La Sentinelle, 1 mai 1938, vendredi 13 mai 1938
No 12 Arvida, 13 mai 1938 Vol.Il VS VO&9OT ' La Sécurité et fflai est ri'm'tut.CüM MF.toujours il apporte à nos coeurs un regain de oie.Partout, à la ville comme à la campagne, la joie s'empare des cires.La nature est Vivifiée par un soldi plus chaud et une sève nouvelle.7 oui chante la joie de Vuic, jusqu'à la lumière, qui donne aux choses qu elle inonde un aspect tout nouveau et qui enchante! Nos yeux, incapables de soutenir les rayons eh!ouïssants du soleil, s attardent à chercher, dans les jardins et dans les prés, la victorieuse perce-neige et toute sa cour de fleurettes.Le printemps est pour nous, dans notre petite ville d'Arvida, une saison de grands labeurs! L'espace consacré à la culture des fleurs et des plantes est considerable et il faut donc se hâter’ 7c faire la mise en terre des plants qui croîtront et qui renouvelleront devant nos logis et dans tous les quartiers, la magie des couleurs.Une fin d'après-midi, alors que l'astre du jour était moins ardent et la brise plus douce, le son lointain du clairon se fit entendre ; je me dirigeai aussitôt vers l'endroit d'où il venait.Je me rendis compte b en vile, qu il s'agissait d un groupe d ccoliers qui, sous la direction de leurs professeurs, saluaient à leur manière le retour de la belle saison.Ils parcouraient quelques rues, lapant leurs tambours avec une vigueur remarquable et faisant miroiter leurs cu'vres avec une fierté bien légitime.Une foule de garçonnets et de fillettes entouraient cette musique que précédaient, au pas m htaire, une soixantaine de cadets.Parmi ces spectateurs, on remarquait quelques frimousses qui disaient assez I admiration que suscitait cette parade d'écohers.Les cadets étaient de retour à leur école et avaient déposé leurs instruments que ces bambins regardaient encore de tous leurs yeux s’ils ne revendraient pas frapper leurs tambours et sonner leurs clairons.Puis, un après l autre.; I.'ALUMINIUM ; AU CANADA ; S S | Tous les employés ont sans doute ) \ déjà reçu une copie de L Alu- ) \ minium au Canada”.Cette tra- j J duction du brillant article de M.S \ E.V.N.Kennedy, mérite d’être J ' lue par tous, et le traducteur, J 1 M.P.-A.Campiche, doit être J ' félicité de son succès.En plus de | î renseignements très intéressants | \ sur les débuts et les progrès de j ' l’industrie de l’aluminium, le | ' lecteur trouvera un grand nom- ^ ' bre de termes français relatifs à { | la préparation et à la fabrication \ J de ce métal.Le lecteur y trou- | \ vera également des données pré- j \ cises au sujet de la naissance et \ J des développements de la cité S ï d'Arvida et de ses usines.Tous | \ les membres de la famille pour- j | ront donc faire leur profit de la | } lecture de cette brève esquisse de | I notre importante industrie établie | ' dans la région du Saguenay.\ S _______________________{ Us retournent à la maison pour reparaître un képi de papier sur la tête, une vieille casserolle d une main et un bâton de l'autre, essayant de prolonger les échos qui avaient remué si profondément leur coeur de six ans.Notre jardinier en chef est à améliorer le ravin de la rue .Mellon et les alentours du kiosque de la fanfare.Des arbres, des fleurs, du gazon, des sentiers, un étang où évolueront de superbes cygnes, voilà autant de choses qui apparaîtront comme par enchantement, sous la baguette magique de M.Heard et qui compléteront la toilette printanière d'Arvida.l'Automobile AUX MOINS DE VINGT ANS Vous aurez sans aucun doute 1 occasion de devenir plus tard propriétaire d’une automobile, car ces véhicules deviennent de plus en p'us nombreux et de moins en moins chers.Si vous n êtes pas propriétaire, vous serez peut-êtie conducteur, c’est-à-dire que vous aurez l’occasion de conduire un vehicule-moteur.L'homme a tant et tant perfectionne la machine, quelle est maintenant ties