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Titre :
La vie des communautés religieuses /
Revue publiée à l'intention des membres des communautés religieuses catholiques. Elle aborde amplement les questions théologiques et vocationnelles et les enjeux d'adaptation aux changements sociaux. [...]

À consulter : Site Web de la revue, incluant un index de La vie des communautés religieuses (1942-2006).

Éditeurs :
  • Montréal :RR. PP. Franciscains du Canada,1942-2006,
  • Montréal :RR.PP. Franciscains de la Province St-Joseph au Canada,
  • Montréal, Québec, Canada :La vie des communautés religieuses,
  • Nicolet, Qué., Canada :publiée par un consortium de congrégations religieuses du Québec
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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La vie des communautés religieuses /, 1951-05, Collections de BAnQ.

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lit Communautés Religieuses Vol.9, n.5 DÉVOTION Pie XII MONTREAL SOMMAIRE Mai 1951 Prière à N.-D.de l'Assomption 129 DUCUMENT PONTIFICAL Adrien-M.Malo Le dogme de l'Assomption 131 HISTOIRE Jean-Joseph Déguire Le mouvement assomptioniste au Canada 139 LITURGIE Cardinal Micara VERTUS Une Clarisse La messe de l'Assomption L'objet de l'espérance LITURGIE Assemblée Épiscopale du Québec Le luminaire liturgique.156 COMMUNIQUÉS — CONSULTATIONS — COMPTES RENDUS 1980 OUEST, RUE DORCHESTER — MONTRÉAL, 25 CANADA LA VIE des COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES publiée par les RR.PP.Franciscains du Canada parait le 15 de chaque mois, excepté juillet et août en fascicule de 32 pages.Abonnement : $ 2.00 par année © Directeur : R.P.Adrien-M.Malo, O.F M.Conseil de direction : S.E.Mgr J.-C.CHAUMONT, vicaire délégué pour les communautés religieuses.Mgr J.-H.CHARTRAND, vicaire général d'Ottawa M.le Chanoine Cyrille LABRECQUE, directeur de la Semaine Religieuse de Québec Secrétariat : 1980 ouest, rue Dorchester, Montréal 25, P.Q.Canada.Téléphone : Wllbank 7498, de 2h.à 5h.de l'après-midi tous les jours, excepté le samedi et les fêtes.Imprimeurs et expéditeurs : Les Frères des Écoles Chrétiennes, 959, rue Côté, Montréal 1, P.Q., Canada © Nihil obstat : Imprimatur : Hadrianus-M.MALO, O.F.M.t PAUDÉMILE, censor ad hoc Archevêque de Montréal.Marianopoli die 3a Maii 1951 © Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes Ottawa IMPBIMri AV C AU AD A TRUSTED IN CANADA 41 la VIE Des commurmuTés ReuGieuses Vol.9, No 5 Montréal Mai 1951 DÉVOTION PR16R6 À mARie noTRe-Dnme De UASsomPTion O Vierge immaculée, Mère de Dieu et Mère des hommes.1.— Nous croyons avec toute la ferveur de notre foi en votre Assomption triomphale en âme et en corps au ciel, où vous êtes acclamée Reine par tous les chœurs des anges et par toutes les phalanges des saints ; Et nous nous unissons à eux pour louer et bénir le Seigneur, qui vous a exaltée sur toutes les autres pures créatures, et pour vous offrir l’élan de notre dévotion et de notre amour.2.— Nous savons que votre regard, qui maternellement enveloppait l’humble et souffrante humanité de Jésus sur la terre, se rassasie au ciel en voyant l’humanité glorieuse de la Sagesse incréée, et que la joie de votre âme à contempler face à face l’adorable Trinité fait tressaillir votre cœur de béatifiante tendresse ; Et nous, pauvres pécheurs, nous dont le corps alourdit le vol de l’âme, nous vous supplions de purifier nos sens, afin que nous apprenions, dès ici-bas, à goûter Dieu, Dieu seul, dans le charme des créatures.3.— Nous avons confiance que vos regards miséricordieux s’abaissent sur nos misères et sur nos angoisses, sur nos luttes et sur nos faiblesses ; que vos lèvres sourient à nos joies et à nos victoires ; que vous entendez la voix de Jésus vous dire de chacun de nous, comme jadis de son disciple bien-aimé : Voilà votre fils ; Et nous, qui vous invoquons comme notre Mère, nous vous prenons, comme Jean, pour guide, soutien et consolation de notre vie mortelle. 