La Sentinelle, 1 mars 1939, vendredi 31 mars 1939
Vol.Ill A rvida, 31 mars 1939 No 9 Le secourisme dans les écoles L’anNFF.1938 a été jx>ur l’oeuvre du secourisme dans la province de Québec une période de progrès sans précédent, selon un rapport présenté à l’assemblée annuelle de l’Association Ambulancière St-Jcan, qui vient de se tenir à Montréal.M.Arthur Gaboury, directeur provincial du conseil du Québec de l’Association ambulancière, a démontré qu’au cours de l’année dernière, un total de 1 1,040 certificats ont été décernés à des secouristes, ce qui représente une augmentation de 7,841 sur l’année 1937.De ce total, 7,706 certificats ont été présentés à des secouristes cadets, pour la plupart des jeunes écoliers qui reçurent des cours élémentaires en soins d urgence, mais il n’en reste pas moins qu * 3,191 adultes se sont qualifiés comme secouristes, soit une augmentation de 1,037 sur l’année précédente.Le secourisme est de plus en plus apprécié dans les écoles et semble devoir faire un jour partie essentielle du piogramme scolaire.A Montréal seulement, des cours ont été donnés dans près de 60 écoles anglaises et françaises, tandis cjue le centre de Québec fournissait 273 secouristes cadets, Trois-Rivières, 632 et Hull, 381.Le directeur de l’association a annoncé à la fin de son rapport qu’un objectif de 20,000 diplômés avait été fixé pour l’année courante.In Honor of St.Patrick On March 1 7th, at 8.30 A.M.a special Mass was said in St.Theresa’s Catholic Church.Arvida, in honor of St.Patrick, the glorious Apostle of Ireland.During the course of the Mass, Irish hymns were sung by the girl’s choir of St.Patrick School.The sermon, which was greatly appreciated by the congregation, recalled the fidelity of the Irish race to the faith of their fathers, and held forth St.Patrick as a model whose example is well worthy of imitation.Fete de M.le curé Ll 19 mars, les élèves du couvent Sle-Thérèse donnaient une séance publique à l’occasion de la fête de M.le curé j.Levêque.Au programme, chants, saynètes, pièces musicales.comédies, etc., furent présentés avec un très grand succès.La chanson des lutins fut particulièrement appréciée et à la demande expresse de M.le cuié et des spectateurs on dut faire revenir les “gentils lutins”.M.le curé exprima son appréciation et ses remerciements pour la charmante soirée que ses enfants lui avait fait passer.Il leur accorda un grand congé pour le lendemain.Des Bergeronnes à Arvida A midi et dix, mardi, le 1 4 courant, M.le curé Jos.Thibault, des Bergeronnes, comté de Saguenay, partait de son presbytère en avion sous la conduite de M.Rodolphe Page.Dix minutes plus tard, il arrivait dans la paroisse du Sacré-Cœur, près de Tadoussac.A 1 h.35, M.le curé Thibault quitta Sacré-Coeur pour se diriger vers St-Félix-d’Otis pour y prendre M.le curé Frnest Bergeron et à 2 h.35 les trois voyageurs atterrissaient à Arvida.M.le curé des Bergeronnes fervent propagandiste de l’aviation sur la Côte-Nord a déclaré que le comté du Saguenay n’est plus isolé grâce au service régulier d aviation qu’on y a établi.Fashion Promenade The Fashion Promenade held on the 1 6th March, under the Auspices of the Arvida Women’s Association, Group 4, at the Main Office, proved to be an outstanding success.Something new in entertainment was provided.The hall was set up as a living room, using small tables to accomodate the spectators.A walk-way through the rows of tables afforded all persons an excellent view of the “Mannequins”.I he wearing apparel for the display of fashions was supplied through the courtesy of H.Lessard & Frere of Arvda and Chicoutimi.Needless to state all the ladies taking part in the promenade wore all the latest styles to the highest degree — suits, afternoon