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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
lundi 15 juin 2009
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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Fichiers (27)

Références

L'itinéraire, 2009, Collections de BAnQ.

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[" 1 $ revient au camelot Montréal ZOOM CAMELOT BILL ET PETER EC0N0M0U JEAN-PIERRE BÉLIVEAU L'ITINÉRAIRE PERD SON CAMELOT MILITANT ENVIRONNEMENT UN DÉMÉNAGEMENT ÉCOLO ? Dévoreur d'énergie RECHERCHÉ Récompense de 60 $ IL SE CACHE PEUT-ÊTRE CHEZ VOUS dans votre sous-sol, votre garage ou même votre cuisine i POUR LE RECONNAÎTRE : X Réfrigérateur ou congélateur de plus de 10 ans X Volume intérieur entre 10 pi3 et 25 pi3 X Appareil toujours fonctionnel et branché VOUS AVEZ UN DE CES DÉVOREURS CHEZ VOUS ?Saviez-vous qu\u2019un réfrigérateur de plus de 10 ans consomme en moyenne trois fois plus d\u2019énergie qu\u2019un appareil plus récent ?Inscrivez votre demande en ligne au ou communiquez avec l\u2019escouade RECYC-FRIGO au www.recyc-frigo.com 877 493-7446 (49FRIGO) Assurez-vous d\u2019avoir votre facture d\u2019électricité en main.Nous viendrons vite cueillir le dévoreur chez vous GRATUITEMENT et en disposerons selon un procédé respectueux des lois et de l\u2019environnement.Vous recevrez un chèque de 60 $ par la poste.RECYC-FRIGO ENVIRONNEMENT Le programme RECYC-FRIGO, une initiative d\u2019Hydro-Québec, est administré par le Consortium MRE ENVIRONNEMENT.Hydro-Québec fera parvenir un chèque de 60 $ au propriétaire de l\u2019appareil, une fois celui-ci récupéré.Une limite de deux appareils par foyer s\u2019applique.Hydro-Québec se réserve le droit de mettre fin à ce programme sans préavis.Certaines restrictions peuvent s\u2019appliquer. BEAU TEMPS POUR ÉTENDRE ! z£< LLI |_ LU BANQUE NATIONALE GROUPE FINANCIER Ÿillage Ville-Marie Montréal gp FESTIVAL ndial DELA TERRE NIGHTLIFE MAGAZINE [.ca] VOTRE ITINERAIRE RÉSEAU SOLIDAIRE DE L'ITINÉRAIRE 7\tLe diocèse de Montréal toujours à nos côtés 8\tUn planificateur financier choisit L'Itinéraire ACTUALITÉ ET VIE URBAINE 9\tEn savoir plus sur l'empreinte écologique Le monde selon Ray Lengelé 10\tQue serait notre ville sans eux?Laveur de vitres en nacelle 11\tViolence entre enfants : comment y faire face?CULTURE 12\tCobna, rappeur revendicateur 13\tFringe : l'expression à l'état brut À LA UNE 15 Dans la bulle de Zïlon SANTÉ ET BIEN ÊTRE 19\tCoopérer pour mieux soigner 20\tLe seul opticien communautaire récidive 21\tLes achats impulsifs liés au cycle menstruel 22\tLa coach thérapie : bon pour la santé ou attention danger?ENVIRONNEMENT 24\tRespecter la Terre, c'est chic! 25\tOui au déménagement écolo DÉVELOPPEMENT SOCIAL 27 On veut un registre! 29\tINFO RAPSIM : pour une politique, plus qu'un plan d'action en itinérance 30\tTrop d'obstacles aux logements pour les déficients mentaux 31\tLa crise, tremplin vers un monde meilleur?ÉCONOMIE ET CONSOMMATION 33\tLe houblon : bon pour le goût et pour la Terre 34\tDes vêtements synonymes d'éthique et d'histoire MONDE DU TRAVAIL 36 ECTO : travailleurs autonomes unis EXPRESSION 38\tStreet talk/Street school of languages 39\tMots de camelots 43\tPortrait de camelot/ Bill et Peter Economou, les frérots camelots 44\tDécès de Jean-Pierre Béliveau : L'Itinéraire perd son camelot militant 46 Sudoku ~Ü Le Groupe communautaire L'Itinéraire est un organisme à but non lucratif fondé en 1990 pour aider les personnes de la rue.Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'itinérance, l'alcoolisme ou la toxicomanie.Rédaction et administration ?\t2100, boul.de Maisonneuve Est, bur.001 Montréal (Qc) H2K 4SI Le Café L'Itinéraire ?\t2101, rue Ste-Catherine Est MagDVD Le 3e Œil ?\t2103, rue Ste-Catherine Est, 2e étage Téléphones : Administration 514 597-0238 Services rue Ste-Catherine 514 525-5747 Télécopieur: 514 597-1544 Site: www.itineraire.ca Les camelots.des travailleurs autonomes qui achètent le magazine 1 $ et le revendent au coût de Convention de la poste publication N° 40910015, N° d'enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L'Itinéraire, 2100, boul.de Maisonneuve Est, Montréal (Québec) H2K4S1, itineraire@itineraire.ca Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d'envoi postal et nos coûts rédactionnels, par l'entremise du Programme d'aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines Canada Le magazine L'Itinéraire Éditeur et directeur général : Serge Lareault Rédactrice en chef : Audrey Coté Adjoint à la rédaction : Jérôme Savary Commis à la rédaction : Micheline Rioux Lemieux Design et montage du magazine : Claude Lavoie, www.latrame.net Photo de couverture : Éric Carrière Révision : Edith Verreault, Hélène Paquet, Sylvie Martin, Sophie Desjardins, Emmanuelle Fontarensky, Charline C.Lessard et Jean-Pierre Bourgault Design et infographie du site Internet : Serge Cloutier, www.drafter.com Imprimeur : Québécor Media inc.Conseillère publicitaire : Renée Larivière :1 866 255-2211 / renee.lariviere@i tine rai re.ca Le conseil d'administration Président : Jean-Paui Baril Trésorière: Catherine Isabelle Secrétaire: André Martin Conseillers : Tanéa Castro, Gabriel Bissonnette (rep.camelots), Alexandre Péloquin, Yvon Massicotte et Pierre Goupil L'administration Directeur général : Serge Lareault Directeur marketing/communications: Richard Turgeon Directrice de l'insertion sociale : Jocelyne Sénécal Adjointe à l'administration : Martine Delage Coordonatrice de la publicité: Karoline Bergeron Coordonnateur à l'administration : Guillaume Lacroix Conseiller dons et partenariat Patrice Jolivet Abonnement WWW.itineraire.ca ou 514 597-0238 L'Itinéraire est appuyé financièrement par : L'Itinéraire est membre de : Le magazine L'Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d'aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, L'Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en majorité par des personnes vivant ou ayant connu l'itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le font pas pour L'Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec le 514 525-5747, poste 230.L'ŒUVRE LÉGER Pour la dignité humaine au Québec et dans le monde Association nord-américaine des journaux de rue .¦\t\u2022** - Le réseau international iMSPt des journaux de rue ISSN-1481 -3572 Québécor est fière de soutenir l'action sociale de L'Itinéraire en lui offrant des services d'imprimerie, de promotion télé et imprimée ainsi que le câble et Internet haute vitesse Vidéotron.21 2l\u2019ITINÉRAIRE 15 JUIN 09 Audrey Côté Rédactrice en chef EDITORIAL ^ audrey.cote@itineraire.ca LOGEMENT SOCIAL ET REGISTRE DES BAUX POUR QUE LES PROPRIÉTAIRES CESSENT DE FAIRE LA PLUIE ET LE BEAU TEMPS! «J'ai vécu l'itinérance en 1990, 2001 et 2004.Puis là, qu'est-ce qui a changé, c'est que j'habite un logement social.(.) Quand tu es habitué à payer 350$, 400$ sur un revenu de 575$, il y a une cristi de différence.(.) Moi, en ayant une place, j'ai la responsabilité sociale que les autres aient leur place.» Le témoignage du camelot de L'Itinéraire Jean-Pierre Béliveau à la Commission parlementaire sur l'itinérance l'automne dernier avait beaucoup impressionné son président, Geoffrey Kelly.Pour ce camelot, malheureusement décédé en mai dernier, militer pour le logement social était devenu sa cause, sa raison de vivre.Et quelle cause essentielle! Selon le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), 203 000 personnes consacrent en effet plus de 50% de leur revenu pour se loger au Québec.Bénéficiaire d'un logement social, Jean-Pierre considérait qu'il était de son devoir social de lutter afin que d'autres personnes pauvres aient aussi la chance de se loger sans dépenser plus de 25% de leur revenu.Quand on a connu la rue comme Jean-Pierre, avoir soudainement un toit permet de recommencer à croire en soi.Mais il n'est pas nécessaire d'être itinérant pour en arracher et pour vivre l'angoisse extrême qu'engendre la difficulté de boucler ses fins de mois.De nombreux bénéficiaires de l'aide sociale et des travailleurs au bas de l'échelle vivent quotidiennement avec la peur de se retrouver à la rue.faute de pouvoir payer leur loyer, qui augmente plus rapidement que n'importe quel salaire.Depuis 2000, le prix des loyers au Québec a augmenté d'environ 137 $ par mois, soit de 27 %.Pourtant, selon la Régie du logement, cette hausse n'aurait pas dû dépasser 11 %.Cette situation rend d'autant plus urgent l'accroissement du parc de logements sociaux pour contrecarrer l'accroissement de la pauvreté.Lors du dépôt de son dernier budget, le gouvernement du Québec s'est engagé à construire 3 000 logements sociaux à travers la province au cours des deux prochaines années.C'est bien, mais nettement insuffisant pour répondre aux besoins.Par exemple, à Montréal seulement, 20 000 personnes attendent désespérément un logement social.L'ensemble des intervenants de la lutte pour le droit au logement et les municipalités demandent au gouvernement québécois de se doter d'un plan d'action sur cinq ans.Le FRAPRU estime que la construction d'un minimum de 10 000 logements par année pendant cinq ans est nécessaire pour rééquilibrer le budget des ménages les plus pauvres.Un investissement social qui, à plus ou moins brève échéance, aurait un réel effet sur l'atténuation de la pauvreté d'autant plus galopante en ces temps de crise économique.Mais la construction de logements sociaux ne résout pas tous les problèmes.Le gouvernement du Québec doit aussi réglementer le marché locatif privé.Trop de personnes économiquement vulnérables se retrouvent prises en otage par des propriétaires qui balaient du revers de la main les indices d'augmentation prévus par la Régie du logement.C'est pourquoi, comme le suggèrent le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) et le FRAPRU, il faut absolument que legouverne-mentdu Québec mette en placeun registredes baux qui obligerait les propriétaires à inscrire le prix des loyers demandé au cours des 12 derniers mois à la Régie du logement.Évidemment, le gouvernement libéral du Québec, qui s'est jusqu'à présent montré plus enclin à aider les plus riches à s'enrichir, refuse catégoriquement de mettre sur pied un tel registre, qui permettrait aux locataires de contester plus facilement les augmentations éhontées de certains propriétaires.Comme vous pourrez le lire dans le reportage de notre journaliste Josée-Ann Moisan, à la page 27, l'attachée de presse de Nathalie Normandeau, ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, considère qu'il en coûterait beaucoup trop cher de créer un registre des baux.Pourtant, cela permettrait de réglementer un marché qui, à l'heure actuelle, enrichit des propriétaires sur le dos des plus vulnérables qui n'ont ni les moyens d'être propriétaires, ni la possibilité d'habiter un logement social.Il est grand temps que le gouvernement du Québec se réveille et investisse massivement dans le logement social et pense à discipliner certains propriétaires qui abusent de leur pouvoir.Autrement, avec la crise économique qui sévit actuellement, l'hémorragie de pauvreté que l'on constate rien qu'en se baladant au centre-ville de Montréal coûtera encore plus cher à soigner dans quelques années.Signez la pétition appuyant la création d'un registre des baux : www.rclalq.qc.ca ¦ Lisez l'article de notre journaliste Josée-Ann Moisan à la page 27.Et vous, qu'en pensez vous ?www.itineraire.ca L'ITINERAIRE 15 JUIN 094 .213 Dans le cadre de la 30e édition du Festival international de JazZ de Montréal FESTHfl nrrMim DE MONTREAL joue Philip Glass à la 5e Salle de la Place des Arts du 29 juin au 2 j ml let 2009 LllIIllIllJlillllIlli Soirée spéciale d'Angèle Dubeau & La Piétà au profit du Groupe communautaire L'Itinéraire lundi 29 juin 2009 à la Place des Arts.Place des Arts Ma participation ?j 'achète__billet(s) au coût de 50 $ chacun + taxes applicables : 6,44 $.Mon camelot J'ai reçu cette invitation de mon camelot ?J'ajoute un don pour les activités des camelots de____$ 1 Son nom ?Je n'assisterai pas au spectacle mais je désire ,\t'Vous recevrez votre reçu faire un don a L Itinéraire de\t$'\td'impôt au début de l'année 2010.Coordonnées M.?Mme ?Prénom :_____________________________Nom :______________________ Numéro de camelot Paiement ?chèque au nom du Groupe communautaire L'Itinéraire MasterCard ?visa visa ?Organisation : Adresse : App.: Numéro de carte Expiration______/ 20_______ Mois Année Ville :___________________________Province :______________Code Postal : Téléphone :______________________________Courriel :____________________ Postez ce coupon au Groupe communautaire L'Itinéraire 2100, rue de Maisonneuve Est, Suite 001, Montréal (QC) H2K4SI Information: Nathalie Gélinas 514 597-0238, poste 226 LE RÉSEAU SOLIDAIRE DE L'ITINÉRAIRE /üiMD; \t Patrice Jolivet L'Itinéraire tient à remercier infiniment le Foyer de charité du diocèse de Montréal pour sa fidélité si souvent renouvelée depuis plusieurs années et pour son intervention vitale auprès des personnes en situation de grande pauvreté.Le Foyer de charité du diocèse de Montréal est un fidèle donateur du Groupe communautaire L'Itinéraire qui, par son aide, nous conforte dans notre mission de justice sociale auprès des personnes de la rue.Cette reconnaissance de notre travail, appuyée par son soutien financier, représente une caution morale venant d'une institution qui vient quotidiennement en aide aux plus démunis, et notamment aux personnes handicapées.La crise économique qui sévit depuis presque deux ans frappe de plein fouet les Montréalais, apportant son lot de misères.Un constat que L'Itinéraire et le Foyer de charité du diocèse de Montréal ont déjà largement établi et auquel ils essaient, chacun de son côté et à leur manière, d'y remédier, ou à tout le moins, d'en atténuer la violence.Les pertes d'emploi se multiplient, entraînant les familles vers la faillite.Les revenus baissent, causant irrémédiablement des insuffisances alimentaires et une augmentation du décrochage scolaire ce qui fait que les premiers touchés sont les jeunes.La précarité est présente à chaque coin de rue, c'est pourquoi nous exprimons à nouveau notre gratitude au nom de toutes les personnes que nous pouvons atteindre et aider grâce aux dons du Foyer de charité.Nous comprenons aussi l'importance, en terme de valeurs transmises, qui réside dans les liens unissant nos deux organismes.Merci encore pour votre engagement financier et moral.SURVIVRE À L HOLOCAUSTE Venez rencontrer M.Davy Trop, un survivant de l'Holocauste de la deuxième guerre mondiale.Il nous fait entrevoir à travers ses yeux un aspect de cette triste réalité.Ce portrait a été réalisé par Catherine Gautier, participante au 3e Œil.À visionner au www.itineraire.ca Bénéficiaire de la Sécurité du revenu : Acquérir de l'expérience en milieu de travail, briser l'isolement i Æ-, Z-V* U Programmes Devenir et Interagir 5 L'Itinéraire a 38 places en insertion sociale sur des programmes : DEVENIR : d'une durée de un an, non renouvelable/ INTERAGIR : d'une durée de un an, renouvelable Conditions : de 10h à 20h/semaine/ Rémunération : 130$ par mois plus le transport Postes offerts : préposéfe) à l'entretien ménager, aide-cuisinier(ère), préposé(e) à la plonge, préposéfe) à la distribution du journal, assistant de production de la vidéo, secrétariat Information : Jocelyne Sénécal, (514) 525-5747, poste 230 L'ITINERAIRE 15 JUIN 094 .215 Illustration/ www.melissadeschenes.com LE RÉSEAU SOLIDAIRE DE L'ITINÉRAIRE UN PLANIFICATEUR FINANCIER CHOISIT L'ITINÉRAIRE Patrice Jolivet L'Itinéraire tient à remercier M.Pierre Larose pour son généreux don de 1 OOO $ et à le féliciter pour avoir remporté le tout premier prix de «Formateur de l'année 2008 en formation professionnelle» créé par l'Institut québécois de planification financière (IQPF).Depuis plus de dix ans, Monsieur Larose est formateur professionnel pour l'Institut dans le domaine de l'assurance-vie, des études de cas et de la démarche en planification financière.Le 18 avril dernier, lors de la cérémonie annuelle de remise des diplômes, monsieur Robin W.De Celles, président de l'IQPF, a offert une plaque de reconnaissance ainsi qu'un prix en argent de 1 000 $ à monsieur Larose, montant qu'il devait remettre à un organisme de charité de son choix.Celui-ci a décidé de donner cette somme au Groupe communautaire L'Itinéraire, dont il a appuyé la cause depuis plusieurs années.Un organisme auquel il a su rester fidèle et dont il dit admirer le travail auprès des personnes démunies et l'engagement social, notamment dans le quartier Centre-Sud de Montréal où il habite.Monsieur Larose est planificateur financier, un professionnel des finances personnelles qui vient en aide aux particuliers ou aux entreprises à différents moments de leur vie.Son travail consiste à optimiser une situation financière, un patrimoine, et à atteindre les objectifs financiers fixés par ses mandataires en prenant la bonne décision au bon moment.La planification financière couvre généralement sept domaines d'intervention, soit les aspects légaux de la succession, l'assurance, la gestion des risques, la finance, la fiscalité, le placement et la retraite.L'IQPF, qui fête ses 20 ans d'existence en 2009, s'est dit quant à elle fière de s'associer à monsieur Larose par la remise de ce don de 1 000 $ à L'Itinéraire.