130 LA VIE DES COMMUNAUTES RELIGIEUSES 4.— Nous avons la vivifiante certitude que vos yeux, qui ont versé des larmes sur la terre baignée du sang de Jésus, se tournent encore vers ce monde en proie aux guerres, aux persécutions, à l’oppression des justes et des faibles ; Et nous, dans les ténèbres de cette vallée de larmes, nous attendons de votre céleste lumière et de votre douce pitié le soulagement des peines de nos cœurs, des épreuves de l’Église et de notre patrie.5.— Nous croyons enfin que dans la gloire où vous régnez, vêtue de soleil et couronnée d’étoiles, vous êtes, après Jésus, la joie et l’allégresse de tous les anges et de tous les saints ; Et nous, de cette terre où nous passons en pèlerins, réconfortés par la foi en la résurrection future, nous regardons vers vous, notre vie, notre douceur, notre espérance, attirez-nous par la suavité de votre voix, pour nous montrer, un jour, après notre exil, Jésus, le fruit béni de votre sein, ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie.Plus PP.XII.UN DON HISTORIQUE Au cours du Congrès international des Congrégations mariales, en septembre dernier, les 7,000 congréganistes qui y participaient ont offert au Saint-Père un encrier artistique et un porte-plume d’or avec lequel le Souverain Pontife a signé la Bulle du dogme de l’Assomption.L’encrier est une œuvre d’art du sculpteur Publio Mordiducci ; il est monté sur un socle de marbre noir de Belgique, lustré verticalement, soutenu par quatre têtes de chérubins d’argent doré et surmonté d’un couvercle d’or au centre duquel se trouve en relief le sigle mondial des Congrégations mariales.Sur le côté, un petit sujet de sculpture représente la Vierge élevée au ciel émergeant de nuages couronnés de huit têtes de chérubins.Devant est placée la plume d’oie en or.Ce présent significatif porte gravée en argent la dédicace suivante : Pio XII P.M.— Virginis sideribus receptae — Dogma solemniter sancienti — Congregatio Mariana « Prima Primaria » — Ceteraeque eidem adgregatae.Un riche étui de cuir bleu doublé à l’intérieur de satin blanc contient ce filial hommage des Congrégations mariales du monde au Souverain Pontife. DOCUMENT PONTIFICAL L€ DOGme D€ L’flSSOmPTIOn En définissant le dogme de l’Assomption, Pie XII écrivait ceci : « Tous les enfants de l’Eglise doivent croire fermement et fidèlement cette vérité )).Pour expliquer le contenu de ce dogme marial, nous extrayons quelques pages d’un article que nous avons publié dans la revue Culture 12 (1951) 3-15, auxquelles nous ajoutons une exposition sous forme de catéchisme.EXPOSÉ SOMMAIRE Arrêtons-nous à la constitution apostolique Munificentissimus DeuSy le Dieu de toute munificence1 y qui couvre 26 pages de parchemin et dont la Librairie Vaticane vient de publier le texte latin, allemand, anglais, espagnol, français2, hollandais, italien et portugais.Elle se prête volontiers à une division en trois parties : la manifestation de l’appartenance de l’Assomption au dépôt des vérités révélées ; les témoignages, indices, vestiges, de la foi commune en l’Assomption ; l’opportunité de la définition dogmatique.Elle contient les éléments qui permettent de concevoir exactement ce privilège marial.Dans la personne humaine, c’est le corps qui est proprement favorisé : il triomphe de la mort.Sa nature matérielle le destinait à la dissolution ; en vertu d’une faveur préternaturelle, il jouissait du don de l’immortalité ; la chute des premiers parents le frappait du châtiment annoncé : (( Tu mourras certainement.Tu retourneras à la terre dont tu as été tiré : car tu es poussière et tu retourneras en poussière )>3.Préservé de cette peine, le corps de Marie est exempté de la corruption et triomphe de la mort ; il ne reste pas sur la terre au terme de sa vie humaine ; il n’est pas davantage simplement maintenu dans son état naturel.Véritablement et réellement il est élevé par Dieu à l’état de la gloire céleste.A tous ces éléments, il faut en ajouter un dernier pour formuler une juste idée