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Titre :
La vie des communautés religieuses /
Revue publiée à l'intention des membres des communautés religieuses catholiques. Elle aborde amplement les questions théologiques et vocationnelles et les enjeux d'adaptation aux changements sociaux. [...]

À consulter : Site Web de la revue, incluant un index de La vie des communautés religieuses (1942-2006).

Éditeurs :
  • Montréal :RR. PP. Franciscains du Canada,1942-2006,
  • Montréal :RR.PP. Franciscains de la Province St-Joseph au Canada,
  • Montréal, Québec, Canada :La vie des communautés religieuses,
  • Nicolet, Qué., Canada :publiée par un consortium de congrégations religieuses du Québec
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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La vie des communautés religieuses /, 1946-03, Collections de BAnQ.

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Vol.IV, n.7 SOMMAIRE Mars 1946 DOCUMENT Mgr G.-L.Pelletier DROIT DES RELIGIEUX Louis C.de Lery Adrien Malo MÉDITATION Une pauvre Clarisse GOUVERNEMENT Jean-Joseph Deguire LITURGIE Jogues Massé TEXTE SPIRITUEL Lettre sur le Cinéma .193 Qui complique les lois ?.195 Large ou étroit en matière de jeûne 200 Appel à la coopération .207 Les manières .210 Les porte-bonheur 216 Réforme de l'homme 219 CONSULTATIONS voir au verso ADMINISTRATION: C.P.1515 (PL D’ARMES) - RÉDACTION: 3113 AVE.GUYARD MONTRÉAL CONSULTATIONS 37.Contacteurs électriques au tabernacle ?J.Massé.222 38.Lumière électrique sur les gradins de l’autel ?J.Massé.222 39.Communion sans jeûne à la messe de profession î A.Malo.222 40.Conflit sur l'acceptation des donations ?A.Malo.223 41, L’évangile VENIT JESUS propre ou, commun f A, Malo., 224 La VIE des COMMUNAUTES RELIGIEUSES Publication des RR.PP.Franciscains du Canada Paraît le 15 de chaque mois, de septembre à juin, en fascicule de 32 pages.Abonnement : $ 1.25 par année.Cette revue est imprimée en vertu du certificat No 164 de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre.Enrégistré au Canada comme matière postale de seconde classe.Rédaction : 3113, avenue Guyard, Montréal.— 26 Administration : C.P.1515, Place d'Armes, Montréal.-— 1 Directeur : R.P.Adrien-M.Malo, O.F.M.Conseil de direction : S.E.Mgr J.-C.CHAUMONT, vicaire délégué pour les communautés religieuses.Mgr Ulric PERRON, vicaire délégué pour les communautés reT 'euses.Mgr J.- CHARTRAND, vicaire général.Secrétaire : R.P.Jogues MASSÉ, O.F.M.Administrateur-gérant : M.J.-Charles DUMONT.Imprimeurs et expéditeurs : Les Frères des Écoles chrétiennes Nihil obstat : Hadrianua MALO, O.F.M., Censor ad hoc.Imprimatur : t Josephus CHARBONNEAU Arch.Marianopolitanus.Marianopoll, die 8a mardi. DOCUMENT L6TTR6 CIRCULAIR6 SUR L€ Cinémfl à M.les Curés et aux Supérieurs des Communautés religieuses.Chers collaborateurs et collaboratrices, Il est hors de conteste que pour la bonne éducation ou la déformation de nos fidèles, le cinéma joue un rôle sans cesse grandissant.On connaît la ruée actuelle du mal contre toutes les valeurs spirituelles.Le problème revêt dès lors une gravité qui s’accroît avec l’expansion inévitable de cette arme puissante.A part les cinémas réguliers que nous nous devons de rendre meilleurs, les salles paroissiales, les maisons d’éducation ainsi que diverses institutions religieuses donnent avec une fréquence plus ou moins régulière des projections animées et sonores.Le point n’est pas de multiplier ces représentations plus que de juste.Ce moyen d’éducation et de divertissement formateur est soumis, comme toute autre chose, à un medium rationis qu’il est oiseux de dépasser.Le tout doit être jugé selon les circonstances et les besoins réels du milieu.Cependant