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Titre :
ARQ
ARQ s'impose rapidement comme la revue de référence pour le milieu québécois de l'architecture. Elle permet de comprendre l'évolution de l'architecture québécoise contemporaine.
Éditeurs :
  • Montréal :Groupe culturel Préfontaine,1981-,
  • Québec :Cöpilia design inc.
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
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ARQ, 2014-11, Collections de BAnQ.

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[" « TT næ.¦ «¦\": * .\u2022 : ' : :¦¦¦¦;.¦ PER ft-7M BAnQ ROOFSCAPE LE TOIT, ÉPIDERME URBAIN AÉRIEN ARCHITECTURE-QUEBEC 169 NOVEMBRE 2014 PARTIE 1 VERS UNE RECONFIGURATION ÉCOÉNERGÉTIQUE DES TOITS URBAINS \t !2*\t-*i î ' te '-tri \u2022,r LA SÉRIE DE FENÊTRES HU i i uDE DE ROYAL NOUVELLE GÉNÉRATION DE FENETRE COMMERCIALE Unique par sa performance, son élégance et sa durabilité Composé de profilés d'aluminium extrudés intérieurs et extérieurs, reliés à la Technologie Performance Core, ce système de fenêtre architectural témoigne d'un savoir-faire remarquable.La fenêtre commerciale Altitude de Royal recèle nombre de scénarios et s'intégre parfaitement dans vos projets institutionnels et commerciaux.Les profilés du système d'isolation Technologie Performance Core sont conformes à la norme AAMA 303.Le système de fenêtre Altitude de Royal rencontre les exigences de la norme AAMAl WDMA/CSA 101/I.S.2/A440-08.ROYAL Produits de bâtiment Une société de Axiall Profilés de portes et fenêtres | Profilés de fenêtres | Portes patio | Moulures | Solutions couleur www.thermoplast.com 1 800.361-9261 Visitez-nous à l'Expo Contech de Montréal, kiosque 0232 LE SOMMAIRE ÉDITORIAL 5 ROOFSCAPE, L\u2019ÉPIDERME URBAIN AÉRIEN Pierre Boyer-Mercier & Alena Prochazka 8 ROOFSCAPE: TOITS REPENSÉS/VILLES RÉINVENTÉES Louise Vandelac 16 outside-in évépyeia Rebecca Williamson 20 ROOFSCAPE AS FIELD CONDITION Carlo Parente 26 LE GRAND PARIS S\u2019ÉLÈVE/QUESTIONS, ENJEUX ET POTENTIALITÉS Sabri Bendimérad ARCHITECTURE-QUÉBEC Page couverture.Energy Usage\u2014one of the various GIS data sets that serves to inform this new datum (Chicago).Source : drawing Reid Mauti.Voir Particle en page 20.30 QUATRE PROPOSITIONS SUR L\u2019HABITABILITÉ DES TOITS PARISIENS Léa Mosconi 34 ATELIER TRIPTYQUE/ÉCOLE D\u2019ARCHITECTURE DE L\u2019UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Sabri Bendimérad 38 LE TOIT, UN SUJET PÉDAGOGIQUE/ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE D\u2019ARCHITECTURE PARIS-MALAQUAIS Philippe Simon & Carla Deshayes Éditeur : Pierre Boyer-Mercier.Rédacteur en chef invité : Alena Prochazka Membres fondateurs de la revue : Pierre Boyer-Mercier, Pierre Beaupré, Jean-Louis Robillard et Jean-H.Mercier.Comité de rédaction: Pierre Boyer-Mercier, rédacteur en chef ; Jonathan Cha, Yves Deschamps, Philippe Lupien, Alena Prochazka.Production graphique : Côpilia design inc./ Directeur artistique : Jean-H.Mercier.Représentante publicitaire (Sales Representative) : Louise Lussier \u2014 LL Communication, 65, rue de la Héronnière, Eastman, Québec, JOE 1 PO/Téléphone : (514) 898-7543 /Télécopieur (Fax) : (450) 297-3854 / Courriel (e-mail) : llussier@llcommunication.ca La revue ARQ est distribuée à tous les membres de L'Ordre des architectes du Québec, aux membres de (\u2019Association professionnelle des Designers d'intérieur du Québec et aux étudiants en architecture et en design d'intérieur au Québec.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec et Bibliothèque nationale du Canada.ISSN : 1203-1488.© COPILIA design inc : Les articles qui paraissent dans ARQ sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Envois de publications canadiennes : contrat de vente #40037429.La revue ARQ est publiée quatre fois l'an par COpilia design inc.Les changements d'adresse et les demandes d'abonnement doivent être adressés à : COpilia design inc., 21760,4e avenue, Saint-Georges, Québec, G5Y 5B8.Téléphone pour la rédaction : (514) 343-6276, pour l\u2019administration et la production : (418) 228-2269.Abonnement au Canada (taxes comprises) : 1 an (4 numéros) : 36,79 $ et 57,49 $ pour les institutions et les gouvernements.Abonnement USA 1 an : 50,00 $.Abonnement autres pays : 60,00 $.ARQ est indexée dans «Repères». : ¦ VOICI WALLTITE LA RÉSISTANCE THERMIQUE À LONG TERME LA PLUS ÉLEVÉE DE L\u2019INDUSTRIEt R 12.4 à 2 po I R 19.2 à 3 po I R 26.2 à 4 po Vous apportez beaucoup de soin à la conception d\u2019un bâtiment pour qu\u2019il soit à la fois fonctionnel, harmonieux et confortable.Le choix du système 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intérieure de l'air GREENGUA nsÿwWnD\tintitulé « GREENGUARD Indoor Air Quality Certified » est une marque déposée, et le programme GREENGUARD enfants et écoles intitulé « GREENGUARD Children and Schools » est une marque de service, de leurs propriétaires respectifs ; toutes utilisées sous permission par BASF Canada Inc.© 2014 BASF Canada inc.-BASF The Chemical Company Le système d\u2019isolation/pareJ air WALLTITEMD convient parfaitement à presque tout espace que vous concevez.METTEZ-Y DU MAUVE. m LES NOUVELLES IMPRIMANTES MULTIFONCTIONS SURECOLOR DE LA SERIE T \u2022\tProduction d\u2019une copie couleur de qualité présentation et de format 24 x 36 po en moins de 40 secondes \u2022\tProductivité élevée avec des vitesses de numérisation couleur allant jusqu'à 6 pouces par seconde \u2022\tMatériel de traitement d\u2019image évolué pour une superbe qualité d\u2019image \u2022\tNumérisation vers le dossier, le courriel et les imprimantes multifonctions distantes SureColor de la série T 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PostScript sont des marques déposées ou des marques de commerce de Adobe Systems Incorporated aux États-Unis et (ou) dans d'autres pays.Adobe-PostScript-3\" EPSON.CA/TRACEURS iistSSllI \\kp>^ a -, «.¦%, «111® CENTURA Céramique I Porcelaine | Vinyle I Tapis 5885, chemin de la Côte-de-Liesse Ville Saint-Laurent (Qc) H4T 1C3 T 514 336.5604 ¦ consultez notre nouveau centu www ÉDITORIAL ROOFSCAPE, EÉPIDERME URBAIN AÉRIEN Les trois prochains numéros de la revue (numéros 169 novembre 2014,170 février 2015 et 171 mai 2015) sont consacrés aux travaux d'un collectif qui a œuvré au sein du programme français de recherche «Ignis mutât res.Penser l'architecture, la ville et les paysages au prisme de l'énergie» (voir le site web roofscape.org).L'objectif de la recherche Roofscape portait sur l'étendue des toits urbains au regard de la question écoénergétique.Les articles qui paraîtront dans ces trois numéros de la revue ont été expressément préparés pour ARQ/Architecture-Québec et ont été présentés en primeur au 82e Congrès de l'Association francophone pour le savoir (Acfas) par un collectif de collaborateurs dirigés par Alena Prochazka, collaborateurs appartenant à divers domaines de recherche : architecture, urbanisme, sociologie, philosophie, génie civil, ingénierie écologique et expertise en maîtrise d'ouvrage du développement durable.La recherche doit un apport inestimable, en contenu et en moyens, à plusieurs grandes firmes d'architecture et d'urbanisme de conférenciers invités, d'experts, de professionnels, d'enseignants et des autorités locales à Montréal, Chicago et Paris.Par l'introduction du concept de l'«épiderme urbain» du bâti urbain \u2014 vu comme l'étendue des toits et des surfaces surélevées au-dessus de la référence du sol \u2014 les articles proposent d'interroger les conditions des mutations des modes d'aménagement favorisant une culture écoénergétique tenant compte de la crise environnementale globale.À l'aune d'une volonté de transformer les toits en interfaces actives, l'«épiderme aérien » offre la possibilité de sortir le toit de son rôle traditionnel d'abri contre les intempéries pour l'envisager tel un vaste condensateur d'échanges habitable, ouvert au ciel, susceptible de contribuer à faire émerger un nouveau rapport à l'énergie, aux ressources et aux écosystèmes vivants.Que le toit soit considéré comme un paysage culturel ou comme une sorte d'infrastructure urbaine, ce territoire (qui peut couvrir plus de 30% des surfaces horizontales d'une ville) apparaît comme un nouveau terrain d'investigation à toutes les échelles d'intervention.Un bref regard historique révèle que du point de vue épistémologique, le toit est la figure fondamentale de l'abri humain, ou encore de la «cabane primitive» qui demeure l'archétype de la composition architecturale au fil des âges.De Vitruve à Le Corbusier, en passant par Laugier et Viollet-le-Duc, la figure prégnante du toit est liée aux paradigmes des théories de l'architecture savante.Chez Gaston Bachelard et Martin Heidegger, le toit est porteur d'une poétique de l'habiter.Dans sa dimension symbolique, à la rencontre de la culture et du lieu (climat, ressources locales), le toit a assuré l'expression des savoir-faire et des modes de vie régionaux.Dans son ouvrage Le toit, Seuil du Cosmos (Alternatives, 2003), Thierry Paquot balise l'histoire et l'épistémologie du toit comme territoire théorique et comme projet contextuel.Il explore l'histoire des significations symboliques et culturelles du toit qui, malgré la tendance à la construction standardisée, conduit encore au cœur d'une collectivité et renseigne sur ses us et coutumes, ses modes de vie et sur le rapport qu'elle entretient avec le contexte matériel et géographique.Bien que la question des nouvelles occupations et des traitements des toits constitue une préoccupation qui s'affirme de plus en plus, sa relation à l'énergie demeure relativement peu explorée.En ce sens, l'hégémonie de la notion de performance énergique est à revisiter au sein d'un schéma de pensée culturel et social, porteur de valeurs qui interpellent la place du toit au sein de cycles écologiques viables et socialement vivables.