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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
dimanche 1 mars 2009
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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L'itinéraire, 2009, Collections de BAnQ.

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[" lttinerai *£?*»*\u2022 IL NE QUETE PAS.IL TOURNE LA PAGE En achetant L\u2019Itinéraire, vous aidez des centaines d\u2019êtres humains en difficulté qui travaillent à un chapitre plus positif de leur vie.« Dans une vision solidaire de Montréal, l\u2019arrondissement de Ville-Marie est fier d\u2019appuyer l\u2019insertion sociale et L\u2019Itinéraire.» Ville-Marie Montréal© Benoit Labonté Maire de l\u2019arrondissement '\"\u2022wWW' PHr wppf Prêts à Claude Lyretfe Camelot | Métro Sherbrooke a www.itineraire.ca !JKS?\"rAJT0UO« ZOOM MEDIA \t\t1 \t' \u201d 7T\t 1,\t\t \t1 y\t\t\t ¦\t ~~~ .\t\t Cet espace publicitaire est une gracieuseté de Zoom Média et de cet établissement. INTERVENANT/TE À LA DISTRIBUTION DE L'ITINÉRAIRE Sous la responsabilité de la directrice de l'insertion sociale, la personne recherchée soutient les camelots dans leurs activités de distribution du magazine L'Itinéraire.Il s'agit d'un travail de terrain où l'intervenant assiste les camelots pour développer leurs moyens de subsistance et d'autonomie.Les tâches sont (une version plus détaillée est disponible sur notre site itineraire.ca): \u2022\tAccueillir et former les nouveaux camelots \u2022\tSuperviser les personnes en insertion à la distribution \u2022\tPréparer et animer les réunions d'équipes des camelots \u2022\tAssister les camelots dans la gestion de leurs finances personnelles Conditions de travail : \u2022 Permanent, 35 hres / sem, salaire selon l'échelle en vigueur Envoyez votre cv à Jocelyne Sénécal à jocelyne.senecal@itineraire.ca ou par télécopieur au (514) 597-1544 Don en matériel pour la réinsertion en emploi Pour la formation des jeunes en production vidéo et audio Matériel pour le montage vidéo et enregistrement -\tChaises de bureau -\tOrdinateurs Pentium 4 -Ordinateur Mac G4 (IGo de Ram ) -\tDes écouteurs -\tCompresseur -\tConsole avec pré-ampli -\tMicros avec pré-ampli Pour l'aménagement de la salle de projection -\tProjecteur -\tSystème de son complet avec console et micro sur pied -\tOrdinateur portable Pentium 4 -\tÉcran de projection rétractable -\tRideaux de scène Pour le Café sur la rue et services psychosociaux Équipement de restaurant utile -\tPetit frigo, bar à salade -\tLaveuse /sécheuse -\tPannes de cuisson pour réchauds -\tRéchaud pour les sauces -\tDouilles à pâtisserie -\tSpatules neuves -\tPilon à patate commercial -Bons couteaux -Verres de 6 onces en plastique -\tPetits bols à dessert (style ramequin) -\tSoucoupes, assiettes -\tPetites cuillères, fourchettes, -\tCabarets -\tGros chaudrons à fond épais -\tLinges à vaisselle Contactez Jocelyne Sénécal 514 525-5747, poste 230 jocelyne.senecal@itineraire.ca DU 4 FEVRIER AU 3 MAI 2009 LA COLLECTION LOTO-QUÉBEC EN MOUVEMENT peinture sculpture verre gravure eau-forte médiums mixtes estampe aquarelle encre collage photographie crayon sérigraphie gouache huile pastel collagraphie papier mâché fusain monotype linoléum bois gravé pointe-sèche métal géofilm céramique colle chaude encaustique lithographie rehaut tissage papier moulé lavis pliage photocopie burin cuivre martelé épreuve argentique sanguine relief graphite craie polychrome frottis pellicule acrylique cire Espace Création Collection DA iTli Loto-Québec JU Eh collaboration avec LA PRESSE Entrée libre + 500, rue Sherbrooke Ouest / Métro McGill / 514499.5087 lotoquebec.com/espacecreatior ANS Actualité et vie urbaine 8 Pas toujours plein, le panier d'épicerie.Culture 10\tL'ONF offre l'accès instantané à plus de 700 productions 11\tHôtel Pacifique/Jeunes créateurs debouts Santé/Bien-être 13 Six adultes trisomiques au sommet 15 Stress: ne négligez pas les caresses 15 Universitaires dopés au Ritalin?La une 16 James Hyndman Environnement 19 De l'huile de coude écologique Développement social 21 Être ou ne pas être une entreprise socialement responsable, là est la question 23 Survivre à la bombe atomique Monde du travail L\u2019ITINERAIRE Le Groupe communautaire L'Itinéraire est un organisme à but non lu era tiff on dé en 1990 pour aider les personnes de la rue.Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'itinérance, l'alcoolisme ou la toxicomanie.Rédaction et administration \u2022\t2100, boul.de Maisonneuve Est, bur.001 Montréal (Qc)H2K4S1 Le Café sur la rue \u2022\t2101, rue Ste-Catherine Est Ma g DVD Le 3e Œil \u2022\t2103, rue Ste-Catherine Est, 2e étage Téléphones: 514 597-0238 514 525-5747 (services rue Ste-Catherine) Télécopieur : 514 597-1544 Courriel : itineraire@itineraire.ca Site: www.itineraire.ca ° U 1 ° n 0 rn a cl ornes iSZ'Mn'eij Le magazine L'Itinéraire Éditeur et directeur général : Serge Lareauit Rédactrice en chef : Audrey Coté Adjoint à la rédaction : Jérôme Savary Designers graphiques, infographistes : Claude Lavoie, latrame.net Serge Cloutier, drafter.com Photo de couverture : Éric Carrière Révision : Lorraine Boulais, Hélène Paquet, Sylvie Martin, Sophie Desjardins, Pierre Aubry, Isabel Matte, Jean-Pierre Bourgault, Noëlle Samson et Philippe Robert Site Internet : Serge Cloutier, drafter.com Imprimeur : Québécor World Conseillers publicitaires : Renée Larivière :1 866 255-2211 / renee.lariviere@itineraire.ca Mario St-Pierre :1 866 570-6668/ mario.stpierre@itineraire.ca Le conseil d'administration Président : Robert Beaupré Vice-président : Jean-Paul Baril Trésorier: Catherine Isabelle Secrétaire: André Martin Conseillers: Tanéa Castro,Gabriel Bissonnette (rep.camelots), Alexandre Péloquin,Yvon Massicotte et Pierre Goupil L'administration Directeur général : Serge Lareauit Directeur marketing/communications: Richard Turgeon Directrice de l'insertion sociale : Jocelyne Sénécal Directeure de l'administration et des ressources humaines : France Beaucage Adjointe à l'administration : Nathalie Gélinas Conseiller au développement stratégique et financement : Mario St-Pierre Coordonatrice de la publicité : Karoline Bergeron Conseiller au développement stratégique et partenariats : Guillaume Lacroix 24 Claudette Carbonneau / Mobilisée et certaine d'avancer\tAbonnement WWW.jtjneraire.Ca OU 514 597-0238 Expression 27\tLa dépression, c'est le bonheur qui se repose / Mots de camelots 28\tMots de camelots 30 Dans combien de temps pour la famille Villanueva?Le magazine L'Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d'aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, L'Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en majorité par des personnes vivant ou ayant connu l'itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le font pas pour L'Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec le 514 525-5747, poste 230.Convention de la poste publication N° 40910015, N0 d'enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L'Itinéraire, 2100, boul.de Maisonneuve Est, Montréal (Québec) H2K4S1, itineraire@itineraire.ca Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d'envoi postal et nos coûts rédactionnels, par l'entremise du Programme d'aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.-Canada L'Itinéraire est appuyé financièrement Par L'ŒUVRE èA LÉGER W* Pour la dignité humaine au Québec et dans le monde L'Itinéraire est membre de : 77r*$t cu+ifi£ A^DA % mk V Association nord-américaine des journaux de rue Le réseau international des journaux de rue ISSN-1481-3572 Québécor est fière de soutenir l'action sociale de L'Itinéraire en lui offrant des services d'imprimerie, de promotion télé et imprimée ainsi que le câble et Internet haute vitesse Vidéotron.4 L'Itinéraire / 1er mars 2009 Audrey Coté iRédactrice en chef audrey.cote@itineraire.ca edito Reuters appuie les journaux de rue : Un soutien essentiel aux médias indépendants Avec le déploiement des nouvelles technologies, l'industrie des médias est en transformation, particulièrement les imprimés dont les recettes diminuent chaque année.Si la conjoncture n'est pas facile pour les grands réseaux de presse, imaginez ce qu'il en est pour les médias indépendants.Le soutien de la diversité de presse passe par un appui tangible aux médias alternatifs, mais les gouvernements sont loin de comprendre cela, semble-t-il.d'avoir été choisi pour tenir un rôle dans le développement de leur réseau international.J'espère qu'ensemble, nous pourrons atteindre les objectifs innovateursetambitieuxde cet organisme et aider ces médias indépendants à travers le monde.» L'Itinéraire relève du mouvement des journaux de rue, ces centaines de publications vendues dans les rues des grandes villes du monde et qui apportent un soutien aux personnes sans emploi.Toutes ces publications indépendantes doivent fonctionner dans un marché concentré.Ce n'est pas facile pour un petit média de faire sa place et de se rentabiliser.Marquant le début du 15e anniversaire du Réseau international des journaux de rue (International Network of Street Papers -INSP), David Schlesinger, rédacteur en chef de l'agence de presse Thomson Reuters, a accepté en début d'année la présidence d'honneur de ce regroupement, qui comprend une centaine de journaux de rue, répartis dans 40 pays.Serge Lareault, éditeur de L'Itinéraire et président du conseil d'administration de l'INSP, a annoncé la nouvelle en provenance du siège social