dresses, evening dresses, fur wraps, spring coats and children’s dresses & coats were shown to perfection.Refreshments were served by the ladies of the A.W.A.attractively attired in black, with green aprons and caps to match.Musical entertainment was provided by Miss B.Jean, soloist; Mr.J.M.Robert, a violin solo accompanied by Mrs.R.H.Runmer; Patsy Snow sang and tap-danced, Louise Gilbert toe-dancing.Mr.S.White played the piano for the dancing and for all the fashion parade.The following Ladies were “Mannequins” under the direction of Mrs.R.H.Snow; Mrs.M.P.Weigel, Misses Al.Weekes, Carol Neal, Gladys Palaisy, Julie Woodburn, Mrs.A.Spicer, Mrs.J.Thomas, Patsy Snow, FJeancr Morrison and Louise Gilbert.Tnter'School hockey league Thc final play-offs occurred Monday, March 13th, and Wednesday, March I 5th.St.Joseph School defeated St.Patrick School in both games and so won the Arvida Interschool Championship for 1939. 2 L,i Sentinelle, 31 mars 1939 ïa $?ntiurll?PROPAGANDE DE SAUVEGARDE Distribuée par Aluminum Company of Canada, Limited, et les compagnies associées, à leurs employés.Veuillez adresser toute communication au Rédacteur.C.P.337.Arvida.P.Q.L'ennemi de demain SAGES ou benêts, rares son ceux pouvant se vanter de n’avoir pas été quelquefois victimes du Poisson d Avril .cai le printemps se fait, cette annee, loustic de la plus belle eau en restant tapi dans son terrier météorologique lorsqu il devrait nous annoncer déjà la fin définitive de 1 hiver.La plaisanterie est sans doute contagieuse.Rien de surprenant.car elle dure depuis 1364, lorsque Charles IX décréta que l’année ne s'ouvrirait plus à l’avenir le 1er avril, selon l’antique coutume romaine, mais le 1er janvier.Les boutades étaient alors dirigées par la jeunesse contre les vieilles gens qui se trouvaient désorientées par un tel changement.Mais le poisson — en tant qu’objet à plaisanteries — n’entra en jeu que plus tard, et est dû au fait que le soleil passe aujourd hui de la constellation des Poissons a celle du Bélier.Mais même l’humour progresse et les humoristes modernes — du moins ils croient l’étre — délaissent de plus en plus le poisson pour un instrument beaucoup plus à la page.la ligne téléphonique.Donc, attention! Ne tenez pas la ligne trop longtemps.Et surtout, gare aux numéros de la morgue, des marchands de poisson et.des postes de pompiers.Carnet social M.Vilo Scremin est Je retour d'Italie depuis samedi matin, après un séjour Je deux ans dans son pays natal.Madame Radley est partie dimanche soir pour St-Jcan, N.-D.où elle s'est embarquée sur le “Duchess of York” en roule pour l'Angleterre où elle rencontrera A/.Radley qui l'y a devancée depuis une couple de mois.Naissances Le 1 2 mars : A/.et madame Emile Plourde (Cécile Brassard) une fille, Marie-Huguette-Xicole; parrain et marraine, M.et madame Gérard DcsCarenncs.Le 1 6 mars: A/, et madame Mendoza Duplain (Alice Chalifoux) un fils, Joseph-F.ugcnc-Roger; parrain et marraine, M.et madame Eugène Chalifoux.Le 22 mars: M.et madame Louis Paquet (Marie C ingras) un fils, Joseph-Omer-Roger; parrain et marraine, M.Maurice Paquet et mademoiselle Ceorgette Paquet.Lorenzo Coffin Void un grand homme de sécurité que peut-être aucun de nos lecteurs ne connaît, même nos employés qui possèdent une expérience de chemin de fer.Lorenzo C offin était un Citoyen des Etats-Unis qui vivait au temps de la guerre civile en ce pays.Avant cette guerre.Coffin était professeur dans un petit séminaire de l’état d'Ohio.Par suite il devint prédicateur et fut chapelain de la trente-deuxième division d’infanterie de l’état d’Iowa.Après la guerre il se fit cultivateur, et c’est à partir de ce moment que sa vie nous intéresse particulièrement.Un jour, notre héros était