La vie des communautés religieuses /, 1 juin 1956, Juin-Juillet
Vol.14, n.6 MONTRÉAL Juin-Juillet 1956 SOMMAIRE DROIT DES RELIGIEUX Louis Telmosse, S.J.Le Confessionnal.162 DOCUMENT PONTIFICAL Nérée-M.Beaudet, La Virginité fait épouse du O.F.M.Christ.168 HISTOIRE C.C.C.La Société des SS.-Apôtres.172 LITURGIE Majella Poulin, O.F.M.La Pâque nouvelle.175 Cantius Matura, O.F.M.Aujourd'hui.183 MORALE P.-E.Crépault Les Fréquentations entre adolescents.186 COMMUNIQUÉS — CONSULTATIONS — COMPTES RENDUS ACCUSÉS DE RÉCEPTION AVEC LA PERMISSION DES SUPERIEURS ECCLESIASTIQUES Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa.959, RUE CÔTÉ — MONTRÉAL 1 CANADA LA VIE des COMMUNAUTES RELIGIEUSES publiée par les RR.PP.Franciscains du Canada parait le 15 de chaque mois, excepte juillet et août, en fascicule de 36 pages N.B.Les abonnements commencent en JANVIER.Prix de l’abonnement : $2.75 Toute demande de changement d’adresse est accompagnée de la somme de 25 cents.Directeur: R.P.Adrien-M.Malo, O.F.M.5750, boul.Rosemont, Montréal 36.Tél.: TU.6 911 Conseil de direction : S.E.Mgr J.-C.CHAUMONT, vicaire délégué pour les communautés religieuses.Mgr J.-H.CHÂRTRAND, vicaire général d'Ottawa.M.le Chanoine Cyrille LABRECQUE, directeur de la Semaine Religieuse de Québec.Éditeurs responsables : Les Frères des Écoles Chrétiennes Secrétariat: 959, rue Côté, Montréal 1.P.Q., Canada.Téléphone: UN.1-5431*, (local 30) de 2 h.à 5 h.de l'après-midi tous les jours, excepté le samedi et les fêtes.La parution du volume MESSAGE DE VIE subira quelque retard.Les quelque 2600 personnes qui ont souscrit le volume le recevront sans retard dès sa parution. la VIE Des commurmuTés ReuGieuses Vol.14, n.6 MONTREAL Juin-Juillet 1956 ARTICLES Le Confessionnal par le R.P.L.Telmosse, S.J.162 La Virginité fait épouse du Christ par le R.P.Nérée-M.Beaudet, O.F.M.168 La Société des SS.Apôtres par C.C.C.172 La Pâque nouvelle par le R.P.Majella Poulin, O.F.M.175 Aujourd’hui par le R.P.Cantius Matura, O.F.M.183 Les fréquentations entre adolescents par M.le chanoine P.-E.Crépault.186 CONSULTATIONS 14.Promouvoir la connaissance des décrets du Saint-Siège.188 15.L'Eglise peut-elle instituer des sacrements?.188 16.Comment guérir une religieuse de l'esprit de contradiction.188 17.Le cinéma est-il à recommander aux communautés?.189 18.Où doivent se passer les 3 ans des voeux temporaires?.190 19.Attitude après la communion.190 20.Peut-on faire profiter une autre des messes recommandées pour soi?.191 2 1.Excès de propreté en communauté.191 DROIT DES RELIGIEUX L€ S6CR6T SfiCRflm€nT€L D’Un meuBLe sflCRé : l€ confessionnni.Un aumônier de sanatorium m’écrivait, après avoir lu deux articles publiés sur le sujet dans une autre revue: «Vives félicit-tions ! Trop souvent, on n’a pas seulement négligé le problème, mais on l’a même complètement ignoré, causant ainsi des embêtements aux pénitents et au confesseur.Veuillez donc faire paraître vos articles dans la Vie des Communautés religieuses, pour éviter, aux religieuses surtout, de faire des cadeaux-surprises d’un beau confessionnal aux aumôniers, dont ils n’auront qu’à subir les ennuis parce qu’elles n’auront pas consulté ».D’abord un peu de doctrine : I Je me suis intéressé à lire les colonnes du dictionnaire de Théologie Catholique (DTC), et celles du dictionnaire d’Apologétique d’Alès, à propos du Secret de la Confession.On y donne et redonne les raisons qui expliquent la très grande sévérité de l’Eglise pour protéger le plus grand des secrets qui existe sur terre : Celui du Sigil-lum sacramentel.Entr’autres, celle de saint Thomas : Le prêtre est tenu de garder le secret avant tout et principalement parce que le silence est de l'essence même du sacrement : le prêtre, en effet, ne connaît le pêché que comme DIEU, dont il tient la place en confession.Ce qui est connu par la confession est censé n’être point connu, car on ne le sait point comme homme, mais comme DIEU, [cf D’ALES, Pénitence, col.862) Et