À ce titre, trois questions se posent : 1) Comment les toits peuvent-ils être associés au concept d'autonomie énergétique?2) Comment peut-on repenser les toits pour faire naître une nouvelle culture de l'habiter dont le rapport à l'énergie et aux ressources serait le principe générateur?3) Comment le toit dans son rapport aux écosystèmes urbains peut-il participer au renouvellement des disciplines de l'aménagement des espaces ?En campant ces questions, la recherche quia animé les auteurs des articles de la revue veut proposer un terreau fertile de réflexions et de propositions pour l'avancement des connaissances sur les possibilités que pourrait offrir le territoire de l'épiderme aérien des villes, concept qui englobe, au-delà de la surface des seuls toits, l'enveloppe bâtie de la strate supérieure de la ville et augmente de ce fait l'importance de l'espace et des surfaces disponibles mises à contribution.Tout comme les trois dernières décennies du 20e siècle ont été témoin d'un renouveau et d'une requa-lifîcation des friches urbaines délaissées et des sols bituminés réservés à l'automobile du domaine bâti au niveau de la rue (streetscape), le concept de l'épiderme urbain aérien (roofscape), permet d'envisager qu'au début du 21e siècle s'opère une semblable requalification urbaine, cette fois du domaine des toits: un territoire vu telle une cinquième façade urbaine dont les règles de jeu urbanistiques et architecturales doivent changer.PBM/AP REMERCIEMENTS FINANCEMENT INITIAL Le programme « Ignis mutât res.Penser l'architecture, la ville et les paysages au prisme de l'énergie » (2011-2015) piloté par le ministère français de la Culture et de la Communication, en partenariat avec le ministère de i\u2019Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, l'Atelier International du Grand Paris, Veolia Environnement et l'Institut Vedecom.FINANCEMENT COMPLÉMENTAIRE ¦\tConseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH 2012,2014) ¦\tÉcole nationale supérieure d'architecture Paris-Malaquais ¦\tGIS Environnement-Climat-Société (CNRS France) ¦\tMairie de Paris \u2022\tVille de Montréal ¦\tInstitut des sciences de l'environnement de l'UQAM \u2022\tObservatoire Ivanhoé Cambridge du développement urbain et immobilier de la Faculté de l'aménagement, Université de Montréal ¦\tCommission canadienne pourl'UNESCO ¦\tSecrétariat de la Convention sur la Biodiversité du programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE-UNEP) ¦\tEntreprise d'étanchéité Soprema \u2022\tEntreprise d'étanchéité Hydrotech \u2022\tHelmuth Obata Kassabaum architecture and planning HOK à Chicago ¦\tGroupe AEdifica architecture et design à Montréal m Nicolas Michelin architectes à Paris m Revue ARQ/Architecture-Québec i*i srr du Canada Canada M fH SOPREMA UQÀM IISE Institut des sciences I de l'environnement Montréal© ^ diversité biologique ( Owens Corning MIEUX VIVRE GRACE A L\u2019INNOVATION Le contenu de 73 % de matières recyclées est r>c touï ies isolants en Horn de ver< e en rmtèfes.en j fabriqués au Canada.Certifié par SCS.Les produ orrfbrmes aux normes établies parGREENGUA chimiques dans i'air intérieur durant i'uljji$atSCScertified,.MINIMUM 73 % CONTENU RECYCLÉ 64 % APRÈS CONSOMMATION 9 % AVANT CONSOMMATION Isolant ROSEMCFIBERGLA$®.L______________________ OSCScertified, Isolant de polystyrène extradé rigide FOAMULAR®» Gardez une longueur d\u2019avance, choisissez Owens Corning™, les isolants et systèmes n° I au Canada pour assurer des efficacités énergétiques optimales qui satisfont ou dépassent les codes du bâtiment en vigueur I -800-438-7465 ou visitez le site owenscorning.ca VOS IDEES ONT UNE LONGUEUR D\u2019AVANCE.NOS SOLUTIONS ONT PRIS UNE LONGUEUR D\u2019AVANCE SUR LES CODES.\t\t\t\tISSU B\t\t\tVN^F.\t$£3 >^ntost m»w\t \t\tJMt\t¦ ¦ Bb\tT h\t Sg^5f~\t\t§©&\u2022\t\t \tr (g) ta»\tfew Et\t, ___\td»**K§sP! \u2022\u2022 L'AVENIR APPARTIENT À LA TRANSPARENCE Avec notre système de Transmission Électronique des Soumissions (TES), nous assurons l'uniformité et la conformité aux dispositions du Code de milliers de soumissions déposées par les entrepreneurs.Nous favorisons par le fait même l'équité et la transparence de toute une industrie.Si notre mission de saine concurrence est le moteur de notre quotidien, nous croyons que pour le Québec, elle est aussi le plus grand gage d'avenir.On respecte votre plan ROOFSCAPE: TOITS REPENSÉS/VILLES RÉINVENTÉES Louise Vandelac est professeure titulaire à l'Institut des sciences de l'environnement et au Département de sociologie de l'Université du Québec à Montréal (UQAM).Elle travaille sur des questions de santé, de technosciences, de politiques publiques, de dispositifs d'évaluation scientifique et sociale et d'écologie politique et urbaine, notamment, dans le cadre du CINBIOSE (écosanté), du GRETESS (politiques publiques), du TITNT (nanotechnologies), du CRIIGEN (biotechnologies), du Pôle Risques (Un.Caen), etc.Co-directrice de VertigO, la revue scientifique en sciences de l'environnement, elle préside la Commission Sciences naturelles, humaines et sociales de la Commission canadienne pour l'UNESCO et siège au Conseil scientifique international du Réseau des Maisons de la Recherche en Sciences Humaines en France.Louise VANDELAC INTRODUCTION Dans l'ouvrage collectif Le toit des villes au regard de la question de l'énergie et des services écosystémiques\\ les auteures introduisent ainsi leur propos.«Dans sa dimension symbolique, à la rencontre de la culture et du lieu (climat, ressources), le toit a assuré l'expression des savoir-faire et des modes de vie régionaux».Elles poursuivent ainsi « Paquot (2003) balise l'histoire et l'épistémologie du toit comme territoire théorique et comme projet contextuel.Il explore l'histoire des significations symboliques et culturelles du toit qui, malgré la tendance à la construction standardisée, conduit encore au coeur d'une collectivité et renseigne sur ses us et coutumes, ses modes de vie et sur le rapport qu'elle entretient avec le contexte matériel et géographique.» Les dimensions symboliques du toit, à la rencontre de la culture et du lieu, du climat et des ressources, pour paraphraser le début de cette citation, ont fortement contribué, dès l'amorce du projet Roofscape, à créer un espace de sens qui a grandement facilité et stimulé les échanges entre architectes, chercheurs, urbanistes et universitaires français, américains et québécois issus d'horizons disciplinaires et culturels fort différents.Comme si ces dimensions symboliques, devenaient implicitement pour cette équipe interdisciplinaire, la langue maternelle des échanges communs, les marquant dès lors d'une très grande ouverture et d'une étonnante liberté d'expression, en rupture avec les rivalités académiques et professionnelles usuelles.Au point de réussir à créer, dès les premiers jours, l'impression d'une étonnante complicité qui ne s'est d'ailleurs plus démentie au fil des ans.Cette dimension symbolique des toits, surtout pour des chercheurs dont ce n'était pas au départ l'objet premier, nous a d'abord incité à trouver des repères communs relatifs aux toits, quitte à revisiter les paysages mentaux et les univers de sens qui se nourrissent à l'histoire sensible voire onirique des souvenirs partagés.Rappelons-nous la puissance d'évocation et de bonheur de l'envol imaginaire de Peter Pan avec les enfants ou celui, ludique et merveilleux de Mary Poppins dansant avec les ramoneurs sur les toits pentus des cottages de Londres.Ou le toit gourmand de la maison de sucre du conte populaire d'Hansel et Grethel recueilli par les frères Grimm.Rappelons-nous, dans un autre registre, ces toits populaires et habités des années de guerre dans l'Italie des années 1940, comme ceux des inoubliables cordes à linge d'Une journée particulière d'Ettore Scola avec Sophia Loren et Marcello Mastroa-ni2.Et tous ces films américains, où les poursuites acrobatiques à perdre haleine se multiplient sur les toits noirs de New York.Et ces images de toits, des années 1970, des hôtels d'Athènes, accueillant dans un étonnant dortoir pour nuits de canicule, des dizaines de jeunes voyageurs, se partageant la voûte d'un ciel encore trop chaud.Et ces images fortes des périples des déneigeurs des toits pentus et glacés de la ville de Québec, grimpant y compris sur les toits du Château Frontenac, véritables monuments d'escalade.Ces «anges du Vieux-Québec», comme les qualifie le cinéaste Helgi Piccinin «.nous regardent d'en haut, c'est eux qui nous protègent sans qu'on s'en rende compte.».Et cela n'est pas une figure de style vu les tonnes de glaces accumulées qui s'apprêtent à déferler! Et ces «fous des toits» racontent: «Quand tu montes sur un toit dans le Vieux-Québec, t'as une autre perspective sur la ville, sur la manière de vivre la ville, la manière de vivre l'hiver?» (Porter, 2 avril 2014).Certes, la grande richesse de l'histoire de l'architecture sur les toits est infinie.Et la contribution d'architectes comme Le Corbusier à Paris, Buckminster Fuller ou Moshe Sadfie d'Habitat 67 à Montréal parmi bien d'autres, ont ouvert la voie à d'autres conceptions et à d'autres usages des toits.D'ailleurs, la passionnante exposition des toits de Paris, intitulée Toits sur toits, organisée par Philippe Simon et Sabri Bendimérad, a très bien montré que les usages privés