant plus perméable, ce qui permet à l\u2019humidité de s\u2019échapper et réduit la moisissure et'les risques qui y sont associés.MemBrainMC est une solution de rechange intelligente au poly.Il peut être utilisé comme pare-vapeur et comme pare-air intérieur continu.Ne vous en faites donc plus avec la moisissure.Prenez une grande inspiration, demandez MemBrainMC et soyez certain d\u2019avoir fait le bon choix.[ Sûr et Certain ] CertainTeed 800-233-8990 \u2022 certainteed.com/membrain\t.\t____________SAINT-GOBAIN EXTÉRIEUR : TOITURES \u2022 PAREMENTS \u2022 FENÊTRES \u2022 CLÔTURES \u2022 RAMPES \u2022 MENUISERIE PRÉFABRIQUÉE \u2022 PATIOS \u2022 FONDATIONS TUYAUX INTÉRIEUR : ISOLATION \u2022 GYPSE \u2022 PLAFONDS * \\ Ob ¦\u2019-\u20223.; Sttfbv. :ï.;: si* ¦ : .LE DESIGN INDUSTR EL | DESIGN+COMMUNICATION ARQ, ARCHITECTURE-QUEBEC NOVEMBRE 2010 Jean-François Major DE TERRE DES HOMMES À SHANGHAI Après plus de quarante ans d'expérience, la firme Design+Communication s'est taillée une réputation de chef de file international en planification et en design d'environnements interactifs dédiés à l'éducation dans les musées, centres de sciences et expositions universelles.Design+Communication a été fondée en 1970 suite à Expo 67, par Jean St-Cyr qui était le designer responsable des pavillons restants et Jacques Roy, un de ses collègue à l'époque.Dès lors, et encore aujourd'hui alors que de nouveaux partenaires ont pris l'agence en charge, D+C s'est mis en quête d'expertises diversifiées et de concepteurs reconnus dans leur champ de pratique respectif et c'est avec le soutien de gestionnaires et d'administrateurs chevronnés que l'agence s'est développée.Le bureau de Montréal est aujourd'hui dirigé partrois associés : André Bilodeau, président, Jean-François Major, vice-président / design et développement, associés à D+C en 1989 et Hélène Bertrand, vice-présidente / gestion de projet et administration, associée depuis 2000.D+C compte une quinzaine d'employés à Montréal et deux à Shanghai.L'EXPÉRIENCE DE D+C À L'ÉTRANGER L'aventure internationale de D+C débute à la fin des années 1980, d'abord en Europe puis rapidement aux États-Unis, à la suite d'une étude de marché qui conduira à un partenariat avec une firme américaine durant une quinzaine d'années et qui permettra à D+C d'établir une forte présence sur le marché américain.Déjà à la fin des années 1990, l'essentiel des activités du bureau portait sur des projets muséaux implantés en sol américain.L'exposition Our Lives présentée au National Museum of the Américan Indian situé tout près du Capitole à Washington et I parrainé par le Smithsonian institution est sans doute l'une des I réalisations dont nous sommes les plus fiers.Avec le nouveau Please Touch Museum at Memorial Hall de Philadelphie, récipiendaire du prestigieux Themed Entertain-ment Association Award (TEA) en 2010, le Museo de Los Ninos de Buenos Aires, Expions à Raleigh en Caroline du Nord et plusieurs autres musées du genre, D+C a acquis la position enviable de grand spécialiste nord-américain des musées pour la famille et les enfants.L'expertise acquise lors du mandat de réalisation des amé-J nagements muséographiques inauguraux de l'Insectarium de Montréal, du Biodôme et du pavillon d'accueil du Jardin Bota-\\ nique de Montréal est à l'origine du mandat octroyé à la firme pour la conception de l'Insectarium Audubon de la Nouvelle-Orléans, pour lequel D+C a reçu le TEA Award en 2009.La chaîne de télévision CNN lui a aussi décerné un prix en 2010 en désignant l'Insectarium comme l'un des cinq meilleurs centres de j science en Amérique.Depuis la création de la Biosphère, premier centre de veille | environnementale sur le Saint-Laurent et les Grands Lacs, D+C s'affaire à développer une pratique de design plus verte et à parfaire ses connaissances en matière de développement durable.Cette expertise sera mise à profit dans la création des outils d'interprétation de la future Maison du développement dura-j ble qui ouvrira ses portes en 2011.; - ¦ s+ r+r Isi» H3DTC + L\" fr eier ; tée; dans p .ICCT PL'- L diennes e: set iapl'ii; ifs es; ost leur* desprindpi qualédev M 1 .\t\u2022¦ mis ST riQ* La plateforme « en mouvement » Un thème connecteur - le modèle du connecteur 1.\tExposition Our Lives, National Museum of the American Indian, Washington (DC) 2.\tLe spectacle From Yunnan to you présenté au futur Technoparc agro-alimentaire du Yunnan 3.\tZone d'introduction du pavillon d'accueil du futur Technoparc agro-alimentaire du Yunnan 4.\tMatrice de conception des activités de la plateforme d'exposition de la Cité Innovation, Grenoble, 2005 5.\tExposition The Street, Peoria River fron t Museum «au off, i%onj «olKol9 * tosffai iNordetfi liment, W pool i ion des ht, , Mm Nom S.law ?e:e :¦ on des ai «ment ta INNOVATION DANS L'APPLICATION DES OUTILS TECHNOLOGIQUES | Le temps et les efforts investis par D+C dans la recherche et le développement constituent une des assises de l'expertise de l'entreprise et de son succès à l'étranger.I Ainsi D+C s'est taillée, au fil des ans, une réputation enviable dans le domaine des technologies de diffusion.Notre équipe demeure à la fine pointe des innovations en participant régulièrement aux événements et foires technologiques inter-I nationales et en expérimentant et développant de nouveaux I médias.1 Membre de l'association des producteurs multimédias du i Québec depuis sa fondation, D+C a aussi conçu et produit plusieurs spectacles multimédias d'envergure dans des musées I tant au Canada qu'à l'étranger.Les nouvelles expositions présentées aux visiteurs du Tech-I noparc agroalimentaire international du Yunnan (Qujing en I Chine) dont l'ouverture est prévue au printemps 2012 sont un «excellent exemple des approches préconisées par D+C.Ces [expositions, qui totalisent plus de 8000 m2 et qui sont implan-I tées dans plus d'une vingtaine de pavillons ainsi qu'un village «chinois traditionnel, seront sensibles aux principes du déve-I loppement durable afin de respecter et refléter les approches [prônées par les différents professionnels et entreprises cana-| diennes et européennes associés au projet.Les expositions I sont conçues comme des plateformes interactives destinées là expliquer et faire comprendre ces différentes technologies, l à faire saisir les réalités environnementales associées à celles- ¦ ci et leur impact sur la productivité agroalimentaire dont un des principaux objectifs est l'amélioration du bien-être et de la qualité de vie des citoyens du Yunnan.PLANIFIER AUJOURD'HUI LES MUSÉES DE DEMAIN D+C croit à l'importance de définir une approche globale, un fil conducteur cohérent qui rassemble toutes les composantes au profit d'une meilleure communication des messages et du contenu thématique pour créer une expérience intégrée.Parce que «faire c'est apprendre», les expositions de d+C sont conçues comme des plateformes dotées de stimulateurs ou de manipulations interactives individuelles ou collectives, et de jeux multimédias qui favorisent la participation du public.Ces plateformes sont conçues comme des théâtres où se déroulent des scénarios plutôt que des expositions statiques.Des dispositifs évolutifs assurent un maximum de connectivité et de polyvalence pour s'adapter à des utilisations non prévues au programme fonctionnel initial ainsi qu'à l'évolution même des institutions muséales.D+C valorise l'utilisation des technologies numériques qui ont le potentiel de personnaliser la visite muséale.Dans des expositions, D+C met en valeur les médias qui initient, prolongent et complètent cette expérience.Le visiteur peut ainsi prendre des photos, des capsules vidéo et autres contenus et les envoyer chez lui ou les partager par courriel avec des amis à partir des plateformes d'exposition.Cet échange d'information sur mesure assure la fidélisation de la clientèle des musées en l'incitant à renouveler régulièrement son expérience en la continuant à la maison à partir de son ordinateur personnel.Cette expérience hypermédia déborde du cadre physique du musée en s'adressant à la communauté internationale des internautes pour l'inviter à demeurer en contact avec l'institution en entretenant des liens et des échanges soutenus avec elle.Planifier aujourd'hui, c'est aussi contribuer à l'évolution des musées de demain. LE DESIGN INDUSTRIEL Ci-dessus, de haut en bas : Babylon 5, Hyperion, dessin : Luc Mayrand Disneyland New Space Mountain, intérieur Mission Space, Disney LUC MAYRAND, CREATIVE DIRECTOR, SHOW PRODUCER WALT DISNEY IMAGENEERING CALIFORNIA, USA Propos recueillis par Pierre Boyer-Mercier Luc Mayrand détient le diplôme de bachelier en sciences de l'Université de Montréal dans la discipline du design industriel.Il a poursuivi ses études à \\'Art Center College of Design de Pasadena en Californie où il a reçu une formation spécialisée en Transport Design.Il œuvre depuis douze ans dans une des divisions de la Walt Disney Company, connue sous l'appellation de Walt Disney Imageneering qui est située à Glendale en Californie.Il assume la charge de la création, du développement et de la production de tous les centres de villégiature, des parcs d'attraction, des spectacles et des constructions des hôtels et des navires qui sont la propriété de la compagnie.En somme, il est responsable d'une grande partie des parcs thématiques de Disney.La division de la Walt Disney Imageneering compte près de 1 000 employés dont 200 font directement partie de l'équipe de création composée de directeurs de la création, de designers, d'écrivains, d'architectes, d'ingénieurs, d'éditeurs, d'acteurs, d'opérateurs, de restaurateurs, de professionnels de la scène et de la production, etc.Luc Mayrand, pour sa part, fait partie d'un groupe sélect de 12 personnes qui sont des directeurs de la création.ARQ Votre formation en «Transport design» vous a-t-elle dirigé vers vos occupations actuelles?LUCMAYRAND Dès ma sortie de l'Art Center of Design, j'ai changé de cap.Mes intérêts se sont portés vers le film, plus précisément le design de concepts, la fabrication d'objets et d'effets spéciaux.Le design de concepts enseigné à l'Art Center portait principalement sur les produits et sur les véhicules.L'enseignement de «entertainement design» design de divertissement n'existait pas il y a 25 ans.Aujourd'hui, un département entier où j'enseigne y est consacré.Par contre, ce que j'ai appris à l'Université de Montréal, ce sont les méthodes d'analyse et d'approches aux problèmes complexes auxquelles on m'a initié et qui me servent encore.Elles me permettent d'assembler et de diriger des équipes multidisciplinaires et des équipes de plans d'affaires.Puisqu'on parle de formation, je tiens à préciser que mes occupations actuelles m'ont permis d'acquérir de nouvelles connaissances dans des domaines tels que l'architecture, les sciences de l'environnement, en art dramatique et en performances humaines.ARQ Dans votre domaine de compétence, y a-t-il d'autres écoles qui sont reconnues mondialement?LUC MAYRAND Je ne crois pas.Ceux qui travaillent présentement avec moi ont reçu des enseignements diversifiés qu'ils finissent par harmoniser et enrichir au contact des particularités de notre travail.Plusieurs écoles donnent des formations de base qui ne sont pas directement reliées à notre domaine mais qui sont utiles et adaptables.L'Art Center enseigne maintenant la conception et la présentation, mais une autre école comme le Carnegie Mellon forme de bons designers en interactivité.Les écoles d'architecture initient leurs étudiants au travail en équipe et aux dimensions techniques des réalisations.Les architectes et les ingénieurs se divisent d'ailleurs en deux groupes : les équipes de conception et les équipes de développement/production.Les premiers savent concevoir des idées rapidement et les re- présenter clairement tandis que les seconds démontrent des aptitudes en développement, en suivi et au niveau du détail.On pourrait qualifier d'éclectique le cheminement de nos