La vie des communautés religieuses /, 1 mai 1945, Mai
Vol.Ill, n.9 MONTREAL Mai 1945 SOMMAIRE SPIRITUALITÉ Nérée-M.Beaudet Définir le Saint-Esprit .257 PRÉSENTATION Une Sœur de la Providence Pour mieux servir Dieu .262 DROIT DES RELIGIEUX Moïse Roy Renonciation des Religieux aux hé- ritages 264 HISTOIRE Adrien Malo Montréal s’enrichit de deux Congrégations religieuses .273 TEXTE SPIRITUEL David d’Augsbourg Réforme de l’homme intérieur.275 MORALE A.Saint-Pierre Causes de la conscience scrupuleuse.281 Chronique — Consultations — Comptes rendus.ADMINISTRATION*.C.P.1515 (PL.D'ARMES) - RÉDACTION*.3113 AVE.GUYARD; .MONTR E AL La VIE des COMMUNAUTES RELIGIEUSES Publication des RR.PP.Franciscains du Canada Paraît le 15 de chaque mois, de septembre à juin, en fascicule de 32 pages.Abonnement: $1.25 par année.Cette revue est imprimée en vertu du certificat No 164 de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre.Enrégistré au Canada comme matière postale de seconde classe.Rédaction : 3113, avenue Guyard, Montréal.Administration : C.P.1515, Place d'Armes, Montréal.Directeur : RJ3.Adrien-M.Malo, O.F.M: Conseil de direction : S.E.Mgr J.-C.CHAUMONT, vicaire délégué pour les communautés religieuses.Mgr Ulric PERRON, vicaire délégué pour les communautés religieuses.Mgr J.-H.CHARTRAND, vicaire général.Secrétaire : R.P.Jogues MASSÉ, O.F.M.Administrateur-gérant : M.J.*Charles DUMONT; Avis concernant les Consultations.1.— Le service des consultations ne tiendra compte que des lettres qui porteront une signature.2.— La revue ne publiera que les consultations réunissant les conditions suivantes: Présentations par les supérieurs, sauf les consultations par les prêtres; Utilité pour le bien général de la revue ; Absence d'opposition du consultant.Nihil obstat : Imprimatur : Hadrianus MALO, O.F.M.f Josephus CHARBONNEAU Marianopoli, die la maii 1945 SPIRITUALITE la mission du sninT-espRiT Le terme consacré pour désigner la venue et l’œuvre du Saint-Esprit dans le monde est celui de MISSION.Ce terme exprime clairement les faits rapportés par l’Evangile, les Actes des Apôtres et les Épîtres : soit la promesse, la venue et les bienfaits du Saint-Esprit.Serait-il possible de la définir avec précision ?— La mission comporte : 1) l’envoi, 2) la venue, 3) la présence, 4) la manifestation et 5) l’œuvre du Saint-Esprit.Sous chacun de ces mots d’apparence si simples, que de mystères nous allons découvrir ! 1.L’ENVOI.Le mot mission signifie envoi.Jésus a promis maintes fois d’envoyer le Saint-Esprit : « Je vous l’enverrai » (Jn 16, 7).Comme lui-même Jésus se déclare l’envoyé du Père (Jn 20, 21).En quel sens une Personne divine peut-elle être envoyée et recevoir une mission ?Mystère ! que l’on peut énoncer sans le comprendre, comme l’on énonce le mystère de la Trinité auquel il se rattache.La mission d’une Personne n’est rien autre chose que la transposition dans le temps de sa procession dans la Trinité.« Les processions fondent les missions ; celles-ci imitent celles-là »x.La Personne qui procède peut être envoyée ; celle de qui elle procède peut envoyer.Ainsi le Père peut envoyer le Fils et le Saint-Esprit ; le Fils peut envoyer le Saint-Esprit et être envoyé du Père ; le Saint-Esprit ne peut qu’être envoyé.Cependant de même que dans la Trinité la Personne qui procède n’est inférieure en rien aux autres, de même dans le temps la Personne envoyée n’est pas le sujet de l’autre ; en venant, elle n’accomplit pas plus la volonté de celle qui l’envoie que sa propre volonté, puisque toute décision provient de l’unique volonté divine commune aux Trois Personnes.Les Trois viennent ; et pourtant on dit du Père qu’il vient de lui-même ; tandis que du Fils et du Saint-Esprit qu’ils sont envoyés.On serait porté à voir dans la mission une simple manière de parler ; il y a beaucoup plus : un mystère, découlant du mystère de la T.S.Trinité ; mystère qui était une évidence pour Notre-Seigneur et qui lui inspirait son langage si prenant sur la 1.V.Breton, O.F.M., La Trinité, histoire et doctrine, p.185. 