de l’Assomption de Marie.Ce triomphe du corps sur la loi générale de la dissolution est déjà acquis à tous les justes par la résurrection et l’ascension de Jésus-Christ ; cependant il ne leur sera accordé qu’à la fin des temps.Dans le cas de Marie, il présente une 1.Acta Apostolicae Sedis 42 (1950) 754.2.Nous nous servons de cette traduction française.3.Gen 2, 17 ; 3, 19 132 LA VIE DES COMMUNAUTES RELIGIEUSES exception en ce qui concerne le moment de son application : ce n’est pas à la fin des temps mais à l’achèvement du cours de la vie terrestre de Marie qu’il lui a été accordé.Au terme de sa vie ici-bas, le corps de Marie, sans subir la dissolution du tombeau, a suivi son âme dans la gloire éternelle.Dans le document pontifical, ce privilège marial est placé en dépendance et dans le prolongement de l’immaculée Conception.La victoire du serpent avait asservi la première Eve à une double mort : la mort spirituelle du péché, la mort de la vie corporelle.Marie, la nouvelle Eve, chargée de réaliser le plan de revanche, a remporté une double victoire : la victoire sur le péché par sa conception immaculée, la victoire sur la corruption corporelle par sa glorieuse Assomption.En définitive, comme les autres, ces deux privilèges de Marie découlent de la maternité divine.Cette relation unique et incommunicable réside dans le fait que le corps de Marie a non seulement servi de tabernacle au Verbe incarné, mais a de plus fourni les éléments matériels dont le Verbe de Dieu s’est formé un corps humain.Cette union très intime a valu au corps de Marie une bénédiction dont le terme et l’achèvement se trouvent dans l’assomption corporelle au ciel.Dans quelles circonstances historiques s’est accomplie cette victoire anticipée sur la dissolution du tombeau, le document pontifical n’en dit rien.Cependant le lecteur attentif ne manquera pas d’y faire deux constatations : le document ne fait pas le moindre emprunt aux légendes que les écrits apocryphes se sont plu à développer autour des derniers moments de Marie ; puis la formule de la définition dogmatique fait délibérément abstraction de la mort pour s’en tenir uniquement à la glorification.Ce dernier point surprend d’autant plus que les mariologues contemporains s’appliquent moins à révoquer en doute qu’à prouver la mort de Marie.D’autre part le R.P.Martin Jugie, A.A.qui nous a livré dans un ouvrage monumental4 les résultats de vingt ans de recherches a cru devoir soutenir que, chez les témoins de la Tradition, la mort de Marie n’apparaît pas en connexion nécessaire avec la vérité révélée de l’Assomption.Malgré les nuances et la circonspection de cette thèse, il a surpris tous les théologiens.La IXe semaine d’études mariales tenue à Salamanque en 1949 a choisi la mort de Marie comme 4.La mort et ?Assomption de la Sainte Vierge ; Étude historico-doctrinale.Città del Vaticano, 1944. LE DOGME DE L’ASSOMPTION 133 thème central de ses sessions.Des 80 congressistes, seulement 7, parmi lesquels figure le R.P.Roschini, S.M., ont jugé que, en ce qui concerne la mort de Marie, il faut laisser la liberté d'opinion.Bien que la définition ne comporte ni que Marie soit morte ni qu’elle soit restée immortelle, pour plusieurs le document insinue la première hypothèse.« On pourra donc continuer à soutenir la très haute convenance de la mort de Marie ))5.Dans cette hypothèse il s’agira d’une mort nullement nécessaire ni obligatoire mais volontairement et librement acceptée.De plus, cette mort sera suivie d’une résurrection.Voilà la vérité que le magistère authentique et infaillible de Pie XII vient de déclarer dogme de foi.Pour que le pape puisse intervenir de la sorte en vertu de son infaillibilité personnelle, il faut que la vérité en question appartienne au dépôt de la révélation.En général ce sont des textes d’Ecriture Sainte ou des Pères de l’Eglise remontant jusqu’à l’âge apostolique, ou les deux ensemble qui établissent avec certitude la présence d’une vérité au dépôt de la foi.Dans le cas