à Glasgow, Écosse.David Schlesinger est à la tête de l'agence de presse la plus réputée et la plus importante au monde, Thomson Reuters.Maintes fois honoré par de prestigieux prix, il est un journaliste respecté dans les domaines de l'économie et de la finance.De ses bureaux à Londres, M.Schlesinger a commenté son nouveau rôle au sein du mouvement des journaux de rue: «L'INSP est une organisation pour laquelle je me suis engagé ces dernières années, tant personnellement que professionnellement, par l'intermédiaire de Thomson Reuters.Je crois que les journaux de rue sont une merveilleuse occasion pour les personnes vivant dans la grande pauvreté de s'exprimer sur nos sociétés et d'améliorer leurs conditions de vie.Je suis sincèrement honoré Pour Serge Lareault, il s'agit d'une nomination aussi importante qu'excitante : «Thomson Reuters était déjà un partenaire important pour l'INSP, car l'agence fournit depuis quelques années des articles et photographies aux journaux de rue.Lorsque nous avons rencontré M.Schlesinger à Londres et qu'il a accepté le poste, de nombreuses possibilités se sont offertes à nous.» Serge Lareault, qui a déjà travaillé avec l'INSP au démarrage de journaux en Afrique, souhaite que l'engagement de M.Schlesinger entraîne d'autres médias et agences de presse à emboîter le pas pour aider les journaux indépendants.David Schlesinger contribuera aux relations entre l'INSP et ses différents partenaires pour assurer l'émergence de nouveaux journaux de rue dans le monde.L'engagement de l'agence Thomson Reuters est un exemple remarquable de la solidarité d'une grande entreprise de presse.Au nom de la diversité de presse, l'appui de la population, des grands consortiums de presse et des gouvernements est essentiel.À Montréal, L'Itinéraire est choyé, car il reçoit un appui important des autres médias, notamment ceux de Québécor et sa filiale Vidéotron, de Radio-Canada et de Télé-Québec, de même que d'une foule d'autres médias.Nous sommes privilégiés d'être si bien soutenus.Mais tous n'ont pas cette chance.David Schlesinger, rédacteur en chef de l'agence de presse Thomson Reuters, est désormais le président d'honneur du Réseau international des journaux de rue (INSP) Le pire, en ce moment, est le fait que le gouvernement Harper ne cesse de vouloir sabrer l'aide fédérale aux magazines.Les menaces d'abolir le Fonds du Canada pour les magazines ou le Programme d'aide aux publications (réductions consenties par Poste Canada sur les frais d'envoi des publications aux abonnés) risquent de faire cesser la publication de certains titres canadiens si elles se concrétisent.Ces programmes, qui visaient à maintenir la diversité des publications canadiennes, sont attaqués par un gouvernement inconscient.En fait, le gouvernement met lui-même la hache dans la diversité de presse.Et vous, qu'en pensez-vous ?Commentez cet éditorial à www.itineraire.ca L'Itinéraire / 1er mars 2009 5 Les cartes-repas Un don qui casse la faim! As-tu de la monnaie?Non, mais j'ai une carte-repas! Vous voulez aider les gens de la rue autrement qu'en leur donnant directement de l'argent?Les cartes-repas de L'Itinéraire sont des cartes prépayées par les donateurs donnant droit à un repas complet dans une atmosphère chaleureuse et humaine au Café L'Itinéraire.Le Café L'Itinéraire est un restaurant à but non lucratif offrant plus de 600 repas par semaine aux plus démunis.«La carte-repas, c'est la possibilité d'un contact; quelques mots échangés en la tendant, et plus encore à l'autre bout, dans la chaleur du café.Merci d'être là!» Catherine Perrin, animatrice de On fait tous du show business et chroniqueuse à Radio-Canada «Personne dans notre supposée société d'abondance ne devrait avoir faim.» Laurence Jalbert, auteure-compositeure-interprète « Comme ancienne itinérante, j'ai pu bénéficier de votre aide plusieurs fois.Maintenant, comme cuisinière au Café L'Itinéraire, je casse la faim des plus démunis grâce à vos dons.Acheter des cartes-repas peut faire la différence! Un gros merci! » \u2014 Pierrette Béchard, cuisinière au Café L'Itinéraire Formulaire de commande J'achète_______cartes-repas X 4$ =_____________________$ Je fais un don à la mission générale de L'Itinéraire de ?Postez-moi les cartes-repas pour que je les distribue1 1 En vertu d'une loi de Revenu Canada, les cartes achetées que vous distribuez vous-mêmes ne sont ?Je désire que vos intervenants ou bénévoles les distribuent2 pas admissibles aux déductions fiscales.M.?MmeU Prénom: Nom : 2 Vous recevrez votre reçu d'impôt au début de l'année 2010.Organisation :_____________________________________________________________________ Adresse :___________________________________________________________________App.Ville:______________________________Province:_________________Code Postal:_________ Paiement OChèque au nom du Groupe communautaire L'Itinéraire v/sa visa w MasterCard Téléphone :_____________Courriel :_____ Vous pouvez commander des cartes-repas en remplissant ce coupon ou par Internet au www.itineraire.ca Numéro de carte\tExpiration______/ 20_____ Mois Année Postez ce coupon au Groupe communautaire L'Itinéraire 2100, rue de Maisonneuve Est, Suite 001, Montréal (QC) H2K4S1 Information: Nathalie Gélinas 514 597-0238, poste 226 Le montant demandé pour la carte-repas est passé ce printemps de 3$ à 4$.Nous n'avions jamais augmenté le prix depuis 1998.L'augmentation des coûts des denrées alimentaires depuis 10 ans fait en sorte que le repas servi au Café L'Itinéraire coûte en réalité 5 $ ou plus.Nous avons dû finir par nous ajuster.Merci de votre compréhension et de continuer à être généreux ! 6 L'Itinéraire / 1er mars 2009 I p rpspan solirlairp I 'Itinprairp La Fondation André Gauthier valorise les camelots de L'Itinéraire Depuis plus de six ans, la Fondation André Gauthier soutient la mission de L'Itinéraire, qui vise à aider les plus démunis de notre société.La Fondation André Gauthier est un partenaire constamment à l'affut des besoins des plus défavorisés.Cet organisme travaille quotidiennement au mieux-vivre de tous, grâce à ses multiples missions visant précisément à établir des partenariats avec des organisations jouant un rôle central dans la lutte contre la souffrance, la maladie et la pauvreté.De nouveau en 2008, nous avons pu compter sur la Fondation André Gauthier pour notre programme de valorisation des camelots qui comprend l'achat de vêtements, des activités sociales et la soirée hommage aux camelots qui s'intégre à la soirée de Noël de L'itinéraire.Grâce à la Fondation André Gauthier, L'Itinéraire peut mieux revaloriser ses camelots.Merci mille fois à la Fondation André Gauthier! TELUS lutte contre le décrochage scolaire L'Itinéraire est heureux de recevoir 20 000 $ du comité d'investissement communautaire de TELUS, un appui financier important pour son projet d'insertion MagDVD Le3e Œil.Destiné à des programmes de stage en création audiovisuelle.Le 3e Œil permet à une quarantaine de jeunes par année de vivre une expérience de réussite personnelle tout en offrant une perspective d'avenir meilleure à des jeunes qui ont quitté l'école.Tenant le chèque du comité d'investissement communautaire deTELUS (degaucheà droite) : Serge Lareault, directeur général de L'Itinéraire, Sonia-Puce Laporte, participante au 3eŒil, Valérie Dubreuil, directrice Investissement communautaire deTELUS, et Bernard Lamarre, président du comité d'investissement communautaire de TELUS.En arrière, Fernando Manzo (participant), Sylvain Grenier (coordonnateur de production du 3eŒil), David Paquet (technicien-monteur), Gabriel St-Amand (participant), Isabelle Gallichan (coordonnatrice à la formation du 3eŒil) et Jeff Julmice (participant).comité d'investissement communautaire deTELUS.Ce sont les nouvelles passions, les talents et la soif de connaissance qui outilleront cette jeunesse pour un avenir plus prometteur.» Le 3e Œil est une projet d'économie sociale en production audiovisuelle.lnspiréduconceptdejournalderuequ'est le magazine L'Itinéraire, Le 3eŒilse veut un lieu d'apprentissage, de création et de découverte de soi pour des jeunes de 14à 30 ans.«Nous permettons, depuis 15 ans, à des personnes itinérantes de s'intégrer à un plateau de travail, avec des professionnels, pour produire et vendre un magazine dans les rues de Montréal, a expliqué Serge Lareault, directeur général de L'Itinéraire.Nous voulions faire la même chose pour les plus jeunes, mais avec un média qui les inspire, la vidéo.» Un local de 2 000 pieds carrés a été aménagé en studios d'enregistrement et de montage.Une quarantaine de jeunes par année reçoivent de la formation en milieu de travail et apprennent les rudiments de la production audiovisuelle.«L'impact sur les jeunes décrocheurs est majeur, a déclaré Serge Lareault.Leur parcours les a dévalorisés, certains affirment n'avoir jamais rien réussi.En s'exprimant dans un contexte aussi emballant que le cinéma, ils reprennent confiance en eux et retrouvent l'envie de se dépasser.» L'objectif du 3e Œil est d'amener 8% des jeunes participants à reprendre leur destinée en main en retournant à l'école, aux études ou au travail.Les productions vidéos seront vues par quelque 10 000 jeunes par le biais de la vente de DVD et de présentations Internet et en salle.Les thèmes des documentaires, entrevues télévisées, vidéoclips ou courts métrages de fiction visent à faire de la prévention auprès des jeunes québécois sur diverses problématiques comme le décrochage, la perte de l'estime de soi, les préjugés ou la dépendance.