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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
jeudi 1 janvier 2009
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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L'itinéraire, 2009, Collections de BAnQ.

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[" LE magazine des grandescauses Humorista haute vite\u2019ss. L BIENVENUE CHEZ BUTCH BOUCHARD www.ecomusee.qc.ca 08/10/08 08/03/09 Exposition présentée jusqu'au 8 mars 2009 à l\u2019Écomusée du fier monde Horaire: Mercredi: llh-20h Jeudi et vendredi: 9h30- 16h Samedi et dimanche: 10h30-17h Tarifs: Adultes-6$ Âge d'or, étudiant, accès-Montréal-4$ Visites de groupes disponibles Écomusée du fier monde, 2050, rue Amherst (angle Ontario) Métro Berri/UQÀM 514 528 8444/ecomusee.qc.ca Présenté par: r union comPa9me 0N mutuelle d'assurance Ce projet bénéficié du soutien fmanciei du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le dévelopfternent culturel de Montreal 2008-2011. le la faune du Québec \u2022 L\u2019Itinéraire \u2022 Fondation les petits tr ihel-Sarrazin \u2022 Centre Le Passage \u2022 Fondation du Grand Qi Far \u2022 Société de l\u2019arthrite \u2022 Canards Illimités Canada \u2022 Fond ompiers du Québec pour les grands brûlés \u2022 Moisson Québec \u2022 Place aux ZOOM MEDIA s du Québec \u2022 Service d'information en contraception ef.sexualité 3C \u2022 Leucan \u2022/enftïüe) f/anr^l,/» GyrijZe 7// r urand Montréal .' -m^K., 0,-.J \u2014-.r\t> ¦¦¦, \u2022¦ S~.' ' V ,«\u2014;\t.-\u2014\\r,; ., r% ) .¦ .- //r*x i.*r\": /0\t* /X^ \\//(\t\u2022!**.\" ly-v * ¦ Concours des journalistes de rue/ Jerome Savary Les camelots et les journalistes de rue font de L'Itinéraire un magazine à part.Non seulement parce qu'il est le seul à être vendu dans les rues de Montréal, mais aussi parce qu'il présente un regard unique sur les réalités de notre société.Micheline, Cylvie, Pierre, Luc et Linda, lauréats de l'édition 2008 du Concours des journalistes de rue, témoignent de la qualité et de la pertinence de notre magazine.Réunis le 8 décembre dernier au Lion d'Or avec les camelots de L'Itinéraire, les gagnants du Concours des journalistes de rue avaient de quoi fêter, car le jury ayant sélectionné les meilleurs textes n'était pas avare de félicitations.Le journaliste Patrick Lagacé, l'écrivain et chroniqueur Michel Vézina et le rappeur algonquin Samian étaient présents pour remettre en mains propres leur prix aux lauréats.«J'ai été bouleversé par l'intensité et la lucidité de ce récit-là, qui campe bien toute la mécanique familiale quand elle est pervertie; et c'est bien appuyé par une plume magnifique, en plus», a écrit Patrick Lagacé pour justifier le choix du texte de Luc Denis (intitulé La strappe me manque!À toi, père hors pair! Je t'aime!, paru dans l'édition du 15 juin 2008) comme meilleur «mot de camelot».Exaequo dans cette catégorie, Pierre Goupil a égalementfait mouche avec son texte Le pauvre riche, paru dans l'édition du 15 novembre 2008.«J'ai choisi ce texte pour la beauté de la langue, surtout.Mais aussi pour la force d'évocation, le constat fabuleusement juste, l'extrême respect de soi-même, et de l'autre.Pour l'utopie, aussi.», a expliqué le juré Michel Vézina.Michel Vézina, Linda Pelletier et Audrey Coté r^v J 1# De gauche à droite en haut: Samian, Michel Vézina, Patrick Lagacé, Norman Rickert, Robert Beaupré, Audrey Coté et Jean-Marc Boiteau.De gauche à droite en bas: Micheline Rioux lemieux, Jérôme Savary, Cylvie Gingras, Pierre Goupil et Linda Pelletier Des entrevues riches en émotions Tout comme les personnalités publiques que nous rencontrons, les journalistes de rue ont des personnalités hors du commun et des tempéraments parfois bouillants.Ils sont professionnels, même si leur histoire de vie n'est pourtant pas toujours rose.Ces parcours extraordinaires pimentent de façon unique les entrevues et les chroniques dans L'Itinéraire.Magazine-école, L'Itinéraire offre par ailleurs à ses journalistes de rue un accompagnement durant toutes les étapes de l'entrevue.Cette année, Micheline Rioux a remporté le prix de la meilleure entrevue pour son texte À l'école de Janette Bertrand, paru dans l'édition du 1er avril 2008.Micheline se souvient de cette rencontre avec Janette, qui représente bien selon elle «l'école de la vie».«Je l'écoutais comme une élève écoute son professeur», se souvient Micheline.«J'ai choisi ce texte pour la qualité de l'écriture, d'abord, mais aussi pour la qualité du portrait et pour l'étendue de la culture qui y est exprimée», a justifié Michel Vézina.Pour la chronique, la qualité première reste la qualité de la plume et l'émotion passe au premier plan.Certains - et certaines -journalistes sont passés maîtres dans cet art, comme Cylvie Gingras, qui écrit régulièrement dans L'Itinéraire.Elle a d'ailleurs gagné un prix encore une fois cette année.Voici ce qu'a dit Michel Vézina de Cylvie Gingras: «Une chronique appelle un certain rapport au temps.10 L\u2019Itinéraire / 1er janvier 2009 Culture Micheline Rioux Lemieux et Partick Lagacé se doit de poser un regard éclairé sur un monde, celui du chroniqueur.Cylvie Gingras le fait, et très bien.En plus, elle me fait rire!» Cylvie partage néanmoins les honneurs avec Linda Pelletier, ex aequo avec sa chronique Ha!Les petites fraises des champs!, paru dans l'édition du 15 juin 2008.«J'ai retenu Les petites fraises des champs, parce que c'est une excellente chronique, justement, à la première personne : on se sent dans le champ de fraises, dans la cuisine en ce matin de week-end.Parce qu'elle nous dit que sa jeunesse l'a marquée, avec poésie et lucidité», a souligné Patrick Lagacé.Cylvie gingras et Michel Vézina Magazine-école, L'Itinéraire offre à ses journalistes de rue un accompagnement durant toutes les étapes de l'entrevue.Pierre Goupil, Samian et Audrey Coté Enfin, L'Itinéraire présente de l'information sociale et culturelle positive, et soutient les initiatives d'acteurs importants de notre communauté.Les camelots et chroniqueurs de rue participent activement à cette démarche, en nous proposant leur regard unique sur ce qui les entoure.N.B.- Une mention spéciale aux journalistes en nomination pour cette cinquième édition du Concours des journalistes de rue : Robert Beaupré, Norman Rickert, Jean-Marc Boiteau et Josée Louise Tremblay.Bravo à tous! ¦ Retrouvez les textes gagnants sur le site Internet de L'Itinéraire à l'adresse suivante : www.itineraire.ca, cliquez Édition actuelle puis sur Concours 2008 des journalistes de rue.L'Itinéraire / 1er janvier 2009\t11 Globe-Trottoir Des nouvelles des journaux de rue du monde entier Norman Rickert / Journaliste de rue normartmusic@yahoo.ca Street news service Le saumon avarié Les abus environnementaux, le non-respect des droits des ouvriers et les maladies sont chose courante dans les fermes d'élevage de saumon au Chili et au Canada, dont l'entreprise norvégienne Marine Harvest est propriétaire.L'entreprise nie la plupart de ces allégations et accuse les militants de collaborer avec des groupes d'intérêts américains.L'entreprise est le deuxième producteur et exportateur mondial de saumons d'élevage.Les opposants accusent la compagnie d'élever des saumons selon des méthodes nuisibles à l'environnement et à la santé des saumons.En juillet 2007, le virus mortel de l'anémie infectieuse du saumon a fait son apparition dans les fermes d'élevage du Chili.Depuis, des millions de saumons ont succombé à cette épidémie.La Galère (Trois-Rivières) Métal fluo dangereux Uranium City, une ville de Saskatchewan où l'on trouve la plus importante mine d'uranium au Canada, connaît des problèmes attribuables à l'exploitation de ce minerai.Le creusage permettant l'extraction d'échantillonsd'uraniumlibèrededangereusesémissions de gaz.En conséquence, les résidents sont exposés à un taux inquiétant de radiations et sont aux prises avec de sérieux problèmes de santé, dont le cancer du poumon.Tout ça pour la cupidité de certains qui carburentà l'attraitfinancierdecebeau petit métal fluo.Street news service Musique d'ambiance L'arrivée du printemps dans la ville d'Utrecht attire des musiciens de la rue, certains bons, d'autres plutôt minables.Certains immigrants roumains accordéonistes ne sont pas appréciés du public.Le journal de rue de cette ville a demandé au public de répondre à la question suivante : Est-ce qu'on devrait interdire aux musiciens médiocres de jouer à l'extérieur?Torn Broekman, propriétaire de magasin, affirme que les musiciens ayant un répertoire limité et ceux qui sollicitent agressivement ses clients devraient être exclus.Par contre,Thijs Hanrath, accordéoniste et acteur, considère que la rue appartient à tout le monde, incluant les musiciens médiocres.Spare Change News Un refuge qui se démarque La ville de Hollywood, en Californie, peut s'enorgueillir de posséder un refuge pour sans-abri prévoyant un espace pour les animaux de compagnie de ses occupants de passage.En effet, les animaux sont rarement acceptés dans ce type d'établissement, mais l'entreprise PetCoPlace possède un chenil pouvant accueillir cinq animaux.Il y a même une banque alimentaire pour nourrir nos amis poilus, ainsi qu'un vétérinaire à leur disposition.L'article ne mentionne pas si ce refuge est le seul du genre à offrir de tels services.Ton prochain défi.la coopération volontaire.Tu as plus de 22 ans Tu possèdes au minimum un D.E.C.technique SESSION THÉORIQUE\tSTAGE Début le 27 avril 2009\tFin août 2009 (15 semaines)\t(18 semaines) POUR RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTION : Programme Coopérant - Volontaire Cégep de Rivière-du-Loup (CFCI) 80, rue Frontenac, Rivière-du-Loup (Québec) G5R1R1 Téléphone:(418)862-6903,poste24041 Télécopieur:(418)867-2137 Courriel : cfci@cegep-rdl.qc.ca | Site Web: http://cfci.cegep-rdl.qc.ca Cégep de\t1^1 A9ence canadienne de Rivière-du-Loup\tdéveloppement international ALLOCATIONS DE SUBSISTANCE DISPONIBLES Date limite d'inscription: le 6 février 2009 Premier tour ¦ ¦1 ¦ pour mieux agir Programme Coopérant-Volontaire Les nouveaux défis de la coopération Formation au Canada - Stage à l'étranger CFCI / Cégep de Riuiéro-du-Laup http//cfci.ccgop rdl.qc.ca (4181862 6903 poste 404 1*1\t\u201c\"quksecüS 12 L'Itinéraire / 1er janvier 2009 6116573^25 Développement social & Crise alimentaire selon l'ONU Un tsunami qui englouti 970 millions de personnes Maeva Vilain Olivier de Schutter, nouveau rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à l'alimentation, considère que la crise alimentaire mondiale n'est pas liée à une pénurie de nourriture, mais à un système qui n'a pas permis aux plus pauvres d'accéder aux denrées de base.Il préconise une solution politique, insistant notamment sur la souveraineté alimentaire et l'aide aux petits producteurs.Ce professeur de droit belge est venu présenter son bilan et ses solutions lors d'une conférence à l'Université du Québec à Montréal, en novembre dernier.