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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
samedi 15 août 2009
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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Références

L'itinéraire, 2009, Collections de BAnQ.

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[" ZOOM CAMELOT MICHEL DESJARDINS CONSOMMATION BONNES ADRESSES POUR BECS SUCRÉS CULTURE ANNIE DUFRESNE 1 $ revient au camelot 5 août 2009 Montréal, Volume niriché dans rame a ve n rr action mamtenan Vo psm lk=s (§jÉiwl«s)ijfc2Jül& (yyi^ ville.montreal.qc.ca/chantiers Info-travaux : 514 872-3777 Ville de Montréal 07.85.382-0 (05-2009) 009 www.moisdelarcheo.com je me pointe au mois de Dans plus de 50 lieux à travers le Québec! _ B CHEO QUEBEC le réseau de la diffusion de l'archéologie ES ES ES ES Québec \u2022Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine \u2022Ministère du Tourisme 1er au 31 août ¦\tPatrimoine Canadian B^B canadien Heritage 1*1 Parcs Parks Canada Canada Entente de développement culturel VILLE DE Québec\tQuébec S \u201c v 4b Ville de «h Québec Dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal Montréal© S=jgg,cgg Montréal T-RèS Trois-Rivières et d'histoire de Montréal Montréal® COMMISSION DE\t.üBESj, LA CAPITALE ^ NATIONALE SaINT ANTOINE Québec\t.Association des Archéologues du Québec /\\ Ave r 1 Eco 1 Que Aventure Ecotourisme Québec ^teœiA^iv^IîânœB * POD-rrÉ-DU^BUISSON litinüraire HiSToRiA leSoleil continuité VOTRE ITINÉRAIRE RÉSEAU SOLIDAIRE DE L'ITINÉRAIRE 5 Décès du soldat Sébastien Courcy 7 RBC : Une entreprise reconnue et reconnaissante Un camelot de l!Itinéraire visite des détenues ACTUALITÉ ET VIE URBAINE -immqMIdj- Le Groupe communautaire L'Itinéraire est un organisme à but non lucratif fondé en 1990 pour aider les personnes de la rue.Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'itinérance, l'alcoolisme ou la toxicomanie.8\tPlace au ciné-parc urbain ! 9\tProfitez des derniers spectacles de la saison culturelle de Montréal Le monde selon Ray Lengelé 10\tQue serait notre ville sans eux ?Patrouille tout-terrain 11\tRelance de dés pour le projet St-Patrick CULTURE 12\tEntrevue avec Annie Dufresne 13\tTête brûlée et poil à gratter À LA UNE 15 Paul Piché : Archéologue dans l'âme SANTÉ ET BIEN ÊTRE 19\tHôpitaux universitaires publics : encore de l'espoir 20\tDétente au bureau 22 Le bouddhisme pour apaiser la maladie mentale ENVIRONNEMENT 24\tQuand le soleil dit bonjour au Québec 25\tLavage écolo DÉVELOPPEMENT SOCIAL 27\tLes vacances des camelots 28\tLes dents du bonheur 29\tInfo RAPSIM : Les itinérants attendent des engagements 30\tRépression : Une impression ?ÉCONOMIE ET CONSOMMATION 33\tSucrémentbon 34\tCouture écolo-chic MONDE DU TRAVAIL 36 Camelot ou l'art d'être présent EXPRESSION 39\tGlobe-trottoirs 40\tMots de camelots 44\tChronique de rue 45\tZoom Camelot Le magazine L'Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d'aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, L'Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en majorité par des personnes vivant ou ayant connu l'itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le font pas pour L'Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec le 514 525-5747, poste 230.Rédaction et administration ?\t2100, boul.de Maisonneuve Est, bur.001 Montréal (Qc) H2K 4SI Le Café L'Itinéraire ?\t2101, rue Ste-Catherine Est MagDVD Le 3e Œil ?\t2103, rue Ste-Catherine Est, 2e étage Téléphones : Administration 514 597-0238 Services rue Ste-Catherine 514 525-5747 Télécopieur : 514 597-1544 Site: www.itineraire.ca Les camelots sont des travailleurs autonomes qui achètent le magazine 1 $ et le revendent au coût de 2$.Convention de la poste publication N° 40910015, N° d'enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L'Itinéraire, 2100, boul.de Maisonneuve Est, Montréal (Québec) H2K4S1, itineraire@itineraire.ca Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d'envoi postal et nos coûts rédactionnels, par l'entremise du Programme d'aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Canada ISSN-1481 -3572 Le magazine L'Itinéraire Éditeur et directeur général : Serge Lareault Rédactrice en chef : Audrey Coté Adjoint à la rédaction : Jérôme Savary Commis à la rédaction : Micheline Rioux Lemieux Design et montage du magazine : Claude Lavoie, www.latrame.net Photo de couverture : Éric Carrière Révision : Edith Verreault, Hélène Paquet, Sylvie Martin, Sophie Desjardins, Emmanuelle Fontarensky, Charline C.Lessard et Jean-Pierre Bourgault Design et infographie du site Internet : Serge Cloutier, www.drafter.com Imprimeur : Québécor Media inc.Conseillère publicitaire : Renée Larivière :1 866 255-2211 / renee.lariviere@itineraire.ca Le conseil d'administration Président : Jean-Paul Baril Trésorière: Catherine Isabelle Secrétaire: André Martin Conseillers : Tanéa Castro, Gabriel Bissonnette (rep.camelots), Alexandre Péloquin, Yvon Massicotte et Pierre Goupil L'administration Directeur général : Serge Lareault Directeur marketing/communications: Richard Turgeon Directrice de l'insertion sociale : Jocelyne Sénécal Adjointe à l'administration : Martine Delage Coordonatrice de la publicité: Karoline Bergeron Coordonnateur à l'administration : Guillaume Lacroix Conseiller dons et partenariat : Patrice Jolivet Abonnement WWW.itineraire.ca ou 514 597-0238 L'Itinéraire est appuyé financièrement par : L'ŒUVRE LÉGER Wt Pour la dignité humaine au Québec et dans le monde L'Itinéraire est membre de : Association nord-américaine des journaux de rue \u2022\t\u2022** -\tLe réseau international MSP]1 des journaux de rue 9\tP\t8\t6\tL\tL\tZ\t8\tS £\tZ\tL\t8\t9\tS\tL\tP\t6 L\t9\t6\tZ\t8\tP\t9\t8\tL 6\t8\tL\t8\tZ\tL\tS\t9\tP P\tL\t9\t9\tL\t8\t6\tZ\t8 Z\t9\t8\tS\tP\t6\t8\tL\tL 8\tL\tP\tL\t9\t9\t8\t6\tZ S\t8\t9\tP\t6\tZ\tL\tL\t8 L\t6\tZ\tL\t8\t8\tP\tS\t9 Québécor est fière de soutenir l'action sociale de L'Itinéraire en lui offrant des services d'imprimerie, de promotion télé et imprimée ainsi que le câble et Internet haute vitesse Vidéotron.404l\u2019ITINÉRAIRE 15 AOÛT 2009 Serge Lareault Éditeur\tÉDITORIAL\t \t\t serge.lareault@videotron.ca DÉCÈS DU SOLDAT SÉBASTIEN COURCY LA SOLIDARITÉ EST UNE RÉPONSE À LA SOUFFRANCE Je conduisais la voiture, en route pour aller voir mes parents en ce dimanche terne.Les yeux sur la rue, mais la tête ailleurs.Je pensais à mes soucis quotidiens, à ma mère et à mon père que je ne vois pas assez souvent, aux mille et un dossiers à régler pour L'Itinéraire avant de partir en vacances, à ma crise de la quarantaine qui n'en finit plus, à des personnes qui m'ont blessé cette semaine, à certaines décisions que je n'arrive pas à prendre.La petite déprime routinière lorsque j'ai le nez dans le nombril ! Mon cellulaire a sonné et je me suis stationné.«Bonjour, je suis la mère de Sébastien Courcy, le soldat décédé en Afghanistan.Je vous appelle car on m'a dit que vous étiez surpris que nous ayons proposé L'Itinéraire comme organisme suggéré pour recevoir des dons après les funérailles.» Si j'avais été surpris avant, je l'étais encore bien plus maintenant.Ginette Fecteau, la mère du soldat de 26 ans, décédé le 16 juillet dernier et qu'on venait juste de mettre en terre, prenait la peine d'appeler pour m'expliquer son geste : rappeler la cause des plus démunis, des gens de 4 -> A Le soldat Sébastien Courcy laisse un souvenir de générosité et de compassion pour sa mère Ginette, son père Marc, sa sœur Julie et de nombreux membres de la famille et amis.Décédé dans lors d'une opération à l'ouest de Kandahar, il est le 125e soldat canadien à tomber au combat depuis le début de la mission en Afghanistan.la rue, à l'occasion du décès de son fils.«Lors des décès, explique-t-elle, on pense souvent à la Fondation canadienne du cancer, aux maladies du cœur.Nous voulions penser à vous, car votre cause me touche beaucoup, je lis L'Itinéraire et mon fils était aussi très concerné par la question des itinérants.On ne pense pas assez aux plus démunis.J'ai dû expliquer la mission de L'Itinéraire, mais cela s'est bien passé et j'espère que vous allez recevoir des dons.» J'étais bouche bée.J'ai cru sentir une certaine fragilité dans la voix de cette femme, mais surtout un courage et une détermination à donner un sens à la mort de son fils, jusque dans ce détail de livrer un message qui fait du sens, celui de rappeler le sort des itinérants.Dans un moment de deuil familial où être complètement tourné vers soi-même et son chagrin serait accepté et compris, sa pensée et son geste m'ont beaucoup ému.Pour moi, la démarche de cette mère a tellement de sens.Il y a tant de personnes qui souffrent, sans-abri de Montréal ou de Kandahar, soldats de la rue ou de l'armée canadienne, le comment et le pourquoi ne font plus le poids sous la douleur.On ne peut faire de comparaison, seulement des liens.Ce coup de téléphone impromptu a immédiatement effacé mes petits désordres égoïstes pour me ramènera une valeur essentielle sur laquelle je tente constamment de centrer ma vie : la solidarité.