«C'est pour motiver nos jeunes à ce qu'ils retrouvent le goût de s'impliquer et de prendre leur vie en main que le comité d'investissement communautaire de TELUS participe au projet MagDVD Le 3e Œil, a exprimé M.Bernard Lamarre, président du L'Itinéraire / 1er mars 2009 7 Actualité et vie urbaine Pas toujours plein, le panier d'épicerie.Isabelle Binggeli Une nouvelle clientèle se dessine pour les organismes d'aide alimentaire.Confrontés à la hausse du prix des aliments, les petits salariés et certains travailleurs de la classe moyenne n'arrivent plus à joindre les deux bouts.Dans le cadre des Rendez-vous Montréalimentaires, organisés par le comité Nourrir Montréal, L'Itinéraire a rencontré Sylvie Rochette, directrice générale du Regroupement des Magasins-Partage de l'île de Montréal.«Depuis deux ans, on a noté dans nos magasins une augmentation de la clientèle de l'ordre de 30 %, affirme Mme Rochette.Nous recevons maintenant des travailleurs qui doivent s'adapter à une réalité difficile à accepter.» Les Magasins-Partage permettent notamment aux personnes à faible revenu, pour une période d'une semaine précédant la rentrée scolaire et les fêtes, de se procurer des denrées à 10% de leur prix réel au supermarché.«Cette contribution permet à nos clients de garder leur dignité», soutient la directrice.Les produits québécois occupent une plus large place sur les rayons des Magasins-Partage, de même que les légumineuses et les légumes racine, nutritifs et accessibles.Cependant, «les Québécois d'origine ont plus de difficulté à cuisiner avec les denrées de base que les immigrants» \u2014Sylvie Rochette, directrice générale du Regroupement des Magasins-Partage de l'île de Montréal.Pour le citoyen démuni, l'explosion des prix du logement, du transport en commun, de l'électricité et d'autres besoins essentiels, a réduit la proportion du budget consacrée à l'alimentation.Alors que déjà, en 2003, 15,7% de la population vivant sur l'île de Montréal était en situation d'insécurité alimentaire, la facture de plus en plus élevée pour le panier d'épicerie annonce une crise appréhendée par les intervenants du système alimentaire.Repenser l'alimentation «J'ai interrogé des gens des organismes communautaires et tous me répondent qu'ils ne savent pas comment ils vont arriver à boucler leur budget, ni comment ils vont passer à travers la crise», confie Mme Rochette.Certains ont épuisé leur budget annuel en sept ou huit mois, ne sachant plus où couper.Aux Magasins-Partage, la hausse de la clientèle, et par ricochet, de la demande, a également exigé des choix en matière de gestion.Certains produits comme le café, par exemple, sont désormais absents des tablettes.Une nouvelle sélection des aliments proposés s'imposait.Déjà disponibles dans plusieurs magasins, les produits québécois occupent une plus large place, de même que les légumineuses et les légumes racine, nutritifs et accessibles.Cependant, les clients ne sont pas tous en mesure de préparer ce type d'aliments.«Les Québécois d'origine ont plus de difficulté à cuisiner avec les denrées de base que les immigrants», précise Mme Rochette.À ce constat, l'ex-président des Aliments Carrière inc.et invité du Rendez-vous Montréalimentaires, Marcel Ostiguy, a tenu à souligner l'importance de l'éducation et de la formation à l'alimentation.«Je vois beaucoup d'aliments \"vides\" dans les paniers d'épicerie, a-t-il déploré.Si les gens n'ont pas eu de modèle de saine alimentation à la maison, c'est à nous de le faire!» Quelques faits sur le Regroupement des Magasins-Partage.Plus de 150 partenaires communautaires sur l'île de Montréal.34 magasins répartis dans différents quartiers de la métropole.7 000 ménages supportés annuellement par le Regroupement.Chaque année, près de 19 000 personnes bénéficiant d'une épicerie pour la rentrée scolaire et la période des fêtes.Renseignements www.rmpim.org 8 L\u2019Itinéraire / 1er mars 2009 Au Musée des beaux-arts de Montréal la variété des œuvres d\u2019art n\u2019a d\u2019égale que la diversité des visiteurs Le programme Le Musée en partage du Musée des beaux-arts de Montréal permet à des groupes communautaires de participer gratuitement à des activités éducatives.Nous vous offrons la possibilité de nous proposer des projets éducatifs conçus spécifiquement pour répondre aux besoins et aux intérêts de vos participants.PHOTOS MICHEL DUOREUIL Renseignements : Service de leducation et de l'action culturelle 514-285-1600, poste 440 www.mbam.qc.ca/partage M MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL L'Itinéraire / 1er mars 2009 9 ^__________________________________ Pour son 70e anniversaire, l'ONF offre l'accès instantané à plus de 700 productions Élément essentiel du tissu national depuis 1939, l'Office national du film du Canada souligne son 70e anniversaire, en 2009, en offrant un présent à la population canadienne et aux internautes de tous âges: un «espace de visionnage en ligne inédit», proposant gratuitement, à des fins d'utilisation privée, plus de 700 productions, films, bandes-annonces et extraits de sa collection universellement connue.Maintenant en ligne à www.onf.ca, l'espace de visionnage est la dernière étape du passage au numérique en cours chez le producteur et distributeur cinématographique public du Canada, qui tient à exploiter les technologies numériques pour se rapprocher de tous les Canadiens et Canadiennes.L'espace de visionnage en ligne inédit de l'ONF est accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 dans les deux langues officielles du Canada.Depuis les films historiques remontant à 1928 jusqu'aux productions contemporaines, il invite les cinéphiles de toutes les régions à parcourir et à découvrir des films qui jettent des ponts entre nous tous.«En cette époque où les communications mondiales sont mobiles et instantanées, le Canada doit faire entendre sa voix, déclare Torn Perlmutter, commissaire du gouvernement à la cinématographie et président de l'Office national du film du Canada.Plus que jamais, l'ONF incarne cette voix : il donne aux Canadiens et Canadiennes les moyens de faire connaître leurs préoccupations, d'exprimer leurs points de vue et de raconter le Canada.» Parmi les productions déjà en ligne ou qui le seront prochainement, mentionnons le film éblouissant de Chris Landreth, Ryan, qui a remporté un Oscar en 2004, d'autres films d'animation qui figurent parmi les préférés comme Juke Bar, de Martin Barry et Âme noire, de Martine Chartrand ainsi que des grands classiques du légendaire Norman McLaren.L'espace de visionnage de l'ONF propose aussi des longs métrages de fiction canadiens applaudis : Mon oncle Antoine, de Claude Jutra, encore salué comme le plus grand film canadien de tous les temps, et des classiques comme J.A.Martin photographe, de Jean Beaudin, et On est au coton, de Denys Arcand, pour n'en nommer que quelques-uns.De nouveaux films seront ajoutés toutes les semaines.L'espace de visionnage en ligne comporte aussi des Sélections, où l'internaute peut trouver des suggestions formulées par des experts et des cinéastes.(Source : ONF) ¦ www.onf.ca As-tu l'oreille à Montréal?CIBL Radio-Montréal 101,5 FM i DECOUVREZ LES MAGAZINES DE CIBL RADIO-MONTRÉAL! Les oranges pressées Lundi au vendredi 6h à 9h Votre réveille-matin idéologique et astringent avec Sylvain Fortier et son équipe ! #1 Le Midi libre Lundi au vendredi 12h à 13h Le magazine d'informations montréalaises de la salle de presse de CIBL Radio-Montréal ! Le 4 à 6 Lundi au vendredi 16h à 18h Offrez-vous un retour à la maison tout en culture avec Arnaud Aubin, Louis-René Beaudin et toute leur équipe! Pour la programmation complète, consultez le tout nouveau site Web de CIBL Radio-Montréal au www.cibl1015.com \u2014* Radio-Montreal www.cibl1015.com 10 L'Itinéraire / 1er mars 2009 5 Jeunes créateurs debouts Audrey Coté Sur la scène comme dans la vie, ils ont choisi de se tenir debout.Malgré le vent morose qui souffle sur le milieu théâtral depuis les coupures massives du gouvernement Harper, la dramaturge Fanny Britt, le metteur en scène Geoffrey Gaquère et la comédienne Johanne Haberlin ont fondé le Théâtre Debout.Du 10 au 28 mars, leur première production intitulée Hôtel Pacifique prend l'affiche à la salle Jean-Claude-Germain du Théâtre d'Aujourd'hui.De gauche à droite : Geoffrey Gaquère, metteur en scène, Johanne Haberlin, comédienne et Fanny Britt, auteure, sont les trois fondateurs de la nouvelle compagnieThéâtre Debout.Amis depuis l'École nationale de théâtre, Fanny, Geoffroy et Johanne marchent dans la même direction.«Même si beaucoup de gens de théâtre nous ont conseillé de ne pas partir une nouvelle compagnie théâtrale, nous avons décidé de prendre quand même ce risque, car nous refusons de nous contenter d'attendre que le téléphone sonne pour exercer notre métier», déclare Geoffroy Gaquère, le metteur en scène de la pièce.Le trio artistique admet qu'il aurait été plus facile de faire produire leur première création par d'autres, mais il n'en était pas question.«Les meilleures choses sortent de l'inconfort», assure la comédienne Johanne Haberlin qui tient aussi un rôle dans HôtelPacique.En plus du désir de vivre de leur métier, les trois associés du Théâtre Debout se sont donnés pour mission de témoigner de notre époque en remettant en question les réalités et bouleversements des humains qui la vivent.