«La crise alimentaire n'est pas derrière nous, explique M.de Schutter.On est en plein dedans.Si rien n'est fait, elle va constituer notre avenir.» Il rappelle qu'aujourd'hui, 970 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde.Un nombre qui a beaucoup augmenté : il était de 925 millions au début de l'année et stagnait à 825 millions depuis 2003.Les conséquences à long terme de la crise alimentaire pour les populations pauvres seront telles que M.de Schutter n'hésite pas à qualifier cette crise de tsunami.«Comme cette immense vague, la crise va laisserdes traces, même quand elle repart.Parexemple, des enfants ont été retirés de l'école faute de nourriture et des paysans ont dû vendre leur lopin de terre.» 80 % des gens qui souffrent de la faim sont des petits producteurs agricoles.Contrairement au tsunami, la crise alimentaire n'est pas une catastrophe naturelle.Ce sont des causes économiques et financières qui l'expliquent.La hausse du prix du pétrole a beaucoup joué, en rendant encore plus cher les intrants (engrais, graines, etc.) et le transport des biens agricoles.La frénésie des Européens et des Américains pour la production de biocarburants a provoqué la transformation de la nourriture en carburant tout en accentuant la hausse des prix.Des problèmes encore plus graves risquent fort d'arriver si rien n'est fait pour limiter les changements climatiques.Ils pourraient provoquer la désertification et, par conséquent, une baisse des productions agricoles de 50 % en Afrique.Des solutions Le rapporteur de l'ONU part d'un constat saisissant: 80% des gens qui souffrent de la faim sont des petits producteurs agricoles.Comment est-ce possible?Une fois leur récolte vendue, ils n'ont pas assez d'argent pour se nourrir toute l'année.On se rend compte qu'il est donc absurde de dire que la cause de la famine réside dans le prix trop élevé de la vente des produits agricoles.«Le problème est dans la différence entre le prix payé par les acheteurs et l'argent que reçoit le producteur, explique le professeur de droit.Il y a un écart croissant entre ce que payent les uns et ce que reçoivent les autres.» Il en vient donc à proposer des solutions politiques.Pêcheurs Kenyois réparant leur filet.V.t m w Le rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à l'alimentation préconise que chaque pays identifie ceux qui ont faim.Une demande qui risque de voir se dresser de nombreux obstacles dans les pays faisant preuve de peu de transparence.Ensuite, il souhaite que les petits producteurs aient davantage d'emprise sur le prix des intrants et sur celui de la vente de leurs produits.Enfin, il rappelle l'importance de l'application par les États du droit à l'alimentation, reconnu depuis l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme.en 1948! Manger?Un privilège.au Canada Nicole Jetté, porte-parole du Front commun des personnes assistées sociales au Québec, était présente à cette conférence.Elle en a profité pour rappeler qu'au Canada, manger est devenu un privilège pour près d'un million de personnes.De fait, 700 000 Canadiens ont fréquenté les banques alimentaires en mars 2007.C'est l'équivalent de la population du Nouveau-Brunswick.En 2008, un rapport de l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économique) souligne que les inégalités de revenus ne cessent d'augmenter au Canada.Au Québec, la situation n'est guère plus reluisante.Entre 1989 et 2007, le nombre de personnes ayant fréquenté une banque alimentaire a augmenté de 91 %.L'Itinéraire / 1er janvier 2009\t13 Photo: DFID Conception graphique K&KEEV 306000 auditeurs 91,3 fm Montréal La STM, toujours là @STM fm Sherbrooke * 89,9 fm Trois-Rivières 89,3 fm VictoriaviLle \u2022 104,1 fm Rimouski Ecoutez aussi sur le web au www.radiovm.com < As-tu l'oreille à Montréal?CIBL Radio-Montréal 101,5 FM À découvrir en janvier sur CIBL Radio-Montréal 101,5 FM MAGAZINES CULTURELS\t, r Les voix off Anne-Marie Grondin et son équipe discutent des actualités théâtrales.Lundi 18h m La nouvelle Eve Nathalie B.vous sert votre tentation féministe de la soirée.Vendredi 18h Les publications universitaires Guillaume Lamy s'entretient avec les auteurs de la communauté universitaire.Dimanche 17h CIBL Radio-Montréal vous souhaite une bonne année 2009!\t_ , «rSiti Radio-, Montreal www.cibl1015.com Le ' d'aide www.rapsim.org Année 2009 : la citoyenneté et une politique comme résolutions ! Bernard St-Jacques Organisateur communautaire Avec les campagnes électorales que nous avons connues, celles que nous avons suivies et celles qui s'en viennent, l'exercice répétitif du droit de vote aura-t-il été gage d'une citoyenneté accomplie?S'il s'avérait qu'avoir été tant sollicités ne nous fasse pas sentir plus citoyen, imaginez ce qu'il en est des personnes itinérantes?Plusieurs en viennent même à se demander si elles ont ou non une simple place dans la cité! Comment penser traiter de la citoyenneté et encourager à fraterniser avec l'occupant en transit dans l'espace public, que ce soit le travailleur du centre-ville qui sort du métro ou le résident d'Hochelaga qui va faire ses courses?Le problème d'une telle question, c'est la contradiction flagrante entre les discours de notre société.Il y a, d'un côté, celui qui affirme qu'il faut endiguer l'extrême pauvreté et aider la personne itinérante pour lui permettre d'exercer sa citoyenneté et, de l'autre, un discours où l'on fulmine en affirmant que sa citoyenneté n'est conditionnelle qu'à sa propre reprise en mains.En somme, certaines alternatives (résolutions) devraient servir un nouveau discours moins paradoxal, apte à satisfaire autant la soif de réinsertion sociale de l'un que le rêve de solidarité de l'autre.Double discours: il y a, d'un côté, celle qui affirme qu'il faut endiguer l'extrême pauvreté ainsi qu'aider la personne itinérante pour lui permettre d'exercer sa citoyenneté et de l'autre, celui qui fulmine en affirmant que la citoyenneté de la personne itinérante n'est conditionnelle qu'à sa propre reprise en main.Changer le discours en 2009 En examinant les ratés de la cohabitation et de la judiciarisation, on a constaté à quel point le discours rétrograde de personnes en situation d'autorité peut être malsain dans l'échafaudage de préjugés.Un mensuel comme Échos Montréal, qui parle du règne du clochard roi au square Berri («une réappropriation.par les clochards!», octobre 2008),alors qu'on a usé de trop de moyens pour les faire disparaître, constitue un exemple très évocateur et d'une irresponsabilité manifeste.En somme, beaucoup de travail reste à faire pour déconstruire ces discours, que ce soit en campagne électorale ou non, mais des actions peuvent aussi être entreprises rapidement.La mobilisation et la participation Bien sûr, les grands événements annuels comme le Festival d'expression de la rue (août), la Nuit des sans-abri (octobre) et \\'État d'urgence de l'ATSA (novembre) sont les premiers à solliciter le concours des gens les plus concernés.Plusieurs autres formes d'outils, au sein des organismes en itinérance, sollicitent aussi la participation des gens, notamment des ateliers culturels, repas collectif, forums de discussions ou actions politiques.C'est dans le contexte de l'effervescence que suscitent ces événements et autres initiatives du genre que le RAPSIM a préparé un projet spécifique sur le sujet.En plus d'analyser ce qui favorise la participation citoyenne des personnes itinérantes et les moyens à prendre pour contribuer à un plus grand engagement de leur part, le projet vise la production d'outils d'information qui favoriseront la mobilisation des personnes, notamment dans leur milieu et dans des espaces politiques plus vastes.En parallèle à la citoyenneté, une politique en itinérance pour cette année Un autre sérieux coup de pouce serait, dès cette année, la réalisation d'une politique globale pour permettre une plus grande sensibilisation du public et la déconstruction de préjugés, et la mise en oeuvre de mesures concrètes, dont certaines plus structurelles.Il n'y a pas à dire : autant la pauvreté se vit à l'année pour encore trop de personnes alors qu'on ne pense à elles qu'autour de la dinde, autant le défi de la citoyenneté pour les personnes itinérantes se vit en d'autres temps et en d'autres lieux qu'au moment de faire une croix dans l'isoloir.Résolutions faites! Quelles sont les vôtres?Bonne année à tous! FO RAPSIM Le réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal.Tél.: 514 879-1949 4 Louis-José Houde, Humoriste haute vitesse Josée Louise Tremblay Journaliste de rue www.joseelouise.com Dans la salle bondée et agitée du café Le Cartet, dans le Vieux-Montréal, Louis-José Houde apparaît souriant et détendu.Tout au long de l'entrevue, l'humoriste chouchou des Québécois s'est pris à notre jeu en démontrant une grande générosité.Très populaire, l'artiste garde cependant les deux pieds sur terre.Louis-José Houde a toujours parlé très vite, mais il n'est pas verbomoteur pour autant.Il en a d'ailleurs conscience et ne veut pas en abuser: «Ce n'est pas toujours drôle de parler vite.Je ne fais pas exprès, car j'ai toujours été comme ça.Je fais tout pour ralentir le débit quand je parle, parce que je veux que ça demeure une petite épice.» Récipiendaire de l'Olivier de la découverte de l'année en 2002, Louis-José n'a cessé de nous faire rire par son humour positif.Son univers est aérien, léger, par moment, un peu absurde.Avec lui, sa blonde ne doit pas s'ennuyer: «Quand je me lève le matin, la première chose que je fais, c'est de lancer une joke.» Ce qui le distingue des autres humoristes?