des toits pour terrasses et jardins ou pour usages collectifs dans le cadre de cafés, de bars, de piscines et de cinémas, etc.ont jalonné l'histoire du 20e siècle sauf autour des années 1960.Et depuis une trentaine d'années, on voit se multiplier au fil d'initiatives privées ou commerciales des toits terrasses prolongeant la pièce principale, ou un coin de verdure en hauteur, nouvelle pièce solaire, solitaire ou conviviale.Bien que les projets actuels de reconfiguration et de requalification des paysages de toits s'enracinent dans les profondeurs de siècles de représentations, ils s'inscrivent dé sormais dans un tout autre imaginaire, modelé par des impéra tifs environnementaux, largement ignorés jusqu'aux dernières décennies.DE TROUBLANTS CONSTATS QUI EXIGENT DE NOUVEAUX HORIZONS CONCEPTUELS Le projet de recherche L'épiderme aérien des villes au regard de la question de l'énergie et des modes de vie : prospective des formes et des stratégies architecturales et urbaines, «Learning from Chicago Montréal, Paris,» a offert d'emblée une hauteur et une ampleur de vue sur les grandes mutations socio-historiques et écolo giques qui a servi de creuset à la réflexion collective.Proposant une perspective intellectuelle forte, qui a permis de «passer d'une conception classique du toit, considéré comme abri pas sif et protecteur individuel contre les intempéries, à celle d'un paysage de toits où ceux-ci sont conçus comme condensateurs d'échanges et interfaces actives, polyvalentes et mutualisées», ce projet offre d'emblée une trame de la recherche articulant les exigences écologiques à un autre rapport à l'habitat et à la ville.Les métaphores, proposées par Alena Prochazka, véritables condensés de la pensée comme celles du «Roofscape» en référence et en opposition au «Streetscape» ou encore celle «d'épiderme aérien » ont permis, d'entrée de jeu, d'aborder ces travaux en nous invitant à redessiner à la fois les perspectives des toits, de la ville mais aussi les nôtres, à partir d'horizons de pensée assez inédits.ll est vrai que cet espace d'élaboration des nouveaux paysages des toits n'appartient en propre à aucune discipline: ni à la philosophie, ni à l'urbanisme, ni à la géographie, ni à l'écologie, ni à la sociologie, ni même uniquement à l'architecture, ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC NOVEMBRE 2014 8 une liste à la Prévert qui pourrait s'allonger sans fin.Cet espace d'élaboration se situe au confluent d'un très grand nombre de savoirs et de disciplines, qui pour produire sa chimie créative, exige que chacun sache puiser dans ses savoirs et expériences propres mais sache aussi parfois, quitte à sortir pour un instant de sa zone de confort, s'abstraire de ses cadres de pensée et de référence, qui trop souvent parasitent une écoute vraie si essentielle pour faire collectivement advenir du nouveau.Ce travail d'élaboration de cet échafaudage commun tient évidemment au contexte d'urgence de cette proposition de recherche et à la gravité des enjeux qui en motivent l'existence.Devant l'ampleur et la rapidité des effets conjugués des changements climatiques, de l'appauvrissement des ressources, de l'érosion accélérée de la biodiversité, de la montée en puissance des extrêmes climatiques et de l'épidémie de maladies chroniques, autant d'expressions d'une crise aux facteurs emmêlés, se dessine en effet une exigence de repenser profondément et rapidement les termes mêmes de nos rapports au monde.Dans l'actuel contexte de forte urbanisation et d'aggravation rapide des déséquilibres vitaux, on voit prendre forme un incontournable mouvement urbain de transition écologique, énergétique, politique, économique et socioculturel (Nations Unies, 2012; Grimmond, 2007).Repenser l'urbanisme, l'architecture et l'immobilier pour optimiser l\u2019utilisation des ressources, pour limiter les facteurs, les impacts et les coûts exorbitants de la crise environnementale, pour atténuer les vulnérabilités et enrichir la cohésion et la résilience s'impose, en effet, d'évidence.Ainsi, accorder plus d'attention au site, modifier les ressources utilisées pour réduire l'empreinte carbone, écologique et hydrique des bâtiments, pour maximiser la réutilisation des matériaux tout en respectant les cycles écologiques et les enjeux de santé, d'équité et de cohésion sociale (Bâtiment vivant, 2014) inspirent désormais «Le futur de l'environnement bâti» (UNEP-SBCI, 2014).UNE ÉTONNANTE OPPORTUNITÉ STRATÉGIQUE Rappelons que les paysages de toits couvrent 30% des surfaces des villes (Obendorfer et al., 2007), auxquels peuvent s'ajouter de 10% à 15% de surfaces verticales et horizontales des terrasses, murs et balcons, créant ainsi un véritable «tiers-espace» des villes, à la fois poreux et presqu'extensible.Si en effet, on conçoit ces paysages de toits en symbiose avec les murs adjacents, les terrasses et balcons, c'est autour de 40 % de surfaces potentielles qui, chapeautant la ville, peuvent offrir de nouvelles sources de biodiversité, d'alimentation et d'énergie.«À l'échelle du monde, les villes sont «responsables de 80% des émissions de gaz à effet de serre et consomment les trois quarts des ressources énergétiques de la planète» (AFP, 2014a).Or, les villes dont l'empreinte écologique dépasse de très loin leur biocapacité, non seulement participent largement à cette dégradation mais elles sont de plus en plus fragilisées par leur dépendance aux ressources externes, surtout en cas d'évène- ments climatiques majeurs.Dans ce contexte, ces interfaces actives de biodiversité, d'énergie, d'alimentation, de rétention d'eau peuvent avoir une portée majeure et un caractère hautement stratégique.Longtemps ignorés voire boudés, ces paysages de toits sont en effet appelés à jouer un rôle inédit et crucial tant pour décarboniser les villes, renforcer la transition énergétique et réduire l'empreinte écologique globale et favoriser la biodiversité, que pour élargir les espoirs d'adaptation aux changements climatiques et renforcer, dans une perspective de bien commun, la puissance des liens sociaux et des capacités de résilience désormais si essentiels pour des conditions viables de vie commune.On comprend mieux alors que verdir ces étendues goudronnées pour accroître les espaces conviviaux, vivants et vivifiants, pour réduire les coûts de chauffage et de climatisation, pour limiter les effets des îlots de chaleurs (Baudouin et Lefebvre, 2012), pour densifier l'occupation et atténuer ainsi les problèmes de circulation urbaine, tombe sous le sens.De même, concevoir de nouveaux matériaux dans une perspective de cycle de vie et de production propre, revoir les configurations architecturales et les modalités de construction, pour augmenter l'efficacité énergétique, mettre en valeur des bouquets d'énergies renouvelables, revitaliser ces étendues minéralisées pour en faire des espaces de vie et de biodiversité, afin d'embellir les paysages tout en atténuant les impacts des évènements extrêmes, s'avère tout autant essentiel (Vandelac et Prochazka, 2014).Surtout si en même temps, dans une perspective globale, intégrée et multifonctionnelle, on profite de ces espaces pour multiplier les toits gourmands, nourriciers et les serres de l'agriculture urbaine favorisant ainsi l'autonomie alimentaire tout en compensant, à très petite échelle, un tant soit peu, les pertes accélérées de biodiversité agricole résultant des grandes monocultures intensives gavées d'intrants et de pesticides.Désormais, dans plusieurs villes sans pesticides et notamment sur leurs toits, les abeilles sont moins affectées que celles des campagnes et leur miel y est d'une remarquable qualité.Étonnante inversion.Dans l'actuelle transition urbaine, cette peau urbaine qui coiffe les hauteurs des villes de ces espaces sécuritaires et enveloppants des toits, s'annonce donc être l'un des lieux les plus susceptibles d'adopter de nouvelles configurations.C'est aussi l'un des espaces les plus susceptibles de modifier profondément nos rapports à la ville, à nos façons de l'habiter, voire à nos façons même de penser.CES TOITS QUI ONT D'ABORD COUVERT LES TÊTES, POURRAIENT DÉSORMAIS CONTRIBUER À LES OUVRIR Imposés par les pressions écologiques et démographiques croissantes, ces réaménagements des toits et des hauteurs des villes, peuvent s'avérer économiquement viables tout en enrichissant autant la beauté et la biodiversité que la diversité socioculturelle, essentielles à la dynamique urbain.Mais cet 9 ROOFSCAPE: TOITS REPENSÉS/VILLES RÉINVENTÉS engouement pour de nouvelles occupations des toits peut aussi conduire à des résultats assez peu compatibles avec les efforts de milieux de vie plus viables pour tous.Comment éviter, par exemple, que cet engouement, tout en se drapant du «vert développement durable», se transforme en simple mouvement de surenchère immobilière et de gentrification, ayant pour effet d'élargir davantage encore les écarts sociaux et de noircir l'ombre portée sur les quartiers appauvris.Les fondements de la réflexion sur la nécessité de repenser les toits des villes, en tant que «peau urbaine» souple et enveloppante, relèvent d'un bouquet conceptuel développé depuis une cinquantaine d'années autour d'idées clés et de principes intégrateurs.Au fil des échanges, au sein du collectif, on a bien vu se multiplier le recours à certains cadres théoriques et à certains concepts, venant de divers champs disciplinaires où de leur croisement tels que l'empreinte écologique ou le biomimétisme.On a pu évoquer entre autres, les questions de développement durable, de développement viable, de soutenabilité