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Titre :
La vie des communautés religieuses /
Revue publiée à l'intention des membres des communautés religieuses catholiques. Elle aborde amplement les questions théologiques et vocationnelles et les enjeux d'adaptation aux changements sociaux. [...]

À consulter : Site Web de la revue, incluant un index de La vie des communautés religieuses (1942-2006).

Éditeurs :
  • Montréal :RR. PP. Franciscains du Canada,1942-2006,
  • Montréal :RR.PP. Franciscains de la Province St-Joseph au Canada,
  • Montréal, Québec, Canada :La vie des communautés religieuses,
  • Nicolet, Qué., Canada :publiée par un consortium de congrégations religieuses du Québec
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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La vie des communautés religieuses /, 1944-01, Collections de BAnQ.

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XVI Ei COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES Vol.II, n.5 MONTRÉAL Janvier 1944 SOMMAIRE SPIRITUALITÉ Nérée-M.Beaudet Conseils et perfection.129 Cardinal Mercier La mortification chrétienne.133 DROIT DES RELIGIEUX Guy-M.Brisebois Les règles monastiques.143 Paul Charron Les biens des institutions religieuses.146 CAT ÉCH ÉTIQUE Sr S.M.du Perpétuel Secours Une leçon de catéchisme 150 DIÉTÉTIQUE Sr Barcelo Les jours de jeûne.154 Consultations — Chronique — Comptes rendus ADMINISTRATION- C.P.1515 (PL.D'ARMES) - RÉDACTION: 3113 AVE.GUVARD MONTRÉAL La VIE des COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES Publication des RR.PP.Franciscains du Canada Paraît le 15 de chaque mois, de septembre à juin, en fascicule de 32 pages.Abonnement: $1.25 par année.Cette revue est imprimée en vertu du certificat No 164 de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre.Enregistré au Canada comme matière postale de seconde classe.¦ Rédaction : 3113, avenue Guyard, Montréal.Administration : C.P.1515, Place d'Armes, Montréal.Directeur : R.P.Adrien-M.Malo, O.F.M.Conseil de direction : S.E.Mgr J.-C.CHAUMONT, vicaire délégué pour les communautés religieuses.Mgr Ulric PERRON, vicaire délégué pour les communautés religieuses.Mgr J.-H.CHARTRAND, vicaire général.Secrétaire : R.P.Jogues MASSÉ, O.F.M.Administrateur-gérant : M.J.-Charles DUMONT.Avis concernant les Consultations.1.— Le service des consultations ne tiendra compte que des lettres qui porteront une signature.2.— La revue ne publiera que les consultations réunissant les conditions suivantes: Présentations, par les supérieurs, sauf les consultations par les prêtres ; Utilité pour le bien général de la revue ; Absence d'opposition du consultant.Nihil obstat : Imprimatur : Hadrianus MALO, O.F.M.f Josephus CHARBONNEAU Censor ad hoc.Arch.Marianopolitanus Marianopoli, die 31a decembris 1943. SPIRITUALITE consens €T peRfecTion Après avoir étudié le rôle des vertus théologales et celui des vertus morales dans la perfection, cherchons celui des conseils.La perfection consiste-t-elle à pratiquer en plus des commandements les œuvres de pur conseil ?Quel est le rôle précis des conseils dans l’acquisition de la sainteté ?« Conseils » peut s’entendre en deux sens : ou bien de la bonne action qui n’est pas commandée et qui peut s’omettre sans péché ; ou bien du genre de vie caractérisé par l’observance des conseils évangéliques : pauvreté, chasteté et obéissance.Le rôle des conseils diffère selon l’une ou l’autre acception du mot.Donnons les deux solutions.Le conseil entendu dans le premier sens se rapproche beaucoup, et pour la définition et pour l’importance, de la vertu morale dont nous avons traité dans le dernier article.La vertu comporte divers degrés de perfection.Un minimum est absolument requis pour conserver la vie de la grâce et conséquemment fait l’objet d’un commandement.Ce premier degré dépassé, il s’ouvre à l’âme généreuse une carrière très vaste s’étendant jusqu’au point sublime atteint par les saints dans le détachement, la patience, la mortification, le dévoûment, la piété même.On appelle conseil les œuvres des vertus, actions ou omissions, qui dépassent les commandements.Les inspirations de la grâce sont des conseils.Or nous cherchons s’il est possible de mener une vie chrétienne parfaite sans dépasser le commandement, ou bien s’il faut absolument pratiquer la vertu au delà du minimum prescrit sous peine de péché.La réponse des théologiens est unanime.On peut avec le R.P.J.de Guibert, S.J.la formuler comme suit : (( La pratique des conseils dénote avec certitude l’entière possession de l’âme par la charité et par suite une haute perfection, si les actes des conseils sont nombreux, généreux, variés selon les diverses vertus, et si cette pratique se rencontre avec l’accomplissement fidèle des devoirs communs et propres »x.Cette proposition énonce des vérités capitales.D’abord, que la première perfection se 1.Theologia spiritualise p.78. 130 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES trouve dans le devoir accompli.Il faut savoir qu’il n’y a pas, de soi, plus de mérite dans le conseil que dans le devoir strict, car le plus grand mérite dépend du plus grand amour qu’on met dans sa vie et non pas de la nature de l’œuvre accomplie.Cependant le signe certain d’une vie parfaite, et il n’y en a pas d’autre, se trouve dans la générosité qui va dépasser le commandement strict.