«Nous souhaitons faire un théâtre de création engagé qui tentera de demander et de donner l'heure de la cité», soutient l'auteure de la pièce, Fanny Britt.Comptant une dizaine de pièces à son actif, la dramaturge met en scène les peurs de notre société, notamment la misère, la mort et l'expérience de l'intimité.Trois couples, une Histoire Dans une ville qui pourrait aussi bien être Tokyo que Montréal, Hôtel Pacifique met en scène trois couples de générations et de blessures différentes qui se retrouvent dans trois chambres du même hôtel.Parallèlement, se déroule un sommet politique dont le clou est la présence du nouveau président américain, qu'on ne nomme pas, mais qu'on devine.«Quelle incidence a l'histoire avec un grand H sur nos histoires personnelles?», fait partie des questionnements au cœur de la pièce de Fanny Britt.Dans ces trois chambres, trois couples sont unis par le désarroi amoureux et la perte de sens.Il y a d'abord Max et Mia qui sont de jeunes amants «issus de la génération Occupation double», dit l'auteure.Ils ont convenu de fuir leur quotidien de banlieue pour vivre leur amour comme dans les films, mais se heurtent à la pauvreté de la culture ambiante qui les habite.Fanny Britt explique: «Ils vont s'aimer, mais ils sont ignorants d'eux-mêmes à cause de la culture ambiante du vide.Il y a une prise de conscience que leur rêve n'est que le produit de la société dans laquelle ils vivent.» Le second couple, Claire et Paul, est fané, marié depuis longtemps.Chez eux, c'est le silence qui terrorise.Leur trajectoire pose plusieurs questions comme: Est-ce qu'on se perd soi-même dans l'autre?Faut-il partir pour se retrouver soi-même?Enfin, Angel et Lou, une employée de l'hôtel et un homme anonyme terrorisé qui se retrouvent clandestinement dans les chambres vides de l'hôtel depuis quelques mois, ne parviennent pas à s'abandonner tout à fait l'un à l'autre.Malgré cela, la dramaturge confirme que ce couple est «celui que la vie sépare le plus, mais qui est vraiment dans l'amour.» ¦ Hôtel Pacifique est à l'affiche du Théâtre d'Aujourd'hui du 10 au 28 mars 2009.Réservations : 514 282-3900 ou www.theatredaujourdhui.qc.ca/hotelpacifique « Nous souhaitons faire un théâtre de création engagé qui tentera de demander et de donner l'heure de la cité» \u2014 Fanny Britt, auteur de Hôtel Pacifique L'Itinéraire/ 1er mars 2009\t11 Ados et dépression BRISONS LE SILENCE Les maladies mentales comme la dépression frappent aussi les adolescents.Avec votre aide, nous pourrons développer encore plus de programmes de prévention.Pour l'amour de nos jeunes, consultez notre site Internet ou composez le 514 529-1000 ou sans frais le 1 888 529-5354.m.Fondation des maladies mentales.org Gino Quilico en concert au profit de Sac-à-dos^^^ Centre Pierre-Péladeau Salle Pierre Mercure Samedi 4 avril, 20 heures Prix du billet : 70 $ (reçu de charité de 42 $) Un voyage musical\t_______ C'est un peu l'histoire musicale de Ginç^^^||^| qui interprétera des ères d'opéra en itanlHH français et anglais, et des extraits des Misérables et Notre Dame de Paris.Le concert est au profit de l'organisme Slrc-à-dos qui favorise la réinsertion sociale des personnes itinérantes du centre-ville, en leur offrant un centre de jour, un comptoir postal, des casiérs d'urgence et des activités d'emplois.Pour vous procurer un billet : Richard Chrétien, Sac-à-dos 1274 de Bullion, Montréal Tél.: 514.393.8868 actionreinsertion@bellnet.ca ¦IWjjÉfe t üry ÉGLISE DU GESLJ JvLwfr ès %i es jviusica .jjyr LES MARDIS DU 1Ü LÉVRIER AU 30 JUIN DE 12115 À 12II55 ENTREE LIBRE \u2022 CONTRIBUTION VOLONTAIRE 1200, rue de Blcury, Montréal © Place-dcs-Arts Téléphone: 314 861 -4378 \u2022 lnfo@gesu.nel Programmation mensuelle ?gesu.nel aesu 12 L'Itinéraire / 1er mars 2009 C33C Santp/Ripn-ptrp Six adultes trisomiques au sommet Propos recueillis par Jérôme Savary Les trisomiques, malgré leur handicap, sont capables de grandes choses.Père de Karl, un jeune adulte trisomique de 19 ans, Jean-François Martin1 a permis à six adultes trisomiques de réaliser un exploit.Accompagnés également de six étudiants en éducation spécialisée, ils sont partis treize jours au Pérou pour gravir le Machu Picchu, une montagne mythique, et pour vivre du même coup une expérience d'entraide internationale dans un village péruvien.Un livre et un film, présentement à l'affiche, ont été tirés de ce voyage exceptionnel.L'Itinéraire s'est entretenu au téléphone avec Jean-François Martin.L'Itinéraire : D'où vous est venue l'idée de ce projet?Jean-François Martin : Je cherchais un défi qui pourrait montrer de quoi sont capables les personnes ayant une trisomie 21; un défi que beaucoup de personnes ne pourraient pas réussir.D'où l'idée de la montagne, du trek.Ce projet avait également un second objectif, celui de travailler pour aider la communauté qui nous accueillait.Le Pérou était la destination parfaite, car le Machu Picchu sollicite notre imaginaire et il y a là-bas d'importants besoins humanitaires.Que retenez-vous de cette expérience?Ces adultes trisomiques m'ont impressionné par leur persévérance et par le bonheur qu'ils ont partagé avec les autres.Par exemple, Marc-0 avait le plus de difficulté que les autres et a continué malgré tout.Dans sa famille d'accueil, au village de Curahuasi, il s'est super bien adapté, comme les autres d'ailleurs.C'est l'étudiant avec qui il était jumelé qui a eu le plus de difficulté à s'adapter! Au départ, nous avions peur de la réaction des familles péruviennes, mais notre guide local a travaillé à sensibiliser les gens du village de Curahuasi.«Jean-François, vous avez transformé notre village; ce projet a solidifié les liens entre les habitants», nous a-t-il confié.Personnellement, nos adultes m'ont donné la force de mener ce projet jusqu'au bout, alors que j'ai souvent du mal à mener certains projets à terme! Karl, votre fils de 19 ans est porteur de la trisomie 21.Parlez-nous de lui.Karl est un grand amateur de sports, il joue d'ailleurs au soccer.Il aime être entouré, il aime beaucoup la vie et a toujours le sourire.On a eu des moments plus difficiles, où il a fallu travailler fort, mais notre décision de l'inscrire à une école «normale» a beaucoup aidé à son intégration, car il s'y est fait des amis.i: Bas de vignette : Jean-François Martin et son fils Karl surplombent le Machu Picchu, au Pérou.De quoi une personne porteuse de trisomie 21 est-elle incapable?Si nous présumons qu'elle est incapable de faire telle chose, elle n'osera pas essayer.Nous devons lui donner les outils et les occasions de dire si elle est capable ou non.Je trouve plate qu'on leur impose des limites; c'est ce que je voulais briser comme préjugé.Le film tiré de notre expédition va au-delà de la déficience intellectuelle et il fait également réfléchir sur les limites que nous nous imposons nous-mêmes.Qu'apportent les personnes déficientes intellectuelles à la société?Elles apportent cette différence qui nous permet de nous interrogersur notre façon de voir le monde.Elles sont rarement stressées; elles apprécient le bonheur au quotidien.Lorsqu'on leur donne une place, les personnes déficientes viennent équilibrer nos valeurs.Mon monde est meilleur depuis la venue de Karl.Il m'a donné la chance de me découvrir.Il m'a rendu plus humain et plus ouvert.Grâce à lui, je me connais beaucoup mieux.Que pensez-vous de l'offre systématique du test de dépistage prénatal de la trisomie 21 à toutes les femmes enceintes du Québec, comme le recommande le Commissaire à la santé du Québec?Qui suis-je pour empêcher les gens de faire ces tests?Le problème n'est pas là.Il est dans le message que nous envoie la société et qui est le suivant: «Ces gens-là, on ne voudrait pas les avoir.» On s'empêche ainsi de les côtoyer et cela nous limite dans la compréhension des personnes déficientes intellectuellement.Si il y en avait dans ton entreprise, à ton épicerie, on aurait une vision différente des personnes ayant une trisomie 21.On dirait plutôt alors : «Il a une job.Ça a pas l'air si pire.» À la place, pourrait-on soutenir davantage le parent qui reçoit un tel diagnostic pour son enfant, et ne pas lui présenter uniquement les côtés négatifs de la trisomie, mais l'inviter plutôt à rencontrer d'autres parents ayant déjà un enfant trisomique avant de prendre une décision?Le message des médecins est uniquement négatif, alors qu'ils n'ont jamais côtoyé de personnes trisomiques.1 Jean-François Martin est éducateur spécialisé et président du conseil d'administration du Regroupement pour la trisomie 21.