collaborateurs.C'est aussi mon cas dans un certain sens : apès quelques années où j'ai travaillé dans le domaine du film et de la télévision en concept et effets spéciaux, j'ai travaillé avec un producteur indépendant ce qui m'a amené à faire des spectacles pour l'Europe et l'Asie, ainsi que pour Universal et Paramount aux Etats Unis \u2014 cela pendant que je poursuivais mon travail de concepteur pour des films, séries télévisées et jeux.Starship Troopers et Babylon 5 en sont deux exemples parmi d'autres.C'est après toutes ces bifurcations que l'opportunité de travailler chez Imagineering s'est présentée.ARQ Quelles sont les raisons qui vous ont incité à quitter le Québec?LUC MAYRAND Au début de ma carrière, il y avait peu de travail de design dans le domaine du divertissement au Québec ou au Canada d'ailleurs, à ce que je sache.Comme j'étais envoûté à l'époque par le travail des nouveaux «film-makers» qui produisaient des films comme Star Wars et Alien, je me suis mis à rêver de travailler pour le grand divertissement à Hollywood.Pour un gars de 17 ans qui dessinait des vaisseaux de l'espace dans le sous-sol de ses parents, c'était pur fantasme.C'est en furetant à la bibliothèque de l'Université de Montréal que j'ai appris qu'un artiste de films que j'admirais particulièrement, Syd Mead, était passé à l'Art Center de Pasadena.J'ai donc rassemblé mes dessins, mes maquettes et mes photos et j'ai envoyé à tout hasard une demande d'inscription à cette école.Imaginez ma surprise lorsque quelques semaines plus tard, j'ai reçu une lettre d'acceptation.C'est ainsi que mon aventure hors Québec a commencé.ARQ Le savoir-faire québécois est-il reconnu à l'étranger?LUC MAYRAND Le Cirque du Soleil a donné beaucoup de crédibilité au savoir-faire québécois.Mais même là, dans l'industrie où je travaille les gens n'y étaient pas directement conscients sauf lorsque j'ai travaillé sur le projet de Disneyland Paris.J'y ai été très bien reçu et j'y ai ressenti une nette impression que les Québécois, en matière de divertissement, étaient fort appréciés et respectés.À Los Angeles, où les gens proviennent de divers milieux et de divers pays et où la règne la mixité, c'est une tout autre histoire.Les Québécois tout comme les Canadiens s'intégrent rapidement dans les milieux de travail et sont discrets quant à leurs racines.Les distinctions d'origine n'existent à peu près pas ce qui nous rend «invisibles» pour ainsi dire et il est difficile pour quiconque de faire des liens entre nous et le Cirque du Soleil, Robert Lepage, l'ONF ou un autre créateur québécois.ARQ En quoi consiste exactement vos responsabilités chez Walt Disney Imageneering?Pouvez-vous nous donner des exemples de vos réalisations récentes?LUC MAYRAND Mon rôle, comme je le mentionnais plus haut, est celui de directeur de la création.Je suis donc responsable pour la création de nouvelles expériences.Je dois imaginer les scénarios, les en droits où ils se dérouleront, composer les équipes multidisci plinaires de création, diriger leurs efforts, présenter les projets ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC NOVEMBRE 2010 16 ûntrentca u du détiL denoscti- ' - : des speoi- suivais mû.-Si tljitt : ipportuniï s;:;- .- : : i'i; ePasadefü i ;\"Y: ; r: ' :j « fcSpr'-\u2018 «SB®!® .\u2022: \"I 3pi u» i j# £& a Cifpue du jjfcitu- des ese\" à différents paliers de développement et, bien entendu, travailler dans les budgets et le calendrier prévus.Il m'arrive parfois encore de dessiner, modeler ou écrire par moi-même, mais le développement de scénarios demeure un travail d'équipe.Par contre, je dois souvent essayer de leur expliquer une idée ou un sentiment dont la représentation, dans le but d'en obtenir un effet dramatique précis, m'échappe.Cette idée, ce sentiment que je sens confusément, je dois arriver à le clarifier pour qu'il s'inscrive dans la trame narrative générale visuelle et sonore du projet.À d'autres moments, il faut imaginer une invention d'ordre technique, la mettre à l'épreuve par une série de simulations jusqu'à ce qu'on sente l'éminence de sa réalisation.C'est fascinant! En ce qui concerne mes réalisations les plus récentes, je vous en soumets quelques images.Parmi celles-ci je vous présente MISSION SPACE situé à Walt Disney World Epcot, SPACE MOUNTAIN de Disneyland (Californie).Présentement, je travaille sur un nouveau projet Disney pour l'Asie, mais je ne peux pas vous en dire davantage.sinon que le défi est identique à celui des autres parcs : les parcs thématiques sont le coeur de tous les projets des centres de villégiature.De ces parcs doit émaner le «merveilleux» et sans cette force centrale, ces centres ne sont rien d'autre que de vulgaires centres commerciaux.ARQ Qui sont les designers qui vous ont le plus inspiré tout au long de votre parcours?LUC MAYRAND Il y en a plusieurs qui m'ont inspiré et qui continuent à le faire.Les dessins de Joe Johnston le créateur de STAR WARS en est un, le travail de Syd Mead pour BLADE RUNNER en est un autre, Ron Cobb m'a aussi influencé.À l'Université de Montréal le tutorat de Michel Swift a été déterminant.Ron Levy et Janos Baracs m'ont fait découvrir des concepts dont je ne soupçonnais pas l'existence.David Solon de l'Art Center College of Design a créé des scénarios de design et de collaborations qui me servent encore aujourd'hui.Avec Strother McMinn, il m'a inculqué un sens profond de l'esthétique.Je pourrais en nommer plusieurs autres psrmi mes partenaires de classe : Nathan Young, l'actuel recteur du Art Center, Chip Foose connu pour son programme «Overhaulin» et Craig Mullins un des créateurs de la peinture numérique.Charles Cancilier, un ami et collaborateur pendant 'dix ans, m'a fortement inspiré par son talent naturel.Autodidacte, il a su se rendre à un niveau de vision que je n'avais jamais rencontré auparavant.Il y a aussi tous ces créateurs dont j'admire le travail comme Paolo Soleri, Luigi Colani, Richard Rogers, Robert Lepage, Herb Ryman, Frank Lloyd Wright et Bart Prince.Ce sont des créateurs qui créent des projets/images à | partir à la fois de profondes réflexions et d'une bonne dose de réalité.Les résultats qu'ils obtiennent sont surprenants et forts d'une logique interne.Je vous mentionne aussi que je supporte l'École d'Aménagement à L'Université de Montréal à titre de professeur associé.C'est un bon programme et je rends visite chaque an.celui*®' f i Sur cette page, de haut en bas toutes de: ¦f Star Trek Experience, Entrance, photo : City Design Group Star Trek, The Experience, Borg, dessin : Luc Mayrand Star Trek, The Experience, Restaurant, photo : City Design Group Star Trek, The Experience, Queue, photo : City Design Group 17 Pensez leek Pensez bleu.Obtenir une certification LEED est plus que jamais possible avec l'aide du gaz naturel.En effet, une chaudière à gaz naturel à haute efficacité permet d'atteindre à* elle seule près du tiers du seuil d\u2019économie demandé par LEED.Renseignez-vous auprès de nos experts et profitez des aides financières de nos programmes en efficacité énergétique.Pour réaliservotre projet LEED, pensez bleu dès le début.Pour plus de renseignements, contactez-nous 1 800 567-1313 / www.gazmetro.com GazMétro la vie en bleu T^n AirRenew Le seul panneau de gypse qui nettoie l\u2019air.N\u2019est-ce pas mieux?Le panneau AirRenewMC est le seul panneau de gypse qui contribue activement à l\u2019amélioration de la qualité de l\u2019air.\u2022\tIl élimine les COV* de façon permanente en les convertissant en composés inertes et sécuritaires.\u2022\tLes tests et les analyses démontrent qu\u2019il absorbe les COV* pendant jusqu\u2019à 75 ans, même après plusieurs projets de rénovations.\u2022\tIl est recyclable et compatible avec la plupart des peintures et papiers peints.\u2022\tIl offre une résistance accrue contre l\u2019humidité et la moisissure à l\u2019aide de la technologie M2Tech®.Seul le panneau AirRenewMC améliore la qualité de l\u2019air et offre un environnement plus sécuritaire, ainsi que la tranquillité d\u2019esprit pour les générations à venir.L\u2019air intérieur contient plusieurs polluants et composés organiques volatils (COV*).On trouve les COV* dans les meubles, les tapis, les produits de nettoyage et plusieurs autres articles courants.Le niveau croissant d\u2019importance accordée à la qualité de l\u2019air intérieur, surtout dans les hôpitaux, les écoles, les bureaux et les résidences démontre qu\u2019il est temps d\u2019agir.Le panneau AirRenewMC capture les COV* et les convertit en composés Inertes qui ne peuvent être relâchés dans l\u2019air.Visitez le www.AirRenew.com REENGUARD PARTNER OF THE YEAR COV (composés organiques volatils) - formaldéhyde et autres aldéhydes.800-233-8990 certainteed.com TOITURES \u2022 PAREMENTS \u2022 GARNITURES \u2022 FENETRES \u2022 PATIOS \u2022 RAMPES \u2022 CLOTURES ISOLATION \u2022 GYPSE \u2022 PLAFONDS \u2022 FONDATIONS \u2022 TUYAUX .,.-y.¦ SAINT-GOBAIN ' Si vous cherchez un système d\u2019isolation/pare-air, optez pour la performance WALLTITE ECO, la mousse isolante mauve de BASF, le chef de file mondial de l\u2019industrie chimique.WALLTITE ECO S3 fa n\u2019app; T ::: selon TOUJOURS PLUS PERFORMANT B»tV KH MKilMK $ H & ssmbh WALLTITEECO est un système d\u2019isolation/pare-air de polyuréthane moyenne densité conçu pour améliorer l\u2019efficacité énergétique de tous les types de bâtiments.La performance exceptionnelle de WALLTITE ECO maximise l\u2019efficacité de l\u2019enveloppe de bâtiment, ce qui se traduit par de substantielles économies d\u2019énergie.WALLTITE ECO répond aux critères d\u2019homologation du programme GREENGUARDSM et du programme Enfants et écoles GREENGUARDSM, ce qui garantit le confort et la sécurité des bâtiments.WALLTITE ECO est le premier isolant de polyuréthane pulvérisé à alvéoles fermées à avoir obtenu l\u2019ÉcoLogoM, le symbole de certification environnementale le plus reconnu en Amérique du Nord.Sa formule intègre des plastiques recyclés, des matières renouvelables et un agent gonflant qui n\u2019appauvrit pas la couche d\u2019ozone.La performance de WALLTITE ECO a été optimisée par l\u2019outil d\u2019analyse d\u2019éco-efficacité de BASF, un outil primé qui permet d\u2019évaluer un procédé de fabrication ou le cycle de vie complet d\u2019un produit selon six critères clés : la consommation de matières ; la consommation d\u2019énergie ; les émissions dans l\u2019atmosphère, le sol et l\u2019eau ; les risques potentiels en cas de mauvais usage ; les impacts potentiels sur la santé et l\u2019emploi des terres.Pour de plus amples renseignements : 1-866-474-3538 I walltite.com I foammasters.ca I walltiteeco.com foam masters ?