et de responsabilité sociale des entreprises.On a aussi abordé les enjeux de transition, d'économie circulaire, de critiques de la croissance et de perspectives de décroissance, ce qui amène à interroger la fiabilité des boussoles qui orientent nos économies, comme nous l'évoquons en conclusion de ce rapport, un domaine où se multiplient les nouveaux indicateurs tout comme se multiplient les alternatives économiques allant de l'éco-économie aux travaux sur l'économie de l'anthropocène (Brown, 2014).Toutes ces questions sont étroitement liées à l'histoire de l'écologie et de l'écologie politique, tout comme de l'écologie urbaine et de l'écosociologie sans oublier les nombreuses déclinaisons biologiques de l'écologie allant de l'écotoxicologie, à l'écologie forestière, ou dans un autre registre l'agroécologie dont les principes alimentent l'agriculture urbaine.On comprend donc que si certains éclairages peuvent être fort stimulants, ces domaines sont trop larges et trop complexes pour élaborer un cadre d'analyse commun pour une équipe dont les échanges sont aussi ponctuels.Il en est de même des nombreuses déclinaisons de l'histoire de l'environnement, du droit de l'environnement, de la philosophie de l'environnement, de l'éducation relative à l'environnement, de l'économie de l'environnement, du design de l'environnement, de la psychologie de l'environnement, de la santé environnementale, des listes qui sont ici extrêmement partielles et succinctes mais qu'on pourrait multiplier à l'infini, selon diverses configurations et qui certes, sous-tendent les réflexions mais ne peuvent servir en tant que tel de cadre de réflexion.L'idée n'est donc pas de noircir des pages entières pour le simple plaisir d'aligner l'ensemble des concepts incontournables, allant de celui de nature à celui d'écosystème, ni de rappeler la complexité du champ des sciences de l'environnement et de la multitude des disciplines, des univers conceptuels et des angles d'approche, nécessaires à de bons diagnostics de situation et plus encore à des stratégies d'intervention efficaces.Nous le faisons simplement pour souligner que cette recherche inspirée de l'approche souple et intégratrice des sciences de l'environne- ment, liant sciences naturelles, humaines et sociales dans l\u2019analyse et la résolution de problèmes environnementaux, a tenté de mettre en place un terrain de médiation entre disciplines, savoirs et cultures différentes ouvert à l'élaboration conceptuelle imposée par les réalités émergentes et marqué par certaines métaphores.Berkebile, B., & McLennan, J.(2004) soulignent à ce propos: « What is interesting with architecture, is that when the metaphor changes, new sets of rules emerge that can guide the design procès ».Ils précisent toutefois avec raison «Describing things as metaphors can provide clarity and allow us to understand complex systems quickly, but it can also lock us into a set way of thinking.For too long now the machine has been the metaphor for our buildings which implies a relationship with nature that is exploitative, solving pro blems with brute force and the addition of great amounts of energy It is a nineteenth century model that has been carried forth into the 21th century.» Et ils ajoutent « To us the most compelling model for the buildings of the future can be found growing almost everywhere on the planet \u2014 Flowers»3.On retrouve ces métaphores de fleurs dans les principes du Living Building Challenge pour le dévelop pement d'un projet de bâtiment durable, évoqué en conclusion de ce rapport, où les sept cibles sont présentées comme autant de pétales :« Site», «Eau», «Énergie», «Santé», «Matériaux», «Équité» et «Beauté».Au cours de la première phase de recherche réunissant une équipe issue de traditions intellectuelles aussi différentes on comprendra que l'accent n'ait pas été d'abord centré sur l'apprc fondissement des concepts et des indicateurs qui jalonnent ce champ.À la fois parce que la liste est infinie allant de biodiversité à résilience4, d'écologie industrielle, à production propre, de jus tice environnementale à écosanté, en plus d'indicateurs comme l'empreinte écologique, l'empreinte carbone, l'empreinte h> drique, l'indice planète vivante, sans oublier nombre d'outil: d'analyse comme l'analyse cycle de vie, etc.etc.Cet échantillor rapide, limité et aléatoire d'un ensemble extrêmement vaste ot chacun des concepts a donné lieu à de très nombreux dévelop pements, croisements et applications, se déclinant désormais er milliers d'articles, en centaines d'ouvrages, revues spécialisée mémoires et thèses, sans oublier les très nombreux groupes de recherche, d'intervention et de consultation met en évidence la nécessité d'un véritable travail d'intégration en fonction d'hypc thèses et d'objectifs très particuliers centrés sur les besoins spécifiques de la recherche sur les toits.À titre d'exemple, à lui seul le biomémétisme (Benyus, 2011), à ne pas confondre ni avec biomorphisme incite Michael Paw-lyn (2011 préciser: «From an architectural perspective there is an important distinction to be made between 'biomimicry' and 'biomorphism'.Modern architects have frequently used nature as a source for unconventional forms and for symbolic association.The reason that it is necessary to make a distinction is because we require a functional revolution of sorts if we are to bring about the transformations [.] and I firmly believe that it will be biomimicry rather than biomorphism that will deliver the solutions we need.» (.) Il ajoute qu'il importe aussi d'éviter l'amalgame entre biomimétisme et concept de nature « The word 'natural'is used ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC NOVEMBRE 2014 10 in many contexts to imply some kind of inherent virtue or 'rightness', and it would be easy to misconstrue biomimicry as being about the pursuit of solutions that are 'more natural'.This is not the aim.There are certain aspects of nature that we definitely do not want to emulate \u2014 voracious parasitism to name just one.» Dans la mesure où ces représentations risquent dans le domaine de l'architecture et de l'urbanisme de prendre littéralement forme, dans l'espace urbain, pendant des décennies, ce travail conceptuel mérite certes d'être approfondi, mais encore faut-il d'abord constituer des équipes interdisciplinaires qui manifestent un réelle volonté de travailler ensemble.Ce n'est donc pas l'élaboration d'un glossaire ou de rassurantes mais trop rapides définitions qui puissent suffire à alimenter la réflexion collective dans ce domaine.C'est davantage un effort de contextualisation et d'intégration tentant de mettre en évidence certaines clés de compréhension pour mieux saisir les facteurs de la dégradation rapide de l'environnement et identifier également les contributions théoriques permettant de penser autrement ces changements globaux, leurs enjeux et leur genèse et de penser autrement nos rapports à l'espace et à la ville, dont quelques éléments sont esquissés en conclusion.Dans le cadre de Roofscape, nous avons ouvert certains horizons conceptuels, en référence au sens profond du terme concevoir, signifiant à la fois comprendre, élaborer, créer, voire engendrer.Il s'agit donc d'horizons susceptibles d'aider à imaginer, à envisager, à prévoir, à inventer et à créer du nouveau.Paradoxalement, sous ces horizons nouveaux, ces toits qui ont d'abord eu pour fonction de couvrir les têtes, pourraient désormais contribuer à les ouvrir.QUAND LES TOITS OUVRENT DE NOUVELLES APPROCHES DE LA MUTUALISATION Ainsi en est-il du concept de mutualisation évoqué par plusieurs architectes dont Alena Prochazka et Frank Bouté, lors du workshop de Chicago, concept d'une grande polysémie qu'on ne peut évidemment prétendre cerner en quelques paragraphes, mai que nous évoquons néanmoins car il est littéralement né des problématiques nouvelles apportées par l'analyse des toits et qu'il traduit les échos des travaux des uns sur les autres pour ouvrir de nouveaux chantiers de travail.Nous avons en effet constaté au fil de nos réflexions à quel point les espaces à hauteur de toits, offraient de nouvelles formes de mutualisation, et d'autres types de régime de répartition fonctionnant selon le principe de la solidarité entre membres.Souvent inédites, elles soulèvent des enjeux de biodiversité, de convivialité, de mise en valeur du patrimoine et de responsabilité.Ces nouvelles formes de mutualisation interpellent alors à la fois les citoyens et les pouvoirs publics, mais aussi les architectes et urbanistes, tout comme les juristes, les sociologues, les écologistes et les différents domaines de la biologie, d'où l'intérêt de forums hybrides pour appréhender ces nouveaux enjeux et co-construire collectivement la recherche.Mutualisation d'abord d'une biodiversité en pointillé, séparée d'un mur de vignes à un balcon de géraniums, voir d'un toit à l'autre, par le gouffre d'une rue, trois étages plus bas, qu'ignorent superbement les oiseaux, les insectes et les graines des végétaux.Certains risques mineurs sont inhérents à une telle mutualisation de la biodiversité, comme certaines plantes indésirables, la fuite imprévue d'un essaim d'abeilles ou encore des goélands, qui s'amusant à jouer aux castors, bloquent le drain d'évacuation d'un toit d'entreprise pour s'ébrouer dans une immense mare d'eau.La mutualisation peut aussi toucher ces jeux d'ombres et de soleil sur la beauté verdissante d'un jardin, valeur incalculable pour l'immobilier qui mériterait d'inaugurer de nouveaux espaces partagés voire de nouvelles figures du bien commun.