«Mon défi est de prendre des sujets plates et de les rendre comiques.Je ne fais pas de l'humour pour écorcher les individus ou les groupes d'individus.» L'humoriste de 31 ans ne parle pas seulement de sujets légers.Ainsi, dans son spectacle Suivre la parade, il aborde des sujets plus sérieux comme le divorce de ses parents et l'avortement d'une de ses anciennes copines.«Pour le prochain show, le troisième que je prépare, je m'en vais vers un humour plus social.J'adore ce genre d'humour et je suis de ceux qui pensent qu'on peut rire de tout.» Il est d'ailleurs influencé par Chris Rock1, humoriste politique américain, et est même allé à New York pour voir son spectacle.Artiste multidisciplinaire Louis-José est partout.Tantôt à la radio, animant des chroniques avec Norman Brathwaite, ou à la télévision de Radio-Canada avec son émission Ici, Louis-José Houde, on le voit aussi dans des publicités de Loblaws et dans un second rôle au cinéma en 2006 dans Bon cop, Bad cop.L'été dernier, Louis-José a accepté un premier rôle dans la comédie policière De père en flic, dont la sortie est prévue en juin 2009.Il incarne ici le fils de Michel Côté.«En tant qu'humoriste, je ne côtoie pas beaucoup les autres humoristes.Ce n'est pas comme les comédiens qui travaillent et jouent ensemble tout le temps.Ils sont très sociables et attentionnés envers les autres.Les humoristes sont plus dans leurs bulles et on se voit dans les galas.On est chacun de notre côté à faire nos shows et il y en a parmi eux que j'ai pas vu depuis cinq ans!» En 2008, Louis-José Houde a présenté son spectacle Suivre la parade à plus de 200 reprises.Cette popularité n'importune aucunement l'humoriste workaholic.«Y'en a pas de bulle, je ne peux pas en avoir.Quand je veux ma bulle, je reste chez nous.Et puis, il y 150 spectacles de prévus pour 2009 alors, c'est sûr que maintenant je vais moins dans les bars», confie Louis-José.Malgré sa célébrité confirmée, Louis-José garde les pieds sur terre.«Dès que t'es populaire, faut que tu te protèges contre la tendance, qui vient naturellement, à tout concentrer sur toi-même.Tu es toujours amené à parler de toi, à regarder comment tes billets se vendent ou à analyser la pub que tu fais.»Ses parents sont parfaits pour le ramener à la réalité.«Mon père, quand il m'appelle pour me demander d'aller porter de la peinture quelque part, faut que je le fasse! Même si j'ai une répétition à l'ADISQ! Mes parents apprécient ce que je fais et ils sont bien fiers de moi, mais juste assez.» Sensible aux autres Louis-José Houde a su, dès l'adolescence, qu'il voulait faire le métier d'humoriste.«À 15 ans, je cherchais continuellement l'attention des autres.Le hasard a fait en sorte que je me retrouve très tôt sur scène, à faire des sketchs dans des shows étudiants.Ça a été une révélation.Je ne pense pas que c'est un choix parce qu'à 18 ans, j'étais convaincu que je ferais de l'humour toute ma vie.L'année suivante, en 1996, j'entrais à l'école de l'humour.» Faire rire ne l'empêche pas d'être sensible aux autres.Depuis trois ans, Louis-José soutient Oasis, l'unité mobile d'intervention à Laval, en présentant chaque année un spectacle bénéfice.L'organisme recueille ainsi des fonds pour venir principalement en aide aux jeunes démunis de 12 à 29 ans.Parfois, certaines situations rendent l'humoriste impatient: «J'ai tendance à pogner les nerfs devant le manque de civisme.Je n'aime pas l'individualisme au quotidien, qui se manifeste dans des petits gestes tous simples, comme le manque de courtoisie sur la route ou les gens qui prennent leur temps, alors qu'il y en a beaucoup d'autres qui attendent.Les personnes qui se pensent toutes seules sur terre, ça m'horripile!» Ses résolutions pour 2009?Un grand voyage avec sa copine et voir davantage sa famille.Pourquoi?Les rares fois qu'il voit sa mère, elle lui demande: «T'es-tu un p'tit Houde, toi?» 1 Humoriste et acteur américain, Chris Rock est l'émule d'Eddy Murphy.Il a joué notamment dan s Miami Vice, Le flic de Beverly Hills II, Sathurday Night Live et Intelligence artificielle de Steven Spielberg.En 2004, il a animé la cérémonie des Oscars.16 L'Itinéraire / 1er janvier 2009 I a une «Mon père, quand il m'appelle pour me 'demarijler d'aller porter de la peinture .qüëlque part, faut quéjellè fajsse! MeVnenii j'ai une répétition^ l'ADISQ!» H-Lauis-J^sf Hèfijde L'Itinéraire / 1er janvier 2009\t17 Photo : Éric Carrière Développement social En partenariat avec la Fondation Mise sur toi L'Itinéraire encourage la prévention du jeu excessif Mario St-Pierre Le jeu excessif est une pathologie qui a conduit plus d'une personne à la rue, à la dépression, voire au suicide.Comme toute pathologie, le jeu excessif ne touche pas toute la population, mais un pourcentage assez élevé pour nous obliger à être constamment vigilants.Cela peut arriver à tout âge et quelles que soient les conditions sociales.La prévention est le meilleur moyen d'éviter de tomber dans le piège de la dépendance.C'est pour cette raison que L'Itinéraire, grâce à un partenariat avec la Fondation Mise sur toi, présentera en 2009-2010 une série de six articles sur le jeu excessif et des outils d'information pour les victimes, actuelles et potentielles, provenant de milieux défavorisés.Le jeu excessif est semblable à la dépendance à l'alcool et aux drogues.La personne ayant un problème de jeu maintient un ensemble de corn portements qui mettent en péril sa vie personnelle, familiale ou professionnelle et celle de son entourage.La dépendance au jeu est caractérisée par une perte de contrôle continue ou périodique, une progression dans les sommes jouées et dans la fréquence de participation au jeu.Celui-ci finit par prendre de plus en plus de place dans la vie de la personne, avec toutes les conséquences négatives que cette activité peut comporter lorsqu'il y a perte de contrôle.Le jeu et les plus pauvres Chez les personnes à faibles revenus, le manque d'argent est un frein aux pertes régulières ou importantes, mais la précarité financière les pousse plus rapidement vers des extrêmes dangereux.Selon les sondages internes de nos intervenants psychosociaux, parmi près de 2 000 personnes sans emploi qui fréquentent chaque année notre organisme, plus de 50% d'entre elles affirment dépenser plus que ce que leurs moyens leur permettent en billets de loterie, dans les appareils de loterie vidéo («vidéo poker»), lors de parties de cartes, etc.Près de 30% affirment avoir mis en péril à quelques reprises leur mince sécurité financière immédiate en perdant l'argent du loyer, en empruntant à des «shylocks», etc.Nos intervenants remarquent que plusieurs de nos bénéficiaires possèdent le potentiel pour devenir des joueurs compulsifs, même s'ils n'ont pas encore vécu pleinement la problématique.Chez certaines personnes, qui sont devenues abstinentes de différents types de dépendance, le jeu pathologique remplace parfois la drogue.Pour plusieurs des jeunes de la rue qui participent à nos activités, jouer aux appareils de vidéo poker semble beaucoup plus important que de s'acquitter des dépenses courantes.Des démarches de sensibilisation et d'information doivent être mises sur pied pour freiner ces gestes autodestructeurs.Selon la Stratégie régionale de prévention du jeu à Montréal, ce sont les jeunes âgés de 18 à 24 ans qui participent le plus aux multiples facettes des jeux de hasard.Les joueurs pathologiques de ce groupe d'âge sont aussi les moins susceptibles de solliciter un traitement pour leur problème de jeu parce qu'ils sont moins informés et sensibilisés que les autres groupes d'âge.L'organisme Tel-Jeunes nous informe que les jeunes ayant un problème avec le jeu ou étant des joueurs pathologiques ont une estime d'eux-mêmes plus basse, montrent un taux plus élevé de dépression, vivent des états dissociatifs et présentent un risque accru de développer une dépendance ou une polydépendance.Pour retrouver l'argent perdu, ils tombent parfois dans la criminalité.Quelques statistiques nous amènent à travailler sur la prévention et la sensibilisation, tant auprès des parents que des jeunes.Selon l'enquête québécoise sur les jeunes du secondaire réalisée en 2002, 31 % des élèves ont déjà reçu de leurs parents des billets de loterie en cadeau.On estime que 43 % des jeunes du secondaire seraient des joueurs occasionnels et que 8% joueraient régulièrement, soit une fois par semaine.Les parents perçoivent le jeu comme une activité socialement acceptable et seulement 5 % empêchent leurs enfants de jouer.En rapport avec les problèmes de jeu, environ 3,5 % des élèves du secondaire auraient un problème de jeu ou seraient à risque d'en développer un.Malgré les restrictions et les lois interdisant la vente de billets de loterie aux personnes âgées de moins de 18 ans, 70% des jeunes s'adonnent au jeu de hasard et d'argent.Cette loi est en vigueur depuis février 2000.Des messages de prévention, d'information et de sensibilisation s'imposent donc encore neuf ans plus tard, tant auprès du grand public que des groupes plus marginalisés.Campagne ciblée Grâce à la Fondation Mise sur toi, L'Itinéraire entreprendra de sensibiliser la population en général sur le jeu pathologique, mais également les dizaines de milliers de personnes qui fréquentent les organismes d'aide aux plus démunis.Avec la participation de personnes vulnérables et d'experts en la matière, des outils de prévention pour les personnes très pauvres, notamment les jeunes, seront produits et distribués afin de promouvoir des comportements sains envers les jeux de hasard et d'argent.18 L'Itinéraire / 1er janvier 2009 Publireportage\tDéveloppement social Productions Jeun'Est forme des bêtes de scène! Le 20 novembre dernier a eu lieu la remise des diplômes des 16 finissants de la cuvée 2008 des techniciens de scène de Productions Jeun'Est.Les yeux enflammés de passion pour leur nouveau métier, les étudiants étaient fiers de montrer leur savoir-faire lors de la mise en place d'une soirée mémorable.L'itinéraire a rencontré les artisans et créateurs de ce centre de formation spécialisé qui forme, hors de tout doute, des bêtes de scène! De nombreux diplômés, depuis la fondation de Productions Jeun'Est, il y a de cela 12 ans, côtoient aujourd'hui les plus grands du milieu artistique dont Céline Dion, Garou, Le Cirque du Soleil, Cavalia, La Tohu et le Festival International de Jazz de Montréal, pour ne nommer que ceux-là.Parmi les 16 finissants, trois filles font partie de la cuvée 2008.L'une d'entres-elles, Sara Demers, 22 ans, qui a étudié le théâtre auparavant, est maintenant spécialisée en technique d'éclairage.Elle a découvert que les deux côtés de la scène l'intéressaient.