«La mise sur pied d'un tel prix représente la volonté du comité de pédagogie de l'IQPF de reconnaître l'excellence du travail De gauche à droite: Pierre Larose et Robin W.De Celles, président de l'Institut québécois de planification financière de nosformateurs et d'aider la communauté», a souligné madame Jocelyne Houle-LeSarge, directrice générale de l'IQPF.Toutes nos félicitations encore, de la part de L'Itinéraire, à monsieur Pierre Larose et merci pour son don et son soutien, merci de croire en notre travail auprès des plus défavorisés.Un grand merci également à l'Institut québécois de planification financière et à ses membres pour leur générosité et leur engagement social.Don en matériel pour la réinsertion en emploi Pour la formation des jeunes\tPour le Café sur la rue en production vidéo et audio\tet services psychosociaux Matériel pour le montage vidéo et\tÉquipement de restaurant utile enregistrement\t- Petit frigo, bar à salade -Chaises de bureau\t- Laveuse/sécheuse -Ordinateurs Pentium 4\t- Pannes de cuisson pour réchauds -Ordinateur Mac G4\t-Réchaud pour les sauces (IGo de Ram )\t-Douilles à pâtisserie - Des écouteurs\t- Spatules neuves - Compresseur\t-Pilon à patate commercial -Consoleavec pré-ampli\t- Bons couteaux -Micros avec pré-ampli\t-\tVerres de 6 onces en plastique -\tPetits bols à dessert Pour l'aménagement de la salle de\t(style ramequin) projection\t- Soucoupes, assiettes - Projecteur\t- Petites cuillères, fourchettes, - Système de son complet\t- Cabarets avec console et micro sur pied\t- Gros chaudrons à fond épais -\tOrdinateur portable Pentium 4 -\tÉcran de projection rétractable\t-Linges à vaisselle - Rideaux de scène\t Contactez Jocelyne Sénécal 514525-5747, poste 230 jocelyne.senecal@itineraire.ca CODE D'ÉTHIQUE DES CAMELOTS 1.\tNe jamais vendre L'Itinéraire intoxiqué 2.\tRespecter son propre point de vente et celui des autres camelots 3.\tVendre L'Itinéraire au prix indiqué sur la page couverture 4.\tNe jamais ternir la réputation des autres camelots et du Groupe L'Itinéraire 5.\tToujours être courtois et respectueux envers la clientèle 6.\tSe tenir à une distance raisonnable du client ou des entrées d'établissements 7.\tRespecter les employés et les membres du Groupe 8.\tMendier au nom de L'Itinéraire ou en vendant L'Itinéraire est interdit 9.\tNe vendre aucun produit avec le journal L'Itinéraire 21 Ôl'ITINÉRAIRE 15 JUIN 09 ACTUALITÉ ET VIE URBAINE Pour sa quatrième édition, le Salon national de l'environnement installera ses quartiers sur la Place des vestiges des quais du Vieux-Port de Montréal, du 19 au 21 juin.Chacun de ces trois jours sera placé sous un thème: le vendredi 19 sera consacré à l'empreinte écologique, le samedi 20 à l'habitation verte et le dimanche 21 au transport durable.Un choix évident pour François Cormier, directeur général de Terre Nouvelle, coopérative de travail à l'origine de l'événement : «L'habitat et le transport sont les deux enjeux essentiels dans la préservation de l'environnement.Quant à l'empreinte écologique, il nous a semblé intéressant de la mettre en lumière, car si nous en entendons beaucoup parler, certaines personnes ne savent pas exactement ce que cela signifie et comment on la calcule.» Pour mieux illustrer ces thématiques auprès du grand public, 200 exposants seront présents.«Chacun informera et sensibilisera le citoyen sur tout ce qui l'entoure : commerce équitable, produits biodégradables, jardinage sans pesticides ou mode écolo.», poursuit M.Cormier.En outre, plusieurs temps forts viendront ponctuer le Salon: pièces de théâtre, défilé de véhicules alternatifs, espaces de création, ateliers pratiques sur le compostage, le recyclage ou sur les boîtes à lunch écolo.Sans oublier l'aménagement sur place d'une piste d'essai en circuit fermé afin que les visiteurs puissent tester des vélos électriques et des voitures hybrides.Enfin, des conférences ponctueront ces trois jours.Steven Guilbeault, cofondateur d'Équiterre et ancien porte-parole de Greenpeace Canada, ouvrira le bal vendredi soir.(J.L.) ¦ Le Salon national de l'environnement a lieu du 19 au 21 juin, à la Place des vestiges du Vieux-Port de Montréal, vendredi et samedi de 10 h à 20 h 30 et dimanche de 10 h à 18 h.Entrée gratuite.Renseignements au 514 278-5822 ou au www.terrenouvelle.info.Solution du sudoku de la page 46 L\t9\tP\t£\tZ\tL\t£\t8\t6 £\tZ\t8\t9\tP\t6\tZ\t£\tL S\tL\t6\t8\t£\tL\t9\tZ\tP 8\t9\t£\tL\t6\t9\tL\tP\tZ L\t6\t9\tZ\t8\tP\t£\t£\tL P\tL\tZ\t£\tL\t£\t6\t9\t8 6\t£\tL\tP\t£\tZ\t8\tZ\t9 9\tP\tS\t6\tL\t8\tZ\tL\t£ Z\t8\tL\tL\t9\t£\tP\t6\t£ L'ITINERAIRE 15 JUIN 09, 217 ACTUALITE ET VIE URBAINE QUE SERAIT NOTRE VILLE SANS EUX ?NACELLE Philippe Meilleur Quand il s'est lancé dans le domaine il y a sept ans, Simon Dupuis n'avait pas spécialement l'intention de devenir laveur de vitres professionnel, encore moins de fonder sa propre petite entreprise spécialisée.C'est tout de même là que l'ont mené une bonne idée, quelques seaux d'eau et un savoir-faire à toute épreuve.Nous sommes au début des années 2000.Un beau jour d'été, Simon, alors étudiant à l'université, se met dans la tête de gagner sa vie en lavant les vitres des maisons de son voisinage.Armé d'un équipement rudimentaire et appuyé par un ami qui allait devenir son partenaire d'affaires, le jeune homme fait du porte-à-porte jusqu'à décrocher suffisamment de contrats pour vivre de ses services.«Nous n'étions même pas enregistrés en tant qu'entreprise au début, raconte-t-il.Mais les gens se sont mis à nous rappeler et à nous envoyer de nouveaux clients, alors on a commencé à prendre conscience que ça pouvait devenir sérieux cette histoire.» La petite entreprise, qui adopte le nom d'affaires de XYX, prend rapidement de l'expansion et s'impose tranquillement comme un joueur de petite taille dans le marché montréalais.Sept ans plus tard, elle emploie 14 laveurs professionnels et s'est lancée dans le lavage des immeubles commerciaux du centre-ville.Cette facette du métier est évidemment beaucoup plus exigeante sur le plan de la gestion et de la main-d'œuvre.Il faut louer de grandes nacelles et apprendre à les manipuler de façon sécuritaire (leur volant ressemble à s'y méprendre à une manette de console de jeux Nintendo modifiée), en plus d'instaurer des règles strictes de sécurité pour éviter les chutes, comme le port obligatoire du harnais.Lors de notre rencontre, Simon est justement en train de superviser une équipe perchée dans une nacelle quelques étages au-dessus d'une succursale de la Banque Royale, rue Sherbrooke.Les deux employés fonctionnent méthodiquement : chaque centimètre carré de chaque vitre est soigneusement lavé et essuyé d'un bon coup de raclette, puis dégagé pour le séchage à l'air libre.Aujourd'hui, l'opération fonctionne rondement et les délais seront vraisemblablement respectés, mais ce n'est pas toujours le cas mentionne Simon.«Il suffit qu'on ait mal évalué le travail ou que quelques vitres soient inaccessibles pour prendre un retard épouvantable sur l'horaire, dit-il.Heureusement, j'apprends vite et ça n'arrive pas souvent.» En plus d'être pour lui un gagne-pain intéressant, le lavage de vitres représente une source intarissable de fierté pour Simon Dupuis.«À la fin de la journée, quand je vois que l'immeuble est étincelant de propreté, ça me met d'excellente humeur, dit-il.C'est un vrai bonheur pour tout le monde de pouvoir profiter pleinement des chauds rayons du soleil.Les clients ont tous un sourire sur la figure quand nous partons, c'est très satisfaisant.» «NOUS N'ÉTIONS MÊME PAS ENREGISTRÉS EN TANT QU'ENTREPRISE AU DÉBUT.MAIS LES GENS SE SONT MIS À NOUS RAPPELER ET À NOUS ENVOYER DE NOUVEAUX CLIENTS, ALORS ON A COMMENCÉ À PRENDRE CONSCIENCE QUE ÇA POUVAIT DEVENIR SÉRIEUX CETTE HISTOIRE.» \u2014 SIMON DUPUIS, LAVEUR DE VITRES PROFESSIONNEL À LA TÊTE DE L'ENTREPRISE XYX 21 Slitinéraire Simon Dupuis, laveur de vitres professionnel à la tête de l'entreprise XYX : Ëric Carrière ACTUALITÉ ETVIE URBAINE VIOLENCE ENTRE ENFANTS: COMMENT Y FAIRE FACE?Micheline Rioux Lemieux Commis à la rédaction micheline.rioux@itineraire.ca Denise Prud'homme, professeure et auteure du livre Violence entre enfcjnts: un casse-tête pour les parents È\t1\t fl\tm - Selon une étude de l'Institut de la statistique du Québec datant de 1999, deux enfants sur trois chez les 9 à 12 ans ont admis avoir été intimidé ou violenté par un autre enfant.La disparition du jeune David Fortin l'hiver dernier à Alma, au Lac-Saint-Jean, a permis de mettre en lumière que la violence entre enfants est une véritable plaie ouverte dans nos écoles.L'intimidation et le harcèlement par d'autres élèves étaient le lot quotidien de David.Comment les intervenants de sa polyvalente auraient-ils pu intervenir?L'itinéraire s'est penché sur la question en compagnie de Denise Prud'homme, professeure et auteure du livre Violence entre enfants : un casse-tête pour les parents.L'Itinéraire: Quels sont les indices qui témoignent de l'existence de la violence entre enfants?Denise Prud'homme : Lorsqu'il y a un rapport de force entre deux enfants et que l'un prend le contrôle sur l'autre au moyen de la violence.On doit d'abord définir cette violence, qui peut être autant psychologique que physique.Elle prend différentes formes : soumission, peur, intimidation, harcèlement, exclusion, taxage, agression et même indifférence.La pire violence est celle qui se fait en toute impunité, autrement dit sans aucune conséquence pour le fautif.L'I.: Y a-t-il des comportements types chez l'enfant qui en est victime?D.P.: Quand un changement survient, qu'il soit progressif ou rapide, on peut se poser des questions.Les changements peuvent varier selon la personnalité de l'enfant.Par exemple, cela peut être la perte fréquente d'amis, ou le fait que l'enfant se vante d'être très populaire à son école pour cacher le fait qu'il est rejeté, la baisse de ses résultats scolaires ou bien, à l'inverse, si l'enfant se réfugie dans ses études ou s'il ne veut plus aller à l'école, etc.L'I.: Comment les parents devraient-ils agir face à leur enfant, afin qu'il se sente à l'aise d'en parler?D.P.: Il faut d'abord tenir compte de l'enfant.Ce qui veut dire l'amener à s'ouvrir, en le rassurant quant à la tenue du secret de sa situation.L'enfant a surtout peur d'éventuelles conséquences négatives liées à la dénonciation de la violence qu'il a subie.Le mieux est de mettre sur pied une stratégie avec lui, de lui expliquer ce qu'il est possible de faire et, surtout, de s'engager dans tout le processus avec l'enfant.On devrait par exemple faire en sorte qu'il soit présent lors de la démarche auprès de la direction de l'école.Il faut aussi prévoir un soutien après l'événement et amener l'enfant à changer sa perception de la situation dans le but de le valoriser.Il a été confronté à son impuissance face au problème, de là l'importance de lui apprendre des scénarios de reprise de pouvoir afin de faire progresser sa confiance en soi.L'I.: S'il y a des enfants victimes, il y a aussi des enfants agresseurs.Comment intervenir avec eux?D.P.: L'entourage adulte de l'enfant doit lui apprendre à acquérir une forme d'empathie envers les autres.Il faut qu'il y ait obligatoirement des conséquences pour l'enfant agresseur, afin qu'il comprenne qu'il y a des limites et l'aider à développer ses aptitudes à vivre en société.Les enfants agresseurs ne proviennent pas nécessairement de milieux négligés, défavorisés ou dysfonctionnels; il peut aussi s'agir d'enfants rois qui se pensent au-dessus des lois.L'I.: À la suite de la disparition du jeune David Fortin et du manque de soutien adapté de son école, que proposez-vous aux établissements d'enseignement?D.P.: La violence dans les écoles impose une gestion collective du problème, une alliance concrète entre les parents, l'école et les enfants.Pour cela, il faut outiller les parents et les intervenants afin qu'ils parlent tous le même langage, qu'ils utilisent des mots clairs pour bien nommer chacun des détails du problème, ce qui, par la suite, doit être enseigné aux enfants.¦ Pour une analyse plus détaillée, nous vous suggérons l'ouvrage de Diane Prud'homme, Violence entre enfants, casse-tête pour les parents, publié aux Éditions du remue-ménage (2008).L'ITINERAIRE 15JUIN09.219 P hotoTcatheri n^GâütiëFJ CULTURE RAPPEUR \tÂ\\ M PiTTriI 1iii S]\t[\u2022] 11 y [§i 11 Hin\tini ihiT n !\u2022 n Cobna est un justicier des temps modernes.En avril dernier, L'Itinéraire a rencontré ce rappeur engagé lors du lancement de son deuxième album intitulé Verrouillé.D'une grande disponibilité, l'artiste aux multiples talents, âgé de 30 ans, dénonce l'injustice et l'indifférence à l'égard des laissés pour compte, le racisme et les préjugés envers les personnes différentes comme, par exemple, envers les obèses! Raphael Passaro, alias Cobna, est revendicateur et cinéphile.L'artiste déteste les clichés véhiculés par un certain cinéma qui manipule la masse en tentant de démoniser les groupes sociaux marginalisés, les groupes nationaux ou religieux.Prenant les devants, il affirme : «Je suis heureux que L'Itinéraire s'intéresse à mon travail.Ça me touche beaucoup que vous soyez là.» Sur scène, l'artiste a un charisme étonnant et s'amuse avec un naturel désarmant.La salle est conquise dès les premières notes.Ses mots sont bien sentis et Cobna a le don de raconter des histoires.Dans la chanson Monde de fou, il rythme ses mots : «C'est toujours les mêmes qui prennent les coups, les mêmes qui les donnent/On s'éloigne de la tolérance en se tuant pour des croyances/ La pluie d'innocence plutôt justifie la violence.» et «On admire le crime où s'inspirent les films/Si c'était un produit de chez nous, on légaliserait la cocaïne» Plus loin, il ajoute: «Certains travaillent pour manger, d'autres pour acheter des stupidités (.) Il n'existe pas de sous-travail, mais des salaires miséreux» et les chœurs scandent périodiquement: «un monde de fou».Quand je vous disais que c'est un justicier des temps modernes! La poésie de Cobna touche par la maturité de ses textes engagés.L'album est une découverte, puisqu'il collabore avec une foule d'artistes connus de la scène hip-hop québécoise; Sans Pression, Taktika ou Cyrus ainsi qu'Émily Bégin, l'académicienne, pour en nommer quelques-uns.Le mixage final d'une exceptionnelle qualité sonore est signé Marc-Olivier Bouchard.C'EST TOUJOURS LES MÊMES QUI PRENNENT LES COUPS, LES MÊMES QUI LES DONNENT/ON S'ÉLOIGNE DE LA TOLÉRANCE EN SE TUANT POUR DES CROYANCES/LA PLUIE D'INNOCENCE PLUTÔT JUSTIFIE LA VIOLENCE.PAROLES EXTRAITES DE LA CHANSON MONDE DE FOU, DU RAPPEUR COBNA Ses racines Cobna a passé douze ans en France et a fait ses débuts avec le collectif français 6e Continent, avant de revenir au Québec il y a dix ans, pour s'y établir de nouveau.Le rappeur a participé à divers spectacles et a fait les premières parties de Nelly Furtado, Fonky Family, La Garde et Freeman.Il a aussi collaboré avec la reine du disco québécois, Patsy Gallant.À ses débuts, il y a 15 ans, il a été influencé par les rappeurs de l'époque : IAM, Mc Solaar, Mobb Deep et Nas, qui l'ont inspiré et qui étaient révoltés contre l'injustice sociale.Fier de ses racines québécoises, Cobna ajoute : «Je suis d'abord un artiste québécois.J'aimerais bien que ma musique se rende en France et que ça marche aussi, mais ma réalisation reste ici.C'est sûr que c'est l'objectif d'un artiste de se faire entendre au maximum et de tomber dans des oreilles réceptives.» Cet album est un bijou pour les connaisseurs de hip-hop et pour tous ceux et celles qui veulent s'initier au genre.Vous serez surpris du formidable résultat.¦ www.cobna.com www.myspace.com/cobna 220l'ITINÉRAIRE 15 JUIN 09 CULTURE rnmÆ ¦\u2014 Jennifer Lispont, journaliste stagiaire Prenez du théâtre en grande quantité, ajoutez-y quelques pincées de musique et de comédie, un soupçon de danse et un zeste de performance.Saupoudrez de grains de folie et de liberté d'expression.Agitez vigoureusement et vous obtiendrez le Festival Fringe, un cocktail servi à Montréal du 11 au 21 juin.Cette année, le Festival St-Ambroise Fringe de Montréal fête ses 19 ans.Autant dire que la notoriété de l'événement le plus déjanté de la scène montréalaise n'est plus à faire.Le Fringe, dont le principe n'a pas changé depuis ses débuts, révèle chaque année son lot de surprises aussi éclectiques qu'extravagantes.En effet, les artistes sont choisis par tirage au sort sans aucune présélection et ont l'entière liberté de présenter ce qu'ils veulent, sans aucune censure.«Le Fringe se définit comme un festival d'expression à l'état brut, une sorte de carnaval où nous pigeons dans un chapeau sans savoir ce qui va en sortir, explique Charles Bussières, directeur des communications.Notre seule exigence est de proposer au public une programmation équilibrée entre des spectacles anglophones et francophones et de faire une place aux troupes de théâtre d'ici, mais aussi de partout en Amérique du Nord, d'Europe ou encore d'Australie.Il y en a pour tous les goûts et tous les âges.» Dracula, hospice et clef anglaise.Cette année, 15 scènes montréalaises, situées sur le boulevard Saint-Laurent, vont accueillir pas moins d'une centaine de spectacles, dont les livraisons sanglantes d'un coursier à vélo dans Les contes crades du Théâtre en petites coupures, la danse contemporaine de The lightbox project avec A line in the sand, l'enquête du détective Chris Gibbs en pleine Angleterre victorienne dans la comédie Antoine Feval et les angoisses du plus célèbre suceur de sang dans Dracula in a time of climate change, sans oublier la comédie musicale Chantons à l'hospice narrant les aventures délirantes de trois pensionnaires, la performance d'une contorsionniste dans Este: pulsion morte ou accouchement libéré et la pièce néo-futuriste Dans le salon avec la clef anglaise des Néos, pour ne citer que quelques spectacles.L'an dernier, le Festival St-Ambroise Fringe de Montréal avait attiré près de 60 000 spectateurs.Sur la photo :Toys, un spectacle imaginatif et audacieux qui doit beaucoup à l'humour hors du commun et au talent du danseur Winston Spear (à gauche).