ailleurs, le même saint Thomas : L'effet du Sacrement de Pénitence est de cacher les pêchés aux yeux même de Dieu, puisqu'une fois remis par la confession, ils sont comme s'ils n'avaient jamais été.Voilà ce qui nous est marqué par le sceau qui les couvre et qui les rend invisibles : tel le cachet qui tient clos le contenu d'une lettre.Et même qu'il y aurait profanation du Corps et du Sang du Fils de Dieu, si contrairement à Iinstitution divine, on voulait consacrer une autre matière que le pain et le vin, ce serait pareillement un sacrilège que de découvrir aux hommes ce que Dieu veut cacher à tous sous un sceau inviolable.(DTC, col.921) Aucune autorité sur terre ne saurait relever le prêtre ou le dispenser de cette loi du secret.L’Eglise elle-même s’en dénie le pouvoir ; elle y reconnaît une loi d’origine proprement divine, dont elle a bien pu déterminer le sens et les applications dernières, mais à laquelle il ne lui appartient pas de déroger.(d’Alès, loc.cit.) LE CONFESSIONNAL 163 Ces motifs, et de nombreux autres invoqués, nous font mieux comprendre la sévérité du Droit Canon à l’égard des violateurs.Au Canon 2369 on lit : Le confesseur qui aurait osé violé directement le secret sacramentel encourt ipso facto une excommunication très spécialement réservée au Saint-Siège ; celui-là qui aurait manqué indirectement est passible des peines énumérées au canon 2368.Le confesseur perd le droit de célébrer la messe et d'entendre les confessions, et selon la gravité du délit, qu'on le déclare inapte à entendre les confessions.Or je me demande s’il ne faut pas assimiler le confessionnal au confesseur.Comme le confesseur, le confessionnal entend tout, et de ce qu’il entend, rien ne doit transpirer au-dehors.Faisons donc le procès de nos confessionnaux.Ensuite, nous les excommunierons et leur imposerons les peines que le Concile de Latran édictait pour les violateurs possibles du secret : la déposition et l’internement perpétuel.Rien, absolument rien, ne doit sortir du confessionnal.Ni les péchés accusés, ni l’humeur du confesseur, ni la voix du pénitent ; rien, RIEN ! Que penser alors de ces boîtes de sacristie où un petit rideau—-(j’ai vu de simples guenilles)—sépare le pénitent et le confesseur de tous ceux qui sont à genoux sur les bancs collés à un ou deux pieds du confessionnal ; souvent les pénitents qui attendent leur tour, eux, sont absolument collés sur ce confessional ?Que penser de même de ces confessionnaux dans les chapelles de collège ou de couvent, collés le long du mur, à deux pieds des bancs où sont agenouillés garçons et filles, sans aucune porte, avec légers rideaux flottants, en bois sonore genre plywood ?Ce sont de véritables boîtes à violon des plus encourageantes pour fillettes et garçons à chanter de beaux mensonges ; et osez donc questionner un enfant, déjà gêné, dans de pareilles armoires ouvertes ! C’est l’idéal pour les absolutions en séries et les trois avé réglementaires pour la pénitence.Or, les Frères, les Sœurs, les garçons et les filles ont besoin d’autre chose et viennent le chercher au confessionnal.Toutes ces organisations qu’un évêque me désignait comme (( l’instrument dont use le démon pour se venger de l’institution du Sacrement de Pénitence )), qu’on les déclare donc « inaptes )) à recevoir les confessions )), qu’on les (( dépose )) sans pitié, et qu’on les « interne à perpétuité ! ».Dans la majorité des paroisses et des chapelles, je ne suis à l’aise pour confesser que dans les confessionnaux construits spécialement 164 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES pour les sourds, c’est-à-dire dans ceux qui ne servent à peu près jamais.Là, du moins, je puis parler et puis entendre en étant assuré que toute conversation restera dans la boîte.Mais voilà ! Dans un pensionnat, hôpital, etc.de $75,000,00 on accorde $25.00 au confessionnal ; dans une grande maison de $500,000.00 ou d’un $1,000,000.00, on y concède $150.00.On commence