À titre d'exemple d'espaces partagés, se sont multipliés, à Montréal, depuis la fin des années 1990, les «ruelles vertes».L'asphalte y a été partiellement retiré pour permettre la plantation de plantes indigènes, d'arbustes fruitiers et de plantes grimpantes.Ces véritables îlots de verdure réalisés par les résidents avec le soutien de leur éco-quartier5, sont rapidement devenus les terrains de jeux des enfants et des lieux de convivialité au bénéfice de tous, sans que cela ne pose manifestement aucun problème sérieux.Dans le même esprit, des citoyens fleurissent désormais certains carrés de plantation d'arbres et transforment certains espaces inoccupés en mini potagers.Certes, ce verdissement des ruelles ou de certains trottoirs pose, à priori, moins de difficultés techniques et juridiques que des interventions à hauteur de toits, mais, il y a 30 ans à peine, ces ruelles vertes auraient pourtant parues incongrues, voire impensables.Ces initiatives témoignent en fait de nouveaux liens urbains et de solidarités renouvelées qui sont essentielles à la vitalité de la trame sociale.Le dynamisme et l'expansion remarquables du mouvement d'agriculture urbaine, avec ses initiatives de partage de jardins et encore de verdissement des terrains temporairement inutilisés (ibid.), soulèvent également dans le cas particulier de la cinquième façade urbaine, la question à la fois délicate, mais fondamentale, de la préservation et de la valorisation du bien commun.Certes, l'intérêt premier de nombreux promoteurs immobiliers et propriétaires, en est généralement un de valorisation de la propriété foncière.Si certaines conçoivent déjà des toits accessibles à tous les habitants de l'immeuble, si dans certains projets, des espaces individualisés de toits ont été prévus, peut-on envisager d'autres formes de mutualisation des espaces de toits, permettant par exemple dans certains cas bien particuliers de verdir des enfilades de toits ?Dans un tout autre registre, certains immenses réservoirs d'eau de Montréal ont été recouverts pour être transformés en parc ou en terrain de sports, aménagement facilité du fait que ces espaces étaient propriétés de la ville.Mais la mutualisation d'un paysage de toits urbains, bénéficiant à tous ceux et celles qui le surplombe, comme celui de la gare Montparnasse à Paris, ne mérite-t-elle pas d'inspirer des promoteurs, des propriétaires et des pouvoirs publics pour faciliter ces types d'intervention?Montréal s'apprête, pour son 375e anniversaire, à recouvrir ainsi une portion d'autoroute pour y faire un immense parc avec aménagement paysager, ce qui tombe sous le sens, notamment pour la qualité de l'air du CHUM, un immense hôpital, bordant cette autoroute.Qu'il s'agisse d'entreprendre des méga projets ou de multiplier des projets pour fleurir les fenêtres et balcons comme 11 ROOFSCAPE:TOITS REPENSÉS/VILLES RÉINVENTÉS on le voit dans certaines rues de Paris, ou comme ces murs vé-gétalisés qui se multiplient sur les immeubles publics et privés, enjolivant tout jusqu'à hauteur de toits, ces projets de verdissements ne devraient-ils pas être facilités et encouragés comme autant d'initiatives de mutualisation de la biodiversité ?Ces questions de mutualisation, qui permettent d'augmenter la jouissance des lieux, des points de vue et des bienfaits d'un peu de verdure retrouvée, comme l'ont fait la création des grands parcs urbains au 19e siècle, méritent d'être explorées plus à fond, dans toute leur complexité.Rappelons que des efforts de protection du bien commun, à de toutes autres échelles d'intervention, témoignent de la créativité politique et juridique face à certains enjeux jugés majeurs.Ainsi, on a réussi, en 1959, «dans l'intérêt de l'humanité toute entière [.] à faire de l'Antarctique une réserve naturelle, consacrée à la paix et à la science [.]».6 C'est également par soucis du bien commun que l'Organisation des Nations Unies amorce, en septembre 2014, l'élaboration d'un nouvel accord international sur la haute mer, «ces eaux internationales recouvrant 45% de la surface du globe, (.) afin d'en garantir le bon état, la conservation et une utilisation durable et équitable des ressources».Autrement dit, sans nier, ni sous-estimer la complexité technique, économique et juridique d'interventions à hauteur des toits, des formules inventives ne pourraient-elles pas être élaborées pour valoriser et protéger, dans une perspective de respect des acquis et de valorisation du bien commun, ces hauteurs de la ville qui, dans certains quartiers, représentent de rares espoirs d'un peu de verdure, tout en représentant à l'échelle d'une ville de précieux atouts de développement viable ?Pour être mises en œuvre, ces perspectives impliquent parfois de nouvelles formes de mutualisation des normes, règlements et incitatifs \u2014 ou du moins de leur application.En effet, souvent impensables pour un seul immeuble, celles-ci pourraient facilement s'appliquer à deux ou trois immeubles, avec l'accord des propriétaires et de mesures à imaginer, soulignait, lors d'une charrette d'idéation à Chicago, l'architecte parisien Frank Bouté.D'ailleurs, une telle mutualisation des normes et des règlements peut constituer un fabuleux accélérateur de changement.En témoigne la popularité croissante des éco-quartiers, visant notamment à appliquer des exigences environnementales à l'échelle de plusieurs bâtiments, voire à celle d'une communauté ou d'un quartier, augmentant alors l'impact tout en préservant la flexibilité de petites opérations.Ces éco-quartiers, aux États-Unis, se sont multipliés sous la pression des exigences accrues de villes, comme celles de San Francisco et Washington, proposant de créer des zones où les bâtiments partageraient des systèmes énergétiques ou de gestion des eaux pluviales, ou encore, sous l'impulsion d'États comme le Maryland, qui ont resserré leurs réglementation sur la gestion des eaux pluviales afin de réduire l'engorgement des égouts, privilégiant alors les toits verts plus absorbants aux coûteux réservoirs souterrains ou aux étangs7.La plupart des promoteurs et des propriétaires immobiliers, forcés de répondre à ces exigences des pouvoirs publics, en ont fait alors un label de distinction et de promotion.C'est parfois la mutualisation de facto bien qu'involontaire de certaines nuisances qui, liées aux types de toits et matériaux privilégiés, surtout dans le cas d'édifices situés au cœur de mers de stationnements, peuvent paradoxalement induire d'importants changements urbains.Ainsi, les îlots de chaleur dégagés par les toits de grandes industries, comme l'ont mis en évidence les relevés thermiques aériens du géographe Yves Baudouin de l'UQAM, peuvent avoir, sur tout un quartier parfois, d'importants et indésirables effets rebonds.Dans un tel cas de mutualisation des nuisances, les coûts d'inconfort, de climatisation et de santé assumés par des citoyens, à l'insu de l'entreprise responsable, ne devraient-ils pas être dédommagés, et le problème qui en est à l'origine, réglé à la source par cette entreprise?Cette dernière ne devrait-elle pas alors redoubler ses efforts de verdissements des zones impayées par soucis de bon voisinage, de responsabilités sociale et environnementale ?Ajoutons que les risques de dommages susceptibles d'affecter, tant les toits traditionnels que les installations sur les toits et à hauteur de toits, conduisent à s'intéresser à d'autres formes inédites, voire inopinées, de mutualisation des nuisances.Certes, les questions de couvertures d'assurances pour responsabilité civile devraient, en partie du moins, couvrir ces impacts, mais devant l'accélération et l'amplification des évènements extrêmes, des stratégies de recherche, de modélisation des vents et du climat, de design des matériaux, des mobiliers et des ancrages d'installations pour favoriser une meilleure résistance, pour prévenir des risques nuisances des méritent d'être envisagées.La mutualisation des nuisances peut-elle, lors de production par une entreprise d'îlots de chaleurs affectant les immeubles des voisins, devenir un concept opératoire?Ce n'est qu'un exemple de la réflexion qu'imposent les nouvelles réalités climatiques et celles de la biodiversité.Déjà les représentations de la nature, en rupture avec la conception fixiste d'une Nature quasi immuable servant d'alibi à un ordre établi par «nature», mettent plutôt en évidence, depuis la définition de l'écologie, en 1866 par le biologiste allemand Ernst Haeckel, la richesse et la complexité des interactions des êtres vivants entre eux et avec leur milieu.Ainsi, les risques climatiques menacent non seulement sécurité biologique de la planète mais également la nôtre.Cette prise de conscience était, dans un autre registre, déjà au coeur du «Printemps silencieux» de la biologiste Rachel Carson, qui dès le début des années 1960 a mis en évidence les impacts du DDT sur la santé des populations animales et humaines.C'est ce qui constitua le coup d'envoi des mouvements écologistes et de santé environnementale.Vers la fin de cette décennie, la publication du Rapport The Limits of Growth a ensuite battu en brèche le postulat de croissance infinie, puérile prétention dans un monde aux ressources finies qui sert encore de principe encore opératoire à nos économies.Il est vrai, que ce postulat de croissance infinie correspondait parfaitement à l'imaginaire du rapport de Vanevar Bush, Science the Endless Fronder qui, préparé pour le Président américain Franklin D.Roosevelt et remis le 5 juillet 1945 à son suc- ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC NOVEMBRE 2014 12 cesseur, Harry S.Truman, a fondé la politique scientifique du monde occidental de la seconde moitié du 20e siècle (Mire-nowicz, 2000:17).Dans un monde où les frontières terrestres ont été largement explorées, ce rapport Science, la frontière sans limites, dont le titre en résume l'essence, investi la science du statut de terra incognita et charge les scientifiques d'en repousser sans cesse les bornes, comme si les frontières de la science étaient elles-mêmes sans limites (Ibid).Or, cette perspective est lourde de sens quand, dans les faits, la biosphère et l'ensemble des vivants, humains y compris, en deviennent progressivement les objets, au mépris trop souvent des équilibres vitaux.Dans ce contexte, on comprend qu'il ait fallu plusieurs décennies pour que ce postulat de croissance infinie, semblable à une flèche visant le ciel, à l'image des gratte-ciel, puisse laisser place à l'image de la boucle du cycle vital des écosystèmes centrée sur les conditions de régénération et d'interactions des êtres et des populations d'un milieu de vie donné.Or, devant les défis climatiques et écologiques qui s'imposent, l'idée de coiffer la ville et ses toits d'une chevelure de biodiversité, s'inscrit davantage dans ces représentations du cycle vital qui progressivement s'imposent.