«LE FRINGE SE DÉFINIT COMME UN FESTIVAL D'EXPRESSION À L'ÉTAT BRUT, UNE SORTE DE CARNAVAL OÙ NOUS PIGEONS DANS UN CHAPEAU SANS SAVOIR CE QUI VA EN SORTIR.» \u2014 CHARLES BUSSIÈRES, DIRECTEUR DES COMMUNICATIONS DU FRINGE Programmation complète du Festival sur www.montrealfringe.ca L'ITINÉRAIRE 15 JUIN 09221 ville.montreal.qc.ca/chantiers Info-travaux : 514 872-3777 action Montréal 222l'ITINÉRAIRE 15 JUIN 09 Ville de Montréal 07.85.382-0 (05-2009) A LA UNE L'ITINÉRAIRE 15 JUIN 09, lu bulle de Audrey Coté, rédactrice en chef Son vrai nom est Zilon.N'essayez pas d'en savoir davantage au sujet de ses origines:«C'est comme le secret du colonel Sanders», balance l'artiste de 52 ans que les visages androgynes tatoués sur les murs de Montréal dans les années '70 ont conduit aux plus prestigieuses galeries d'art d'ici et d'ailleurs.En écoutant l'artiste, on comprend vite que Zilon est le nom d'un survivant : celui d'un jeune graffiteur quia défié un père qui le battait pour l'empêcher de dessiner.Dans le brouhaha du lancement de la BD Le labyrinthe des mensonges dont il est l'illustrateur, Zilon a généreusement laissé L'Itinéraire se faufiler dans sa bulle. \u2022 \u2022 \u2022 9 9 9 \u2022\t« m m \u2022 \u2022 \u2022 9 \u2022 9 9 m m m> \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 « \u2022 \u2022 * \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 ¦ \u2022 \u2022 ¦ » \u2022 > \u2022 m m m I » \u2022 \u2019 m 9 \u2022 \u2022 \u2022JL jMr \u2022 « * \u2022 w \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 lOOOOOOOOOOi ¦ \u2022 ¦OOOl ¦OOOl \u2022 \u2022¦¦¦\u2022¦a aaaaaaaa aaaaaaaaaa -QOOOOOOOCT « iCOOQOOQQr ungOOOOu tOOOOODODi iooooooov jOOOOOOW aaaaaaaaj a a ¦ aaaaaaaa \u2022 a a a a a a nf jppppppp» Tu \u2022 \u2022 a a a a a a.v OQOOOOCW jooooot a a a a a i a a a a a a ¦ a a a ¦ ul a a Jp*: fOL OOOl ¦OOOl jnrii.» lOOl a a a ¦OOOOl a a a ¦ ¥¥¥ ¦OOa ¦OOOOl ¦ « a ¦ 224 .'ITINERAIRE 15 J \u2022 Imaginé par la chanteuse Anik Jean, l'univers glauque de la bande dessinée Le labyrinthe des mensonges rencontre totalement celui de son illustrateur.L'histoire?Kina et G.la Brute, les deux membres du groupe de musique Magnum 66, sont kidnappés pour participer à l'émission de téléréalité intitulée Le labyrinthe des mensonges.Pour sauver leur peau, les deux personnages doivent faire face à de violentes épreuves.Zïlon considère le Labyrinthe des mensonges comme un «roman graphique» où l'hyperréalisme sert à dénoncer l'obscénité du phénomène contemporain des téléréalités : «Socialement, c'est très violent de montrer des obèses en train d'essayer de perdre du poids ou de prendre des gens laids et de les transformer en pseudo canon de beauté.Mais le pire, c'est que les «personnages inconscients» de ces téléréalités sont devenus les nouveaux dieux d'une société du divertissement devenue totalement obscène, comme l'était celle des gladiateurs à l'époque de la Rome antique», fait valoir Zïlon.LA UNE Extraits de la bande dessinée Le labyrinthe des mensonges Au dire de son illustrateur, Le labyrinthe des mensonges est une satire délirante qui a pour but d'ouvrir les yeux du public sur le mensonge cultivé par la téléréalité.Alors qu'on fait mine d'aider les protagonistes qui participent à ces émissions, on s'enrichit sur leurs dos en remplissant des heures de télévision.Pour Zïlon, la téléréalité équivaut au fast food : «La téléréalité est un cholestérol médiatique.C'est très proche de McDonald's.Par exemple, on retrouve des franchises de Star académie ou de American Idol dans différents pays.» En plus de mener à l'anéantissement de la conscience collective, la téléréalité participe à la culture de l'uniformisation qui sévit un peu partout sur la planète.Zïlon n'hésite pas à égratigner la tendance au formatage des artistes : «En chanson, par exemple, tout le monde essaie d'être une photocopie de Céline et c'est complètement stupide.J'aime la diversité, l'expression unique, et je préfère quelqu'un qui chante faux, mais qui chante avec tout son coeur.» Zïlon et Zïlon «Je me suis en quelque sorte remis au monde en me donnant ce nom à la consonance dynamique qui se rapproche du personnage de bande dessinée.» Enfant, Zïlon n'avait pas le droit de dessiner.Lorsque son père le surprenait à dessiner, il déchirait ses dessins devant lui et le battait.«C'est certain qu'avoir été battu physiquement, mais aussi psychologiquement par la dévalorisation quotidienne, ça laisse des traces.Probablement qu'inconsciemment, j'ai décidé de m'appeler Zïlon pour mieux m'appartenir», confie l'artiste qui semble étonné de crever soudainement la bulle de son intimité.Zïlon n'a pas le bonheur facile.Il se confond parfois à ses personnages tourmentés aux yeux empreints de circonspection.Il n'hésite d'ailleurs pas à dire que ses personnages sont ses alter ego.Zïlon est à la fois le nom du personnage dessiné et de son auteur.«Pour l'instant, l'amour, je ne connais pas ça.Dans des relations, j'ai toujours été abandonné ou utilisé et ça m'a rendu prudent.Ce qui me rend le plus heureux, c'est encore de dessiner.J'aime avoir des moments de paix et j'adore aussi les animaux.» Si les oeuvres de l'artiste sont maintenant vendues dans les galeries d'art des plus grandes villes du monde, il a d'abord trimé dur et côtoyé la pauvreté.Dans les années 1970, alors que l'autodidacte poussait en vain les portes des galeries d'art, il a eu l'idée d'offrir son art à tous en s'exprimant dans la rue.Zïlon a été l'un des premiers artistes à laisser sa trace iconographique sur les murs de Montréal.Même s'il dit ne plus faire de graffitis, il reste attaché à cet art spontané et éphémère en raison de son illégalité: «Je ne fais plus de graffitis, mais j'adore marcher dans les villes pour découvrir un art qui va totalement au-delà de la censure.Et puis l'art de la rue est comme un parfum : ça vient à tes yeux et ça peut disparaître très vite.J'aime l'éphémère.» En revanche, Zïlon déteste voir ce qu'il appelle «des pattes de mouches» ou des «tag» sans style qui ont pour seul but de marquer un territoire urbain et n'ont à ses yeux aucune valeur artistique.Consistance sociale Comme plusieurs artistes, Zïlon a goûté à la pauvreté.L'époque du Kraft Dinner et de la pizza à 0,99$ ne sont pas loin dans sa mémoire.C'est probablement ce qui explique sa volubilité lorsqu'il évoque ce qui l'enrage dans sa société : «Ce qui me révolte le plus ces temps-ci, c'est de constater que des politiciens peuvent toujours s'en tirer sans payer d'impôts ni sans rien rembourser.Qu'ils soient coupables ou non ne change rien à leur train de vie.Ils ne vont pas vivre dans un logement d'une pièce et demie à Saint-Henri.Non : ils vivent encore dans leur grosse cabane.Les riches sont toujours riches.Pendant ce temps, il y a du monde qui crève de faim.» Mais Zïlon dit aussi ne pas supporter la violence gratuite de personnes qui ne réfléchissent pas à leurs actes.Le manque de culture de nos dirigeants préoccupe aussi beaucoup Zïlon.Il a beaucoup voyagé et, bien qu'il adore Montréal, il considère que son maire manque de dynamisme et n'est pas suffisamment ouvert aux arts dans sa ville.«C'est triste qu'on soit gouverné par des gens comme Harper qui n'ont pas de culture et pour qui Picasso est une pizzeria au coin d'Ontario et de Saint-Laurent.» À LA UNE «C'EST CERTAIN QU'AVOIR ÉTÉ BATTU PHYSIQUEMENT, MAIS AUSSI PSYCHOLOGIQUEMENT PAR LA DÉVALORISATION QUOTIDIENNE, ÇA LAISSE DES TRACES.PROBABLEMENT QU'INCONSCIEMMENT, J'AI DÉCIDÉ DE M'APPELER ZÏLON POUR MIEUX M'APPARTENIR» L'ITINÉRAIRE 15JUIN09. Nous avons un groupe de soutien anonyme et GRATUIT pour vous aider JOUEURS COMPULSIFS ANONYMES Tous les samedis à 14 hrs à l'UQAM au Pavillon des Sciences de la gestion 315 Ste-Catherine Est, 2e Étage, Local R-1910 Métro Berri JOUEURSCOMPULSIFSANONYMES@HOTMAIL.COM L\u2019 f CHANGE Livres, CD, DVD d\u2019occasion 713 et 707 MONT-ROYAL EST Ouvert 7 jours de 10h à 22h O Mont-Royal, 514-523-6389 L ; OU II K ptrl r ~ i\tclinique nouveau Départ\t \t\t \t\t 1110, Ave Beaumont/Ville Mont-Royal Qc H3P 3E5 Tel.: 514-521-9023 / Fax.=514-521-1928 www.cliniquenouveaudepart.com RELAIS RELAY POUR LA VIE FOR LIFE Société Canadian canadienne Cancer du cancer Society Ouest de l'île \u2022 19 juin \u2022 Parc George Springate 514 255-5151 Claudia, Julie et Marie-Ève se relaient du soir au petit matin sur la piste du Relais pour la vie.Pas de fatigue, rien que la bonne humeur.Soutenir leur ami Sébastien, deux fois vainqueur du cancer à l'âge de 15 ans, vaut bien une nuit de marche.Vous aussi, participez au Relais pour la vie.Le Relais pour la vie, le plus grand événement de collecte de fonds pour la lutte contre le cancer.Relois pour la vie en ligne www.cancer.ca/relais 226l ITINÉRAIRE 15 J UIN 09 SANTÉ ET BIEN ÊTRE Les coopératives de santé se font tranquillement une place dans le système de santé québécois.Jeannine Lamarre est membre de la coopérative de santé de Saint-Étienne-des-Grès depuis ses débuts en 1996; un investissement de départ de 100$ qu'elle n'a jamais regretté.«Je suis enchantée et je me sens privilégiée.Nous sommes toujours bien accueillis, les médecins sont gentils.On sent vraiment un côté humain que je n'ai pas vu ailleurs», dit-elle.Lorsque la dame de 60 ans explique le fonctionnement de la coopérative, on ne peut que s'étonner de certains avantages, notamment de pouvoir appeler à la clinique pour parler à son médecin et de voir celui-ci rappeler la journée même ou le lendemain.On croirait rêver! Bien sûr, il ne faudrait pas s'imaginer qu'il en est ainsi pour toutes les coopératives et surtout ne pas présumer que l'implantation de cette entreprise d'économie sociale dont les citoyens sont collectivement les propriétaires est synonyme de magie, rappelle J.Benoit Caron, directeur général de la Fédération des coopératives de services à domicile et de santé du Québec.Les coopératives de santé viennent de s'affilier à la Fédération et M.Caron croit que c'est une des voies possibles pour avoir plus facilement accès à un médecin de famille : «La coop ne fera pas pousser de médecins, mais elle fait partie du processus pour une meilleure répartition des effectifs.On ne prétend pas que c'est LA solution mais c'est un bon premier pas.» Dans une province où 75 % de la population n'a pas de médecin de famille, les coopératives de santé sont maintenant au nombre d'une quarantaine, surtout situées à l'extérieur de Montréal, notamment en Mon-térégie, dans le Centre-du-Québec et dans Chaudière-Appalaches.À la différence des cabinets privés, les coopératives misent sur la participation citoyenne.Souvent initiées par la communauté ou des organisations locales, elles ont pour but de créer un lieu où la pratique est plus facile pour le médecin (qui n'a pas besoin de gérer les ressources humaines, matérielles ou autres) et où la prise en charge se fait d'abord par le patient qui paye un montant d'adhésion.Avec celui-ci, la clinique peut s'autogérer et s'offrir des services non couverts par l'assurance-maladie comme la présence d'une nutritionniste.À noter que les médecins sont rémunérés par la RAMQ; ils doivent donc traiter les membres de la coopérative tout autant que les non-membres.À ce propos, le Collège des médecins du Québec émet des réserves : «On ne sait pas si les non-membres sont vraiment traités également, explique le Dr Yves Robert, secrétaire du Collège.Nous n'avons pas de contrôle là-dessus.Il y a des risques potentiels de discrimination.» Le médecin craint également une concurrence déloyale avec les cabinets privés qui n'ont pas le droit d'exiger de l'argent.Cela dit, M.Robert y voit une formule parmi d'autres qui a aussi ses qualités.«Le fait de payer, c'est une sorte de \"ticket motivateur\".Les dirigeants de la clinique de Saint-Étienne-des-Grès ont d'ailleurs remarqué que les patients prennent les conseils des médecins plus à coeur maintenant, il y a un sentiment d'appartenance créé par l'investissement dans la clinique.» Pour J.Benoit Caron, la démonstration des bienfaits des coopératives de santé n'est plus à faire : «Depuis l'été dernier, nous travaillons avec le gouvernement et en ce moment nous continuons d'informer et de sensibiliser les gens.» À ce titre, la Fédération a publié un guide de démarrage, accessible sur son site Internet, qui se veut un outil à l'implantation des coopératives au Québec.«Il y aura encore plus de développements dans l'avenir et nous souhaitons le faire en harmonie avec tous les acteurs du milieu.» L'ITINERAIRE 15 JUIN 09.227 SANTÉ ET BIEN ÊTRE mwi Non content d'être le seul opticien d'ordonnances à proposer des lunettes à prix modique aux personnes bénéficiaires de la sécurité du revenu, Philippe Rochette se montre encore plus généreux.Pour chaque paire de lunettes vendue, il verse désormais 10$ à un organisme communautaire partenaire.«Ce petit montant est en quelque sorte une marque de reconnaissance envers les organismes communautaires avec lesquelsje travaille explique Philippe Rochette.Sans ces organismes, je ne pourrais pas rencontrer un sans-abri qui couche sous le pont Jacques-Cartier.» Chaque client décide à qui il souhaite faire don des fameux 10$.Ainsi, selon Philippe Rochette, près de 5 000 $ pourraient être recueillis cette année puis partagés entre la quinzaine d'organismes avec lesquels il travaille.Parmi eux, se trouvent notamment l'Accueil Bonneau, Chez Doris, MultiCaf, Jeunesse au Soleil et la Société Elizabeth Fry du Québec.«Pour les clients, il est rare de pouvoir à la fois se procurer un bien de première nécessité [des lunettes] et contribuer à se sentir moins con à la fin de la semaine», lance ce travailleur autonome nouveau genre.RÉCIDIVE y i 1 Jérôme Savary, adjoint à la rédaction Philippe Rochette propose un service de lunetterie communautaire depuis mai 2007, lequel lui a permis de rendre service à 700 personnes jusqu'à présent.Sans local commercial, cet opticien «itinérant» promène ses lunettes d'organisme en organisme.En toute légalité, bien entendu.S'il offre également ses services aux employés des organismes communautaires et à Monsieur et madame Tout-le-Monde, Philippe Rochette compte parmi ses clients une majorité de personnes bénéficiaires de l'aide sociale.Pour ces derniers, une paire de lunettes d'ordonnances ne coûte que 20 $, et leurs enfants peuvent même en obtenir une gratuitement, et ce, peu importe la complexité de leur ordonnance.Philippe Rochette fait également crédit de temps à autre.«En faisant confiance à un client, celui-ci se sent heureux et redevable envers moi, précise-t-il.Les neuf années où j'ai travaillé comme employé chez des opticiens, je me faisais dire de traiter tous les clients comme des voleurs potentiels.Maintenant, je fais confiance à tous et ils me le rendent bien.» «POUR LES CLIENTS, IL EST RARE DE POUVOIR À LA FOIS SE PROCURER UN BIEN DE PREMIÈRE NÉCESSITÉ [DES LUNETTES] ET CONTRIBUER À SE SENTIR MOINS CON À LA FIN DE LA SEMAINE.» -PHILIPPE ROCHETTE, OPTICIEN Et les autres opticiens?Philippe Rochette est peut-être le seul à offrir de tels services, mais il se défend bien de casser du sucre sur le dos des autres opticiens.«À certains endroits, les prix pratiqués ressemblent vraiment à du vol; à d'autres, non.Je conseille à tout le monde de magasiner ses lunettes, ça vaut la peine.Et dans le processus de magasinage, appelez-moi!» Au fait, quel type de lunettes propose-t-il?«Je propose un grand choix de montures et les verres sont de très bonne qualité.Je ne propose pas de monture \"de marque\" et je n'en veux pas, car elles sont chères pour rien.Je propose parfois des produits semblables.La seule différence avec une monture griffée, c'est qu'il y a un Chinois de plus dans l'usine qui met un logo dessus.» Mais au fond, pourquoi fait-il tout ça?«J'ai l'impression que je contribue à faire quelque chose d'utile», dit-il tout bonnement.Philippe Rochette en compagnie d'un client heureux ¦ Pour joindre Philippe Rochette : philippe@bonhommealunettes.org ou 514 303-4315.Visitez également le www.bonhommealunettes.org.de ses nouvelles lunettes SANTÉ ET BIEN ÊTRE LES ACHATS IMPULSIFS LIÉS AU CYCLE MENSTRUEL Durant les dix jours précédant leurs règles, les femmes sont plus susceptibles de connaître une frénésie d'achats, selon une étude présentée à la conférence annuelle de la British Psychological Society à Brighton, en Angleterre.Karen Pine, chercheure en psychologie, et ses collègues de l'Université de Hertfordshire ont mené cette enquête auprès de 443 femmes âgées de 18 à 50 ans.Environ 2/3 des femmes qui se trouvaient dans la dernière phase de leur cycle menstruel, appelée la phase lutéale, admettaient avoir fait un achat impulsif et plus de la moitié considéraient avoir dépassé leur budget d'environ 45 $.Quelques unes l'avaient dépassé de plus de 450 $ ! Plusieurs regrettaient leurs achats par la suite.