la construction, les déboursés dépassent les prévisions, l’emprunt ou l’octroi est épuisé, et alors on se met à couper dans les dépenses.Comme le confessionnal est un des derniers meubles à entrer dans la chapelle, c’est lui qui pratique la vertu de très grande économie, au détriment d’une valeur archi-sacrée : le secret Sacramentel.Au Parlement, les bureaux privés des ministres, des sous-ministres et des assistant-sous-ministres, sont hermétiquement fermés par des portes bien épaisses et bien feutrées afin d’assurer le secret des conversations et des contrats qui s’y traitent.Ne pourrait-on pas s’en inspirer pour la construction de nos confessionnaux ?Les causes entendues et les décisions prises sont autrement sacrées devant Dieu.II Alors, comment construirons-nous un confessionnal ?DES PORTES D’abord qu’on y mette des portes ! Une porte à chacun des trois compartiments du confessionnal On n’entend jamais de procès huis-clos derrière un rideau, et un confessionnal est un TRIBUNAL.Pour éviter les coups de canon à chaque entrée et sortie du pénitent, (la Sœur Supérieure n’est pas obligée de compter le nombre de ses Sœurs qui vont à confesse avant la messe) — la porte doit se fermer toute seule et sans bruit.Pour cela, usez d’un ressort.On m’en a suggéré de deux sortes : « The Storm King, patent 2,071,660 )), à $2.25 chacun ; et un autre beaucoup plus fort et durable que vous pourrez appeler (( Ferme-porte à ressort, no 1 », à $8.85 chacun.Il faudra les faire poser par un ouvrier compétent qui suive très bien les indications incluses dans l’envoi de la mar-dise.Ne mettez pas de serrures à ces portes, mais une simple poignée à l’extérieur, sauf peut-être à celle du confesseur. LE CONFESSIONNAL 165 Pour éviter plus sûrement tout bruit quand la porte se referme, posez une petite bande de caoutchouc sur la tringle intérieure, ou plus simplement, des boutons de caoutchouc « noiseless, no 25 » à JO.12 chacun.Vous percez un petit trou dans la tringle intérieure, et vous introduisez (( à serre )) la fiche de ce bouton.Deux ou trois à chaque porte suffisent.DE LA LUMIÈRE Si vous désirez un peu de lumière, et je crois que c’est désirable, employez une vitre double dépolie.La Vitre (( Sable » double se vend $0.60 le pied carré.Une vitre de 36” x 18” vous coûtera environ $2.70.Pour la porte du confesseur, vous pouvez mettre une vitre transparente ; elle est commode pour surveiller les petits et les grands marmots.Mais alors, posez à l’intérieur un rideau de tulle quelconque, ce qui empêchera toute personne de reluquer le confesseur de l’extérieur.Un tout petit peu de lumière pourra laisser apparaître un beau Crucifix - non un chromo - qui aidera le pénitent à mieux prier son acte de contrition.de l’air Pour l’aération, une trappe de 12” x 12” au plafond de chaque compartiment, et une douzaine de trous de % de pouce de diamètre, disposés avec goût au bas de chaque porte.Sauf la porte elle-même vous pouvez trouver tous ces accessoires en vous adressant chez Orner DeSerres Ltée, 6793, rue St-Hubert, Montréal.tuiles acoustiques Il faut tuer parfaitement toute résonnance sur le bois de votre confessionnal.Doublez-le de tuiles acoustiques.Parmi toutes celles qu’on m’a présentées, la plus pratique, je crois serait celle nommée : (( ECONACOUSTIC )).Elle se vend en carreaux de 12” de côté à $0.22 le carreau.La colle qui sert à son installation coûte $2.50 le gallon.Vous pouvez vous procurer le tout à (( NATIONAL ACOUSTIQUE ENRG.», 831 est, rue Rachel, Montréal.Un ouvrier compétent, là aussi, devra faire l’ouvrage.Faites-en mettre partout : sur la porte, le plafond et les trois parois de la cabine.N’oubliez pas surtout la petite porte qui ferme le guichet de la grille ; elle aussi doit être très bien bouchée quand elle est censée être fermée. 