« Impossible en effet de rencontrer une charité intense, une charité qui anime et commande toute la vie, sans la pratique d’un grand nombre d’œuvres nullement obligatoires ; ces œuvres sont des moyens, des conditions, le résultat de cette charité intense ))2.A moins de faire des prières, des sacrifices, ou de prendre d’autres moyens non strictement commandés, on n’évitera même pas le péché mortel ; à plus forte raison commettra-t-on le péché véniel et restera-t-on loin de la perfection ?Le conseil serait-il donc obligatoire ?Contradiction ! — Contradiction dans les mots seulement non dans la chose.Les œuvres de conseil prises individuellement restent libres, car sans les accomplir il est possible d’aimer Dieu.Mais prises dans l’ensemble il faut absolument en pratiquer un certain nombre même pour se sauver.C’est le sens familier du mot conseil même dans l’ordre temporel.On dira à quelqu’un : Vous n’êtes pas obligé à ceci ou à cela, mais si vous ne le faites pas ce sera fort difficile de réussir ; tellement difficile que si vous ne prenez jamais de ces moyens conseillés vous ne réussirez certainement pas.Enlevez des règles religieuses tout ce qui n’est pas strictement exigé par les commandements de Dieu et la loi naturelle, il restera peu de choses ; mais aussi peu de vertus, peu de vie intérieure, peu de sens chrétien.A tel point que certains théologiens, et des autorités, soutiennent que dans le concret il n’existe pas de conseils, car il serait impossible de refuser consciemment un acte meilleur sans pécher soit par paresse, sensualité ou autre mobile peccami-neux.L’opinion semble exagérée, mais il y a évidemment du vrai dans ses raisons et la conclusion pratique, à peu de nuances près, est unanime : Ardent amour de Dieu et générosité dans la pratique des vertus et des conseils sont inséparables.Cette conclusion qui s’applique au conseil entendu dans le premier sens ne saurait valoir pour le conseil dans le second sens.2.Ibidem, p.76. CONSEILS ET PERFECTION 131 « La pratique effective des trois conseils évangéliques n’est pas obligatoire ni indispensable pour arriver à la perfection, mais c’est un moyen très convenable pour arriver plus sûrement et plus rapidement au but »3.La pratique effective n’est pas indispensable : des exemples illustres le démontrent : des personnes riches, sans supérieur immédiat ou mariées, telles un saint Louis, une sainte Elisabeth de Hongrie, une bienheureuse Anna Maria Taïgi sont parvenues à une haute sainteté.Que cette pratique soit un moyen très précieux, une voie plus sûre, plus facile, plus efficace de perfection, de cela l’évidence apparaît dans la légion des religieux canonisés, dans la volonté de l’Eglise d’imposer le célibat au clergé et de voir « tenu en grand honneur l’état religieux ))4.Indispensable cependant est /’esprit des conseils évangéliques pour tendre à la perfection.Ce qui se démontre facilement.Tous les conseils, comme l’enseigne saint Thomas5, pourraient se ramener aux trois conseils évangéliques ou plus exactement à l’esprit des trois conseils.La charité rencontre trois grands obstacles, ce sont les trois concupiscences dénoncées par saint Jean.Détruisez ces trois péchés capitaux, non seulement la mort disparaîtra mais la charité va se trouver en présence d’une nature souple, docile, empressée à exécuter tous ses vouloirs.L'arme qui brise Jes trois concupiscences c’est l’esprit des trois conseils évangéliques : l’esprit de pauvreté libère le cœur de l’amour des biens de la terre ; l’esprit de chasteté, de l’amour sensible et sensuel ; l’esprit d’obéissance, de l’amour et de la volonté propres.Et comment le cœur libre ne se donnera-t-il pas tout entier à son amour, à Dieu ?Le cœur n’est plus partagé mais tout entier à Dieu6.L’esprit des conseils évangéliques et les conseils entendus dans le premier sens sont donc une même chose et font partie intégrante de la perfection chrétienne.La doctrine des conseils appartient à la théologie comme un élément essentiel.Préceptes et conseils se complètent mutuellement pour fournir une règle de vie chrétienne.Les préceptes for- 3.Garrigou-Lagrange, Les Trois Ages de la vie intérieure, t.I, p.282 4.Can.487 ; 5.I - II, q.108, a.4 ; 6.1 Cor 7, 32-34. 132 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES ment un cadre rigide qu’on ne peut franchir sans mourir ; les conseils, beaucoup plus souples, s’adaptent à cette chose infiniment mobile qu’est la vie.On pourrait définir le précepte : la loi ! Connaît-on du conseil une plus belle définition que celle de saint Paul : (( La loi de la vie )> ?C’est dire l’importance des conseils, sans méconnaître celle des préceptes, base indispensable de toute règle de vie.C’est ainsi qu’il y a du vrai dans ces deux propositions, pourtant incomplètes l’une et l’autre : (( Qui ne pèche pas mortellement possède la vie de la grâce )) ; (( la seule loi de la vie c’est l’amour » — l’amour a besoin d’un point de repère, le précepte ; et l’observance des commandements d’une âme, l’amour.Cela est tellement vrai qu’on peut le faire toucher du doigt en posant une question pratique : le religieux qui observe parfaitement sa règle, laquelle renferme un ensemble accompli de conseils, peut-il, doit-il tendre encore à mieux faire ?Oui et non.Théoriquement, non ; car il est parfait celui qui vit parfaitement sa règle.Et pourtant montrez-moi un religieux fidèle à sa règle qui ne fasse pas plus qu’elle n’exige en toutes vertus : piété, pauvreté, obéissance ! Saint Paul a fixé divinement la doctrine : au-dessus de toute loi formulée, même la règle, commande la plus puissante, la plus vivifiante, la plus exigente de toutes les lois : (( La loi de l’Esprit de la vie dans le Christ-Jésus7 ».Montréal Nérée-M.Beaudet, O.F.M.Plus, Raoul, S.J., Dieu en nous.Lettre-préface du R.P.Foch.Toulouse, Apostolat de la Prière, 1919.(Réimpr.Montréal, Granger Frère, 1943).19.5cm.225pp.85s.La vraie piété consiste dans un esprit animant une vie.Cet esprit doit être fondé sur le dogme.