«Les dépenses étaient moins contrôlées, plus impulsives et plus excessives chez les femmes dans la phase lutéale», selon Dr Pine.Ce phénomène était plus marqué chez les femmes souffrant d'un syndrome prémenstruel sévère.Durant la période prémenstruelle les femmes ont tendance à être plus stressées et dépressives.Faire du shopping serait une façon de gérer les émotions plus intenses de cette période du cycle menstruel, d'après les chercheurs.(Source: Psychomédia et BBC) DES JUMELLES NE VIEILLISSENT PAS AU MÊME RYTHME Une étude, publiée par la revue Plastic & Reconstructive Surgery, a comparé l'âge apparent de 186 soeurs jumelles identiques recrutées au Festival annuel des jumeaux à Twinsburg (Ohio).«Les jumelles étant génétiquement programmées pour vieillir de la même manière, les différences dans leur apparence indiquent l'influence de l'environnement et du mode de vie», explique le Dr Bahman Guyuron, auteur principal de l'étude.Des photos des participantes étaient prises et quatre observateurs évaluaient leur âge à partir de ces photos.L'étude a confirmé les effets sur le vieillissement des facteurs connus que sont le soleil, le tabac et l'alcool.Elle montre aussi un lien entre le vieillissement et le stress ainsi que la prise d'antidépresseurs.Dix ans de tabagisme augmenteraient de 2,5 ans l'âge apparent.Le divorce l'augmente de 2 ans comparativement aux soeurs mariées, célibataires ou même veuves.La consommation d'antidépresseurs est aussi associée avec une apparence plus âgée.L'étude ne permet pas de préciser si le lien observé est attribuable aux antidépresseurs en soi ou à la dépression.«Mais, précise le chercheur, nous savons que tous les antidépresseurs relaxent en quelque sorte les muscles du visage, ce qui peut donner une apparence plus affaissée.» Un surpoids est associé à une apparence plus vieille chez les femmes de moins de 40 ans et à une apparence plus jeune chez celles de plus de 40 ans.Le traitement hormonal de la ménopause n'améliorerait l'apparence que s'il était suivi plus de seize ans.Un usage aussi prolongé n'est plus recommandé en raison des risques de cancer du sein.(Source: Psychomédia et le Los Angeles Times) L'ITINERAIRE 15 JUIN 09.229 SfcXS SANTE ET BIEN ETRE Jennifer Lispont Journaliste stagiaire Et vous, qu'en pensez vous ?www.itineraire.ca Mais si les avis de François Leduc et Laurent Lâcherez divergent sur cette profession, tous deux s'accordent sur l'importance de son encadrement et invitent chacun à faire preuve de vigilance.«La transparence du coach thérapeute envers son client permet d'instaurer un climat de confiance essentiel pour obtenir des résultats, estime Laurent Lâcherez.Dès que je suis contacté par un nouveau client, je lui fais aussitôt part de mes formations, lui explique ma vision de la coach thérapie et le déroulement des séances.À lui déjuger si je lui conviens ou non et vice-versa.Il m'est en effet arrivé de rediriger une personne, car je me rendais compte que je ne pouvais pas l'aider.Un coach thérapeute doit se sentir outillé face aux clients, envers qui nous avons une certaine responsabilité.Nous pouvons leur faire du bien comme du mal.Au Québec, il est grand temps de se pencher sur la coach thérapie et d'exiger un minimum de formation pour la pratiquer.J'espère que cela nous permettra de gagner en transparence et en crédibilité.» LA COACH THERAPIE.:! BON POURDtSANÜi ou ATTENTION DANGER?Aujourd'hui, plus aucun domaine de la vie n'échappe à la vague déferlante du coaching.Mais si faire appel à un coach pour apprendre à faire son ménage, éduquer son chien ou perdre quelques livres ne présente a priori aucun danger, en est-il de même pour la coach thérapie?La question divise.Ni simplement coaching ni purement thérapie, la coach thérapie aspire à faire retrouver un bien-être aux personnes fragiles, perdues ou angoissées.Une pratique louable quand elle est dispensée par des gens compétents, néfaste si elle est prodiguée par des individus peu scrupuleux.Un point de vue attesté par deux clients de Laurent Lâcherez.Ils ont choisi la coach thérapie, car ils refusaient «d'être pris par la main».Si l'un affirme que cette médecine douce lui a donné des outils pour mieux se connaître et écouter sa «petite voix intérieure», la seconde a apprécié «cette approche constructive mêlant écoute attentive et exercices pratiques.» Gagner en transparence En effet, ni le titre de coach ni celui de thérapeute (au sens de psychothérapeute) ne sont réglementés au Québec.Un flou juridique que certains psychologues perçoivent comme une porte ouverte à des pratiques douteuses.C'est en tout cas l'avis de François Leduc, psychologue du travail et des organisations et coach professionnel, qui estime en effet que le coaching et la thérapie sont deux pratiques tout bonnement contradictoires : «En coaching, nous sommes centrés sur le présent et le futur désiré en plaçant la personne comme acteur de sa vie.Nous cherchons à lui faire atteindre des objectifs dans lesquels elle percevra des gains à court terme.En psychothérapie, la personne se plie à l'approche théorique du thérapeute qui repose sur l'analyse à long terme du passé.Cette contradiction laisse à penser que la coach thérapie est une pratique assez obscure qui peut avoir des effets négatifs sur le psychisme du client.» Un avis que ne partage pas Laurent Lâcherez, coach thérapeute depuis cinq ans et membre de la Commission des praticiens en médecine douce du Québec : «Beaucoup de mes clients sont déçus par leur thérapie, qu'ils estiment souvent longue et laborieuse.En outre, certains vivent mal d'y être contraints à la passivité.La coach thérapie est plus gratifiante, car ils se sentent pleinement acteurs de leur mieux-être.» 23Q.ITINÉRAIRE 15 JUIN 09 Espace payé «if duj mwm LE FORUM CITOYEN CENTRE-SUD Benoit La bonté Maire de l'arrondissement de Ville-Marie et chef de l'Opposition officielle de la Ville de Montréal Le 9 mai dernier, la Table de développement social Centre-Sud tenait, à l'école Garneau, son premier Forum citoyen Centre-Sud.La Corporation de développement communautaire (CDC) Centre-Sud, le regroupement des organismes du quartier qui assure la coordination de la Table, qualifie le Forum de véritable succès, avec plus de 200 participants, et résidants du quartier.Sous le thème « La qualité de vie dans mon quartier, j'y tiens, j'y contribue ! », les citoyens ont eu l'occasion de discuter des enjeux prioritaires dans le développement local de leur milieu de vie.Plusieurs grandes questions ont été soulevées, notamment sur le plan de la famille et des enfants, d'espaces publics sécuritaires, d'un environnement plus verts, des moyens de transports, de l'accès au logement, des services de proximité, de l'aide à l'emploi, et du sentiment d'appartenance à un quartier.Les données recueillies permettront la réalisation du Plan d'action triennal, prévu en 2010, lequel deviendra un cadre de référence et d'intervention unissant l'ensemble des acteurs locaux (institutionnels, communautaires et citoyens) dans l'est de Ville-Marie.Mais avant, la CDC Centre-Sud rendra public, très prochainement, les premiers résultats du Forum citoyen.De plus, la Table de développement social Centre-Sud tiendra certainement une activité, lors des prochaines élections municipales, qui sont prévues dès novembre, afin de créer une plus grande participation citoyenne à la vie démocratique.Je salue chaleureusement les membres de la Table pour leurs efforts concertés en vue d'améliorer la capacité collective d'agir, et d'accroître la qualité de vie des citoyens dans nos quartiers.Bernard Bigras Député de Rosemont-La Petite-Patrie Z) www.bemardbigras.qc.ca 1453, rue Beaubien Est, bur.208 Montréal (Québec) H2G 3C6 Tel.: 514 729-5342 Téléc.: 514 729-5875 bigrab 1 @parl.gc.ca CfBLOC QUÉBÉCOIS ASSEMBLEE NATIONALE QUÉBEC Député de Mercier Hôtel du Parlement, bureau RC.124 Québec (Québec) G1A 1A4 Téléphone: 418 644-1430 Adresse de circonscription 1012, avenue du Mont-Royal Est, bureau 102 Montréal (Québec) H2j 1X6 Téléphone : 514 525-8877 Télécopieur: 514 521-0147 Courriel : akhadir-merc@assnat.qc,ca AMIRKHADIR Maintenant 48 pages I 'HT L'ITINERAIRE Pour un -/ci4 597 réservez dès maintenant Contactez notre service des ventes au ventes@itineraire.ca s ENVIRONNEMENT La mode équitable est en fulgurante ascension partout dans le monde.Aux côtés des grands couturiers «verts», l'entreprise québécoise Respecterre se distingue grâce à sa gamme de vêtements de détente et de sport écolo-chic.Josée-Ann Moisan ISICTE TERRI 'EST M\\ a Établie dans l'écovillage de Ham-Nord, Respecterre est une division de l'entreprise Hightex et confectionne des vêtements écologiques depuis 2007.Elle offre des tenues de sport, de yoga et de détente confectionnées ici à partir de fibres écologiques comme le bambou, le coton biologique, le coton certifié équitable et le chanvre.La naissance de l'entreprise remonte à 2002, année où les équipiers de Respecterre, Izabelle Labrie et Éric Lévesque, étaient sous-traitants pour des manufacturiers québécois.En s'apercevant que les contrats leur échappaient de plus en plus au profit de la Chine, où les coûts de production étaient moins élevés, ils ont été confrontés à un choix.«C'était fermer boutique ou se retrousser les manches et opter pour un projet qui respectait nos valeurs», dit Éric Lévesque.Après une tempête d'idées, Respecterre, un concept mariant la sauvegarde de l'environnement, le respect des travailleurs et la mise en forme, est né.Écolo-chic La culture mondiale du coton, qui sert à fabriquer la majorité des t-shirts vendus sur le marché, nécessite 25 % de tous les pesticides utilisés chaque année dans le monde, ce qui équivaut à près de 1,5 litre de produits chimiques pour un seul « gaminet ».Il n'en fallait pas plus pour qu'lzabelle Labrie décide de trouver une alternative écologique à la production des vêtements.Les recherches l'ont menée vers la fibre de bambou, que l'entreprise importe aujourd'hui d'une association équitable de l'Inde, et qu'elle fait tisser ici, par des travailleurs québécois.Pour la jeune équipe de Respecterre, le bambou représente une alternative intéressante.Chaque plant atteint sa maturité aux trois ou quatre ans, contrairement à d'autres arbres textiles qui mettent des dizaines d'années à atteindre la maturité.De plus, la fibre de bambou est douce pour la peau et antibactérienne, donc idéale pour les vêtements de sport et de détente.L'entreprise fabrique aussi des vêtements en coton écologique et biologique, et, fait intéressant, toutes les teintures utilisées et les produits de lavage sont biologiques.Quant aux restes de tissu résultant de la confection, ils sont récupérés et servent à la gamme «Respecterre Recyclage», une collection de vêtements écologiques pour enfants.Le souci de l'environnement touche aussi les autres facettes de l'entreprise.«L'atelier de confection est bordé de grandes fenêtres qui laissent entrevoir le paysage bucolique des Bois-Francs et permettent aux employés de travailler dans un environnement éclairé par la lumière du jour, dit Éric Lévesque.Les déchets de notre entreprise sont recyclés à 65 % et les déchets de tables sont remis à un agriculteur voisin qui les composte.Les employés ont même du café équitable, des collations et un buffet bio.» Deux ans après la naissance de l'entreprise, le succès de Respecterre est retentissant.Déjà, leurs tenues sont distribuées dans une centaine de boutiques au Canada, dont une cinquantaine au Québec, en plus d'être disponibles en ligne.«Acheter nos vêtements, ça va au-delà de s'habiller vert.C'est un souci de mise en forme, en plus d'aider la terre en consommant des produits fabriqués dans des conditions équitables», conclut Éric Lévesque.¦ Pour de plus amples détails : www.respecterre.com ou 1 888 544-2292 232 ITINERAIRE 15JUIN09 ENVIRONNEMENT I S .* \u2022 Transport Myett 514-713-4633 M r Josée-Ann Moisan AU DÉMÉNAGEMENT ÉCOLO ! Le 1er juillet est à nos portes.Ensevelis sous les boîtes, vous cherchez un camion et des trucs pour déménager tout en évitant le gaspillage et les dommages à l'environnement?Le déménagement écologique est la solution! Le déménagement écolo est un moyen d'économiser de l'argent, de redonner à la communauté et de respecter l'environnement.Au moment d'emménager dans un nouvel appartement ou d'acquérir un nouveau mobilier, il permet d'éliminer le surplus, d'éviter la surconsommation et de modifier ses habitudes pour le mieux.Un nouvel appartement n'est pas une raison pour accumuler du surplus inutile.N'hésitez pas à offrir vos meubles à vos proches et amis.Un article peut vous paraître obsolète, mais peut être une véritable mine d'or pour votre beau-frère! Autrement, au lieu de tout abandonner sur le trottoir, ceux qui ont des meubles, des vêtements ou des objets en bon état à donner peuvent faire appel à la Fondation québécoise de la déficience intellectuelle, à l'organisme Dans la Rue, à l'Armée du Salut, les remettre à la Friperie Renaissance ou à tout autre organisme de bienfaisance.Plusieurs de ces organismes peuvent venir chercher gratuitement les «gros morceaux» chez vous, mais il faut s'y prendre tôt, car les mois de juin et juillet sont très occupés.Profitez-en aussi pour faire le plein de nouveaux livres et de disques dans les magasins d'échange en y amenant les bouquins en bon état dont vous connaissez l'histoire par cœur.Finalement, les friperies et designers écolos (La Gaillarde, Mariouche) sont aussi toujours à la recherche de pièces de vêtements en bon état pour faire fleurir leur créativité.Petits trucs Plusieurs conseils permettent à ceux qui déménagent de le faire en respectant l'environnement et en économisant.D'abord, organisez vos repas des semaines précédant votre départ dans l'optique de vider votre garde-manger.Ramenez les médicaments périmés à la pharmacie et faites le ménage de votre ancien et de votre nouvel appartement à l'aide de produits nettoyants biodégradables et écologiques.Deuxième truc : vous économiserez sur l'achat de papier à emballer en utilisant des draperies, draps et serviettes ou du papier journal recyclé.Pour les boîtes, nul besoin d'acheter auprès de compagnies spécialisées : partez à la recherche de boîtes en bon état chez vos parents et amis, et adressez-vous aux épiciers ou aux magasins de votre quartier.L'achat de bacs et de boîtes en plastique recyclé est aussi un très bon investissement à long terme.Ces dernières vous serviront plus tard à l'entreposage des articles saisonniers.Si vos voisins déménagent aussi, prenez une entente avec la compagnie de transport qui, pour un léger supplément, acceptera de faire plus qu'un arrêt.Placez les objets à donner au fond du camion et, une fois vos boîtes et votre mobilier dans le nouveau logis, amenez le CEUX QUI VEULENT ÊTRE ENCORE PLUS VERTS AIMERONT LES SERVICES DE TRANSPORT MYETTE.À L'AIDE D'UNE REMORQUE, LES DÉMÉNAGEURS SUR DEUX ROUES EFFECTUENT LA LIVRAISON DANS TOUS LES COINS DE LA VILLE À PARTIR DE 20 DOLLARS L'HEURE.reste des articles à l'écocentre du quartier ou donnez-les à un organisme de bienfaisance.Pour repeindre les murs, privilégiez les restes de peinture de vos proches ou achetez de la peinture exempte de composés organiques volatiles.À vélo Ceux qui veulent être encore plus verts aimeront les services de Transport Myette (www.myette.net), qui, depuis l'été dernier, offre une alternative originale et efficace pour les petits déménagements.À l'aide d'une remorque d'une capacité pouvant aller jusqu'à 140 kg (300 Ib), les déménageurs sur deux roues enfourchent leurs vélos et effectuent la livraison dans tous les coins de la ville à partir de 20 dollars l'heure.«C'est sécuritaire, propre et écologique.Laveuse, réfrigérateur ou sofa, rien ne nous fait peur!» explique Julien Myette.L'ITINÉRAIRE 15 JUIN os233 BISIgO CULTUREL FHMec In Vivo est une Coopérative de travail engagée socialement qui promeut les produits locaux et équitables dans un espace original.C\u2019est aussi une vitrine culturelle pour les artistes de la relève en arts de la scène et en arts visuels.On y retrouve une cuisine spontanée et faite maison, des plats différents chaque jour et des produits alcoolisés bien de chez nous.Ouvert depuis octobre 2005, le Bistro In Vivo est fortement impliqué dans la vie sociale, culturelle et économique de son quartier, Hochelaga-Maisonneuve, et de la Promenade Ste-Catherine Est.à» «Ji»i Le Bistro In Vivo en quelques mots .Coopérative de travail Cuisine spontanée maison Microbrasseries québécoises (un choix de plus de 35 bières) Spectacles de la relève Expositions en arts visuels Produits locaux et équitables Brunchs les fins de semaine Jeudi Jazz Venez nous rencontrer! 4731 rue Ste-Catherine Est (Angle Sicard) Metro Viau + bus 34 Ouest 514 223 8116 www.bistroinvivo.coop f T -f T < ?SNMMftH»\u2019- mm*'- ummm Il ne quête pas.Il voit la lumière au bout du tunnel.L'ITINERAIRE Devenir camelot Se présenter préférablement entre lOhOO et 13hOO au Café L'Itinéraire et demander la distribution 2101 Ste-Catherine Est (coin de Lorimier, à deux pas du métro Papineau) Infos 514 525-5747, poste 239 Il n'y a pas de contrat à signer ni d'horaires à respecter.Tu fais le nombre d'heures que tu veux.Nous pouvons t'aider à trouver un point de vente dans un secteur de ton choix.Tu peux écrire dans le magazine avec les journalistes, recevoir des repas au Café L'Itinéraire, recevoir de l'aide pour trouver des services ou un meilleur logement.Ne reste pas seul.Emprunte L'Itinéraire.Tout un groupe solidaire t'attend pour faire un bout de chemin avec toi.www.itineraire.ca 234 ITINÉRAIRE 15 JUIN 09 DÉVELOPPEMENT SOCIAL ON VEUT UN REGISTRE! Josée-Ann Moisan 's; y Quelque 200 000 Québécois consacrent plus de la moitié de leur salaire au logement à cause de la surenchère des loyers.Cette situation pousse plusieurs couples et familles à habiter dans des appartements trop chers et trop petits pour leurs besoins.Au Québec, les locataires ont les mains liées dans la question des logements.Entre 2000 et 2008, les loyers ont augmenté de 137 dollars par mois en moyenne, une hausse de 27,6 %.Le hic, c'est que la Régie du logement n'autorisait qu'une hausse de 11 %, et qu'aucune sanction n'a été imposée aux propriétaires.Face à cette situation, plusieurs sont contraints de louer un appartement qui ne convient pas à leurs besoins.C'est le cas d'Olivier Demers-Dubé, étudiant à l'Université de Montréal.Avec ses colocataires, il paie 1 200$ par mois pour un cinq et demi situé à deux pas du métro Jean-Talon.Le prix payé n'inclut pas l'électricité, dont la facture atteint 75$ par mois.