258 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES mission et 1 envoi du Saint-Esprit.La mission s’exerce dans le temps, auprès des créatures ; elle consiste essentiellement dans une ŒUVRE (l’œuvre du Fils et celle du Saint-Esprit), si bien que « tout le monde convient.qu’en un certain sens on peut parler de MISSION des la qu’est produite dans une créature une œuvre spécialement attribuable, par appropriation (c’est le cas du Saint-Esprit) a l’une des deux Personnes qui procèdent.))2 Le Saint-Esprit est réellement envoyé, c’est bien vrai qu’il vient, mais ((venant, il ne vient pas seul.La circumincession .prend tout a coup au regard de notre foi un sens tout autre que celui d’une considération spéculative.Inséparables, les Trois Personnes sont venues en nous, le Père de lui-même attiré par le Fils bien-aimé, et .avec lui l’Esprit-Saint))3.Le mot ENVOYE comporte-t-il exactement le même sens applique au Fils et appliqué au Saint-Esprit?On pourrait hé-siter a le croire, vu que le Fils possède une nature humaine tandis que le Saint-Esprit n’en possède pas.Pourtant c’est dans le même sens exactement que les deux Personnes sont envoyées; la différence entre elles, fondée sur la nature humaine du Fils, se trouve ailleurs, elle se trouve dans la MANIFESTATION des Personnes que nous définirons plus bas.2.LA VENUE.Les Personnes divines viennent-elles dans le monde, en quels sens doit-on entendre cette venue?Les Personnes divines viennent dans le monde: l’Évangile, sans doute, ne relate guère que la venue du Fils et celle du Saint-Esprit; mais il enseigne aussi la venue du Père dans le texte d’une vérité inépuisable: ((Nous VIENDRONT en lui et nous ferons en lui notre demeure)).En quel sens entendre cette venue?Mystère encore que nous ne pouvons qu’énoncer.La venue d’une Personne ne signifie rien autre qu’une ŒUVRE NOUVELLE accomplie dans le monde et attribuée à cette Personne.Sa venue n’est pas l’arrivée d’un absent, car les Trois Personnes sont partout présentes.On définit encore la venue: un nouveau mode de présence, c’est-à-dire présence accompagnée d’un effet nouveau; œuvre nouvelle ou effet nouveau, double expression d’une seule réalité.La production d’un effet nouveau caractérise la 2.J.Galtier, S.J., L'habitation en nous des trois personnes, p.231, n.3.3.V.Breton, O.F.M., ouv.cité, p.180. LA MISSION DU SAINT-ESPRIT 259 mission, elle en est comme l’élément formel et spécifique.Venue par conséquent signifie qu’une œuvre nouvelle se fait dans le monde ; la Personne qui l’accomplit ou à laquèlle on l’attribue est dite venir.Venue signifie donc ŒUVRE et rien de plus ; le Fils vient quand il rachète et sauve le monde ; le Saint-Esprit vient quand il sanctifie le monde ; le Père vient quand, avec le Fils et le Saint-Esprit, il demeure en nous comme dans un tabernacle.La venue du Saint-Esprit est-elle aussi réelle et personnelle que celle du Fils ?