-BASF The Chemical Company Enfants et écoles Vjreenguard Qualité de fair des locaux certifiée '* \t wsmrm Is QUELQUES REALISATIONS DES PARTICIPANTS A LA TABLE RONDE BESS PAPPAS Pappas Design Studio Toutes les images: Lagoona Shopping Centre, Doha, Qatar Court, Piazza Storefronts, Exterior View, Mall (En construction, ouverture 2011) De haut en bas: - Fasken Martineau, photo : Alexi Hobbs -\tStikeman Elliott, photo : Claude-Simon Langlois -\tBélanger Sauvé, photo : Claude-Simon Langlois RICHARD NOËL Moureaux Hauspy + Associés Designers 1 LE DESIGN D'INTÉRIEUR ÆDIFICA UNE ÉCLOSION MULTIDISCIPLINAIRE BIEN ACTIVE AU-DELÀ DES FRONTIÈRES Jean Therrien L'agence Aedifîca a accepté de recevoir ARQ dans ses nouvelles installations du Centre ville pour répondre à nos questions visant à dégager un portrait d'entreprise du domaine de l'aménagement à vocation multidisciplinaire et voir aussi sur quelles dimensions structurelles du modèle s'appuie le succès de leurs réalisations à l'international.L'entrevue fut directement conduite sur un énoncé de mission particulièrement évocateur d'un encadrement multidisciplinaire singulier et soucieux d'une trajectoire conséquente des nouvelles réalités de l'économie informationnelle dans laquelle opèrent les agences.Le déroulement aspire à mettre en relief la conception de la multidisciplinarité de cette organisation et son instrumentation en tant que système de rapports entre les intervenants du projet d'architecture et de design, inscrits dans un processus dynamique, fluide et réactif aux nécessités des conditions fluctuantes de la variabilité des marchés.Il semble d'ailleurs utile de signaler l'intention sous-jacente de relever la présence de l'aménagement intérieur au sein des pratiques interpellées dans la réalisation du modèle Aedifîca, laquelle pour ce cas, semble déterminante dans son éclosion et succès à l'international.La considération internationale de cette structure organisationnelle semble fortement liée à un dispositif fractal dont le mode de conduite est de nature catalytique et donc, générateur des conditions de l'efficacité dans un mode ouvert à la convergence des expertises dirigée vers un objectif de réalisation accompli.Sur la prémisse de la mission d'entreprise, l'entrevue débute avec Michel Dubuc architecte et président d'Aedifîca auquel s'ajouteront par la suite, trois collaborateurs du conseil de direction de l'organisation : «Rallier sous un même toit les expertises complémentaires, voilà le principe fondateur d'Aedifica en réaction aux défis auxquels sont confrontées les grandes organisations.Cette approche synergique nous permet d'orchestrer nos efforts autour d'une vision holistique commune qui arrime créativité et réalisation, innovation et rendement.Au cœur de notre mission : un engagement à dépasser les principes du service conseil pour devenir un partenaire stratégique de nos clients dans le succès des projets que nous entreprenons ensemble.» SUR LES RÉALITÉS CONJONCTURELLES SE DRESSE EN TOILE DE FOND UNE ESQUISSE DE MUTATION DES PRATIQUES ARCHITECTURALES Le profil multidisciplinaire résulte essentiellement du défi structurel des marchés contemporains dans lesquels oeuvrent les différentes pratiques associées à l'architecture afin de se doter d'outils pour se prémunir des incessantes fluctuations de la commande architecturale.Nous abordons ainsi la notion de cycles de production architecturale qui relient les agences à un contexte d'alternance de la condition de la pratique professionnelle : un environnement favorable à l'investissement se configure soudainement en enclave du désinvestissement.C'est l'histoire typique de tout bureau d'architectes souligne notre l'interlocuteur en précisant néanmoins que l'exercice professionnel de l'architecture a considérablement évolué depuis les trente dernières années et bien que soutenu par le poids d'une continuité historique et par des exigences déontologiques, nous devons y introduire des attitudes considérant les modèles de gestion les plus fins en tant que caution de la survie et du développement de l'organisation.L'actif principal du service professionnel repose prioritairement dans la capa- cité du capital humain à répondre à la commande, auquel se greffe les infrastructures de pilotage nécessitant des moyens et des dispositifs pour en assurer la cohérence et répondre aux exigences des marchés de l'environnement construit.Pour sou tenir pareil ensemble, il faut parier sur le savoir et les compé tences et doter les infrastructures de moyens technologiques perfectionnés, tous épaulés par une logistique intelligente dont les noeuds sont réduits au minimum de leur masse criti que : maillé en souplesse en mode réactif et dilaté sur le plan de l'expertise afin d'ouvrir le rayon d'action de l'organisation sur des horizons fertiles pour son développement.([»:::\u2022 - pra; : 'T.r-.r: :-i: L'AMENAGI » (l353\u2018 fl en ns p» me ¦ce ta de feu lews® wile mis Punis LA MODELISATION DU SYSTEME EN FOYER CATALYTIQUE RÉACTIF DOTÉ D'UNE SYNERGIE PERMÉABLE AUX CONDITIONS DE VARIABILITÉ DES MARCHÉS En réaction à cette toile de fond, nous devions élargir la base de services parce qu'en tant qu\u2019architectes, nous avons la response bilité de traiter le projet d'architecture et les problématiques sous jacentes dans leur intégralité, c'est le propre même du profession neI et ce faisant, il ya beaucoup d'aspects que l'on ne couvre pal |pÉ mais dans lesquels, néanmoins, on s'implique par nécessité de contexte auquel on s'adresse, par intérêt sur un propos de rechei che, de synergie et de complémentarité professionnelle.Et cec devient nécessairement une opportunité de couvrir-en étendui obtenir des sources de revenus récurrentes dans un mode de reic tion continu avec le client : nous en mesure de répondre à tous se: besoins en terme d'aménagement.L'entreprise devient «intelligente et neuronale» et possède des facultés d'adaptation aux situations mouvantes exigeam une grande souplesse dans les modes de fonctionnement.Dé ductive et inductive, elle fait preuve d'imagination et d'innova fritting tion en répondant rapidement aux forces de la complexité de: adresses du projet, modifiant aisément ses trajectoires d'actior en faisant preuve d'ouverture d'esprit.Nous comprenons ains que l'intelligence repose presque essentiellement sur l'infoi mation, sa vitesse de transmission et la justesse de son utilise tion.D'où l'importance des «capteurs sensoriels» qui informen le système, chargés de collecter et d'évaluer l'information er vue de configurer et oxygéner «le cerveau» de l'organisatior: aspirant à être concurrentielle et visant aussi la performana d'un résultât sans failles.Les pratiques contemporaines se heurtent aujourd'hui à l'environnement du savoir où l'expe tise doit nécessairement s'arrimer aux méthodes de travail le plus récentes et adaptées des processus de design complexifié: s'armer des technologies les plus perfectionnées, s'approprie les connaissances constructives les plus récentes et utiliser de outils de gestion les plus performants.Sinon, tu n'es pas un ai teur pertinent car les marchés changent rapidement et le profil de mandats est devenu à multi-facettes : on cherche à servir le clien sur plusieurs fronts dans une démarche intégrée capable d'affroi ter la complexité des défis qui nous sont posés.En conscience d la diversité des contextes et territoires auxquels s'adressent le1 problématiques soulevées par le potentiel d'intervention d l'architecture et du design, la pratique doit définitivement df passer les seuils professionnels traditionnels pour les enrichi des nouvelles nécessités propres à l'adaptation du concepteu à des contextes mouvants initiant des rythmes, des relations e des variances sujettes aux temps de l'imprévisibilité.Kl-90» min l\u2019ave Nid.ktnt Üttili pfeijitf Ml fltécon H 11 coi % Pesadresst [N Isk,.Will % *41 ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC NOVEMBRE 2010 Vue partielle des bureaux de Ædifica ^ des moyer t^pondreaii itniitfajso etlescomp xhnologiqix « intelligent îurmasseoi latésurlepla l'opisji .\"'UïTIQl J Le dispositif Aedifica offre ainsi une opportunité remarquable d'intégration des savoirs volontairement actualisés et {dirigés sur des attitude qui ouvrent le spectre du concepteur l/ers les nouvelles complexités dans lesquelles oeuvrent les pratiques d'aujourd'hui.Considérant la vitesse des change-[tients qui s'opèrent à même les sujets d'intervention et les processus qui mènent à leur aboutissement, l'organisation se {montre sensible à l'émergence des pratiques jugées plus attentives et sensibles aux mouvements des sociétés.Ici, le modèle {s\u2019articule autour de champs d'intervention complémentaires._a prestation de services s'annonce ainsi : Architecture - aménagement commercial - environnement de travail - communication - encadrement écologique - ingénierie - en sous-entendu de 'incontournable appui de la gestion de projets.MM nposiItittl «Ile fin iviixxi -'AMÉNAGEMENT INTÉRIEUR COMMERCIAL COMME nislgigpgj \"ERRAIN D'ESSAI ET INSTRUMENT DE MESURE D'UN SERVICE PROFESSIONNEL INTÉGRÉ À L'ÉTRANGER fnj Suite à de petites incursions locales dans le domaine de l'amé-füftmimpl îagement intérieur de commerces, Aedifica se retrouve par un pasard nuancé en compétition pour une entrevue de sélec-ion en vue d'effectuer un mandat d'aménagement intérieur bour une société de Los Angeles.Force est d'admettre que «irttff1expérience marchande de Michel Dubuc lui permettent déjà Kx/ederflfle comprendre les rouages et le fonctionnement de l'activité j^jlrfommerciale.Naturellement, ceci dirige l'action du concepteur ur un autre niveau de compréhension des enjeux et interac-ions de l'environnement de la consommation associé aux va-eurs sous-jacentes de l'expérience d'achat.Nous avons eu le ioiMMtD\tavant tout soutenus de notre maîtrise de la dynamique les acteurs et celle de l'art de construire : un architecte qui com-^yjdj trend le métier de celui à qui il s'adresse et qui a un point de vue ur la solution.En compétition avec dix agences internationales, le> et H .de 9r.ii1'> Wï [tofeW |L tous avons obtenu le mandat et cette expérience témoigne que tien souvent le discours architectural est trop souvent centré sur 'architecte et non sur l'objet ou encore sur le client-usager.C'est .¦I )ar le lien de confiance du professionnel et de son client que ; lébute l'aventure internationale d'Aedifîca avec un premier iboutissement hors frontières qui servira d'ancrage à l'éclosion ubséquente, allègrement produite par le mouvement cumu-s atif de la référence et assurément positive si l'on en juge l'am- aperfomw inoflints rieur du volume de production hors frontières.On s'est aperçu >L-'; intoi» ed'iP jtii I KOI#8 UljUfOtW 0* ûür,esen3 iii« VIS.jj iu'un architecte ou un designer qui s'intéresse à l'environnement ommercial devait avoir des réflexes différents, qu'il fallait cultiver ette spécialité pour être capable d'assurer la meilleure prestation.Pareille souscription nous amène à reconnaître que les jondements de la nouvelle économie dirigent les condition-rements de la valeur sur d'autres niveaux d'appréhension.En ous-entendu, la valeur expérientielle de l'environnement de 'activité commerciale est désormais partie intégrante de tout (j|jn système de cohabitation d'expertises, motivées à l'édifica-ion de la cohérence d'une identité commerciale à laquelle se greffe en porte à faux une orchestration d'interactions senso-ielles adressées au calibrage de l'expérience et intensifiées par a juste mesure de leur qualité fusionnelle.(Le positionnement >a s'opérer sur le contrôle de toute la chaîne d'un produit : du (iesign, de la fabrication à toutes les composantes de la dis-ribution dans un processus totalement intégré qui fait large )art à l'architecture du commerce en tant que vecteur de com- munication, s'adressant maintenant a u registre des émotions canalisées vers la valorisation des individualités.Ce territoire d'intervention sollicite sur tous les azimuts de sa trajectoire de l'expertise pointue capable d'agir en complémentarité et simultanéité : plus le client est aguerri dans son domaine, moins la marge d'erreur est possible.C'est une industrie qui porte sa propre spécificité et ces ont des pratiques dans le sens où elles rassemblent.L'aménagement commercial devient un tremplin exceptionnel pour se mesurer à l'épreuve internationale avec terrain d'essai, les États-Unis et tout ce que ceci comporte en termes de compréhension de marché pour définir la prestation de services.Les clients qui gèrent bien leurs investissements en service professionnels exigent une feuille de route implacable dans la démonstration de la capacité d'adresser le problème avec imagination et innovation.Peu importe le secteur d'activités, les corporations américaines actives en développement de commerces travaillent dans un environnement à tempérament névrotique où le temps de réalisation se joue sur des espaces différenciés, puis juxtaposés et souvent entrelacés mais toujours en contrepoint de l'irréversible échéance correspondant à l'ouverture des opérations.Dès que le concept est finalisé, la seule préoccupation du client se pose sur l'échéance et les coûts.L'entre-deux, il s'en détache et c'est pour cela qu\u2019il fait appel à des experts.Nous avons rapidement réalisé qu'il état impossible de livrer de gros volumes de travail à des donneurs d\u2019ouvrage américains sans devenir des experts de l'architecture de commerces, des experts en gestion de projets et sans oublier l'ingénierie.Ces composantes sont indissociables dans ce secteur d'activités et la boucle de services se ferme en articulant ce triumvirat qui donne du soutien au gouvernail et de l'assurance à l'équipe pour atteindre efficacement la cible.Le dispositif assigné à la ténacité du bouclier de l'imprévisibilité a ouvert le spectre du marché américain et Aedifica, s'est ainsi doté des outils adéquats pour répondre à ce type de nécessités.Ce secteur d'activités représente essentiellement celui où le service professionnel d'Aedifîca s'est exporté au-delà de nos frontières et ceci a pris toutes sortes de dimensions : de la conception à la réalisation en offrant aussi le service en fragments détachés.Sans doute que la distance nous permet d'avancer une lecture de l'épisode en l'associant une configuration anthropométrique d'un système intégré de cellules spécialisées qui interagissent sur une plateforme de faible gravité et fortement baignée de l'effet synergique du contact à la différence dans une dynamique apte à la variance, la souple et l'adaptabilité.Nous sentons fort bien qu'en dépit du niveau de compétences, le système devient l'instrument de l'éclosions internationale dont le retour en termes d'expériences agit comme additif qui va contracter en substance les vaisseaux de l'organisme.