À titre de comparaison, une collègue d'Olivier, qui habite quelques rues plus loin, loue un appartement de mêmes dimensions, mieux entretenu et dont l'électricité et les services de Vidéotron sont inclus, le tout au coût de 1 000$ par mois.Bien qu'il trouve la situation totalement absurde, Olivier Demers-Dubé continue de payer son loyer mois après mois.Il compte même renouveler son bail en juillet.«Mes habitudes de vie m'obligent à habiter en ville, explique l'étudiant.Même si on souhaite se battre pour le prix de l'appartement, le marché est tellement vorace que les propriétaires vont simplement trouver d'autres locataires qui acceptent de payer le prix demandé.C'est un cercle vicieux.» Pour la porte-parole du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ), France Émond, il est temps d'agir.«Faut-il en donner toujours plus aux propriétaires, nous croyons que non, dit-elle avec assurance.Actuellement, les logements sont une manne pour les propriétaires.Il est difficile pour leurs locataires de se battre continuellement pour des appartements à prix raisonnables.Lorsqu'ils s'installent dans un quartier, qu'ils aiment l'environnement, que leurs enfants vont à l'école du coin, ils accepteront de payer un peu plus cher même s'ils sont désavantagés.Les locataires sont pris dans un étau, n'ont pas de recours et subissent les hausses de loyer.» L'ITINERAIRE 15 JUIN 09.235 DÉVELOPPEMENT SOCIAL Solution Pour le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et le RCLALQ, une solution simple existe au problème.«Nous ne demandons pas la lune, dit France Émond, du RCLALQ.Le Code civil comporte déjà des mesures pour obliger les propriétaires/locateurs à indiquer à leurs locataires le plus bas prix payé au cours des 12 derniers mois.C'est la clause «G» des baux actuellement signés à chaque location.Le problème, c'est qu'il n'y a pas de sanction pour ceux qui n'obéissent pas à cette règle, et rien ne prouve que le montant inscrit soit le bon.» Pour Marie-Josée Corriveau, organisatrice communautaire au FRAPRU, le registre des baux est un moyen efficace d'améliorer la situation.«Un registre obligerait les propriétaires à inscrire le prix du loyer demandé à leurs locataires au cours des 12 derniers mois et permettrait aux futurs locataires de voir ces montants et, si c'est nécessaire, de contester auprès de la Régie le montant demandé.Cela éviterait les augmentations insensées.» La pétition du RCLALQ pour la mise sur pied d'un registre des baux a d'ailleurs rapidement atteint 600 noms à la fin du mois de mars.Au cours des prochaines semaines, le regroupement misera sur la sensibilisation des gens et des comités de locataires et effectuera également une tournée auprès des députés pour faire valoir son projet.ENTRE 2000 ET 2008, LES LOYERS ONT AUGMENTE' DE 137 DOLLARS PAR MOIS EN MOYENNE, UNE HAUSSE DE 27,6%.LE HIC, C'EST QUE LA RÉGIE DU LOGEMENT N'AUTORISAIT QU'UNE HAUSSE DE 11 %, ET QU'AUCUNE SANCTION N'A ÉTÉ IMPOSÉE AUX PROPRIÉTAIRES.Pas question! Dans le dossier, les groupes de défense des droits des locataires font toutefois face au gouvernement et aux associations de propriétaires.Par le biais de son attachée de presse, la ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, Nathalie Normandeau, a fait valoir qu'il n'y a pas de volonté politique de créer un registre des baux.«On a regardé ce qui s'était fait ailleurs pour être certain que les résultats en valent la peine, a-t-elle fait savoir.L'Ontario a laissé tomber le registre parce que les résultats n'étaient pas concluants; 15 millions $ par an pour assurer la gestion du registre, et 35 millions pour le mettre en place, nous trouvons que c'est beaucoup trop.Lorsqu'on a vu en quoi cela consistait, nous avons écarté l'idée», a conclu la ministre.L'avis des Libéraux est aussi partagé par la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ).«En regard de ce qui s'est fait en Ontario, si le Québec va de l'avant avec un registre, le gouvernement ne pourra pas tout débourser, soutient Hans Brouillette, porte-parole de la CORPIQ.Ce ne sont pas les propriétaires qui vont absorber les frais, mais plutôt les locataires, ce qui n'arrangera rien à la situation actuelle.» Hi Ainsi, alors que le FRAPRU et le RCLALQ demandent un registre des baux, la CORPIQ demande de son côté que les propriétaires puissent ajuster les loyers au prix du marché.«Certains locataires sont installés depuis plusieurs années dans le même logement et paient beaucoup moins pour leur appartement que la valeur du marché.On parle parfois de 400 dollars au lieu de 600.Le manque à gagner est énorme pour les propriétaires.Mais nous ne sommes pas contre les locataires, ce sont eux qui nous donnent un emploi, et nous avons conscience qu'il y a des propriétaires négligents.» France Émond est évidemment en désaccord avec l'ajustement des loyers au prix du marché.«Les propriétaires essaient de les augmenter, pourquoi les locataires ne tenteraient-ils pas de les réduire?Il n'y a pas de raisons d'accepter une hausse si elle n'est pas justifiée.» Elle croit aussi que le coût de la mise sur pied d'un registre est mal évalué.«Le registre de la SAAQ implique cinq millions d'automobiles, et il y a un million de logements.Ce serait donc le cinquième du prix de celui de la SAAQ, et il suffirait d'appliquer les règles prévues au Code civil.Deux ou trois millions de dollars maximum.Quant aux similitudes avec l'Ontario, il n'y en a pas.Lorsque cette province a aboli son registre, elle a n'a fait rien d'autre que d'éliminer un cadavre, puisque les règles en matière de logement ont changé en 1998, et le registre a été aboli en 2008.» Pour les locataires, la solution qui semble la meilleure est d'évaluer la valeur d'un logement et de comparer les prix demandés.«Si le prix est vraiment trop élevé, que dix personnes visitent sans louer, le propriétaire ajustera sont prix», rappelle Hans Brouillette de la CORPIQ.\\ 'ITINERAIRE 15JUIN09 Le réseau www.rapsim.org POUR UNE POLITIQUE, PLUS QU UN PLAN D'ACTION EN ITINÉRANCE François Villemure (L'Avenue hébergement communautaire, membre du comité de coordination du RSIQ) Bernard St-Jacques (RAPSIM) Une question se pose depuis plus d'un an au sein des organismes communautaires en itinérance du Québec : un plan d'action OU une politique?Première réponse de l'État en 2008 : un cadre de référence produit par le ministère de la Santé et des Services sociaux, jugé insuffisant et pas assez global, le secteur de la santé ne pouvant pas agir seul.Actuellement, des ministères et institutions sont réunis pour produire un plan d'action interministériel en itinérance qui pourrait être déposé d'ici la fin de l'année.Le milieu de l'itinérance québécois est cependant contraint de demander encore une politique en itinérance.Certes, le plan d'action pourrait constituer une réponse adéquate, d'autant plus s'il est global, comme nous le demandons.Pourtant, ce n'est pas le cas.Pourquoi?La nécessité d'une vision plus globale Une politique en itinérance repose sur la nécessité que la société québécoise et civile se positionne en faveur de l'amélioration à long terme des conditions de vie des personnes itinérantes et du respect des droits de tous les citoyens.Elle énonce une vision qui repose sur un changement de valeur, la priorisation du phénomène et des principes d'action.Nous sommes d'avis qu'il faut un engagement du gouvernement du Québec à améliorer la situation et à établir de véritables fondements avant de concevoir un plan d'action.Une politique repose sur l'énoncé des droits des personnes itinérantes et constitue un outil positif qui tient compte de la place que doit avoir une personne itinérante dans la société : une citoyenneté à part entière.De son côté, un plan d'action s'attarde à des problèmes spécifiques.Il circonscrit la situation d'itinérance en ne s'octroyant pas l'obligation de prendre en compte la question de droit.La vision contenue dans une politique est son moteur d'action alors que le plan d'action met davantage l'accent sur le règlement de problèmes, sans réelle vision pour l'avenir.Des assises communes plus que la recherche d'un dénominateur commun La volonté contenue dans une politique est d'avoir une cohérence dans les actions menées par le gouvernement.Bref, que la main droite fasse la même chose que la main gauche, ce qui n'est pas le cas actuellement.Le meilleur exemple concerne l'espace public : de la main gauche, l'État finance des organismes d'aide; de la main droite, il criminalise et judiciarise les personnes itinérantes.La Justice, la Sécurité publique, la Santé, l'Habitation, l'Emploi et les autres doivent agir selon les mêmes paradigmes et les mêmes principes.Pour cela, une politique prend tout son sens.Elle va au-delà de la concertation et de la discussion.Elle suppose l'adhésion de tous les acteurs à des droits et des principes d'action, un caractère cadre et un véritable engagement.Le plan d'action ne repose pas sur des assises communes, mais cherche un dénominateur commun où les secteurs présents vont tenter de s'entendre.Chacun y participe avec sa culture, ses besoins et ses exigences.La recherche du consensus va s'avérer difficile dans un contexte où les assises ne sont pas circonscrites dans un document cadre.Une fois les limites de ce consensus atteintes, le plan d'action ne comportera pas d'action structurante parce que l'adhésion des différents secteurs ne sera pas du même niveau et que chacun continuera à y chercher son intérêt.Une politique à long terme : éviter le piège du mandat d'un gouvernement L'avantage du plan d'action est que les résultats sont rapidement mesurables.Cette option a cependant le défaut de ses qualités : ses assises et sa durée de vie sont à court terme.Après quelques années, en raison de l'épuisement des crédits ou d'un changement de gouvernement, le plan d'action survit difficilement.Pourtant, la question de l'itinérance ne peut pas être vue que dans un sens purement opérationnel.Nous croyons qu'il est temps que le gouvernement du Québec s'appuie sur de nouvelles valeurs et de nouveaux paradigmes.Une vision globale du phénomène et des pistes d'actions doivent reposer sur des assises à long terme.Le but d'une politique est de travailler sur l'ensemble et non de discriminer nos décisions en fonction des rendements que celles-ci peuvent apporter.L'heure est au développement durable, qui n'est pas seulement une notion purement environnementale ou économique.Pourquoi ne pas transposer cette notion aux citoyens et citoyennes, et ce, dans le plein exercice des droits sociaux?C'est ce que nous demandons pour les personnes itinérantes.INFO RAPSIM___________________________________________________________________ L'ITINÉRAIRE 15JUIN 09237 Le réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal.Tél.: 514 879-1949 0 TROP D'OBSTACLES K LOGEMENTS POUR LES DÉFICIENTS MENTAUX Alice Braud Les personnes ayant recours aux services en santé mentale font parfois l'objet de discrimination, par exemple lorsqu'elles cherchent un appartement.Pourtant, même s'il est considéré comme un moyen de réinsertion sociale, le logement qui leur est alloué rime avec stigmatisation, problème de voisinage et manque de suivi de leur insertion.Henri Dorvil, professeur à l'École de travail social de l'UQÀM, nous a éclairés sur cette question lors d'une conférence qu'il a prononcée au CREMIS, le centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales et les discriminations.Selon Henri Dorvil, la difficulté de trouver des logements pour les personnes déficientes mentales remonte à l'époque des «asiles».À l'époque de la Révolution industrielle, les malades mentaux étaient enfermés dans ces asiles, et privés ce faisant de tout contact physique avec leurs concitoyens.Si de nos jours, les personnes atteintes de troubles mentaux sont traitées de façon plus respectable et sont soignées médicalement, la stigmatisation reste trop souvent présente à leur endroit.Le problème n'en est pas seulement un de discrimination, mais concerne aussi nos politiques, qui ne répondent pas aux demandes urgentes des psychiatres et du corps médical pour des logements.Devant l'indignation des professionnels de la santé, l'ancien ministre de la Santé, Philippe Couillard, avait répliqué en 2006 qu'à son avis, il n'est pas normal qu'un hôpital psychiatrique s'occupe du suivi dans la communauté ou de logement pour des personnes avec des problèmes de santé mentale, car ce n'est pas leur rôle de faire ça.Or, les travailleurs sociaux dénoncent plutôt le manque de moyens qui leur sont accordés pour suivre leurs patients, tant en ce qui a trait à leur bonne conduite sur le plan médical que dans leurs habitudes de vies courantes.Insérer des jeunes atteints de troubles mentaux dans des logements est un exercice périlleux, selon Marie-Lou Dumont, travailleuse sociale spécialisée à la Clinique des jeunes de la rue du CLSC des Faubourgs, à Montréal : «Ces jeunes, que l'on retrouve dans la rue, sont pris en charge par les hôpitaux, mais signent des refus de traitement et lorsqu'ils font appel à nous pour un logement et que nous ne pouvons assurer aucun suivi médical ni psychosocial, le tout se traduit invariablement par un échec.».Des ghettos Selon Henri Dorvil, les personnes atteintes de problèmes de santé mentale se concentrent dans des quartiers spécifiques, qui sont, en quelque sorte, une forme de ghetto.En effet, rares sont les logements ou les HLM réservés aux personnes atteintes de maladies mentales dans des villes comme Westmount ou des arrondissements comme Outremont.Si le logement est un processus de réinsertion sociale pour les personnes déficientes mentales, il doit aussi être un pont vers leur environnement afin qu'elles puissent s'intégrer à leur quartier et vivre en communauté avec leurs voisins.Le problème soulevé par les travailleurs sociaux est celui de la mixité :en réunissant dans le même immeuble des personnes souffrant de trouble de la personnalité limite et des toxicomanes, on engendre des conflits et une ambiance de vie qui porte alors atteinte à la tranquillité nécessaire à la reconstruction mentale dont les patients ont besoin.Heureusement, depuis peu, le Pavillon Notre-Dame du CHUM a formé une équipe de 50 à 60 personnes pour assurer le suivi des personnes en réinsertion sociale en les visitant jusqu'à trois fois par jour afin de leur assurer un suivi médical, pour les aider à bien s'alimenter ou leur donner un coup de main pourfaire leurs courses.238l'ITINÉRAIRE 15 JUIN 09 DÉVELOPPEMENT SOCIAL La crise économique est-elle une menace ou l'occasion de promouvoir l'économie verte, le développement durable, l'entreprenariat social, les énergies alternatives, la solidarité intergénérationnelle et la culture?Cette question a été posée à l'occasion d'une table ronde par l'Institut du Nouveau Monde à cinq personnalités influentes de la scène québécoise.Pour Claude Béland, avocat et consultant en économie sociale, il ne fait aucun doute que cette crise, comme les précédentes, est attribuable à notre système économique.«La spéculation sur le pétrole des années 1970 a complètement déconnecté les revenus de l'économie réelle basée sur la production de biens et services, mentionne-t-il.À nous de saisir l'occasion de repenser entièrement ce système, sous peine de voir ces crises se reproduire indéfiniment.» en main pour sauver nos écoles, racheter nos entreprises en difficulté.Depuis trop longtemps, on oppose le développement et l'environnement, les villes et les régions.Les territoires sont pourtant des lieux de richesses énergétiques.Tous les Québécois doivent se serrer les coudes car les solutions ne se feront pas le temps d'un mandat électoral mais à l'échelle d'une génération.» Seul secteur qui tire son épingle du jeu : la culture.«Rarement touchée par une crise, note Simon Brault, président de Culture Montréal.Au contraire, ce sont toujours dans les périodes de fortes dépressions économiques LA CRISE qu'elle connaît son âge d'or.Pourquoi?Parce que les artistes sont tels des canaris au fond de la mine.Ils se nourrissent des maux de la condition humaine pour aider le plus grand nombre.Ainsi, en ouvrant la porte à l'expression et aux débats, ils contribuent à créer des liens entre tous pour nous permettre de déconstruire et reconstruire ensemble nos valeurs.» Même son de cloche chez Françoise David, porte-parole de Québec solidaire : «Notre modèle économique est désuet, sans morale ni souci démocratique.Nous sommes face à un choix : nous contenter de changements «esthétiques» ou demander des comptes à ces rapaces qui nous ont promis un paradis néo-libéral et sont partis avec la caisse.» Une colère partagée par les acteurs du monde rural : «La crise?Cela fait dix ans qu'elle nous touche de plein fouet, déplore Claire Bolduc, agronome et présidente de Solidarité rurale.Mais si nous sommes toujours là, c'est parce que nous nous sommes pris TREMPLIN VERS UN MONDE MEILLEUR?Jennifer Lispont, journaliste stagiaire Valeurs, le mot est lâché.