— Bien sûr ; car non seulement la présence du Saint-Esprit est aussi réelle que celle du Fils, mais l’œuvre nouvelle, la sanctification, est aussi réelle que celle du.Fils, la rédemption.La différence entre les deux venues, s’il y en avait une, ne dépendrait que de la manière dont l’œuvre est attribuée aux deux Personnes.3.LA PRÉSENCE.Envoyé, le Saint-Esprit vient fixer sa demeure, il constitue le don de Dieu aux hommes, leur bien et leur trésor.Toute personne en état de grâce contient aussi réellement le Saint-Esprit que le tabernacle, le corps de Jésus.Il y a présence réelle dans les deux cas.Mission du Saint-Esprit signifie strictement présence du Saint-Esprit ; et le mot présence paraît avec celui d’œuvre l’un des plus expressifs pour rendre le sens profond de la mission.Comment décrire cette présence du Saint-Esprit toute spéciale ?Spéciale, car on l’exalte comme un privilège sans prix, bien que Dieu soit déjà partout présent.Entre la présence de Dieu commune à toutes ses créatures et cette présence spéciale qu’on pourrait qualifier de présence d’amitié, la différence est aussi grande (( qu’entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel J)1.La présence du Saint-Esprit constitue (( après l’Incarnation la plus captivante des merveilles surnaturelles : l’habitation de Dieu dans les âmes ))2.Comment décrire cette présence ?C’est une présence ASSIMILATRICE, tandis que l’autre est créatrice seulement.Présence assimilatrice signifie que le Saint-Esprit habite et agit en nous pour nous rendre SEMBLABLES à Dieu, nous déifier.1.Galtier, p.245.2.Ibid., p.V. 260 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES Il habite en nous pour y créer une nature semblable à la sienne, et par là nous permettre de partager son bonheur, c’est-à-dire de saisir Dieu et de nous enivrer de son amour.Or nous déifier ou nous assimiler à Dieu ne peut se réaliser que par la présence substantielle du Saint-Esprit.(( Sans songer à contester que la grâce soit la vraie et, au sens défini par le concile de Trente, la seule cause formelle de notre justification, l’on n’hésite plus à CONSIDÉRER LES PERSONNES DIVINES, par appropriation le Saint-Esprit, comme contribuant elles aussi, par UNE MYSTÉRIEUSE ADHÉSION A NOTRE AME, à la rendre divinement sainte et à lui conférer le bienfait de l’adoption divine ))3.La présence assimilatrice doit être considérée comme la cause quasi-formelle de l’âme sainte.Pour venir à l’existence et s’y maintenir, la créature réclame l’action et la présence de Dieu ; mais Dieu n’est que cause efficiente ; tandis que sa présence dans l’âme juste pour lui donner la vie divine y remplit le rôle de cause exemplaire et quasi-formelle.(( C’est par elles-mêmes, en nous appliquant leur substance, que les Personnes divines nous sanctifient.Jusqu’au mot de FORME qui vient sous la plume des Pères.Ils n’ignorent assurément pas qu’autre chose est l’image gravée sur un sceau et autre chose l’image imprimée dans la cire à laquelle le sceau est appliqué ; ainsi distinguent-ils l’image créée de la divinité (la grâce sanctifiante) qui est dans notre âme à la manière d’une forme, de la divinité elle-même qui produit et entretient en elle cette image ; mais c’est bien à l’application et COMME A L’ADHÉRENCE du Saint-Esprit qu’ils en attribuent la présence et la conservation ))4.(( Car l’âme est comme une eau qui ne garde la figure imprimée qu’autant que le cachet demeure en elle comme une sorte de vertu informante ))5.La présence du Saint-Esprit remplit si réellement le rôle de cause quasi-formelle de la sanctification qu’il opère de la même manière dans le Christ et en nous.Du Christ à nous il n’y a qu’une différence de degré.