« Or on imaginerait difficilement, écrit le R.P.Foch dans la préface, une forme de surnaturel plus concrète, plus saisissante que le mystère de Dieu en nous.Autant de fois les âmes sauront en exploiter la vertu, autant de fois elles se metteront en état de vérifier ce que saint Paul disait : « Dieu nous fait toujours triompher en Jésus-Christ ».Il faut se réjouir de cette réimpression canadienne qui permettera à un plus grand nombre d’âmes de s’inspirer de cette doctrine vivifiante.Côt*-d»s-Neiges, Montréal Jogues Massé, O.F.M.7.Rom 8,2. SPIRITUALITE Lfi mORTIFICRTIOn CHR€TI€nn€ Ces pages sur la « Mortification Chrétienne » sont la synthèse de ce qu’on a écrit de mieux à ce sujet.Nous les devons à Son Éminence le Cardinal Mercier, qui, il y a cinquante ans, les écrivit pour les Aspirants au Sacerdoce dont il était le Directeur.Loin d’avoir perdu de leur valeur, elles n’ont fait que gagner.C’est, en les mettant en pratique, que le vénéré et saint Cardinal défunt s’est élevé sur les sommets de la perfection chrétienne.Nous nous faisons un devoir de les recommander vivement aux âmes pieuses, certain d’être ici l’écho de la grande voix qui vient de s’éteindre.Chanoine DE JONGE, Directeur spirituel du Grand Séminaire de Mali nés.La mortification chrétienne a pour but de neutraliser les influences malignes que le péché originel exerce encore dans nos âmes, même après que le baptême les a régénérées.Notre régénération dans le Christ, tout en annulant complètement le péché en nous, nous laisse cependant fort loin de la rectitude et de la paix originelles.Le Concile de Trente reconnaît que la concupiscence, c’est-à-dire la triple convoitise de la chair, des yeux et de l’orgueil, se fait sentir en nous, même après le baptême, afin de nous exciter aux glorieuses luttes de la vie chrétienne.C’est cette triple convoitise que l’Ecriture appelle tantôt le vieil homme, opposé à l’homme nouveau qui est Jésus vivant en nous et nous-mêmes vivant en Jésus, tantôt la chair ou la nature déchue opposée à l’esprit ou à la nature régénérée par la grâce surnaturelle.C’est ce vieil homme ou cette chair, c’est-à-dire l’homme tout entier avec sa double vie morale et physique, qu’il faut, je ne dis pas anéantir, car c’est chose impossible tant que dure la vie présente, mais mortifier, c’est-à-dire réduire pratiquement à l’impuissance, à l’inertie et à la stérilité d’un mort ; il faut l’empêcher de donner son fruit, qui est le péché, et annuler son action dans toute notre vie morale.La mortification chrétienne doit donc embrasser l’homme tout entier, s’étendre à toutes les sphères d’activité dans lesquelles notre nature est capable de se mouvoir.Tel est l’objet de la vertu de mortification : nous allons en indiquer la pratique, en parcourant successivement les manifestations multiples d’activité dans lesquelles se traduit chez nous : 134 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES I.— L’activité organique ou la vie corporelle.IL— L’ activité sensible, qui s’exerce soit sous forme de connaissance sensible par les sens extérieurs, ou par l’imagination, soit sous forme d’appétition sensible ou de passion.III.—L’ activité rationnelle et libre, principe de nos pensées et de nos jugements et des déterminations de notre volonté.IV.— N ous considérerons ensuite la manifestation extérieure de la vie de notre âme, ou nos actions extérieures.V.— Et enfin l’échange de nos rapports avec le prochain1.I.— Mortification du corps 1.Bornez-vous, autant que possible, en fait d’aliments, au simple nécessaire.Méditez ces paroles que saint Augustin adressait à Dieu : Car les Gouvernements sont-ils des modèles de saine administration ?Une autre se demande « si le Gouvernement accepterait aux mêmes conditions l’administration des hôpitaux, des refuges, et surtout de Saint-Jean-de-Dieu ?» Mais abandonner l’administration des institutions religieuses au Gouvernement ne serait-ce pas tomber dans une des pires sortes de socialisme d’Etat ?D’ailleurs, les biens des institutions religieuses sont des biens ecclésiastiques qui relèvent canoniquement de l’autorité religieuse.Le Gouvernement ne peut s’en emparer sans léser le droit de l’Eglise.De plus, l’autorité religieuse surveille étroitement selon les prescriptions du droit canonique, l’administration de ces biens.Elle a droit de surveillance et toute institution doit lui faire un rapport annuel de ses comptes.Sans confier au Gouvernement l’administration des biens ecclésiastiques, ne faudrait-il pas du moins la confier à des commissions de laïques ?La chose existe déjà pour les biens des fabriques qui sont administrés par les marguilliers sous la présidence du curé et la vigilance de l’Ordinaire.Ne faudrait-il pas généraliser cette discipline et l’étendre à l’administration des biens de toutes les institutions religieuses ?Nous croyons que pas plus que le Gouvernement, les commissions de laïques ne rendraient les finances des institutions religieuses plus prospères et plus sûres.Au contraire, sans leur donner plus de droits à la confiance du public, elles obéreraient davantage leurs comptes de dépenses.Elles flatteraient tout au plus ces gens qui en ont contre tout ce qui est ecclésiastique, qui aiment à critiquer l’Eglise et ses institutions, qui acceptent pour argent comptant tout ce qui flétrit son nom et qui manquent ou de connaissance ou de caractère pour réfuter ou refuser de croire les calomnies inventées par ses ennemis.Montréal Paul Charron CATÉCHÉTIQUE une Leçon De cmécHisme J I.— Fiche guide pour la préparation des leçons I.— BUT INTELLECTUEL.—Qu’est-ce que je veux enseigner à mes élèves ?Quel fait d’Evangile ou d’Ecriture Sainte peut æ) ou amorcer la leçon de ce jour, b) ou prouver la vérité à enseigner, c) ou concrétiser mon enseignement catéchistique, d) De quel matériel ai-je besoin pour rendre plus facile et plus attrayante ma leçon de catéchisme : images, tableaux, chœurs parlés etc.?e) Quels procédés de comparaison puis-je employer pour rendre mon enseignement plus vivant ?II.— BUT MORAL.—Qu’est-ce que je veux obtenir au point de vue : VIE SURNATURELLE ?ou comment utiliser cette leçon pour le développement de la vie surnaturelle chez mes élèves ?III.— LEÇON PROPREMENT DITE.IV.— RÉFLEXION.— Faire, avec les élèves, quelques minutes de réflexion sur les idées exprimées à la leçon de catéchisme.On peut procéder par questions.Finir par une résolution ou un conseil, ou un mot d’ordre, ou une pensée ou une courte prière.V.— DEVOIRS ÉCRITS.— a) Résoudre une question de recherche, b) ou chercher le texte évangélique en rapport avec la leçon, c) ou résoudre des questions de contrôle, d) ou faire une page dans le cahier de catéchisme, (classeur) N.B.Cette fiche guide est faite d’après Quinet.Le développement ou la leçon proprement dite est d’après Enseignement du catéchisme par /’Evangile de Mgr Yelle. UNE LEÇON DE CATECHISME 151 II.Développement.Expérience J’avais à expliquer le catéchisme à des élèves d’une classe auxiliaire.A mon entrée, on m’avertit qu’elles ne sont pas attentives bien longtemps, d’ordinaire, cinq minutes d’attention, c’est tout ce que l’on en peut attendre.La question du jour était : Qu’est-ce que la Sainte Eucharistie ?