en voyage et il eut à faire le choix d'attendre un train de passagers pendant plusieurs heures ou de monter sur un convoi de fret.Il choisit cette dernière alternative et peu après être monté en voiture fit bonnement la connaissance du serre-frein d'arrière.Ce qui l’intrigua le plus fut de constater que cet homme n’avait que deux doigts à la main gauche.F,n le mentionnant il apprit que ce serre-frein avait perdu ses trois doigts en faisant l’accouplement de deux wagons.Ce même serre-frein eut d autres accouplements à faire au cours de ce voyage et se ccupa les deux doigts qui lui restaient à la main gauche.Il était peut-être imprudent, mais cet accident fit une très forte impression sur Coffin.Il fut de moins en moins cultivateur après cet incident et une grande partie de son temps s’écoula sur les convois de fret, causant avec les équipes, et il constata que très peu de conducteurs ou de serre-freins jxissédaient tous leurs doigts.Après une étude, Coffin fut convaincu que ces accidents nombreux étaient dus au fait que le frein s'appliquait à la main ainsi que les tiges d'accouplement.A ce moment Westinghouse venait d'inventer son frein à air comprimé et quelqu’un d'autre avait inventé l’accouplement automatique.Les chemins de fer ne voulaient pas entendre parler de nouvelles “bagatelles ’.I out fonctionnait assez bien et le nombre des accident était déplorable, mais inévitable, selon eux.Aucun ne daigna écout r les demandes de Lorenzo Coff.n qui, n’ayant aucun succès de ce côté se mit à écrire des articles dans les petits journaux helxlomadaires des campagnes, dénonçant les pratiques dangereuses des chemins de fer du temps.Ses activités le firent connaître au pubhc, avec le résultat que l’état d’Iowa le nomma commissaire des chemins d“ fer.Il dépassait déjà la soixantaine à ce moment, mais ayant enfin plus de poids à ses paroles et actions il redoubla d’effort.Après maints essais et changements des freins à air comprimé furent enfin adoptés.Ce travail terminé, Lorenzo Coffin formula des lois de sécurité jxiur les chemins de fer.Encore une fois il rencontra une multitude d’obstacles et après quatre ans d’attente le congrès de Washington adopta ses lois de sécurité afin qu’elles soient applicables à tout chemin de fer aux Etats-Unis.Maintenant et depuis déjà plusieurs années le chemin de fer est un lieu de sécurité pour ses employés et passagers grâce à l’énergie et à la persévérance de Lorenzo Coffin.J.-M.R.FAITES LIRE LA SENTINELLE .a La Sentinelle, 31 mars 1939 3 L'Association Athlétique cLArvida L ASSEMBLEE générale annuelle de l’Association athlétique d’Arvida a eu lu-u vendredi soir dernier au club de gymnase.L’assemblée fut assez nombreuse — plus de 1 30 membres étaient présents.Après la lecture des minutes de la dernière assemblée annuelle par le secrétaire, M.J.J.Mc-Cartin, M.J.-Ld.Tremblay, trésorier, présenta le rapport financier couvrant les activités de l’association pour les deux dernières années.M.M.G.Saunders, président, résuma les activités et parla des projets de l’association; il fit également quelques commentaires sur les avantages qui sont à la portée des membres.Le président fit remarquer que s’ils utilisaient ces avantages plus souvent, l’acquisition d’équipement additionnel et d’autres améliorations serait justifiée.M.Jean Robert, sportsman averti, donna un résumé, en français, des activités de l’association.MM.H.C.Vickers, J.J.McCartin et G.Castonguay furent élus directeurs de l’association.Après que la séance fut levée, les officiers du club de gymnase présentèrent un programme de lutte et de boxe.Les résultats furent les suivants: LUTTE Léo Vallée vs Jack Larouche — Rencontre nulle.Young Paradis vs Young Levesque — Rencontre nulle.J.