« C’est cette présence même, distincte de l’union hypostatique, qui assure à l’humanité de Jésus, comme à la nôtre, 3.Ibid., p.213.4.Ibid., p.219.5.Ibid., p.222. LA MISSION DU SAINT-ESPRIT 261 FONCTION proprement sanctificatrice.Ainsi son âme reçoit-elle, la première, l’empreinte de la substance divine qui sera également gravée dans la nôtre.Elle le doit à une présence, à une inhabitation des Personnes divines absolument semblable à celle qui s’établit en nous au moment de notre justification »6.Présence du Saint-Esprit signifie donc, du côté de Dieu, action assimilatrice, et du côté de l’homme, possession dans le sens le plus plein du mot : « Nous possédons, dit S.Thomas, que ce dont nous pouvons jouir ou user à notre gré »7.Or le juste possède le Saint-Esprit, qui s’est donné à lui.)> Ce don, l’âme pourra, d’un jour à l’autre et pendant l’éternité surtout, en savourer les richesses infinies ; mais elle n’a plus à le recevoir ; Dieu n’a plus à venir en elle, il y est tout entier ))8.(( Ailleurs, tout présent qu’il soit et qu’on le sache, on ne saurait néanmoins se flatter de le posséder ; lui-même ne s’abandonne pas, ne se livre pas.Il reste le maître qui commande et qu’on adore ; il n’a rien encore de l’ami, qui admet dans son intimité, ou du père qui communique sa vie et dès maintenant promet son héritage.Ici, au contraire, lui-même s’est complu à élever sa créature au-dessus de sa condition de servante.En elle, il a opéré, comme une création nouvelle, une surcréation.Ce n’est pas tout.La refonte de ces âmes, leur transformation à l’image des trois Personnes, n’a été que pour les rendre capables d’entrer dans l’intimité de la vie divine.Aussi, dès maintenant, sont-elles plus en Dieu que Dieu n’est en elles» 9.Le Saint-Esprit nous est-il aussi présent que Jésus même ?Evidemment, bien que le mode ne soit pas le même pour les deux; Jésus nous est présent comme la tête aux membres et le Saint-Esprit comme l’âme au corps.Montréal Nérée-M.Beaudet, O.F.M.6.Ibid., p.223.7.Ibid., p.225.8.Ibid., p.248.9.Ibid., p.243.LA RÉDACTION RECEVRA AVEC RECONNAISSANCE LES SUG GESTIONS QUE VOUS LUI COMMUNIQUEREZ POUR AMÉLIORER LA REVUE. PRESENTATION POUR mi€UX S€RVIR DI€U Ma chère Sœur, Je vous remercie de vouloir m’associer au bien que fera votre volume.Je ne présente aucun titre à pareille faveur.Il est vrai que la substance de quelques chapitres fut déjà publiée dans La Vie des Communautés religieuses ; il est également vrai que sous la pression des lettres d’éloges provoquées par vos articles, j’ai travaillé à vous faire entreprendre la publication du présent ouvrage.Mais ce sont là de bien minces mérites en comparaison des profits spirituels que vous m’offrez : en m’invitant à vous donner quelques mots de préface, c’est à une abondante moisson que vous me conviez.Bien des raisons imposent la certitude que votre volume va produire un bien immense.Je n’en soulignerai que deux.Ce que les habitants du voisinage disaient du petit Jean-Baptiste s’applique parfaitement à votre volume : (( Effectivement, la main du Seigneur est avec lui »*.Vous savez qu’il n’y a la aucune amplification littéraire.Dans vos prévisions, vous vouliez publier un ouvrage sur l’abandon qui forme la suite naturelle de Le Service d'amour.Et vous aviez raison : c’est surtout cela que votre avide clientèle attend de vous.De mon côté, convaincu par les nombreuses confidences reçues, je comptais que vous réuniriez en un volume les articles parus dans La Vie des Communautés religieuses.L’homme propose et Dieu dispose.A ces deux volumes, Dieu en a substitué un autre qui sous le titre inspirateur : Pour mieux servir Dieu, aligne les principes de vie intérieure et la pratique des vertus.C’est donc le volume de Dieu ! N’ai-je pas raison de dire : « Effectivement, la main du Seigneur est avec lui ! )) Ce volume de Dieu, vous l’avez rempli de l’amour de Dieu.Il suffit