sure, mais ce qu il n a jamais réussi à améliorer, malgré son génie inventif extraordinaire, c’est le facteur humain toujours faillible qui opéré cette machine.Or, cela est bien prouvé par les statistiques qui nous montrent que, sur la route aussi, 90' < des catastiophes sont attribuables aux défectuosités de l’homme.Pour pouvoir être le chauffeur de toute prudence et de toute sécurité, nous vous donnons dans cette leçon un petit cours d’automobilisme sécuritaire.Il vous faudra d’abord, pour être un bon chauffeur, être toujours en parfaite condition.L’automobiliste qui est fatigué, maladif, nerveux, qui n a pas une vue parfaite et l’ouïe développée sera, plus que tout autre, prédisposé aux accidents, car il ne sera jamais en état de parer à un cas d’urgence.Pour être en sécurité au volant, il faut être en bonne santé.Il faudra aussi être vigilant: regarder et écouter ; pas de distractions, de rêveries, de conversations trop soutenues.Vous respecterez les droits d autrui, car les autres usagers de la route ont tout autant de privilèges que vous sur le chemin.Vous apprendrez à juger les distances et les vitesses.Vous serez toujours sur le qui-vive pour réagir rapidement aux moindres incidents inusités.Vous apprendrez et observerez parfaitement le code de la route.Vous userez de la plus grande prudence lorsqu’il y aura des enfants sur (SUITF À LA 4IÈME PAGE) 2 La Sentinelle, 13 mai 1938 ICa Sntîttu'llc Le jardin d'agrément Propagande de Sauvegarde Distribuée par Aluminum Company of Canada, Limited et lus compagnies associées, à leurs employés.* ¥ * VEUILLEZ ADRESSER TOUTE COMMUNICATION AU REDACTEUR, C.P.337.ARVIDA.P.Q.Notes sociales Madame H.M.Smith et mademoiselle Helen Rolland, de Montréal, sont actuellement en visite chez M.et madame J.R.Smith, d Arüida.M.et madame U'ellcy Privé, d’Ar-vida, ont établi leur domicile sur la rue Cabot à Kénogami.M.et madame Rosaire Pr,vi et leur fillette Lise, de Roben'al, ainsi que M.Robert Fortin, de Québec, ont passé quelques jours chez madame L ¦ Privé, de cette ville.Mariages Le 9 mai, à eu lieu le mariage de M.J.-A.-J.Drendle avec mademoiselle Marie-Lse-Ycelte Allaire.-O- Le 1 0 mai, ont eu heu les mariages de M.J.-Hermann Roberge avec mademoiselle Marie-Anna-Thcrèse Mue-kle et de M.J.-Guillaume Poirier, fils, avec mademoiselle Marie-J canette Muckle.Décès Le 28 avril, est décédée, Marie-Jeanne-Aimée, fille de M.et madame Thurbide Voyer.Xos sympathies.Sincère merci! La Fanfare d’Arvida prie toutes les personnes qui, par leur assistance, ont contribué au succès de son concert d’hier soir, d’accepter ses plus sincères remerciements.Messieurs Hone, Pou-liot et tous les annonceurs ainsi que les personnes qui ont aidé à la vente des billets méritent un merci spécial pour leur part active et leur dévouement.Nouvelle garde Mademoiselle Thérèse Simard, de Ste-Anne, est entrée comme infirmière au service de l’hôpital d’Arvida.L’HORTICL LTI RE est.comme on le sait, en grand honneur dans notre bonne ville d'An'ida; aussi croyons-nous plaire à nos lecteurs en publiant ci-après un arcticle emprunté à un journal de Québec et contenant des conseils fort pratiques.Beaucoup de gens ne semblent pas se soucier de tout le bonheur que l’on peut retirer de ce qu.nous entoure.Ln effet, puisque l’on va parler ici du petit jardin de ville combien voit-on de nos citadins, qui, disposant d un bout de terrain cultivable, n’ont jamais songé qu’avec un peu de travail, qui est intéressant d’ailleurs, ils pourraient se créer une joie nouvelle.Par L création d’un petit jardin de cours, l’homme pourra trouver d^s jouissances honnêtes qui souvent feront contre-poids aux ennuis de la we.Pour quelques-uns la grande question est de savoir si l’on va semer des légumes ou des fleurs.F.videmment on ne peut retirer d’un jardin de vingt pieds de côté une récolte de légumes valant la peine.Inutile