«J'ai adoré apprendre à jouer à l'école de théâtre, mais lorsque je voyais les techniciens travailler autour de nous, j'étais impressionnée et curieuse d'apprendre sur ce métier», dit-elle.Sara ne regrette rien de son nouveau choix de carrière.Elle parle d'ailleurs d'une formation qui l'a transformée.«J'ai appris à mieux travailler en équipe, à dealer avec toutes sortes de situations et on m'a donné confiance en mes capacités.» Productions Jeun'Est est une maison de formation spécialisée en «J'ai adoré apprendre à jouer à l'école de théâtre, mais lorsque je voyais les techniciens travailler autour de nous, j'étais impressionnée et curieuse d'apprendre sur ce métier» \u2014 Sara Demers, 22 ans, a suivi la formation en technique de scène et est spécialisée en technique d'éclairage techniques de scène subventionnée par Emploi Québec.Un métier non conventionnel, qui déchaîne les passions.Selon Pier Colbert, président-directeur général et cofondateur, tout mettre en oeuvre pour que les jeunes de 18 à 30 ans obtiennent du travail à la fin de la formation est une priorité.«Il s'agit d'une formation intensive de 1 400 heures en dix mois.Nos formateurs sont des professionnels du milieu et des consultants spécialisés, tous passionnés par leur métier.» Il n'y a que 25 places disponibles par année pour une centaine de personnes qui s'inscrivent.Les principales spécialités enseignées sont la sonorisation, l'éclairage et le gréage.S'envoyer en l'air : un nouveau métier! Mais qu'est-ce que le gréage?Il s'agit d'un métier très ancien qui remonte aux premiers balbutiements du cirque.Ce travail consiste à installer, calibrer et sécuriser les équipements utilisés par les acrobates.En 2006, Productions Jeun'Est a été le premier centre de formation au Canada à offrir cet enseignement spécialisé aux jeunes.«Cette spécialité demande beaucoup de créativité et de rigueur, puisque la magie du cirque se réinvente à chaque spectacle», souligne M.Colbert.F\\eï P e Marie-Ève Dagenais, adjointe à la formation chez Productions Jeun'Est, Sara Demers, finissante de la cuvée 2008 et Suzanne Desbiens, cofondatraice de l'organisme Productions Jeun'Est est présentement en recrutement pour sa nouvelleformationjusqu'au22janvier 2009.Mme Suzanne Desbiens, directrice de l'administration, de la formation et aussi cofondatrice, précise que leur formation est axée sur l'emploi.«Nous fournissons à nos finissants tous les outils nécessaires afin qu'ils puissent travailler dans leur domaine.Lorsqu'un jeune termine la formation, il est employable.Si nous ne pouvions l'embaucher nous-mêmes, il ne serait pas en mesure de compléter sa formation.» Chaque année, à la mi-session, un stage de cinq semaines est prévu, entre autres à La Tohu et au Festival International de Jazz de Montréal.Avec un taux de placement de 80%, le centre de formation public Productions Jeun'Est n'a rien à envier aux autres centres de formations privés dans ce domaine.Il y a deux ans, les fondateurs de Productions Jeun'Est ont créé Prodigium, un service spécialisé de professionnels en réalisation d'événements de toute envergure.Cette nouvelle division a été créée dans le but de contribuer à l'autofinancement de l'organisme afin d'assurer sa pérennité, mais surtout, pour faire travailler ses diplômés.Une histoire prodigieuse à suivre dans la prochaine édition du magazine L'Itinéraire du 15 janvier 2009.(M.RL) ¦ Pour plus de renseignements sur Productions Jeun'Est et leur formation : www.jeunest.qc.ca.CIRQUE DU SOLEIL L'Itinéraire / 1er janvier 2009\t19 Samuel Ivanez Consultant, Philosophe humaniste - Développement d\u2019entreprise, réalisation de projets, éthique corporative, - Développement individuel, positionnement et choix, éthique de vie, -\tRésolution de conflits personnels et interpersonnels, -\tStratégies de communication et d\u2019action, logistique.Accueil \u2014 Écoute \u2014 Accompagnement pour adultes 514-831-4266 « On peut donner un avis, non pas la bonne conduite.» 483, St Joseph Est, Montréal - angle rue Berri - Métro Laurier g\t¦'\ty Ai\tClinique Nouveau Départ\t \t\t \t\t 1110, Ave Beaumont/Ville Mont-Royal Qc H3P 3E5 tél.: 514-521-9023 / Fax.=514-521-1928 www.cliniquenouveaudepart.com aqpamm Association québécoise des parents et amis de la personne atteinte de maladie mentale inc.À votre service depuis plus de 25 ans! Votre proche souffre de maladie mentale,vous avez besoin de comprendre et d\u2019en parler, nous sommes là pour vous aider.Services : Information, Conférences, Écoute téléphonique, Services aux membres : répit, centre de documentation, poste informatique/Intemet, entrevues individuelles, groupes d\u2019entraide de couples et familiales.Nous contacter Tel : 514 524-7131 www3.sympatico.ca/ Heures d\u2019ouverture: Du lundi au vendredi de 9h00 à 17h00 1260, rue Ste-Cathcrine Est, bur.202A, Montréal, (Québec), H2L2H2 Spécialisation en MTS, VIH/SIDA et hépatite.UNE PHARMACIE [ UN TRAITEMENT-SANTÉ SUR MESURE On vous écoute et on vous comprend Consultation et analyse pharmacologique Conseils et services personnalisés Courtoisie et confidentialité assurées Membre du projet TADO À la clinique l\u2019Actuel : 1001, boul.de Maisonneuve Est, bureau 1130, Montréal 514.528.0877 Pharmacie Martin Duquette : 600, rue Sherbrooke Est, bureau 101, Montréal 514.842.7065 MARTIN DUQUETTE Santé/Bien-être Dorloter son horloge biologique pour survivre à l'hiver Audrey Coté Dès les premières chutes de température, la plupart d'entre nous ont tendance à opter pour le «cocooning» à temps plein.Mais s'enfermer pendant plusieurs jours pourrait accentuer la déprime hivernale.Le manque de sommeil déstabilise aussi le thermomètre humoral.Pour rester de bonne humeur, la première chose à faire est de dorloter notre horloge biologique.Selon la chercheuse au laboratoire de chronobiologie au Centre d'étude du sommeil de l'hôpital du Sacré-Cœur, Marie Dumont, il n'est pas prouvé scientifiquement que le froid est une variable qui augmente la fatigue, que l'on peut ressentir plus fortement au cours des mois d'hiver.Par contre, si on limite nos sorties en plein air, le froid nuira à nos périodes d'exposition à la lumière naturelle, qui a l'effet d'un antidépresseur sur notre horloge biologique.«Pendant une semaine, en été et en hiver, des volontaires ont porté un bracelet doté d'un photomètre et nous avons découvert, tout simplement, que le froid entravait l'exposition des sujets à la lumière naturelle : quand il fait froid, on reste à l'intérieur», d'expliquer la chercheuse.De 3% à 8% de la population nordique souffre de dépression saisonnière, un trouble de l'humeur causé par le manque de lumière naturelle.Les principaux symptômes s'apparentent à ceux de la dépression classique, sauf pour ce qui concerne le sommeil.«Contrairement à la dépression classique, plus marquée par l'insomnie, la dépression saisonnière se reconnaît souvent par l'hypersomnie, une envie de dormir constamment et un état de somnolence durant la journée.» Le cycle lumière-obscurité synchronise notre horloge biologique, laquelle commande à notre corps l'éveil ou au sommeil.Le dérèglement de ces fonctions a évidemment un effet sur certaines personnes plus sensibles au manque de lumière.Même si la dépression saisonnière touche une minorité de la population, la chercheuse en chronobiologie a observé qu'à peu près tout le monde subit les effets du manque de lumière en hiver et ressent les symptômes, à des degrés beaucoup plus ténus, de la dépression saisonnière.Tristesse, irritabilité, plus grande difficulté de concentration et de motivation, augmentation de l'appétit et goût plus marqué pour les sucreries ne sont que quelques-uns des symptômes communs engendrés par des périodes d'ensoleillement plus courtes et parla luminosité moins intense qui caractérise l'hiver.La luminosité passerait d'ailleurs de 100 000 lux (unité de mesure de luminosité) en été à environ 2 000 lux les jours d'hiver.Selon Mme Dumont, les scientifiques ne sont pas encore parvenus à identifier le pourcentage minimal de luminosité dont nous aurions besoin quotidiennement pour garder le moral au zénith.Conseil?Braver le froid et jouer dehors le plus possible! Cesser de dormir debout Notre société d'hyperconsommation n'engendre pas seulement l'endettement financier.Pourconsommer.il faut performer.ee qui rime souventavec un maximum d'heures supplémentaires au travail.«Beaucoup de gens souffrent de restriction de sommeil, c'est-à-dire qu'ils ne dorment jamais assez.Lentement, mais sûrement, on accumule une dette de sommeil», constate la chercheuse en chronobiologie.Plusieurs études ont démontré que le déficit de sommeil favorise l'émergence de certaines maladies : «Par exemple, soutient Mme Dumont, on note plus de problèmes métaboliques comme l'augmentation du cholestérol et du diabète, car le sommeil permet au corps de sécréter les hormones qui traitent le glucose.On note également qu'un manque de sommeil peut aussi engendrer des troubles cardiaques et des troubles respiratoires.» Bien dormir, au moins huit heures par nuit, aide à combattre le blues de l'hiver en prévenant le dérèglement de notre horloge biologique.Le sommeil permet à nos cycles hormonaux de s'activer harmonieusement pour nous maintenir en bonne santé mentale et physique.Lorsqu'on a de la difficulté à dormir, le plus important est de se créer un rituel de dodo et de se mettre au lit toujours à la même heure: «Se coucher à n'importe quelle heure déséquilibre notre rythme biologique.Il faut également dormir dans l'obscurité la plus complète pour s'assurer un sommeil réparateur», conclut la chronobiologiste.