166 LA VIE DES COMMUNAUTES RELIGIEUSES Bien des indiscrétions sont commises à cause d’une porte de guichet qui laisse du jour.En effet si pendant qu’on écoute le pénitent de droite, on entend celui de gauche qui agite son chapelet, qui se mouche, qui geint, cela veut dire que lui aussi peut entendre les paroles d’en face, et à fortiori celles du prêtre.La grille devra être plus étanche que le reste, puisque le pénitent a le nez collé dessus, et le premier communiant n’a pas d’affaire à écouter la confession du diplômé de juin prochain qui parle de l’autre côté.— Mais, ce sera un véritable coffre-fort ?— Je n’y vois pas d’objection : ce qu’on y dépose a autrement besoin de protection que les billets de banque.LA GRILLE Quand un prêtre confesse, il veut comprendre le pénitent sans effort, et il veut être compris de même.C’est nécessaire si 1 on ne veut pas se contenter de distribuer des absolutions à gauche et a droite sans grand profit pour les âmes.C’est pourquoi je condamne ces planches de bois percées de quelques trous bouchés de cellophane ou ces prétendus grillages de bois dont la partie solide couvre plus d’espace que la partie libre.Il y faut un treillis métallique rigide.Voici ce que j’ai trouvé de mieux à (( MAJOR PAPER BOX & WIRE WORKS LTD », 1740, St-Antoine, Montréal.C’est un peu dispendieux, mais peu importe : pour les âmes et le Bon Dieu, on va à la perfection.Pour vous faire comprendre quand vous placerez votre commande, demandez un grillage « Flat brass wire crimp, de pouce d’ouverture, single wire, x 20 gage » ou « Fiat brass wire crimp, 715 opening, double wire, x 20 gage ».Dans le premier vous aurez des carreaux réguliers de 34 de pouce de côte, dans le second des petits carreaux de différentes dimensions.Je préfère le premier.Donnez les dimensions de vos grilles, 15” x 15” de préférence, on vous les coupera, et on vous enverra les retailles avec le colis.Ce treillis se vend en rouleau de trois pieds de large à $1.35 le pied carré.Les mailles d’un semblable treillis sont assez serrées pour garantir la discrétion, et le tout n’empêche pas les mots de passer.Le confesseur pardonne ce qu’il comprend, non pas ce qu’il devine à peu près.Que l’on place le confessionnal dans un endroit d’accès facile et discret, car nulle part dans le Droit Canon et dans les directives de l’Église il n’est question de sentinelle pour contrôler le va-et-vient LE CONFESSIONNAL 167 des pénitents, surtout de ceux et celles qui veulent se confesser avant la messe quotidienne.On m’a parlé d’une chapelle où il fallait pratiquement bousculer la Supérieure pour se rendre au confessional.Un dernier détail : Construisez un agenouilloir fixe et confortable pour les pénitents.CONCLUSION Confesseur et confessionnal sont pratiquement une seule et même chose en regard du secret sacramentel.Un confessionnal sera donc construit de manière à garantir le Secret Sacramentel et l’Intégrité de la confession.- Mais ce confessionnal va nous coûter une fortune ?- Pas plus cher qu’un beau calice.Tout ce qui contient Dieu vaut qu’on y mette le prix.LOUIS TELMOSSE, S.J.Un Sanctuaire sera construit à la « Madone pleureuse » de Sicile.La petite image de terre-cuite appelée « Notre-Dame aux Larmes » ou « La Madonne pleureuse de Syracuse » sera installée bientôt dans un majestueux sanctuaire.Un comité présidé par Son Exc.Mgr Ettore Baranzini, archevêque de Syracuse, dépouille actuellement les nombreux plans introduits pour l’érection du sanctuaire dont les travaux, espère-t-on, pourront être entamés avant la fin de cette année.A ce jour, 580 architectes ont soumis leurs projets.Parmi eux, on relève 51 compétiteurs habitant les États-Unis, 3 de l’Allemagne orientale, 1 de Tchécoslovaquie et 2 Yougoslaves.Le projet initial prévoit, outre le sanctuaire, des bureaux pour les dirigeants et des abris pour les participants des grands pèlerinages.L’église même doit offrir place à 20,000 fidèles. DOCUMENT PONTIFICAL LA VIRGiniTÉ D€ come L’€POUS€ DU CHRIST Quel trésor que la virginité ! Pour en faire apprécier la valeur, le Saint Père démontre que l’âme, par la virginité, se