donc de s’atar-der à faire la culture potagère dans nos petits jardins.La culture des fleurs ne demande pas plus de travail, sinon moins que la culture potagère et pourtant elle offre plusieurs avantages que l’autre n’a pas.Non seulement elle égaye nos cours et les alentours de nos d meures et cela durant tout l’été; mais encore, elle nous fourni l’occasion d’orner l’intérieur de nos demeures de fleurs fraîches aux couleurs variées.Il y a plusieurs sortes de belles fleurs que l’on peut cultiver facilement dans nos jardins.Comme fleurs hâtives, par exemple, les narcisses et les tulipes donnent un bel aspect à notre jardin, dès le premier printemps.L"ur floraison passée, on peut les remplacer par des annuels, comme les zinnias, les capucines, les reines-marguerites et les St-Joseph que l’on peut semer en serres ou en godets dans la maison, dès !«* printemps.Si vraiment on est orgueilleux de son petit jardin, on ne devra pas oublier que quelques touffes d’iris, de glaïeuls et de rhox vivaces assez bien disposées, produisent les plus beaux effets.Mais comment faire le jardin?C’est là une question assez im|>ortante pour ceux qui débutent.Il faut d’abord bouleverser la terre aussitôt que le ter-r\:n est assez égouté, et l’engraisser ensuite, si on ne l’a pas fait à l’automne.Quelques jours avant le temps des semailles, qui a lieu vers la deuxième semaine de mai, il est de grande importance de bouleverser de nouveau la terre, l’ameublir et la nettoyer pour la rendre propre à recevoir la semence.Quelques-uns se découragent par suite du résultat trop médiocre qu’ils ont obtenu la première année.Souvent cet cchec provient du manque de méthode dans 1 ensemencement de leur terrain.Pour éviter tous ces inconvénients, il faudra d’abord observer les principales règles de la symétrie et chi bon goût.Ainsi, on n’ira pas s^mer pêle-mêle, dans le peu de terrain dont on dispose, les variétés naines et géantes.Il faudra nécessairement placer les variétés naines au premier plan, les variétés moyennes en second et les géantes au dernier plan.Si le jardin se trouve au milieu d’une cours, et a la forme d’un carré ou d’une circonférence, les variétés géantes devront occuper le centre, et les variétés na:n°s la bordure.Après l’ensemencement des graines, il sera préférable d’arroser de temps en temps la terre pour faciliter leur germination.Cet arrosage pourra avantageusement se continuer pendant le développement des plantes.Aussitôt que les tiges auront paru, il faudra faire le serclage des mauvaises herbes qui pourraient empêcher le dévelopj>ement des bonnes pousses.(SUITE À LA 3iÈME PAGE) La Sentinelle, 13 mai 1938 3 Outils ù main LE MARTEAU S’il arrive si souvent des accidents avec les outils à main, c’est surtout parce qu’ils semblent inoffensifs.Cependant ils sont la cause de bien des blessures.L’emploi d’outils non appropriés, la négligence à les maintenir en bon état et le fait de les laisser dans des endroits dangereux sont de fréquentes causes d’accidents.Le marteau, qui de tous les outils à main, est le plus communément employé, fournit un excellent exemple de mauvais emplois.Il existe bien des genres de marteaux — chaque genre convient à un travail particulier.Un marteau de mécanicien n’est pas bon pour enfoncer des clous, pas plus qu'un marteau de charpentier ne convient au travail du mécanicien.On ne doit pas se servir d’un marteau dont la partie plane est trempée pour frapper sur un outil, ou une surface trempée, telle qu’une perceuse, une matrice, etc.L’emploi d’un marteau en métal mou tel que le cuivre ou le plomb ou d'un marteau en cuir brut, évite les éclats susceptibles de blesser.On évite également, avec les marteaux mous, tout danger d’étincelle dans les batiments, réservoirs, etc., contenant des liquides ou vapeurs inflammables.Ne jamais se servir d’un marteau dont la tête ou le manche sont fêlés