vous avez constaté maintes fois que cette arme est d’un maniement délicat et dangereux.Peu de films sont vraiment bons.Certains peuvent convenir à un milieu donné, mais sont néfastes ailleurs.On rencontre des représentations à images acceptables ; par contre les idées qu’elles prônent sont totalement à reprouver.Plus subtil que le livre à de multiples points de vue, le film requiert dans son choix une extrême vigilance que d’ordinaire possèdent les seules personnes averties en la matière.Si déjà le premier venu ne peut juger la valeur d’un livre, à plus forte raison ne devons-nous pas nous reposer sur n’importe qui pour nous fixer sur la moralité d’une représentation cinématographique.C’est en songeant à votre lourde responsabilité des âmes que vous partagez avec elle, que l’autorité diocésaine a mis sur pied, il y a six ans, un organisme destiné à vous donner la sécurité dans ce domaine.A date, cette initiative nécessaire a coûté des sacrifices héroïques pour des succès modestes dont il y a lieu d’être fier.Mais pour développer d’avantage cette œuvre et la mettre en état de vous rendre les services souhaités, votre collaboration confiante 1.Publiée dans la Semaine Religieuse de Québec, 52 (1946) 357, cette lettre mérite d’être connue même en dehors du diocèse de Québec. 194 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES et continue est indispensable.En vous adressant au Comité diocésain d’Action catholique (3, boulevard Charest, Québec), vous obtiendrez les informations que vous désirez.Si dans le passé, nous avons gardé le silence, c’est parce que nous étions gênés de tirer à votre place une conclusion trop facile.Dans ce champ difficile, peut-être plus qu’ailleurs, les considérations de bien commun l’emportent sur des motifs particuliers quelque louables qu’ils puissent paraître.Aussi ai-je l’assurance que vous nous aiderez pleinement à vous rendre service.Avec l’expression de mes bons sentiments et l’assurance de mes prières.Georges-Léon Pelletier, Québec, le 2février, 1946.Evêque auxiliaire à Québec dir.général de /’A.C.et des oeuvres diocésaines NOUVELLE INDULGENCE Par un décret de la Sacrée Pénitencerie Apostolique daté du 10 juillet 1944, le Saint Père accorde une indulgence de 500 jours à ceux qui dans les adversités de la vie prononcent d’un cœur confiant et contrit cette parole du Seigneur: QUE VOTRE VOLONTE SOIT FAITE !, et une indulgence plénière, aux conditions ordinaires, une fois le mois, pour ceux qui récitent cette parole tous les jours.RÉIMPRESSION DE NUMÉROS ÉPUISÉS Nous réimprimons actuellement quelques numéros épuisés de la VCR.Les personnes qui désirent compléter leur collection sont priées de faire parvenir leur commande à C.P.1515 Place-d’Armes, Montréal — 1.Le prix de chaque numéro est de 20 cents.n€CROLOGI€ R.P.Antoine Bourassa, O.M.I.— R.P.Marie-Robert Gagnon, S.J.— R.F.Émilien F.E.C.— R.S.Saint-Joseph, O.S.U.— R.S.Thérèse-Marie-du S.C., O.C.— RR.SS.Sainte-Marie-Aurélie, Sainte-Marguerite-de-la-Croix, Sainte Marie-Germaine, Du-Saint-Rosaire, Sainte-Denise et Saint-Joseph-de-la-Présentation, C.N.D.— RR.SS.Callixte de Rome, Vitaline, Victor-Maurice, et Antoine de Padoue, F.C.S.P.— RR.SS.Marie-de-Sainte-Victoria et Marie-de-Sainte-Donalda, C.S.C.— RR.SS.Marie-Liliose et Marie-Élisabeth-de-la-Croix, S.S.A.— R.S.Anna-Maria, S.S.NN J.et M.— R.S.M.de l’Incarnation, S.M.— R.S.Marie-Immaculée, P.M.— T.R.M.Manuela Vicente, R.S.C.de J.et M.— R.S.Cora Benoît, A.S.V.— R.S.Brigitte-Marie, F.S.— R.S.Marie-Aimée Morency, S.G.S-H.