La revue de Terrebonne, 18 février 1971, 2e cahier
r v_ LA VILLE DE MASCOUCHE 2e CAHIER - JEUDI, LE 18 FÉVRIER 1971 MASCOUCHE; UNE VILLE “NEUVE” DBA RICHE DE PLUS DE 200 ANS-1.Cette vue aérienne nous fait voir une large partie du territoire de Mascouche.D'une échelle de 3,000 pieds au pouce, cette photographie permettra à nos lecteurs de reconnaître quand même plusieurs éléments de cette nouvelle ville.Ainsi, on remarquera le tracé sinueux de la rivière Mascouche, de même la li^te boisée qui marque la bordure du coteau (en gris foncé).A gauche, è mi-hauteur de cette photo, on reconnaîtra sûrement le tracé des rues du Plateau Normandie et du secteur "Greenwich".Juste un peu plus bas, le grand espace blanc permet d'identifier le terrain du Club de Golf.En haut de la photo on distingue las terres en culture de la Côte Georges, tandis qu'en bas.au centre, on peut reconnaître aisément la concentration de maisons que représente le village et en bordure de l'image, on voit la route 18, dans le secteur de la "Côte St-Philippe".Il est à noter que lorsque cette photo fut captée par l'appareil, en 1969, la route 25 n'était pas encore complétée, c'est pourquoi on ne la voit pas sur la photo.Bien que ne couvrant pas toute l'étendue du territoire de Mascouche, cette vue aérienne permet de constater qu'il y a amplement de place pour le développement domiciliaire et autre è Mascouche.(Photo: Photop-aphic Surveys Inc.(Mtl.).0772 Page 2 LA REVUE DE TERREBONNE, jeudi 18 février 1971 Merci à tous! Mascouche.en 1885 La réalisation de ce cahier témoigne de la popularité et de la bonne renommée de Mascouche.Il y a quelques semaines à peine, nous avons projeté de réaliser ce travail et comptions produire à ce moment un cahier de huit pages.Nous avons fait appel à la collaboration des hommes d’affaires et des commerçants de Mascouche et celle des corps publics et des professionnels qui transigent avec cette ville.Le résultat a dépassé toutes nos espérances; aussi ce n’est pas huit, mais bien seize pages que nous présentons à nos lecteurs et si nous avions eu plus de temps nous aurions pu faire bien davantage tellement la réponse a été spontanée à notre appel.Mais, la réalisation d’un cahier de ce genre, ne se limite pas à la publicité; il a fallu compter sur la collaboration et la générosité de dizaines de personnes pour récupérer la documentation qui nous était nécessaire.Encore là, le résultat dépassa toutes nos espérances et le tout a pu être réalisé en un temps record.Ceci prouve hors de tout doute que la ville de Mascouche jouit de la “cote d’amour” de ses résidents et ses administrateurs peuvent s’en enorgueillir.Nous dédions donc, ce cahier à la population de cette ville et à tous ceux qui nous ont aidés, de près ou de loin à le réaliser.Pierre Vigneault.Dr Gilles-E.Chaput, B.A., D.C.DOCTEUR EN CHIROPRATIQUE ÉPI : 'iètî l'JètfW'tk r'Tjti.1» ÿ’M KjfSPS ; 1 9F \rWSI - 3ar , ifc 'ag.jliF?wF V - I mü rv-yp a Tl 1 «il ini SvljiL RAYONS-X SUR RENDEZ-VOUS 2933 STE MARIE MASCOUCHE TEL : 474-2981 Cette photo constitue sans doute un document unique au Québec.On y voit en effet, l'ancienne église de Mascouche, peu de temps avant qu'elle ne soit démolie, en 1885.On remarquera que l'église actuelle était déjà construite, ce qui permit au photographe de capter cette image que l'on voit rarement.Cette ancienne église avait été construite en 1750 et on avait dû la démolir car elle n'était plus suffisamment grande pour y accueillir tous les fidèles.