— La sainte Eucharistie est un sacrement.— Vous, mademoiselle, qu’est-ce qu’un sacrement ?— Un sacrement est un signe sensible institué par Jésus-Christ, pour nous donner la grâce.— Bien.— La Sainte Eucharistie est un sacrement, le plus grand des sacrements, qui contient réellement et en vérité le corps, le sang, l’âme et la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, sous les apparences du pain et du vin.Le signe sensible, c’est le pain et le vin et Notre-Seigneur a institué ce sacrement le jeudi saint veille de sa mort, quand, après le repas, prenant du pain, il le bénit, le rompit et le donna à ses apôtres en disant : prenez et mangez : Ceci est mon corpe ; ensuite, il prit la coupe de vin, la bénit et la leur donna en disant : Ceci est mon sang qui sera répandu pour la rémission des péchés.Faites ceci en mémoire de moi.Depuis ce jour, chaque matin, à la messe, le prêtre prononce ces mêmes paroles et Notre-Seigneur vient de nouveau changer le pain et le vin en son corps et en son sang.Il fait plus, il se donne au prêtre qui communie et à tous les fidèles ; il ne donne pas simplement sa grâce comme dans les autres sacrements, il se donne lui-même à chaque âme qui communie dignement.Il fait plus encore, il demeure caché dans la sainte hostie du ciboire et là, il est réellement présent, aussi présent que je le suis devant vous.Il nous voit, nous entend, sait tout ce que nous pensons, tout ce que nous voulons ou désirons.— Quand nous communions, est-ce que nous avons, en nous, le corps, le sang, l’âme et la divinité de Notre-Seigneur ?Est-ce que Notre-Seigneur nous dit cela dans le Saint Evangile ?Voyons dans FAITES ÇA ?— 152 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES Est-ce que cette présence réelle de Notre-Seigneur dure longtemps en nous ?— Qu’est-ce que nous devons faire, pendant ces dix ou quinze minutes où nous avons Notre-Seigneur réellement présent en nous ?— Après ces quelques minutes, est-ce qu’il nous reste quelque chose de notre communion ?— — Oui, il nous reste la grâce sacramentelle qui augmente la grâce sanctifiante.C’est la vie divine en nous, comme le dit Notre-Seigneur.Voyons-le dans FAITES ÇA.Est-ce le même Jésus que les juifs voyaient et entendaient pendant qu’il était sur la terre ?— — Le même Jésus que les juifs voyaient et entendaient, à Nazareth, et dans les villes et les bourgades de la Judée et de la Galilée.Le même Jésus qui guérissait les malades et soulageait toutes les misères humaines ; le même Jésus qui convertissait les pécheurs.Vous savez ce qu’il a fait pour Madeleine, pour la Samaritaine, toutes deux malheureuses parce qu’elles vivaient dans le péché, dans l’impureté.Madeleine, riche, belle, mettait toutes ses richesses et toute sa beauté au service du mal.Or, un jour, Notre-Seigneur est invité à un dîner chez un grand personnage Simon le Pharisien, Madeleine apprend que Jésus est là ; parée et portant un vase rempli de parfum précieux, elle s’y rend, elle voit Jésus, Jésus la regarde et, c’en est fait, elle est convertie, elle adore Jésus, se jette à ses pieds, les parfume et les essuie de ses cheveux.Simon, qui n’a pas encore reconnu Jésus comme son maître et son Dieu, s’étonne de voir Jésus s’occuper de cette femme.S’il la connaissait, pense-t-il en lui-même, il la chasserait.Jésus sait les jugements sévères de Simon et dit à ce pharisien qui doute de Lui : Simon, il lui sera beaucoup pardonné parce qu’elle a beaucoup aimé, et se tournant vers Madeleine, il lui dit : Va, et ne pèche plus.Et la Samaritaine .aussi méchante que Madeleine et de plus elle déteste Jésus parce qu’il est juif et que tous les samaritains détestent les juifs.Jésus sait tout cela, va-t-il la repousser ?Non, le Saint Evangile nous dit qu’il l’attend assis sur la margelle du puits de Jacob où chaque matin elle vient puiser de l’eau.Il la regarde remplir son urne et lui dit, avec sa douceur accoutumée : UNE LEÇON DE CATECHISME 153 Femme, donne-moi à boire ?et elle de répondre : il n’est rien de commun entre juifs et samaritains ! C’est vrai dit Jésus, mais si tu savais qui te parle, tu me demanderais à boire et je te donnerais une eau vive et tu n’aurais plus jamais soif.Puis Jésus lit, dans son âme, tous ses péchés.Il ne la repousse pas, il ne la gronde pas, il ne l’oblige pas à lui avouer tous ses crimes, non, il la regarde, d’un regard qui change son cœur et sa vie et bonnement il lui dit ce qu’elle doit faire pour n’être plus malheureuse.Mes bonnes enfants, tous les jours et à chaque heure du jour, Jésus fait la même chose pour nous.Dans son Eucharistie, il nous attend, quand nous entrons dans la chapelle ou dans l’église, il nous voit, nous reconnaît, il sait ce que nous pensons, ce qui nous fait souffrir, ce qui nous rend malheureuses.Il nous regarde, nous aussi, comme il a regardé Madeleine et la Samaritaine et son regard, si nous le voulons, peut nous redonner la paix et le bonheur.Donc, quand vous vous sentez tristes, quand vous avez des péchés qui vous tourmentent, des tentations qui vous portent au mal, vous n’avez qu’à lui dire : Seigneur, je crois que vous êtes là, vous savez toutes choses, vous savez ce qui me fait souffrir, ce qui m’empêche d’être bonne.Regardez-moi, moi aussi et que votre regard change mon cœur et ma vie, que je sois heureuse.Mes bonnes enfants, Notre-Seigneur peut-il vous refuser ?peut-il ne pas exaucer votre prière ?Non, il est là pour la rémission de nos péchés.Et ma leçon finit ici, parce que je vois de grosses larmes dans bien des yeux, surtout dans ceux d’une enfant de seize ans à peine et déjà malheureuse comme les pierres du chemin.Je suis assurée de la réaction et je me dis : Seigneur, c’est vous par votre Saint Evangile, qui aujourd’hui comme jadis, opérez des merveilles de grâce et de