consacre radicalement à Dieu.Peut-on dire davantage?Non certes, car rien de mieux que d’appartenir totalement à Dieu, totus Deo.Mais on peut toujours scruter de plus en plus cette doctrine.Ainsi fait le texte de l’Encyclique en exposant le mystère du mariage du Christ et de l’âme: La VIRGINITE CONSACRÉE FAIT DE L’ÂME L’ÉPOUSE DU CHRIST.Passer de l’idée de consécration à Dieu à celle d’union au Christ, c’est suivre une route tracée par Jésus lui-même, puisque Jésus, est la voie, le médiateur unique.On se donne à Dieu IN IPSO, PER IPSUM.Or la virginité place l’âme IN IPSO, en l’unissant au Christ par un mariage mystique ; et l’âme peut alors s’offrir et se consacrer à Dieu PER IPSUM.Consécration à Dieu et union au Christ se tiennent au point que les Saints Pères emploient les deux expressions épouse du Christ et épouse de Dieu : (( Est vierge celle qui est mariée à Dieu )) (S.Ambroise).L’image du mariage mystique est plus qu’une heureuse comparaison, elle traduit sensiblement une réalité profonde.Il va sans dire que les saints Jean, les saintes Madeleine sont aussi épouses que (( ceux qui, pour ne s’être pas souillés avec les femmes, sont restés vierges )) (Apoc.14, 4).Pour exprimer la noblesse de la vierge, la formule préférée est bien celle d’épouse du Christ.Les Saints Pères ont considéré le lien de chasteté parfaite comme une sorte de mariage spirituel entre l’âme et le Christ.Saint Athanase écrit au sujet des vierges, que l’Église catholique a pris coutume de les appeler épouses du Christ.Bien plus, les œuvres du Docteur de Milan attestent déjà, au quatrième siècle, la ressemblance entre le rite de la consécration des vierges et le cérémonial de la bénédiction nuptiale, encore en usage aujourd’hui, p.6.Théologiquement, que signifie cette union du Christ et de 1 âme-épouse ?L’encyclique répond par deux exposés.1.C est dans ses membres consacrés que l’Église réalise a la perfection son titre d’épouse du Christ.2.l’union de la vierge au Christ possède si bien tous les caractères du mariage qu’on doit lui en emprunter même le nom. LA VIRGINITÉ 169 Rien n'égale la parole inspirée de saint Paul pour chanter l’union du Christ et de l’Eglise, ses privilèges, ses devoirs.Le mari est le chef de la femme, comme le Christ est le chef de l’Église.Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l’Église et s’est livré pour elle afin de la sanctifier en la purifiant par l’eau du baptême.(avec la parole qui l’accompagne.) Il a voulu qu’elle fût à ses yeux resplendissante, sans tache, sans ride, ni rien de tel, mais sainte et irréprochable.Certes personne n’a jamais haï sa propre chair ; au contraire, chacun la nourrit et l’entoure de soin, comme le Christ fait pour son Église.Grand est ce mystère : je parle du Christ et de l’Église.(Eph.5, 23-32) Or, proclame l’Encyclique, les vierges réalisent la plus parfaite incarnation de l’Eglise, leur mère : elles brillent de cette beauté, de ces charmes que rêve le Christ pour elle.La plus grande gloire des vierges, c’est d’être les images vivantes de la parfaite intégrité de l’union de l’Église à son Époux divin.Et cette société fondée par le Christ se réjouit vivement de voir que les vierges sont le signe merveilleux de sa sainteté et de sa fécondité, p.13.On le constate avec plaisir, le fruit le plus délicat de la virginité réside en ceci : les vierges manifestent par leur simple existence la virginité parfaite de leur mère l’Église et la sainteté de son union intime avec le Christ.Dans le rite de la consécration des vierges, le Pontife prie Dieu pour qu’il existe des âmes plus hautes qui, dans l’union de l’homme et de la femme, dédaignent la réalité charnelle pour désirer le mystère qu’elle représente, et refusent d’imiter ce qui se fait dans les noces pour aimer ce qui est signifié par les noces, p.13.L’UNION DE LA VIERGE AU CHRIST POSSÈDE TOUS LES CARACTÈRES DU MARIAGE.1) Indissolubilité :
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