(Nos remerciements à Mlle Renaud pour ce précieux document!.COMMANDES TÉLÉPHONIQUES ACCEPTÉES MARCHE MARKET LIVRAISON GRATUITE TIMBRES RÉGAL AVEC LES HOMMAGES DE MARCHÉ BÉLANGER 2357, boul.St-Henri Mascouche Bière et Porter 474-2870 LA VILLE DE TERREBONNE Félicitations et meilleurs voeux de succès à nos voisins w LA REVUE DE TERREBONNE, jeudi 18 février 1971 Page 3 L'origine des municipalités de la province de Québec Quelques maires de Mascouche avant 1901 LES MUNICIPALITES telles que nous les connaissons n’ont pas toujours existé.A l’origine de la colonie les Français avaient importé de leur pays le système féodal et jusqu’à la conquête de 1760, ce fut le mode de gouvernement qui resta constamment en vigueur.Le seigneur, sous l’autorité du gouverneur, avait une autorité dont on se fait difficilement une idée de nos jours.Il avait le droit de haute et basse justice sur ses censitaires, voyait à tout et dirigeait tout, dans l’ordre civil comme dans l’ordre militaire.Au début de la colonie, tout était à faire et on chercha des modes d’administration propres à établir des mesures sécuritaires et faire face au plus urgent.C’est alors que surgirent les syndics dont les fonctions se bornaient à servir d’intermédiaire dans les rapports des habitants avec les gouverneurs et à exercer une certaine autorité dans l’administration des affaires publiques.Us exerçaient aussi un certain contrôle et prélevaient des impôts.L’inspection des grands chemins et des ponts publics fut ensuite confiée aux baillis et sous-balllis.Puis, en 1777, en vertu d’une ordonnance du gouverneur et du Conseil législatif, surgit ce personnage important qu’on appelait le grand-voyer; on aura ensuite les députés grands-voyers, des sous-voyers et des inspecteurs.Comme on vient de le voir, sous le régime français on ne connaissait pas les municipalités.Tout était sous l’autorité centrale: le Conseil souverain et l’Intendant.De 1608 à 1663, le gouverneur administrait presque seul la colonie; de 1663 à 1759, date de la cession à l’Angleterre, les affaires publiques étaient sous le contrôle absolu du Conseil souverain et de l’Intendant royal.En 1663, une ordonnance très importante était accordée qui commandait aux habitants de Québec de s’assembler pour élire un maire et deux échevins.Garneau nous dit qu’ils “étaient des officiers municipaux élus pour conserver les droits de ia communauté et les intérêts publics”.Us étaient au nombre de trois, élus respectivement par les habitants de chacun des arrondissements de Québec, Trois-Rivières et Montréal.Ce fut le premier Conseil municipal en Amérique.Ce corps municipal sembla prendre une grande importance, par ses relations avec les habitants et les sympathies qu’il y éveillait.On comprend pourquoi les hauts fonctionnaires suscitèrent toutes sortes de difficultés à ce Conseil, en restreignant ses pouvoirs.Ces entraves obstinées entraînèrent la démission forcée des échevins.LE REGIME MILITAIRE Après la conquête, la population fut régie, de 1760 à 1764, par le régime militaire absolu.En 1774, c’est le Conseil législatif, nommé par le gouverneur, qui prit la direction des affaires municipales.En 1777, on voit réapparaître le grand-voyer.En 1793, sous le gouvernement de lord Dorchester, des magistrats appelés juges de paix furent nommés dans les villes et les principaux villages.C’est vers cette époque que furent constitués les capitaines de milice qui exerçaient sous la dépendance immédiate du gouverneur et de son conseil, un droit de police pour assurer l’ordre et la pane.Suite décrit ainsi le rôle de la milice: “Il y avait un capitaine dans chaque paroisse un peu peuplée”.LES PREMIERES CHARTES Québec et Montréal furent incorporées en municipalités par chartes spéciales en 1832.II en fut de même à Trois-Rivières, en 1857.L’érection des districts municipaux, gouvernés par des corps investis de pouvoirs eut lieu en 1845 et la substitution des conseils de paroisses par les conseils de comtés fut sanctionnée par la loi du 28 juillet 1847.Cette nouvelle loi fut votée sous lord Elgin> (1847-1854).Sous Sir