repentir.J’avais de beaucoup dépassé le cinq minutes et toutes étaient restées très attentives.Cette méthode ne condamne pas les autres.Si vous avez une méthode qui réponde parfaitement aux deux points essentiels : BUT INTELLECTUEL et BUT MORAL servez-vous en.Ce qui importe, c’est de faire apprécier la vie surnaturelle, l’état de grâce, c’est de persuader nos élèves de la nécessité de vivre de cette vie.Sr Sainte-Marie-du-Perpétuel-Secours, C.N.D.Montréal DIÉTÉTIQUE L€S JOURS D€ J€Ün€ Nous avons vu dans les articles publiés dans cette revue au cours de l’an dernier la nécessité absolue de se soumettre à un régime balancé pour le maintien de la santé.Une personne bien portante qui ignore ou méprise les lois alimentaires devra un jour ou l’autre payer chèrement son insou-sciance : les suites d’une alimentation défectueuse sont graves pour ne pas dire souvent fatales.Ainsi un professeur dans la quarantaine porté à négliger de se soumettre à une diète de restriction s’expose à une crise d’angine, à une hémiplégie ou paralysie partielle ou encore au diabète prononcé, que sais-je ?Il sera certainement obligé de diminuer ses activités ou même réduit à l’inaction : ce qui le rendra à charge de sa communauté.La perspective n’est guère attrayante et ce tableau ne donne toutefois qu’une faible idée des suites d’un régime déséquilibré.Faut-il répéter que nous ne sommes pas sur la terre exclusivement pour manger et que tous nos efforts ne doivent pas se concentrer sur le bien-être de notre petite personne ?Mais il convient d’ajouter que Dieu nous a donné un corps en nous imposant le devoir de le conserver et de lui faire produire le plus de rendement possible ; cela ne peut s’obtenir que si on se nourrit adéquatement.Cette obligation n’entre pas en conflit avec les lois de la pénitence.L’Eglise nous oblige à des jours de jeûne, il faut les observer.Rappelons la loi de l’Église.« Les fidèles qui jeûnent ne doivent faire qu’un seul repas complet le même jour ; aux deux autres repas, ils prennent notablement moins de nourriture qu’ils n’en prennent ordinairement aux mêmes repas.On interprète la qualité et la quantité de nourriture à prendre, selon les coutumes et les circonstances particulières )).Cf.Constitutions synodales du diocèse de Montréal.Le repas complet peut se prendre indifféremment le midi ou le soir ; dans nos communautés il se sert ordinairement le midi.La loi dit un repas complet, c’est-à-dire : poisson ou œufs, légumes, pomme de terre, fruits, lait, pain, beurre, sucre.Pour les deux autres repas, il s’agit de prendre moins de nourriture que d’habitude.Cette loi laisse une certaine liberté à ceux qui préparent les repas ; c’est plutôt à ceux qui jeûnent à voir ce qu’ils peuvent manger LES JOURS DE JEUNE 155 sans s’écarter de leur devoir.Ainsi pour une personne qui habituellement prend pour déjeuner des céréales, 3 ou 4 tranches de pain rôti et 2 œufs, il est évident que si elle se contente d’un œuf et des tranches de pain rôti, elle satisfait aux lois de l’Eglise.En plus de la loi de l’Eglise, il y a, pour les communautés religieuses, des prescriptions qui déterminent les aliments permis aux différents repas ; il s’agit de bien comprendre et de bien interpréter ces prescriptions.Que peut-on servir les soirs de jeûne lorsque la règle détermine qu’on ne mettra sur la table que des légumes cuits à l’eau, des céréales ou un dessert ?En guise de réponse voici quelques suggestions : Dimanche : Lundi : Mardi : Mercredi : Jeudi : Vendredi : Samedi : Nouilles au beurre, pommes cuites au four.Carottes en bâtons, crème de blé.Fèves jaunes, céréales préparées, v.g.flocons de maïs.Riz à l’eau, ou aux tomates, confitures aux framboises.Macédoine de légumes, sagou au lait.Spaghetti, confitures aux fraises.Carottes au gratin, riz au lait.Si les prescriptions laissent plus de latitude, on peut ajouter des œufs bouillis, pochés, sur le plat ou en omelette, des poudings, des cossetardes, du pain doré, ou encore du fromage, de la compote de pommes ou de citrouille, du sirop d’érable ou de maïs, de la mélasse, des galettes chaudes, du blanc-manger ; de même pour les légumes on pourra les utiliser les uns après les autres, en y ajoutant une sauce blanche.L’important c’est de varier et de faire d’heureux mélanges, par exemple un plat substantiel et un dessert léger ou vice-versa.Ne pas oublier le lait.Servir ce que la plupart mange le mieux.Les règles de la diététique en seront peut-être réduites au minimum, mais tout de même elles seront sauvegardées et les lois de l’Eglise aussi, à condition bien entendu que le dîner supplée à ce qui manque aux autres repas.On y manquerait si au dîner on ne servait ni poisson, ni œufs, ni fromage ; alors la diète serait fautive en protides (albumine) ; de même si on omettait les fruits et les légumes, on se priverait du supplément de vitamines et de sels minéraux requis à la santé.Il faut présenter une nourriture 156 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES abondante et substantielle afin de tenir les sujets en bonne santé ; ce sera plus économique, même si le budget de la Cuisine devenant ainsi plus élevé, que de recourir aux médicaments toujours dispendieux ou de perdre du temps par la maladie.Les personnes chargées de préparer les repas devront prévoir d’avance ce qu’elles serviront afin de ne pas aller au hasard et de se trouver prises au dépourvu.Cela facilitera l’approvisionnement et permettra d’équilibrer le budget.Si on a 100 dollars à dépenser par semaine pour la nourriture, on fixera la somme nécessaire à l’achat des différents articles par exemple : 15 à 20 dollars pour la viande maigre, le poisson, les œufs ; 25 à 30 pour le lait, le fromage ; 25 à 30 pour les fruits et les légumes ; 10 pour le pain, la farine, les céréales ; 15 à 20 pour les graisses, le beurre, le sucre et les accessoires tels le thé, le café, les épices, etc.Cette division établie, on choisira les mets à servir chaque jour et chaque repas, et on écrira le menu pour une semaine, mentionnant en détail chaque met en y ajoutant la recette au besoin.Je dis on