-B.Robin vs Tiger I remblay — Rencontre nulle.Fred Bourgeois vs Guillaume Basque— Décision pour Bourgeois.BOXE Labrie vs Labrie — Rencontre nulle.Le match le plus intéressant de la soirée fut celui de Guillaume Basque et de Fred Bourgeois.Basque prit la première chute en 1 3 minutes, Bourgeois la deuxième en 2 minutes, et Léo Vallée, l’arbitre, accorda la troisième chute à Bourgeois sur un “Foui”.M.A.I.Cunningham, avec une technique “Arthur Donovan’, exécuta les fonctions d’arbitre pour le concours de boxe.M.Reg.“Muldoon ' Snow introduisit les combattants.M.FF C.N ickers, avec de réels instincts de “Mike Jacob” remplissait le rôle de protecteur.M.Harry Gilbert garda avec beaucoup de vigilence les “One-Eyed Connolly” et surveilla les “Annie Oakley” avec un note de regret.Toutes nos félicitations à MM.Art.Dufour et Léo Vallée ainsi qu’aux autres membres du club pour leurs efforts et le travail qu’ils se sont imposé dans l’organisation d’un programme si bien réussi.Loyal Order of Moose Une assemblée générale du Loyal Order of Moose (Loge No 1696) aura lieu le 5 avril 1939.On procédera à l’élection annuelle des nouveaux officiers.Tous les membres sont instamment priés d'être présents à cette réunion.On profitera de la circonstance pour faire voir quelques films cinématographiques.Arvida Athletic Association I HE Annual General Meeting of the Arvida Athletic Association was held in the Arvida Gym Club, on Friday evening, March 24th.I he meeting was well attended — over I 50 members were present.1 he minutes of the last Annual Meeting were read by the Secretary, J.J.McCartin.A detailed financial statement covering the Association’s activities during the past two years was presented by Mr.J.Ed.Tremblay, Treasurer.Mr.M.G.Saunders, President, gave a resume of the activities and objectives of the Association, and also commented upon the facilities available for use of the members.I he President also stated that if the members used these more often, perhaps there would be justification for the acquisition of additional equipment and improvement in the Club.Mr.Jean Robert, very capably summarized, in French, the activities of the Association.Messrs.H.C.Vickers, J.J.McCartin and G.Castonguay were elected as Directors of the Association.Upon the conclusion of the business meeting, a Wrestling and Boxing programme was presented by the Officials of the Gym Club.I he result was as follows: WRESTLING Leo Vallée vs Jack Larouche — Draw.Young Paradis vs Young Levesque — Draw.J.B.Robin vs Tiger Tremblay — Draw Fred Bourgeois vs Guillaume Basque — Décision for Bourgeois.BOXING Labrie vs Labrie — Draw.I he main wrestling bout of the evening between Guillaume Basque and Fred Bourgeois was the highlight.Basque took the first fall in 1 5 minutes, Bourgeois the second fall in 2 minutes, and Leo Vallée, the referee, awarded the third fall to Bourgeois on a foul.Mr.A.I.Cunningham, with true “Arthur Donovan” technique, performed the functions of referee for the boxing contest.Mr.Reg.“Muldoon” Snow introduced the contestants.Mr.H.C.Vickers, with real “Mike Jacobs” instinct occupied the role of Promoter.Mr.Harry Gilbert kept a keen watchout for the “One-Eyed Connolly’s” and surveyed the “Annie Oakleys" with a note of regret.All praise and appreciation to Messrs.Art Dufour and Leo Vallée and other members of the Arvida Gym Club for their efforts in producing such a successful programme.At the general meeting of the Loyal Order of Moose (Lodge No.1696) to be held April 5th 1939, the Election of Officers for the coming year will take place.Every member is asked to make a special effort to attend.Motion Pictures will be shown at the conclusion of the meeting.H.C.VICKERS, Secretary. 