et bien veiller à ce que le manche soit solidement fixé.l e jardin.Si, après la floraison, il y a quelques variétés que vous aimez particulièrement et que vous voulez semer de nouveau, l’année suivante, vous n’avez qu à choisir les graines des plus beaux plants, et les garder dans un endroit sec où elles pourront se conserver jusqu’au printemps suivant.Ceux qui ne peuvent pas disposer d’un petit bout de terre à cultiver, peuvent cependant y suppléer par des boîtes de terre d’à peu près huit pouces de largeur sur huit de hauteur, sur une longueur désirée et qu’ils pourront placer au bord d une fenêtre ou d’une galerie.On pourra y semer des capucines, des St-Joscph et autres plantes naines que 1 on aura soin d’arroser copieusement tous les jours.1 outes ces joies que l’on peut se procurer si facilement sont faites pour notre bonheur.Profitons-en donc, si on ne l’a pas fait jusqu’ici et sachons encore une fois, tirer profit de notre situation.R.D.Naissances Le 1 avril : M.et madame Tluiribc Moyer (Bernadette Corriveau) une fille, Marie - Jeanne - Aimée - Ccorgianne; parrain, .M.Alexis Moyer; marraine, madame Frs Corriveau, de Mont-Joli, grands-parents de l'enfant, représentés par M.et madame P.-E.Lamirande.Le 1 7 avril : M.et madame Alfred Simard (Marie-Jeanne Larouche) un fils, Joseph-Jean-i laude; parrain cl marraine, M.et madame Jean Talon.Le 22 avril: M.et madame Alfred Deroy (Mé-lanie Lévesque) une fille, Marie-Thé-rèse-Yollandc; parrain et marraine, Adéodat et Béatrice Deroy, frère et soeur de l'enfant; porteuse, mademoiselle Germaine Lévesque.Le 2A avril: M.et madame Ernest Pelletier (Marguerite Pcdnault) un fils, Joseph-Jcan-Charlcs-Rénald ; parrain et marraine, M.et madame Philippe Ped-nault.Le 2A avril: M.et madame Elie Brassard (Alma Bouchard) une fille, M arie-Rose-Elise; parrain et marraine, M.et madame Elie Brassard.L'Engineering Institute Mercredi, le 4 courant, à 8 heures, a eu lieu, au bureau de l’AIuminum, la réunion mensuelle de l'Engineering Institute of Canada, division Saguenay.La causerie principale fut donnée par M.G.-E.LaMothe.A.M.E.I.C., sur la préservation des forêts.Un film fut également projeté, faisant voir quelques scènes de la construction du pont Golden Gale, de San Francisco, Calif.L’assemblée, en même temps que des plus intéressantes, fut des plus instructives.Bridge Madame A.\V.Whitaker, Jr.recevait à un bridge le 3 courant.Le 29 avril: M.et madame Florian Poirier (Marie Guérin) un fils, Joseph-Lucien-Lionel; parrain et marraine, M.Lucien Tremblay et mademoiselle Bibianne Auger.Le 7 mai : M.et madame Charles Flamand (Rita Tremblay) une fille, Marie-Emiliose-Gisèle; parrain et marraine, M.et madame Auguste Flamand.Mariages.À l'Aluminium MM.J.W.Cameron, T.C.Taylor et G.Brown, sont entrés au service de la Compagnie.Les deux premiers au département de la technique et M.Brown au laboratoire.Banquet Le 16 courant, à 7 h.30 p.m., aura lieu au restaurant d’Arvida Medecine, le banquet de la ligue de quilles des dames.Il y aura, à cette occasion, distribution des trophées.Euchre-Brîdge La congrégation des dames de Sainte Anne invite, par l’entremise de leur présidente, madame Elie Lalon-de, tous les citoyens d’Arvida et des places environnantes à assister au grand euchre-bridge qui aura lieu dans le sous-sol de l’église catholique d’Arvida et au profit de cette même église, lundi le 23 courant, à 8 h.30 p.m.Cent cinquante cadeaux seront distribués.Il y aura vente à l’encan d’une magnifique coutellerie offerte par madame la présidente; d’un service en aluminium, don de la compagnie Aluminum et de cent livres de sucre, don du E M Store.Enfin, on entendra un programme musical de choix et un goûter sera servi.On espère que tous répondront à cet appel avec leur générosité coutumière. 