de l’Assomption, ce caractère révélé s’est manifesté d’une manière spéciale.La constitution apostolique en décrit les principales étapes.L’initiative fut prise par le peuple chrétien.C’est surtout depuis la définition du dogme de l’immaculée Conception, qu’il se sentit pris d’un zèle sans cesse renouvelé pour l’Assomption.Vœux, pétitions, croisades de prières, provoquèrent études, recherches, qui imposèrent cette grave question à l’attention de l’Eglise enseignante.D’ailleurs tout ce mouvement assomptionniste des fidèles s’était développé en parfaite union avec les évêques.Récemment élevé au souverain pontificat, Pie XII s’est trouvé en face d’une situation qui réclamait son intervention.Il l’accorda généreusement en posant trois actes aptes à produire plus de lumière : demande des secours du Saint-Esprit, publication des pétitions envoyées au Saint-Siège6, entreprise d’une étude plus rigoureuse de la 5.Joseph-Marie Parent, O.P.dans Revue Dominicaine 56 II (1950) 263.Nous devons rappeler que la postulation, envoyée à Rome à l’occasion des Journées Mariales de Montréal 12-15 août 1948, omet intentionnellement la mention de la mort.Cf.Vers le dogme de F Assomption, Montréal, 1948, p.59.6.G.Hentrich et R.G.DeMoos, S.J., Petitiones de Assumptione corporea B.V.M.in ccelum definienda ad S.Sedem delatae.Typis Polyglottis Vaticanis 1942, 2 vol. 134 LA VIE DES COMMUNAUTES RELIGIEUSES question7.Il en résulta une perception plus évidente de l’appartenance de l’Assomption au dépôt des vérités révélées.C’est alors que la gravité de l’affaire inspira à Pie XII une consultation générale, directe et officielle du corps épiscopal.Elle fut faite par la lettre Deiparae Virginis Mariae datée du 1er mai 1946.Avec précision elle posait deux questions : Est-il possible de définir l’Assomption comme dogme de foi ?Est-il opportun de le faire ?A ces deux points, les évêques répondirent affirmativement dans la proportion de 98.2%, ceux qui ont répondu représentant 93.3% du nombre total des évêques consultés.C’était presque l’unanimité8.Sur ce fait, le pape élève une argumentation serrée dont voici la trame.Cet accord singulier des évêques et des fidèles exprime la doctrine concordante du magistère ordinaire et la foi concordante du peuple chrétien ; une telle expression procède non pas d’une industrie purement humaine mais bien de l’assistance du Saint-Esprit ; cette assistance fut promise par Jésus à l’Eglise, non pas pour qu’elle propose des doctrines nouvelles, mais pour qu’elle garde saintement et expose fidèlement le dépôt de la foi.La conclusion s’impose : (( Cet accord singulier des évêques et des fidèles.manifeste d’une façon absolument certaine et exempte de toute erreur.que ce privilège (de l’Assomption) est une vérité révélée par Dieu et contenue dans le dépôt divin ».Dès lors « de l’accord universel du magistère ordinaire de l’Eglise résulte un argument certain et solide, prouvant que l’Assomption corporelle de la bienheureuse Vierge Marie au ciel.est une vérité révélée par Dieu et doit être ainsi fermement et fidèlement crue par tous les enfants de l’Eglise ».Il semble difficile de déclarer plus ouvertement que l’argument sur lequel s’appuie la définition de l’Assomption réside dans son 7.Le 8 décembre 1950, pour la récitation radiodiffusée du chapelet, le Pape a invité à l’accompagner les théologiens de la commission d’études pour la préparation de la définition dogmatique de l’Assomption.Commentant le fait, L’Osservatore Romano du 9-10 décembre révèle les membres de cette commission : S.E.Mgr Alfredo Ottaviani, président ; Mgr Mario Crovini, secrétaire ; Mgr Pietro Parente ; Dom Emmanuele Caronti, bénédictin ; T.R.P.Réginald Garrigou-Lagrange, dominicain ; T.R.P.Carlo Balic, franciscain ; R.P.Enrico di Santa Teresa, carme déchau ; RR.PP.Agostino Bea, Rodolphe Gualtiero de Moos, Guillaume Hentrich, Francesco Hûrth, Enrico Lennerz, Sebastiano Tromp, jésuites ; T.R.P.Martin Jugie, assomptionniste.8.La consultation de Pie IX