*w$Far lüiiir WM !iSsE \u2022Æ'S ERRATUM Concernant l'article Isabelle Clément, photographe.Zoom sur la spontanéité, publié le 15 décembre 2008 et écrit par notre journaliste Micheline Rioux, il était écrit au sujet de Marie-Hélène Cantin: «.la future maman a appris au troisième trimestre de sa grossesse qu'elle était atteinte du cancer du sein et de métastases osseuses et lymphatiques.» Il aurait plutôt fallu lire : «.la future maman a appris au troisième trimestre de sa grossesse qu'elle était atteinte du cancer du sein et de métastases osseuses et hépatigues.»Toutes nos excuses.L'Itinéraire / 1er janvier 2009\t21 Santé/Rien-être Isabelle Brabant / Profession : sage-femme Jérôme Savary Isabelle Brabant a été l'une des premières sages-femmes au Québec.Elle a travaillé à la reconnaissance de cette profession pendant de longues années et a aussi milité pour permettre aux femmes de donner la vie de façon naturelle.Pour toutes ces raisons, le «Y» des femmes lui a remis l'automne dernier le prix «Femme de mérite» dans la catégorie sciences et santé.L'Itinéraire l'a rencontré à La Maison bleue, où elle travaille auprès de femmes enceintes en situation de vulnérabilité.«C'est ma propre expérience de mère qui m'a amenée à devenir sage-femme, explique Mme Brabant, mère de deux enfants.J'avais 24ans à l'époque et,durant ma grossesse, je n'ai pas trouvé le soutien dont j'avais besoin.Donner naissance n'est pas une mince responsabilité, et pourtant, le système de santé ne m'a pas proposé d'accompagnement adéquat.» La pratique de sage-femme est reconnue au Québec depuis 1999.Sauf que les sages-femmes ne courent pas les rues.Selon Isabelle Brabant, le Québec compte moins de 100 sages-femmes, alors que nous avons plus de 65 000 infirmières.À Montréal, par exemple, la maison de naissance de Côte-des-Neiges (il existe deux maisons de naissance sur l'île de Montréal) pratique 300 accouchements par année, mais elle refuse 1 000 femmes pendant la même période.«Il y a des régions complètes du Québec où il n'y a pas de sage-femme.Notre pratique pourrait être plus reconnue», revendique-t-elle.La vie, tout simplement La grossesse n'est pas un événement extraordinaire; elle ne nécessite a priori aucune intervention médicale.«C'est un événement normal de la vie.Par conséquent, s'il n'y a pas de complication, une femme suivie par une sage-femme ne verra pas de médecin pendant sa grossesse», précise Isabelle Brabant.D'ailleurs, là où les sages-femmes sont présentes, il y a plus d'accouchements normaux.«Quand des interventions médicales sont indiquées, elles représentent des progrès immenses, reconnaît-elle.Mais elles ont toutes des effets secondaires.Quand ces interventions ne sont pas indiquées, elles génèrent des effets secondaires d'ordre physique et psychologique pour la mère et le bébé.» Selon Mme Brabant, en légalisant la pratique des sages-femmes et l'existence des maisons de naissance, Québec a choisi la voie de la prévention en santé.Cependant, si cette pratique est reconnue partout dans le monde et dans plus de la moitié des provinces et territoires canadiens, quatre provinces canadiennes1 ne reconnaissent pas encore les sages-femmes.Sage-femme, une définition La sage-femme est une professionnelle qui suit les grossesses normales de femmes en bonne santé, les assiste pendant l'accouchement dans une maison de naissance, à la maison ou à l'hôpital.Et elle assure le suivi de la mère et du bébé dans les premières semaines.Dans ces cas-là, aucun médecin n'intervient.Par ailleurs, le nombre de césariennes n'a jamais été aussi élevé au Canada.«Le nombre de césariennes est passé de 7 % dans les années 1960 à 20% à la fin des années 1980.Aujourd'hui, on dépasse les 25 % de césariennes.Est-ce normal?», s'interroge-t-elle.Souffrir pour grandir Isabelle Brabant est persuadée qu'il y a une utilité à mettre au monde son enfant naturellement.«Lorsque dès les premières douleurs, on offre la péridurale [anesthésique puissant] à la femme qui accouche, on l'empêche de constituer les ressources qu'apporte le fait d'accoucher naturellement.La douleur a un rôle à jouer, mais bien entendu, ce n'est pas une Isabelle Brabant a été l'une des premières sages-femmes au Québec idéologie de la douleur pure et dure.» Isabelle Brabant rappelle que plus tard, le bébé nous demandera de nous dépasser, et ce sera plus facile de répondre à ses demandes si la mère et le père ont déjà profité de «cette occasion magnifique (l'accouchement) pour expérimenter la force qu'on a en nous».Les batailles de l'avenir Nous sommes déjà 7 milliards d'habitants sur la planète.Devrions-nous arrêter de faire des enfants?«Dans notre pays, notre population se renouvelle tout juste», observe la sage-femme Isabelle Brabant.«Si on ne se renouvelle pas, qui mènera les batailles qui nous restent à mener?Où seront les environnementalistes de demain si on ne fait pas de bébés?» Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et de l'île-du-Prince-Édouard n'ont pas encore légalisé la pratique des sages-femmes.¦ L'Ordre des sages-femmes du Québec www.osfq.org 22 L'Itinéraire / 1er janvier 2009 Photo: Jérôme Savary Environnement Nestlé accusée de «greenwashing» Une coalition de groupes environnementalistes vient de porter plainte auprès des Normes canadiennes de la publicité contre NestléWaters North America.Cette coalition comprend Les Ami(e)s de la Terre Canada, le Polaris Institute, le Conseil des Canadiens, Wellington Water Watchers et Ecojustice.Objet de la plainte : une publicité pour la marque d'eau embouteillée Nestlé Pure Life, parue dans le quotidien Globe and Mail en octobre.Cette publicité y mentionnait notamment que (traductions) «l'eau embouteillée est le produit de consommation le plus respectueux de l'environnement au monde» et que «Nestlé Pure Life est un choix sain, respectueux de l'environnement».La coalition soutient ainsi que cette publicité fait des déclarations fausses et trompeuses sur les incidences environnementales du produit.\t£ «Avec cette annonce, nous croyons que Nestlé a enfreint les exigences du Code canadien\tjj des normes de la publicité en matière d'honnêteté, de vérité, d'exactitude, d'équité et de\t5 convenance en publicité», dit Meera Karunananthan, du Conseil des Canadiens.\t^ La publicité stipule également que «la plupart des bouteilles d'eau ne se retrouvent pas\t^ dans les sites d'enfouissement et sont recyclées.» Selon la coalition, cette affirmation est\tJ également fausse : «La vérité est qu'un grand nombre de bouteilles d'eau ne sont pas\tc recyclées, un phénomène que la compagnie Nestlé Waters elle-même admet dans son\ts Corporate Citizenship Report 2008», dit Beatrice Olivastri, directrice générale, des Ami(e)s\t% de la terre.(Source : Novae)\t- Rénover en économisant énergie et argent Vous êtes propriétaire d'une maison unifamiliale, d'un jumelé ou d'une maison en rangée?Vous songez à rénover votre propriété?L'Agence d'efficacité énergétique peut vous aider avec le programme Rénoclimat.Rénoclimat est un programme de rénovation éconergétique pour les propriétaires de maisons unifamiliales, jumelées et en rangée.Ce programme comprend une évaluation énergétique avant et après les travaux de rénovation et une cotation énergétique de votre maison faite sur place par un conseiller en efficacité énergétique ainsi qu'un accès à de l'aide financière.En plus de l'aide financière du gouvernement fédéral (écoÉNERGIE - Rénovation), une aide financière vous est accordée pour la réalisation des travaux.Si vous désirez remplacer votre équipement de chauffage, vous pouvez bénéficier des aides fédérales par l'intermédiaire de Rénoclimat.Si vous êtes un consommateur de gaz naturel, vous pouvez bénéficier en plus des programmes des distributeurs de gaz naturel.Les consommateurs de propane peuvent bénéficier d'une aide financière équivalant à celle offerte aux consommateurs de gaz naturel.Si vous êtes consommateur de mazout et que vous effectuez des travaux à l'enveloppe de votre résidence qui en améliore sa performance de manière significative dans le cadre du programme Rénoclimat, vous aurez droit à une aide financière additionnelle pour le remplacement de votre équipement de chauffage par un équipement offrant un rendement énergétique (AFUE) égal ou supérieur à 85 % et homologué ENERGY STAR®.D'une valeur de 300 $, l'évaluation énergétique de votre maison avant travaux est offerte au coût de 149,95 $ (plus taxes).L'évaluation après travaux, d'une valeur de 150 $ est offerte sans frais si vous améliorez de manière significative l'efficacité énergétique de votre domicile.Il est primordial de communiquer avec l'Agence d'entreprendre vos travaux de rénovation en composant le numéro sans frais : 1 866 266-0008 ou www.aee.gouv.qc.ca (Source : Agence de l'efficacité énergétique) L'Itinéraire / 1er janvier 2009 Économie et consommation La crise économique de 2009 sera-t-elle aussi grave que la Grande dépression de 1929?1929 2009 Charles-Albert Ramsay Une assiette est encadrée sur le mur de la salle à manger de la maison de mes parents, à Orléans, en Ontario.L'assiette date de 1929.C'est l'un des rares souvenirs qui nous reste du magasin général de mon arrière-grand-père Albert Vinette, près de Clarence-Creek, un village agricole franco-ontarien.Il offrait ces assiettes, qui servaient aussi de calendrier, aux clients de son commerce, surnommé Vinette's Corner.Mais en 1930, il a dû fermer boutique à cause de la Grande dépression venue des États-Unis.Dans la famille, l'histoire veut que notre aïeul ait déchiré les notes de crédit de ses clients pour les faire disparaître.Du coup, la banque en détresse n'a pas pu piger dans les poches des agriculteurs.Et voilà qu'une nouvelle crise économique se pointe le nez.L'ampleur de la crise financière de 2009 pourrait même être semblable à celle de 1929, disent plusieurs experts.Mais le monde a-t-il vraiment changé?Quelles sont les similitudes et les différences entre les crises de 1929 et de 2009?