écrira : il n’est pas suffisant d’y penser.Comme la mémoire est souvent fautive, il vaut mieux écrire sur un papier, jour par jour ce qu’on a l’intention de présenter ; on pourra comparer ce menu avec ceux des semaines précédentes et éviter les répétitions toujours ennuyeuses.N’oublions pas qu’il faut tous les jours consommer au minimum : 1 chopine de lait ou du fromage, 1 portion de viande ou de poisson, des légumes et des fruits crus ou cuits, des pommes de terre, un aliment de grain complet soit sous forme de céréales ou de pain entier, un peu de beurre et du sucre, en plus trois ou quatre œufs par semaine.On complète le nombre de calories nécessaires aux dépenses journalières par ce qu’on préfère : légumes, fruits ou pain.Avec ce régime régulier, bien suivi, à moins d’accident la santé se maintient et permet le rendement que la Communauté attend de nous.Nous pourrons nous dévouer sans relâche aux œuvres de sanctification personnelle et de charité spirituelle ou corporelle.Hôtel-Dieu, Montreal Sœur Barcelo, R.H. COnSULTATIOnS AVIS 1.— Le service des consultations ne tiendra compte que des lettres qui porteront une signature.2.— La revue ne publiera que les consultations réunissant les conditions suivantes: Présentations par les supérieurs, sauf les consultations par les prêtres ; Utilité pour le bien général de la revue ; Absence d'opposition du consultant.24.A la messe, le célébrant bénit l'eau qu’il ajoute au vin, excepté à la messe des défunts.Quelle est la raison de cette exception ?D’après Dom Vandeur, o.s.b., La Sainte Messe, p.146-147, le signe de croix que le célébrant fait sur l’eau avant d’en mêler quelques gouttes au vin, vient uniquement du fait que l’on disait autrefois sur l’eau et le vin versés dans le calice, comme cela se fait encore dans le rite mozarabe et chez les Dominicains, les paroles « In nomine Patris, etc.» qui comportent généralement avec elles Je signe de la croix.Ces paroles sont disparues ; mais on a continué quand même à faire le signe de la croix aux premiers mots de l’oraison « Deus qui humanae substantiae ».Aux messes des morts, on ne disait pas Yin nomine Patris sur l’eau et sur le vin : cette coutume s’est conservée de ne pas bénir l’eau aux messes •de Requiem.25.Dans notre hôpital, il y a une dizaine de religieuses, mais pas de gardes-malades séculières ni de chapelain résident.Notre maison est située à environ un mille de l'église paroissiale.Vu que le curé n'a pas de vicaire, nous ne pouvons avoir la messe ici que tous les deux jours seulement.Nous avons cependant la communion tous les matins à 6.15 h.Certaines personnes nous blâment de ne pas nous rendre à l’église pour la messe de 7 h.les jours où nous n’avons que la communion à l’hôpital.Toutes nos sœurs ne peuvent marcher facilement.Il nous faudrait d’ailleurs laisser nos patients aux soins des petites bonnes sans expérience.Puis il y a la question du déjeûner à placer et du retard dans le service, sans compter que Its médecins se présentent à 9 h.Les religieuses qui s’en sentent capables ont toute liberté d’aller à /’église ; les autres prient à la chapelle jusqu'à l’heure du déjeûner, ne répondant alors qu’aux appels urgents.Que pensez-vous de notre manière de faire ?La réponse à cette consultation est contenue dans la question elle-même.Que pourrions-nous demander davantage à ces religieuses ?On sait que personne n’est tenu à l’impossible et même, que les lois ou les préceptes imposant un acte à faire n’obligent pas dans les cas de grave difficulté ou d’inconvénient notable.Mais ici, si l’on excepte la messe du dimanche, il n’est même pas question de précepte.Par ailleurs, il est bien sûr que nos religieuses ne regardent pas aux difficultés quand il s’agit d’entendre la messe du dimanche.On fait sûrement pour le mieux, étant donné les circonstances.Il faudrait même, dans le cas présent d’un hôpital, désapprouver l’envoi de toutes les religieuses à l’église, sans qu’aucune ne reste pour le soin des malades.Peut-être pourrait-on conseiller l’envoi de deux ou trois religieuses, chacune à leur tour pour représenter la communauté à la messe.Cette question, qui n’a pas besoin de réponse, fera tout de même apprécier davantage, comme un grand bienfait, le bonheur des religieuses qui ont un prêtre pour leur donner la messe chaque matin dans leur propre chapelle. 158 LA VIE DES COMMUNAUTES RELIGIEUSES 26.La porte du tabernacle de notre chapelle étant devenue démesurément renflée, Paumônier dut briser la serrure pour P ouvrir.Après la messe, le frère sacristain Pinvita à lui ouvrir la porte, pour lui permettre d'en limer quelque peu le bord.Mais voilà que P aumônier dut s'absenter et le frère continua son travail de limage, ouvrant et fermant la porte pour voir P effet de son travail, cela pendant une heure.Comme le prêtre avait emporté avec lui la serrure brisée, la porte du tabernacle demeura sans serrure toute la nuit et pendant la messe du lendemain, au cours de laquelle le célébrant dut se servir de son petit doigt pour P ouvrir à la communion.Quand le sacristain reçut la nouvelle serrure le surlendemain, il la posa lui-même, se croyant autorisé à le faire, vu que le prêtre la lui avait envoyée par un autre.A-t-on bien fait?Commençons par exonérer le frère sacristain de tout blâme.Il n’avait aucune responsabilité et il a agi en parfaite bonne foi.Dans le cas proposé, il aurait fallu régulièrement, surtout en présence de fidèles dans l’oratoire, transporter, pour faire un tel travail, le Saint-Sacrement à un autre tabernacle, dans la chapelle même, s’il y avait un autre autel avec un tabernacle, ou, même à la sacristie, dans l’endroit où l’on garde la Sainte Réserve le Vendredi Saint.Surtout s’il y avait un autre autel dans l’oratoire, on aurait dû y déposer le Saint Sacrement, pour éviter de le laisser pratiquement trois jours dans un tabernacle qu’on ne pouvait fermer à clef.C’est ce qui ressort clairement du canon 1269 et de l’Instruction de la S.Cong.des Sacrements du 26 mai 1938, sur la garde de la Sainte Eucharistie {AAS.1938, p.198).Mais par ailleurs, comme il