4 Lu Sentinelle, 31 mars 1939 Mascarade La mascarade annuelle a eu lieu comme d'habitude le I 3 mars au cours de l’après-nud» et de la soirée.Le succès remporté mérite d'être mentionné.Les costumes étaient très intéressants, très orig’naux et la liste que nous donnons des personnes qui ont remporté des prix est là pour le prouver.Pour le plus beau costume les prix ont été mérité par MM.R.Ross.Isaac Lapterre.Jack Black; par mesdemoiselles Colette Potvin, Lnslev et Rachel 1 remblay.Les plus jeunes garçons qui furent remarquables par leur costumes furent MM.D.Snow et Robert Landry; parmi les jeunes filles, mesdemoiselles Rka I remblay et G.Della-donne.Le prix spécial a été accorde à M.Fred Landry.M.Raoul Maltais et mademoiselle Maltais ont remporté le prix destiné au couple le mieux costume, tandis que les prix destinés au costume le plus original furent accordes à mesdemoiselles Momsson et McCartin.\ oici la liste des gagnants des autres prix.COLR3E3; 1.—Filles — 8 à 10 ans: G.Marinacci, C.De!L- donne, P.McNutt.2.—Garçons — 8 à 10 ans: A.Tardif, R.Poirier, G.-H.Yeilleux.3.—Filles de moins de 8 ans; M.Body.4.—Garçons de moins de 8 ans: O.Moisan, H.Simard, D.Snow.5.—Garçons — 11 et 12 ans: \V.Gale, J.Ruzzin.E Ivanic.6.—Filles — 1 1 et 12 ans: L.Desjardins, R.Bélanger, M.McCartin.7.—Garçons — 13, 14 et 15 ans: L.Paquet, B.Kopriva, E.Rogers.8.—Filles — 13, 14 et 15 ans: P.Snow, M.Manfred, R.Bélanger.9.—Garçons— Course à relais: J.Ruzz.n, E.Ivanic et P.Kopriva.COURSES DU SOIR 1.—Jeunes gens — 16 à 19 ans: A.Chiasson, R.Saucier, R.Maltais.2.—Jeunes filles — 16 à 19 ans: P.Snow, A.Delîa-donne, J.Bélanger.3.—Messieurs: A.Chiasson, R.Larouche.4.—Demoiselles: P.Snow, E.Letourneau.5.—Course à relais pour messieurs: R.Maltais, G.Lamarche, P.Lafrance.Anecdote Un Anglais de Québec, du nom de Thompson, épousa une certaine Fanny Cooper le 6 décembre 1780.Il n’était pas très sentimental, si l’on en juge par la simple et courte entrée qu’il fait dans son journal au lendemain de see noces: “7th dec.1780: Wind east.Weather Cloudy and moderately Cold.” St.Patrick’s day concert THE Irish and other F.nglish-speaking Catholics of Arvida gave their annual Concert in honor of St.Patrick on March I 7th in the Auditorium of the St.Thercse School.An scellent musical and dramatic programme was enjoyed by a large audience.T~he comedy sketches, executed by the group of amateur actors and actresses whose talented acting we have witnessed on previous occasions, were full of wit and humor.T he St.Patrick Girls' Choir and other group singers sang tuneful Irish airs with pleasing sweetness.\ ocal solos were rendered by Miss B.Jean and Mr.J.Myler.and Cornet solos, with piano accompaniment, were played by Mr.Adjutor Pineault of 1 he Arvida Band.Miss Marie-Louise Tremblay and her orchestra, and as well, Mr.Joe Kapriva and his orchestra, furnished excellent instrumental music.Mr.C.H.Ross, in true gaelic fashion, p.ped Irish airs on his handsome set of bagpipes.At a matinee performance given on the preceding Saturday for the children, Mr.J.-M.Robert and Mrs.R.1 I.Rimmer gave a delightful violin and piano rendition of “Londonderry Air" and other Irish melodies.I he smooth velvety tones of Mr.Robert’s new violin and Mrs.R«m-mer’s delicate piano touch blended in pleasing harmony.Miss E.Levesque and her collaborators, who organized this entertainment, are indeed to be congratulated.On March 24th.at a meeting held in the St.1 lierese School, a society, known as “ ITie St.Patrick’s Social and Dramatic Society ”, was organized by the English-speaking Catholics of Arvida.I he aim of this society is to bring together all the English-speaking people of Arvida.The officers eLcted were: Mr.Jack McCartin, President; Messrs \\ .Goodwin and