¦ www.trisomie.qc.ca L'Itinéraire/ 1er mars 2009\t13 UN PH Spécialisation en MTS, VIH/SIDA et hépatite.Consultation et analyse pharmacologique Conseils et services personnalisés Courtoisie et confidentialité assurées Membre du projet TADO PHARMACIES MARTIN DUQUETTE On vous écoute et on vous comprend À la clinique l\u2019Actuel :iooi, boni, de Maisonneuve Est, bureau 1130, Montréal 514,528.0877 Pharmacie Martin Duquette : 600, rue Sherbrooke Est, bureau 101, Montréal 514.842,7065 Bénéficiaire de la Sécurité du revenu : Acquérir de l\u2019expérience en milieu de travail, briser l\u2019isolement Programmes Devenir et Interagir 5 L'Itinéraire a 38 places en insertion sociale sur des programmes : DEVENIR : d'une durée de un an, non renouvelable / INTERAGIR : d'une durée de un an, renouvelable Conditions : de 10h à 20h/semaine / Rémunération : 130$ par mois plus le transport Postes offerts : préposé(e) à l'entretien ménager, aide-cuisinier(ère), préposé(e) à la plonge, préposé(e) à la distribution du journal, assistant de production de la vidéo, secrétariat Information : Jocelyne Sénécal, (514) 525-5747, poste 230 V Clinique V_X- Nouveau / L Départ\t \t \t aumont / Ville M> -521-9023/ yal Qc H3P : '21-1928 www.diniquenouveaudepart.com Prière au Saint-Esprit Saint-Esprit, toi qui résous tous les problèmes, toi qui éclaires tous les chemins pour m'aider à atteindre mon but, toi qui me donnes le don divin de pardonner et d'oublier le mal que l'on fait, toi qui te trouves à mes côtés dans toutes les circonstances de la vie.Je veux, par cette courte prière, te remercier pour tout et te confirmer une fois de plus queje ne voudrais pas êtreséparéde toi, mêmeen dépit de toutestentations matérielles illusoires.Je veux être avec toi dans la gloire étemelle.Merci pour ta miséricorde envers moi et les miens.Vous devez réciter cette prière pendant trois jours consécutifs.Ensuite, la faveur demandée vous sera accordée, même si elle vous paraît difficile à obtenir.Vous devez alors publier cette prière, y compris les instructions, immédiatement après que votre souhait a été exaucé, mais sans mentionner la nature de votre voeu.Seulement vos initiales devront apparaître à la fin de cette prière.A.G.14 L'Itinéraire / 1er mars 2009 Illustration / www.melissadeschenes.com Santé/Bien-être V Stress: ne négligez pas les caresses Les caresses auraient des vertus bénéfiques pour la santé, selon une étude américaine.Elles entraîneraient notamment une réduction du stress et de la tension artérielle.Des psychologues américains ont mené un essai clinique auprès de 34 couples dont les partenaires en bonne santé avaient entre 20 ans et 39 ans.Durant quatre semaines, 20 couples s'adonnaient, à raison de trois séances hebdomadaires de 30 minutes, à des exercices de toucher attentionné.Les 14 autres couples (groupe témoin) avaient simplement pour instruction de prendre des notes à propos des manifestations d'affection qu'ils se prodiguaient, sans rien modifier à leur comportement habituel.Les chercheurs ont mesuré la tension artérielle des participants ainsi que les taux de deux hormones et d'un enzyme reliés au stress avant, pendant et après l'essai.Selon les résultats, les taux salivaires d'ocytocine et d'alpha-amylase étaient plus élevés chez les couples pratiquant le toucher attentionné que chez les participants du groupe témoin.L'ocytocine, également appelée l'hormone de l'amour, et l'alpha-amylase, un enzyme digestif, sont deux substances associées à la maîtrise du stress.Les chercheurs n'ont observé aucun effet sur les taux sanguins de cortisol, une hormone qui sert souvent d'indicateur de stress.Les auteurs de l'étude rapportent également une légère réduction de la tension artérielle, plus manifeste chez les hommes que chez leur compagne.Avant le début de l'essai, la tension des hommes était plus élevée que celle de leur partenaire.Les participants du groupe « caresse » devaient appliquer une technique visant à accroître leur conscience de l'humeur psychique de leur partenaire et de leur état physiologique, en le touchant au cou, aux épaules et aux mains.Dans un premier temps, les partenaires étaient en position assise pour pratiquer les câlins, puis ils ont poursuivi allongés sur le dos, côte à côte, se laissant progressivement entraîner dans un doux bercement mutuel.(PasseportSanté.net/Pierre Lefrançois) Universitaires dopés au Ritalin?Après les cyclistes du Tour de France et des athlètes olympiques, ce sont les étudiants des universités qui sont pris en faute.De nombreuses études américaines, françaises et Scandinaves confirment la tendance: les étudiants consomment des médicaments qui ne leur sont pas prescrits pour améliorer leur performance scolaire.Le Ritalin a la cote, selon un sondage effectué en 2008 par la revue Nature.Le quart des répondants avait déjà pris du Ritalin, du Provigil ou des bêtabloqueurs pour accroitre leur concentration et leur mémoire.Qu'en est-il au Canada et au Québec?«Chez nous, les données sur la consommation de Ritalin à des fins non médicales sont quasi inexistantes.Mais on a toutes les raisons de croire que le phénomène n'est pas différent de ce qui se passe dans d'autres établissements universitaires nord-américains», affirme Éric Racine, directeur de l'Unité de recherche en neuroéthique à l'Institut de recherches cliniques de Montréal et chercheur associé à la Faculté de médecine de l'UdeM.«L'une des rares % études canadiennes sur la prévalence de l'usage non thérapeutique de stimulants a été réalisée dans les Maritimes», précise M.Racine.Les résultats de la professeure Christiane Poulin, de l'Université Dalhousie, à Halifax, démontrent que les taux de consommation chez les jeunes du secondaire étaient en 1998 comparables à ceux de nos voisins du Sud: 8,5 % pour le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l'île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador, et 12,1 % aux États-Unis.Au Québec, un chercheur de l'Université McGill a mené en 2005 une enquête auprès d'étudiants qui avaient pris du Ritalin; il voulait connaître les motivations sous-jacentes à sa consommation pour des besoins autres que médicaux: 30 % d'entre eux en prenaient ponctuellement pour étudier.Ils se procuraient les petites capsules auprès d'une connaissance ayant une ordonnance.Destiné à l'origine aux enfants de plus de six ans aux prises avec un trouble de déficit d'attention avec hyperactivité (TDAH), le Ritalin a connu une popularité croissante depuis 18 ans, dont une augmentation de sa consommation de 311 % chez les adolescents américains entre 1990 et 1995.De l'avis de certains spécialistes, la volonté de limiter les coûts médicaux n'a fait qu'accentuer les pressions économiques sur les médecins pour régler au plus vite les problèmes des jeunes par la prescription d'un «médicament à résultat rapide».Pourtant, son mécanisme d'action n'est pas encore totalement élucidé et l'on ne connaît à peu près rien de ses effets à long terme.À vrai dire, le Ritalin fait encore l'objet de nombreuses études.(Source : UDM Nouvelles/Dominique Nancy) L'Itinéraire/ 1er mars 2009\t15 1^*3935 Jérôme Savary Distant, James Hyndman?Comme il l'a confié à L'Itinéraire, l'acteur n'est pas du genre à s'épancher sur sa vie privée.Disons qu'il est plutôt réservé.Amenez-le en revanche sur le terrain artistique et il devient volubile.L'art a toujours accompagné le comédien James Hyndman, porte-parole du prochain Festival international du film sur l'art (FIFA).«Je suis devenu acteur par intérêt pour l'âme humaine et sa complexité, la complexité inhérente au fait d'être soi, de vivre, de construire des relations, etc.L'art n'est qu'une expression de tout ça, avec la beauté en plus.» Il reconnaît toutefois qu'un besoin narcissique explique aussi en partie son choix de carrière.«Même si ce n'est pas la seule raison, j'avais au début un grand besoin d'être vu, reconnu, aimé, parce qu'on a des fêlures en soi, et on cherche à les réparer à travers cette reconnaissance-là.Ça marche un petit peu, mais pas complètement et ça, il faut des années avant de le comprendre.» Fils de diplomate, James Hyndman a grandi en Outaouais et a passé une partie de son enfance en Europe, avant de revenir au Québec à l'adolescence.«Quand tu voyages beaucoup et que ton identité n'est pas claire, tu cherches ta place.À mon retour au Québec, je n'avais pas les mêmes codes de communication que les autres jeunes.J'avais l'impression de ne pas fitter.Pour n'importe quel adolescent qui ne fiffe pas, c'est un désastre.» Refuge dans la littérature James Hyndman, que le public québécois a adopté définitivement grâce à la télésérie Rumeurs, a fait de la littérature son refuge.«Dans mon cas, c'est surtout la littérature qui m'a accompagné pendant l'adolescence», précise-t-il, en entrevue dans un bistrot du Plateau Mont-Royal.«Je me suis toujours senti très différent, très marginal.pour un paquet de raisons.Il y avait un mélange d'ennui, de manque de confiance en moi, de questionnements.Adolescent, j'étais assez anxieuxface à moi-même, face au sens de la vie.La littérature m'a accompagné à travers tout ça.» «L'ignorance me met en colère, car elle est la mère de tous les préjugés.On est ignorant à partir du moment où l'on pense que l'on sait tout.Ces gens-là sont souvent les plus ignorants.» Au-delà de ce baume artistique, James Hyndman souligne la puissance de l'art et de la culture.«Je crois au pouvoir de la culture et à ce que la culture peut faire pour changer des vies», dit-il, convaincu, le regard particulièrement animé.«L'art peut sembler élitiste, mais c'est une erreur.Je pense que l'art sous toutes ses formes - et avec lui la beauté -, constitue un enrichissement pour tout le monde.Je crois à tout ce que la culture peut apporter à la connaissance de soi, à la solidarité.» C'est pourquoi, en plus du FIFA, James Hyndman est porte-parole du programme Amener un jeune à la danse, de l'organisme Danse, danse, qui permet à des jeunes de milieux défavorisées de voir, souvent pour la première fois de leur vie, un spectacle de danse contemporaine de calibre mondial.«Je suis plus à l'aise de faire ça que de parler de causes dont je suis plus éloigné, car l'art a joué un rôle très très important dans ma vie et m'a aidé à me construire comme personne.» L'intimité?Pour les intimes Aîné de quatre frères, dont l'un est déficient intellectuel, James Hyndman refuse de parler davantage de son intimité.