«En 1929, on a laissé les banques couler.\thui, nous disposons de garde-fous qui n'y étaient pas auparavant.(.) La réglementation des marchés financiers, c'est drôlement important» \u2014 Gilles Dostaler, professeur d'économie à l'Université du Québec à Montréal D'abord, un petit rappel des événements.En 1929, l'économie américaine ralentit.Malgré tout, le président sortant, Calvin Coolidge, déclare qu'il envisage l'avenir avec «optimisme».Mais les inégalités sociales sont devenues énormes.Et ce, malgré plusieurs décennies de grands progrès technologiques.Les villes du pays sont entourées de taudis.La surconsommation fait des ravages grâce au crédit facile.Les fermiers sont trop endettés pour acheter des appareils modernes pour la culture de leurs terres.Sur Wall Street, le centre nerveux des affaires aux États-Unis, les instruments financiers douteux apparaissent.Les banquiers endossent des projets bidons plutôt que de financer des usines, parce qu'elles n'arrivent pas à concurrencer les rendements ahurissants de la Bourse de New York.Monsieur-Tout-le-Monde s'intéresse à la Bourse magique qui plane sur l'engouement créé par trois décennies de progrès fabuleux.L'invention de la radio, des avions, des voitures, le déploiement du chemin de fer et l'électrification des campagnes donnent l'impression que theskyis the limit.Mais le 24 octobre 1929, la Bourse s'écroule : c'est le jeudi noir.En 1933, la Bourse de New York a perdu la moitié de sa valeur.Entre-temps, des centaines de banques déposent leur bilan, car les citoyens, paniqués, tentent de retirer leur argent.Le taux de chômage passe de 3,2 % à 24,9 %, du jamais vu.Les prix de toutes sortes de denrées dégringolent.Le tout a un effet dévastateur sur les fermiers, rappelle Serge Coulombe, professeur d'économie à l'Université d'Ottawa.La déflation (réduction des prix) fait diminuer les revenus des fermes.Mais la valeur de leurs prêts ne bouge pas.Des centaines de milliers d'agriculteurs font faillite, comme en fait foi le fameux roman The Grapes of Wrath de John Steinbeck (1939).Tout cela pourrait-il se reproduire?Les économistes en doutent, car plusieurs leçons ont été tirées de la Grande dépression.Par exemple, les Bourses cessent leurs activités quand les actions baissent trop rapidement.Les gouvernements n'hésitent pas à sauver les banques quand la situation tourne au vinaigre.De plus, on a créé des services sociaux, un salaire minimum, des caisses d'assurance-emploi, des programmes de formation.Tout cela n'existait pas en 1929, rappelle Gilles Dostaler, professeur à l'Université du Québec à Montréal.M.Dostaler est l'un des rares économistes qui s'intéressent à l'histoire de la pensée économique plutôt qu'à des modèles mathématiques.«En 1929, on a laissé les banques couler.Aujourd'hui, nous disposons de garde-fous qui n'y étaient pas auparavant», dit-il.Mais attention : certains de ces garde-fous ont été retirés au cours des années 1990, déplore-t-il.«La réglementation des marchés financiers, c'est drôlement important», dit-il.Autre différence : les agriculteurs sont moins nombreux aujourd'hui qu'en 1929.Et ils sont moins vulnérables, espérons-le.Pour Vinette's Corner, cette crise n'aura pas le même impact qu'en 1929.Le magasin général a été démoli il y a longtemps.Ce qui en reste, c'est une assiette-calendrier et le souvenir du sacrifice qu'a représenté cette sombre période de l'Histoire.¦ Jacques Brasseul, 2003.L'Histoire des faits économiques de la Grande Guerre au 11 septembre, Armand Collin.24 L'Itinéraire / 1er janvier 2009 54 Eurêka! À 40 ans, on n'est pas fini! Micheline Rioux Journaliste de rue micheline.rioux@itineraire.ca Quand on a plus de 40 ans, trouver du travail n'est pas une mince affaire.L'âge constitue encore, hélas, un critère d'embauche.Grâce au Centre Eurêka, les sans-emploi de plus de 40 ans peuvent réintégrer le marché du travail.L'Itinéraire s'est rendu sur place pour mieux comprendre les succès de cet organisme.Monique Crevier, 49 ans, était à l'emploi d'une banque depuis quelques années lorsque son poste a été aboli, en 2002.Après avoir rencontré un orienteur, elle a décidé de donner un nouveau tournant à sa carrière, ce qui l'a amenée sur les bancs de l'université.Maintenant détentrice d'un BAC en communications et relations humaines, Monique s'est inscrite au club de recherche d'emploi du Centre Eurêka, où on offre une formation pratique de trois semaines en techniques de recherche d'emploi.Au moment de l'entrevue, elle en était à sa deuxième semaine.«Je me sens de plus en plus solide etje me suis beaucoup préparée intérieurement.Il ne me reste plus qu'à frapper aux portes», dit-elle fièrement.Un problème de santé peut aussi être un obstacle à la recherche d'emploi.Aziz Hamilou, 55 ans, a été victime d'un accident de travail en 2006, alors qu'il travaillait sur un chariot élévateur, dans un magasin de fournitures de bureau.Il en conserve des séquelles permanentes au dos qui font en sorte qu'il ne peut plus effectuer de travaux physiques.Aziz ne perd pas espoir.«Avant, je me sentais isolé et mal outillé pour chercher du travail.On m'a convaincu que mon problème de santé n'était pas un handicap et qu'il faut que je fasse valoir positivement mes compétences.» Une vidéo vaut mille mots L'une des techniques enseignées, qui fait ses preuves depuis les 32 années d'existence du Centre Eurêka, est la simulation d'entrevue sur vidéo.Les candidats peuvent ainsi voir leur comportement en regardant en groupe leur entrevue filmée.«Nous montrons aux candidats qu'ils ne sont pas en entrevue pour quémander du travail, mais bien pour offrir et vendre leurs services, et pour revendiquer un poste.En réalité, c'est l'employeur qui a le plus besoin du candidat que le candidat d'un travail», confirme M.Paul Gagner, directeur général du Centre Eurêka depuis huitans.M.Gagner comprend bien En arrière, de gauche à droite: Gilles Drouin, conseiller en emploi au Centre Eurêka, et Paul Gagner, directeur général du Centre Eurêka.En avant : Jean-Marc Saint-Vil, Monique Crevier et Aziz Elamilou, «clients» du Centre Eurêka.ÿ» «a rz-.T./ 'tipérloct geufeiptrlncel ma la situation des personnes qui cherchent un emploi, car il a déjà été dans la même situation et a été en recherche d'emploi pendant plusieurs mois.Les services du Centre Eurêka ne s'arrêtent pas aux techniques d'entrevue.Leur objectif est d'aider les candidats à mieux évoluer personnellement dans leurs recherches.«En rencontre individuelle, plusieurs de nos clients ont des deuils à faire quant à leur passé au travail.Leur estime de soi est parfois au plus bas.Le stress lié à la recherche d'emploi et la pression de l'entourage en sont souvent la cause», déplore M.Gilles Drouin, conseiller en emploi au Centre Eurêka.Monique Crevier, par exemple, n'a reçu aucun soutien de sa famille.«C'est-tu fini tes patentes?», se faisait-elle dire alors qu'elle était aux études.Les indispensables X et boomers Il semble évident que le marché de l'emploi a de plus en plus besoin de la génération X et des baby-boomers, puisque le taux de placement du Centre Eurêka est de 82%.L'organisme à but non lucratif est d'ailleurs l'un des rares au Québec à offrir un service continu à sa clientèle, pendant 12 mois.Sa clientèle provient en grande partie de personnes déjà servies par Emploi Québec.Les spécialistes d'aide en emploi prouvent que les 40 ans et plus ont fait leurs preuves et qu'on a besoin d'eux! ¦ Renseignements sur le Centre Eurêka : www.centreeureka.org.La Capitale \\£i=3iyîgfe f-^du ,coj?La Capitale du Mont-Royal L'achat et la vente d'une propriété, c'est une affaire de cœur et de savoir-faire .1, Garantie de service \u2022 Intégrité \u2022 Mise en marché % exceptionnelle \u2022 Conseils \u2022 Expertise \u2022 Opinion de la valeur marchande de votre propriété Venez voir qui nous sommes sur notre blogue: lacapitaledumontroyal.com Deux bureaux en plein coeur de Montréal: 1152 av.du Mont-Royal est 514 597-2121 2339 rue Beaubien est\t514 721-2121 L'Itinéraire / 1er janvier 2009\t25 Photo : Jérôme Savary Fiers partenaires de L\u2019Itinéraire et du magDVD Le 3e Œil pour l'aide aux jeunes de la rue Siège social: 1255, rue Berri, Montréal (Québec) H2C 4C6 Téi.: 514 849-3581 Téléc.: 514 849-7019 lUUJUJillb linimnmmiiPi n uni itui j ______«_A L\u2019 {CHANGE Livres, CD, DVD d\u2019occasion 707 ET 713 MONT-ROYAL E8T © MONT-ROYAL (514) 523-6389 1 v> QUÉBÉCOIS Gilles Duceppe Chef du Bloc québécois Député de Laurier-Sainte-Marie 1200, rue Papineau, bureau 350 Montréal (Québec) H2K4R5 Téléphone : 514 522-1339 Télécopieur : 514 522-9899 ON LUTTE À VOS CÔTÉS SCFR Syndicat canadien de T la fonction publique ftq Ville-Marie Montréal DEUX COMPTOIRS ACCES VILLE-MARIE POUR MIEUX VOUS SERVIR Pour accéder aux programmes, aux activités et aux services offerts par l\u2019arrondissement de Ville-Marie Bureau d\u2019arrondissement 888, boul.De Maisonneuve Est, 5P étage Montréal (Québec) H2L 4S8 © Berri-UQÀM Hôtel de ville 275, rue Notre-Dame Est Montréal (Québec) H2Y 1C6 © Champ-de-Mars Les comptoirs sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 sans interruption Renseignements : Composez le 311 ville.montreal.qc.ca/villemarie Fxpression / mots dp camelots Bill Economou Camelot, Marché Atwater A day at the Canadian war museum On July 31, 2005, I visited the new Canadian war museum in Ottawa with one of my friends - we were impressed by its magnificent architecture and interesting things among others.The museum is not just about Canadian history, but world history as well - which makes it all the more fascinating.We found out information about the war of 1812 - when the United States declared war on England because of rumours that the British were using first peoples to thwart American land expansion.There was information about World War I.It was caused by the assassination on June 28,1914 in Sarajevo of Archduke Franz Ferdinand, who was the heir of the Austro-Hungarian throne-that was caused by the Black Fland; a university student by the name of Gavrillo Princep, who was studying political science, did this deed.I saw additionally, allied and German firepower and FHitler's limousine.There were five major causes of World War II: The treaty of Versailles; failure of the League of Nations; England's Neville Chamberlain's bungling and his appeasement; failure of the French army in the demilitarized Rhineland section of Germany; and FHitler himself.There was info on other wars as well.This is a very interesting place.Anyone with interest about world events should see this museum.It gives us a perspective on how the world came to where it is now.La limousine de Hitler, exposée au musée canadien de la guerre Patrick Kennedy Camelot, rue prince-Arthur Viking Salut les clients! J'avais envie de vous dire que si vous me voyez gelé et grelottant dans le froid de l'hiver mordant, c'est mon choix.J'peux aller me réchauffer quand je veux, mais j'aime beaucoup l'effet du froid.C'est mon côté Viking.C'est très stimulant pour l'imagination d'être fier et tough devant les défis de Mère nature.