C.H.Ross, Vice- Presidents; M iss C.Doiron, Secretary and Mr.C.Condon, 1 reasurer.Ce qu’est un journal Le journal est un drôle de corps: plat comme une galette, et d’une maigreur telle qu’on voit le jour à travers.Le journal mène une vie exténuante.Il passe toutes ses journées au bureau, et pendant la plus grande partie de la nuit il voyage.Aussi a-t-il une mine de papier mâché.Le journal a des goûts de grands seigneurs.Il n’entend pas avoir de domestiques.Il a des pages.C’est beaucoup plus chic.C’est moyen âge.Bâtie un peu dans le style de la Bourse, la maison qu’habite le journal est d'un aspect singulier; ce n est pour ainsi dire, qu’une succession de colonnes.Négociant rusé, le journal possède beaucoup d'articles en magasin.Il y a certains articles dont il ne j>eut pas se défaire et qu’il conserve — comme on garde une maladie incurable — Ces articles sont chroniques.Le journal a une foule de correspondants qui lui écrivent tous les jours.Fort incorrect et mal élevé, le journal ne leur répond jamais.Mais il fait pis encore: il publie leurs lettres.Le journal est un sportsman médiocre.Son sport préféré est la pêche à la ligne.Le journal est sobre.Il mange quelques feuilles de chou.De temps en temps il boit un bouillon.Cependant il lui arrive de ne pas détester le canard.Le journal n’a pas beaucoup de sang-froid.Il se frappe facilement, et tous les jours, comme il a un peu de fièvre, il croit qu’il va mourir.Il annonce alors que sa dernière heure est arrivée. La Sentinelle, 31 mars 1939, Supplément L'oeuvre des Oblats au Saguenay Ces faits sont trop connus pour que je nie permette ci insister.Qu’il inc suffise de rappeler, pour compléter le tableau de notre Saguenay en 1844, qu’en six ans, les rives de la Grande-Baie s’étaient couvertes d’une population de I lès de 3,000 âmes (colons, agriculteurs ou bûcherons au service de la maison Price; qu’à Chicoutimi, s’ébauchaient deux villages, l’un de 1 à 800 âmes déjà à la rivière du Moulin, l’autre au Bassin, autour des moulins à scie construits par Peter McLeod; qu’en plus de ces postes principaux, des moulins et des villages s’échelonnaient le long du ISaguenay de I adoussac à Chicoutimi; à l’Anse-à-1 Lau, aux Petites-Iles, à l’Anse-au-Cheval (près de l’Anse-St-I.tienne), à l’Anse-St-Jean et à l’Anse-à-Pelletier.M ais après l’incendie, il fallait agir.C’était 3,000 personnes sans abri et sans pain.Dès le lendemain, le P.Honorât partait en chaloupe pour Charlevoix et Québec, pour organiser les secours.Son action fut si prompte que les gens purent semer de nouveau et se préparer la plus belle lécolte qu’ils aient encore eue.Cette même année 1846, profitant du travail opéré par le feu au Grand-Brûlé, le vaillant P.Honorât poussait la colonisation dans cette direction.11 acquérait lui-même plusieurs lots de terre et faisait construire une chapelle sur le site de l’église actuelle.Peu après, un moulin pour la farine et une scierie pour le bois venaient compléter l’organisation.I ne paroisse était née: Notre-Dame-de-Laterrière.Déjà le P.Honorât, débordé par le soin des âmes, avait demandé l’aide de prêtres séculiers.En 1846 il en reçut deux: l'abbé Lazare Marceau, qu’il chargea de Tadoussac et des missions voisines, et l’abbé Jean-Baptiste Gagnon, à qu: il confia la desserte de Chicoutimi.Au printemps de 1847, une autre chapelle surgissait à Chicoutimi, cette fois pour accommoder la population qui s’établissait du Bassin au Rocher-de-la-Viei!!e.Le projet eut le tort de ne pas convenir au “Roi du Saguenay’’, le fameux Peter McLeod.La lutte fut dure entre le champion de Dieu et.l’autre.Au cours d’une entrevue qui fut longtemps célèbre (le 20 mai) le Père reçut l’ordre de se faire tordre le cou par McLeod et Jean Deschênes.Mais la chapelle fut construite.Elle s’élevait à l’ouest du bureau de poste actuel de Chicoutimi.Elle hérita du titre de Sl-François-Xavicr, et fut l’ancêtre de la cathédrale.La défense des intérêts des âmes ne se fait pas sans rencontrer des contradictions.Le P.Honorât en subit sa lourde part: fatigué il demanda son rappel en 1849.