« LA BIODIVERSITÉ POUR QU'ELLE SOIT VIVANTE IL FAUT QU'ELLE AVANCE » (GOUYON 2014) Une fois de plus, ce qui peut sembler anecdotique à certains, qui ne considèrent ces projets de toits que comme une mode passagère, mérite d'être replacé dans un contexte techno-économique plus large pour qu'on en saisisse la portée éventuelle et les changements de perspectives qu'ils amorcent.Pierre-Henri Gouyon, Professeur et chercheur au Muséum national d'histoire naturelle et l'un des grands spécialistes français de l'évolution des plantes et de leur génétique soulignait récemment lors d'une conférence que : « Pour la recherche moderne, la biodiversité est avant tout une affaire de dynamique des systèmes vivants plus qu'un nombre donné d'espèces.» «Einstein l'avait déjà dit, la vie c'est comme une bicyclette il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre»(.) «Or, La crise actuelle de la biodiversité s'apparente en réalité à une panne, à un arrêt de cette dynamique.Cela est particulièrement visible dans le monde agricole où quelques entreprises de biotechnologie» précise-t-il «s'emparent, via les semences qu'elles commercialisent, de la biodiversité cultivée».Il s'en inquiète donc vivement car, ajoute-t-il «elles ne conservent aucune biodiversité dans ce système.Résultat on est en train de perdre cette biodiversité.Au point qu'on peut imaginer que si on continue de perdre de la biodiversité à la vitesse à laquelle on le fait actuellement dans le système agricole que d'immenses famines voient le jour, parce que des maladies auront attaqué les culture s.» Rappelant que dans la guerre actuelle des semences «la question est de savoir qui va posséder toute la nourriture de l'humanité d'ici quelques années», il souligne avec sarcasme qu'en cas de problèmes majeurs, les mêmes sociétés biotech- nologiques auront tellement avancé qu'on saura très bien refabriquer des plantes par biologie synthétique avec le génome de ces graines.Or, qui saura faire ça» dit-il, «seulement les firmes de biotech.» bouclant ainsi la boucle.Travaillant sur ces enjeux depuis des années et ayant récemment participé à des rencontres internationales préparatoires sur la biologie synthétique, cette réalité qui pour certaines semble encore lointaine est pourtant déjà en partie la nôtre.Dans ce contexte, le croissance de l'agriculture urbaine qui fournit 15% des cultures du monde, la multiplication des jardins gourmands, nourriciers et des serres sur les toits ainsi que le développement de corridors urbains de biodiversité sur les hauteurs de la ville, ne sont évidemment qu'une goutte dans l'océan de la biodiversité et dans l'océan économique de ce secteur, mais peut-être, néanmoins, que l'éclairage des toits devrait nous inciter à regarder la ville et la biodiversité d'un tout autre œil.Les abeilles nous ont peut-être précédé.BIBLIOGRAPHIE ¦\tAFP (Agence France-Presse), 2014.«Hidalgo appelle les grandes villes doivent s'unir contre le changement climatique».Le Point, 30 mai, http://www.lepoint.fr/politique/ 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to function ?\u2022\tDoes it reward cooperation ?\u2022\tDoes it curb excess from within ?\u2022\tDoes it tap the power of limits ?\u2022\tIs it Beautiful ?\u2022\tDoes it bank on diversity?\u2022\tDoes it utilize local expertise?» 4.\tCunningham, Kevin L.2013.« Resilience theory: a framework for engaging urban design».Kansas State University.http://krex.k-state.edu/dspace/handl e/2097/15776.5.\thttp://agriculturemontreal.com/jardiner-sa-ville 6.\thttp://www.ats.aq/index_f.htm.7.\t(Natalie Sherman, The Baltimore Sun, June 21,2014 http^/www.baltimoresun.com/business/bs-bz-ecodistrict-20140620,0,7983883.story, Natalie Sherman, le Baltimore Sun « Ecodistricts'discussed for new Baltimore developments».13 Panneau de revêtement isolant R-4, écologique et insonorisant climat L\u2019isolation durable et efficace eco Panneau de contreventement supérieur Isolant acoustique supérieur Composé de 100% de fibre de bois naturelle, recyclée et recyclable.Perméable à la vapeur d\u2019eau 25,9 perms 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practitioners to engage the question of the impact of energy on our buildings, cities, and land.It further emphasizes the linkages between scholarship, research, practice, and pedagogy, provoking experimentation directed at the student's academic experiences and \"take-away\" understanding.The IMR Roofscape project, under the leadership of Alena Prochazka, takes on the IMR theme of energy by looking at the relationships among Roofs, Energy, and Ecosystems.The obvious leap from this point is to the green roof, but instead this project takes on the roof environment, including green roofs but also other phenomena, in a larger sense, as a place of social practice and a potential site of invention as much as a technical solution to any number of environmental problems.This essay is a response to this prompt as engaged at the IMR Roofscape meeting in Chicago in July 2013.It gathers the fragments of conversations that occurred at that event and some themes that emerged.Participants in this meeting included practitioners, researchers, and professors from a range of backgrounds, among them residents of France, Canada, and the United States, communicating in both French and English, in a fertile and productive mélange.ENERGY AS A PROCESS Energy, or the French énergie, alike come from the Greek évépYEia, which comes from the noun ergon (originally \u201cwergon\"), from which is derived English \"work\".\u201cEnergos\" means \"at work.\" Aristotle coined the word \"energeiathe end-ing-eia transforms the adjective energos into a noun.It is sometimes translated as \"actuality\" or \"activity\" or \"act\" but is most literally translated as \"being at work.\"1 Energy is thus not a static product but a process.While this lack of certainty is not as comfortable as a single, clear notion of energy as a \"thing,\" it is more accurate.Since debates rage about which energy-stuff is more or less \"green\" (\"clean\" coal, \"beyond\" petroleum, imported solar panels, batteries, wood, etc.), treating energy as a \"thing\" amounts to shopping.This notion of processes over products can extend to a broader range of considerations about our practices related to the built environment.Green, sustainable, energy-conscious, green energy.such words are everywhere, static labels to attach to objects (whether devices or structures) in order to promote or \"sell\" them.But once we buy, or buy into them, then what?Where do we go from there?Solar panels seem like \"green\" energy until we consider aspects of their manufacture and disposal.Someplace else it might or might not be wood, shale gas, or even coal.Let's talk about processes rather than products, lest our landfills mound up with ever more persuasively labeled products: the triangular Universal Recycling Symbol (with origins in initiatives of the Container Corporation of America and the Society of Plastics Industry), the United States Green Building Council seal and related Leadership in Energy and Environmental Design rating system, France's Haute Qualité Environmental standard, and countless other variants.ROOF GREENING It's not unusual in French to find English gerunds borrowed and adapted, taking on a life of their own, like le brushing (blow-dry or blowout), le planning (schedule), le footing (jogging), and le jogging (sweat suit).In this spirit, let us step aside from the now commonplace notion of the Green Roof, and consider Roof Greening, putting le greening into a productively confusing linguistic limbo somewhere between the two languages.This means giving up static adjectives for roofs and other landscapes: flat, tall, massive, porous, open, closed, wild, managed.Replace them with processes such as shading, ventilating, connecting, insulating, storing, filtering, purifying, or producing.To green a rooftop is to turn the part of the building most emblematic of enclosure \u2014 think of Laugier's cabane \u2014 into a landscape, in effect, bringing the ground up to the sky.Instead of keeping the inside in and the outside out, we now ask our roofs to bring the outside in.The motivation to green roofs is a contemporary response to a bundle of desires and fears, some of them quite old, some quite new.We desire to soar above and we fear the dangers that lurk on the ground, behind the next turn.Wildness is beautiful and threatening.We want access to nature, but we want it under our control and maintenance, with dangers kept away (the hortus condusis).There is nothing new about this urge, which dates to the Tower of Babel, but experiences have intensified.Followers of the cult of San Michele sought high sites and built them toward the sky, producing towering sites like Mont Saint Michel and the Sacra di San Michele.Such construction produced striking prospects from above and below.Contemporary life provides even greater potential for views, up and down, to and from tall buildings and all manner of flying vehicle.Chicago sits in a flat place, the state of Illinois.It lacks the mountain ranges that are such a powerful symbol of \"Nature\" in general and the \"wild\" North American landscape in particular.The skyscraper emerged out of this landscape as a constructed mountain, gathering with others to form peaks and canyons.This hard topography, until recently, largely fought off plants and animals.The sight of vegetation sprouting from a tall building indicated poor maintenance and threats to the structure.Whatever animals other than humans inhabited such buildings were likely to be unwanted vermin.ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC NOVEMBRE 2014 16 J.P.- 4.- MONT-SAINT-MICHEL.- Vue générale.- Départ du Train, lieneral view- spéciale à l\u2019Abbaye ^ V- #1 oXA- t*k.Chicago.Source : Saul Steinberg, détail.Mont Saint-Michel Cicago Skyscrapers as Constructed Mountains PsOSS O CE AH Today, on the other hand, honeybees populate the garden atop Chicago's City Hall, hardy arid-zone plants such as sedums survive in even the thinnest roof-top planting medium, and self-seeding \"weeds\" invest wherever they are permitted to stay.Although many of these roofs are largely off-limits to most humans in the interest of protecting both the plants and the humans, the image of these green spaces provokes a desire to occupy them, the discomfort of exposure to weather extremes notwithstanding.At the same time that we seek to reinvent the surface of the roof, we look to other building surfaces for their potential.If a roof can support life, why can't a wall?We seek to break down the massiveness of buildings, to make them porous and accessible, even productive in the ways that roofs can be, processing sunlight, wind, and water.It is not that much further a step to imagine the wall, like the roof, as space to occupy, and from there to imagine passageways among buildings, making accessible to a broader audience the urban canyoneering that is now the province of a small number of risk-loving adventurers.If plants and even humans could potentially occupy all the exterior surfaces of the buildings, why not other creatures, too, making green corridors through the masses of concrete, steel, and glass, layering vegetal and animal life on formerly inanimate mineral structures, breaking down artificial divisions between inside and outside, and between \"nature\" and human influence.Would this not repair some of the damage to our environment caused by our contemporary way of life?The problem with this idyllic scene is the same one that plagues our suburbs and city parks.If bears, deer, coyote, and raccoons are an unwelcome presence at picnics and in yards, will we like them on our urban rooftops?Are we prepared for the newly porous and accessible skins of our buildings to have dangers beyond the risk of falling?How wild are we really willing to be?What, then, are the limits of roof \"greening?\" Are we prepared to discover them ?Will we, and our ways of living in, shaping, and experiencing our environment, be changed in the process ?CONCLUSION The ideas produced in the Chicago meeting went beyond designs for rooftops to engage larger questions of access, use, and occupation.In her final statement of the meeting, Roof-scape leader Alena Prochazka summarized by describing the roof as an active urban skin, not an impermeable membrane so much as a means of exchange between inside and outside.By looking at how as much as what roofs can be, the lesson of the Roofscape project is clear: the roof is still largely unexploited frontier not only for solving problems, but also for social practices, a place for inventing experiences.1.Thanks to a source who wishes to remain anonymous for the explanation of the word Evépyeia.17 COMBINEZ soproiso DD PLUS POUR UN ASSEMBLAGE DURABLE SOPRAROCK DD PLUS AVANTAGES Panneau isolant de laine de roche ignifuge hydrofuge possédant une surface rigide saturée d'une couche de bitume permettant l'installation d'une membrane de sous-couche SOPRA-ISO Panneau isolant de polyisocyanurate \u2022\tHaute efficacité énergétique \u2022\tStabilité dimensionnelle \u2022\tPrix compétitif \u2022\tPerformance du système augmentée \u2022\tStabilisation de la valeur R du système \u2022\tAucun panneau de support n'est requis \u2022\tAugmentation de la vie utile du système EXEMPLES DE SYSTÈMES POSSIBLES PONTAGE D'ACIER O SOPRAVAP'R O SOPRA-ISO 0 SOPRAROCK DD PLUS (fixé mécaniquement) O SOPRAPLY BASE 520 0 SOPRASTAR FLAM HD GR mjL' ' ¦¦ PONTAGE DE BÉTON O ELASTOCOL STICK 0 SOPRAVAP'R 0 DUOTACK O SOPRA-ISO © © o © DUOTACK SOPRAROCK DD PLUS (en pente) SOPRAPLY BASE 520 SOPRAPLY TRAFFIC CAP 560 CSA A123.21-14 CONFORMES À LA NORME CSA LISTED (R19921) 1.877.MAMMOUTH www.soprema.ca Depuis 1908, SOPREMA se spécialise dans la fabrication de produits et de revêtements d'étanchéité pour la construction et le génie civil. .; ' PROMOSALONS - CHRISTELLE REY - TEL: 514-861-8668/1-800-387-2566 - CANADA@PROMOSALONS.COM ORGANISATION SAFI, FILIALE DES ATELIERS D ART DE FRANCE ET DE REED EXPOSITIONS FRANCE / SALON RÉSERVÉ AUX PROFESSIONNELS / IMAGE © FERM LIVING / DESIGN © BE-POLES PARIS / 23-27 JANVIER 2015 / 4-8 SEPTEMBRE 2015 PARIS NORD VILLEPINTE A PARIS, RENDEZ-VOUS.AVEC UN PLATEAU MAISON &OBJET PARIS WWW.MAISON-OBJET.COM ROOFSCAPE AS FIELD CONDITION Carlo PARENTE Carlo Parente est architecte et professeur associé au College of Architecture, Illinois Institute of Technology (IIT) à Chicago.Il a occupé le poste de designer senior dans des grandes agences d'architecture de Chicago et de Toronto.\"The Field describes a space of propagation, of effects, it contains no matter or material points, rather functions, vectors and speeds.It describes local relations of difference within fields of celerity, transmission or of careering points, in a word, what Minkowski called the world\".Sanford Kwinter.1 will also briefly explore precedents from the 1950s and 1960s developed by avant-garde architect-thinkers such as Yona Friedman's Spatial City and Constant Nieuwenhuys' New Babylon, which suggest possible approaches for current conditions while demonstrating how radical ideas in architecture and urbanism can spark dialogue and experimentation.INTRODUCTION As the world becomes increasingly urbanized, the detrimental effects of rapid development continue to tax our resources.City Science, at the MIT Media Lab, predicts that in China alone, 300 million rural inhabitants will move to urban areas over the next 15 years.It projects that this will require building new infrastructure equivalent to the one housing the entire population of the United States in a matter of a few decades.Projecting forward, this suggests cities will account for nearly 90% of global population growth, 80% of wealth creation, and 60% of total energy consumption.Developing better strategies for the development of new cities is therefore, a global imperative2.At the same time, post-industrial cities such as Detroit exhibit rapid population decline and larger social and economic issues \u2014presenting a very different challenge.Significant changes are needed in the planning and design of our cities in order to address these issues.These changes must address not only the aesthetics and form of individual buildings, but the structure of the city itself and how it operates.Changes brought about by a highly mobile, connected, and ever-changing urban society coupled with the necessity of making use of existing infrastructure brings about a ripe combination for rethinking ways of building and occupying our cities.Making use of rooftops, both new and existing, makes sense in both shrinking and growing cities as they are currently underutilized zones in our cities that contribute to the environmental challenges we currently face (traditional urban roof conditions add to urban heat island, affect biodiversity and disrupts the natural hydrological cycle).When programmed, roof-scapes can become nodes in complex urban networks, serving as a new datum that acts as 'field'.This network is the operative landscape that has the potential to generate and regenerate \u2014 this is what makes up the field condition.Using Chicago's Loop as a test case, this paper will explore how an ongoing project that uses data to analyze existing systems within a city begins to suggest an approach that activates roofscapes \u2014 creating a new fertile datum within the city.Chicago is the ideal city to use as a test case as it is arguably the quintessential post-industrial city (just as it was once the quintessential industrial American city).It exhibits conditions and challenges inherent in both shrinking and expanding cities.In particular, this paper will explore the Chicago-based 'Eco-port' project, developed during the June 2013 Ignis Mutât Res Workshop3 to examine the potential of