(Se joignent à nous les directeurs de services pour engager la discussion sur le terrain de l'instrumentation du système de gestion: Gina laquinta, Vice-présidente, développement des affaires, Aménagement corporatif; Stéphane Bernier, Directeur, design commercial et Martin Beaudry, Directeur, ingénierie).ii5 LE DESIGN D'INTÉRIEUR LE PROCESSUS DE DESIGN INTÉGRÉ : CATALYSEUR D'IMAGINATION, TERRITOIRE D'INNOVATION ET OUTIL DE SANCTION DES SEUILS DE PERFORMANCE La racine de la conception adressée à l'une ou l'autre des pratiques tire son essence dans l'approche de la situation sollicitée et prend de plus en plus d'importance dans la démarche de conception intégrée où les acteurs de spécialités périphériques et spécifiques à la nature du projet se regroupent en aval pour situer le problème, identifier leurs contributions et esquisser le panorama d'une démarche de travail ouverte : une compréhension globale visant singulièrement à rejoindre le plus haut niveau de précision de la donnée.Et bien que difficile, on reconnaît que la coordination du protocole demeure l'appui sur lequel on assure les voies de passage d'une groupe à l'autre.En générateur d'alliances, on se rend compte rapidement que deux champs disciplinaires peuvent investiguer des domaines communs qu'ils explorent traditionnellement en ilôts.L'éclairage est un exemple éloquent puisqu'il touche simultanément l'architecture, le design d'intérieur et l'ingénierie, enchâssés de puis peu dans l'incontournable filière du développement durable qui parachève finalement le ceinturage du processus de design intégré.Nous devons tout de même agir en conscience que les groupes ont leurs propres méthodes de travail et qu'il faut leur trouver un mode d'harmonisation approprié.Ceci pose aussi le problème des conditions de l'interchangeabilité qu'il faut sans cesse définir.L'expertise devient aussi pluridisciplinaire et s'érige aussi au savoir de l'autre qui s'affine par des procédés caractérisés invraisemblablement par la fragmentation microscopique des actions posées sur l'ensemble et par l'hardiesse de l'orchestration signifiée dans la réunification des strates en cohérence.Les stratégies sont ouvertes et sollicitent une conscience éclairée de la complexité des rapports entre les différents facteurs cristallisant la situation d'étude, supposant d'ailleurs que l'intervention s'adresse aussi à l'univers des sens en arrière plan de l'espace construit, tangible et raisonné.Les perspectives de l'approche holistique sont vastes lorsque l'on s'engage sur champ de bataille du développement durable.La collégialité professionnelle se définit avant tout par l'équipe de direction où l'essentiel des décisions professionnelles sont prises.En présence de cette équipe, nous regardons le marché, les identifions les enjeux, nous définissons les défis, nous considérons le potentiel et les difficultés de nos ressources, nous examinons notre propre synergie dans l'équipe et comment ensemble, nous sommes capables d'être meilleurs qu'individuellement.Ensuite, il suffit d'insuffler l'énergie conséquente pour qu'elle se répande dans les corridors de la production.EN CONCLUSION L'entrevue se conclue sur le propos de l'équilibre des masses critiques liées à l'envergure et la complexité du projet architectural, la capacité des ressources et son potentiel de régénération, la portée du système et sa capacité financière.Il s'en dégage une grande assurance posée avec humilité, on propose une approche avant tout centrée sur l'individu, l'acteur et le spectateur, et les liaisons sont palpables jusqu'au seuil de l'épiderme.De cet intarissable concentré de distensions de l'arbitraire et de la raison, on retient le souffle plusieurs fois.sachant tout autant que son essence porte l'attribut d'une condition de lucidité atteinte d'un niveau de résonnance mature et fécond.¦ m a Ci-haut : Adidas Originals, SOHO; ci-dessous : BriteSmile, USA im.ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC NOVEMBRE 2010 P JSÇPPrr* ri unzit wwrrm: ;i- I mi»Ü\" III»\".NOTES CHRONOLOGIQUES 1985 : Premières percées aux États-Unis pour le détaillant Le Château 1987\t: Côte Ouest américaine, Los Angeles, Importante chaîne de prêt-à-porter américaine 1988\tet + : grande présence sur le marché américain en design commercial.Au cours les années qui suivent, Ædifica a travaillé au déploiement commercial de marques prestigieuses telles que Sunglass Hut (US), Aldo (US et UK), Club Monaco (US, Kuala Lumpur, Corée du Sud), Adidas (US, Allemagne, France, Japon, Russie, Chine, etc).Le design, tel que pratiqué par Aedifca, s'exporte facilement vers l'Europe, l'Asie et les États-Unis et est une plate-forme extraordinaire pour les entreprises internationales désirant faire le pont entre l\u2019Europe et les États-Unis.L'ensemble des services touchés englobe les documents de construction, le design de prototype, le design de mobilier et les services d'ingénierie.Plus ou moins 40% du chiffre d'affaires annuel d\u2019Ædifica est lié aux projets internationaux/ clients internationaux.Depuis 1985, la firme a réalisé plus de 3000 projets commerciaux, dont la grande majorité a été réalisé à l\u2019extérieur du Canada.BIBLIOGRAPHIE Castells Manuel, La société en réseaux, Paris, éditions Fayard, 1998.De Kerckhove Derrick, Les nerfs de la culture, être humain à l'heure des machines à penser, Les presses de l'Université Laval, traduit de l'anglais par Jules Deschêsnes sous la direction de Christopher Dewdney, Québec, 1998.De Rosnay Joël, L'homme symbiotique, Regards sur le troisième millénaire, éditions Le Seuil, Paris, 1995.Lévy Pierre, World Philosophie, Paris, éditions Odile Jacob, coll.Le champ méthodologique, 2000.Virilio Paul, La bombe informatique, éditions Galilée, Paris, 1998.Prost, Robert, 2001,Stratégies de formations en aménagement: pour de nouvelles dynamiques entre les savoirs et les pratiques, Trames revue de l'aménagement nol3, Université de Montréal, Faculté de l'aménagement.Attali Jacques, Chemins de sagesse, traité du labyrinthe, Fayard, Paris, 1997.LadrièreJean, Les enjeux de la rationalité, le défi de la science et de la technologie aux cultures, éditeur Aubier-Montaigne / Unesco, Unesco, 1977.Wolton Dominique, Internet et après ?, une théorie critique des nouveaux médias, Paris, Éditions Flammarion, collection Champs, 2000.Ci-haut : Adidas SLVR, SOHO ; ci-dessous : Aldo WhiteCity, UK. : H MEMBRE eco struction VOUS REALISEZ UN PROJET LEED ?\u2022 J; J r-\u2019 SDPRASTAR Visitez notre site Web afin de découvrir la nouvelle section LEED.Cet outil unique et novateur est mis à votre disposition afin de faciliter vos choix de matériaux lors de la conception de constructions écoresponsables destinées à être certifiées LEED.1.877.M AM M OUTH www.soprema.ca/leed * IS0 14001 JELD-WEN REMPORTE LE PRIX «RECONNAISSANCE ENERGY STAR POUR LEXCELLENCE SOUTENUE » ! SOPREMA ANNONCE LE REGROUPEMENT DE SES ACTIVITÉS NORD-AMÉRICAINES Le 9 juin 2010, le manufacturier de portes et fenêtres, JELD-WEN, s'est vu remettre le prix la «reconnaissance ENERGY STAR pour l'excellence soutenue pour l'année 2010».Ce prix, remis par Ressources Naturelles Canada, souligne la volonté de JELD-WEN de promouvoir la certification ENERGY STAR, et les efforts déployéspour accroître la qualité de ses produits en matière d'efficacité énergétique.Le manufacturier met de l'avant plusieurs outils, tels que des sites Internet comme www.eco-reno.ca et www.jeld-wen.ca et afin de bien informer les consommateurs sur les produits à haute efficacité énergétique.JELD-WEN a également innové cette année en proposant aux consommateurs une nouvelle promotion sous le thème de l'efficacité énergétique : «Faites de votre maison une star», dans laquelle les canadiens courraient la chance de gagner 50 000 $ pour effectuer des rénovations et améliorations à leur résidence afin d'améliorer l'efficacité énergétique de celle-ci.Le prix «reconnaissance ENERGY STAR pour l'excellence soutenue» avait été remporté, dans les dernières années, par des entreprises telles qu'Hydro-Québec et Whirpool.JELD-WEN, de son côté, avait également reçu le prix de participant de l'année ENERGY STAR en 2009 pour ses efforts en matière de promotion des normes d'efficacité énergétique.JELD-WEN, déjà établi comme l'un des chefs de file mondial dans la fabrication des portes et des fenêtres, est devenu en 2007 le premier manufacturier canadien de portes et fenêtres à être licencié par le gouvernement du Canada pour promouvoir le programme écoÉNERGIE Rénovation \u2014 Maisons.Présente dans 17 pays avec ses 200 usines, dont 8 au Canada, l'entreprise compte plus de 20 000 employés répartis à travers le monde.JELD-WEN offre la plus vaste gamme de produits liés aux portes et fenêtres.Elle investit constamment en recherche et en développement afin d'offrir les technologies les plus innovatrices de l'industrie en termes d'efficacité énergétique et de rendement requis par les consommateurs canadiens et américains.SOPREMA, fabricant de produits de toiture et d'étanchéité en bitume modifié SBS (styrène-butadiène-styrène), annonce le regroupement de ses activités canadien-l nés et américaines dans le but d'améliorer la productivité et la qualité du service.Ce regroupement vise en outre à favoriser la collaboration, à renforcer la synergie, à mettre en place une direction unifiée et à optimizer l'efficacité et la prestation des services offerts aux clients de l'entreprise.SOPREMA exploite 16 usines de fabrication à travers le monde et exporte ses produits et services dans plus de 80 pays.Son chiffre d'affaires annuel, en constante croissance, dépasse les 1,5 milliard de dollars.Chaque année, SOPREMA fabrique des millions de mètres carrés de matériaux de haute qualité destinés à l'enveloppe du bâtiment.La forte présence sur le marché mondial de l'entreprise lui confère une place privilégiée pour; l'avenir.Membre du Conseil du bâtiment durable du Canada, SOPREMA symbolise son dévouement pour le développement durable par le logo Ecostruction, qui désigne ses produits écologiques destinés à maintenir la santé de la planète.Dans le but d'appuyer ses clients, SOPREMA Amérique du Nord gère huit centres de formation qui offrent des activités d'apprentissage interactives et structurées.L'entreprise prévoit créer cinq centres de formation régionaux additionnels aux États-Unis.SOPREMA, une entreprise familiale fondée en 1908, esta la tête de l'industrie depuis