n’y avait probablement pas d’autre autel et qu’il s’agit d’un oratoire semi-public à l’intérieur d’une maison religieuse, en sorte que le danger de profanation était tout-à-fait éloigné, il ne semble pas que les responsables puissent être taxés véritablement de négligence grave.On aurait même pu la nuit, en l’absence d’un tabernacle solide, dans le cas de danger, déposer le saint ciboire dans un endroit plus sûr, même un coffrefort de la maison, si nécessaire, pour éloigner toute crainte de vol ou de profanation sacrilège.Le Code prévoit, en effet, que « pour une raison grave, laissée à l’appréciation de l’Ordinaire, il n’est pas défendu de conserver la sainte Eucharistie pendant la nuit en dehors de l’autel —mais toujours sur un corporal — en un lieu sûr et décent, à condition de tenir sans cesse une lampe allumée devant le Saint Sacrement » (canon 1269 § 3).S’il y avait eu un véritable danger de profanation, comme il ne s’agissait que d’un cas en passant, la permission de l’Ordinaire aurait pu et aurait dû être présumée.Voilà donc ce qu’il convenait ou ce qu’il importait de faire dans l’occurrence.Toutefois, comme on l’a vu plus haut, il ne faut pas incriminer trop facilement ni l’aumônier ni le sacristain : il y a eu oubli, la négligence semble légère, mais il n’y a certainement pas eu mépris de leur part.On comprend même que le limage de la porte et la pose de la serrure aient pu, sans aucun scrupule, se faire, en un moment où il n’y avait personne dans la chapelle, sans enlever le Saint Sacrement du tabernacle, vu qu’il n’y avait probablement pas d’autre endroit décent pour déposer les Saintes Espèces pendant ce temps.Le manquement le plus sérieux de toute l’affaire est plutôt d’avoir laissé la Sainte Eucharistie plusieurs jours dans un tabernacle qui ne fermait pas à clef.Il fallait une raison beaucoup plus grave pour tolérer un tel état de choses, avec la certitude qu’aucune profanation n’était à craindre, comme dans le cas ou CONSULTATIONS 159 la maison n’était habitée que par des religieux.On n’aurait pas pu le permettre dans une chapelle séparée où des étrangers auraient pu s’introduire.On sait en effet que s’il s’était produit alors un vol sacrilège, l’Ordinaire du 1 eu aurait été obligé, d’après l’Instruction susdite n.10 et une exhortation subséquente de la S.Cong.des Sacrements, en date du 10 février 1941, d’intenter un procès canonique au prêtre qui avait la garde du T.S.Sacrement.(AAS.1942, p.571.Montréal Moïse Roy, S.S.S.27.Dans « Thésaurisons pour le ciel », ^>.142, il est dit qu’il faut réciter trente Pater, Ave et Gloria pour le gain des indulgences en l'honneur de saint Antoine de Padoue.N’est-ce pas treize qu'il faut réciter?Thésaurisons pour le ciel peut rendre de grands services, mais comme toutes les œuvres de vulgarisation, il faut contrôler sa traduction.C’est toujours a la collection authentique de Preces et pia opera qu’il faut se référer pour connaître les indulgences en vigueur actuellement.Or dans le cas qui nous occupe, Preces et pia opera, p.383, porte terdecies que l’auteur a probablement traduit par trois fois dix fois, donc trente, alors qu’il aurait fallu traduire tout simplement par treize fois.C’est d’ailleurs la traduction de Béringer.« Tous les fidèles peuvent une fois par jour gagner 100 jours d’indulgences — depuis 1938 c’est 300 • en récitant, comme c’est la coutume à Padoue, en France et ailleurs, 13 fois le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire soit au Père, en souvenir des 13 genres de grâces dont il est fait mention dans ce répons », c’est-à-dire le Si quaeris mi-racula.D’ailleurs Preces et pia opera cite la S.C.des Indulgences 9 juin 1896 qui parle clairement de tredecim, treize.Cf.Acta Ordinis Minorum 15 (1896) 132.Côte-des-Neiges, Montréal Jogues Masse, O.F.M.ne'cROLOGie R.P.G.Ducharme, C.S.V.— R.F.Augustin-Marie, C.S.C.— RR.FF.Mathias-Urbain et Maximien-Rémi, F.E.C.— RR.SS.Saint-Zéphirin-de-Rome, Sainte -Marie-Imelda et Sainte-Germaine-du-Sauveur, C.N.D.— RR.SS.Marie-Benoît-Joseph-Labre et Marie Pierre-Damien, SS.NN.de J.et de M.RR.SS.Marie-de-Sainte-Hélène et Marie-de-Saint-Cléophas, C.S.C.— RR.SS.Saint-Boniface et Marie-de-L’Incarnation, A.S.V.— RR.SS.Marie-Thérèse-de-Jésus et Marie-Saint-Jean-François, P.de M.— RR.SS.Marie-Alexandrine, Marie-Thérèse-du-Sacré-Cœur, Marie-Bernadette et Marie-Romain, S.S.A.— RR.MM.Sainte-Geneviève et Saint-Cyrille, O.S.U.— R.S.Marie-Joséphine Guyard, F.C.S.P.• R.S.Louisa Lamoureux, S.G.M.— R.S.Marie-Angèle-du-Sacré-Cœur, O.S.C.• R.S.Marie-Bérédina-de-la-Croix, F.M.M.— R.S.Marie-Thérèse, P.F.S.J.• R.S.Marie-Saint-Praxède, F.J.— R.S.Élise-Desrochers, S.G.S.H.— R.S.Marie-de-Saint-Martial, R.B.P.R.I.P.Avis de décès.Plusieurs communautés nous envoient régulièrement la communication des décès qui se produisent dans leurs différentes maisons.Si toutes suivaient cet exemple, la tache du chroniqueur en serait singulièrement simplifiée.Nous formulons ce désir et lançons l’invitation.A.-M.M. 160 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES CHRoniQue Vceux du Cardinal Villeneuve aux religieuses.Le 29 décembre 1943, les religieuses non soumises à la clôture vinrent nombreuses à l’invitation que leur avait faite S.