«Avant d'être une crise économique, cette crise est avant tout celle des valeurs, soutient Claude Béland.Aujourd'hui, nous sommes déchirés entre notre courant primaire, qui attise notre instinct de possession, et notre courant civilisateur.Plus que jamais, nous devons redéfinir les valeurs qui nous animent.» Des valeurs parmi lesquelles l'environnement figure au premier plan, souligne Steven Guilbeault, écologiste et cofondateur d'Équi-terre : «Il serait grand temps de moraliser le système, car nous avons une obligation morale envers les pays du sud dont les habitants les plus pauvres vont subir les premiers les effets du réchauffement climatique.Mais le Canada n'a pas tenu ses engagements.Alors que ses émissions de gaz à effet de serre ont augmenté, il investit dans le nucléaire et les industries pétrolières.» «Aujourd'hui, conclut Françoise David, nous devons choisir entre l'individualisme forcené et l'entraide, car c'est dans le vivre ensemble qu'est l'avenir, pas dans la 3e voiture qu'on achète.Et ceux qui pensent que c'est de l'idéalisme, je leur réponds que ça ne sera jamais pire que le capitalisme!» «AVANT D'ETRE UNE CRISE ECONOMIQUE, CETTE CRISE EST AVANT TOUT CELLE DES VALEURS.AUJOURD'HUI, NOUS SOMMES DECHIRES ENTRE NOTRE COURANT PRIMAIRE, QUI ATTISE NOTRE INSTINCT DE POSSESSION, ET NOTRE COURANT CIVILISATEUR.PLUS QUE JAMAIS, NOUS DEVONS REDÉFINIR LES VALEURS QUI NOUS ANIMENT.» \u2014 CLAUDE BÉLAND, DÉSORMAIS CONSULTANT EN ÉCONOMIE SOCIALE Et vous, qu'en pensez vous ?www.itineraire.ca LE 24 JUIN, ON FÊTE NOTRE NATION! Les célébrations entourant notre fête nationale nous offrent à chaque année l'occasion de nous imaginer, l'espace de quelques heures, ce que serait un Québec enfin pleinement maître de son destin.Elles sont, pour moi, une occasion de réitérer ma foi entière en la souveraineté parce que je suis profondément convaincu que le Québec ne sera jamais si bien servi que par lui-même et ce, beau temps mauvais temps.En attendant ce jour, profitons des célébrations et souhaitons-nous tous bonne fête! 1200, avenue Papineau, bureau 350, Montréal (Québec), H2K4R5 Téléphone: 514-522-1339 Courriel: ducepg1@parl.gcxa Gilles Duceppe Député de Laurier - Sainte-Marie Chef du Bloc Québécois Cf BLOC QUÉBÉCOIS .455EMBLEE NATIONALE QUÉBEC Martin Lemay DépLrtô do Sainte Marie-Saint-,Jacques Président du caucus de l'opposition oSrelle Porte-parole de l'opposition officielle en matière de métropole 576, mo Sainte-Cathofine Est, bureau 20G Montréal (Québec) H2L 2E1 Tél- : 514 32K5Q1 * Téléc.; gt4 52^5637 Courriel ; rTtàrTTay-smsjfÉJa&ïnal.qc.ca BONNE FETE NATIONALE À TOUS LES QUÉBÉCOIS! ASSEMBLEE NATIONALE QUÉBEC 1155, Université, Bureau 1312 Montréal (QUébec) H3B 3A7 Téléphone: (514) 395-2929 Télécopieur : (514) 395-2955 jchagnon-wsl@assnat.qc.ca V* Jacques Chagnon Député de Westmount-Saint-Louis Vice-président de l'Assemblée nationale MARC G ARN EAU Député de Westmount-Ville-Marie 514 283-2013 Garneau.M@parl.gc.ca www.marcgarneau.ca Joyeuse fête nationale à toutes les Québécoises et à tous les Québécois ! kJHR pü#l LE BON POUR LE GOUT ET POUR LA TERRE Josée-Ann Moisan ÉCONOMIE ET CONSOMMATION HOUBLON Des membres de la coopérative de micro-brasserie La Barberie, à Québec, avec à gauche, son directeur général à la barbe fournie, Bruno Blais Une micro-brasserie où les bières au parfum de citrouille se mêlent aux bières biologiques : un rêve devenu réalité pour trois amis de Québec dont l'entreprise La Barberie joue aux côtés des grands brasseurs dans le marché du houblon.Amants des produits de malt, Bruno Blais et deux de ses amis brassaient des bières dans leurs demeures jusqu'au jour où le trio décide de démarrer une entreprise sous forme de coopérative.«Nous étions vraiment animés par l'idée du partage des richesses au sein d'une compagnie», dit Bruno Blais, directeur général de l'entreprise et seul membre du trio original toujours impliqué.C'est ainsi que La Barberie est née dans le quartier Saint-Roch à Québec.Au sein de la coopérative, les travailleurs peuvent investir et devenir copropriétaires, être membres du conseil d'administration et voter lors des assemblées générales.«À la fin de l'année financière, les surplus financiers sont redistribués au prorata des heures travaillées, ajoute Bruno Blais.C'est une formule qui convient à mes valeurs.» Le directeur de la micro-brasserie est un lève-tôt et n'a rien du prototype du tenancier de bar étourdi.D'ailleurs, les clients du salon de dégustation, adjacent à l'usine, ont l'opportunité d'utiliser les services de raccompagnement du groupe Tolérance zéro, et ce, gratuitement, ce qui pousse à la consommation responsable.Là pour rester Le premier brassin* de l'équipe de La Barberie remonte à 1997.Depuis 2002, le groupe embouteille ses produits et produit des bières primées par les bars, les restaurants et les cafés.La concurrence est toutefois forte dans l'industrie.À titre comparatif, La Barberie produit quelques 3 000 hectolitres de bière par année, tandis que la production des grands brasseurs comme Boréal avoisine les 90 000 hectolitres.Malgré tout, Bruno Blais sait que La Barberie est là pour rester.«Nous sommes bien petits à côté des gros joueurs, mais nous y croyons et nous encourageons l'économie locale.L'entreprise existe depuis onze ans, je crois que nous avons la recette!» C'est notamment en se distinguant dans l'art du brassage de bières artisanales haut de gamme que la compagnie est arrivée à faire sa marque.Parfumées aux saveurs plus originales les unes que les autres, les bières de La Barberie portent le nom de Blanche aux framboises, Rousse forte canneberges et épices ou Blonde au Chardonnay.L'entreprise prépare aussi des bières pression noires aux arômes de chocolat : Stout au café équitable ou Stout double chocolat.La Barberie se distingue aussi avec sa Blonde biologique, la première bière certifiée au Québec par Ecocert Canada.«Le grain bio utilisé provient de la Colombie-Britannique, mais la popularité des bières biologiques pousse les producteurs québécois à créer du malt biologique, dit Bruno Blais.Des micromalteries se créent en régions et nous devrions avoir du malt biologique québécois à l'automne 2009.C'est encourageant.» Ces bières de fermentation haute, connues sous le nom de «aies», sont préparées dans un système de brassage à petit volume conçu par les membres fondateurs.Comme ces derniers ont pu compter sur l'appui du Fonds d'emprunt économique communautaire de Québec (FEECQ) au cours des années, ils versent un certain pourcentage des ventes de leur bière Brasse-Camarade au FEECQ, apportant ainsi du financement à des projets viables dans la communauté.En étant toujours guidée par le principe de coopérative, l'équipe de La Barberie souhaite continuer de faire grandir l'entreprise.«Nous souhaitons produire à plus grande échelle pour baisser les coûts de production, tout en continuant d'innover et de surprendre avec des nouveaux produits, dit Bruno Blais.C'est la passion qui nous anime.» ¦ Pour plus d'informations et pour connaître les points de vente : www.labarberie.com ou 418-522-4373 L'ITINERAIRE 15 JUIN 09.241 * Un brassin est une cuve destinée à brasser la bière. ÉCONOMIE ET CONSOMMATION d'éthique D'HISTOIRE jj\\o\\san SYNONYMES Acheter un vêtement équitable est un grand pas vers une consommation responsable.Acheter un vêtement du projet Croquis, appuyé par FEM International, c'est aider des femmes colombiennes à être autonomes et leur donner accès à l'éducation.L'organisme FEM International (Femmes Entrepreneures du Monde) existe à Montréal depuis 1996 grâce à l'initiative de Lis Suarez, une entrepreneure sociale au grand coeur qui a décidé un jour d'aller à la découverte du monde.Après avoir travaillé en Asie à la création de coopératives et sur des projets communautaires, elle décide qu'il est nécessaire d'offrir aux femmes une plus grande autonomie.La fondatrice et directrice de FEM a notamment été touchée par la conviction de ces jeunes femmes asiatiques à vouloir mener une vie normale malgré les conditions d'exploitation, d'isolement et de pauvreté dans lesquelles elles se trouvent.«J'ai découvert que j'avais les moyens, avec l'aide de la communauté, de faire changer les choses tout en respectant ces femmes, dit Lis Suarez.Nous souhaitons leur amener l'espoir, et nous leur offrons les outils pour réaliser leurs rêves.» C'est avec une grande volonté que Lis Suarez décide de créer des programmes de bénévolat et d'entraide en Inde, en Thaïlande ainsi qu'en Colombie.Son but: offrir une autonomie aux filles et aux femmes des pays en voie de développement.Comment?En leur permettant de découvrir leur potentiel individuel et en les aidant à devenir des entrepreneurs et des leaders dans leur communauté.Au Canada, l'équipe de Lis Suarez s'applique à conscientiser la population au commerce équitable et à la consommation responsable.Pour ce faire, elle tient chaque année le festival Mode Ethik et plusieurs fois par mois des 5 à 7 Éthiks (détails sur le site Internet).Projet Croquis C'est en Colombie, un magnifique pays qui lutte contre une grande pauvreté, que l'équipe de Lis Suarez appuie le projet Croquis.La communauté de Cali, située au sud-est du pays, est l'hôte de cette petite entreprise qui emploie treize femmes, douze artistes et deux designers qui peignent à la main, assemblent et dessinent des vêtements uniques et colorés.Une fois assemblés, les vêtements produits sont acheminés vers Montréal, où ils sont vendus.De plus en plus connues par les Québécois, ces véritables oeuvres d'art s'adaptent à toutes les tailles et à tous les styles.«Il y a aussi une gamme de vêtements pour enfants, souligne Lis Suarez.C'est un excellent moyen de sensibiliser les enfants au commerce équitable et leur inculquer de bonnes valeurs.» Les vêtements de Croquis sont criants de vécu et d'authenticité.«Les vêtements racontent la nostalgie de ces femmes, leurs rêves, dit Lis Suarez.Ils sont un véritable reflet de leur histoire.Plusieurs d'entre elles sont issues de milieux défavorisés, d'autres encore sont monoparentales.Le projet Croquis leur apporte une autonomie financière et personnelle et favorise l'enracinement dans leur communauté.L'exode vers les grandes villes est ainsi réduit.» Les femmes impliquées dans Croquis reçoivent un salaire équitable et des coursdegestionpourapprendreà administrer leurs avoirs.Elles ont aussi la chance de terminer leurs études secondaires et d'envoyer leurs enfants à l'école gratuitement.Depuis treize ans, le FEM met en place des programmes et des projets de bénévolat concrets qui apportent un soutien aux femmes provenant de milieux plus défavorisés.Sa mission dépasse celle des échanges commerciaux équitables en aidant directement à la source et en soutenant les femmes du monde pour qu'elles réalisent leurs rêves et qu'elles concrétisent leurs aspirations.Quelques cent vingt femmes de Thaïlande et d'Inde ont gradué du programme de planification d'affaires de base.Gandhi a dit un jour «Éduquez un homme et vous aurez éduqué un individu, éduquez une femme et vous aurez éduqué toute une nation.» Le FEM s'applique à honorer ces paroles tout en faisant sa part pour une plus grande justice sociale.¦ Pour plus d'informations: www.feminternational.org.Les vêtements du projet Croquis sont en vente à la galerie d'art Zone Orange dans le Vieux-Port de Montréal et seront disponibles dès le mois de mai à la boutique Ethik (514-570-4161) «LES VÊTEMENTS RACONTENT LA NOSTALGIE DE CES FEMMES, LEURS RÊVES.ILS SONT UN VÉRITABLE REFLET DE LEUR HISTOIRE.PLUSIEURS D'ENTRE ELLES SONT ISSUES DE MILIEUX DÉFAVORISÉS, D'AUTRES ENCORE SONT MONOPARENTALES.LE PROJET CROQUIS LEUR APPORTE UNE AUTONOMIE FINANCIÈRE ET PERSONNELLE ET FAVORISE L'ENRACINEMENT DANS LEUR COMMUNAUTÉ.» \u2014LIS SUAREZ, QUI EST À LA TÊTE DE L'ORGANISME FEMMES ENTREPRENEURES DU MONDE 'ITINERAIRE 15JUIN09 La Capitale 'ÿdu ,cot& \u2022 \u2022 \u2022 hounfen culhure Vaste choix d'émissfôns quotidiennes qui abordent les grandes questions humaines, social^ et spirituelles d'aujourd'hui Demandedvotre feuillet de la programîbatl^ Radio Ville-Marie, CIRA-FM TéLs (514) 382-3913 Ext.Sans frais 1-8^7-668-6601 O fm Montréal 1 04,1 FM Rimouski 100.3\tfm Sherbrooke 89,9 fm Trois-RivIeres 89.3\tFM VlCTORIAVILLE r le web au www.radioWn.com La Capitale du Mont-Royal L'achat et la vente d'une propriété, c'est une affaire de cœur et de savoir-faire Garantie de service \u2022 Intégrité \u2022 Mise en marché exceptionnelle \u2022 Conseils \u2022 Expertise « Opinion de la valeur marchande de votre propriété Deux bureaux en plein coeur de Montreal: Venez voir qui nous sommes sur notre blogue:\t1152 av.du Mont-Royal est 514 597-2121 lacapitaledumontroyal.com\t2339 rue Beaubien est\t514 721-2121 La durée maximale du séjour est de 3 ans.Sivousêtesintéressésou aimeriez en savoir plus sur le projet, veuillez communiquer avec M.Daniel Harpin au (514) 523-3135 logements disponibles LOGIS PHARE Le projet Logis Phare est un immeuble d'appartements supervisés à prix modique pour des personnes en traitement de substitution aux opiacés (femmes enceintes, couples avec enfant(s) ou familles monoparentales).Des intervenants sont sur place pour offrir un support communautaire aux résidants.Les critères de base sont; \u2022\tÊtre sous traitement de substitution \u2022\tÊtre parent d'un ou de plusieurs enfants de 0 à 5 ans \u2022\tÊtre prêt à s'investir, avec le support des intervenants, à l'élaboration et à l'application d'un plan d'intervention SOLIDARITÉ + ÉCONOMIE SOCIALE + SOUTIEN DES COMMUNAUTÉS Certificat en coopération internationale AUTOMNE 2009 514 343.6090\t1 800 363.8876 www.fep.umontreal.ca/cooperation \t \t MONDE DU TRAVAIL ECTO TRAVAILLEURS AUTONOMES UNIS Jennifer Lispont, journaliste stagiaire Être dérangé par la sonnerie du téléphone, errer de café en café pour dénicher un coin tranquille, souffrir de solitude et d'isolement.Pas toujours simple d'être travailleur autonome.De ce constat est née la coopérative ECTO, qui propose à ces travailleurs des espaces de travail partagés pour réseauter et s'entraider.L'espace coopératif de travail ECTO vient d'ouvrir ses portes au coeur du Plateau Mont-Royal, à deux pas du parc Lafontaine.À l'origine de ce projet, Yves Otis et Samantha Slade : «Au début de 2007, nous discutions de nos difficultés de travailleurs autonomes, raconte Yves Otis.D'où l'idée de créer un espace de travail partagé à formule coopérative.C'est une structure très chouette, car elle mobilise collectivement les travailleurs autonomes et renforce l'économie sociale.» En mars 2008, ECTO est fondée par une douzaine de personnes.Parmi elles, Diane Ouellet, employée du secteur culturel : «Ce qui m'a donné envie de me lancer dans l'aventure, c'est la couleur sociale du projet.L'idée de coopérative n'est pas très exploitée en milieu urbain alors que dans le monde rural, elle existe depuis longtemps.Nous nous en sommes inspirés pour faire les choses autrement, pour offrir à chacun la possibilité de s'investir.» Concrètement, celui qui veut devenir membre de soutien d'ECTO doit acheter une part sociale de 100 $, remboursable dès lors qu'il quitte la coopérative.Quant aux membres utilisateurs, il doivent acquérir au moins une part privilégiée de 250 $.«NOUS NE VOULONS PAS PARQUER LES GENS COMME DANS DES BUREAUX D'AFFAIRES, MAIS LEUR OFFRIR UN LIEU CONVIVIAL : TU ARRIVES, TU IMPRIMES TES DOCUMENTS, TU MANGES UN MUFFIN, TU FAIS TON CAFÉ, TU REÇOIS UN CLIENT, TU PASSES TES COUPS DE FIL,TU VAS SUR INTERNET ET TU REPARS QUAND TU VEUX!» \u2014 YVES OTIS,TRAVAILLEUR AUTONOME ET COFONDATEUR DE LA COOPÉRATIVE ECTO «Créer de nouveaux réseaux d'entraide» Une fois le statut juridique choisi, place à la réflexion sur l'espace en lui-même.Conçu pour accueillir une trentaine de travailleurs, ECTO compte une dizaine d'espaces de travail, une salle de réunion, une cuisine et un espace de détente chaleureux et convivial.Le tout obéissant à un seul mot d'ordre : ou-ver-ture! «Nous sommes contre les bureaux fermés! sourit Yves Otis.Nous ne voulons pas parquer les gens comme dans des bureaux d'affaires, mais leur offrir un lieu convivial : tu arrives, tu imprimes tes documents, tu manges un muffin, tu fais ton café, tu reçois un client, tu passes tes coups de fil, tu vas sur Internet et tu repars quand tu veux!» Un service qui coûte de 20 $ pour une journée à l'occasion et 300 $ par mois pour un accès illimité avec bureau fixe.Autre atout d'ECTO : la solidarité.