4 La Sen tine lle 13 mai 193 S EX PARCOURANT L •USINE —Un opérut.'ur de pont roulant doit posséder d.ux qualités essentielles: la sécurité et la prudence.NI.Ritte les possède toutes deux.—Entendu un lundi matin: On a reviré une baîoun?samedi, et puis Damase a eu un blou'-out a 60 milles à l'heure.Un peu plus qu'on se cassait toute le cou.—Les usines d’Arvida ont plusieurs bons contremaîtres qu.sont prudents, mais n’oublions pas que les ouvriers le sont également, car il ne se passe pas une journée sans que nous ayons de la part de ces hommes plusieurs bonnes idées concernant la sécurité.1 antôt, ce sera d’un employé du Service, tantôt d'un employé de 1 usine Bayer.—Nos usines d Arv.da viennent de prendre la première position dans le classement de la sécurité inter-usine, pour le mois de mars et pour l’année jusqu’à date.—Vers ce temps-ci de l’année, les trottoirs sont soulevés en quelques endroits par le dégel.Il est bon de marcher avec prudence.—DEFINITIONS: Femme.— Quelqu'une qui peut circuler dans un espace de 18 pouces de largeur sans déranger une pile de vaisselle, mais qui frappe la porte du garage, de 12 pieds de largeur, avec son auto, avant d y entrer.Homme.— Un être qui voit une jambe à un arpent de distance, mais qui ne voit pas une locomotive approchant une traverse à niveau.AJC Remerciements M.R.Labelle, représentant de la Société .Amicale des Aveugles, de Montréal, remercie sincèrement toutes les personnes qui ont bien voulu contribuer par leur aumône, à la grande oeuvre de charité dont il s’occupe.À Kl radio QlELQUF.s citoyens d’Arvida ont interprété, jeudi le 5 courant, au poste de Radio-Canada à Chicoutimi, une saynète qui a été fort goûtée des radio-philes: "La surprise''.L?directeur en était M.J.-A.Pouliot et les interprètes, mesdemoiselles Cécilia Simard, Madeleine Boivin et M.Pouliot.Félicitations aux commanditaires qui ont encouragé ces artistes locaux.A l’école St-Joseph Dimanche dernier a eu lieu à l’école St-Joseph, en l’honneur des autorités de la Compagnie Aluminum et des commissaires d école un banquet.Etaient invités: MM.R E.Powell, H.R.W ake.A.\V.Whitaker Jr„ G.W.LaMountain, Dr A.E.Riddell, D.J.Wyber, A.I.Cunningham.R.B.Campbell.J.-A.-W.LaBelle, J.-A.Rcchefort, inspecteur.Guillaume Tremblay, prés.dent de la commission scolaire.R.-L.Latraverse.secrétaire.Roméo Pednault, Lopis F ay, H.Tremblay et R.H.Morrisson.ÉPARGNONS! Au lieu de jeter insensément chaque piastre comme elle vient, dans l’espérance qu il en viendra encore assez pour suffire à vos besoins, demandez-vous combien vous pouvez dépenser pour telle ou telle chose.L Réception île Croisés Le premier vendredi de mai, s est de-roulée, dans 1?sanctuaire de 1 église paroissiale d’Arvida, et en présence d’une grande foule de fideles, la cérémonie de réception de soixant’ croisés de la Croisade Eucharistique de l’école St-Joseph.Cette cérémonie fut précédée d’une parade à travers les rues de la ville.Les croisés étaient accompagnés des frères de l’Instruction Chrétienne et des autres élèves de la communauté.Le drapeau et un magnifique corps de clairons les précédaient.Le costume blanc et bleu attirait l’attention de tous les citoyens qui ne pouvaient s’empêcher de l’admirer et d’applaudir à la tenue de ces jeunes élèves.Voici maintenant quel fut le programme que présida M.le curé Le-vêque: 1.—Adoremus, chant par les croisés.2.—Prière à la présence de Dieu, NI.le Curé.3.—Acclamations au Sacré-Coeur.4.—Chapelet.3.—Sermon de réception des croisés.6.—Réception des croisés.7.—Bénédiction des insignes et du drapeau de la Croisade pendant que la foule chante le Magnificat.8.—Chant des promesses.9.—Bénédiction du Très Saint Sacrement salué par les clairons.10.—"Je suis croisé chant par la Croisade.I «i Sécurité.F* trottoir ou la chaussée.\ ous serez courtois à l’égard du piéton et resjrec-tere/ surtout 1 s femmes et les vieillards qui vont à pied.N ous conduirez toujours en ligne droite à la droite du ch-nrin, suis zigzaguer.N ous n’oublierez jamais de signaler vos arrêts avec un gest.' approprié.