Ém.le Cardinal Villeneuve de se rendre à la basilique pour les souhaits du nouvel an.Son Éminence célébra le saint sacrifice de la messe à neuf heures.Mgr Ulric Perron, P.A., V.G., Vicaire délégué pour les communautés religieuses et M.le chanoine Jules Laberge l’accompagnaient à l’autel» M.l’abbé Irénée Frenette dirigeait les cérémonies.Après la messe, le Cardinal adressa la parole aux religieuses.Il dit sa vive satisfaction de les voir si nombreuses, venues pour remercier Dieu des bienfaits reçus au cours de l’année qui s’achève, pour lui confier leurs intentions au début de l’année qui s’annonce, et pour rendre hommage à l’Autorité ecclésiastique» Citant une parole de l’évangile de la fête du jour, où il est question de S.Thomas Becquet, archevêque de Cantorbéry, qui à l’exemple du Sauveur, connut ses brebis et sut les défendre contre le loup ravisseur.Son Éminence dit que c’est pour lui une grande joie de connaître ses brebis et d’être connu d’elles.C’est une armée que j’ai sous les yeux en ce moment.En vous regardant, je pense aux grandes armées qui cherchent actuellement à remporter la victoire pour les nations alliées.C’est cependant bien plus celle-ci que les autres qui remporteront la victoire.Mais comment obtenir la victoire ?Nos armées ne remporteront la.victoire qu’en autant qu’elles seront disciplinées.Le grand devoir à remplir, pour vous, c’est d’être chacune à sa place, de faire la volonté du Bon Dieu ; c’est aussi la leçon qui se dégage de la crèche •-« Me voici, mon Père pour faire votre volonté ».La volonté divine pour vous,, c’est l’obéissance.Si vous la pratiquez dans sa plénitude, votre institut et l’Église en profiteront.L’obéissance est le pivot de toute la solidité de la vie religieuse.L’obéissance aux supérieures est la manière pour vous de procurer la gloire de Dieu.Il vous faut rester ce que le Bon Dieu vous fait par la volonté des supérieures.Vous avez peut-être maintes fois répété dans toute la générosité de votre âme que vous vouliez être entièrement au Bon Dieu ; cela ne consiste pas à faire des œuvres extraordinaires.Ce sont souvent dans les plus petites choses que nous faisons les plus grands sacrifices.N’ayez crainte de vous sacrifier.Notre Seigneur s’est fait esclave pour obéir à Dieu jusqu’au supplice de la Croix.Vous aussi vous êtes entrées dans la vie religieuse pour cela.Cette obéissance suppose une grande vertu chrétienne, la foi.Comme vœu pour l’année qui s’annonce, de conclure le Cardinal, je vous souhaite l’obéissance héroïque, parfaite, qui sera le gage de la fécondité de vos œuvres et de l’Eglise entière.Le Cardinal bénit ensuite l’assistance.Incendie de ! Imprimerie De Lasalle.Le 20 décembre 1943, un incendie causa de graves dommages à l’Imprimerie Lasalle qui imprime et expédie LA VIE DES COMMUNAUTES RELIGIEUSES.En présentant aux Frères des Écoles chrétiennes le témoignage de notre religieuse sympathie, nous invitons les communautés à leur obtenir par leurs prières les grâces nécessaires pour triompher de cette douloureuse épreuve. NOS COLLABORATEURS R.P.Adrien Malo, O.F.M., lecteur général d'Écriture Sainte, lecteur jubilaire, professeur d'Écriture Sainte à la faculté de théologie de l'Université de Montréal, professeur d'initiation bibligue au séminaire de philosophie, titulaire de la Chaire d'Action Catholigue à l'Université de Montréal.R.P.Nérée-M.Beaudet, O.F.M., S.T.L., ancien étudiant à l'Université de Strasbourg et à L'Institut Catholique de Toulouse, professeur en théologie spirituelle.R.P.Guy-M.Brisebois, O.F.M., J.C.D., LL.L., professeur de morale et de droit canonique au studium de théologie de Rosemont, à l'École des Bibliothécaires de l'Université de Montréal.M.Paul Charron, secrétaire des diplômes de l'Institut Pie XI.R.S.Ste-Marie-du-Perpétuel-Secours, C.N.D., préfète provinciale des études.R.S.Barcelo, R.H., ancienne étudiante au College of St.Theresa, Winona, Minnesota, U.S.A., interne à St.Mary's Hospital, Détroit, Michigan, U.S.A., membre actif de l'Association américaine de diététique, Chicago, diétécienne à l'Hôtel-Dieu de Montréal, assistant professeur à L'Institut de Diététique de l'Université de Montréal.R.P.Moïse Roy, S.S.S., J.C.L., professeur de théologie morale et de droit canonique au Scoîasticat des RR.PP.du S.-Sacrement à Montréal.R.P.Jogues Massé, O.F.M., diplômé en bibliographie et en bibliothéconomie de l'Université de Montréal, professeur d'instruction religieuse au Collège Marie-de-France, Montréal.Victorin Germain, ptre, aumônier de la Crèche Saint-Vincent-de-Paul, directeur du service des Adoptions, Québec.IMPRIMÉ AU CANADA PRINTED IN CANADA fisgfiSMjWt 41 COMPTE RENDUS LIVRÉS S.Vincent Ferrier de Henri Ghéon, p.112.Entretiens intérieurs de S.Jean Eudes, p.119.Le Confessional de Mgr A.Rœggei., O.S.B., p.119.La doctrine spirituelle de Sr Elisabeth de la Trinité par M.M.Philippon, p.122.Les dix Commandements de Dieu de Mgr Tihamer Toth, p.122.Dieu en nous par Raoul Plus, p.132.La charte du royaume chrétien par le R.P.Adrien Malo, p.142.Les Évangiles du dimanche par le chan.Magaud, p.145.Pointe au Chêne par A.Saint-Pierre, p.145.ACCUSÉ DE RÉCEPTION Circulaire au cLrgê du diocèse d'Ottawa.(Vol.II, n.25) I.- Communication de documents pontificaux.II.- Encyclique (( Le corps mystique de Jésus-Christ et notre union en lui avec le Christ.» III.- Discours de Sa Sainteté le pape Pie XII aux travailleurs le jour de la Pentecôte 1943.IV.- Allocution du Saint-Père en réponse aux vœux de fêt„ du Sacré Collège.Ottawa, 1943, 22.5cm.[95pp.].Inauguration des nouveaux immeubles de l’Université de Montréal du Mont-Royal, 3 juin 1943.S.l.24.5cm.32pp.La formation du caractère.Congrès de l’enseignement secondaire tenu à Montréal du 29 juin au 2 juillet 1942.S.l.23.5cm.162pp.Chastenet, Jacques, William Pitt.(Les Grandes Études Historiques.) Paris’ Librairie Arthème Fayard, [1941].(Montréal, Éd.Beauchemin, 1943)' 18.5cm.352pp.% 1.50.Coiteux, Ferdinand, O.F.M., Sacerdoce et recrutement.Illustrations Julien Déziel, O.F.M.Montréal, Librairie Saint-François, 1943.18cm.78pp.40s.Maheux, abbé Arthur, Pourquoi sommes-nous divisés?Causeries radiophoniques présentées et transmises par les postes du réseau français de Radio-Canada.[Montréal, Librairie Beauchemin, 1943].19cm.219pp.$ 1.00.Claudel, Paul, La Messe là-bas, nrf.15e éd.Paris, Gallimard, 1936.(Réimpr.Montréal, E.F.1943).19cm.127pp.Langlais-Campagna, Alberte, Effigies.Dessins de Cécile Chabot.Montréal, L’Institut Familial, 1943.16cm.88pp.Langlais-Campagna, Alberte, Vie contemplations.Dessins de Cécile Chabot.Montréal, L’Institut Familial, 1943.16cm.98pp.Le Guide de Joliette.Vol.8 no 5 - Janvier 1944.ill.30pp.La doctrine sociale pour tous.Cours de reconstruction sociale.Section : coopération.Première série.Nécessité, notion et principes de la coopération.Cours par correspondance publiés par le Centre Social de l’Université d’Ottawa.(1er et 2e cours.)
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