Ça endurcit son homme de passer à travers les défis.Joseph Clermont Camelot, supermarché Metro sous le pont Jacques-Cartier L'indifférence Comment peut-on être indifférent et ne pas réagir face aux personnes qui souffrent, qui ont froid et qui ont faim?Moi-même, je suis pauvre et je réussis pourtant à aider certaines personnes de tout mon coeur.Souvent, je me demande pourquoi les humains sont si égoïstes.Je remercie mes ami(e)s et clients qui m'aident dans la vie.Je vous aime tous sans indifférence.Bonne année à tous! Merci encore et encore.Daniel Grady Camelot, Des Pins/St-Laurent Art paintings at St-James Loving a lot of different kinds of art paintings, I like to paint some that have no meaning.One time, I painted an American tank.I also appreciate the work from other art painting artists at St-James United Church like, Dougy Jesus, Dana Williams, Chris and Danny.Well, I feel great when I paint.I feel no restrictions and I have peace in my soul and I share it with people around me.I'm not judged by the paint I do so I feel better about myself.You feel like you've accomplished something.St-James United Church is now better than before.They tore down a part of it and rebuilt it and it looks a lot better now.It's a also a place to relax and play different games or just to sleep in one of their beds.They also serve a meal every weekday in the late afternoon and they are very good and different each time.The people, who go there sometimes, just want to talk with someone.They have the sense of worth there and they receive people -anybody from all walks of life- with a hearty welcome.They have some very good art paint artists there.These artists are well experienced and they give a lot of love in the work they do.They bring art to their life and express it, showing how they feel the world.Art painting brings them something positive to live.Jacques Élisé Camelot, métro Sherbrooke Amour et paix Nous sommes dans la période des fêtes et je crois que ce moment est propice pour penser à de bonnes choses pour les jours à venir.C'est aussi une fête pour les enfants et c'est à vous, pères et mères, de leur donner de l'amour ou le meilleur de vous-mêmes.Et si ce n'est pas possible, le plus beau cadeau que vous puissiez leur offrir, c'est une famille d'accueil sérieuse.Il s'agit également d'une période pour ceux qui sont confiants.La confiance nous permet d'être plus fort, de réaliser de belles choses et d'atteindre les buts que nous nous fixons au lieu de nous attarder à des événements négatifs, ce qui n'est pas bon pour l'esprit.Je veux profiter de ce texte pour offrir mes meilleurs voeux au personnel du journal, c'est-à-dire : le directeur, le personnel de la rédaction, la personne qui s'occupe des programmes sociaux, le représentant des camelots, les intervenants et intervenantes ainsi que le personnel de la cuisine.Je ne lésai pas nommés, car je crois que vous les connaissez.Je veux aussi porter une attention spéciale au centre de jour St-James qui me tient à coeur, dont je suis membre.Je m'y rends presque tous lesjours.Cequi me frappe le plus, c'est le contact humain et professionnel des intervenants, sans oublier l'atelier d'art du centre qui me permet de pratiquer mon art et d'échanger avec d'autres artistes.Aussi, je ne veux pas oublier Anne-Marie Beaulieu, coordonnatrice de l'atelier, Bernard Racicot, intervenant, Alain Spitzer, directeur du centre et Kathleen, une autre intervenante.À tous et à toutes, de bonnes fêtes! L'Itinéraire / 1er janvier 2009\t27 Photo.-B/ll Econom Maxime Camelot, métro Jarry et Fleury/De la Roche Grand-papa pour la première fois Voilà, je suis grand-père.Depuis un an déjà, ma fille Natacha a un petit garçon.Et devinez quoi, elle a décidé de l'appeler Maxime! J'en suis pas mal fier, comme vous pouvez l'imaginer, sans compter que j'aime beaucoup mon prénom.Aussi, on ne peut se tromper sur les gènes de mon petit-fils, car il a, comme sa mère et moi, une tache de naissance sur le visage.En Californie, là où vivent ma fille et son chum, peut-être que mon petit-fils aura plus de facilité à se faire enlever sa tache de naissance que moi à Montréal.Dans tous les cas, je le lui souhaite.En ce qui concerne ma fille, cette tache ne l'a pas empêchée de se trouver un bon mari et je suis content pour elle.Par ailleurs, je suis heureux qu'elle ne soit pas tombée dans la drogue ni dans la rue, car sa maman avait des problèmes de consommation.Pour la petite histoire, ma fille Natacha a été conçue sur le Mont-Royal à l'occasion de la Saint-Jean Baptiste.La mère de Natacha a également appris la naissance de Maxime, et je sais qu'elle a été très heureuse de la nouvelle.Malheureusement, je n'ai pu voir mon petit-fils qu'en photo, mais j'espère le rencontrer en personne prochainement.Je crois que l'arrivée du petit Maxime me fait grandir.Le fait de devenir grand-père m'a fait réaliser que ma famille continue de s'élargir et que je ne suis pas seul dans la vie.Je suis content qu'un autre Maxime puisse me survivre lorsque je ne serai plus de ce monde.Robert Camelot de Maisonneuve / Alexandre de Sève (TVA) Pierre Goupil Camelot, rue Masson (SAQ) Aqua Le corps, nous disent les savants, est composé à 98 % d'eau (aqua en latin).Assez fantastique, non?Et l'eau nous régénère, nous rafraîchit, nous guérit.Plusieurs fois par jour, nous nous devons de faire des ablutions avec de l'eau bénite ou celle du robinet, selon que nous croyons en Dieu ou non.Les Grecs des temps anciens le savaient.Ils cherchaient la substance universelle qui reste permanente à travers tout le devenir.«Cette substance, l'école de Milet pensa la trouver dans la manière dont les choses sont faites.Pour Thalès, la substance est l'eau : toutes choses, en effet, se nourrissent d'humidité, et toutes les semences ont une nature humide.Mais cette matière renferme en soi un principe de mouvement: elle est vivante, elle possède une âme.»1 L'eau est à l'origine de la vie, ça, même les biologistes ne la contestent pas.Au contraire, même.L'eau estaussi un moyen de purification et une source de régénérescence.Pensez à tous ces spas, bains tourbillons et bains dans la rivière ou dans la mer.L'eau est notre mère première.Buvons-en, prenons des bains lorsque nous avons mal physiquement.L'eau est aussi nécessaire que le soleil, qui lui nous déshydrate.Le seul remède?Boire de l'eau froide.Les marchands l'ont compris et nous vendent de l'eau embouteillée pour étancher notre soif.L'eau sert aussi à éteindre les feux, ce qui n'est pas rien.Enfin, moi, cet été, j'ai passé de nombreux jours à prendre la pluie comme un cadeau du ciel et à me faire tremper volontairement lorsqu' arrivait une averse, au lieu d'écouter les météorologues qui capotent et nous font capoter sur ce beau phénomène naturel.Vive l'eau et la nature, même si à Montréal nous vivons dans le béton, l'acier et la brique avec ici et là un petit îlot de verdure qui lui aussi a besoin d'eau.Ceci dit,je ne néglige pas quelques parcs.Savoir apprécier humblement Bonjour chers lectrices et lecteurs, confrères et consoeurs camelots.À mes anciens clients du Marché St-Jacques, sachez que j'ai quitté mon «spot» de vente parce que le marché a fermé son site extérieur à la fin du mois d'octobre (snif, snif).Comme l'achalandage a beaucoup diminué, je me suis trouvé un autre lieu de vente, devant TVA.Je tiens à saluer mes nouveaux lecteurs et lectrices de TVA, plus particulièrement Mme Claire Lamarche, qui s'attend toujours à me voir à mon poste, M.Jean Lapierre, qui lui m'offre beaucoup de jasette (même quand le vent souffle «pardessus la tête») et se soucie de ma santé, et le journaliste M.Alain Laforest.Gardez vos sourires et le mien.Présent depuis maintenant quatre mois à l'entrée du boulevard de Maisonneuve, je m'y plais bien.Merci aux personnes généreuses.Grâce à elles, j'ai pu me payer deux paires de jeans Levi's.Je ne veux pas faire de «tétage», mais j'apprécie tout simplement votre intérêt pour le magazine et pour celui qui le vend.J'aime répondre aux questions que les lecteurs me posent, alors n'hésitez pas à venir me voir pour en savoir plus sur L'Itinéraire.GROS MERCIS encore à toutes et à tous et portez-vous bien, comme c'est mon cas.