la creation de la première membrane d'étanchéité de l'histoire moderne.Chef de file de la conception de produits grâce à sa grande expérience en génie chimique, en fabrication de produits et en conception de systèmes, l'entreprise offre des produits conçus pour protéger la totalité de l'enveloppe du bâtiment.Visitez le www.soprema.ca pour connaître la gamme complète des produits de l'entreprise.Lesite Web présente de plus les systèmes écologiques, l'informa tion technique ainsi que les dernières innovations concernant les solutions dura blés de SOPREMA. aLTHtw design urbain + architecture de paysage ¦HVÏ.;_________v POUR UNE ¦îJjj PAYSAGE t 514 402 9353 info0urban-soland.com www.urban-soland.com s ' lm Casino du Mont-Tremblant sd< Mm\t\t1 \t\t \t\t mK\tfMH\t Ufl\tmm\t Les ingénieurs spécialistes de la structure STRUCTURE VERRE STRUCTUREL STRUCTURE INDUSTRIELLE GÉNIE CIVIL SDK et associés 1751, rue Richardson, bureau 2120 Montréal (Québec) H3K 1G6 Tel.: 514 938-5995 www.sdklbb.com Charpenterie Traditionnelle HAMLET Heavy Timberwork \u2022\tDesign, fabrication & installation de charpentes apparentes \u2022\tBois solide & lamellé-collé \u2022\tAssemblages à tenon et mortaise ou métalliques sur plans d'ingénieurs heavytimberwork.com | (450) 451-5678 \t \t \t \t \t L'architecture de paysage, profession somme toute récente au Québec, a depuis ses débuts été ouverte vers le monde L En effet, les premiers praticiens ont été formés à l'extérieur de la province ou provenaient de l'étranger.Cette particularité québécoise a contribué, de tout temps, à tisser des liens étroits avec d'autres villes et régions du monde.Même si la pratique à l'étranger n'occupe qu'une faible part des projets d'architecture de paysage, plusieurs professionnels continuent de maintenir cette interrelation mondiale en réalisant des projets à l'international ou dans certains cas, en s'installant de façon permanente à l'étranger pour y pratiquer la profession.Au fil des décennies, la pratique s'est internationalisée et les architectes paysagistes québécois ont réalisé divers projets d'aménagement aux quatre coins du monde, des États-Unis au Chili en passant par la France et la Chine.L'article non exhaustif propose un survol sommaire de l'influence internationale sur l'architecture de paysage au Québec et expose les expériences de quelques professionnels et firmes pratiquant ou résidant à l'étranger, soit Lynn Duranceau, William Asselin Ackaoui et associés inc., Michel Fontaine de Médialand inc., VLAN paysages, NIP Paysage et Claude Cormier architectes paysagistes inc.Page couverture du numéro de janvier de la revue mensuelle Montréal 67 publiée par la Ville de Montréal.NOVEMBRE 2010 ^ARCHITECTURE DE PAYSAGE AUX PORTES DU MONDE Jonathan Cha, architecte paysagiste, doctorant en études urbaines uqam / institut d'urbanisme de paris LES PREMIÈRES INFLUENCES ÉTRANGÈRES EN ARCHITECTURE DE PAYSAGE La pratique de l'architecture de paysage au Québec remonte à la première moitié du XIXe siècle alors que s'amorce le mouvement des squares publics.L'origine des concepteurs et les modèles mis en place témoignent alors des intérêts et des savoir-faire français et britanniques.Il est question d'importation et d'acclimatation de modèles européens appliqués aux réalités territoriales et sociales de Montréal.L'embauche de l'architecte paysagiste américain Frederick Law Olmsted en 1871, pour la réalisation d'un parc sur le mont Royal, marque l'ouverture des frontières de la pratique paysagère.Pour la première fois, un architecte paysagiste provenant de l'extérieur de Montréal est invité à concevoir un aménagement.Vers la fin du XIXe siècle, les jardiniers et les surintendants d'origine française collaborent avec les ingénieurs d'origine britannique dans la création et l'entretien des parcs, des places et des squares de la ville.Les professionnels montréalais de l'aménagement sont également à l'heure des États-Unis en participant notamment, à partir de 1898, à la Convention annuelle de l'Association des Surintendants des Parcs de l'Amérique ayant lieu dans une ville distincte à chaque année2.La convention, qui comprend des conférences et des visites, aborde différents sujets relatifs aux innovations, à l'amélioration des parcs et des squares et à l'embellissement des villes et permet de «puiser des connaissances dont la Ville ne pourrait que bénéficier»3.La Commission des parcs et des traverses demande annuellement des fonds afin de pouvoir y envoyer une délégation.Ainsi, à compter de la fin du XIXe siècle, il devient d'usage que les inspecteurs de la Cité, les ingénieurs, les surintendants et les membres de la Commission des parcs et traverses de Montréal participent annuellement à diverses conventions tenues aux États-Unis.Ces périples à l'étranger sont l'occasion de faire «des arrêts dans d'autres villes sur le retour»4 pour acquérir une connaissance des projets et des ouvrages en cours de réalisation.Boston, Minneapolis, New York, Philadelphie, Pittsburgh, Saint-Paul, Toronto et Washington comptent parmi les villes visitées par la Corn mission au fil des années.À certaines occasions, que ce soit pendant les rencontres ou pendant l'exercice de leurs fonctions, les ingénieurs sont appelés à dresser le portrait des squares, des parcs ou des rues de leur ville.En 1903 l'inspecteur John R.Barlow propose d'ailleurs de faire une présentation sur le «Park Development and Maintenance» h Indianapolis en mettant de l'avant l'exemple montréalais Ces échanges, qui se poursuivront au XXe siècle, assureni la transmission des connaissances d'une commission à une autre, et ce, à travers l'Amérique du Nord.Dans la première portion du XXe siècle, deux architectes paysagistes ayant travaillé pour le bureau de Frederick Law Olmsted aux États-Unis s'établissent à Montréal, soit l'Américain Frederick G.Todd et le Montréalais d'origine Rickson A.Outhet.La filiation américaine se perpétue dans les an nées 1930 alors que le Québécois Louis Perron poursuit ses études à Cornell University à New York; il devient ainsi le premier Québécois francophone à devenir architecte paysagiste.Après la Deuxième Guerre mondiale, plusieurs autres Québécois suivent ses pas en s'inscrivant dans des universe tés américaines.Dans les années 1950 et 1960, l'architecte de paysage au Québec est marquée par l'influence d'archi tectes paysagistes provenant de l'Europe et des Etats-Unis.d- )Nl I AGE ET LES ECI ande visibilltf : Mut d'autoi i rconséquent, s un enseignen jnts internatic ( ogramme, et I naleSupéne.L'EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1967 «TERRE DES HOMMES» : LE MONDE À MONTRÉAL La profession de l'architec rs ont real = 67 UN*lüil II !¦ Ë=+-[|snBa ÉEHSS8 ™ \"= î pan î'smm t 11° * \u2014 -¦ ture de paysage naît des ex périences croisées.En effet l'association des architecj tes paysagiste du Québec (AAPQ) est créée en 1965 par des professionnels que bécois formés dans les uni versités américaines dans les années 1940 et 1950 par des Européens ayant émigré au Québec après la Seconde Guerre mondiale ainsi que par plusieurs ai chitectes paysagistes expérimentés provenant des États Unis, de l'Ontario et de l'Ouest canadien6.Deux ans après la fondation de l'AAPQ, l'Expo 67 pro puise le milieu de l'architecture de paysage.Marqué pat une course à la différenciation et à l'affirmation de soi, cet événement d'envergure qui fera la une de célèbres maga zines à travers le monde permet aux spécialistes de l'amé nagement de montrer tout leur savoir-faire dans la mise en œuvre d'un site urbain et paysager incomparable au cœui du Fleuve Saint-Laurent.«L'Expo 67 place pour ainsi dire Montréal sur la carte du monde»7.Les nombreuses prome t nades et places publiques situées sur l'île Notre-Dame, l'îler iJts-Unii&i; ' s d\u2019architectes ( il du Brésil ou Sainte-Hélène et la Cité du Havre dont la place des Nations la place d'Accueil et l'approche du pavillon du Québec, son/1 représentatives de l'idéologie des années 1960 et comptent 40! W&WtHBmWmssmBsKi- jlfi principal KDE à Montre pays livrent ifollorique.isauitiaditio i un jardin da delta* naïque, etc.Li Montrai Éenceprc ' Mués, piœiei 1 les années IS' Paiement en [ \u2022installés en: mi9résausud fa Plupart, d'yc l|Kl iMENîsp, ^NDEDebeto «° UVSc, 1 entière rent0| \"le en Agfa.fit- «visir 'Parcourt I, \"Hpes Orchest,é s Intern],; 1 irai Pour SeS( \u201e>Pion, \"ne de ePaysPa, r ^ loccasj, ! flings ()].N .\t1 upp.\"H SL ri ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC imS& : ' .~ V.,V' V: ' .¦Æap ses___* ' îfïâÿ; ¦\"ÿS g^ggjfc gafjfojo (SÜ11 üɧ îS m&ï W2* mm çæs Iium 'nt'Paul, Toronto viiifepaila(o occasions, qug emple montréala XXs siècle, assun e commission i ii.Presser le port bit.En is lbs de feu i armi les principales créations paysagères du mouvement toderne à Montréal.Les concepteurs étrangers provenant e 70 pays livrent des bâtiments et des jardins s'inscrivant utant dans un modernisme international que dans une tra-ition folklorique.Les Montréalais sont donc exposés à des ins aux traditions diverses : un jardin japonais, un jardin erse, un jardin classique à l'européenne, une végétation ixuriante de Monaco, une plantation de cannes à sucre de Jamaïque, etc.Le monde est à notre portée, le monde st à Montréal.ïirdi d :le, dew feta audeFwtele Montréal, soit l\u2019Ar 21 iis d'origine Rids a1 îrpétue dans les Perronpoursuit ¦k; il devient ains lit architecte pa] iaie.plusieursaut ntdanîdesuniv et 1960, laichite arlïnduenced'ai ie et des Etats-Ut is ession 0 paysage»#' afin «agi® lu est créée nrofessio\" formés dans les M et neei rn» 5 Européet15 »» au Québec apré e Guerre mon ,ue pa' PlusieUl^ des ,listes^5 \u2022faite ccnP rU e-Oactta , JjM tlaP|jS fîS\u201e«tc»i A FONDATION DE L'ECOLE D'ARCHITECTURE DE AYSAGE ET LES ÉCHANGES INTERNATIONAUX grande visibilité accordée à l'architecture de paysage a ne influence profonde dans la création d'un programme baccalauréat à l'Université de Montréal.Ayant obtenu n statut d\u2019autonomie en 1978, l'École d'architecture de ysage demeure le seul programme du genre au Québec par conséquent, le seul en Amérique du Nord à dispen-r d'un enseignement en langue française.Les échanges tudiants internationaux occupent une place de choix dans programme, et ce particulièrement depuis les années 180.Les principales destinations sont alors la France (École ationale Supérieure de Paysage de Versailles), la Belgique itefaculté universitaire des sciences agronomiques de Gem-loux), l'Angleterre (Cheltenham College, Gloucestershire) et États-Unis (California State Polytechnic University).Les sites d'architectes paysagistes célèbres tels Fernando hacel du Brésil ou Jacques Simon de la France apportent our leur part de riches contributions à l'enseignement et la formation des architectes paysagistes québécois.Une is gradués, plusieurs d'entre eux prennent la décision, tans les années 1970 et 1980, d'aller travailler à l'étranger, rch rincipalement en France et aux États-Unis.Alors que ceux testant installés en France reviennent généralement au ber-quelques années plus tard, il en va autrement pour ceux ( rant migrés au sud de la frontière canadienne qui décident, 5 our la plupart, d'y demeurer de façon permanente.ES ÉVÉNEMENTS HORTICOLES : E MONDE DE RETOUR À MONTRÉAL uatre ans après les Jeux Olympiques de 1976, le monde a 9 nouveau rendez-vous à Montréal en 1980 à l'occasion de «première rencontre des grandes traditions horticoles du jionde en Amérique»8.Pour planifier ce grand événement orticole, Pierre Bourque, alors horticulteur en chef et res-d onsable de la division horticulture du Jardin botanique de lontréal, «parcourt le monde pour recruter les pays partici-, et développe une habileté à transiger au niveau international»9.Orchestrées par le Jardin botanique de Montréal, Floralies Internationales de Montréal réutilisent l'île No-Dame pour ses expositions extérieures ainsi que le vé-t>drome olympique pour ses expositions intérieures.Une ngtaine de pays participent à cet événement qui met en aitïlief la végétation des différentes régions du monde.C'est otamment l'occasion, pour les Montréalais, de décou-nr les penjings chinois.C'est à ce moment que «des liens amitié se développent entre horticulteurs de Montréal et orticulteurs de Shanghai, liens qui rendront possible l'édi- ¦?e fication du jardin de Chine 10 ans plus tard»'0.En 1997, la Fédération interdisciplinaire de l'horticulture ornementale du Québec relance cette initiative en organisant «Québec en fleurs 97», les premières floralies entièrement intérieures au Canada.Des exposants provenant de douze pays participent à cette grande exposition agricole.L'intérêt pour l'exposition de jardins floraux se reconfirme par la tenue, dans le Vieux-Port de Montréal, des Mosaïcultures Internationales de Montréal en 2000, 2001 et 2003; l'architecte paysagiste Lise Cormier en est l'organisatrice en chef.Fondées en 1998, Mosaïcultures Internationales de Montréal est un chef de file mondial dans l'art de la mosaïculture par son expertise dans la conception, la réalisation et l'entretien d'expositions, de jardins et d'œuvres de mosaïculture.La troisième édit ion organisée par Mosaïcultures Internationales de Montréal en collaboration avec le Service des Parcs, Jardins et Espaces verts de la Ville de Montréal a réuni plus de 50 villes représentant 32 pays.