«Chacun est différent.Certains ont besoin de parler publiquement, sans pudeur.Moi je ne suis pas comme ça.Même si je peux parler facilement, je suis quelqu'un de timide.» Pourtant, sa voix est réconfortante et assurée et James Hyndman se faufile souvent dans nos oreilles, puisqu'on l'entend dans de nombreux documentaires et publicités.«Le métier d'acteur est un métier très très précaire.Tu peux avoir des années où t'es hot et des années où t'es pas hot.Tu es en demande, tu n'es plus en demande.Je n'ai aucun problème moral avec cela.Heureusement qu'il y a ça, car pour beaucoup d'acteurs, ce type d'engagement fait la différence entre continuer d'essayer de faire leur métier ou faire autre chose.» Être acteur, comme être artiste, ne garantit ni le succès ni l'opulence.Mais l'art a d'autres fonctions.James Hyndman cite ainsi un passage du film de Jean Bergeron, primé lors du FIFA 2008 : «C'est Denis Arcand, interviewé à propos du sort de l'art dans le film Acheverl'inachevable, qui dit ceci : \"Pour moi, l'art a une fonction essentielle : venir apaiser la solitude.\" C'est une réponse que je trouvais juste, car on se sent souvent tout seul.L'art joue d'ailleurs encore ce rôle-là pour moi.» 16 L\u2019Itinéraire / 1er mars 2009 Questions à René Rozon fondateur et directeur du Festival international du film sur l'art (FIFA) L'Itinéraire : Pourquoi avez-vous créé le FIFA, il y a bientôt 30 ans?René Rozon : Mon premier emploi a été celui de rédacteur en chef adjoint de la revue Vie des arts, pour laquelle j'allais visiter des foires artistiques internationales où je voyais souvent des films sur l'art.Je me suis dit qu'il faudrait amener ça à Montréal.Quel est le rôle du FIFA?D'abord, celui de sensibiliser davantage le public à l'art.Par le film, on amène le public dans l'univers des artistes.Plus on connaît un sujet, mieux on l'apprécie.C'est une forme d'éducation.Ensuite, le FIFA souhaite faire valoir le travail des artistes.Enfin, nous encourageons la production du film sur l'art, car ce domaine est négligé par les maisons de production.Le FIFA est-il élitiste?On fait tout pour qu'il ne le soit pas.Nous présentons par exemple, lors de cette édition, des films sur le chanteur Pierre Lapointe, le réalisateur Tim Burton, l'acteur noir Sidney Poitier et sur Félix Leclerc.On intègre une culture qui se veut plus populaire dans l'espoir d'amener un public plus varié.Qu'attendez-vous de cette 27e édition?Qu'elle soit un grand succès.Cet événement est maintenant attendu.Cette année, nous avons beaucoup de films sur les Noirs, comme si l'élection d'Obama avait été prévue! Nous présentons notamment un film sur la représentation des Noirs dans la peinture.Cette édition est également la première où l'on verra autant de films canadiens et québécois (10) parmi les 45 films en compétition.Dans chaque domaine artistique, nous avons des choses extraordinaires.Du sculpteur Richard Serrât, qui a exposé au Gugenheim, au chanteur d'opéra Pavarotti, on a des génies dans chaque film.¦ Le FIFA se tiendra du 19 au 29 mars dans les lieux les plus prestigieux de Montréal: le Musée des beaux-arts de Montréal, la Bibliothèque nationale et les Archives nationales du Québec, le Centre Canadien d'architecture, la Cinémathèque québécoise, l'Institut Goethe, le Musée d'art contemporain de Montréal, le Cinéma ONF et la Place des arts.www.artfifa.com L'Itinéraire/ 1er mars 2009\t17 La Capitale '*$du .çqffl La Capitale du Mont-Royal L'achat et la vente d\u2019une propriété, c'est une affaire de cœur et de savoir-faire Venez voir qui nous sommes sur notre blogue: lacapitaledumontroyal.com Garantie de service \u2022 Intégrité \u2022 Mise en marché exceptionnelle \u2022 Conseils \u2022 Expertise \u2022 Opinion de la valeur marchande de votre propriété Deux bureaux en plein coeur de Montréal: 1152 av.du Mont-Royal est 514 597-2121 2339 rue Beaubien est\t514 721-2121 DEUX COMPTOIRS ACCÈS VILLE-MARIE POUR MIEUX VOUS SERVIR Pour accéder aux programmes, aux activités et aux services offerts par l\u2019arrondissement de Ville-Marie Bureau d\u2019arrondissement\tHôtel de ville 888, boni.De Maisonneuve Est, 5\" étage\t275, rue Notre-Dame Est Montréal (Québec) H2L 4S8\tMontréal (Québec) H2Y 1C6 ® Berri-UQÂM\t® Champ-de-Mars Les comptoirs sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 sans interruption Renseignements : Composez le 311 ville.montreal.qc.ca/villemarie WWW.CAFENELLI6AN.COM UNE FAÇON EQUITABLE DE VOUS FINANCER 1.\tDES PRODUITS ÉQUITABLES QUI CHANGENT LA VIE DE PETITS PRODUCTEURS AU SUD 2.\tPRÉPARÉS ET DISTRIBUÉS AU QUÉBEC PAR UNE ENTREPRISE D'ÉCONOMIE SOCIALE QUI EMBAUCHE DES PERSONNES HANDICAPÉES 3.POUR RÉALISER VOS RÊVES COLLECTIFS UN CONCEPT ET DES PRIX QUI VOUS PERMETTENT D'ATTEINDRE VOS OBJECTIFS ^Les 13025 rue Jean Grou, Montréal, QC H1A 3N6 Tél: 514-642-3250 Ville-Marie Montréal @ 18 L'Itinéraire / 1er mars 2009 Environnement De l'huile de coude écologique Alice Braud La mode est au vert.Que ce soit pour manger, pour s'habiller ou pour nettoyer, le bio se répand comme un mode de vie exemplaire.Même nos gouvernements prennent de nouvelles mesures pour protéger l'environnement.alors prenez vos balais, de l'huile de coude et frottez, et faites reluire votre plancher de façon écologique.Nos placards regorgent de produits pour le lave-vaisselle ou pour la laveuse, de nettoyants à plancher, de poudres à récurer, de nettoyeurs à vitre, avec des étiquettes aux ingrédients suspects qui riment souvent avec toxicité.Pourtant, il suffirait de peu pour changer nos habitudes et adopter un comportement plus responsable qui contribuerait à la sauvegarde de notre environnement.Quelques recettes de grand-mère suffisent parfois pour faire le grand nettoyage avec des produits sains.Rien de mieux, par exemple, que le citron pourfaire reluire vos cuivres, que le savon au fiel pour les taches de graisses, d'herbe ou de café, ou que la solution eau et vinaigre pour faire briller les vitres.Les détergents classiques contiennent des phosphates, un ingrédient toxique, entre autres, pour les lacs et rivières de notre pays.Cependant, pour les plus sceptiques, il existe de nombreux détergents vendus dans le commerce qui respectent l'environnement et qui ne contiennent ni phosphates ni colorants.C'est, entre autres, ce type de produits que nous propose les Nettoyants Lemieux, une entreprise qui offre toute une gamme de produits nettoyants bio.«Nous vendons des produits écologiques en vrac, ce qui permet non seulement d'en réduire le coût, mais de réduire aussi le gaspillage que constituent les emballages», explique Sylvie Pouliette, gérante de la boutique Nettoyants Lemieux, rue Papineau à Montréal, qui n'hésite pas à affirmer que les ventes augmentent et que la demande pour les produits écologiques est en hausse.Ce n'est pas tout à fait l'avis du sociologue et professeur Jean-Guy Vaillancourt, qui prétend que certes, les Québécois sont de plus en plus informés sur les effets néfastes des produits nettoyants sur l'environnement, mais qu'ils ne changent pas leurs habitudes pour autant, en raison des publicités encore trop efficaces vantant les produits polluants et du peu de contrôles appliqués par nos gouvernements sur ces produits.Les dangers des détergents polluants sur notre environnement Les détergents classiques contiennent des phosphates, un ingrédient toxique, entre autres, pour les lacs et rivières de notre pays.«Les détergents pour lave-vaisselle peuvent contenir jusqu'à 6% de phosphore, tandis que les détergents bio et les savons usuels en contiennent peu ou pas du tout», affirme Sonya Lévesque, du groupe de recherche interuniversitaire en limnologie, science qui a pour objet l'étude scientifique des lacs et des eaux lacustres, et en environnement aquatique.Le phosphore, reconnu comme facteur de prolifération des algues et des plantes aquatiques, bouleverse l'équilibre des plans d'eau.L'utilisation de détergents écologiques permettra de réduire la prolifération des algues, mais il faudra plusieurs années pour voir une amélioration notable, selon Sonya Lévesque.Par conséquent, pour contrer les effets néfastes des détergents, le gouvernement fédéral a décidé d'interdire en 2010 la vente de détergents pour lave-vaisselle contenant plus de 0,5% de phosphates.Les Nettoyants Lemieux : www.nettoyants-ecolo-lemieux.com L'Itinéraire/ 1er mars 2009\t19 ucie Hamel Camelot, SAQ Mo nt-Roya I/Pa pineau Hommage posthume à Lucie Hamel Cylvie Gingras Chère Lucie, c'est en lisant l'édition de L'Itinéraire du 1er février que j'ai appris ton décès, avec stupéfaction et avec beaucoup de peine.Cela m'a ramenée très loin en arrière.En effet, je t'ai connue lorsque nous séjournions au Chaînon, à l'automne 1995.Je venais tout juste de faire mon entrée à L'Itinéraire et je t'ai invitée à m'accompagner.C'était à l'époque où feue Johanne Poulin livrait le journal aux camelots sur sa bicyclette rouge.C'est ainsi que tu as commencé à faire ta marque.Au fil des ans, tu as repris confiance en toi et réussi à te construire une clientèle fidèle.Je n'ai jamais regretté d'avoir servi de courroie de transmission entre L'Itinéraire et toi.Quand venait le beau temps, tu ne te séparais jamais de tes lunettes de soleil, qui donnaient parfois aux autres le droit de te juger comme antisociale.Moi, je ne t'ai jamais perçue comme ça : étant entière,fidèle et loyale, tu te protégeais des gens que tu n'aimais pas et te foutais royalement de ce que les autres pensaient.En ce qui me concerne, chaque fois que tu me voyais au Café sur la rue, tu m'invitais dehors pour placoter et souvent, nous prenions ensemble l'autobus 45, rue Papineau, et nous jasions jusqu'à ta destination, l'avenue du Mont-Royal.Jamais je n'oublierai ton regard lumineux teinté d'un bleu incroyable et si, sur ton chemin, je t'ai apporté quelque chose, j'en suis très fière.Sache que j'aurai toujours une pensée pour toi et je te souhaite le plus beau de tous les voyages.Je t'aime profondément.a (b La STM, toujours là! STM.info \t« A t*f\t.'