— R.S.Marie-Célina Lebel, O.S.A.R.I.P. DROIT DES RELIGIEUX Qui complique les lois de P€gli$e?Radiophonie de F Heure Dominicale Pourquoi l’Eglise fait-elle des lois si embrouillées ?soupirent des fidèles.Elle devrait bien avoir pitié du pauvre monde et simplifier ses décrets.Que de fois l’objection m’a été posée en termes qu’on voulait rendre spirituels.J’assaierai d’y répondre, sans prétendre épuiser le sujet.Ce n’est pas la loi qui est compliquée, c’est la vie, la vie moderne surtout.Vita in motu, dit le philosophe.La vie, c’est le mouvement, quelque chose d’essentiellement fluide, varié, mobile, capricieux changeant, insaisissable.Vous ne l’emprisonnez pas aisément dans la formule d’un texte.Vous croyez l’enserrer dans le réseau de vos lois : elle vous échappe toujours par quelque côté.Vous allongez les textes, vous les multipliez, — et vous chargez d’autant la mémoire.Mais plus vous les alongez, plus vous les multipliez, — plus aussi vous augmentez les chances de discussion sur le sens des mots, la portée des phrases, plus vous fournissez d’occasions de heurts entre textes parallèles, apparemment contradictoires.Trop concise, une loi est obscure ; trop longue, elle est un nid de chicanes.Au lieu de philosopher, donnons un exemple.Je pourrais vous promener, chers auditeurs, à travers le dédale de la législation matrimoniale.Et vous auriez pitié du malheureux canoniste, en voyant quel labeur lui impose le mariage des autres.Mais je prends un exemple plus simple, celui d’un Chemin de Croix.Si je n’ai pu vous convaincre de la vérité de mon affirmation que c’est la vie qui complique la loi, du moins vous y aurez gagné d’apprendre toutes les manières d’accomplir cet exercice du Chemin de Croix, très pratiqué durant le carême, qui n’est pas loin.Vous voulez faire un Chemin de Croix ?Parcourez-en les différentes stations, en réfléchissant à chacune d’elles sur la Passion du Sauveur.L’Eglise ne demande rien de plus.Aucune prière n’est prescrite.Voilà qui n’est pas compliqué ; mais le caprice des hommes intervient, pour embrouiller tout.Nos stations partent généralement du côté de l’évangile, font le tour de l’église, pour aboutir à l’épître.Certains Chemins de 196 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES Croix doivent être disposés en sens inverse.La première station se trouvera du côté de l’épître, la dernière près de l’évangile.Car l’artiste, peu connaisseur des choses d’église, ou en mal d’originalité, aura campé ses personnages de telle sorte que, si l’on donnait aux stations la disposition ordinaire de gauche à droite, les figurants paraîtraient marcher à reculons.D’où première difficulté : peut-on gagner les indulgences, les stations sont disposées dans cet ordre insusité ?La réponse est affirmative.Allez de gauche à droite, ou de droite à gauche, peu importe ; il suffit, je le répète, de visiter les quatorze stations, en méditant sur la Passion de Notre-Sei-gneur.Mais voilà qu’un homme distrait, habitué aux Chemins de Croix disposés de gauche à droite, entre dans une église où les stations sont placées dans l’ordre contraire, et les parcourt toutes à rebours, commençant à la quatorzième et finissant par la première.A-t-il gagné les indulgences ?Gageons que la plupart de mes auditeurs diraient non.La réponse du législateur est plus large : c’est un oui.Quatorze croix de bois, érigées canoniquement, suffisent à constituer un Chemin de Croix.On y a ajouté des peintures ou des bas-reliefs, représentant différentes scènes de la montée au Calvaire ; et la piété chrétienne a pris l’habitude de méditer sur chaque tableau particulier.Mais cela n’est pas exigé pour le gain des indulgences.Encore une fois, je le redis : pour faire un Chemin de Croix, il suffit de passer d’une station à l’autre et de réfléchir quelques instants sur chacune des scènes, ou sur quelque épisode particulier, ou sur la Passion en général.D’où il