Edmund Head, en février 1833, l’acte des municipalités est voté.II est la base même de notre régime municipal actuel dans la province.Les villes et villages sont répartis en corporations de paroisses régies par des conseils d’échevins (ou de conseillers) et par le maire, tous élus par le peuple.Cet acte de 1855 est resté en vigueur jusqu’à l’adoption du Code municipal, le 2 novembre 1871, sauf pour ce qui regarde les cités et villes constituées par statuts spéciaux.L’Acte des municipalités et des chemins du Bas-Canada (18 Victoria, ch.100) constitue une étape majeure dans la mise en place de notre régime municipal actuel.Elle fut refondue en 1860 et l’on y ajouta certaines dispositions.Un détail que nous remarquons en passant; le secrétaire-trésorier avait alors l’obligation de présenter au conseil une reddition de comptes à tous les six mois, soit le 30 juin et le 31 décembre.La loi refondue, plus aérée que celle de 1855, se divise en quatre parties: .La première a trait aux corporations municipales surtout, à leur organisation, à leurs pouvoirs et à leurs fonctions: .La deuxième partie concerne principalement la voi- Eloi Jeaimotte.maire en 1883.De 1893 à 1897.Ulrfc Crépeau, maire en 1888.rie, les ponts et autres travaux publics; .La troisième partie porte sur les cotisations imposées sur les propriétés et sur la manière de les percevoir; .La quatrième partie se rapporte aux amendes, actions, appels et contient différentes dispositions déclaratoires, temporaires et spéciales.J.-I.Brien.maire en 1892 et 1893.LES LOIS Les deux principales lois qui gouvernent presque toutes les corporations municipales de la province datent de la fin du siècle dernier.Le premier Code municipal est entré en vigueur le 2 novembre 1871.En 1916, ia Législature en a adopté un nouveau.La première “Loi des villes”, d’autre part, date de 1876.Elle a été remplacée, en 1903 par la “Loi des cités et villes”.Celle qui est actuellement en vigueur a été adoptée en 1922.Elle a été constamment remaniée depuis.Il existe, outre ces deux lois organiques, d’autres lois qui concernent les municipalités.On les trouve dans les statuts refondus de la province.Hommages de LEROUX, LEROUX, NANTEL, PAPIN ET ASSOCIÉS Ingénieurs-conseils Les estimateurs professionnels Leroux, Beaudry, Picard et Assosiés Inc.110, Place Crémazie Montréal 384-4220 Les membres du conseil de Mascouche photographiés à la table autour de laquelle üs délibèrent et préparent les assemblées publiques.M.Léo Dupuis, M.Gérard Page, M.le maire Gifles Forest, M.Maurice Turcot, M.Thomas Wood, M.Donat Laroche, et M.Eugène Samson photographiés dans les nouveaux locaux au sous-sol du secrétariat.AVEC LES HOMMAGES DE Beauregard & Frère Enr.Normand Beauregard, prop.Terrassement avec beMoiers et loaders Vente et transport de terre, sable, gravier EXCAVATION - ASPHALTE Pelouses, arbustes, fleurs, rocailles 2316 St-Henri, Mascouche 474-2580 - 474-2820 Hormldas Duval, maire en 1929 et 1931 Page 4 LA REVUE DE TERREBONNE, jeudi 18 février 1971 Les maires de Mascouche depuis 1901 Cléophas Allard, maire de 1902 à 1900.Joseph Alexander, maire de 1915 à 1917 Joseph Archambault, maire en 1909 Eugène Allard, maire en 1917 Charles-Alphonse Beaudoin, maire en 1910 et 1911 Ferdinand Beausoleil, maire de 1921 à 1929 Uldaric Corbeil, maire en 1901; de 1906 à 1909.Clovis Roy, maire en 1913 Oscar Dupras, maire de 1918 à 1921 Zotlque Gauthier, maire en 1912 et 1914 Cléophas Lamarche, maire en 1911 Joseph Guilbault, maire de 1931 à 1937 Pacifique Duval, maire de 1937 à 1945 AVEC LES (031PLMMK\TS «fi BRIEN 5-10-15 2995 Ste-Marie (en face de l'église) 474-2223 Cadeaux, jouets, articles ménagers, articles de classe, vêtements, menus articles, laine phentex, etc.&/
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