À quoi servirait toute cette souffrance humaine si ce n'était pas pour nous serrer les uns contre les autres, nous pousser à nous soutenir ensemble face au malheur et aux injustices que semble si souvent vouloir nous imposer l'existence ?Pourquoi des enfants naissent dans la pauvreté ou la guerre, pourquoi des hommes et des femmes se retrouvent aussi isolés et maltraités, pourquoi des personnes si aimées et avec de profondes valeurs de générosité et d'entraide, comme le soldat Sébastien Courcy, disparaissent aussi jeunes ?Incontestablement, les réponses ne nous appartiennent pas, mais nous pouvons mettre fin aux questionnements en agissant pour le mieux, en se tournant vers les autres.Merci Mme Fecteau pour votre courage et votre exemple.Vous m'avez aidé cette journée-là, en me rappelant qu'il y a toujours un espoir que les gestes que nous posons, tout comme les situations que nous subissons, trouvent une finalité qui nous dépasse et qui unit les différents individus qui composent notre société.Vous avez souligné le courage et la bonté de votre fils, son désir d'aider et de changer les choses pour le mieux.Il avait de qui retenir, selon moi.Vous avez su, même dans les premières heures de votre deuil, rendre vivante la mémoire et l'excellence de Sébastien.Votre générosité et grandeur d'âme nous a touchés.Vous et votre famille êtes dans nos pensées, avec tout mon respect et celui des membres de L'Itinéraire.Et vous, qu'en pensez vous ?www.itineraire.ca L'ITINÉRAIRE 15AOÜTo405 Süfr.i?1 Contribuez à L'Itinéraire et changez leur vie Cordée, rueSte-Catherinetst Donnera notre Groupe1 je fois un don a rAirho! Desjardins,camelotffîagasir^£ Coordonnées ^ Q Mme.Q M.Prénomp.Entreprise :.Adresse :.;1-2\tVille:.^ code Postal:.Nom :.App- Commander des cartes-repa rachète ^cartes^chaoue-\u2014 »a\tPaiement ?Je désire que vos int S'abonner au je m'abonne pour 1 an.?\tChèque au nom du ?\tVisa, MasterCard Groupe communautaire L'Itinéraire (48$, taxes et frais d'envoi inclus) < No de carte Expiration \u2014_/ 2°\t\u2014 Mois Année Total de votre paiement: c-^urané à vous abonner?No \u201counuTéro dentification pour sa récompense.Signature X_ ,u Groupe communautaire Ultinérarre postez ce coupon a & sr(jteool, ïffiBEÏÏ**\u2019 rSS-ou 514 597-0258 poste 226 Présente cette arte au Café L'Itinéraire flous reng 100% des dons servent à offrir des services d'aide alimentaire et de soutien psychosocial pour donner toutes les chances à nos camelots de surmonter les obstacles, de se trouver un logement, de retrouver leur place en société.Pour en savoir plus sur nos produits\ta a\ta et services ou faire un don en ligne rendez-vous au\tffflGI'Cffl'GcCCf Notes : 1\tReçus envoyés à la fin de l'année pour les dons de 10$ et plus.2\tEn vertu d'une loi de Revenu Canada, les cartes achetées que vous distribuez vous-mêmes ne sont pas admissibles aux déductions fiscales.3\tII n'y a pas de reçu de charité pour les abonnements. LE RÉSEAU SOLIDAIRE DE L'ITINÉRAIRE RBC UNE ENTREPRISE RECONNUE ET RECONNAISSANTE Patrice Jolivet L'Itinéraire souhaite souligner la généreuse contribution financière de la Banque Royale du Canada à notre groupe communautaire et remercier cette institution financière pour son soutien moral envers notre action sociale.L'Itinéraire est fier que son travail auprès des plus démunis soit reconnu par une entreprise souhaitant être le chef de file « incontesté » des services financiers au Canada.RBC a toujours affirmé avoir, comme principale responsabilité et en qualité de société de services financiers, une incidence économique positive, et ce, en fournissant de bons rendements aux actionnaires, en payant des impôts et en offrant des emplois stables et motivants.Nous partageons avec RBC et ses employés la même volonté d'améliorer la société dans laquelle nous vivons et à laquelle nous apportons tous notre échelle nos valeurs, notre contribution.L'Itinéraire se félicite d'avoir obtenu la reconnaissance et les encouragements d'une entreprise qui souhaite être responsable de ses actes, tant sur le plan social, économique qu'environnemental.La Banque Royale du Canada a d'ailleurs été classée en 2009 parmi les 100 premières sociétés championnes du développement durable au monde et a aussi été désignée l'un des employeurs les plus respectueux de l'environnement au Canada, l'une des 50 entreprises les plus socialement responsables au Canada et l'un des meilleurs employeurs pour la diversité au Canada.Dans une optique de développement durable, RBC a distribué en 2008 près de 99 millions $ à des organismes communautaires partout dans le monde, dont 51,5 millions sous forme de dons et 47,5 millions pour des commandites d'événements communautaires et d'organismes nationaux.Au nom de toute l'équipe de L'Itinéraire et pour l'ensemble des 2000 personnes aidées chaque année par notre organisme, je tiens une nouvelle fois à remercier chaleureusement la Banque Royale du Canada, sa fondation et ses employés pour son partenariat qui, nous l'espérons s'étendra sur de très nombreuses années.f t T » * \t\t\til»!\t11J Ijî VISITE DES DETENUES Yvon Massicotte, camelot sur le chemin de la Côte-des-Neiges et membre du conseil d'administration de L'itinéraire, a rencontré récemment plusieurs femmes de la prison Tanguay, à Montréal, afin de partager avec elles les difficultés qu'il a dû surmonter avant de remonter la pente et se retrouver à L'Itinéraire.Plus de la moitié d'entre elles étaient dans la vingtaine.«J'ai moi aussi déjà fait de la prison, mais je tiens à souligner que c'était seulement pour des amendes impayées, et je n'y suis pas resté longtemps! Assez longtemps, en revanche, pour savoir ce que c'est», explique Yvon, un sourire en coin.«En prison, tu n'as souvent pas de but, et ce manque d'objectif précis t'amène quelquefois à y retourner.Je crois que je comprends en partie ces femmes détenues, car avant L'Itinéraire, avec tous les déboires que j'ai eus, il y a de cela une dizaine d'années, je n'avais plus le goût de travailler; je regardais simplement les journées s'écouler sans but précis.» Jusqu'au jour où un ami, le camelot Claude Lirette, lui proposa de vendre L'Itinéraire.«Je pensais que cela ne me rapporterait pas beaucoup d'argent, mais je savais que cela me ferait sortir de mon isolement.» Lors de cette rencontre à la prison Tanguay à la fin du printemps dernier, Yvon a insisté sur l'importance de croire en soi et de persévérer dans nos efforts.Selon Marc Duhamel, animateur de pastorale à la maison Tanguay qui a sollicité L'Itinéraire, la visite d'Yvon Massicotte a été bien appréciée par ces femmes.Voici d'ailleurs ce qu'en a dit Sophie, présente lors de cette rencontre : «J'ai beaucoup aimé le partage de M.Massicotte.Avec ce qu'il nous a raconté, j'ai compris que cet homme avait beaucoup souffert.J'ai trouvé très intéressant et touchant qu'il nous parle de sa vie.Cet homme a parcouru un très long chemin.Aujourd'hui, il est fier de le partager avec nous.Et je me sens privilégiée de l'avoir écouté.» Yvon, qui a trouvé l'expérience enrichissante, a insisté auprès de ces femmes sur le fait que lorsqu'une personne offre de l'aide, il ne faut pas la refuser sans prendre d'abord le temps d'y réfléchir.L'ITINÉRAIRE 15AOÜTo407 ACTUALITÉ ET VIE URBAINE Ékv'ii - Micheline Rioux Lemieux micheline.rioux@itineraire.ca 40& .'ITINERAIRE 15 AOUT 2009 La voiture Lulu et son projecteur.On peut voir Pops dans une scène du film Notre Père, de la réalisatrice Marie-Julie Dallaire.Au beau milieu du Centre-Sud, l'équipe Parcs Vivants s'est mobilisée pour créer un ciné-parc urbain au parc Martineau.Parcs Vivants est un projet de revitalisation des petits parcs du Centre-Sud par l'appropriation citoyenne.«J'ai décidé d'utiliser ma voiture Lulu, une bagnole qui appartenait à mon grand-père Lucien.Une Dodge Start Custum 1974 en guise de support à projecteur!», dit Sébastien biais.Une initiative appréciée des résidents du quartier puisque entre 75 et 100 personnes se présentent à chacune des projections depuis le début de l'été.