suit qu’il importe peu à la validité de l’exercice que l’on commence à la première, ou à la quatorzième, ou à la septième station.Jusqu’ici le caprice, la liberté humaine n’a pas réussi à mettre en défaut la loi ecclésiastique.La prescription est toute simple.L’homme n’a pu y manquer.Mais on veut faire le Chemin de Croix en groupe.C’est le carême : l’église se remplit chaque vendredi de fidèles, accourus à ce pieux exercice.Impossible à tous de se déplacer ensemble : ce serait un beau désordre et l’espace ferait défaut.Pourtant, il faut parcourir les stations pour le gain des indulgences.Et l’on comprend que Rome prescrive cette condition, puisqu’il s’agit d’un chemin, où nous marchons à l’imitation du Sauveur.Heureusement l’Église, qui favorise la prière collective, obvie à cette QUI COMPLIQUE LES LOIS ?197 difficulté.Les fidèles resteront dans leurs bancs, et un prêtre — pas un clerc inférieur — encadré de deux acolytes, un prêtre représentant attitré des fidèles, fera le tour des stations, en récitant quelques prières.Le prêtre pourrait-il monter en chaire, pour mieux se faire entendre et se substituer un diacre, pour la visite des stations ?Je ne le crois pas.Et ce n’est pas simple caprice législatif.Le prêtre est l’ambassadeur naturel du peuple auprès de Dieu.C’est lui qui doit parcourir en son nom les stations.Nouvelle difficulté.Les Frères sont gens dévots.Ils veulent faire leur chemin de Croix en commun.Ils n’ont pas toujours de chapelain.Rome leur permet donc de remplacer le prêtre par un des leurs.Les Sœurs ne sont pas moins dévotes que les Frères.Un peu jalouses aussi peut-être du privilège obtenu par ceux-ci, elles demandent pour elles une concession similaire, qui leur est accordée.Quand des religieuses veulent faire un Chemin de Croix en commun, pas n’est besoin de déranger M.l’aumônier.Qu’elles se rendent à la chapelle ; une d’elles fera le tour des stations, et toutes gagneront les indulgences.Pourrait-on étendre cette faveur à des élèves de pensionnats ?Oui.Les textes des rescrits mentionnent les chapelles de communautés de Frères ou de Sœurs.La raison, invoquée pour les religieux ou religieuses, vaut également pour leurs élèves.Dans les collèges de Frères comme dans les couvents de Sœurs, si l’on veut que les enfants fassent ensemble le chemin de Croix, il suffit, semble-t-il, qu’un religieux ou qu’une religieuse parcoure les stations, tandis que les élèves resteront à leur place.Beaucoup de gens sont incapables de venir à l’église.Va-t-on, par exemple, priver d’un exercice si propice à inspirer la résignation les malades, ceux-là précisément qui en ont le plus besoin ?Non.L’Eglise leur rend cet exercice de piété le plus accessible qu’elle peut.Etes-vous indisposé ou incapable de venir à l’église ?Prenez un crucifix bénit à cette fin, récitez vingt Pater, Ave et Gloria un pour chaque station, cinq pour les cinq plaies de Notre Seigneur et un aux intentions du Pape—et vous aurez gagné ces mêmes indulgences du Chemin de la Croix.Etes-vous malade au point de ne pouvoir réciter ces prières ?Prenez votre crucifix spécialement bénit, baisez-le ou regardez-le, et dites une oraison jaculatoire en l’honneur de la Passion ; si même cette invocation vous était im- 198 LA VIE DES COMMUNAUTES RELIGIEUSES possible, regardez votre crucifix avec amour, pensez à la Passion du Sauveur, vous aurez gagné les indulgences du Chemin de la Croix.Et quelles sont les indulgences attachées à cette pratique ?Une indulgence plénière d’abord ; et si vous avez communié ce jour-là, une seconde indulgence plénière que vous aurez gagnée par votre seul Chemin de Croix.La première est toties quoties, comme l’on dit ; vous pouvez en gagner autant le même jour que