«Mosaïcultures Internationales Montréal 2000 fut acclamée par le grand public et immédiatement reconnue au niveau international par les villes participantes et par les spécialistes de l'architecture de paysage et de l'horticulture, tant pour sa grande qualité technique que son concept innovateur et sa beauté poétique»\".Les 3 images sur cette page : Les Floralies internationales de Montréal.Photos: Jardin botanique de Montréal. mrzSJB jsmm Wêse* >., ¦''W.-.*v L'ARCHITECTURE DE PAYSAGE DE MONTRÉAL À SHANGHAI : LES COLLABORATIONS ASIATIQUES DU JARDIN BOTANIQUE DE MONTRÉAL ET DE LA VILLE DE MONTRÉAL À l'occasion des Floralies Internationales de Montréal, le Jardin botanique fait l'acquisition de nombreuses collections de penjings à laquelle s'ajoute la donation d'une importante collection en provenance d'Hong Kong.«Un volet très important et significatif du Jardin s'ouvre alors : celui des remarquables collections et jardins d'Asie»12.Dans la foulée du jumelage entre Montréal et Shanghai en vigueur depuis 1987, Pierre Bourque et une équipe de la Ville de Montréal, dont l'architecte paysagiste Wendy Graham, font à compter de 1988, diverses missions en Chine afin de concrétiser la volonté de construire un jardin de Chine à Montréal.Moins de trois ans après l'ouverture du jardin japonais, œuvre de Ken Nakajima, maître de l'école moderne d'architecture de paysage du Japon, le Jardin de Chine ouvre ses portes au Jardin botanique.Réalisé sous la supervision de Le Wei Zong, directeur de l'Institut de design de Shanghai, le Jardin de Chine est le fruit d'échanges et d'une étroite collaboration entre les concepteurs montréalais et shanghaiens.Cette relation d'amitié entre Montréal et Shanghai mènera dix ans plus tard, en 1999-2000, à la réalisation du Jardin de Montréal au Parc du Centenaire à Pudong (Shanghai) en Chine.Réalisé par la firme Claude Cormier architectes pays; gistes en collaboration avec l'équipe de la Ville de Montrée dont Wendy Graham, le Jardin de Montréal est un jardii symbolique témoignant de notre expertise et de nos pa; sages.Vingt ans après les Floralies et une décennie après création des jardins japonais et chinois par des concepteur asiatiques, l'architecture de paysage québécoise s'export et rencontre le monde.ilefaiî ment « Uni Biéadive; LES FESTIVALS DE JARDINS ET LES INSTALLATIONS ÉPHÉMÈRES : UN CONTACT AVEC L'ÉTRANGER À compter des années 1990, la pratique de l'architecture d paysage se répand et les architectes paysagistes n'hésiter pas à quitter le Québec, ne serait-ce que le temps d'un pr^tjrtufa jet, pour explorer et toucher à de nouveaux territoires.Le projets éphémères sous formes de jardins ou d'installatior représentent un bon investissement contribuant à bâtir u portfolio, particulièrement en début de carrière.En pli d'être une source d'expérience, ils contribuent à bâtir un renommée et à donner une crédibilité à la firme d'archite ture de paysage13.Bien que ces projets ne soient pas tri rentables sur le plan financier, ils constituent de bons inve tissements à moyen terme de par la grande visibilité qu'i offrent aux designers.ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC NOVEMBRE 2010 tu- j ; v* .\t: ¦i I '«ÉP^ tetonteoJ ecoise s\u2019expoi Jiei gifles n'hésita itempsdunp ; tarai» i Hientàbàtiru firme d'archi e soient pas B Les festivals de jardin représentent des lieux idéaux pour rendre sa place dans le milieu international.L'un des plus onnus à cet égard est le Festival International des Jardins e Chaumont-sur-Loire, créé en 1992.Espace dynamique onnant l'état de la création paysagère dans le monde «en résentant de nouveaux fleurissements, de nouveaux ma-ériaux, des idées et des approches novatrices», le Festival îternational des Jardins a accueilli plusieurs Québécois u fil des ans.En 1998, les futurs associés de la firme NIP aysages y crée Le Déluge, un jardin évoquant le déluge u Saguenay survenu deux ans plus tôt14.Ce jardin conçu jr le thème de l'eau, évoque la force du passage et est nomment composé de chaises rouges volant et traversant jardin dans un mouvement d'ondulation.À l'occasion du stival «Ortus Artis» de Padula en Italie en 2003, NIP paysa-es récidive avec Flore Laurentienne, un projet d'installation our l'entrée de la Certosa diSan Lorenzo.L'architecte paysagiste québécois le plus connu inter-ationalement, Claude Cormier, a réalisé quelques projets ohémères sur invitation soit : Solange (Domaine Lacroix-aval, Lyon, France, 2003), Blue Stick Garden (Hestercombe ardens, Angleterre, 2004), Blue Tree (Cornerstone Festival f Gardens, États-Unis, 2004) et Pergola (Le Havre biennale \u2019art contemporain, France, 2006).Blue Stick Garden, déjà exposé au Québec et au Canada, ainsi que Blue Tree, sont deux installations marquantes de l'architecture de paysage ayant eu un écho international.Le Jardin de bâtons bleus, inspiré par Elsie Reford qui elle-même l'avait été par Gertrude Jekyll pour la création du jardin de Métis, a été installé dans le jardin historique d'Hestercombe.Bousculant la référence classique et incontournable en matière d'architecture de paysage, l'installation rend hommage à la célèbre collaboration entre Gertrude Jekyll et Edwin Lutyens, les créateurs de l'un des plus importants jardins du XXe siècle.En Californie, le recouvrement par 75 000 boules de Noël bleues d'un arbre mature et malade de Sonoma a donné naissance au Blue Tree.Captant les fluctuations de la lumière naturelle, l'arbre camouflé et saturé d'artificialité se révèle plutôt que de s'effacer.Ces quelques exemples de jardins et d'installations éphémères ont contribué à la reconnaissance internationale des architectes paysagistes québécois comme des jardiniers d'avant-gardels.2.3.6.Penjing, Montréal, photo Jardin botanique de Montréal (Michel Tremblay) Jardin japonais, Montréal, photo: Jardin botanique de Mtl (M.Tremblay) Jardin de Chine, Montréal, photo: Jardin botanique de Mtl (Michel Tremblay) Jardin de Montréal à Shanghai, Claude Cormier architectes paysagistes inc., photo: Marc Ha lié, 2005 Jardin japonais, Montréal, photo: Jardin botanique de Mtl (Michel Lambert) Jardin de Chine, Montréal, photo: Jardin botanique de Mtl (Michel Tremblay) Solange.jpg : Solange, Lyon, France, Claude Cormier architectes paysagistes inc., 2003 Pergola, Le Havre, Claude Cormier architectes paysagistes inc., photo : Jacques Perron, 2006 Blue Stick Garden, Taunton, Claude Cormier architectes paysagistes inc., crédit Lynn Keddie, 2004 10.\tBlue Tree, Sonoma, Claude Cormier architectes paysagistes inc., photo : David Aquilina, 2003 11.\tLe Déluge, Chaumont-sur-Loire, NIP Paysage 7.8.9. L'ARCHITECTURE DE PAYSAGE L'EXPERTISE DU QUÉBEC EN DEMANDE : QUELQUES EXPÉRIENCES À L'ÉTRANGER La pratique à l'international des firmes d'architecture de paysage n'est pas un phénomène répandu, mais elle mérite quand même d'être soulignée par la richesse et la diversité des expériences.Des projets immobiliers et d'établissements touristiques, dont le Royal Reef Resort dans l'archipel des îles Turques et Caïques (Projet Paysages), à l'implantation du Trinidad Rapid Rail de Trinidad et Tobago (Plania) aux vastes projets d'aménagement au Moyen-Orient, au Mexique et au Brésil (Élise Beauregard, IBI/DAA), les architectes paysagistes québécois laissent leurs marques à l'étranger.Voici donc quelques exemples d'expériences de vie, de démarches, de projets et de perceptions de la pratique de l'architecture de paysage à l'international.STATISTIQUES ARCHITECTES PAYSAGISTES DU QUÉBEC PROVENANCE OU PRATIQUE À L'ÉTRANGER\t Ayant exercé ou exerçant à l'étranger depuis la fondation de l'AAPQ (bassin de 1000 architectes paysagistes)\t15% Membres résidant actuellement à l'extérieur du Québec (sur un total de 450 stagiaires et membres agréés)\t20 personnes Membres en provenance de l'étranger résidant et pratiquant actuellement au Québec (sur un total de 450 stagiaires et agréés)\t10% (Source : Marie-Claude Robert, directrice générale, AAPQ) LE PARCOURS DE LYNN DURANCEAU : DE L'ALLEMAGNE AUX ÉMIRATS ARABES UNIS Lynn Duranceau a un parcours professionnel hors du commun.Après ses études de baccalauréat complétées en 1983, elle s'inscrit à un programme d'échange étudiant organisé par le professeur d'origine allemande Fred Oehmichen.Son bagage académique acquis à l'École d'architecture de paysage, sa connaissance de la langue allemande, son attirance pour les pays germaniques et sa passion pour l'aventure et l'étranger la mène ainsi à un emploi estival à la Ville de Vienne en Autriche.Ayant prolongé son séjour à six mois, Lynn Duranceau en profite pour parcourir l'Europe et particulièrement l'Allemagne.Elle y rencontre plusieurs Allemands qui l'incitent à se chercher un emploi en Allemagne, malgré la récession sévère et le climat politique qui y régnent (époque du mur de Berlin).Son attachement à la culture et aux paysages naturels de l'Allemagne lui confirme son intérêt à approfondir sa connaissance de ce peuple ingénieux et perfectionniste dont l'histoire a façonnée sa manière de voir et de faire les choses.Sa volonté et sa persévérance lui permettent de surmonter des démarches laborieuses et de dénicher trois emplois successifs entre 1983 et 1985 pour HMH Landschaft Architekten à Hanovre et pour les firmes d'entrepreneurs en construction E.Shleife, Landschaftsbau et R.Brandenburg, Landschaftsbau à Berlin ouest.En Autriche, malgré des outils sommaires, elle s'affaire à l'arpentage, à la mise en plan et à des travaux d'entretien dans les parcs.Sa maîtrise des langues française et anglaise l'amène à remplir un rôle d'interprète à de nombreuses occasions.En Allemagne, la diversité des projets et du travail lui permet de mieux apprécier la profession.Dans le bureau HMH Landschaft Architekten, elle réalise de la mise en plan, de l'analyse de plantation, de l'analyse de terrain d'échelle régionale ainsi que des devis d'aménagement préliminaires pour une ville nouvelle en Malaisie.m dan (into®* iondesp1 Ses deux autres expériences de travail à Berlin lui offrent l'opportunité de travailler directement avec des construe teurs dans la plantation et dans la mise en œuvre de sentiers et de murets pour des projets résidentiels haut de gamme.Elle est également responsable, à titre de «Quantity Suif^ veyor», des relevés de travaux complétés et de la surveillan ce de chantier sur un projet majeur d'exposition nationale allemande, le Bundesgartenshau Berlin 85.La cumulation de ces expériences contribuent à parfaire son apprentissage de la profession en lui apportant des connaissances tant au point de vue de l'analyse paysagère, de la conception J (plan d'aménagement) que la technique (travail de chanp^ tier).Selon Lynn Duranceau, les Allemands avaient une longueur d'avance sur le Québec dans les années 1980 en ce qui concerne la compréhension de l'espace public et de l'aménagement en lien avec les notions sociales, d'échelles i» d'économie et de communauté.Les mails piétonniers, le: terrains de jeux, l'art public, le développement urbain erN-général et même les végétaux étaient beaucoup plus avarp,P,0i® cés et variés en Allemagne et en Scandinavie qu'au QuébeiMf à l'époque.