«C'est comme au ciné-parc, mais nous c'est un vrai parc!», lance-t-il.Le ciné-parc Martineau est situé à l'angle de Martineau et Panet entre les rues De Maisonneuve et Sainte-Catherine.Les films commencent dès le soleil couchant.En cas de pluie, la projection est remise au lendemain.Voici la description des films qui seront présentés les mercredis 19,26 août et le 2 septembre : 19 août: Le thème de la soirée sera Le plus vieux métier du monde, qui traite du dossier de la prostitution, spécifiquement dans le Centre-Sud et le Centre-Ville de Montréal.Le film vedette sera Sexe de Rue, (Zénith du meilleur documentaire, FFM 2003), du réalisateur Richard Boutet.L'organisme Stella sera présent pour échanger avec les citoyens.26 août: Le thème de la soirée sera De l'ivrognerie à l'itinérance, en présence de Stéphane Royer de l'organisme Spectre de rue.Des tranches de vie de gens qui ont tout abandonné pour vivre dans la rue avec l'alcool, seront présentées en deux films: Adultes avec réserve: Boulevard Saint-Laurent, de Jack Zolov et Marc Beaudet, réalisé en 1962, et La plus belle vie du monde de Claude Grenier réalisé en 1975.2 septembre: Le thème de la soirée sera Portraits d'artistes.Deux films seront à l'honneur: Vaillancourt Sculpteur de David Millar réalisé en 1964 (Armand Vaillancourt sera présent), et le documentaire sur le célèbre poète Denis Vanier, Ton père est un bum des Frères Gagné, qui seront aussi présents.Jack Drill chantera les poèmes de Denis Vanier.PLACE , AU CINE-PARC URBAIN! ACTUALITÉ ETVIE URBAINE PROFITEZ DES DERNIERS SPECTACLES DE LA SAISON CULTURELLE DE MONTREAL h .».Le 19 août, le groupe Hurlevent va enflammer le public avec ses compositions originales et son répertoire folklorique.Nous entrons dans la dernière ligne droite de l'envoûtante épopée culturelle de la Ville de Montréal, avec encore des dizaines d'événements gratuits au programme dans de nombreux parcs.Voici un tour d'horizon des derniers temps forts à ne pas manquer.En famille, ne manquez pas Circus Cowboys, une parodie de l'Ouest acrobatique, les mardis de 18 à 18 h 30, au parc J.-D.-Ducharme; les Oui-Oui-Chéris, un trio de multi-instrumentistes, chanteurs et danseurs les mercredis de 19 à 19 h au parc Talcy, de même que La Maisonnette des marionnettes, les dimanches 16, 23 et 30 août à 11 h et 14 h au parc Beaubien, à Outremont.Côté musique, les concerts Campbell seront de la partie.Le 20 août à 19 h au parc Jarry, plongez au coeur des musiques du monde avec BambaraTrans, un groupe qui puise dans les cultures gnawi, africaine, arabo-andalouse et latine pour créer des mélodies originales.Le concert endiablé du quintette québécois Hurlevent vous propose une autre ambiance, le 19 août à 19 h 30, à l'amphithéâtre extérieur de la Salle Pauline-Julien.Si vous préférez le jazz, le rock ou le blues, allez faire un tour au parc de l'Honorable-George-O'Reilly le 27 août à 19 h pour le concert intime et acoustique de Dawn TylerWatson et Paul Deslauriers.Au Moulin Fleming, on accueille tous les dimanches du théâtre, de la danse et de la poésie.Le 23 août à 14 h, vous vous régalerez de la pièce Pioche et brioche du jour narrant les péripéties de Miranda, qui veut détruire à coups de pioche le vieux moulin d'un pâtissier.Le 30 août, place à la compagnie lyrique Éclats de voix, qui présente Un homme et son métier.Vous avez envie de couleurs et de saveurs?Courez à l'exposition Et si c'était vrai., présentant les oeuvres de France Fauteux.Jusqu'au 6 septembre à la maison Beaudry, l'artiste dévoile des personnages mystérieux, hauts en couleur et vibrants d'émotion.Enfin, à la Tohu, on présente l'exposition Le coeur rouille.se rapprocher, où vous entrerez dans l'univers fascinant de l'artiste Lynda Baril qui utilise la pomme comme matériau principal.¦ Pour les détails de tous ces événements, visitez le www.ville.montreal.qc.ca/culture LE MONDE SELON RAY LENGELË O&H JON6S ?NOU !_ ÈAftU JONÊS ! à vot\u2019 bon coeur! EN FONTAINE OU W Pepsi?7-Up?Ou bien.Coke?En fontaine ou en bouteille est une fiction basée sur un fait vécu relatant un moment marquant d'une serveuse dépendante de drogues.C'est le moment des décisions.Ce film a été réalisé par Catherine Gautier, participante aux ateliers des Productions L'Itinéraire.À visionner au : www.itineraire.ca L'ITINÉRAIRE 15AOÜTo409 ACTUALITE ET VIE URBAINE QUE SERAIT NOTRE VILLE SANS EUX ?mm ¦» s Si mw.'.4ÊÊÈtèf Joëlle Lapalme, patrouilleuse passionnée UILCEfOUTv Philippe Meilleur En tant que biologiste diplômée, Joëlle Lapalme aurait pu s'enfermer dans un bureau de recherche et mener une vie professionnelle loin de son sujet d'étude.La jeune femme s'est plutôt investie corps et âme dans la protection du mont Royal, notamment à titre de chef d'une patrouille «passionnée et convaincue».Pour la communauté Un ciel bleu immaculé enrobe le sommet de la montagne comme une bulle protectrice en cette splendide journée de printemps.Assise sur une table de pique-nique à deux pas de la maison Smith, Joëlle Lapalme regarde d'un oeil intéressé les passants qui arpentent les sentiers menant aux différents sites d'intérêt.Ce jour-là, il n'y a pas grand-chose de répréhensible à signaler.Les quelques chiens qui gambadent sont tenus en laisse et les marcheurs ne s'éloignent pas des sentiers balisés.«En tant que chef de la patrouille, je dois réagir à ce que j'observe, nous explique-t-elle tandis que nous marchons vers un escalier de bois qui grimpe vers le sommet.Je n'ai pas de pouvoir juridique sur les gens, je ne suis pas policière.Quand je vois un comportement déplacé, je discute plutôt avec la personne pour lui expliquer les conséquences de son geste.Ceux qui marchent hors des sentiers par exemple risquent d'écraser de jeunes arbres qui prendront des années à se régénérer.Les feux de camp, quant à eux, font fuir certains types d'animaux.Heureusement, la grande majorité des citoyens sont très compréhensifs lorsqu'on leur explique.» « L'UNIVERSITÉ NOUS PRÉPARE SURTOUT À DEVENIR CHERCHEUR; POUR MOI, LA PATROUILLE DU MONT ROYAL EST UN COMPLÉMENT DE FORMATION IDÉAL» _______________________________________________________________-JOËLLE LAPALME, BIOLOGISTE Joëlle Lapalme travaille depuis cinq ans pour la protection du mont Royal.À chaque début d'été, elle forme autour d'elle une équipe d'une dizaine de patrouilleurs qui l'épaulent dans ses tâches de prévention.C'est en grande partie pour avoir ce contact humain avec ses collègues et le grand public que la biologiste de formation a choisi la montagne comme lieu de travail.«J'adore la nature ; le travail sur le terrain est un attrait énorme pour moi, dit-elle.L'université nous prépare surtout à devenir chercheur; pour moi, la patrouille du mont Royal est un complément de formation idéal.» Témoin privilégiée de la grande diversité qui anime cet oasis de nature au coeur de la ville, la patrouilleuse en parle avec une sincère émotion dans la voix.Il y a plus de 300 sortes de plantes sur la montagne, près de 180 espèces d'oiseaux et une vingtaine de mammifères, rapporte-t-elle.Une variété impressionnante pour une enclave naturelle somme toute drôlement située.La biologiste marque une pause et balaie à nouveau les environs du regard.On la sent fébrile à l'idée d'accueillir et de former ses nouveaux collègues, dont la formation débutera d'ici quelques jours.«Moi et mon équipe allons partout sur la montagne, nous la connaissons comme le fond de notre poche, dit-elle avec une pointe de fierté.C'est un travail qui me rend fière parce qu'il est très communautaire.» «On sent qu'on participe à quelque chose de plus grand que nous-mêmes, quelque chose de beau, ajoute-t-elle immédiatement.C'est très valorisant.» 41 Ol'ITINÉRAIRE 15 AOÛT 2009 ACTUALITÉ ETVIE URBAINE RELANCE DE DÉS POUR LE PROJET ST-PATRICK Christine Berger L'avenir de l'ancienne fabrique de chandelles située au 2985, rue St-Patrick dans Pointe-Saint-Charles demeure incertain.À la suite du conseil d'arrondissement du 2 juin dernier, les élus de l'arrondissement réévaluent la décision concernant la destruction du bâtiment pour construire deux tours d'habitation de condominiums de six étages.Un projet qui suscite des objections populaires, notamment chez les membres du Centre social autogéré (CSA), qui réclament que l'édifice soit utilisé à des fins communautaires.Le 29 mai dernier, les partisans du CSA prennent possession du 2985, rue Saint-Patrick, au bord du canal de Lachine, afin de le transformer en centre social autonome.Leur vision, qu'ils concrétisent depuis deux ans : la création d'un lieu de partage libéré de toute forme d'autorité et de hiérarchie.En moins d'une journée, le CSA redonne vie au bâtiment.L'équivalent de trois camions de matériel y est entré, l'électricité est rebranchée, une salle de cinéma est mise sur pied, une cuisine collective s'organise.Le jour suivant, alors que se prépare la fête d'ouverture, les policiers entrent de force dans l'ancienne fabrique afin d'évacuer tout le monde.Le 2 juin, puisqu'un conseil d'arrondissement est à l'horaire, le CSA organise un rassemblement pacifique devant la mairie et demande à être entendu des élus.La salle du conseil est pleine à craquer.«C'est très difficile de vivre pleinement dans le quartier, c'est une enclave! dénonce Squat Grand'Maison* (pseudonyme), l'un des nombreux porte-parole de l'association.Si on veut voir un film, il faut aller à l'ancien Forum voir de gros films hollywoodiens.Si on veut manger, il faut aller dans les gros supermarchés en dehors du quartier!» C'est pour pallier le manques de services culturels et commerciaux et pour construire à petits pas le monde dans lequel ils veulent vivre - un monde anticapitaliste basé sur le volontarisme - que les membres du CSA ont choisi de s'installer au 2985, rue Saint-Patrick.Un geste qu'ils savent illégal, mais qu'ils considèrent démocratique.Pointe-Saint-Charles, ancien quartier ouvrier du Sud-Ouest de l'île de Montréal, connaît la plus grande tradition communautaire de Montréal.