\ ous saurez qu il faut arrêter complètement sa voiture à une voie d.‘ chemin de fer, aux boulevards, au feu rouge d un signal lumineux, au signal d’un constable.N ous ralentirez aux intersections.\ ous ne dépasserez jamais dans les courbes et les côtes.Surtout, vous vous souviendrez toujours que la vitesse est la cause première des accidents et qu elle tue des milliers de citoyens.Vous saurez vous abstenir de toutes boissons alcooliques quand vous aurez à conduire, car l’ivresse ruine complètement le sens de la direction et les réflexes indispensables à la conduite sûre.F.n ce qu’il s’agit de votre véhicule, vous verrez à le maintenir en excellent état, en faisant réparer immédiatement toutes les défectuosités, en remplaçant les pneus usagés, et en faisant huiler la direction.N ous ferez faire un examen fréquent de votre auto pour qu’elle ait des freins fonctionnant à merveille et que tout soit en bon ordre, n’oubliant pas les phares pour lesquels vous devrez toujours avoir des lumières de rechange.Enfin, vous ne conduirez pas quand veus aurez sommeil, car si vous vous endormez au volant, ce sera fatal pour vous.Vous arrêterez toutes les deux heures quand vous ferez de longues randonnées.Ligue de Sécurité de la Proc, de Qué.À HSmutcur » ST.PATRICK’S SCHOOL Crade 9 Francis Duquet Mary Claire Bureau Grade 9 B Roméo Gravel Grade 8 Bernice Rogers Grade 7 Dorothy Goodwin F.leanor Morrison Albert Manfred Grade 6 Slovica Zauhar Françoise Duchesne Frances Franklin es Green J a Grade 5 R Marie Lathangue lohn Rozzin Katarina Krkovich Frnile Ivanic Grade 4 Maureen McC arten Stella Antonick Eddie McLellan Teresa Delledonne Grade 3 Katarina Barkovich Bobby Landry Harvey Condon Grade 2 Annie Rudawski Aon;e Ivanic Phvllis Morris T.Kusmanovich Grade 1 Henriette Moquin Marv Ivanic Frederick Manfred Julianna Baco Preparatory Neil McAskill Rose-Marie Morris tohn Turosky Moninue ODohertv La Sentinelle 13 mai 1938, Supplément PETER McLEOD La première page de I Histoire d'Arvida F.titre est sans doute prétentieux pour les quelques j notes qui vont suivre.Qu on le tolère en attendant N mieux.J, En retrouvant dans le dernier supplément de La Sentinelle le nom de Peter McLeod et la courte not.ee qui lui est consacrée comme figuiant sur le monument du Coteau du Portage, j ai pense que plusieurs lecteurs de l’article, la plupart peut-être, seraient surpris d’apprendre que ce personnage appartient à 1 histoire d’Arvida.Arvida — comme le Saguenay — a son histoire ancienne.Pendant qu’aillcurs se développait une industrie et s’élaboraient des hommes et des projets qu: devaient un jour fonder cette ville industrielle, ici existaient des ressources et s’exécutaient des choses qui devaient attirer les ^ fondateurs des usines et déterminer le choix de leur site.C est ce que j’appelle “l’histoire ancienne” de la jeune cité.Quand Arvida fut fondée, le site qu’elle occupe avait un passé historique déjà long de quatre-vingts ans.Passé tout différent du présent, histoire dont l’exploitation du bois et le défrichement et la culture du sol font toute la trame.Au début de cette période apparaissent quatre pionniers écossais qu’on est un peu surpris de trouver là: Peter Mc-Leod, Donald MacLaren, James Alexander et Simon Ross.