roofscapes to act as fields \u2014flexible connectors in a network rather than static isolated conditions.Eco-port demonstrates how one existing building can perform as a prototype that begins this process of generation and regeneration.The proposal also proposes that the propagation of these 'fields' allows roofscapes to function at an urban scale, acknowledging the connections between cities \u2014 buildings, infrastructure and institutions.This paper FIELD CONDITIONS\u2014 CHICAGO LOOP AS FIELD CONDITION (STUDY) This paper argues that roofs might become 'scapes' \u2014 a network of functional, productive spaces as opposed to a patch-work of non spaces.A Field Condition in its most basic meaning in architecture implies \"dealing with the existing condition\" of site.In the context of this study, site is the city itself \u2014 more specifically, the roofscapes of Chicago's Central Loop area.A more abstract definition, that builds on the architect/theorist Stan Allen's research into field theory suggests a non-hierarchical, open-ended organizational system that deals with expansive forces \u2014 a \"field of forces\".To generalise, a field condition would be any formal or spatial matrix capable of unifying diverse elements while respecting the identity of each.Field conditions are loosely bounded aggregates characterised by porosity and local interconnectivity.Overall shape and extent are highly fluid and less important than the internal relationship of parts, which determine the behaviour of the field.Fields work neither through regulating grids nor conventional relationships ofaxiality, symmetry or hierarchy.4 Roofscape as field builds upon both the abstract expansive organizational frameworks of field and literally field as the physical roof-scape.The abstract and the physical deal with immaterial and material forces\u2014the immaterial cannot exist without the material.These forces include the communication and energy flows and the physical architecture that is needed to support these flows (for example, the PV and solar hot water infrastructure and associated storage spaces).The physical terrain is also made up of the inhabited program space that encompasses zones of: Play, Education, and Production/Work \u2014these spaces are all inextricably linked to the city through zones of Pollination \u2014 where these areas are able to propagate in the city mixing and combining as they respond to the ever changing conditions of the city.Imagine a birds-eye view of this new landscape.It would be made up of a myriad of green roofs \u2014 playgrounds, gardens, and city farms.The roofscapes would be dotted with photovoltaic and solar hot water panels.The pattern would seem random but solar orientation and the topography of the existing built landscape would dictate the pattern.Connections between roofs would reinforce the physicality of the framework and breaks in this large scape would reveal points of connection that would bond this large framework to the ground.These 'scapes' and their products would aggregate.Excess energy from one part might be used by another, for example.Produce grown on a group of scapes will aggregate to form a farmers market on a plaza.The products of these roofscapes, as well as their relationships to one another, would make up a network.The way in which people occupy these spaces of production could also be understood as having the same flexibil- ARQ, ARCHITECTURE-QUÉBEC NOVEMBRE 2014 20 ity and intention.The aggregation of programmed roofscapes can begin to act as a system.The examples outlined above encompass both a bottom-up and top-down approach.We could call it a \"bottom-down\" strategy that also acknowledges the realities of how cities operate.Understanding the city as a field means accepting a state of continuous change.The idea of the design of buildings as solitary objects \u2014 building that just plug into an urban matrix of streets and infrastructure \u2014 is no longer an adequate way to address the societal shifts and ecological and environmental challenges we currently face.The city as it exists is much more complex.The systems are much more open-ended.The project to explore the potential of roofs as productive spaces, which is in its nascent stages of research, focuses on roofscapes within Chicago's Central Loop as a field.Using GIS and census data via Chicago's data portal, researchers will visualize trends that aren't immediately understood.Example parameters include: ¦\tInfrastructure ¦\tBuilding age ¦\tBuilding type ¦\tBuilding height/datum ¦\tVacant/abandoned buildings ¦\tSurface area of roofs ¦\tGreen roofs ¦\tExisting water tanks on roofs ¦\tUrban agriculture ¦\tFarmers markets This new roofscape layer would encompass potential \"performative\" program zones, essentially becoming the \"zone of propagation.\" Programmed areas would include zones of play, education, production and storage.These zones would be shaped and distributed utilizing and leveraging the associative data with the intention to create a \"productive\" new landscape.Analyzing the data would also help to establish logical nodes within the city's existing context that could serve as \"ports\" of entry\u2014 eco-ports.The project proposes to identify opportunities for new \"eco-ports\"\u2014buildings that are able to directly engage the ground, providing logical access points to this new datum.i Plazas Parks Existing PV networks Micro turbine networks on buildings Solar hot water installations on roofs Water tower Roof types Transportation ECO-PORT AS A PROTOTYPE The Eco-port project is an example of a programmed rooftop that could become a node in this roofscape network.In June 2013, a group of academic educators, researchers and architects from Paris, Montreal, Toronto and Chicago gathered at the Chicago offices of HOK for a workshop that focused on urban roofscapes and sustainability.The goal of the workshop was to produce new knowledge based on an interdisciplinary approach on the future of roofscapes in sustainable cities in the context of the present ecological crisis.The participants were broken into teams to develop a speculative project based on the theme of the workshop using a test site/building.Our team5 developed Eco-port, a project that seeks to activate a potential node: the roof of Chicago's Old Main Post Office (Graham, Anderson, Probst & White, 1921).The scale of this now-vacant blemish, which straddles one of the city's major east-west axes, has challenged developers and city officials who seek to find a reuse.Eco-port uses the roof as an incubator and catalyst to spur the revitalization of the old post office building.Eco-port as a conceptual project can be seen as a node in this larger system \u2014 one that embraces tactics inherent in field conditions.The project proposed utilizing the roof as an instigator or activator \u2014 a form of revitalization that affects the building as well as the city at large.The project speaks to an open-ended organic form of development \u2014 not confined by rules or assumptions of future growth.Movement/connection and interaction are part of the social and economic processes that give structure to places and regions.Seemingly obsolete buildings can begin not only to reemerge but also to become catalysts for growth and change within a city.Through four principles\u2014Thickness, Engagement, Reaching and Pollination \u2014 Eco-port envisions a future urban system that embraces flexibility and adaptation through the engagement of field conditions.Through a staged regeneration process, large apertures are made into the building to connect at first to the ground and then propagate as the building begins to re-invent itself.The programming and phasing strategy for the building operates from the top of the building down \u2014 \"bottoming down\" in order to engage the building with the ground.The first core becomes an aperture to engage the programed roofscape with the ground allowing for access and connection to this new datum.This expresses a thickness of roofscape where the scape is treated as more than a thin non-occupied, non-performing \"carpet\" \u2014 it is an inhabitable zone with performative characteristics.The staging of the apertures would coincide with the revitalization of the building with a possible second aperture engaging the train level below the existing building \u2014connecting the infrastructure of the city to transport product(ion).The apertures would be phased as the building becomes occupied.A reciprocal relationship would exist between the building becoming occupied and the phasing of the cores.The building programs and functions would influence the staging and placement of the cores and in turn, their placement would influence the programs that begin to populate the building.These new operative openings in the building would also serve to divide floor plates and bring in natural Figure 1 illustrates the different types of energy consumption within the city, existing efforts for reducing rain-runoff, and the current state of urban agriculture.There is a general trend that shows the majority of new, \"green\" development is being deployed in the Loop and the areas immediately surrounding it.This information is being studied in order to understand barriers and future possibilities.The goal is to establish a new flexible framework utilizing the various parameters outlined above that serves to inform this new datum.Source : Drawing Reid Mauti.21 ROOFSCAPE AS FIELD CONDITION &
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