«Les immeubles sont conservés vides dans le but de spéculer et de faire de l'argent sur le dos du monde», décrit M.Grand'Maison, dans le but manifeste de mettre de l'avant la légitimité de l'occupation du CSA.Par ailleurs, l'acte de réappropriation avait reçu l'appui de plus de 50 organismes montréalais.Du côté de la mairie, là n'est pas la question.Les élus sont sur le point de signer un contrat avec l'entrepreneur AXXYS afin de permettre la construction de hauts condos sur le bord du canal.Ce projet n'irrite pas que l'association, qui voit son centre s'envoler en fumée, mais aussi les citoyens, qui se demandent comment ces nouveaux condominiums serviront leurs intérêts.Le projet Saint-Patrick, tel que prévu par la mairie, créerait un effet de mur entre le quartier et le canal, générant réverbération et problèmes de circulation d'air.Plusieurs plaident pour la création d'un accès vert au canal de Lachine, un projet qui s'inscrirait dans la volonté de revitaliser cette zone du quartier, déjà comparée à Beyrouth après la guerre.Le Comité de la protection d'accès au canal et Action-Gardien, une table de concertation communautaire de Pointe-Saint-Charles, s'opposent vivement au projet.La mairesse Jacqueline Montpetit, réticente aux interventions des citoyens, cède et accepte de réévaluer la situation.A la mi-juillet, les élus ne se sont toujours pas prononcés sur le dénouement de l'affaire.¦iirn Squat et Séma Grand'Maison, porte-parole du CSA lors du rassemblement pacifique du 2'juin''dèrn@l* ' \\A V Xv * Les porte-parole du CSA se masquent et utilisent des pseudonymes pour éviter le vedettariat.L\u2019ITINÉRAIRE 15AOÜTo41 1 CULTURE L'actrice, compositrice et interprète Annie Dufresne ARTISTE ET FEMME D'AFFAIRES Josée Louise Tremblay, journaliste de rue www.joseelouise.com DUFRESN Un esprit créatif bouillonnant, voilà ce qui caractérise Annie Dufresne.Rencontrée dans une microbrasserie lors du lancement de son 4e album, la belle au sourire charmeur surprend encore.La femme d'affaires, comédienne, auteure compositrice et interprète est une artiste accomplie.Son disque, Mélodie pour cœur brisé, nous transporte dans son univers très personnel.La musique est un exutoire pour Annie.Son métier de comédienne lui demande de la rigueur, mais avec la musique, la chanteuse ne met aucun filtre : «Je m'inspire des gens qui m'entourent, des relations humaines et de faits vécus.Quand je touche une corde sensible, que ça peut faire du bien à quelqu'un qui canalise ses émotions par mes chansons, pour moi, c'est ça la vraie paye!» Trentenaire, Annie Dufresne dégage une belle maturité qui, d'ailleurs, s'entend sur certaines chansons de Mélodie pour cœur brisé.«Je me fais plus confiance dans la vie et ça fait du bien», explique-t-elle.La chanson titre de l'album a une saveur folk.«Cette chanson-là fait suite à une séparation, une relation de 12 ans avec la même personne.Comme n'importe quoi dans la vie, toute bonne chose a une fin», dit-elle.Dans cette pièce, elle chante «c'est la fin, j'ai plus rien, mais je m'en fous, ce n'est qu'une autre peine d'amour».Mais du même souffle, la compositrice précise qu'il vaut parfois mieux se séparer, malgré la souffrance de la séparation : «Des fois c'est peut-être mieux comme ça.Parfois les relations sont trop fusionnelles et on en arrive à se détruire mutuellement», précise-t-elle.Accommodements professionnels Comment Annie concilie-t-elle les métiers de comédienne et de chanteuse?En faisant de la gestion d'horaire! «Je peux dire que je gagne ma vie en tant que comédienne et c'est quelque chose, parce qu'il semble qu'il n'y a que 5 % des comédiens de l'Union des artistes qui gagnent un salaire décent.Alors, c'est déjà une belle réussite de pouvoir gagner ma vie comme comédienne», dit-elle.Selon Annie, elle ne peut pas se passer de musique.Dès qu'elle ne tourne pas, elle prend sa guitare, compose des chansons et fait de la musique.«C'est un mal nécessaire! Je dois planifier mes horaires en conséquence», raconte-t-elle.Elle a le don d'être à la bonne place au bon moment et d'avoir plusieurs projets.«Vois-tu, dans Virginie, le tournage est fini, et voilà, je sors mon album.Pourtant, ça n'était pas planifié d'avance tant que ça! Je dois avoir de bons anges!» révèle-t-elle.ANNIE DUFRESNE A ÉTÉ' SENSIBILISÉE AU PROBLÈME DE L'ITINÉRANCE PAR SON GRAND-PÈRE QUI HÉBERGEAIT DES SANS-ABRI À QUÉBEC.IL RECEVAIT DES CONTRAVENTIONS DU CLERGÉ PARCE QU'IL DONNAIT DE L'ALCOOL AUX ITINÉRANTS.Confidences sur le vif Annie Dufresne m'a fait quelques confidences.Elle a été sensibilisée au problème de l'itinérance par son grand-père qui hébergeait des sans-abri à Québec.Il recevait des contraventions du clergé parce qu'il donnait de l'alcool aux itinérants.«Je pense que mon grand-père avait compris davantage que bien d'autres.Il aidait de son vivant et j'ai un grand respect pour ça», dit-elle.Selon Annie, quand tu broies du noir, ça ne peut qu'aller mal : «Je pense que la vie est vaste et que tout le monde peut se racheter.» La chanteuse sympathise avec tous ceux qui en arrachent: «La vie est injuste.Ce n'est pas tout le monde qui l'a facile et c'est ça qui est épouvantable!» La pollution préoccupe aussi beaucoup l'artiste.«Nous devons agir parce que nous sommes en train de détruire toute la planète et sa beauté.Je m'applique à faire ma part.Je recycle, j'ai vendu mon automobile et je me promène en vélo», conclue-t-elle.¦ www.anniedufresne.cometwww.myspace.com/anniedufresne 41 2l'ITINÉRAIRE 15 AOÛT 2009 CULTURE ANGLAID rrrrm Propos recueillis par Jennifer Lispont «L'anglais n'est pas une belle langue.Les États-Uniens et les Canadiens anglais le parlent comme un chien qui jappe, et les Britanniques, comme un serpent qui siffle.» Dans son dernier essai, Anglaid, Michel Brûlé n'y va pas avec le dos de la cuillère pour dénoncer l'omniprésence de cette langue qu'il estime «irrémédiablement vouée à l'impérialisme et à l'ethnocentrisme».L'Itinéraire l'a rencontré pour en savoir plus sur ce livre qui fait déjà grand bruit.L'Itinéraire : Pourquoi avoir écrit cet ouvrage?Michel Brûlé: Mon but n'est pas de dénigrer la langue anglaise, mais de dénoncer la culture propagandiste et impérialiste que prônent les anglophones.États-Uniens, Anglais et Canadiens anglais sont d'un narcissisme et d'un ethnocentrisme abominables : ils ne regardent que leurs films, ne lisent que leurs livres et ne mangent que leur bouffe! Les Français sont connus pour leur propension à se vanter d'avoir la meilleure gastronomie du monde, les meilleurs vins et champagnes, mais ils n'ont pas tort.Les anglophones font la même chose, mais avec Coca-Cola, Big Mac et MTV! Ils appuient leur complexe de supériorité sur leur bouffe merdique, leurs films débiles et leurs musiques superficielles.Ils répètent qu'ils sont les «number one», mais de quoi?De rien.Ce n'est pas contre la langue anglaise que je me bats, mais contre l'extension au monde entier de cette culture décadente qui entraîne un nivellement par le bas.L'Itinéraire : Selon vous, qu'est-ce qui expliquerait ce complexe de supériorité?Michel Brûlé : J'ai longtemps cherché et j'en suis arrivé à une conclusion linguistique : la toute-puissance du «je» anglais, le «I» écrit avec une majuscule.Je pense que cette hypertrophie du «je» est une tare dont il faut débarrasser la langue anglaise.Il faut bien comprendre que le monde est fait d'échanges, de relations équilibrées entre moi et les autres.Or, les anglophones, avec leur «I» tout-puissant, se mettent sur un piédestal.Le déséquilibre est d'autant plus grand qu'ils ne vouvoient pas leurs interlocuteurs, en désignant tout le monde par «you».Car si à l'origine, le «you» signifiait «vous» et le «thou» signifiait «tu», la notion de vouvoiement s'est bel et bien perdue au fil des siècles.J'en veux pour preuve la façon dont les Anglo-Québécois parlent le français.C'est clair qu'ils ne savent pas ce qu'est le vouvoiement! L'Itinéraire :\tVous parlez sou- vent des relations tendues entre Canadiens, Québécois anglophones et francophones.Pouvez-vous nous en dire quelques mots?Michel Brûlé: Plus jeune, j'ai flirté avec l'idée d'un Canada multiculturaliste, mais la réalité, c'est que le Québec agit et pense en colonisé depuis trop longtemps pour se battre aujourd'hui pour préserver son identité.On finit par voir le monde avec les lunettes de nos oppresseurs et ça ne date pas d'hier: les colons français d'Amérique avaient toujours entretenu de bonnes relations avec les Amérindiens jusqu'au Traité de Paris en 1763.En devenant colonisés, les Canadiens ont acquis des réflexes de colonisés et ont commencé à percevoir les Amérindiens comme des ennemis.Aujourd'hui, j'aimerais que nous soyons plus fermes pour défendre notre langue, notamment en imposant le français à Montréal.Le Québec représente moins de 2% de la population nord-américaine alors on nous doit bien ça, car si l'anglais devient la langue de cette ville, c'est tout le Québec qui basculera.