\tplw Cette expérience en terres autrichienne et allemands » De Les act tu! sa pi Mise Si» s'est avérée très enrichissante, tant du point de vue culti rel que professionnel.Elle a été bénéfique à sa pratique pa l'apprentissage de nouvelles méthodes de travail, notion de design et applications des règlementations, sans oublie sacapa la compréhension de la culture nationale, l'éthique de tditaatior vail et la hiérarchie, un élément important en Allemagne.Li as admin capacité d'adaptation à différents milieux, équipes et prc wentdi jets est évidemment essentielle dans ce contexte.Du poinWime de vue personnel, la confrontation à des situations «extriPtconsïl mes», à d'autres visions et à d'autres manières de faire s'eslnltéet avérée des plus formatrices.Les avantages et les difficultés de vivre et de travailler pbi.[i l'étranger sont multiples.Côtoyer une culture diverse, pap courir des lieux et des projets, développer un esprit critiqu p apprendre des manières de faire en termes de design, d puréepaï planification, de construction et de gestion et apprendrpsdubi sur soi-même sont les principaux avantages d'une pratiqu4n50%des à l'étranger.Cette expérience internationale s'accompagnptiéaletj également de difficultés.L'éloignement familial, l'obligatio làcieini les délais d'obtention et les renouvellements des permis «tgedesprr des visas (de travail et de résidences), le déménagemerfasyut l'adaptation à de nouvelles cultures et conditions de vie tleMontréal le sentiment d'être étranger même si l'on habite un endrorojetschint sont toutes des difficultés reliées à cet exil professionnel.I WAAréaU Près de vingt-cinq ans après son retour au Québec, Lynpétow Duranceau retourne sur la scène internationale en 20C(arcsetpro;i en acceptant une offre d'AECOM, une firme internationa(leursvoirec en ingénierie, planification et architecture.Installée à AbJlemeritdes Dhabi aux Émirats Arabes Unis, elle agit maintenant à titilespazas de Specialist Consultants Manager et Project Manager polie volet «domaine public» sur deux projets de planificatic*;^, at ti- de villes nouvelles d'envergure.L'assurance d'un contrat |fonai0f: long terme et la passion toujours présente pour l'aventu p et l'inconnu l'ont amenée, malgré la complexité des proje U; à accepter cet autre défi dans une région en pleine effervr i#j;0,.r cence.«s pmi WILLIAMS ASSELIN ACKAOUI ET ASSOCIES INC.(WAA) : LES PIONNIERS DE L'INTERNATIONALISATION Fondé en 1980 sous Asselin Ackaoui et associés, puis so William Asselin Ackaoui et associés inc.en 1990, WAA el;-la première firme québécoise en architecture de paysage*;- .œuvrer à l'étranger16.Outre quelques projets et interventions en Afghanistan, en Algérie, en Égypte, au Kenya, («T/ Iran et en Russie, ce qui est déjà remarquable, c'est vérilf.blement en Chine que WAA a consolidé sa pratique intlk r ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC NOVEMBRE 2010 *£9?*5 \u2022< \u2014 Al Raha Beach Development, Abu Dhabi, EDAW/AECOM, source: Lynn Duranceau.Le pavillon du jardin des sens, Parc Yanan Zhong Lu, Shanghai, WAA, source : Vincent Asset in Passerelle du jardin d'eau, Parc de l'échangeur Yanan Zhong Lu, WAA, source : Vincent Asselin Secteur du kiosque sur l'eau, Parc Xujiahui, Shanghai, WAA, source : Vincent Asselin et allen ns.sansoubl 'éthique de \"\"\u2019Mr gtionale.Depu s plus d'une décennie, la Chine connaît une jriode de développement accélérée où modernisation r|îi \u2019baine rime avec déplacement des populations, démoli-.on d'anc ens quartiers résidentiels et industriels, change-\" : i, lents d'échelle et aussi verdissement massif des villes.Des ^swvfj» lintures vertes aux parcs urbains, le désir pour l'implanta-ltl0nnationi on d'espaces verts dans les quartiers est manifeste et par onséquent, la demande pour une expertise locale et inter-ia* ationale s'accroît considérablement.À titre d'exemple à «KBï langhai, les espaces verts sont passés de 1 m2 par habitant 1990 à plus 13m2 par habitant 2010.L'espace vert aug-rawildedij ente plus que jamais auparavant sur le territoire urbanisé ^Mienii! rinois.Les activités professionnelles de WAA dans l'empire du ilieu s'amorcent suite au concours remporté pour le parc iMéchtl man Zhong Lu à Shanghai en 1999.WAA ancre graduelle-piétonuieis,I ent sa pratique en Chine en remportant tout au long des inées 2000 une multitude de concours d'idées menant à ;s projets d'aménagement.Le parc Yanan Zhong Lu et le à src Xujiahui, tous deux à Shanghai, ainsi que le parc Jiefang /uhan) figurent parmi les plus importantes réalisations de firme montréalaise.Spécialiste des grands parcs urbains, itdevuecullAA réalise actuellement un parc riverain d'une longueur «pratique) 16 kilomètres à Chengdu, capitale du Sichuan, ainsi que le I,notio ijing Tanglewood Music Camp d'une superficie de 13 km2.La capacité récurrente de WAA à remporter les concours ternationaux et la confiance grandissante à son égard s administrateurs et des investisseurs chinois provenant uvent du Canton, de Hong Kong et de Shanghai ont ap-rté une notoriété importante à la firme tout en accrois-|nt considérablement la demande pour ses services.Vu la culté et la complexité de gérer de tels projets à distance, A décide, en 2004, d'incorporer un nouveau bureau à anghai.L'équipe initialement constituée que de 4 person-s en compte aujourd'hui 15.En comparaison, le bureau de nespritcritiqft^ntréal compte 20 employés.L'antenne shanghaienne est s(jedesign,' surée par Vincent Asselin, l'un des quatre associés fonda-jftappffl! Jrs du bureau17- Les deux bureaux génèrent chacun envi-n 50 % des projets de WAA.Même si les projets réalisés à s\u2019accompag ^ntréal et à Shanghai paraissent parfois aux antipodes, la jj èthode intégrée, l'approche, le suivi, le montage et l'archi-ge des projets suivent le même modèle.Un étonnant tra-I en symbiose s'effectue entre les deux équipes; l'équipe Montréal contribuant régulièrement à la conception des )iteunend|°jets chinois.WAA réalise en Chine des projets de grande envergure et ne étonnante diversité.L'échelle des lotissements et des rcs et projets commerciaux et résidentiels, qui atteint plu-urs voire des dizaines d'hectares, se distingue considéraient des aménagements réalisés par WAA au Québec, ¦s plazas et des parcs urbains, des projets de réhabilita-n écologique et de création de marais filtrants, des quar-flgjrs résidentiels à haute densité, des projets mixtes incluant s fonctions commerciales, hôtelières et de bureau carac-isent l'éventail des commandes de WAA.Le Luwan Green ¦:nd Residential, le Shanghai Business Park, le Jinqiao Interna-nal Towers ainsi que le Wuhan Tiandi, un vaste projet de issement d'une nouvelle communauté représentent des emples probants de cette pratique.Une pratique quotidienne réalisée en mandarin exige n entendu la présence d'un traducteur à plein temps, tant que la connaissance tant de la culture chinoise que j s différents climats caractérisant les multiples régions de Chine.Reconnu comme une firme d'excellence en Chine, AA obtient désormais des commandes sans passer par tape du concours.L'apport de WAA est unique par une re des services professionnels complets répondant aux igences élevées des clients chinois en termes de manage- ¦ jpmensoemf j'tim; cevie (ofessionri n Quêta J ionale cfl pour a.i\"-l L'ARCHITECTURE DE PAYSAGE ment et de design.La firme se veut une référence pour son savoir-faire, son approche nord-américaine, son contrôle de la qualité, sa rigueur et son attention portée au suivi des projets.PourVincent Asselin de Williams, Asselin, Ackaoui et associés inc., la plus grande difficulté rencontrée en Chine est le contrôle de la qualité des projets.En outre, la civilité et les coutumes diffèrent considérablement dans la pratique de l'espace public.Une autorité est nécessaire afin de faire respecter les aménagements et de s'assurer de leur longévité.Fier de son succès, l'antenne shanghaienne de WAA se veut le reflet de l'excellence québécoise en architecture de paysage.Liste des parcs construits en Chine par WAA et associés inc.(2000-2010) ¦\tYanan Zhong Lu (23 ha) ¦\tYanan Zhong Lu Plaza (5ha) ¦\tXujiahui (lOha) ¦\tHarbin Sun island (80 ha) ¦\tZhongtang Park Suzhou (6 ha) ¦\tFanzhou park Suzhou (10 ha) ¦\tFuxing Park, Shanghai (13 ha) ¦\tJiefang Park, Wuhan (46 ha) (Source : Vincent Asselin, WAA) MICHEL FONTAINE ET MÉDIALAND INC.DE LA RÉHABILITATION À L'ÉCHELLE MONDIALE Présidée par Michel Fontaine, Médialand inc.est une société de services-conseils spécialisée en réhabilitation et en mise en valeur de sites.Malgré de faibles effectifs (moins de 5 employés), les projets réalisés sur la scène internationale représentent pas moins de 80 % du chiffre d'affaires de Médialand.Depuis ses balbutiements à la fin des années 1980, cette pratique à l'étranger s'est confirmée et accentuée avec des commandes provenant des États-Unis, de l'Europe, de l'Afrique et de l'Asie.L'expertise de Médialand se situe dans la réalisation de plans de réhabilitation conformes aux exigences gouvernementales en vigueur localement, c'est à dire la restauration des sols et la renaturalisation des carrières, des mines et des sites désaffectés.Le type de site et de spécialisation et la notoriété acquise au fil des années, au Québec puis à l'étranger, ont ouvert les portes du monde à Médialand.Travaillant sur un temps long (réhabilitation progressive' et de pair avec les exploitants, dont la cimenterie Lafarge leader mondial des matériaux de construction, Médialanc a remis en état acceptable, tant pour l'homme que pour I, faune et la flore, plus de 30 sites à l'échelle internationale De la Jordanie à la Tanzanie, la petite équipe parcourt le: quatre coins du globe pour offrir aux secteurs industrie et municipal et aux agences gouvernementales des plan: d'aménagement, des programmes de réhabilitation, de études impact environnemental, des caractérisations \\ suelles, physiques et écologiques, de l'éco-ingénierie, d la restauration d'écosystèmes ainsi que des simulations v suelle 2D et 3D.La complexité des aspects administratifs e gouvernementaux, l'obtention des passeports et des visa de travail, l'imposition de taxes locales et l'accès à des site reculés constituent les principales difficultés d'une pratiqu ayant définitivement lieu hors des sentiers battus.F0| ultérieur lllt «équipe, nuedei VLAN PAYSAGES La voie internationale, particulièrement via les concour a contribué à l'émergence de VLAN paysages, une firm fondée en 1999 par Micheline Clouard et Julie St-Arnau D'origine française, Micheline Clouard avait renoué avec l|efalls territoire européen à la fin de ses études de baccalauréat l'Université de Montréal en allant expérimenter le march du travail en Allemagne.Orientée par le professeur Fre Oehmichen, elle dénichait un emploi chez Rehwaldt Lanc chaftsarchitekten et se trouvait en contact direct avec If préoccupations conceptuelles et environnementales gi dant la pratique allemande.Cette expérience a contribL|srevenus à l'outiller et à la préparer dans sa volonté, à son retour Montréal, de créer une firme d'architecture de paysage.Après avoir remporté le concours et réalisé le jardin d'i cueil du Jardin de Métis en collaboration avec Atelier in sil en 2000, un second concours permet à VLAN paysages d'i céder à des commandes internationales.En 2000, les dei fotpublK foin, 0 elancen life Si yuiil»'1 ilcis, d'un B Ai Ifèn esdePék ijuiy ainsi létetla (Isa Mie lie blocauxeti Bleui mi 5 projets mm\" ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC NOVEMBRE 2010 *pr- \u2019T-f' i .r^v . g} HbàT1-.