__Veut-on les connaître un peu?Peter McLeod est déjà connu.C’est lui qui, vers 184a, a fait faire les premiers chantiers de bois de pin dans la forêt vierge du territoire d’Arvida.Le souvenir de ces chantiers survit dans les noms de deux contre-maîtres d alors, conservés par des petits cours d’eau où ils dirigèrent le travail- Jean Deschênes (rivière Deschênes) et Malcolm Deschênes (ruisseau à Malcolm).McLeod paraît même y être le premier propriétaire de terrain.Il acquit, — en 1847, semble-t-il _ un petit lot de terre d’environ six acres en superficie — le lot No 37 du rang I — comme “site de moulin”, à l’embouchure du ruisseau a Malcolm.C est sur ce terrain que se dresse le dernier pylône de la ligne de transmission de Saguenay Power Co.au bord de la rivière Saguenay.Donald MacLaren apparaît comme propriétaire du terrain voisin — les lots 35-A, 35-B et 36-B du rang I —— à l’embouchure de la rivière Deschênes, où une petite scierie fut installée et fonctionna pendant quelques années.Ce Donald MacLaren était fils de Neil MacLaren qui avait été commis pour la Compagnie du Nord-Ouest à Chicoutimi de 1800 à 1803; une de ses soeurs était la femme de Jean Deschênes.Il demeurait à la Rivière-du-Moulm près de Chicoutimi.Sa résidence, selon la tradition, était le lieu de fréquentes et intéressantes réunions de la société du temps- ., .j, m James Alexander fut le premier proprietaire du lot INo 34, qu’il cultiva et habita pendant quelques années et qu il vendit en 1868 à Charles Fortin.C’est un des pionniers du Saguenay.Orphelin au berceau, il avait été éleve par José I remblay puis adopte vers l’âge de 11 à 12 ans par la famille MacLaren.Il posséda longtemps une terre à quelque distance de la rivièie du Moulin, où il éleva sa famille.— Une partie de cette terre appartient présentement à la communauté des religieuses du Bon-Conseil.— Avant d’êre cultivateur il avait conduit des chantiers et fait bien d’autres choses.Il réclamait en 1 846 les titre de pilote pour le Saguenay ; en 1 848 il est capitaine du vapeur Pocahontas.Ln même temps il est qualifié “entrepreneur .Il fit pendant quelques années le commence des fourrures et celui des pièces appelées genoux et coudes” pour la construction des navires.Il tint longtemps un magasin général, chez lui à la Rivière-du-Moulm.Il possédait une rés dence spacieuse et très bien montée.C est là que Peter McLeod, père, dicta son testament au notaire en 1838.____ Grand, souple, d’une force au-dessus de la moyenne, James Alexander, — “le grand Jim”, comme on l’appelait — fut un des plus réputés “boules” de son temps, jusqu’au jour où, au cours d’une lutte électorale, il reçut du terrible Joachim Dégagné un coup dont il resta affaibli.Simon Ross s’était taillé au bord du Saguenay un vaste domaine de 817 acres — portant au cadastre le No 38.— Son premier acte de possession date de 1855, et ses lettres-patentes de 1860; il fut dépossédé en 1870 par des procedures judiciaires.Ross était un commis de la Compagnie de la Baie d’Hudson.A Chicoutimi de 1832 à 1836, et plus tard encore.1842-43 et 1845-46; à Métabetchouan de 1837 à 1842; à la Pointe-Bleue de 1868 à 1877.Avant de s’installer à “Arvida”, il habitait à la Rivière-du-Moulin.Il avait dû y arriver de bonne heure car en 1848 il revendiquait des droits à titre de “premier possesseur et défricheur depuis 1841 ’ (?) sur un lot situe à 12 arpents en amont de la limite du canton Chicoutimi — là où avec son autorisation Peter McLeod fils “tendait son boom” depuis 1846.____ 11 était grand ami de Peter McLeod, père, qui demeurait sur la rive nord du Saguenay, aux I erres-Rom-pues.Son fils Thomas (“Tommie”) épousa Marguerite (“Maggie”) McLeod, la plus belle fille du temps, dit-on.Je laisse aux Arvidiens la tâche de continuer.C’est relativement facile, car la documentation ne manque pas et maints témoins de ce passé sont encore vivants.La simple liste des titres de propriétés indique les noms d’à peu près tous ceux qui appartiennent à 1 histoire ancienne d Arvida.Il ne reste plus qu’à les retrouver et à les consulter.Les pionniers que je viens de présenter ont eux-mêmes des enfants, voire même, pour le cas des McLeod, un frère et des soeurs qui vivent encore.Victor TREMBLAY, pire, de la Société Historique du Saguenay. Bibliothèque et Archives nationales Québec La Sentinelle Page(s) blanche(s)
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