échange) \tLivres, CD, DVD d\u2019occasion 07 ET 713 MONT-ROYAL E9T J) MONT-ROYAL (514) 523-6889 \\ Fiers partenaires de L\u2019Itinéraire et du magDVD Le 3e Œil pour l'aide aux jeunes de la rue Desjardins Caisse du Quartier-Latin de Montréal Siège social: 1255, rue Berri, Montréal (Québec) H2C 4C6 Tél.: 514 849-3581 Téléc.: 514 849-7019 20\tL'Itinéraire / 1er mars 2009 Environnement Être ou ne pas être une entreprise socialement responsable, là est la question! Maeva Vilain Professeurs d'université et chefs de grandes organisations économiques et environnementales ont été invités à réfléchir à la responsabilité sociale des entreprises, et à ses limites, au cours d'un colloque organisé par l'Université de Montréal l'automne dernier.Ils se sont demandé si les entreprises peuvent s'imposer des normes sociales et environnementales volontairement, dans le but de répondre aux pressions des consommateurs.Cette réflexion nous amène à s'interroger sur la place de l'État: doit-il intervenir davantage pour imposer plus de normes?«Traditionnellement, les mouvements de citoyens faisaient pression sur l'État qui ensuite régulait les entreprises.Aujourd'hui, ce modèle a changé.Les mouvements sociaux exercent leur pression directement sur les entreprises», explique Corinne Gendron, professeure à l'UQÀM et titulaire de la chaire de responsabilité sociale et de développement durable.Ainsi, une entreprise va s'efforcer de démontrer aux consommateurs qu'elle respecte certaines normes.Le cas du commerce équitable en est un bon exemple.Le consommateur manifeste une volonté d'assurer un revenu juste au producteur, ce que l'entreprise lui assure par le biais d'un logo.L'État reste donc en dehors de cet échange.«L'approche volontaire est moins efficace que l'approche réglementaire et par conséquent le gouvernement doit prendre ses responsabilités.» \u2014 Éric Darrier, directeur de Greenpeace D'après la professeure, dans un contexte de mondialisation et de globalisation des problèmes comme ceux de l'environnement et de la sécurité, le rôle de l'entreprise a changé: «Elle ne peut se limiter à faire du profit.Elle doit montrer que sa contribution à la société est réelle pour assurer sa légitimité.» Un avis que ne partage visiblement pas Marcel Boyer, professeur d'économie et administrateur à l'Institut économique de Montréal.Sa vision du marché est bien plus classique: l'objectif d'une entreprise est la maximisation de sa valeur.Et tant que les intrants comme l'environnement ne lui coûtent pas plus cher, ils seront utilisés à outrance par les entreprises.«D'où l'importance de donner un prix à l'environnement, notamment en taxant les émissions de gaz à effet de serre», explique-t-il.Marcel Boyer considère que la responsabilité en matière d'environnement, surtout en cas de catastrophes, se partage entre plusieurs acteurs: l'entreprise certes, mais aussi ses bailleurs de fonds qui lui ont consenti des prêts et le gouvernement qui en dernier ressort assume le rôle de payeur.Le système judiciaire joue ainsi un rôle prépondérant car c'est lui qui va décider quelle est la part de responsabilité de chacun.L'importance d'une intervention de l'État semble assez évidente à Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki.Il reconnaît que la mobilisation des consommateurs, des actionnaires et des travailleurs ont une influence sur les entreprises.Néanmoins, il est essentiel que l'État intervienne, par le biais de la fiscalité et de la réglementation.«L'État doit taxer la pollution, considère-t-il.Plus largement, dans cette époque de surconsommation et de surcrédit qui a conduit à la crise financière, l'État doit prendre le leadership.» Éric Darrier, directeur de Greenpeace Québec, croit lui aussi que «l'approche volontaire est moins efficace que l'approche réglementaire et que par conséquent le gouvernement doit prendre ses responsabilités».Il insiste sur les limites de ce qu'on peut demander aux consommateurs.Oui, ils peuvent agir et faire pression sur les entreprises, mais ils finiront par se décourager.f .I Consommation équitable et investissement responsable Faire le choix d'acheter équitable et d'investir dans des entreprises qui font plus que ce que la loi impose en matière sociale et environnementale sont les principales façons d'encourager les entreprises socialement responsables.L'Itinéraire/ 1er mars 2009\t21 Le réseau d'aide www.rapsim.org Les baisses d'impôt augmentent le déficit social Pierre Gaudreau Coordonnateur du RAPSIM Le budget fédéral adopté le mois dernier a instauré des baisses d'impôt sur le revenu de 20 milliards $ sur cinq ans.Cette fois, ces baisses visent à libérer le revenu des contribuables afin de relancer la consommation et l'économie, un résultat loin d'être garanti.Chose certaine, alors que le budget ne prévoit que très peu de mesures de lutte à la pauvreté, cette action entraînera un accroissement des écarts de revenu, les plus aisés profitant davantage de ces réductions d'impôt.La recette n'est pas nouvelle, seule la «cassette» change.En 2000, le budget libéral de Paul Martin avait mis en place des réductions d'impôt sur le revenu - de 95 milliards $ sur cinq ans cette fois-là -, en pleine période de croissance alors que le fédéral régurgitait des surplus.C'était pour faire profiter les contribuables de cette prospérité.En faire profiter les plus aisés, on s'entend, puisqu'à l'époque aussi, rien ne fut fait pour le segment le plus pauvre de la population, qui regroupe 33 % des Canadiens et qui eux, ne paient pas d'impôt.Plus récemment, le gouvernement Charest avait profité d'une hausse des transferts fédéraux pour réduire les impôts.La lutte à la pauvreté, avec un investissement dans les programmes de transfert de revenu, n'est donc jamais la priorité des gouvernements, peu importe le contexte, alors que les baisses d'impôt trouvent toujours leur chemin.Conséquemment, les ménages les plus pauvres le demeurent, alors que les ménages plus aisés le deviennent davantage.Et les plus riches contribuables en profitent encore plus pour s'enrichir et payer moins d'impôt, leur argent libéré pouvant servir à une pleine utilisation des abrisfiscaux.Moins d'argent pour agir Par définition, les baisses d'impôts entraînent une réduction des revenus des gouvernements, même si une partie de ces sommes peut être récupérée par une croissance de l'activité économique.Il est trop tôt pour savoir combien de temps durera la crise économique, mais les baisses d'impôt sur cinq ans du budget Flaherty représentent plus de 20 milliards $ dont le gouvernement se prive pour agir.Cette réduction des revenus de l'État peut même mettre en péril son équilibre budgétaire.Quand le gouvernement conservateur a réduit la TPS de 7 % à 6 %, puis à 5 %, des voix, tel le Centre canadien de recherche sur les politiques alternatives, ridiculisées alors par le gouvernement, ont souligné que ces actions contribueraient à un retour au déficit.La réduction d'impôt du budget Flaherty, de 20 milliards $, représente 10 fois plus que le 2 milliards $ que ce même budget investira dans le logement social, pour rénover ces logements et en faire de nouveaux pour les autochtones et les aînés, ce qui est d'ailleurs la seule mesure importante de lutte à la pauvreté de ce budget.Et le budget Jérôme-Forget ?À la fin mars, le gouvernement du Québec adoptera à son tour son budget.Une autre avenue que la réduction des impôts est possible et nécessaire pour faire face à la crise économique et répondre aux besoins de la population.Pour les groupes en itinérance, ce budget doit être l'occasion de jeter les bases de la Politique en itinérance que le gouvernement du Québec se doit d'instaurer en 2009 pour réduire et prévenir l'itinérance.Cela passe notamment par un accroissement du revenu des personnes à l'aide sociale, par une relance importante des investissements en logement social et par un soutien accru aux organismes d'aide aux sans-abri.Ces actions sont nécessaires pour combattre la progression du pire des déficits: le déficit social, qui se caractérise par des écarts de revenus croissants et l'intolérable persistance de l'extrême pauvreté.F0 RAPSIM Le réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal.Tél.: 514 879-1949 22\tL'Itinéraire / 1er mars 2009 Développement social Survivre à la bombe atomique Marie-Ève Muller Les bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki en 1945 ont décimé 40% de la population de ces villes, selon l'actuel maire d'Hiroshima, Tadakoshi Akiba.Que faire pour qu'un tel carnage ne se reproduise plus jamais?Une petite fille prie après avoir lâché une lanterne de papier dans la rivière Motoyasu, à la mémoire des victimes de la bombe atomique d'Hiroshima, au Japon.Le maire d'Hiroshima lutte pour que la planète se rappelle et ne répète pas les tragédies humaines de 1945.Lors de son passage à l'UQAM, l'automne dernier, pour célébrer le dixième anniversaire du jumelage de sa ville avec Montréal, M.Akiba a martelé : «Année après année, le monde entier parle de la Shoah.Des bombes atomiques, presque pas.Nous devons faire connaître la souffrance que les deux bombes atomiques ont infligée.» «Les hibakushas effraient la population.Les employeurs ne veulent pas de ces personnes irradiées, elles souffrent de pauvreté et de discrimination» \u2014 Tomihisa Taue, maire de Nagasaki Selon le gouvernement nippon, plus de 250 000 victimes, appelées hibakushas, littéralement «victimes de la bombe», seraient encore vivantes.