¦ Anglaid, de Michel Brûlé, publié aux Éditions Michel Brûlé (2009).L'ITINÉRAIRE 15 AOÛT o413 La solidarité enseignante en mouvement an& ¦^^2009 fneeq, www.fneeq.qc.ca Jk.A X 1 'l \\\t\\\tA Place-des-Arts 514 861-4578 g e s u Le clocher invisible Imaginez une église sans clocher qui malgré tout fait sonner et résonner des sons d\u2019ici et d\u2019ailleurs au travers d\u2019un clocher invisible.Entrez et découvrez Les voix dans la et laginaire, deux installations interactives où le visiteur sera entraîné au fil des sons d\u2019une culture à une autre./|\tLe compositeur Hans Tutschku rencontrera ceux et celles qui auront répondu à l\u2019appel des cloches le dimanche 27 septembre de 13h à 16h dans le cadre des journées de la culture.AILLEURS INTERIEUR INSTALLATION SONORE\t«MB DU COMPOSITEUR HANS TUTSCHKU\tf»» (ALLEMAGNE)\tWH Une collaboration du GESÙ-CENTRE DE CRÉATIVITÉ avec LE GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL Le clocher invisible: Tous les jours de 12h à 18h Intérieur: Du 2 au 23 août, du mardi au dimanche de 14h à 18h et les dimanches 30 août, 6,13 et 20 septembre de 13 h à 16 h rC SLa GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL www.goethe.de/bruit 1200, rue de Bleury, Montréal ' ' -w ËÉ , \" Pi *v>- Audrey Coté, rédactrice en chef Photos : Éric Carrière îP*Kaf.À LA UNE Patience, méticulosité et délicatesse: la démarche artistique de Paul Piché se rapproche de celle de l'archéologue, un métier que le chanteur a exercé dans la vingtaine, peu avant que le public fasse de lui un «incontournable» de la chanson québécoise.Sans contredit, le Réseau Archéo-Québec ne pouvait dénicher meilleur porte-parole que l'ex-archéologue Paul Piché pour la 5e reprise du Mois de l'archéologie, dont les activités se déroulent jusqu'à la fin du mois d'août.Truelle et grattoir en main, Paul Piché a participé à de nombreuses fouilles archéologiques avant d'opter pour l'excavation de l'âme humaineà travers l'écriture de ses chansons.Toujours passionné d'histoire, l'artiste évoque sa jeunesse dédiée à la recherche d'artefacts permettant de reconstituer la vie des sociétés passées : «J'ai adoré être sur le terrain : creuser, sentir l'odeur de la terre et ressentir l'âme de ces lieux où des gens ont vécu.Sur les sites de fouilles, il y a quelque chose de sacré qu'on ne peut pas ressentir en écoutant des reportages sur l'archéologie à la télévision», explique le porte-parole du Mois de l'archéologie L'artiste qui compte plus d'une trentaine d'années de carrière mise sur la qualité plutôt que sur la quantité.C'est pourquoi il a mis dix ans à préparer l'album qu'il lancera à la fin du mois de septembre.Comme un reliquat de son passé d'archéologue, la lenteur est la principale complice de sa création.«J'ai souvent eu l'impression que les chansons existaient déjà et que c'est moi qui les déterrais tranquillement.Comme si les mots et la musique m'obligeaient à aller quelque part, à déterrer quelque chose que je dois ramasser avec précaution et ne pas aller trop vite.» L'ITINÉRAIRE 15AOÜTo415 «SI ON NE FAIT PAS LA SOUVERAINETE DANS LES DIX PROCHAINES ANNEES, MONTREAL RISQUE DE DEVENIR UNE VILLE BILINGUE ETÀ PARTIR DU MOMENT OÙ UNE BRÈCHE S'OUVRIRA, ÇA NE SERA PAS LONG AVANT QUE LA VILLE DEVIENNE ANGLOPHONE.» PAULPICHE Star Académie et indépendance À contre-courant du star-system, qui crée des vedettes formatées répondant davantage à des critères publicitaires qu'artistiques, Paul Piché aime laisser mûrir ses idées pour mieux en récolter les fruits.Malgré cela, ce n'est pas lui qui lapidera les Star Académie de ce monde.«Il y a un moment où il faut bouger et ne pas avoir peur de se lancer.Je trouve que ces jeunes ont une drive qui me manque parfois.En plus, Star Académie a tellement valorisé la musique québécoise que je ne lui jetterai sûrement pas la pierre : cette émission a ramené la musique québécoise à la télé.» Paul Piché aurait-il tenté sa chance à Star Académie, si cette émission avait existé à ses débuts dans la chanson?«Non, car ma démarche a toujours été plus solitaire et introspective», explique-t-il en ajoutant que cette émission est une école nécessaire pour certains jeunes.Le disco triomphe lorsque Paul Piché amorce sa carrière de chanteur à la fin des années 70.Le chansonnier s'étonne encore que le public québécois ait autant accroché à la chanson Lescalier, qui a lancé sa carrière.De son propre aveu, cette chanson ne rejoignait pas la mode de l'époque, notamment en raison de sa longueur.Mais le public adopte rapidement Paul Piché pour ne jamais l'abandonner : «Le public m'a permis d'être indépendant.J'ai toujours été libre et je ne me suis jamais préoccupé de mon image, sauf pour plaire aux femmes.C'est juste pour elles que j'ai rasé ma barbe au début de ma carrière!», s'exclame-t-il en riant.Épris de liberté, Paul Piché n'a jamais caché son rêve de voir le Québec s'affranchir du Canada.En dépit des deux échecs référendaires, le souverainiste de la première heure y croit toujours : «Il faut revenir à la simple idée de s'autogouverner.C'est la nature.N'importe quel individu doit évoluer vers son indépendance pour s'épanouir.On peut faire des erreurs, mais on s'enrichit intellectuellement et moralement, car on prend de l'expérience.Une nation doit faire la même chose.En ce moment, on laisse la majorité canadienne prendre des décisions à notre place.» Selon le chanteur, le fait que les Québécois soient moins revendicateurs sur le plan de la souveraineté contribue au recul du français au Québec et à Montréal, particulièrement : «Plus on est menaçant, plus les Anglais font attention.Mais ce n'est pas parce que les Anglais sont méchants.On ferait la même chose à leur place.C'est humain de parler dans sa langue et c'est à nous de décider pour nous-mêmes.Si on ne fait pas la souveraineté dans les dix prochaines années, Montréal risque de devenir une ville bilingue et à partir du moment où une brèche s'ouvrira, ça ne sera pas long avant que la ville devienne anglophone.» PQ et immobilisme Auxdiresde Paul Piché, le Parti Québécois,qui surfe toujours sur la vague souverainiste sans oser se mouiller, est en partie responsable de cette stagnation politique.En plus de ne pas inspirer de projet de société aux Québécois, le PQ n'assume pas son rôle d'opposition officielle.«Ils devraient dès maintenant amorcer le débat sur l'indépendance, en commençant par demander au gouvernement libéral de rendre des comptes concernant le fait que nous sommes coincés dans le Canada, avec toutes les conséquences que cela entraîne, en plus des décisions prises contre notre volonté.Personne ne répond du Canada.et cela nous entraîne partout où on ne veut pas aller comme Québécois.» Mais l'odieux de cet immobilisme politique revient aussi aux citoyens.La passivité des Québécois à l'égard des gouvernements en place met Paul Piché hors de lui.Selon lui, chaque citoyen est responsable de ses choix politiques : «Je nous accuse tous d'être responsables du laisser-faire qui fait que nos gouvernements sont inefficaces à faire avancer notre société vers des valeurs plus humaines.Tout le monde voit mentir les politiciens, mais continue à voter pour eux parce qu'ils aiment se faire mentir.» 41 Ôl'ITINÉRAIRE 15 AOÛT 2009 A LA UNE a Le summum de la poésie québécoise Quand on demande à Paul Piché qui incarne le summum de la poésie, il n'hésite pas une fraction de seconde : Gilles Vigneault.« Pour moi, c'est un peu comme notre Voltaire.Il nous a sortis de la Grande Noirceur sur le plan identitaire.Il a su nous faire vivre dans l'imaginaire et sa poésie est universelle.» «J'AI SOUFFERT DE LA PAUVRETE ET ÇA M'A MARQUE' ET RÉVOLTÉ.À L'ADOLESCENCE, J'AI ÉTÉ DÉLINQUANT ET J'AI ARRÊTÉ DE FAIRE DES MAUVAIS COUPS JUSTE AU BON MOMENT.J'AI DES CHUMS DE L'ÉPOQUE QUI ONT MAL TOURNE' ET JE SUIS CONSCIENT QUE J'AURAIS PU FINIR COMME EUX, EN PRISON.» Les stigmates de la pauvreté La pauvreté grandissante au Québec préoccupe Paul Piché.Même s'il reconnaît que la société actuelle vient davantage en aide aux itinérants, il soutient être profondément inquiet de la progression fulgurante de l'itinérance et de la grande pauvreté à Montréal.Il faut dire que la pauvreté a marqué le premier chapitre de la vie de l'artiste.La maladie de ses deux parents ayant ruiné la famille, à une époque où l'assurance-maladie n'existait pas encore, a fait en sorte qu'il a souffert de la faim.«Souvent, on n'avait rien à manger et parfois, on n'avait seulement des sandwichs aux patates», se souvient celui qui confie du même souffle qu'un réfrigérateur plein l'émerveille toujours.Une chose frappe particulièrement Paul Piché en ce qui concerne la plupart des pauvres : «Aujourd'hui, ça paraît moins, car la plupart des gens sont bien habillés.Mais je pense que beaucoup de gens souffrent davantage d'isolement que dans mon temps, où il y avait plus d'entraide et de solidarité.» Paul Piché a grandi à Pont-Viau, un quartier de Laval.Il demeure conscient des stigmates qu'a laissés sur lui la pauvreté.«Je sais ce que c'est que d'avoir des trous dans ses bottes et de voir seulement les tablettes du frigidaire quand tu l'ouvres.J'ai souffert de la pauvreté et ça m'a marqué et révolté.