*-*s*i ymm - ¦ ¦¦¦ \u2022*¦»>.\"-vè.fe*% :»:¦-¦ ; j *I»W ¦\t5 », ', fluepou w indus ties Médiations Htpietie, simulations idministiat ts et des vi -fondatrices remportent un concours organisé par la Ville Lyon et la Ville de Montréal (Services des parcs et Bureau rt public) consistant en la création d'une place publique ns chacune des villes selon un échange bilatéral de pro-sionnels.Alors que l'architecte paysagiste Guerric Péré ence ILEX) et le sculpteur Jean-François Gavoty réalisent [jardin de Lyon à Montréal, VLAN paysages conçoit en 2001 ardin des curiosités à Lyon en collaboration avec l'artiste ichel Goulet et Daoust Lestage, architecture et design bain.Cette réalisation à l'étranger constitue une rampe lancement importante pour la firme.Micheline Clouard Julie St-Arnault poursuivent d'ailleurs leur implication à on par l'organisation, avec l'architecte paysagiste Nicole lois, d'un atelier d'aménagement à l'École Nationale Su-rieure d'architecture de Lyon, associée à l'Université de on.Httus.çes, une fi x if St-ta «a les tome âges, Julie trenouéava ebacciliuiéi enter le mart professeur : j retisse: «ns mes à son reh «Atelier » iN paysages 1000, En 2002, VLAN paysages est invitée à joindre l'équipe BCP Architecture dans leur proposition du Beijing Wuke-ng Cultural and Sports Center en prévision des Jeux olympi-es de Pékin.À cette occasion, le projet remporte le 3e prix jury ainsi que le prix du public.Ces exemples démontrent îtérêt et la volonté de VLAN paysages, dès sa fondation, participer à des projets en sol étranger.Les projets à térieur du Québec nourrissent la pratique, initient de uveaux territoires, environnements de travail et façons faire.Ils sont bénéfiques et souhaitables.La petitesse l'équipe, maintenant constituée de six employés, les igations familiales de deux jeunes mères de famille et le anque de capacité de production et de moyens financiers i restreignent cependant dans leurs actions sur la scène ernationale.Après un départ prometteur à ce sujet, les ojets à l'étranger ne génèrent actuellement aucune part revenus du bureau.Ceci s'explique par ailleurs par une :o|atégie de développement d'entreprise misant sur les pro-s locaux et canadiens afin de bien structurer leur pratique ns leur milieu.Des interventions ponctuelles leur permet-toutefois de maintenir une interaction avec le milieu Dfessionnel à l'extérieur; que ce soit par la participation es projets de concours aux États-Unis sur invitation du ; ; 5 : it bureau Touraine Richmond Architects de Los Angeles ou par la participation à titre de membre d'un jury d'atelier au Illinois Institute of Technology à Chicago à l'invitation de PLANT Architect.VLAN paysages recherche un juste équilibre entre la pratique et la théorie tout en voulant constamment raffiner sa réflexion et sa méthode d'analyse du paysage.Les futurs projets à l'international, qui ne se limiteront pas qu'à des concours d'idées, mais bien à des projets de construction, devront s'intégrer à la philosophie et à la structure du bureau.Après avoir lancé sa pratique en partie grâce à des projets étrangers, VLAN paysages mise aujourd'hui principalement sur le marché canadien pour asseoir sa pratique et confirmer sa vision de l'architecture de paysage.N IP PAYSAGE NIP paysages est un bureau très actif à l'étranger actuellement grâce, entre autres, à des commandes d'architectes désireux d'y adjoindre leurs services.Cette pratique à l'étranger n'émane pas d'un désir formel des associés, mais davantage d'opportunités suivant des invitations.Dans ces cas, les architectes paysagistes intègrent une plus vaste équipe de concepteurs.Les réseaux de contacts et de confiance s'avèrent primordiaux pour avoir l'opportunité de concevoir et de réaliser un projet à l'étranger.Le projet d'une immense sculpture verte conçue sur une pente ga-zonnée à Amsterdam en 2001, en collaboration avec les architectes paysagistes locaux Paula Meijerink, Noel Van Dooren et Aafje Roth en témoigne.Alors que des projets prometteurs sont sur les planches en Asie, deux projets complétés de terrains de jeu (une marque distinctive de leur pratique), retiennent l'attention en Amérique du Sud, plus précisément à Quito et à La Manà en Équateur.Ces projets ont été l'occasion pour les jeunes associés de tester les potentiels et les limites de leurs aptitudes de design dans un contexte d'immersion culturelle et de projets d'entraide communautaires.Ces expériences ont contribué à valider leur philosophie de design dans un contexte socioculturel leur étant étranger.2.3.Jardin des curiosités, Lyon, VLAN paysages, photo : Michel Goulet Proyecto paisaje, Équateur, NIP Paysage Mow job, Amsterdam, NIP Paysage, crédit : Aerophoto Schiphol Mow job, Amsterdam, NIP Paysage, crédit :Pandion Luchtfoto\u2019s L'ARCHITECTURE DE PAYSAGE CLAUDE CORMIER ARCHITECTES PAYSAGISTES INC.Les installations et les jardins éphémères réalisés au cours de la dernière décennie par la firme dirigée par Claude Cormier ont été largement diffusés dans la presse internationale.Ces réalisations ont contribué à la renommée de Montréal comme lieu de création et de design.À l'instar de l'expérience de NIP Paysage, le réseau de contact est un atout primordial dans la participation de projets à l'étranger.Le «networking» est en effet à l'origine du projet Blue Forest, réalisé à Détroit entre 2002 et 2007 par Claude Cormier architectes paysagistes inc.Invité à joindre l'équipe de concepteurs du Creative Design Studio for Nissan America, Claude Cormier y a livré l'une de ses œuvres les plus poétiques à mi-chemin entre l'architecture de paysage et le design industriel, une forêt suspendue créant l'effet d'une canopée.Cette expérience s'est révélée très positive, d'une part par le résultat obtenu, et d'autre part par le lien de confiance entre les concepteurs et par la compréhension de la valeur du design par le client.Après une réorganisation de la structure de l'entreprise automobile par suite de la crise économique, Blue Forest a été démantelée et relocalisée dans de nouveaux locaux à La Jolla en Californie.Claude Cormier voit actuellement à l'intégrité de l'œuvre dans le processus de réinstallation.Cette insertion délibérée d'artificialité simulant une sensation de nature continuera de renverser la perception de la nature et d'intensifier les phénomènes de la lumière et du temps.La réalisation de projets à l'étranger, certes attrayante à prime abord, demeure néanmoins difficile à concilier avec la structure d'entreprise des firmes québécoises, qui rappe-lons-le, ne dépasse pas le cap des cinq ou dix professionnels en y additionnant les associés et les employés.S'opposent donc ici une dynamique de travail axé sur le processus de création et une dynamique d'entreprise nécessaire pour la pratique à l'étranger.La réalisation d'un projet à l'étranger comporte sa part de risque, exige une entreprise saine et beaucoup de temps et d'efforts afin de démontrer sa capacité à mener à bien un projet.Sans une équipe disposée à faire régulièrement le «va et vient», un tel projet ne peut se concrétiser.Quel est l'intérêt d'une firme québécoise à travailler à l'étranger si elle ne dispose pas des ressources ni pour analyser et comprendre le territoire et les enjeux locaux, ni pour aller sur le terrain et sur le chantier ?Pour Claude Cormier, le choix est facile.Malgré une renommée internationale et d'alléchantes commandes provenant de pays émergents tels l'Inde, les Émirats Arabes Unis et la Chine, Claude Cormier préfère s'engager et s'investir dans des projets à l'échelle canadienne, particulièrement à Montréal et à Toronto.Assurer la continuité tant dans l'efficacité que dans la qualité et être présent localement pour étudier minutieusement les sites et y intervenir promptement sont les leitmotivs expliquant ce choix de privilégier une pratique nationale.Ce bref survol de l'internationalisation de la pratique québécoise de l'architecture de paysage nous démontre la variété d'expériences ayant enrichi cette pratique et contribué à la maturation d'une profession, aujourd'hui simultanément ouverte sur le monde et bien ancrée localement.NOTES 1.\tJe remercie Vincent Asselin, Claude™ Cormier, Lynn Duranceau, Michel j Fontaine, Josée Labelle, Marie-Claude Robert, Lise Servant, Julie St-Arnault et Ron Williams pour ] leeur contribution à cet article et le I partage de leurs expériences sur la scène internationale.2.\tProcès-verbaux des assemblées de la Commission des parcs et traverses, 8 juillet 1908, Division de la gestion de documents et des( I archives de la Ville de Montréal (DGDAVM).3.\tEn 1903, l'exposition de Toronto comprenant une «Exhibition horticole» est jugée des plus importantes par le surintendant Auguste Pinoteau.Lettre d'August^ Pinoteau et J.Henderson adressé au Président et aux membres de l^| Commission des Parcs et Travers^ 25 août 1903, VM44, S3, D15, DGDAVM.4.\tLettre d'Auguste Pinoteau adressé au Président et membres de la Commission des Parcs, Squares et Traverses, 25 juin 1906,121-03-06j 03, VM44, S3, D23, DGDAVM.5.\tLettre du Chairman de I 'Americana I Society of Municipal Improvements^ ft Hartford, 28 septembre 1903,121S p 0306-02, VM44, S3, DI 5, DGDAVMü 6.\tCf.Ronald Franklin Williams, Histollk de l'architecture de paysage au Québec, http://www.aapq.org/ prof_historique.php5, consulté le septembre 2010.7.\tLouise A.Legault et al.(1990), Montréal ville internationale, Montréal, Windsor Publications, p| | 132.8.\tMaurice Beauchamp, «Les Floraliesi Internationales de Montréal 1980m 26.9.\tIbid.:69.10.\tIbid.: 70.11.\tCf.Ronald Franklin Williams, /déni 12.\tBeauchamp, ibid.: 77.13.\tLa firme doit cependant a postericl dans un projet d'aménagement : plus complexe, prouver qu'elle a l'aptitude requise pour livrer la 1 marchandise de manière constanii 14.\tEn 2004, les architectes paysagiste! | Stéphane Bertrand et Jasmin Corbeil concevaient Dés/ ordonnance et en 2008, l'équipe d Marie-Claire Martineau, Alexandra Gagnon, Antony Cote, Véronique Laflamme et Vincent Lemay réalisaient Réuni-ombres.15.\tTim Richardson (2008), Avant Gardeners.50 Visionaries of the Contemporary Landscape, New Yo Thames and Hudson, 352 p.16.\tLe bureau WAA a été formé par la fusion graduelle, entre 1988 et 19-de deux bureaux déjà existants, Asselin, Ackaoui et associés et Roi Williams architecte paysagiste.17.\tMalaka Ackaoui a participé de faç majeure dans plusieurs projets à l'étranger dont celui réalisé à Harbin en Chine.De haut en bas 1.\tBlue Forest, Détroit, Claude Cormier architectes paysagistes inc., image: Joshua Wilier ton, 2010 2.\tBlue Forest, La Jolla, Claude Cormier architectes paysagistes inc., 2009 ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC NOVEMBRE 2010 f 7 MIEUX V W J CONSOMMER POUR MIEUX PERFORMER AMÉLIORER SON EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE EST UN ACTE RESPONSABLE ET RENTABLE.Faites profiter vos clients d'un appui financier ou d'une remise à l'achat.Quel que soit votre rôle dans l'élaboration d'un projet de rénovation ou de construction d'un bâtiment, il est avantageux d'y intégrer nos programmes d'efficacité énergétique dès le départ.Grâce à nos programmes diversifiés, vous permettrez à vos clients de réaliser des économies en réduisant leur consommation d'énergie.Passez à l'action dès maintenant.hydroquebec.com/affaires Hydro Québec T-.\t\u2018| Jî' » Atelier-boutique Céragrès / Montréal, 2009 \u2014 KeraTwin K20 (Agrob Buchtal) FAÇADE VENTILE^^ERAMIQUE : DE LA PLANIFICATION À LA RÉALISATION DU PROJET, NOTRE ÉQUIPE D\u2019EXPERTS VOUS ACCOMPAGNE.20ansyæ ceragres.ca Service aux professionnels Montréal T : 514 384 5590 / Service aux professionnels Québec T : 418 692 1711 Atelier-Boutique Montréal 9975, boul.St-Laurent / Atelier-Boutique Québec 275, av.St-Sacrement, local 145 "]
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