de feuilleter votre volume pour en retirer cette impression très nette que vous vous rattachez à l’école des Augustin, des François d’Assise, des François de Sales, des Thérèse de Lisieux.Mais à l’encontre de certains auteurs dont le tort consiste 1.Le 1, 66. POUR MIEUX SERVIR DIEU 263 à trop compter sur la logique, vous précisez que cet amour de Dieu est ni « une pieuse sentimentalité » ni (( une émotion pure », mais un principe de vie qui commande (( une indispensable ascèse., une succession d’actes rigoureux d’abnégation et de générosité pratiques.L’amour, dites-vous, est le chemin raccourci vers l’union à Dieu, mais il a des exigences terribles quand il entre dans une vie.Il ne pactise pas avec la tiédeur, il ne souffre pas les demi-mesures, il n’a ni trêve ni repos qu’il n’ait brûlé, de sa flamme victorieuse, toutes les scories de vanité, de sensualité, d’égoïsme qu’il rencontre sur son passage.Ceux-là le savent bien qui, dans une loyauté parfaite, ont pris l’amour comme le principe directeur de leur vie.L’expérience leur a vite appris que tout attachement à Dieu présuppose un détachement de soi et des créatures, que le premier et le dernier mot de l’amour, c’est le sacrifice »2.Sous nos yeux, vous faites défiler le cortège imposant des grandes confidentes de Notre-Seigneur, des savants commentateurs de saint Thomas, des géants de l’action et des souverains pontifes qui apportent à vos enseignements le précieux témoignage de leur expérience personnelle.Parce qu’il est l’œuvre de Dieu et qu’il enseigne l’amour vrai votre livre donne à votre nom de plume sa plénitude de sens : Vous êtes bien une Sœur de la Providence ! Pour ces mêmes raisons, il réserve aux lecteurs qui le mettront en pratique les merveilleux effets de l’amour divin.Montréal Adrien Malo, O.F.M.2.Pp.125, 129.OUVRAGE DE L’AUTEUR "Une Soeur de la Providence** U Apostolat de Vélite cachée La Foi en l'amour de Dieu Le Service d'amour Four mieux servir Dieu.Ce dernier ouvrage, qui paraîtra en juin, figure comme n.3 dans la collection Les Editions de La Vie des Communautés religieuses. DROIT DES RELIGIEUX Renonciation des religieux aux héritages S’adressant à la Vie des Communautés Religieuses, un religieux pose la question suivante : Ici, au Québec, le père de famille peut en mourant laisser ses biens en parts égales à ses enfants ou les léguer seulement à ses fils ou à ses filles, ou même à l'un ou F autre de ses enfants.Puisque le fils n'a pas de droit strict à l'héritage paternel, un prof es de vœux simples peut-il, de son propre chef, soit par simple détachement, soit pour s'éviter des ennuis d'administration, soit pour faire plus grande la part de sa mère ou de ses frères ou de ses sœurs, renoncer aux biens que son père lui aurait donnés par testament?Le rappel de quelques notions de Droit canonique et de Droit civil s’impose avant de pouvoir donner une réponse exacte à la question qu’on vient de lire.Exposé des principes lo) Le Code de Droit canonique pose en principe que les fidèles doivent, sauf une disposition contraire, observer, même à l’égard des biens ecclésiastiques, les lois civiles du territoire où ils se trouvent, quant aux formalités et aux effets tant des contrats (can.1529) que des dernières volontés des défunts (can.1513 § 2).D’autre part, les lois civiles des diverses régions prescrivent que les biens d’un défunt peuvent parvenir à ses héritiers de deux façons: soit par succession légale, soit par testament.«.-Quand une personne meurt sans avoir exprimé de volonté au sujet de ses biens, la succession est dite légale ou
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