au sujet de la définibilité de l’immaculée Conception obtint de 946 évêques résidentiels 602 réponses dont 56 restent plutôt évasives. LE DOGME DE L’ASSOMPTION 135 appartenance au dépôt révélé, manifestée par l’accord presque unanime du magistère ordinaire actuel de l’Eglise.Toutefois cette unanimité significative ne s’est pas produite tout d’un coup et spontanément : elle apparaît au terme d’une prise de conscience et d’une affirmation toujours en progrès de la foi commune.C’est à relever les vestiges, les indices et les témoignages d’une croyance de jour en jour plus éclairée et plus consciente que sont consacrés les deux tiers du document pontifical.Il ne s’agit pas d’une sèche enfilade de citations, ni d’une preuve organisée pour rattacher ces témoignages à l’âge apostolique.Dans un ordre plutôt artificiel, sont tour à tour examinées la tradition monumentale, la tradition liturgique et la tradition doctrinale ; celle-ci occupe plus de la moitié de cette deuxième partie.La lecture attentive de ces textes permet d’intéressantes constatations.La première, c’est que la foi en l’Assomption s’affirme depuis la plus haute antiquité.La deuxième, c’est que la prise de conscience ainsi que l’affirmation du caractère révélé de l’Assomption suivent une marche progressive et ascendante.La troisième, c’est que dans la plupart des cas, la maternité divine de Marie est expressément mentionnée comme le fondement de l’Assomption.La quatrième, c’est que ces textes soulèvent la question de la valeur de l’argument biblique dans l’établissement du dogme de l’Assomption.Sur ce point, comme sur les autres d’ailleurs, la constitution apostolique énonce une doctrine fort nuancée.CATÉCHISME 1.Quel est le document qui promulgue la définition du dogme de VAssomption ?C’est la constitution apostolique “ Munificentissimus Deus, le Dieu de toute munificence 2.Quand et où fut publiée cette constitution apostolique ?Cette constitution apostolique fut publiée le 1 novembre 1950, à Rome.3.Quels sont les mots qui contiennent l'énoncé du dogme de l'Assomptiên ?Les mots qui contiennent l’énoncé du dogme de l’Assomption se lisent à la fin de la constitution apostolique.Les voici.“ Nous définissons que l’immaculée Mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre a été élevée en corps et en âme à la gloire céleste 4.En quoi consiste précisément /’Assomption de Marie ?L’Assomption de Marie consiste en ce que après avoir achevé sa vie terrestre Marie a été élevée en corps et en âme à la gloire céleste. 136 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES 5.Le moment oà s'est produite VAssomption fait-il partie du dogme ?Oui.A la fin des temps, tous les justes entreront dans la gloire céleste en corps et en âme.Marie n’a pas dû attendre ce moment ; dès la fin de sa vie terrestre, elle fut élevée au ciel en corps et en âme.6.Marie a-t-elle fini sa vie terrestre par la mort ?L’enseignement traditionnel répond oui.Exempte du péché originel, ce n’est pas pour la même raison que nous que Marie s’est soumise à la loi générale de la mort.Librement acceptée, cette mort a été suivie de la préservation de la corruption du tombeau et de la résurrection.7.Pie XII a-t-il fait de la mort de Marie un élément du dogme ?Non.Ni dans la formule de la définition ni dans la partie expositive de la constitution apostolique Pie XII affirme ou nie que la mort de Marie appartienne à la révélation.8.La glorification céleste du corps virginal de Marie appartient-elle au dogme ?Oui.L’âme des justes s’envole au ciel dès la fin de la vie terrestre tandis que leur corps doit attendre dans la corruption du tombeau pour être ressuscité et entrer dans la gloire céleste.Par l’Assomption, c’est la personne complète de Marie, c’est-à-dire son corps uni à son âme, qui dès la fin de la vie terrestre reçoit la gloire céleste.9.Pourquoi a-t-il fallu attendre aussi longtemps pour proclamer le dogme de VAssomption ?C’est par ce
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