À la prochaine! ¦1 La philosophie grecque, Charles Werner, Petite bibliothèque Payot Yvon Massicotte Camelot, chemin de la Côte-des-Neiges (Renaud-Bray) S'accrocher pour réussir Quand, un jour, la vie sociale et le travail ne font plus partie de notre quotidien, certains se laissent aller pendant que d'autres s'accrochent dans l'espoir de changer les choses.Est-ce du courage, de la ténacité, de la force de caractère ou des gênes spéciaux, je ne saurais vous le dire.Chose certaine, je suis un battant et je m'accroche.Un jour, un ami m'a parlé de L'Itinéraire.J'avais des préjugés, mais j'ai été convaincu en écoutant ce gars fier qui semblait s'organiser assez bien.Pourquoi pas moi?De toute façon, avec mon opération au dos, je ne pouvais plus faire les travaux que je faisais avant dans l'émondage d'arbres.J'ai décidé de devenir camelot pour L'Itinéraire.Peu à peu mais non sans peine, mes horizons se sont élargis.En janvier 2007, lorsque j'ai commencé à vendre le magazine, il ne faisait pas très chaud.Une vingtaine de magazines en mains, je me suis mis aux aguets pour ne pas laisser échapper aucun client potentiel.Quand j'en voyais un, je lui criais « L'Itinéraire, la première édition du mois de janvier, un petit 2 $ pour supporter la cause des sans-abri.» Après qu'une vingtaine de passants aient à peine osé me regarder, j'ai décidé de me placer en face à la librairie Renaud Bray.Il faisait-12 degrés.J'avais les pieds et les doigts gelés.Mes premières journées, je vendais six revues pour autant d'heures.Mais, avec de la ténacité, j'ai réussi à me bâtir une clientèle respectable qui m'encourage régulièrement.Aujourd'hui, beaucoup de choses ont changé dans ma vie, même si ce n'est pas facile de se débarrasser de ses vieilles habitudes.Je me sens respecté et j'aime mon travail de rue.J'ai retrouvé la joie de vivre d'antan.28 L'Itinéraire / 1er janvier 2009 Fxpression Appauvrissement de la classe moyenne et saignée des plus démunis! Jean-Marc Boiteau Journaliste de la rue La récession qui sévit aux États-Unis se fait aussi sentir au Québec.La hausse du prix des denrées alimentaires de base, la diminution des salaires par apport au coût de la vie, la flambée du prix du pétrole, l'écart grandissant entre les riches et les pauvres affectant la classe moyenne comme, m'ont amené à me questionner sur les véritables sources de cette crise.Les spéculateurs boursiers de même que les intermédiaires (acheteurs en gros) sont des acteurs de premier plan lorsqu'il est question de hausse du prix des denrées et du pétrole.Ces personnes ne visent qu'à faire de plus en plus de profit! «On devrait éliminer l'intervention des intermédiaires et des spéculateurs boursiers dans le marché des produits de première nécessité, cela provoquerait une diminution des prix du coût des aliments et du pétrole», assure Léo-Paul Lauzon1, collaborateur à L'Itinéraire et titulaire de la chaire d'études socio-économiques de l'UQÀM.Pour les besoins de cet article, j'ai en effet contacté Léo-Paul Lauzon.À sa suggestion, cette rencontre s'est déroulée autour d'un excellent repas, généreusement offert par le «prof».Volubile, M.Lauzon m'a fourni plusieurs références et statistiques sur le sujet.«On devrait éliminer l'intervention desintermédiaireset des spéculateurs boursiers dans le marché des produits de première nécessité, cela provoquerait une diminution des prix du coût des aliments et du pétrole» \u2014 Léo-Paul Lauzon, titulaire de la chaire d'études socio-économiques de l'UQÀM Parmi celles-ci, on retrouve M.René Morissette, économiste senior à Statistique Canada, qui dit que le revenu annuel de la classe moyenne a baissé, passant de 39 938 $ en 1980 à 37 722 $ en 2005.Pourtant, pendant ce temps, les entreprises et institutions financières ont engrangé des profits record.Selon M.Morissette, plusieurs facteurs sont responsables du phénomène de la stagnation relative des gains des travailleurs: «L'introduction de l'informatique augmentant la demande de travailleurs qualifiés tout en diminuant celle des travailleurs non qualifiés, l'augmentation de la concurrence entre les entreprises les forçant à réduire les coûts de production et les salaires des employés ainsi que la baisse du taux de syndicalisation, ont certes eut des conséquences sur la baiss, des salaires.» M.Richard Dupaul, journaliste économique au journal La Presse, résume ainsi la situation que vit actuellement la classe moyenne: «Criblé de dettes, accablé par le crédit plus rare et paralysé par des salaires stagnants, l'américain moyen est étranglé par la hausse des prix de l'énergie et des aliments.» Les conséquences?Un pouvoir d'achat réduit, un endettement et des faillites à la hausse atteignent actuellement la classe moyenne.Les plus pauvres ont maintenant de la difficulté à se payer du pain, du lait, du fromage, des oeufs et des denrées de première nécessité comme les produits céréaliers.Le prix élevé du pétrole a des conséquences directes\u2019sur les coûts de production et d'exportation de nos produits.En 197C par exemple, l'essence à la pompe se chiffrait à 0,46 $ le litre alors qu'en septembre 2008 il est monté à 1,29 $ le litre! Les producteurs sont ainsi contraints d'augmenter le prix des aliments et en refilent la facture aux consommateurs! Entre 2002 et 2007, le prix du pain et des céréales a augmenté de plus de 35%.Les prestations d'assurance-emploi et de rletraite ainsi que les salaires sont loin d'avoir bénéficié de1 telles augmentations! J'ajouterai personnellement que les riches se sont tout bonnement engraissés sur le dos du reste de la communauté.L'écart entre les riches et les pauvres n'a jamais été aussi grand.D'après Statistique Canada, 900 000 enfants vivent aujourd'hui dans la pauvreté au pays! PeuJ^îre serait-il temps pour ces messieurs de la haute bourgeoisie d'apprendre ce que c'est que le principe du vase communiquant.Si un jour leur argent ne valait plus rien, saigneraient-ils les plus démunis de notre société pour se nourrir?¦ 1- M Léo-Paul Lauzon est l'auteur du livre Contes et comptes (tome 11) publié aux Édition Lanctôt.^ De son propre aveu, il s'agit de son meilleur livre! $ L'Itinéraire / 1er janvier 2009\t29 Illustration / www.melissadeschenes.com Pierre Goupil Les heures de }ierre Goupil Micheline Rioux lemieux Journaliste de rue micheline.rioux@itineraire.ca L'automne dernier, dans un atelier d'artistes privé, seterminait l'éloquent vernissage de Pierre Goupil, Celui qui voit les heures.Camelot à L'itinéraire sur la rue Masson depuis plusieurs années, Pierre est aussi un artiste multidisciplinaire.En passant par le dessin, la peinture, le collage, le copy-art, le cinéma et l'écriture, il a créé les œuvres d'une exposition qui, sans équivoque, est une ode à la vie.Dans leur ensemble, les œuvres de Pierre Goupil témoignent en un clin d'œil des sillages de son existence peu banale.Né à Longueuil en 1950, dans une famille pauvre, Pierre a été initié très jeune au dessin.Son père, d'où il tient son talent artistique, était semble-t-il, un excellent dessinateur.«À quatre ans, j'envoyais mes dessins à Maman Fonfon, la populaire émission pour enfants diffusée à Radio-Canada dans les années 50.J'ai gagné le prix du meilleur dessin plusieurs fois!» s'exclame-t-il.Faute de moyens, sa mère lui fournissait tout ce qui pouvait lui tomber sous la main - bouts de cartons, de papier et pages de magazines - pour que son fils puisse s'exprimer en bricolant.Cette manière de recycler l'a inspiré tout au long de ses créations.La lecture a été sa plateforme d'apprentissage à l'adolescence.«J'étais un boulimique de lecture! Je lisais autant des polars que du Daudet, du Saint-Exupéry et surtout j'adorais lire des encyclopédies.C'était l'Internet de notre époque.» Comme tout bon boomer qui s'assume et se respecte, il a été un inconditionnel de la revue revendicatrice et surréelle de la révolution tranquille Planet, sans oublier la musique des Stones, des Beatles, de Jacques Brel et de Barbara.C'est au début de la vingtaine que Goupil a développé son sens artistique.Après la gouache et le dessin, il a été initié à l'encre de Chine et à l'acrylique sur toile.Au même moment, il admet que son amour des femmes lui a ouvert l'esprit à une tout autre forme d'expression.«Ma première blonde, je ne l'ai eu qu'à 22 ans! Dans ce temps là, on était un peu niaiseux, l'éducation sexuelle n'était pas écrite dans les cahiers de catéchèse.C'est à cet âge que j'ai développé une passion pour le dessin de nus.» Les œuvres de Pierre Goupil témoignent en un clin d'œil des sillages de son existence peu banale.Ne pouvant vivre de son art, Pierre Goupil a été professeur suppléant au secondaire pendant près de 10 ans.Malheureusement, la pression exercée par le système d'éducation et l'instabilité de son travail de suppléant pour de multiples matières ne l'ont aidé en rien à tisser des liens de confiance avec ses élèves.L'épuisement professionnel était inévitable.Suite logique, le chômage suivi de l'aide sociale.Il souffre du trouble bipolaire et il ne s'en cache pas.Son aptitude pour les arts a été salvateur pour lui.«Quand j'ai un high, j'en profite pour créer et je suis très productif.C'est là que je peux entreprendre l'écriture d'un scénario de long métrage, dessiner ou peindre des tableaux.Quand j'ai un down, je me repose», a-t-il confié.Sa facilité à jouer avec les formes, les couleurs, l'ombre et la lumière, l'ont amené à créer deux longs métrages, qu'il a financés de ses propres poches, sans subventions.À 58 ans, il se sent aussi intense que dans sa trentaine et il créé toujours, sans compter ses heures.) nu; Quelsques oeuvres de l'exposition de Pierre Goupil 30 L'Itinéraire / 1er janvier 2009 Faites le point sur vos habitudes de jeu.Découvrez votre portrait de joueur en vous procurant le dépliant 8/8 sur le site 8sur8.com.Si le jeu n'est plus un divertissement.JEU : AIDE ET RÉFÉRENCE une initiative de Loto-Québec FONDATION MISE SUR TOI ILS NE QUETENT PAS ILS TRAVAILLENT.En achetant L\u2019Itinéraire, vous aidez des centaines d\u2019êtres humains en difficulté qui travaillent à retrouver leur dignité.\tLniNkjprçE\t \t\t -il J\t1 mvj\t i J\t\t www.itineratre.ca l\u2019itihkraiRI ZOOM MEDIA « Dans une vision solidaire de Montréal, l\u2019arrondissement de Ville-Marie est fier d'appuyer l\u2019insertion sociale et L\u2019Itinéraire.» Ville-Marie Montréal© Benoit Labonté Maire de I arrondissement "]
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