À l'adolescence, j'ai été délinquant et j'ai arrêté de faire des mauvais coups juste au bon moment.J'ai des chums de l'époque qui ont mal tourné et je suis conscient que j'aurais pu finir comme eux, en prison.» Lorsqu'il entre au cégep, le ciel de Paul Piché s'éclaircit.Il se passionne pour les sciences humaines, notamment pour l'archéologie, mais confession rare par les temps qui courent, il soutient que ce sont ses professeurs du secondaire qui l'on sauvé : Ils ont cru en moi, alors que j'étais un élève dissipé et m'ont encouragé à aller au cégep.À partir de là, ma vie a complètement changé pour le mieux.» ¦ Pour connaître les sites archéologiques à visiter : www.archeoquebec.com Espace payé lùM l!X!J lùHIWI LE PROJET «80, RUELLE DE L'AVENIR» Benoit Labonté Le maire de l'arrondissement de Ville-Marie La transformation d'une annexe de l'école primaire Garneau, située à l'angle des rues La Fontaine et Papineau, dans le district Sainte-Marie-Saint-Jacques, a permis de créer un lieu d'apprentissage unique et stimulant pour les jeunes d'un quartier, où les infrastructures scolaires nécessitent plusieurs investissements.Les interventions ont été les suivantes : l'aménagement d'une annexe de l'école sous la forme d'ateliers thématiques ; la création de la « Place de l'Avenir » sur le toit de l'école, avec un jardin parsemé de plantes et de fleurs ; la rénovation complète du gymnase ; et le verdissement de la cour d'école, avec des plateaux de jeux.Cette initiative, initiée par l'organisme Projet 80, est le fruit d'une concertation entre l'école Garneau et la Commission scolaire de Montréal, avec le soutien de Gaz Métro et d'autres partenaires issus des milieux institutionnels et privés.Les travaux permettront, pour nos jeunes, le développement des compétences personnelles, sociales et scolaires, l'émergence d'un environnement solidaire, et l'accessibilité à des activités de sports de loisirs, dans les domaines de l'alimentation, des arts et des sciences.« 80, ruelle de l'Avenir » représente bien les assises sur lesquelles se réalisent, aujourd'hui, des projets porteurs pour l'ensemble de la collectivité : le maillage entre différents intervenants et partenaires détenant des ressources variées, et des connaissances diversifiées.FESTIVAL D EXPRESSION DE LARUE PAR LES PAIRS-AIRANTS U MUfe r vKiQsoues - i5hoo ¦Réparation vélo, u-I-Ym Graffitis.! K Bouffe - 17I1Q0 I3ie d\u2019mde, repas vege.ÊhOWS \u2022 17(130 mrnw mrnk >£ur le boulevard Çt-Laurent entre £te-Catherine et'René-Lévesque info: fer@cactusmontreal.org aï SANTÉ ET BIEN ÊTRE HÔPITAUX UNIVERSITAIRES PUBLICS : ENCORE DE L'ESPOIR Le principal argument pour la construction du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) en mode partenariat public-privé (PPP) ne tient plus la route, estime Marie-Claude Goulet, l'une des instigatrices de la Coalition pour un Centre hospitalier universitaire sans partenariat public-privé (CHU sans PPP).L'urgentologue de l'Hôpital Saint-Luc considère qu'il est encore possible de revenir en mode conventionnel sans repousser les délais de construction d'hôpitaux universitaires.Propos de Marie-Claude Goulet (photo) recueillis par Christine Berger Marie-Claude Goulet Urgentologue «Le système de santé fonctionne déjà avec des ressources limitées, rappelle Marie-Claude Goulet.Si on construit le CHUM en mode PPP, ça va coûter plus cher pour tout le monde.On va socialiser les risques et privatiser les profits!» La spécialiste est loin d'être la seule à s'opposer au projet.La coalition CHU sans PPP, créée en juin 2009, comprend des ordres professionnels et des syndicats, notamment d'ingénieurs, d'architectes, d'infirmières et de médecins.«C'est pas mal tout le monde qui est contre la construction d'hôpitaux universitaires en mode PPP, souligne l'urgentologue, et ce sont des gens qui connaissent leur affaire!» Le projet de construction du CHUM en mode PPP est né au sein du gouvernement libéral dans une optique de réingénierie de l'État.Ce sont Monique Jérôme-Forget, alors ministre des Finances, et Philippe Couillard, alors ministre de la Santé, qui ont annoncé en 2006 que le gouvernement contracterait des entreprises privées pour construire et gérer les hôpitaux universitaires.Durée des contrats : 35 ans.L'argument principal en faveur de ce projet a toujours été celui du transfert de risque financier au domaine privé.Un argument infondé, selon Marie-Claude Goulet : «Avec la crise économique, il y a beaucoup de firmes privées qui sont en difficulté majeure.Si elles font faillite, c'est l'État qui doit les financer!» Dans ce contexte, au bout du compte, c'est le public qui se retrouvera à payer.CHUM en PPP : paquet de problèmes Les acteurs du la coalition CHU sans PPP dénoncent le projet du gouvernement libéral sous tous ses aspects.«Qu'on soit des locataires de si gros hôpitaux universitaires pendant 35 ans, ça n'a pas de bon sens!» s'exclame Marie-Claude Goulet.Les contrats de PPP contiennent des centaines de pages et sont extrêmement rigides au niveau du contenu.Par exemple, l'emplacement de chaque prise électrique y est noté.Chaque fois qu'un changement est apporté au contrat initial, l'État doit verser des pénalités au gestionnaire de l'hôpital.Dans un domaine comme la santé, les normes et standards changent à une vitesse extrêmement rapide.Ce sont donc beaucoup de sous que les contribuables québécois pourraient voir partir dans les poches d'entreprises privées.De plus, les ingénieurs et les architectes de la coalition s'inquiètent pour la perte d'expertise qu'entraînerait inévitablement la construction de CHUM en mode PPP.«Lorsqu'on a fait l'appel d'offre, on l'a fait au niveau international, explique Marie-Claude Goulet.Ces contrats-là sont tellement énormes qu'il n'y a que les gros conglomérats qui peuvent appliquer.On signe donc des contrats à l'étranger, en Espagne, en Australie et aux États-Unis.» Un processus qui ne génère pas nécessairement de compétence chez les Québécois! Les membres de la coalition comptent continuer à taper sur le même clou jusqu'à ce que le gouvernement revienne sur sa décision.L'objectif est de revenir à une construction en mode conventionnel, c'est-à-dire public.Des nouvelles sont attendues dès la fin de la saison estivale.L'ITINÉRAIRE 15AOÜTo419 DÉTENTE AU BUREAU Josée-Ann Moisan Concentration, productivité, amélioration du climat de travail et prévention de maladies, le rêve de tout employeur rendu aujourd'hui accessible grâce à l'entreprise Firme en forme qui offre des massages sur chaise et des cours de yoga au travail.Firme en forme est née à l'initiative de Francine Thouin en 2006.Diplômée de l'Institut Holistique Corps et âme et de l'Institut Kiné-Concept en 2002, instructrice de yoga et formatrice en gestion du stress, elle souhaitait pousser plus loin la technique du massage sur chaise, pratiquée au Québec depuis une dizaine d'années, tout en améliorant la gestion du stress en entreprise.Aujourd'hui, l'entreprise est bien ancrée dans le paysage québécois.Elle compte quatre massothérapeutes à temps plein, des instructeurs de yoga et jusqu'à 20 employés durant les moments achalandés de l'année.Elle offre ses services à Montréal, à Sherbrooke et à Québec.«Nous n'avons pas la prétention d'éliminer les problèmes à la source, soutient la directrice.Par contre, nous pouvons aider à implanter un programme qui saura amoindrir plusieurs symptômes à la base du problème.Par le massage, le yoga et d'autres méthodes préventives, Firme en forme sensibilise les employés à la prise en charge de leur santé.» D'une durée de 15 à 45 minutes, chaque massage est précédé d'un court bilan de santé qui permet au thérapeute de mieux répondre aux besoins de chacun.L'employé n'a qu'à s'installer sur le fauteuil de massage et relaxer.Détente, délogement des toxines et réénergisation sont les principaux résultats obtenus grâce au massage sur chaise.Fait intéressant, Firme en forme offre aux entreprises qui le souhaitent des conseils sur l'ergonomie des postes de travail en plus de suggérer des exercices pour prévenir le stress physique et mental.«Lorsque l'on investit dans la détente pour ses employés, les répercussions sont visibles à court, à moyen et à long terme », ajoute Francine Thouin.15 minutes de bonheur L'entreprise General Dynamics reçoit les bons soins de Firme en forme depuis trois ans.L'employeur consent à prêter des locaux permettant à une douzaine d'employés d'exercer une heure de yoga supervisé, une fois par semaine après les heures de travail.«La formule est très appréciée, dit l'adjointe administrative Martine Saindon.Même si le lieu du cours n'est pas parfaitement adéquat, la proximité, l'heure du cours et le lien créé entre les yogis viennent grandement compenser.On gagne en résistance, en souplesse et en forme physique et cela procure un bienfait global.» Pour Patricia Primeau, du Groupe DPJL Assurances et Servives Financiers, l'expérience est tout aussi concluante.L'entreprise a organisé des journées santé dans ses six succursales durant lesquelles les employés ont eu droit à un service d'expresso directement à leur poste de travail, à une pause santé avec fruits et différents jus et thés exotiques, et à un massage sur chaise pour clôturer le tout.