Ï1 partait au mois d’octobre de cette année, laissant une réputation de dévouement et de sainteté qui dure encore.Le P.Flavien Durocher le remplaça comme Supérieur.Jusque là, il avait été le missionnaire des Montagnais.C’était sa vocation.Il était entré chez les Oblats, à 44 ans, expressément pour devenir missionnaire des Sauvages.On connaît la vie pénible du missionnaire chez les sauvages.La célèbre description qu’en a faite le Père de Cres-pieul est vraie pour tous les temps.Dès son arrivée, le P.Durocher était venu rencontrer les Montagnais de Chicoutimi.Il s’était fixé parmi eux, et avait mis tant d’ardeur à l’étude de leur langue, qu’en quelques semaine, il l’avait apprise assez pour prêcher.Remarquant l’attrait particulier de nos sauvages pour le chant, il leur composa un recueil de cantiques, que la belle voix du P.Fisette, son premier compagnon, rendait avec un incomparable succès.Après un second hiver, passé cette fois avec ceux de la Po:nte-des-Monts (Côte-Nord), il dressa un nouveau dictionnaire montagnais et rédigea un catéchisme.Le zèle du P.Durocher était tel qu’il oubliait, semble-t-il, les souffrances physiques et les fatigues accablantes de son métier.Une seule chose lui arrachait des plaintes: c’était la douleur de voir ses chers sauvages de Chicoutimi et du Lac-St-Jean assaillis par l’infernal fournisseur de boisson ou par la propagande protestante.Et chaque retour à la tempérance lui inspirait un cri de triomphe.A part les quatre ans, de 1849 à 1833, qu’il fut Supérieur à la Grande-Baie, (et même pendant ce temps), le P.Durocher fut au service des Montagnais.On l’a vu dans un seul hiver parcourir 200 lieues pour visiter 1 30 familles.Du Lac-St-Jean au Labrador, toutes les chapelles l’ont vu.Celle de Betsiamits l’a eu pour architecte; le Lac-St-Jean lui en doit une, construite en 1853.Les sauvages, qui lui rendaient son affection, l’appelaient Kattsheillnius, “Le Vieillard”; car ils ne l’avaient vu qu’en cheveux gris, et il fut au poste jusqu’à 76 ans.L'apôtre Oblat des Montagnais mourut à Québec le 6 décembre 1876.Son premier compagnon, le P.Fisette, fut remplacé en 1845 par le P.André Garin.Il devait entrer peu après chez les Trappistes.Il repose maintenant en Algérie.Le P.Bourassa semble avoir été bien actif; on le trouve partout.Les Rapports des Missions nous le montrent surtout chez les Algonquins du St-Maurice.Il finit par s’arrêter, car il devint curé de Montebello.Neuf apôtres figurent à côté de ces quatre pionniers dans les annales de la Grande-Baie.Ce sont les PP.Garin Grenier, Gauvin, Arnaud, Babel, Sallaz, Pinet, Eusèbe Durocher (frère de l’autre) et le Frère Jean O’Brien.L°s Oblats quittèrent St-Alexis le 1er octobre 1853.Leur point d’attache était désormais Saint-Sauveur de Québec.Mais ils gardèrent les missions sauvages de la Côte-Nord et du Lac-St-Jean, Sur la Côte-Nord, ils avaient établi, dès 1851, une résidence aux Escoumains, afin d’être plus à portée des autres missions.Deux ans plus tard, ils transportaient leur capitale à Betsiamits.Ils desservaient de là les Ilets-de-Jérémie, Godbout, Sept-Iles, Mingan, Natashquan, et les postes de moindre importance.Il faut lire dans “Labrador et Anti-costie” la description que fait de ce royaume apostolique la fine plume de M.l’abbé Huard.(À SUIVRE) Bibliothèque et Archives nationales Québec La Sentinelle Page(s) blanche(s)
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