«Les hibakushas effraient la population.Les employeurs ne veulent pas de ces personnes irradiées, elles souffrent de pauvreté et de discrimination», déplore le maire de Nagasaki, Tomihisa Taue, dans son discours pour la paix du 9 août 2008.Il a fallu attendre 1995 pour qu'une aide financière du gouvernement nippon soit octroyée aux hibakushas.Pour la recevoir, les survivants doivent toutefois prouver que le bombardement a eu des conséquences graves sur leur vie.Selon les rapports de l'organisation internationale UNSCEART(United Nations Scientific Commitee on the Effects of Atomic Radiations), la santé des enfants des victimes n'a pas été altéré.«Les descendants des victimes n'auraient pas de troubles génétiques plus importants que celles des familles qui n'ont pas été touchées par la radioactivité.Par contre, de tels troubles ont été observés sur des animaux soumis à des doses de radiation très élevées.Toutes ces affirmations s'appuient évidemment sur des bases statistiques; on ne peut rien conclure, en général, en se fondant sur des cas individuels», explique Pierre De Pommier, professeur émérite de l'Université de Montréal et physicien reconnu mondialement.Que reste-t-il de la bombe?Avec le temps, les villes d'Hiroshima et de Nagasaki ont perdu leur radioactivité.«La radioactivité produite par les explosions est devenue pratiquement négligeable aujourd'hui et même plus faible que la radioactivité naturelle observée dans certaines régions du monde, comme dans le Kérala, en Inde», affirme Pierre de Pommier.Nagasaki et Hiroshima ont dû repartir à zéro pour construire des villes modèles, dotées d'un urbanisme moderne.À Hiroshima, le seul bâtiment ayant survécu à la bombe est le Dôme de Genbaku, aussi appelé Mémorial de la paix d'Hiroshima.Hiroshima a créé l'organisme Maires pour la paix en 1982.Depuis, 2 422 villes y ont adhéré, dont Montréal.«Personne ne devra souffrir comme nous avons souffert.Personne, pas même ceux qui ont largué la bombe ni ceux qui l'ont construite», a répété le maire d'Hiroshima.Les oiseaux de la paix Sadako Sasaki a deux ans lorsque la bombe atomique explose à quelques kilomètres de sa maison.Neuf ans plus tard, elle décède d'une leucémie fulgurante.Durant les huit mois de sa maladie, Sadako a fabriqué des cygnes en origami pour garder courage.En sa mémoire et en celle de tous les autres enfants irradiés, près de 10 millions de cygnes en papier «migrent» chaque année au Monument de la paix des enfants, à Hiroshima.Pour envoyer un cygne en origami : www.city.hiroshima.jp L'Itinéraire/ 1er mars 2009\t23 J& Monde du travail Claudette Carbonneau Mobilisée et certaine d'avancer Audrey Coté Unies, mobilisées et certaines d'avancer.Le slogan de la Journée internationale des femmes de cette année adhère aux convictions que défend la présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).Claudette Carbonneau marche fièrement sur les traces de celles qui ont lutté pour l'égalité entre les hommes et les femmes.Le ton de la présidente de la CSN est catégorique lorsqu'elle rappelle le danger de banaliser les avancées des femmes dans la société québécoise: «Même si les femmes ont beaucoup progressé en matière d'égalité des droits, au sens des chartes et des lois, il reste encore beaucoup de chemin à faire sur le terrain.» Les propos de Mme Carbonneau trouvent écho dans le quotidien de plusieurs Québécoises.On n'a qu'à penser à l'équité salariale, qui reste encore à faire dans 50% des milieux de travail québécois, alors que la loi a été adoptée en 1996.Le fléau galopant de la discrimination en fonction des statuts d'emploi, qui touche ,\t,\t,\t,\t,,,,,,\t\u201e\tune majorité de femmes et de jeunes, est Claudette Carbonneau, présidente de la Confederation des syndicats nationaux (CSN), pose flerement ,,\tri h I A h t \u2019Il A i\\/i devant une photo des allumettières qui, entre 1919 et 1924, ont été le premier syndicat féminin à lautre grand cneval de Datai Ile de Mme obtenir gain de cause dans le conflit qui l'opposait à la compagnie d'allumettes E.B.Eddy à Hull.Carbonneau et de son équipe.De plus Collectivement pour toute l'égalité et l'égalité pour toutes Sous un même toit un accueil chaleureux Depuis L 1973 Centre des femmes de Montréal Women\u2019s Centre of Montréal www.centredesfemmesdemtl.org Optionelle\t514 842-6652 Services spécialisés d\u2019orientation et d\u2019aide à la recherche d\u2019emploi pour des clientèles femmes spécifiques : '-*¦ Éloignées du marché du travail (SAE); '-*¦ Nouvelles arrivantes (FEMA); w 50 ans et plus (Cinquantelle); w Intéressées par des métiers ou des professions non traditionnels (Formationelle).Uniquement pour les femmes sans emploi-résidentes de l\u2019île de Montréal! Services individuels ou de groupe Avec la participation financière d'Emploi-Québec Centactez-nout ! Autres services.À l'intention des femmes québécoises, des nouvelles arrivantes et des femmes autochtones; dépannage alimentaire et vestimentaire, cours et ateliers, information juridique, etc.\t___\u201e 514 842-4780 24\tL'Itinéraire / 1er mars 2009 Monde du travail en plus de travailleuses et de jeunes travailleurs/euses sont contraints d'accepter des statuts précaires, occasionnels ou des emplois à temps partiel les privant d'une multitude d'avantages sociaux et parfois même d'un salaire équivalant à celui des employés à temps plein.Les représentants syndicaux de la CSN, leur présidente en tête, ont commencé à interroger les milieux de travail, mais revendiquent aussi une loi québécoise pour corriger cette situation ce qui, par ailleurs, serait aussi bénéfique aux travailleurs non syndiqués.«Le discours voulant que les femmes aient gagné, qu'elles chiaient pour rien, est très présent.Or, lorsqu'on le confronte aux faits, on peut encore sortir des tonnes de statistiques qui démontrent que les lois ont beau être claires, la réalité est loin de suivre à grands pas.» De nombreux exemples percutants démontrent que les femmes subissent encore de la discrimination en milieu de travail.Selon la présidente de la CSN, la plainte la plus fréquente à la Commission des normes du travail est, encore en 2009, le congédiement pour cause de grossesse, et ce, même s'il s'agit de la première chose que la Loi sur les normes du travail vise à interdire.«La loi est claire, mais ça nous montre la résistance au plan des mentalités.Cela illustre le décalage entre les lois et le terrain.C'est arriéré pas à peu près que de congédier des femmes parce qu'elles sont enceintes!», tonne Mme Carbonneau qui croit, par ailleurs, qu'il importe que nos gouvernements dégagent des moyens pour appuyer les futures mères lésées, sensibiliser les employeurs et mieux faire respecter la Loi sur les normes du travail.Crise du féminisme?Même si les femmes vivent encore plusieurs injustices sur le plan professionnel, il reste souvent de bon ton de dénigrer le féminisme qui, comme le définit Claudette Carbonneau «est pourtant une lutte pour l'égalité entre les hommes et les femmes.» Comment explique-t-elle la déformation des objectifs du féminisme?Elle constate que le discours masculiniste participe au dénigrement du féminisme depuis quelques années.«La force de ce discours est de cibler de réels problèmes, comme le décrochage scolaire ou le suicide des hommes, pour mettre le féminisme en accusation.Ce genre de raisonnement est simpliste.» La crise économique planétaire qui sévit actuellement préoccupe la présidente de la CSN.Au Québec, si plusieurs travailleurs du secteur manufacturier sont durement affectés par les licenciements, les travailleuses majoritairement concentrées dans le secteur des services auront aussi leur lot de misère dans la deuxième vague de cette crise.«La baisse de la consommation touchera ultimement le secteur des services, où sont concentrés les emplois à plus bas salaire et à statut le plus précaire, majoritairement occupés par des femmes», explique Mme Carbonneau.De plus, cette crise risque de faire très mal aux retraitées et aux travailleuses à l'orée de la retraite, car leurs régimes de retraite sont généralement moins généreux que ceux des travailleurs.Malgré ce sombre tableau, Mme Carbonneau demeure convaincue que la mobilisation constitue la clé de voûte des avancées sociales pour les hommes et les femmes.¦ Pour connaître les activités de la Journée internationale des femmes, le 8 mars 2009 : www.ffq.qc.ca Hj&jCôtsrViJ-' SîfiSS \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 Les femmes avancent avec ta CSN L'Itinéraire/ 1er mars 2009\t25 0 TODDS dans L'Itinéraire Contactez Karoline Bergeron au 514 597-0238poste 245 ou à karoline.bergeron@itineraire.ca ON LUTTE A VOS COTES Syndicat canadien de____ la fonction publique ftq AU SERVICE DES 40 ANS ET PLUS EN RECHERCHE D'EMPLO UN EMPLOI EN POCHE! 40 ans c'est le moment idéal pour faire le point sur votre emploi et donner une orientation nouvelle à votre carrière.Membre des ràseaux :
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