«Je le recommanderais sans hésiter, dit-elle.Les employés ont adoré et madame Thouin et son équipe sont professionnelles et surtout très ouvertes aux demandes du client.» À ceux qui croient que ces 15 minutes ne changeront rien à leur niveau de stress, qu'ils se détrompent : «Les bienfaits sont immédiats, dit Francine Thouin.En une seule séance, on peut voir les épaules d'un individu baisser d'un pouce avec l'effet de détente.Plusieurs patrons qui gâtent leurs employés et qui se laissent finalement tenter par l'exercice regrettent de ne pas l'avoir fait plus tôt.» «LES BIENFAITS SONT IMMÉDIATS.EN UNE SEULE SÉANCE, ON PEUT VOIR LES ÉPAULES D'UN INDIVIDU BAISSER D'UN POUCE AVEC L'EFFET DE DÉTENTE.» \u2014 FRANCINETHOUIN, DIRECTRICE DE FIRME EN FORME, OFFRE DES MASSAGES SUR CHAISE ET DES COURS DEYOGA AU TRAVAIL FrancineThouin,la directrice de Firme en forme, en train d'effectuer un massage à un employé 42(X ITINÉRAIRE 15 AOÛT 2009 Desjardins Caisse du Quartier-Latin de Montréal Fiers partenaires de L\u2019Itinéraire et du magDVD Le 3e Œil pour l'aide aux jeunes de la rue Siège social: 1255, rue Berri, Montréal (Québec) H2C 4C6 Tél.: 514 849-3581 Téléc.: 514 849-7019 p#-l / L1\tClinique Nouveau Départ\t \t\t \t\t 1110, Ave Beaumont/Ville Mont-Royal Qc H3P3E5 Tel.: 514-521-9023 / Fax.=514-521-1928 www.cliniquenouveaudepart.com Défi Volleyball de la * J Société Canadian canadienne Cancer du cancer Society Tournoi récréatif de volleyball de plage Le samedi 12 septembre 2009 - 9 h à 18 h \u2022 Parc Jeanne-Mance \u2022 6 participants par équipe GLU M °éfi Volleyb^ ^\t^ Société\tCanadian ^ canadienne Cancer |\t^ t du cancer Society femis à J'équipe ayant amassé le plus de dons ; Inscription en ligne piésidente d'honneut \u2022\u2022 Guylaine 0UmOn Volleyball te leuxOlv\"\u2019P«lues MA PREMIÈRE JOURNÉE AU CAFÉ SUR LA RUE Sylvie Desjardins amelot, métro Charlevoix fet métro Saint-Henri J'ai commencé à travailler au Café sur la rue le 31 mai dernier, à la plonge, dans le cadre d'un programme du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale.Il s'agit d'un emploi que je n'avais jamais occupé auparavant.Diagnostiquée «bipolaire» à l'âge de 31 ans, j'en ai souffert terriblement, au point où j'ai attenté à ma vie à quatre reprises.J'étais à bout.Ma maladie m'a empêchée très longtemps de mettre en pratique mes compétences professionnelles liées au secrétariat médical et à la mise en page.De 31 à 50 ans, ma bipolarité et les excès qui l'accompagnent m'ont obligée chaque fois à démissionner des différents emplois que j'ai occupés.J'ai ainsi perdu des postes pour lesquels le salaire était très intéressant.J'avais complètement perdu confiance en moi au niveau professionnel.J'ai maintenant 50 ans et on a déclaré que j'avais de sévères contraintes liées à l'emploi.J'ai donc commencé à travailler au Café.Toute la journée du 31 mai, j'ai eu le cœur rempli de joie en voyant mes collègues, autour de moi, se donner autant à leur travail et dans la bonne humeur.J'ai constaté qu'ils se dévouaient sans conditions et sans préjugés envers la clientèle.Pour le moment, je lave la vaisselle et cela faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi hère, moi qui ai déjà travaillé dans les hôpitaux et gagné de bons salaires.Étant donné que j'ai déjà été itinérante à un certain moment de ma vie, je sens que je fais encore partie d'une grande famille en travaillant au Café L'Itinéraire.Je voudrais souligner le travail de Mme Jocelyne Sénécal, responsable de la réinsertion sociale, qui croit en nous.Je sens qu'elle veut qu'on s'en sorte.Elle est d'un très grand soutien.Merci à L'Itinéraire, un organisme qui m'a fait revivre.MA DOUCE L'ITINÉRAIRE 15 AOÛT 0< L'ETE DERRIERE LES BARREAUX Katty D'Amours Camelot, métro Frontenac L'été n'est pas toujours synonyme de vacances, ni de séjours au soleil, au bord de la plage.J'ai passé trois étés consécutifs derrière les barreaux de ma cellule à la prison Tanguay, à Montréal, à la suite de ce que je considère être une erreur judiciaire.C'est dire si l'été n'est pas la saison qui me convient le mieux! Je n'ai pas eu de coups de soleil pendant les étés 2005,2006 et 2007, car j'étais à «l'ombre» pendant ce temps-là.JE N'AI PAS EU DE COUPS DE SOLEIL PENDANT LES ÉTÉS 2005,2006 ET 2007, CAR J'ÉTAIS À «L'OMBRE» PENDANT CE TEMPS-LÀ.Pendant mes séjours en prison, j'ai écrit des chansons qui m'ont permis de garder espoir en la vie et de continuer à avoir des projets.Je me souhaite de faire de la musique à partir de ces chansons.Avant de réaliser mes projets artistiques et professionnels, je dois continuer ma thérapie, car elle est la première étape de la reprise en main de mes affaires.Mon problème de consommation d'alcool et de crack m'empêche d'aller de l'avant comme je le souhaiterais.Toutefois, mes problèmes de consommation diminuent grâce à ma thérapie et à ma volonté de m'en sortir.J'espère que je ne passerai pas l'été 2009 en prison et je vais tout faire pour rester à l'écart des barreaux.Il le faut.J'aimerais plutôt profiter de l'été pour déménager et être ainsi plus près de mes services thérapeutiques.J'aimerais aussi trouver un autre emploi stable.Je vous souhaite un bel été à tous et du soleil dans votre coeur.LE BONHEUR DEVENDRE Robert amelot de Maisonneuve / Alexandre-de-Sève (TVA) Je vis actuellement un bonheur particulier sur mon lieu de vente, à un point tel que j'en oublie même que je suis en train de travailler.Le plaisir que me procurent les belles relations que je développe avec les employés de TVA prend le dessus sur le reste.Les simples «bonjour», les blagues échangées avec untel ou unetelle et les petites discussions me permettent de connaître les gens que je rencontre, et j'aime cela, car j'estime beaucoup ces professionnels de l'information et des médias.En secret, je rêve d'être à leur place! Par ailleurs, ces moments de partage donnent un sens à ma vie et ont des vertus thérapeutiques.Ça me fait du bien au moral! Je suis si heureux d'être camelot à cet endroit-là que je me demande parfois si tout cela est bien réel.Mesdames et messieurs, vous me dites tous que vous appréciez ma bonne humeur et mon sourire, mais sachez que vous me le rendez bien! L'Itinéraire occupe une grande place dans mon coeur.Depuis que je vends le magazine devant l'édifice de TVA, je tiens à bien représenter cet organisme qui m'a aidé à sortir de la rue.C'est pourquoi je porte chaque jour une cravate rouge avec un ensemble noir, car ce sont les couleurs de L'Itinéraire et parce que je veux avoir l'air «chick'n'swell».Cette cravate en a fait jaser plusieurs, car la cravate rouge que j'avais trouvée au début était aux couleurs du Canada.J'ai tout fait pour cacher la feuille d'érable, car je ne voulais pas être associé au fédéralisme.J'ai tout essayé : autocollants aux couleurs du lys du Québec, ruban blanc, ou la rentrer dans la chemise.Quelle histoire! Salutations chaleureuses à tout le monde, lecteurs et lectrices, ainsi qu'à mes consoeurs et confrères camelots.Je dédie particulièrement cet article à Sophie qui m'a demandé si souvent d'écrire dans le magazine.442c ITINERAIRE 15 AOUT 2009 ^1 L'IRLANDE POUR MES 55 ANS Cylvie Gingras lournaliste de rue Je n'ai plus de voiture ni de moto, alors je suis en quelque sorte celle qui attend pour un lift.Depuis l'année dernière, chaque dimanche, je me retrouve à Okapulco pour y faire du nudisme.Eh oui! J'aime bien me faire bronzer intégralement.Si je portais un costume de bain, lorsque je l'enlèverais, j'en aurais un autre décalqué sur mes bouts de peau non bronzés! Je veux bien croire que c'est le blanc qui est le meilleur, mais moi, ça ne me dit rien qui vaille! Sérieusement, fl/c/cOkapulco! J'aimerais beaucoup m'offrir l'Irlande pour mes 55 ans.Pourquoi l'Irlande?Parce qu'on dit d'elle que «C'est un pays où il faut s'abstenir de tout, sauf de boire!» Dans les faits, la terre absorbe la pluie aussi bien que les Irlandais absorbent la bière! En arrivant, je téléphonerais à Luc Plamondon, qui a une grosse cabane, pour lui demander l'hébergement.En Irlande, les artistes ne paient pas d'impôt, alors en tant qu'artissss, je me dis qu'il accepterait! Je l'amènerais dans un pub sur le bord des quais du port.Comme toute bonne touriste alcoolique, si je suis invitée par les Irlandais, je ne dois pas payer la première tournée et surtout, il ne faut pas que j'insiste! Finalement, peut-être que rendus à sa maison un peu, passablement ou totalement soûls, nous écririons une chanson qui ferait un malheur! Ah! Que c'est beau rêver.et c'est gratuit! « EN ARRIVANT, JE TÉLÉPHONERAIS À LUC PLAMONDON, QUI A UNE GROSSE CABANE, POUR LUI DEMANDER L'HÉBERGEMENT.EN IRLANDE, LES ARTISTES NE PAIENT PAS D'IMPÔT, ALORS EN TANT QU'ARTISSSS, JE ME DIS QU'IL ACCEPTERAIT! » ?;=r\t\" MM» JE NE FERAI PAS DE JALOUX Michel Côté amelot, Pointe-aux-Trembles Comparativement à tous les vacanciers qui, tous les jours, prendront la direction de la plage pour se baigner ou du lac pour pêcher, je vais comme à l'habitude emprunter celle de mon stationnement pour vendre mes journaux.Contrairement à ceux qui vont avoir les pieds dans le sable ou une canne à pêche dans les mains, moi je vais avoir les pieds sur l'asphalte et des journaux dans les mains.Sirotant mon café, assis sur mon coffre, je vais profiter du soleil quand il y en aura.J'espère que je ne ferai pas de jaloux! P.