«Certains travailleurs autonomes ne sont pas outillés pour faire face aux exigences du monde du travail.C'est pourquoi nous envisageons de mettre en place des conférences animées par nos propres membres pour aider ceux qui en ont besoin à acquérir des compétences.Nous espérons ainsi créer de nouveaux réseaux d'entraide.» Un réseau qui pourrait aussi se mettre en place dans l'immeuble même où siège ECTO, rue Roy Est : «Nous avons beaucoup de petites entreprises comme voisins.Nous aimerions qu'une vraie synergie se crée entre eux et nous.L'édifice pourrait devenir une vraie fourmilière de travailleurs autonomes!» espère Diane Ouellet.Mais ECTO ne compte pas s'arrêter là : « Notre but est de faire naître un vrai réseau entre tous les espaces de travail partagés de Montréal et de partager notre expérience avec ceux qui souhaiteraient en créer un à leur tour, souligne Yves Otis.Nous ne sommes pas en compétition, mais en \"coopétition\", car c'est l'intérêt des travailleurs autonomes qui nous importe avant tout.» ¦ Pour plus d'information : www.ecto.coop 244l'ITINÉRAIRE 15 JUIN 09 Ensemble nous pouvons changer leur vie Faits saillants de L'Itinéraire 2 000 personnes aidées par année 30 000 repas servis au Café sur la rue 350 camelots vendant L'Itinéraire à Montréal 100 emplois en réinsertion sociale À quoi sert mon don?Pour la réinsertion sociale La mission du Groupe est d'accroître l'autonomie et le développement individuel et social des personnes qui connaissent des difficultés liées à la pauvreté et à l'itinérance.L'Itinéraire aide les personnes à retrouver leur place dans la société et à développer leur estime de soi.Six mois après la fréquentation de l'organisme, la presque totalité des participants retrouve un endroit pour vivre.Contribuer à L'itinéraire Faites le choix d'une ou de plusieurs façons de contribuer : ?Don1 à l\u2019organisme de charité Je fais un don de ___________$ ?Commande de cartes-repas12 J'achète______cartes x 4$/chaque - _____________$ ?Postez-moi les cartes-repas pour que je les distribue2 ?Je désire que vos intervenants les distribuent ?Abonnement3 Je m'abonne pour 1 an, 24 numéros (48$, taxes et frais d\u2019envoi inclus)\t_________$ Total de votre paiement:_________________$ M.?Mme.?Prénom :__________________Nom :________________________ Entreprise :___________________________________________ Adresse :_____________________________________App._____ Ville:___________________________Province:_____________ Code Postal:______________Téléphone :(\t)_______________ Courriel :_____________________________________________ Les cartes-repas Un don qui nourrit réellement ! En contribuant au Fonds des cartes-repas, votre don permet de nourrir une personne dans le besoin au Café de L'Itinéraire.Des services psychosociaux y sont également offerts.Vous pouvez vous-mêmes distribuer ces cartes dans la rue ou les confier à nos intervenants qui les offriront à ceux qui ont faim.( 15 000 s repas sont servis gratuitement t grâce à vous! Paiement ?Chèque au nom du Groupe communautaire L'Itinéraire ?Visa, Master Card No de carte Expiration____/ 20_____ Mois Année Signature X________________ L'abonnement Quand on ne peut l'acheter sur la rue Votre abonnement nous permetdecontinuerde publiernotre magazine et de maintenir nos services.Mais L'Itinéraire, c'est plus qu'un magazine.C'est un moyen concret qui améliore les conditions de vies des personnes de la rue.Vous pouvez aussi faire un don en ligne à www.itineraire.ca Notes : 1\tReçus envoyés à la fin de l'année pour les dons de 10$ et plus.2\tEn vertu d'une loi de Revenu Canada, les cartes achetées que vous distribuez vous-mêmes ne sont pas admissibles aux déductions fiscales.3\tII n'y a pas de reçu de charité pour les abonnements.: - /AI Wi Moffati ¦fouf orSàiivi Un camelot vous a encouragé à vous abonner ?Nom ou numéro d'identification pour sa récompense: Postez ce coupon au Groupe communautaire L'Itinéraire 2100 de Maisonneuve Est.Suite 001, Montréal (Québec) H2K 4SI Pour information : www.itineraire.ca ou 514 597-0238 poste 226 EXPRESSION/StreetTalk -Op^taoo' i Donation Operationl STREET SCHOOL OF LANGUAGES We've all heard stories about homelessness leading to decline and destruction, but in Michel Laporte's case, it brought about the acquisition of languages.Michel Laporte came to Montreal to look for a job, but ended up in th- Nachammai Raman Laporte, who is from Trois Rivieres, lost his job and his girlfriend one after the other, which plunged him into depression.After defaulting on the payment of his rent for eight months, he was kicked out of his apartment.\"I left with only a shirt and raincoat,\" he says.He came to Montreal to look for a job, but ended up in the street.He then got on what he calls the \"free circuit.\" He says he had only $5 in his pocket, but a friend showed him where to get free food and shelter for the night.This, then, became his routine, but he got tired of it after a while.\"This was a fugue.I felt empty and disconnected.I needed to get back to myself and feel proud of myself again.\" So, he started putting his energies into learning English.He started with just rudimentary conversation.English speakers were easy to find in the shelters he stayed in on the western side of Montreal.\"After I had found my daily routine of eating and finding a place to sleep, I asked myself what the heck I was going to do with my life.I decided I was going to do something else,\"says Laporte.He frequented the cultural centres in Frontenac and Cote des Neiges, looking for 246l'ITINÉRAIRE 15 JUIN 09 interesting cultural activities.Then he started going to classical music concerts at McGill University.It was at McGill University that he honed his English skills.He sat in during student performances and listened to professors give talks.\"I made it my goal to speak good English,\" he says.Laporte had studied basic English in school, but he says he didn't speak it at all when he lived in Trois Rivieres.\"It was impossible for me to speak English in Trois Rivieres because 98 percent of the people there are French speakers.I never got to practise.\" Upon arriving in Montreal, he tried his English.To his shock, he found that people replied to him in French when he spoke in English.\"I knew then that my English was no good.\" McGill University gave him the opportunity he needed.According to him, because he took care to be well-groomed and polite, he blended in with the university crowd and nobody considered him an intrusion.He spent about a year and a half attending music concerts and lectures at McGill.\"I learned good English from just listening to people speak it well.\" Listening to people at McGill helped him improve his pronunciation considerably.\"You can learn grammar and vocabulary on your own, but you have to listen to words being pronounced.There's a lot of sound learning.\" Apart from speaking English fluently, Laporte also taught himself to read newspapers in English.\"First when I read the papers, I understood nothing.But I didn't give up.I'd take an article and work on it with a dictionary until I understood it and then the next and the next.\" Now, he says, he can read newspapers in English with ease although literary English still poses a problem.\"Shakespeare is very hard.\" But he says he wants to get there eventually.\"One day, if I have the time and money, I will work on it.\" For the moment, he's concentrating on getting another language\u2014Spanish\u2014under his belt.Because of its resemblance to French, he finds this easy to learn.Laporte thinks that with these three languages he can go far.\"English is the foremost spoken language in the world.Spanish is the second.And French, which is the third, is my mother tongue.\" EXPRESSION/Mots de camelots i COUNTRY THE BEST Katty D'Amours Camelot, métro Frontenac Daniel Grady fcamelot.Des Pins/St-Laurent LE CELIBAT I would like to live in the countryside for many reasons.I would like fresh air to breath and to have many friends too.I lived in Shawbridge for two years and seven months in the countryside.I liked the surroundings like nice mountains and nice trees to look at and I also liked to get away from the city rat race.I also went to the countryside in Shawbridge for a lot of different reasons.I could n't cope either with my Dorval High School or later with my Pierrefonds High School.I was hanging around with the wrong people and I couldn't manage everyday life in Dorval.I was glad to go to Shawbridge and had the creator to be thankful for.I met many friends like Cooch, Steve Grandy and Randy Johnston and a lot of other friends to talk to.I had such a good time there it's unexplainable.I had God to watch over day and night when I was there.I learned to accept my inner power and many times I felt like I belonged to the world.I would like to go back there some day to remember all the good times I had and wish I had never left to go back to the city to live.La perle rare est difficile à trouver.Par conséquent, nous sommes nombreux à vivre célibataires.Pour ma part, je n'ai jamais connu ce que j'imagine être le véritable amour.J'ai eu plusieurs expériences de couple dans ma vie, mais aucune ne m'a réellement satisfaite.Selon moi, l'amour n'a rien à voir avec la sexualité.L'amour, pour moi, c'est aussi un mélange d'amitié et de respect.Je ne crois pas à la fidélité.Pour être heureuse et avant de rencontrer quelqu'un, je ressens le besoin de prendre suffisamment de recul et de me découvrir à nouveau.C'est beau d'avoir des rêves, mais aujourd'hui, je ne me fais pas d'illusions.L'expérience m'a appris que la jalousie est trop souvent présente dans les relations que j'ai vécues, ce que je regrette.Je crois en l'amour, mais je suis réaliste et je conclus qu'il est meilleur pour moi de vivre mon célibat.VIVE LA CAMPAGNE! Richard T.Camelot, métro Place-des-Arts Ste-Catherine/St-Urbain Chaque été depuis dix ans, je pars en direction de Saint-Pierre-de-Wakefield, au nord de Gatineau, afin de retrouver plusieurs de mes amis qui ont une maison dans ce petit village situé au bord du Lac Saint-Pierre.C'est l'endroit rêvé pour les pêcheurs.Là-bas, je pêche le brochet et j'adore ça, car c'est un poisson qui se débat beaucoup.C'est du sport! Fin juillet, je m'y rendrai encore cette année.Si j'avais la certitude d'y trouver un emploi, je partirais dès demain matin vivre dans ce coin de l'Outaouais.Pourquoi pas dans l'élevage de vaches ou de chevaux?J'aime cette région située à trois heures de route de Montréal, car on y respire le calme et le bon air.La nature est alors à ma portée, je n'ai qu'à sortir de la maison pour m'enfoncer dans la forêt.Quand j'étais jeune, je vivais à Laval et, à cette époque, il n'y avait pas autant de béton et d'autoroutes.J'étais plutôt entouré de terres agricoles et d'animaux d'élevage.Moi, j'élevais des lapins.Aujourd'hui, Laval est une grande ville.Quand je suis en ville, la campagne me manque régulièrement.La campagne est synonyme de détente pour moi, car à Montréal je n'arrête jamais de travailler.Vive la campagne! k ITINERAIRE 15JUN09 EXPRESSION/StreetTalk UN DOUX ET BON RETOUR Patrick Larocque Camelot, McGill/Ste-Catherine Bonjour à tous et à toutes! Pour ceux qui me connaissent, je suis l'ancien camelot du Square Victoria (Bourse de Montréal).Mes clients réguliers savent que j'ai été absent depuis 2005.J'ai pris congé pour aller à Gatineau et à Ottawa afin de me ressourcer.Je suis maintenant revenu à Montréal à 100% de mes capacités.Je suis marié depuis deux mois à une très belle femme et je suis de retour comme camelot pour L'Itinéraire, dorénavant à l'angle des rues McGill et Ste-Catherine ou en face de La Baie.Si vous voulez m'encourager, venez me voir! Merci à tous et au plaisir de vous servir! CAMPAGNE Nicky iCamelot, Parthenais/Mont-Royal J'ai déjà habité à la campagne, à deux endroits différents, pendant environ six ans.C'était dans les années 1990.Que de beaux souvenirs! J'étais alors avec mon ex-conjoint.Notre première maison de campagne était située dans une zone rurale, donc dans un secteur agricole.Aimant les animaux, nous avons eu la chance d'avoir neuf poules, trois chèvres et un cochon dans une petite étable.Dans un autre grand bâtiment servant de chenil, nous logions environ 15 chiens et j'ai eu quelques chats.J'ai même eu une chance inouïe en récupérant la première chienne guide de Mira, une belle Berger Allemand toute noire nommée Jessie.Elle avait 10 ans.J'ai aussi possédé un magnifique Loup blanc du Boréal (castré), superbe mâle de cinq ans nommé Prince.J'étais particulièrement occupée : maison, jardin, potager, arbres fruitiers, lilas, terrain et petite ménagerie d'animaux.Je n'avais pas le temps de m'ennuyer de la ville! Je me souviens de la nature et des randonnées dans les bois, parfois en chaloupe chez une amie qui habitait au bord de l'eau.J'ai aussi habité dans une très belle maison victorienne avec une tour remplie de soleil et de plantes.Toutes les saisons y étaient féeriques.Je faisais vivre des moments magnifiques à nos invités qui, souvent, venaient nous rendre visite quelques jours, que ce soit pour les barbecues d'été, les mets traditionnels d'hiver cuits dans le poêle à bois.J'adorais m'amuser à décorer les chambres d'invités.Chacune avait un cachet particulier et je lui accordais une attention toute spéciale.Et c'est sans oublier les enfants du village qui s'amusaient beaucoup, à l'Halloween, à venir chercher leurs bonbons pour y voir les décorations ainsi que quelques-uns de nos chiens de maison déguisés pour la fête./ L'HIVER A LA CAMPAGNE Cylvie Gingras Journaliste de rue Je suis une citadine dans l'âme, mais lorsque j'en ai plus que ras le pompon, je n'ai qu'une envie : fuir à la campagne.Ayant vécu une année 2008 sous le signe de la catastrophe émotionnelle, psychique et affective, j'ai fait la transition entre 2008 et 2009 en allant me ressourcer au chalet d'une amie pendant une douzaine de jours.C'était parfait pour moi, parce que je suis une fille qui adore l'hiver.J'ai patiné sous le ciel étoilé, j'ai fait du ski de fond et de la raquette, j'ai mangé comme une ogresse et c'est devant un beau feu de foyer que j'ai lu de très bons polars.Si l'hiver n'existait pas, je l'inventerais seulement pour faire une avec la vie rurale.Je préfère de loin la vue sur les arbres tout blancs et glacés aux trips dans un chalet durant l'été.À part le fait de pêcher, je déteste! Je déteste la chaleur et je n'aime pas me baigner dans l'eau polluée.De plus, il y a trop de bibittes, alors que j'en ai déjà plein les bras à essayer de composer avec les miennes.Je déteste les beuveries nocturnes entre amis.Bref, ça me prend pas mal plus que le gazouillement des p'tits oiseaux pour me rendre zen! 248l'ITINÉRAIRE 15 JUIN 09 EXPRESSION/Mots de camelots Yves Raymond Camelot, métro Angrignon Lynne Paquette camelot, métro Honoré-Beaugrand This poem is dedicated to Frederique (Cactus Montréal) and her henchman How many times must our love Be rejected before we learn not to love.How many times must our trust be betrayed before we learn not to trust.How many times must our sensitivity and gentleness Be ridiculed and spurned Before we learn to lock These things inside ourselves.And as we grow old, we become Hollow shells of what we were.ELLE NE SERA PAS LA SEULE Christian Choquette Camelot, Mt-Royal et St-André La vie et ses misères La vie et ses joies La vie et ses peines La vie et ses espérances La vie et ses désespoirs La vie et ses souffrances La vie et ses larmes La vie et ses mauvaises espérances La vie et ses erreurs La vie et ses « bad luck » Et quand cette vie sera finie Mon âme, si elle existe Qu'elle se retrouve en enfer Qu'elle se retrouve au purgatoire Qu'elle se retrouve au ciel Qu'elle se retrouve dans une autre vie Qu'elle se retrouve je n'sais où ou nulle part Elle ne sera pas la seule Je désirais vous partager ma douleur Sans pourtant vous provoquer de l'horreur Mais bien me rapprocher de mes soeurs De toutes celles qui vivent dans la douleur Vivre avec le poids de la douleur chronique Tout en se préservant de devenir hystérique C'est la crainte d'oublier de sourire C'est souffrir si j'étouffais de rire C'est l'appréhension de devenir intolérante Lorsque la souffrance s'avère lancinante C'est maîtriser la situation la faire taire La hantise de l'évitement rester populaire C'est parfois vivre dans un profond isolement Car je ne peux plus sortir de mon logement C'est vomir tout le temps mes médicaments Considérer que tous les médecins me mentent C'est le mensonge qui s'incruste comme une habitude Pour éviter de semer chez eux de l'inquiétude C'est boire dans l'espoir de l'endormir Pour pouvoir enfin réussir à m'endormir C'est vouloir fuir le corps en dégénérescence Entendre au loin chanter les anges C'est l'obsession de la mort si belle Car elle promet le soulagement éternel L'ITINERAIRE 15 JUIN 09 EXPRESSION/Mots de camelots SEPT ANS DÉJÀ! Pierre Fournier, amelot, rue Laurier supermarché Metro) Voilà presqueseptansqueje vends le magazine L'Itinéraire.Que de retombées bénéfiques pour moi au cours de ces années! Tout d'abord, je pense aux rencontres que j'ai faites et aux gens qui m'ont apporté du soutien dans les projets que j'ai entamés pour rendre ma vie plus intéressante.Il y a aussi mon retour aux études à temps partiel cet automne.Vivre avec de plus grands moyens financiers m'a également permis d'améliorer ma qualité de vie.De plus, rencontrer des gens a fait en sorte que je développe de meilleures connaissances aux plans intellectuel et artistique (je travaille sur le Plateau).