vous ferez de Chemins de Croix, en plus de celle que vous aurez peut-être méritée, en communiant ce jour-là.Dernier cas.Un prêtre est à faire cet exercice, quand l’appel pressant d’un malade l’oblige à discontinuer à la dixième station.N’a-t-il rien gagné ?L’Eglise accorde à toute personne qui interrompt son Chemin de Croix pour un motif raisonnable l’indulgence de dix ans par station.On admettra que c’est payer généreusement un effort bien léger.Je m’arrête ici ; mais veuillez croire, chers auditeurs, que je pourrais trop facilement imaginer bien d’autres hypothèses.Toutes ces prescriptions, prises séparément du moins, sont fort simples.Je vous concéderai volontiers, toutefois ,qu’il est difficile de se les rappeler toutes.Mais demandons-nous loyalement si l’Eglise aurait pu adopter en cette matière une règlementation beaucoup plus simple.Sans doute aurait-elle pu exiger en toute occurence le déplacement personnel d’une station à l’autre.C’aurait été très simple ; mais on aurait interdit cet exercice aux foules, à tous les malades et à bien d’autres.Il serait encore infiniment moins compliqué de décréter que chaque fois qu’un fidèle baisera son crucifix, il gagnera les indulgences du Chemin de la Croix, comme le font ceux qui sont gravement malades.Mais il n’y aurait guère de proportion entre l’œuvre accomplie et le mérite obtenu.Et puis l’indulgence n’est pas le principal objet de l’exercice.Il y a le fruit qu’on en doit retirer.Un homme en santé, parcourant les stations de Chemin de la Croix, sera plus pénétré de repentir et de compassion que s’il se contente de baiser distraitement le crucifix de son chapelet.L’Eglise ne cherche en cette matière qu’à proportionner ses exigences aux capacités de chacun et aux circonstances ou l’on se trouve.A tous elle demande de pratiquer cet exercice le plus simplement et le plus profitablement qu’ils peuvent.Si l’ensemble des mesures devient embrouillé — et Dieu sait que je les ai simplifiés — les complexités de la vie en sont responsables. QUI COMPLIQUE LES LOIS ?199 Je conclus : ce n’est pas tant la loi qui est compliquée que la vie, ce perpétuel d’Héraclite, ce jaillissement continu dont parle M.Bergson.La loi ne cherche qu’à s’adapter à la vie, qu’a s’y plier, tout en la réglant.Devant le dynamisme de la vie, la loi ne saurait être statique.Et c’est la lutte de la loi et de la vie, un duel entre l’abstrait et le concret, entre l’universel et le singulier, la loi cherchant à étreindre la vie et la vie brisant les mailles où celle-là prétend l’enlacer.Car cette vie est humaine, libre, réclamant toujours plus d’air, plus de champ, plus d’espace.Et ces êtres humains, concrets, singuliers, repoussent sans cesse ce moule uniforme où l’on voudrait les couler.Ils regimbent contre ce cadre rigide, qui leur fait souvent l’effet d’un carcan.Le duel se prolongera aussi longtemps que le monde.A l’avenir, ne vous plaignez pas des canonistes et de tous les légistes ; plaignez-les : ce sont les premières victimes du conflit.Car il leur impose une tâche écrasante, s’ils veulent rester à la page et posséder une législation qui sans cesse évolue et se transforme.Montréal Louis C.de Léry, S.J.COMPTE RENDU Sister Mary Charitas, S.S.N.D., The Man who built the Secret Door, Biographical sketches of twelve popular saints.Milwaukee, The Bruce Publishing Company, 1945, 19cm., 130 pp., $1.50.Nos Sœurs et Frères enseignants feraient bien de lire ce volume dans leurs classes d’anglais : leurs élèves seraient intéressés à connaître « L’Homme qui eut un cirque », l’autre qui « fut un parfait succès à 24 ans », « L’Homme en aéroplane », le * Boiteux vainqueur du marathon » et
de

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