-S.: À tous ceux qui peuvent se payer des vacances : bonnes vacances! L'ITINÉRAIRE 15AOÜTo443 SKtel EXPRESSION/Chronique de rue FANATIQUE TENNIS V Cylvie Gingras, chroniqueuse de rue et camelot av.De Bordeaux et du Mont-Royal Depuis que j'ai dix ans, je regarde les matchs de tennis à la télé.À cette époque, je n'avais pas de parti pris : je voulais qu'on me donne un bon spectacle.J'ai vu Jimmy «Bimbo» Connors, l'élégante Chris Evert, le bouillant John McEnroe, la grande Martina Navratilova, l'impassible Bjôrn Borg, le flamboyant Andre Agassi, Ivan Lendl, Pete Sampras, etc.Lors des matchs importants, ne me cherchez pas, vous ne me trouverez pas! Quand les meilleures raquettes de la planète se donnent rendez-vous, j'y suis aussi.Lors du premier tournoi du Grand Chelem, je suis tellement accro au tennis qu'en janvier, je mets mon réveil à 23 heures et je me couche cinq heures plus tard à cause du décalage horaire entre l'Australie et l'Amérique.Pendant trois semaines, je me change en vampire : je vis la nuit, j'évite la lumière du jour et j'ai tout le temps les yeux rouges.et ce n'est pas à cause de la marijuana! Les joueurs et joueuses serbes Novak Djokovic (troisième chez les hommes), Jelena Jankovic (6e chez les femmes) et Ana Ivanovic (treizième chez les femmes) me fascinent, car ils ont appris à jouer au tennis en posant un filet au milieu des piscines désaffectées de leurs villages détruits par la guerre.En effet, entre 1991 et 1995, la guerre a éclaté dans leur pays, l'ex-Yougoslavie, ils n'avaient même pas une dizaine d'années.Un peu plus de dix ans plus tard, ils s'amènent et n'ont rien à envier aux plus grands lauréats qui les ont précédés.L'histoire du tennis J'aime tellement ce sport que j'ai voulu en savoir un peu plus sur son origine.J'ai donc appris que l'ancêtre du tennis est le jeu de paume, inventé en France au XIIIe siècle.Le premier jeu de paume aurait été conçu par des moines qui voulaient faire un peu d'exercice.En utilisant le sol, les murs et les poutres du cloître, les moines jouaient avec une balle - l'esteuf, faite de cuir ou de chaux - avec la paume de la main.Pendant longtemps, on joua soit avec les mains ou avec des gants.Vers la fin du XVe siècle, les gants furent renforcés par des sortes de cordages, car les mains devenaient trop douloureuses.Ce n'est qu'au XVIe siècle que l'on créa la première raquette dotée d'un long manche et d'un cordage de boyaux de mouton.Le tennis, une adaptation du jeu de paume, est né en 1874.L'invention revient au Major Wingfield; il nomma le nouveau jeu Lawn-tennis.Je trouve intéressant que lorsqu'il jouait avec son épouse et gagnait le premier point de son service, il lui disait «Fifthteen , Love», au lieu de lui dire qu'il menait 15 à zéro.Aujourd'hui, lors du tournoi de Wimbledon, l'arbitre dit lui aussi : «Fifthteen, Love».Ailleurs dans le monde, c'est «Quinze Zéro» ou encore, «Fifthteen ail».Aujourd'hui, j'ai encore l'occasion de jouer, mais mon côté baveux fait en sorte que lorsque je remporte un point, je fais un finger à la face de mon adversaire; je n'ai pas l'élégance du Major Wingfield! 444/ITINÉRAIRE 15 AOÛT 2009 EXPRESSION/Zoom Camelot ZOOM CAMELOT MICHEL DESJARDINS HUMORISTE Audrey Coté, rédactrice en chef Casquette vissée sur la tête été comme hiver, Michel Desjardins a les idées bien en place.Camelot de L'Itinéraire devant le magasin La Cordée de la rue Sainte-Catherine, il maîtrise l'art de dérider spontanément sa fidèle clientèle.«Faites-vous en pas.L'Itinéraire est pas plus cher parce que c'est moi : si vous changez d'idée, y'é le même prix à la sortie!», «À Montréal, tout augmente : les parcomètres, les taxes.sauf L'Itinéraire: deux dollars taxe incluse!», «Mon humeur?Variable avec des percées de bonne humeur!» L'humour constitue le meilleur passeport du vendeur efficace de L'Itinéraire mais lui permet surtout de survivre à la rue et.à la vie.En traversant les épreuves du divorce, de la dépression, de la consommation de drogue et de l'itinérance, le camelot de 54 ans considère qu'il a appris à vivre : « Avant ma drop sociale, je pensais juste au matériel : avoir un plus gros char, une plus grosse maison, avoir ci ou ça.Sans le savoir, l'essentiel me manquait: le respect et l'amour, apprécier le moment présent, prendre le temps de parler au monde.» La vie de Michel commence par une mort.Celle de sa mère qui rend son dernier souffle en le mettant au monde.Adopté par une tante et son mari, il apprend à l'âge de 7 ans que son oncle préféré, un autre que son père adoptif, est son vrai père.Michel vit un choc.Ses parents adoptifs l'aiment beaucoup, mais se divorcent lorsque Michel a 13 ans.Il se retrouve alors chez sa grand-mère.Premier de classe dans toutes les matières, il se désintéresse soudainement de l'école.«J'étais ce qu'on appelle une bolle.mais le chagrin que je vivais m'a rendu délinquant.» Plus tard, Michel se marie et gagne bien sa vie comme foreur dans les mines d'or de Malartic.L'argent coule à flots et il ne manque de rien jusqu'à ce que son couple parte à la dérive : «Je m'étais promis que ma fille ne vivrait pas les déchirements que j'avais vécu.Et c'est en plein ça qui est arrivé.» Peu de temps après, il se remarie et vit un autre divorce qui, cette fois-ci, entraîne une «dépression fatale» comme il le dit lui-même.Pour fuir son chagrin d'alors, il roule jusqu'à Montréal.«Chu arrivé en ville avec un jeep, une chaloupe, mon chien Toostie, ma tente roulotte et 17 000$ en banque.» Aussitôt débarqué, l'Abitibien à l'aise qu'il est à ce moment-là rétorque bêtement à un «quêteux » d'aller travailler.en ignorant qu'il connaîtrait le même sort quelques années plus tard.Mais en attendant, Michel fait le party pour tromper sa dépression: «J'étais tellement dépressif que j'étais une proie facile pour les vendeurs de drogue.Mais je prends la responsabilité de ce que j'ai fait : moi qui n'avais jamais touché à aucune drogue dure, j'ai commencé à fumer de la free base parce que ça effaçait ma souffrance.» Au même rythme que ses économies, les soucis de Michel partent en fumée.L'Itinéraire sur sa route En 1994, Michel se retrouve à l'hôpital à la suite d'un empoisonnement à la free base.À sa sortie, il réalise qu'en plus d'être ruiné et dépressif, il n'a plus de force physique pour travailler dans un emploi traditionnel.Il cesse toute consommation de drogue par lui-même.Refusant de faire la manche, il commence donc à vendre L'Itinéraire.«L'Itinéraire a été ma roue de secours quand j'ai arrêté de consommer.jusqu'à ce que je fasse un fiat sur les quatre roues» Après six ans de sobriété, Michel rechute.Le camelot quitte L'Itinéraire pour une activité plus lucrative : il devient pusher pour entretenir sa dépendance.Pour résumer cette période, disons qu'il vit dangereusement et qu'il se considère chanceux d'être encore en vie.«Je me suis fait péter la gueule plus souvent qu'à mon tour, mais l'humour m'a souvent servi de moyen de défense.» Depuis trois ans, Michel a repris son métier de camelot.Il va mieux.«C'est l'fun.J'aime faire rire les gens et ce métier-là convient mieux à mon âge! », lance-t-il à la blague.À la lumière de la tournure qu'a pris sa vie lorsqu'il a quitté l'Abitibi, Michel a-t-il des regrets?«Même pas.Parce que j'ai appris là-dedans.J'ai découvert que j'avais une force incroyable et ça fait longtemps que le matériel m'est passé par-dessus la tête.Aujourd'hui, mon plus grand bonheur est de passer du temps avec ma fille.qui trouve que je suis un meilleur père que quand elle était petite! » L'ITINÉRAIRE 15AOÜTo445 EXPRESSION/Mots croisés SUDOKU Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Notre logiciel de sudokus est maintenant disponible.10 000 sudokus inédits de 4 niveaux par notre expert, Fabien Savary.En vente exclusivement sur notre site.www.les-mordus.com Jeu réalisé par Ludipresse info@les-mordus.com Solution en page 4 \t\t4\t\t\t\t\t9\t \t1\t7\t2\t\t4\t\t\t \t\t\t\t5\t\t\t\t8 \t\t8\t\t4\t\t\t6\t 3\t\t9\t\t1\t\t\t7\t \t\t\t\t\t\t1\t8\t \t8\t\t\t3\t\t\t5\t 9\t\t\t\t\t\t7\t\t3 \t\t2\t1\t\t\t\t\t Niveau de difficulté : MOYEN 446l'ITINÉRAIRE 15 AOÛT 2009 Vous arrive-t-il de jouer pour regagner l'argent perdu ?Faites le point sur vos habitudes de jeu.Découvrez votre portrait de joueur en vous procurant le dépliant 8/8 sur le site 8sur8.com.Si le jeu n'est plus un divertissement.1 866 SOS-JEUX 1 866 767-5389\t, JEU : AIDE ET RÉFÉRENCE La grande majorité des Québécois consomme de manière équilibrée et responsable.duel \u2019alcool .a geM** tlue ?a$m **£.?** WU** yHl»\ttV°P êff La modération a bien meilleur goût."]
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