À quelques reprises, ces rencontres que j'ai eues m'ont permis de me faire des amis intimes.Sur le plan humain, j'ai acquis une meilleure compréhension du vécu des gens de tous les horizons de la société, ce qui m'enrichit personnellement.Plusieurs éprouvent des difficultés financières et certains vivent avec un handicap physique qui ne m'était pas familier au départ.Aussi, des couples qui traversent des moments heureux depuis l'arrivée de leur premier enfant me disent que cet événement a changé leur vie.Ces aspects du travail de vendeur de L'Itinéraire ont facilité ma vie et continueront à le faire pour quelques années encore.J'ai une vie heureuse, mais j'avoue qu'elle le serait encore plus s'il y avait une présence féminine à mes côtés.Je tiens à témoigner de ma reconnaissance aux membres de L'Itinéraire et à la clientèle.Merci! POUR QUE VIVE LA PAIX Pierre Goupil (Camelot, rue Masson (SAQ) J'écris, je filme et je vis pour la paix.De même ai-je été camelot pour L'Itinéraire, le magazine des bonnes causes.Longtemps avant de le vendre, je l'ai acheté.Puis, de 2003 à 2008, je l'ai vendu surtout au coin de la rue Masson et de la 7e avenue en pensant et en parlant pour la paix, sans me prendre pour autant pour le Messie.Je le faisais plutôt en assumant un côté social dans mon expression par le biais des mots de camelots et de quelques chroniques sur le cinéma indépendant.Je conservais les premières comme moyen d'expression et les deuxièmes comme outil de vulgarisation.Pour le moment, je ne vais plus à mon point de vente.Je suis plutôt dans un processus de réflexion sur moi-même et sur les autres, et ce, toujours dans le but de produire des créations artistiques, cinématographiques ou d'écriture.Et comme j'ai compris la création, je contemple la vie si émouvante, même si elle comporte sa dose de souffrance.Il m'arrive souvent de penser à mes clients et aux passants de la rue Masson.Un bon nombre d'être eux sont très présents à ma mémoire défaillante.À l'occasion, par je ne sais quel processus, un texte ou un dessin se forme et quelques épisodes de ma pauvre enfance sous l'égide du Cardinal 1 Léger, du pape Pie XII et de Duplessis viennent à ma conscience.Puis, il y a ma grand-mère, chef du «clan», et mes chers parents qui faisaient de leur mieux par rapport à ce qu'ils avaient eux-mêmes connu dans leurs propres enfance et adolescence.La maladie est venue en prime : à six ans, les médecins scrutaient attentivement mon coeur, tandis que ma mère risquait de perdre la vie à chacun de ses accouchements.Mais de beaux moments me viennent aussi à l'esprit.Je pense, par exemple, à mon père Julien qui nous jouait de l'accordéon pour nous endormir, ma soeur et moi.Je me souviens aussi de ces cinq années passées à L'Itinéraire.Je suis évidemment solidaire de cette bonne cause qui m'a aidé et qui m'aide encore.Salutations aux lecteurs de L'Itinérairel 250l'ITINÉRAIRE 15 JUIN09 BILL ET 7nntJ\\ OMEUfl Micheline Rioux Lemieux micheline.rioux@itineraire.ca De gauche à droite : Bill et Peter et Economou Visionnez l'entrevue vidéo des frères Economou et réagissez à www.itineraire.ca ECON ETE M U Quand on travaille au magazine L'Itinéraire on ressent rapidement l'atmosphère familiale qui y règne.La fraternité entre les camelots, les bénévoles et les employés est palpable.Au sein de cette grande famille, Bill et Peter sont pourtant les seuls camelots à être liés biologiquement.Le magazine a rencontré les inséparables frères Economou, camelots au marché Atwater.SW Au milieu des années 1960, les parents de Bill et Peter Economou ont immigré au Québec en provenance de Sparte, en Grèce.Une ville réputée pour ses guerriers particulièrement endurcis à la souffrance, qui ont remporté de grands combats ayant marqué l'histoire de la Grèce antique.Les deux frères sont nés ici : Bill a 39 ans et Peter, 42.On peut souvent constater, dans les Mots de camelots qu'ils écrivent dans le magazine, à quel point ils ont le sens de la famille.Peter le souligne particulièrement : «Nous sommes très proches de nos parents, d'ailleurs, nous vivons avec eux.Ils prennent soin de nous, et vice versa».Pas étonnant, car en Grèce, la famille est sacrée.Timides et peu enclins à la confidence, les frangins vendent L'Itinéraire en se partageant le même lieu de vente au Marché Atwater, devant la poissonnerie.Bill est le premier à être devenu camelot, en mars 2006.Peter s'est engagé quelques mois plus tard.«C'est en allant faire des courses au marché toutes les semaines que j'ai rencontré le camelot Cari qui vendait le magazine et il m'a expliqué comment il avait amélioré sa qualité de vie.Je n'avais plus d'emploi, alors j'ai tenté ma chance», relate Bill.Il est certain que pour les camelots qui débutent à un point de vente, le défi est de taille : se bâtir une clientèle demande patience et rigueur.«Mon premier jour en tant que camelot a été un très mauvais jour.C'était la fin de l'hiver et le temps était très froid.J'avais de la misère à bien faire mon speech de vente», raconte Bill.Il poursuit : «Ça va faire trois ans que je suis camelot et j'ai beaucoup appris sur moi-même et sur les gens.Surtout depuis que j'écris, j'ai découvert que je pouvais m'exprimer tout en partageant mon expérience de vie.» Les frangins se lèvent même la nuit pour écrire! Des gênes Spartiates coulent sûrement dans les veines de Bill et Peter.Avant d'arriver à L'Itinéraire, les deux travaillaient à la dure.Bill a été commis en entrepôt et Peter a été plongeur dans des restaurants.«Je préfère le travail que je fais en ce moment.Je n'ai plus de patron pour me dire quoi faire et je rencontre plein de gens», dit fièrement Peter.Beau temps, mauvais temps, nos deux camelots sont chaque jour fidèles à leur poste.Aujourd'hui, les deux frères reçoivent beaucoup de reconnaissance de la part de leurs clients.«Certains nous apportent du café ou de la pizza et d'autres nous ont déjà donné un manteau.et nous recevons des cadeaux pour Noël !», explique Peter.Bill, de son côté, se fait complimenter sur son écriture.«J'ai un client professeur qui enseigne au secondaire et il lit mes textes à ses étudiants.Il m'a même dit que j'avais un fan clubh L'ITINÉRAIRE 15 JUIN o?251 EXPRESSION/ Mots de camelots #>4 LE RAPSIM SALUE UN MILITANT EXPRESSION/Chronique de rue tnn*«S son En mai dernier, L'Itinéraire a appris une triste nouvelle.Jean-Pierre Béliveau, le camelot à la chevelure multicolore qui vendait le magazine au métro Laurier, est décédé d'une crise cardiaque à l'âge de 52 ans.Outre son métier de camelot qu'il prenait à coeur, notamment parce que, disait-il, «ma motivation première est de faire sourire les gens», Jean-Pierre était aussi un militant aguerri à la défense du droit au logement des personnes itinérantes.Bénéficiant lui-même d'un logement social, il considérait être son devoir de lutter pour les plus vulnérables qui n'ont pas de toit sur la tête.Jean-Pierre était de toutes les manifestations, aux côtés des représentants du Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) et du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).«J'ai perdu un collègue précieux en Jean-Pierre.Je n'oublierai jamais sa manière vraie de parler aux députés et de témoigner pour ceux qui ont connu la rue comme lui», a témoigné Patricia Viannay, du RAPSIM, avant de s'effondrer en larmes lors de la cérémonie commémorative qui a eu lieu le 21 mai dernier au Café sur la rue de L'Itinéraire.Pour sa part, François Saillant du FRAPRU a aussi témoigné du militantisme de Jean-Pierre : «Nous avons perdu un grand militant, toujours disponible pour tenir une bannière et parler dans les événements importants.» Le camelot le plus militant de L'Itinéraire s'est aussi fait remarqué à la Commission parlementaire sur l'itinérance qui s'est tenue à Montréal du 29 septembre au 1er octobre 2008.L'Itinérairevous présente ici l'ensemble des témoignages et hommages relié à Jean-Pierre au cours des derniers mois de sa vie.\u2014 La rédaction (A.C.) Adieu Jean-Pierre et merci pour la lutte ! C'est avec une très grande surprise et beaucoup de tristesse que nous avons appris le décès de Jean-Pierre Béliveau.Jean-Pierre, locataire à Villa Exprès pour toi, camelot à L'Itinéraire, a été très impliqué depuis plusieurs années dans la lutte pour la défense des droits des personnes en situation ou à risque d'itinérance.loppé une capacité à prendre publiquement la parole, à défendre ses convictions, et ce, sans jamais hésiter à témoigner de son expérience afin qu'elle serve pour la lutte.Fervent défenseur de la Politique en itinérance, Jean-Pierre a notamment suivi de très près les travaux de la Commission parlementaire sur l'itinérance l'automne dernier.Quelques mois auparavant, il avait fait signer la pétition en faveur de la mise en place de la Politique à plusieurs de ses clients qui lui achetait L'Itinéraire.Toujours au front, Jean-Pierre s'impliquait activement avec le FRAPRU en étant membre de la délégation du RAPSIM depuis près de quatre ans.En plus d'être présent à pratiquement toutes les manifestations, les actions tintamarres, les assemblées générales et au congrès annuel du FRAPRU, Jean-Pierre ne ratait jamais une occasion de défendre le développement du logement social, que ce soit lors du déjeuner annuel des parlementaires organisé par le Collectif pour un Québec sans pauvreté ou en interpellant directement les élu-e-s qu'il croisait.Jean-Pierre est décédé au milieu du mois de mai des suites de problèmes cardiaques.Des funérailles «officielles» devraient avoir lieu dans sa ville natale, à Trois-Rivières.Au RAPSIM, nous nous souviendrons longtemps de ce coloré personnage qui au fil des ans avait déve- Jean-Pierre, tu nous manqueras et comme nous l'a si bien dit le Comité BAILS Hoche-laga-Maisonneuve : «La cause du logement et de l'itinérance vient de perdre un ardent défenseur, mais [ton] exemple saura en rallier d'autre.» Merci pour la lutte et pour ton implication si soutenue au fil des ans, Marjolaine Despars, Pierre Gaudreau, Bernard St-Jacques, Stéphanie Tremblay et Patricia Viannay 252l'ITINÉRAIRE 15 JUIN 09 EXPRESSION/Mots de camelots I HOMME D'ACTION Voici la transcription du témoignage du camelot et militant Jean-Pierre Béliveau à la Commission parlementaire sur l'itinérance le 1er octobre 2008 M.Béliveau (Jean-Pierre): Alors, bonjour.Moi, c'est Jean-Pierre Béliveau.Moi, je suis un exitinérant.J'ai vécu l'itinérance en 1990,2001,2004.Ça, ça veut dire à plusieurs reprises, là.Puis là qu'est-ce qui a changé, c'est que là j'habite un logement social.Puis, c'est ça.Ça, c'est une des choses qui changent bien gros parce qu'en payant 25 % de ton revenu, quand tu es habitué à payer 350 $, 400 $ sur un revenu de 575 $, il y a une cristi de différence.Puis, moi, je suis impliqué au conseil d'administration et puis là je suis secrétaire de la corporation.Puis, nous autres, on avait un projet de développement, puis ça nous amenés à nous impliquer au RAPSIM.Puis c'est ça, là.Moi, en ayant une place, j'ai la responsabilité sociale que les autres aient leur place.Puis ceux qui peuvent faire changer quelque chose sont devant moi, puis, moi, c'est pour ça que je suis ici, depuis trois jours.Puis c'est ça.La façon que vous pourriez changer la situation d'itinérance, c'est par le logement.Parce qu'en ayant un logement, moi, ça fait depuis 2004, là, que je n'ai pas consommé, puis c'est ça, ça fait que c'est ça, puis que je travaille.Puis c'est ça, moi, je veux faire bouger les affaires.C'est ça, je n'ai rien préparé.Ah oui! Moi, hier.Le Président (M.Kelley): Prenez votre temps, on n'est pas.M.Béliveau (Jean-Pierre): Oui.Hier, c'est ça, je prenais l'horaire de la commission, des groupes, puis tout ça, puis, cristi! là-dedans, là, il y a 10 organismes que je connais, que j'ai fréquentés, puis tout ça.Ça, au pire aller, là, je peux le documenter, cristi! Si.M.Béliveau (Jean-Pierre): Bien, le documenter par écrit, là, mais, si vous en prenez considération, hein?C'est ça.Puis ça, ça veut dire que, déjà 10 organismes là-dedans, ça veut dire que vous allez avoir un bon portrait de la situation de l'itinérance.Puis, moi, en étant impliqué au RAPSIM, qu'est-ce que je vois dans les organismes, là?C'est que la plupart des organismes, ils passent peut-être 20 % de leur temps à quoi faire?Chercher du financement.Qu'est-ce qui arrive pendant ce temps-là?Ils ne donnent pas de services.Ça fait que c'est ça, là, tu sais, ils ont besoin d'un coup de main en quelque part.Puis il y a des organismes là-dedans, mettons, ils développent un centre de jour, ils commencent par un centre de jour, là ils s'aperçoivent que peut-être que: Ah! si je ferais de l'hébergement, cristi! ce serait bon, après ça.C'est ça, là, tu sais, il y a le cloisonnement du financement, là, ils rentrent juste dans une catégorie.Puis c'est ça, là, il faut tout le temps qu'ils jouent, cristi! C'est incroyable, les pirouettes qu'ils font.Mais ils réussissent quand même à maintenir leurs services, là, mais ils ne seraient pas supposés tout le temps avoir de la difficulté, cristi! à chercher du financement.Puis il y a le soutien communautaire aussi.Hier, la femme, elle.le soutien communautaire en logement social, là, nous autres, où est-ce que je suis, on est un des rares organismes que c'est les locataires qui font le support communautaire.Mais, comme la.avec le support communautaire en logement social, là, si on prend Laval, par porte.Il y avait un petit tableau, là, puis avec des pourcentages, puis tout ça, mais, si on prend par porte, il disait que, par porte, à Laval, là, ils ont 110 $ par porte; en Montérégie, ils ont 115 $ par porte; en Mauricie, ils ont 55 $ par porte; puis, à Montréal, là, ils ont 10 $, point, 10 $ de la porte.Il y a une différence à cause de l'équité régionale, là.C'est ça, ici, à Montréal, on est sous-financés au niveau du support communautaire, logement social.Puis, c'est ça, là, moi.C'est ça, tu sais.C'est ça.Moi, je n'ai pas préparé d'écrit parce que je ne savais pas comment.Le Président (M.Kelley): Vous avez bien fait d'insister, si je peux résumer, au niveau individuel, mais également pour les organismes de soutien, l'importance de la stabilité.Vous avez trouvé la stabilité avec un logement et vous avez cherché.M.Béliveau (Jean-Pierre): À partir de là, on peut faire quelque chose.Le Président (M.Kelley): Oui, exactement.M.Béliveau (Jean-Pierre): Même, je pense même peut-être aller faire un cours à l'université, puis tout.Puis c'est ça, là, tu sais, à partir de là, c'est une base stable.Parce que, moi, depuis que je suis jeune, là, j'ai tout le temps été pauvre, puis on va le rester tout le temps de notre vie, là.Mais en tout cas, ça, ce n'est pas grave, là.Mais, quand tu as tout le temps été pauvre, tes besoins, là, sont minimaux, ça fait que.puis avec une piastre, tu fais trois piastres.M.Béliveau (Jean-Pierre): Oui, c'est ça, on tricote.LetémoignagedeJean-Pierreà la Commission parlementaire sur l'itinérance avait impressionné son président, le député de Jacques-Cartier, Geoffrey Kelley, qui a tenu à lui rendre hommage à l'Assemblée nationale le 21 mai dernier.Voici la retranscription de l'hommage.La Vice-Présidente (Mme Houda-Pepin): Bon après-midi, chers collègues.Alors, aux affaires courantes, nous sommes à la rubrique des déclarations des députés.Je cède maintenant la parole à M.le député de Jacques-Cartier, pour une minute.M.Kelley: Merci beaucoup, Mme la Présidente.L'an dernier, la Commission des affaires sociales a rencontré plusieurs personnes itinérantes à Montréal dans le cadre de ses travaux.L'une de ces personnes était Jean-Pierre Béliveau, un homme qui n'a pas été épargné par la vie.En effet, il a vécu dans la rue, à Montréal, à plusieurs reprises entre 1990 et 2004, avant de décider de changer sa vie et sortir de la rue.Toutefois, Jean-Pierre Béliveau aspirait à plus; il est donc devenu un ardent défenseur du logement social.Comme il a dit aux membres de la commission: Moi, ayant une place, j'ai la responsabilité sociale que les autres aient leur place.Jean-Pierre Béliveau est décédé à Montréal la semaine dernière, à 54 ans.Cet après-midi, ses collègues et amis du Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal organisent un hommage en sa mémoire.Ils ont subi une grande perte, car Jean-Pierre Béliveau étaittrèsimpliquédans la luttecontre la pauvreté et l'itinérance.Merci, Jean-Pierre Béliveau pour votre engagement politique et communautaire, merci de votre présence assidue et de votre importante contribution au travail de la commission.Nos condoléances à sa famille et ses collaborateurs du réseau de l'itinérance à Montréal.La Vice-Présidente (Mme Houda-Pepin): Merci, M.le député de Jacques-Cartier.L'ITINERAIRE 15 JUIN 09, .253 EXPRESSION/Sudoku V v;: SUDOKU Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Notre logiciel de sudokus est maintenant disponible.10 000 sudokus inédits de 4 niveaux par notre expert, Fabien Savary.En vente exclusivement sur notre site.www.les-mordus.com Jeu réalisé par Ludipresse info@les-mordus.com Solution en page 9 5\t\t\t\t\t\t\t\t \t1\t\t8\t7\t\t5\t\t6 \t\t8\t\t\t\t\t3\t9 \t6\t9\t\t1\t3\t\t7\t \t\t\t4\t8\t\t\t\t 2\t\t\t\t\t\t\t\t8 \t\t6\t7\t\t\t\t\t5 1\t\t7\t\t\t\t8\t\t 9\t\t\t\t2\t\t4\t\t Niveau de difficulté : MOYEN 254l'ITINÉRAIRE 15 JUIN 09 Avant de jouer, vous fixez-vous une limite d'argent ?Faites le point sur vos habitudes de jeu.Découvrez votre portrait de joueur en vous procurant le dépliant 8/8 sur le site 8sur8.com.FONDATION MISE SUR TOI Si le (eu n'est plus un divertissement.1 866 SOS-JEUX 1 866 767-5389\t.JEU : AIDE ET RÉFÉRENCE une initiative de Loto-Québec * VOUS INSTALLEZ VOS AFFAIRES SUR LA PLAGE.VOUS RENCONTREZ LES AUTRES VACANCIERS.VOUS FAITES RIRE TOUT LE MONDE TOUT LE MONDE RIT DE VOUS VOUS FATIGUEZ DE PLUS EN PLUS LES GENS.VOUS FINISSEZ LA JOURNÉE ENROULÉ DANS UN FILET DE VOLLEYBALL.duc* falcool La modération a bien meilleur goût."]
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